Evil – S03E02

Épisode 2 – The Demon of Memes – 17/20
C’est de nouveau un très bon épisode, ça ne fait aucun doute. J’aime beaucoup le thème de l’épisode et la manière dont les personnages évoluent tout au long de ces cinquante minutes, tout en étant frustré de tout ce qu’on ne voit pas et de ce qui reste implicite dans l’intrigue. Pour l’instant, cette saison 3 reste plus linéaire et logique, cependant, je garde donc espoir pour la suite.

Spoilers

Un fantôme sur Street View traumatise quelques adolescents.

If you say yes you will be a friend of the Vatican, and that is a burden

Il est plus que temps que je me mette à jour dans la série avant de me sentir vraiment en retard. Et l’épisode débute par une scène déjà bien marrante où David semble complètement regretter son choix de vie : c’est sympa d’être prêtre, mais entendre les confessions de femmes qui n’ont pas pris le temps de le faire depuis au moins toute une journée ou assurer les messes de 6h du matin, en passant par les repas obligatoires avec d’autres prêtres… Cela ne semble pas fun.

Heureusement, sa vie est sur le point d’être pimentée par L’Entité, les services secrets du Vatican qui n’existent pas officiellement. Il est en effet contacté par Victor LeConte qui, au lieu de répondre à ses questions, préfère lui poser d’étranges questions. Qui demande à un prêtre pourquoi il l’est ou s’il pense servir Dieu ?

La série prend presque des allures de Preacher sur cette scène, c’était inattendu. En tout cas, Victor propose à David de devenir un allié du Vatican car il est évident qu’il est en train de s’ennuyer dans sa vie – même sans le surveiller vraiment. David rate un peu son entretien d’embauche sur le moment, voulant absolument parler de cet entretien à son supérieur. Finalement, le doute s’installe et on ne saura pas immédiatement s’il a accepté (c’est évident que oui). Pour être un ami du Vatican, il faut encore qu’il accomplisse une étrange dernière tâche.

On n’en saura pas plus pour l’instant, et lui non plus. Le lendemain, il reprend sa vie habituelle et se retrouve à devoir gérer des adolescents. En confessionnal, deux ados se mettent à crier que le captain Kirk est le Christ et aussitôt après, son supérieur lui demande de mener une enquête sur un même qui s’installe et qui pourrait bien coûter cher à l’Eglise : « Praise Wandering Jack ». Alors qu’il se met sur le cas, apprenant qu’un adolescent s’est suicidé, il ment aussi à son supérieur, refusant de reconnaître qu’il a rencontré Victor la veille. Intéressant.

L’épisode reprend aussi sur la vie personnelle de Kristen et d’Andy. Maintenant qu’il est revenu, il vend son entreprise et les comptes ne sont pas très rassurants pour la famille. Il y a quatre enfants à gérer tout de même, et elles sont toujours parfaitement insupportables les gamines. Pourtant, je m’y fais petit à petit. Vraiment.

Pendant ce temps, les toilettes de l’étage fonctionnent toute seule quand la plus petite est dans la salle de bain à s’appliquer une crème hydratante. Elle me paraît presque trop jeune pour ça, mais c’est sûrement une bêtise de sa part. En tout cas, les toilettes débordent, et elles débordent de sang plutôt que d’eau. Tant qu’à faire.

Bien sûr, quand Kristen se confronte au problème, en appelant Ben, il n’y a absolument pas de sang ; mais les gamines paraissent presque adorables dans leur manière de coller la mère et de lui apporter les informations dont elle a besoin pour le boulot. David l’appelle en effet à propos du même, et bien sûr, elles connaissent le même dont il est question dans l’épisode, Visiting Jack.

C’est Lynn, l’aînée, qui y est le plus confrontée : l’un de ses amis – petit-ami ? – Ren a en effet vu le même et a sombré dans la folie depuis. Mais la folie pure, à ne pas sortir de sa chambre et assurer qu’il doit terminer d’accomplir sept tâches s’il ne veut pas mourir. J’aime beaucoup l’idée, avec Lynn qui se met à bosser avec sa mère pour venir en aide à Ren et pour mieux comprendre tout ce qu’il se passe. Malheureusement, je ne peux qu’être d’accord avec elle aussi : pourquoi chercher à voir à tout prix dans l’historique de Ren le fameux Visiting Jack ?

