Lanterns – S01E08 – Dirt and Stars – 16/20

Cet épisode final résume finalement assez bien toute la saison à mes yeux : il y a de bonnes idées, quelques excellentes scènes et des résolutions qui me paraissent aussi beaucoup trop faciles pour des intrigues préparées pendant huit épisodes. Je reste donc frustré par l’écriture de la série, même si les dernières minutes permettent au moins de conclure correctement le parcours de John. La qualité est là, mais ce n’est pas un coup de cœur parce que je trouve que tout est inutilement compliqué alors que ça pourrait être excellent si ça n’essayait pas de se vouloir plus intelligent que ça ne l’est réellement.

Spoilers 

Il est temps de savoir qui a tué Hal.

He deserves peace.

Allez, il est temps d’enfin en finir avec cette saison, en espérant que le dernier épisode remonte le niveau. J’avoue que je ne suis pas mécontent d’arriver à la fin, mais je suis surpris qu’on revienne pour ça en 2016. J’ai beaucoup aimé le tout premier plan de cet épisode, d’ailleurs, avec le château d’eau qui tombe. Voilà une image qui permet immédiatement de nous remettre dans l’ambiance de la catastrophe sans avoir besoin d’en faire des tonnes.

On revient donc en 2016 pour voir le moment où Kerry s’est occupée d’Hal après la destruction de la ville. En le retrouvant, elle lui demande si ça valait vraiment le coup d’avoir autant de morts. C’est triste comme tout le monde est d’accord, en fait. Hal sait parfaitement qu’il a merdé et qu’il risque de finir en prison pour mise en danger de la population ; Kerry se sent triste d’avoir eu raison. Leur échange ne m’a pas passionné, mais il permet au moins de comprendre comment on en arrive à la suite.

Dix ans plus tard, Kerry attend ainsi Hal à sa sortie de prison avec des fleurs et une bière. On nous fait donc un flashback pour ne toujours rien nous montrer de plus sur la naissance de leur relation ? Je suis vraiment intrigué de savoir à quel moment elle est tombée amoureuse de lui, parce que rien dans les épisodes précédents ne justifiait à mes yeux qu’ils se mettent en couple. Il faudra pourtant se faire à l’idée : Hal revient vivre à Rushville et ils commencent assez rapidement une relation.

Je n’accroche pas du tout. Je ne vois pas de romance dans leur relation et j’avais le même souci avec le plan cul de John et Zoé. Enfin bon. La scène suivante n’arrive pas à me convaincre davantage sur leur couple, mais elle me fait en revanche aimer Kerry un peu plus. Nous les retrouvons lors d’un rencard au restaurant où toute la ville les dévisage. On apprend à quel point Hal est encore détesté à Rushville – pneus dégonflés, insultes écrites avec de la merde dans son jardin, etc. – mais aussi à quel point Kerry lui a pardonné et assume son choix.

Kerry fait donc une petite annonce dans le restaurant histoire qu’il soit bien clair qu’elle est amoureuse de lui et, surtout, que toute personne qui voudra s’en prendre à Hal devra aussi s’en prendre à elle. Elle rappelle qu’il pourrait vivre n’importe où ailleurs comme un héros, mais qu’il a choisi de revenir dans la ville qu’il a détruite pour tenter de réparer ce qu’il pouvait encore réparer. Pourquoi pas, ma foi ? C’est amusant à voir et Kelly Macdonald est une fois encore excellente comme actrice, ce que tout l’épisode confirme par ailleurs.

Les scènes suivantes me paraissent plus mystérieuses. On voit Hal et Kerry qui ont couché ensemble – avait-on besoin de ça ? – puis Hal qui se fait attaquer chez lui. En effet, sa maison est incendiée à coups de cocktails Molotov. Il tente de sauver Earl, sa plante carnivore, puis monte à l’étage. Euh… Vu l’état de la maison à ce moment-là et les flammes partout, c’est vraiment une idée de merde. Autant sortir et abandonner tout le reste (probablement, il allait chercher des trucs de Green Lantern en vrai ?). Malheureusement, l’escalier finit par s’effondrer et Hal tombe inconscient au milieu de l’incendie.

Il se réveille alors dans le laboratoire déjà vu plus tôt avec une peau toute neuve, exactement comme John quelques épisodes auparavant. Et bim, surprise : c’est Noah qui vient de le sauver. Mieux encore, il révèle à Hal qu’il est lui aussi un Manhunter, ou en tout cas quelque chose qui s’en rapproche suffisamment pour posséder les mêmes capacités et savoir utiliser la technologie de Zoé. Euh… OK ?

Quelle drôle d’idée de nous montrer ça maintenant ? Pourquoi ne pas choisir un ordre chronologique pour raconter cette histoire ? Vraiment, je me répète, mais je ne comprends pas le puzzle fabriqué par les scénaristes. C’est tortueux pour aucune raison : on nous montre maintenant ce qu’Hal a découvert avant sa mort parce qu’on avait besoin de nous cacher l’identité de Noah pendant sept épisodes, mais ça tombe comme un cheveu sur la soupe alors que ça aurait pu être intéressant de le savoir quand Zoé était encore là, je trouve.

Tout ça est cependant le récit que Sinestro fait à John en 2026, et c’est pour ça qu’on ne l’a que maintenant. Soit, Hal avait raconté tout ça à son ex-mentor. On en revient donc au présent où Sinestro explique également que le portail appartient à Zoé : elle l’avait créé pour pouvoir revenir sur la planète qu’elle avait détruite, par nostalgie ou culpabilité. Noah l’a découvert lui aussi et s’en est servi pour rejoindre Sinestro ? Mais comment savait-il que Sinestro était… ah.

Mieux encore, donc, c’est Noah qui a organisé l’évasion de Sinestro de sa prison spatiale. John refuse d’abord de faire revenir Hal pour discuter avec Sinestro, parce qu’il ne reste quasiment plus de batterie à la bague. Il a bien raison : il suffit de torturer un peu Sinestro pour qu’il finisse par cracher le morceau du plan de Noah. Le raisonnement est assez logique bien que ça paraisse wtf quand on nous le présente comme ça : Sinestro est le seul être connu à avoir réussi à tuer un Gardien et Noah avait besoin de quelqu’un capable de lui fabriquer une lanterne sans passer par eux. Sinestro s’est donc retrouvé à forger pour lui une lanterne sur cette planète.

Cette fameuse lanterne devient aussitôt intéressante pour John : elle lui permettrait enfin de recharger la bague. Le problème, c’est qu’elle a été forgée sur une planète où absolument tout est contaminé par cette peur qui rendait les habitants fous. Sinestro explique même que la peur peut devenir l’une des forces les plus puissantes de l’univers si elle est correctement canalisée. La lanterne utilise donc toujours la volonté, mais elle contient également des traces de cette peur. Ah, ce n’est donc pas juste une lanterne, il y aura possiblement des effets secondaires avec.

Je vois assez bien où la série veut aller avec toute son obsession autour de la peur depuis le premier épisode, et j’aime l’idée que John se retrouve à utiliser une bague alimentée par la peur qu’il a réprimée toute sa vie. On a passé la saison à expliquer à John qu’il ne devait jamais avoir peur, avant de nous montrer que c’était peut-être précisément le problème. Bon, c’est parfois amené avec de gros sabots, mais au moins ça finit par servir à quelque chose.

