Station 19 – S06E06


Épisode 6 – Everybody Says Don’t – 16/20
C’est un bon épisode, mais je suis frustré de savoir que le prochain épisode ne sera que dans un trimestre, parce que j’aurais bien aimé en avoir plus pour cette fin d’année. Concrètement, ce début de saison est plutôt bon dans son ensemble, mais il laisse un goût de trop peu : les intrigues ont à peine eu le temps de s’installer et de montrer ce qu’elles pouvaient donner que les voilà déjà en pause. Vivement la suite.

Spoilers

Un orage énorme se prépare au-dessus de Seattle.


You seemed so pregnant.

Vic est beaucoup trop matinale alors que moi, je regarde cet épisode en pleine nuit. Pourquoi pas ? C’est une manière comme une autre d’ouvrir un épisode sans que personne ne couche ensemble, pour une fois. Elle réveille en effet Maya et Carina, mais les deux sont toujours clairement en froid. Le fait que Carina avoue finalement avoir fait un test de grossesse sans Maya n’arrange pas les choses.

En effet, elle n’est pas enceinte, mais le vrai problème pour Maya est de savoir que sa femme a fait un test sans elle. Et vous savez quoi ? Pour une fois, je n’étais vraiment pas du côté de Carina ! Elle m’a énervé comme rarement à vouloir recentrer la conversation sur elle – genre, je sais bien qu’elle doit être dévastée et qu’il faut trouver des solutions, possiblement, mais elle a aussi fait un truc qu’elle ne voulait pas faire avant par culpabilité, hein.

Bref, Maya et Carina sont toujours dans cette position où elles sont incapables de se comprendre et se parler, et c’est chiant, parce que la série va clairement partir en pause sans que rien ne soit réglé entre elles. Pour ne rien arranger, Maya continue de s’aveugler aussi sur sa condition physique, et ça ne me dit rien qui vaille, surtout quand on la voit commencer à prendre des antidouleurs comme s’il s’agissait de bonbons.

En parallèle de tout ça, on doit encore se taper des scènes pour le couple Sullivan/Ross, histoire de nous rappeler qu’ils ne doivent surtout pas être grillés et qu’ils veulent garder ça secret. Ouais, bon, on les voit venir de loin ; ils vont se faire surprendre avant la fin de l’épisode. C’en était au point où j’ai même cru que le room service de l’hôtel allait être un personnage connu, d’une manière ou d’une autre.

Pourquoi Vic se réveille-t-elle si tôt ? Toujours parce qu’elle a son idée d’aller recruter de nouvelles filles ou femmes pour qu’elles deviennent pompier un jour ou l’autre. Le truc, c’est que ça l’empêche d’aller aider Travis avec les syndicats, comme elle aurait dû le faire si elle était restée sa manager. Seulement, maintenant, il a Eli pour ça – et ça signifie qu’il est là pour rester dans la vie de Travis. Cela passionne Andy, qui a plein de questions à poser sur lui à Vic.

De son côté, Eli fait ce qu’il peut pour aider Travis, et ça inclut de faire partie de l’événement de Vic. Enfin, Ben se plaint de Miranda, pour changer. Elle avait besoin de lui pour ouvrir sa clinique de fertilité et être anesthésiste là-bas.

Une fois cette longue introduction mise en place, nous pouvons commencer l’épisode pour de vrai, avec Vic qui organise donc une journée avec des, on va dire, collégiennes afin de leur montrer que ça peut être fun d’être pompier. Par contre, qu’en tant que pompier, Vic choisisse de rester dehors alors que clairement un orage approche ? C’était bizarre. Et ça l’était encore plus quand les pompiers se mettent à utiliser beaucoup trop d’eau sur le toit de la caserne. Heureusement, Theo et Ross étaient là pour les arrêter et les faire rentrer, juste avant le pire de l’orage.

En plus, ça arrangeait bien les affaires de Vic finalement : Ross se met à engueuler Beckett devant les gamines, montrant que l’autorité peut aussi être féminine. Dès qu’elle n’est pas avec Sullivan, je la trouve géniale la cheffe Ross, moi : elle force même Jack à être volontaire à la caserne, et ça passait bien. Les scènes sont plutôt marrantes, en plus : on voit Jack et Vic jouer les profs pour une génération de gamines qui veulent devenir pompiers, et ça marche bien.

Je veux dire, Vic en prof ? C’est une sacrée bonne idée, parce qu’elle a toutes les qualités qu’il faut pour ça. Elle remotive comme elle peut Santos, une gamine qui manque de confiance en elle, et ça marche vraiment bien, au point où Ross la remarque et finit par lui demander son avis sur le chef Beckett, histoire de monter son dossier contre lui, probablement.

En attendant, les cours continuent avec un cours sur le massage cardiaque. Allez, je leur donne moins d’un épisode avant d’avoir besoin elles aussi de faire un massage cardiaque à une de leur pote. Je vois bien Santos devoir le faire, par exemple. Après, c’est marrant de voir un entraînement à cette procédure au son de Baby Shark. Ca réactualise des connaissances qu’on avait tous sur Stayin’ Alive pour une autre génération après tout. Oui, c’est ridicule… Mais c’était ridicule aussi avant.

Un truc moins ridicule ? Ross qui fait son petit discours anecdotique pour motiver les gamines. Par contre, que ça nous provoque des doutes chez Vic alors qu’elle n’en a jamais eu aucun avant cet épisode où elle a toujours été faite pour ce job, même quand elle avait peur du feu, c’est fou quand même. Et même si elle a beaucoup à gérer dans l’épisode, Vic reste présente pour Jack, ce qui est plutôt une jolie chose à voir – et ce qui est plutôt rassurant aussi. Elle apprend ainsi que Jack a désormais une sœur, en profitant pour insister sur le fait que c’est bon signe de la voir le chercher : sa famille l’aimait.

Ils n’ont pas trop le temps de s’appesantir là-dessus de toute manière : l’orage continue et finit par frapper une famille qui prenait simplement un petit pique-nique. Un père de famille débarque avec sa femme et ses filles dans le coffre, parce qu’elles ont été frappées par la foudre et sont en crise cardiaque. Comme prévu, Vic, Travis et Ross sont débordés et n’ont d’autres choix que de faire appel aux petites volontaires qui sont là.

Voilà donc Santos et O’Hare forcées d’intervenir pour faire un massage cardiaque sur Baby Shark et réussir à sauver les deux sœurs et la mère. C’est beau, non ? Et ça l’est d’autant plus que tout ça est rendu possible par Vic qui fait appel à elles au bon moment, avant de les soutenir quand elles sont en panique, sur le moment comme après. Elle a le meilleur des speechs sur le fait que c’est une bonne chose de pleurer et que ça fait d’elles de très bonnes recrues potentielles.

