Euphoria – S02E03

Épisode 3 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.

Spoilers

Cal reste perturbé par ce que son fils lui a révélé, Cassie est prête à tout pour quelques minutes avec Nate et Rue s’enfonce de plus en plus dans les emmerdes.

 

Everyone’s a fucking nun.

Je sais, j’avais écrit que je n’aurais probablement pas le temps de voir cet épisode dès ce matin, mais j’en avais trop envie, alors me

voilà. Et je suis récompensé de ma volonté de découvrir cet épisode par un bon gros plan sur des fesses que je n’avais absolument pas besoin de voir pour commencer ma journée, su-per, merci Euphoria pour ça.

En effet, cet épisode débute gratuitement par les fesses de Cal qui se prépare à aller voir Derek. Qui sont ces gens ? Eh bien, Cal, c’est le père de Nate. Sauf que là, il n’est pas joué par Eric Dane, parce que nous sommes dans le passé et qu’il est encore ado. Vraiment, la nudité est purement gratuite, et je ne la comprends pas trop. Après, je ne vais pas m’attarder plus longtemps que ça dessus, surtout que je suis bien heureux que le montage suivant se fasse sur Mistify me, une chanson que j’adore. On y suit donc une journée normale dans la vie de Cal et Derek, et ça ressemble fort à un épisode de Riverdale quand ils se mettent à faire de la lutte et être dragués par une nana.

Après un détour par les vestiaires nous montrant bien que ces meilleurs amis aiment se voir nus sous la douche. Enfin, c’est surtout Cal qui est intéressé par les jambes et l’entrejambe de son pote. Malgré tout, quand il rencontre Marsha, il la laisse faire tout ce qu’elle veut… et le raconte dès que possible à Derek. Allez, la série reprend son esthétique incroyable pour toutes ces scènes, avec des plans qui se font timides par moments quand à d’autres moments la nudité ne semble déranger personne.

L’introduction ne s’arrête plus en tout cas de nous montrer les personnages de Derek et Cal à poil, enchaînant ensuite avec une soirée qui finit par un bain de minuit dans la piscine. Et si tout le monde se fout à poil, il semble important de conserver ses chaussettes pour plonger. Pardon, mais c’est tout ce que j’ai réussi à penser, alors que les caméras reprenaient leur voyeurisme esthétique étrange. En fait, tout est étrange dans ce début d’épisode, parce que Cal semble vraiment être un personnage sympathique finalement.

Bon, il passe son temps à coucher avec sa copine, mais c’est un adolescent après tout, alors c’est bien normal. On comprend malgré tout que sa relation à son père est particulière et qu’il y a également quelque chose qui lui trotte en tête en permanence. Il a des envies clairement homosexuelles, mais heureusement, il aime faire des cunilingus à sa copine, alors ça le détourne un temps de ses fantasmes. Un temps, seulement, évidemment.

Lors d’une soirée, Derek et Cal se retrouvent à conduire une décapotable sous une pluie battante et se réfugient dans un bar gay. La série voulant tout faire pour que je l’adore, elle enchaîne sur une autre chanson du groupe INXS où les deux amis s’éclatent et dansent ensemble. Oh bordel, mais non, mais qu’est-ce qu’ils font pour cette introduction ? C’est interminable et sérieusement, je suis en train de tomber amoureux de ces deux-là. Comme quoi, on peut raconter une belle histoire d’amour en 12 minutes.

Les deux amis finissent par partager leur premier baiser sur « Never tear us apart », ce qui est toujours un bon choix. Le réveil sera plus douloureux pour Cal le lendemain : alors qu’il vient de passer une belle soirée avec son copain, il découvre que sa copine est… Enceinte. Elle a vérifié avec trois tests avant de l’appeler, alors il n’y a aucun doute possible – même si la série ne nous le révèle pas exactement comme ça. Allez, félicitations Cal, tu vas devenir papa. Bizarrement, il s’effondre en larmes et casse toute la hype de ce début d’épisode.

Je m’attendais quand même à ce que le zoom arrière nous révèle que son lit soit partagé avec Derek, mais ce n’est tout de même pas le cas. Allez, il est temps de quitter le passé maintenant, mais bordel, qu’ils me fassent un spin-off sur Cal, ou un what if où il ne finisse pas par être le bâtard qu’il est.

La série enchaîne toutefois par un retour dans le présent qui continue de me convaincre que tout le monde veut que je tombe amoureux devant : je veux dire, Zendaya se met à chanter Call me irresponsable devant nous. Bon, le problème, c’est qu’on comprend assez vite que le fun de cette scène est provoqué par… la drogue. C’est dommage, mais ça ne m’a pas empêché d’être à fond avec elle. Je chantais, je me marrais et quand Gia la regarde, j’ai éclaté de rire.

