That ’90s Show – S01E04

Épisode 4 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.

Spoilers

Leia pense non-stop à Jay… mais ne veut pas lui dire.

Seriously, you look like a wet hotdog.

Bon, alors, je sais qu’il n’y a que dix épisodes dans la saison, mais là, c’est vraiment abusé : on commence dès la première scène par nous expliquer que Leia veut un petit-ami désormais, et tant pis pour le féminisme (admettons, dans les années 90). Ce petit-ami qu’elle veut absolument ? Jay. C’est abusé, franchement. Ils ont eu UNE scène mignonne en quatre épisodes, faut pas abuser comme ça.

Ceci étant dit, ça permet de nous mettre en place un début d’épisode plutôt réussi car il permet enfin à chaque personnage des adolescents d’avoir un rôle mieux établi. Nate est ainsi complètement martyrisé par sa petite amie, Nikki porte clairement la culotte, Jay a ses meilleurs amis qui le conseillent. De l’autre côté, Leia a Gwen et Ozzie, qui continue d’être un cliché sur patte que je vais finir par détester s’ils continuent d’en faire autant sur son côté gay pas vraiment refoulé mais beaucoup quand même mais en fait non, jouons sur tous les clichés possibles. C’est too much, comme c’était parfois too much d’avoir Hyde en cliché du drogué. Au moins, ça, c’était cool. Ozzie, c’est problématique plus qu’autre chose, parce qu’avec le recul de vingt ans, ce n’est PAS un problème. La drogue, ça en restait un. Bref, je suis un vieux con, épisode 4.

De son côté, Jay se plaint donc à ses amis de la conversation qu’il a eu avec Leia – et du fait qu’ils ne se sont pas embrassés. Il a tout clairement un cœur tout mielleux d’un coup : il en avait envie, sans oser vraiment. Leia, elle, en avait envie, mais s’est presque pris un râteau. La conclusion pour les deux ? Faire en sorte que l’autre avoue en premier ses sentiments pour avoir le pouvoir dans la relation.

Quelle belle manière d’avoir une relation stable et pas du tout toxique ! Si Leia ne fait pas grand-chose pour convaincre Jay de lui avouer ses sentiments, ce n’est pas le cas de Jay. Le coup de l’huile était un gag clairement facile, surtout que l’acteur a clairement fait trop de musculation juste pour le bien de la scène, mais ça m’a fait rire à plusieurs reprises quand il glissait sur la voiture ou en prenant la guitare.

Par contre, il est dommage que Gwen et Nkki se retrouvent à se détester l’une et l’autre, parce qu’elles sont dans deux camps différents : Leia et Jay veulent tous les deux que l’autre fasse le premier pas, et elles font tout pour que ça arrive. C’est problématique pour les filles, mais plutôt que de faire alliance, elles paraissent très clichées à se tirer dans les pattes comme ça.

Bon, toute la série est fondée sur des clichés et des stéréotypes, après, et il y avait un bon humour dans ces scènes. C’était moins drôle du côté de Nate et Jay, par contre. On nous les présente comme co-dépendants et les gags autour de ces personnages n’ont pas réussi à me convaincre. Je veux dire, le coup de Nate qui prend l’huile de son pote en se frottant à lui ou de Nate qui décroche le téléphone pour se faire passer pour son beau-père médecin ? Vraiment pas ouf.

Le personnage de Nikki devient en tout cas bien plus intéressant dans cet épisode, même si c’est trop copié de Jackie pour être pleinement satisfaisant. Cela fait du bien de retrouver ce genre de personnage, on va dire. Ozzie continue quant à lui d’être trop cliché, mais ça mène tous les ados à une rave : Ozzie souhaite y aller pour se déchaîner enfin comme il le souhaite… Plus cliché, tu meurs.

Evidemment qu’il est oublié par ses amis au moment d’y aller. Le côté Home Alone de la scène était censé être sympa, mais ça n’a pas pris sur moi, par contre. En fait, il n’y a qu’un gag sur deux que j’aime vraiment, c’est problématique. À la rave, Jay a à peu près le même bonnet que moi, je ne m’y attendais pas. Il porte aussi un parfum bien particulier, et promis, je n’ai pas le même là par contre.

Les tenues pour la rave ? C’était très cliché, et très années 90… mais j’ai l’impression que ça n’a pas tellement changé en 2023 si on nous envoie des personnages à une rave – à part Ozzie, mais lui, il est toujours dans l’excès de tout. BREF. Sur place, Leia décide d’être plus mature que Jay et d’aller le voir pour qu’ils puissent enfin se parler.

