Euphoria – S01E10 (spécial)

Épisode 10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

> Saison 1
> Épisode spécial sur Rue


Spoilers

I want to be as beautiful as the ocean.

Nous y voilà enfin, le second épisode spécial de la série est là, et ça commence par un bien meilleur résumé des choses avec des images de la saison 1 accompagnées par la rupture entre Rue et Jules, cette dernière s’enfuyant en train vers on ne sait trop où… On la retrouve alors chez le psy, et c’est une excellente chose pour ce personnage qui en a probablement bien besoin après tout ce qu’il s’est passé en saison 1.

On a à peine le temps de se faire à l’idée d’une séance de pas qu’on passe immédiatement à autre chose avec une magnifique chanson nous résumant bien l’état d’esprit de Jules. Le tout est accompagné de photos de Jules et Rue, principalement, vues dans un œil en gros plan. Tout colle parfaitement aux paroles de la chanson, même le générique qui disparaît peu à peu dans le noir, comme le suggère la chanson. Pfiou. Il fallait bien cette série pour me faire aimer une chanson de Lorde, franchement !

Jules décide finalement de ne pas parler de Rue à sa psy, et de la rupture. Elle est plutôt en train d’envisager une détransition : elle veut arrêter les hormones. Pardon ? Je ne m’y attendais pas à celle-là. Tout ça semble plutôt être une idée qui lui passe par la tête, et ça permet à la conversation d’en arriver à toute autre chose : l’auto-critique dont Jules fait preuve en permanence. On découvre au passage qu’il s’agit de la première séance de psy de Jules avec celle-ci, et je suis assez impressionné, parce que nous sommes déjà super loin dans sa tête. Je sais, il y a du boulot avec Jules, mais de là à ce que ce soit déjà aussi approfondi.

L’épisode est un bon long gros plan de Jules. C’est assez dingue, et j’ai failli croire que tout allait être tourné en un seul plan séquence. Finalement, la série fait le choix de nous montrer la psy, mais ce n’était pas gagné. L’autre truc qui n’est pas gagné, c’est d’écrire une critique complète de l’épisode : comme pour le premier épisode spécial, la complexité vient du fait que le format est totalement improbable.

Tourné pendant le confinement, l’idée est surtout de nous montrer une seule scène de 49 minutes quand même. On plonge comme rarement dans la pensée des personnages que l’on connaît, et le format de la session psy est parfaite pour ça. D’ailleurs, la psy de Jules aussi est parfaite : elle réussit à ramener le sujet Rue sur le tapis, comme si de rien n’était.

Cela permet à Jules d’enfin récupérer le sourire, parce qu’elle sait que Rue était amoureuse d’elle – elle est la seule qui la voyait vraiment pour ce qu’elle était, pour qui elle était. Le problème, c’est justement ça : c’était bien pour Jules, mais c’était aussi trop apparemment ; surtout que pour Jules, c’est comme ça qu’une mère doit probablement regarder son enfant lorsqu’elle le découvre pour la première. Elle l’aime, sans rien savoir de ce bébé.

C’est bien amené, parce que Jules parle d’elle-même de sa mère, alors évidemment, la thérapeute s’engouffre dans la brèche. Quelques images de flashbacks de Jules et son père plus tard, notre personnage principal de l’épisode change évidemment d’avis et refuse à nouveau de parler de sa mère, préférant en revenir à ses hormones et à son choix de transition – craignant les effets de la puberté, notamment.

Elle affirme ensuite vouloir être aussi belle qu’un océan, et aussitôt, on nous montre que la production est allée assez loin dans la mise en image de l’épisode. La métaphore est poussée à l’extrême avec des images de Jules dans l’océan au coucher du soleil, puis sous la pleine lune. Elle était là dans l’eau, non ? J’ai un doute, et j’aimerais ne pas en avoir un pour le Bingo Séries.

Bref, tout ça finit par nous révéler que Jules est là depuis six mois suite à un coup de tête : elle a paniqué, elle a eu peur de mourir, elle a eu peur d’elle-même et elle s’est barrée. Et maintenant, Rue ne décroche plus le téléphone quand elle appelle. Le tout sur fond d’opéra ? Bon dieu, mais la musique est presque en trop tant la performance est exceptionnelle. Elle se met rapidement à pleurer, et le sanglot est prenant. Vraiment, sacrée performance. Est-ce que c’est pour ça que je n’ai pas encore écrit mon article performance de la semaine ? Bien évidemment.