Ross voit tout ça et revient vers Vic ensuite pour enfin lui faire remarquer qu’elle est beaucoup trop dramatique dans sa vie en général. Cela faisait du bien d’avoir quelqu’un pour enfin lui dire, alors que Ross la fait ensuite prendre conscience qu’elle serait parfaite pour gérer Crisis One. Alors… Elle est beaucoup trop émotive et réactive pour ça, je pense, et même si ce sont des qualités, on a déjà vu que ça pouvait être des défauts sur le terrain. En même temps, je la vois bien gérer ce poste… Je ne sais pas, on verra dans le reste de la saison, j’imagine.

Une fois qu’elle a dit tout ça, Ross se rend compte qu’elle a besoin aussi de laisser ses émotions se faire entendre : elle est énervée de ne pas pouvoir afficher sa relation au grand jour, parce qu’elle a peur de perdre son job ou sa crédibilité. Ma foi, c’est un dilemme que j’aime bien pour elle, surtout qu’elle se rend compte à quel point elle aime ce job grâce à Vic et/ou aux gamines. Et elle fait donc le choix de son boulot plutôt que de Sullivan. AHA. Ca ne tourne pas du tout en rond.

Pendant ce temps, les pompiers sont appelés en intervention parce que l’orage a fait se crasher un hélicoptère. Rien de bien original pour une série comme celle-ci… mais comme nous sommes en mi-saison (déjà, oui – et l’appellation est mauvaise vraiment, on est plus sur un tiers là), il faut que tout dérape.

Beckett est ainsi insupportable, Theo ne sent pas bien tout ce qu’il se passe et il remarque assez vite que Maya a trop mal à la jambe pour être encore sur une intervention. Et pourtant, elle est là. On sent bien que ça tournera mal à un moment dans l’épisode, mais avant ça, il faut quand même que ça commence comme n’importe quelle intervention. Andy et Sullivan tentent donc d’aider le passager de l’hélicoptère, mais celui-ci meurt rapidement. Rapidement, oui, mais pas avant d’avoir eu une vision de son père. C’est triste et ça nous perturbe Andy, évidemment.

C’est donc sans surprise qu’elle finit par donner des ordres à tout le monde et jouer la capitaine quand Beckett fait de la merde une fois de plus. En effet, les pompiers parviennent à évacuer une première passagère de l’hélicoptère, mais un deuxième passager donne plus de fil à retordre, avec un risque fort de paralysie s’ils se décident à faire le travail trop vite comme Beckett le demande.

Ben s’énerve donc sur Beckett, Andy s’en mêle, sous la surveillance de Théo toujours et… bim, Andy prend le commandement à la seconde où Beckett lui propose de faire mieux que lui. Et elle fait mieux, effectivement, s’occupant même de Maya, au passage. En la mettant de côté. Bim, bien fait pour toi, Maya.

Je n’ai pas trop aimé la direction que ça prenait ensuite, évidemment : c’est Ben qui va finir par devenir capitaine, clairement. Theo trouve en effet qu’il est trop fort pour se faire entendre à la radio quand il parle à l’hôpital et qu’il les force à faire ce qu’il souhaite, sans les insulter, sans leur crier dessus. Pas comme Beckett, pas comme Andy. Ma foi, le pire, c’est que ça semble cohérent.

De son côté, Travis rate son rendez-vous plus qu’important avec les syndicats pour prouver qu’il pourrait être un bon candidat : le résultat, c’est qu’on voit clairement qu’il a peut-être du mal à gérer sa colère et que Dixon se fout de sa gueule une fois de plus. Eli a beau tenter de calmer ou rassurer Travis, eh bien, ce n’est pas suffisant. Il a raté le rendez-vous de toute manière. Par conséquent, il demande à Eli de faire fuiter l’histoire familiale de Dixon, histoire de reprendre de l’avance sur une course à la mairie qu’il est clairement en train de perdre. Bon courage pour te regarder dans le miroir après ça, Travis.

Et comme tout ça n’est pas assez dramatique pour une fin de saison, il nous reste à devoir gérer une confrontation Maya/Andy. Maya n’apprécie pas d’avoir été mise de côté par Andy, surtout que ça s’est fait devant Beckett. Elle lui en veut et lui fait savoir, n’écoutant aucun des arguments plutôt bons d’Andy. Sans surprise, ça se termine donc mal : Maya retourne s’entraîner malgré ses blessures. Elle accélère même le tapis de course et finit par s’exploser la gueule, dans une jolie cascade. Elle termine l’épisode inconsciente, et personne ne vient s’occuper d’elle parce qu’une alarme fait que toute la caserne se vide. Andy voit bien que Maya n’est pas là… mais l’alarme et le job passent avant sa pote, qu’elle pense en train de bouder, grosso modo.

L’attente va être longue !

 

Vus cette semaine #44

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1 (ou J+beaucoup plus quand ce sont des rattrapages, mais faut bien classer d’une manière ou d’une autre)… 

