Grey’s Anatomy – S23E02 – Slippin’ and Slidin’ – 14/20

Comme je le pressentais à la fin de l’épisode précédent, la routine s’installe déjà à nouveau. On met de côté certaines intrigues, on avance vite sur d’autres et le tout donne un épisode on ne peut plus classique qui rétablit rapidement le statu quo de l’année passée. Croyez-le ou non, ça ne me dérange pas plus que ça, on sait ce qu’on vient regarder avec cette série et c’est exactement ce qu’on nous sert. Il suffit d’être patient en attendant que ça reparte en montagne russe – ça repart toujours, de toute manière.

Spoilers

Meredith négocie un traitement VIP pour son nouveau patient, Simone fait face à un dilemme.


You don’t know who.

L’épisode 2 est déjà disponible, alors pourquoi me priver de le voir ? La voix-off de Meredith est merveilleusement montée au début de cet épisode : elle y parle de l’éducation de ses parents qui se résument à « Parce que je l’ai dit » sur des images de Bailey qui reprend le chemin de ses études. Bailey, surnommée Nazie en saison 1. Elle aussi, c’était « Parce que je l’ai dit » et parce que je te fais peur, sa méthode pour éduquer les internes. Elle a beaucoup changé en vingt ans, cela dit.

Peut-on faire plus cliché que son look jean et petit carnet en main ? Elle accepte de voir Kwan sur sa pause déj pour le coacher un peu : il ne trouve pas d’autres programmes pour continuer son programme de résident et doit se résoudre à abandonner la chirurgie. C’est quelque chose que Bailey ne juge pas acceptable, probablement parce qu’elle continue de se sentir coupable de ce qui est arrivé – elle a pu garder son poste, elle.

En arrière-plan, on voit plein d’étudiants mettre en place de quoi faire une ventriglisse. Il faut à peu près trente secondes pour que ça vire à l’accident idiot. L’avantage, c’est que le patient est déjà en caleçon, on va dire. L’intrigue n’est pas dingue, mais c’est amusant de voir Bailey être de nouveau étudiante et avoir déjà pour patient un de ses camarades de classe qui se retrouve avec son propre fémur dans le rectum.

Au passage, Kwan croise la route de Seth Norton. Ce dernier veut embaucher Bailey sur l’étage VIP, alors il demande à Kwan de l’aide. Ce dernier n’a pas conscience qu’il parle au chef et se retrouve à parler de ses choix de carrière avec lui. Avec un peu de chance, ça peut ouvrir une nouvelle voie pour lui. Ou juste rouvrir la même.

Tiens, et sinon, rien à voir du tout, mais Kwan… L’acteur a pris un coup de vieux pendant l’été, non ? Je ne sais pas, ça m’a perturbé une ou deux fois dans l’épisode. C’est peut-être parce que j’ai revu plein de performances de Glee dernièrement avec l’annonce du reboot, mais vraiment, je trouve qu’il fait enfin son âge. Voilà, c’était la remarque débile qui ne sert à rien, mais c’est l’avantage de ces critiques interminables de pouvoir en faire, non ?

Simone découvre à peine qu’elle est enceinte qu’elle en est déjà à enchaîner les nausées matinales. Les scénaristes n’abusent pas du tout… Cela permet à Kwan de découvrir qu’elle est enceinte et qu’elle ne sait pas qui est le père. C’est rapide comme raccourci, mais pourquoi pas. Après, de tels raccourcis, si vite… Heureusement qu’il est médecin, hein, y a pas du tout 150 autres possibilités pour une jeune trentenaire de vomir trois fois le même matin.

Simone se retrouve à hésiter à garder le bébé et s’en confie à Kwan. C’est cool de les voir si pote, mais ça fait surtout avancer l’intrigue à toute vitesse : ils en parlent à l’hôpital et hop, Bryant est rapidement au courant de la bonne nouvelle de Simone. Bon, il prend mal de ne pas être le premier au courant, cependant.

Pour se défendre, Simone lui apprend rapidement qu’il n’est peut-être pas le père. C’est tout de même un miracle pour elle d’être enceinte alors il est logique qu’elle hésite à le garder, mais lui, il n’est pas prêt à être père, surtout qu’il ne connaît pas vraiment Simone. En fin d’épisode, il revient tout de même la voir pour s’excuser de ne pas avoir eu la bonne réaction quand il l’a appris : il a parlé de ses propres sentiments sans s’inquiéter d’elle. Pourtant, leur relation naissante est importante pour lui.

Elle finit par lui avouer qu’elle n’est pas prête à être mère : elle veut être sûre de désirer à 100% l’enfant car c’est ce qu’un enfant mérite, mais elle veut être chirurgienne, pas maman, à ce stade de sa vie. Sacrée décision et sacré dilemme pour le couple. C’est chouette de les voir résister à ça, cependant. Il n’empêche que Lucas n’est pas encore au courant, donc le bordel n’est pas fini.

Autrement, Jo a démissionné, mais ce qui inquiète Lincoln en début d’épisode est de savoir si Jo est capable de coudre le déguisement de leur gamin ? Pardon mais on ne va pas parler du tout de sa démission ? on doit se contenter de la voir rester en pyjama toute la journée sans que ça ne dérange personne quand à côté on a Bailey qui aide Kwan et lui interdit de se contenter de la médecine générale quand il peut rester chirurgien ailleurs ? Je suis agacé.

