Last Seen – S01E03 – The Lie – 19/20

Voici une série qui ne perd pas de temps et un épisode 3 vraiment efficace. Je suis tout simplement accroché à l’intrigue et j’aime beaucoup sa rapidité de développement. Autant j’ai tendance à critiquer toutes les mini-saisons qui vont trop vite en besogne après des épisodes lents, autant je trouve hyper satisfaisant que celle-ci ne fasse pas semblant et ne ralentisse jamais son rythme. Chaque épisode a une fonction claire pour mener à la conclusion et le voyage pour y parvenir est bien foutu pour l’instant.

Spoilers 

Sarah retourne chez elle, mais pas comme on le supposait.

The world is a wicked place, honey.

C’est marrant comment je n’ai aucune compassion devant la première scène de cet épisode. On y suit la mère adoptive de Sarah, Jenna, s’inquiéter de la disparition de sa fille. Mais CHEH. Bien fait ! Y a pas à kidnapper les enfants des autres, sérieux. Je suis soulé en plus que le kidnappeur appelle ensuite son frère et que ce soit lui qui retrouve Sarah/Mags dans les rues de la ville.

Elle aime trop son oncle pour se barrer et forcément, elle le suit en toute confiance. L’oncle la ramène directement chez ses kidnappeurs, sans savoir ce qu’il est en train de faire. C’est si énervant ! Les deux kidnappeurs sont très heureux de retrouver leur fille, mais on découvre aussi que Jenna n’est peut-être pas aussi néfaste que je le pensais : son mari lui demande à quel moment il a compris qu’il s’agissait de Mags.

Après, elle n’est pas toute blanche non plus : littéralement, elle le suit quand il lui explique que les parents de Mags ne sont pas des bonnes personnes. C’est si agaçant. Il est alcoolique, elle est… une pêcheresse ? Mais ça va pas ! En plus, Sarah aussi découvre les joies de l’alcool dans cet épisode.

Elle se réveille en gueule de bois, mais veut tout de même faire ses corvées quand elle voit son père les faire. C’est si ridicule. Maintenant qu’elle est de retour dans sa prison, elle demande à son père comment se faire pardonner. Ce qui m’agace le plus, c’est qu’elle lui parle ensuite de Tommy et Mags à son père. Il peut lui servir tous les mensonges qu’il veut comme ça, notamment lui dire que Mags est morte. C’est si énervant.

De son côté, en ville, Jenna commence à errer et se renseigner davantage sur les parents qui ont vu leur fille être kidnappée. C’est fou. Elle retrouve rapidement la mère de Mags… Mais ne dit rien, ça va de soi. Peut-être que la culpabilité la rongeant lui permettra de faire de meilleurs choix par la suite.

Sinon, forcément, Ian pète un câble quand on le retrouve : c’est le lendemain du soir où il a raté de peu Mags. Il se rend chez la flic pour lui dire ce qu’il a découvert la veille au soir, enregistrement téléphonique à l’appui. Bien sûr, c’est loin d’être suffisant pour rouvrir une enquête, surtout que le timing est hyper suspicieux.

Ian retrouve ensuite son amante au taf et s’énerve encore sans raison contre elle, surtout qu’elle lui est d’une aide précieuse : elle retrouve les appels de plainte sur les soirées de la veille en ville. Cela lui permet d’avoir une piste sérieuse : il retrouve assez vite Damo sur un terrain de jeu de la ville. Tommy assiste à la ville et ne dit rien alors qu’il est très clair que notre héros cherche à mettre la main sur Sarah par tous les moyens possibles.

Cet abruti de Damo fait ce qu’il peut pour paraître innocent et jure que personne n’a forcé personne, mais il a aussi et surtout vu que Sarah est montée dans un van de son plein gré. La piste est solide, mais pas suffisant. Je suis hyper frustré par la scène suivante où Ian fait appel à son parrain, Donnie, et lui raconte ce qui lui est arrivé.

C’est tout à fait logique, mais c’est énervant : Donnie entend que Ian pense avoir parlé à Mags, entend le nom de la rue de la cabine téléphonique, fait très clairement le lien avec Sarah… mais c’est tout. À aucun moment Ian ne le voit percuter et changer de face, à aucun moment Donnie sait ce qu’il dit.

Et bien sûr, le parrain appelle ensuite son frère pour en savoir davantage sur la raison du mensonge de Sarah : pourquoi se ferait-elle passer pour une autre, c’est tout de même étrange, non ? Que c’est énervant ! Il est tellement con, en plus ! Il voit son frère sur un bateau ? J’étais si sûr qu’il allait y passer, eh, j’ai soufflé fort.