Mardi

NCIS – S20E02 – Daddy Issues – 14/20
Autant Walker a pris tout son temps pour proposer à nouveau un épisode plutôt classique en ce début de saison, autant NCIS n’est pas confronté du tout à ce problème : ce second épisode nous replonge déjà dans la routine des agents – et ce n’est pas plus mal, parce que c’est tout à fait ce que j’avais envie de voir pendant mon repas. Peu de surprises, mais c’est efficace.
NCIS Hawai’i – S02E02 – Blind Curves – 15/20
Je me rends compte que les personnages de la série me manquaient un peu : j’ai passé un bon moment devant cet épisode. Il est tout simple, l’enquête y est trop fluide et simple, mais ce n’est pas grave : c’est le genre de divertissement efficace dont j’ai besoin pour mes déjeuners solo. Ouais, c’est uniquement pour ça que j’ai repris cette saison 2… Et alors ? J’étais content d’enfin retrouver la série, parce que le crossover de début de saison m’avait déçu.
NCIS – S20E03 – Unearth – 14/20
Je ne sais pas trop quoi penser des développements de personnage dans cet épisode, mais l’enquête avait le mérite d’être intéressante parce qu’elle était plutôt surprenante pour cette série. Je ne suis pas sûr que je m’en souviendrais vraiment demain, mais de toute manière, ce qu’il fallait retenir était ailleurs, avec l’insistance sur un personnage qui commence à se faire sa place malgré son peu de temps de présence.
NCIS Hawai’i – S02E03 – Stolen Valor – 16/20
Deux épisodes coup sur coup qui se centrent sur les mêmes personnages ? La série a compris la raison principale pour laquelle on l’aimait et la regardait, je crois. C’est peut-être un peu abusé de leur part, mais ça m’a fait plaisir, surtout que cet épisode fonctionnait vraiment bien dans la manière dont il était amené. Certes, il y avait bien des choses prévisibles, mais ce n’est pas grave, parce que j’ai aimé passer autant de temps sur la même intrigue.
9-1-1 – S06E03 – The Devil You Know – 11/20
Je suis blasé par cet épisode qui n’était pas du tout ce que j’en espérais. Non seulement, je l’ai trouvé extrêmement prévisible, mais en plus, comme à chaque fois qu’ils se lancent dans ce genre d’enquêtes, il y avait des problèmes de cohérence et de crédibilité. Pour ne rien arranger, j’ai eu l’impression de regarder une toute autre série. Bien sûr, le changement de ton était voulu, mais je n’ai pas accroché plus que ça.
9-1-1 – S06E04 – Animal Instincts – 15/20
Et beh voilà, ce n’était pas si compliqué de faire un épisode qui tienne davantage la route que le précédent. Cela me rassure un peu pour le reste de la saison : on retrouve les cas d’urgence parfaitement improbables de la série et les évolutions de personnages qui prennent des virages inattendus à 180° sans crier gare. Et cela me va beaucoup mieux. j’espère que la saison va continuer sur cette lancée qui lui réussit bien mieux.
9-1-1 – S06E05 – Home Invasion – 16/20
La série reprend son souffle avec cet épisode qui correspond bien plus à ce qu’on peut attendre d’elle de manière générale : des interventions reliées entre elles, une intrigue comique, une autre plus dramatique et l’évolution à vitesse grand V d’un personnage en particulier. Ce cocktail explosif – c’est le mot – est divertissant et efficace.
9-1-1 – S06E06 – Tomorrow – 16/20
J’ai l’impression que l’épisode passe à côté de certaines opportunités et twists qui auraient pu être évidents, se contentant d’un suspense moins efficace. Pour autant, cet épisode marque un tournant dans la vie d’un des personnages principaux de la série et il le fait de manière plutôt réussie. Après, je ne suis pas le plus objectif sur le sujet : j’adore les personnages mis en avant dans l’épisode.

Vendredi

Station 19 – S06E04 – Demons – 15/20
Il y a de bonnes idées dans cet épisode, mais aussi beaucoup de potentiel gâché : c’est un épisode d’Halloween qui aurait pu réussir à nous faire bien plus peur s’il s’en était donné les moyens. Malheureusement, son but n’est d’être qu’une transition, et si c’est réussi, c’est un peu frustrant. Il y aura un avant et un après dans la majorité des intrigues, c’est déjà ça de pris.
Grey’s Anatomy – S19E04 – Haunted – 16/20
La saison se poursuit en remettant peut-être un peu trop l’accent sur les intrigues des saisons précédentes. Il fallait bien que les couples reprennent leur droit sur la série, même si on est épuisé par une bonne partie d’entre eux. Heureusement, on continue d’avoir un soft reboot en parallèle, avec des intrigues plus légères – mais peut-être un peu trop cheesy. Et à Halloween, on veut des sucreries, pas du fromage !
Station 19 – S06E05 – Pick Up the Pieces – 15/20
L’épisode est efficace par sa construction qui change un peu de ce qu’on a l’habitude de voir et qui intègre dans le casting l’air de rien des personnages que l’on reverra. Autrement dit, c’est un épisode tout à fait classique et divertissant, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais – et que j’avais envie de voir. La vie est belle, parfois.
Grey’s Anatomy – S19E05 – When I Get to the Border – 17/20
Il est compliqué de donner une note à cet épisode car les trois intrigues qui le composent sont vraiment trop différentes les unes des autres. Il y en a une qui est parfaitement horrible et nécessaire, et que j’imaginais bien voir dans la série depuis plusieurs mois sans me douter que ce serait traiter avec le retour de ce personnage emblématique ; une qui paraissait soporifique, mais nécessaire pour le développement de Meredith et enfin une qui permettait d’apporter de la légèreté à l’ensemble. Bref, c’était super hétérogène, et c’est difficile de savoir quoi en penser.
Walker – S03E04 – Wild Horses Couldn’t Drag Me Away – 13/20
La date était parfaite pour un épisode d’Halloween… mais ce n’est finalement pas ce que propose la série. C’est bien dommage. Cela dit, avec cet épisode, j’ai l’impression que les scénaristes offrent enfin une vision d’ensemble de ce que chaque personnage peut devenir en saison 3 – il était un peu temps d’avoir l’impression qu’on avançait sur le sujet, parce que la saison est déjà bien entamée l’air de rien.
Walker – S03E05 – Mum’s the Word – 09/20
Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Je me suis posé plusieurs fois au cours de l’épisode la question et c’est le sentiment qui persiste après visionnage : c’est un énorme what the fuck à bien des niveaux. Cet épisode tente de mettre en place plein de nouvelles choses, mais très peu fonctionnent vraiment. Pire, les personnages semblent réagir en étant totalement à côté de ce qu’ils nous ont habitué à faire. Bref, c’était mal écrit.
Manifest – S04E01 – Touch-and-Go – 14/20
Si certains acteurs continuent de jouer toujours aussi mal, d’autres semblent un peu plus motivés cette saison. Si je compare cet épisode avec la catastrophe qu’était la reprise de la saison 3, je dirais même qu’on a un épisode de qualité… Mais bon, faut pas abuser non plus. J’ai eu quelques surprises en cours de route, parce que je ne m’attendais pas à certains revirements de situation dans le scénario global de la saison, et quelques fous rire quand c’était trop mauvais ; et ainsi, je peux le dire : ce retour est exactement ce que j’en attendais, non pas dans l’intrigue, mais dans les ressentis qu’il donne.
Manifest – S04E02 – All-Call – 15/20
Voilà encore un épisode qui a trouvé le moyen de me faire rire plus que nécessaire avec des répliques ou des bouts d’intrigue sans queue ni tête. Et pourtant, au milieu de tout ça, le mystère reste addictif et on sent qu’on avance – même si on ne sait toujours pas où on va. C’est la force de la série, au fond : elle est addictive parce qu’elle distille des bouts de réponses à chaque fois et parce qu’on sent bien que le récit est mené dans une direction. Entre ça et les intrigues qui se recoupent à chaque fois, prouvant une certaine maîtrise d’écriture quand même (les nombreux défauts étant dans les détails), je suis finalement satisfait.