Amelia et Toni sont réconciliées au point qu’Amelia présente Scout à sa nouvelle copine, avec qui elle vit. C’est du rapide. Les deux se retrouvent chez Jo pour récupérer Sout, et voilà Toni qui vient en aide à Jo pour ses problèmes de machine à coudre. Toni a beau être experte, Jo est débordée par ses nouvelles obligations de maman à la maison. J’aime bien l’idée, j’aime les scènes que ça apporte où Amelia et Toni la réconfortent en parlant aussi des erreurs qu’elles font comme mamans… mais purée, en quoi transforment-ils Jo ? J’aime qu’elle change en devenant maman, ça se tient, mais tout de même, elle était accro à la chirurgie et personne ne remet en question son choix ou ne l’aide dans son trauma non réglé ?

J’ai peur que l’actrice ne finisse par quitter la série s’ils continuent de maltraiter le personnage comme ça. En fin d’épisode, son problème est réglé parce qu’elle a assez de thunes pour embaucher une couturière (je ne sais pas, j’ai trouvé que c’était abusé) et elle ignore toujours tout du problème de Lincoln, passé sous silence. Du coup, j’ai l’impression qu’il lui ment et je le déteste chaque épisode un peu plus.

À l’hôpital, Meredith est de retour dans le bureau de Richard pour mieux être prise en embuscade par Seth Norton. C’est terrible, j’ai beau regarder la tronche de l’acteur, il ne me rappelle rien alors qu’apparemment, je l’ai déjà vu dans The Crazy Ones. Le temps passe, merci à Tequi de me le rappeler. En attendant, donc, Seth veut que Mer revienne plus souvent au Grey Sloan en tant que chirurgienne VIP du nouvel étage, parce que les riches veulent des chirurgiens réputés. C’est plutôt logique.

Si Meredith refuse par principe, Richard la connaît bien : il lui propose de pouvoir upgrader quelques-uns de ses patients pas VIP dans l’aile VIP, pro-bono. C’est une bonne chose : ça lui permet de traiter Charlie, son patient du premier épisode, comme la star qu’il n’est pas. Il agit comme une star, par contre, à avoir de vrais caprices toutes les trente secondes. Je crois qu’on est censé avoir de la peine pour son passé compliqué, mais je le trouve plutôt chiant comme personnage pour le moment.

Au moins, son cas permet de développer d’autres petites choses à côté. Ainsi, Lucas découvre ce qu’est un râteau quand il essaie encore de coucher avec son interne préférée (Spencer) et qu’elle a la bonne idée de lui dire non. Par chance pour lui, il bosse avec elle pour le reste de l’épisode, dans l’aile VIP, sur le cas de Charlie.

Le truc, c’est que Spencer est clairement poussée à bout par une autre patiente VIP dont on ne sait pas grand-chose de l’épisode, à part qu’elle envoie plein de SMS à l’interne. Si l’idée d’une aile VIP se tient, on voit bien que ça pose évidemment problème, surtout que franchement, faire bosser les médecins à la fois sur des VIP et non-VIP, ça ne peut pas marcher.

Richard commence à s’en rendre compte aussi et en parler à Mer en fin d’épisode quand il constate que Seth posera peut-être problème sur du plus long terme. Il n’a pas idée à quel point : Bailey passe dans son dos pour convaincre Seth de réembaucher Kwan. Vraiment, en deux épisodes, tous les cliffhangers de la saison précédente sont réglés ? Pire que ça : ils sont effacés et c’est comme s’ils n’avaient jamais eu lieu. Bon, il reste les cas de Jo et Lincoln, mais comme je n’aime pas trop ce que ça donne…

Il me reste à évoquer Lucas et Spencer, en tout cas : en fin d’épisode, il parvient à se réconcilier avec elle en lui affirmant qu’il est intéressé pour que leur relation soit davantage que ce qu’elle était jusque-là. Fini le plan cul, c’est parti pour la naissance d’un vrai couple qui implosera à nouveau à cause de Simone. Je suis un peu blasé.

Comme prévu, Ndugu reprend le rôle de chef des résidents. C’est clairement une catastrophe annoncée, même s’ils se convainquent que ce n’est pas un problème avec Jules. Il aura fallu deux épisodes pour que Ben me soule à nouveau, en tout cas : il les surprend pendant qu’ils parlent et prétend rester neutre dans l’histoire alors qu’il ne l’est pas.

Le trio se retrouve sur le même cas, avec Bryant : une femme que Ndugu ne sait pas comment aider et qui ne peut plus manger. Par chance, Jules trouve une nouvelle idée en faisant quelques recherches médicales. Ben est bien forcé de constater que leur duo fonctionne très bien, mais j’ai trouvé insupportable tous les plans qu’il y avait dans l’épisode sur lui quand il était témoin de leur romance.

Sans la moindre surprise, Ben est incapable de rester neutre et fait comprendre à Ndugu, en cours de route, qu’il est visible qu’il préfère Jules – son favoritisme n’est pas une bonne chose et n’est pas discret. Cela mène Ndugu à se montrer plus dur avec Jules une fois qu’ils opèrent ensemble. C’est une scène plutôt cool, mais par contre, Jules ne le prend pas si bien.

Elle s’en plaint ensuite à Simone et Kwan, tandis que Ndugu, lui, pète un câble pendant l’opération. En effet, la technique qu’ils essayaient ne fonctionne pas et la patiente se retrouve avec une vie encore plus difficile – un trou pour évacuer la salive sans pouvoir manger, à nouveau – qu’avant. C’est triste. Quant à la relation Ndugu/Jules, elle atteint une impasse quand il lui fait remarquer qu’elle ne devrait pas être assez importante pour pouvoir contester ses ordres au bloc opératoire. C’est gratuit, mais pas entièrement faux. L’impasse fait qu’ils se rendent compte que leur couple ne peut pas franchement fonctionner.

