Ben si, on peut spoiler l’Odyssée, la preuve :

Salut les sériephiles,

J’ai vu cette semaine passer des tweets qui se moquaient de personnes craignant de se faire spoiler L’Odyssée, parce que ahahah c’est une histoire que le monde entier connaît. OK, une fois de plus, je vais faire une remise au point : un spoil, ce n’est pas que ça : ce sont aussi les choix de réalisation, le casting (bon, ça, difficile d’être passé à côté, d’accord), les coupes inévitables de l’adaptation, tout ça, tout ça. J’en étais déjà convaincu avant de voir le film, je le suis encore plus après visionnage. Bref, il y aura des spoilers dans l’article, c’est sûr et certain. Je préviendrai avant d’en donner, vous pouvez lire le début pour avoir mon avis…

Un casting au top pour un excellent film, MAIS…

Là aussi, ce n’est pas aussi évident qu’il y paraît. Si je simplifie au maximum, en sortant de la séance, j’ai écrit ce message qui dit tout : c’est un excellent film au casting parfait et on ne s’ennuie pas des 3h, mais putain, c’est un exploit de foutre en l’air à ce point des épisodes-clés connus du monde entier et d’éclater encore plus la chronologie du bordel.

Voilà. Le film est génial, mais c’est précisément pour cette raison que ses choix d’adaptation ratés me frustrent autant. Bon, après, c’est le problème des adaptations, je suppose. D’un côté, je me plains du live-action de Vaiana qui reprend presque trop plan par plan (hum, pas You’re welcome) le film d’animation, de l’autre, je me plains de L’Odyssée qui prend trop de libertés, donc.

Certes, Christopher Nolan tient près de trois heures sans provoquer le moindre ennui, ce qui n’était pourtant pas gagné avec une histoire dont on connaît déjà les principales étapes. Il aligne surtout un casting si parfait qu’il paraît impossible : Matt Damon, Anne Hathaway, Tom Holland, Robert Pattinson, Lupita Nyong’o, Charlize Theron… Aucun ne semble simplement présent pour ajouter un nom sur l’affiche (pour ça, il y a Zendaya, déception !), et chacun trouve naturellement sa place dans cette gigantesque fresque.

Spoilers

Personne ne comprendra ce choix

La rencontre avec le Cyclope constitue ma plus grosse déception. Nolan garde la grotte, le monstre qui dévore les compagnons d’Ulysse et l’œil crevé, mais il retire pratiquement tout le reste. Plus de « Personne m’a crevé l’œil », plus de Cyclopes trompés par la réponse de Polyphème et, surtout, plus d’Ulysse incapable de résister à l’envie de révéler son véritable nom une fois qu’il pense avoir gagné. C’est franchement du grand n’importe quoi. Je vois bien que le but est de nous surprendre (l’esthétique du Cyclope à la tête de bite suffisait, non ?), mais on ne vient pas voir l’adaptation d’un texte aussi mythique pour être surpris.

Franchement, le choix me laisse plus que perplexe. Oh, oui, j’ai aimé la réplique d’Ulysse sur les fourmis, ça passe très bien, mais ça ne justifie pas piétiner à ce point cet épisode de l’Odyssée. C’est l’un des plus célèbres pour une bonne raison, quoi. Toute la scène repose sur la contradiction fondamentale du personnage : son intelligence lui permet de survivre, mais son orgueil transforme immédiatement sa victoire en catastrophe. Ulysse échappe au Cyclope grâce à sa ruse, puis provoque lui-même la colère de Poséidon parce qu’il veut que son exploit lui soit attribué. En supprimant cela, Nolan ne raccourcit pas seulement l’épisode, il le vide de son sens et de son intérêt. Malheureusement, il y a d’autres épisodes qui semblent bâclés (Les Lestrygons ?) ou mal compris (Les Enfers ?!!) par Nolan. C’est étonnant de reprendre une histoire connue et analysée dans le monde entier pour y coller ses intentions à ce point et cracher sur le matériau qu’il a pourtant voulu adapter ? Au moins, il y a une vision. Juste, je n’ai pas sa vision.

