Épisode 9 – Architectes – 19/20
La mythologie développée en saison 1 était déjà très cool, mais cette saison 2 a basculé dans de la science-fiction pure hyper agréable à suivre. J’adore tout simplement les concepts proposés, pas tous novateurs, mais tout de même largement originaux par rapport à d’autres séries du même genre. Cet épisode est dans la droite lignée des précédents et prépare le terrain à un épisode final qui promet de nous retourner encore une fois le cerveau.
> Saison 2
Spoilers

I think we passed insane by now.
Quel drôle de titre pour un épisode d’une série se déroulant sur Mars, pas vrai ? En fait, l’explication est vite apportée par une théorie d’Alan : le portail aurait été créé par des Architectes, faisant en sorte de relier entre eux des mondes habitables, à différentes époques et à différents endroits. Si on ne peut croiser d’extra-terrestres parce que les êtres ne vivent pas assez longtemps, c’est sûr que cette théorie d’un portail aide bien les choses. Voilà une introduction entre Samuel et Alan qui m’a tout de suite énormément plu.
J’avais tout de même un peu peur pour ces personnages : ils se rendent sur l’autre planète sans connaître les nouveaux développements dans l’intrigue de certains personnages. Heureusement, ils sont stoppés en chemin par la curiosité d’Alan face à une poussière noire au sol. Cette poussière, répartie sur l’ensemble de la caverne, cache en fait des sarcophages contenant des cadavres momifiés.
Le truc, c’est que ces sarcophages paraissent être des pods d’hibernation… Comme l’avait suggéré Alice, il s’agit d’êtres qui attendaient que Vladimir/Mars ouvre le portail pour le traverser.
Ouep, Vladimir/Mars accepte d’apporter des réponses à Alan et Samuel : il a tué tous ces gens parce qu’ils voyaient le portail comme un accès vers le paradis, et qu’ils ont préféré hiberner plutôt que d’attendre l’ouverture. Vladimir/Mars s’est donc motivé pour un génocide, laissant vivre seulement la branche qui se rendait sur Terre, parce que Jeanne y naitrait. Bien.
Pendant ce temps, dans le futur et à dix millions d’année-lumière, Jeanne refuse de suivre le plan de Vladimir. Oui, son pouvoir est merveilleux, mais il suppose un génocide : on lui demande de remplacer les humains par des êtres différents. En gros, elle a le choix entre provoquer ce génocide en sauvant les gens malgré tout ou laisser le monde être détruit par les humains et leurs choix.
Seulement, Jeanne culpabilise, parce qu’elle sent les changements dans les gênes de ses amis. William parvient tout de même à la convaincre que c’est la meilleure solution pour l’humanité. Rien que ça. Quant à Vladimir, on ne sait toujours pas bien l’étendue de ses pouvoirs, même s’il a donc été capable de créer ce double cercle.
En tout cas, avant de rentrer sur Terre, Jeanne entend bien s’enfoncer une nouvelle fois dans la forêt, pour aller chercher quelqu’un. En attendant, ils sont suivis par Ivan, que Jeanne fait rapidement sortir de sa cachette. Ivan lui demande alors de bien réfléchir à ce qu’elle veut faire : c’est une chose de vouloir retourner sur Terre, mais c’est oublier le deuxième portail qu’il lui a montré et qui permettrait de répondre à toutes les questions que l’être humain se pose, si elle osait l’ouvrir.
La conversation tourne court, cependant, parce que Jeanne manque de s’évanouir et souffre profondément. Elle comprend qu’Ivan a envoyé Alice tuer tous les humains du Cercle. Le truc, c’est que Jeanne ne sent pas les êtres qui ne sont pas humains : pas plus qu’elle ne sent Vladimir, elle ne peut prévoir les actes d’Alice.
C’est pas de bol, parce qu’Alice est assez calculatrice pour deviner que Jeanne va se précipiter au secours d’Enki. Elle l’attend donc dans sa cabane et le cliffhanger de l’épisode voit Alice mettre K.O un Simon qui a sauvé de justesse Jeanne. Le combat final peut commencer…
Autrement, j’espérais en fin d’épisode précédent une confrontation entre Alex et Alice, mais tout ce que j’ai gagné dans cet épisode, c’est de découvrir qu’Alex est désormais suicidaire, toujours à cause de Yann, évidemment. Elle est toutefois réconfortée par Jeanne, une Jeanne imaginée et illusoire elle aussi, qui lui explique qu’Alex doit trouver le pardon en elle-même. C’est beau d’avoir aimé être une meurtrière, mais il faut qu’elle avance dans la vie à présent, à défaut d’avancer dans un ravin.
Bien sûr, Alex prend la bonne décision finalement ; et elle ne se suicide pas, mais c’était moins une. Et bien évidemment, elle sent ensuite la détresse de Jeanne, alors on a peut-être une chance de la voir arriver à temps pour tuer Alice qui, si elle n’est pas humaine, reste un être qui peut être tué. N’empêche que l’épisode final a pas mal de choses à régler, sans même compter que je ne vois pas comment les personnages vont pouvoir rentrer sur Mars, puis sur Terre, à ce rythme-là. Il leur manquera une tenue d’astronaute pour Jeanne, en plus, c’est pas malin !
Épisode 10 – Singularité – 19/20
C’est un très bon épisode de fin de saison, même si la majorité des réponses avaient déjà été apportées avant et qu’il donne le goût d’une solution trop simple et tardive. Bon, le plaisir n’est pas gâché du tout pour autant pour cette conclusion d’une deuxième année riche en rebondissements. Par contre, j’ai vraiment très envie d’une saison 3 à présent ; j’espère qu’elle sera signée au plus vite, parce qu’il y a encore beaucoup de choses à découvrir dans cet univers !
> Saison 2
Jeanne, le Cercle n’a pas de limite.
Cet épisode commence exactement par là où j’imaginais que commencerait la saison 2 : Jeanne voit ses amis quitter Mars avec la navette, après s’être sacrifiée… puis elle se réveille dans le Cercle, où Vladimir lui explique qu’elle ne doit plus se mettre en danger comme elle l’a fait dans la tempête sur Mars. Il veut aussi la priver de ses souvenirs pour qu’elle puisse enfin développer son pouvoir. Et franchement, si la saison avait commencé par-là, on se serait posé moins de questions, hein.
Après cette petite introduction, on reprend sur la confrontation Alice/Jeanne, avec Enki qui s’enfuit et tous les amis de Jeanne qui essaient de s’attaquer à Alice, sans trop de succès. Gemma et Simon se font donc massacrer avant que William prenne enfin le temps de sortir un flingue.
Il se laisse malheureusement attendrir par Alice qui sait encore interpréter à merveille la fille de William et le coup de feu qu’il tire est trop tardif. Il rate donc son coup, alors qu’Alice le poignarde sans mal. Elle peut alors s’en prendre à Vladimir, avant de comprendre que s’en prendre au créateur d’une planète, ce n’est pas une bonne idée : la nature elle-même s’attaque à Alice, avec des effets spéciaux qui restent bien convaincants. Je ne l’ai pas assez dit en cours de saison, mais la réalisation et les effets spéciaux de la série sont majoritairement convaincants.
Le problème de cette nature rampante, c’est qu’elle meurt lorsque le portail se referme. Ouep, en parallèle de ces événements, Alan a réussi à atteindre le portail et le traverser, en convaincant toutefois Samuel de rester derrière lui en tant que témoin.
Ce pauvre Samuel repart ainsi tout seul vers la Terre, laissant un message radio intriguant pour la Terre, une fois qu’il aura décollé. Il calcule sa trajectoire pour aller vers Calypso, espérant qu’il sera cru, avec juste Irène pour le rassurer par rapport au fait qu’il possède des preuves.
Bon, c’est bien joli, tout ça, mais ça veut dire qu’Alice peut se libérer de la nature et venir à l’attaque de Jeanne. Cependant, Enki lui explique à temps qu’elle peut se servir du Cercle pour entrer en contact avec William. Celui-ci est en train de mourir dans les bras de Jeanne et elle parvient à revenir dans le passé de William.
Ainsi, pendant qu’il est en train de créer l’Alice, il reçoit la visite de Jeanne qui lui demande de mettre au point un moyen de l’arrêter. Il suffit de réciter une petite citation de l’Odyssée pour mettre hors-jeu Alice/Irène. C’est simple comme solution, et surtout, William aurait pu l’utiliser avant, plutôt que d’essayer de la tuer par balle. Non parce que bon, ça donne l’impression qu’il est mort par flemme d’apprendre par cœur un texte et/ou de le réciter. Peut-être qu’il n’en aurait pas eu le temps, allez.
Alice/Irène neutralisée, nos héros comprennent soudainement qu’ils sont coincés sur cette planète maintenant que le portail est fermé. Heureusement, il y a un deuxième portail, celui d’Ivan : tout le groupe, contacté par Alan, se rend donc auprès de ce deuxième portail, qui est toujours fermé ; suivi aussi par une Alex qui est à la traîne dans cet épisode, découvrant les cadavres de William et Alice après coup.
Bon, cela dit, si le portail est fermé, Vladimir révèle à Jeanne qu’elle a déjà réussi à l’ouvrir cinq ans plus tôt : un flashback révèle alors que c’est de là qu’est sorti Enki. C’est vrai qu’il n’y en avait qu’un exemplaire…
Voilà donc l’improbable qui devient vrai : Jeanne est capable d’ouvrir le portail une nouvelle fois, et une silhouette s’approche d’elle. Elle tend la main et… Et rien du tout, la suite en saison 3, si saison 3 il y a. Franchement, il y a intérêt, parce que ce cliffhanger est pire que l’an dernier où les intrigues étaient tout de même conclues dans l’ensemble.