En même temps, bosser ensemble, c’est déjà galère ; mais là, il est son supérieur direct. Evidemment que ça ne le fait pas ! C’est complètement con.

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Grey’s Anatomy – S23E01 – Collide – 16/20

Je m’inquiète un peu d’avance de savoir qu’il n’y aura que treize épisodes et que les scénaristes n’ont pas du tout réduit le nombre d’intrigues, bien au contraire. C’est un début de saison efficace pour replacer tout le monde dans son contexte, nous redonner nos petites habitudes et apporter juste assez de nouveautés et de nouveau souffle pour que la série continue de fournir sa dose de drama habituelle. Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir passé plusieurs mois sans la série : c’est juste un épisode de plus, quoi.

Spoilers

Un nouvel étage VIP ouvre au Grey Sloan.


– Do I want to know ?
– Non.

Des mois sans Grey’s Anatomy et pourtant, il suffit de trois secondes pour être replongé immédiatement dans l’ambiance. Comment font-ils pour avoir toujours les mêmes chansons lors des scènes de sexe de début d’épisode alors que c’est toujours une chanson différente ? Et comment font-ils pour commencer tant d’épisodes par du cul sans pour autant répéter exactement la même chose ?

Cet épisode commence donc par Simone couchant avec Bryant, sauf que ce n’est pas si bien que ça : ils se rendent compte qu’ils n’ont plus de préservatifs. Je ne vais pas mentir, je regarde ça à près d’une heure du matin et ce n’est pas ce à quoi je m’attendais comme début de saison. J’avoue que j’ai ri et même que j’ai fini en fou rire quand Lucas ouvre la porte de la douche de la salle de bain pour papoter avec Simone comme si de rien n’était alors qu’il est à poil. Putain. Grey’s est de retour – cette salle de bain chez Meredith, combien de gens ont été interrompus pendant leur douche au juste ? Pourquoi est-ce que personne n’a installé de verrou (ou ne s’en sert) ?

Cela me tue de savoir que les scénaristes osent un début de saison pareil, et ça me tue qu’on enchaîne avec plein d’autres couples qui couchent ensemble ailleurs. Amelia n’a pas le droit à une scène de cul par contre : Toni n’est pas encore rentrée à Seattle au début de l’épisode. Si elles ont échangé plein de SMS, Toni n’a pas du tout pardonné à Amelia d’avoir couché avec une autre. En vrai, c’était tellement abusé cette coucherie de fin de saison qu’Amelia mérite de ramer, et pas qu’un peu. Pas de quoi s’inquiéter, elles vont bosser ensemble de toute manière.

J’avais complètement oublié où on en était pour Ndungu et Jules, j’avoue, mais écoutez, c’est cool de savoir qu’ils vont bien et sont heureux en couple. Ils se rendent ensemble au boulot, et tant pis si Jules est en retard ou est grillée bien vite par Ben quand elle échange son café avec son nouveau mec.

Tant qu’on en parle : Ben n’est plus chef des résidents, puisqu’il laisse ça à Miranda alors que Miranda est, en plus, toujours dans son délire de reprendre les études. C’est beau d’avoir tant de motivation.

Nous retrouvons Jo et Link dans leur vie de parents et… putain. Voir Link me rappelle à quel point je l’ai détesté la saison précédente. Il est toujours accro aux médocs, en plus, et JO croit vraiment qu’il l’aide quand il la débarrasse de ses antidépresseurs alors que ce n’est pas le cas. C’est terrible.

Tout le monde est habillé sur son 31 au début de cet épisode, et pour cause. Il y a un nouvel étage qui ouvre à l’épisode – the Olympic Floor. Drôle de nom pour une aile VIP, mais ça plaît de ouf à Catherine apparemment. Nous voilà avec un hôpital qui ressemble fort au cabinet de Private Practice et la promesse d’un nouveau lieu avec plein de nouveautés qui ressembleront à ce que la série a toujours fait de toute manière. Meredith brille par son absence : elle fait une petite visio avec Richard pour s’excuser du retard de son avion, alors que Catherine voulait vraiment qu’elle vienne pour présenter le programme. Elle n’a pas vraiment besoin d’elle pourtant : il y a Seth, un médecin qui aide à financer ce nouveau projet.

L’inauguration est interrompue en cours de route par une notification reçue par tout le monde : il y a eu une collision de deux avions à l’aéroport. Cela ne concerne étonnamment pas Meredith qui arrive à l’hôpital à temps pour aider à gérer l’urgence. Elle commence pourtant par s’occuper d’un ado qui a attendu plus de six heures, cela dit, tout en croisant la route de Seth. J’aime beaucoup comment Mer est hyper pragmatique sur l’aile VIP. Elle n’en a rien à faire et elle le dit bien. J’ai eu l’impression qu’elle avait pris un coup de jeune – ou c’est peut-être juste que l’actrice est en forme. Elle m’a bien fait rire avec ses mimiques en tout cas.

Il y a eu une collision entre deux avions, alors Miranda se retrouve à devoir traiter l’homme qui a fait de la merde en disant à un avion que la voie était libre alors qu’elle ne l’était pas. Bon, le pauvre : il a reporté indéfiniment un problème médical et c’est pour ça qu’il n’a pas été à son top au moment de bosser.