L’Odyssée ou L’Iliade ?

Les choix portant sur la chronologie m’interrogent encore davantage. L’Odyssée n’est pas un récit parfaitement linéaire, loin s’en faut. Le voyage d’Ulysse est en grande partie raconté après coup aux Phéaciens, alors que le poème commence à Ithaque auprès de Télémaque. Le problème n’est donc pas que Nolan bouleverse la linéarité de l’action. Le problème est que cette nouvelle construction finit par être un étonnant mélange difficile à suivre. On a des récits enchâssés à n’en plus finir, en fait. J’ai adoré les transitions qui se font simplement et paraissent naturelles, fluides : à chaque fois, on a une réplique qui nous introduit la partie suivante.

Malheureusement, ça ne permet pas de se faire une idée du temps qui passe, du coup. Pire, on revient sans cesse à des événements de la guerre de Troie, quitte à empiéter un peu sur L’Iliade. Je me suis demandé à un moment s’il n’avait pas envie d’adapter L’Iliade et si on allait avoir certains passages qui n’avaient rien à faire là. Le film décide de montrer la chute de Troie et tout ce qui concerne Ulysse – ce n’est pas la première adaptation à le faire évidemment et c’est dans L’Odyssée, mais ici, ça semble être un vrai refrain. Il faut dire que c’est aussi le message que l’adaptation veut faire passer. Mais à vouloir tout raconter, Nolan consacre énormément de place à Troie tout en réduisant (ou supprimant) certains épisodes emblématiques du voyage à leur version la plus élémentaire. Et Athéna sert tellement à rien ? Choqué, déçu.

Les réussites

Là où cette transformation devient vraiment intéressante, c’est dans le regret qu’elle ajoute au personnage. Le film ne présente pas simplement Ulysse comme un héros impatient de retrouver son royaume, sa femme et son fils. Nous sommes loin de cette caricature, avec plutôt un homme profondément marqué par ce qu’il a imaginé et provoqué à Troie, incapable de considérer le massacre comme une simple victoire militaire. Au fond, c’est là que se trouve la véritable modernité de cette adaptation. Nolan ne veut pas seulement célébrer l’homme rusé qui triomphe de tous les obstacles, il s’intéresse à celui qui doit vivre avec les conséquences de ses décisions et se demander s’il mérite encore de rentrer chez lui.

Cette culpabilité donne au film une cohérence. Les morts de Troie, les compagnons qu’Ulysse perd les uns après les autres et les reproches qui lui sont adressés sont modifiés en cours de route pour coller à ce message, et tant pis pour les moments cultes (Personne, sa mère aux Enfers, etc.)…

Pardon, j’ai dit que je me concentrais sur les réussites. Il y en a d’autres, heureusement ! J’ai adoré la vision proposée de Circé. Ce n’est pas du tout ce que j’en aurais fait, mais la scène de la transformation est efficace et tout ce segment était une vraie bonne découverte. De manière plus générale, personne ne sera surpris de découvrir que j’ai adoré le choix qui est fait de se concentrer davantage sur Télémaque.

Déjà, Télémaque est un personnage que j’aime beaucoup dans le mythe, mais en plus, il est interprété par Tom Holland. Et à l’exception de sa scène de retour, j’ai adoré l’interprétation de Tom Holland, forcément. Je suis amoureux, ça ne change pas d’un film à l’autre : quel acteur ! Je sais, c’est paradoxal : ça ne fait pas exactement partie du mythe tout ça, mais écoutez, ça a marché sur moi.

Quelle actrice, aussi, qu’Anne Hathaway ! Je ne misais vraiment pas sur elle, pourtant son interprétation de Pénélope était impressionnante de justesse. Oh, et cette petite touche de féminisme qui fait dérailler l’Odyssée ? Il est temps de lui rendre sa voix, merde, c’est donc bien joué, même si un peu forcé.