Elle se fait évidemment avoir par Jay, qui refuse de parler en même temps qu’elle quand elle lui propose qu’ils disent en même temps ce qu’ils pensent de l’autre. Bon, c’est un truc d’ados vraiment tout pété, mais le gag fonctionne. On est vraiment dans l’ambiance sitcom avec ça, et j’aime bien. Le problème est donc que Jay refuse de dire à Leia qu’il l’apprécie.

Il a ainsi le pouvoir dans la relation, comme son père lui avait dit. Franchement, ça pourrait être lourd les blagues sur Kelso, mais ça marche encore à peu près. Rare d’entendre des gamins parler comme ça de leur père, ou pire, du père d’un pote, mais admettons. Je pense que ça ne marche que parce qu’on adore Kelso, sinon, ce serait hyper catastrophique.

La soirée se termine en compétition entre Jay et Leia : vexée de s’être faite avoir, elle décide de draguer tout ce qui bouge – et lui aussi. J’ai bien aimé la représentation de la rave, mais heureusement que j’avais activé les sous-titres pour cet épisode. C’était excellent d’avoir un peu de réalisme sur le côté « on n’entend rien de ce qu’il se passe », mais pas plus mal que ça ne dure pas éternellement.

En parallèle, on nous rappelle que nous sommes dans les années 90 avec les choix de films de Kitty et Red. C’est amusant, sans plus, et c’est bien quand Red rappelle à Kitty qu’elle n’a pas besoin de lui parler quand ils regardent la télévision. Pauvre Kitty !

En plus, quand elle peut enfin parler, c’est pour expliquer qu’elle est contente de voir que Leia souhaite trainer avec elle… ce que Red est loin de comprendre. Lui, il pense plutôt qu’elle va terminer par être une vraie psychopathe de serial killer. Kitty, la pauvre, va tomber des nues en apprenant que Leia est capable de lui mentir malgré leur super relation.

Elle s’en rend compte quand Red retrouve Ozzie prêt à partir à la rave… mais continue de refuser d’y croire, jusqu’à ce que Red torture Ozzie. La scène était plutôt marrante, parce que ça correspond bien à Red, même si c’est abusé de sa part de se faire avoir par le piège du « none of your business ». Sans surprise, Kitty s’avère bien meilleure à faire sortir les vers du nez d’Ozzie, en le complimentant sur sa tenue et ses… petites boules. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est géniale !

La révélation que Leia est à une rave est loin de lui plaire en revanche, alors que ça menait à une bonne scène finale : Red retrouve Leia à la rave… quand Leia se frotte à lui dans l’espoir de draguer un mec devant Jay. C’était vraiment drôle et bien trouvé. Bien que forcément punie, Leia a tout de même le temps de parler avec Gwen avant de se faire engueuler par ses grands-parents… enfin, par Kitty.

Elle se découvre un vrai plaisir à jouer les méchants policiers, même si ça laisse Red jouer le bon flic. Mouais. Bien que punie (bis), Leia a encore la chance de pouvoir parler avec Jay, puni lui aussi. Il vient voir Leia pour faire le point sur leur relation, il recommence donc le compte à trois, et cette fois-ci il lui dit la vérité : il l’aime bien aussi… mais Leia préfère en fait rester amis avec lui.

Soit ? On découvre dans la scène qui suit, après l’avoir persuadé qu’ils ne devaient être qu’amis comme Chandler et Ross, que Leia est ravie d’avoir le pouvoir et d’avoir fait une Kelso à Jay… MOUAIS. Elle vient de débarquer à Point Place, faut pas abuser sur les références à la famille Kelso non plus. Et oui, bien que punie (ter), Leia peut encore organiser une fausse rave avec Gwen et Ozzie dans la cave. Qu’est-ce que c’est gênant ce personnage d’Ozzie, franchement.

J’aurais aimé avoir les mêmes punitions que dans les séries… Parce que Leia privée de Nintendo alors qu’on ne l’a jamais vu jouer depuis quatre épisodes là, bon.

Missions – S03E02

Épisode 2 – La Clé – 18/20
Bien qu’un peu frustrant car il pose bien des questions et que certains personnages ne simplifient pas le travail de clarification des mystères, cet épisode est un vrai plaisir à regarder. J’étais content de retrouver des personnages plus vus depuis un bon moment, content de voir que les scénaristes ne cédaient pas à certaines facilités et content d’être embarqué dans ce nouveau mystère. Bref, je bingewatche, clairement.

