Que voir au cinéma pour Halloween (2026) ?

Salut les sériephiles et joyeux Halloween,

C’est le meilleur jour de l’année, enfin ! Quoi de mieux pour célébrer Halloween que de se faire une toile (bim, j’ai pris vingt ans d’un coup) dans le noir, hein ? Encore faut-il savoir lesquels méritent vraiment le déplacement, parce que la promesse de passer une soirée terrifiante n’est pas toujours tenue. Malheureusement pour moi, j’ai déjà fait le tour de tous les films d’horreur qui passent en salle aujourd’hui… C’est plutôt une bonne nouvelle pour vous, cela dit, je me suis dit que je pouvais tout à fait vous en faire un article comme ça.

J’ai donc fait mon petit tri, forcément très personnel, parmi les films que j’ai vus ces dernières semaines. Je précise tout de suite que certains sont encore largement diffusés, tandis que d’autres ne bénéficient plus que de quelques séances selon les cinémas. Et si vous êtes là mais sans avoir envie de dépenser dans un billet de cinéma ce soir, pas de souci, j’ai quelques recommandations quand même !

Le tout sans raconter les surprises des films, évidemment : pas de spoiler ici, ce serait quand même dommage de gâcher la fête !

Les films que je recommande vraiment

Obsession — 5/5

Un jeune homme tente de conquérir sa collègue avec qui il s’entend super bien, comptant sur l’aide de son meilleur ami… et d’un objet magique trouvé dans une boutique. On pourrait croire au point de départ d’une comédie romantique un peu étrange, sauf que l’histoire prend progressivement une tournure beaucoup plus inquiétante. Et franchement, Obsession mérite absolument tout son buzz.

Pour les fans de séries, ce n’est jamais, au fond, qu’une reprise de la thématique de l’épisode 13 de la saison 6 de Buffy contre les vampires. On ne se refait pas, pardon, mais je vais même oser dire que c’est mieux fait ici ! Le film avance tranquillement de la romance vers une horreur psychologique particulièrement efficace. Ce qui me frappe, c’est qu’on pourrait presque passer à côté de ce qu’il a de plus terrifiant en se focalisant sur ses jumpscares. Cinq mois après sa sortie, la hype ne semble toujours pas retombée : après être resté très longtemps à l’affiche, le voilà déjà de retour pour des séances spéciales d’Halloween. Si vous ne l’avez pas vu, foncez. Et rassurez-vous, il n’est pas si flippant que ça.

Resident Evil — 5/5

Bryan, un coursier médical, doit livrer un colis à l’hôpital de Raccoon City. Une rencontre sur une route enneigée va transformer sa soirée en cauchemar, au moment où une épidémie commence à se répandre. J’ai déjà consacré un article entier à ce Resident Evil, et mon avis n’a pas changé : j’ai adoré !

Il faut dire que je ne connais presque rien à la saga vidéoludique, ce qui m’a probablement permis de profiter du film sans attendre qu’il coche une liste de références. Zach Cregger sait installer la tension, ses jumpscares sont efficaces et sa mise en scène s’amuse intelligemment avec les codes du jeu vidéo.

Pour une séance d’Halloween qui cherche vraiment à faire peur, c’est l’un de mes premiers choix.

Hope — 4,5/5

Alors que des incendies dans la région mobilisent les secours, les communications sont coupées dans un petit village coréen et les habitants doivent se débrouiller face à une menace mortelle (et bien sanglante) qu’ils ne comprennent pas. Hope est un excellent film, mais je ne suis pas certain de le conseiller à quelqu’un qui cherche avant tout de l’horreur. Il emprunte beaucoup plus à la science-fiction et au thriller, avec une construction qui prend énormément son temps. C’est d’ailleurs ce qui lui coûte son demi-point : le film est parfois interminable, surtout lorsqu’il retarde la révélation de ce qui se passe réellement. Il n’empêche que quand elle arrive cette révélation est excellente et fonctionne vraiment bien, après une heure à se poser la question ! Allez-y sans rien savoir, franchement.

J’ai moins accroché à la dernière partie de ce film, qui semble soudain vouloir ouvrir les portes d’un univers et d’une mythologie beaucoup plus vastes. Pourquoi pas, après tout ? Ce n’est pas ce que j’attendais, mais j’ai passé un très bon moment. Et, en bonus, c’est probablement le meilleur film ever pour apprendre à dire « putain » en coréen. Et ça, ça ne s’invente pas.

Clayface — 4,5/5

À Gotham, Matt Hagen est un acteur particulièrement en vogue. Malheureusement, une mauvaise décision de sa part va mettre un terme brutal à sa carrière et le laisser défiguré.

Ce film est une belle histoire de vengeance et de transformation, dans un registre bien plus horrifique que ce qu’on associe habituellement aux adaptations DC. Cela dit, ça reste un film DC, donc c’est plutôt soft dans l’horreur. C’est une très bonne surprise pour moi, même si je n’ai absolument pas eu peur : il doit y avoir un ou deux jumpscares, pas beaucoup plus.

En connaissant un peu l’univers DC et après avoir vu le Joker, j’avais aussi l’impression que le titre me donnait une longueur d’avance sur la conclusion, ce qui est un peu dommage. Cependant, j’ai vraiment aimé la proposition, et pourtant elle flirte avec un genre dont je ne suis pas spécialement amateur (contrairement à ce que pourra vous laisser penser cet article) : le body horror. Rassurez-vous, ça reste relativement soft, et surtout, c’est exactement le type de film que j’aime découvrir au cinéma. C’est de la bonne SF, avec des persos sympas et des twists qu’on voit venir, mais qu’on savoure parfaitement.

Sanguine — 4/5

La première scène est celle de la bande-annonce : un employé de fast food un peu trop énergique finit par péter un câble à cause d’un client malpoli : c’est directement sanglant et on n’en sait pas beaucoup plus. Le sujet du film est ailleurs : Margot commence son internat aux urgences, où elle découvre des patients de son âge présentant d’étranges symptômes. Très vite, les cas se recoupent et la situation devient de plus en plus inquiétante – et stressante, parce que le film insiste vraiment sur le stress que provoque le taf.

Malgré une bande-annonce qui avait tout pour me donner envie, je m’étais préparé à être déçu par ce petit film d’horreur français. Et, finalement, c’est une bonne surprise ! Sanguine a un message à faire passer, mais certainement pas celui auquel je m’attendais, et c’est une de ses principales qualités : peu de films d’horreur font ça aussi bien que ce film, qui donne un peu à réfléchir tout de même (oh, n’en attendez pas trop non plus).

Là encore, je n’ai pas été particulièrement terrifié par ce que je voyais, mais l’horreur psychologique fonctionne bien si on se laisse prendre et surtout, surtout, le film ne lésine pas sur le body horror. On a parfois envie de détourner les yeux ou serrer les dents, ça me paraît très bien pour Halloween. Il y a même des scènes assez crues, donc. J’ai toutefois l’impression que son interdiction aux moins de 16 ans se justifie surtout par la nudité.

En tout cas, voilà une nouvelle preuve qu’on peut avoir de bonnes surprises avec le cinéma de genre français. Je pense que c’est un excellent choix pour Halloween, avec un très bon casting aussi !

De bonnes séances, malgré quelques réserves

Leviticus — 3,5/5

Deux adolescents australiens attirés l’un par l’autre doivent affronter une présence qui exploite précisément leurs sentiments, dans un environnement religieux particulièrement hostile à leur relation.

Sur le papier, le concept est vraiment intéressant et rappelle souvent l’excellent It follows, mais j’ai mis beaucoup de temps à entrer dans le film. Sa première partie est très lente, et comme la promotion m’avait déjà révélé la nature de la menace – c’était même l’argument de vente dans le synopsis !, j’ai eu l’impression d’attendre un peu trop longtemps quelque chose que je savais déjà.

Heureusement, la montée en tension finit par fonctionner et l’horreur psychologique prend le dessus, accompagnée de quelques jumpscares et d’un personnage particulièrement détestable dans l’entourage du personnage principal (c’est rare que je lâche une insulte en pleine séance, mais ouais, j’ai craché un « quelle connasse » à un moment).

Dommage que les personnages aient parfois des réactions qui manquent franchement de logique et, surtout, que la conclusion m’ait laissé à ce point sur ma faim. Il y avait de quoi faire encore mieux et ça m’a donné l’impression que ce n’était pas abouti.

Cela dit, ça reste un très bon film pour Halloween !

Englouti — 3,5/5

Un jeune plongeur part au large des côtes californiennes pour retrouver le corps de son père disparu et se retrouve dans une situation de survie particulièrement improbable.

Englouti est un petit thriller qui ne révolutionne pas grand-chose et qui nous sert exactement ce que l’on peut en attendre quand on lit ce synopsis : c’est un peu longuet, pas très surprenant et pas franchement réaliste. Pourtant, il y a largement moyen de s’y accrocher, surtout lorsqu’il nous colle à notre siège avec quelques passages un peu gore. Si vous n’êtes pas trop sadiques, vous devriez même avoir envie que le héros s’en sorte.

Après, entre les flashbacks et la lourdeur avec laquelle le message est parfois martelé, il y a aussi des moments où l’on aurait presque des envies de meurtre. Pas forcément celles que le réalisateur avait prévues, cela dit ! Une bonne séance malgré tout, et puis les envies de meurtre, c’est bien pour Halloween, non ? A minima, c’est raccord en tout cas !

Kraken — 3/5

Dans une cité, cinq jeunes décident (parfois malgré eux, il faut bien le dire) de retourner dans une tour abandonnée autour de laquelle circulent d’inquiétantes rumeurs, alors que des disparitions se multiplient.

