Malfaisante : un bon film qui ne fait pas peur ?

Salut les sériephiles,

Hier soir, nous avons opté pour l’avant-première de Malfaisante, le nouveau film de Rob Savage. Une fois n’est pas coutume, on nous colle un titre VF qui me laisse bien sceptique par rapport au titre original, qui en dévoile un peu plus : Other Mommy.

De toute manière, peu importe le titre ! J’étais forcément impatient de retrouver le réalisateur de Host, qui aussi court soit-il reste l’un de mes films d’horreur préférés. C’est d’autant plus vrai que Dichen Lachman est au casting de ce nouveau film, alors bien sûr que j’ai opté pour l’avant-première. Pourtant, je ressors de cette séance avec un sentiment assez partagé : j’ai beaucoup aimé le scénario et la réalisation, mais quelle déception côté horreur !

Il me semble que Malfaisante aurait probablement fait un excellent film fantastique, mais en tant que film d’horreur, je trouve qu’il passe complètement à côté et n’est pas à la hauteur. Tous les ingrédients sont là, les tentatives aussi, mais ça ne prend presque jamais – en tout cas sur moi. Même les jumpscares sont inefficaces pour la plupart, notamment à cause d’une utilisation beaucoup trop importante du son en permanence (là où les trois quarts des jumpscares reposent habituellement sur le silence). Il faut dire aussi que je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages, ce qui n’aide pas à craindre pour leur vie. Plusieurs scènes qui auraient dû être terrifiantes font donc plutôt l’effet d’un pétard mouillé, et c’est dommage.

Ceci dit, quel plaisir de retrouver la réalisation de Rob Savage et une vraie proposition originale ! Il a toujours cette capacité à nous embarquer dans ses scènes, à nous emmener avec lui, même quand l’horreur ne fonctionne pas.

Certaines séquences retrouvent d’ailleurs un peu de l’ambiance de Host, sans jamais parvenir à égaler son efficacité. Sans trop en révéler car c’est pas le but, j’ai particulièrement adoré les scènes de la piscine à boules et des ultraviolets, qui montrent à quel point Rob Savage soigne sa réalisation et les petits détails. C’est exactement ce genre de séquences qui me donne envie de continuer à suivre son travail, même lorsque ses films me déçoivent sur le plan horrifique.

À mes yeux, Malfaisante est ainsi probablement son moins bon film, mais c’est peut-être que j’en attendais trop car j’ai adoré son premier film et que j’attends toujours le même niveau quand ça vient de lui, surtout après trois ans d’attente. Le Croque-mitaine fonctionnait mieux comme film d’horreur grand public, tandis que Dashcam proposait quelque chose de plus original et trash, quitte à diviser davantage.

Cela reste un très bon film que je recommande, mais pas forcément pour un moment terrifiant.

Côté casting, je suis assez déçu par Jessica Chastain, que je trouve peu convaincante dans son rôle de mère, alors qu’elle est excellente en monstre. Je soupçonne certains choix d’interprétation d’être volontaires et liés au message du film, mais ça ne fonctionne que moyennement sur moi. En revanche, la jeune actrice qui incarne Bela est excellente ! Et c’est un peu spoiler, mais quel dommage de ne pas profiter davantage de Dichen Lachman, que j’étais ravi de retrouver. Elle est très bonne, mais son rôle ne lui laisse pas vraiment le temps de montrer tout son talent.


Finalement, Malfaisante m’a beaucoup plus convaincu par son scénario fantastique et son message que par ses tentatives de nous effrayer. L’écriture du film est sympa, se révélant peu à peu dans une construction fluide qui paraît facile mais qui ne doit pas l’être. J’ai notamment adoré sa conclusion, qui vient donner une autre dimension à l’histoire. Un film d’horreur franchement moyen pour les habitués de l’horreur, donc, mais un bon film fantastique que je ne regrette absolument pas d’avoir découvert ! Et puis, peut-être aussi que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : à force de voir des films d’horreur, je finis par être moins sensible à cette corde-là je crois…

Maladies, frissons, octobre est là quoi : vous avez cherché, je vous réponds… #4

Salut les sériephiles,

Nouveau mois, nouveau petit tour dans les recherches Google qui ont mené certaines personnes jusqu’au blog… Et y a une thématique qui se dessine depuis deux ou trois semaines : celles de la maladie. Apparemment, l’automne pointe le bout de son nez. Oh, il n’y a rien d’aussi improbable que la purée à la truffe de Younger cette fois, mais quelques requêtes m’ont fait m’arrêter. Et puis, octobre oblige, il y a des sorcières et une maison hantée dans le lot. Tout va bien.

