NCIS S19E01 (express)

Épisode 1 – Blood in the Water – 15/20
L’épisode est à l’image du titre : absolument pas subtil, mais plutôt efficace pour remettre en place les choses très rapidement après une fin de saison qui posait quelques questions sur l’équilibre. Avec quasiment vingt saisons au compteur, rien ne peut plus déstabiliser NCIS apparemment.

Spoilers

Leroy est bien en vie, mais blessé. Et son sort est inconnu du reste de l’équipe, évidemment.

Par quoi commencer ? Peut-être par Leroy, justement, parce que c’est le plus simple et c’est par là que la saison prend la décision de recommencer. Concrètement, j’ai bien aimé la scène d’ouverture de la saison avec des effets spéciaux sympathiques et un début pas évident pour le personnage de Gibbs. Le voir s’effondrer dans l’eau ensanglantée, c’était marrant, parce qu’on se doutait bien qu’il survivrait quoiqu’il arrive. Et ça ne manque pas !

Par contre, tout le reste de son intrigue m’a laissé plutôt perplexe. J’espérais naïvement qu’on se dirigerait vers une intrigue un peu plus fil rouge pour le retrouver – une intrigue qui le laisserait de côté par moments, avec juste ou une deux scènes pour lui, histoire que l’acteur se repose. Ce n’est pas du tout ce que nous offre cet épisode, au contraire : on a encore beaucoup de Gibbs. C’était plutôt sympathique à suivre, mais ça n’invente absolument rien…

Je sais que je le dis souvent dans ces critiques express, particulièrement parce qu’il s’agit chaque fois de séries procédurales, mais c’est quand même dingue cette capacité à faire du neuf avec uniquement du recyclage. Certaines scènes puaient le déjà-vu, même pour moi, alors que je n’ai pas vu une petite moitié de la série, l’air de rien.

Le coup de la cabane avec le couple d’américains cliché et fan d’armes à feu ou moto ? Un grand classique, j’ai l’impression. Nous ne sommes pas loin des parents Walker, sauf que là, ils étaient légèrement plus complotistes. Je ne comprends pas l’intérêt de soupçonner et menacer Gibbs qui leur a dit ne pas vouloir affaire aux flics MAIS de ne pas appeler les flics ? Genre… Appelez-les si vous n’êtes pas sereins ? La manière dont il gagne leur confiance était discutable aussi… Sans trop de surprise, le but des scénaristes était donc tout simplement de donner quelque chose à faire à Gibbs dans cet épisode, et de lui rappeler qu’il a besoin de son équipe, même s’il n’en veut plus.

C’est plutôt efficace et fluide, mais j’attendais quelque chose d’un peu plus excitant pour une reprise. Là, on avait rapidement affaire à un épisode classique qui ne cherchait pas à établir de nouvelles bases pour la suite, bien au contraire. Il y avait de quoi faire avec l’étrange corps retrouvé dans le lac… On verra où mènera le reste de cette intrigue de serial killer, mais je suis perplexe pour l’instant. J’approuve toutefois de voir ENFIN la journaliste interagir avec d’autres personnages du NCIS, ça fait du bien.

Là où l’épisode introduit toutefois de nouvelle base, c’est avec l’arrivée de la nouvelle. Je l’ai vue d’un très mauvais œil lors de son épisode d’introduction l’an dernier, parce que je la trouvais hyper clichée comme personnage. C’était légèrement mieux dans cet épisode, mais je suis tellement blasé de la voir tomber si vite dans une relation qui est encore et toujours la même avec Nick. Si le début de l’épisode nous montre bien l’impact du départ de Bishop sur le reste de l’équipe, on enchaîne avec quelque chose de bien plus convenu lorsque la nouvelle arrive.

Il était marrant de voir la série s’auto-parodier dans le casting de ce nouvel agent, et j’aime le fait que Nick et McGee soient assez matures dans leur immaturité pour demander une nouvelle collègue ; mais l’arrivée était plus que prévisible, surtout avec le générique. Pour son épisode de réintroduction, elle a le droit à une rencontre sympa avec Gibbs, deux portes défoncées et déjà des interactions où elle se rapproche de Nick pour rétablir le schéma classique de la série. Très sincèrement, j’aurais aimé un changement de dynamique pour cette quatrième nouvelle recrue féminine d’agent de terrain, surtout qu’elle avait un caractère différent la saison passée.