John s’apprête donc à recharger la bague quand Hal revient pour l’en empêcher. Ils ne savent absolument pas ce que cette lanterne trafiquée pourrait faire à son anneau et, surtout, recharger complètement la bague risque de supprimer définitivement l’Halogram. John hésite donc et, pour une fois, ce n’est pas seulement parce qu’il a peur de devenir Lantern : il n’a pas spécialement envie de faire disparaître Hal une deuxième fois.

On apprend alors que Sinestro avait demandé à Hal de tuer Noah lorsqu’il avait découvert son existence. C’est même pour ça qu’Hal était venu jusque sur cette planète après avoir suivi le gamin à travers le portail. Sinestro considère qu’un Manhunter restera toujours un Manhunter et que sa programmation finira forcément par prendre le dessus… Ce qui n’était pas l’avis d’Hal, évidemment. Pour lui, Noah avait déjà montré qu’il possédait une conscience : il aurait pu laisser Hal mourir dans l’incendie, mais il l’avait sauvé. Il avait également fait fabriquer une lanterne sans même posséder de bague pour l’utiliser. Sinestro ne voit là qu’une bombe à retardement ; Hal, lui, y voit surtout quelqu’un capable de faire des choix malgré ce qu’il est – et ça n’a RIEN à voir avec le fait qu’il couche avec Kerry, bien sûr.

Le comble, c’est quand même d’avoir ensuite l’Halogramme qui reproche à Sinestro de trop parler. Je suis bien d’accord que ça parle trop dans cette série, mais tout de même. Entre eux deux et John, il y a des moments où j’ai vraiment l’impression qu’on passe dix minutes à expliquer quelque chose qui pourrait tenir en trois phrases – ou être montré en deux minutes à l’écran plutôt que d’être expliqué longuement comme ça.

John et Hal décident finalement de repartir sur Terre sans recharger la bague et abandonnent Sinestro derrière eux. Le pauvre est vraiment coincé : il se retrouve sur une île entourée d’un lac – je pensais que c’était la mer dans l’épisode précédent, oups – dans lequel il ne peut pas nager et où l’air est littéralement capable de rendre fou. Cela ne donne pas trop envie. Il ne reste que quelques minutes de batterie, en tout cas, et John et Hal continuent de perdre leur temps en silences et bavardages inutiles. John hésite toujours à recharger l’anneau avec la lanterne de Sinestro, surtout que Hal risque alors de disparaître définitivement. Ce dernier lui conseille pourtant de le faire : Noah peut être dangereux et John aura besoin de la bague s’il veut avoir une chance face à lui.

John décide plutôt de retourner à Rushville et de profiter du match de football américain de Noah pour réfléchir.

Malheureusement, il est à peine revenu sur Terre qu’il se fait défoncer la gueule par Noah. J’ai tellement ri ! Je ne m’y attendais pas du tout et, pour une fois, le long détour n’a pas empêché la surprise de fonctionner. Noah récupère la bague avant de vérifier que John va bien. Là encore, ce n’est pas exactement le comportement du monstre sans conscience que Sinestro nous vend depuis dix minutes et on sent bien que la série veut créer un dilemme moral intéressant pour son héros.

En attendant et encore une fois, John se retrouve à conduire une voiture avec comme passager quelqu’un de potentiellement très dangereux. Noah lui demande évidemment pourquoi il a tué sa grand-mère. John lui explique alors qu’il pense avoir enfin compris Zoé : elle savait qu’elle ne pourrait jamais complètement échapper à sa programmation et qu’elle risquait de finir par attirer les Gardiens ou d’autres Manhunters jusqu’à Rushville. Elle l’avait donc sauvé pour qu’il puisse l’arrêter. Surtout, si Zoé disparaissait, personne n’aurait de raison de continuer à chercher un autre Manhunter dans cette ville : elle voulait donc protéger Noah. Ma foi, ça donne un peu plus de sens à tout ça, on va dire, mais ça n’en avait pas forcément besoin non plus.

Noah refuse de croire immédiatement à cette version, évidemment, mais on le voit tout de même réfléchir, notamment quand John arrive à un carrefour. Pardon, mais c’est nul le coup du carrefour et du « which way is it gonna be? » en mode il réfléchit à ses options. Il y a littéralement deux routes et on nous colle une grosse métaphore sur le choix entre le bien et le mal. Subtil… Mais tellement mal amené, en plus !

Noah choisit finalement la direction du lycée et de son match (où menait l’autre route, en fait ?). Il en profite pour jurer qu’il n’a pas détruit la maison d’Hal comme on le soupçonnait : au contraire, il était entré dedans pour le sauver… OK ? Qui donc a fait ça ? Billy ? On ne saura pas. En revanche, il affirme être bien son meurtrier. Hal connaissait sa véritable identité, Noah lui avait fait confiance et il a paniqué à l’idée que Kerry puisse apprendre qu’il était un Manhunter.

Quelle mort nulle ! La révélation fonctionne à peu près, c’est logique et tout, alors je suis tombé dans le panneau et j’y ai cru. Quoi qu’il en soi, c’est con de mourir pour ça, tout de même. John s’inquiète aussi, et c’est légitime, de savoir si Noah va le tuer à son tour. Celui-ci hésite clairement, mais préfère commenter l’ambiance du stade plutôt que de répondre directement. Il y a tellement de longs silences dans les conversations de cette série, ça m’ennuie.

Je dois bien dire que Noah ne me passionne pas tellement et m’a bien décroché de ce dernier épisode. Pourtant, il est développé par les scénaristes et le dilemme qu’on lui donne n’est pas idiot. Il explique notamment qu’il rêve parfois d’avoir suffisamment de pouvoir pour éliminer ceux qui pourraient s’opposer à lui, prendre le contrôle et faire des choses particulièrement inquiétantes, mais qu’il ne sait pas si ce sont simplement des pensées ou sa programmation de Manhunter qui commence à prendre le dessus.

Le problème, c’est que tout ça arrive à dix minutes de la fin de la saison. J’aurais peut-être été davantage investi si on avait réellement développé Noah auparavant autrement que comme « le fils de Kerry insup’ qui accessoirement joue au football à l’arrière-plan ». Là, on m’explique soudainement qu’il est au cœur de tous les enjeux de la saison et qu’on doit s’inquiéter de sa lutte intérieure. Elle est passionnante et mériterait d’être le cœur de la série bien plus que les considérations de Zoé ou, pire à mon sens, Hal.

Et puis Noah rend la bague à John avant de lui demander… de le tuer. OK. Il sait que John a tué sa grand-mère et considère qu’il est probablement le mieux placé pour faire la même chose avec lui si sa nature de Manhunter finit par prendre le dessus. Il veut simplement jouer son dernier match avant de mourir. C’est Kerry qui va être heureuse, tiens !

Cela laisse John dans la merde, en tout cas. Pour une fois, il espère qu’Hal puisse être là pour lui donner son avis, mais non : la bague est pratiquement déchargée et l’Halogram refuse d’apparaître. Face à un tel dilemme, je comprends que John ressente le besoin de retrouver son mentor, cependant. C’est plutôt bien amené, ça offre un début de conclusion à cette relation. En l’absence d’Hal, John décide donc d’aller voir Kerry. La scène est hilarante simplement parce qu’il fait deux têtes de plus qu’elle et que ça ne m’avait jamais autant choqué que durant ce passage où on les voit côte à côte. J’imagine que c’était un casse-tête permanent de les filmer ensemble.

John vient papoter du match avec Kerry, qui n’est pas naïve et lui en veut encore de l’avoir abandonnée dans l’épisode précédent. Il finit surtout par lui raconter son enfance et la peur permanente de sa propre mère. Bernadette voulait faire de lui quelqu’un qui n’aurait peur de rien, mais pour obtenir ça, c’est elle qui a vécu toute l’enfance de son gamin dans la peur qu’il ne soit pas à la hauteur.

