Loki – S01E02

Épisode 2 – The Variant – 18/20 
C’est un épisode déjà bien plus captivant et convaincant, parce que cette fois, nous découvrons vraiment les enjeux de cette (trop courte – elle sera trop courte !) saison. Le suspense est bon, les révélations fonctionnent et la fin d’épisode donne enfin envie de ne pas aller se coucher. Et ça tombe bien : j’ai terminé l’épisode à minuit et sans ça, j’aurais été me coucher. Là, j’ai juste enchaîné sur le trois pour avoir plus de réponses. 

Spoilers 

Loki et Mobius se mettent à la recherche du variant Loki dans le temps. 

.

We’re looking for a Loki, a variation of this guy. 

L’épisode commence par un détour dans le Wisconsin en 1985 où a lieu une fête médiévale. Autant vous dire que la TVA n’est pas très discrète avec ses uniformes de policiers. On suit en effet des Minutemen arriver dans cette foire pour traquer une fois encore le grand méchant de la série. Et les pauvres n’y arrivent pas. C’est même pire que tout quand la Commandante de cette équipe se retourne contre les siens à cause d’une petite possession. La scène est génialissime par contre, parce qu’elle se fait en musique et que la Commandante est trop cool à voir se battre comme ça.  

En parallèle, Loki apprend la mythologie derrière la TVA, et nous avec : on apprend ainsi que si un événement Nexus devient rouge, alors il est impossible pour la TVA de revenir en arrière. Loki en profite pour jouer un peu avec sa prof hologrammique déjà aperçue dans le premier épisode, avant de commencer sa journée de travail. Oui, oui, de travail. 

On lui offre une jolie veste “VARIANT” qui aurait pu faire un bon goodies à avoir sans le covid, puis on lui explique que la TVA a arrêté de nombreux variants Loki à travers le temps. Ah ben super. On se marre bien avec un Loki maillot jaune avant que la série n’évacue la question qui nous brûlait tous les lèvres : pourquoi ne pas revenir avant l’origine de la variation, tout simplement. La réponse ? Pas convaincante du tout, mais bon, faisons comme si on avait compris qu’il y avait une vraie raison. L’idée est qu’il faut réparer le temps qui continue de se détériorer avec le temps. 

Bref. Il part en expédition en 1985 avec Mobius, la Minutewoman de l’épisode précédent et toute une équipe de Minutemen. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur les bâtons désintégrant les gens – qui ne font que corriger ce qui n’est pas à sa place dans le temps, en théorie. Soit. Finalement, 1985, c’est un échec pour eux : ils découvrent le kidnapping de C-20, la commandante du début d’épisode, et la ruse de Loki. Notre Loki 2012 est en effet malin au point de raconter des bobards pour gagner du temps, chercher à s’enfuir et surtout chercher à parler aux Time-Keepers. C’est sa nouvelle obsession avec cette série. 

Forcément, avec Loki qui gagne du temps comme ça sous la supervision de Mobius, l’agent Mobius finit par être convoqué par la juge afin de savoir s’il est vraiment sûr de pouvoir contrôler ce Loki… et à vrai dire, il l’est. Devant la juge, il se dit incertain mais prêt à éliminer Loki si besoin. Devant nous, on le voit gérer Loki à fond, analysant correctement son besoin de validation par un Loki supérieur et son envie de parler aux Time-Keepers quoiqu’il arrive. 

C’est plutôt marrant à voir et j’aime la relation Mobius/Loki, mais dans le fond, la série bavarde à nouveau beaucoup. Il fallait s’y attendre avec une série se concentrant sur Loki. Ce dernier finit par tenter de charmer, en vain, une archiviste qui lui donne tout de même quelques dossiers non-classifiés, et notamment celui de la destruction totale d’Asgard. Cela fait mal à Loki, inévitablement, mais ça le transforme aussi en vrai scientifique. 

Il comprend en effet que Ragnarok est peut-être la solution à son problème de variant Loki qui a disparu. Notre Loki-2012 explique ainsi longuement à Mobius que le variant qu’ils recherchent doit se cacher à proximité d’une apocalypse à venir puisque les variations n’y sont que peu détectées. En effet, puisque tout est voué à être détruit, personne ne surveille les variations juste avant une apocalypse. C’est assez logique… mais ça ne servait strictement à rien de gâcher la salade de Mobius juste pour ça.  

Il reste encore à tester la théorie de Loki et, pour ça, Mobius décide de l’emmener en 79 avant JC afin d’être témoin de la fin de Pompei. C’est vrai que dans le genre apocalypse, on est pas mal, là. Un salut tout particulier à Tom Hiddleston qui nous sort tout un laïus en latin de manière hyper naturelle, mais pas vraiment à l’éruption du Vésuve qui manque un chouilla de crédibilité par rapport à ce que la vraie a dû être. Allez, il y avait pas mal d’humour dans la scène – et la confirmation que la TVA ne détecte absolument pas les variations qui précèdent les apocalypses. 