Spoilers

Peter contacte les membres de l’équipage de la saison 2 pour trouver le point de divergence entre les deux Samuel.

J’ai l’air d’une folle ?

J’aimerais dire que cet épisode reprend contre toute attente un an plus tôt en Italie, mais à ce stade-là, je n’ai plus aucune attente avec cette saison, parce que je ne sais pas où elle compte me balader. Toujours est-il qu’elle commence par Jeanne en terrasse devant le cabinet d’Alessandra. Un an avant la mort de Samuel, donc. Que je suis content de retrouver Alessandra, je l’avais adorée en saison 2.

Elle devine assez vite que Jeanne est française et elle sait qu’elle la suit, ce qui lui fait se poser bien des questions. Jeanne insiste pour lui dire qu’elle veut lui montrer quelque chose, quelque chose qu’elle ne peut montrer qu’à Alessandra. Cette dernière accepte pour se débarrasser d’elle, et elle le regrette probablement vite quand Jeanne ferme les yeux devant elle jusqu’à ce qu’elle parvienne à éclater un verre. Puis demander de l’aide. Bien sûr, oui.

Après le générique, nous retrouvons Peter dans un aéroport, comme promis. Adrian lui a assuré qu’il repartirait après tout. C’est tout de même frustrant de ne pas savoir ce qu’il s’est passé exactement après le cliffhanger, mais en tout cas, on a rapidement confirmation que Peter n’a rien dit de sa conversation avec Irène. Je veux dire, il a forcément parlé à Irène ! D’ailleurs, même Adrian sait bien que Peter ne rentre pas directement chez lui.

Un flashback nous révèle que Peter a bien dialogué avec Irène : elle lui a donné une mission et comme il a pris les dossiers de tout l’équipage, c’est sans trop de surprise qu’on le voit rencontrer ensuite Alan. Ce dernier sortait de chez lui, mais il est interrompu par Peter qui aurait quelques questions à lui poser. Il utilise la même technique d’approche avec tout l’équipage ensuite. Cela fait plaisir de tous les retrouver. Il leur pose quelques questions de routine, puis leur demande s’ils connaissent Jeanne.

Bien sûr, ils nient tous la connaître, sauf Alessandra. Elle reconnaît en effet que Jeanne était sa patiente, mais elle ne veut pas en dire beaucoup plus à un inconnu. Dans le même genre, Peter signale à Alice qu’elle semble totalement guérie de sa maladie génétique de naissance, grillant clairement sa couverture d’employé de l’ONU. La réaction d’Alice est intéressante, parce qu’elle semble plus surprise par l’aplomb de Peter, comme si elle considérait ça comme un signe qu’il ne mentait pas.

Elle décide donc d’inviter son père au restaurant pour en savoir plus, après avoir fait une analyse ADN. Elle lui demande donc des explications sur la maladie qu’elle aurait pu avoir, avant d’ouvrir l’enveloppe. William reconnaît la vérité, puis lui explique qu’elle a été guérie très vite et que c’est pour cela qu’elle n’est pas au courant aujourd’hui. Moui. L’état de santé de William ne semble pas être exceptionnel, en tout cas, comme les relations avec sa fille, cela dit.

Celle-ci contacte ensuite son ex, Axel, pour qu’il fouille dans les archives de la fondation de son père. On découvre en effet qu’il a passé un marché avec William : il ne peut plus approcher (et coucher avec) Alice en échange d’un bon poste et d’une jolie maison. Bien sûr, elle recontacte aussi Peter pour obtenir plus d’informations sur lui.

En flashback, nous découvrons la suite de la conversation entre Irène et Peter : Irène lui a présenté tout l’équipage, mais elle a fait aussi un résumé des deux premières saisons, jusqu’à l’histoire du portail qui mène à une autre planète habitable. Peter, lui, s’interroge surtout sur l’importance de Jeanne au cœur de tout ça – comme nous tous, je pense. Il finit par lui rendre visite à elle aussi, changeant à nouveau sa couverture.