John fait alors le rapprochement avec Kerry : elle aussi a passé toute sa vie à avoir peur pour son fils le Manhunter. À mes yeux, c’est là un coup de poker car rien n’indiquait que Kerry était au courant – même si ça reste plutôt logique puisqu’elle est sa mère. Et c’est là qu’il faut comprendre le mensonge de Noah : il a protégé sa mère, qui est la véritable meurtrière de Hal Jordan. Pour protéger son fils, quoi. Soit.

Nous revenons donc au fameux soir où Hal vient la retrouver au stade après avoir découvert que Noah était un Manhunter. Kerry savait déjà depuis longtemps ce qu’était son fils, mais elle ignorait que Noah le savait lui-même. En réalité, Noah est bien son fils, mais il n’a pas vraiment de père. Après que Zoé a utilisé sa technologie pour faire repousser le petit doigt de Kerry des années plus tôt, celle-ci s’est retrouvée enceinte alors qu’elle n’avait couché avec personne depuis des mois. Noah est donc une sorte d’hybride, né d’une femme humaine mais issu en partie de cette technologie Manhunter.

Bon. On a eu 150 flashbacks, mais cette partie-là, on ne l’aura pas. Je continue de penser que Noah tombe comme un cheveu sur la soupe de cette saison alors que ça aurait été top d’avoir des infos sur lui. Le plus important, c’est qu’Hal ne vient même pas annoncer à Kerry qu’il faut tuer Noah. Au contraire. Il a refusé la solution de Sinestro et veut protéger le gamin. Il propose à Kerry de partir avec Noah dans une planque au Mexique afin qu’ils puissent tous les trois réfléchir à une solution avant que les Gardiens apprennent son existence.

Et là, Kerry pète un câble pour absolument aucune raison. Elle sort son flingue et tire sur Hal en pleine tête alors qu’il est littéralement en train de lui dire qu’il l’aime. Pardon ? C’est le meurtre le plus con que j’ai vu depuis un moment, c’est même encore plus con que l’hypothèse où c’était Noah qui tuait Hal. Kelly Macdonald est incroyable dans la scène et je comprends tout ce que les scénaristes veulent faire autour de la peur d’une mère qui protège son enfant, mais l’écriture n’est simplement pas assez bonne pour moi. Rien ne justifie qu’elle sorte son arme aussi soudainement. Ils sont à peine au début de la dispute et Hal ne menace même pas Noah : il essaie de trouver une manière de le sauver.

Je suis resté choqué devant la scène, mais vraiment pas pour la bonne raison. On dirait vraiment un coup d’un scénariste qui s’est dit « c’est une idée géniale » mais qui n’a pas su l’écrire de manière crédible ? Et après tout ça, Kerry a en plus fait le choix d’appeler John pour résoudre son meurtre. Elle aurait très bien pu laisser tout le monde dans l’ignorance et être beaucoup plus en sécurité.

Elle explique alors ce qu’elle cherchait réellement en faisant revenir John : elle voulait savoir si son fils était un monstre. Mais lol ? C’est limite elle le monstre qui tue son mec absolument sans raison. John est probablement la personne la mieux placée pour le lui dire, mais non, il se contente de la rassurer sur Noah. Il a connu Zoé, il a tué un Manhunter et il connaît désormais une bonne partie de leur histoire. Surtout, Noah vient de lui donner plusieurs preuves qu’il n’est pas simplement guidé par sa programmation.

Il a sauvé Hal alors qu’il aurait pu le laisser mourir. Il a rendu la bague à John alors qu’il aurait pu la garder. Il a prétendu avoir tué Hal afin de protéger sa mère. Oui, il est capable d’amour. John explique donc à Kerry qu’elle a bien élevé son fils. Ce qu’il vient de faire, ce n’est pas de la programmation : c’est de l’amour. Elle craignait depuis toujours, d’avoir élevé un monstre sans pouvoir empêcher sa nature de reprendre le dessus, mais bon, pour l’instant, c’est bon…

John lui révèle aussi que Noah lui a demandé de le tuer. Il refuse de le faire, mais il comprend que le gamin a peur de ce qu’il pourrait devenir. Avec le bon accompagnement, il peut peut-être continuer d’être celui que Kerry a élevé et si sa programmation finit malgré tout par prendre le dessus, John sera là pour l’arrêter. Soit. Vraiment, ça pourrait peut-être faire une mini-série intéressante ; mais pour l’instant, on ne connait rien du personnage de Noah et il est trop au cœur de tout. En fait, on ne le connaît tellement pas que j’ai cru son mensonge quand il disait avoir tué Hal alors que ça aurait dû être évident qu’il protégeait Kerry. C’est dire à quel point la série ne m’a jamais permis de connaître Noah ou de m’intéresser vraiment aux personnages secondaires.

D’ailleurs, Kerry annonce de son côté qu’elle compte se rendre après le match pour le meurtre d’Hal. John lui dit de ne pas le faire, parce qu’il ne pense pas que ce soit ce qu’Hal aurait voulu. OK, c’est juste, mais… On va donc la laisser s’en tirer parce qu’elle s’est comportée en mère protégeant son fils ? Je comprends là encore ce que la série veut raconter, je vois le pardon, la peur, les choix impossibles et tout ce qu’on veut, mais… eh… C’est un peu facile tout de même. La femme a quand même tiré dans la tête de son mec en plein milieu d’une conversation, alors que le mec en question ne faisait que la protéger et n’était pas une menace ?

Bien sûr, Noah gagne ensuite son match de football américain. Tant qu’à faire. Il décide même finalement d’aller à l’université du Nebraska, donc j’imagine que son programme « jouons mon dernier match puis tuez-moi » est annulé. Ou alors, il prend cette décision dans l’espoir de ne pas y aller, allez savoir. En tout cas, ce sera sa dernière scène et la dernière de Kerry pour cette saison 1. Je reste sur ma faim.

Avant de quitter la ville, John décide d’utiliser la lampe permettant d’appeler le Green Lantern en service. Guy Gardner débarque donc une fois de plus, pas très heureux de revenir à Rushville et portant toujours sa coupe de cheveux de merde. John lui révèle qu’il a récupéré la bague d’Hal et possède désormais une lanterne non autorisée, ce qui n’enchante évidemment pas Guy. John lui annonce surtout son choix : il va devenir le Green Lantern de la Terre.

Guy peut garder le reste du secteur 2814 et aller s’occuper des étoiles autant qu’il veut ; John, lui, récupère la boue. You take the stars. I’ll take the dirt. Ah ben voilà le titre de l’épisode ! Et j’aime bien, en plus, ça sonne bien, il y a une logique, c’est plutôt cool et tout. Bon, par contre, John est en roue libre, pour qui il se prend, en fait ?

Guy lui explique évidemment que ça ne fonctionne pas comme ça et que les Gardiens vont probablement envoyer une armée pour récupérer la bague et cette lanterne fabriquée illégalement par Sinestro. John s’en fout et lui demande simplement de transmettre un message très précis : s’ils « cherchent dans leur cœur », il est certain qu’ils trouveront en eux de quoi le laisser tranquille. Guy comprend aussitôt qu’il s’agit d’un code.

Le sous-entendu me semble assez clair : John connaît désormais leurs secrets sur les Manhunters, leurs créations et leurs cœurs cristallisés. Autrement dit, les Gardiens auraient probablement intérêt à ne pas trop venir lui chercher des noises s’ils ne veulent pas que leur secret soit révélé. Cela dit, même si le secret est révélé, je ne suis pas sûr que ça change grand-chose, vu leur puissance hein… mais bon, c’est de la politique, on va dire.

