The Walking Dead – S11E05

Épisode 5 – Out of the Ashes – 16/20
Enfin un épisode qui ne donne pas l’impression de perdre son temps avec une avancée dans presque toutes les intrigues et des perspectives vraiment intéressantes pour la suite de la saison. Pour la première fois, je trouve qu’on se sent dans une dernière saison, avec des rappels plus ou moins habiles des saisons précédentes. Je n’ai pas vu le temps passer, et c’est tant mieux : c’est un peu le but devant une série normalement, ça n’a pas toujours été le cas avec celle-ci !

Spoilers

Où l’on en découvre plus sur le Commonwealth, sur la fragilité d’Alexandria, sur les cendres du Commonwealth et sur un ship forcé par les scénaristes, ne vous en déplaise.

Do you feel better now ?

Incroyable, mais vrai : j’ai suffisamment bossé hier après-midi pour avoir le temps de regarder cet épisode ce matin ; et croyez-moi, j’en profite car je sens que ça ne sera pas comme ça toutes les semaines. J’ai un début de semaine plutôt cool pour aujourd’hui, alors go, hein. En plus, ce cinquième épisode commence bien, en se concentrant sur Aaron.

Dès les premiers instants, j’ai compris qu’il s’agissait d’un rêve de sa part, parce que la luminosité ne laissait que peu de doute. Après, je pensais à un rêve puisqu’il était avec Gracie, mais ça vire vite au cauchemar avec l’ensemble de ses anciens ennemis qui viennent les agresser. Franchement, ça permet de se souvenir que j’en ai oublié un paquet, notamment ceux avec le W sur le front. Il y a des menaces plus marquantes que d’autres, heureusement : le sifflement de Negan, c’est inoubliable.

À son réveil, Aaron est heureux de constater que Gracie va parfaitement bien, n’a pas été enlevée et est simplement endormie à côté de lui. Le répit est toutefois de courte durée quand toute la barraque se réveille – pourquoi Aaron et Gracie ont-ils le droit à un lit, hein ? Si tout le monde se réveille, c’est parce que les murs de la ville ont fini par céder et qu’il y a désormais des zombies à l’intérieur de la ville. Bon, finalement, tout se passe bien pour nos survivants. Nous n’apercevons qu’un ou deux survivants morts, alors qu’Aaron se fait attraper la barbichette et ne rigole pas.

Le vrai plan des scénaristes ici est de nous montrer qu’Alexandria n’est plus aussi sécurisée qu’avant et que ça va rapidement poser un problème pour la survie du groupe. Alors que Rosita en est déjà à envisager de déménager, le plan qui se met en place est de retourner à Hilltop pour tenter de retrouver des objets parmi les cendres. Tout est parti en fumée, mais les outils dont ils ont besoin pour réparer les murs d’Alexandria peuvent peut-être s’y trouver.

Ca, c’est la théorie. En pratique, revenir sur place est douloureux quand ils se rendent compte qu’une bonne partie de ce qu’ils espéraient trouver n’est plus là – contrairement à leurs anciens amis. C’est toujours chouette ce genre de continuité, tout de même. Ce que j’ai préféré dans l’épisode, par contre, c’est le retour des Whisperers.

Je trouve que ce retour se fait de manière hyper cohérente et logique, avec un simple survivant de l’incendie essayant de survivre encore comme il peut, grâce aux zombies qu’il trouve et qu’il rassemble en meute, à la manière d’Alpha. Cela fait partir en vrille Jerry, Aaron, Carol et Lydia qui sont venus chercher des outils, évidemment. Par contre, Lydia le reconnaît et empêche Aaron de le tuer, préférant avoir des informations.

Cela me semble plus malin comme stratégie, par contre, ça n’empêche que ça les place face à un dilemme : que faire de lui ? La décision la plus logique est de le laisser en vie en attendant de savoir si on peut lui faire confiance. Malheureusement, ce n’est pas le cas : quand Aaron décide de le mettre dans les anciennes cellules, c’est pour mieux trouver tout un groupe d’anciens Chuchoteurs. Si à première vue, ils sont terrifiés de voir leurs anciens ennemis dans leur nouveau domicile, ils n’hésitent tout de même pas à se défendre, quitte à mettre en danger la vie d’Aaron.