Il était important de nous faire rire comme ça, parce que très rapidement, la série se dirige vers l’émotion exactement inverse : la dépression la plus importante quand Rue confie à sa petite sœur qu’elle se drogue pour oublier ses envies suicidaires. Mais ? Quel enfer. Avant d’en arriver là, la série nous propose un petit « How to get away with being a drug addict » qui est excellent, avec une petite référence à la saison précédente aussi. Zendaya est une actrice absolument brillante, l’écriture de cette série l’est encore plus.

On nous révèle ainsi qu’elle raconte tout ça à Jules, lui expliquant peut-être aussi pourquoi elle a avoué à sa sœur vouloir se suicider pour pouvoir tranquillement continuer à se droguer sans qu’elle ne l’en empêche. Ethiquement, je suis aussi dérangé par cette scène que lorsque Cassie de Skins expliquait comment être anorexique, mais en même temps, c’est le principe même de cette série d’être dérangeante.

Et elle est beaucoup plus que ça aussi, enchaînant avec Jules confiant à Rue qu’elle n’aime pas son nouvel ami, parce qu’il veut probablement la baiser et puis c’est tout. Ce n’est pas exactement tout et on enchaîne sur une scène incroyable où Jules va justement interroger ce pote. Les échanges entre eux sont si incroyables que j’en ai oublié la critique. Les références à Twitter, à la sexualité, à la notion de genre… Tout est joué avec une fluidité incroyable. J’ai adoré voir Jules et Elliot échanger sur le nombre de partenaires sexuels qu’ils avaient, parce que ça en disait long sur les deux personnages, l’air de rien. Et c’est sans trop de surprise que ça mène à Rue et Jules faisant l’amour, mais pas avant que Rue aperçoive le père de Nate, histoire de nous rappeler que nous sommes tout de même dans une série bien plus large que ça.

C’est un joli moyen de faire la transition vers la suite de l’épisode qui est… encore plus géniale ? Genre, je ne pensais pas que c’était possible, mais on se concentre sur le personnage de Lexi que j’adore et qui nous révèle avoir écrit un scénario. Et ce n’est pas si surprenant après tout : la série nous rappelle que Lexi a toujours été une observatrice de sa vie… et ça se fait par un moment tout à fait méta avec un miroir nous montrant les caméramen (bonjour) ou nous montrant Lexi en réalisatrice et Rue en actrice droguée.

C’est excellent et ça enchaîne par un autre détour : Lexi partage sa chambre avec une Cassie qui a désormais décidé de se réveiller tous les matins à quatre heures pour… se préparer à aller au lycée. Oui, oui, 4h du matin. Elle a ainsi les meilleurs outfits et est aussi merveilleuse que possible. Elle fait tout ça pour que Nate la remarque – sauf que Nate ne la remarque que quand elle s’habille littéralement comme Maddy. C’était aussi drôle que déprimant, comme d’habitude.

La série est magnifique pour ça, et tout semble si parfaitement cohérent et logique. Même la construction de l’épisode l’est, d’ailleurs, puisque tout ça permet d’en revenir à Lexi et son scénario validé par un prof, à quelques mètres d’un action ou vérité de Rue, Jules et Elliot. Les trois passent désormais tout leur temps ensemble, et ça se fait avec ce jeu et des actions particulièrement stupides.

Si elles nous permettent de rire et de continuer à provoquer, le but de l’épisode est toutefois bien de se centrer sur Lexi et sa pièce de théâtre. Le problème, c’est que la pièce est totalement inspirée de sa vie, y compris de la vie de sa sœur… sauf que Cassie n’est pas au courant des talents de sa sœur, pas plus que Lexi n’est au courant des préoccupations de Cassie. À force de vouloir être toujours la plus sexy pour Nate, Cassie en arrive à un stade où elle paraît plus ridicule qu’autre chose. Son look la fait passer pour un personnage de la comédie musicale Oklahoma que je n’ai pas vu moi non plus.

Il était plus facile de s’identifier à Rue, comme ça. Par contre, ça ne dure qu’un temps, parce qu’on en revient au plus grand malaise de Cassie. Elle est magnifique, Cassie, à péter un câble sur Maddy, à lui révéler qu’elle est amoureuse de Nate et que Nate n’est de toute manière pas fait pour Maddy puisqu’ils sont toxiques ensemble.

