Resident Alien – S01E08

Épisode 8 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.

Spoilers

Harry, Asta et D’Arcy se réveillent après une chute dans une crevasse au milieu de nulle part. Ils vont devoir trouver un moyen de s’en sortir vite, surtout qu’Harry est blessé.


What the hell are you?

Il était hors de question de terminer ma semaine sans avoir vu cet épisode, et tant pis si ça m’a fait me coucher à pas d’heure et que cet article n’a pu paraître que ce matin. En plus, le cliffhanger de l’épisode précédent était vraiment excellent… On reprend cette semaine sur celui-ci et ma foi, c’est toujours aussi bien pensé : Asta, D’Arcy et Harry sont donc dans une crevasse au milieu de nulle part dans un désert de glace.

Harry a la jambe coincée par le glacier et il craint le pire concernant ce qui permet de cacher son apparence d’alien aux yeux des autres. Pour l’instant,

Asta cherche forcément de savoir si elle a du réseau, mais bien sûr que non. La seule solution est probablement dans la clé du vaisseau d’Harry, mais les filles ne le savent pas. Elles espèrent pouvoir atteindre le jet ski, alors qu’Harry, lui, veut juste atteindre sa radio et appeler sa planète pour détruire la nôtre. La radio lui est toutefois inaccessible et, de toute manière, Harry et Asta tombent encore plus bas dans la crevasse lorsque suite à un mauvais mouvement, D’Arcy fait tomber le jet ski de la fragile plateforme où il était. Elle s’éclate la tronche au passage, en plus.

Et la radio d’Harry n’appréciant pas la chute, le vaisseau disparaît à nouveau et le signal disparaît, ce qui n’arrange pas du tout les militaires qui continuaient d’observer tout ça. Ils ont toutefois une piste : le Colorado.

Comme je l’espérais, dans la crevasse, Asta découvre rapidement qu’Harry est un extra-terrestre puisqu’une moitié de son visage est bleu – et qu’il n’arrive pas à lui cacher bien longtemps vu les conditions. Il a beau improviser qu’il est allergique aux abeilles des neiges, ça ne passe que moyennement pour Asta qui finit par découvrir la vérité. La seule réaction d’Asta ? Elle est nauséeuse. Ma foi, ça peut se comprendre. Harry veut rester discret, bien sûr, et elle semble le comprendre assez vite. Harry est également génial, à nous balancer qu’il y a donc aussi d’autres races extraterrestres expérimentant sur Terre, les reptiliens.

Il reste néanmoins une substance bleue, étrange pour Asta, tout autour d’eux dans la neige. Cette substance permet à Asta de comprendre soudainement que son ami extra-terrestre est blessé et en train de saigner. Cela fonctionne vraiment énormément bien de voir Asta s’inquiéter pour Harry et réussir par elle-même à comprendre que ce qu’il cherchait dans la glace, c’était une radio, parce que tous les aliens dans les films cherchent toujours à tuer l’espèce humaine ou à contacter leur planète.

Asta retrouve aussi l’humour excellent d’Harry lorsqu’il lui affirme qu’il n’aime pas manger les humains… mais pas qu’il ne les tue pas. Pour le sauver, Asta se retrouve à lui toucher le pénis, ce qui était bien drôle, avant de comprendre qu’elle peut cautériser la plaie avec un fusil de secours. Le hurlement d’Harry alors qu’elle cautérise la plaie à vif nous réveille enfin D’Arcy qui est dans un état pire que prévu : elle a une main brisée par la paroi, en plus du reste.

Persuadée d’avoir tuer ses amis, D’Arcy passe une bien mauvaise journée et tente de les contacter. Asta lui assure que tout va bien, même si elle a les mains pleines de sang d’alien. Charmant. Le truc, c’est qu’Harry est bien plus flippé qu’Asta par l’idée d’un groupe de sauvetage : il n’a pas envie de devenir l’attraction de la ville, ni que le reste de la ville veuille le tuer. Asta essaie désespérément de le rassurer, mais ce n’est pas gagné.

Par conséquent, elle change de sujet et essaie de comprendre un peu plus cet alien qui a eu l’idée bizarre de prendre l’identité d’Harry. L’extraterrestre lui ment bien mal en assurant ne pas avoir la moindre idée de ce qu’est devenu le médecin dont il aurait pris l’ADN grâce à ce qui traînait en ville. Asta croit pourtant tout ce qu’Harry lui raconte, sans sembler avoir un jugement bien à elle. Il faut dire qu’il lui dit une bonne partie de la vérité, aussi, notamment en ce qui concerne Isabelle qui n’est pas enceinte de lui ou qui n’est pas très prude en ce qui concerne la sexualité avec son mari. Comme toujours, la série parvient à manier l’humour dans les moments les plus inattendus et ce qui pourrait casser le charme de la série le renforce encore plus.