Petit florilège de mes clics préférés ayant mené au blog depuis les moteurs de recherche ce mois-ci. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds.


sorcières académie VO

Ah ! Au moins une personne a donc eu le même réflexe que moi devant le titre français. Pour répondre très simplement : Sorcières Academy s’appelle Coven Academy en VO. Et vous pouvez la regarder en VO sur Disney+ si, contrairement à moi, vous avez du temps devant vous. Je vais tellement me rattraper dans une semaine et demi (j’y crois, faites semblant d’y croire avec moi).

C’est d’ailleurs sous le titre anglais que j’avais présenté la série sur le blog début septembre, avant son arrivée sur Disney+. Je ne comprends toujours pas tellement l’intérêt d’avoir traduit « Coven » par « Sorcières » tout en conservant « Academy », et maintenant que la série est disponible, je crois que je vais simplement continuer à faire comme si ce titre français n’existait pas.

Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?

Salut les sériephiles, Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en…


the haunting of hill house c’est une bonne série

hill house premier episode nul

Voilà typiquement le genre de recherches qui me rappelle que le blog commence à avoir quelques années d’archives : ma critique de cette série date de février 2019, mais c’est assez logique d’y revenir à l’approche d’Halloween. Et il y a un doublon ce mois-ci, ce qui prouve qu’elle continue de faire son petit effet en 2026 !

Pour la première recherche, s’il s’agit d’une question alors oui, c’est une bonne série. Pour la seconde, eh… Le premier épisode de The Haunting of Hill House s’appelle Steven Sees a Ghost et je lui avais mis 16/20. En relisant ma critique aujourd’hui, je constate surtout que je me plaignais déjà de la durée de l’épisode tout en reconnaissant que le mystère fonctionnait suffisamment pour me donner envie de continuer. Quand j’avais tenté de le revoir il y a deux ou trois ans, je m’étais ennuyé ferme – au point de m’endormir et de ne pas revoir la série finalement.

Alors est-ce que le premier épisode est nul ? Je ne pense pas que ce soit juste d’aller jusque-là, mais promis, la série vaut le coup de se farcir son premier épisode !

The Haunting of Hill House – S01E01

Épisode 1 – Steven Sees a Ghost – 16/20 C’est long. L’épisode était intéressant, il y avait quelques passages destinés à nous inquiéter, mais ce que j’en retiens le plus, ce sont les longueurs pas toujours utiles. L’ensemble se tient bien, il y aura probablement de bonnes surprises en cours de route, mais ce n’est…


pediatre chirurgien toux

Alors là, je suis bluffé par l’impertinence du moteur de recherche (ce n’est pas Google apparemment, c’est mis « autre moteur de recherche ») qui ramène des gens cherchant ça sur… mon blog ?!

Si vous cherchez un chirurgien pour votre enfant, allez aux urgences, pas sur internet ? Sinon, vous devinerez facilement que le moteur de recherche a décidé d’emmener vers un article parlant de Grey’s Anatomy. Non, il n’y a pas de pédiatre à proprement parler dans la série, mais on a eu Arizona Robbins. Elle est chirurgienne pédiatrique et dirige longtemps le service de chirurgie pédiatrique du Grey Sloan. Alex Karev se spécialise ensuite lui aussi dans cette branche sous son mentorat et finit même par diriger le service à son tour, avant que Hayes ne prenne le relai (qui a déjà oublié McWidow ?). Pour le reste, on est sur des spoilers des deux ou trois dernières saisons : si Levi finit lui aussi par choisir la pédiatrie, il quitte Seattle pour poursuivre sa formation au Texas. Et aujourd’hui, ben c’est une branche qui a fait son temps à l’écran après un passage express de Monica Beltran.

130 critiques plus tard, au revoir à ce personnage de Grey’s Anatomy

Salut les sériephiles, Il y a sept ans (et donc environ 130 épisodes répartis sur huit saisons), Grey’s Anatomy accueillait un personnage maladroit et attachant, et personne ne se doutait qu’il marquerait la série… et mon propre parcours de sériephile ? Aujourd’hui, j’ai envie de vous en parler. Si vous n’êtes pas à jour de…


ATTENTION SPOILERS SAISON 9 DE 9-1-1.