Comment ne peut-il pas se douter que son frère est un kidnappeur ? Genre si c’est ne serait-ce qu’un soupçon, tu le confrontes pas comme ça, si ? Sur un bateau au milieu de nulle part ? Certains personnages cherchent vraiment à se faire tuer.

Pour moi, c’était tellement évident qu’Henry, le kidnappeur, allait tuer son frère dès le début de cette intrigue ! Henry tente bien de convaincre son frère de ne rien dire et d’oublier toute cette histoire, mais comment pourrait-il oublier que sa nièce est l’enfant d’un autre ? En tout cas, on nous confirme qu’il y avait bien une Sarah avant que Mags ne soit enlevée dans cette scène. Et contre toute attente, Donnie est laissé en vie par Henry. Il y a trop de pistes qui vont mener à eux, désormais, c’est une question de temps avant que Ian ne la retrouve, hein.

En parallèle, Sarah est enfermée dans sa chambre par Henry. C’est vraiment une prison, désormais… Sauf que Tommy peut entrer sans trop de mal sur la propriété. Elle lui parle par la fenêtre et le guide jusqu’à sa chambre. Tommy est un vrai prince charmant sur ce coup-là. En plus, elle lui raconte sa vie, sa gueule de bois et les souvenirs bizarres qu’elle a à cause de l’alcool.

Notre prince charmant obtient rapidement une nouvelle quête grâce à ça : il lui raconte qu’un homme vieux cherchait Mags – ce qui est étrange puisqu’Henry lui a dit que Mags était morte – et elle lui réclame aussitôt un flyer. Malheureusement, ils sont interrompus par le retour d’Henry à la maison.

Tommy se barre juste à temps, à un point où c’est suspect qu’Henry ne le remarque pas. Il a quelques doutes, mais croit sa fille quand elle lui dit qu’elle était seule pendant tout ce temps. Henry retrouve ensuite Jenna, complètement au bout de sa vie car rongée par la culpabilité, puis voit que sa fille essaie à nouveau de se faire la malle.

Comprenant qu’elle se rend auprès de son nouvel ami, il se renseigne sur sa destination, l’enferme dans la cuisine (la juste place des femmes, merci la religion, tiens – oui, c’est un raccourci facile, mais c’est encore une histoire qui tient uniquement à cause d’un fanatisme religieux ce kidnapping), puis se rend lui-même à la cabane où elle avait rendez-vous avec Tommy.

Cela lui permet de découvrir que Tommy avait pour mission de ramener un flyer sur la veillée pour Mags à Sarah, mais aussi de le menacer pour qu’il n’entre plus en contact avec elle. Je ne suis pas sûr que ça puisse fonctionner, mais va falloir qu’il trouve un moyen pour la recontacter maintenant. C’est pas gagné.

La fin d’épisode se concentre davantage sur Ian, cependant. En réécoutant en boucle l’enregistrement de l’appel de la veille, il se rend compte qu’il y a en fin d’enregistrement d’autres bruits, très faibles sur la bande. Ian demande alors l’aide de son fils pour identifier le son suspect qu’il pense entendre.

Dans la première scène, c’est clairement la voix de Donnie qu’on entend, mais une fois le son monté, c’est compliqué de distinguer vraiment quelque chose. Par contre, juste après, Ian reconnaît très bien le son du van de Donnie – et il appelle aussitôt son parrain des AA, cherchant à savoir la vérité. Donnie lui explique qu’il ne va pas bien et qu’il pensait annuler la réunion des AA, et on voit très bien qu’il sait ce qu’a fait son frère et est terrifié par la boîte de Pandore qui est en train de s’ouvrir. Le but de Ian est toutefois d’éloigner Donnie de chez lui. Il y parvient par un mensonge habile, puis rentre par effraction chez son parrain.

En fouillant la maison, il trouve la trousse de maquillage que Donnie avait acheté pour Sarah – sans pouvoir lui offrir. C’est donc plein de rage qu’il débarque ensuite à la réunion des AA pour partager à tous son ressenti. Il se lance dans un monologue sur l’honnêteté et c’est un cliffhanger tellement frustrant de le voir s’interroger sur la raison qui pousserait quelqu’un qu’il aime à lui mentir sans avoir la réponse de Donnie !

