Evil – S03E02

Épisode 2 – The Demon of Memes – 17/20
C’est de nouveau un très bon épisode, ça ne fait aucun doute. J’aime beaucoup le thème de l’épisode et la manière dont les personnages évoluent tout au long de ces cinquante minutes, tout en étant frustré de tout ce qu’on ne voit pas et de ce qui reste implicite dans l’intrigue. Pour l’instant, cette saison 3 reste plus linéaire et logique, cependant, je garde donc espoir pour la suite.

Spoilers

Un fantôme sur Street View traumatise quelques adolescents.

If you say yes you will be a friend of the Vatican, and that is a burden

Il est plus que temps que je me mette à jour dans la série avant de me sentir vraiment en retard. Et l’épisode débute par une scène déjà bien marrante où David semble complètement regretter son choix de vie : c’est sympa d’être prêtre, mais entendre les confessions de femmes qui n’ont pas pris le temps de le faire depuis au moins toute une journée ou assurer les messes de 6h du matin, en passant par les repas obligatoires avec d’autres prêtres… Cela ne semble pas fun.

Heureusement, sa vie est sur le point d’être pimentée par L’Entité, les services secrets du Vatican qui n’existent pas officiellement. Il est en effet contacté par Victor LeConte qui, au lieu de répondre à ses questions, préfère lui poser d’étranges questions. Qui demande à un prêtre pourquoi il l’est ou s’il pense servir Dieu ?

La série prend presque des allures de Preacher sur cette scène, c’était inattendu. En tout cas, Victor propose à David de devenir un allié du Vatican car il est évident qu’il est en train de s’ennuyer dans sa vie – même sans le surveiller vraiment. David rate un peu son entretien d’embauche sur le moment, voulant absolument parler de cet entretien à son supérieur. Finalement, le doute s’installe et on ne saura pas immédiatement s’il a accepté (c’est évident que oui). Pour être un ami du Vatican, il faut encore qu’il accomplisse une étrange dernière tâche.

On n’en saura pas plus pour l’instant, et lui non plus. Le lendemain, il reprend sa vie habituelle et se retrouve à devoir gérer des adolescents. En confessionnal, deux ados se mettent à crier que le captain Kirk est le Christ et aussitôt après, son supérieur lui demande de mener une enquête sur un même qui s’installe et qui pourrait bien coûter cher à l’Eglise : « Praise Wandering Jack ». Alors qu’il se met sur le cas, apprenant qu’un adolescent s’est suicidé, il ment aussi à son supérieur, refusant de reconnaître qu’il a rencontré Victor la veille. Intéressant.

L’épisode reprend aussi sur la vie personnelle de Kristen et d’Andy. Maintenant qu’il est revenu, il vend son entreprise et les comptes ne sont pas très rassurants pour la famille. Il y a quatre enfants à gérer tout de même, et elles sont toujours parfaitement insupportables les gamines. Pourtant, je m’y fais petit à petit. Vraiment.

Pendant ce temps, les toilettes de l’étage fonctionnent toute seule quand la plus petite est dans la salle de bain à s’appliquer une crème hydratante. Elle me paraît presque trop jeune pour ça, mais c’est sûrement une bêtise de sa part. En tout cas, les toilettes débordent, et elles débordent de sang plutôt que d’eau. Tant qu’à faire.

Bien sûr, quand Kristen se confronte au problème, en appelant Ben, il n’y a absolument pas de sang ; mais les gamines paraissent presque adorables dans leur manière de coller la mère et de lui apporter les informations dont elle a besoin pour le boulot. David l’appelle en effet à propos du même, et bien sûr, elles connaissent le même dont il est question dans l’épisode, Visiting Jack.

C’est Lynn, l’aînée, qui y est le plus confrontée : l’un de ses amis – petit-ami ? – Ren a en effet vu le même et a sombré dans la folie depuis. Mais la folie pure, à ne pas sortir de sa chambre et assurer qu’il doit terminer d’accomplir sept tâches s’il ne veut pas mourir. J’aime beaucoup l’idée, avec Lynn qui se met à bosser avec sa mère pour venir en aide à Ren et pour mieux comprendre tout ce qu’il se passe. Malheureusement, je ne peux qu’être d’accord avec elle aussi : pourquoi chercher à voir à tout prix dans l’historique de Ren le fameux Visiting Jack ?

Autant l’aider autrement, quitte à accomplir les fameuses tâches avec lui, non ? Je suis trop prudent dans la vie, je crois. Ben ne l’est pas lui, et il se débrouille donc pour enfin voir la photo de l’étage d’une maison sur une vue à la Google Street View. La scène était marrante – et il y voyait un démon, aussi.

Forcément, le trio se rend alors sur place pour voir ce qu’il en est. Ben y voit une silhouette et décide d’aller voir ce qu’il s’y passe, suivi par Kristen… et par David. Seulement, David est appelé par le Vatican au même moment. Il est forcé de se rendre à une autre adresse dans les vingt minutes et abandonnent ainsi ses amis alors qu’ils pénètrent dans la maison abandonnée.

Elle n’est cependant pas si abandonnée. Ben et Kristen rentrent dans la maison, alors qu’ils ne devraient vraiment pas. Sans renfort, sans personne pour leur venir en aide ou s’inquiéter d’eux, c’est presque du suicide. Ils finissent par tomber sur un homme nommé Phoebus. Il est plutôt charmant le type à expliquer qu’il est là parce qu’il n’a nulle part d’autre où aller… avant de révéler qu’il est là pour nourrir Visiting Jack.

Le problème, c’est que Ben comprend assez vite que Phoebus n’est qu’un étudiant passant pour un démon afin d’arnaquer des ados et de rester tranquille dans la maison abandonnée. Cela pourrait fonctionner comme explication… sauf que très rapidement, Ren explique qu’il y a six autres photos de Visiting Jack sur la Street View. Et effectivement, c’est le cas : Ben et Kristen les découvrent assez vite grâce au gamin qui leur donne afin d’aider Lynn. Il est en effet convaincu que Lynn est en danger maintenant qu’elle a vu la première photo. Visiting Jack ? Un type au visage flou.

David revient pour découvrir que ses amis ont bien avancé sans lui. Le visiting Jack est vraiment visible, venant de plus en plus près de la caméra. Tu m’étonnes que Lynn ne souhaite pas rester pour voir ça. Malheureusement, l’histoire la prend aux tripes : elle décide d’accomplir les tâches, qui sont loin d’être toutes aussi faciles que de dire à un prêtre que Kirk est le Christ. Elle doit grosso modo frapper un prof (elle trouve une parade grâce à sa sœur), boire l’alcool de sa mère (et elle le fait), coucher avec un vierge ou se faire une cicatrice… Rassurant.