Malheureusement, tout ça, ça se passe dans la tête de Cass. Dans la réalité, elle ne dit rien (mais quelle arnaque, j’y croyais !), ne se confie qu’à demi-mot à sa meilleure amie et… couche avec Nate tous les vendredis soirs. Oh putain, mais Nate ! Cassie ! J’aurais dû m’y attendre, bordel. La scène est violente, surtout qu’on nous montre ensuite que les parents de Nate entendent tout. Et la réplique de la mère qui donnerait beaucoup pour redevenir adolescente est vachement compréhensible après ce début d’épisode où on voit qu’elle avait de quoi s’éclater encore et encore. De toute manière, Cal s’en fout royalement désormais.

En effet, il est toujours perturbé, et c’est bien logique, par ce que son fils lui a révélé en fin d’épisode la semaine dernière. On nous révèle donc qu’il planque désormais devant chez Fez, et je n’aime pas ça du tout. Ash non plus n’aime pas ça, et il n’hésite pas à braquer Cal, hein. Il n’en faut pas plus pour que Fez interroge donc Cal, sauf que ça tourne mal. Ash s’éclate sur la tronche d’Eric Dane et ça finit par faire sortir la vérité du personnage de Cal.

C’est horrible : il est persuadé que Fez est au courant de ce qu’il a fait avec Jules, et il est sûr aussi que Fez a le DVD sur lequel il y a une vidéo de lui et Jules. Ce n’est toutefois pas le cas du tout : bien au contraire, il révèle tout lui-même à Fez, qui n’en revient pas de ce qu’il entend. TU M’ETONNES. C’est terrible à voir, parce que Cal se fait avoir comme un bleu et tabasser au passage, avant d’être libéré bien simplement par Fez qui comprend qu’il est dépassé par tout ce qu’il se passe.

Pendant ce temps, Kat est toujours sous-exploitée et j’attends impatiemment son épisode. Les scénaristes ne l’oublient pas totalement, avec une scène où elle rencontre les parents d’Ethan… et plante complètement le test qu’ils lui font passer. En parlant de test, il faut bien en revenir aussi à Lexi et son audition : cela permet de rencontrer Bobi, son assistante à la voix insupportable, et de voir Ethan obtenir un rôle dans la pièce. J’imagine que ça aura un impact pour la suite, parce que pour l’instant, on se contente d’avoir cette pièce comme alibi pour Rue.

Oui, en parallèle de tout ça, Rue a aussi une idée qui lui fait penser qu’elle est une véritable génie. Elle veut ainsi revendre de la drogue et demande à Fez de l’aider. Comme il refuse, elle se tourne vers la dealer du premier épisode, qui aime faire en sorte que tout le monde se déshabille chez elle. Je ne le sens pas du tout là. Il s’agit tout de même d’une psychopathe avec qui Rue passe un marché qu’elle ne peut probablement pas tenir. Et si elle ne tient pas sa part du marché, elle est bonne pour être revendue en pièces détachées.

La drogue ? Elle la récupère avant d’aller à une réunion de drogués anonymes ? WTF. Ali se rend immédiatement compte de ce qu’il se passe et l’interroge, forcément. Rue se sert toutefois de ce qu’elle sait sur lui pour le blesser, et ça marche tellement bien qu’il finit par la laisser tranquille. Putain, Rue ! Elle dépasse les bornes des limites comme dirait l’autre, et ça fait de la peine de la voir s’enfoncer encore plus sans que personne ne puisse rien y faire. Franchement, sa mère ne se rend compte de rien et lui fait totalement confiance quand elle affirme passer l’audition pour Oklahoma, en plus.

Pendant que Rue fait tout ça, elle ne répond pas à Jules qui s’inquiète de savoir où elle est et se rend logiquement chez Elliot. Ce dernier est vraiment une bonne addition au casting, parce qu’après Rue, c’est au tour de Jules d’avoir une scène vraiment intéressante avec lui. J’ai eu peur que ça déconne et qu’ils couchent ensemble, mais heureusement, ce n’est pas le cas. On se contente d’une scène où Elliot reconnaît avoir un crush pour Rue.

Le cliffhanger est moins violent que la semaine dernière et n’est vraiment pas celui que j’attendais : Nate pose un lapin à Cassie un vendredi soir pour… retourner voir Maddison en plein babysitting. OK, c’est violent, d’accord, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais maintenant que Cal est au courant du mensonge de son fils – mensonge qui lui a fait considérer le suicide, tout de même.

Moi, je ressors de l’épisode bien embêté en plus : j’ai maintenant envie d’aimer davantage le personnage de Cal, parce que sa vie d’ado était incroyable et qu’il méritait de tourner mieux que ce qu’il fait.

Walker – S02E08 (express)

Épisode 8 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Spoilers

James était laissé pour mort à la fin de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur Trey.