Celui-ci ayant trouvé des masques supplémentaires de zombies, il pète un câble. Le voilà donc qui se met à torturer l’ancien Chuchoteur pour tout savoir de son plan. Le seul problème, c’est qu’il est aveuglé par la haine au point de torturer le type avec un zombie, et au point de laisser le zombie lui bouffer la main. C’est hallucinant : Aaron veut l’entendre dire qu’il y a d’autres chuchoteurs dans le coin et qu’ils ont un plan pour les détruire… Heureusement que Lydia est là pour calmer le jeu et se barrer quand ça devient trop intense.

Pourtant, c’est finalement Carol qui empêche Aaron de faire de la merde, parce que la torture est super violente quand même. Eh, même moi j’étais mal à l’aise de voir tout ça. J’adore Aaron en théorie, il a toujours représenté le calme et la rationalité… Que ce soit maintenant à Carol de jouer ce rôle, ça m’a un peu énervé, parce qu’elle n’a jamais représenté la sérénité ou le pardon dans la série. En plus, la série nous a appris tout au long des onze saisons que c’était une mauvaise idée d’être trop gentil, mais voilà que Carol le fait.

J’espère qu’elle n’aura pas à le regretter, mais puisque c’est Carol, ben… Ca lui porte chance. En effet, en fin d’épisode, l’ex-Chuchoteur parle enfin, et à voix haute en plus : il révèle que lui et ses amis ont croisé la route de Connie, assurant ainsi qu’elle est toujours en vie. Putain, il était temps d’en entendre à nouveau parler ! Carol est aussitôt sur le pied de guerre, voulant retrouver Connie pour enfin arrêter d’avoir à culpabiliser de sa mort dont elle se sentait légitimement responsable.

En parallèle, à Alexandria, la vie reprend son cours avec Rosita qui monte bien mal la garde. Elle ne voit ainsi pas du tout que des adolescents sont parfaitement débiles à jouer avec un zombie, risquant de se faire bouffer un doigt à chaque fois. Ils ne mériteraient pas autre chose. La série nous sort vraiment une intrigue digne des séries ados avec ça, en plus : Judith se fait ainsi maltraiter par un ado qui la traite de psychopathe et se moque de sa mère l’ayant abandonnée. Tss. L’actrice s’en sort étonnamment bien.

Je dis ça, mais j’avais déjà repéré qu’elle gérait bien la saison dernière, alors ça ne devrait pas m’étonner. La voir donner des cours de self-defense avec épée, ce n’était pas glorieux. Son intrigue avec les enfants de nos héros ? Humph. Disons que je ne suis pas hyper convaincu d’une intrigue où les enfants font ce qu’ils veulent et cohabitent tous dans l’ancienne maison de Rick et Michonne.

Là, ils prennent leurs aises et cassent même la fameuse planche avec les empreintes de mains de Carl à la peinture. C’en est trop pour Judith qui se retrouve à pleurnicher comme l’enfant qu’elle est. Cela nous permet de découvrir une nouvelle facette de Rosita, qui se montre plus maternelle avec Judith qu’avec son propre gosse. Eh, il faut bien que quelqu’un s’occupe des Grimes, il s’agissait en théorie des héros de la série et il n’en reste plus qu’une. Tu parles d’une série de survie !

Pendant ce temps, Maggie et Negan sont bien forcés de faire équipe ensemble : ils sont en chemin pour trouver davantage de nourriture tout en se rapprochant d’Alexandria de mémoire. C’est mal barré. Ils doivent apprendre à se faire confiance, et ils le font peu à peu avec de plus en plus de moments où, vraiment, j’ai l’impression que les scénaristes veulent qu’on les shippent. Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de voir deux survivants tuer un même zombie en même temps, non ?

Et puis, quand Negan veut abandonner la planque où Maggie insiste pour rester et attendre les autres, ils en viennent aux mains et la tension est là. Et quand je parle de tension, je parle bien de tension sexuelle. Je suis super dérangé par cette évolution entre eux, mais je la vois tellement venir depuis quatre épisodes… Je ne le sens pas, les amis. En attendant, heureusement, ils sont interrompus par Gabriel et un autre type qui prennent eux aussi la décision d’attendre d’autres survivants. Il ne reste que Daryl et Frost, qui que soit Frost. On verra bien ce que ça donnera dans un prochain épisode, mais au moins, je suis content de voir qu’on avance sur tous les fronts.

