Mes derniers coups de… #52

Salut les sériephiles,

Si je vous dis : coup de cœur, coup de mou, coup de poing, coup de blues, coup de vieux, coup de barre, coup de bol, coup de gueule, coup de tête, coup tordu, coup de pub et coup de grâce… vous vous en rappelez, vous ?

Cela fait un an ou deux que j’ai publié le dernier article «  mes derniers coups de…  » et en ce début de mois d’août, comme chaque année, je fais le point sur le blog, le temps que je ne trouve plus (et que je ne prends plus) pour écrire comme pour regarder mes séries. Forcément, ça me travaille et comme c’est un article qui plaisait à tout le monde à l’époque, ben… le revoilà.

Allez,  trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de cœur : Je n’ai pas de série ou d’acteur en tête pour ce point (enfin si, mais ce ne serait pas bien original de parler de Tom Holland et du dernier Spiderman quoi), donc je vais déjà aller taper loin des sujets habituels du blog et parler… bouffe. J’ai découvert, au hasard d’un détour dans une roseraie (ouais, en plein mois d’août, pas ma meilleure idée, je sais), qu’il existait de la glace à la rose. C’est un goût que j’aime depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’en goûter, mais que je trouve souvent écoeurant ou trop fort. Ce n’est pas du tout le cas quand c’est en glace. Bref, une tuerie, je vous recommande si vous avez l’occasion un jour, même si ça ne se trouve pas facilement.

Coup de mou : Comme lors des derniers articles « coups », je pense vraiment que nous sommes dans un ventre mou interminable du côté des networks et de la production des séries. C’est paradoxal d’avoir autant de nouveautés et si peu de réussites, mais vraiment, l’âge d’or des séries manque. Ce n’est pas pour rien que la nostalgie fonctionne avec tant d’effets dans les rewatchs et les reboots !

Si, si, il y a quand même des bonnes surprises dans les séries récentes, je suis désagréable et un vrai vieux con en devenir… à moins que je ne le sois déjà ?

Coup de poing  : Je vais peut-être entrer un peu plus dans  le vif du sujet et évoquer un de mes rares visionnages d u  moment, à savoir X-Men 97. La saison 2 se termine mercredi et je devrais donc publier mon article dessus dans la foulée, mais en attendant, je savoure les combats qu’on y trouve dans chaque épisode. C’est bien LA qualité la plus évidente de cet animé : les dessins sont tops comme à l’époque et les combats une certitude chaque semaine.

Coup de blues : Est-ce que c’est trop simple de parler ici de Joshua Bassett ? Comme il a sorti une chanson qui s’appelle « Blue », probablement. Il a annoncé son prochain EP qui sortira vendredi prochain. Le coup de blues, c’est que ça ne m’a pas spécialement motivé. Autant je continue de saigner quotidiennement l’album d’Olivia Rodrigo, autant les sorties récentes de Joshua Bassett ne me plaisent plus autant que ses premiers titres. Sa voix reste dingue, mais pas fan de sa direction artistique – et de ses choix d’ordre plus privés, mais ça, il fait bien ce qu’il veut, vous me direz. En vrai, je dis tout ça, mais j’ai déjà beaucoup écouté la dernière sortie et j’attends quand même cet EP :

Coup de barre  : Rien n’a changé depuis l’article 51, je n’arrive toujours pas à me décider à lancer des épi sodes.  J’ai presque l’impression que c’est c e qui me motiv e à écrire ces articles, pour aller piocher dans plein d’autres suj ets !  Ce mois-ci, je peux accuser la canicule pour expliquer ma flemme. Vraiment, ça me fatigue : l’éco-anxiété est là, la météo est en train de nous rendre tous accro avec des prévisions qui changent toutes les trois ou quatre heures et la perspective d’une cinquième vague de chaleur en deux mois (sérieusement, y a vraiment eu des pauses entre ?) me terrasse d’avant. J’angoisse et je fatigue.

Coup de vieux : En préparant cet article, je me suis mis à relire les articles « coups de » et j’ai découvert qu’en fait le dernier datait de 2022. Quatre ans déjà ? Pire que tout : dedans, je parlais du renouvellement de Riverdale pour deux saisons supplémentaires. D’où ? Comment ? J’ai l’impression que la fin de Riverdale était il y a une éternité. Le temps passe et faut que j’arrête de m’étonner de me découvrir des cheveux blancs si je me mets à croire que quatre ans n’en font que deux ou si je me dis, comme Ryan Murphy, qu’un retour de Glee ne ferait peut-être pas de mal !