OK, c’est un rebondissement que je ne voyais pas forcément venir, mais qui fonctionne bien. John ne redevient pas Green Lantern parce qu’on lui explique une fois de plus que c’est son destin. Il décide enfin lui-même de prendre la bague, mais sans accepter tout ce qui va avec. Guy se barre donc, un peu frustré et j’ai trouvé ça drôle.

Hal revient alors sous forme d’hologramme et explique qu’il écoutait tout. Il a simplement laissé John se débrouiller seul parce qu’il n’avait plus besoin de lui, contrairement à ce qu’il pensait. Il lui demande tout de même s’il est sûr de son choix, parce qu’il prend un risque énorme en laissant Noah en vie et en défiant les Gardiens de cette manière… mais reconnaît aussi que John sera probablement un meilleur Lantern qu’il ne l’a jamais été. Ch’est meugnon.

Eh, je fais de l’humour nul, mais en vrai, j’aime bien cette conclusion et ce passage de flambeau. Il aura fallu attendre qu’Hal soit mort et transformé en hologramme pour qu’il sache enfin dire quelque chose de gentil à son élève, mais mieux vaut tard que jamais. Une vraie relation père-fils, dis donc. Est-ce qu’un jour Damon Lindelof règlera ses daddy issues ? C’est fou d’avoir autant besoin de montrer des relations père-fils chaotiques comme ça dans ses projets, y a un truc, c’est sûr.

Pour conclure la série, il faut encore que John recharge la bague, de toute manière, pour voir si tout ça est vraiment possible. Hal sait que cela risque de le faire disparaître définitivement et lui donne un dernier conseil : il ne faut pas avoir peur d’avoir peur. Cela résume plus ou moins toute la saison et oblige également John à remettre en question le fameux serment des Green Lanterns. Avant de disparaître, Hal demande simplement à John ce qu’étaient ses derniers mots. Il n’avait soi-disant pas réussi à entendre cette partie de la conversation avec Kerry. John lui révèle qu’il lui avait dit « Je t’aime ». L’Halogram répond alors qu’il l’aime aussi.

Bon, cette partie-là, ça ne fonctionne pas du tout sur moi tant c’était naze et kitch, mais l’amour est toujours ringard, peu importe comment on le présente. Bref, John recharge finalement la bague grâce à la lanterne de Sinestro et prononce son propre serment. Il ne prétend plus être incapable d’avoir peur : il décide au contraire de l’accepter et de faire ce qui est juste malgré elle. C’est cohérent avec son parcours, même si la série nous aura quand même répété le thème un paquet de fois avant d’arriver jusque-là (et moi aussi, du coup).

La saison se termine alors sur John qui règle quelques dernières choses. Il laisse tout l’argent demandé à Maggie avec une lettre lui disant qu’il est toujours désolé (c’est tellement n’importe quoi !), remet les affaires d’Hal à leur place puis rentre chez lui, où ses frères et ses parents sont encore là. Il retrouve notamment sa mère, avec qui toute cette histoire de Green Lantern avait commencé des années plus tôt. Un vrai héros. D’ailleurs, le dernier plan de la saison nous montre qu’il est enfin capable de voler à son tour.

C’est bon, cette fois : John Stewart est le Green Lantern de la Terre.

En bref

Je ressors assez partagé de cette première saison de Lanterns, et je pense que mes notes en dents de scie le montrent assez bien. Il y avait vraiment de bonnes idées : le duo John/Hal fonctionne souvent, le casting est excellent, l’univers de Green Lantern est utilisé d’une manière assez originale et plusieurs mystères m’ont suffisamment accroché pour me donner envie de revenir chaque semaine. J’ai aussi beaucoup aimé certaines utilisations des pouvoirs et cette idée de raconter une histoire de super-héros qui ressemble davantage à une enquête qu’à ce qu’on voit habituellement dans le genre.

Le problème, c’est vraiment la manière de raconter tout ça. J’ai passé huit épisodes à avoir l’impression qu’on me donnait des morceaux de plusieurs films dans le désordre plutôt qu’une vraie saison de série. On prend énormément notre temps au début, on expédie soudain une énorme partie de l’intrigue au cinquième épisode, puis on saute dix ans plus tard pour lancer quasiment une nouvelle histoire. Les scénaristes adorent également passer par des détours, des longues conversations et des révélations gardées artificiellement pour plus tard alors qu’un récit chronologique aurait parfois été à mon sens beaucoup plus efficace et agréable à suivre.

Et surtout, je n’ai jamais vraiment accroché aux personnages. Je reconnais volontiers les qualités d’Hal, John, Kerry ou même Noah sur le papier, mais leurs histoires personnelles m’ont rarement passionné autant que la série semblait attendre de moi. Je ne regrette donc pas d’avoir vu Lanterns et je ne peux pas dire que c’était mauvais. Loin de là. Il y a même eu plusieurs épisodes vraiment très bons. Simplement, ce n’était clairement pas la série Green Lantern que j’aurais imaginée et son style de narration m’aura régulièrement laissé sur le bord de la route.

À l’heure où j’écris ces lignes, Lanterns n’a pas encore officiellement obtenu de saison 2, même si les scénaristes travaillent déjà sur une éventuelle suite. Avec cette fin, il y aurait évidemment de quoi faire : John doit désormais s’installer comme protecteur indépendant de la Terre, Guy lui promet plus ou moins que les Gardiens ne laisseront jamais passer ça et il reste à voir jusqu’où ils seraient prêts à aller pour récupérer la bague.

Je ne suis pas sûr d’avoir réellement envie de repartir pour huit épisodes construits de la même manière, cependant. Il me semble aussi qu’il ne faudrait surtout pas revoir Kerry et Noah immédiatement. Leur histoire a suffisamment occupé cette saison et j’aurais besoin que la série passe à autre chose avant de revenir à eux, même si c’est dommage parce que Kerry est probablement le personnage le plus complexe de la saison et Kelly Macdonald était excellente. Pour une éventuelle suite, j’aurais surtout envie de voir ce que John fait concrètement de son nouveau rôle de Green Lantern de la Terre et à quel point il est accepté ou non…

Photographies promotionnelles de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Lanterns – S01E07 – The Jordan Boys’ Legacy – 15/20

Si j’ai lancé cet épisode sans grande envie et juste pour finir la saison, je dois dire que je ne l’ai pas trouvé si désagréable. Je continue de trouver la manière de raconter l’histoire bien trop tortueuse pour rien et de ne pas accrocher aux personnages, mais il y a de bons twists, quelques excellentes scènes permettant au casting de briller et… Ouais, OK, il y a aussi un peu un mystère qui me fait revenir, j’avoue.

Spoilers 

John déterre Hal pour découvrir qui peut bien l’avoir tué.

No, I just wish I killed you.

Le temps passe et il passe vite : déjà un mois que cet épisode a été diffusé et donc cinq semaines que je n’ai pas regardé la série. Elle ne me manque pas tellement et en vrai, je n’ai pas plus envie que ça d’y revenir. À deux épisodes de la fin de saison, ça me soule de ne pas tout voir cependant, alors je m’y remets histoire de la compléter et de pouvoir dire que j’ai tout vu. En plus, elle n’était pas si mauvaise et avait vraiment ses qualités, alors j’ai bon espoir.