Ce ne sont pas les seuls à vraiment gérer, hein. Je trouve que Matt Damon fait bien le taf, mais tous les rôles secondaires ont tendance à lui voler la vedette (Hélène ! Calypso ! Tous !). Il y a tellement de monde que je n’ai pas pris le temps encore de faire une petite place à Robert Pattinson, mais il s’en sort très bien aussi, malgré un scénario pas évident sur la fin (franchement, le coup des armes, le pauvre, c’est en trop !).

Dernière réussite dont j’ai envie de parler, encore et toujours : la musique de Ludwig Göransson. C’est un génie de la musique depuis des années à mes yeux (et mes oreilles surtout), mais il le confirme une fois de plus. Ce ne fut pas une surprise de voir son nom au générique final (pas de scène post-générique, évidemment, hein). Ce qui est le plus efficace est à mon sens les scènes de bataille lors desquelles la musique arrive à être étouffante. Nolan gère bien le son, et ça ne lui était pas arrivé depuis fort longtemps. J’ai pu entendre toutes les répliques du film sans avoir à galérer et les bruitages des combats avec la musique étaient top ! Et ça, ça fait plaisir.

Une adaptation frustrante, un film réussi

Avant de conclure l’article, il faut quand même que j’évacue tout de suite un dernier point : JE SAIS, je n’ai pas vu le film dans le format voulu par le réalisateur, blablabla. Soyons honnêtes : avec quarante cinémas dans le monde, c’est une forme d’élitisme ridicule et inutile à mon sens de persister à faire des films dans ce format. Certains se sont obstinés avec la 3D, lui c’est ce format, OK cool. Cela ne se sent pas tellement quand on le voit recadré différemment.

Bref, une fois de plus : j’ai adoré le film tout en étant profondément déçu par ce qu’il fait de plusieurs moments essentiels de L’Odyssée. Il faudrait être de mauvaise foi pour nier l’ampleur du spectacle, l’efficacité du film (putain, Nolan sait ENFIN gérer le son) ou la perfection du casting. Il faut néanmoins une autre forme de mauvaise foi pour prétendre que l’on peut retirer « Personne » de la scène de Polyphème sans lui enlever une bonne partie de son intérêt.

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E10 – Queens – 18/20

La saison est maîtrisée de bout en bout et son épisode final conserve quelques twists surprenants. Je suis surtout impressionné par la maîtrise d’écriture qui permet d’apporter une conclusion satisfaisante aux pistes ouvertes jusqu’à présent, tout en faisant la promesse de nouvelles histoires en saison 2. OK, tout n’est pas forcément cohérent pour la suite, mais si suite il y a, je ne doute pas que les scénaristes trouveront des réponses satisfaisantes. Ils ont réussi jusqu’ici après tout.

Spoilers 

Il est temps pour Paula de mettre derrière elle toute cette histoire.

You fucked with the wrong mom.

C’est déjà le dernier épisode et je me demande en le lançant si on aura droit à une conclusion digne de ce nom ou juste à une fin ouverte pour une possible saison 2 encore non annoncée. Cela me rappelle que les séries sont moins confortables que les films : les cliffhangers, j’adore ça, mais j’adore aussi la certitude d’avoir une fin de série. Bref.

Paula y va tellement fort dès le début de cet épisode ? Nous la retrouvons sur un terrain de golf, car c’était en fait là qu’elle se rendait. La détonation ne semble pas interrompre la partie de golf en cours pour Cecilia Vanderwale. C’est elle que Paula venait voir, pour lui parler de Dennis O’Neil.

Sans surprise, post-générique, on passe à totalement autre chose pour ralentir le rythme. La surprise, en revanche, c’est que la série trouve que c’est une bonne idée de nous montrer un chat sur Tiktok. On en revient en fait au cliffhanger de l’épisode précédent : c’est le chat du flic que l’on vient de voir en vidéo, et lui, il vient de se prendre une balle en plein torse. Ce n’est pas exactement une surprise, c’est ce à quoi je m’attendais.