Cette fois, il se fait passer pour un universitaire cherchant à en savoir plus sur des chercheurs ayant été contactés par des personnes extérieures. Sa couverture n’est pas bien crédible et Jeanne voit très bien qu’il joue un rôle et qu’il est probablement psy. Elle le trouve trop rigide dans sa manière de jouer, donc probablement militaire, et elle n’hésite pas à lui mentir, affirmant n’avoir jamais rencontré Alessandra.

C’est énervant. J’aime bien ce mindgame de la part de Jeanne, mais j’ai surtout envie d’en savoir plus et de comprendre où la série souhaite nous amener, quoi. Pour l’instant, elle nous renvoie un an plus tôt, avec Jeanne expliquant à Alessandra qu’elle sait pouvoir lui faire confiance après avoir pété son verre. Sans trop de surprise, Alessandra s’énerve et refuse de venir en aide à Jeanne. Que c’est énervant !

Alessandra finit tout de même par la retrouver pour lui indiquer qu’elle souhaite mettre en place un protocole avec elle pour réussir à en savoir plus sur sa condition. Et si elle est hésitante quand elle comprend qu’elle doit être filmée pour ça, Jeanne finit par accepter.

Bon, il y a plus énervant encore : quand on revient dans le présent, on voit Peter prendre le volant et coller le cul d’une voiture, puis tenter de la doubler pour mieux être victime d’un accident complètement débile. Non, sérieusement, pourquoi ne pas juste freiner quand l’autre voiture s’est mise à accélérer ?

 Cet épisode nous renvoie également en Alaska où nous découvrons qu’un homme mystérieux s’est introduit dans le centre avant la mort de Samuel. Un homme ? Humph. Ce fantôme qui évite les caméras de surveillance, reste dix minutes avec Samuel et disparaît sans crier gare dans un couloir laisse quand même apercevoir un bout de silhouette. Assez clairement pour moi, il s’agit de Jeanne.

Entre temps, Peter survit à l’accident, mais il perd un temps considérable. À la sortie de l’hôpital, Peter est énervé de savoir qu’Adrian le souhaite mort. Peter l’appelle directement pour le confronter, sachant très bien qu’Adrian est le seul ennemi qu’il se connaisse. Bien sûr, Adrian nie tout, avant d’avouer à Peter la cause de la mort de Samuel : il a été empoisonné par des radiations par intraveineuse. Ben putain.

Peter recommence soudainement à faire confiance à Adrian, et j’ai du mal avec leur relation : il lui explique donc son plan, qui est de trouver le point de séparation des deux Samuel. Il se rend malgré tout à son rendez-vous avec Alice quand celle-ci l’appelle. Ils se voient dans un parc, mais sont clairement sur écoute quand même.

Elle ne semble pas s’en rendre compte, quand lui se méfie énormément. Alice lui raconte en tout cas l’impossible : elle a bien eu une maladie à la naissance, mais pas héréditaire. Le truc, c’est qu’elle a pu être guérie dès l’enfance car la fondation de son père avait commencé à faire des recherches avant sa naissance sur cette maladie. Avant la naissance d’Alice, William avait donc prévu que sa fille aurait une maladie extrêmement rare et non héréditaire. Problématique, tout de même.

Peter réussit à convaincre Alice d’aller voir son père et la confrontation est intéressante : Alice est tellement énervée qu’elle nous révèle un peu plus les choses et force son père à dire la vérité. Il faut dire qu’elle est accompagnée de Peter, un détecteur de mensonges vivant. William tente bien de botter en touche à plusieurs reprises, mais c’est sans compter sur l’entêtement d’Alice.

William lui affirme alors qu’il l’a toujours su – qu’il a toujours été certain que sa fille aurait cette maladie, même s’il ne se souvient plus comment il l’a su, de la même manière qu’on ne sait plus qui nous a appris que la pluie allait tomber quand les nuages seraient sombres. Frustrant comme réponse cette affaire. Alice et Peter s’enfuient donc ensemble.

Enfin, l’épisode nous révèle également qu’un homme s’était infiltré dans la base en Alaska depuis plusieurs mois afin de tuer Samuel. Bon, ce n’était pas Jeanne alors ? Cela pose quand même un problème : comment on s’infiltre plusieurs mois avant pour planifier l’assassinat de quelqu’un qui n’est pas encore arrivé dans cette dimension, hein ?

De son côté, Jeanne fait désormais des cauchemars dans lesquels elle se sent épiée par un homme, le même qui a tué Samuel et qu’elle retrouve ensuite dans la rue en face de chez elle. Elle décide aussitôt de faire ses bagages et de s’enfuir, parce qu’elle sait qu’il l’a retrouvé. Curieux cliffhanger, surtout qu’il a retrouvé aussi Peter et Alice.