De son côté, Kristen ne surveille pas sa fille parce qu’elle est occupée à enquêter sur Visiting Jack. L’enquête la ramène chez Leroux. Cela faisait longtemps, tiens ! Elle se retrouve à devoir parler à la veuve d’Orson, parce qu’elle est sur une des photos : le fantôme n’apparaît que devant des maisons où des crimes ou suicides ont eu lieu. Elle est d’une aide précieuse, Emily, la veuve : elle informe Ben et Kristen que le chauffeur Street View est repassé plusieurs fois devant la maison. David ? Il n’est de nouveau pas avec eux.

La première mission de David, qui empêche d’être avec son duo habituel quand ils entrent dans la maison abandonnée, consiste à aller récupérer une Bible auprès de Victor. Il reçoit de nouveaux ordres et la promesse d’un autre appel. Cela arrive donc devant la maison d’Orson : on lui demande de se faire passer pour le père Michael et d’aller pratiquer une dernière prière avant la mort d’un patient dans un hôtel.

Il se retrouve dans une pièce pleine de personnes asiatiques qui l’ignorent grandement. Il faut dire qu’il y a un homme qui est en train d’y mourir et une femme éplorée, alors il y a d’autres chats à fouetter. Cela lui permet au moins d’effectuer le reste de sa mission sans mal : il récupère une carte postale et laisse la porte ouverte, conformément aux instructions.

Quand il rentre chez lui, c’est pour mieux tomber sur Kristen. Elle lui explique que le chauffeur Street View, non flouté dans les reflets de vitres (genre), se rend à la même université que Phoebus, soupçonnant aussitôt un lien entre ces deux-là pour monter une arnaque. L’affaire étant réglée, Kristen souhaite surtout parler à David car elle le sent s’éloigner de lui et ne plus être son ami, à cause de ce qu’il ne s’est pas passé entre eux en début d’épisode précédent.

David se retrouve ainsi à réconforter Kristen, qui se dit seule. Euh ? Son mari vient juste de rentrer et tout allait bien entre eux au début de l’épisode, c’est tout de même bizarre. Il reste assez de temps pour que tout ça parte en vrille de toute manière. Avant tout, il faut encore que David découvre qu’il est constamment surveillé et constamment à respecter un planning, parce qu’il bosse désormais pour le Vatican.

Victor lui explique ainsi que l’homme a bien été empoisonné, parce qu’il devait livrer une carte postale. Apparemment, ça permet de vaincre le mal… mais les méthodes douteuses paraissent déjà maléfiques à David. Il demande donc davantage d’informations et la série nous lance sur une théorie du complot intéressante : le Vatican voudrait sauver une ancienne… euh ? Patiente ? de David, Kristen et Ben, déportée en Chine depuis. C’est intéressant d’avoir un tel lien qui se créé dans la série entre les saisons.

En parallèle de tout ça, la série n’oublie pas le cas de Sheryl et Leland. On les retrouve dans cet épisode alors que Sheryl se retrouve employée par Leland – mais dans une étrange boîte dont on ne sait pas grand-chose. Le job de Sheryl ? Être un troll sur Internet. Leland lui donnera des missions pour répandre le mal un peu partout en ligne. Y a-t-il vraiment besoin d’un job pour ça ?

Apparemment, oui. Les deux sont toujours aussi diaboliques en tout cas : ils s’arrangent pour être l’acheteur de l’entreprise d’Andy, et ils posent des conditions bien compliquées pour lui, notamment celle de retourner à l’étranger pour montrer les tenants et aboutissants des affaires sur place. Bref, Andy se retrouve à devoir faire un autre trek de trois mois, parce qu’évidemment, il a besoin de l’argent et même Kristen ne voit pas comment dire non à un tel montant pour la revente de l’affaire.

L’épisode s’arrête alors ici, avec toujours les toilettes de l’étage de chez Kristen qui ont un souci. Le problème de canalisation devient bruyant, digne d’un démon… mais nous n’en saurons pas plus. Lynn affirme tout de même à sa mère qu’elle ne croit plus en Visiting Jack. Tout étant réglé hors écran, c’est difficile de se faire une idée. Comme toujours avec la série, il se passe presque plus de choses dans ce qu’on ne voit pas.

 

 

Ms Marvel – S01E03

Épisode 3 – Her Destiny – 14/20
J’aime bien la série et son rythme, en théorie. En pratique, je trouve que l’on passe d’une étape à l’autre bien trop vite, et c’est souvent dommage. J’aurais préféré une série qui prenne davantage le temps de développer son intrigue, plutôt que fournir autant d’éléments d’un coup. C’est chouette à regarder, mais pas toujours à comprendre. Ou alors, je suis fatigué… mais bon, ce patchwork de thématiques qui ne se répondent pas entre elles, ça donne un déséquilibre constant.

Spoilers

Kamala en apprend beaucoup plus sur la nature de son pouvoir.

And also, what are you, like, respectively.

J’aime beaucoup le logo du « previously on » à la sauce Ms Marvel. Je crois que je ne l’avais pas dit. Pour le reste, le résumé permet de se remettre dans l’ambiance, sans apprendre beaucoup plus de choses. Cela dit, cela m’a aussi donné la possibilité de me souvenir de Bruno et la Californie ou de mieux comprendre les liens et la généalogie des Kamala. Mieux vaut tard que jamais, je sais. Et avant de commencer l’épisode, je tiens à souligner qu’il est nul de changer la musique du générique Marvel Studios. Si vous lisez souvent mes critiques, vous deviez déjà savoir que j’allais l’écrire de toute manière.

L’épisode commence enfin, mais pas comme l’attendait : en 1942, en Inde occupée par l’Angleterre, on découvre une équipe d’explorateurs découvrant le tombeau d’on ne sait trop qui. Leur but est assez clair : Aisha souhaite récupérer les deux bracelets de la statue du tombeau pour avoir une chance de rentrer chez elle.

Pas de bol : il n’y a plus qu’un bracelet, car les anglais ont déjà pillé le tombeau. Et comme ils sont définitivement chiants ces anglais, ils arrivent aussi sur place et provoque un éboulement hors écran, forçant Aisha et Najma à se séparer. Avant ça, Aisha enfile le bracelet et obtient les pouvoirs, tandis que Najma rate tout ce qu’il se passe de magique, trop préoccupée ailleurs. Les deux femmes se séparent alors.