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Last Seen – S01E02 – The Call – 16/20

Bon, ce n’est toujours pas la série qu’on m’avait vendu, mais si je mets de côté le fait de savoir où ça va (je suis irrité et frustré), cet épisode 2 est vraiment sympathique, franchement. J’accroche bien aux personnages et à la manière dont la série est construite ; rien ne me semble en trop pour l’instant et les pièces du puzzle s’emboîtent bien. J’ai déjà hâte de poursuivre et je suis triste de savoir que ce sera terminé dans quatre épisodes.

Spoilers 

On en découvre un peu plus sur ce qui est arrivé à Mags.

Upstairs. And remember : light out.

Je ne m’en remets pas de la promo de la série qui spoile la fin de l’épisode 2 (et son titre !) alors que la série ne dure que six épisodes, c’est quand même une dinguerie énorme, non ? Quand j’y pense, la fin de l’épisode 1 spoile aussi le mystère que je trouvais le plus intéressant : Ian est-il fou de croire qu’il parle à sa fille ? Ben non, parce que c’est le frère de son parrain qui a kidnappé sa fille.

S’il restait la moindre part de doute dans ce cliffhanger, il faut bien savoir que le début de cet épisode deux nous confirme qu’il n’y a pas à en avoir : quand ils reçoivent de la visite, les deux parents de cette ado (putain, la mère est donc complice aussi ? Je m’attendais à un twist où elle n’était pas au courant) lui demandent de monter se cacher et d’éteindre les lumières. Elle ne le fait pas, mais soit.

Après le générique, nous retrouvons Ian et son ex-femme en présence d’Isabel. J’aime beaucoup cette flic qui fait les choses dans l’ordre et le plus calmement possible alors que le cas n’est pas simple. Elle leur explique qu’il lui faudra entre un mois et six semaines pour leur rendre le corps et confirmer qu’il s’agit bien de leur fille. Les ossements confirment un meurtre – étranglement – et ça sera un mystère intéressant à suivre.

Je continue de penser, par contre, que ce serait plus intéressant à suivre si on ne savait pas que Margaret était encore en vie. Bon, donc, Margaret = Mags ; et le fils au nom chelou ? Le fils s’appelle Dean, tout simplement. La flic indique qu’elle voudrait lui parler à nouveau car quelqu’un avait frappé à leur porte ce soir-là et s’était soi-disant trompé de maisons, mais ça reste une piste intéressante à explorer pour savoir ce qu’il s’est passé.

Bon, sinon, Ian continue de papoter avec son parrain sans que ça me passionne et s’énerve ensuite de voir que son ex-femme commence à distribuer dans toute la ville des affichettes sur sa fille. Il retourne sur la scène du crime pour parler à son pote (celui qui couche avec sa femme) et en savoir plus. Je ne sais pas trop où il veut en venir, mais le moment est difficile, notamment parce que le pote n’hésite pas à parler de Mags comme d’un « corps ».

Ian se rend ensuite auprès de son fils pour lui parler. Il ne fait que continuer de décevoir Dean, par contre. En effet, Dean essaie de lui présenter Sam, son petit-ami, mais Ian n’en a rien à carrer de Sam. C’est trop triste, pauvre Dean (oui, évidemment que j’adore Dean entre son look, sa culpabilité et ses relations tendues avec son père qui me soule un peu en tant que perso principal). Je comprends la priorité de Ian qui veut des infos sur la disparition de sa fille, mais faut pas abuser comme ça.

En tout cas, on découvre que Dean était plus vieux que je ne pensais quand sa sœur a été kidnappée : il fumait de la drogue quand elle a été enlevée, c’est plutôt une connerie d’ado, ça. Cela explique aussi les tensions entre son père et lui, parce que le père en a voulu à son fils d’avoir pris de la drogue et perdu la sœur au passage. Y a de quoi foutre une vie d’ado en l’air, franchement.

Le but de Ian devrait être de faire en sorte que son fils contacte la police. En fait, il se contente de vouloir lui faire voir un maximum de visages. A l’époque, la police pensait que le kidnappeur était quelqu’un qui ne faisait pas partie de leur communauté. Maintenant que le corps a été retrouvé dans un endroit peu pratique d’accès, la théorie change. Ainsi, si son fils pouvait reconnaître le visage de l’homme qui est venu ce soir-là chez eux parmi les gens de la ville, alors l’enquête pourrait progresser. Zéro pression sur Dean cette histoire.

Alors que Dean commence à faire ça, Ian apprend d’Isabel que le corps retrouvé n’est finalement pas celui de sa fille. Les tests ADN sont formels : le corps est celui d’une inconnue à ce stade de l’enquête. C’est violent pour lui, mais il prétend vouloir l’annoncer à son ex-femme lui-même. Son but est que son fils puisse aller au bout de ce qu’il voulait. Ian distribue donc des bougies à plein de gens pendant que sa mère parle de son deuil. Il regarde chaque visage avec autant d’attention que possible.