Bien sûr, c’est un cas dramatique qui mène Ndungu et Miranda à devoir l’opérer au beau milieu de l’ascenseur. Bizarrement, Jo ne semble pas se sentir si à l’aise en voyant l’arrêt cardiaque du patient et tout le sang qui gicle. Miranda le remarque, et je suis si triste que la série continue sur cette voie. Que vont-ils faire de Jo si elle ne peut plus opérer et panique à chaque fois qu’il est question de mourir ? C’est trop triste pour le personnage – même si c’est totalement OK comme réaction, bien sûr.

Ndungu et Bailey parviennent à sauver la vie du type, mais bien sûr, Miranda se rend compte qu’elle ne pourra peut-être pas étudiante comme elle l’espérait. Si son but est d’aider à réparer le système avec son nouveau diplôme, elle rate la deadline pour s’inscrire et comprend qu’elle ne pourra pas tout gérer à la fois. Alors qu’elle envisage d’abandonner, Ndungu la convainc de déléguer davantage. Le type remplace déjà Owen et Teddy à la fois, gère à merveille quand il s’agit de remettre les patients qui s’énervent aux urgences de ne pas être soignés en premier et il accepte maintenant de reprendre le rôle de chef des résidents.

C’est une catastrophe ambulante Ndugu, franchement ! En gros, il accepte de devenir le chef de sa petite-amie secrète du moment alors même que Ben lui a fait comprendre qu’il était au courant et qu’il ferait mieux de dire les choses avant que ça lui pète à la gueule. Il ne faudra pas longtemps pour que ça pète, donc.

En parallèle, Amelia et Toni se retrouvent à devoir soigner l’une des pilotes des avions. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas réconciliées. Elles se retrouvent ainsi à se disputer sur qui doit agir en priorité, et Toni essaie trop de prendre le lead sur Amelia là où la neuro semble un peu plus prioritaire, tout de même.

Quand la patiente fait un arrêt cardiaque, Toni revient tout de même aider Amelia qui est obligée de garder la patiente immobile. Tout semble se passer plutôt bien et elles arrivent même à bosser ensemble… Mais la patiente finit tout de même en arrêt cardiaque. C’est horrible : c’était son premier jour en tant que capitaine sur un avion et elle meure. C’est Toni qui prononce le décès, Amelia ayant du mal à lâcher prise sur ce cas. Comme je la comprends.

Elle ne lâche jamais l’affaire, Amelia. Le soir, elle se rend donc chez Toni pour la convaincre de la reprendre et s’excuser une fois de plus d’avoir couché avec Cass. C’est plutôt fun et ça se passe bien : Toni la pardonne et elles s’embrassent. Voilà une crise vite résolue qui n’aura pas servi à grand-chose finalement.

Alors que tout l’hôpital bosse sur le cas des deux avions, nous découvrons que Kwan, lui, n’a rien à faire. Il apprend donc le français et, en vrai, ce n’est pas si mal. Après, j’ai trouvé ça si ridicule qu’il se fasse passer pour un autre (Benson, travailleur indépendant), puis qu’il se retrouve à devoir diagnostiquer sa prof à distance. Elle a mal quand elle touche ses cheveux, mais elle demande à son étudiant de continuer à parler français ? Elle est folle, elle.

Elle accepte de se rendre à l’hôpital quand Kwan insiste, et là-bas, il la retrouve pour s’occuper d’elle. Comme il est viré, il est obligé de passer par Simone et d’utiliser son nom. Cela mène à quelques scènes plutôt drôles et bien jouées. C’est important d’avoir un peu d’humour au milieu d’un épisode si intense en drama. Les deux médecins sont géniaux et cachent à tout le monde que Kwan est là – et particulièrement à Richard. Bien sûr que c’est Richard qui vient voir ce qu’il se passe et ce que Simone fait dans une pièce avec les rideaux baissés. Elle s’attribue les mérites du diagnostic de Kwan pour éviter les problèmes.

Elle se rend ensuite dans les vestiaires pour se changer et y croise Lucas, une fois de plus torse nu. Elle lui demande de la distance et il prend le tout plutôt bien, comprenant bien qu’il s’agissait juste d’un coup d’un soir entre eux et qu’elle est toute perturbée en sa présence. Le truc, c’est que si elle est si perturbée, c’est parce qu’elle a beau être amoureuse de Bryant, elle ne sait pas s’il est le père de son enfant ou non. Oui, oui, Simone fait un test de grossesse et découvre qu’elle est enceinte. JE LE SAVAIS. C’était tellement prévisible que j’avais même cru qu’elle en avait pris conscience en fin de saison dernière, dans l’avant-dernier épisode. Allez. Vous ne m’aurez pas, chers scénaristes de Grey’s, je connais vos trucs et astuces.

Enfin, je pensais. Trente secondes plus tard, ils m’ont eu lorsque Jo balance à Lincoln qu’elle a démissionné. Ce n’est peut-être pas au niveau du « I quit » d’Izzie en fin de saison 2 il y a une vie, mais franchement, c’était une belle claque. Comme j’étais en train de soupirer fort de Link volant des anti-douleurs pour son épaule, j’ai juste repris mon souffle dans une grande inspiration choquée. Comment ça on ne la voit démissionner ? Mais putain, que va-t-elle faire ? J’ai peur de la possible errance quand je vois celle de Kwan dans cet épisode, entre cours de français et partie de jeux vidéos avec Bryant.