Aisha était donc l’arrière-grand-mère de Kamala, tandis que Najma est la mère de Kamran. Elle est encore en contact avec le reste de l’équipe de l’exploration, et pour cause. On découvre rapidement que le groupe viendrait d’une autre dimension, rien que ça. Et Aisha aussi. Allons bon. Bien sûr, la série prend rapidement le temps de nous confirmer que Kamran a bien dix-sept ans et est né dans cette dimension, donc le crush de Kamala reste valable. Il est aussi partagé, tant qu’à faire.

Rapidement, on enchaîne sur une autre série explorant davantage le pouvoir de Kamala : le bracelet lui permet de débloquer la Noor (lumière), et c’est depuis qu’elle l’a activée que le groupe l’a retrouvée et a appris l’existence de cette famille d’Aisha. Ils ont aussitôt voulu lui venir en aide, parce qu’il est normal de protéger les siens – les siens étant donc la famille venant d’un autre univers, nommé Noor. Et ce n’est que le début : ils étaient des clandestins dans leur monde d’origine, au point de ne pas avoir eu le choix de venir dans le nôtre. Kamala prend presque bien toutes ces informations.

Le lendemain, Kamala débarque chez Bruno pour le rassurer, vite fait, après un SMS envoyé la veille, mais aussi pour lui expliquer qu’elle est un Djinn. Et qu’elle a été sauvée par un groupe de djinns. Dont Kamran. Franchement, la série va vite en besogne, mais le rythme a toujours été celui-ci. Après, là qu’il est question d’un nouveau groupe entier, appelé les Clandestins, c’est bizarre.

Malgré tout ce qu’il se passe, Kamala n’en oublie pas ses préoccupations plus mondaines, forçant Bruno à lui expliquer qu’elle oublie un détail : elle est en train de faire le buzz sur les réseaux sociaux, dont TikTok. Cela ne lui plaît que moyennement si l’on en croit son visage, et elle a bien raison : la police est toujours à sa recherche après tout. Ils en sont même au stade où ils débarquent à la mosquée pour la fouiller, sans grand succès. Ben oui, ils sont le « Damage Control », une équipe d’agents fédéraux.

C’est bien dommage, parce que Kamala était à ça d’annoncer à Nakia son identité secrète, sentant le besoin de se confier à sa meilleure amie. Quand celle-ci la retrouve, néanmoins, elle est obsédée par le fait que la super-héroïne ne fait que leur apporter des ennuis, ne s’inquiétant pas plus que ça de l’image qu’elle donne des musulmans en ne révélant pas son nom. Au passage, Nakia annonce alors qu’elle est devenue une membre du conseil de la Mosquée, alors ça détourne l’attention de Kamala, au moins.

Il faut dire qu’elle ne s’est pas démontée devant les agents fédéraux pour leur demander un mandat, ça a pu l’aider. De toute manière, les filles n’ont pas le temps de s’éterniser sur tout ça : elles sont attendues à une énième fête de famille. Kamala en profite pour se renseigner sur les agents du Damage Control et sur l’avis de sa famille concernant cette nouvelle super-héroïne. C’est un peu la douche froide : tout le monde lui dit au contraire qu’elle n’est qu’une source d’ennuis et problèmes. Pauvre Kamala.

Elle n’est pas bien discrète à demander comment faire comprendre au monde que cette héroïne veut le bien, mais bon, ce n’est pas pire que Bruno : il laisse une boîte à sa meilleure amie dans les mains de sa mère. Je suis surpris d’apprendre que la mère de Kamala ne fouille pas ses affaires tellement elle veut tout contrôler.

En tout cas, Kamala obtient ainsi un super masque pour cacher son identité. Et si elle ne semble pas discrète, elle l’est toujours plus que Bruno. Alors qu’il fait des recherches sur les djinns et Noor, il est surpris par le père de Kamala. Celui-ci nous fait un petit cours d’histoire sur les djinns et leur origine pré-islamique, mais je préfère quand ça se fait dans un bon film d’horreur tout ça. En tout cas, dans la mythologie de la série, un djinn, ça cherche la clé pour rentrer chez lui. Et la clé, c’est donc Kamala qui la détient avec la Noor.

De son côté, Bruno est surtout inquiet : les djinns veulent rentrer chez eux, c’est bien beau, mais le pouvoir de Kamala risquerait aussi de provoquer une explosion de proportion assez épique. Comme ce n’est jamais qu’une théorie de Bruno, Kamala s’illusionne encore, se persuadant que tout ira bien… et ça pousse Bruno à lui dire qu’il envisage vraiment de partir en Californie. L’art du timing. Le pire, c’est que la nouvelle passe quand même inaperçu : Kamala est loin d’être une bonne amie, je trouve. Ou alors, je ne suis pas objectif car elle et Bruno critiquent ensuite Captain Marvel.

Au passage, on apprend aussi que Kamala a une sacrée blessure au genou suite à la confrontation avec le drone. La scène suivante voit donc sa mère s’occupait d’elle et de cette blessure. Elle prend ainsi le rôle de la mère aimante qu’on commence à bien lui connaître, lui donnant des petites leçons de morale et des conseils pour lui remonter le moral, expliquant que dans ses moments de doute, elle se tourne vers la Mosquée. Kamala, elle, elle se tourne vers Kamran apparemment.

Celui-ci lui propose de se consacrer plutôt sur le mariage de son frère, et c’est donc ce qu’elle fait, espionnant la petite leçon que l’officiant du mariage donne à Aamir. Le mariage peut donc se dérouler car les doutes d’Aamir sont estompés. Et alors que Kamala fait la fête avec une petite danse familiale toute fun et sympathique, Najma vole le téléphone de son fils pour se rendre compte de l’avancée des recherches de notre super-héroïne. Sans trop de surprise, elle nous révèle son vrai visage de méchante qui était au courant du danger que représentait sa demande.

Quand Kamran s’en rend compte, il veut aussitôt en parler à Kamala, et tant pis si ça ruine le slow de Kamala avec Brian. Euh Bruno. Non, vraiment les Bruno prennent cher avec Disney depuis un an. Après, Kamala aussi prend cher : Kamran la prévient qu’elle doit évacuer toute sa famille du lieu de mariage, car sa famille à lui arrive. Et les Clandestins sont prêts à tuer toute la famille de Kamala pour arriver à leur fin.

Franchement, l’évolution est presque trop rapide. J’aime bien Le fait que cette série soit rythmée, mais il y a des limites. Ils passent en vingt minutes d’un groupe tout sympathique à un club de meurtriers s’en prenant à Kamala. Comme si ruiner le mariage d’Aamir allait convaincre Kamala de les aider ? Les scènes d’action qui suivent sont géniales en tout cas. J’ai bien aimé la chorégraphie de combat dans les cuisines, par exemple, surtout qu’on avait un bon humour avec les deux mariées en train de pleurer devant l’hôtel.