Le pire dans cette histoire ? Le kidnappeur est bien là, mais comprend ce qu’il se passe. Il évite Dean autant qu’il peut, ce qui fait que le plan est un échec. C’est d’autant plus cruel pour Ian que Deb finit par apprendre la vérité sur le corps retrouvé qui n’est pas celui de sa fille et que Dean abandonne en cours de route son plan. Ainsi, Ian s’engueule avec son ex-femme, puis avec son fils.

La série choisit aussi de diviser son intrigue en deux désormais. Nous suivons toujours Ian, mais aussi Mags. Elle continue de mener sa vie en secret dans sa maison loin de tout. Elle porte une robe qui semble tout droit sortie d’une secte et est clairement élevée volontairement de manière coupée du monde. Je trouve ça intéressant, et ça l’est d’autant plus qu’il est révélé ensuite qu’elle a un ami désormais. Elle parle au fils des nouveaux voisins dans sa cabane au fond du jardin. Ah. L’homme qui est venu la veille voir son père était donc le nouveau voisin, le père de ce jeune garçon qui est le premier être humain à qui elle peut parler en-dehors de ses parents, je crois.

Ils sont interrompus par la météo qui change bien vite. Sarah, c’est le nom de Margaret, rentre en courant chez elle sous la pluie. Elle semble terrifiée par l’orage, mai sil faut dire aussi que ses parents en font des caisses. Je suppose qu’ils ont peur qu’elle tombe malade ? Un examen médical risquerait fort de faire découvrir la vérité sur Sarah.

Le lendemain, elle questionne son père sur les nouveaux voisins qu’elle pense avoir vu s’installer et sur le monde extérieur à leur ferme. Elle commence à poser les questions dérangeantes d’une ado qui veut découvrir le monde et ne croit plus forcément son père quand il affirme que tout le monde est mauvais hors de leur ferme. Elle a une histoire violente, tout de même.

Quand elle retrouve à nouveau le fils du voisin, c’est pour lui dire de ne plus venir la voir. C’est toutefois difficile de tenir sa conviction quand le fils du voisin peut lui faire écouter de la musique – elle découvre la musique moderne, quoi, parce que ça va deux secondes de regarder Singin in the rain, je suppose.

Si Sarah affirme qu’elle n’est pas une prisonnière, elle est quand même la seule à ne pas sortir de la ferme, qui possède une alarme chaque fois que quelqu’un s’approche de la ferme. Ses parents, eux, n’hésitent pas à sortir. Jenna, la mère, apprend donc que le corps de Mags aurait été retrouvé – c’est sa fille qui est découverte. C’est terrible comme retournement, la pauvre.

Sarah les observe pas si discrètement depuis sa chambre et tente de découvrir ce que le flyer qui perturbe tant sa mère peut bien vouloir dire. Malheureusement, elle arrive trop tard pour le sortir du feu : elle ne lit que le nom de Mags sur le bout de papier cramé. Que c’est frustrant ! C’est tout de même important : on découvre que petite, elle avait gravé le nom de Mags sur un arbre de la ferme. Voilà autre chose.

Elle peut en plus montrer le papier brûlé au fils des voisins : une veille est organisée dans la forêt pour rendre hommage à Mags, maintenant que le corps est retrouvé. Le fils lui apprend que la localisation de cette veille est à peine à quarante minutes. C’est beaucoup 40 min, et encore plus pour elle qui n’a pas le droit de quitter la ferme. Elle a beau dire qu’elle est volontaire, elle commence à comprendre la manipulation dont elle est victime.

Les parents, eux, se mettent à culpabiliser – particulièrement Jenna, la mère. Elle a de la peine pour l’autre famille ? Eh, t’as kidnappé leur fille, faut pas abuser comme ça. Ils reçoivent ensuite la visite de Don, le parrain de Ian. Cela nous permet de savoir que l’oncle connaît bien sa nièce. Il fera le lien avec Mags, c’est inévitable.

En attendant, Don peut constater le côté sombre de son frère qui refuse que sa fille porte du maquillage. Il refuse donc le cadeau d’anniversaire que Don voulait faire à Sarah. Bon, il accepte quand même les coquillages, c’est déjà ça. Il n’empêche que Don est viré rapidement de la propriété, au prétexte que Jenna aurait une migraine.