Enfin, nous découvrons bien sûr la première patiente VIP de l’Olympic Floor dans cet épisode. Elle est prise en charge par les nouveaux de l’an dernier, Catherine et Richard. Il s’agit d’une riche complètement à côté de la plaque qui pense que l’argent peut lui acheter la santé alors que ça ne se passe pas exactement comme ça.

La patiente réclame le docteur Grey ou le docteur Sloane (si elle savait, la pauvre) pour faire sa chirurgie parce que c’est le nom de l’hôpital, elle demande un traitement de faveur (logique) et souhaite passer avant tous les patients des deux avions. Cela n’arrange pas du tout Meredith : Catherine l’oblige à faire l’opération quand elle préfère s’occuper de son patient.

Puisqu’elle est obligée de gérer cette VIP, Meredith fait bien savoir tout le bien qu’elle pense d’elle. Cette riche la réclame ? Très bien, elle aura le service Meredith, hein. Grey insiste donc pour que les internes puissent apprendre sur ce cas en s’en occupant, même si c’est contraire aux ordres de Richard. Meredith arrête même l’opération en cours de route pour aller s’occuper de son autre patient, dont le cas est bien plus urgent et s’empire.

Bien sûr, Charlie refuse que Mer s’occupe de lui un temps, mais finalement, il accepte son aide. Elle l’opère donc, puis lui trouve ce qui ressemble fort à un cancer. Il faut attendre le résultat des examens pour savoir, mais Mer lui promet déjà l’impossible : d’être là pour lui et de s’occuper de lui sans le faire attendre et sans le décevoir. Mouais. Ce n’est pas cohérent avec la médecine ça. C’est peut-être l’un des aspects les plus terrifiants : devoir attendre sans savoir ce qu’il en est. Charlie, qui n’a pas de parents mais est depuis deux semaines en famille d’accueil, demande à rester seul pour réfléchir à tout ça.

Mer, elle, est plutôt énervée de voir que son hôpital n’est plus à la hauteur de ses attentes. C’est la première fois en plus de vingt ans qu’elle se retrouve à ne pas s’occuper correctement d’un de ses patients. Selon elle, le Grey Sloan a toujours géré à merveille tous les cas et patients : c’est la première fois qu’elle se retrouve à devoir donner la priorité au mauvais patient. Devant Catherine et Richard, elle explique donc à Seth tout le mal qu’elle pense de ce programme.

Pourtant, Catherine lui annonce que Seth est le nouveau chef des chirurgiens de l’hôpital. Il remplace donc Teddy et sera là chaque jour à l’hôpital – pas comme Meredith. Aha. C’est une vraie phrase de vipère et Mer fait alors ce qu’elle fait de mieux : elle se barre. Richard la rattrape, mais tout ce qu’il dit (principalement des histoires d’argent) ne suffit pas à convaincre Mer qui prophétise l’implosion de ce centre VIP. Hâte de voir ça !

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Grey’s Anatomy (S23)

On en était où ?

Alléluia, mais spoilers : Teddy et Owen ont enfin décidé de quitter Seattle pour Paris ! Quel bonheur de s’en débarrasser. Sinon, Meredith a demandé Nick en mariage, Kwan s’est fait virer et Amelia se retrouve dans un triangle amoureux avec Toni et Cass. Pendant ce temps, Jo envisage carrément d’abandonner la chirurgie, Link se drogue aux antidouleurs, Bailey est dans une situation compliquée et Lucas et Simone semblent bien décidés à continuer de nous faire subir leur romance.

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Ce que j’en attends

Après 22 saisons, la série revient pour seulement 13 épisodes et ça m’inquiète beaucoup. Je trouvais déjà que la saison précédente avait le problème d’avoir voulu bâcler certaines intrigues faute de temps et face à trop de personnages à gérer. S’il n’y a que treize épisodes, j’avoue me poser la question aussi de savoir ce que feront les acteurs. Certes, Kwan est parti faire Danse avec les stars, grand bien lui fasse, mais les autres ?

Après vous me direz Owen et Teddy sont partis ! Cela en fait déjà deux de moins à gérer, surtout qu’ils nous en auront bouffé du temps d’écran pour pas grand-chose. Dire que j’adorais Teddy avant qu’elle soit pourrie par Owen. M’enfin, faut que je m’en remette et que je passe à autre chose maintenant, parce que ça y est, c’est sûr, ils sont partis. CHAMPAGNE. J’espère que leur départ permettra de donner davantage de place aux autres personnages, notamment aux résidents dont les histoires m’intéressent bien plus. Bon, après, si on pouvait aussi éviter que Lucas et Simone deviennent les nouveaux Owen et Teddy, ce serait pas mal.

En attendant, je suis surtout curieux de voir ce que la série va faire de Jo, Amelia ou Kwan. Et puis, c’est Grey’s Anatomy : je sais déjà que je vais râler devant certains choix (Lincoln…), que des personnages vont possiblement me surprendre en bien (comme Jules ces deux dernières saisons). Je vais aussi oublier la moitié des intrigues d’ici un an, mais pas grave, je vais continuer à adorer retrouver tout ce petit monde chaque semaine. Comme d’hab.