> Saison 2
EN BREF – Toujours aussi addictive dans son format de dix épisodes de 23 minutes, la saison 2 réussit le pari d’être meilleure que la première ! En même temps, c’est logique : les premiers épisodes avaient dû installer les personnages et l’intrigue, là où cette seconde année a pu aller plus rapidement à l’essentiel, avec deux petits épisodes introductifs qui prenaient déjà le soin d’apporter des éléments de réponses à des choses laissées de côté la saison passée.
Les éléments d’intrigues de cette deuxième saison apportent beaucoup plus de hard science-fiction : on laisse tomber les discours scientifiques au profit d’une mythologie riche, complexe et fascinante. Les concepts mis en place par la nouvelle intrigue sont bien plus intéressants comme cela ! Sans oublier les éléments qui avaient si bien fonctionné (notamment le huis clos dans le vaisseau), les scénaristes explorent de nouvelles pistes. Le bain d’oxygène, à la fois dans les intrigues et les décors, est salvateur. Ma conclusion ici sera la même que celle dans mon article pour le Sérigraphe, la saison 2 aurait pu être coincée, comme beaucoup de saisons 2, dans une mauvaise répétition, surtout avec ce retour sur Mars, 5 ans plus tard. À la place, elle a réussi à surprendre, et pas qu’un peu !

> Saison 2

