Il y a dix ans sur le blog… Octobre 2016 #3

Salut les sériphiles,

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur : le blog existait déjà il y a dix ans… Et je me suis dit que ce serait intéressant d’aller faire un tour du côté des articles que j’avais écrit à l’époque afin de comparer avec aujourd’hui.

Il y a des choses qu’on est heureux d’oublier, et cet épisode de Once Upon a time datant d’octobre 2016 en fait partie, je crois. Pourtant, il y a dix ans, il y avait aussi plein de choses fun ! À l’époque, je découvrais Westworld, je continuais de m’acharner à avancer dans One Tree Hill pour mon Challenge Séries et surtout, surtout, c’était la belle époque où je passais un week-end entier au Comic Con de Paris.

En fait, c’était le tout premier et ça va donc bientôt faire dix ans que j’ai eu la chance de rencontrer Eric Balfour et d’avoir mon petit selfie avec lui pendant la séance d’autographe. J’aurais dû en parler sur le blog, mais je ne l’ai pas fait outre-mesure, octobre, c’est le mois où je m’étais mangé quatre saisons de Haven en une seule semaine rien que pour préparer mon week-end au Comic Con. Je me souviens que j’avais profité d’une grève m’empêchant d’aller à la fac, pour ça.

Ouais, franchement, c’est loin. Ce n’est pas plus mal, parce que c’était aussi une peine de coeur qui justifiait que je passe la semaine non stop devant ma télé. On notera que c’était une peine de coeur vraiment chouette, d’ailleurs, parce que ça m’avait fait regarder toute cette série géniale ET motivé à prendre ma place pour le Comic Con. Bref, c’était si bien octobre 2016, rendez-nous… Ouais, rendez-nous juste le Comic Con en fait, faut pas déconner !

Bref, il y a dix ans, je suivais aussi beaucoup trop de séries à la semaine, en tenant le rythme, parce que mon rythme était encore de simplement prendre le temps de publier des récapitulatifs hebdomadaires entiers à défaut des critiques de tous les épisodes un à un. Ce n’est pourtant pas ceux-ci qu’on retrouve dans le top 5 des articles les plus lus du blog en octobre 2016…

Mais alors, qui donc étaient les séries à la mode il y a dix ans ?

Troisième mois, troisième bilan du Challenge Séries en tête des articles les plus lus ! Je commence à croire que j’avais vraiment trouvé une bonne formule à l’époque… Sauf que je ne peux pas vraiment l’appliquer aujourd’hui, parce que ça fait belle lurette que j’ai jeté l’éponge : rattraper 12 séries en 12 mois, mais comment je faisais ? Eh bien, c’est improbable, mais apparemment en septembre 2016, j’avais quand même regardé 34 épisodes de One Tree Hill d’un coup… sur 37 épisodes de séries. Mais quoi ? J’étais pourtant sûr que je regardais plein de choses à l’époque. Comme quoi, les souvenirs… Si je suis loin des 37 épisodes le mois dernier, au moins, j’ai un peu plus de diversités. Hum. Je ne dois pas être loin des 37 The Good Wife, en vrai.

Je sais que j’ai dit la même chose dans mon précédent bilan à propos d’autres séries, mais comment ça, Westworld a déjà dix ans ?! Voilà une série qui me paraît encore plutôt récente, alors qu’elle a eu le temps de proposer quatre saisons (comme si c’était impressionnant en dix ans, je sais) et de se faire annuler depuis. Ce qui me frappe en relisant mon article, c’est à quel point j’étais sceptique avant de commencer : des épisodes trop longs, une série survendue sur Twitter, une impression de retrouver des idées déjà exploitées dans Dollhouse ou Person of Interest… Et pourtant, j’ai terminé cette première saison avec un épisode noté 20/20 !

Une autre série passée à la trappe depuis belle lurette… Malheureusement, le casting absolument génial (Hayley Atwell ! Emily Kinney ! Shawn Ashmore !) n’a pas suffi à sauver Conviction : j’avais bien aimé le divertissement, mais force est de reconnaître que les enquêtes étaient trop classiques et les personnages secondaires trop peu développés. C’est dommage, parce que je me souviens avoir été déçu de son annulation, même si elle était devenue évidente. C’était trop basique pour que la mayonnaise ne prenne. Tristesse.