Et d’ailleurs dehors, Bruno ne fait pas un super travail à expliquer où se trouve Kamala. Il n’a absolument aucune réponse à apporter. Il retourne donc à la rescousse de Kamala, arrivant pile à temps pour jeter des cadeaux à la tronche d’un méchant et la sauver. Tout ce qu’il obtient en échange, c’est une chaise dans la gueule. Kamala doit donc s’occuper de lui comme elle peut, après avoir lutté comme elle pouvait pour sa survie. Elle n’est pas très douée dans cet épisode.

Par chance, Kamran prend sa défense également et lui permet de gagner un temps précieux pour s’enfuir. Elle y croit, avant d’être finalement entourée par le groupe de clandestins qui veut sa peau – ou juste son bracelet. Malheureusement, Kamala n’a donc plus d’autres choix que de se laisser faire. Najma touche ainsi son bracelet, provoquant une nouvelle vision, partagée cette fois-ci. Un train semble débarquer d’une autre dimension pour foncer sur Najma et Kamala, nous ramenant à l’histoire de la séparation de l’Inde.

C’est le moment que le Damage Control choisit pour arriver sur les lieux du mariage et interpeller tout le monde. C’est étrange comme scène : ils s’en prennent uniquement aux Clandestins et laissent Kamala et Bruno s’enfuir sans sembler vouloir les pourchasser. Pourtant, ils sont a priori là pour arrêter une ado ? C’était étrange, vraiment. On va dire qu’ils ont compris que les adultes étaient des psychopathes.

Et pour ne rien arranger, Nakia surprend alors Kamala en train d’utiliser ses pouvoirs. Kamala réussit tout de même à s’enfuir, mais elle se retrouve tout de même forcée d’être confrontée à sa famille. Et elle vient de ruiner le mariage de son frère en déclenchant l’alarme incendie. Ce n’est pas rien, mais elle refuse d’expliquer ce qu’il se passe à sa famille, quand bien même ils ont vu un groupe de criminels être arrêtés. Je me demande bien pour quel motif d’ailleurs.

Sa famille est vachement sympa quand même : ils la laissent se réfugier dans sa chambre sans plus d’explication. C’est là qu’on obtient le cliffhanger de l’épisode : la grand-mère de Kamala l’appelle pour lui demander de venir à Karachi. Elle a vu le train elle aussi, et elle veut lui en parler apparemment. Tout ça manque de liens logiques ou ce n’est que moi ? Je ne suis pas convaincu par l’enchaînement des thèmes, franchement, et ça m’embête, parce que j’ai envie de croire à la série !

The Orville – S03E03

Épisode 3 – Mortality Paradox – 18/20
La série propose vraiment une saison de qualité, même si c’est grandement au détriment de l’humour qui était dans son ADN d’origine. Malgré tout, cet épisode a quelques moments pour rire, et beaucoup pour être à fond dans son intrigue. J’aime vraiment énormément le concept de l’épisode et le paradoxe qu’il souhaite développer, même si le titre en dit presque trop et même si la conclusion était un peu trop abrupte à mon goût. Ce n’est pas la première fois avec eux, cependant.

Spoilers

Une planète déserte est soudainement habitée, d’après les scans de l’Orville.

We never should have left the ship.

Quitte à être forcé de rester dans le noir parce que la canicule est violente, je me suis dit que je pouvais bien me faire une soirée dès cet après-midi. Pas d’article du jour, donc, mais un petit épisode de The Orville qui fait bien plaisir à voir par ces temps chauds. Ecoutez, on fait ce qu’on peut comme on dit.

L’épisode commence par un retour de Talla à bord de l’Orville après une petite permission chez ses parents. Cela continue d’être un peu compliqué de savoir comment ils font un aller-retour d’un bout à l’autre de la galaxie, ou de plusieurs galaxies d’ailleurs, mais écoutez, c’est ce qu’il se passe malgré tout.

Talla revient donc de vacances, mais en avance et avec un rapport pour Kelly et Ed : elle a repéré un signe d’activité Kaylon dans une zone normalement habitée par les alliés de l’Union, ce qui n’est vraiment pas rassurant. De toute manière, l’information est vite laissée de côté pour passer à autre chose : Talla a aussi ramené des cookies locaux à tout le monde.

Et alors que tout semble se passer pour le mieux à bord de l’Orville, avec un retour à l’humour habituel de la série sur le summer body de Bortus (juste ce qu’il faut pour culpabiliser de ne pas en avoir un), Isaac alerte tout le monde qu’il capte de la vie sur une planète qui devrait pourtant être inhabité. Et pas qu’un peu, en plus. Définitivement, la série laisse tomber l’humour pour quelque chose de bien plus sérieux cette saison, mais ça lui réussit à merveille.

Gordon, Kelly, Talla, Ed et Bortus se rendent aussitôt en exploration sur la planète Narran 1, censée être une coquille déserte, mais désormais peuplée par une population qui en serait au vingt-cinquième siècle à peu près. Rien que ça. On note que c’est désormais Charly qui récupère la place d’Ed et Kelly quand ils vont en mission d’exploration. J’ai raté quelque chose là.

Nos personnages aussi ont raté quelque chose : le temps d’atterrir, ils arrivent sur une planète remplie de forêts au lieu des villes précédemment scannées par l’Orville. Au milieu de la forêt, il y a toutefois une forme de vie : ils tombent ainsi sur ce qui ressemble à une école, ou plus précisément un lycée de style XXIe siècle selon eux. Ils sont sacrément bien renseignés sur notre siècle une fois de plus. Ce qui pose problème au groupe est toutefois qu’il ne devrait rien y avoir sur cette planète, pas même des forêts. En plus, cette fois, le bâtiment n’est pas sur les cartes, alors ce n’est pas rassurant.

C’est encore moins rassurant quand Oakwood, ce lycée, stransforme soudainement en prison pour notre équipe : ils ne parviennent plus à contacter le vaisseau, n’arrivent pas à ouvrir la porte ou casser les fenêtres.

Et puis, le lieu choisi est parfait pour une prison : nos héros se retrouvent en plein lycée, peuplé par des adolescents qui font leur vie sans s’inquiéter outre mesure de la présence de Bortus, un extra-terrestre. C’est plutôt marrant à voir au départ, mais ça devient juste super bizarre très rapidement quand tous les lycéens retournent en cours et que l’équipe se sépare une fois de plus pour enquêter et analyser ce qu’il se passe. Depuis l’Orville, il n’y a plus de signe de vie, mais sur place, les capteurs identifient comme humains les élèves et les profs.