Mon espoir est vite balayé par la première scène qui nous ramène en 1975 pour nous montrer l’enfance d’Hal. Qu’est-ce que j’en ai à faire de lui, honnêtement ? Ne peut-on pas laisser les morts être morts, finalement ? Non, j’exagère, mais c’est-à-dire que l’épisode nous montre son enfance et qu’il n’a pas une enfance qui me passionne : il fait du baseball et c’est vraiment un aspect de la culture étatsunienne qui m’échappe complètement – je n’arrive pas à m’y intéresser.

Quand en plus on nous présente ça pour nous dire qu’il est surprotégé par un père qui veut qu’il soit le meilleur et fasse tout pour ça, quitte à se mettre le coach à dos ou quitte à ce que son père se batte avec le coach… Bon, voilà, quoi, c’est pas mon monde ; pas ma vision des choses.

En tout cas, Hal était sur le point de réussir un no-hitter quand son coach a voulu le remplacer. Il a refusé de rendre la balle, s’est battu avec quasiment toute son équipe et c’est pour ça que son père, Martin, est ensuite convoqué pour le remettre dans le droit chemin. Ce n’est donc pas ce qu’il se passe, le passage sert surtout à nous montrer à quel point petit Hal admirait son père et le voyait comme son héros. Martin lui transmet une clé, comme son propre père l’avait fait avant lui, en lui expliquant qu’elle ouvre un coffre contenant ce qu’il faut en cas d’échec. C’est le fameux « Jordan boys’ legacy » du titre : quelque chose que les hommes de la famille se transmettent de père en fils et que, d’après Martin, les femmes de la famille ne pourraient pas « porter ». Charmant.

Petit Hal était un grand fan de son père et avait une belle relation (toxique) avec lui – il le voyait comme son héros, son tout. Malheureusement, le père meurt jeune sans qu’on ne sache exactement comment. Le gamin est triste au moment de regarder son père dans le cercueil… et on nous fait une transition vers Hal qui regarde son propre corps dans la tombe.

Nous sommes de retour en 2026 et John essaie de résoudre le meurtre d’Hal. En vrai, ça faisait un cliffhanger digne d’une fin de saison, je trouve. Bref, ce n’est pas la question : l’hologramme de Hal Jordan n’est pas très heureux de découvrir qu’il est mort et que John est le nouveau Green Lantern. Le mensonge de John ne dure que quelques instants avant qu’il ne révèle qu’il a volé la bague sur le cadavre pour pouvoir résoudre l’énigme de sa mort.

Le truc, c’est qu’Hal n’est pas ravi du vol et n’a pas franchement confiance en John. En vrai, ça peut se comprendre, mais John n’a pas de temps à perdre : il ne reste que 2% à la bague. Heureusement, ce sont des pourcentages de batterie plus efficaces que ceux d’une batterie de téléphone : il leur reste donc plus d’une heure avant qu’Hal ne disparaisse à nouveau définitivement.

John le met donc en veille pour l’amener jusqu’au bâtiment où le coffre à reconnaissance vocale refuse de s’ouvrir. Hal étant super chiant, il refuse également de l’ouvrir avec sa voix, refusant de parler tant que John ne lui aura pas parlé.

Quand John accepte, bien forcé, Hal s’intéresse plus à la vie de John qu’à sa mort. Il s’intéresse de savoir qui est Marcus, puis veut parler à la police. John est ainsi forcé de lui expliquer qu’Hal était amoureux de la shérif et que Kerry a autre chose à faire que de le voir – il faut la laisser faire son deuil. Seulement voilà, Hal veut évidemment voir de qui il était amoureux.

John n’a d’autre choix que de l’emmener auprès de Kerry. La ville n’a jamais été si grande, par contre, il met trois plombes à la rejoindre. Ce n’est pas bien convaincant et pour ne rien arranger, Hal réapparaît chaque fois qu’il le veut – en fait, chaque fois que John pense à lui. C’est une bonne excuse pour le faire revenir et pour nous montrer une fois de plus que John est particulier : même quand il n’a pas la bague sur lui, Hal peut apparaître. Aucun Lantern ne peut le faire en théorie, mais lui, il y parvient. Evidemment.

Le truc, c’est quand même qu’Hal apparaît beaucoup alors qu’ils sont censés avoir peu de temps. Je ne suis pas sûr de saisir l’intérêt de toutes les scènes en plus. Quand c’est pour développer la relation John/Hal, ça peut le faire (oh c’est meugnon, il fait un compliment à John maintenant qu’il est mort) ; mais quand c’est pour qu’Hal découvre un peu plus la mythologie de la ville… bon, voilà quoi.

Kerry ? On la retrouve alors qu’elle est dans le gymnase de la ville à voir son fils faire un long discours. Elle ne semble pas trop être en train de vivre un énorme deuil et est même plutôt joyeuse, mais bon, l’actrice est excellente : dès que John arrive et lui fait revenir Hal sous le nez, elle change du tout au tout. Avant ça, Billy n’est pas ravi de voir John mais ça n’apporte rien à la série de nous le ramener, je trouve. Franchement, j’ai de la peine pour Kerry et je préfère parler de ça : elle se retrouve face à un hologramme de son mec mort, mais un hologramme créé avant qu’il ne la connaisse. C’est donc un inconnu qui est face à elle : un inconnu avec la voix et l’humour de merde de son mec ; et elle ne peut pas le toucher. La pauvre, franchement.

Hal lui pose quelques questions pour vérifier s’ils se connaissent vraiment. J’ai bien aimé cette scène, surtout que ça nous montre bien l’attachement de Kerry et à quel point elle le connaît bien : elle est aussi chiante que lui quand elle répond à sa question sur ce qu’il peut bien penser de John. C’est logique : Hal s’inquiète de savoir s’il peut avoir confiance en la personne qui l’a déterré et j’aime que Kerry s’en rende compte mais laisse tomber. Elle veut aller au bout de l’enquête avec eux, mais doit tout de même gérer la fête qu’elle organise pour son fils avant ça. Allons bon.

Le problème, c’est qu’Hal considère désormais que c’est Kerry qui est coupable de son meurtre. Il refuse donc d’aller au box avec Kerry. Tant mieux, ça nous fait gagner du temps après tout : Jordan et John se retrouvent donc face au coffre de Jordan. Cette fois-ci, sa voix peut l’ouvrir, même si selon lui, il essayait probablement de garder quelque chose caché à l’intérieur.

Dedans, il y a un flingue, un poncho et… un portail qui mène vers une autre planète. Nous voilà bien. C’est original comme idée et ça nous dépayse complètement car la série quitte clairement son ton encore un peu réaliste des premiers épisodes. Après un détour pour s’éloigner du garage où était le coffre, Jordan rouvre le portail.

Il le mène, toujours avec l’hologramme, sur une autre planète où l’air est respirable, comme promis. John se retrouve ainsi au milieu d’un désert très sombre. On ne voit pas bien ce qu’il se passe, mais bon, il y a une lueur lumineuse au loin dans le désert et une sorte de vaisseau spatial dans le ciel au-dessus d’eux. Il faut en retenir aussi que John a l’impression d’être déjà venu par le passé, ce qui est surprenant puisqu’il n’a jamais quitté la Terre.

Le vaisseau est une ville à l’abandon d’après l’hologramme qui peut s’y rendre : John comprend vite pourquoi c’est désert au-dessus d’eux. Au sol, dans le sable, il y a tout un tas de squelettes. Yep : un Manhunter a défoncé cette planète, et c’est probablement celle d’Antaan. John comprend qu’il se souvient donc être venu à cause de la torture que celui-ci lui avait fait subir.