Ah, cette rubrique ! J’étais si content de mon titre, mais je n’en ai jamais vraiment rien fait derrière. C’est marrant. J’avais déjà décidé de me lancer dans des articles plus généraux sur les séries, sans langue de bois, et je cherchais une piste. C’était bien avant les 500 mots quotidiens et bien avant que je publie n’importe comment ici. Pour ce premier (et unique, hum) numéro, j’avais choisi de revenir sur la rentrée des networks – un sujet ô combien original. C’est tout de même amusant de me relire parce que je trouvais déjà que les séries tournaient en rond, que les nouveautés manquaient d’originalité et que je commençais à être blasé. En 2016, donc. Je n’ai pas beaucoup changé sur ce point non plus, apparemment !

C’était l’époque où Marvel développait tranquillement son univers sur Netflix, avec Daredevil, Jessica Jones et en octobre Luke Cage. J’avais déjà beaucoup de mal avec le rythme des productions Netflix et je râlais sur la longueur des épisodes tous diffusés d’un coup. Comme quoi, Céline a raison, on ne change pas. J’avais tout de même fini par accrocher à cette nouvelle série. La bande originale était excellente, le casting fonctionnait très bien et l’univers partagé commençait à devenir vraiment intéressant. En relisant mon article, je retrouve surtout mon impatience de découvrir Iron Fist et The Defenders. Bon, on sait aujourd’hui que tout n’a pas été aussi réussi que prévu et que je n’ai jamais terminé ces séries, mais il ne faut jamais dire jamais, avec Disney + qui fait revenir dans le canon tous ces persos, qui sait, peut-être que ça finira par me prendre.

Je sais, c’est le sixième article de ce top 5, mais figurez-vous qu’on a des ex-aequo ce mois-ci ! Et puis, impossible de terminer ce classement sans parler du grand retour de Negan ! Je me souvenais évidemment de cet épisode, mais j’avais oublié à quel point j’étais déjà lassé de The Walking Dead à l’époque. Je me plaignais des longueurs, des dialogues incompréhensibles et des épisodes qui n’avançaient pas. C’était cependant un retour marquant, même si je n’étais pas totalement convaincu par la manière dont les scénaristes avaient fait durer le suspense. La suite de la saison m’avait beaucoup moins plu, malheureusement, mais dix ans après, cet épisode reste un sacré souvenir… Et peut-être bien la seule chose dont je me souvienne des saisons 6 à 9 ? Franchement, j’ai tout vu, mais je ne me souviens plus de grand-chose. Après, je n’ai pas du tout envie de la revoir non plus, quoi.

Il n’y a pas que Conviction qui a été sacrifiée cette année-là sur ABC 😥

Voilà pour octobre 2016 ! Il y aurait encore beaucoup à dire, parce que c’était aussi le mois où je découvrais Channel Zero, où American Horror Story poursuivait son excellente sixième saison et où je regardais même un épisode spécial Halloween de Scream. Bizarrement, ces articles n’ont pas été des gros succès d’audience à l’époque. Je crois qu’il faut que je me fasse une raison : je suis le seul à surkiffer Halloween à ce point et puis c’est tout. Mais franchement… Il y avait des séries qui valaient le détour !

J’étais si accro à Younger, par exemple.

Ce qui me frappe le plus dans cette sélection, c’est de constater que je suivais déjà énormément de séries, mais que certaines ont totalement disparu de mes souvenirs alors que d’autres me semblent encore toutes récentes. Dix ans, quand même… Et vous, vous regardiez quoi en octobre 2016 ?

Captures d’écran Once Upon a Time (ABC) / Photo personnelle du premier Comic Con parisien / Photo promotionnelle de Notorious (ABC) / Capture d’écran de Younger (TVland)
Image à la une : Capture d’écran Westworld (HBO – Saison 1)

Retour à Panem #1 : Ce que j’avais oublié du premier Hunger Games

En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !

Non franchement, quel plaisir de retrouver Panem sur grand écran ! Cela fait plusieurs années que je me dis qu’il faudrait que je regarde à nouveau la saga, j’ai commencé la collection des livres illustrés (sans les lire pour l’instant) et j’adore tout simplement le concept de la saga. Autant dire que je me suis jeté sur les réservations quand j’ai vu qu’UGC proposait cette sorte de marathon éclaté sur plus d’un mois. C’est exactement le rythme qu’il me fallait… et tant pis si Laura m’a lâché et que nous ne sommes pas fichus de coordonner nos emplois du temps : j’ai revu le premier tout seul et ça m’allait très bien aussi… D’autant que j’avais oublié pas mal de choses depuis mon dernier visionnage et que je n’ai pas encore recommencé ma lecture des romans.

Autant dire que ce retour dans l’arène s’annonçait plein de surprises, même si je pensais encore plutôt bien connaître les films. La première chose qui m’a frappé, c’est à quel point tout le monde est jeune ! Jennifer Lawrence et Josh Hutcherson en particulier, deux acteurs que j’ai beaucoup revus depuis et auxquels je me suis attaché au fil des années. Bon, je ne recommande pas forcément les derniers films de Jennifer Lawrence, qui reste une excellente actrice mais qui a quand même une certaine tendance à choisir des projets assez chelous. Josh Hutcherson aussi, cela dit, mais lui, je l’adore, alors je lui pardonne plus facilement. En tout cas, ça fait quelque chose de les retrouver à leurs débuts dans la saga, avec leurs petites bouilles et des personnages qu’on connaît aujourd’hui si bien.

Ce qui m’a également surpris, c’est de constater à quel point Hunger Games a vieilli visuellement. Dans mon souvenir, c’était une saga particulièrement moderne, assez impressionnante pour l’époque. Aujourd’hui, l’image a pris un sacré coup de vieux et certains choix de réalisation me convainquent beaucoup moins. Il y a énormément de mouvements de caméra, notamment pendant les scènes de combat, au point qu’on ne comprend pas toujours très bien ce qui se passe. C’est particulièrement dommage dans l’arène, où l’on aimerait parfois simplement réussir à suivre l’action. Je ne me souvenais absolument pas de cette impression de confusion à l’époque !

En revanche, quelle claque de redécouvrir une histoire qui… n’a pas pris une ride ! Oh, bien sûr que c’est prévisible, et ça l’était déjà. Cela dit, entre le spectacle de la violence, les inégalités sociales et le pouvoir qui utilise la peur pour contrôler la population, avec en creux toute la critique de la télé-réalité et de l’obsession des images pour manipuler, Hunger Games continue de paraître plus moderne que jamais. Bien sûr que je l’étudie en classe avec mes élèves, d’ailleurs. Difficile de ne pas penser à l’actualité politique de ces dernières semaines en voyant certaines scènes d’émeutes et de répression du pouvoir – surtout quand la répression passe par des images bien choisies. C’est assez fascinant de constater qu’un film qui commence déjà à accuser son âge sur la forme reste aussi pertinent sur le fond. Et puis, il y a les habitants du Capitole, leurs costumes et leurs looks absolument délirants. Je crois que je ne me lasserai jamais de cet univers visuel. Les tenues de Panem, franchement, ça envoie toujours autant du rêve !

Mais le plus étonnant dans ce revisionnage, c’est sans doute la manière dont mes souvenirs avaient transformé certaines scènes. Je pense évidemment à la mort de Rue, qui m’avait complètement bouleversé à l’époque. Je me souviens avoir été choqué et avoir même pleuré devant cette séquence, au point d’en conserver un souvenir particulièrement terrible. Je m’attendais donc à revivre un moment bien éprouvant. Et finalement… pas tant que ça. La scène reste triste, évidemment, mais je l’ai trouvée beaucoup moins fluide et lisible que dans mon souvenir. La façon dont l’action se déroule est même assez confuse, ce qui rend cette mort d’autant plus brutale. J’avais aussi l’impression que Rue occupait beaucoup plus de place dans le film, alors que ses apparitions sont finalement assez limitées. Bref, quand il a fallu lui dire adieu cette fois, j’ai eu l’impression que je ne la connaissais pas plus que ça. C’est fou comme un personnage et une scène peuvent prendre une telle importance dans nos souvenirs.

Et ce n’est pas le seul élément qui m’a surpris ! J’avais oublié énormément de petits détails, jusqu’au sort de certains tributs, certains twists et même à quel point on avait les coulisses de la production. Je me suis donc retrouvé à être surpris par plusieurs morts alors que j’avais déjà vu le film et lu le roman – mais bon, c’était il y a plus de dix ans. C’est assez agréable, finalement, de redécouvrir une histoire qu’on aime en ayant oublié suffisamment de choses pour se laisser surprendre à nouveau, et ça me donne encore plus envie de découvrir ce que j’ai pu oublier des épisodes suivants. Bref, vivement dimanche.