Bien sûr, Asta comprend également qu’Harry n’a pas menti sur la mort de son épouse, même si c’est un peu plus complexe que ça pour son espèce. S’il assure qu’il n’est pas triste de cette mort, les larmes qui coulent le long de ses joues disent évidemment le contraire. Harry est bien forcé de lui expliquer qu’il a commencé à développer des sentiments depuis qu’il est dans la peau d’un humain, et que ça lui fait bizarre de gérer tout ça. S’il en a quelques-uns, il n’a pas encore tout ce qu’il faut comme sentiments, ne comprenant toujours pas pourquoi Asta est si déprimée à l’idée d’avoir eu un seul enfant abandonné quand lui en a abandonné des centaines – quatre centaines, en fait.

L’espèce d’Harry est une espèce vraiment charmante, en tout cas, avec des abandons de bébé et des rejet de la peau d’un coup. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette intrigue et ce long dialogue entre Harry et Asta qui fonctionne à merveille. Je suis content de voir la série avancer dans cette direction honnêtement, surtout qu’Asta apprend à aimer cet extra-terrestre.

Côté production de la série, le maquillage est bon, en plus, parce qu’Asta s’éclate à l’essuyer sur son visage et il tient bien… contrairement au personnage qui continue de perdre ses forces. Et pour cause, il est blessé ailleurs qu’à la jambe. Asta n’est certes pas dégoûtée par le visage déformé d’Harry, mais quand elle voit son torse et ses mains supplémentaires, elle change soudain d’idée. Malgré tout, elle a pour intention de sauver Harry et elle est prête à s’improviser chirurgienne pour lui. Elle plonge directement la main dans son corps, et les scénaristes s’amusent à nous ajouter des dents dans le ventre de l’extraterrestre ou des petits bras qui s’agrippent à Asta.

En revanche, si Asta et Harry sont sûrs qu’ils vont s’en sortir grâce à D’Arcy… en fait, D’Arcy est incapable d’escalader la crevasse. Elle fait quelques vidéos pour elle-même, si elle s’en sort, ou pour les autres, si c’est son cadavre qui est retrouvé. La scène était beaucoup plus poignante que prévu, parce que malgré l’humour du scénario qui continue de percer dans ces vidéos, on sent la détresse du personnage. Et j’aime ce personnage.

Elle finit par retrouver sa motivation à vivre en se rappelant le jour où elle a failli perdre la jambe et où Asta l’a forcée à survivre en revenant de loin pour la voir. C’était sympathique là où ça aurait pu être longuet, précisément parce que c’est réglé en une scène, même si l’ascension de D’Arcy prendra quasiment tout l’épisode.

En bas, Asta et Harry continuent en tout cas leur discussion en parlant analyse de film, radio alien à retrouver et vrai prénom d’Harry qui est impossible à répéter sans faire d’erreur, pour le dire gentiment. Asta effectue ses recherches en vain, toutefois, et elle finit par poser des questions à Harry sur sa planète qu’il décrit comme merveilleuse. Harry révèle alors à Asta que son espèce, celle des humains, fait franchement de la merde… et ça la remotive à trouver la radio, car elle sent qu’Harry n’a pas forcément que des intentions positives et pacifiques. Il faut dire qu’il lui a dit avant que les humains coopéraient un temps avec les aliens avant que l’harmonie entre les espèces soit ruinée… rien de bien rassurant pour une Asta qui a vu suffisamment de films pour se méfier.

Pendant ce temps en ville, tout va aussi bien que d’habitude, avec un maire qui est bien incapable de gérer sa ville puisqu’il ne sait pas dire non à qui que ce soit. Il prend des conseils du shérif pour cela, cependant, alors je ne suis pas sûr que ce soit une excellente idée. Et je ne suis pas sûr que ce soit une scène géniale, non plus. Il y avait un bon humour, OK, mais ça nous casse l’épisode, tout de même. Je préfère l’intensité de l’intrigue dans la crevasse.

Après, l’humour de la député Liv (ah c’est donc ça son nom ?) qui revient chercher ses affaires et fait passer ses messages à travers Ben, j’avoue, ça m’a fait éclater de rire. Dans le diner de la ville, cependant, nous avons de nouveaux arrivants qui nous ramènent bien du suspense : le soldat de l’armée et son escorte agent très spéciale sont arrivés, en effet, et ils se mettent à la recherche d’Harry.

Ils sentent bien qu’ils ne trouveront jamais l’alien, ce qui fait que le militaire est prêt à appeler du renfort, oubliant que la mission est supposée être secrète. L’agent est ainsi prête à le tuer sans la moindre hésitation… mais il est sauvé in extremis par l’une des affiches de Max recherchant un extraterrestre et ramenée par le vent.

C’est merveilleux. Le vent ? C’est qu’une tempête s’apprête à éclater en ville. Malgré celle-ci, Ben emmène sa femme au restaurant où il impose ses choix pour la commande, avec bien des difficultés, tout ça à cause du shérif. Ce dernier essaie de ridiculiser le père d’Asta qui signale sa disparition, mais en jouant la carte militaire, le père finit par convaincre le shérif de lui faire confiance. Pour en revenir au restaurant, Ben découvre que manger des escargots, c’est compliqué, alors que nous découvrons que Liv vit sa meilleure vie. Ben essaie ainsi de l’imiter dans un baiser à Kate, mais ça ne marche pas exactement comme ça : il saigne de la lèvre, alors ça part en vrille.