C’est une bonne manière de découvrir que le père de Sarah est cinglé – du moins, de le confirmer. Il refuse que sa femme prenne des médicaments. Alors qu’elle s’endort, Jenna ne voit pas son mari partir et ne surveille pas Sarah. Cette dernière en profite pour quitter la ferme. C’est la première fois de sa vie qu’elle fait ça et le but est clair : elle veut se rendre à la veillée pour Mags. Elle va d’abord chez les voisins pour ça, ce qui est l’occasion de découvrir que le fils des voisins, Tommy, a aussi un grand frère.

Celui-ci propose plutôt à Sarah de se rendre à une soirée avant d’aller à la veillée. C’est frustrant car comment pourrait-elle croiser Ian alors ? C’est frustrant aussi car on sait qu’elle va appeler les secours à un moment, mais nous n’y sommes toujours pas. Je déteste les spoilers et je trouve que l’histoire est vraiment cool et aurait pu être vendu bien différemment sans rien révéler quoi.

Tommy et Sarah montent à moto pour se rendre à une soirée où Tommy veut se rendre. Deux préados qui font de la merde, donc. Pour la première fois, Sarah découvre la vie des ados ordinaires et le goût du champagne – c’est dégoûtant. Elle est abandonnée par Tommy et commence logiquement à stresser. Elle ne connaît personne et est dans une maison pleine à craquer d’ados bourrés. Elle rencontre ainsi Damo, un autre ado qui lui sert un whisky-coca cherry. Apparemment, c’est bon ? Elle ne grimace même pas ? Je n’y crois pas.

En tout cas, on comprend pourquoi elle passera un appel de secours ensuite. Bourrée, elle est entraînée dans une chambre par cet ado qui veut juste profiter d’elle. Il l’isole, mais ils sont interrompus ensuite par un des potes de Damo. De toute manière, Damo n’aurait pas été beaucoup plus loin avec elle : Sarah voit une des affiches pour Mags et apprend qu’une petite fille a été kidnappée. Je crois bien qu’elle fait 1+1. Damo essaie de profiter d’elle et de l’embrasser, mais ce n’est pas du tout le mood dans lequel elle est à présent.

Elle veut juste retrouver Tommy et rentrer chez elle. Celui-ci, l’ayant vu s’isoler avec Damo, s’en fout pas mal d’elle, cependant. Sarah quitte donc la fête seule. Damo essaie bien de la rattraper, en vain. Paniquée, Sarah erre alors en ville et tombe sur une cabine téléphonique. Ça existe encore en Australie ?

Sur la cabine, il est écrit 000 pour les urgences. Après s’être disputé avec sa famille, Ian a très envie de boire. Pour s’éviter ça, il se rend justement au boulot. C’est parfait pour décrocher quand Mags l’appelle, donc. Elle dit être perdue et s’appeler Sarah… avant de dire que son nom est peut-être Mags. Oh. Ian pète un câble et décide de se rendre aussitôt à la cabine téléphonique en question, en vain. Elle n’est plus là quand il y arrive, d’autant qu’il a réussit à lui faire peur en disant qu’il la voyait sur son écran.

Et voilà pour le cliffhanger qui nous amène exactement là où le synopsis nous faisait commencer la série. Je suis frustré !

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Last Seen – S01E01 – The Dispatcher – 16/20

Je ne comprends pas trop pourquoi le synopsis et le trailer de la série spoile autant, parce qu’on passe le premier épisode à attendre quelque chose qui n’est pas là. Si ce pilot ne passe pas le bechdel test non plus et part donc avec pas mal de défauts à compenser, j’ai tout de même passé un bon moment devant cette série qui trouve comment m’accrocher et tient quelques promesses malgré tout. Ce n’est pas la série que j’imaginais, mais pourquoi pas après tout ? Tant que l’histoire est bonne…

Spoilers 

Les ossements d’un enfant sont retrouvés onze ans après le kidnapping du héros de cette série.

My daughter went missing.

L’épisode commence par une tempête, puis par un homme qui se promène en forêt avec ses chiens. Honnêtement, ça ne dit rien qui vaille et c’est vite confirmé : les chiens trouvent une mâchoire et leur maître est quelque peu perturbé, forcément. Il rejette tout ça au sol et on s’arrête là. En effet, et c’est une grosse surprise qui fait du bien : la série a un générique, un vrai. La musique est toute douce, les images donnent quelques indices de qui nous attendra, et c’est très bien comme ça.