Coup de bol : Je me plains de la chaleur, mais ce matin, j’ai eu l’occasion de faire un tour en forêt SOUS LA PLUIE. J’ai presque eu froid. J’ai savouré ce bonheur autant que ma glace à la rose, donc voilà, ça méritait de vous en parler, même si ça fait quand même deux coups juste pour vous parler de la météo. Arf. Les cheveux blancs, la météo, bientôt, je vais vous faire un article sur la morning routine en maison de retraite si je continue !

Coup de gueule : C’est totalement inutile comme coup de gueule car je sais que c’est nécessaire et que c’est pour le bien à long terme, mais sachez que j’en ai déjà marre des travaux du mois d’août. Voilà. Le plus impactant, c’est probablement ceux qui sont en cours sur le RER A depuis hier : ils m’empêchent d’aller à Disneyland parce que flemme de me rajouter, au mieux, 50 minutes de bus sur un trajet déjà long (encore à l’aller, pourquoi pas, mais au retour, eh !). Vous n’avez peut-être pas suivi, mais je passe ma vie là-bas désormais, c’est ma petite pause détente de la semaine, quoi. Bref, pas de détente au mois d’août, voilà, je vais me contenter de bosser (et c’est peut-être pas plus mal). Oui, je sais, je peux aussi rattraper mes séries, ça ne ferait pas de mal !

Coup de tête  : Je suis en  train d’écrire un article « mes derniers coups » quatre ans après le dernier et même pas trois heures après m’être rappelé l’existence de cette série d’articles. Non, vraiment, le b  log, nos interactions, mes  articles quotidiens, tout ça me manque. J’espère qu’à vous aussi, au moins un peu. Au pire, j’écris tout ça dans le vent et tant pis.

Coup tordu : Et si on parlait séries un peu ? Cette semaine, il y a eu une annonce de casting pour la saison 2 de Heated Rivalry. Je me plains tout le temps des annonces de casting qui spoilent trop de choses et j’essaie généralement de passer à côté autant que possible, mais sur cette série, difficile de ne pas voir mes réseaux sociaux envahis… Surtout quand on annonce la présence de Charlie Gillespie, que j’avais déjà découvert dans l’excellente et partie trop tôt Julie and the phantoms. Bref. C’est tordu d’avoir l’impression d’être de retour en 2020 quand j’ouvre Insta et que j’ai Charlie partout dans mon feed. C’est tordu aussi que ça arrive une semaine après que sans crier gare une photo de lui à poil sous sa guitare se soit faufilée sur mon Twitter (vraiment, faut pas l’appeler « X » ce réseau social, vous imaginez comme cette phrase sonnerait encore plus mal ?). Et c’est tordu car ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais son personnage quand j’ai lu le bouquin. C’est pire encore pour Justice Smith, car vraiment, ce n’est pas du tout le Harris que j’imaginais. Comme j’aime les deux acteurs, je suis content quand même.

Pour les déçu(e)s, les curieux/ses, les amateurs/trices de musique et l’algorithme, la photo de la guitare que vous cherchez est tirée de Splitville, sortie le 5 septembre.

Coup de pub : Il y a quelques semaines, je vous parlais sur le blog de Bingeboxd. Aujourd’hui, je vais vous parler de Bingers. Le principe est toujours le même : trouver une application qui permette de remplacer TVtime ! Bingers est peut-être la promesse la plus convaincante pour l’instant : c’est le nouveau bébé du créateur de TVtime (qui était parti du projet il y a fort longtemps et n’a rien à voir avec sa fermeture) et on y retrouve la grande majorité de ce qui faisait le succès de l’application. Ils ont l’air dans l’équipe derrière l’application assez à l’écoute des retours d’utilisateurs pour l’instant, comme aux débuts de TVshowtime, alors profitez-en, même si…

Coup de grâce : … ma sauvegarde TVtime n’a pas fonctionné comme il fallait alors je m’étais rabattu sur une sauvegarde moins conséquente. Si elle a fonctionné sur Bingeboxd, ça n’a pas été le cas sur Bingers. Au départ, je voulais bidouiller les fichiers et tout pour tout récupérer comme personne ne me répondait du côté de Bingers. Finalement, j’ai ajouté Laura puis (surtout) Frankie et elles avaient déjà tellement de séries comme leurs sauvegardes fonctionnaient que… J’ai tout pillé. Merci les filles ! J’ai donc passé deux heures hier à ajouter des centaines d’épisodes (des milliers, même, gloups) sur l’application. Et je ne suis toujours pas au bout de mes peines, il m’en manque encore. On pourrait croire que c’est déjà un coup de grâce suffisant, mais sachez qu’il y a pire : ça m’a donné envie de faire plein de rewatchs de séries dont j’avais oublié l’existence… ou pourquoi pas de terminer toutes les saisons dans lesquels il me reste genre 4 à 10 épisodes à regarder ou, pire !, même de commencer d’autres énormes morceaux jamais vus. Bon, pas sûr de sauter le pas pour autant, mais rien que l’envie, ça me terrasse autant que la chaleur !

Un autre coup de grâce terrible – ouais, je joue les prolongations avec cet article, parce que ça me manque d’écrire – cette semaine a été la sortie de l’album d’Ariana Grande. Musicalement, j’aime beaucoup et il y a de bonnes choses, mais le clip m’a tellement choqué, comme beaucoup. Cela me rend triste de ne pas la savoir mieux entourée et suivie, l’anorexie (et de manière général, tous les troubles alimentaires), c’est terrible. Je comprends qu’elle ne veuille pas de commentaire sur son poids et tout, mais ne rien dire, c’est quand mêm e être complice. Elle se détruit à petit feu et ça me rend triste.

Voilà, c’est tout. Difficile de conclure après ce paragraphe sans que ça ne sonne étrange, je sais, mais je vais le faire quand même, parce qu’il faut bien. Bon dimanche à tous, je vous souhaite de la fraîcheur dans vos vies et… à très vite.

Widow’s Bay – S01E10 – We Hope You Enjoyed Your Trip – 18/20

J’avais deviné une partie des twists de l’épisode sans m’attendre à ce que ça arrive pour autant et la fin m’a laissé vraiment convaincu par ce que proposait cette saison. Ce n’est pas suffisant pour mettre un terme à la série, mais on sent bien que la saison 1 a raconté ce qu’elle voulait. Il n’y a plus qu’à espérer pour une suite rapide et bien écrite, histoire de clarifier les zones d’ombre qu’il nous reste – en grand nombre.

Spoilers 

Les premiers touristes arrivant, Tom doit prouver que c’est safe de se baigner. Mais est-ce que ça l’est vraiment ?

We’ve weathered storms together before, haven’t we ?

Dingue de me dire que c’est déjà la fin de saison. C’est passé vite, mais cet épisode va prendre un peu plus de temps pour tout conclure, puisqu’il dure pas moins de 48 minutes. C’est beaucoup. On commence en toute logique par Tom, mais on le voit faire des recherches dans les dossiers et ça me laisse tout de même perplexe.

Une fois que c’est fait, il se rend chez Ruth, comme je l’imaginais. Patricia essaie encore de le stopper à la radio, mais c’est en vain. Tom frappe donc à la porte de Ruth, en vain. Il finit par entrer sans y être invité et la retrouve… en train de faire son sport. Au top de la forme, la mamie ! Elle est touchée de voir que Tom pense à elle et veut la ramener à l’abri ; il improvise en lui disant que c’est trop tard pour rejoindre l’abri et se prépare à la tuer. Il n’est pas évident de prendre la décision pour autant. Certes, elle est à moitié sourde et pas très utile à la mairie, mais elle a aussi le cœur sur la main.

Il se rend compte que son calendrier est plein d’activités et qu’elle est généreuse. Pour se dédouaner, il se met à douter des recherches de Rosemary, mais il le fait dans la salle de bain où il est avec les médicaments de Ruth. Ses recherches dans les dossiers médicaux du médecin lui permettent de savoir comment la droguer, au moins. Cela prend plus de temps que prévu quand elle lui fait un thé qui infuse durant 27 minutes et l’entraîne dans une visite guidée de sa maison. Ma foi, les scénaristes savent comment gagner du temps et rendre Ruth sympathique.

Elle montre aussi de vieilles photos à Tom, histoire qu’il apprenne que tout le monde dans sa vie est décédé ou que la maison a été construite par ses parents. Bien qu’elle soit pleine de vie et rayonnante, il tente alors de la convaincre de commettre un suicide, tout de même. Plus exactement, il essaie de savoir ce qu’elle ferait face au dilemme du train – et il veut se dédouaner en ayant son approbation pour la tuer.

Malheureusement, elle n’a pas la réponse qu’il espère : elle ne prendrait pas la décision de tuer quelqu’un, même si ça pouvait sauver plein d’autres gens. Elle est tellement mignonne et généreuse, c’est terrible pour lui de se retrouver à vouloir la tuer – et terrible pour nous aussi, parce qu’on ne sait pas comment l’épisode va se terminer, ni comment on veut qu’il se termine. Je suis content du choix des scénaristes d’avoir fait de Ruth la dernière de la lignée cependant.

C’est confirmé quand Tom retrouve la broche de Frances dans les affaires de Ruth. Il se décide donc à la tuer en l’empoisonnant et je trouve ça triste qu’on nous fasse un gros plan sur son frigo avec une photo d’Evan au même moment. Pris de remords, Tom se confie ensuite à Ruth sur sa culpabilité d’avoir amené des gens sur l’île, mais pendant qu’il parle, il se rend compte qu’elle ne réagit plus du tout. Elle n’est pas morte pour autant…

Ma théorie à ce stade est que, comme Richard, elle se retrouve à ne pas pouvoir mourir sur l’île, puis qu’elle est la dernière de la lignée. Tom est en tout cas forcé de prendre des décisions plus radicales : il décide donc de l’étouffer avec un coussin, rien que ça. Ce n’est pas évident comme décision. Au moment de la tuer, il est interrompu par une révélation inattendue : Ruth est tombée enceinte d’un homme marié.

Elle a accouché et a fini par lui donner la fille pour qu’il l’élève avec sa femme. La série prend alors la direction à laquelle je m’attendais : sa fille est morte, mais il s’agissait de Lauren. La mère d’Evan, l’ex-femme de Tom. C’était sûr et certain que ce serait Evan le dernier descendant. Tom ne pourra jamais le tuer et ça déplace le problème exactement comme il faut. C’est beau de voir Tom se rendre compte qu’il a fait bien de la merde.

Dans l’abri, Patricia fait la liste des vivres qui ne suffisent pas du tout pour 137 personnes réfugiés. Les esprits s’échauffent, l’électricité commence à manquer et ça ne donne pas envie d’être dans ce bunker. Il y en a une qui doit avoir encore plus envie de partir : Chelle, la femme du shérif. Elle se fait examiner par le vieux médecin de l’île qui informe le futur père que le bébé est sur le point de naître. À quoi bon prévenir la mère, hein ? Le shérif se met à stresser et souhaite parler à Tom, mais bon, celui-ci est occupé ailleurs. Il le cherche et finit par comprendre que quelque chose ne tourne pas rond.

De son côté, Patricia demande à un employé de la mairie de trouver de quoi divertir tout le monde. À la recherche de jeux de société, il trouve une pellicule de vieux film particulièrement angoissante : un homme tout sourire félicite et remercie les sélectionnés de se sacrifier pour le bien-être de Widow’s Bay. Il y a tant d’histoires perchées et effrayantes sur cette île !

Il a la bonne idée de ne pas montrer tout ça aux gens, c’est déjà ça. Il faut dire que les survivants de l’abri sont un peu occupés à se révolter quand on leur sert de la nourriture pourrie. Il manque de vivres et ça tourne vite à l’émeute, tout ça. Au milieu de tout ça, le shérif apprend ce que Tom est en train de faire et ne l’approuve pas. Il quitte femme et enfant pour rejoindre Ruth et Tom – et la tempête ne semble plus inquiéter personne quand bien même une tornade a emporté le shaman, hein.

Pendant ce temps, l’employé continue de regarder les vidéos et apprend beaucoup de choses sur l’île : ainsi donc, il est expliqué que pour chaque coup de cloche sonné par l’Eglise, il faut sacrifier une personne. Le monstre qu’est l’île se nourrit de la peur des sacrifiés, en plus. C’est d’autant plus dérangeant que dans la pièce d’à côté, l’émeute continue et est interrompue par un message sur haut-parleur qui date de la même époque. On dit de ne pas paniquer, mais bon, c’est la panique ; panique encore plus forte quand Dale, l’employé de la mairie, hurle qu’ils sont piégés.

Sinon, j’oublie une partie de l’épisode, tout de même. Avant l’émeute et au dans son coin de l’abri, Evan passe du bon temps avec sa copine, mais aussi avec PJ. Ce dernier est si con qu’il trouve un moyen de fuir l’abri et entraîne ses potes avec lui. Evan est assez intelligent pour savoir que c’est une connerie, mais il se laisse embarquer quand sa copine est convaincue par la promesse d’un joint. Oh non, y a pas à être si idiot ! Au moins, il gagne un baiser de sa copine, c’est déjà ça.

Par contre, ces abrutis fouillent l’abri et finissent par tomber sur la chambre de torture de Richard. La copine ne trouve rien de mieux à faire que de s’asseoir directement sur la chaise. Ils sont surpris par un employé de la mairie qui les vire de la pièce, mais se retrouve alors enfermé par PJ. Plus exactement, PJ ferme la porte qui se verrouille d’elle-même ensuite.

Le problème, c’est que PJ et la copine d’Evan se barrent, alors que PJ est un peu plus humain. Il reste en arrière pour tenter de libérer l’homme, en vain. Il l’entend hurler, et c’est tout. Quand la porte se rouvre, l’homme n’est plus là. Evan décide donc de se barrer.

Au même moment, le shérif – Bechir, si j’ai bien entendu – arrive chez Ruth et… lui tire dessus. Tom venait de se décider à l’emmener chez le médecin, comprenant bien que de toute manière, elle n’était pas la dernière descendante. Il est terrifié de la voir mourir et hurle la vérité au shérif, se retenant tout de même de lui dire que c’est son fils le dernier de la lignée.

Pourtant, même si Evan est encore en vie, la tempête s’arrête soudainement. Patricia et Wyck sont sûrs que Tom a tué Ruth, mais ce n’est pas le cas. C’est même pire que ça : Ruth est encore en vie après avoir pris une balle. On se doute bien qu’elle ne survivra pas longtemps, cependant. En fin d’épisode, tout semble réglé et apaisé quand Tom balance le collier de Frances à la mer… mais les cloches de l’Eglise sonnent à nouveau. Huit fois.

C’est une fois de moins que dans l’épisode 2, et ça veut quand même dire que l’île – ou le monstre sous l’île – réclame à présent huit vies supplémentaires pour s’apaiser. Avec un tel appétit, pas étonnant que l’île connaisse une histoire si sanglante et pleine de disparus.

EN BREF

C’est une très bonne première saison, vraiment solide par son originalité, sa propension à s’appuyer correctement sur des légendes urbaines et son envie de présenter une histoire qui peut faire froid dans le dos. Pour autant, ça n’est pas un coup de cœur complet pour ma part : je trouve que trop de questions sont oubliés en route et que pour une série qui sait très bien ce qu’elle veut raconter, elle ouvre de fausses pistes un temps. Pire que tout, j’ai vraiment l’impression qu’elle gagnerait à avoir plus d’épisodes pour développer plein d’aspects qui restent à la surface.

Ceci dit, avec davantage d’épisodes, elle serait probablement encore plus prévisible que ce qu’elle était déjà. Et puis, c’est facile de critiquer, mais en vrai, c’est une série très bien écrite, très bien interprétée et très bien… réussie. Il faut savoir se contenter de ce qu’on a et recoller les morceaux soi-même, je suppose.

Ainsi, j’attends la saison 2 (la série a été renouvelée juste avant la diffusion de l’épisode 10) pour avoir confirmation que les huit coups sonnés en fin de saison sont bien un appel à huit nouveaux sacrifices – et confirmation que la tempête s’est arrêtée car il y a eu un sacrifice dans cet épisode final. J’aimerais bien savoir si le shérif est papa, aussi. Et avoir plus d’infos sur le passé de Patricia ou les nombreux massacres qui ont eu lieu sur cette île. Il y a tant à développer, encore !

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Widow’s Bay – S01E09 – Emergency Shelter – 16/20

Si c’est un bon épisode, on sent quand même que les scénaristes comblent autant que possible pour atteindre une durée à peu près décente. C’est juste une transition vers la fin de saison et je suis content de ne pas avoir eu à patienter une semaine pour voir ça et attendre à nouveau trente minutes. En vrai, l’épisode apporte sa révélation alors je me plains peut-être pour rien, mais je ne sais pas, je m’attendais à plus de développements.

Spoilers 

Une tempête se forme au large de Widow’s Bay.

Dead baby, dead baby, lesbian.

Tiens, cet épisode commence par un flashback parfaitement inutile : nous revenons dans la barque de Sarah Westcott où l’on sait déjà qu’un des enfants repartira vers le rivage. Il s’agit apparemment de Frances puisqu’elle tombe à l’eau bien rapidement, peu de temps après que ses frères commencent à tousser du sang. À trop vouloir s’éloigner de l’île, Sarah a condamné les enfants – mais peut-être elle aussi, puisqu’elle est mariée.

Ce n’est pas une surprise et c’est pour ça que je n’ai pas trop compris l’intérêt de nous montrer la scène : tout était résumé par le tableau, et ça suffisait. De retour dans le présent et dans la mairie, on en revient à là où on était en début de saison : Patricia conseille à Tom de sonner l’alarme. Elle est toujours aussi drôle et l’humour décalé de la série fonctionne bien quand elle ferme la porte au nez d’un vieillard les bassinant avec ses avertissements.

Il faut dire que rien ne va plus : le brouillard est de retour, il s’accompagne d’un énorme orage et d’une perte de communication avec le continent. À quoi bon les contacter de toute manière, ils ne les sauveront pas de la tempête, non ? Tom est dépité, en tout cas : il sait que raisonnablement, il doit décréter l’état d’urgence et demander aux gens d’aller dans les abris anti-tempêtes.

Pourtant, lui, il veut que son île soit un bon souvenir pour les touristes. Il comprend bien que ce ne sera pas le cas et est dépité, au point de s’en prendre aux tableaux de la mairie. Cela permet une petite scène comique où il est coincé sous le tableau, avec une Rosemary qui n’aide pas, et une scène de révélation. En effet, Patricia revient alors avec la clé de leur énigme : la fille de Richard a survécu et a été repêchée. Ce n’est que maintenant qu’ils font le lien, grâce au doigt coupé de la fille. Patricia est capable de comprendre que la lignée de s’est pas arrêtée – et la malédiction non plus. Malheureusement, Tom comprend que ça fait près de 400 ans de généalogie à retracer. C’est moins la merde que ce qu’il laisse supposer : toute la descendance est encore sur l’île puisque personne ne peut la quitter.

Bon, après, ça doit faire une grosse partie de l’île quand même. La situation est désespérée. Tout le monde peut aller se réfugier dans des abris et ma foi, putain, l’abri sous la mairie est gigantesque. Ils peuvent survivre à une apocalypse avec un tel bunker. Bon, malheureusement, il y a énormément de gens qui débarquent à la mairie – et Evan aussi. Evan sait même qu’il n’ira pas voir les Red Sox.

Tout paraît encore sous contrôle, mais ce n’est pas le cas bien sûr : le générateur de secours de la mairie est HS. Cela force Tom à se rendre au phare pour récupérer de quoi apporter du courant à tous les gens dans l’abri.

Alors que l’alarme commence à sonner, le shérif espérait encore pouvoir se barrer de l’île avec sa femme. Celle-ci n’est pas ravie par l’entêtement de son mari à quitter Widow’s bay. C’est hilarant de le voir s’obstiner pour nous, mais pour elle, c’est vrai que ça fait de sacrés dangers et risques à prendre, le tout en étant enceinte.

Il cherche donc à quitter à tout prix la ville, même s’il ne sait pas naviguer, même s’il y a une tempête. Je comprends son désir de se barrer, mais c’est trop tard, quoi. Il décide donc de rejoindre la mairie où Patricia l’accueille. Ce faisant, elle déserte la salle de réunion où Wyck retrouve le journal de Sarah Westcott et se met à le relire. Pourquoi pas ? Hâte de savoir ce que ça lui apportera et pourquoi il demande ensuite de l’aide à Rosemary (elle est étrange, elle, on ne sait pas grand-chose sur elle, tout de même).

En attendant, Tom se précipite vers le phare et se retrouve coincé sous la tempête. Il est forcé d’escalader un grillage pour rejoindre Garret et espérer avoir du courant. Malheureusement, quand il grimpe au sommet du phare, c’est pour mieux se rendre compte que Garret est déjà à la mairie. Le quiproquo entre eux est hilarant : Garret se met en tête de retourner au phare avec le générateur. Finalement, tout ça n’est qu’un moyen pour les scénaristes de nous révéler qu’il y a une vraie tornade en approche de l’île.

Tom retourne au plus vite à la mairie, empêche Garret de partir et tombe sur le shaman qui met un temps fou à rejoindre l’abri. Quelque part ce qui lui arrive est donc bien fait pour lui et parfaitement cherché : le shaman est absorbé par la tornade qui se forme comme si de rien n’était. Oula. La série ne plaisante pas, je suppose. La bonne nouvelle, c’est que Tom s’en sort en vie et peut donc rejoindre l’abri. La ville est plutôt bien organisée.

J’ai adoré qu’à la réplique « personne ne quitte l’abri », Patricia réponde à Tom « Ruth n’est pas là ». Si on s’inquiète pour la survie de la vieille femme, Wyck et Rosemary détournent vite notre attention. Ils ont fait une petite recherche généalogique, puisque tout est consigné à la mairie. Ils annoncent que Richard n’a plus qu’un seul descendant en vie. Tom veut immédiatement savoir qui, nous aussi… mais Rosemary prend tout son temps pour raconter l’histoire de Frances.

Putain, meuf, t’as un arbre généalogique va en bas et dis la réponse, non ? Non. Elle raconte vraiment toute la vie de la branche. C’est un peu intéressant de savoir comment ils ont survécu – ou plutôt comment ils n’ont pas survécu. L’humour prend bien dans cette scène, en vrai. On voit plein de lignes généalogiques et j’imagine un nombre incalculable de fanfictions ou d’épisodes à écrire autour de toutes ces histoires. Rosemary est un personnage assez incroyable. Elle finit par conclure que la seule survivante directe de Richard est… Ruth.

Bon. Une vieille femme sans mari, sans enfant et qui est abandonnée au milieu de la tempête. La solution est toute trouvée. Cela choque Patricia de voir Tom et Wyck proposer le meurtre pour leur amie et collègue – Wyck va jusqu’à imaginer un meurtre sans la prévenir, histoire qu’elle ne souffre pas. Forcément, Patricia la défend corps et âme, surtout qu’il est assez vite évident qu’elle se reconnaît en la vieille femme célibataire.

L’épisode se termine par Tom prenant une mystérieuse décision (il part, probablement pour tuer Ruth) et… je ne m’y attendais pas. Je reste sur ma faim, là.

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Widow’s Bay – S01E08 – Your Baggage – 18/20

Je surnote parce que je me suis laissé embarquer à fond dans cet épisode qui, d’un côté, apporte la confrontation que j’attendais et, de l’autre, reprend une intrigue que j’espérais voir développer. Cela dit, je ne suis pas naïf et tout ne tient pas la route, par manque de cohérence et logique parfois. Ce n’est pas grave, je vais privilégier mon ressenti et ce que l’épisode a réussi à me faire vivre. Comme quoi quand c’est bien fait, parfois, ça suffit.

Spoilers 

Tom, Wyck et Patricia sont sûrs que tout est fini. Cette dernière va apprendre à ses dépends que non.

Welcome home, Tom.

Qui donc peut bien être le descendant de Richard ? J’aurais tendance à miser sur Patricia, ça expliquerait qu’elle survive au tueur en série. Cela pourrait aussi être Evan, parce que ce serait fun scénaristiquement parlant. En vrai, peu importe : la vie continue sur l’île et nos personnages sont heureux. Ils pensent avoir sauvé l’île de son malheur et sa malédiction. Il me reste aussi la question de savoir ce qu’il s’est passé pour que toute la malédiction se réveille d’un coup aussi.

En attendant, le début fait plaisir à voir : Patricia, Tom et Wyck partagent un repas et sont tellement heureux. Tom achète même un billet pour un match des Red Sox à son fils et assure à Ruth que tout va bien. J’ai hâte qu’il croise son fils et commence à découvrir tout ce qui ne va pas, quand même. C’est rapidement le cas, ce qui mène à une bonne scène où le fils confronte son père.

Il apprend ainsi que sa mère était bien en vie à sa naissance, mais que son père la considérait comme morte depuis. Pendant l’accouchement, elle a eu des séquelles affectant son cerveau, la rendant d’abord catatonique, puis dangereuse à vivre. En effet, elle écrivait des lettres à son fils mais semblait surtout lui en vouloir de ne pas être capable de la soigner. Bref, Tom a décidé de la placer dans un asile, où elle est morte deux ans plus tard d’une rupture d’anévrisme. C’est triste comme tout. Dans les lettres, la mère demande aussi à son fils de venir la voir.

Puisque Evan a tout lu sans lui, Tom décide d’aller au bout du secret et lui donne finalement de bien plus jolies photos de sa mère – celles où elle était en pleine forme et heureuse. Pourquoi les avoir cachées derrière un meuble ? Parce qu’elles rendent Tom triste. J’aime bien que la scène soit à l’opposé de tout le reste de l’épisode et que ça permette une réconciliation rapide et efficace entre le père et le fils. Pauvre Evan : il est heureux d’avoir des tickets pour le match, mais ça ne va pas durer, quoi.

Pour célébrer sa victoire sur la vie, Wyck retourne voir la sœur de son meilleur ami et lui remet la photographie d’eux adolescents. Comme ils sont au musée, il découvre au passage que le masque de tueur du Croquemitaine a été volé. Il commence aussitôt à mener l’enquête et découvre que la maison hantée du tueur est elle aussi saccagée. On sait très bien qui est en danger dans l’affaire, du coup : Patricia.

De son côté, pour célébrer sa victoire sur la vie, Patricia se sert un petit verre de vin rouge face à une livraison bien peu appétissante. Il faut dire que ce n’est pas ce qu’elle a commandé. La pauvre n’a aucune idée de ce qui l’attend, en vrai. Elle commence à faire du rangement, allez comprendre pourquoi, puis sort de sa maison pour arrêter l’alarme de sa caravane-bibliothèque qui s’enclenche sans raison apparente. On la suit alors en train d’éteindre toutes les lumières de la baraque et… Bordel, que c’est suffisant pour faire peur. On a juste un doute sur le tueur, quoi.

Dans son histoire, Patricia dit qu’elle continue d’être flippée et d’avoir peur le soir. Cela ne l’empêche pas de sacrément bien gagner sa vie quand on voit la barraque qu’elle a, par contre. On joue bien sur le sentiment de peur à insuffler, en tout cas, avec une longue scène silencieuse où elle commence à se dire qu’il se passe quelque chose.

Je me suis retrouvé à espérer que ça avance plus vite, mais j’ai éclaté de rire de la voir se diriger vers un tazer qu’elle conserve précieusement et qui est… déchargé. C’était drôle et réaliste à la fois. Elle prend finalement la décision de sortir de la maison, même si elle n’a encore rien vu. C’étaitl a bonne décision : quelqu’un avec le masque du Croque-mitaine est effectivement là et sort de sa maison. Elle hurle et se met à courir.

Par chance, le tueur, couteau à la main, décide de ne pas courir. Elle gagne donc un peu d’avance sur lui, mais elle n’est pas si en forme que ça. Elle finit par essayer de frapper à toutes les portes qu’elle croise. Personne ne lui ouvre, menant à une bonne scène de course poursuite à vrai dire. Elle est un peu mal fichue du côté du réalisme, mais elle fait grimper la tension comme il faut. En plus, c’est techniquement ce que je voulais voir depuis un moment : des explications et un suivi sur ce qu’il s’est passé.

La course poursuite mène évidemment Patricia à la maison de la bitch du lycée qui est la seule apparemment à organiser une soirée et avoir une vie sociale dans cette ville. Je me demande à quelle heure leur book club se réunit. Bien évidemment, personne dans le groupe des pestes du lycée ne la croit quand elle leur dit que le tueur est de retour. Les lignes téléphoniques sont coupées, personne n’a de portable apparemment et ça suffit à les mettre toutes en danger. En théorie.

En pratique, Patricia finit par reconnaître qu’elle a menti à propos des appels en espérant que la bitch se bouge enfin un peu. Elle mérite tant de mourir, mais elle ne se prendra qu’un coup de pistolet électrique. Patricia décide contre toute logique de quitter la maison et retourne dans la rue. Là, elle découvre que le Croquemitaine est à l’étage de la maison.

J’aurais aimé en apprendre davantage sur ce tueur, mais non. Il se contente de poursuivre Patricia. Il saute du premier étage de la maison et s’aplatit comme une crêpe sans pour autant mourir. Il se relève et fonce vers Patricia, qui tombe en s’emmêlant les jambes dans le fil du chargeur de son pistolet électrique. Le gag est bon.

Elle survit grâce à un accident de voiture improbable : quelqu’un, on ne saura pas qui du coup ?, fonce en voiture dans le Croquemitaine. Quand Patricia se réveille, elle est entre les mains d’un ambulancier, tandis qu’un autre est ravi d’entendre le pouls du tueur. Pardon, mais pourquoi ne retire-t-il pas le masque de son patient ? Pourquoi lui laisse-t-il le couteau en main ? C’est un mauvais ambulancier, non ? Enfin… C’était, parce qu’il se fait égorger.

La course poursuite reprend pour Patricia qui se réfugie dans la station-service. Plutôt que de demander de l’aide alors que le shérif est présent, elle demande de l’essence pour foutre le feu sur le tueur qui le poursuit. Cela ne suffit pas à arrêter le Croquemitaine qui, non content d’être en feu, continue de vouloir tuer. Il tue donc le pompiste sans hésiter quand ce dernier utilise l’extincteur et là… Là… Non ?

Cet idiot de shérif ne tire pas alors qu’il a le fusil en main ? C’est une blague ? Heureusement que Patricia est plus réactive, hein. Alors que le Croquemitaine s’apprête à tuer le shérif – après un premier coup de couteau – Patricia tire deux balles. Je ne pense pas que ce soit suffisant. Pourquoi s’approche-t-elle encore de lui ?

Enya est un bon choix musical pour le montage suivant en tout cas. Patricia me fait délirer à surveiller la dépouille du Croquemitaine dans l’ambulance, à la morgue et dans le four crématoire. Ce qui est sûr, c’est que désormais cette histoire est terminée… sauf qu’il faut encore qu’ils prennent conscience que la malédiction continue.

Le shérif, lui, termine à l’hôpital, veillé par sa femme. Je l’aime bien ce perso, mais le fait qu’il ne tire pas sur le tueur, ça me bute. On découvre aussi que sa femme est enceinte d’un bébé conçu sur l’île. Zut. Ils ne peuvent plus partir, c’est foutu. Cela inquiète légitimement Patricia, mais moi je me demande comment la meuf peut vivre sur une île sans que personne ne soit au courant de sa grossesse. Elle est enceinte jusqu’au cou, quoi.

Patricia explique au shérif qu’il ne peut pas avoir son enfant sur l’île, mais je pense que la conception suffit. La pauvre Chelle, sa femme, finira comme la mère d’Evan quoi. Tiens, d’ailleurs, on s’approche de la fin d’épisode et il est temps que Tom soit au courant que tout ça n’est pas terminé. Wyck vient donc frapper à sa porte pour l’informer, alors qu’une tempête se prépare… Oups.

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