Bortus et Talla ont ainsi droit à un petit cours d’histoire après avoir demandé l’année en cours (ça m’arrange pour le Bingo ça), Kelly et Ed font leur vie sans qu’on en sache beaucoup plus et Gordon… se fait harceler. C’est assez violent, parce qu’un groupe de brutes lui tombent dessus et ne lui laissent absolument pas le temps de répondre qu’ils le frappent déjà. En plus, Bortus et Talla essaient de le rejoindre dans les toilettes des hommes, mais en vain.

Bref, il ne fallait pas se séparer. Après un passage par la cuvette des toilettes, Gordon découvre donc qu’il doit de l’argent à un certain Randall. Au moins, cela donne une piste à notre équipe qui se rend à la cafétéria du lycée pour tenter d’en savoir plus. Tout ce qu’ils apprennent, c’est qu’il y a bien une brute qui a l’habitude d’harceler absolument tout le monde au lycée, et qu’il vaudrait mieux payer Randall.

Gordon est vraiment blessé pour le coup, et ça inquiète nos héros. Ils comprennent qu’ils peuvent être blessés par ce lycée finalement, et ils espèrent pouvoir en sortir. Par chance, la sonnerie retentit et ils n’ont qu’à suivre les élèves pour ça, après tout. Ils tentent évidemment de sortir du lycée en fin de journée, et quand ils le font, ils sont bien embêtés de se rendre compte qu’ils n’ont plus de vaisseau sur place et que la forêt a disparu au profit de tout un véritable campus. C’est original comme idée, et ça les emmène rapidement sur un terrain avec des gradins.

Cela tombe bien, ils ont justement besoin d’y retrouver Randall. Seulement voilà, Randall est loin d’être un lycéen comme les autres. Non, non, Randall, c’est un monstre gigantesque qui n’en a rien à faire des pistolets laser de l’équipe. C’est intrigant comme tout, et ça mène à une scène de combat intéressante. Gordon est à ça d’y passer, mais dans les mains de Randall, il semble soudainement lui arriver quelque chose, comme si son cerveau était gelé – d’après ce qu’il décrit ensuite. Ses yeux deviennent blancs, pour nous.

Nos héros retournent aussi vite que possible à l’intérieur du lycée… pour mieux se retrouver au sein d’un avion. C’était beaucoup drôle à voir après une sacrée scène d’action comme celle-ci.  Forcés de rejoindre les sièges qui leur sont attribués, nos héros ne sont clairement pas rassurés d’être dans un avion du XXIe siècle. Ils prennent malgré tout la décision de jouer le jeu.

Cela dit, tout ça ne dure qu’un temps : rapidement, Gordon se rend compte que les pilotes de l’avion semblent faire exprès de se diriger vers les pertubations et l’orage. Et pour cause : quand Talla défonce la porte du cockpit, toute l’équipe découvre qu’il n’y a pas de pilotes. Il y a juste une insupportable hôtesse de l’air, mais elle ne résiste pas vraiment au point de Kelly, elle.

En sortant de l’avion, nos héros se retrouvent à nouveau dans un nouvel endroit, moins reconnaissable cette fois. Eclairés par de la lumière rouge, ils ne peuvent bien sûr pas sortir de l’endroit comme ils le veulent. Les détecteurs qu’ils ont sur eux permettent au moins de savoir qu’ils peuvent se diriger vers une chambre vide un peu plus loin.

Ed en profite pour se confier à Gordon : il a senti lui aussi son cerveau se geler. Assez clairement, on nous propose un épisode où chaque personnage a le droit de vivre certaines de ses plus grandes peurs, je pense. En effet, ce nouvel endroit où nos héros arrivent n’est autre qu’une morgue Moclan. C’est donc au tour de Bortus de prendre cher, j’imagine. Et quand Talla ouvre les cercueils, il n’y a plus aucun doute.

Kelly se retrouve en effet nez à nez avec le cadavre du conjoint de Bortus, qui l’étrangle juste assez longtemps pour que Bortus se sente en-dehors de son corps et cerveau gelé lui aussi. Il avertit les autres, et hop, une nouvelle porte apparaît. Ils n’en ont pas trop envie, mais nos héros n’ont d’autres choix que de se lancer à l’exploration de ce nouveau territoire qui s’ouvre à eux : un escalier descendant vers… un grand vide noir.

Ils finissent néanmoins sur Xelayah grâce à un portail. Xelayah, c’est la planète d’origine de Talla. Au moins, ils ont de la chance : la planète n’est qu’une illusion car la gravité sur place devrait théoriquement les tuer. Comme ce n’est pas le cas, ils décident d’explorer davantage encore : Kelly refuse qu’Ed, blessé à la tête, soit leader sur cette exploration. Elle prend donc un radeau de fortune avec Talla et Gordon pour se rendre au près d’une lumière clignotant sur la rive en face d’eux.

Pas de chance, c’était une mauvaise idée : un monstre sous-marin gigantesque s’attaque évidemment à eux et attire Kelly au plus profond du lac. Étonnamment, c’est donc elle qui est face à l’une de ses peurs… Cependant, ça fonctionne aussi avec celle de Talla qui doit avoir peur de perdre quelqu’un, j’imagine, parce qu’elle dit l’avoir senti aussi. Bien ?

Ils ont donc tous eu peur et tous eu le cerveau gelé. Une nouvelle porte apparaît malgré tout, mais Ed refuse de s’y engouffrer. Il est à bout de nerfs, clairement, et il préfère indiquer à la personne qui s’en prend à eux qu’il préfère encore être tué. Mouais, faut peut-être pas exagérer. Comme rien ne se passe, nos héros décident de s’éloigner de la porte. Ne la franchissant pas, ils se lancent dans une randonnée pour ne pas tomber dans un piège.

Pourtant, ils tombent bien dans un autre piège, suivant soudainement une source d’énergie dans une cave. Cela ne me paraît pas la meilleure des idées dans ces circonstances, franchement. Et pourtant, c’est une bonne idée : ils tombent sur un générateur d’illusion puissant et projetant très loin ses illusions. Bortus désactive le bouclier qui protège ce générateur, Ed le détruit et… nos héros se retrouvent sur Narran 1, le désert que la planète est censée être, avec les blessures toujours là hein.