Cela dit, Jules ne reste pas fixée sur la tristesse. Au contraire, elle enchaîne sur la colère, parce qu’elle est énervée après Rue ; énervée de la dépendance de celle-ci envers elle ; énervée de savoir qu’elle risquait la rechute chaque fois qu’elle n’était pas là ; énervée par la situation.

Tout ça est mis en parallèle avec la mère de Jules. J’aime le parallèle, j’aime les images choisies : on nous rappelle que Jules et Rue étaient un couple étrange, jamais tout à fait défini, mais vraiment attachant et magnifique. Le parallèle ? Eh bien, la mère de Jules est aussi dépendante et addict à la drogue, et Jules ne l’aime pas énormément pour ça. Elle est énervée que sa mère se laisse déborder par ses addictions, et elle refuse de la voir, même quand elle va mieux.

La psy n’en a pas pour longtemps à nous montrer à quel point le parallèle est valable et dérangeant : tout comme la mère de Jules, Rue est accro à la drogue, voit Jules pour ce qu’elle est… mais ne comprend pas exactement l’impact qu’à la drogue aussi sur Jules. C’est horrible. C’est d’autant plus horrible que les petits airs d’opéra fonctionnent à merveille sur cette scène qui enchaîne sur Jules préférant parler à des inconnus sur internet, parce qu’elle peut être bien plus réelle avec eux.

Rue l’avait mise en garde pourtant, sur la possibilité que ces étranges d’internet avaient de mentir, mais Jules avait tout ignoré, préférant continuer de flirter avec ShyGuy118 et s’imaginer un beau gosse à poil sortant de sa salle de bain – à moins que ce ne soit vraiment un plan cul de Jules ? Je ne pense pas. La série nous ressort un full frontal masculin bien inattendu dans cet épisode, franchement. Tout ça mène toutefois à la conclusion difficile que confesse ensuite Jules : la moitié de ses relations se déroulent dans sa tête ; elle s’imagine des moments parfaits.

Des moments qui la font encore sourire quand il s’agit de Rue, qu’elle n’a pas osé embrasser. Elle en a eu envie, plus d’une fois, mais c’est finalement Rue qui l’a fait, avec les conséquences que l’on connaît : Rue s’est barrée en courant, laissant Jules complètement paralysée derrière elle. Quand elle a repris ses esprits, Jules a envisagé de la rappeler, mais en vain, par peur de la perdre. Pourquoi ? Elle répond à sa psy qu’elle avait peur que Rue ne puisse l’aimer autant qu’elle ne l’aimait elle.

Pourquoi ça aurait été impossible ? Les flashbacks que l’on connaît déjà parlent d’eux-mêmes : Jules a trop de mal à s’aimer elle-même, depuis l’enfance, avec une tentative de suicide au moins et nombre d’hospitalisations. L’horreur, quoi. Et encore une fois, Jules botte en touche et change de sujet, en revenant à sa relation avec ShyGuy118, relation si étrange et bizarre.

Elle a eu selon elle l’occasion d’apprendre à le connaître mieux que Rue, à rester jusqu’à quatre heures du matin à lui parler par texto. Son Tyler, elle l’imaginait, il était beau gosse et elle couchait régulièrement avec – bien sûr, la série nous offre une salve d’images de leurs ébats, hein. Tout ça rend encore plus difficile sa disparition ensuite : elle a bien conscience que son fantasme n’existait pas vraiment, et tout ça nous mène à une ambiance digne d’un thriller.

Elle est amoureuse de Tyler, encore aujourd’hui chez sa psy, et ça rend bien difficile les choses pour elle, parce qu’elle sait à présent qu’il n’existe pas vraiment. En plus, il est l’une des raisons qui rend sa relation à Rue si compliquée. Et purée, mais quelle performance, quel jeu, que ce soit dans les scènes de sexe, la masturbation, ces moments à deux doigts du viol ou juste la séance psy. Cette plongée dans le personnage de Jules est réussie : j’ai enfin l’impression de mieux la connaître et la comprendre, alors que j’avais tant de mal au début.

Quant à l’actrice, encore et toujours, qu’est-ce que c’est impressionnant. C’est même impressionnant quand on la voit simplement s’énerver contre une porte de salle de bain fermée à clé derrière laquelle se trouve probablement Rue et qu’on passe aussitôt à une scène où sa mère l’attend à la maison quand elle rentre. L’embuscade est violente pour Jules qui s’engueule alors avec son père dans sa chambre, ne comprenant pas comment sa mère peut vouloir s’excuser après tout ce qu’elle a fait.