911 hen maladie

Avec la diffusion sur M6, c’est sans surprise qu’une recrudescence de recherches sur Hen marque le mois de septembre. Le cliffhanger était un peu choquant et nous laisse sans explication. Dans la saison 9, Hen est atteinte d’une dermatomyosite, une maladie auto-immune rare qui provoque notamment une faiblesse musculaire et peut devenir très invalidante. Le diagnostic tombe au cours de la saison 9 après plusieurs épisodes où elle cache ses symptômes et suit déjà des traitements.

La série relie aussi fortement l’apparition de ses problèmes de santé à son exposition aux UV lors de l’improbable voyage dans l’espace du début de saison. Ce n’est donc pas exactement une « maladie attrapée dans l’espace », mais vu la manière dont cette intrigue est construite, je comprends assez bien pourquoi on pourrait résumer ça comme ça.

En tout cas, si vous êtes arrivé(e) sur mes critiques de 9-1-1 en cherchant simplement ce qui arrive à Hen, j’espère que vous vouliez vraiment être spoilé(e), parce que mes articles ne font pas dans la demi-mesure, forcément.

9-1-1 – S09E08 – War – 16/20

Je suis moins convaincu que par l’épisode de la semaine dernière, mais j’ai quand même l’impression folle d’avoir vu trois épisodes d’un coup tellement il se passe de choses différentes dans cet épisode. Si le titre résume bien l’idée derrière chacune des intrigues, j’étais loin de m’attendre à autant, même avec le cliffhanger de l’épisode…


Voilà pour cette sélection d’octobre. Je ne sais toujours pas exactement comment Google et les autres moteurs de recherche décident que mon blog est la meilleure réponse à certaines questions, surtout quand il est question de se chercher un médecin… mais eh, ça reste une de mes parties préférées des statistiques d’aller regarder ce qui amène ici. Y a toujours un petit soupçon d’improbable et d’absurde, ça m’amuse et j’espère que vous aussi.

Bonne journée !

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.


Image à la une : photographie promotionnelle de la saison 1 de Haunting of Hill House (2019)

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E06 – FZZT – 19/20

Grosse attente autour de cet épisode 6 parce que je dis depuis des années que c’est vraiment avec lui que je suis tombé amoureux de Agents of S.H.I.E.L.D.. Jusque-là, je trouvais la série sympa, j’aimais déjà beaucoup les personnages et je lui pardonnais volontiers ses petits défauts de débutante. Avec FZZT, quelque chose change : l’équipe existe enfin vraiment, l’humour fonctionne parfaitement, l’intrigue est prenante et surtout, tout ce qui arrive compte parce qu’on commence à s’attacher énormément à ces personnages. Treize ans plus tard, le constat n’a pas beaucoup changé. C’est un solide 19/20 et je garde simplement le 20 pour plus tard parce que je sais très bien qu’il y aura encore mieux.

Spoilers 

Une série de morts provoquées par d’étranges décharges électriques pousse l’équipe à chercher un éventuel individu doté de pouvoirs.

You’re the hero.

Petite ambiance film d’horreur pour commencer, avec un groupe de scouts autour d’un feu de camp, une histoire de fantôme, un bruit étrange dans la forêt et soudain des objets qui commencent à léviter pendant que l’électricité crépite un peu partout. Le chef de groupe finit retrouvé suspendu dans les airs, complètement grillé de l’intérieur, et je trouve cette introduction étonnamment efficace. C’est assez inhabituel pour la série et beaucoup plus prenant que certaines des longues scènes d’ouverture des épisodes précédents. Pour une fois, le mystère donne immédiatement envie de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Mais ce que j’aime surtout dès les scènes suivantes, c’est que l’épisode comprend enfin qu’il faut séparer un peu Fitz et Simmons pour leur permettre d’exister individuellement. Jemma s’occupe du bilan médical de Coulson, qui a demandé des examens sans vraiment vouloir expliquer pourquoi, tandis que Fitz travaille sur le Night-Night Gun avec Ward et commence à devenir davantage pote avec Skye. Ce sont des petites scènes qui n’ont l’air de rien mais qui font énormément de bien aux personnages. La santé de Coulson continue au passage son petit bonhomme de chemin comme fil rouge : pour l’instant, on ne remarque presque pas à quel point la série revient régulièrement dessus, mais en fait, c’est bien un fil rouge et ça s’inscrit dans le mystère : comment ça se fait qu’il soit en vie ?