Missions – S03E01

Épisode 1 – Le Rasoir d’Ockham – 16/20
Ce début de saison est assez déstabilisant, mais je n’en attendais pas moins de cette série dont les épisodes ont toujours su prendre par surprise dans les choix et les intrigues. Je suis pressé d’en savoir plus et en même temps déjà frustré de savoir qu’il ne me reste que quatre épisodes, parce que la série semble vouloir prendre son temps à donner les réponses en posant encore plus de questions.

Spoilers

Samuel revient sur Terre, mais tout ne se passe pas comme il l’imaginait.

Parce que Félicette, c’est tout.

C’est fou comme j’ai oublié beaucoup d’éléments de la série… Et le seul dont je me souvenais, des épisodes d’un peu plus de trente minutes, tombe à l’eau bien vite : ce premier épisode dure près de 49 minutes, c’est malin. Après, dans ces minutes, il y a aussi le résumé des deux premières saisons. C’était bien complet, et c’est une bonne chose, parce que toute cette histoire avec Irène/Alice m’était un peu sorti de la tête.

C’est vite revenu, heureusement, contrairement aux portails. Heureusement, j’avais ma critique de la saison 2 pour m’aider un peu également. Bref, une fois tous les éléments bien en tête, il était temps pour moi de retourner dans l’espace. J’aurais préféré reprendre directement sur l’intrigue de Jeanne, mais finalement, c’est avec le retour sur Terre de Samuel que tout reprend. Après, le pauvre ne revient pas tout à fait sur Terre dans les conditions qu’il espérait. Alors qu’il est sur le point de se crasher, une grande lumière blanche rempli l’habitacle et… Générique !

J’adore ce générique, ça fait tellement plaisir de l’entendre à nouveau et de replonger dans l’univers de la série grâce à lui. Après le générique, Samuel est bien de retour sur Terre – ou c’est en tout cas ce qu’on veut nous faire croire. Bien sûr, il est interrogé pour expliquer plusieurs fois il revient seul alors que toute une équipe était partie avec lui. S’il est bien logique de les avoir abandonnés puisqu’ils n’avaient plus d’oxygène, on lui reproche d’avoir un peu trop bien suivi les protocoles avant. La bonne blague.

On ? Un homme en chemise-cravate qui ne semble pas ravi de la situation. Il est difficile de tout comprendre de ces premières minutes, mais c’est clairement voulu. L’homme va faire son rapport à son supérieur, Adrian, qui se trouve en Alaska dans une station d’écoute nommée Echelon. Son rapport est une évaluation psychologique qui est simple : il croit ce qu’il dit, mais il est fou parce que personne n’est jamais allé sur Mars. Ah. Irène avait pourtant affirmé à Samuel qu’il avait des preuves de ce qu’il avançait et qu’il serait cru, en fin de saison 2.

Adrian demande ensuite à Peter, le psy, de le suivre pour lui montrer le vaisseau dans lequel est arrivé cet homme, deux semaines plus tôt. Le problème, c’est que ça semble confirmer ses dires ce vaisseau qui sort de nulle part. Oui, ça semble seulement : ils n’ont pas de mot de passe pour l’ordinateur, les scientifiques n’arrivent pas à déterminer la provenance

Peter retourne donc autour de Samuel pour le travailler avec sa méthode : il analyse le langage corporel et les micro-expressions pour en savoir plus sur lui. Il lui présente à nouveau l’équipe de la saison 2, dont Samuel a communiqué les noms au cours de ses deux semaines d’isolement.

Le problème ? Difficile de croire les preuves de Samuel quand tous ne sont jamais allés sur Mars. William n’est même jamais allé dans l’espace, de même que Simon qui espère pouvoir un jour aller en orbite. Alessandra, elle, est médecin en Italie ; Gemma est secrétaire générale de Zspace, Alan travaille sur un moteur de fusée, Alice, la fille de William, a bien 28 ans et est encore en vie. Cependant, ce qui intrigue le plus Peter, c’est que Samuel n’a rien de remarquable par rapport à ces profils. Pire, il est censé être un ingénieur toulousain plutôt anonyme. Bon. Est-ce qu’il est revenu dans un monde parallèle, alors ?