Je ne vais pas mentir : j’ai pensé pendant une grosse partie de l’épisode que les scénaristes allaient avoir plus de courage que ce qu’ils n’ont véritablement. Pour moi, il était évident que le capitaine James allait y passer au cours de l’épisode, surtout au moment de sa rechute. C’était un joli chant du cygne qu’il nous faisait là : il remettait son badge de chef à un Cordell bien incapable de gérer une équipe en lui faisant tout un tas de compliments et ça aurait été une intrigue sympathique de voir le personnage refiler l’insigne à quelqu’un d’autre pour aussitôt le regretter.

Ce n’est finalement pas la piste retenue par les scénaristes qui se contentent de nous expliquer que finalement James va très bien en fin d’épisode. Il peut ainsi reprendre du service, même s’il n’a jamais vraiment arrêté, bossant même depuis son lit d’hôpital. Cette vision du travail dans les séries américaines, c’est toujours quelque chose, quand même. Pourtant, James avait son ex-femme de retour dans sa vie pour tenter de le freiner.

Il y a deux scènes que j’ai particulièrement apprécié dans l’épisode, et je les ai déjà évoquées partiellement ici. La première concerne Cordell comprenant qu’il n’est pas fait du tout pour gérer l’ensemble des rangers. Je trouve ça bien de nous montrer que le personnage n’est pas encore prêt à prendre du gallon et j’ai également eu l’impression que c’était fait de manière intelligente : les scénaristes ont vu une opportunité et ont réussi à s’en saisir. Tant mieux. 

La deuxième scène cool fut étonnamment celle du cœur ouvert entre James et son ex-femme. James n’est pourtant pas un personnage auquel je suis particulièrement attaché, parce que je le trouve assez fade après une saison et demi. Et pourtant, cette scène où sa femme lui explique pourquoi elle a pris ses distances quand elle a compris qu’elle devenait invisible à ses yeux à lui, préférant le travail… je ne sais pas, ça a résonné, j’ai trouvé que c’était une bonne écriture de personnage. C’est hyper convenu, mais ça fonctionnait.

Et c’est tant mieux : on avait besoin de scènes qui fonctionnent dans cet épisode, parce qu’une fois de plus, les parents de Cordell sont trop aux abonnés absents et l’intrigue en fil rouge prend tout son temps à avancer. Bien sûr, le cliffhanger de l’épisode est censé nous donner envie de continuer pour le prochain épisode avec une menace en l’air qui finira par être portée à exécution, mais pour l’instant, les scénaristes ont trouvé une nouvelle manière de retarder l’inévitable. On en est à quoi ? Trois épisodes qui retardent l’avancée de cette intrigue ?

Je ne sais pas si c’est que je deviens impatient en vieillissant ou si c’est juste que la série tourne trop autour du pot – ou plutôt de la grange des Davidson. On sait qu’il y a quelque chose à savoir, faites nous votre épisode flashbacks et révélations, il est temps ! Franchement, quand ça finira par arriver, je suis sûr que ce sera décevant après autant d’attente. Pourtant, c’est un schéma assez classique de fil rouge pour une longue saison, et surtout pour un procédural, alors je devrais être habitué… mais cette saison, cette manière de ne pas avancer me frustre. 

En plus, on a perdu Micki et ça n’arrange rien. Son absence se fait plus ressentir que jamais dans cet épisode. Je me suis demandé si la ranger qui intervenait devant chez Tray avait pour vocation de remplacer à terme Micki. On la voit à plusieurs reprises dans l’épisode et elle a quand même tout ce qu’il faut pour remplir les conditions, le côté un peu inexpérimenté en plus. Je crois que je ne suis pas contre l’idée.

En attendant, les scénaristes ont tenté de justifier une fois de plus l’existence des adolescents dans cette série. C’est le dernier gros point noir de l’épisode : August et Stella ne servent vraiment pas à grand-chose et je n’ai pas accroché un seul instant à cette scène d’attente à l’hôpital. Purée, le rire forcé de Stella m’a profondément agacé, en fait, maintenant que j’y repense. J’ai vu l’épisode il y a trois jours et j’en suis encore là au moment d’écrire ces lignes, ça dit tout de même quelque chose sur le jeu de cette actrice…

Voilà donc pour la critique express de cet épisode. Comme je viens juste de l’écrire, j’ai vu l’épisode dès vendredi matin, mais je n’ai pas pris le temps durant le week-end d’en rédiger la critique. Il ne m’a pas franchement marqué et c’était franchement un épisode gap-filler à partir du moment où il est devenu évident qu’ils n’oseraient pas tuer James si peu de temps après le départ de Micki. C’était pourtant le seul moyen de proposer quelque chose de vraiment surprenant ici.


The Book of Boba Fett – S01E04

Chapter 4 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.

Spoilers

L’épisode révèle enfin comment les chemins de Boba et Fennec se sont croisés.

I want you to help me.