Dimanche

The Walking Dead – S11E21 – Outpost 22 – 18/20
Ce dernier arc de la saison, et de la série (on y arrive !), me plaît beaucoup parce qu’il permet de faire avancer en même temps bon nombre de personnages dans des directions qui se rejoignent. En revanche, ça avance assez vite pour que je m’attende à un ou deux dernier(s) épisode(s) de saison encore différent(s) de là où nous en sommes. Pour l’instant, peu importe : j’ai vraiment bien savouré cet épisode qui, s’il n’invente rien à ce stade, parvient à surprendre par sa fluidité.
The Walking Dead – S11E22 – Faith – 17/20
La série semble vouloir me plaire pour ses derniers épisodes, en donnant exactement à cette fin de saison les twists que j’avais envie de voir pour certains personnages, histoire de pouvoir leur dire au revoir au sommet de leur gloire. Après, comme la fin approche, je ne suis pas tout à fait serein pour la survie de tous, et cet épisode me l’a rappelé : il y a encore des personnages auxquels je suis attaché. Et d’autres, pas du tout. C’est rarement ces derniers qui sont le plus en danger, cependant. Bref, plus que deux épisodes…
The Walking Dead – S11E23 – Family – 19/20
Il n’y a plus de doute, on se dirige à grands pas vers une fin de saison avec un épisode qui était franchement réussi. Cette saison a réussi à plusieurs reprises à me rappeler ce que j’avais pu aimer pendant ces onze saisons, et cet épisode le fait très bien aussi, avec quelques rebondissements et une situation qui se complexifie au fur et à mesure que les intrigues se croisent. Franchement, ils sont capables de réussir la fin à ce stade. Et je n’aurais pas parié dessus il y a quatre ans.

Voilà des vacances rentabilisées, enfin ! Cela valait le coup d’être malade…

> Vus en 2022 

 

The Walking Dead – S11E23

Épisode 23 – Family – 19/20
Il n’y a plus de doute, on se dirige à grands pas vers une fin de saison avec un épisode qui était franchement réussi. Cette saison a réussi à plusieurs reprises à me rappeler ce que j’avais pu aimer pendant ces onze saisons, et cet épisode le fait très bien aussi, avec quelques rebondissements et une situation qui se complexifie au fur et à mesure que les intrigues se croisent. Franchement, ils sont capables de réussir la fin à ce stade. Et je n’aurais pas parié dessus il y a quatre ans.

Spoilers

Nos héros prennent le train du Commonwealth dans l’espoir de retrouver Coco et les enfants.

Stop the dead before it’s too late!

J’ai beaucoup hésité avant de lancer cet épisode, me disant que je pouvais tout à fait attendre la semaine prochaine pour me garder les deux derniers épisodes en même temps… Mais la vérité, c’est qu’après l’épisode 22, il est dur de patienter. Et puis, allez savoir si j’aurais le temps pour deux épisodes dimanche prochain.

En tout cas, pour un avant-dernier épisode, l’introduction avait déjà des airs de fin : j’ai adoré avoir la voix off de Judith avec une petite musique entraînante et des plans sur une malle pleine d’armes où chacun venait se servir – en parallèle de plans où chaque arme a été utilisée dans la série. C’était simple et efficace, ça reflétait bien ces onze saisons et ça parvenait à ne pas tomber trop dans le ridicule. Et puis, cela fait plaisir de voir certains nouveaux personnages (ils le resteront toujours) parmi ce montage de début. Genre, Lydia, Kelly ou Yumiko font partie de la famille désormais.

Au passage, la série fait quelques clins d’œil en nous parlant de Lori et Carl, alors que Judith récupère le flingue de son père dans la malle. Le chapeau de Carl ? Il est passé par Judith à son petit frère, avant qu’elle nous tease le jour où tout changera pour toujours. Ils auraient pu nous éviter cette formulation maladroite car trop entendue franchement.

Après le générique, nous retrouvons une Rosita toujours aussi énervée qu’à la fin de l’épisode précédent qui motive comme elle peut des troupes à se bouger plus vite pour aller chercher les enfants… Pourquoi pas ? D’autres sont déjà en train de parler de conduire le train, et j’adore l’idée.

Negan, lui, s’inquiète auprès de Maggie de savoir comment elle compte faire pour se venger – sachant très bien que s’ils laissent Pamela en vie, personne ne sera sain et sauf. C’est un peu du foutage de gueule venant de lui.

Il parle de ça à Maggie alors qu’elle avait été empêchée de le tuer si proche du but. En plus, il ose s’associer à elle comme s’ils étaient un duo efficace… Et bien sûr, ils le sont, mais de là à l’expliciter à Maggie ? Elle l’envoie bouler, évidemment, avant d’aller faire un câlin à Hershel qu’elle laisse une fois de plus derrière elle. Negan laisse quant à lui sa femme derrière lui.

Daryl aimerait laisser derrière lui Judith, mais elle ne se laisse pas faire cette fois-ci : elle sait bien que son frère et ses parents ne se sont pas battus pour avoir un monde si pourri et elle veut se battre pour obtenir un futur heureux. Comme Carl à l’époque. Le discours vient d’une gamine de dix ans, mais apparemment, ça suffit à ce que Carol change de perspective et recommence à penser au futur. Partant de là, ça suffit aussi à ce que Daryl accepte qu’elle vienne avec lui. Bon, que Carol ne vienne pas pleurer d’avoir encore perdu un enfant après !

Tout le monde monte finalement à bord du train pour rejoindre plus vite le Commonwealth. Il y a clairement un wagon pour le commandement du groupe, mené par Rosita (inévitablement), Gabriel, Maggie, Carol et Daryl, toujours accompagné de Judith. Cela leur permet d’établir un plan assez rapidement, dans le seul but de récupérer Coco.

Dans un autre wagon – ou plus loin dans le même, ce n’est pas bien clair, Magna, Connie et Kelly parlent avec le soldat qui avait voulu s’en prendre à Pamela, histoire que l’on apprenne à connaître ce personnage. Cela me paraît un peu tard pour introduire de nouveaux personnages quand même. En plus, Princess a été clair : ils ont un but qui n’est pas de papoter, mais de réussir à rétablir la radio.

Même s’ils sont en train, les personnages passent un bon moment à se rendre au Commonwealth, tout de même. Cela laisse l’opportunité à Negan de remercier Ezekiel : c’est quand même grâce à lui s’il est encore en vie. Si tout ça n’est pas ironique, franchement ! Ezekiel se justifie en expliquant qu’il ne voulait pas le voir mourir de manière trop facile, préférant le voir se morfondre. Il lui raconte ensuite sa vie et son opération, et franchement, je n’ai pas trop compris pourquoi. C’est quoi son but ? Devenir pote avec Negan ? A priori, non.

Celui-ci semble le prendre comme ça quand même, expliquant qu’il a préféré se dénoncer comme le traître auprès du chef de la prison Alexandria afin de se racheter. S’il était mort comme ça, alors sa femme aurait eu une meilleure histoire à raconter à leurs enfants. Maggie l’entend expliquer sa volonté de devenir une meilleure personne, et ça la laisse songeuse apparemment.

De son côté, Judith confie qu’elle n’a plus eu de nouvelles de sa mère à la radio depuis un moment. Cela fait plaisir de réentendre parler de Michonne, même si ça montre aussi que ce n’est pas hyper crédible de l’avoir à errer quelque part au loin alors que Judith est encore en vie – même si c’est pour retrouver Rick. Ce serait bien aussi de voir Michonne revenir pour le dernier épisode, mais bon.

Pendant ce temps, au Commonwealth, Mercer ramène Eugène auprès de Max et de Yumiko. Il n’a pas souhaité les prévenir avant, pour éviter d’impliquer trop de monde, mais maintenant, il a besoin d’elles pour continuer d’agiter le peuple du Commonwealth le temps qu’il trouve assez de soldats souhaitant s’en prendre à Pamela.

C’est un plan qui pourrait fonctionner, mais bordel, qu’est-ce qu’il doit regretter d’avoir sauvé la vie d’Eugène ! Celui-ci reste insupportable et le sera donc jusqu’au bout de la série : il le remercie de rejoindre la longue liste des gens lui ayant sauvé la vie (putain, mais faut se remettre en question ?) avant de demander ce qu’il peut faire en ville pour l’aider. COMME SI.

Evidemment, Mercer veut juste qu’il se planque, quoi. En attendant, Mercer va se faire engueuler par Pamela parce qu’Eugene a réussi à s’échapper. Il joue clairement sur les deux tableaux, et son ironie toute douce ne peut pas passer inaperçue auprès de Pamela. Elle demande tout de même qu’Eugène soit tué dès qu’on le retrouvera, sans autre forme de procès ou d’exécution publique. Cela en dit long sur sa perte de contrôle.

Elle envoie une autre soldat surveiller Mercer pendant qu’il continue sa journée, n’ayant plus vraiment confiance en lui, à raison. Mercer joue pourtant le double jeu avec beaucoup d’efficacité : il fait interroger Yumiko, par exemple. Bon, il reçoit aussi un appel radio de Princess qui a réussi à faire fonctionner la radio dans le train, mais ça, personne ne l’entend, heureusement. Princess en profite pour savoir où se positionne son mec, sachant qu’un train plein d’anciens prisonniers ayant des envies de revanche sur Pamela est sur le point de débarquer.

Sans trop de surprise pour nous, Mercer est bien sûr de son côté, mais en vrai, c’était une sacrée prise de risque de la part de Princess de tout lui balancer sans en être sûre. Ils sont interrompus avant d’avoir le temps de se dire beaucoup plus de choses, car une alarme sonne au Commonwealth, pour indiquer la proximité d’une horde de zombies.

Effectivement, il ne faut pas oublier le groupe d’Aaron. Ils sont désormais dans une meute de zombies encadrés par les soldats du Commonwealth, qui ont clairement pour ordre de les ramener près du Commonwealth pour faciliter à Pamela l’évacuation des rues, le respect d’un confinement et le maintien de l’ordre. La peur, c’est un puissant outil pour que les gens restent en place. Pensez donc au Covid. Pardon.

Nos héros sont donc pris au piège, mais ils trouvent une faille dans la surveillance des Stormtroopers. C’était d’autant plus intéressant que ça permettait de montrer que la technique des Chuchoteurs était facile à copier, finalement : il suffit que l’un chuchote et que les autres répètent. Ils ne s’embarrassent même pas avec un masque désormais !

Ils doivent un peu le regretter quand un Stormtrooper ramène une autre horde de zombies et les pousse à poursuivre leur chemin sans s’écarter de la horde avec laquelle ils sont. Ils finissent par trouver une autre stratégie pour s’échapper, en montant à bord d’un van au bord du chemin. L’idée est bonne, mais ce n’est pas si évident quand on fait partie d’une horde de zombie. La femme qui accompagne Luke est ainsi emmenée au loin par les zombies, et elle ne peut pas faire demi-tour pour éviter de se faire bouffer.

Luke choisit donc de la suivre, voyant bien qu’il ne réussira pas à s’en sortir. Elijah se retrouve pris dans un autre flot de zombies l’empêchant de monter dans le van sans se faire remarquer. Malheureusement, Lydia n’est pas prête à le perdre et s’accroche donc à lui, depuis le van, persuadée de pouvoir le tirer jusqu’à elle. Ce n’est pas ce qu’il se passe, loin s’en faut, et je suis dégoûté : elle se fait remarquer par un zombie qui lui mord le poignet… Aaron la force alors à lâcher la main d’Elijah qui poursuit son chemin parmi les zombies, en direction du Commonwealh.

Lydia le prend super mal : il est hors de question pour elle d’abandonner Elijah. C’est beau un jeune amour comme ça, elle en oublie qu’elle va devoir perdre sa main. Par chance, elle est avec Aaron. Il peut au moins lui expliquer que la pire partie est à venir, parce quelle va se faire couper la main, mais que bon, elle est aimée et elle va s’en tirer, comme lui. La pauvre. Je suis quand même heureux qu’elle reste en vie, mais ça nous rappelle que la vie était trop simple pour nos héros ces derniers temps. On n’a plus eu de sacrifice de membres ou de vies depuis un moment après tout.

C’est désormais chose faite, avec Lydia qui prend bien cher dans cet épisode. Elle perd à la fois sa main et son mec, quoi. Elle est au bout du bout quand elle se réveille finalement. Je dois dire que je suis assez surpris : certes, j’aime le personnage, mais je n’avais pas souvenir que l’actrice gérait aussi bien les émotions. Pourtant, elle a déjà eu des épisodes avec des émotions fortes comme ça quand sa mère était là. Et c’est sûrement pour ça que je l’aime ?

Je ne sais pas, en tout cas, là vraiment, ses scènes ont réussi à me toucher. Et je ne pensais pas être encore touché à deux épisodes de la fin. Après, la série cherchait vraiment la merde : Jerry culpabilise de voir Lydia dans cet état et il lui annonce donc qu’il part à la recherche d’Elijah, Luke et Jules… Je trouve que c’est la pire idée du monde. Putain, mec, t’es en sécurité, t’as des gosses et une femme à retrouver, ne va pas t’amuser parmi les zombies, quoi !

Au Commonwealth, le confinement s’organise comme d’habitude, et ça énerve un peu Maxine. Elle tente de voir avec son frère quoi faire, mais lui, il lui ordonne simplement de faire comme d’habitude. Cela n’empêche pas Max de s’inquiéter. Mercer, lui, fait en sorte de dégager le passage pour tous nos héros qui arrivent d’Alexandria.

Comme il prend un peu son temps, le doute s’installe et Carol se sépare du groupe, préférant trouver un autre moyen de s’infiltrer. Il faut toujours qu’elle se fasse remarquer de toute manière. Les autres parviennent à entrer dans le Commonwealth pourtant, débarquant carrément… dans le bâtiment principal.

Pamela continue de faire surveiller Mercer, mais elle ne se doute apparemment de rien quand il évacue tout un secteur – par lequel nos héros entrent dans le Commonwealth – pour aller s’occuper de la meute de zombies. Il faut dire que ça se passe mal pour eux sur le terrain : une voiture de Stormtroopers se crashe après l’attaque d’un zombie qui est parvenu à monter dedans.

Pourtant, quand les héros de la série s’infiltrent finalement dans le bâtiment principal, on comprend bien que c’est la merde : les portes vers l’extérieur sont scellées… et il est rapidement évident qu’ils sont pris au piège. Bon, les premiers à mourir sont des figurants, pas de quoi s’inquiéter. Enfin, si, quand même : pendant que ça mitraille dans tous les sens dans la station de train, Mercer se fait arrêter et ne peut pas continuer de mettre en place des fortifications pour empêcher la horde de zombies d’entrer dans le Commonwealth.

Pour ne rien arranger à la situation, les Stormtroopers cherchent toujours Eugène en faisant du porte à porte, et l’un d’entre eux finit par le trouver. Contre toute attente, Eugène parvient à s’en débarrasser en l’attaquant… mais ça n’empêche pas que la situation est compliquée, parce qu’une fois le garde inconscient, il n’y a plus grand-monde pour répondre à sa radio. Logique.

Et dans le bâtiment principal du Commonwealth, les choses tournent vraiment mal. Avec nos héros pris au piège, c’est un peu inévitable d’avoir au moins une autre victime. Les figurants y passent, des deux côtés. Contre toute attente, Pamela surgit par ses gardes armés jusqu’aux dents pour tirer elle aussi sur nos héros. Et là, ça ne pouvait pas bien se terminer : Pamela vise Maggie et tire… mais Judith s’interpose pour sauver Maggie.

C’est donc Judith qui se prend une balle, au moment où Carol débarque elle aussi. Je l’avais dit qu’elle le regretterait. Et putain, Judith quoi. Pamela elle-même n’en revient pas de ce qu’elle vient de faire. Tuer Maggie qu’elle déteste n’était pas un souci, mais tuer une enfant, c’est autre chose.

Tous nos héros sont cliarement dépassés par la situation. Cette fois cependant, ils sont aussi assez énervés pour que ça parte en vrille et que ça leur donne une bonne raison de tout dégommer. Ezekiel et Daryl font ainsi équipe pour exploser un extincteur et laisser la fumée s’imposer dans tout le bâtiment. Cela leur permet de faire route vers l’extérieur du bâtiment où la sortie est heureusement dégagée elle aussi : Eugène sert enfin à quelque chose après un nombre de saisons qui ont paru interminable à se le coltiner. Cela dit, je dis ça, mais je suis sûr que Magna aurait géré le garde sans aucun souci. En plus, j’ai eu plus peur qu’autre chose quand elle s’est retrouvée face à Eugène, puis face à Yumiko. C’est le genre de retrouvailles qui font toujours un peu peur.

Pourtant, elle s’en sort en vie, et tous nos héros peuvent donc évacuer le bâtiment principal sans trop de mal. Le truc, c’est que pendant qu’ils font ça, la horde de zombies s’est rapprochée grandement du mur d’enceinte. C’est l’occasion pour le Commonwealth de découvrir qu’il y a désormais des zombies capables d’escalader les murs d’enceinte. Toujours plus dans la menace, même en dernière saison, donc. Le pauvre soldat qui montait la garde se retrouve ainsi attaqué par un zombie qu’il n’avait pas vu arriver. Je dis « le pauvre soldat », mais je pourrais aussi dire « le sombre idiot », parce qu’en vrai, pendant qu’il se fait bouffer, il trouve d’appuyer exactement sur le bouton sur lequel il ne devait surtout pas appuyer.

Il nous ouvre les portes du Commonwealth à tous les zombies qui attendaient derrière les portes. C’est la fin des haricots, comme à chaque fois qu’une communauté parfaite semble exister. C’est exactement pour ça que le dernier comic ne peut être satisfaisant et que j’attends au tournant la fin de la série – malgré les spin-offs prévus. En attendant, eh bien, c’est sans surprise que Pamela est paniquée d’apprendre que des zombies sont dans ses murs et que sa première réaction – sa seule réaction d’ailleurs – est de protéger l’Etat, c’est-à-dire elle-même.

Eh oui, la République, c’est elle. Pardon. Elle se retranche chez elle et dans une petite zone autour de chez elle où elle indique que le personnel prioritaire doit être contenu et mis en sécurité. Au passage, elle sacrifie quelques centaines de vies, mais bon, il faut ce qu’il faut pour protéger l’Etat soi-disant. Toujours est-il que ça laisse nos héros dans les rues d’un Commonwealth envahi par les zombies où les Stormtroopers n’ont donc finalement pas grand-chose à faire d’eux.

Sans qu’ils ne puissent comprendre comment ou pourquoi, nos héros sont rejoints par Luke et Jules, ce qui permettait des retrouvailles sympathiques, mais le meilleur résumé reste celui de Negan quand il voit un zombie escalader un obstacle dans la rue : what the fuck ? Je vois mal comment ils pourront s’en sortir sur le long terme avec des zombies si efficaces.

Et en attendant, il reste à savoir comment ils s’en sortiront sur du court-terme. Pour le moment, ils se contentent de survivre comme ils peuvent en s’attaquant à la horde de zombies – notons qu’ils ont l’aide de Maxine aussi – et en fonçant vers une ruelle, mais il risque fort d’y avoir des pertes. Ils protègent coûte que coûte Daryl portant Judith dans ses bras (comme il portait Beth à une époque, hein), aussi. Celle-ci n’est pas morte, mais elle croit quand même que Daryl est son père quand elle se réveille au milieu de tout ça et qu’ils sont les seuls à réussir à pénétrer dans la ruelle, alors que tous les autres sont submergés de tous les côtés par les zombies.

Pfiou, ça faisait un sacré cliffhanger quand même.

The Walking Dead – S11E22

Épisode 22 – Faith – 17/20
La série semble vouloir me plaire pour ses derniers épisodes, en donnant exactement à cette fin de saison les twists que j’avais envie de voir pour certains personnages, histoire de pouvoir leur dire au revoir au sommet de leur gloire. Après, comme la fin approche, je ne suis pas tout à fait serein pour la survie de tous, et cet épisode me l’a rappelé : il y a encore des personnages auxquels je suis attaché. Et d’autres, pas du tout. C’est rarement ces derniers qui sont le plus en danger, cependant. Bref, plus que deux épisodes…

Spoilers

Alexandria est la nouvelle prison très à la mode, mais vous savez à quel point les héros de la série aiment s’en prendre aux prisons…

There’s a threat in my midst. And I believe it’s one of your people.

C’était un peu annoncé dans l’épisode précédent, mais c’est confirmé par le discours de Judith et les flashbacks qui l’accompagnent : cet épisode va se concentrer sur Negan. Quel personnage incroyablement bien travaillé pour une série qui a toujours eu du mal à travailler quoique ce soit sur du long terme. On le retrouve au début de celui-ci à travailler sur les rails avec tout un tas de membres du casting.

Cela fait plaisir, même si c’est un peu triste que cet épisode nous confirme au passage que Princess ou Magna sont aussi prisonnières du Commonwealth forcées de travailler à libérer les voies pour le train. Assez vite, on comprend que ce n’est pas leur première journée tous ensemble et qu’ils ont un système plutôt élaboré pour communiquer entre eux et s’indiquer où sont les gardes.

Aussi élaboré soit le système, il a un défaut : Negan. Quand il voit sa femme forcée de travailler dur alors qu’elle est enceinte, il essaie de négocier des pauses pour elle. Au départ, le dialogue semble fonctionner, mais il y a plus d’un Stormtrooper pour intervenir : dès lors, il se fait tabasser et sa femme essaie à son tour d’intervenir.

Alors qu’ils sont séparés une fois de plus, l’épisode nous révèle ce à quoi on s’attendait : ils sont observés de loin, tout près d’Alexandria, par Carol et Daryl. Allez, vite, de la baston, qu’on en finisse. Les pauvres attendaient surtout de voir les enfants cela dit, et tout ce qu’ils obtiennent, c’est de voir qu’Alexandria est devenue une prison. C’est gênant.

Cela l’est d’autant plus qu’ils ne voient pas comment venir en aide à leurs amis. Pourtant, assez vite, un plan se met en place pour infiltrer Alexandria. C’est amusant : ils ont échappé à la prison pour finalement entrer dans celle-ci, en passant par les égouts. Gabriel et Rosita sont toutefois mis de côté : Carol préfère qu’ils restent à faire le guet car ils sont les meilleurs snipers parmi eux. Oui, on sait tous à quel point Rosita vise bien… Hum.

Bon, bref, Daryl et Connie s’infiltrent dans Alexandria en passant par les égouts. Ceux-ci sont plein de zombies, et j’en arrive à me demander comment la ville n’a pas été prise d’assaut plus rapidement par des zombies.

Une autre équipe passe également par les égouts : Maggie et Carol connaissent un chemin qui mène directement dans une des maisons. C’est leur terrain après tout, évidemment qu’elles savent tout d’Alexandria. Elles n’ont aucun mal à pénétrer à l’intérieur d’une des maisons, mais elles sont toutefois repérées par un garde. Elles n’ont heureusement et sans surprise aucun mal à le mettre KO. Cela n’empêche pas qu’elles sont repérées et laissent des traces, désormais.

L’épisode perd aussi un peu de temps en développement du personnage de Maggie. C’était inévitable d’en arriver là et c’est même plutôt réussi pour une fois : elle indique qu’elle a l’impression d’entendre Hershel partout. Son fils lui manque plus que d’habitude principalement parce qu’elle ne sait pas où il est ; et elle s’en confie à Carol. C’est l’occasion d’une bonne scène où Carol lui rappelle que c’est normal de vouloir rendre le monde meilleur pour les enfants – et même elle continue de vouloir le faire pour Sophia et Henry. Pfiou, on repart loin dans le passé là.

À l’intérieur d’Alexandria, Negan, qui est supposé donner une étincelle d’espoir aux autres, continue de se comporter bien mal en s’opposant constamment à l’autorité. Il le fait même quand il essaie de convaincre Tyler, celui qui avait arrêté Max, de les rejoindre. Ce n’est pas très efficace pour le moment, donc.

En tout cas, le Commonwealth, représenté dans cette prison par un énième chef qu’on n’avait jamais vu avant, repère vite Negan comme trouble-fête. Et comme ils comprennent que sa femme est enceinte, ils se servent de l’information pour faire en sorte que Negan leur donne des informations. Le pire, c’est que ça pourrait fonctionner, mais le chef du Commonwealth fait une erreur de débutant en indiquant à un de ses gardes, devant Negan, que sa demande de transfert a été refusée. Negan se servira clairement de l’information : le garde déteste sa hiérarchie qui l’empêche de revoir son frère.

En attendant de se servir de cette information, Negan joue donc le jeu qu’on veut qu’il joue : cela lui permet de passer un peu de temps avec sa femme, Annie. Il faut vraiment que je retienne son nom !

Bref, une fois que c’est fait, il retourne jouer au parfait petit prisonnier et trouve ainsi le temps de parler avec Ezekiel. Contrairement à l’épisode précédent, le dialogue entre eux mène à une impasse définitive où il est révélé qu’Ezekiel a encore plus de rage contre Negan que Maggie ne pouvait en avoir. J’avoue que j’avais oublié une bonne partie de l’intrigue d’Ezekiel, mais ça n’a pas trop de sens de ne pas avoir plus capitalisé que ça sur sa haine à lui, en se concentrant uniquement sur Maggie.