Nous n’en saurons pas plus si rapidement. Avant ça, il faut se taper un flashback, le cancer des séries à ce stade. Ce flashback explore le passé de Peter et la raison pour laquelle il a arrêté d’utiliser sa méthode avant de devoir la réutiliser pour interroger Samuel. Nous le voyons donc interroger une femme pakistanaise en Afghanistan pour en savoir plus sur son mari. Ce début de saison demande de s’accrocher, donc, parce que cette intrigue n’a rien de simple à suivre après les premières saisons. L’avantage est aussi que l’intrigue se détache de ce qu’il s’est passé avant, ce qui permet de se replonger dans la série sans avoir à se demander toutes les quinze secondes qui est qui.

Peter, lui, se le demande par contre. Il s’interroge notamment sur Alice, essayant d’en savoir plus sur la fille de William. Dans une vidéo interview, Alice défend son père et assure qu’il est un père comme un autre. Pourtant, nous voyons ensuite Alice venir au cimetière sur la tombe de sa mère et retrouver son père. Clairement, l’ambiance n’est pas au beau fixe entre eux. Quand il regarde la tombe, William voit de nouveau la tombe de sa fille par contre, ce qui semble lui donner une migraine et quelques souvenirs de ce qu’il s’est passé sur Mars. Bon, alors… monde parallèle ou pas ?

Difficile à dire pour le moment, mais en tout cas, Alice et William sont donc bien sur Terre, pendant que Samuel, lui, voit remis en question toute son existence par des questions de plus en plus précises de Peter. Le psy est complètement perdu, lui, et il finit par évoquer le rasoir d’Ockham pour parler de la théorie de ce philosophe du XIVe siècle : c’est une théorie qui encourage à se concentrer sur les solutions les plus simples.

Et sa solution la plus simple ? Un monde parallèle, une timeline différente. Forcément. Il a interrogé en effet deux Samuel : celui qui vient de l’espace (et qui en est convaincu à 100%), celui qui bosse encore à l’ASE à Toulouse. Partant de là, soit on imagine une conspiration tordue de la part de William pour faire croire que Samuel a été dans l’espace, soit il y a bien une histoire de dimension parallèle. Il faut quand même s’accrocher pour l’envisager sérieusement, mais face à un problème sans solution, il faut bien aller chercher les réponses comme on peut.

Reste le problème de l’ordinateur de bord du vaisseau que l’on ne peut toujours pas décrypter. Peter se colle à ce problème, s’enfermant à nouveau dans ses souvenirs d’Afghanistan où il interrogeait Asma. Il décide finalement d’organiser une confrontation entre les deux Samuel. C’est perturbant, surtout pour les Samuel. Il y en a un qui était au courant (celui qu’on connaît) et un qui ne l’était pas. Pour vérifier les propos de Peter, Samuel a heureusement une cicatrice sur laquelle il peut compter.

C’est gros d’avoir une telle cicatrice et un secret sur la raison pour laquelle la blessure est là. Au moins, ça leur permet de comprendre qu’ils ne mentent pas, qu’ils sont bel et bien une seule et même personne. Bon, par contre, ça part en vrille super vite, avec notre Samuel qui pète soudainement un câble et n’hésite pas à s’attaquer à son double quand celui-ci semble soudainement avoir des souvenirs d’Alice et qu’il déclare « elle n’est pas humaine ».

Suite à tout ça, notre Samuel passe une IRM et se retrouve avec un méningiome énorme qui n’était pas là la semaine précédente. À son réveil, il apprend également la mort de son double – il s’est tué lui-même ? Oui, il l’a fait parce qu’il y avait une personne de trop dans sa tête. Attendez, si on part du principe que William aussi à ce genre de migraine, est-ce qu’il faut comprendre qu’il y a deux William sur cette Terre ? Je ne vois pas comment, je sais.

L’épisode refait justement un détour de son côté ensuite. William annonce qu’il a un cancer et qu’il risque bien de mourir très prochainement lui aussi, comme Ivan, son interlocuteur en fauteuil et clairement malade. Bien. S’il s’agit de son ami, il essaie quand même de lui voler son livre.

De retour en Alaska, nous découvrons que Peter a organisé une sortie pour Samuel, afin qu’il profite d’un cadre magnifique et de regagner sa confiance. Il est difficile pour Samuel de lui faire confiance, par contre, parce qu’il sait très bien qu’il est un rat de laboratoire pour Peter désormais – ou plutôt un chat, si on en croit son histoire concernant Félicette, le premier chat dans l’espace.