Ben voilà, j’ai réussi à voir davantage de séries tout au long de la semaine ; en contrepartie, je n’ai rien pris le temps de voir du week-end. C’est un peu faux, il me reste aussi une critique de Walker à écrire à un moment ou un autre. En attendant, j’avais quand même envie de terminer mon programme d’hebdos, et j’ai donc lancé cet épisode avant que minuit ne sonne, comme ça, j’ai la satisfaction d’avoir tout vu.

L’épisode débute par un flashback, puisque Boba est retourné dans son pod. On en a très peu eu la semaine dernière, alors ce n’est pas étonnant… Par contre, l’épisode commence assez mal pour moi qui le regarde tardivement dans la journée. Difficile de ne pas avoir envie de piquer du nez quand on voit Boba traverser le désert pendant un temps interminable. Au moins, on sait que le personnage se fait chier dans sa journée avec sa monture, hein. Le seul problème, c’est qu’à force, nous aussi.

Bref, ça partait mal cette semaine et heureusement, la nuit a fini par tomber sur le désert, comme ça, il a pu suivre une étrange lumière dans le ciel – pendant que moi, j’ajustais justement mes lumières. La lumière le mène à rencontrer Fennec, et je trouve que c’est une excellente chose. En effet, ça permet enfin de comprendre comment ces deux-là se sont rencontrés et pourquoi leur duo fonctionne si bien.

Et en plus, ça signifie qu’on aura plus de Fennec dans les épisodes, ce qui est un vrai plus. En tout cas, Boba la rencontre certes, mais elle est inconsciente dans le désert. Il décide de lui sauver la vie et de l’emmener avec lui jusqu’à… je ne sais pas trop. Il débarque dans ce qui ressemble à une boîte de nuit si l’on en croit la musique (est-ce toujours l’univers de Star Wars ?), un laboratoire high-tech si l’on en croit le scénario. Le but est d’apporter des modifications à Fennec afin qu’elle puisse survivre, car elle est sur le point de mourir et qu’apparemment, Boba n’a pas envie que ça arrive.

Allez comprendre pourquoi ! Une seule chose est sûre : Fennec se fait opérer de tous les côtés par un type avec des dreadlocks qui considère qu’il vient de créer une superbe machine. Il décide ainsi de ne pas recoudre Fennec, alors qu’elle est pleine de câbles et de boulons désormais. Le réveil est sympathique pour elle : elle est allongée dans le sable – pas sûr que ce soit génial quand on a le ventre ouvert ??? – et se rend compte qu’elle a été modifiée quand elle était inconsciente.

Ben super. Elle n’est pas ravie de savoir qu’elle a subi tout ça, mais au moins, elle est en vie, ce n’est pas si mal. Son réveil permet aussi à Boba de révéler qu’il sait très bien à qui il a affaire : une tueuse à gage dont la tête est à prix. L’argent n’est toutefois pas ce qui intéresse Boba, qui prend même le risque de lui révéler son véritable prénom. C’est l’occasion pour nous d’avoir confirmation que la nouvelle de la mort de Boba s’est déjà répandu.

Que veut Boba si ce n’est pas de l’argent ? Son vaisseau, bien sûr. Le problème, c’est que le vaisseau a été récupéré par Jabba le Hutt. Evidemment. En échange de son aide, Fennec souhaite recouvrir sa liberté, et c’est largement suffisant pour Boba. Voilà donc nos deux héros qui partent en mission avec un objectif précis. Il était temps : ça redonne de bons enjeux et ça nous permet de découvrir qu’ils ont fait une excellente équipe dès le début ces deux-là. La mission qu’ils se donnent nous donne rapidement l’impression d’être devant une bonne série d’espionnage, et ça donne un meilleur look à la série.

Après, ce n’est pas glorieux pour les aliens de Jabba : ils ne sont pas foutus de voir une caméra qui fait de la lumière, apparemment ? Jamais dans l’abus. Une chose est sûre : Boba est sûr de lui avant même que la moitié de la mission soit en place. Il est persuadé qu’il récupèrera son vaisseau, au point de laisser partir sa monture et de se confier davantage à Fennec en attendant le retour de sa caméra-drone. Et bordel, elle est carrément pratique sa caméra : c’est un droid qui est capable de fournir des plans 3D avec l’emplacement des gardes, tout de même. ET PERSONNE NE L’A CAPTÉ ?

Ce n’est pas une sécurité maximale pour cette base, donc. Et ça se confirme quand notre duo de personnages réussit à s’infiltrer en passant par les canalisations, débarquant sans mal dans la cuisine. C’est plutôt sympathique comme scène, car ils font une nouvelle fois du bon travail d’équipe et qu’ils se débarrassent des cuisiners, puis de la « vermine » avec pas mal d’humour. J’avais vu sur Twitter que Kevin Tancharoen était derrière cet épisode… et je dois dire que ça se voit assez rapidement dans la mise en scène aussi. Sans que les chorégraphies ne soient brillantes dès le départ, tout est bien fluide.