Ward trouve son arme trop lourde d’une once et Fitz l’imite dès qu’il quitte la pièce, avant que Simmons ne débarque pour proposer sa propre imitation, sans le consulter. Skye rigole car ça confirme aussi ce qu’elle disait avant des liens entre eux, les trois font les idiots ensemble et se retrouvent ensuite à devoir garder leur sérieux quand Ward revient. C’est exactement ce qui manquait à l’équipe jusque-là : ils commencent enfin à avoir une vie ensemble entre deux missions ; leur amitié est bien dosée et j’en redemande. Le bracelet imposé à Skye dans l’épisode précédent n’a pas disparu non plus et elle explique qu’elle fait tout pour regagner la confiance de l’équipe au détour d’une réplique pleine d’humour sur ce que le bracelet mesure en permanence. Tout est très léger, mais l’alchimie et les intrigues qui reviennent d’épisode en épisode sont enfin là.

L’enquête les ramène vers le scout mort dans la forêt et l’Index est évidemment évoqué puisque l’équipe pense d’abord qu’une personne dotée de pouvoirs pourrait être responsable de ces décharges. Jemma examine le corps pendant que Fitz préfère rester à bonne distance parce que, non, il n’a pas peur, c’est juste que les cadavres sentent mauvais (un bon running gag de l’épisode qui permet aussi d’apprendre à connaître le perso). En s’approchant de la blessure, elle reçoit une minuscule décharge électrique. C’est un détail complètement anodin à ce stade et en même temps, n’importe qui ayant vu quelques séries produites par Whedon commence déjà à se dire que ça ne sent pas bon du tout.

Un deuxième phénomène électrique conduit Coulson, May et Ward jusqu’à une ferme où ils retrouvent un autre homme mort exactement de la même manière. Skye découvre que les deux victimes étaient pompiers volontaires dans la même caserne et qu’ils avaient tous les deux participé aux secours après la bataille de New York. L’épisode est vraiment hyper rythmé sur toute cette partie : une victime mène à la suivante, chaque découverte change légèrement la piste et on retrouve encore un lien très concret avec le MCU sans avoir besoin de faire débarquer Nick Fury toutes les semaines – c’est parfois artificiel, mais ici, je trouve que ça fonctionne.

La piste les conduit donc à la caserne, où Tony Diaz commence lui aussi à entendre cet étrange bourdonnement avant que des objets ne se mettent à flotter autour de lui. May retrouve alors un casque Chitauri ramené comme souvenir après New York. Les trois hommes l’avaient nettoyé quelques jours auparavant parce qu’ils pensaient retirer de la rouille, sauf que cette « rouille » était en réalité un organisme extraterrestre qui les a contaminés. Il n’y a donc ni super-vilain ni personne à affronter : simplement un virus venu d’ailleurs, transmis par le casque. Enfin, simplement… C’est peut-être pire ? Tout ça était bien avant le covid, les virus paraissaient encore rigolo.

Coulson comprend qu’il n’y a plus rien à faire pour Diaz et demande à tout le monde d’évacuer la caserne. Il reste pourtant avec lui quelques instants lorsque le pompier réalise qu’il va mourir. C’est une très belle scène, toute simple, qui approfondit mine de rien encore le mystère Coulson : quand Diaz lui demande comment il peut être aussi calme, Coulson lui explique qu’il est déjà mort. On lui a dit que ça n’avait duré que huit secondes, mais il sait que c’était plus long et il sait surtout qu’il était quelque part – quelque part de beau. Le pompier accepte alors beaucoup plus sereinement ce qui lui arrive avant de lui demander de partir. Ce fil rouge sur Coulson fonctionne vraiment bien parce qu’il avance par toutes petites touches : lui-même ne sait pas encore exactement ce qui lui est arrivé, mais il sait suffisamment de choses pour sentir que la version officielle ne colle pas complètement. Cet épisode nous dit bien que c’est un mystère qu’il va falloir percer.