Pendant ce temps, sur l’Orville, c’est Lamarr qui est aux commandes. Quand il se rend compte que toute son équipe a disparu, il décide d’envoyer une autre équipe de secours sur la planète, quitte à perdre tout le monde. Je dois avouer que même si j’adore les personnages coincé dans le lycée, moi je suis team Isaac sur ce coup : il souligne que c’est une mauvaise idée d’envoyer d’autres personnes sur place. Charly l’accuse d’être égoïste comme un Kaylon, mais bon… Envoyer Claire sur une planète dont elle risque de ne pas revenir, c’est n’importe quoi.

Une fois sur place, Isaac, Claire et deux randoms en red shirt (bye bye ?) se retrouvent au beau milieu d’un désert. La planète semble avoir repris la forme qu’elle devait avoir originellement. Le plus inquiétant, c’est qu’ils trouvent bien la navette de nos héros – qui pendant ce temps-là expérimentent quelques turbulences dans l’avion. Et à bord de la navette, rien ne permet d’indiquer ce qui est arrivé.

Forcément, Claire et Isaac retournent sur l’Orville morts d’inquiétude. Par chance, ils finissent par être rassurés de l’arrivée de toute l’équipe quand ils détruisent le générateur. Et tout ça finit par permettre aux héros d’analyser le générateur, ou ce qu’il en reste. Claire nous explique ce qu’il s’est passé technologiquement parlant : le générateur est l’équivalent de leur producteur d’hologramme et de leur salle de simulation, mais sans la sécurité qui fait qu’ils ne peuvent s’y blesser. Rassurant.

De son côté, Lamarr n’est pas plus rassurant cela dit : il fait le lien avec la première scène de l’épisode. En analysant le générateur, il s’est rendu compte qu’il était clairement une création des Kaylon. Cela n’est absolument pas surprenant, contrairement à la suite de l’épisode.

Ed et Kelly contactent rapidement le supérieur en chef pour l’avertir de ce qu’ils ont trouvé. Celui-ci leur donne rendez-vous pour le récupérer, mais Isaac informe toute l’équipe que les vaisseaux qui approchent ne sont pas des vaisseaux de l’Union. Ce sont des vaisseaux Kaylon. Forcément. Cette partie-là, je m’y attendais : la conclusion de l’épisode était vraiment trop simple avec la destruction du générateur là. En attendant, Charly remet encore en question l’expertise d’Isaac, évidemment. Je veux bien l’apprécier, moi, la Charly, mais elle est sacrément insupportable et elle a une fois de plus complètement tort évidemment. Elle s’en rend compte quand l’Orville est sous attaque.

Le problème, c’est que l’épisode décide à ce moment précis de nous indiquer qu’il est en train de complètement nous balader depuis le début. Je me suis fait avoir comme un bleu : tout ce beau monde est encore dans une illusion, évidemment, et le plus inquiétant, c’est qu’on le découvre quand nous revenons sur l’Orville, le vrai, où tout le monde est inquiet pour Ed, Kelly, Gordon, Bortus et Talla. Pourtant, ils reçoivent justement une communication de Talla.

Celle-ci attend à son point de rendez-vous de retour de permission depuis trois heures sans que l’Orville ne soit là pour venir la récupérer. Oui, nos héros ne sont donc pas avec Talla depuis le début de l’épisode. C’est… inquiétant ? L’illusion va encore plus loin que prévu et l’Orville de la simulation est vraiment en sale posture. Ed est forcé d’annoncer l’évacuation de l’Orville, un vaisseau Kaylon fonce sur eux pour les détruire et…

Rien ne se passe. Charly et Isaac restent complètement figés, contrairement à Ed, Kelly, Gordon et Bortus. On ne voit pas Talla immédiatement, mais quand celle-ci se lève, il est révélé qu’elle est en fait Dinal, une étrange femme extraterrestre. Je dis étrange, parce que son look est horrible. Dinal est super zen pour le coup, proposant même du thé à l’équipe.

Cette fois, l’illusion s’arrête pour de bon, et j’ai énormément aimé la scène qui suit. Dinal explique, de manière très bavarde, tout ce qu’il s’est passé. Elle est une entité venant de la planète où Kelly a été vénérée comme une déesse pendant quelques siècles, et j’aime l’idée de faire un tel lien avec un des épisodes les plus marquants de la série. Depuis tout ce temps, par contre, on découvre que 50 000 années se sont déroulées pour les habitants de cette planète qui sont désormais immortels.

Plus que ça encore, ils ont trouvé un moyen de diriger l’évolution et de ne faire qu’un avec l’univers et le cosmos. Le moment où les personnages avaient le cerveau gelé ? Eh bien, c’était le moment où Dinal partageait leur esprit afin de ressentir la même chose qu’eux. En effet, ils ont eu l’expérience d’une mort très prochaine, et c’est exactement ce que Dinal voulait ressentir par curiosité scientifique.

Ma foi, ça se tient, même si ça reste décevant comme conclusion pour l’épisode, car je me voyais déjà à kiffer une invasion Kaylon par une arme si puissante. Là, Dinal nous explique qu’elle peut créer des univers sans souci et qu’elle reverra l’équipage de l’Orville de toute manière, parce qu’elle les trouve intéressant.

Une fois qu’elle disparaît, notre équipe peut rejoindre l’Orville comme si de rien n’était. Ed n’est toujours pas convaincant dans les explications qu’il fournit quand il reprend contact par radio par contre, c’est abusé. Je n’aimerais pas être Lemarr pour le coup. Bon, finalement, tout ça signifie que les Kaylon ne passent finalement pas du temps dans des zones de l’Union et que tout est bien qui finit bien. Ed déclare même qu’il aimerait vivre pour l’éternité afin de voir ce qu’il va se produire. Mouais. C’est logique étant donné la série, mais ce n’est pas une conclusion à la hauteur de l’épisode je trouve.

Ms Marvel – S01E02

Épisode 2 – First Mission – 14/20
La série semble soudainement moins ambitieuse dans son esthétique avec ce deuxième épisode qui va toujours à toute allure, mais qui est visuellement plus calme. Les enjeux de la saison se dessinent, mais ils sont parfois noyés au milieu de nombreux messages sociaux qui passent plus ou moins bien. Il y a beaucoup à digérer l’air de rien, sous les allures de série pour ados. Le mélange des genres est sympathique, sans être aussi prenant que je l’aimerais. Pour l’instant, en tout cas.

Spoilers

Kamala retourne au lycée, pour voir que Zoé est encore plus populaire… et pour rencontrer Kamran.

Everyone’s here, including us.

Où est passé le logo de Marvel Studios ? Après, le résumé de l’épisode précédent qui était plutôt utile pour se remettre en tête tout le premier épisode – ou pour voir qu’il ne s’était objectivement pas passé grand-chose dans celui-ci. En plus, j’aurais préféré un résumé qui prenne le temps de nous rappeler le nom de chaque personnage, hein.

Après, l’introduction de l’épisode se suffit un peu à elle-même : Kamala débarque au lycée avec une perspective totalement différente sur la vie. Alors qu’elle se sent cool kid, on découvre assez vite qu’elle est toujours aussi maladroite qu’avant quand elle entre malgré elle dans un de ses camarades.

Assez vite, elle retombe également, de la même manière, sur Bruno. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’elle a commencé à s’entraîner avec ses pouvoirs, afin de mieux les comprendre. Comme la semaine dernière, je trouve que le rythme de l’épisode est bien vif et ne permet pas de savourer tous les clins d’œil qu’on nous fait – mais bon, on a rapidement des références à Ant-Man ou Thor, sans compter une réécriture comique d’une scène horrible d’Endgame quand on la voit plus tard s’entraîner avec Bruno, alors ça marche pour du Marvel. 

Nous sommes sur une pure série ado malgré les super-pouvoirs, et les préoccupations sont celles d’adolescents, c’est logique. Ainsi, Zoé est la nouvelle star du lycée parce qu’elle a été en contact direct avec un super-héros. Elle en profite pour faire fructifier ses comptes sur les réseaux sociaux et organiser une soirée pour célébrer la fragilité de la vie – soirée où elle invite Kamran, le nouveau BG du lycée qui a tapé dans l’œil de Kamala.

En attendant de s’y rendre, Kamala doit encore s’entraîner à maîtriser ses pouvoirs. Très vite, elle peut compter sur l’aide de Bruno pour cela : le montage où on la voit s’entraîner sur ses pouvoirs est vraiment pas mal du tout. Il permet de découvrir ses pouvoirs, avec des limites (pas de super-force) et des trucs bien chouettes – elle peut projeter de la lumière qui durcit, quitte à en perdre le contrôle.

Elle met du temps à maîtriser tout ça, avec de nouvelles scènes sympathiques pour nous montrer ses chutes et ses succès. Tout ça finit par la rendre en retard pour se rendre à la mosquée. Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus de série aborder la religion comme le fait la série, à savoir de manière assez désinvolte. Après tout, c’est plutôt logique d’avoir des scènes à la mosquée dans la série puisque l’héroïne est musulmane dans une famille plutôt croyante. Cela se voit puisqu’elle y retrouve son frère – mais sans pouvoir lui parler puisqu’hommes et femmes sont séparés – après l’ablution.

J’ai bien aimé ce qu’ils en faisaient, du coup, à savoir des scènes plutôt normales d’adolescentes  commentant tout ce qu’il se passe. Il y a aussi cette petite critique qui ne plaira pas du tout sur la séparation entre hommes et femmes. La série sait se faire des ennemis, clairement, mais en attendant, le progressisme de la série est sympa aussi ; il y a juste ce qu’il faut en dosage.

Ainsi, la meilleure amie de Kamala, dont j’ai enfin capté le nom dans l’épisode, Nakia, se retrouve poussée par Kamala à postuler pour prendre un rôle d’importance à la mosquée, juste parce qu’elle se fait voler ses chaussures, qu’elle parle bien et qu’elle a de bonnes idées. Ce n’est pas gagné non plus : il faut encore que les gens votent pour elle plutôt que pour Rasheed, le pote du père de Kamala, qui se présente aussi.

Et si Kamala se rend à la mosquée, ses dessins nous rappellent aussi qu’elle est une ado comme les autres. Il n’en faut pas beaucoup pour qu’elle souhaite ainsi suivre ses pulsions adolescentes : Kamran est au cœur de celles-ci. Très rapidement, Kamala obtient la permission de sa mère pour se rendre à la soirée de Zoé. Je trouve ça juste abusé à quel point de simples excuses mettent fin au conflit avec sa mère. Je la pensais punie pour le reste de sa vie, mais bon, ça ne ferait pas une excellente série si c’était le cas.

On enchaîne donc avec la soirée chez Zoé où un ado débile fait boire de l’alcool à Kamala, la pauvre, avant qu’elle ne voie Kamran torse nu. La scène est ridicule comme toutes les productions ados savent le faire, mais on ne s’attarde pas trop longtemps sur le crush de Nakia et Kamala : très vite, les policiers arrivent et mettent fin à la fête.

Kamala et ses amis se retrouvent ainsi à rentrer chez eux grâce à Kamran qui a une voiture. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il devienne ami avec tout le groupe, à l’exception de Bruno. Ce dernier est clairement totalement jaloux de la relation qui s’instaure très vite entre Kamala et Kamran, qui termine par l’appeler… Brian. C’est cadeau ça.

Kamala se retrouve le lendemain avec un nez qui brille tout seul sans raison ; puis avec une main au moment où Nakia lui tend un tampon. Non, vraiment, la série fait tout ce qu’il faut pour enfoncer les portes fermées des tabous habituels. C’est simple comme tout ce genre de situation, il y a la réplique facile et l’humour. Et on passe de l’humour au commentaire social en un claquement de doigt, avec Nakia qui justifie le port de son voile.

Rien de bien nouveau pour le coup : elle dit avoir voulu le faire parce qu’elle était trop blanche pour certains, trop ethnique pour d’autres… avant de se rendre compte finalement qu’elle le portait pour elle-même. Hop, la série se libère des critiques qui pourraient dire qu’elle n’est pas libre et en même temps nous fait un petit cours de respect, tolérance et logique. Simple, j’espère efficace (mais j’en doute quand je vois les articles des conservateurs sur la série) et expéditif.

Pendant ce temps, Bruno se remet de sa frustration d’avoir été appelé Brian en passant voir le conseiller d’orientation. Pas sûr de voir l’intérêt du personnage et de la scène avec ce conseiller, mais bon, ça nous ajoute une évolution intéressante pour Bruno, qui se retrouve avec un avenir en Californie. Ce n’est pas cool pour lui, mais tout l’épisode ne l’est pas. Il est le meilleur ami avec un crush pour Kamala, et il faut se faire à la présence de Kamran désormais.

Ce dernier continue de faire craquer Kamala par son physique, mais aussi par une petite leçon de conduite qui termine en rencard au café du coin. C’est l’occasion pour lui de parler avec un petit accent british afin de marquer des points auprès de Kamala en lui rappelant qu’il comprend sa culture et sa manière de parler en mélangeant les langues. C’était top à voir jusqu’à ce que Kamala aperçoive son frère dans la rue.

Elle a la réaction la plus débile du monde : en se cachant derrière son menu, elle attire encore plus l’attention, mais au moins le rapprochement avec Kamran est visible. C’est mignon à voir, et Kamran entre assez vite dans les mensonges de Kamala qui essaie de le faire passer pour son cousin. Bizarrement, cela fonctionne auprès du frère. Elle a vraiment une famille bien plus cool que ce qu’on essaie de nous faire croire, parce que personne ne lui pose de questions sur sa fugue, sur les gens avec qui elle sort, sur les soirées qu’elle fait – elle est revenue euphorique comme si elle avait bu, à nous chanter une chanson tellement elle était légère… C’est d’ailleurs léger pour la famille aussi.

Personne ne s’inquiète donc de la voir faire toutes ces choses qu’elle ne devrait pas ; et ça remet en perspective ce qu’on nous disait de sa famille hyper stricte. Celle-ci est également développée davantage avec une histoire familiale qui serait liée aux pouvoirs de Kamala. Eh oui, la série n’hésite pas à verser dans le cours d’Histoire ensuite, mais une histoire que l’on n’explore que rarement dans les séries et productions américaines : celle de la séparation de l’Inde en plusieurs pays suite à la colonisation anglaise. De cette séparation, le Pakistan et le Bangladesh sont nés ; et les histoires familiales tragiques aussi.

La famille de Kamala n’échappe pas à la règle non plus, et au moins cette fois on connaît davantage ses origines : Sana, la grand-mère de Kamala, a failli être séparée de son père à l’occasion de cette séparation… mais elle a retrouvé son chemin vers lui alors qu’elle n’était qu’un bébé, en suivant une pluie d’étoiles. Bon, on a compris : elle avait des pouvoirs aussi ; ou plus vraisemblablement sa mère ? Cette dernière a disparu lors de cette occasion.

Comme il est question de tout ça, le bracelet de Kamala se met à briller, on a droit à une sorte de flashback où notre héroïne voit une femme (une ancêtre, forcément) l’appeler et… Kamala fait alors un malaise, ce qui inquiète à nouveau énormément ses parents. La scène du réveil est marrante, mais en attendant, c’est intéressant de voir que la série réécrit les origines de l’héroïne (comme le MCU le fait souvent) pour proposer un vrai fil conducteur à cette saison.

Cela donne quelques enjeux, tout en conservant la série dans un état de teen-show pas toujours passionnant. On n’y revient pas immédiatement toutefois : Kamala appelle sa grand-mère pour obtenir plus d’informations sur son bracelet, car c’est de là qu’il vient, elle avait fait expédier des affaires à Kamala. Aisha, c’est le nom de la grand-mère, n’est pas d’une grande aide et ne révèle pas vraiment ce qu’elle sait pour autant.

La conversation en visio, de nuit, est interrompue par le père de Kamala qui entend sa fille au téléphone, mais celle-ci utilise son pouvoir pour le bloquer. La scène était plutôt marrante, même si le père oublie bien vite ce qu’il a pensé entendre derrière la porte de la chambre de sa fille. 

Pas de chance pour lui, c’est également là que Nakia compte le faire, entraînant Kamala et Bruno dans son sillage. Nakia est un personnage vraiment excellent dans cet épisode, elle m’a bien fait rire à manipuler son oncle pour l’empêcher de se présenter. Quant au reste, la fête est présentée avec quelques clichés tout de même sur les différents groupes qui la composent. Je ne peux pas savoir la part de véracité dans tout ça, mais je suis sûr que ça reflète bien la réalité quand même.

Cette fête de l’Aïd est aussi l’occasion pour Kamala de se renseigner discrètement sur sa grand-mère, malgré l’ordre explicite de sa mère de faire le contraire quand elle a compris que sa fille s’intéressait au sujet. Il est sûr que la mère en sait bien plus que ce qu’elle dit, mais nous ne le saurons pas tout de suite. On saura juste que l’ancêtre de Kamala a une mauvaise réputation, qui va jusqu’à l’accuser du meurtre d’un homme parfois.

Une fois l’information passée, la fin de l’épisode s’approche à grand-pas. Il est donc temps de passer à une vraie intrigue à la Marvel, avec un petit garçon en danger de mort pour cause de selfie stupide. Il se retrouve suspendu au toit de sa mosquée par un rideau craquant de plus en plus, et ça inquiète absolument tout le monde au sol.

Night light débarque à nouveau, donc. Oui, c’est le nom de merde que Zoé a donné à Kamala. Bruno est tout content de voir sa pote se précipiter comme ça et de la couvrir, et personne ne semble reconnaître la voix de Kamala. C’est abusé, mais elle est plutôt marrante à prendre un peu trop de temps à jouer la super-héroïne. L’avantage, c’est qu’elle a tout ce qu’il faut niveau entraînement : elle vient justement de passer une bonne partie de l’épisode à se créer de petites plateformes dans les airs pour marcher en hauteur.

Face à la détresse de la victime à sauver, Kamala est finalement réactive et le garçon est donc sauvé de justesse, mais on dirait bien qu’il s’est fait pipi dessus au passage quand même quand on voit le jeu de l’acteur. Alors que tout semble être réglé et allé pour le mieux par contre, on découvre que le bracelet de Kamala fait de nouveau des siennes. En effet, le bracelet se réveille au dernier moment, faisant à nouveau voir l’ancêtre de Kamala à celle-ci. Elle lui tend la main… et notre héroïne perd sa concentration.

Bon, le petit garçon tombe donc tout de même d’une bonne hauteur, mais elle amortit autant que possible sa chute. J’imagine qu’elle va bien culpabiliser, mais nous n’avons pas le temps de savoir cette semaine. En effet, pendant que Kamala faisait la fête, la police ne chômait pas et interrogeait Zoé pour en savoir plus sur cette mystérieuse jeune fille pleine de pouvoirs. Et Zoé a beau avoir l’instinct de couvrir celle qui lui a sauvé la vie, elle donne un peu trop d’informations.

De là, c’est sans surprise que l’on voit la police débarquer quasiment aussitôt à la mosquée pour arrêter Kamala. Ils veulent en savoir plus sur elle, mais elle n’est pas bête et comprend que son identité a intérêt à rester secrète. On sait donc où elle se situerait en cas de Civil War là. Poursuivie par les flics, Kamala semble dans une véritable impasse… sauf que Kamran débarque pile à temps pour la sauver, comme par hasard.

Elle est suffisamment idiote pour dire son nom en le voyant ce qui fait qu’il la reconnaît… Mais ce n’est pas du tout un problème : sur le siège arrière de sa voiture, il y a celle que je prenais pour l’ancêtre de Kamala et qui s’avère être la mère de Kamran. Allons bon, le crush aussi avait une identité secrète ! Comment ça, ce n’est pas si surprenant que ça ?