Note moyenne de la saison : –/20

Grey’s Anatomy – S23E01 – Collide – 16/20

Je m’inquiète un peu d’avance de savoir qu’il n’y aura que treize épisodes et que les scénaristes n’ont pas du tout réduit le nombre d’intrigues, bien au contraire. C’est un début de saison efficace pour replacer tout le monde dans son contexte, nous redonner nos petites habitudes et apporter juste assez de nouveautés et de…

Grey’s Anatomy – S23E02 – Slippin’ and Slidin’ – 14/20

Comme je le pressentais à la fin de l’épisode précédent, la routine s’installe déjà à nouveau. On met de côté certaines intrigues, on avance vite sur d’autres et le tout donne un épisode on ne peut plus classique qui rétablit rapidement le statu quo de l’année passée. Croyez-le ou non, ça ne me dérange pas…

VisionQuest – S01E04 – Malware – 14/20

Je suis tellement frustré ! Je comprends les démarches et les intentions de réalisation, je vois en quoi c’est censé être brillant ou au moins réussi, mais ça ne prend pas du tout sur moi. Je suis hermétique à une grosse partie de l’humour, l’écriture est trop souvent prévisible et quand elle ne l’est pas, c’est la structure même de la série qui nous permet de comprendre à l’avance ce qu’il va se passer (le résumé de début d’épisode, par exemple). Bref, ce quatrième épisode est le moins bon pour l’instant. Je suis rassuré par la fin qui promet une suite sûrement plus efficace, mais je suis déçu que ce ne soit pas aussi génial que j’espérais. En fait, je crois que j’en attendais juste trop et que c’est finalement une série Marvel assez basique. Elle manque de l’originalité et du grain de folie des deux premières de la trilogie, alors qu’elle essaie pourtant de l’avoir et fait tout pour… sur le papier !

Spoilers 

Butcherbird est la nouvelle menace qui occupe totalement l’esprit de Vision.

I control alt delete you from this place.

Si avec ces titres, on n’a pas compris que Vision était une machine informatique, je ne sais pas ce qu’il nous faut, hein. L’épisode commence par un très long résumé des épisodes précédents et ce n’est pas très utile avec une diffusion si précipitée de deux épisodes par semaine, hein. Je trouve ça vraiment dommage qu’en moins de 24h, je me retrouve à voir la moitié de la saison, mais en même temps, je n’arrive pas à m’arrêter. Quant au résumé, je n’aime pas trop qu’il me spoile l’air de rien sur les thématiques à venir. Je veux dire on commence par un long résumé sur Ultron que Vision ne veut pas tuer parce qu’il souffre, ça sent déjà le moment où Ultron va s’échapper et s’émanciper vraiment pour devenir le grand méchant de la série (il serait temps).

Dans la réalité, Vision est toujours à l’hôtel avec Tommy. Seulement, dans sa tête, il est en train de papoter avec Butcherbird. On voit Ultron se débarrasser sans mal de cette intruse et demander à Edith de couper la connexion, là où Vision préfère lui parler. Il cherche à apprendre plus d’elle, surpris de voir qu’une autre synthézoïde a été créée.

Moi, je la trouve particulièrement idiote : sa demande à Vision est simple, mais ridicule. Elle veut qu’on la laisse tranquille, sinon elle s’en prendra à lui et à Tommy. Soit. MAIS POURQUOI TU LE CONTACTES SI TU VEUX ÊTRE TRANQUILLE ? Il ne savait pas qu’elle existait ? C’est particulièrement idiot, tout ça. Je ne comprends pas. Il n’y a qu’Ultron qui semblait s’intéresser de loin à tout ça et maintenant l’attention de Vision est attirée.

Loin de la conversation Butcherbird/Vision, les autres IA tentent de libérer Vision de l’influence et de la connexion entre Vision et Butcherbird. Pour ce faire, la série part en parodie d’exorcisme, avec Edith qui prend une Bible et se met à réciter des prières dont certains mots ont été remplacés par du langage informatique un peu grand public. C’est supposé ajouter une touche comique, mais je n’accroche pas tellement à ce décalage : je le trouve, une fois encore, simpliste ; pas bien crédible et pas… Efficace ? Que c’est dommage.

S’il n’est pas efficace pour me faire rire ou me convaincre que c’est une écriture brillante (pourtant, tous les codes sont là, ça devrait me plaire !), il est efficace pour chasser Butcherbird de l’esprit de Vision.

Le lendemain matin, Tommy essaie de se renseigner sur ce dont son père a besoin pour fonctionner. Le truc, c’est que Vision est perdu dans ses « pensées », à savoir une conversation avec Edith et Friday. Je n’arrive pas à accrocher plus que ça à toute cette partie de la série, surtout que, sans surprise, ça mène à Ultron qui explique ce qu’il sait – c’est une tueuse en série – et à Vision qui décide de traquer Butcherbird. C’est tellement fabriqué comme intrigue ! Il suffisait que Butcherbird continue ses meurtres dans son coin pour être tranquille.

Et puis, je dois bien dire que je n’accroche pas plus que ça aussi parce que l’humour qu’apporte Edith me paraît un peu trop hors propos. Je n’arrive pas à détacher l’actrice, que j’adore, de son rôle de Jennifer dans 12 monkeys et du coup, je ne sais pas, il y a un décalage. Bref, la décision est prise de toute manière.

Une fois de plus, ce qui m’intéresse dans ce début d’épisode, c’est plutôt la dynamique entre Vision et Tommy. Alors que le père raconte ce qu’il a décidé de faire, Tommy se voit déjà en sidekick au côté de son père. Pourtant, ce n’est pas trop le plan de Vision si l’on en croit les interruptions permanentes d’Ultron. Je ne vais pas vous mentir, Ultron me soule peut-être encore plus sous cette forme humain que lorsqu’il était une machine voulant détruire le monde entier.