Elle jure n’en avoir rien à faire et le père la prend à la psychologie, lui demandant de descendre voir sa mère pour écouter ses excuses. Si elle n’en a rien à faire, ce n’est pas bien compliqué. Le problème, c’est que Jules descend trop tard : la mère a entendu la conversation entre le père et la fille, et tout ça est donc totalement vain.

Tout ça ? Ca a eu lieu durant la saison 1, et sa mère a rechuté dans l’alcool juste avant Halloween. La chronologie est perchée et la spirale infernale, menant finalement à Jules enfermée dans une salle de bain rêvée. On repart une fois de plus sur le fantasme d’un appartement partagée avec Rue, comme dans l’épisode précédent où Rue imaginait la même chose… Sauf que cette fois-ci, la porte de la salle de bain forme une barrière entre les deux jeunes femmes et Rue est étalée sur le sol de l’autre côté du miroir d’une salle de bain où Jules elle-même s’enferme face à la colère de son père. Ah, les scènes de miroir et de plongée dans cette série, j’adore.

Malheureusement, l’épisode va s’arrêter là : la séance de psy est terminée, ça ne dure qu’une heure après tout. Les conseils de la psy ? Jules doit être patiente avec elle-même et passer un bon réveillon de Noël. Voilà qui est fait.

L’épisode se termine toutefois par Jules dans sa chambre le soir du réveillon, et ce n’est pas exactement joyeux, alors qu’il pleut des cordes, et que Rue débarque la voir. La confrontation entre les deux est déprimante : Rue, trempée, vient voir Jules parce que c’est Noël et que ça lui fait du bien de la voir enfin. Les excuses sont faites, la scène est prenante, poignante et… Rue se barre sans même toucher Jules. Pas une embrassade, pas une caresse, rien, au secours. C’est si triste et si déprimant. Comme le premier épisode spécial, donc, celui-ci se termine par un plan d’un personnage en train de pleurer, vu à travers une fenêtre sur laquelle il pleut des cordes. Ah, Euphoria !

> Saison 1
> Épisode spécial sur Rue

9-1-1 Lone Star – S02E01

Épisode 1 – Back in the Saddle – 16/20
C’est une reprise intéressante pour la série, mais ça aurait probablement pu être plus mouvementé. La priorité est ici de nous attacher aux nouveaux personnages, et ça fonctionne. Le problème, c’est que ça se fait parfois au détriment des anciens, qui continuent de nous manquer. Heureusement que je viens juste de finir la saison 1, donc, sinon, il y aurait eu de la frustration de ma part. Autrement, l’épisode fonctionne très bien du côté des interventions et du rythme, et il donne envie de revenir pour la suite.

Saison 2


Spoilers

Mama is the boss!

Bon, le filtre abusif est toujours là, et on commence directement par nous rappeler que nous sommes au Texas. Décidément. La fierté du Texas, on n’est pas près de l’oublier avec cette série. Elle reprend vraiment bien, sans même se soucier de nous parler du coronavirus, contrairement à la série-mère. C’est un choix un peu déroutant, surtout quand on voit que les pompiers ont parfois des masques… mais les masques paraissent beaucoup moins présents dans la vie de ces personnages que dans le reste du monde.

Et puis, tout de même, je ne vais pas bouder ma joie : les premiers personnages de la série que l’on retrouve sont Grace et Carlos, deux de mes préférés, alors c’est vraiment une bonne chose. Ils ont affaire à un tank volé dans un musée, conduit par un ancien lieutenant qui cherche à venger la mort de sa fille.

Le barrage mis en place par Carlos ne sert pas à grand-chose, puisque le tank peut facilement le contourner. Il y a pas mal de dégâts en ville, mais c’est finalement Paul le premier à comprendre que le lieutenant veut venger sa fille, et c’est donc lui qui comprend qu’il faut aller évacuer un hôpital. Je ne suis pas bien fan de cette première intervention, honnêtement, même si elle a l’avantage de nous montrer rapidement l’ensemble de nos pompiers en action.

Mon problème ? Ben, c’est encore Owen qui réussit à arrêter le tank, et je trouve que la saison 1 tournait déjà trop autour de lui. J’ai parfois ce problème avec Bobby dans la série-mère, mais j’ai l’impression que ça s’éparpille davantage, alors que là, on en revient toujours à lui. Bon, après le générique, cependant, on en vient à nous introduire un nouveau personnage.