En tout cas, je trouve ça assez fou que Paula ou Cecilia n’entende pas le coup de feu. Qu’importe, je suppose ? Paula confronte Cecilia à propos de Dennis qui est son bras droit armé, l’air de rien. La scène est intéressante : Cecilia fait appeler la sécurité et s’arrange pour gagner du temps en niant savoir quoi que ce soit. Comme Paula continue son speech en disant qu’elle est accusée de deux meurtres, elle paraît complètement folle.

Seulement voilà, le métier de Paula est d’être fact-checker. Elle en profite pour expliquer son enquête à Cecilia, voit bien que les gens que Dennis faisait chanter étaient tous des clients de Souter, l’entreprise de Cecilia et réussit à faire admettre à celle-ci qu’il s’agit bien de clients de la firme.

Comme ce n’est toujours pas suffisant, Paula finit par menacer la PDG en parlant de son fils : comment menacer efficacement une maman autrement que comme ça, après tout ? Le chantage, ça connaît à Paula maintenant : elle sait que Cecilia a fait entrer son fils à Yale de manière illégale et ça elle peut le prouver.

Elle menace Cecilia comme cela et part tout simplement du golf. La scène est excellente et vient proposer une conclusion vraiment inattendue.

Contre toute attente, il est finalement révélé que Dennis n’est pas mort. C’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. Il s’est pris une balle à laquelle il paraissait impossible de survivre, mais eh, il y a bien eu deux candidats de Secret Story avec une balle dans la tête après tout. Non seulement Dennis est encore en vie, mais en plus, on s’occupe bien de lui pour le remettre sur pied au plus vite.

Il est apparemment dans une résidence hautement sécurisée où une femme s’occupe de lui avec un infirmier. J’espère qu’on aura vite des réponses, mais en attendant, on a des questions : la femme et l’infirmier s’arrangent en fait pour le faire tomber du haut d’un immeuble. C’est terrible parce que je ne l’ai pas vu venir avant, tout comme lui.

La scène est horrible. Il tombe du haut d’un immeuble et se prend un lampadaire qui résonne… et bordel, j’ai eu envie de rire au milieu de ce meurtre terrifiant. Les scénaristes sont forts : on a peur pour lui alors qu’on le déteste, on rit alors qu’on est horrifié ? Quelle série !

Ce qui est bien, c’est que Paula est aussitôt innocentée. Je suppose qu’ils ont sauvé Dennis car ils avaient besoin de lui mais que le chantage de Paula a été efficace. Notre héroïne laisse tout en plan pour se précipiter auprès de sa fille. Bien sûr, elle veut aussi la garde partagée de sa fille : le lendemain, il y a l’audience pour décider de son sort après tout.

La libération de Paula fait chier Mallory dans son plan, mais ça ne suffit pas à ce que Karl et elle renoncent à la garde exclusive loin de Paula. L’audience ? Paula et Karl sont interrogés pour savoir ce qu’il s’est passé dans leur mariage et quel futur ils imaginent pour Hazel. C’est difficile d’être pleinement du côté de Karl dès le départ, mais ça l’est encore plus quand on voit son avocat interroger Paula plus en détails.

Il parle ainsi du double meurtre dont elle a été accusée et montre bien tous les problèmes de Paula. L’alcool au volant, le meurtre accidentel à Portland, le travailleur du sexe à qui elle parlait quand Hazel dormait dans la pièce d’à côté, la fois où Hazel a décroché le téléphone et parlé à Trev… Ce n’est pas évident du tout.

Karl ne comprend pas pourquoi Paula ne veut pas juste déménager avec eux plutôt que de s’imposer un tel calvaire, mais le calvaire, c’est lui qui le permet en fournissant à l’avocat toutes les armes dont il a besoin pour abattre Paula. Cette dernière fait pourtant un bon discours de maman pour prouver qu’elle aime sa fille. Reste à savoir si c’est assez.

Le juge voit bien qu’Hazel pourrait avoir une belle vie avec son père et Mallory, mais comme Paula est restée un parent stable pour Hazel au milieu de toutes ses galères, il finit par concéder que la garde ne devrait absolument pas changer. Paula obtient donc la garde partagée à New-York qu’elle souhaitait, et cheh pour Mallory et Karl.