Après le générique, on nous introduit le personnage de Ian, le héros de cette série. Il est au lit avec une femme qu’on ne connaît pas encore (mais je n’ai pas l’impression qu’il la connaisse beaucoup non plus). Les scènes suivantes nous apprennent qu’il est divorcé – avec sa femme qui veut récupérer des affaires de son bébé onze ans après et qui indique qu’il est temps qu’il s’en remette – et qu’il a un meilleur ami. Du moins, ça paraît être un meilleur ami, mais c’est aussi et surtout son parrain des Alcooliques Anonymes. Six mois que l’homme n’a pas bu.

Quelques brasses dans la mer plus tard (ça me donne envie d’aller à la piscine cette affaire), Ian se rend au travail : il reçoit des appels d’urgence et est chargé de les trier. Nous sommes loin du centre d’opérations sombre des séries 9-1-1, l’environnement est plein d’écrans, certes, mais aussi plein de bois. Nous découvrons au passage qu’il gère aussi du personnel, notamment une certaine Polly qui arrive en retard… et qui n’est autre que la femme avec qui il couchait la veille.

Polly est débordée par son job : elle ne parvient pas à gérer l’appel d’une femme en détresse parce qu’un proche veut entrer chez elle et probablement la tuer. Le proche est son ex-mari, mais ça, on ne l’apprend qu’une fois que Ian est au téléphone avec elle : il parvient à la faire parler, lui faire dire son prénom, son adresse et la mettre en sécurité.

La situation nous montre que le héros est fort dans son job – même s’il ne fait rien de plus que ce qui semble être le boulot de ces agents. Toutefois, la situation de cet incident domestique est intéressant aussi parce que Polly se rend compte que ce n’est pas la première fois que la femme les appelle. Soyons sérieux : pourquoi n’y a-t-il pas un moyen d’afficher les anciens appels au passage ? Le premier appel de la série, c’est un homme que Ian reconnaît tellement il les appelle ; le second, une femme – Tyra – qui est terrifiée par son ex-mari de manière régulière… Eh, faites quelque chose !

Peut-être que c’est un commentaire politique voulu par la série, cependant. Après sa journée de taf, Ian rentre chez lui et pardon mais : c’est quoi cette barraque hyper luxueuse ? Et pourquoi encore et toujours des portes vitrées en guise de porte d’entrée ?

Bon. Au moins, on a une bonne idée de qui est le personnage et ce n’est pas trop mal écrit. On le voit passer sa soirée à regarder le dossier sur sa fille : Mags, c’est son nom, a disparu il y a onze ans.

Le lendemain, au travail, Ian doit faire quelques remontrances à Polly qui est tout le temps en retard, mais c’est compliqué quand à côté de ça il couche avec elle aussi. Ils sont interrompus de toute manière par deux autres opératrices : l’une d’entre elles a reçu un appel inquiétant qui pourrait intéresser Ian. Il s’agit de toute évidence de l’appel de l’homme vu avant le générique, celui qui a retrouvé la petite mâchoire en début d’épisode.

Ian quitte aussitôt son taf et se rend sur la scène de crime. Là, on a confirmation de ce qu’on soupçonnait jusque-là : il était auparavant à la tête d’une équipe de policiers, ce qui explique qu’il soit encore potes avec eux, et sa petite fille de trois ans a disparu depuis onze ans, après avoir été kidnappé. En apprenant tout ça, Isabel, la nouvelle cheffe de la police, accepte que Ian vienne observer les restes retrouvés : ceux d’un enfant de trois ou quatre ans enterré depuis dix ans au moins. Outch.

Sur place, il trouve aussi des traces d’empreintes de chien et interroge les témoins qui ont appelé les urgences. Il s’agit d’un groupe de trois adolescentes qui n’avaient pas de chien. L’homme du début d’épisode n’a donc pas appelé ! Qui fait ça ? Qui trouve des ossements et ne prévient pas les secours ? C’est horrible. Les pauvres ados sont traumatisées, évidemment.

L’enquête qui s’ouvre remue plein de choses : Ian est impatient et veut des réponses. Il retrouve son ex-femme (tiens, elle est enceinte) à qui il confirme qu’il pourrait s’agir du corps de leur femme, mais il engueule aussi ses potes flics qui ne vont pas assez vite à son goût. Il révèle qu’il mène sa propre petite enquête et qu’il sait que le corps a été dérangé par autre chose que la tempête. C’est terrible. Malgré son énervement, Ian retourne ensuite au boulot où ses collègues s’inquiètent assez légitimement de savoir ce qu’il s’est passé et comment il va.