Un autre flashback nous révèle alors les difficultés de Peter à supporter l’interrogatoire avec Asma. Il est arrivé un jour pour voir qu’elle avait été battue et torturée, jusqu’à ce qu’elle donne les réponses qu’il devait obtenir par la psychologie. On découvre ainsi que Peter est capable de se rebeller contre l’autorité et qu’il a des regrets de ce qu’il s’est passé avec Asma – qu’il a ensuite retrouvée morte.

C’est pour cela que dans le présent, Peter révèle qu’il parle un français impeccable et qu’il a décidé de venir en aide à Samuel comme il le pouvait. La seule chose qu’il peut faire, c’est gagner sa confiance en lui faisant prendre conscience qu’il ne doit surtout pas lui parler car ils sont enregistrés et parce que Felicette, le premier chat dans l’espace, a été euthanasiée pour être étudiée. Ma foi, c’est la meilleure raison pour ne pas faire de la merde.

De retour dans la station, Samuel s’évanouit et, à son réveil, confie que Jeanne est la clé de tous les mystères. Ces derniers mots seront murmurés à l’oreille de Peter, mais nous n’en saurons pas beaucoup plus. Bordel, je suis dégoûté moi ? J’aimais bien Samuel, je n’avais pas envie qu’il meure, surtout comme ça. Enfin comme ça… On ne sait même pas comment, d’ailleurs, c’est juste que son cœur s’arrête.

Peter ne révèle pas à son boss les derniers mots de Samuel, mais il en donne quand même l’idée générale. Les derniers mots sont une citation, la même que celle qu’Asma avait donné à Peter, alors on peut rapidement comprendre pourquoi il pète un câble. Malgré tout, je trouve qu’il garde sacrément son sang-froid ce psychologue. Il retourne dans le vaisseau de Samuel où il tente les derniers mots comme mot de passe. Et ça fonctionne : Irène lui dit même « Bonjour, Peter ». Yep, bien sûr qu’Irène sait qui il est.

Missions (S03)

Synopsis : Jeanne a ouvert un portail et tendu la main vers celui-ci, pendant que Samuel rentrait seul (enfin, avec Irène) sur Terre.

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210-2

Pour commencer, j’ai procrastiné cette saison depuis sa sortie, parce que j’avais envie de trouver un moyen pour voir les cinq épisodes d’un coup. Le #WESéries m’a paru être la meilleure opportunité pour y arriver, mais même quand j’en ai fait un l’été dernier, j’ai reporté la série. Bref, ça fait quelques mois que j’ai vraiment envie de savoir la conclusion de cette série, surtout que j’avais bien aimé la deuxième saison. Et une fois vue, j’ai pris un mois avant de commencer à en publier des critiques ici, donc oui, tous les articles ont été écrits début janvier, mais ce n’est pas grave, mieux vaut tard que jamais.

Je ne me faisais pas d’illusion au moment de commencer par contre, j’étais sûr de devoir encore mettre deux épisodes à vraiment entrer dans le concept et à tout me rappeler des saisons précédentes. M’enfin, pour une fois qu’on a une série française de science-fiction avec de bonnes idées et (normalement) une vraie conclusion, je n’allais pas bouder mon plaisir.

En plus, ça me validait totalement un point du Bingo Séries, mais faut bien avouer que quand j’ai créé le point, je me suis dit « c’est le moment ou jamais pour la saison 3 ». Reste à savoir si je vais réussir à me la faire d’un coup ou non.

Note moyenne de la saison : 16,5/20

S03E01 – Le Rasoir d’Ockham – 16/20
Ce début de saison est assez déstabilisant, mais je n’en attendais pas moins de cette série dont les épisodes ont toujours su prendre par surprise dans les choix et les intrigues. Je suis pressé d’en savoir plus et en même temps déjà frustré de savoir qu’il ne me reste que quatre épisodes, parce que la série semble vouloir prendre son temps à donner les réponses en posant encore plus de questions.
S03E02 – La Clé – 18/20
Bien qu’un peu frustrant car il pose bien des questions et que certains personnages ne simplifient pas le travail de clarification des mystères, cet épisode est un vrai plaisir à regarder. J’étais content de retrouver des personnages plus vus depuis un bon moment, content de voir que les scénaristes ne cédaient pas à certaines facilités et content d’être embarqué dans ce nouveau mystère. Bref, je bingewatche, clairement.

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