Autrement, maintenant que Paula est innocentée, Rudy est déçu de ne pas être vu comme le héros qu’il devrait être. Il ne reste que Geri pour savoir ce qu’ils ont fait, mais elle n’est pas assez pour lui apparemment. Au boulot, il se rend compte aussi qu’il y a article top secret en cours de rédaction car Drew lui cache des choses – au sens littéral, avec des rideaux aux fenêtres. Geri recommence à chercher des idées d’articles, Rudy se concentre à nouveau sur le droit.

De son côté, Gonzales s’arrange pour récupérer la vidéo de la visite en prison de la fausse avocate de Paula. C’est intéressant de la voir continuer de mener l’enquête au chevet de son collègue qui s’est fait tirer dessus – mais je me dis que ça pose question quand même, parce qu’elle écoute la confession de Paula qui pensait parler à son avocate. Heureusement qu’elle a toujours dit la vérité à la police, quoi. L’enquête patine beaucoup, cela dit.

Que fait Paula une fois qu’elle a la garde d’Hazel ? Elle organise encore une énorme soirée chez elle. Je ne comprends pas comment elle trouve l’énergie de faire tout ça, mais admettons ! Elle boit un peu trop, en plus. Je comprends son besoin de décharger ses soucis et de faire la fête, seulement, on sait que c’est trop tôt. Rudy et Geri cherchent à comprendre l’histoire du suicide de Dennis, l’avocat la complimente, Steve propose un nouveau rencard et Paula l’embrasse… Mais dans tout ça, elle oublie sa fausse avocate !

Cette dernière est toujours dans l’équation, évidemment. Elle brûle son ancienne voiture, se fait une teinture, récupère une nouvelle voiture grâce à l’homme qui accompagnait Cecilia au golf et… se fait tuer par lui. Oh, ce n’est pas la piste que j’imaginais, mais soit.

Tout n’est pas terminé pour autant. On aurait pourtant là une belle conclusion avec presque toutes les réponses, mais non, ce n’est pas ce que la série vise. Au contraire, on se retrouve alors avec Gonzales qui rend une visite à Paula. Elle a bien conscience que celle-ci sait quelque chose et que toute cette affaire se termine trop bien, trop vite : pas d’autopsie pour Dennis, plus aucune charge contre Paula. C’est louche et elle le lui dit. Paula ne veut plus rien savoir, cependant, alors elle lui claque la porte au nez, tout simplement.

Paula fait beaucoup ça dans cet épisode, je trouve. Elle essaie aussi de claquer la porte au nez de Karl, en vain : elle continue encore à lui parler. C’est vraiment une bonne mère : elle se force à le faire pour Hazel, mais elle prend aussi son indépendance vis-à-vis de son ex. Elle n’hésite pas à lui dire de se démerder et gérer ses problèmes seul quand il lui demande son aide. C’est beau comment il est un ex toxique qui s’appuie encore sur elle tout le temps malgré Mallory.

C’est une belle conclusion pour Paula, en tout cas. J’en étais à vouloir une saison 2 qui se concentre sur Geri maintenant. En effet, celle-ci essaie de se rapprocher de Rudy et de se mettre en couple avec, mais il vient juste de se remettre avec son ex, alors c’est la douche froide pour elle. Elle décide ainsi de reprendre son article, celui qu’elle avait arrêté d’écrire sur Paula et qui pourrait refoutre la merde maintenant que Paula a tout géré. Dans le même genre, Gonzales apprend la mort de la fausse avocate et ne lâche pas l’affaire. Elle veut comprendre ce qu’il s’est passé et le fera avec son collègue.

Les scénaristes ont d’autres plans cependant. La saison 2 sera bien centrée sur Paula : il est révélé en fin d’épisode qu’elle a bien tué son voisin à Portland. Ce n’était pas un accident, mais une querelle (d’amoureux ?). Le problème, c’est qu’il existe une vidéo de ce meurtre. Cela paraît dingue qu’aucun flic ne trouve cette vidéo lors de l’enquête de voisinage à l’époque, mais soit, il faudra faire avec : quelqu’un se sert de cette vidéo pour faire à nouveau du chantage à Paula. Je suis moins convaincu.