Et là, après à peine la moitié de l’épisode, on pourrait presque croire que l’histoire est terminée. Le virus est identifié, les autres pompiers sont placés en quarantaine et le casque Chitauri doit être transporté vers le Sandbox, nouveau lieu du S.H.I.E.L.D. qui rejoint déjà l’Index dans la mythologie naissante de la série dont on en entendra beaucoup parler : c’est un centre de recherche spécialisé dans les matériaux dangereux et Coulson demande simplement à Simmons de trouver un remède au cas où d’autres pompiers auraient été contaminés.

Sauf que l’épisode n’a évidemment pas terminé de jouer avec nous : Jemma découvre avec enthousiasme que le virus peut passer d’une personne à une autre par décharge électrostatique. Elle est tellement heureuse de sa découverte qu’elle ne voit pas l’objet qui commence à léviter derrière elle. Coulson, si. Son visage change immédiatement et il recule avant de fermer les portes du laboratoire en lui disant qu’il est désolé. « Jemma ». Voilà, son prénom arrive pour la première fois dans la série il me semble et c’est précisément au moment où on apprend qu’elle risque de mourir. C’est aussi l’épisode qui la sépare bel et bien de Fitz en lui donnant son identité propre.

Le timing est affreux : elle estime avoir été contaminée environ 36 heures plus tôt par la décharge reçue auprès du premier cadavre et il ne lui reste désormais que deux heures à vivre. De quoi occuper les 20 minutes restantes, surtout que le Bus est en plein milieu de l’Atlantique et May ne peut pas les poser avant trois heures. Pire encore, lorsque Jemma arrivera au stade terminal, la décharge électromagnétique risque de faire tomber l’avion avec toute l’équipe à bord. C’est là que l’épisode devient particulièrement efficace parce qu’en 2013, on ne savait absolument pas encore ce dont cette série était capable avec ses personnages. Simmons n’était là que depuis six épisodes. Ils auraient pu la tuer et toute la série aurait été complètement différente derrière ; ça ne m’aurait pas choqué. Bref, j’y ai cru – et j’y crois encore quand je revois ce début de série.

Ce qui fonctionne surtout, c’est de voir la réaction de chacun maintenant que l’équipe commence enfin à être soudée. Ward explique à Skye qu’il préférerait avoir un ennemi à frapper parce qu’il saurait quoi faire ; face à un virus invisible, il ne peut simplement rien faire pour protéger les autres. Skye ne cherche plus à trahir qui que ce soit ou à contacter le Rising Tide : elle est juste terrifiée à l’idée de perdre Jemma. Coulson, lui, reçoit carrément l’ordre du S.H.I.E.L.D. de larguer la « cargaison contaminée » pour protéger le reste de l’avion et prétend tout simplement que la connexion passe mal avant de couper la communication. Il ne réfléchit même pas à la possibilité de sacrifier Simmons, ce qui est sympa mais n’en fait pas un bon leader en vrai.

Fitz reste évidemment avec elle derrière la vitre et les deux essaient d’abord de continuer comme si tout allait bien, jusqu’à finir par se disputer. Et c’est justement dans cette dispute que leur relation devient vraiment passionnante. Fitz lui reproche de l’avoir entraîné hors de leur laboratoire bien tranquille pour venir parcourir le monde à bord de cet avion ; Jemma lui rappelle qu’elle ne l’a jamais forcé à la suivre et qu’il avait besoin de sortir de sa zone de confort. On découvre au passage quelque chose d’important dans leur dynamique : c’est elle qui impulse le mouvement. Fitz est celui qui aurait pu rester éternellement à l’Académie, Jemma celle qui les a poussés vers le terrain. Ils fonctionnent ensemble depuis tellement longtemps qu’ils sont devenus indissociables, mais leur duo n’est pas aussi symétrique qu’il en avait l’air, et c’est important pour la suite de la série de pouvoir avoir deux personnages et pas un duo.

C’est en se disputant qu’ils trouvent la solution, comme toujours. Aucun humain n’a survécu au virus, mais le Chitauri qui portait le casque, lui, oui. Fitz récupère donc le casque dans la zone contaminée et, au lieu de simplement passer les échantillons à Jemma, entre carrément dans le laboratoire avec elle. Trop tard pour revenir en arrière : maintenant, ils vont trouver une solution ensemble ou ils risquent de mourir ensemble. C’est gnangnan et tout ce que vous voulez, je sais, mais il faut reconnaître que c’est sacrément efficace.