Bien sûr, les scénaristes en profitent pour mettre en place quelque chose qui pètera ensuite à la gueule de Vision : Tommy se confie, à l’occasion de l’anniversaire de Sokovie (ben voyons), sur sa peur et sa haine d’Ultron, avant de vouloir savoir à qui parle son père lors de ses absences. Comme en plus, juste avant ça, il vient de saluer l’importance de l’honnêteté entre eux, cela laisse Vision dans une position délicate. Plutôt que de lui dire qu’il parle à Ultron, Vision parle de toutes les autres IA. Ben super.

Tommy est fasciné par la présence de ces 4 fantastiques en Vision et il insiste pour l’aider dans sa traque de Butcherbird. Vision finit par accepter, mais malheureusement, toute la première étape se déroule dans sa tête. Je n’apprécie pas tellement la mise en scène qui en découle, principalement parce que je suis resté hermétique à leur humour. C’est vraiment dommage.

Dans sa tête (je le simplifie comme ça parce que je ne sais pas comment appeler cet espace), Friday explique qu’elle et Edith sont confrontées à une difficulté pour hacker Interpol. Il faut donc envoyer Vision et Ultron (pourquoi Ultron ??) faire face à ces bots. Il n’en faut pas plus pour que ça tourne en parodie de cop show. On a d’abord affaire à un duo d’enquêteurs en Vision et Ultron : ils se déplacent dans un commissariat où les flics sont des bots. Si Ultron veut tuer tout le monde, Vision a une approche plus subtile.

C’est un peu amusant, mais la parodie va trop loin. J’aime l’idée des vérifications à passer, avec le « combien de bouches à incendie y a-t-il ? » et « quel est le mot de passe ? » à base d’un calepin instagram, mais je trouve que c’est un univers qui ne correspond pas tout à fait à Vision en fait. Et aux IA Marvel en général. Tout le ton décalé, toute la parodie, c’est bizarre. En vrai, c’est brillant d’un point de vue formel : la trilogie est ainsi complète, on retrouve à nouveau un élément qui était vraiment dans l’ADN de WandaVision. Seulement voilà, ça ajoute un décalage et un humour qui n’était pas constitutif de Vision ou Ultron à la base. Ou Friday. C’est moins vrai pour Jarvis, mais il est mort de toute manière.

Ultron et Vision obtiennent ce qu’ils veulent et rentrent dans la tête de Vision où tout s’est transformé en salle d’enquêteurs. Franchement, la parodie est plutôt réussie, mais je ne suis pas fasciné par ce qui est proposé, à nouveau. Pourtant, les actrices sont exceptionnelles et même Dum-e et U ont leur rôle à jouer. Enfin, cela dit, l’humour autour de ces derniers… Je ne sais pas, je crois que ce n’est tout simplement pas mon humour qui est utilisé dans la série, en fait. Que c’est frustrant de voir à quel point c’est bien fait, mais à quel point j’y suis hermétique (que c’était lourd la blague autour de « I… » à compléter avec « A »). BREF, je ne peux que me répéter et je n’ai pas fini de le faire, mais sinon, du côté de l’intrigue, on apprend que les victimes travaillaient toutes pour Markridge Biotech, une société dont les recherches ont servi de base aux IA de Tony Stark. Mieux encore, sur chaque cadavre, Butcherbird récupère des éléments biologiques, cherchant clairement à réunir des clés biométriques pour ouvrir… quelque chose.

On finit par sortir de la tête de Vision, heureusement pour retrouver son duo avec Tommy. Ce dernier décide de présenter Lisa à son père. Je suis content qu’elle revienne dans la série car c’est un personnage que je trouve plutôt prometteur. Par contre, j’ai trouvé un peu lourd l’humour de Vision (décidément, c’est mon refrain répétitif pour cet épisode !) qui a largement les connaissances pour ne pas parler des phéromones de son fils en public comme ça. Bref, c’est pas le sujet.

Le sujet, c’est que Tommy pense avoir besoin de l’aide de Lisa pour infiltrer un gala où se trouve la prochaine victime du Butcherbird. J’attends le moment où on nous révèlera que c’est un piège, mais bon, en attendant, j’apprécie plutôt bien les répliques entre Tommy et Lisa. Je ne peux pas en dire autant de la scène où Lisa joue les pickpockets pour récupérer les invitations au Gala dans la poche des gens. Cela commençait plutôt bien avec une diversion en italien pour Vision et Tommy, mais c’est finalement terriblement mal écrit : ils hurlent, Lisa siffle quand elle a les places, ils la regardent et personne ne voit qu’elle a soudain quatre bras ? C’est trop dommage, car il y avait une belle idée.

Dans le même genre, je trouve qu’il y a une bonne idée à ajouter de la friction et un désaccord entre Lisa et Tommy, mais ça arrive trop vite dans l’épisode. Il est vraiment juste odieux avec elle sans vraie raison quand il lui balance qu’elle est orpheline et lui non. J’aime que ça ramène encore Wanda dans la conversation qui suit : Tommy explique à son père qu’il a déconné et que ses excuses n’ont pas servi à grand-chose, alors Vision lui fait remarquer qu’être désolé et dire désolé, ce n’est pas exactement la même chose. C’est ce que Wanda lui disait à lui. Tommy remarque comme moi que Vision parle de son ancien lui comme s’il s’agissait de lui. J’aime beaucoup !