Cela ne nous dit pas pourquoi Hal est venu sur cette planète, par contre. Bien sûr, John et Hal ne peuvent s’entendre à merveille sur un long temps. Inévitablement, John utilise une technique éprouvée pour désactiver l’hologramme : il se met à chanter sans l’écouter. C’est efficace, apparemment. Bien qu’ils soient dans un désert, à la nuit tombée, John et Hal se retrouvent à ramer dans le noir complet sur une mer pas si calme – parce qu’il y a bien sûr un orage.

On passe d’un extrême à l’autre, quoi. En plus, pour ne rien arranger, John se met à délirer et à avoir des hallucinations. Cela ne nous aide pas tellement à comprendre ce qu’il se passe de le voir imaginer son père puis son frère lui hurler qu’il a peur de ne pas avoir ce qu’il faut pour être un Lantern. On en revient toujours au même : John est complètement déglingué par son père et par la question « est-ce que tu as peur ? ».

L’hallucination s’arrête quand l’hologramme de Jordan décide d’envoyer John dans l’eau. Quand celui-ci revient à la surface, il explique qu’il a ces hallucinations qui étaient sur le point de le mener au suicide (apparemment) à cause du gaz présent sur la planète – le gaz qui a poussé tous les habitants de la planète à s’entretuer. Eh, encore une fois : la série me plaît bien, mais je n’aime pas comment tout est présenté. C’est l’écriture qui me pose problème, on nous fait trop passer par des chemins tortueux pour pas grand-chose.

Je veux dire, le gaz là, c’est vraiment juste une étape qui est aussitôt oubliée : John se remet à ramer – on se croirait sur le Styx – et hop, Jordan décide de se confier sur la mort de son père. À nouveau : ça ne m’intéresse pas. Je vieillis mal, peut-être, mais je ne vois pas ce que ça apporte à la série de savoir que le père de Jordan s’est suicidé. Cela n’explique pas (ou en tout cas ne justifiera jamais) qu’Hal soit si chiant et imbu de lui-même, non ? Apparemment, ça justifie une fois de plus la proximité entre John et Hal.

Ils sont devenus de vrais potes dans cet épisode, yay. Bon, par contre, on approche de la fin et c’est là qu’on apprend que John a perdu son flingue dans l’eau. Ce n’est pas bien malin, surtout que la bague est presque déchargée. L’épisode se termine sur une dernière métaphore un peu lourde : Hal dit à John qu’il a un bon bras, exactement comme son propre père le lui avait dit en 1975. La raison ? John frappe le visage d’un type qui a eu la mauvaise idée de prendre Hal en otage. L’hologramme n’a qu’à disparaître pour être libéré, quoi.

L’homme ? Il connaît John apparemment, et on ne sait pas grand-chose de lui si ce n’est qu’il est en fuite depuis des années : il s’agit de Sinestro. Apparemment, son but était ici de voler le bateau de John et de trouver le portail pour venir sur Terre. Pourquoi ? On va voir ça dans le dernier épisode, hein.

Oh et sinon, en parallèle de tout ça, on suit aussi Marcus faire des virements pour John – et ça sent tellement le frère qui va le voler – afin qu’il puisse donner à Maggie l’argent qu’elle réclame. Who cares ? Marcus, évidemment : il se demande même si son frère n’a pas tué directement le père de Maggie pour céder à un chantage aussi grossier (il file même sa montre à Maggie le temps de débloquer l’argent, et sérieux… Pourquoi ?).

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Last Seen – S01E06 – The Choice – 16/20

La conclusion de la série est plutôt réussie puisqu’elle choisit la voie du réalisme (façon de parler) plutôt que de vouloir absolument fournir ce qu’on a envie de voir. Je n’en dis pas plus pour ne pas trop spoiler. J’ai beaucoup aimé l’ensemble, il y a de belles prestations d’acteurs, l’écriture est cohérente dans l’ensemble et oui, il y a des choix qui sont agaçants et peut-être quelques moments expéditifs, mais… ça se tient.

Spoilers 

Il est temps de boucler la boucle.

I think she was okay.

L’épisode commence de manière surprenante : Debbie est emmenée par les flics à la ferme d’Henry et Jenna. On lui permet de faire le tour de leurs affaires et de découvrir la chambre que sa fille a occupé pendant toutes ces années. Elle a la réaction la plus étrange du monde : penser que sa fille était bien dans la ferme. Soit.

En parallèle, la police apprend qu’il y a eu des coups de feu du côté des AA. Ils mènent l’enquête en se doutant bien que tout cela peut concerner Ian. Nous, on sait qu’il a tiré en l’air, mais la police retrouve juste une douille et s’inquiète de ce qui a pu arriver à Donnie. C’est d’autant plus vrai que Deano révèle à la police ce qu’il sait. La police a quand même un coup de retard sur cette enquête et, en vrai, j’aime bien, ça donne un petit côté réaliste : ils respectent les lois et ne peuvent pas en savoir autant qu’un type en roue libre.

De son côté, Sarah s’énerve contre un arbre à qui elle demande si sa mère va survivre. Elle devrait me faire de la peine à s’inquiéter pour Jenna, mais le fait qu’elle choisisse Henry me frustre. C’est pourtant logique de choisir l’homme qui l’a élevée, mais c’est tellement agaçant ! Nous la voyons monter à nouveau dans la voiture d’Henry, qui lui explique que même si Jenna est blessée, son père pourra la sauver. Ouep, Henry retourne dans la secte de son père qui, apparemment, est aussi guérisseur à ses heures perdues. C’est un super gourou, en fait. Il n’est pas bien malin, Henry, car c’est hyper prévisible et, en plus, il s’arrête en chemin à une station-service.

Il a les fringues pleines de sang, mais personne ne semble s’en soucier. Ian, lui, a un peu d’avance sur la police, au moins. Il est en voiture avec Donnie, qu’il menace toujours de son flingue malgré sa blessure à l’épaule qui s’est rouverte. En se renseignant sur celle-ci, Donnie apprend que Jenna est blessée et s’inquiète, mais bon, je ne comprends pas comment il peut se dire que c’est OK de demander de ses nouvelles. Franchement, le type a refusé de l’aider alors qu’il savait que sa fille était kidnappée par son frère, il n’a pas honte.

Donnie se rattrape dans la suite de l’épisode, cependant : il accepte de rester avec Ian et le fait davantage de son plein gré. En effet, Sarah les voit arriver et sort de la voiture, avec sa robe blanche couverte de sang. Ian l’aperçoit depuis l’intérieur de la station-service où il s’est aussi arrêté. Il essaie bien de la rattraper, mais Henry l’a vu suffisamment tôt pour retourner à la voiture en premier. Il peut donc démarrer avec Jenna, toujours mourante, et Sarah sans que Ian ne parvienne à les stopper. C’est un brin frustrant.

Pour ne rien arranger, les clients de la station-service se range plutôt du côté d’Henry : ils voient le flingue de Ian qui tombe au sol et son attitude cheloue. Pour autant, Donnie monte en voiture avec Ian et continue de lui indiquer le chemin. Voyant que la blessure d’Ian empire, il lui propose de le soigner. La scène est belle et permet des explications, à défaut de réconciliations. Comme prévu, Donnie a appris l’accident du poulailler et peut l’expliquer à Ian : cela aurait été plus prenant si on n’avait pas vu la scène – et suffisant pour comprendre ce qu’il s’était passé sans se taper un épisode flashback.