D’ailleurs, ma partie préférée de l’épisode ? Le Commonwealth, honnêtement. Bon, ils en font beaucoup trop pour qu’on puisse croire que ça puisse se passer sans problème. Nos héros ont ainsi droit à un petit film de présentation digne de la Dharma Initiative avec plein d’images d’archives nous montrant à quel point la vie est paisible dans ce nouveau campement.

On a grosso modo une ville constituée de décors de films américains, hein, mais bon, l’important est de retenir que Pamela Milton est celle qui dirige cet endroit où la vie semble merveilleuse au point d’avoir un hôpital – et des glaces ! Par contre, l’épisode ne fait que nous teaser cette endroit, en permanence : pour une fois, ça mériterait presque un épisode complet et on ne l’a pas.

Nous avons toutefois quelques scènes, avec une séparation rapide de Yumiko et des autres. Il faut dire que contrairement à eux, elle reçoit un courrier officiel qui fait d’elle une citoyenne du Commonwealth que l’on traite bien différemment. Le fait d’être avocate et d’avoir un frère dans les murs, ça doit aider apparemment. D’ailleurs, c’était un plaisir de voir Yumiko retrouver bien vite son frère.

Alors que sa sœur bravait régulièrement la mort et devenait une sorte de super-héroïne de l’apocalypse, lui passait tout son temps à… faire de la pâtisserie. Oui, oui, il a une formation de chirurgien, mais pendant l’apocalypse, il préfère cuisiner des gâteaux, car c’est ce qui le rend vraiment heureux. Tant mieux pour lui, hein. Je cherche encore l’intérêt de cette intrigue sur du plus long terme, sachant que le long terme sera court : il ne reste qu’une poignée d’épisodes après tout. La série risque de me manquer, car il y a vraiment des personnages que j’apprécie.

Yumiko en fait partie. Princess aussi. Elle me fait toujours autant rire dans cet épisode à espérer l’existence d’un centre commercial ou à draguer comme elle peut Mercer, le garde en charge lors des interrogatoires des épisodes précédents. À l’inverse, Ezekiel et Eugène, bon… Ils reçoivent chacun un job, ainsi Ezekiel doit s’occuper des animaux alors qu’Eugène est un futur prof. Merci non merci, je n’en veux pas comme collègue, oh.

La première journée au Commonwealth ? Plutôt que de découvrir tranquillement les lieux, ils décident de faire de la merde, bien sûr. Eugène passe ainsi la journée avec Stéphanie et refuse de savourer sa glace, préférant de toute évidence se rendre à la tour radio pour communiquer avec Alexandria. Cela nous permet d’en découvrir plus sur le Commonwealth, au moins.

Ainsi, la tour radio se trouve finalement dans l’ancienne gare du lieu qu’ils ont colonisé. Celle-ci sert de bâtiment administratif, et elle est bien mal gardée. Heureusement que Mercer a l’œil pour surveiller ces demandeurs d’asile qui vont clairement apporter la merde au Commonwealth alors que tout s’y déroulait comme il faut.

Grâce à Stéphanie, Eugene est finalement capable d’entrer en contact brièvement avec Rosita et Judith. S’il a le temps de leur dire qu’il va bien, on ne sait pas exactement ce qu’il perçoit des informations données par Rosita, affirmant que la guerre est finie mais que c’est la merde quand même. Bien sûr, si la communication est brève, c’est parce que sans trop de surprise, Eugène et Stéphanie sont rapidement retrouvés par Mercer. Eugene, Princess et Ezekiel sont tous arrêtés, mais pas Stéphanie ? Je veux bien qu’elle soit là depuis plus longtemps, mais littéralement, Ezekiel n’a rien fait par rapport à elle.

On nous apprend toutefois que Stéphanie est arrêtée en tant que citoyenne alors qu’eux sont sur le point d’être jugés en tant que demandeurs d’asile. Pour l’instant, ce qu’Eugene, Princess et Ezekiel demandent, c’est une avocate. Toutefois, Yumiko n’aura même pas besoin d’être prévenue : ils sont graciés par le présentateur de la vidéo d’introduction au Commonwealth, qui demande leur libération après avoir parlé à Stéphanie.

Cette dernière informe aussitôt nos héros que cette libération ne sera toutefois pas gratuite et qu’ils devront payer de leur crime – leur crime ayant été d’entrer en contact avec l’extérieur. Bien.

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