Bon, ils sont en tout cas à un gala sur l’IA et la robotique, avec pour intention de protéger la prochaine victime de Butcherbird. Quand elle débarque sur scène, cette future victime fait un petit topo sur J.I.M le premier robot/IA qui a existé. Si Vision en conclut qu’il manquait une Pierre de l’Esprit à cette IA pour être vraiment efficace, Tommy en arrive à la conclusion un peu lourde qu’il lui manquait une famille.

Dans la conversation, Vision fait aussi une erreur de débutant en indiquant qu’il y a cinq IA en lui. C’est idiot : Tommy le confronte forcément sur cette cinquième IA dont il n’a pas parlé plus tôt au motel et, dans la conversation, lui rappelle qu’il est un ordinateur quantique incapable de faire une erreur. À quel moment un ordinateur quantique est-il capable de se planter sur un mensonge qui date de moins de 24h donc ?

Tout cela fait rire Ultron alors que Tommy insiste vraiment pour savoir qui est la cinquième IA. Vision tente de gagner du temps, mais Tommy comprend par lui-même que c’est Ultron qui est dans la tête de son père. C’est simple à comprendre vu qu’ils sont à une conférence sur ces deux IA spécifiquement. J’aime bien ce que ça donne, mais je pense que ça aurait pu être encore plus prenant si on avait eu un flashback (ouais, j’en suis à réclamer des flashbacks, rien ne va plus) pour vraiment comprendre la haine de Tommy envers Ultron.

De manière maladroite et vraiment détachée du reste de l’intrigue, la série continue sa réflexion sur l’identité et sur ce que chacun est avec le personnage d’Edith. Elle se retrouve dans une conversation avec Ultron à évoquer son passé et la personne à partir de qui son avatar a été créé. Elle veut en savoir plus sur cette humaine pour savoir qui elle est, mais Ultron lui fait remarquer qu’elle n’est pas exactement elle et qu’elle ne le sera jamais – elle prolonge son existence en vivant la sienne. J’ai eu l’impression que la scène était surtout un moyen de prolonger l’épisode. Il y a d’autres scènes que j’aurais aimé avoir à la place, notamment entre Lisa et Tommy, mais bon.

Ce n’est évidemment pas complètement détaché : le but est qu’Edith poursuive la réflexion sur l’identité afin de se demander à partir de qui est créé l’autre synthézoïde. Cela a son importance puisque Butcherbird débarque pour tuer sa victime au gala. Elle se retrouve ainsi opposée à Vision, à qui elle dit « Je t’avais prévenu de rester en dehors de ça ». OUI MAIS POURQUOI ? Si tu n’avais rien dit, il ne serait pas là. Non, ça ne prend pas cet épisode.

Vision tente d’empêcher Butcherbird de défigurer sa victime, mais se fait rapidement battre. Par chance, Tommy maîtrise assez ses pouvoirs pour sauver à temps la femme, attirant aussitôt la colère de Butcherbird sur lui. Vision le protège alors en se battant contre elle, mais elle est bien plus forte que lui. Ultron lui conseille de lui rappeler qui elle est, puisqu’Edith a fini par comprendre qu’elle était créée à partir du Dr Josephine Carrington.

L’appeler par son nom fonctionne un temps, mais un court instant seulement. Par contre, Butcherbird affirme qu’elle est réellement Joséphine. Une humaine transformée en robot ? Attendons de voir ce que nous dira.  Perdant le combat, Vision parle avec Ultron et ce dernier réussit à le convaincre de lui faire confiance. C’est tellement téléphoné ! On le voit tellement venir de très loin : Ultron demande à Vision de lui laisser le contrôle car grâce à lui, ils pourront s’en sortir en vie. Non mais sérieux ?

Tu laisses ton corps à une IA qui voulait tuer tous les bots y a pas vingt minutes ? Evidemment que ça va mal tourner. Ce qui est top, c’est que Paul Bettany est suffisamment bon pour changer du tout au tout et devenir un vrai méchant aussitôt : quel kiffe d’entendre les phrases cultes d’Ultron à nouveau ! C’est une bonne chose et ça me donne envie de voir l’épisode suivant qui devrait être meilleur que celui-ci ! Après, c’est tellement peu surprenant que ce soit en fin d’épisode 4 qu’Ultron se réveille, c’est tellement la construction de toutes les séries Marvel habituellement que je suis un peu déçu. Je veux dire, je phase dessus, mais WandaVision et Agatha All-Along avaient au moins l’originalité pour elles et prenaient vraiment par surprise dans leur construction, il me semble.

En attendant, il faut finir cet épisode et bon, c’est pas glorieux, je n’ai pas assez accroché pour m’étendre beaucoup plus. Ultron prend le contrôle de Vision, enfermant toutes les IA dans un confinement prévisible et expliquant à Tommy qui il est. La victime de Butcherbird qu’il fallait protéger coûte que coûte ? Ultron la sacrifie sans hésiter une seule seconde, oups. Bon, en fait, il est malin : il fait en sorte qu’elle soit complètement anéantie afin que Butcherbird ne puisse récupérer d’elle ce qu’elle voulait (sa clé biométrique, donc). Effrayée par ce à quoi elle fait face et agacée d’avoir perdu le contrôle, Butcherbird s’enfuit tandis qu’Ultron demande à Tommy de l’appeler papa. Il l’embarque avec lui… Ouais, vivement la suite, hein. Rendez-vous la semaine prochaine pour… Firewall. Encore un titre bien inspiré !

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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television