Ian refuse de pardonner à Donnie ou à Henry, ce qui est plutôt logique. C’est impardonnable. On peut comprendre ce qui l’a motivé à agir, mais certainement pas le pardonner ou s’apitoyer sur son sort. Donnie finit par dire à Ian où se rend Henry, et de manière logique, Ian décide de l’abandonner sur le bord de la route pour continuer seul son chemin. Je ne sais pas si c’est la meilleure idée, surtout que la police remonte à son tour la piste de la secte et sait où se rendre.

Pendant ce temps, Henry arrive enfin chez son père (rassuré de voir que la police n’est pas encore à ses trousses) et se rend compte que la communauté a bien changé. Démantelée en 2017, il y a désormais moins de monde à la secte. Le grand-père est toujours là ; cependant, il ne peut pas faire grand-chose pour Jenna : celle-ci est morte à l’arrière de la voiture pendant qu’Henry conduisait. J’ai de la peine, mais uniquement pour Mags qui perd la seule maman dont elle se souvienne. C’est dur, surtout qu’elle croyait encore son « père ».

Il est temps pour elle de le confronter et d’enfin comprendre la vérité : elle continue d’avoir du mal à accepter l’idée que sa famille n’est pas sa famille, pourtant, quand Henry crache le morceau sur la vraie Sarah enterrée dans la ferme, Mags demande à en savoir plus sur Ian et Deb. Il serait temps d’y penser. Comment Henry et Jenna ont pu vivre tant d’années avec ce secret ? L’être humain est fascinant dans sa capacité à refuser de voir la vérité en face, tout de même.

Henry continue de dire être le vrai père de Mags, mais cette dernière commence à comprendre que sa vie est un mensonge. Elle le sous-entend même à son grand-père quand elle est mise à l’écart par la communauté qui se prépare à accueillir Ian à coup de flingues. Cela me blase un peu. C’est tellement des américains alors qu’on est en Australie ?! Comment ça, ils ont tous des flingues ?

Sarah/Mags s’inquiète pour Ian et décide de s’échapper pour le prévenir qu’il est sur le point de se faire tirer dessus. C’est terrible parce qu’Henry se rend compte que son père n’en a rien à foutre : même si Sarah se rapproche fortement d’Ian, il n’hésite pas à tirer, quitte à tuer au passage sa petite fille. Il se justifie en disant que Ian est un problème pour la secte ? Non mais sérieux !

Bon, Sarah survit évidemment et a même l’occasion de papoter avec son père biologique, histoire de lui dire qu’elle se souvient du jeu qu’il lui a filé il y a quelques épisodes. J’aime bien l’idée de ces retrouvailles, mais il me semble que le moment choisi n’est vraiment pas le bon du tout. C’est ridicule, en fait. Ils sont cernés et d’autres types veulent les tuer.

Ian réussit à en neutraliser un, Sarah/Mags réussit… à se faire kidnapper, encore. Cette fois, c’est son grand-père qui la prend en otage en se disant que ça permettra d’en finir avec Ian. Il n’a pourtant pas idée de la vraie histoire derrière tout ça. Voyant Sarah dans les bras de son nouveau kidnappeur, Henry n’hésite pas à tuer son père pour protéger sa fille. Il ose dire qu’il est désolé à son père ? Vraiment, quel personnage détestable ! Le voilà qui commet un parricide en plus de tout le reste ! Et il espère encore que Sarah le suive, en plus ? Il est comique, un peu, s’il n’était pas si détestable. J’ai vraiment du mal avec le fait que la série semble vouloir qu’on compatisse un peu pour lui. S’il a tous les mobiles du monde à chaque fois, rien ne justifie ses actions franchement. Il ne fait que foutre la merde. Sarah est en danger face à son grand-père ? C’est encore une fois de sa faute à lui…

A l’inverse, tout est fait pour qu’Ian soit le grand héros de la série. C’est sûrement un peu trop et ça rend la suite absolument déchirante. En effet, alors que Ian réussit à prendre en joue Henry et est sur le point de le tuer, Mags intervient et lui demande d’épargner la vie de son père maintenant que sa mère est morte. Je la comprends, en vrai : Sarah fait le choix de dire qu’elle s’appelle Sarah et que ses parents adoptifs sont ceux qu’elle connaît et qu’elle aime. Elle renonce à sa famille biologique…

Comment voulez-vous que Ian survive à ça ? Il a le cran d’accepter de la laisser partir avec Henry, parce qu’elle veut rentrer chez elle. C’est franchement horrible, et c’est inutile, en plus. Evidemment, il y a un barrage policier qui les attend un peu plus loin sur le chemin.

Bon, c’est un peu too much de nous dire qu’il y a un hélico mobilisé pour ça, mais ça fait de jolies images et la série utilise bien son budget, je suppose. Sarah a encore espoir que tout pourra bien se terminer, mais son connard de kidnappeur décide de prendre un fusil et de sortir de la voiture pour buter du flic. Pardon, mais quoi ? S’il aimait vraiment sa fille comme il le prétend, il ne chercherait pas à se faire tuer comme ça. Il aimait Jenna, pas Mags. Il a fait tout ça pour elle et comme elle n’est plus là, il n’essaie même pas de vivre ? Je veux bien que la prison fasse peur… mais il devrait vouloir être là pour Sarah, non ? Jusqu’au bout, je le déteste.

La fin de la série se concentre de manière prévisible sur le retour de Sarah chez Debbie. Cette dernière a accouché entre temps, Sarah est accompagnée d’une assistante sociale et tout se passe plutôt bien. Bref, Ian a fait tout ça pour que Debbie puisse être réunie avec Sarah ? Aaah. Il est puni et finit seul en vrai. Certes, son fils (et Sam) se réconcilie avec lui, mais il y a toute une scène d’enterrement où Ian se retrouve à l’écart de sa famille. Tout se passe bien pour les autres, et lui il est seul.

La boucle de la série est bouclée : Ian part nager en mer pour évacuer ses émotions, Mags se fait appeler Sarah et joue du piano. Conclusion frustrante, honnêtement.

EN BREF – C’était vraiment une mini-série passionnante. Elle n’appelle pas tellement de saison 2, même si j’aime bien les personnages. Je vois mal à quoi ça servirait encore à ce stade. En définitive, on passe un bon moment devant, c’est construit comme toutes les mini-séries le sont depuis quinze ans et ça se regardait tout seul… Mais je n’ai rien de plus à en dire, en fait.

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Last Seen – S01E05 – The Prophet – 13/20

La construction de cet épisode 5 au sein de la saison est on ne peut plus basique et habituelle, mais je la trouve tout de même frustrante et énervante. Pour moi, cet épisode ne sert qu’à combler le temps. On n’apprend pas grand-chose, on perd notre temps et on ne nous sert qu’une scène ou deux faisant vraiment avancer l’histoire. Alors oui, c’est un épisode bien fichu et très bien joué par l’ensemble du casting, mais ce n’est pas ce qu’on a envie ou besoin de voir à ce stade car ça n’apporte aucune réponse – enfin, si, il y en a une horrible en cours de route, je reconnais.

Spoilers 

Et si l’on découvrait comment s’est déroulé le kidnapping ?

I blame you.

J’ai vraiment cru que j’allais réussir à voir toute la saison sans prendre de retard, mais non, évidemment, j’ai raté le coche pour les deux derniers épisodes et ça fait un mois que je n’ai plus regardé la série. Je me décide tout de même à les voir ce soir, histoire de finir la série comme il se doit (j’espère) et de tourner la page avant de commencer plein d’autres choses. J’ai vraiment envie de savoir comment tout ça va finir parce que le cliffhanger m’avait rendu fou.