Je ne sais pas comment j’ai pu oublier ça, mais Gina Torres a rejoint le casting de la série, et on la retrouve dans la peau du capitaine Vega. Elle va très clairement remplacer Michele, et ça ne me dérange pas du tout de passer d’une actrice que j’aime bien à une actrice que j’adore, surtout que le personnage de Vega est longuement introduit dans une scène qui a su me convaincre.

Nous nous retrouvons ainsi avec la mère de deux jumelles adorables forcée de reprendre le boulot après un temps d’arrêt parce que le restaurant de son mari a fermé définitivement ses portes à cause du coronavirus. Franchement, on pouvait difficilement rêver mieux : cela apporte un côté un peu plus familial à la série qui manquait peut-être d’enfants, finalement.

Quant à Gina Torres ? Je trouve que ce rôle va lui aller à ravir, et ça fait plaisir de la retrouver dans une série. Elle arrive déjà à me convaincre plus que le personnage de Michele, et pour simplifier son arrivée à la caserne 126, on découvre que Judd la connaît et qu’elle sympathise rapidement avec Owen. Elle a aussi un super bureau, il faut dire que ça doit aider. Bon, son arrivée signifie tout de même que Michele a quitté la caserne, malheureusement.

La série n’en fait pas des caisses sur le sujet, mais elle donne enfin un rôle un peu plus conséquent à l’équipe qui accompagnait Michele depuis le début – eh, j’ai même réussi à saisir le nom de Nancy. Michele est le sujet de conversation des pompiers pour un moment : elle a quitté son poste pour aller s’occuper des personnes sans-abris avec des problèmes psychiatriques, comme sa sœur, donc.

C’est une porte de sortie naturelle pour le personnage, et c’est exactement ce que j’imaginais. J’espère que Liv Tyler aura l’occasion de revenir au moins une fois dans la série, histoire de, mais son personnage avait réussi à atteindre une conclusion naturelle en saison 1. C’est dommage de mettre de côté une intrigue et un développement sur les sans-abris qui aurait probablement été intéressante, c’est sûr, mais la série a déjà fait passer un message sur le sujet.

Et puis, j’aime Gina Torres. Bon, autrement, la deuxième intervention concerne un accident de roller-derby que l’on voit arriver de loin, mais qui reste particulièrement horrible. Je veux dire, c’est du roller-derby, il y a un milliard de possibilités, et les scénaristes nous choisissent une étrange histoire où une joueuse s’empale sur un morceau de la piste. Sérieusement ?

Bon, allez, c’est l’occasion de découvrir que Marjan faisait du roller-derby elle aussi, à l’époque où elle vivait à Miami ; mais aussi de découvrir que la capitaine Vega est aussi géniale que prévu. Elle stresse énormément, tout en réussissant à gérer son stress pour sauver le bras de sa patiente. C’est bien, on est content pour elle, mais j’avais surtout envie de retrouver les personnages et là, cette intervention nous fait perdre trop de temps.

C’est heureusement le cas dans la scène d’après où TK dit qu’il a un petit-ami ! Tout le monde est chez Carlos ! Tous les pompiers sont confinés ensemble, et la colocation semble se passer relativement bien ? Je n’arrive pas à comprendre exactement ce qu’il se passe, mais TK leur ramène les courses, cela dit, il a du mal à sortir de chez lui : ses parents s’y font la guerre en permanence.

Bon, ben exit Zoey. C’est dommage, je l’aimais vraiment beaucoup, mais avec la pandémie, elle s’est fait dégager apparemment. La mère de TK a débarqué pour revoir son fils, qui venait quand même de se prendre une balle, et elle s’est installée chez son ex-mari, parce que c’était plus simple pour tout le monde. Si cela semble faire péter un câble à Owen, ils s’engueulent surtout devant TK. Quand celui-ci n’est pas là, ils couchent ensemble comme des adolescents, en revanche. Et moi, j’ai pété un câble de voir Owen une crème à la main sans en mettre ; puis de l’entendre dire à sa femme qu’elle ne doit pas toucher à ses exfoliants et qu’il n’a pas besoin de la voir pour savoir qu’elle les utilise. MAIS MOI J’EN AI BESOIN POUR MON BINGO SÉRIES !