Bon, Kate réussit finalement à rassurer Ben sur l’état de leur couple, et moi, je n’ai pas tout à fait accroché à cette scène. Enfin, c’était de la bonne comédie et construction de personnages, mais pour l’instant, je voulais surtout passer mon temps du côté d’Harry et Asta ; pas tellement en perdre avec eux. Heureusement, quand il aperçoit le shérif parler au rencard de Liv (accessoirement collègue de D’Arcy), Ben se lève et vient voir ce qu’il se passe.

Les choses se mettent assez vite en place pour lancer des recherches, mais la pauvre Liv est laissée sans la moindre chance de pouvoir participer à ses recherches… alors que la femme de Sam est surprise en plein rencard avec un amant. Voilà qui change tout à l’intrigue servant de fil rouge à ce début de saison. Enfin, Kate passe aussi aux toilettes et rencontre l’agent qui s’arrange pour obtenir plus d’information sur elle, son mari et surtout sur Max. « Sarah », comme elle décide de se faire appeler, est ravie de cette nouvelle amitié avec la femme du maire, mais c’est surtout parce qu’elle a hâte de rencontrer Max et d’en apprendre plus sur l’alien.

Malgré la tempête et sa blessure à la main, D’Arcy finit par réussir à grimper au sommet de la crevasse et balancer ce qu’il faut pour remonter Harry et Asta. Contre toute attente, elle est donc capable de remonter Harry à elle toute seule, à la force de ses bras – et Asta a la bonne idée de couvrir le visage d’Harry d’une cagoule. OK pour la cagoule, mais D’Arcy qui a encore assez de forces pour remonter Harry, j’ai du mal à y croire tout de même. En plus, elle avait un jet ski à tenter d’allumer pour le remonter bien vite, non ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, les scénaristes ne s’encombrent pas de ce détail (qui n’en est pas un). Asta est elle aussi remontée par D’Arcy, et elle fait tout ce qu’elle peut pour cacher la véritable nature d’Harry à D’Arcy. Celle-ci les emmène aux urgences, mais Asta a un autre plan : elle demande de l’aide à son père, le seul en qui elle peut avoir confiance sur le sujet. Elle abandonne donc D’Arcy aux urgences, et j’ai trouvé ça bien dommage pour leur amitié qui va forcément en prendre un coup.

Une fois au diner où Harry perd un tas de sang dans des endroits improbables, le père d’Asta a la meilleure réaction face à l’alien désormais dans sa vraie forme et totalement dénudée, à savoir un bon « oh hell no ». S’il pense d’abord qu’il s’agit de Ben quand il apprend qu’il s’agit d’une personne qu’il connaît, le père est surpris de découvrir que c’est en fait Harry. Quant au fait que sa fille lui ramène un extra-terrestre, il semble s’en remettre vachement vite alors que c’est quand même super surprenant comme fin de soirée, surtout que la soirée a été forte en émotions pour lui.

Asta est déprimée, en tout cas, parce qu’elle sent qu’Harry est en train de mourir. Le père a bien peur de l’alien, mais il décide de faire tout ce qu’il peut pour venir en aide à sa fille qui a confiance en l’extra-terrestre. C’est suffisant pour lui – et ça ne devrait pas, parce qu’Harry n’est pas exactement un pacifiste. En attendant, le père se débarrasse donc du shérif et accepte de les aider à sauver Harry. Oui, Asta veut bien aider Harry, mais elle ne peut rien faire pour lui tant qu’elle ne dit pas exactement ce qu’il se passe.

Pour sauver Harry, il faut ainsi couper la jambe d’Harry au hachoir, et c’était bien drôle à voir comme extrémité. Asta en est incapable, mais elle peut au moins rassurer Harry en lui donnant sa radio – ce que la voix off nous rappelle être une très mauvaise idée pour l’espèce humaine. Malgré son état, Harry pense encore à détruire notre espèce qui lui vient pourtant en aide. Il va vite changer d’avis, je crois. De toute manière, la radio est probablement cassée. Et puis, il y a une saison 2, on ne terminera donc pas sur la destruction de l’humanité dans deux épisodes.

Voilà en tout que le père coupe la jambe sans trop d’hésitation, et ça fait un cliffhanger bien trop improbable et excellent, franchement. Bon, maintenant, j’ai très envie de voir la suite, et il est très probable que je ne résiste pas au visionnage de deux épisodes la semaine prochaine. On verra bien.

2 commentaires sur « Resident Alien – S01E08 »

    1. Oui, c’était un épisode super bien écrit pour ça ! Et la suite est top aussi (les critiques seront publiées toutes les deux dans la matinée, vers 9h)

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