C’est assez logique : la série nous explique que les branches temporelles ne se construisent qu’après un certain nombre de variations qui déstabilisent tout le temps au point de créer cette nouvelle branche. Autrement dit, une variation est la création d’un début de branche, mais la branche ne devient autonome qu’après un certain nombre de variations cumulées et non soignées par la TVA dans les temps. 

Allez, la série s’éclaircit peu à peu sur le sujet et l’excitation de Mobius et Loki finit par retomber quand ils comprennent qu’ils ont du boulot pour trouver les apocalypses sans survivants qui pourraient cacher Loki. C’est tellement de boulot, d’ailleurs, que ça mène à une pause où l’on apprend à connaître Mobius, ce fan de jet-ski qui aura le droit d’en faire d’ici la fin de la saison, c’est sûr. 

C’est dingue à quel point Mobius me rappelle Coulson sur plein de points, franchement. En attendant, Loki essaie de mieux comprendre la TVA : les Time-Keepers y sont en train d’envisager la fin des temps, mais ce n’est pas encore écrit. Le libre-arbitre ? Il existe à la TVA, mais pas ailleurs dans l’univers, de toute évidence. Tout ça mène les personnages sur la route d’une réflexion entre bien et mal… qui permet à Mobius de comprendre qu’il a oublié un indice important : l’enfant française qui avait mangé un bonbon du futur. 

Et c’est aussi dans notre futur que Loki se plante. C’est un peu dommage, je trouve, il y a tellement de catastrophes naturelles dans l’Histoire qui pourraient être revisitées que c’est étonnant de les voir se concentrer sur une période de 2048 à 2051. La série nous promet bien des événements catastrophiques, et ça nous rappelle à quel point on est dans la merde pour survivre avec tout ce qui nous attend comme catastrophes. 

Assez vite, Loki et Mobius comprennent que Loki se cache en 2050 où une apocalypse a lieu sous la forme d’un ouragan. Il n’en faut pas plus pour que la juge approuve avec incertitude cette mission de se rendre dans une ville prête à se prendre un ouragan sur la tronche. L’avantage, c’est que le futur n’y est pas très différent de notre présent, parce qu’en trente ans, peu de choses semble avoir changé. 

Par exemple, Loki est toujours aussi rusé et bavard dans ce futur. Ainsi, il épuise la Timewoman du premier épisode, B-15, à poser un tas de questions, jusqu’à ce que celle-ci se fasse posséder par le variant Loki. Il est assez puissant comme ennemi, et il se moque pas mal de notre Loki-2012 qui n’ose pas s’attaquer à lui et hésite même à appeler des renforts pour s’occuper d’elle quand elle finit par s’évanouir en possédant un vendeur du magasin où ils se planquent. 

Malgré tout, Loki est là avec une mission en tête : il veut renverser les Time-Keepers et prendre leur place, possiblement avec l’aide de ce variant Loki. Ce dernier a clairement autre chose en tête cela dit : il veut juste gagner du temps et posséder un homme trois fois plus fort physiquement que lui-même. Le variant Loki peut continuer à se planquer comme ça, alors que le type qu’il possède peut s’attaquer à Loki-2012, notre héros. 

Ce dernier est vite mis K.O, alors que le méchant se débrouille pour mettre en place des bombes et que C-20 annonce qu’elle a balancé, sous la torture ?, la planque des Time-Keepers. Peu importe, de toute manière, notre grand méchant Loki a mené son plan à terme. Il a volé les téléporteurs temporels de toutes les équipes qu’il a attaquées jusque-là pour… bombarder la timeline sacrée. Rien que ça. 

L’épisode se termine sur une petite apocalypse comme ça : les bombes sont envoyées dans le passé et mettent la TVA sur les dents, alors que Loki parvient à s’échapper en suivant le variant Loki si dangereux… qui est une femme blonde. Ah. Alors par contre, Mobius, tu t’es arrêté de courir avant la fermeture du portail, t’es un peu concon. 

2 commentaires sur « Loki – S01E02 »

  1. Vraiment sympa comme épisode et la relation Moebius/Loki ! Franchement, si toute la série avait été un procédural avec Moebius et Loki, ça m’aurait bien été. Mais bon, comme je sais que tu as vu la suite, on sait que ce n’est pas le cas ! Et j’avais oublié de le dire dans l’épisode 1 quand tu l’as évoqué mais c’est vrai que le terme « variant » prend une drôle de signification en 2021. Ça m’a un peu gênée pendant toute la série.

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    1. Oui, les pauvres, le choix du mot variant est malheureux… On sait que ça a été écrit et tourné avant heureusement, mais ça nous renvoie le covid à la figure toutes les trente secondes malgré tout !

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