Ian veut simplement s’enfermer dans le travail. Honnêtement, à ce stade de la série, je suis assez énervé par le synopsis et la bande-annonce qui en révèle déjà beaucoup trop : l’histoire est bien différente de ce qu’on me vendait. Ce n’est pas simplement qu’il reçoit un appel de quelqu’un qu’il pense être sa fille ; c’est qu’en parallèle, on trouve enfin des ossements qui pourraient être ceux de sa fille. Cela change toute la perspective de la série et de ce premier épisode, je trouve.

Pour le moment, j’aime bien le personnage de Ian, mais je trouve qu’il est trop solitaire. C’est bien entendu volontaire, mais ça complique l’attachement à la série de n’avoir qu’un seul personnage. J’aime les équipes, comme vous savez. Quoiqu’il en soi, Ian est intéressant aussi par ses méthodes de travail et son entêtement à tout faire tout seul. C’est un ancien flic qui sait mener l’enquête : il retrouve assez vite le propriétaire des chiens qui n’a pas appelé les secours.

Mon problème avec cette scène, c’est que pour un ancien flic, il est sacrément con. Enfin, non. Il se laisse emporter par ses émotions et ça se comprend : il voit dans la cage des chiens du mec un pantalon de pyjama d’enfant qui est trait pour trait celui que portait sa fille.

C’est terrible. Il perd tout sens des responsabilités et s’attaque à l’homme. La scène suivante, inévitablement, nous le montre alors qu’il est interrogé par la police. Bien qu’il soit coupable d’une agression, tout le monde est assez gentil avec lui, en vrai. La nouvelle cheffe lui révèle même où en est l’enquête : l’homme aux chiens les élève pour des combats illégaux, mais est parfaitement innocent autrement… Il était en prison quand Mags a été enlevée.

Pire encore, le pyjama pourrait bien être celui de la fille de Ian : si un pyjama enterré depuis onze ans ne ressemblerait plus à grand-chose et que celui trouvé par Ian est intact, c’est parce qu’une autre partie du pyjama a été retrouvé, protégé dans un sac plastique.

Voilà. Le pyjama était donc enterré dans un sac plastique juste à côté du cadavre. Cela devient difficile pour lui de se faire à l’idée que sa fille n’est pas morte et que le chien n’ont pas juste joué avec des preuves importantes. Forcément, vu la tournure que la série prendra et qu’on connaît déjà, on se doute bien qu’une autre possibilité existe encore : peut-être que le kidnappeur a perdu son enfant, tout simplement. Genre, tu perds ton enfant, t’en enlèves un autre, tu lui files les vêtements de ton enfant et tu enterres les preuves ? Peu crédible, mais pour l’instant, c’est tout ce que j’ai.

La série s’éloigne toujours un peu plus de ce que vendait la bande-annonce : Ian fait une rechute inévitable dans l’alcool. J’ai de la peine pour lui, mais je comprends tout à fait son envie de boire après avoir appris le décès très probable de sa fille – les résultats ADN n’étant pas dispo avant plusieurs jours histoire que la série puisse avoir quelque chose à raconter.

Ian boit donc, et pas qu’un peu. Le lendemain, après un tour à la plage, il décide de suivre de près l’ex-mari de Tyra, celui de l’appel d’urgence pris par Polly en début d’épisode. Il dérape complètement, donc : il les observe toute la journée alors qu’il s’occupe de son enfant. On sent bien qu’il fait ça par frustration : c’est un mauvais père qui a encore son enfant alors que lui a perdu sa fille kidnappée alors qu’il dansait à une fête du festival de la ville.

C’est terrible. Il raconte tout ça au sein du même festival, onze ans après. Polly l’y retrouve et s’excuse car elle ne savait pas qu’il avait eu une fille et qu’il s’était passé ça. C’est trop triste, en vrai : ils avaient laissé leur fille de trois ans à la maison avec son grand frère ? Tu m’étonnes qu’il culpabilise de la disparition !

Par contre, ça devient dur d’apprécier le personnage. Non seulement, il rechute dans l’alcool, mais en plus, il envoie bouler Polly pour aller tabasser l’ex-mari de Tyra. Il va juste perdre son job, en fait ? C’est étrange comme tout. Bon, l’ex-mari mérite un peu ce qui lui arrive, même si je ne suis pas pour la violence : il provoque la bagarre après avoir voulu forcer son fils à monter dans un manège à sensations.