La série n’est pas connue pour se renouveler, et c’est ce qui lui permet d’être renouvelée après tout. J’ai aimé le caractère qui se rapproche très rapidement de ce qu’était Bishop et s’éloigne du cliché de l’an dernier, alors je ne sais pas de quoi je me plains. J’attends à présent de voir la suite de la série pour me faire une vraie idée !

Sinon, s’il y a bien quelque chose qui se renouvelle inévitablement, c’est le générique. C’était par conséquent assez plaisant de le découvrir comme ça, mais je ne sais pas pourquoi, ça m’a fait prendre conscience que sans Bishop, on perdait encore une chance de revoir Ziva. C’est que ça deviendrait urgent de savoir ce qu’elle fait, quoi. Ah, quant au générique, écoutez, dès que je récupère un ordinateur digne de ce nom – c’est-à-dire AVEC un écran – je modifierai la couverture que j’utilise pour ces articles… En attendant, profitons des deux femmes blondes qui me manquent tant cette saison !

Franchement, avec l’arrivée de Pam Dawber comme love interest de son mari Mark Harmon, la série fait disparaître Maria Bello des esprits de tous. C’était marrant de voir l’équipe imaginer que Gibbs pouvait avoir une petite amie… mais ça se teinte de nostalgie quand on se souvient qu’il aurait pu en avoir une parfaite pour lui si la série n’avait pas pris ce malin plaisir habituel à les laisser séparés. Même quand on a des couples, c’est désormais hors écran. Insupportable, cette série, je vous assure !

NCIS (S19)

Synopsis : En fin de saison dernière, l’équipe était encore amputée d’un de ses membres avec un départ plus qu’inattendu. Pour ne rien arranger, le bateau « Rule 91 » explosait avec Gibbs à son bord.

Saison 17 | Saison 18

17-0

Pour commencer, j’étais plus que mitigé après le visionnage de l’épisode de fin de saison précédent, au point d’avoir hésité à reprendre encore la série cette année. Je me retrouve dans le même état qu’après la saison 7, quand j’avais abandonné mon visionnage… Je n’ai jamais rattrapé d’ailleurs, il faudra que j’y songe un jour, mais je me suis dit que quitte à avoir tenu deux ans, autant continuer.

Me voilà donc de retour pour cette saison, même si je ne compte pas forcément la suivre au jour le jour. Pour être plus précis, je trouve la série sympa à regarder en mangeant ou pendant les trajets en train où je n’ai pas de copies à corriger… ce qui était le cas ce matin, ça tombe bien ! En plus, j’avais besoin de me changer les idées et de ne pas trop penser pendant le trajet, alors cet épisode a été exactement ce qu’il me fallait.

Bref, comme l’an dernier, me voilà donc de retour pour des critiques express qui ne sont pas aussi complètes que mes critiques d’autres séries – mais qui sont quand même bien trop longues !

Note moyenne de la saison : –/20


S19E01 – Blood in the Water – 15/20
L’épisode est à l’image du titre : absolument pas subtil, mais plutôt efficace pour remettre en place les choses très rapidement après une fin de saison qui posait quelques questions sur l’équilibre. Avec quasiment vingt saisons au compteur, rien ne peut plus déstabiliser NCIS apparemment.

Evil – S02E10

Épisode 10 – O is for Ovaphobia – 15/20
J’ai passé un excellent moment de l’épisode et ça mériterait sûrement une meilleure note MAIS je dois avouer que je commence à en avoir marre de la manière dont la série ne répond plus à aucune question et se contente de les accumuler sans laisser la moindre piste d’explications. C’est un peu dommage, parce que ça donne l’impression que les scénaristes ne savent plus vraiment ce qu’ils font – ou en tout cas, qu’ils oublient que nous, on ne le sait pas… et elle mérite mieux que ça, cette série.