EN BREF

Ce fut une excellente première saison et je ne vois pas comment la saison 2 pourra être à la hauteur. J’espère tout de même qu’elle existera car il y a des pistes intéressantes pour la suite, notamment en ce qui concerne les personnages de Geri et Rudy que j’aimerais voir être autre chose que les sidekicks de Paula.

En plus, la série a réussi à me balader le long de ses fausses pistes à plusieurs reprises, avec des twists bien placés et des surprises jusque dans son dernier épisode (ressusciter Dennis pour le tuer à nouveau ? C’est une belle solution de facilité, mais j’ai cru un temps que Dennis allait vraiment redevenir une menace).

Finalement, ça me rappelle un peu ce que j’avais ressenti avec The Watchful Eye : enfin une série capable de me maintenir en haleine et m’accrocher d’épisode en épisode. Le casting est exceptionnel, la série est toujours bien dosée. Vraiment, je souhaite une suite !

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E09 – Erroneous – 17/20

L’épisode est court et se dirige trop vite vers la fin de saison. Je me doute que nous n’aurons pas toutes les réponses à la fin du suivant et je commence à stresser de ne pas avoir de saison 2, car ce serait hyper frustrant. Cela dit, ça n’empêche pas la série d’être excellente et de gérer très bien ses épisodes. J’aime les personnages et le casting, tout tient bien debout, c’est top.

Spoilers 

Paula mène son enquête sur Dennis plus vite que ne le fait la police.

Sorry they blackmailed him for… pizza?

Je passe plus de temps à regarder X-Men ’97 que je ne commente pas épisode après épisode (je ferai un article en fin de saison) et Secret Story qu’à me concentrer sur des épisodes dont je peux parler ici, c’est con ! Heureusement qu’il me reste cette série, avec ses épisodes ultra courts mais un peu jouissifs en ce qui me concerne.

L’épisode commence par une petite scène d’action sympathique : on y suit une femme s’infiltrer dans un immeuble, puis dans un autre. Elle s’infiltre évidemment chez Rudy : son but ? Récupérer le portable de Dennis évidemment. J’ai eu peur pour Rudy, mais finalement, tout se fait très vite : elle lui éclate son propre bong à la gueule, retrouve le portable facilement, et hop, c’est réglé. Elle le récupère. Rudy reste en vie, et c’est tant mieux.

Cela lui permet d’aller retrouver Geri au travail et de la confronter sur ce portable. Il apprend qu’il n’y avait finalement rien sur le burner-phone, à part le numéro de la femme bossant aux admissions à Yale. Si Geri voyait ça comme une fausse piste, le fait que Rudy se fasse dégommer pour ça semble indiquer que ce n’est pas le cas.

Au passage, on nous fait croire que Rudy parvient à convaincre Geri de ne pas publier l’article, mais je n’ai absolument pas confiance en Geri. Je l’aime beaucoup comme personnage et je ne la vois pas faire marche arrière. Qu’importe, ce qui compte, c’est que les deux collègues veulent à nouveau venir en aide à Paula pour tout comprendre.

Après le générique, nous retrouvons un client de Trevor au quotidien dans son travail. C’est une bonne manière d’introduire le personnage avant d’en revenir au présent où Paula vient lui montrer la vidéo. Cette fois, elle ne veut pas faire du chantage aux victimes, évidemment, elle veut juste remonter la piste et comprendre ce qu’il en est. Les pauvres victimes ont cédé au chantage de Dennis et pensait probablement être débarrassées de ce problème, mais internet n’oublie jamais rien et une vidéo est une vidéo – par définition, ça peut circuler facilement. J’ai de la peine pour eux.