Ian passe ainsi la nuit en cellule de dégrisement. Comme nous sommes dans une série et pas un film, on nous vend ensuite une scène étrange où son parrain des AA vient le chercher. Cela n’est pas forcément un problème, mais ça le devient quand le parrain tombe sur son frère qui connaît Ian et semble en savoir plus qu’il ne le dit sur la disparition de Mags.

C’est une scène qui introduit quelque chose pour la suite de la série, mais nous n’y sommes pas. Pour l’instant, il faut supporter la scène suivante où le parrain fait la morale à Ian sur le mal qu’il fait dans la vie des gens. C’est plutôt efficace, hein, et ça permet surtout de cerner Ian : il n’est pas croyant et le coup de l’océan qui est une force de la nature ne suffit pas à se remettre de tout ce qui lui est arrivé.

Maintenant qu’il est à nouveau sobre, il décide aussi de retourner voir son ex-femme. Il est assez fou de découvrir qu’elle vit désormais avec un des meilleurs potes d’Ian. Son fils (Deanno ?) est présent également. Il vit hors de la ville, donc il doit être assez vieux tout de même. L’acteur a quelque chose comme un début de vingtaine, je suppose, et ça colle : onze ans de moins, ça lui fait neuf ans… À neuf/dix ans, on est assez grand pour garder sa petite sœur quelques heures, je suppose. C’est encore très jeune et j’espère que je ne le ferais pas si j’avais des enfants, mais on sait très bien à quel point ça peut être galère de faire garder ses enfants.

En tout cas, après sa difficile nuit, Ian veut payer l’enterrement de sa fille, se réconcilie avec son ex-femme et arrête à nouveau l’alcool. Assailli de flashbacks de sa fille, il jette malgré tout sa bouteille dans l’océan.

On se rapproche fortement de la fin de l’épisode : on y voit le frère du parrain de Ian qui rentre à la maison en écoutant à la radio les infos sur le possible cadavre de Mags qui a été retrouvé. Chez lui, il a une femme aimante, mais aussi une ado. On ne la voit pas encore, mais avec le synopsis et la culpabilité évidente du personnage, on voit bien qu’il y a quelque chose à creuser de ce côté-là. La série le confirme sans mal : les portraits-robots de Margaret vieillis par les dessinateurs puis l’IA ressemblent trait pour trait à la jeune ado du frère du parrain…

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Last Seen (S01)

De quoi ça parle ?

Le synopsis officiel spoile quelque chose qui n’est pas dans le premier épisode. Cela me rend fou. Pour autant, le voici, mais vous êtes prévenus du spoil : onze ans après la disparition de sa fille, Ian, un répartiteur des appels d’urgence, reçoit un coup de fil dans lequel il pense la reconnaître.

Ce que j’en attends

Difficile à dire. Il n’y a pas beaucoup de nouveautés cette année, alors j’ai envie de tenter celle-ci, d’autant plus qu’Apple a plutôt tendance à être la plateforme sur laquelle je me réfugie pour avoir de la qualité ces derniers temps. Les séries n’y sont pas forcément phénoménales, mais elles ont ce petit quelque chose qualitatif qu’on a du mal à trouver ailleurs.

Le côté opérateur d’une ligne d’urgence du héros me plaît (sinon, je ne regarderais pas 9-1-1, c’est logique), l’enquête inévitable autour de la disparition de sa fille onze ans plus tôt aura ce petit fil rouge intéressant qui nous offrira des suspects : il y a les éléments qu’il faut pour me donner envie de tester – et théoriquement de rester. En plus, je n’ai pas vu de flashbacks intempestifs dans le trailer. S’ils parviennent à ne pas en faire trop, la série peut être excellente.

Bon, par contre, c’est une série australienne et je redoute un peu l’accent auquel j’ai du mal à me faire. En même temps, c’est peut-être l’occasion, justement ! Un dernier point qui m’agace un peu : il n’y a que six épisodes prévus, donc c’est vraiment une mini-saison.Note moyenne de la saison : –/20 

Last Seen – S01E02 – The Call – 16/20

Bon, ce n’est toujours pas la série qu’on m’avait vendu, mais si je mets de côté le fait de savoir où ça va (je suis irrité et frustré), cet épisode 2 est vraiment sympathique, franchement. J’accroche bien aux personnages et…

Lire la suite

Last Seen – S01E03 – The Lie – 19/20

Voici une série qui ne perd pas de temps et un épisode 3 vraiment efficace. Je suis tout simplement accroché à l’intrigue et j’aime beaucoup sa rapidité de développement. Autant j’ai tendance à critiquer toutes les mini-saisons qui vont trop…

Lire la suite