Spoilers

Le trio enquête sur RSM Fertility, menant Kristen a une découverte étonnante quand Ben est perturbé par la sœur de Vanessa.

That will be 350$.

Le titre de l’épisode ne laisse pas trop de doute : il va être question de RSM Fertility, enfin ! Et le résumé de l’épisode nous le confirme aussi : nous revoyons des anciens visages bien oubliés de parents effrayés par les enfants démoniaques. Le problème, c’est que Kristen fait partie des parents concernés puisque Lexis a été conçue grâce cette clinique privée. Kristen est clairement sur la défensive quand il est question de son expérience avec RSM, et je la comprends un peu… m’enfin s’ils enquêtent dessus, il n’y a pas trop le choix quoi.

La série est surprenante à revenir avec un véritable fil rouge dans cet épisode : ils font même revenir une des personnages très secondaires de la saison 1, et c’est la même actrice. C’est tellement rare dans ce genre de série ! En plus, la mère de Mathilda, c’est d’elle dont il est question, apporte un nouvel élément dérangeant concernant sa fille : Mathilda a eu besoin d’aller chez le dentiste, exactement comme Lexis. J’ai toujours écrit Lexie dans mes critiques, mais dans cet épisode, j’ai clairement entendu un s à son prénom dans certaines scènes, je suis perturbé.

On s’en fout un peu, ça ne change rien à l’intrigue : Kristen se met à douter de sa fille, qu’elle scrute comme jamais, n’aidant pas son entrée dans la pré-adolescence. En effet, voilà donc Lexis complexée par son sourire – et j’ai aimé les scènes concernant le tuto ou les yeux des gens détruisant toute possibilité de mentir. Vraiment, ça fonctionnait, et la gamine joue bien en plus.

Kristen est loin de se douter que sa fille la manipule pour savoir où va son regard, et bien sûr que son regard va sur les dents de sa fille quand on lui demande à quoi elle ressemble, parce que précisément, elle vient d’apprendre que les dents de sa fille étaient possiblement maléfiques. Lexis ne peut savoir ça. Quant à RSM Fertility, en menant un peu plus l’enquête, Kristen découvre que quelqu’un paie la société pour conserver ses ovaires… sans savoir qui et sans avoir la possibilité de le savoir au téléphone. Ce non-sens administratif m’a fait tellement rire !

Le problème, c’est que ça va plus loin que prévu : même sur place, Kristen n’a pas le droit de savoir officiellement qui paie pour ses ovaires… mais la secrétaire finit par être gentille avec elle et lui donner l’information. En effet, la secrétaire est persuadée que c’est la fin du monde et qu’il faut être gentil avec tout le monde. Tant mieux pour Kristen, hein, mais cette annonce d’apocalypse dans une série comme ça, ce n’est pas rien.

La personne qui paie pour les ovaires de Kristen ? Une certaine Cara Autry, un médecin qui ne bosse plus chez RSM depuis cinq ans. C’est étonnant. Cela nous fait une nouvelle piste pour la suite de la série, et ça tombe plutôt bien, parce que la maman d’un autre enfant possédé est toujours en contact avec elle. En effet, c’est grâce à Cara qu’elle a pu avoir son second enfant. Grâce à elle, Kristen peut remonter jusqu’à cette Cara… qui lui explique qu’elle trouve horrible de savoir que des ovaires sont abandonnés chaque année.

Ses convictions religieuses empêchent en effet Cara de laisser des ovaires être détruits, mais Kristen lui fait remarquer qu’on a simplement oublié de la prévenir de payer à nouveau. Elle oublie beaucoup de choses Kristen, mais en vrai, avec quatre enfants à gérer seule, je la comprends clairement. Quant à Cara, elle est une sacrée manipulatrice qui se débarrasse ensuite de Kristen en la faisant passer pour une cinglée qui l’agresse là où la vérité est clairement… le contraire, en fait.

L’avantage, c’est que tout ça a en fait pour but de faire en sorte que Cara flippe et mène Ben et David tout droit sur une nouvelle piste. Suite à sa confrontation avec Kristen, Cara décide en effet de reporter une partie de ses rendez-vous pour se rendre à la place chez… Leland. AH. Cela nous change tout, mais ça ne semble pas surprendre David qui assure que les forces maléfiques s’organisent. Soit. Au moins, David pourra en parler à Kristen la semaine prochaine ? Maintenant, soyons clairs : je n’ai rien compris à cette intrigue pour le moment. Encore.

Pendant ce temps, Lexis continue d’avoir des problèmes avec son corps. Quand sa mère, sa grand-mère et ses sœurs se retrouvent dans un magasin à faire du shopping, elle choisit alors un pull taille L quand la grand-mère choisit une robe qu’aucune grand-mère ne devrait encore capable de porter. Elle est canon, Sheryl – et c’est sûrement pour ça qu’elle vole la robe en laissant sa fille payer des fringues à ses gosses (maligne).

Lexis aussi l’est, mais il y a un petit détail embêtant tout de même : elle a une queue de démon qu’elle cache sous son pull et grâce aux conseils d’une influenceuse qu’elle adore. Alors pardon mais d’où elle a une queue ? Je suis de plus en plus perdu devant la série qui n’arrête plus de multiplier les intrigues cheloues sans leur accorder assez d’importance ou de place. Je veux dire, rien que les dents, c’était de côté depuis tellement d’épisodes !

Au moins, ça finit assez bien avec Kristen expliquant à sa fille que les influenceuses ne sont pas à suivre aveuglément : celle que Lexis idolâtre n’est pas magnifique à tous les moments de sa vie. Bien au contraire, il y a des paparazzis qui lui veulent du mal et montrent son vrai visage. Lexis peut ainsi finir l’épisode face à un miroir, pour apprécier son corps pour ce qu’il est et se dire magnifique. Malgré sa queue de démon ? We’ll see.

Du côté des autres intrigues, on retrouve dès le début la proposition de travail malhonnête de Leland pour la mère de Kristen… Et celle-ci accepte. C’est étonnant comme la tension de l’épisode précédent entourant ce dîner est totalement mise de côté par les scénaristes ici. Après, c’était marrant quand même à voir : Sheryl se retrouve à porter une robe rouge dans une soirée où il faut être habillée en blanc.

La robe qu’elle a volé dans le magasin fait encore plus d’effets que prévu, hein. Et Sheryl rencontre alors Edward, un « influenceur ». Pas au sens Instagram du terme, par contre. J’imagine. Je veux dire : Leland a dit que Sheryl était elle-même une influenceuse, alors j’imagine qu’il s’agit plutôt d’un terme satanique. Rien qui ne stoppe Sheryl et Edward dans leur étrange flirt. C’est de courte durée, mais l’essentiel, c’est que Sheryl parvienne à se faire remarquer par lui.

Elle est ainsi recontactée pour un autre rendez-vous avec Edward, qui finit par une scène étrange où elle est empoisonnée par Edward avec un cocktail délicieux. Elle se laisse avoir étrangement comme une bleue sur ce coup-là : Edward la ramène chez Leland où elle se retrouve paralysée sans crier gare au beau milieu d’une autre scène de flirt. Une fois paralysée, Edward lui fait une étrange injection, avant que Leland débarque en blouse blanche et demande si Sheryl est prête. Prête à quoi bordel ? Est-ce une opération chirurgicale ?

On dirait bien. C’est en tout cas lié à Cara qui est coincée et retenue prisonnière chez Leland aussi. Essaie-t-il de faire en sorte que SHeryl tombe enceinte ? C’était l’idée la plus logique, mais ce n’est pas la bonne, puisqu’Edward a droit lui aussi à son étrange intervention. Loin d’une chirurgie les deux personnages se retrouvent allongés côte à côté, avec du liquide passant de l’un à l’autre.

Pour ne rien arranger à l’affaire, David passe dans le coin et se rend compte que la voiture de Cara est toujours là. Il décide donc d’aller interroger directement Leland en personne, mais il tombe à la place sur Sheryl et Edward qui sortent de l’appartement tout heureux et chantant. Mais what ? Je ne comprends plus rien à ce que je regarde, à force.

En parallèle, Ben retrouve Vanessa en pleine crise de paranoïa, assurant que sa sœur, Maggie, a balancé des affaires dans tout l’appartement sans son consentement. Comme Ben PENSE être amoureux de Vanessa, il est prêt à tout endurer pour l’aider à aller mieux, ce qui fait qu’il accepte de l’accompagner chez Miss Marie, une médium soi-disant capable de la débarrasser de Maggie.

Ce n’est pas exactement ce que pense Ben, bien sûr, et il ne se gêne pas pour faire part de ses soupçons à Vanessa comme à Miss marie. Le numéro de médium est marrant à suivre, surtout que Ben est d’abord amusé des trucs et astuces de la médium, avant d’être surpris comme tout quand la table se met à s’envoler et que la médium assure que tout a marché comme il fallait. Oui, selon elle, Maggie n’est plus parce qu’une lampe s’est envolée et qu’elle a demandé de manière pas très gentille au fantôme de se casser.

Un cri de Vanessa semble confirmer que tout va mieux ensuite, ce qui ne rassure pas spécialement Ben. Il demande plutôt à Kristen de venir en aide à son amie en lui parlant, histoire de faire une sorte d’évaluation psychologique de Vanessa… mais il est interrompu dans sa demande par l’appétit sexuel de Vanessa. Ou de Maggie ? Après avoir couché avec Ben, celle-ci laisse en effet entendre qu’elle n’est peut-être plus Vanessa, mais bien Maggie.

De manière assez logique, ça perturbe Ben qui s’inquiète pour la santé mentale de celle qu’il pense aimer. De nouveau, Ben se retrouve à passer de mauvaises nuits, du coup. De mauvaises nuits, mais de bonnes journées, puisqu’il les passe avec l’appétit sexuel de Maggie quand, dans la nuit, il semble bien être avec Vanessa. Et pourtant, après avoir couché avec Maggie à nouveau, il reçoit un coup de fil de Vanessa… lui permettant de comprendre qu’il y aurait bien finalement à la fois Maggie et Vanessa. WTF ?

> Saison 2

 

The Outpost – S04E10

Épisode 10 – Something to Live For – 18/20
La saison prend des allures de fin de série la semaine où elle se fait annuler, ce qui me laisse quelques espoirs pour la conclusion de cette saga des Kinj, mais j’espère vraiment que la fin ne sera pas trop ouverte du côté des personnages. Pour l’instant, le but des scénaristes semble être de mener l’intrigue à son terme et de développer les personnages en parallèle de celle-ci, en leur laissant prendre une petite place au milieu de scènes trépidantes.

Spoilers

313 part en vrille à l’Outpost alors que deux expéditions différentes sont menées pour retrouver les cadavres des dieux encore endormis.

I always said I loved flowers

Je n’arrive toujours pas à me faire à l’idée de l’annulation de la série, et le cliffhanger du précédent épisode n’aide pas à s’y faire : on reprend cette semaine exactement là où nous en étions, avec 313 réveillant son peuple. Janzo et Wren sont traumatisés de voir que 313 est capable de libre-arbitre et fait alors les mauvaises décisions, mais il aurait fallu commencer par lui apprendre la morale, le bien et le mal aussi.

Ce n’est pas malin de leur part et c’est sans surprise que 313 prend assez mal leur refus d’obtempérer quand il leur demande de l’aide pour réveiller Lokma. Il ne manquait plus que ça, encore un inconnu au batailon. Bref, Wren se prend un bon coup et Janzo est vite mis KO à son tour, alors que les dieux sentent que leurs esclaves sont en train de se réveiller, tout en continuant de tuer à tour de bras des villages entiers.

C’est un peu répétitif, de même que l’était l’évasion de 313. Garret ne semble même pas surpris quand il l’apprend, il est juste énervé après ses gardes – ou après la situation pour être plus juste. Il se met aussitôt à la recherche de Janzo pour avoir de nouvelles informations sur 313, ce qui lui permet de se rendre compte que leur laboratoire est sans dessus dessous. Il est par contre assez débile pour se faire assommer par 313 qui était de retour ici, à la recherche de ce qu’il faut pour Lokma, j’imagine.

C’est bien connu que les rois se déplacent sans le moindre garde, hein. Il est réveillé ensuite par Warlita, mais de toute manière, il est trop tard quand même. En parlant de trop tard, c’est un peu ce qu’il se passe quand Wren se réveille prisonnière dans sa caverne. D’abord inquiète pour Janzo, elle est loin de se douter des vraies motivations de 313 : il fait tout ça pour réveiller Lokma, c’est-à-dire son enfant. Ben bordel, je ne m’y attendais pas non plus, mais il est con 313. Il sort en effet son fils de son cocon sans même savoir quoi faire pour le sauver.

Certes, il a ramené une bonne partie des produits de Janzo avec lui et il a pensé à libérer Janzo des liens qu’il lui avait foutu, mais c’est inefficace quand même : il n’a pas ramené le bon produit. Lokma ne peut survivre et meurt dans les bras de son père, face à un Janzo impuissant et aussitôt accusé d’être un meurtrier par 313. C’est dingue ce que la connerie peut faire, hein. Alors qu’il cherche à s’en prendre à Janzo mais que Garret et quelques gardes débarquent enfin, 313 sait toutefois reconnaître un combat perdu d’avance, et il préfère se rendre sur le corps de son fils. C’est triste comme tout, tout ça.

Quant à Garret, il a bien envie de tuer 313, une fois de plus… Si même Janzo est de son côté, c’est finalement Wren qui les arrête : oui, 313 a déconné et était à ça de nous tuer Janzo, mais il n’en reste pas moins une source d’informations précieuses. Wren veut donc le garder en vie rien que pour ça. C’est plutôt prometteur pour la suite, parce que 313 demandait à mourir, lui, donc il ne va pas si bien le prendre, j’imagine.

Ce n’était pas la partie la plus passionnante de l’épisode, contrairement à ce que j’imaginais. Et d’ailleurs, contrairement à ce que j’imaginais, le plus passionnant ne venait pas non plus des scènes entre Luna et Talon. Il semblerait que j’avais mal compris : Talon veut toujours réveiller Aster ; mais ça n’empêche pas de prendre du bon temps avec sa nouvelle protégée, autour d’un pari qui était plutôt marrant. Et puis, une fois de plus, j’adore l’actrice choisie pour Luna : elle n’a aucun mal à jouer avec le couteau franchement, il y a du travail.

J’imagine que ça risque de servir plus tard ça, mais en attendant, les deux retombent sur Higley Muggs, le charlatan aperçu précédemment. Il se sert de l’occupation préférée des dieux – détruire des villages -pour s’assurer capable de les protéger et obtenir plein d’or en échange. Ce n’est pas très efficace une fois que Talon le dénonce aux yeux de tout, mais avant ça, tout le monde semble tomber dans le panneau. Ils ne sont pas super futés dans ce royaume, franchement !

Bref, heureusement que Talon et Luna sont là pour protéger le peuple de ce charlatan, mais c’est tout ce à quoi elles ont droit comme action pour cet épisode. Très clairement, le but des scénaristes est plutôt de développer les personnages. Ainsi, la relation de disciple/maitresse entre Luna et Talon est développée à son maximum, les faisant presque passer pour deux sœurs. Ou rappelant un peu Gwynn ? Il y a quelque chose, franchement… C’est peut-être l’attirance pour Garret qui veut ça. En tout cas, les scènes entre elles sont sympathiques, mais elles ne servent qu’à développer un peu les sentiments et pensées de Talon concernant son futur mariage évident avec Garret. Enfin, s’ils survivent jusque-là.

En parallèle, Munt est donc coincé entre Nedra et Zed. Eux aussi prennent tout leur temps pour se rendre auprès du dieu à détruire. C’est plutôt marrant à voir, parce que Munt est toujours fidèle à lui-même. Cette fois-ci, il fait en sorte de nous rapprocher encore plus Zed et Nedra en leur parlant du passé et en cherchant à en connaître plus sur leur mode de vie et les rapprochements entre eux. Ils tombent clairement dans le panneau, mais ça finit par Nedra qui s’extasie de pouvoir être à nouveau dans un monde en vie.

Un monde en vie ? Pourquoi nous montrent-ils une forêt en plein automne en réponse à cette réplique ? Et pourquoi prennent-ils tant de temps à nous les mettre ensemble ? En attendant, Nedra qui s’extasie sur le monde, c’est une très bonne chose : ça lui permet de trouver des fleurs magnifiques poussant… grâce à un air chaud venant de la caverne qu’ils cherchaient. Allez, ça apprendre à Zed à ne pas vouloir regarder les fleurs. Moi, je ne les regarde pas non plus, j’ai retenu ma leçon de The Walking Dead.

Il n’empêche que tout ça les mène donc à la tombe de Golu que nos trois protagonistes galèrent à ouvrir. Quand c’est enfin fait, ils se retrouvent nez à nez avec un dieu à tuer – mais ce n’est pas évident de tuer un cadavre. Ils sont plutôt drôles à rester bouche bée face à Golu avec son épée dans le ventre, mais vraiment, ça avait un look de fin de saison 2 de Buffy et ça m’a un peu sorti de l’épisode. Oh, ça n’a pas duré longtemps !

En effet, la déesse ayant récupéré le pouvoir que Tobin avait débarque sans prévenir pour les attaquer. Cela nous confirme définitivement que Tobin ne pouvait probablement téléporter personne puisqu’elle vient seule et repart une fois bien attaquée par Munt. Elle n’est pas très maligne de n’avoir réussi à tuer aucun des trois malgré son pouvoir. Je veux dire, même le coup qu’elle met à Zed ne semble pas l’affaiblir assez pour l’empêcher de se relever et d’essayer de foutre le feu à Golu.

Yep, Munt a peur de voir Golu revivre avec les pouvoirs des dieux alors Zed, Nedra et lui prévoient aussitôt un bon bûcher pour l’ancien dieu. Et aucun autre dieu ne débarque pour empêcher ça ? C’est assez dingue, mais ça suffit à comprendre que les flammes ne suffiront pas à arrêter les dieux. Pourtant, notre trio repart assez confiant.

Cela ne dure pas non plus : la déesse qu’ils venaient de mettre à mal n’a aucun mal à les surprendre, mais elle le fait seulement une fois qu’elle a bien entendu tout le plan de notre trio pour échapper à un autre dieu, à cheval lui. J’ai beaucoup aimé la scène et le sentiment d’urgence qu’elle inspirait, avec Nedra comme Munt prêts à récupérer le Kinj de Zed pour protéger ce Kinj.

Si Zed s’y refuse d’abord, il décide finalement que l’idée peut être bonne : il fait croire à la déesse qu’il se sépare du Kinj, mais sans le confirmer non plus… Laissant à la déesse le choix : tous les trois s’enfuient dans une direction différente. Bon. À la place des dieux, je m’en prendrais directement à Zed. C’est effectivement ce qu’ils font, mais c’est en vain, parce que Zed ne l’a plus d’après le dieu qui le retrouve et semble être capable de sentir les Kinj.

D’ailleurs, il n’en a tellement rien à battre de Zed sans Kinj qu’il décide de lui laisser la vie sauve. Zed en profite aussitôt pour l’attaquer, ce qui aurait été très con de la part de n’importe quel autre personnage, mais pas de la sienne : les scénaristes adorent Zed. Non seulement il survit à ce dieu ayant le kinj noir, mais en plus, il parvient à nous l’embrocher définitivement à un arbre. Tant mieux. Il lui annonce quand même au passage que Golu est mort… Pas sûr que ce soit un bon plan d’énerver les dieux.

Pendant ce temps, Munt s’enfuit aussi et est retrouvé rapidement par la téléporteuse. Si les scénaristes adorent faire survivre Zed, Munt n’a pas tellement cette chance : il est embroché à son tour par le sabre de la déesse, sans même réussir à lui donner le moindre coup. C’était tellement énervant ! En plus, Zed lui a filé le kinj, évidemment. J’aurais préféré qu’il soit en Nedra, mais bien sûr, Zed protège Nedra, c’est bien plus évident.

La téléporteuse refuse toutefois de tuer Munt, heureusement, puisque le Kinj doit être récupéré par un autre dieu pour pouvoir permettre à Golu de revivre. Elle part donc chercher les autres dieux et c’est très con de sa part : elle abandonne Munt qui est retrouvé par Nedra. Celle-ci veut bien sûr nous sauver Munt, mais ce n’est pas comme ça que ça se passe. Bien au contraire, Munt décide de jouer les héros et se sacrifier – c’est une sacrée évolution pour son personnage, l’air de rien. Il cède donc le kinj à Nedra pour qu’elle puisse le protéger et pour gagner du temps. Les dieux sont vraiment cons sur ce coup-là ; et les scénaristes jouent avec nous quand Nedra est sur le point d’avouer ses sentiments pour Zed à Munt. J’étais sûr qu’elle allait faire se buter à cause de ça, mais non, elle a bien le temps de se barrer, yeah.

Ce n’est que partie remise, exactement comme Munt. Lorsque les dieux reviennent enfin auprès de Munt, il est bien content de pouvoir leur dire qu’il n’a plus le Kinj, mais la déesse n’a aucun mal à deviner que c’est Nedra qui le possède. Au moment de nous tuer Munt, par contre, Zed débarque de nulle part.

Munt peut donc survivre encore un peu, même si Zed n’a plus de sabre. Cela ne dure pas longtemps : il parvient à le récupérer après avoir mis KO une fois de plus un des dieux et après avoir réussi à déjouer la téléporteuse. Munt est bien content de revoir Zed, mais il lui demande toutefois de ne pas s’attarder pour le sauver. La priorité de Munt reste le kinj, et un peu Nedra. Zed ne semble avoir aucun mal à la rattraper, alors même qu’il est blessé à la jambe. On sent tout de suite que ce n’est pas une bonne chose : ils ont enfin le temps de s’avouer les sentiments qu’ils ont l’un pour l’autre, même si Nedra est assez maligne pour dire à Zed de se taire afin qu’il ne gâche pas tout.

J’ai bien aimé la scène, mais ça marquait assez clairement la fin du personnage de Nedra. Je veux dire, j’ai voulu y croire jusqu’au bout, hein, mais ce n’est pas une vraie surprise de la voir se faire tuer par la téléporteuse dans un coup hyper traître. Quand les dieux veulent, ils peuvent ; il faut juste que le kinj soit dans un personnage un peu moins important. Malgré tout, j’étais dégoûté : un peu comme pour Falista, j’avais fini par me faire à la présence de Nedra et elle avait plutôt bien géré ses quelques épisodes.

En plus, sa mort signifie aussi la libération d’un kinj de plus… Le kinj repart alors auprès de Janya, qui n’en a rien à faire des fleurs. Elle préfère suivre le kinj qui la mène tout droit aux cendres de Golu. Comme je m’y attendais, c’est loin d’être un problème pour Janya. L’avantage, c’est que ça prouve que certains personnages morts pourraient revire, même une fois à l’état de poussière. Malheureusement, ça signifie surtout que nous avons six dieux sur sept qui vivent désormais.

Ils sont prêts à passer à l’étape suivante de leur plan et en informent aussitôt Talon. Toujours avec Luna, elle est enfin arrivée à l’endroit où est supposé être enterré Aster, mais elles sont incapables de le trouver. Pire, avec un nouveau message d’une déesse aux détenteurs des Kinj, Talon se retrouve persuadée de la mort de Zed. Si seulement !

En tout cas, tout ça prend des allures de fins de série à force de voir les gens mourir… J’espère qu’ils vont gérer les derniers épisodes comme il faut ! Et j’espère que Zed ne sera pas trop insupportable après la mort de Nedra, bien plus poétique que celle de Tobin ou Falista. Elle a même eu droit à un semblant d’enterrement avec Zed mettant une fleur sur ses cendres, après un dernier regard échangé avec elle avant qu’elle ne se fasse pulvériser par le dieu…