En tout cas, Paula mène son enquête pour savoir ce que Dennis voulait exactement, et ce n’est pas clair. Il n’en voulait pas à l’argent de cette autre victime, ou du moins pas directement : il lui a fait du chantage pour obtenir la recette de la levure à pizza parfaite et comme il a eu ce qu’il voulait, la victime se retrouvera prochainement au chômage suite à un vol industriel. C’est intrigant et Paula comprend vite que toutes les autres victimes se sont retrouvées impliquées dans du chantage qui n’était pas à propos d’argent – ça va donc de la levure à pizza à une influence pour des votes politiques. Étrange et impossible de savoir où Dennis voulait en venir avec si peu. Pourtant, Paula a tout un tableau d’enquêtes comme dans les films et les séries, eh !

En parallèle, Paula a toujours sa vie de famille pas si simple à gérer. Être accusée de meurtre, ce n’est pas évident pour être vue comme la mère de l’année en même temps. Ainsi, elle se fait dégager des groupes de parents d’élèves et Karl lui refuse l’accès à l’exposition des dessins des enfants où Paula souhaitait se rendre. Il ne prend même pas sa boîte de bouffe, tss.

Mallory a le culot de dire qu’elle ne pense pas à la garde d’Hazel alors que c’est tout ce qu’elle a en tête tout le temps. Ce qui est certain, c’est qu’on ne laisse pas à Paula la possibilité de tenir sa promesse. Par chance, elle a toujours Steve pour la soutenir au milieu de tout ça : il vient lui rendre une petite visite dans sa voiture pour lui dire qu’il continue de la penser innocente et lui remonter le moral.

Il y parvient, mais c’est de courte durée quand elle reçoit un coup de fil de son avocat qui l’informe que Mallory et Karl veulent maintenant la garde exclusive d’Hazel. On sait déjà que Paula veut se battre contre ça… mais comment le peut-elle quand en parallèle, elle est toujours accusée d’un double meurtre qu’elle n’a pas commis ?

Ce sera un problème pour un prochain épisode, parce que Paula tombe ensuite sur Rudy et Geri. Chacun d’entre eux vient s’excuser pour son attitude des deux derniers épisodes. Geri ne parle toujours pas de son article, par contre, hein. Ce qui compte, c’est que Paula accepte les excuses et leur montre tout ce qu’elle a trouvé dans son enquête – Internet l’a bien aidé, surtout pour identifier les victimes avec une recherche d’image inversée.

Le trio reprend l’enquête ensemble, ce qui ne fait que me confirmer que Paula ne devrait pas faire confiance à Geri car elle veut juste en savoir plus pour écrire dessus. Ils retournent ensemble voir Joyce, la nana de Yale, qui ne veut toujours pas cracher le morceau. Rudy en a alors marre de se faire marcher dessus par tout le monde et pète un câble assez légitime. J’ai beaucoup ri de le voir plongé dans la piscine pour menacer la femme qui, pour le coup, cède bien vite alors que… il n’est pas si menaçant, si ?

Ce qui compte, c’est que ça marche sur elle. Elle m’a fait trop rire à s’enfuir en nageant juste après craché l’info, parce que franchement, les trois autres iront toujours plus vite à pied s’ils veulent la réinterroger. Mais bon, qu’importe : elle a dû faire admettre Blake Vanderwale à Yale.

Internet aide une fois de plus Paula à faire ses recherches – pourquoi ne pas les faire avec ses deux collègues ? Mystère. Quoi qu’il en soi, cela la mène à Cecilia Vanderwale et, à partir de là, elle fomente un nouveau plan pour en savoir plus. Ce qu’elle ne sait pas, par contre, c’est qu’elle est suivie par celle qui a assommé Rudy. Cette dernière n’est pourtant pas bien discrète quand elle la file, mais bon. Paula la mène sur un parking et sur un chemin en forêt où elle devrait pouvoir trouver plus d’informations.

La police mène aussi une enquête de son côté. C’est bien plus lent que ce que fait Paula, mais ça permet à Gonzales de découvrir que Paula ne mentait pas en ce qui concerne les deux avocates nommées Halliday qui sont venues la voir. C’est plutôt intéressant, mais je continue de penser qu’à un moment ou un autre, on verra que le collègue de Gonzales fait partie des méchants.