Et vous, qu’aviez-vous oublié du premier Hunger Games ?

Cette semaine sur le blog #7 : toujours peu de séries, mais Céline Dion et Malfaisante

Salut les sériephiles,

Notez toute l’importance de la distinction entre « et » et « est » dans ce titre afin de ne plus jamais faire cette faute ! Quoi ? Comment ça, je ne suis pas en cours ? Bon, dans ce cas : une fois n’est pas coutume, la semaine qui s’achève a été marquée par ma difficulté à garder la tête hors de l’eau.

Qu’à cela ne tienne, j’ai quand même lutté un peu et tenu le cap, avec quelques articles à lire au milieu d’une semaine chargée par la création de plein de très bons souvenirs. Je veux dire, ce week-end, j’ai eu le plaisir de redécouvrir le Parc Astérix et iil faudra vraiment que je vous en fasse un article à l’occasion – en fait, je pense même à en faire deux, c’est dire.

Le truc, c’est que j’enchaîne plein d’excellents moments de vie depuis deux semaines, mais que du coup, ça se ressent sur le blog : je passe moins de temps devant mon écran, un comble pour quelqu’un qui aime regarder des séries – et qui adore écrire des articles dessus. On fait comme on peut, je compense un peu avec Twitter…

Bref, comme la semaine dernière, il y a finalement quatre publications sur le blog cette semaine.

Côté visionnage

Un seul épisode ajouté sur le blog… ça fait un peu mal pour un blog de critiques, mais je ne suis pas que ça. Je savais que j’arrivais au bout des articles d’avance que j’avais depuis les vacances, mais je n’ai pas trouvé le moyen de lutter efficacement contre. En vrai, j’ai bien quelques critiques d’épisodes qui attendent d’être mises en forme, mais elles datent d’il y a si longtemps que je ne suis même sûr que ce soit pertinent de les poster (auraient-elles des lecteurs ?). 

Un seul épisode ajouté sur le blog… ça fait un peu mal pour un blog de critiques, mais je ne suis pas que ça. Je savais que j’arrivais au bout des articles d’avance que j’avais depuis les vacances, mais je n’ai pas trouvé le moyen de lutter efficacement contre. En vrai, j’ai bien quelques critiques d’épisodes qui attendent d’être mises en forme, mais elles datent d’il y a si longtemps que je ne suis même sûr que ce soit pertinent de les poster (auraient-elles des lecteurs ?).

Je regarde s’accumuler mes épisodes inédits avec un mauvais œil, en revanche, parce que ça commence à former une jolie pile, tout de même.

Côté blog

Heureusement, la culture n’est pas en reste dans ma vie en ce moment. Elle n’est simplement pas télévisuelle : j’ai quand même pu profiter de quelques sorties au cinéma, notamment l’avant-première de Malfaisante, et surtout, je suis allé voir Céline Dion. Et ça, ça vaut tous les articles du monde.

Lundi dernier, c’était aussi la sortie du dernier podcast « Keskonavu » de 42 minutes, à propos du mois de septembre – déjà un an que ce format existe. Non, ça va, je propose encore du contenu l’air de rien, le blog n’est pas mort du tout (on a connu des périodes bien plus creuses). Bon, ça ne fait pas tout à fait 42 minutes, mais ça s’écoute tout de même ci-dessous :

La semaine prochaine sur le blog…

Comme je le disais en début d’article, j’aimerais bien trouver le temps de vous raconter ma journée de samedi au Parc Astérix, mais je ne vous promets rien : la semaine qui arrive s’annonce encore particulièrement chargée au travail (forcément) et les vacances ne commencent que vendredi soir.

Autant dire que je ne risque pas de rattraper tout mon retard d’ici là, d’autant que les séries ABC vont faire leur retour et que VisionQuest arrive également. Entre les nouveautés, les séries en cours et les articles que j’aimerais écrire, il va encore falloir faire des choix sur mon temps libre (et on sait que ce sera le choix du cinéma et de Disneyland, pas vrai ?). On verra bien ce que j’arrive à caser dans la semaine.