La qualité Disney+ est de retour, ça fait plaisir. Et ça fait plaisir aussi de voir à nouveau Ming-Na dans des scènes d’action. Le duo n’a ainsi aucun mal à retrouver le vaisseau de Boba et à s’en emparer… mais Boba a beau être un super pilote, il a un problème de taille : le hangar dans lequel est son vaisseau est complètement fermé. Il peut heureusement compter sur Fennec : grâce à elle et à ses astuces, il parvient ainsi à s’enfuir. La scène d’action était sympa au passage.

Par contre, je suis assez déçu : cette scène a beau être géniale, je ne vois pas trop ce qui décide Fennec à rester ensuite auprès de Boba. Pourtant, elle lui annonce quasiment aussitôt sa décision, parlant d’abord de la « prochaine fois » où ils s’en tiendront au plan avant d’expliciter son intention. C’est un peu gros : ils ont beau faire une bonne équipe, rien ne justifie qu’elle prenne cette décision a priori ? En plus, dans le présent, elle est totalement à ses ordres, alors qu’on voit bien qu’ils devraient plutôt être égaux ? Ou même qu’elle est plus forte et maligne que lui ?

Allez comprendre. En attendant, Boba décide d’aller venger ses amis morts à l’épisode précédent avant de mener une quête sentimentale pleine de fan-service. Il se rend à nouveau auprès du Sarlac, et même carrément dans celui-ci, pour retrouver son armure. On sait déjà qu’il y parviendra, mais il faut encore savoir comment. Il y a au passage une bonne péripétie et scène d’action quand le monstre se réveille et tente d’avaler Boba et Fennec dans le vaisseau.

Cela lui ferait un meilleur repas que la bombe qu’il finit par avaler. Une fois de plus, Fennec sauve la vie de Boba… mais ils ne retrouvent pas l’armure recherchée. Qu’à cela ne tienne : en attendant, ils discutent un peu de ce dont il a vraiment besoin, un pod pour survivre et ne plus avoir de cicatrices déjà, une partenaire ensuite. La conversation était intéressante et apprendre que la loyauté suffisait à convaincre Fennec de bosser pour lui était sympathique.

Et apparemment, voilà que nous avons déjà fait le tour des flashbacks : Boba se réveille dans le présent sans la moindre cicatrice. C’est donc après un bon lifting qu’il se rend dans le casino-bar habituel des épisodes précédents. Il débarque pile à temps pour le Krrsantan faire un petit massacre… sans la moindre raison ? L’hôte des lieux parvient toutefois à le calmer avec un petit discours marrant à observer – et pas assez efficace, aussi. Le Krrsantan n’hésite ainsi pas à arracher le bras d’un homme qu’elle essayait de sauver. Cela n’empêche pas Boba de nous l’embaucher en moins de deux.

En parallèle, Fennec invite tout un tas des bras droits de Jabba à un petit dîner ayant pour but de faire respecter Boba davantage. Il y a du boulot, tout de même. Ce n’est toutefois pas impossible, même si un bon nombre d’entre eux continue de remettre en question son autorité. Il a la meilleure réponse à leur fournir : la menace, évidemment. Sous la table de leur dîner, il y a un monstre qui attend de quoi manger. Cela aide cette bande de criminels et de petits chefs à se ranger derrière Boba, surtout que tout ce qu’il leur demande est de rester neutre dans son conflit face au Syndicat, même pas de lui venir en aide.

Boba n’est pas complètement inconscient pour autant : il ne leur fait pas entièrement confiance, mais il sait que son offre est meilleure que celle du Syndicat. La guerre peut donc commencer à se préparer tranquillement : il ne reste plus qu’à trouver des muscles pour les aider lui et Fennec à gagner la guerre.

This is us – S06E03

Épisode 3 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.

Spoilers

Difficile de concilier le travail, la distance et la paternité. Randall, Kevin, Toby et Jack s’y sont tous essayés.

Let’s kill her. Let’s dig a hole in the backyard and bury her in it.

Qu’est-ce que je suis heureux ! Cet épisode reprend dans le futur avec baby Jack devenu adulte. Toujours aveugle et, j’espère, toujours aussi bon acteur, il vit dans une baraque à la vue exceptionnelle. Je ne vois pas trop l’intérêt, franchement. Il aime faire des barbecues, mais l’odeur le renvoie à des souvenirs douloureux. Reste à savoir lesquels. Oh on les voit… mais à sa manière, donc parfaitement flous.

Dans le passé, Jack revient trop tard à la maison pour voir ses enfants avant qu’ils se couchent. C’est triste comme tout, parce qu’on apprend qu’il est parti trop tôt le matin pour les voir et qu’il revient régulièrement trop tard pour les coucher. Le pauvre. Il décide donc d’emmener les enfants pour la première fois au cinéma… et ça se fera sans Rebecca qui n’est pas cinglée et est heureuse d’avoir un samedi tranquille.

Par contre, trois enfants au cinéma, ça fait quand même beaucoup à gérer. Et les choses ne se passent pas si bien que ça quand Kate lui demande s’il vivra pour toujours au travail. Le pauvre. Le caissier du cinéma a beau essayer de le réconforter, bizarrement, ce n’est pas super efficace. Je veux dire le type est drogué, et il finit par le reconnaître quand Jack lui demande s’il a vu Kevin.

Oui, parce que Jack s’endort pendant le film, ce qui permet à Kevin de fuguer… et de se faire retrouver par les flics. Par chance, Rebecca a pensé à tout et les flics peuvent l’appeler puisque le numéro de la maison est sur les chaussures. Quant à Jack, ben, il se rend bien compte du départ de Kevin, mais trop tard, quoi. Bonjour la culpabilité !

Rebecca reste sacrément calme face à la situation, et elle console Jack à merveille en lui rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour qu’une mauvaise journée devienne une bonne journée. J’aime cette philosophie et j’aime que Jack se donne ensuite du mal pour créer une ambiance cinéma à la maison. C’est simple et efficace comme stratégie, les triplés n’y voient que du feu et la journée est un bon souvenir pour tout le monde.

Malheureusement, le bon souvenir vire au cauchemar pour Jack quand il reçoit un coup de fil lui annonçant la mort de sa mère. Il va être sympa le prochain épisode…

Dans le présent, on se concentre d’abord comme on pouvait s’y attendre sur le couple Kate et Toby. Cela ne se passe pas aussi bien qu’ils le voudraient : Toby est parfois coincé loin de chez lui, ses enfants pleurent chaque fois qu’il part et Kate est bien heureuse d’avoir l’aide de Kevin pour s’en occuper. C’est plutôt cool : l’épisode commence sur un montage de la routine de ses personnages.

Au milieu de cette routine, Toby se débrouille malgré tout pour passer du temps avec sa famille de temps en temps. Il se sent un peu forcé de ramener des cadeaux à chaque fois, ce qui nous offre un point de Bingo Séries gratuit quand Kate ouvre le sac à main qu’il lui offre avant de lui laisser un jour off. On pourrait donc croire que tout va bien, mais Toby ne gère pas tant que ça non plus.

Il offre à son fils un jouet qui fait du bruit et l’empêche de dormir aux bonnes heures, malgré un rappel de sa femme, ce qui fait que bébé Jack refuse d’aller se coucher le soir. C’est un gros problème pour Kate, parce qu’elle a un récital de sa classe ce soir-là et qu’elle voulait absolument être accompagnée par son mari. Il aurait peut-être fallu lui dire, parce qu’il n’a pas l’air au courant quand il décide de finalement rester s’occuper de Jack et Hailey pour laisser la babysitter rentrer chez elle car elle ne gérera pas les enfants seules s’ils ne dorment pas.

Et voilà comment Kate se retrouve seule face à Philip après le récital, histoire de lui raconter ses peurs sur son couple. C’est la pire des idées putain, je déteste les scénaristes s’ils souhaitent vraiment aller sur la piste de la relation extra-conjugale avec ce type. Le pire, c’est que Philip lui donne finalement des conseils pas si cons quand il lui dit que c’est bon signe de parler des problèmes dans un couple. Humph.

De son côté, Kevin gère la parentalité à distance comme il peut. Il vient donc chaque matin chez son ex pour voir ses enfants, et ça se passe plus ou moins bien selon les jours. En tout cas, on voit que ça lui pèse de ne pas pouvoir être toujours là et d’avoir sa famille pour lui. Clairement, c’est le thème de l’épisode, de toute manière, et il n’est pas gâté : il vit des moments galère à voir Toby heureux de rentrer chez lui auprès de sa femme et ses enfants… et d’autres encore plus galères avec le reboot du Manny.

Clairement, dans ce reboot, l’humour est toujours aussi merdique et Kevin est mis face à son choix de ne pas vivre avec ses enfants. Le pauvre, ça fait de la peine à voir ; et ça fait d’autant plus de peine que l’acteur est une fois de plus excellent à jouer le personnage de Kevin. Non parce que Kevin est un mauvais acteur, en fait… Contrairement à son interprète.

En tout cas, malgré son jeu médiocre, Kevin tape complètement dans l’œil d’une de ses nouvelles collègues qui lui laisse son numéro après avoir ri de toutes ses phrases qui ne sont pas des blagues. De toute manière, elle va vite lâcher l’affaire puisque Kevin n’en a rien à faire d’elle, ou de quoique ce soit, d’ailleurs. Il laisse sa carte bleue dans les mains d’un de ses collègues – le Manny – tout de même, parce qu’il reçoit un SMS de Madison l’informant que ça y est, Frannie est en train de marcher. Sans qu’il ne soit là.

Le temps d’arriver chez elle, en plus, les jumeaux sont évidemment couchés. J’ai adoré la scène qui s’ensuivait où Kevin et Madison se rendent compte qu’ils n’ont pas encore tous les ajustements nécessaires pour que la situation se passe bien. Madison est crevée par les enfants, Kevin est frustré de ne pas être là pour les premières fois et… ils finissent par… être trop mignons ensemble ? Putain, désolé, mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas en couple, bordel !

Kevin rentre finalement chez Kate et Toby, et il comprend assez vite que Toby a déconné puisqu’il vient juste de coucher les enfants. La scène entre les beaux-frères est sympa, même si cette affaire du triangle n’est pas rassurante pour la suite s’il faut sortir les mamans de l’équation dans la vie que s’imagine Toby. Kevin sent bien que c’est foireux ce qu’il lui dit, et il n’hésite pas à lui faire remarquer avant d’aller se coucher.

Une fois au lit, Kevin hésite à appeler celle qui joue sa belle-fille dans le reboot du Manny pour coucher avec, avant de se dire que c’est sûrement une meilleure idée d’appeler Cassidy. Putain, recontacte Zoey à la rigueur. Bon, on verra ce que ça donnera par la suite cette affaire.

L’épisode se termine en tout cas avec Toby offrant à Kate un grill pour se faire pardonner d’avoir déconné. Bon. C’est apparemment le premier souvenir de Jack, et ce n’est pas un bon souvenir alors… c’est une mauvaise idée. On découvre en retournant dans le futur que Jack a une cicatrice au front à cause de ce cadeau de Toby, et que cette cicatrice date du jour où le mariage de ses parents a explosé. C’en est fini des théories qui nous faisaient espérer que peut-être Kate et Toby finiraient bien ensemble. Putain, fais chier. Je suis sacrément vulgaire dans cette critique, pardon.

Enfin, du côté de Randall, on découvre un papa qui gère tout : il emmène Déjà faire ses premières leçons de conduite. Bon, ce n’est probablement pas la première, parce qu’elle fait l’équivalent d’une conduite accompagnée qui semble vraiment super bien se passer. Le problème ne vient finalement pas de sa conduite de voiture, mais de sa conduite d’adolescente : Malik lui envoie un SMS alors qu’elle est au volant, ce qui fait que Randall découvre que sa fille a passé le week-end précédent à Boston. Sans lui dire.

J’ai beaucoup ri de la situation, avec un Randall qui rentre aussitôt pour s’en confier à Beth. Cette dernière était hilarante à s’énerver, mais elle comprend assez vite qu’elle va devoir jouer la mère cool pour laisser Randall s’énerver autant que possible. Et la scène fonctionne bien, parce que c’est un couple vraiment fonctionnel contrairement à Kate et Toby en ce moment. Ils se parlent de tout, après tout.

C’est peut-être ce qui fait mal dans la trahison de Déjà qui ne leur a rien dit : elle n’a vraiment pas les codes Pearson sur ce coup-là. Par contre, heureusement, Beth finit par comprendre sa fille. Elle n’est plus une enfant, mais devient adulte progressivement. Beth décide donc qu’il est temps pour Déjà non d’être punie, mais de se mettre à la pilule. Oh, que j’aime Beth ! Toujours les bons mots et conseils, finalement.

Randall comprend donc qu’il est temps pour lui d’aller parler à Déjà. Si elle a peur de devoir s’excuser à nouveau, ce n’est pas le cas : Randall reconnaît simplement son erreur d’avoir oublié que sa fille grandissait. Rationnellement, il savait que ça allait arriver, mais émotionnellement, il la voyait encore enfant. La scène commençait bien, mais la dernière réplique de Randall est vraiment en trop, à lui assurer qu’elle ne retournerait pas à Boston de sitôt.

Clairement, ils ont du fric. Alors non, elle ne va pas faire six heures de bus tous les week-ends, c’est clair, mais arrange-toi pour organiser des visites de temps en temps. C’était en plus le message que Beth voulait lui faire passer plus tôt. Randall est con sur ce coup-là, et je comprends bien trop la réplique de Déjà : oui, ça va être un problème qu’il se braque comme ça.