Je vous ai déjà parlé en début de mois de Kraken dans mon article sur mes Derniers coups, donc je ne vais pas m’y attarder pendant des heures. Ce film d’horreur français ne brille pas spécialement par son intrigue (facile à dire quand on ne fait que critiquer, mais disons que le titre est bien déceptif quand même), assez simple et pas toujours convaincante, mais il sait créer une ambiance et s’y tenir à merveille. Le casting est vraiment bon : vous n’en sortirez pas tout à fait indemnes et une ou deux scènes, surtout sur la fin, pourraient vous hanter. Peut-être.

Attention à la bande-annonce qui en montre un peu trop ! C’est en tout cas efficace, étouffant par son ambiance de huis-clos et, paradoxalement, alors que je l’ai moins aimé que la plupart des films précédents, c’est peut-être l’un des plus horrifiques de cette sélection. Comme quoi, la qualité d’un film et sa capacité à faire peur ne vont pas nécessairement de pair.

Malfaisante — 3/5

La petite Bela voit son quotidien basculer lorsque quelque chose d’inquiétant semble s’immiscer dans sa relation avec sa mère.

J’attendais beaucoup du nouveau film de Rob Savage, notamment parce que Host reste une de mes références en matière d’horreur. J’en suis ressorti avec un sentiment très mitigé : le scénario et la réalisation sont intéressants, Jessica Chastain fonctionne très bien dans son rôle monstrueux, mais le film ne m’a quasiment jamais fait peur. Même les jumpscares tombent parfois à plat, tant on est saturé par la bande sonore. Je reconnais toutefois que le film parvient à créer le malaise, mais l’ensemble semble plus à destination des enfants parfois (enfin, des enfants qui regardent des films pas de leur âge, quoi… Disons que le message semble fait pour eux).

Je trouve qu’il aurait presque mieux fonctionné en assumant pleinement son côté fantastique, plutôt qu’en promettant une expérience horrifique. J’ai développé tout cela dans ma critique de Malfaisante, mais je ne regrette absolument pas la séance pour autant. Franchement, ça passe pour un Halloween pas trop effrayant.

Backrooms — 2/5

Une étrange porte découverte dans le sous-sol d’un magasin de meubles ouvre sur un dédale de lieux vides et absurdes, qui semblent obéir à leurs propres règles.

Je ne suis pas sûr qu’il reste des séances pour voir le film aujourd’hui, mais quitte à parler des films d’horreur de cette année, je me suis dit que je pouvais laisser une trace de celui-ci sur le blog. Je sais que Backrooms s’appuie sur tout un phénomène Internet, mais je crois que je suis complètement passé à côté de la private joke. Certaines séquences sont franchement malaisantes, et j’ai plutôt aimé la fin, mais le reste m’a surtout laissé avec un immense sentiment d’incompréhension face au succès et au buzz.

Je ne parle même pas forcément des mystères de l’histoire : je n’ai surtout pas compris pourquoi ce film suscitait autant d’enthousiasme. Je suis probablement passé à côté de quelque chose, mais avec 2/5, vous aurez compris que je ne suis pas celui qui va vous convaincre d’aller le voir. J’en attendais trop, peut-être.

Et si on préfère regarder un film à la maison ?

Pinocchio: Unstrung — 3/5

Le célèbre pantin de bois revient dans une relecture horrifique très, très libre de son histoire, avec des conséquences nettement moins enfantines que dans le conte.

J’avoue avoir été un peu perturbé par le parti pris du film au départ, parce que ça n’a rien à voir avec Pinocchio. La séquence d’intro du film est sublime en tout cas et ça met vraiment dans l’ambiance parfaite pour Halloween. Pour moi, il n’y a pas à hésiter : c’est LE film qui correspond le mieux à cette fête en ce moment en streaming.

Par contre, la qualité d’ensemble est moyenne. Les effets spéciaux ne sont pas particulièrement réussis, mais le film assume aussi une violence qui m’a surpris, avec des scènes qui vont parfois chercher du côté du gore de Terrifier. Franchement, je ne m’attendais pas à ça en lançant un film consacré à Pinocchio, même si c’était un film d’horreur ! Ce n’est pas une merveille, le scénario n’a parfois aucun sens (enfin disons que je n’ai pas compris la présence de certaines scènes) mais il fait le boulot pour ceux qui veulent leur dose d’horreur sans aller au cinéma.

The Last Kiss — 2,5/5

Une adolescente se prépare à vivre son premier baiser avec beaucoup, beaucoup, d’attente. Tout ne se passe pas comme prévu et elle s’en tire avec un étrange pouvoir : en embrassant quelqu’un, elle voit la manière dont il ou elle est censé(e) mourir.

Phoebe de Charmed n’a qu’à bien se tenir : la relève des prémonitions est là ! Bien sûr, l’héroïne entrevoit rapidement la mort très prochaine de certains de ses ami(e)s et tente aussitôt de comprendre ce qu’il se passe pour arrêter une tuerie à venir.

Malheureusement, la bande-annonce et le synopsis m’ont beaucoup trop plu par rapport à la qualité de ce qui est proposé. Avec McKenna Grace au casting et une bonne histoire comme ça, The Last Kiss avait vraiment de quoi me séduire. L’ambiance est celle d’un teen horror movie comme je les aime, mais ça n’a jamais vraiment pris, c’est trop… Trop.

C’est simpliste, prévisible, rarement effrayant, et j’ai surtout passé mon temps à m’amuser de ce que le film essayait de faire plutôt qu’à m’inquiéter pour ses personnages. Dans le même genre, on a vu bien mieux, et Happy Birthdead me vient immédiatement à l’esprit.

Grosse déception, donc, malgré un casting prometteur… Mais pour ceux qui veulent de l’horreur qui ne provoque pas de cauchemar, ça me paraît chouette pour Halloween !

Apocalypse Z : Nouveau Monde — pas encore vu (et pas sûr de le voir !)

Dans cette suite du film espagnol, des survivants réfugiés aux Canaries repartent sur le continent pour trouver des ressources, avec tout ce que cela suppose de mauvaises rencontres zombies.

Le film vient d’arriver sur Prime Video, mais je ne vais pas vous donner un avis sur quelque chose que je n’ai pas encore regardé. Pour être honnête, le premier Apocalypse Z m’avait moyennement accroché et je ne l’avais pas terminé. Je me dis que me faire les deux films à la suite pourrait être l’occasion d’une soirée sympa.

Après, j’ai probablement trop d’épisodes de The Walking Dead au compteur pour ne pas avoir la sensation de revoir éternellement les mêmes histoires de survie et de zombies. Je lui laisserai peut-être sa chance, mais ce n’est pas ma priorité de ce week-end, forcément.

Et si on ne veut surtout pas avoir peur ?

Il y a aussi au cinéma Shaun le Mouton : La Bêêête d’Halloween, dans lequel les habitants de la ferme se préparent à célébrer Halloween avant qu’une histoire de citrouilles ne vienne tout compliquer. C’est sympa, ça se regarde sans déplaisir, mais je ne suis pas certain que cela justifie à lui seul le prix d’une place de cinéma.

Ce qui m’a amusé, c’est surtout le partenariat avec Le Parc de l’Étrange : j’y ai vu une figurine de Shaun le Mouton, et c’est elle qui m’a donné envie de découvrir le film. Comme quoi, parfois, une simple figurine fait mieux son travail que toute une campagne promotionnelle !

Quant à Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, dont l’histoire tourne autour d’une maison hantée, je l’ai complètement évité. Je crois qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer très longtemps pourquoi je ne suis absolument pas le public visé. Tant mieux pour les familles qui auront envie d’y aller, mais… voilà quoi.

Finalement, ce qui ressort de toutes ces séances, c’est que j’ai adoré plusieurs films qui ne m’ont pratiquement jamais fait peur, tandis que des propositions plus franchement horrifiques m’ont laissé beaucoup plus froid. Ce n’est pas nouveau, mais ça mérite d’être rappelé en cette période : un bon film d’horreur n’est pas forcément celui qui vous fait sursauter le plus. Et si vous cherchez malgré tout à vraiment flipper, vous savez maintenant lesquels j’ai trouvés les plus efficaces… ou pas !

Et vous, vous me conseilleriez quoi comme film pour aujourd’hui si je ne passais pas déjà ma soirée à Disneyland Paris ? 😉

Lanterns – S01E08 – Dirt and Stars – 16/20

Cet épisode final résume finalement assez bien toute la saison à mes yeux : il y a de bonnes idées, quelques excellentes scènes et des résolutions qui me paraissent aussi beaucoup trop faciles pour des intrigues préparées pendant huit épisodes. Je reste donc frustré par l’écriture de la série, même si les dernières minutes permettent au moins de conclure correctement le parcours de John. La qualité est là, mais ce n’est pas un coup de cœur parce que je trouve que tout est inutilement compliqué alors que ça pourrait être excellent si ça n’essayait pas de se vouloir plus intelligent que ça ne l’est réellement.

Spoilers 

Il est temps de savoir qui a tué Hal.

He deserves peace.

Allez, il est temps d’enfin en finir avec cette saison, en espérant que le dernier épisode remonte le niveau. J’avoue que je ne suis pas mécontent d’arriver à la fin, mais je suis surpris qu’on revienne pour ça en 2016. J’ai beaucoup aimé le tout premier plan de cet épisode, d’ailleurs, avec le château d’eau qui tombe. Voilà une image qui permet immédiatement de nous remettre dans l’ambiance de la catastrophe sans avoir besoin d’en faire des tonnes.

On revient donc en 2016 pour voir le moment où Kerry s’est occupée d’Hal après la destruction de la ville. En le retrouvant, elle lui demande si ça valait vraiment le coup d’avoir autant de morts. C’est triste comme tout le monde est d’accord, en fait. Hal sait parfaitement qu’il a merdé et qu’il risque de finir en prison pour mise en danger de la population ; Kerry se sent triste d’avoir eu raison. Leur échange ne m’a pas passionné, mais il permet au moins de comprendre comment on en arrive à la suite.

Dix ans plus tard, Kerry attend ainsi Hal à sa sortie de prison avec des fleurs et une bière. On nous fait donc un flashback pour ne toujours rien nous montrer de plus sur la naissance de leur relation ? Je suis vraiment intrigué de savoir à quel moment elle est tombée amoureuse de lui, parce que rien dans les épisodes précédents ne justifiait à mes yeux qu’ils se mettent en couple. Il faudra pourtant se faire à l’idée : Hal revient vivre à Rushville et ils commencent assez rapidement une relation.

Je n’accroche pas du tout. Je ne vois pas de romance dans leur relation et j’avais le même souci avec le plan cul de John et Zoé. Enfin bon. La scène suivante n’arrive pas à me convaincre davantage sur leur couple, mais elle me fait en revanche aimer Kerry un peu plus. Nous les retrouvons lors d’un rencard au restaurant où toute la ville les dévisage. On apprend à quel point Hal est encore détesté à Rushville – pneus dégonflés, insultes écrites avec de la merde dans son jardin, etc. – mais aussi à quel point Kerry lui a pardonné et assume son choix.

Kerry fait donc une petite annonce dans le restaurant histoire qu’il soit bien clair qu’elle est amoureuse de lui et, surtout, que toute personne qui voudra s’en prendre à Hal devra aussi s’en prendre à elle. Elle rappelle qu’il pourrait vivre n’importe où ailleurs comme un héros, mais qu’il a choisi de revenir dans la ville qu’il a détruite pour tenter de réparer ce qu’il pouvait encore réparer. Pourquoi pas, ma foi ? C’est amusant à voir et Kelly Macdonald est une fois encore excellente comme actrice, ce que tout l’épisode confirme par ailleurs.

Les scènes suivantes me paraissent plus mystérieuses. On voit Hal et Kerry qui ont couché ensemble – avait-on besoin de ça ? – puis Hal qui se fait attaquer chez lui. En effet, sa maison est incendiée à coups de cocktails Molotov. Il tente de sauver Earl, sa plante carnivore, puis monte à l’étage. Euh… Vu l’état de la maison à ce moment-là et les flammes partout, c’est vraiment une idée de merde. Autant sortir et abandonner tout le reste (probablement, il allait chercher des trucs de Green Lantern en vrai ?). Malheureusement, l’escalier finit par s’effondrer et Hal tombe inconscient au milieu de l’incendie.

Il se réveille alors dans le laboratoire déjà vu plus tôt avec une peau toute neuve, exactement comme John quelques épisodes auparavant. Et bim, surprise : c’est Noah qui vient de le sauver. Mieux encore, il révèle à Hal qu’il est lui aussi un Manhunter, ou en tout cas quelque chose qui s’en rapproche suffisamment pour posséder les mêmes capacités et savoir utiliser la technologie de Zoé. Euh… OK ?

Quelle drôle d’idée de nous montrer ça maintenant ? Pourquoi ne pas choisir un ordre chronologique pour raconter cette histoire ? Vraiment, je me répète, mais je ne comprends pas le puzzle fabriqué par les scénaristes. C’est tortueux pour aucune raison : on nous montre maintenant ce qu’Hal a découvert avant sa mort parce qu’on avait besoin de nous cacher l’identité de Noah pendant sept épisodes, mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe alors que ça aurait pu être intéressant de le savoir quand Zoé était encore là, je trouve.

Tout ça est cependant le récit que Sinestro fait à John en 2026, et c’est pour ça qu’on ne l’a que maintenant. Soit, Hal avait raconté tout ça à son ex-mentor. On en revient donc au présent où Sinestro explique également que le portail appartient à Zoé : elle l’avait créé pour pouvoir revenir sur la planète qu’elle avait détruite, par nostalgie ou culpabilité. Noah l’a découvert lui aussi et s’en est servi pour rejoindre Sinestro ? Mais comment savait-il que Sinestro était… ah.

Mieux encore, donc, c’est Noah qui a organisé l’évasion de Sinestro de sa prison spatiale. John refuse d’abord de faire revenir Hal pour discuter avec Sinestro, parce qu’il ne reste quasiment plus de batterie à la bague. Il a bien raison : il suffit de torturer un peu Sinestro pour qu’il finisse par cracher le morceau du plan de Noah. Le raisonnement est assez logique bien que ça paraisse wtf quand on nous le présente comme ça : Sinestro est le seul être connu à avoir réussi à tuer un Gardien et Noah avait besoin de quelqu’un capable de lui fabriquer une lanterne sans passer par eux. Sinestro s’est donc retrouvé à forger pour lui une lanterne sur cette planète.

Cette fameuse lanterne devient aussitôt intéressante pour John : elle lui permettrait enfin de recharger la bague. Le problème, c’est qu’elle a été forgée sur une planète où absolument tout est contaminé par cette peur qui rendait les habitants fous. Sinestro explique même que la peur peut devenir l’une des forces les plus puissantes de l’univers si elle est correctement canalisée. La lanterne utilise donc toujours la volonté, mais elle contient également des traces de cette peur. Ah, ce n’est donc pas juste une lanterne, il y aura possiblement des effets secondaires avec.

Je vois assez bien où la série veut aller avec toute son obsession autour de la peur depuis le premier épisode, et j’aime l’idée que John se retrouve à utiliser une bague alimentée par la peur qu’il a réprimée toute sa vie. On a passé la saison à expliquer à John qu’il ne devait jamais avoir peur, avant de nous montrer que c’était peut-être précisément le problème. Bon, c’est parfois amené avec de gros sabots, mais au moins ça finit par servir à quelque chose.

John s’apprête donc à recharger la bague quand Hal revient pour l’en empêcher. Ils ne savent absolument pas ce que cette lanterne trafiquée pourrait faire à son anneau et, surtout, recharger complètement la bague risque de supprimer définitivement l’Halogram. John hésite donc et, pour une fois, ce n’est pas seulement parce qu’il a peur de devenir Lantern : il n’a pas spécialement envie de faire disparaître Hal une deuxième fois.

On apprend alors que Sinestro avait demandé à Hal de tuer Noah lorsqu’il avait découvert son existence. C’est même pour ça qu’Hal était venu jusque sur cette planète après avoir suivi le gamin à travers le portail. Sinestro considère qu’un Manhunter restera toujours un Manhunter et que sa programmation finira forcément par prendre le dessus… Ce qui n’était pas l’avis d’Hal, évidemment. Pour lui, Noah avait déjà montré qu’il possédait une conscience : il aurait pu laisser Hal mourir dans l’incendie, mais il l’avait sauvé. Il avait également fait fabriquer une lanterne sans même posséder de bague pour l’utiliser. Sinestro ne voit là qu’une bombe à retardement ; Hal, lui, y voit surtout quelqu’un capable de faire des choix malgré ce qu’il est – et ça n’a RIEN à voir avec le fait qu’il couche avec Kerry, bien sûr.

Le comble, c’est quand même d’avoir ensuite l’Halogramme qui reproche à Sinestro de trop parler. Je suis bien d’accord que ça parle trop dans cette série, mais tout de même. Entre eux deux et John, il y a des moments où j’ai vraiment l’impression qu’on passe dix minutes à expliquer quelque chose qui pourrait tenir en trois phrases – ou être montré en deux minutes à l’écran plutôt que d’être expliqué longuement comme ça.

John et Hal décident finalement de repartir sur Terre sans recharger la bague et abandonnent Sinestro derrière eux. Le pauvre est vraiment coincé : il se retrouve sur une île entourée d’un lac – je pensais que c’était la mer dans l’épisode précédent, oups – dans lequel il ne peut pas nager et où l’air est littéralement capable de rendre fou. Cela ne donne pas trop envie. Il ne reste que quelques minutes de batterie, en tout cas, et John et Hal continuent de perdre leur temps en silences et bavardages inutiles. John hésite toujours à recharger l’anneau avec la lanterne de Sinestro, surtout que Hal risque alors de disparaître définitivement. Ce dernier lui conseille pourtant de le faire : Noah peut être dangereux et John aura besoin de la bague s’il veut avoir une chance face à lui.

John décide plutôt de retourner à Rushville et de profiter du match de football américain de Noah pour réfléchir.

Malheureusement, il est à peine revenu sur Terre qu’il se fait défoncer la gueule par Noah. J’ai tellement ri ! Je ne m’y attendais pas du tout et, pour une fois, le long détour n’a pas empêché la surprise de fonctionner. Noah récupère la bague avant de vérifier que John va bien. Là encore, ce n’est pas exactement le comportement du monstre sans conscience que Sinestro nous vend depuis dix minutes et on sent bien que la série veut créer un dilemme moral intéressant pour son héros.

En attendant et encore une fois, John se retrouve à conduire une voiture avec comme passager quelqu’un de potentiellement très dangereux. Noah lui demande évidemment pourquoi il a tué sa grand-mère. John lui explique alors qu’il pense avoir enfin compris Zoé : elle savait qu’elle ne pourrait jamais complètement échapper à sa programmation et qu’elle risquait de finir par attirer les Gardiens ou d’autres Manhunters jusqu’à Rushville. Elle l’avait donc sauvé pour qu’il puisse l’arrêter. Surtout, si Zoé disparaissait, personne n’aurait de raison de continuer à chercher un autre Manhunter dans cette ville : elle voulait donc protéger Noah. Ma foi, ça donne un peu plus de sens à tout ça, on va dire, mais ça n’en avait pas forcément besoin non plus.

Noah refuse de croire immédiatement à cette version, évidemment, mais on le voit tout de même réfléchir, notamment quand John arrive à un carrefour. Pardon, mais c’est nul le coup du carrefour et du « which way is it gonna be? » en mode il réfléchit à ses options. Il y a littéralement deux routes et on nous colle une grosse métaphore sur le choix entre le bien et le mal. Subtil… Mais tellement mal amené, en plus !

Noah choisit finalement la direction du lycée et de son match (où menait l’autre route, en fait ?). Il en profite pour jurer qu’il n’a pas détruit la maison d’Hal comme on le soupçonnait : au contraire, il était entré dedans pour le sauver… OK ? Qui donc a fait ça ? Billy ? On ne saura pas. En revanche, il affirme être bien son meurtrier. Hal connaissait sa véritable identité, Noah lui avait fait confiance et il a paniqué à l’idée que Kerry puisse apprendre qu’il était un Manhunter.

Quelle mort nulle ! La révélation fonctionne à peu près, c’est logique et tout, alors je suis tombé dans le panneau et j’y ai cru. Quoi qu’il en soi, c’est con de mourir pour ça, tout de même. John s’inquiète aussi, et c’est légitime, de savoir si Noah va le tuer à son tour. Celui-ci hésite clairement, mais préfère commenter l’ambiance du stade plutôt que de répondre directement. Il y a tellement de longs silences dans les conversations de cette série, ça m’ennuie.

Je dois bien dire que Noah ne me passionne pas tellement et m’a bien décroché de ce dernier épisode. Pourtant, il est développé par les scénaristes et le dilemme qu’on lui donne n’est pas idiot. Il explique notamment qu’il rêve parfois d’avoir suffisamment de pouvoir pour éliminer ceux qui pourraient s’opposer à lui, prendre le contrôle et faire des choses particulièrement inquiétantes, mais qu’il ne sait pas si ce sont simplement des pensées ou sa programmation de Manhunter qui commence à prendre le dessus.

Le problème, c’est que tout ça arrive à dix minutes de la fin de la saison. J’aurais peut-être été davantage investi si on avait réellement développé Noah auparavant autrement que comme « le fils de Kerry insup’ qui accessoirement joue au football à l’arrière-plan ». Là, on m’explique soudainement qu’il est au cœur de tous les enjeux de la saison et qu’on doit s’inquiéter de sa lutte intérieure. Elle est passionnante et mériterait d’être le cœur de la série bien plus que les considérations de Zoé ou, pire à mon sens, Hal.

Et puis Noah rend la bague à John avant de lui demander… de le tuer. OK. Il sait que John a tué sa grand-mère et considère qu’il est probablement le mieux placé pour faire la même chose avec lui si sa nature de Manhunter finit par prendre le dessus. Il veut simplement jouer son dernier match avant de mourir. C’est Kerry qui va être heureuse, tiens !

Cela laisse John dans la merde, en tout cas. Pour une fois, il espère qu’Hal puisse être là pour lui donner son avis, mais non : la bague est pratiquement déchargée et l’Halogram refuse d’apparaître. Face à un tel dilemme, je comprends que John ressente le besoin de retrouver son mentor, cependant. C’est plutôt bien amené, ça offre un début de conclusion à cette relation. En l’absence d’Hal, John décide donc d’aller voir Kerry. La scène est hilarante simplement parce qu’il fait deux têtes de plus qu’elle et que ça ne m’avait jamais autant choqué que durant ce passage où on les voit côte à côte. J’imagine que c’était un casse-tête permanent de les filmer ensemble.

John vient papoter du match avec Kerry, qui n’est pas naïve et lui en veut encore de l’avoir abandonnée dans l’épisode précédent. Il finit surtout par lui raconter son enfance et la peur permanente de sa propre mère. Bernadette voulait faire de lui quelqu’un qui n’aurait peur de rien, mais pour obtenir ça, c’est elle qui a vécu toute l’enfance de son gamin dans la peur qu’il ne soit pas à la hauteur.

John fait alors le rapprochement avec Kerry : elle aussi a passé toute sa vie à avoir peur pour son fils le Manhunter. À mes yeux, c’est là un coup de poker car rien n’indiquait que Kerry était au courant – même si ça reste plutôt logique puisqu’elle est sa mère. Et c’est là qu’il faut comprendre le mensonge de Noah : il a protégé sa mère, qui est la véritable meurtrière de Hal Jordan. Pour protéger son fils, quoi. Soit.

Nous revenons donc au fameux soir où Hal vient la retrouver au stade après avoir découvert que Noah était un Manhunter. Kerry savait déjà depuis longtemps ce qu’était son fils, mais elle ignorait que Noah le savait lui-même. En réalité, Noah est bien son fils, mais il n’a pas vraiment de père. Après que Zoé a utilisé sa technologie pour faire repousser le petit doigt de Kerry des années plus tôt, celle-ci s’est retrouvée enceinte alors qu’elle n’avait couché avec personne depuis des mois. Noah est donc une sorte d’hybride, né d’une femme humaine mais issu en partie de cette technologie Manhunter.

Bon. On a eu 150 flashbacks, mais cette partie-là, on ne l’aura pas. Je continue de penser que Noah tombe comme un cheveu sur la soupe de cette saison alors que ça aurait été top d’avoir des infos sur lui. Le plus important, c’est qu’Hal ne vient même pas annoncer à Kerry qu’il faut tuer Noah. Au contraire. Il a refusé la solution de Sinestro et veut protéger le gamin. Il propose à Kerry de partir avec Noah dans une planque au Mexique afin qu’ils puissent tous les trois réfléchir à une solution avant que les Gardiens apprennent son existence.

Et là, Kerry pète un câble pour absolument aucune raison. Elle sort son flingue et tire sur Hal en pleine tête alors qu’il est littéralement en train de lui dire qu’il l’aime. Pardon ? C’est le meurtre le plus con que j’ai vu depuis un moment, c’est même encore plus con que l’hypothèse où c’était Noah qui tuait Hal. Kelly Macdonald est incroyable dans la scène et je comprends tout ce que les scénaristes veulent faire autour de la peur d’une mère qui protège son enfant, mais l’écriture n’est simplement pas assez bonne pour moi. Rien ne justifie qu’elle sorte son arme aussi soudainement. Ils sont à peine au début de la dispute et Hal ne menace même pas Noah : il essaie de trouver une manière de le sauver.

Je suis resté choqué devant la scène, mais vraiment pas pour la bonne raison. On dirait vraiment un coup d’un scénariste qui s’est dit « c’est une idée géniale » mais qui n’a pas su l’écrire de manière crédible ? Et après tout ça, Kerry a en plus fait le choix d’appeler John pour résoudre son meurtre. Elle aurait très bien pu laisser tout le monde dans l’ignorance et être beaucoup plus en sécurité.

Elle explique alors ce qu’elle cherchait réellement en faisant revenir John : elle voulait savoir si son fils était un monstre. Mais lol ? C’est limite elle le monstre qui tue son mec absolument sans raison. John est probablement la personne la mieux placée pour le lui dire, mais non, il se contente de la rassurer sur Noah. Il a connu Zoé, il a tué un Manhunter et il connaît désormais une bonne partie de leur histoire. Surtout, Noah vient de lui donner plusieurs preuves qu’il n’est pas simplement guidé par sa programmation.

Il a sauvé Hal alors qu’il aurait pu le laisser mourir. Il a rendu la bague à John alors qu’il aurait pu la garder. Il a prétendu avoir tué Hal afin de protéger sa mère. Oui, il est capable d’amour. John explique donc à Kerry qu’elle a bien élevé son fils. Ce qu’il vient de faire, ce n’est pas de la programmation : c’est de l’amour. Elle craignait depuis toujours, d’avoir élevé un monstre sans pouvoir empêcher sa nature de reprendre le dessus, mais bon, pour l’instant, c’est bon…

John lui révèle aussi que Noah lui a demandé de le tuer. Il refuse de le faire, mais il comprend que le gamin a peur de ce qu’il pourrait devenir. Avec le bon accompagnement, il peut peut-être continuer d’être celui que Kerry a élevé et si sa programmation finit malgré tout par prendre le dessus, John sera là pour l’arrêter. Soit. Vraiment, ça pourrait peut-être faire une mini-série intéressante ; mais pour l’instant, on ne connait rien du personnage de Noah et il est trop au cœur de tout. En fait, on ne le connaît tellement pas que j’ai cru son mensonge quand il disait avoir tué Hal alors que ça aurait dû être évident qu’il protégeait Kerry. C’est dire à quel point la série ne m’a jamais permis de connaître Noah ou de m’intéresser vraiment aux personnages secondaires.

D’ailleurs, Kerry annonce de son côté qu’elle compte se rendre après le match pour le meurtre d’Hal. John lui dit de ne pas le faire, parce qu’il ne pense pas que ce soit ce qu’Hal aurait voulu. OK, c’est juste, mais… On va donc la laisser s’en tirer parce qu’elle s’est comportée en mère protégeant son fils ? Je comprends là encore ce que la série veut raconter, je vois le pardon, la peur, les choix impossibles et tout ce qu’on veut, mais… eh… C’est un peu facile tout de même. La femme a quand même tiré dans la tête de son mec en plein milieu d’une conversation, alors que le mec en question ne faisait que la protéger et n’était pas une menace ?

Bien sûr, Noah gagne ensuite son match de football américain. Tant qu’à faire. Il décide même finalement d’aller à l’université du Nebraska, donc j’imagine que son programme « jouons mon dernier match puis tuez-moi » est annulé. Ou alors, il prend cette décision dans l’espoir de ne pas y aller, allez savoir. En tout cas, ce sera sa dernière scène et la dernière de Kerry pour cette saison 1. Je reste sur ma faim.

Avant de quitter la ville, John décide d’utiliser la lampe permettant d’appeler le Green Lantern en service. Guy Gardner débarque donc une fois de plus, pas très heureux de revenir à Rushville et portant toujours sa coupe de cheveux de merde. John lui révèle qu’il a récupéré la bague d’Hal et possède désormais une lanterne non autorisée, ce qui n’enchante évidemment pas Guy. John lui annonce surtout son choix : il va devenir le Green Lantern de la Terre.

Guy peut garder le reste du secteur 2814 et aller s’occuper des étoiles autant qu’il veut ; John, lui, récupère la boue. You take the stars. I’ll take the dirt. Ah ben voilà le titre de l’épisode ! Et j’aime bien, en plus, ça sonne bien, il y a une logique, c’est plutôt cool et tout. Bon, par contre, John est en roue libre, pour qui il se prend, en fait ?

Guy lui explique évidemment que ça ne fonctionne pas comme ça et que les Gardiens vont probablement envoyer une armée pour récupérer la bague et cette lanterne fabriquée illégalement par Sinestro. John s’en fout et lui demande simplement de transmettre un message très précis : s’ils « cherchent dans leur cœur », il est certain qu’ils trouveront en eux de quoi le laisser tranquille. Guy comprend aussitôt qu’il s’agit d’un code.

Le sous-entendu me semble assez clair : John connaît désormais leurs secrets sur les Manhunters, leurs créations et leurs cœurs cristallisés. Autrement dit, les Gardiens auraient probablement intérêt à ne pas trop venir lui chercher des noises s’ils ne veulent pas que leur secret soit révélé. Cela dit, même si le secret est révélé, je ne suis pas sûr que ça change grand-chose, vu leur puissance hein… mais bon, c’est de la politique, on va dire.

OK, c’est un rebondissement que je ne voyais pas forcément venir, mais qui fonctionne bien. John ne redevient pas Green Lantern parce qu’on lui explique une fois de plus que c’est son destin. Il décide enfin lui-même de prendre la bague, mais sans accepter tout ce qui va avec. Guy se barre donc, un peu frustré et j’ai trouvé ça drôle.

Hal revient alors sous forme d’hologramme et explique qu’il écoutait tout. Il a simplement laissé John se débrouiller seul parce qu’il n’avait plus besoin de lui, contrairement à ce qu’il pensait. Il lui demande tout de même s’il est sûr de son choix, parce qu’il prend un risque énorme en laissant Noah en vie et en défiant les Gardiens de cette manière… mais reconnaît aussi que John sera probablement un meilleur Lantern qu’il ne l’a jamais été. Ch’est meugnon.

Eh, je fais de l’humour nul, mais en vrai, j’aime bien cette conclusion et ce passage de flambeau. Il aura fallu attendre qu’Hal soit mort et transformé en hologramme pour qu’il sache enfin dire quelque chose de gentil à son élève, mais mieux vaut tard que jamais. Une vraie relation père-fils, dis donc. Est-ce qu’un jour Damon Lindelof règlera ses daddy issues ? C’est fou d’avoir autant besoin de montrer des relations père-fils chaotiques comme ça dans ses projets, y a un truc, c’est sûr.

Pour conclure la série, il faut encore que John recharge la bague, de toute manière, pour voir si tout ça est vraiment possible. Hal sait que cela risque de le faire disparaître définitivement et lui donne un dernier conseil : il ne faut pas avoir peur d’avoir peur. Cela résume plus ou moins toute la saison et oblige également John à remettre en question le fameux serment des Green Lanterns. Avant de disparaître, Hal demande simplement à John ce qu’étaient ses derniers mots. Il n’avait soi-disant pas réussi à entendre cette partie de la conversation avec Kerry. John lui révèle qu’il lui avait dit « Je t’aime ». L’Halogram répond alors qu’il l’aime aussi.

Bon, cette partie-là, ça ne fonctionne pas du tout sur moi tant c’était naze et kitch, mais l’amour est toujours ringard, peu importe comment on le présente. Bref, John recharge finalement la bague grâce à la lanterne de Sinestro et prononce son propre serment. Il ne prétend plus être incapable d’avoir peur : il décide au contraire de l’accepter et de faire ce qui est juste malgré elle. C’est cohérent avec son parcours, même si la série nous aura quand même répété le thème un paquet de fois avant d’arriver jusque-là (et moi aussi, du coup).

La saison se termine alors sur John qui règle quelques dernières choses. Il laisse tout l’argent demandé à Maggie avec une lettre lui disant qu’il est toujours désolé (c’est tellement n’importe quoi !), remet les affaires d’Hal à leur place puis rentre chez lui, où ses frères et ses parents sont encore là. Il retrouve notamment sa mère, avec qui toute cette histoire de Green Lantern avait commencé des années plus tôt. Un vrai héros. D’ailleurs, le dernier plan de la saison nous montre qu’il est enfin capable de voler à son tour.

C’est bon, cette fois : John Stewart est le Green Lantern de la Terre.

En bref

Je ressors assez partagé de cette première saison de Lanterns, et je pense que mes notes en dents de scie le montrent assez bien. Il y avait vraiment de bonnes idées : le duo John/Hal fonctionne souvent, le casting est excellent, l’univers de Green Lantern est utilisé d’une manière assez originale et plusieurs mystères m’ont suffisamment accroché pour me donner envie de revenir chaque semaine. J’ai aussi beaucoup aimé certaines utilisations des pouvoirs et cette idée de raconter une histoire de super-héros qui ressemble davantage à une enquête qu’à ce qu’on voit habituellement dans le genre.

Le problème, c’est vraiment la manière de raconter tout ça. J’ai passé huit épisodes à avoir l’impression qu’on me donnait des morceaux de plusieurs films dans le désordre plutôt qu’une vraie saison de série. On prend énormément notre temps au début, on expédie soudain une énorme partie de l’intrigue au cinquième épisode, puis on saute dix ans plus tard pour lancer quasiment une nouvelle histoire. Les scénaristes adorent également passer par des détours, des longues conversations et des révélations gardées artificiellement pour plus tard alors qu’un récit chronologique aurait parfois été à mon sens beaucoup plus efficace et agréable à suivre.

Et surtout, je n’ai jamais vraiment accroché aux personnages. Je reconnais volontiers les qualités d’Hal, John, Kerry ou même Noah sur le papier, mais leurs histoires personnelles m’ont rarement passionné autant que la série semblait attendre de moi. Je ne regrette donc pas d’avoir vu Lanterns et je ne peux pas dire que c’était mauvais. Loin de là. Il y a même eu plusieurs épisodes vraiment très bons. Simplement, ce n’était clairement pas la série Green Lantern que j’aurais imaginée et son style de narration m’aura régulièrement laissé sur le bord de la route.

À l’heure où j’écris ces lignes, Lanterns n’a pas encore officiellement obtenu de saison 2, même si les scénaristes travaillent déjà sur une éventuelle suite. Avec cette fin, il y aurait évidemment de quoi faire : John doit désormais s’installer comme protecteur indépendant de la Terre, Guy lui promet plus ou moins que les Gardiens ne laisseront jamais passer ça et il reste à voir jusqu’où ils seraient prêts à aller pour récupérer la bague.

Je ne suis pas sûr d’avoir réellement envie de repartir pour huit épisodes construits de la même manière, cependant. Il me semble aussi qu’il ne faudrait surtout pas revoir Kerry et Noah immédiatement. Leur histoire a suffisamment occupé cette saison et j’aurais besoin que la série passe à autre chose avant de revenir à eux, même si c’est dommage parce que Kerry est probablement le personnage le plus complexe de la saison et Kelly Macdonald était excellente. Pour une éventuelle suite, j’aurais surtout envie de voir ce que John fait concrètement de son nouveau rôle de Green Lantern de la Terre et à quel point il est accepté ou non…

Photographies promotionnelles de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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Lanterns – S01E07 – The Jordan Boys’ Legacy – 15/20

Si j’ai lancé cet épisode sans grande envie et juste pour finir la saison, je dois dire que je ne l’ai pas trouvé si désagréable. Je continue de trouver la manière de raconter l’histoire bien trop tortueuse pour rien et de ne pas accrocher aux personnages, mais il y a de bons twists, quelques excellentes scènes permettant au casting de briller et… Ouais, OK, il y a aussi un peu un mystère qui me fait revenir, j’avoue.

Spoilers 

John déterre Hal pour découvrir qui peut bien l’avoir tué.

No, I just wish I killed you.

Le temps passe et il passe vite : déjà un mois que cet épisode a été diffusé et donc cinq semaines que je n’ai pas regardé la série. Elle ne me manque pas tellement et en vrai, je n’ai pas plus envie que ça d’y revenir. À deux épisodes de la fin de saison, ça me soule de ne pas tout voir cependant, alors je m’y remets histoire de la compléter et de pouvoir dire que j’ai tout vu. En plus, elle n’était pas si mauvaise et avait vraiment ses qualités, alors j’ai bon espoir.

Mon espoir est vite balayé par la première scène qui nous ramène en 1975 pour nous montrer l’enfance d’Hal. Qu’est-ce que j’en ai à faire de lui, honnêtement ? Ne peut-on pas laisser les morts être morts, finalement ? Non, j’exagère, mais c’est-à-dire que l’épisode nous montre son enfance et qu’il n’a pas une enfance qui me passionne : il fait du baseball et c’est vraiment un aspect de la culture étatsunienne qui m’échappe complètement – je n’arrive pas à m’y intéresser.

Quand en plus on nous présente ça pour nous dire qu’il est surprotégé par un père qui veut qu’il soit le meilleur et fasse tout pour ça, quitte à se mettre le coach à dos ou quitte à ce que son père se batte avec le coach… Bon, voilà, quoi, c’est pas mon monde ; pas ma vision des choses.

En tout cas, Hal était sur le point de réussir un no-hitter quand son coach a voulu le remplacer. Il a refusé de rendre la balle, s’est battu avec quasiment toute son équipe et c’est pour ça que son père, Martin, est ensuite convoqué pour le remettre dans le droit chemin. Ce n’est donc pas ce qu’il se passe, le passage sert surtout à nous montrer à quel point petit Hal admirait son père et le voyait comme son héros. Martin lui transmet une clé, comme son propre père l’avait fait avant lui, en lui expliquant qu’elle ouvre un coffre contenant ce qu’il faut en cas d’échec. C’est le fameux « Jordan boys’ legacy » du titre : quelque chose que les hommes de la famille se transmettent de père en fils et que, d’après Martin, les femmes de la famille ne pourraient pas « porter ». Charmant.

Petit Hal était un grand fan de son père et avait une belle relation (toxique) avec lui – il le voyait comme son héros, son tout. Malheureusement, le père meurt jeune sans qu’on ne sache exactement comment. Le gamin est triste au moment de regarder son père dans le cercueil… et on nous fait une transition vers Hal qui regarde son propre corps dans la tombe.

Nous sommes de retour en 2026 et John essaie de résoudre le meurtre d’Hal. En vrai, ça faisait un cliffhanger digne d’une fin de saison, je trouve. Bref, ce n’est pas la question : l’hologramme de Hal Jordan n’est pas très heureux de découvrir qu’il est mort et que John est le nouveau Green Lantern. Le mensonge de John ne dure que quelques instants avant qu’il ne révèle qu’il a volé la bague sur le cadavre pour pouvoir résoudre l’énigme de sa mort.

Le truc, c’est qu’Hal n’est pas ravi du vol et n’a pas franchement confiance en John. En vrai, ça peut se comprendre, mais John n’a pas de temps à perdre : il ne reste que 2% à la bague. Heureusement, ce sont des pourcentages de batterie plus efficaces que ceux d’une batterie de téléphone : il leur reste donc plus d’une heure avant qu’Hal ne disparaisse à nouveau définitivement.

John le met donc en veille pour l’amener jusqu’au bâtiment où le coffre à reconnaissance vocale refuse de s’ouvrir. Hal étant super chiant, il refuse également de l’ouvrir avec sa voix, refusant de parler tant que John ne lui aura pas parlé.

Quand John accepte, bien forcé, Hal s’intéresse plus à la vie de John qu’à sa mort. Il s’intéresse de savoir qui est Marcus, puis veut parler à la police. John est ainsi forcé de lui expliquer qu’Hal était amoureux de la shérif et que Kerry a autre chose à faire que de le voir – il faut la laisser faire son deuil. Seulement voilà, Hal veut évidemment voir de qui il était amoureux.

John n’a d’autre choix que de l’emmener auprès de Kerry. La ville n’a jamais été si grande, par contre, il met trois plombes à la rejoindre. Ce n’est pas bien convaincant et pour ne rien arranger, Hal réapparaît chaque fois qu’il le veut – en fait, chaque fois que John pense à lui. C’est une bonne excuse pour le faire revenir et pour nous montrer une fois de plus que John est particulier : même quand il n’a pas la bague sur lui, Hal peut apparaître. Aucun Lantern ne peut le faire en théorie, mais lui, il y parvient. Evidemment.

Le truc, c’est quand même qu’Hal apparaît beaucoup alors qu’ils sont censés avoir peu de temps. Je ne suis pas sûr de saisir l’intérêt de toutes les scènes en plus. Quand c’est pour développer la relation John/Hal, ça peut le faire (oh c’est meugnon, il fait un compliment à John maintenant qu’il est mort) ; mais quand c’est pour qu’Hal découvre un peu plus la mythologie de la ville… bon, voilà quoi.

Kerry ? On la retrouve alors qu’elle est dans le gymnase de la ville à voir son fils faire un long discours. Elle ne semble pas trop être en train de vivre un énorme deuil et est même plutôt joyeuse, mais bon, l’actrice est excellente : dès que John arrive et lui fait revenir Hal sous le nez, elle change du tout au tout. Avant ça, Billy n’est pas ravi de voir John mais ça n’apporte rien à la série de nous le ramener, je trouve. Franchement, j’ai de la peine pour Kerry et je préfère parler de ça : elle se retrouve face à un hologramme de son mec mort, mais un hologramme créé avant qu’il ne la connaisse. C’est donc un inconnu qui est face à elle : un inconnu avec la voix et l’humour de merde de son mec ; et elle ne peut pas le toucher. La pauvre, franchement.

Hal lui pose quelques questions pour vérifier s’ils se connaissent vraiment. J’ai bien aimé cette scène, surtout que ça nous montre bien l’attachement de Kerry et à quel point elle le connaît bien : elle est aussi chiante que lui quand elle répond à sa question sur ce qu’il peut bien penser de John. C’est logique : Hal s’inquiète de savoir s’il peut avoir confiance en la personne qui l’a déterré et j’aime que Kerry s’en rende compte mais laisse tomber. Elle veut aller au bout de l’enquête avec eux, mais doit tout de même gérer la fête qu’elle organise pour son fils avant ça. Allons bon.

Le problème, c’est qu’Hal considère désormais que c’est Kerry qui est coupable de son meurtre. Il refuse donc d’aller au box avec Kerry. Tant mieux, ça nous fait gagner du temps après tout : Jordan et John se retrouvent donc face au coffre de Jordan. Cette fois-ci, sa voix peut l’ouvrir, même si selon lui, il essayait probablement de garder quelque chose caché à l’intérieur.

Dedans, il y a un flingue, un poncho et… un portail qui mène vers une autre planète. Nous voilà bien. C’est original comme idée et ça nous dépayse complètement car la série quitte clairement son ton encore un peu réaliste des premiers épisodes. Après un détour pour s’éloigner du garage où était le coffre, Jordan rouvre le portail.

Il le mène, toujours avec l’hologramme, sur une autre planète où l’air est respirable, comme promis. John se retrouve ainsi au milieu d’un désert très sombre. On ne voit pas bien ce qu’il se passe, mais bon, il y a une lueur lumineuse au loin dans le désert et une sorte de vaisseau spatial dans le ciel au-dessus d’eux. Il faut en retenir aussi que John a l’impression d’être déjà venu par le passé, ce qui est surprenant puisqu’il n’a jamais quitté la Terre.

Le vaisseau est une ville à l’abandon d’après l’hologramme qui peut s’y rendre : John comprend vite pourquoi c’est désert au-dessus d’eux. Au sol, dans le sable, il y a tout un tas de squelettes. Yep : un Manhunter a défoncé cette planète, et c’est probablement celle d’Antaan. John comprend qu’il se souvient donc être venu à cause de la torture que celui-ci lui avait fait subir.

Cela ne nous dit pas pourquoi Hal est venu sur cette planète, par contre. Bien sûr, John et Hal ne peuvent s’entendre à merveille sur un long temps. Inévitablement, John utilise une technique éprouvée pour désactiver l’hologramme : il se met à chanter sans l’écouter. C’est efficace, apparemment. Bien qu’ils soient dans un désert, à la nuit tombée, John et Hal se retrouvent à ramer dans le noir complet sur une mer pas si calme – parce qu’il y a bien sûr un orage.

On passe d’un extrême à l’autre, quoi. En plus, pour ne rien arranger, John se met à délirer et à avoir des hallucinations. Cela ne nous aide pas tellement à comprendre ce qu’il se passe de le voir imaginer son père puis son frère lui hurler qu’il a peur de ne pas avoir ce qu’il faut pour être un Lantern. On en revient toujours au même : John est complètement déglingué par son père et par la question « est-ce que tu as peur ? ».

L’hallucination s’arrête quand l’hologramme de Jordan décide d’envoyer John dans l’eau. Quand celui-ci revient à la surface, il explique qu’il a ces hallucinations qui étaient sur le point de le mener au suicide (apparemment) à cause du gaz présent sur la planète – le gaz qui a poussé tous les habitants de la planète à s’entretuer. Eh, encore une fois : la série me plaît bien, mais je n’aime pas comment tout est présenté. C’est l’écriture qui me pose problème, on nous fait trop passer par des chemins tortueux pour pas grand-chose.

Je veux dire, le gaz là, c’est vraiment juste une étape qui est aussitôt oubliée : John se remet à ramer – on se croirait sur le Styx – et hop, Jordan décide de se confier sur la mort de son père. À nouveau : ça ne m’intéresse pas. Je vieillis mal, peut-être, mais je ne vois pas ce que ça apporte à la série de savoir que le père de Jordan s’est suicidé. Cela n’explique pas (ou en tout cas ne justifiera jamais) qu’Hal soit si chiant et imbu de lui-même, non ? Apparemment, ça justifie une fois de plus la proximité entre John et Hal.

Ils sont devenus de vrais potes dans cet épisode, yay. Bon, par contre, on approche de la fin et c’est là qu’on apprend que John a perdu son flingue dans l’eau. Ce n’est pas bien malin, surtout que la bague est presque déchargée. L’épisode se termine sur une dernière métaphore un peu lourde : Hal dit à John qu’il a un bon bras, exactement comme son propre père le lui avait dit en 1975. La raison ? John frappe le visage d’un type qui a eu la mauvaise idée de prendre Hal en otage. L’hologramme n’a qu’à disparaître pour être libéré, quoi.

L’homme ? Il connaît John apparemment, et on ne sait pas grand-chose de lui si ce n’est qu’il est en fuite depuis des années : il s’agit de Sinestro. Apparemment, son but était ici de voler le bateau de John et de trouver le portail pour venir sur Terre. Pourquoi ? On va voir ça dans le dernier épisode, hein.

Oh et sinon, en parallèle de tout ça, on suit aussi Marcus faire des virements pour John – et ça sent tellement le frère qui va le voler – afin qu’il puisse donner à Maggie l’argent qu’elle réclame. Who cares ? Marcus, évidemment : il se demande même si son frère n’a pas tué directement le père de Maggie pour céder à un chantage aussi grossier (il file même sa montre à Maggie le temps de débloquer l’argent, et sérieux… Pourquoi ?).

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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VisionQuest – S01E06 – Deadlock – 16/20

Cet épisode 6 me prouve à quel point VisionQuest peut être géniale quand elle utilise bien son potentiel et laisse de côté le pire de ce qu’elle a à offrir. L’intrigue se divise en deux, voire trois, dans ce volet et ça fait beaucoup de bien, car ça nous redonne de l’oxygène et des scènes que j’apprécie vraiment. Mon problème est que je n’accroche pas du tout au fil rouge autour des méchants et que celui-ci prend une place trop importante – c’est un défaut récurrent dans les séries Marvel et c’est exactement ce que nous n’avions pas dans le reste de la trilogie. Comme cet épisode traite enfin les intrigues secondaires qui m’intéressent bien plus et pour lesquelles je suis là, cependant, ça donne un bilan nettement plus positif.

Spoilers 

Tommy est prisonnier de Paladin qui compte s’en servir comme monnaie d’échange pour récupérer Vision.

Technically this is reverse-Speed.

Vous savez quoi ? Je me plains de la longueur des épisodes, de mon ennui par moment devant et tout… mais en vrai, je passe un temps fou sur chaque critique. C’est donc qu’il y a des choses à dire. Forcément que Marvel me prend tout mon temps libre si je me mets à passer 30 minutes entre chaque épisode pour peaufiner mon avis et faire mes théories. Et, au risque de me répéter encore et encore, tout ça me fait une fois de plus regretter la décision de diffuser deux épisodes d’un coup. Peut-être que la série POURRAIT avoir de quoi provoquer les réactions que j’aimerais, les théories interminables et les reprises sur les réseaux sociaux… Elle ne les a pas car cette diffusion provoque un rythme de visionnage différent chez tout le monde. On n’a pas tous 2h30 à tuer dès le mercredi matin. J’adore les vacances scolaires, je bosserai cet aprèm et personne ne peut m’en empêcher.

Allez, vous êtes là pour la critique peut-être ? Malheureusement, ce n’est pas bien glorieux. L’épisode commence par Joséphine qui se recueille sur sa propre tombe en écoutant Carmen. Elle reçoit alors la visite d’Ultron, qui maintenant qu’il est libre vient la rejoindre. J’ai soupiré si fort quand elle explique qu’il s’agit de leur deuxième rencard.

Qui a envie de voir Ultron et Joséphine draguer quand ils peuvent détruire le monde ? En plus, Ultron se blesse quand il arrive chez elle (j’ai levé les yeux au ciel, une IA qui saigne ? Je sais que le but est de les humaniser pour qu’on les apprécie… mais voilà quoi) et pire encore, il demande à Joséphine à quoi sert la bio-clé qu’il a prise à Katerina. Attendez. Ultron a fait tout ça sans savoir à quoi servaient les clés biométriques ?

J’espérais quand même qu’il savait ce qu’il faisait. Je trouve déjà désastreuse la pirouette des scénaristes révélant après coup qu’il avait pris la bio-clé avant de faire en sorte que Joséphine pense avoir perdu AVANT DE faire équipe avec elle… mais là franchement ! Pourquoi décide-t-il de s’associer avec elle s’il ne sait même pas exactement ce qu’elle vise ? Et comment peut-il être assez con pour en plus tomber dans le piège évident de Joséphine ? Elle le contamine sans mal avec un virus, le rend donc malade et en fait aussitôt son prisonnier. Là, c’était trop et j’ai failli m’énerver : on parle d’Ultron, putain ? Ce n’est pas un humain qui tombe amoureux, c’est une IA franchement. Heureusement que la série révèle aussitôt qu’Ultron est plus fort que Joséphine.

Il n’a aucun mal à contrecarrer le plan de Joséphine et à lui montrer qu’il a le pouvoir sur elle. Par contre, que ça termine en scène de tension sexuelle entre les deux personnages alors que ce sont des IA, des robots… C’est un parti pris, quand même.

Joséphine accepte en tout cas Ultron dans son code : elle lui montre ainsi sa vie – la vie de l’humaine avant qu’elle ne devienne robot. C’est ainsi qu’on découvre que Joséphine et ses collègues ont réussi à créer les premières IA, puis les robots qui vont avec dans l’univers Marvel. C’est un peu ironique dans notre monde où ChatGPT nous a envahi il y a un moment. En plus, alors que c’est un succès pour les robots, Joséphine découvre que la maladie de son père la rattrape. Elle perd peu à peu la mémoire et son esprit, ce qui permet à son équipe de vendre le code qu’ils ont mis au point grâce à elle… à Stark.

C’est la naissance de Jarvis, et la mort de Joséphine Carrington. La scientifique est morte, mais pas ses créations. Mieux encore : à côté de son cadavre reposent des nanobots. C’est là l’objectif de Joséphine aujourd’hui ? OK. Ces nanobots font moins 0,1 mm d’épaisseur, mais apparemment, ils peuvent faire de gros dégâts. Joséphine affirme qu’elle veut les protéger et les soigner : plutôt que de suivre l’objectif initial qui est de donner de l’humain aux machines, elle propose tout simplement de programmer les humains en mettant un peu plus en machines en eux. Elle veut nous intégrer des robots dans le corps, super. Toutefois, cela n’explique pas d’où vient le corps robotique de Joséphine. Celle-ci ne semble pas vouloir expliquer tout de suite ce qu’il en est.

Heureusement, la série reprend également l’intrigue sur Tommy dans cet épisode. C’est la partie qui me plaît davantage, vous l’aurez compris. Il se réveille alors qu’il est kidnappé par Paladin. J’aime bien le fait d’avoir des flashbacks de WandaVision quand il est inconscient, en vrai, et ça me vend vraiment un moment où il retrouvera Billy. J’ai trop hâte de voir ça.

En attendant, Tommy est bien piégé par Paladin : le tueur à gages a décidé de lui mettre des explosifs à capteur de mouvements dans le bras. C’est simple : s’il utilise ses pouvoirs, il explosera. Ben super. Le van de Paladin est cette fois en plein cœur de Madripoor. Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi, mais bon, c’est comme ça.

Pendant ce temps, Lisa est la pire des pick-pockets. J’ai toujours un problème avec ce genre de personnages. En plein cœur de Madripoor, elle est au paradis : les rues sont surpeuplées et il est facile pour elle de voler des choses en papotant avec Vision. Le truc, c’est qu’elle manque trop souvent de discrétion. Nous n’en sommes pas au coup de ses quatre bras, mais quand même.

La conversation ? Lisa explique à Vision qu’il apprendra à être un père, comme n’importe quel humain : on apprend les relations humaines en expérimentant au fur et à mesure après tout. Certes, être né humain nous donne forcément des codes, mais dans le fond, elle n’a pas tort. Il a juste quelques coups de retard. Il n’empêche que Vision a encore du mal à comprendre les humains, et Lisa en particulier.

Cette dernière retrouve sans aucune difficulté Tommy. C’est l’avantage : Paladin a donné rendez-vous à Ultron – donc Lisa savait où aller. Oui, oui, Lisa est là, mais elle ne sert à rien dans la scène à part faire plaisir Tommy un quart de seconde. Elle disparaît en effet de l’échange qui suit dès que Vision arrive (elle est assise à table, en vrai, mais personne ne la filme). C’était un échange tout ce qu’il y a de plus convenu entre Paladin et Vision, deux ennemis après tout. Vision découvre donc la bombe dans le bras de son fils et apprend que pour la désarmer, il suffira qu’il passe lui-même en mode veille et se laisse embarquer par Paladin.

On ne peut pas dire que ça inspire la confiance alors Vision refuse, forçant Paladin à se servir de ses drones pour se faire comprendre. Malheureusement pour lui, Paladin est piraté une fois de plus et aucun drone ne vient à sa rescousse. À la place, nous suivons son assistante s’inquiéter de ce hacking, particulièrement quand quelqu’un se met à frapper à sa porte. Là-dessus, j’ai aimé la révélation : c’est Edith qui est derrière la porte et l’assistante de Paladin est évidemment une IA. Je m’agaçais de l’absence de nom pour ce personnage et, du coup, je me sens vraiment idiot de ne pas avoir envisagé avant qu’elle serait une IA. C’était tellement évident !

Comme quoi, ça a beau être prévisible, l’absence de théories sur la série et d’échanges sur les réseaux m’endort un peu quand même. Bon, en plus, pour ne rien arranger, Edith découvre que l’IA de Paladin était sa prisonnière. Elle n’a aucun mal à la libérer, et j’ai eu la flemme d’écrire son nom interminable ici. Adieu. C’est presque décevant que le personnage connaisse une fin si rapide. En plus, Edith la retrouve facilement, mais elle n’a aucune piste pour retrouver Friday ? Pff.

Bref, Paladin perd un sacré avantage technique, mais ce n’est pas grave : il a d’autres tours à jouer. Il accuse le coup et se venge de Vision avec ce qu’il a : la révélation que cette version de Vision a été créé pour tuer Wanda. Tommy n’était pas au courant, pas plus qu’il ne sait exactement ce qu’est WandaVision… Pourtant, malgré les flashbacks qui l’assaillent, Tommy choisit de faire confiance à Vision : il affirme qu’il voulait simplement le protéger.

Pour toute réponse, Vision décide d’attaquer Paladin sur le même terrain : il s’en prend à son fils ? Très bien, Vision s’en prend à Matilda Denning, la fille de Paladin. C’est un peu simple comme révélation, mais voilà, Paladin a une fille dont il s’occupait avant que Thanos ne passe par là. La fille a vraiment une vie de merde, en plus : sa mère s’est fait tuer par erreur à la place de son père, puis son père a été effacé de l’existence par Thanos. Pour autant, quand Paladin est revenu, il a décidé de ne pas retourner auprès de sa fille, découvrant que sa fille s’en sortait mieux sans lui et vivait une existence heureuse.

Bon, tout ça agace un brin Paladin, forcément, et ça empire quand Vision révèle qu’il a accès à plein de données sur la gamine devenue adulte. Il récite tranquillement toutes les données auxquelles il peut accéder, ce qui fait que Paladin finit par sortir son arme et la braquer sur le visage de Vision. Ils se font alors tirer dessus. Par chance, ce n’est donc pas Paladin et ses balles en adamantium qui tire directement dans la tête de Vision. Il n’empêche que la fusillade qui suit est loin d’être simple : il s’agit de Raza et ses hommes. Raza est un autre tueur à gage employé pour récupérer Vision, mais ce n’est pas n’importe qui dans l’univers Marvel non plus. Cela ne change pas grand-chose, mais c’est du fan-service efficace alors autant le dire : c’est le chef des terroristes des Dix Anneaux, ceux qui avaient enlevé Tony Stark il y a… euh, 18 ans, déjà. Le premier film Iron Man, quoi.

Acculés par la fusillade, Paladin et Vision se retrouvent à se protéger derrière le même comptoir et deviennent par la force des choses des alliés provisoires pour faire face à Raza – même si le but ultime de Paladin reste d’exécuter son contrat à la fin, hein. Paladin en profite tout de même pour expliquer qu’il n’a pas mis de bombe dans le bras de Tommy : il a juste mis une guirlande de Noël.

C’est un peu hilarant, surtout que Tommy s’en rend compte et comprend aussitôt ce qu’il en est quand il passe avec Lisa devant une vitrine avec les mêmes guirlandes – ils s’enfuient ensemble lors de la fusillade, tout simplement. Ne sachant pas trop quoi faire, ils décident de monter dans le camion de Paladin pour s’enfuir de là. Cela tombe bien : la cleptomane a eu le temps de prendre les clés de leur ennemi (c’était un peu lourd la scène qui révèle tout ce qu’elle a volé, non ?). Malheureusement pour eux, Paladin est un psychopathe qui a prévu le jour où il se fera voler sa voiture. Il a donc un système de sécurité au point qui permet de vider la voiture de son oxygène.

C’est un faux suspense : Tommy et Lisa sont sauvés très rapidement par Edith. En attendant, j’ai bien ri du gag de Paladin sur le fait qu’une énigme pourrait les sauver – ah, en fait non. Simple et efficace.

Pendant ce temps, Paladin s’est fait tirer dessus et est blessé, ce qui force Vision à cautériser la plaie. Vision ne peut pas faire grand-chose de plus, Edith révèle que Raza a un brouilleur sur lui empêchant d’utiliser les drones de Paladin – mais pas d’aller pirater sa voiture, apparemment. La situation semble inextricable pour nos héros, mais c’est le moment que choisit le grand méchant pour se révéler à nouveau. Il coupe toute l’électricité de Madripoor et s’adresse à la ville toute entière (à la Voldemort pendant la bataille de Poudlard, eh) pour finalement parler uniquement à Vision. Il se révèle sans dévoiler son identité, puis demande à Vision de se rendre… car sinon, il n’hésitera pas à tuer tout le monde sur son passage.

Pardon, mais du coup, cette menace est inutile ? Je veux dire, la scène est cool, mais on le savait déjà qu’il y avait un contrat sur la tête de Vision posé par quelqu’un qui n’en avait rien à faire de le voir en vie ou non… Bref, pas de surprise. Enfin, si : ce mystérieux client promet à Vision de lui rendre son coeur, son âme et ses émotions… Mais en a-t-il vraiment besoin puisque ça lui revient peu à peu dans la série ? Pire, on est d’accord que ça pue le piège à plein nez ? Après, si ce client pouvait être Billy, je leur pardonnerais peut-être cette perte de temps.

Enfin, perte de temps… Cela permet une petite pause pour reprendre des forces, on va dire. Paladin et Vision décident donc de faire équipe pour lutter contre Raza, alors que Tommy et Lisa, après un petit baiser, décident de foncer dans le tas avec la camionnette de Paladin.

Comme dans un jeu vidéo, cela permet à Edith de s’éclater : Lisa désactive le brouilleur sur les conseils d’Edith, et l’IA peut alors sortir les drones pour tuer tous ceux qui tirent sur la camionnette. C’est presque trop simple, eh. Pendant qu’Edith tue tous les méchants qu’elle croise, Paladin et Vision sont occupés aussi avec certains hommes de main.

Vision parvient tout de même à rejoindre Tommy et Lisa dans la camionnette, ce qui mène à un moment amusant où Vision ne sait pas comment exprimer sa joie de voir Tommy en vie. L’humour était simple, mais il rend un peu mieux dans cet épisode que les précédents. Si tout semble aller pour le mieux, l’épisode en revient à Joséphine et Ultron pour révéler le plan de Joséphine : utiliser les nanobots pour infiltrer les humains.

Son objectif initial est Tommy, mais Ultron l’en empêche, par peur de Vision. Il sait qu’il ne pourra pas arrêter la revanche de Vision si on s’en prend à son fils. Tant pis, c’est donc Lisa qui prend cher et se récupère un nanobot dans l’œil. C’est triste : Friday avait réussi à infiltrer Joséphine et à prévenir Edith à temps de ce qu’il se passait (eh, vous avez remarqué comme j’ai bien aimé Edith dans cet épisode ? À tous les coups, c’est parce qu’elle parle de son ex-boss lycéen qu’était Spiderman), mais Vision n’a pas été assez rapide.

Lisa est donc infectée et explique le plan de Joséphine à Vision, avant d’essayer de le tuer avec un flingue. Heureusement, cette fois, ce ne sont pas des balles d’adamantium. Cela permet donc à Vision de faire face à Lisa et de demander à son fils de s’enfuir.

Cependant, il ne l’écoute pas : Tommy utilise plutôt ses pouvoirs pour neutraliser Lisa. Il est à ça de la tuer, en vrai, mais supplie Vision de ne pas la laisser mourir. Elle est vite stabilisée par un sédatif, mais tout ça prouve que le concept de Joséphine est bel et bien possible. Pas trop inquiet pour Lisa, Tommy profite du temps de pause qui suit pour demander à son père ce qu’est exactement WandaVision. Ah bordel. Le deuil de Wanda en 4K et, en plus, résumé vite fait en une minute par cet échange entre Vision et Tommy est excellent. J’adore cette série de 2021, il faut que je la recommence une fois de plus. VisionQuest ne fait pas le poids, mais surfer dessus l’améliore.

Après un épisode à nous expliquer le plan de Joséphine, la série fait aussi un étrange demi-tour sur la fin : Joséphine rend Ultron plus réel car maintenant qu’il a ses souvenirs, il peut découvrir pour de vrai le goût du whisky. Trop géniale, cette histoire, Ultron peut devenir alcoolique, tu m’étonnes que ça le fasse tomber amoureux. Ben oui, figurez-vous que juste après, Joséphine lui explique qu’elle se sent de plus en plus artificielle. Elle semble donc avoir des regrets pour ce qu’elle a fait subir à Lisa et sent qu’elle passe à côté de ce qu’est l’amour. Ce n’est pas grave, parce qu’Ultron est là pour lui dire qu’elle est importante à ses yeux et que, lui, il l’aime. Il décide même dans l’épisode de l’appeler Jocasta. SU-PER. Un peu d’inceste, ça manquerait presque. En vrai, Jocasta, dans les comics, c’est un robot créé par Ultron pour qu’elle devienne sa femme. Voilà, ça ne surprendra donc personne ce twist…

Et puis, pardon de le redire, mais vraiment, je n’accroche pas à leur intrigue à eux deux. Ce cliffhanger qui voit les robots s’embrasser ? Je ne sais pas, Westworld gérait bien mieux cette thématique et c’est peut-être ça le problème : c’est du réchauffé d’un plat surgelé de sous-marque.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television