Le mélange entre humour et tragédie est parfait sur toute cette séquence. Ils continuent de se chamailler sur le fait qu’il s’agit d’un « antisérum » et certainement pas d’un vaccin alors que Simmons est à quelques minutes de la mort, simplement parce que c’est plus facile que de reconnaître qu’ils ont peur. Ils testent deux solutions qui échouent, puis une troisième sur leur dernière souris. Pendant quelques secondes, ils pensent avoir réussi… avant qu’elle se mette elle aussi à léviter.

Jemma comprend qu’ils ont perdu et demande simplement à Coulson de prévenir son père en premier, parce que sa mère supportera mieux la nouvelle si elle vient de lui. Elle garde une dignité tellement britannique jusque dans sa manière d’accepter sa mort que ça rend la scène encore pire ; que ça donne envie de lui faire un câlin et de trouver une solution. Fitz, lui, refuse totalement d’admettre la défaite et continue de vouloir recalibrer l’antisérum. Elle demande quelques instants seule avec lui, attend que les autres s’éloignent, s’excuse… et l’assomme avec un extincteur. WTF.

Fitz reprend connaissance et réalise que la troisième souris n’est finalement pas morte : c’est vraiment une solution simpliste et le coup de « la décharge l’avait seulement assommée » ne fonctionne pas (la souris lévite quand même). Cependant, ça fait le sel et le drama de l’épisode : l’antisérum fonctionne, sauf que Jemma a déjà ouvert la soute et se laisse tomber dans le vide pendant qu’il hurle derrière la vitre. Visuellement, toute cette séquence est d’ailleurs encore assez dingue pour une série network de 2013 : le Bus en plein ciel, Simmons qui tombe dans les nuages, Fitz qui court chercher le remède et un parachute pendant que le vent s’engouffre partout, Ward qui saute… franchement, ça tient toujours très bien et c’est pas si pire : des séries de 2026 font pire. En plus, faut en profiter : c’est super lumineux. Je n’oublie pas que l’équipe technique perdra toutes les ampoules en saison 2… Là, j’ai pu regarder cet épisode en journée sans problème.

Fitz est prêt à sauter lui-même alors qu’il n’a visiblement aucune idée de la manière dont on met correctement ce parachute – et pas le courage pour le faire. Ward arrive, comprend immédiatement la situation, lui prend l’antisérum et saute sans la moindre hésitation. Heureusement, d’ailleurs, parce que Fitz n’aurait pas réussi à rejoindre Jemma en chute libre, contrairement à Ward qui réussit à lui injecter le traitement puis ouvre le parachute juste avant l’océan.

Tout ce qui suit est beaucoup plus léger et c’est exactement ce qu’il faut. Coulson engueule Jemma pour son geste avant de lui avouer simplement qu’ils auraient détesté la perdre. Je trouve que ça ne suffit pas à révéler tout ce qu’il pense d’elle et tout le bien qu’elle leur apporte ; avec le recul, je le trouve particulièrement froid. De son côté, Ward lui fait croire qu’il est impressionné par son courage avant d’imiter lui-même la caricature que Fitz et Simmons faisaient de lui en début d’épisode, preuve qu’il avait évidemment compris qu’ils se moquaient de lui. C’est amusant comme tout et on nous sape toute cette joie ensuite puisque Skye débarque et se jette dans les bras de Jemma. Ce câlin me fait beaucoup trop plaisir : six épisodes et cette équipe est enfin devenue quelque chose qui ressemble à une famille ; mais ça donne presque envie de pleurer de les voir si émotifs. Et toujours si jeunes !

Coulson finit par avouer à May qu’il a lui-même demandé les analyses médicales. Tout est parfaitement normal sur le papier, mais il ne se sent pas normal et sait qu’il a changé depuis sa mort. May lui répond qu’on ne peut pas mourir, même quelques secondes, et revenir exactement pareil. La scène fonctionne déjà très bien pour Coulson, mais alors le Coulson/May commence quand même sérieusement à pointer le bout de son nez : ouvre ta chemise, coco. Eh, il y a une intimité et une familiarité entre eux qui n’existaient pas encore vraiment dans les premiers épisodes, et May est probablement la seule personne à laquelle il accepte de dire aussi clairement qu’il a peur de ce qui lui arrive.