C’est rare de ne pas avoir besoin d’un résumé au moment de reprendre une série après quelques semaines sans épisode. Par contre, le réveil de Ian à l’hôpital est horrible. Comment ça Bill est mort ? C’est terrible.

De son côté, Mags reprend son meilleur accent australien pour pousser Henry à faire ce qu’il faut afin de sauver Jenna. Cette dernière est mal en point, mais dès qu’elle est seule avec sa fille, elle lui demande d’aller vivre sa vie. J’ai bien aimé cette scène qui est raccord avec l’évolution du personnage. Malheureusement, on enchaîne alors avec le générique et… un énorme putain de flashback.

A-t-on vraiment besoin d’un flashback pour comprendre comment ils ont eu l’idée d’aller kidnapper la gamine d’autres ? Je ne sais pas. Il me semble que les éléments qu’on avait se suffisaient. Ceci étant, c’est plutôt un flashback réussi, parce que le casting est excellent : on reconnaît tout de suite une Jenna jeune qui arrive à l’Eglise dans la voiture de Donnie jeune. Ben super, ces deux-là se connaissaient et Donnie a eu l’idée de merde de lui présenter Henry ? Pff.

C’est même pire encore : ils étaient en couple Jenna et Donnie. J’ai toujours du mal à comprendre comment on peut passer d’un frère à l’autre et, pire, le regretter très clairement (on a senti dans les épisodes précédents qu’elle aimait passer du temps avec Donnie, hein). La série nous impose le sermon de leur père, qui se trouve être le prêtre (pasteur ?) de la congrégation. Il fait un sermon hyper prévisible sur le retour du fils prodigue, parce que Donnie, justement, s’était perdu dans la drogue et a désormais retrouvé son chemin.

C’est chiant, cet épisode va être si chiant ! On suit les reproches qui sont faits avec Donnie, le soutien de Jenna et la rencontre entre Jenna et Henry. J’ai l’impression de suivre la vie d’une secte quand je les vois tous être en communauté autour des écrits religieux et vivre dans un grand complexe… En fait, ouais, quand on voit comment Henry finira, c’est clairement une secte, je ne peux pas la voir autrement.

Comme bien souvent, ça aurait pu être intéressant si la série avait commencé par-là, mais en vrai, je ne ressens absolument pas le besoin de connaître le passé de tous ces personnages, de Donnie qui se bourre la gueule en cachette, de Jenna qui s’inquiète pour lui, de la congrégation qui vit comme une secte. Qu’est-ce que ça peut bien changer ?

Donnie était un alcoolique dans le passé ? Oh, quelle surprise, on n’était pas au courant du tout du fait qu’il allait être parrain aux AA dis donc. Ce qui est terrible, en plus, c’est qu’en soi, j’aime bien ces personnages donc ça devrait m’intéresser d’avoir leur passé. M’enfin, dans une mini-série de six épisodes… c’est trop.

Donnie est vite repéré comme alcoolique qui n’est pas du tout guéri malgré ce qu’il prétend. C’est révélé devant Jenna qui ne supporte pas ça et le voilà qui décide de se barrer, sans elle, puisqu’elle ne veut pas le suivre. La série nous propose alors un montage qui accélère tout ce qu’il se passe : nous voyons Jenna être baptisée dans cette communauté et dans la scène suivante, elle est déjà en couple et enceinte avec Henry. C’est tellement abusé.

Contre l’avis de son père qui le pensait plus fiable que ça, Henry décide de partir vivre dans la maison de la tante de Jenna. Celle-ci leur vend et ils abandonnent la communauté pour construire leur propre communauté dans la ferme qu’on leur connaîtra. Là-bas, Jenna accouche de Sarah et la vie est belle pour quelques années.

Un jour, Sarah va nourrir les poules, grimpe sur l’enclos, saute dessus et finit par se tuer dans un accident absolument horrible. Non, franchement, la scène est à vomir tant on voit l’accident arriver. Les deux parents surveillent pourtant la gamine, mais il est improbable que cette planche de bois cède, improbable de mourir comme ça et franchement… Non, c’est trop. Comment voulez-vous qu’ils envisagent un accident comme ça ? Je m’attendais à une mort terrible, mais plutôt une maladie qu’ils ne soignent pas par croyance religieuse idiote. Là, la violence de la scène est horrible. Bien sûr que Jenna est complètement ravagée par la suite.

Il faut alors se concentrer à nouveau sur la famille de Ian. On le suit dans une journée où il est un papa modèle pour Mags : il l’emmène même au travail. C’est là qu’Henry l’aperçoit alors qu’il lave une fenêtre. Il décide d’entrer dans la pièce et de parler avec Mags… Il vient de perdre sa fille, personne ne le sait et il tombe sur une petite fille avec qui il sympathise. La série peut bien faire ce qu’elle veut, il n’y a AUCUN monde dans lequel on sympathise avec lui, nous, par contre. Comment peut-il fomenter l’idée de la kidnapper juste parce qu’elle est une petite fille mignonne et bien élevée ?

Pourtant, c’est bien ce qu’il se passe. Le soir, Ian et Deb laissent Mags sous la surveillance de leur fils déjà grand (peut-être un peu trop grand pour que ce soit convaincant, car ils ont gardé le même acteur). Celui-ci passe la soirée sur son téléphone, tombe sur Henry qui essaie d’entrer dans la maison et lui dit qu’il s’est simplement trompé. C’est horrible : le fils pourrait regarder vraiment Henry, mais il est occupé à autre chose et ne s’inquiète pas plus que ça.

Alors que Debbie et Ian passent la soirée à danser, Henry a donc la voie libre pour aller kidnapper Mags – en laissant ses empreintes partout, apparemment. Les parents rentrent chez eux pour mieux découvrir que Mags a disparu. La suite, on la connaît.

Vous savez ce qui me frustre le plus ? C’est là que ça commencerait à devenir intéressant, en vrai, mais c’est là que le flashback s’arrête. Nous n’en verrons donc pas plus : on reprend dans le présent où Sarah/Mags ne s’est pas réellement enfuie. Elle en a eu la possibilité, mais elle reste à distance. En voyant Henry s’effondrer en apprenant son départ, elle décide de revenir l’aider. Rah, mais qu’est-ce que t’es conne Mags !

En parallèle, à l’hôpital, la série propose une scène où Deb vient voir Ian. Enceinte jusqu’au cou, elle a maintenant conscience qu’elle devra élever son gamin seule. Et cette fois, elle n’a pas la force de ne pas en vouloir à Ian : elle lui en veut d’avoir emmené Billy à la ferme où il s’est fait tuer. Je peux comprendre que son deuil passe par la colère, mais je la trouve vraiment détestable dans cette scène. Autant pour le reste, elle aurait été légitime de lui en vouloir, autant là, il se bat pour leur ramener leur fille, quoi.

Sans trop de surprise, Ian ne le vit pas très bien. Il ne change pas d’objectif pour autant : il veut retrouver Mags et il s’arrange pour le faire. Il pénètre donc chez Deb pour récupérer un flingue (celui de Bill), se fait griller par Deano et refuse que son fils vienne avec lui dans sa traque d’Henry. Deano m’a fait de la peine à vouloir aller avec son père sans pour autant avoir tout à fait le cran de le suivre. C’est une bonne chose qu’il reste loin de ce père toxique si vous voulez mon avis.

L’épisode peut alors se terminer tranquillement avec Ian qui menace Donnie de son flingue et n’hésite pas à tirer : il veut que son parrain des AA le mène auprès d’Henry. Pas surprenant.

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer