American Gigolo – S01E03

Épisode 3 – Rapture – 15/20
C’est étonnant, mais j’ai l’impression que l’intrigue de la série ne commence vraiment qu’avec cet épisode, parce que le rythme s’accélère un peu plus. Il y a un mystère auquel je ne comprends rien pour le moment, donc j’attends de voir le rôle que ça aura à jouer avec tout le reste, et une intrigue bien plus prenante, avec un côté policier qui va peut-être dépasser le guilty pleasure cette fois. Les personnages sont loin d’être tous appréciables, par contre…

Spoilers

Julian assiste à l’enterrement d’Olga, Michelle cherche toujours Colin.

She was a client.

Apparemment, chaque épisode sera plus court que le précédent, mais comme j’ai trouvé celui-ci à peu près au moment d’aller me coucher, ce n’est pas plus mal. L’avantage, c’est que je l’ai vu vite fait et que j’ai pu enchaîner les trois, au point où je sais désormais que je suis pris au piège de la série et que je la continuerai probablement jusqu’à la fin de la saison – ou série. Je comprends mieux la diffusion par trois épisodes.

Cet épisode commence par un flashback en 1993, où Olga apprend à un Julian qui a quinze ans comment conduire, juste parce qu’il lui dit qu’il aime les voitures. Elle fait de lui son chauffeur perso, quitte à abandonner son précédent chauffeur sur le bord de la route. C’est un étonnant début d’épisode, mais ça fait une bonne transition vers le générique. Ah, je kiffe vraiment le fait que la série propose un générique.

Dans le présent, la série reprend à l’enterrement d’Olga. Il n’y est pas question de Guy, qui n’a pas de cercueil, et on n’y voit pas grand-monde pour une Queen. Franchement, c’est un peu abusé : il ne reste que Lorenzo, Isabelle et Julian pour lui rendre hommage ? Et puis, le mot hommage est grand pour cette scène où Isabelle balance du whisky sur le cercueil.

Sans trop de surprise, Sunday est là aussi pour enquêter et pour mettre la pression à Julian afin d’obtenir plus d’informations. Il se débarrasse d’elle sans trop lui parler, avant que Julian ne retombe sur Isabelle. Elle ne compte pas le laisser partir comme ça, sans lui parler une nouvelle fois de leur nuit passée ensemble dans l’épisode précédent.

On ne va pas bien loin avec leur échange : Julian l’interroge sur Lisa Beck, sans obtenir de vraies informations et elle lui répond en lui parlant de son premier client à elle, un homme qu’elle n’a pas beaucoup aimé. Ma foi, ce n’est pas ce qu’on te demandait Isabelle.

Julian se retrouve à enquêter sur Lisa par lui-même, pour essayer de comprendre pourquoi le dossier est arrivé entre ses mains. On découvre que Liza s’est suicidée, pendant que des flashbacks nous montrent sa relation avec Julian qui la trainait à des fêtes. C’est étrange pour l’instant, car on ne sait pas où ils veulent en venir. Isabelle pourrait-elle être responsable du meurtre de Liza plutôt que du suicide ?

Difficile à dire. Après tout ça, Julian retourne au travail, mais il n’est pas gigolo hein, juste il bosse dans un restaurant. Ce n’est pas dingue, alors les scénaristes évacuent ça bien vite pour laisser Julian rentrer chez lui et parler avec Lizzy, sa propriétaire. C’est cool, mais ça aussi, ça ne sert pas à grand-chose pour l’instant. Du coup, ils sont interrompus par l’arrivée de Lorenzo qui décide d’apporter toutes les fringues hyper classes de Julian à lui. Oui, oui, il lui apporte des costumes et lui dit qu’ils sont à lui. Je veux bien un pote comme ça, moi.

Après, Lorenzo est un peu chiant à insister autant auprès de Julian quand celui-ci se dit peu intéressé par la soirée qu’il lui propose, une soirée avec Isabelle bien sûr. Tout ça semble raviver un autre flashback en Julian, un flashback où Liza allait se suicider, justement ; puis des flashbacks avec Michelle parce qu’on va y avoir droit à chaque épisode. Les deux semblent avoir eu une jolie relation malgré son boulot, et il a eu grâce à elle un tas de chemises toutes plus immondes les unes que les autres.

Pendant ce temps, Michelle continue de déprimer de la fugue de Colin, parce qu’à ses yeux, il a été kidnappé par une pédophile. Certes, ça y ressemble un peu, c’est vrai. Elle s’en confie à son mari, étonnamment, mais sans lui révéler toute la vérité sur l’enquête qu’elle mène de son côté. Quand elle est contactée par le mari d’Elizabeth, la maîtresse de Colin, elle ne dit rien à son mari.

Pourtant, elle finit avec l’adresse du motel où Colin et Elizabeth se cachent. Là, on y découvre ce qui était assez évident : Colin a une photo de Julian et sa mère, et ça nous confirme que Julian est son père – si jamais il restait un doute sachant que Colin est joué par le même acteur que Julian jeune. Cela reste bizarre, parce que Colin serait donc au courant, mais on ne sait pas comment.

Autrement, Elizabeth l’envoie faire quelques courses, et c’est une erreur qui lui coûte cher. La scène aurait pu être un cliffhanger excellent pour l’épisode précédent : Elizabeth est interrogée par l’homme de main du père de Colin, qui est un peu violent avec elle. Comme toujours dans les séries quand il est question d’un motel où on se cache, l’homme de main finit par tuer Elizabeth, par accident. C’est emmerdant.

À côté de son cadavre, il y a la photo de Julian et Michelle. Quand Colin retrouve sa maîtresse, il ne prend pas la peine de récupérer la photo et se barre, comme s’il était le criminel qui venait de la tuer. Tel père, tel fils, ça fait une intrigue déjà bien plus intéressante. En tout cas, il s’enfuit… et c’est sa mère qui retrouve le cadavre le lendemain.

Plutôt que d’avoir une réaction logique, elle se met à nettoyer une partie de la chambre, sans chercher pour autant à récupérer la photo à côté de la tête d’Elizabeth, hein, en laissant ses empreintes partout et en parlant au manager. Forcément, ça n’arrange pas les affaires de son mari. Michelle prend quand même la peine de tout lui raconter.

Aussitôt, son homme de main se charge de couvrir le meurtre comme il peut. Il paie le manager pour acheter son silence et ses vidéos de surveillance, puis le mari d’Elizabeth, juste pour son silence. Cela n’empêche pas que la police trouve la photo de Julian et Michelle juste à côté d’Elizabeth. Lors d’un débrief général où Sunday parlait de Guy et Olga, elle découvre ainsi cette photo… C’est plutôt pratique.

Cela fait avancer ses affaires. Plutôt que de se rendre auprès de Julian, Sunday décide bizarrement d’aller interroger Michelle. Cette fois, je suis perplexe. Elle prêche le faux pour savoir le vrai, peut-être, mais ce serait quand même plus simple d’aller directement auprès de l’homme qu’elle connaît plutôt que d’aller auprès de Michelle, dont je ne sais même pas comment elle a pu trouver l’identité si vite – sans que ses empreintes ne soient relevées dans la chambre du motel apparemment ?

Comme Michelle ne lui répond pas vraiment et finit par dire que Julian n’était qu’un prostitué qu’elle avait embauché une fois ou deux, Sunday se met à appeler Julian pour en savoir plus. Elle lui répète ce mensonge, qu’il corrobore tout en le prenant mal, surtout avec la formulation utilisée : « elle dit vous avoir utilisé ». Eh. Pas agréable, j’imagine.

Cet idiot de Julian décide donc de sniffer un peu de drogue pour s’en remettre après sa douche. Cela nous lance un montage final où Julian hésite à enfiler le costume apporté plus tôt par Lorenzo, où Sunday prépare son tableau de détective pour mener l’enquête, où Michelle pleure son fils perdu quelque part en ville et où Colin s’endort justement dans un autre motel, dans la pièce réservée aux femmes de ménage qui ne disent rien de sa présence.

Allez, ça prend une tournure plus intéressante d’un coup, avec cette enquête policière qui se dessine en creux et Julian qui est surveillé quand il quitte son appartement.

American Gigolo – S01E02

Épisode 2 – Pretty Baby – 14/20
Je suis déçu car j’espérais vraiment que la série parvienne à surprendre ou plaire. Si la fin d’épisode promet une intrigue plus intéressante, je ne peux pas dire que je sois surpris pour l’instant. Au contraire, tout semble plutôt convenu pour le moment et un bon nombre de scènes donnent plutôt l’impression de perdre notre temps que de nous faire avancer. Les personnages ne sont pas vraiment développés dans ces scènes-là, alors c’est frustrant. Et pourtant, il y a toujours ce je-ne-sais-quoi qui accroche et un peu plus de scènes tentant de justifier le titre de la série… sauf que c’est gratuit.

Spoilers

Sunday continue de mener son enquête, ce qui l’amène assez vite jusqu’à Olga.

La police. C’est temps, it’s time.

Je suis plutôt heureux de découvrir que cet épisode est plus court de dix minutes que le précédent. Si je ne peux pas dire que je me suis fait chier devant l’épisode précédent, j’ai en effet senti passer certaines longueurs dans l’épisode et j’espère qu’on pourra y échapper en cinquante minutes. Quarante-cinq même, si on en retire le générique et… Oh mon dieu ? La série a un générique !  

Non seulement je suis content parce que j’adore les génériques, mais en plus la chanson « Call me » est géniale. C’est une super idée de proposer un générique pour cette série, même si ça paraissait redondant de revoir une grande partie des images du premier épisode. On enchaîne en début d’épisode avec une fête d’anniversaire bien particulier pour Julian.

Oui, l’épisode commence par un flashback où Julian est ado et joue avec Isabelle le jour de son anniversaire pendant que Lorenzo vit sa meilleure vie. Ah, la série semble vouloir justifier son titre à fond avec cet épisode : Lorenzo passe devant un couple nu, puis c’est au tour de Julian de se déshabiller parce qu’Olga lui demande.

Pour son anniversaire, elle lui offre un cours d’éducation sexuelle avec pratique et conseils. Le tout est surpris par Isabelle encore enfant. Pas du tout creepy cette scène, déjà. Comme cela ne suffit pas, on en revient ensuite au présent où Julian est en train de coucher avec cette même Isabelle. Cela ne se passe pas si bien pour lui : il est incapable de rester en érection, Isabelle est tarée et l’étrangle, ça fait juste peur à voir tout ça.

Julian finit par abandonner Isabelle sur son lit et se barre bien vite, tentant de rattraper Olga alors qu’elle quitte la villa. Elle le fait aussi sous les yeux de la détective Sunday qui ne manque pas d’interroger Julian sur tout ce qu’il se passe. La série reprend déjà ses longueurs : elle nous remontre en flashback plein de scènes du premier épisode, déjà revues avec le générique ou le résumé de l’épisode précédent. C’est un peu abusé à ce stade.

La série est répétitive, et ça ne me paraît pas forcément utile. Peut-être que mon problème, c’est de voir les deux épisodes à la suite quand la série n’est clairement pas faite pour être bingewatchée. Ou alors elle l’est ? Difficile à dire avec une chronologie si éclatée, même quand on se concentre sur le présent où Sunday apprend la mort du tueur à gages alors que Julian passe toute une nuit à marcher et errer en vain.

Il suit un chien qui semble se comporter comme si c’était le sien et le mène l’air de rien vers un appartement à vendre. Le lieu est trop beau pour que la série ne se fasse chier à le dénicher sans que ça ne devienne vraiment l’appartement du personnage principal. Pour l’instant, il n’a pas de job, alors il ne peut pas le louer. Julian se retrouve à devoir retrouver un ancien co-détenu pour obtenir un travail. C’est gros, mais ma foi, ça aussi, on le voit dans toutes les séries. Bo semble prêt à l’aider juste pour le principe, de la même manière que le chien le suit partout.

Julian se retrouve rapidement avec un job dans un restaurant, et il se précipite donc voir la propriétaire de l’appartement magnifique. Il lui avoue être un ancien prisonnier, lui raconte toute sa situation et bizarrement, la femme semble vouloir lui faire assez confiance pour le prendre comme locataire de son appartement. Elle est sa voisine du dessus et elle saura tout ce qu’il fait.

Quand j’ai dit qu’il racontait toute sa situation, j’oubliais de capter qu’il oubliait de parler de sa situation de gigolo. Elle le découvre vite dans le journal, mais ça ne change pas grand-chose pour elle. Elle est un peu bizarre aussi, parce qu’elle refuse de voir les affaires de la précédente locataire, morte dans la salle de bain.

Le soir, elle accepte de manger avec Julian, tout en posant plein de questions sur son passé. J’imagine que ça rend curieux d’héberger un gigolo ex-tôlard, cela dit, donc je peux la comprendre. C’est tout de même bizarre comme intrigue – et ça ne justifie pas vraiment le titre de la série non plus.

Pendant ce temps, Sunday continue son enquête malgré tout, venant voir un certain Guy, qui est clairement le mari d’Olga. Entre français, c’est normal. Guy protège Olga, mais celle-ci semble désirer parler à la police si l’on en croit la traduction qu’elle fait. Comme Guy l’a envoyée balader, Sunday se retrouve pourtant à harceler une juge afin d’avoir un mandat de perquisition pour la maison d’Olga. Quelque chose me dit que ça ne servira à rien car Isabelle est celle qui gère le tout désormais. Le temps qu’elle l’obtienne, Guy se débrouille pour voler un dossier scolaire et le filer à Julian, en le posant dans sa voiture.

Bien qu’il ne le regarde pas immédiatement, Julian finit par rappeler le numéro de téléphone laissé là parce qu’il est intrigué par le dossier de Liza Beck, une ancienne cliente, si je comprends bien le flashback. Le problème, c’est qu’il appelle trop tard : Sunday retrouve en fin d’épisode Olga et Guy assassinés chez eux.

Pendant ce temps, Michelle essaie d’avoir des nouvelles de Colin, son fils, qui n’est pas en sécurité selon ce qu’elle lui dit au téléphone. On sent bien que son mari est un taré, il lui pique même ses médicaments. Il a beau promettre que son fils et sa maîtresse iront bien, je n’ai absolument pas confiance en lui. Le plan suivant, qui nous montre un homme surveiller le motel où se rendent Colin et sa maîtresse ne me dit rien qui vaille non plus.

Michelle mène en tout cas son enquête comme elle peut, seule, contactant un coach qui est en fait le mari de la maîtresse de Colin. C’est violent pour le mari tout ça, voir sa femme se barrer avec un gamin ? Les deux semblent pourtant très amoureux, parce qu’on les découvre au lit désormais, et Colin s’occupe bien de sa maîtresse – sous tous les sens du terme.

C’est le genre d’intrigue hyper creepy, parce que la différence d’âge entre les acteurs est visible et que les acteurs sont nus. Ca nous érotise une situation qui est loin de l’être normalement. C’est flippant, tout simplement, et c’est à peu près la seule scène qui nous montre vraiment de quoi justifier le titre de la série.

Un autre flashback nous montre les débuts de la relation entre Michelle et Julian. C’est tout bizarre : elle voulait l’embaucher pour une de ses amies, mais l’alchimie entre eux deux les a clairement détournés de ce plan. Il se renseigne sur son passé et la drague, et c’est mignon comme tout de les voir si beaux ensemble. Par contre, la scène ne sert pas à grand-chose puisqu’on sait déjà qu’ils ont eu une relation ensemble au point qu’il soit l’une des seules qu’il vienne voir à sa sortie de prison.

C’est loin d’être le seul flashback des amoureux pourtant… et tout ça, c’est de la perte de temps.

American Gigolo – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Sincèrement, le casting sauve beaucoup un épisode qui est lent, avec un scénario finalement assez peu surprenant malgré sa chronologie éclatée. La série est sympathique sans être incontournable, les personnages sont encore un peu plats à ce stade, mais quelque chose de positif se dégage tout de même de l’ensemble. Je ne sais pas encore ce que ça peut être, mais la série à ce petit côté irrévérencieux qui donne envie de la continuer – un peu en mode Guilty Pleasure.

Spoilers

Julian est libéré de prison après y avoir passé injustement quinze années.

You’re a free man.

La série débute par une scène qui n’a rien de bien exceptionnel, avec le personnage principal qui est clairement déprimé, en prison. Il a de quoi : on comprend assez vite qu’il est accusé d’un meurtre qu’il jure ne pas avoir commis puisqu’il n’en a aucun souvenir. Julian, c’est son nom, est pourtant accusé très clairement par la détective qui lui reproche d’avoir ses empreintes sur l’arme du crime et du sang sur ses vêtements.

Cela se présente mal pour lui : il risque la prison à vie, au mieux. Il peut aussi viser les vingt ans en se confessant, et c’est très probablement ce qu’il fera. Le montage qui suit est parfaitement génial et tout à l’opposé de ce qu’on pourrait attendre d’un type qui est prêt pour la prison. En effet, nous le voyons dans son activité de gigolo, au son de Call me. Avec un autre titre pour la série, j’aurais pu penser qu’il faisait un autre travail et qu’il draguait à tout va… mais ce n’est pas le cas.

Ecoutez, il faut que je le dise tout de suite : j’adore le look de Julian dans ce début de série et je trouve que ça fonctionne super bien de le voir comme ça. Le look ? Je parle de ses fringues, promis, mais je reconnais qu’il a aussi tout à fait le corps pour ce genre de série, hein. Il ne faut pas bien longtemps pour qu’on le voit se déshabiller d’ailleurs. C’est un gigolo, c’est bien normal. Puis, même sans ça, on sent que la série va trouver des prétextes pour le déshabiller plus que nécessaire dès cette première scène.

Cela ne manque pas. Nous retrouvons ensuite Julian quinze ans plus tard. Il a toujours un très bon look sportif et des abdos à baver que l’on voit comme il dort en slip, alors tout va bien pour lui. Eh, ça aide la prison. Bon, le look des années 70 alors que la série semble plutôt moderne, par contre, je ne suis pas forcément fan. Quinze ans plus tard, Julian est donc en prison pour ce meurtre et il a sa petite routine bien définie. Il fait toujours du sport, sert les autres à la cantine et vient en aide aux prisonniers qui lui demandent, en échange d’argent.

On en revient toujours au même dans ces séries, il y a un criminel qui se fait violer par un autre, qui en fait sa chose. Eh, Prison Break vraiment. Alors que Julian est convoqué au parloir, un flashback nous montre la nuit du crime dont il est accusé : Julian est vu au-dessus d’une femme nue, lui-même torse nu et couvert de son sang, au moment où la police arrive.

Au parloir, Julian retrouve la détective Sunday qui l’a forcé à se confesser et qui après une introduction rapide et pas bien subtile lui avoue qu’il est désormais libre. Un autre homme a décidé de dévoiler le crime qu’il avait commis maintenant qu’il était en phase terminale de son cancer, et parmi ses victimes, il y a Janet Holmes, la femme que Julian était supposé avoir tué. Comme il a tranché la gorge de Janet alors que Julian dormait à côté d’elle, ben, Julian a été accusé.

Est-ce que pour autant Sunday s’excuse de ce qu’elle a fait ? Non. Cela ne change rien aux faits, mais ça fait parfois du bien d’entendre de vraies excuses. Julian n’y a pas droit, mais il est libre. Il décide de se rendre dans le quartier de son enfance, quand il s’appelait encore Johnny. Un flashback nous révèle son enfance, et ce n’est pas bien passionnant, honnêtement.

Julian/Johnny vient donc voir sa mère, aveugle, chez elle. Elle ne s’attend pas à sa visite, puisqu’elle pensait son fils en prison. Bon. La série est en train de commencer à m’ennuyer, et c’est embêtant pour un premier épisode. J’ai envie d’accrocher à ce personnage, mais l’omniprésence de flashbacks et une intrigue qui avance bien lentement ne me dit rien qui vaille.

On comprend bien que le personnage est nostalgique de son passé et qu’il a perdu sa virginité avec une MILF (sa voisine ?), mais est-ce vraiment utile pour autant d’avoir tant de flashbacks ? Je suis perplexe. Juste après avoir perdu sa virginité, le pauvre Johnny est carrément vendu par sa mère à une femme qui a juste vérifié son visage et sa capacité à ouvrir la bouche.

Charmant. La nana est française, apparemment, et elle emmène Johnny dans une villa de luxe où il rencontre Lorenzo, un type à moitié à poil, comme tous les gens dans la villa. La première réplique de Lorenzo ? Lui dire que leur vie est toujours mieux que de sucer des bites sur Santa Monica. Ben super. Johnny découvre rapidement sa nouvelle vie : Olga l’a acheté pour en faire un gigolo, et elle se met à l’appeler Julien – ce qui fait qu’il deviendra Julian.

On passe à un autre flashback ensuite, avec Julian rencontrant une belle blonde sur la plage, son chien à lui allant passer du temps avec elle. C’est une manière super décousue de nous présenter l’intrigue de la série – et plutôt que l’intrigue de la série, d’ailleurs, c’est plutôt l’intrigue passée du personnage qui est présentée. A priori, la belle blonde que j’identifiais d’abord comme Janet est en fait la femme d’un richissime homme d’affaires. Julian le découvre par l’intermédiaire d’une cliente, puisqu’ils se retrouvent tous les quatre dans la même soirée.

La cliente de Julian est clairement une habituée très sympa avec lui, mais il la trahit un peu puisqu’il est beaucoup plus attiré par Mrs Stratton, la femme blonde de la plage. Il se débrouille pour l’attirer à une autre soirée plus mouvementée et musicale, histoire de passer un bon moment à la draguer. Etonnamment, il lui fournit même son vrai nom.

Les deux entament évidemment une relation extra-conjugale et tout s’y passe pour le mieux, avec une Mrs Stratton qui s’intéresse au Julian intérieur, pas qu’à celui qu’elle voit à l’extérieur. Elle lui pose des questions sur son travail, pour mieux comprendre comment il peut se prostituer comme ça. Rien de bien passionnant, sérieusement.

Dans le présent, Mrs Stratton – Michelle – semble avoir des choses à cacher. Elle continue de s’intéresser à la vie de Julian, dont elle a vu la libération de prison dans le journal. Désormais, elle porte une perruque et doit supporter de voir son mari rentrer chez lui avec une femme. L’intrigue qui suit n’est vraiment pas ce que j’imaginais : leur fils adolescent est tombé amoureux de sa maîtresse (scolaire, hein). Sympa comme intrigue, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera.

Le gamin, Colin, s’enfuit avec sa prof, le père embauche clairement un tueur pour les retrouver quand on voit la réaction de sa femme… et bim, tous mes soupçons vont se porter sur lui pour la suite de la série. Sinon, on est d’accord que Colin, c’est le même acteur que Johnny/Julian jeune ? Je trouve ça super perturbant.

Loin des Stratton, Julian se rend ensuite chez Lorenzo. C’est marrant, parce que Julian n’a pas trop changé en quinze ans, mais Lorenzo a changé énormément en, quoi ?, vingt-cinq ans ? On découvre en tout cas qu’il est resté fidèle à son frère, parce que c’est comme ça que Lorenzo l’appelle. Il lui fait aussi sacrément confiance, en lui confiant directement le volant de sa décapotable. Genre. Qui fait ça ? Il sort de quinze ans de prison, ne lui file pas une super décapotable comme ça ?

Les deux hommes se rendent dans ce qui ressemble à un hôtel. Lorenzo y abandonne Julian au bar avant de le ramener chez lui. Julian finit par lui expliquer, au milieu de la nuit, qu’il avait fini par croire qu’il avait vraiment tué la femme, comme il se souvenait avoir défoncé la tête d’un autre gamin, petit. Mouais. Il a dégommé un type et a oublié qu’il l’avait fait juste après, mais il sait que c’est lui. Il est accusé d’un meurtre dont il ne se souvient pas et se reconnaît coupable… On va dire que ça colle.

Il n’empêche qu’il nous reste encore à découvrir qui est responsable du meurtre de Janet : son meurtrier n’est qu’un tueur à gage. La détective cherche évidemment à l’interroger, mais c’est en vain : le tueur ne parle pas pour autre chose que demander l’euthanasie. Elle rencontre ensuite Julian pour lui expliquer que le type lui a simplement dit « Keen » comme nom de recruteur.

Cela semble signifier quelque chose pour Julian : il entend Queen, et il pense aussitôt à Olga. Mouais. Sachant que juste avant, il a croisé Michelle qui est terrifiée que son mari recommence à leur faire subir ce qu’il a déjà fait… je ne sais pas, c’est une drôle d’idée. En tout cas, ce « Keen » suffit à ce que Julian se précipite loin de la détective Sunday et directement auprès de Lorenzo afin de lui demander à retrouver la Queen, Olga.

Il se dit prêt à reprendre le travail pour elle, parce que de toute manière, il n’a pas vraiment autre chose à faire. Certes. Olga n’est plus tout à fait la reine, par contre : c’est Isabelle, sa fille, qui a pris la suite des affaires. Olga a beau dire à Julian, depuis son fauteuil roulant, de s’enfuir, il ne l’écoute absolument pas. Il ferait peut-être mieux : l’entretien avec Isabelle consiste simplement en un petit striptease. Elle était amoureuse de lui petite, alors elle veut profiter de lui à présent.

La scène est dérangeante, quand même. Sans dire qu’on en est au viol, c’est perturbant de voir Julian accepter de coucher avec elle alors qu’il la connaissait enfant et alors qu’elle lui avait promis qu’il travaillerait pour elle un jour. C’est toutefois comme ça que se termine ce premier épisode. Meh. Ce cliffhanger devrait me faire fuir… Mais Isabelle est jouée par Lizzie Brocheré, et j’adorais cette actrice dans Les Bleus. Je suis content de voir qu’elle a retrouvé un job après Falling Water à laquelle je n’avais pas vraiment accroché !

American Gigolo (S01)

Synopsis : Julian est un gigolo qui se retrouve incarcéré en prison pour vingt ans pour un meurtre qu’il ne se souvient pas avoir commis. Un jour, il est libéré car un autre homme s’accuse de son crime.

Pour commencer, je ne vais pas y aller par quatre chemins : je regrette déjà de débuter cette série. C’est même pire que ça : je sais que je ne devrais pas la commencer. J’ai plein d’autres séries à voir, plein d’autres dont les saisons sont commencées sans que je ne prenne le temps de les terminer, mais voilà, j’ai deux heures devant moi et il y a deux épisodes de disponibles, alors pourquoi pas ?

J’adore l’acteur principal que je n’ai plus vu depuis un moment. Le synopsis me fait penser à un mauvais mélange de Prison Break, d’El Foundou et probablement de Punisher, à cause de l’acteur. Bon, et Oz, mais je n’ai jamais osé la regarder vraiment cette série. Pourtant, c’est tout l’inverse, en théorie : la série s’inspire librement d’un film, que je n’ai pas vu, avec Richard Gere. Autant dire que le synopsis n’a rien d’original et est réutilisé à tout va depuis bien longtemps.

Cela dit, il n’en faut pas beaucoup plus pour me convaincre de la tenter… alors je tente, et on verra bien ce que ça donnera. J’ai un peur que l’idée soit de nous pondre un film avec une intrigue beaucoup trop étirée parce que des détails auront été ajoutés. Cela risque d’être le cas, et ça a tendance à provoquer des longueurs. J’y vais en m’y préparant, au moins, m’enfin, ça a intérêt à me faire passer une bonne soirée, mais je n’en doute pas trop, je sens qu’elle a l’envergure de ces séries qui se regardent à fond pour le divertissement sans être indispensable pour la culture. Non, vraiment, ça ne se regarde pas pour la CULture, une série qui s’appelle Gigolo. Vous êtes content d’être venus sur mon blog pour savoir ça, j’en suis sûr.

S01E01 – Pilot – 15/20
Sincèrement, le casting sauve beaucoup un épisode qui est lent, avec un scénario finalement assez peu surprenant malgré sa chronologie éclatée. La série est sympathique sans être incontournable, les personnages sont encore un peu plats à ce stade, mais quelque chose de positif se dégage tout de même de l’ensemble. Je ne sais pas encore ce que ça peut être, mais la série à ce petit côté irrévérencieux qui donne envie de la continuer – un peu en mode Guilty Pleasure.
S01E02 – Pretty Baby – 14/20
Je suis déçu car j’espérais vraiment que la série parvienne à surprendre ou plaire. Si la fin d’épisode promet une intrigue plus intéressante, je ne peux pas dire que je sois surpris pour l’instant. Au contraire, tout semble plutôt convenu pour le moment et un bon nombre de scènes donnent plutôt l’impression de perdre notre temps que de nous faire avancer. Les personnages ne sont pas vraiment développés dans ces scènes-là, alors c’est frustrant. Et pourtant, il y a toujours ce je-ne-sais-quoi qui accroche et un peu plus de scènes tentant de justifier le titre de la série… sauf que c’est gratuit.
S01E03 – Rapture – 15/20
C’est étonnant, mais j’ai l’impression que l’intrigue de la série ne commence vraiment qu’avec cet épisode, parce que le rythme s’accélère un peu plus. Il y a un mystère auquel je ne comprends rien pour le moment, donc j’attends de voir le rôle que ça aura à jouer avec tout le reste, et une intrigue bien plus prenante, avec un côté policier qui va peut-être dépasser le guilty pleasure cette fois. Les personnages sont loin d’être tous appréciables, par contre…