Reste Fitz et Simmons, assis ensemble sur le lit du premier. Fitz essaie encore de lui expliquer qu’il aurait pu sauter lui-même, qu’il avait le remède, le parachute et tout le reste ; elle finit par lui demander de se taire. Ward a fait quelque chose d’incroyable, mais ce n’est pas Ward qui est resté derrière cette vitre avec elle, qui a continué à chercher quand elle avait abandonné et qui lui a donné de l’espoir. Petit bisou sur la joue, Fitz qui prend soudain conscience qu’il ressent peut-être deux ou trois choses qu’il n’avait pas prévues et générique. Aaaah, je les adore, j’ai envie d’enchaîner !

Bon, sinon, le cliffhanger est pas ouf. C’est presque anecdotique derrière tout ça de les voir au Sandbox : Blake (j’avais oublié que l’acteur jouait dans cette série, d’ailleurs, je ne le dis pas assez ; surtout qu’il est récurrent) reproche à Coulson d’avoir désobéi aux ordres et le menace de lui retirer son équipe s’il recommence. Coulson lui répond simplement qu’il aimerait bien les voir essayer. Pas le cliffhanger du siècle, mais après tout ce qui vient de se passer en quarante minutes, je crois que l’épisode avait déjà largement fait le boulot. En plus, ça apporte quand même une petite conclusion à l’intrigue secondaire de l’épisode sur la santé de Coulson.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Cette semaine sur le blog #6 : beaucoup de pas grand-chose

Salut les sériephiles,

Je vous annonçais la semaine dernière que je ne m’attendais pas à publier énormément et, ben… J’avais vu juste. Entre mon retour de Marseille beaucoup trop tard dimanche soir, le podcast mardi et des soirées bien remplies ensuite, j’ai surtout passé la semaine à essayer de faire rentrer tout ce que j’avais prévu dans mon emploi du temps. Et mine de rien, ça a plutôt fonctionné, même si les séries hebdomadaires ont clairement été les premières sacrifiées. Comme d’habitude, vous me direz.

Résultat : seulement quatre publications cette semaine, ce qui reste finalement pas si mal vu le peu de temps passé devant mon écran. Et surtout, j’ai enfin publié un article qui attendait depuis beaucoup trop longtemps dans mes brouillons.

Côté visionnage

Voilà, c’était bien pratique d’avoir des articles d’avance parce que bon, je n’étais pas chez moi de la semaine, ou presque. Autant dire que mes hebdos n’ont pas beaucoup avancé cette semaine, hein.

J’ai tout de même enfin pris le temps de publier mon bilan de la saison 2 de The Good Wife, alors que l’article était terminé depuis deux semaines et que je suis déjà en train d’écrire celui de la saison 3. J’ai encore englouti les 23 épisodes sans difficulté, avec une saison que j’ai trouvée meilleure que la première et toujours cette addiction à Kalinda… même si les scénaristes ont décidé de me faire regretter d’avoir demandé à en savoir plus sur elle. En vrai, je ne pense pas qu’elle restera mon perso préféré.

Côté blog

Septembre aura été beaucoup trop chargé, entre les séries, Disneyland, Marseille, les spectacles et tout le reste, alors il y avait largement de quoi remplir un article que vous aimez bien lire habituellement :

La semaine prochaine sur le blog…

Le problème, c’est que toutes les séries que je n’ai pas regardées cette semaine m’attendent toujours et qu’octobre a décidé d’en ajouter d’autres. Scrubs est de retour et Coven Academy est désormais disponible sur Disney+, donc je vais déjà essayer de trouver le temps de découvrir tout ça tout en rattrapant Lanterns, Last Seen et Line of Fire.

Pour les articles en dehors des critiques, on verra surtout ce que j’arrive réellement à écrire : je n’ai plus rien d’avance et la semaine à venir commence avec une petite dette de sommeil accumulée. Au-delà de ça, il va enfin être temps pour moi d’aller voir Céline (yes, on croise les doigts) et ça ne va pas arranger mes heures de sommeil. Quant au week-end, bon, Halloween est là, il n’est pas impossible que je fasse une infidélité à Disneyland Paris 🤫

En attendant, Main Street de nuit, c’est magnifique : bon début d’octobre !

Image à la une : affiche promotionnelle de The Good Wife
Photographie promotionnelle Scrubs / Photographie Main Street USA Disneyland Paris du 4/10/2026

Photographie