Cette semaine sur le blog #1 : en attendant la rentrée…

Salut les sériephiles,

Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :

Côté visionnage

C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !

Côté blog

Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :

La semaine prochaine sur le blog…

Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).

Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉

Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…

Daredevil Born Again – S02E08 – The Southern Cross – 14/20

J’aime assez le terrain choisi pour la bataille finale de cette saison, parce que c’est cohérent avec le personnage de Matt Murdock. Il y a des parallèles assez évidents cette saison avec ce qu’il se passe et s’est passé aux USA et c’est intéressant de ce point de vue-là, mais je trouve quand même que l’épisode reste schématique et un brin prévisible. Les pistes ouvertes à la fin promettent toutefois une saison 3. Je me demande à quoi bon quand je vois ce qu’ils font de leur potentiel !

Spoilers 

Le procès de Karen prend une tournure inattendue pour la ville.

She didn’t need a mask, she hid behind Daredevil’s.

C’est enfin la fin de saison et bon dieu, il était temps ! Cela me déçoit d’avoir dit tant de mal d’une série que j’ai envie d’aimer. J’aime les super-héros, j’aime Marvel, j’ai envie que ce soit bien et je me retrouve malgré moi dans un hatewatch. Il y a trop de petits défauts pour que je supporte sans rien dire.

L’épisode commence pourtant plutôt bien avec une petite scène de rêve dans laquelle Matt et Karen sont tranquillement au restaurant, comme si tout était terminé et qu’ils pouvaient enfin vivre une vie normale. Évidemment que non : Matt est en réalité toujours blessé et Jessica est en train de le rafistoler. Au moins, cela explique son retour après son départ de New York dans l’épisode précédent : elle a décidé de revenir parce que la situation avec Fisk est beaucoup trop grave pour laisser Matt se débrouiller tout seul.

Celui-ci arrive donc en retard au procès de Karen, qui le pensait mort et est forcément soulagée de le voir. S’il est en retard, il est là pile à temps pour défoncer l’évaluation psychologique d’Heather. Celle-ci se ridiculise un peu, mais bon, que peut-elle faire d’autre à ce stade ? Elle assure notamment ne jamais avoir frappé Karen, ce qui est assez drôle après l’épisode précédent, et Matt s’appuie sur ses propres théories sur les justiciers pour la pousser à admettre que Karen n’avait pas besoin de masque puisqu’elle se cachait derrière Daredevil. Il lui suffit ensuite de retourner l’accusation contre Heather et de lui faire remarquer qu’elle se cache derrière l’administration Fisk. Voilà pour son expertise.

Autrement, Buck débarque dans le bureau de Fisk après son énième meurtre. Il lui confirme simplement que Daniel n’a pas livré BB et Fisk comprend très bien ce que cela signifie. Il n’a toutefois pas vraiment le temps de pleurer son employé, puisqu’il apprend que Matt a survécu. Sa priorité reste donc de régler ce problème-là et il e fait bien comprendre à son subalterne.

L’essentiel de l’épisode se déroule toutefois au tribunal, où Fisk est carrément convoqué comme témoin par Matt. Fisk est persuadé que cette décision est une forme de suicide professionnel et accepte avec grand plaisir de venir faire son petit discours sur l’ordre, la sécurité et tout ce qu’il apporte de merveilleux à New York. En parallèle, il a tout de même prévu un plan B : l’AVTF est présente en masse et un faux Bullseye est installé avec un fusil de précision pour abattre Matt. Comme ça, si le procès tourne mal, autant faire accuser Poindexter. Pas de bol, le vrai Bullseye n’a aucun mal à éliminer cet imposteur et ses collègues avant de prendre sa place. J’aime bien, même si ça aurait mérité de nous dire d’où il sort encore Poindexter et comment il a su…

Fisk doit donc faire face aux questions de Matt et j’ai beaucoup aimé leur échange, qui serait un peu pénible à résumer entièrement ici. Je ne m’attendais pas à ce que la fin de saison se déroule autant au tribunal. Il n’y a pas de grosse confrontation physique entre les deux pendant toute cette première partie, juste de la justice, des questions gênantes, des réponses interminables de Fisk et plein d’« objection » pas toujours retenues. Pour une série sur Daredevil, c’est finalement assez logique de revenir au métier d’avocat de Matt pour le grand affrontement.

La ligne de questions de Matt est assez vite évidente et déjà sous-entendue dans l’épisode précédent : pour faire tomber Fisk, Matt décide de se faire tomber lui-même. Avant ça, il diffuse toutefois le témoignage enregistré de Savva, qui confirme le trafic d’armes du Northern Star et implique Fisk. Comme Fisk continue de tout nier et que le tribunal réclame une preuve permettant de donner du poids au témoignage, Matt est capable de fournir le témoin parfait : lui-même. Il révèle ainsi publiquement être Daredevil. Puisque les mots ne suffisent évidemment pas, il fait une petite démonstration avec sa canne pour prouver qu’il est bien capable des prouesses du justicier. C’est un sacrifice énorme, mais c’est aussi la meilleure carte qu’il pouvait jouer : Daredevil était présent sur le Northern Star et peut confirmer ce qu’il s’y passait.

Le procès de Karen n’a alors plus vraiment de raison de continuer et les charges contre elle sont abandonnées. Tout est bien qui se termine bien pour Karen, un peu moins pour Matt, qui vient quand même de reconnaître publiquement des années d’activités illégales.

Jessica et la gouverneure débarquent aussi au tribunal sans crier gare pour lui apporter un soutien supplémentaire, alors que l’AVTF semblait avoir bouclé les lieux. Bon. Contrairement à ce que je pensais d’abord, elles ne sont pas là comme témoins : McCaffrey profite surtout de la situation pour annoncer à Fisk qu’elle lui retire le statut particulier du Freeport qui lui permettait de faire à peu près ce qu’il voulait sur son île. En prime, l’homme envoyé pour la tuer a survécu et peut témoigner contre lui. Disons que la journée de Fisk commence à sérieusement se gâter.

Au moment de quitter la salle d’audience, nos héros sont confrontés à l’équipe de méchants de Fisk. Matt entend Powell donner l’ordre au sniper de tirer sur lui, mais comprend aussi que le sniper n’est plus celui que Powell croit. Bullseye tire bien, seulement, ce n’est finalement pas Fisk qui prend la balle : Buck s’interpose et se fait tirer dessus. Il ne me manquera pas s’il devait mourir.

Cela mène à un petit huis clos dans le tribunal puisque Fisk ordonne aussitôt de boucler entièrement le bâtiment. Heather veut soigner Buck et réclame la veste du procureur pour le réchauffer. Celui-ci refuse parce que, vous comprenez, c’est du Canali. C’est plutôt rigolo de la voir gérer ce connard comme il le mérite, mais je n’arrive toujours pas à accrocher au revirement d’Heather en tant que méchante. D’ailleurs, quand Hochberg commence à comprendre que Fisk est foutu et propose de se barrer avec elle, Heather l’envoie chier assez violemment. Elle a vraiment choisi son camp.

Bien sûr, Fisk fait ensuite un petit discours télévisé. Une énième fois, il met New York en état d’urgence et attise la haine en ville. Il dresse un portrait négatif des justiciers et se présente encore comme le seul homme capable de sauver la ville. Au même moment, BB décide d’entrer en jeu aussi : elle révèle publiquement qu’elle est derrière City Without Fear et encourage les New-Yorkais à reprendre leur ville. Bon. On tourne en rond, je ne compte plus le nombre de scènes où toute la ville de New York semble se réunir et provoquer des émeutes anti-Fisk dans cette saison uniquement et tout le monde tombe un peu trop le masque dans cet épisode.

Cette fois, cependant, c’est efficace. Tous les persos secondaires du côté de Matt (Cherry, Mahoney et Angie Kim) se retrouvent face à l’AVTF devant le tribunal et Powell donne à un collègue, Cole North d’après le résumé officiel, l’ordre de tirer sur eux. Angela et Soledad débarquent alors pour lui rappeler ce qu’il s’est réellement passé avec Hector Ayala. Depuis tout ce temps, Cole croyait qu’Hector avait volontairement tué un policier parce que Powell le lui avait affirmé. Face aux contradictions de Powell et surtout quand celui-ci lui demande carrément d’abattre des collègues policiers (Cherry), Cole commence enfin à comprendre qu’il a été manipulé. Il refuse d’exécuter l’ordre. Powell veut donc s’en charger lui-même et Cole finit par le mettre KO avant d’ordonner à l’AVTF de laisser passer tout le monde. Plus c’est gros, plus ça passe ? Il avait déjà des doutes dans l’épisode d’avant, allez, ça passe.

La foule peut donc entrer dans le tribunal et chercher à s’en prendre à Fisk. Au même moment, le procureur général lui propose une sortie : démissionner, renoncer à sa citoyenneté, quitter New York et partir en exil en échange de l’abandon des poursuites. Sheila lui conseille évidemment d’accepter. Fisk refuse parce qu’il est Fisk et que l’idée même de ne plus être le roi de New York lui est insupportable.

Impatient de mettre un terme à tout ça, il décide donc d’aller à la rencontre de ses fans. Il n’hésite pas à utiliser toute sa force pour s’en prendre à la foule. Mourir suite à un coup de poing, ça ne donne vraiment pas envie. Fisk n’a aucun mal à traverser les premiers rangs et tue même plusieurs personnes en essayant de se frayer un chemin jusqu’à la sortie. Malheureusement pour lui, en parallèle, Daredevil, Jessica et Angela font de même avec les derniers hommes de l’AVTF qu’ils parviennent à maîtriser. Les deux camps finissent donc par se rejoindre dans le hall et une foule de New-Yorkais en rouge se jette sur Fisk. Pour le coup, même le Caïd ne peut plus faire grand-chose : ils sont trop nombreux et commencent à le massacrer au sol.

Ce n’est pas le plan de Daredevil. Une énième fois, il choisit donc de sauver Fisk. Il demande à la foule de s’arrêter parce qu’ils valent mieux que lui, puis parvient avec l’aide de Jessica à sortir Fisk du lynchage. C’est assez cohérent avec tout ce que raconte la série sur Matt depuis le début : il refuse toujours de tuer, même quand absolument tout l’encourage à le faire.

Il ne propose d’ailleurs pas vraiment un nouveau marché à Fisk : il lui demande d’accepter celui du procureur général. Soit Fisk refuse et toute cette guerre recommencera tôt ou tard, soit il accepte de partir pour offrir enfin un peu de paix à la ville qu’ils prétendent tous les deux aimer. Matt parle même de grâce, ce qui rend évidemment Fisk complètement dingue parce qu’il ne supporte pas que Matt puisse être celui qui la lui accorde. Pourtant, il est acculé : le chauve finit par capituler officiellement.

Tant qu’il sera en vie, il trouvera cependant un moyen d’être un serpent et de revenir, alors ça me soule un peu. Pourtant, après tout ça, Karen et Matt semblent vraiment penser pendant leur rencard que tout est terminé et qu’ils s’en sont sortis. Nous retrouvons ainsi une scène du début de l’épisode, fantasmée par Karen, mais pour de vrai cette fois. Ils essaient d’imaginer ce que pourrait être une vie normale à deux et c’est presque mignon.

C’est un rencard express cependant, parce que des voitures de police débarquent rapidement. Matt vient d’avouer publiquement être Daredevil, il fallait bien que ça ait quelques conséquences. Il est arrêté pour agressions, tentatives de meurtre et une longue liste de crimes commis sous le masque. L’arrestation est sympa, même si je me suis dit que le coup de ne pas se faire lire les droits, ça risquait de mener à un vice de procédure quelconque derrière. Matt et Karen ont tout juste le temps de se dire qu’ils s’aiment avant qu’il soit emmené en prison. Il fallait bien garder un cliffhanger pour la saison prochaine.

La fin consiste donc à déplacer une dernière fois toutes les pièces sur l’échiquier. L’AVTF est démantelée et plusieurs de ses membres, dont Powell et Cole, finissent derrière les barreaux. BB hérite presque symboliquement de la place de son oncle en étant accueillie au New York Bulletin. J’aime bien cette conclusion pour elle, surtout après tout le temps passé sur son intrigue cette saison… mais est-ce que ça méritera vraiment une suite ? Pas sûr.

Luke Cage rentre enfin auprès de Jessica et Danielle dans les nouveaux locaux d’Alias Investigations. J’ai envie de voir les saisons qu’il me manque sur ces personnages maintenant. Luke confirme qu’il en a terminé avec le mystérieux boulot que lui faisait faire Charles à l’étranger, parce que celui-ci a trouvé quelqu’un d’autre pour le remplacer. Franchement, il y a plein de pistes ouvertes pendant que Matt va en prison. On note particulièrement Heather qui enfile le masque de son agresseur et semble désormais prête à devenir elle-même Muse. Je ne sais pas si j’avais vraiment besoin de ça, mais enfin, soit. Charles, lui, pense probablement avoir bien géré ses affaires dans son avion… alors que son nouveau collaborateur n’est autre que Poindexter. Je ne sais pas si mettre Bullseye à son service est une idée brillante ou la pire décision de sa vie, mais ça promet.

Fisk ? Il a accepté l’exil et finit tranquillement sur une plage, seul avec le souvenir de Vanessa, pendant que Matt est dans une cellule. Y a pas de justice dans ce monde, ma bonne dame !

En bref

Cette saison 2 avait tout ce qu’il fallait pour me plaire et c’est probablement ce qui me frustre le plus quand je me rends compte que ça ne l’a pas fait du tout. Le premier épisode fonctionnait bien, la guerre contre Fisk pouvait offrir un vrai fil rouge, l’AVTF apportait des parallèles franchement intéressants avec les dérives politiques actuelles aux États-Unis et j’étais content de retrouver Matt, Karen ou les chorégraphies de combat de cet univers. Seulement, Charles, Heather, Daniel, BB, Angela, la gouverneure, le Northern Star, la résistance, les prisonniers, Vanessa, Fisk, Buck, Poindexter, Jessica… EH STOP.

C’est trop. Il y a trop de personnages, trop d’intrigues, trop de choses déconnectées les unes des autres. Avec seulement huit épisodes, ça donne une saison à la fois trop remplie qui expédie totalement ses histoires et… bizarrement lente, parce qu’elle semble constamment garder ses meilleures cartes pour plus tard.

Au moins, le dernier épisode remet enfin Matt Murdock au centre de tout ça et utilise ce qui le différencie d’un paquet d’autres héros Marvel : c’est un avocat. Pour faire tomber Fisk et sauver Karen, il choisit de révéler publiquement qu’il est Daredevil et transforme le procès en démonstration des mensonges du maire. Ce serait presque une victoire parfaite si Matt ne finissait pas en prison pour tous les crimes qu’il vient lui-même de reconnaître.

Je reste donc très mitigé. Il y a eu de très bonnes scènes, des idées que j’aime vraiment et suffisamment de personnages auxquels je tiens pour que je continue évidemment la série, mais je n’ai jamais retrouvé l’excitation que me promettait le cliffhanger de la saison 1. Même les retours de Jessica Jones et Luke Cage (si on peut dire qu’il est de retour, lui…) perdent une partie de leur impact parce qu’ils avaient été annoncés bien avant et qu’on passe la saison à les attendre. C’est dommage parce que lorsque Daredevil: Born Again se pose, elle a une excellente saison potentielle… noyée par un surplus de persos et d’intrigues mal gérés.

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The Rookie – S08E02 – Fast Andy – 16/20

C’est un meilleur épisode de début de saison que ne l’était le précédent. C’est bien fichu pour mettre en place de nouvelles dynamiques, pour nous rappeler celles qu’on adorait jusqu’ici et pour nous montrer tout le potentiel de la série. Il ne manque peut-être qu’une chose : justifier un peu plus son titre, mais ils le font tout de même par moments. Bref, j’ai aimé et ça me motive beaucoup à continuer !

Spoilers

Le président débarque à LA alors que le commissariat se fait peu à peu à sa nouvelle routine : il y a du taf pour tous !

Les points forts

– Je ne pensais pas que la série prendrait le temps de laisser Lucy dire adieu à son appartement. Le premier épisode allait si vite à la dégager après des années à vivre dans l’appartement ! C’est bien d’avoir pris le temps de faire ça. J’ai adoré aussi les changements qu’apportent Penn dans l’appartement – c’est un nouveau type de scènes pour Celine et lui, et j’aime. Ils donnent presque envie de vivre en colocation.

– Tim récupère la place de Grey ? Autant je disais que c’était un point négatif de voir Grey se précipiter sur le job du FBI, autant je suis trop heureux de ce twist que je n’avais pas vu venir. Cela lui va si bien. J’ai aimé voir Lucy en train d’essayer de trouver un moyen de gérer la relation perso en plus de la relation pro. Cela fonctionne si bien. Et la conclusion d’épisode ! Phase de lune de miel à nouveau, YES.

– Penn récupère Nolan comme bleu et ça me plaît bien. Cet épisode donne enfin l’impression d’être face à un début de saison ! Nous n’avons pas vraiment eu de fin, mais OK, je prends les changements. J’aurais aimé un nouveau bleu tant qu’on y était. Cela dit, les scènes entre Penn et Nolan fonctionnent. Le coup de l’indic qui déconne était évident dès le début, mais j’ai adoré.

– Le premier épisode nous privait trop du duo Nyla/Angela et c’est bien que celui-ci répare ça. C’est un duo tellement efficace, je les adore. Les scènes entre elles sont marrantes et l’intrigue est tellement folle : on passe d’un plan où il faut protéger le Président d’un possible meurtrier à… protéger l’ex du psychopathe meurtrier. L’ex ? Une actrice de Life in pieces ! Donnez-lui plus de rôles, elle le mérite. J’ai adoré la course poursuite.

Les points faibles

– Lucy ne reste pas à la dream team et c’est dommage. Franchement, on l’a vu s’imposer dans un groupe vraiment problématique et ça aurait été bien qu’elle continue.

– Celine devient pote avec le type des services secrets et on sent si vite que si on s’intéresse tant à ce personnage, ce n’est pas pour rien. Je pense qu’on le reverra : si ce n’est pas le cas, ce sera décevant et un point faible, si c’est le cas, ce sera décevant car trop prévisible. Je ne suis jamais content, quoi.

– Bailey n’a rien à foutre là. Qu’est-ce qu’elle fout à l’hôpital, qu’est-ce qu’elle parle dans la radio de Celine comme une flic ? Elle me souuuuuuuuuuuuule.

– Ils ne vont pas savoir quoi faire de Grey cette saison, je sens. Je suppose qu’il sera moins là, mais si à chaque fois on nous sort des idées tirées par les cheveux pour le ramener comme dans cet épisode, ça va être lourd.

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Arrivals : Netflix remet ça avec un spin-off pour Manifest…

Salut les sériephiles,

« Par pitié, non ». C’est littéralement la première chose que j’ai écrite en apprenant la nouvelle (sur Twitter, bien sûr) et je ne suis visiblement pas le seul à avoir réagi comme ça… Comment passer à côté d’un article alors que je n’arrête pas d’écrire des articles en ce moment, du coup ? De quoi je parle ?

Un spin-off de Manifest est annoncé !

La date de l’annonce est bien choisie : Netflix a attendu le 28 août, et même précisément 8 h 28 aux États-Unis, cinq ans après l’annonce du sauvetage de la série par la plateforme pour rempiler. 28/08 (à l’américaine, ça fait 08/28), 8h28 ? C’est pour le vol 828, bien sûr. Su-per. J’avais oublié ces détails moi, ce n’est pas aussi iconique le vol 815 d’Oceanic Airlines…

Trois ans après la fin de Manifest, Netflix vient donc officiellement de commander Arrivals: A New Manifest Mystery. Rien que le titre donne déjà envie de se pendre – ou d’en rire, je ne sais pas. Je pensais pourtant en avoir terminé avec cet univers : j’avais regardé les quatre saisons, supporté le lifeboat, Angelina, les Appels, des effets spéciaux régulièrement douteux et suffisamment de théories perchées pour plusieurs vies. J’avais même fini par apprécier la conclusion. Pourquoi est-ce qu’on remonterait dans l’avion ?

Ils ont déjà leur logo, putain !

Arrivals, c’est quoi exactement ?

Déjà, ce n’est pas qu’un vague projet évoqué par le créateur Jeff Rake en interview. Arrivals a bien été commandée en série et réunira une bonne partie de l’équipe créative de Manifest. Jeff Rake revient avec Margaret Easley et Laura Putney, anciennes productrices de la série qui deviennent ici co-créatrices et co-showrunneuses.

Pour une série qui veut nous raconter un nouveau mystère, elle ne s’éloigne pas énormément de la piste d’atterrissage. Les premières infos sont vagues, mais juste assez concrètes pour se faire une idée : un avion se pose en catastrophe à Denver et ses passagers en sortent sans savoir qui ils sont, d’où ils viennent ni même pourquoi ils sont là. Une jeune assistante sociale et un agent débutant de la Sécurité intérieure vont les aider tout en essayant d’empêcher une catastrophe susceptible de détruire l’humanité. J’imagine qu’au passage, on aura quelques Appels. Oh bordel.

La différence principale, pour l’instant, tient donc aux personnages : Netflix annonce un nouveau casting et de nouvelles intrigues. Aucun acteur n’a encore été révélé et rien ne dit que Melissa Roxburgh, Josh Dallas ou les autres reprendront leurs rôles – mais enfin, il a été dit clairement que c’était dans le même univers (lequel, du coup ?) alors je ne doute pas qu’on va sortir du chômage certains d’entre eux, même si c’est une série pour un nouveau public. On le connaît le blabla marketing !

Qui sait, ils me donneront peut-être une nouvelle Olive ?

Mais… pourquoi Netflix remet ça ?

Alors là, malheureusement, la réponse est assez évidente. Manifest a pris une dimension complètement différente quand Netflix a récupéré ses premières saisons après son annulation par NBC. Depuis début 2023, les quatre saisons cumulent plus de 130 millions de vues sur la plateforme et la quatrième saison a passé neuf semaines dans le Top 10 mondial des séries anglophones, tout en atteignant la première place dans plus de 90 pays. À mon échelle, j’ai constaté plus d’une fois que nous étions nombreux à suivre les Appels : les articles sur la série sont encore beaucoup consultés cette année.

Je sais, c’est choquant, j’en dis trop de bien et de mal à la fois. C’est ça, le kiff du hate watch.

Les ingrédients de la série-mère étaient efficaces : le mystère, les cliffhangers, le drama soapesque, tout y était… Sauf le jeu d’acteurs ? Sauf l’écriture de certaines répliques ? Ouais, sûrement. Mais pour autant, quand on m’annonce ça, je sais aussi que je ne vais pas passer mon tour parce que… ben, le mystère, bordel. Une série qui fait faire des théories, ça manque un peu dernièrement. Certes, les réponses étaient parfois sacrément alambiquées et à mourir de rire, mais JUSTEMENT. Manifest est l’une des dernières séries à m’avoir fourni autant de bons délires et fous rire involontaires – qu’est-ce qu’on a pu la critiquer dans notre podcast 42 minutes séries (eh, on a même un épisode spécial rien que pour la série !).

Après, l’épisode final était très bon et concluait tout comme il faut. C’est probablement pour ça que Arrivals m’inquiète davantage qu’elle ne m’enthousiasme pour l’instant. Je n’avais pas besoin d’une suite et encore moins d’un nouveau mystère construit pour durer des années. En revanche, repartir avec de nouveaux personnages permet au moins d’éviter de défaire la conclusion de Manifest, et le nouveau concept n’est pas exactement le même que celui du vol 828. Il y a donc peut-être moyen de me surprendre… et définitivement moyen de m’accrocher.

Bref, de toute manière, on ne sait rien pour l’instant ! Arrivals: A New Manifest Mystery n’a ni casting annoncé ni date de diffusion, ce qui me laisse largement le temps de répéter que ça va être nul… Et puis, comme d’habitude, je lancerai le premier épisode pour voir ce que ça donne.

Comment ça se terminait déjà, Manifest ? Bim bam boum Angelina, et hop :