Bon courage pour cette nouvelle semaine qui pointe le bout de son nez, donc !

Image à la une : photographie personnelle du concert de Céline Dion
Photographie promotionnelle de WandaVision (2021)

Malfaisante : un bon film qui ne fait pas peur ?

Salut les sériephiles,

Hier soir, nous avons opté pour l’avant-première de Malfaisante, le nouveau film de Rob Savage. Une fois n’est pas coutume, on nous colle un titre VF qui me laisse bien sceptique par rapport au titre original, qui en dévoile un peu plus : Other Mommy.

De toute manière, peu importe le titre ! J’étais forcément impatient de retrouver le réalisateur de Host, qui aussi court soit-il reste l’un de mes films d’horreur préférés. C’est d’autant plus vrai que Dichen Lachman est au casting de ce nouveau film, alors bien sûr que j’ai opté pour l’avant-première. Pourtant, je ressors de cette séance avec un sentiment assez partagé : j’ai beaucoup aimé le scénario et la réalisation, mais quelle déception côté horreur !

Il me semble que Malfaisante aurait probablement fait un excellent film fantastique, mais en tant que film d’horreur, je trouve qu’il passe complètement à côté et n’est pas à la hauteur. Tous les ingrédients sont là, les tentatives aussi, mais ça ne prend presque jamais – en tout cas sur moi. Même les jumpscares sont inefficaces pour la plupart, notamment à cause d’une utilisation beaucoup trop importante du son en permanence (là où les trois quarts des jumpscares reposent habituellement sur le silence). Il faut dire aussi que je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages, ce qui n’aide pas à craindre pour leur vie. Plusieurs scènes qui auraient dû être terrifiantes font donc plutôt l’effet d’un pétard mouillé, et c’est dommage.

Ceci dit, quel plaisir de retrouver la réalisation de Rob Savage et une vraie proposition originale ! Il a toujours cette capacité à nous embarquer dans ses scènes, à nous emmener avec lui, même quand l’horreur ne fonctionne pas.

Certaines séquences retrouvent d’ailleurs un peu de l’ambiance de Host, sans jamais parvenir à égaler son efficacité. Sans trop en révéler car c’est pas le but, j’ai particulièrement adoré les scènes de la piscine à boules et des ultraviolets, qui montrent à quel point Rob Savage soigne sa réalisation et les petits détails. C’est exactement ce genre de séquences qui me donne envie de continuer à suivre son travail, même lorsque ses films me déçoivent sur le plan horrifique.

À mes yeux, Malfaisante est ainsi probablement son moins bon film, mais c’est peut-être que j’en attendais trop car j’ai adoré son premier film et que j’attends toujours le même niveau quand ça vient de lui, surtout après trois ans d’attente. Le Croque-mitaine fonctionnait mieux comme film d’horreur grand public, tandis que Dashcam proposait quelque chose de plus original et trash, quitte à diviser davantage.

Cela reste un très bon film que je recommande, mais pas forcément pour un moment terrifiant.

Côté casting, je suis assez déçu par Jessica Chastain, que je trouve peu convaincante dans son rôle de mère, alors qu’elle est excellente en monstre. Je soupçonne certains choix d’interprétation d’être volontaires et liés au message du film, mais ça ne fonctionne que moyennement sur moi. En revanche, la jeune actrice qui incarne Bela est excellente ! Et c’est un peu spoiler, mais quel dommage de ne pas profiter davantage de Dichen Lachman, que j’étais ravi de retrouver. Elle est très bonne, mais son rôle ne lui laisse pas vraiment le temps de montrer tout son talent.


Finalement, Malfaisante m’a beaucoup plus convaincu par son scénario fantastique et son message que par ses tentatives de nous effrayer. L’écriture du film est sympa, se révélant peu à peu dans une construction fluide qui paraît facile mais qui ne doit pas l’être. J’ai notamment adoré sa conclusion, qui vient donner une autre dimension à l’histoire. Un film d’horreur franchement moyen pour les habitués de l’horreur, donc, mais un bon film fantastique que je ne regrette absolument pas d’avoir découvert ! Et puis, peut-être aussi que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : à force de voir des films d’horreur, je finis par être moins sensible à cette corde-là je crois…