Autant l’aider autrement, quitte à accomplir les fameuses tâches avec lui, non ? Je suis trop prudent dans la vie, je crois. Ben ne l’est pas lui, et il se débrouille donc pour enfin voir la photo de l’étage d’une maison sur une vue à la Google Street View. La scène était marrante – et il y voyait un démon, aussi.

Forcément, le trio se rend alors sur place pour voir ce qu’il en est. Ben y voit une silhouette et décide d’aller voir ce qu’il s’y passe, suivi par Kristen… et par David. Seulement, David est appelé par le Vatican au même moment. Il est forcé de se rendre à une autre adresse dans les vingt minutes et abandonnent ainsi ses amis alors qu’ils pénètrent dans la maison abandonnée.

Elle n’est cependant pas si abandonnée. Ben et Kristen rentrent dans la maison, alors qu’ils ne devraient vraiment pas. Sans renfort, sans personne pour leur venir en aide ou s’inquiéter d’eux, c’est presque du suicide. Ils finissent par tomber sur un homme nommé Phoebus. Il est plutôt charmant le type à expliquer qu’il est là parce qu’il n’a nulle part d’autre où aller… avant de révéler qu’il est là pour nourrir Visiting Jack.

Le problème, c’est que Ben comprend assez vite que Phoebus n’est qu’un étudiant passant pour un démon afin d’arnaquer des ados et de rester tranquille dans la maison abandonnée. Cela pourrait fonctionner comme explication… sauf que très rapidement, Ren explique qu’il y a six autres photos de Visiting Jack sur la Street View. Et effectivement, c’est le cas : Ben et Kristen les découvrent assez vite grâce au gamin qui leur donne afin d’aider Lynn. Il est en effet convaincu que Lynn est en danger maintenant qu’elle a vu la première photo. Visiting Jack ? Un type au visage flou.

David revient pour découvrir que ses amis ont bien avancé sans lui. Le visiting Jack est vraiment visible, venant de plus en plus près de la caméra. Tu m’étonnes que Lynn ne souhaite pas rester pour voir ça. Malheureusement, l’histoire la prend aux tripes : elle décide d’accomplir les tâches, qui sont loin d’être toutes aussi faciles que de dire à un prêtre que Kirk est le Christ. Elle doit grosso modo frapper un prof (elle trouve une parade grâce à sa sœur), boire l’alcool de sa mère (et elle le fait), coucher avec un vierge ou se faire une cicatrice… Rassurant.

De son côté, Kristen ne surveille pas sa fille parce qu’elle est occupée à enquêter sur Visiting Jack. L’enquête la ramène chez Leroux. Cela faisait longtemps, tiens ! Elle se retrouve à devoir parler à la veuve d’Orson, parce qu’elle est sur une des photos : le fantôme n’apparaît que devant des maisons où des crimes ou suicides ont eu lieu. Elle est d’une aide précieuse, Emily, la veuve : elle informe Ben et Kristen que le chauffeur Street View est repassé plusieurs fois devant la maison. David ? Il n’est de nouveau pas avec eux.

La première mission de David, qui empêche d’être avec son duo habituel quand ils entrent dans la maison abandonnée, consiste à aller récupérer une Bible auprès de Victor. Il reçoit de nouveaux ordres et la promesse d’un autre appel. Cela arrive donc devant la maison d’Orson : on lui demande de se faire passer pour le père Michael et d’aller pratiquer une dernière prière avant la mort d’un patient dans un hôtel.

Il se retrouve dans une pièce pleine de personnes asiatiques qui l’ignorent grandement. Il faut dire qu’il y a un homme qui est en train d’y mourir et une femme éplorée, alors il y a d’autres chats à fouetter. Cela lui permet au moins d’effectuer le reste de sa mission sans mal : il récupère une carte postale et laisse la porte ouverte, conformément aux instructions.

Quand il rentre chez lui, c’est pour mieux tomber sur Kristen. Elle lui explique que le chauffeur Street View, non flouté dans les reflets de vitres (genre), se rend à la même université que Phoebus, soupçonnant aussitôt un lien entre ces deux-là pour monter une arnaque. L’affaire étant réglée, Kristen souhaite surtout parler à David car elle le sent s’éloigner de lui et ne plus être son ami, à cause de ce qu’il ne s’est pas passé entre eux en début d’épisode précédent.

David se retrouve ainsi à réconforter Kristen, qui se dit seule. Euh ? Son mari vient juste de rentrer et tout allait bien entre eux au début de l’épisode, c’est tout de même bizarre. Il reste assez de temps pour que tout ça parte en vrille de toute manière. Avant tout, il faut encore que David découvre qu’il est constamment surveillé et constamment à respecter un planning, parce qu’il bosse désormais pour le Vatican.

Victor lui explique ainsi que l’homme a bien été empoisonné, parce qu’il devait livrer une carte postale. Apparemment, ça permet de vaincre le mal… mais les méthodes douteuses paraissent déjà maléfiques à David. Il demande donc davantage d’informations et la série nous lance sur une théorie du complot intéressante : le Vatican voudrait sauver une ancienne… euh ? Patiente ? de David, Kristen et Ben, déportée en Chine depuis. C’est intéressant d’avoir un tel lien qui se créé dans la série entre les saisons.

En parallèle de tout ça, la série n’oublie pas le cas de Sheryl et Leland. On les retrouve dans cet épisode alors que Sheryl se retrouve employée par Leland – mais dans une étrange boîte dont on ne sait pas grand-chose. Le job de Sheryl ? Être un troll sur Internet. Leland lui donnera des missions pour répandre le mal un peu partout en ligne. Y a-t-il vraiment besoin d’un job pour ça ?

Apparemment, oui. Les deux sont toujours aussi diaboliques en tout cas : ils s’arrangent pour être l’acheteur de l’entreprise d’Andy, et ils posent des conditions bien compliquées pour lui, notamment celle de retourner à l’étranger pour montrer les tenants et aboutissants des affaires sur place. Bref, Andy se retrouve à devoir faire un autre trek de trois mois, parce qu’évidemment, il a besoin de l’argent et même Kristen ne voit pas comment dire non à un tel montant pour la revente de l’affaire.

L’épisode s’arrête alors ici, avec toujours les toilettes de l’étage de chez Kristen qui ont un souci. Le problème de canalisation devient bruyant, digne d’un démon… mais nous n’en saurons pas plus. Lynn affirme tout de même à sa mère qu’elle ne croit plus en Visiting Jack. Tout étant réglé hors écran, c’est difficile de se faire une idée. Comme toujours avec la série, il se passe presque plus de choses dans ce qu’on ne voit pas.

 

 

Cinq séries à savourer cet été (Dix ans du TFSA)

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui (si WordPress veut bien me publier à temps), le TFSA fête sa dixième année. Alors certes, cela fait une petite année qu’il s’est essoufflé faute de participants, mais Gaëlle a eu l’excellente idée de nous proposer de réécrire un article pour fêter ça et remercier Tequi du nombre d’années à nous proposer des thèmes chaque semaine. Moi, ça me manque en plus, ça fait un moment que je me dis qu’il faut que je retourne piocher dans certains thèmes…

Et le thème du jour est d’ailleurs celui du tout premier TFSA : les séries que l’on souhaite découvrir durant l’été ! Pas évident dans mon cas. Je suis tellement en retard partout…

  1. Severance

Je ne sais pas grand-chose de la série, mais je sais déjà que j’ai envie de la découvrir pour son casting incroyable et le nombre tout aussi incroyable de retours positifs que j’en ai eu. Le synopsis est intriguant, j’ai bien compris que ça allait être aussi dingue que certaines de mes séries préférées concernant le suspense et les théories à faire… C’est totalement pour moi. Bref, je vais profiter de l’été pour la rattraper. Oui, parce que c’est loin d’être une série d’été par contre, elle a été diffusée en février dernier.

  1. Uncoupled

J’adore Neil Patrick Harris, alors je suis très curieux de voir ce que donnera cette série. Difficile de le dissocier de Barney, surtout que la bande-annonce que j’ai pu voir de la série me donne vraiment l’impression d’un Barney homosexuel qui va aller draguer tout ce qui bouge. La série débarquera sur Netflix fin juillet, je suis curieux de voir ce qu’elle donnera. J’espère trouver du temps pour quelques épisodes.

  1. Loot

Découverte par hasard sur Twitter, la série me dit bien rien que pour son actrice principale qui m’a fait mourir de rire plus d’une fois dans The Good Place. Il s’agit encore d’une série Apple +, il est vraiment temps que je me mette à regarder ce qu’ils produisent : chaque fois, ça semble fait pour moi. Je veux dire, l’ambiance générale que donne le trailer n’est pas si loin de ce que pouvait donner Younger par exemple. Je ne suis pas sûr de rire et d’accrocher à fond à l’humour de la série, mais ça se tente !

  1. Westworld

Je fais tout ce que je peux pour ne surtout pas me retrouver face à des spoilers, des annonces de casting ou des images de la nouvelle saison. Bref, j’ai mis une vidéo ici, mais je ne l’ai certainement pas regardée ! La saison 4 approche à très grands pas : dès la semaine prochaine, le premier épisode sera disponible. Je l’attends de pied ferme, même si je sais aussi que ça va encore être un épisode interminable. Il faut que je me fasse une raison : mes séries d’été ont de plus en plus tendance à durer trop longtemps.

Voir aussi : Westworld me manque… et vous ?

  1. Stranger Things

Je sais bien que ce n’est pas très original, mais là aussi, je lutte pour ne pas être spoilé. La lutte est quotidienne quand on est face à des ados qui ont regardé la série, mais bon, pour l’instant, je suis épargné. J’ai hâte de longues soirées d’été caniculaires devant les épisodes interminables de cette série. Je veux me garder un moment où je serai vraiment suffisamment réveillé pour les apprécier – mais là aussi, il y a tellement d’heures de visionnage, ça craint. En plus, bon, la saison précédente, je l’ai commencée le 4 juillet… 2019. Autant dire que c’est loin et que les photos que je vois passer des acteurs sont terrifiantes tellement ils ont grandi !


Voilà pour les cinq séries que je souhaite vraiment découvrir cet été, dans l’ordre d’excitation de la découverte au moment présent. Il y a de très grandes chances pour que Moon Knight rejoigne vite la liste, elle aussi. Autrement, sur Netflix, j’ai toujours à rattraper les dernières saisons d’Emily in Paris, You et Dear White People. Comment ne pas songer à la série Obiwan également ?

Et bien sûr, j’ai retiré Ms Marvel, Evil et The Orville de la liste de cet article, car je suis à peu près à jour dans celles-ci. Restent à terminer toutes les autres saisons entamées autrement ! Comment ça, c’est impossible ? Vous croyez que je ne le sais pas ?

Ms Marvel – S01E03

Épisode 3 – Her Destiny – 14/20
J’aime bien la série et son rythme, en théorie. En pratique, je trouve que l’on passe d’une étape à l’autre bien trop vite, et c’est souvent dommage. J’aurais préféré une série qui prenne davantage le temps de développer son intrigue, plutôt que fournir autant d’éléments d’un coup. C’est chouette à regarder, mais pas toujours à comprendre. Ou alors, je suis fatigué… mais bon, ce patchwork de thématiques qui ne se répondent pas entre elles, ça donne un déséquilibre constant.

Spoilers

Kamala en apprend beaucoup plus sur la nature de son pouvoir.

And also, what are you, like, respectively.

J’aime beaucoup le logo du « previously on » à la sauce Ms Marvel. Je crois que je ne l’avais pas dit. Pour le reste, le résumé permet de se remettre dans l’ambiance, sans apprendre beaucoup plus de choses. Cela dit, cela m’a aussi donné la possibilité de me souvenir de Bruno et la Californie ou de mieux comprendre les liens et la généalogie des Kamala. Mieux vaut tard que jamais, je sais. Et avant de commencer l’épisode, je tiens à souligner qu’il est nul de changer la musique du générique Marvel Studios. Si vous lisez souvent mes critiques, vous deviez déjà savoir que j’allais l’écrire de toute manière.

L’épisode commence enfin, mais pas comme l’attendait : en 1942, en Inde occupée par l’Angleterre, on découvre une équipe d’explorateurs découvrant le tombeau d’on ne sait trop qui. Leur but est assez clair : Aisha souhaite récupérer les deux bracelets de la statue du tombeau pour avoir une chance de rentrer chez elle.

Pas de bol : il n’y a plus qu’un bracelet, car les anglais ont déjà pillé le tombeau. Et comme ils sont définitivement chiants ces anglais, ils arrivent aussi sur place et provoque un éboulement hors écran, forçant Aisha et Najma à se séparer. Avant ça, Aisha enfile le bracelet et obtient les pouvoirs, tandis que Najma rate tout ce qu’il se passe de magique, trop préoccupée ailleurs. Les deux femmes se séparent alors.

Aisha était donc l’arrière-grand-mère de Kamala, tandis que Najma est la mère de Kamran. Elle est encore en contact avec le reste de l’équipe de l’exploration, et pour cause. On découvre rapidement que le groupe viendrait d’une autre dimension, rien que ça. Et Aisha aussi. Allons bon. Bien sûr, la série prend rapidement le temps de nous confirmer que Kamran a bien dix-sept ans et est né dans cette dimension, donc le crush de Kamala reste valable. Il est aussi partagé, tant qu’à faire.

Rapidement, on enchaîne sur une autre série explorant davantage le pouvoir de Kamala : le bracelet lui permet de débloquer la Noor (lumière), et c’est depuis qu’elle l’a activée que le groupe l’a retrouvée et a appris l’existence de cette famille d’Aisha. Ils ont aussitôt voulu lui venir en aide, parce qu’il est normal de protéger les siens – les siens étant donc la famille venant d’un autre univers, nommé Noor. Et ce n’est que le début : ils étaient des clandestins dans leur monde d’origine, au point de ne pas avoir eu le choix de venir dans le nôtre. Kamala prend presque bien toutes ces informations.

Le lendemain, Kamala débarque chez Bruno pour le rassurer, vite fait, après un SMS envoyé la veille, mais aussi pour lui expliquer qu’elle est un Djinn. Et qu’elle a été sauvée par un groupe de djinns. Dont Kamran. Franchement, la série va vite en besogne, mais le rythme a toujours été celui-ci. Après, là qu’il est question d’un nouveau groupe entier, appelé les Clandestins, c’est bizarre.

Malgré tout ce qu’il se passe, Kamala n’en oublie pas ses préoccupations plus mondaines, forçant Bruno à lui expliquer qu’elle oublie un détail : elle est en train de faire le buzz sur les réseaux sociaux, dont TikTok. Cela ne lui plaît que moyennement si l’on en croit son visage, et elle a bien raison : la police est toujours à sa recherche après tout. Ils en sont même au stade où ils débarquent à la mosquée pour la fouiller, sans grand succès. Ben oui, ils sont le « Damage Control », une équipe d’agents fédéraux.

C’est bien dommage, parce que Kamala était à ça d’annoncer à Nakia son identité secrète, sentant le besoin de se confier à sa meilleure amie. Quand celle-ci la retrouve, néanmoins, elle est obsédée par le fait que la super-héroïne ne fait que leur apporter des ennuis, ne s’inquiétant pas plus que ça de l’image qu’elle donne des musulmans en ne révélant pas son nom. Au passage, Nakia annonce alors qu’elle est devenue une membre du conseil de la Mosquée, alors ça détourne l’attention de Kamala, au moins.

Il faut dire qu’elle ne s’est pas démontée devant les agents fédéraux pour leur demander un mandat, ça a pu l’aider. De toute manière, les filles n’ont pas le temps de s’éterniser sur tout ça : elles sont attendues à une énième fête de famille. Kamala en profite pour se renseigner sur les agents du Damage Control et sur l’avis de sa famille concernant cette nouvelle super-héroïne. C’est un peu la douche froide : tout le monde lui dit au contraire qu’elle n’est qu’une source d’ennuis et problèmes. Pauvre Kamala.

Elle n’est pas bien discrète à demander comment faire comprendre au monde que cette héroïne veut le bien, mais bon, ce n’est pas pire que Bruno : il laisse une boîte à sa meilleure amie dans les mains de sa mère. Je suis surpris d’apprendre que la mère de Kamala ne fouille pas ses affaires tellement elle veut tout contrôler.

En tout cas, Kamala obtient ainsi un super masque pour cacher son identité. Et si elle ne semble pas discrète, elle l’est toujours plus que Bruno. Alors qu’il fait des recherches sur les djinns et Noor, il est surpris par le père de Kamala. Celui-ci nous fait un petit cours d’histoire sur les djinns et leur origine pré-islamique, mais je préfère quand ça se fait dans un bon film d’horreur tout ça. En tout cas, dans la mythologie de la série, un djinn, ça cherche la clé pour rentrer chez lui. Et la clé, c’est donc Kamala qui la détient avec la Noor.

De son côté, Bruno est surtout inquiet : les djinns veulent rentrer chez eux, c’est bien beau, mais le pouvoir de Kamala risquerait aussi de provoquer une explosion de proportion assez épique. Comme ce n’est jamais qu’une théorie de Bruno, Kamala s’illusionne encore, se persuadant que tout ira bien… et ça pousse Bruno à lui dire qu’il envisage vraiment de partir en Californie. L’art du timing. Le pire, c’est que la nouvelle passe quand même inaperçu : Kamala est loin d’être une bonne amie, je trouve. Ou alors, je ne suis pas objectif car elle et Bruno critiquent ensuite Captain Marvel.

Au passage, on apprend aussi que Kamala a une sacrée blessure au genou suite à la confrontation avec le drone. La scène suivante voit donc sa mère s’occupait d’elle et de cette blessure. Elle prend ainsi le rôle de la mère aimante qu’on commence à bien lui connaître, lui donnant des petites leçons de morale et des conseils pour lui remonter le moral, expliquant que dans ses moments de doute, elle se tourne vers la Mosquée. Kamala, elle, elle se tourne vers Kamran apparemment.

Celui-ci lui propose de se consacrer plutôt sur le mariage de son frère, et c’est donc ce qu’elle fait, espionnant la petite leçon que l’officiant du mariage donne à Aamir. Le mariage peut donc se dérouler car les doutes d’Aamir sont estompés. Et alors que Kamala fait la fête avec une petite danse familiale toute fun et sympathique, Najma vole le téléphone de son fils pour se rendre compte de l’avancée des recherches de notre super-héroïne. Sans trop de surprise, elle nous révèle son vrai visage de méchante qui était au courant du danger que représentait sa demande.

Quand Kamran s’en rend compte, il veut aussitôt en parler à Kamala, et tant pis si ça ruine le slow de Kamala avec Brian. Euh Bruno. Non, vraiment les Bruno prennent cher avec Disney depuis un an. Après, Kamala aussi prend cher : Kamran la prévient qu’elle doit évacuer toute sa famille du lieu de mariage, car sa famille à lui arrive. Et les Clandestins sont prêts à tuer toute la famille de Kamala pour arriver à leur fin.

Franchement, l’évolution est presque trop rapide. J’aime bien Le fait que cette série soit rythmée, mais il y a des limites. Ils passent en vingt minutes d’un groupe tout sympathique à un club de meurtriers s’en prenant à Kamala. Comme si ruiner le mariage d’Aamir allait convaincre Kamala de les aider ? Les scènes d’action qui suivent sont géniales en tout cas. J’ai bien aimé la chorégraphie de combat dans les cuisines, par exemple, surtout qu’on avait un bon humour avec les deux mariées en train de pleurer devant l’hôtel.

Et d’ailleurs dehors, Bruno ne fait pas un super travail à expliquer où se trouve Kamala. Il n’a absolument aucune réponse à apporter. Il retourne donc à la rescousse de Kamala, arrivant pile à temps pour jeter des cadeaux à la tronche d’un méchant et la sauver. Tout ce qu’il obtient en échange, c’est une chaise dans la gueule. Kamala doit donc s’occuper de lui comme elle peut, après avoir lutté comme elle pouvait pour sa survie. Elle n’est pas très douée dans cet épisode.

Par chance, Kamran prend sa défense également et lui permet de gagner un temps précieux pour s’enfuir. Elle y croit, avant d’être finalement entourée par le groupe de clandestins qui veut sa peau – ou juste son bracelet. Malheureusement, Kamala n’a donc plus d’autres choix que de se laisser faire. Najma touche ainsi son bracelet, provoquant une nouvelle vision, partagée cette fois-ci. Un train semble débarquer d’une autre dimension pour foncer sur Najma et Kamala, nous ramenant à l’histoire de la séparation de l’Inde.

C’est le moment que le Damage Control choisit pour arriver sur les lieux du mariage et interpeller tout le monde. C’est étrange comme scène : ils s’en prennent uniquement aux Clandestins et laissent Kamala et Bruno s’enfuir sans sembler vouloir les pourchasser. Pourtant, ils sont a priori là pour arrêter une ado ? C’était étrange, vraiment. On va dire qu’ils ont compris que les adultes étaient des psychopathes.

Et pour ne rien arranger, Nakia surprend alors Kamala en train d’utiliser ses pouvoirs. Kamala réussit tout de même à s’enfuir, mais elle se retrouve tout de même forcée d’être confrontée à sa famille. Et elle vient de ruiner le mariage de son frère en déclenchant l’alarme incendie. Ce n’est pas rien, mais elle refuse d’expliquer ce qu’il se passe à sa famille, quand bien même ils ont vu un groupe de criminels être arrêtés. Je me demande bien pour quel motif d’ailleurs.

Sa famille est vachement sympa quand même : ils la laissent se réfugier dans sa chambre sans plus d’explication. C’est là qu’on obtient le cliffhanger de l’épisode : la grand-mère de Kamala l’appelle pour lui demander de venir à Karachi. Elle a vu le train elle aussi, et elle veut lui en parler apparemment. Tout ça manque de liens logiques ou ce n’est que moi ? Je ne suis pas convaincu par l’enchaînement des thèmes, franchement, et ça m’embête, parce que j’ai envie de croire à la série !

Vus cette semaine #24

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mercredi

Ms Marvel – S01E02 – First Mission – 14/20
La série semble soudainement moins ambitieuse dans son esthétique avec ce deuxième épisode qui va toujours à toute allure, mais qui est visuellement plus calme. Les enjeux de la saison se dessinent, mais ils sont parfois noyés au milieu de nombreux messages sociaux qui passent plus ou moins bien. Il y a beaucoup à digérer l’air de rien, sous les allures de série pour ados. Le mélange des genres est sympathique, sans être aussi prenant que je l’aimerais. Pour l’instant, en tout cas.

Vendredi

The Orville – S03E03 – Mortality Paradox – 18/20
La série propose vraiment une saison de qualité, même si c’est grandement au détriment de l’humour qui était dans son ADN d’origine. Malgré tout, cet épisode a quelques moments pour rire, et beaucoup pour être à fond dans son intrigue. J’aime vraiment énormément le concept de l’épisode et le paradoxe qu’il souhaite développer, même si le titre en dit presque trop et même si la conclusion était un peu trop abrupte à mon goût. Ce n’est pas la première fois avec eux, cependant.

Et c’était tout.

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