La dispute entre Ezekiel et Negan fait en tout cas qu’il n’est pas étonnant de voir Negan se rebeller contre lui et balancer son nom au chef du Commonwealth. Pourtant, durant la nuit, quand tous les prisonniers sont réveillés pour assister à l’exécution d’un traitre, c’est Negan qui est sur le point d’être fusillé sous la neige.

Et pas seulement lui : le chef d’Alexandria décide de fusiller aussi sa femme (et donc son bébé) pour faire bonne mesure et comme il n’y a pas de martyr dans sa prison. Euh ? Je ne comprends pas bien son intention première, mais ça a le mérite de révéler l’ensemble des prisonniers qui conspire contre lui et contre le Commonwealth quand Ezekiel décide de jouer les leaders à nouveau.

Il se met entre les gardes (dont celui qui a la haine contre sa hiérarchie) et le couple Negan/Annie. Il est rejoint rapidement par Magda, Kelly, Princess et d’autres de nos héros, notamment la femme de Jerry. Le chef du Commonwealth ordonne bien logiquement l’exécution de tous les rebelles d’un coup, mais il y a un mais : le garde déjà repéré par Negan doute du bienfondé de cet ordre et finit par se retourner contre son chef.

Paniqué, celui-ci prend Kelly en otage pour tenter de s’enfuir. C’était vraiment le mauvais choix : énervé, Daryl sort de nulle part et le tue d’un coup de couteau bien placé dans le dos. Le pauvre n’a pas eu le temps de voir arriver ce qui allait lui tomber dessus, mais au moins, Kelly et Connie se retrouvent. Et tout est bien qui se finit bien, parce qu’aucun des gardes du Commonwealth n’ose s’en prendre à Daryl ou aux prisoniers. C’est un peu gros, mais plus c’est gros, plus ça passe ?

Bref, tout ça permet àCarol et Maggie de continuer à fouiller les maisons au moins, car l’attention est vraiment portée ailleurs. Maggie peut ainsi retrouver Hershel, mais pas les autres enfants. Quand Rosita qui les rejoint apprend que Coco n’est pas là, elle pète vraiment un câble. Bordel, j’espère vraiment que Rosita survivra à cette dernière saison, parce que je l’adore. Ce n’est jamais bon signe… En attendant, elle fait tout ce qu’elle peut pour retrouver sa fille, quitte à faire en sorte que le chef parle en le menaçant avec un zombie. Elle est prête à tout pour retrouver Coco et ça promet pour la suite. Malheureusement, le chef refuse de lui donner la moindre information. Il se fait bouffer (et ça, ce n’est pas malheureux) et il nous faudra attendre encore un peu pour savoir comment tout ça se terminera…

Pendant ce temps, Aaron, Elijah, Jerry et Lydia sont toujours dans les bois, et Elijah s’inquiète vraiment quand il voit Lydia tuer des zombies, parce qu’il a peur d’avoir de nouveau affaire à un zombie capable d’ouvrir les portes ou de grimper des échelles. Pourtant, quand ils tombent finalement sur une surprise, c’est une bonne surprise : la série nous ramène Luke, le prof de musique, et Jules (zut, je ne sais plus). Franchement, j’avais fini par me dire que Jules avait dû mourir sans que je ne m’en souvienne lors d’une fin de saison.

Ce n’est pas le cas : ils étaient à Oceanside, mais maintenant, Oceanside est tombé dans les mains du Commonwealth. On s’en doutait un peu, mais cette confirmation tombe comme un couperet pour nos héros qui étaient loin de s’y attendre, eux. Quand ils sont partis, tout allait pour le mieux avec le Commonwealth et le deal était clair.

Même en apprenant la chute d’Alexandria, Aaron reste persuadé que tout se passe bien à Alexandria : il l’affirme à Luke qui est heureux de pouvoir retrouver toute son équipe de base. Il faut encore trouver le moyen de se rendre en ville sans être arrêté par les gardes qui les entourent de plus en plus… Et comme Lydia est avec eux et qu’un groupe de zombies passe à proximité, on sait ce que ça donnera.

Cela ne manque pas : tous nos héros décident de se mêler à la horde de zombies qui passe par-là. Ils sont toutefois encerclés par le Commonwealth en fin d’épisode.

En parallèle, nous suivons aussi le procès d’Eugène. Ce n’est pas ma partie préférée de cet arc de saison, mais c’est un peu nécessaire tout de même. Malheureusement, Yumiko a bien du mal à défendre Eugène parce que le Commonwealth se révèle fidèle à lui-même dans sa perfidie : la juge est loin d’être objective et va dans le sens de tout ce que Pamela dit. Le problème, c’est que Pamela accuse Eugène d’être un meurtrier et réussit même à retourner cette affaire de loterie truquée contre lui quand elle affirme que l’enregistrement n’était pas un enregistrement de son fils. Ben voyons.

Bref, le procès se passe mal et Yumiko le sait bien. Elle le reconnaît même devant Eugène. Allez savoir comment, Yumiko et Max obtiennent ensemble la permission de parler à Eugène quand il est en cellule. C’est vraiment exagéré, ça, dans un Commonwealth plein de simili-justice. Toujours est-il que ça permet de rapidement mettre en place un plan dans lequel Yumiko envisage de rallier Mercer à sa cause pour réussir à gagner le procès.

Ce n’est pas facile cependant : son argument principal consistait à lui apprendre que Princess était traitée comme une prisonnière, sauf que ça, il le savait déjà. Mercer refuse donc de lui venir en aide et la situation est désespérée. On pourrait croire que ça ne pourrait pas être pire, même si une partie du peuple semble soutenir Eugène (ce n’est pas comme s’ils pourraient empêcher son exécution), mais ça l’est finalement quand Eugène demande à parler à la Cour.

Son procès est en public, et ça fait que tout le Commonwealth a la chance de pouvoir assister à une scène où Eugène, toujours aussi irritant, passe son temps à se plaindre. C’est dingue comment je déteste ce personnage et comment j’ai tendance à ne rien écouter de ses jérémiades chaque fois qu’il commence à parler en étant au bord des larmes là. Vraiment, je ne le supporte pas et c’est typiquement à cause de ce personnage et de ceux comme lui que je ne reverrais probablement jamais la série. Trop de longueur.

Bref. Il se plaint une fois de plus, espérant probablement que son discours permettra à Mercer de lui venir en aide, enfin. Ce n’est toutefois pas le cas, et rapidement, Eugène est condamné à mort. Malheureusement, ses mots ont bien réussi à porter leur fruit : le cliffhanger de l’épisode voit Mercer venir en aide à Eugène alors qu’il était mené au peloton d’exécution. On ne s’en débarrassera donc jamais ?