Bon, bref, on enchaîne avec l’intervention flippante de l’épisode juste après ça : une tour téléphonique avec un homme qui pend à celle-ci, à peu près inconscient. Il a une sacrée blessure, ce qui force Owen et Vega à grimper le long de la tour eux aussi pour intervenir. Et quelle intervention ! Vega y assure un acte chirurgical à un patient suspendu dans le vide, alors qu’ils sont en train d’échapper de peu à des coups de feu.

Oui, oui. Les coups de feu visent la tour téléphonique, parce que la 5G, c’est le mal et ça répand le Coronavirus, vous savez bien. Je ne sais pas s’il faut rire de l’intrigue ; ou non ? Je veux dire, ça peut tellement arriver ce genre de trucs. J’ai aimé en tout cas voir les pompiers se débrouiller sans Carlos ou les flics : ils utilisent un bon jet d’eau sur les conseils de Judd qui est celui qui se montre le plus intelligent pour arrêter le tireur.

Il s’agit finalement d’une femme rapidement maîtrisée par Marjan, et on aura bien ri grâce à cette intrigue, qui se termine bien. Elle permet d’assurer à Vega la légitimité qu’elle avait peur de ne pas avoir à son poste, surtout après avoir eu un instant d’hésitation lors de l’intervention sur la piste de roller-derby. Il n’en faut pas plus pour qu’elle retrouve toute son assurance… même si on a aussi eu droit à une facette du personnage plus attachante encore quand elle s’est réveillée après une garde de 24h pour découvrir que ses filles n’étaient plus à la maison, mais déjà en train de vivre leur journée.

Vraiment, ça fonctionne très bien cette intrigue familiale et sa relation de couple avec son mari, c’est une introduction réussie pour le personnage de mon côté.

Après, la série en fait peut-être trop sur elle tout de même : on passe beaucoup de temps avec elle et ça se fait aux dépends des personnages qu’on aime déjà. J’espère que tout sera rééquilibrée pour le reste de la saison, mais en attendant, j’ai aimé cette intrigue sur ses personnages, sur les filles dont il faut faire les cheveux et sur leur amitié avec Judd et Grace. On a peu vu cette dernière finalement, mais j’aime bien la scène où le couple débarque et empêche Vega et son mari de faire l’amour histoire de manger un peu de cheesecake ensemble.

Après tout ça, on retrouve Owen en visio avec son médecin. Là-dessus, la série joue plutôt bien ses cartes, avec une visio qui plante pile au moment où la doctoresse annonce les résultats d’Owen. Il est bien sûr en rémission et tout va bien pour lui, mais avec le bug, on a pensé le contraire pendant un moment, et ce n’était pas réjouissant. Par contre, comme il va bien, son ex-femme envisage de repartir. Moui. Ce n’est pas tout à fait crédible cette relation.

Il a passé toute la saison 1 à la critiquer avec le reste de ses ex-femmes, et voilà que désormais, il a envie de vivre à nouveau une relation avec elle. Je ne sais pas trop pourquoi les scénaristes ont eu cette idée, parce que Zoey, ça fonctionnait bien aussi. Je suis déçu… mais j’aime bien la mère de TK, je reconnais que ça fonctionnait bien.

Owen la supplie donc de rester, et c’est ce qu’il se passe finalement, avec TK les interrompant juste pour leur dire qu’il sait très bien qu’ils sont de nouveau à coucher ensemble car les murs de la maison ne sont pas très épais. Oups. Bon, ben on verra ce que donnera cette intrigue. Ce n’est pas un fil rouge comme l’intrigue d’Iris, mais ça fait de la vie privée pour nos héros, donc on aura peut-être des scènes un peu plus réussies par la suite.

Sinon, j’ai oublié de parler d’une intervention plutôt drôle ayant lieu pendant une réunion zoom où une femme oublie de couper sa caméra en allant aux toilettes… et où un homme s’étouffe avec son sandwich. Le 9-1-1 est capable de retrouver son adresse grâce à son nom et à trois appels simultanés de ses collègues et tout est bien qui finit bien.

Ce n’est pas le cas de cet épisode, qui se termine par la révélation qu’un volcan semble être entré en éruption. Bon, ça, ce sera pour la semaine prochaine. La franchise aime bien garder sa catastrophe de début de saison pour l’épisode 2. L’avantage, c’est que je regarde cet épisode assez tard pour que « la semaine prochaine » soit dans 48h.

Saison 2