Nous n’en sommes pas encore là, toutefois. En fin d’épisode, il file la voiture volée par la fausse avocate. Ainsi, il se retrouve sur le même parking que Paula et que la meurtrière – Halliday 1 donc – qui la suit avec un énorme missile. Il ne sait pas exactement de quoi il en retourne, malheureusement. Pourtant, il suit la piste en forêt et tombe nez à nez avec elle, qui avait installé son fusil pour shooter Paula, dans sa ligne de mire.

On ne sait pas bien ce que Paula va pouvoir trouver, mais ça devrait être la vérité. Le problème, c’est que l’épisode se termine à ce moment-là, sur un coup de feu. Je me doute bien que Paula n’est pas morte. Ma théorie est que le policier est mort – ce qui veut dire que je me trompais et qu’il ne faisait pas partie des méchants, zut. Enfin, ce n’est jamais qu’une théorie, on verra bien. Peut-être que personne n’est mort et que ce n’était jamais qu’un coup de feu pour rien. Vivement la fin de saison !

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E08 – Hallidays – 19/20

J’aime toujours autant cette série. Ces épisodes courts sont savoureux, on ne voit pas le temps passer et le rythme est saccadé comme il faut. J’aime quel a série mette en place plein de pistes à suivre en parallèle et j’aime qu’elle le fasse en jonglant vraiment bien entre chacune pour que ça avance à chaque épisode. Dans celui-ci, tout ne se recoupe pas encore, mais ce n’est pas dérangeant tellement on est embarqué dans l’histoire.

Spoilers 

Paula se réveille derrière les barreaux.

I’m a fucking regular person.

Je crois que j’aurais eu besoin d’un récap de l’épisode précédent au début de celui-ci, mais bon, les pièces se sont remises en place assez rapidement tout de même. Paula se réveille en prison et se brosse les dents avec les doigts. Combien de temps après l’épisode précédent sommes-nous ? Pourquoi est-elle déjà en prison et pas juste en garde à vue ? Pourquoi la vibe Orange is the new black va-t-elle si bien à Tatiana Maslany ?

Elle reçoit la visite de Rebecca Halliday, son avocate. C’est un bon début d’épisode, en tout cas, et j’aime bien comme l’avocate met directement les pieds dans le plat. Cela permet à Paula de raconter tout ce qu’il s’est passé depuis le début de la série et j’aime voir comment elle n’a plus aucun mal à parler de son camboy désormais.

Le problème, c’est qu’elle raconte tout à cette avocate jeune devant elle… avant d’avoir la visite d’une deuxième femme qui se présente comme Rebecca Halliday. C’est dingue comme idée, mais j’aime beaucoup ce que ça donne.

L’avantage, c’est qu’elle est rapidement libérée et peut donc monter dans la voiture de Karl qui a payé sa caution. Elle doit être salée pourtant, la caution : elle est accusée d’un double homicide tout de même. Karl veut bien la croire, mais ça fait tout de même beaucoup à digérer pour lui. Il a tout caché à Hazel, la seule préoccupation de Paula désormais. Malheureusement pour elle, Paula perd évidemment la moindre chance d’avoir la garde sur ce coup-là. Comment pourrait-elle garder sa fille en étant accusée de meurtre ?

Elle promet à Karl de ne pas se battre contre lui et s’excuse. C’est beau. Cela doit lui imposer un sacré self control, en plus : c’est son pire cauchemar de perdre la garde de la petite, tout de même. J’imagine qu’elle sait que tout ça est temporaire… En attendant, elle rentre chez elle, retrouve son guacamole (la pauvre) et le ménage à faire, tout en écoutant un message de sa vraie avocate (la deuxième).

On lui conseille de faire une lettre d’absence pour son taf et gérer toute l’affaire comme elle peut. C’est d’autant moins évident qu’elle se retrouve seule dans son appartement à devoir faire face à tout ce qui lui arrive. Elle reçoit un appel de sa fille qui lui fait plaisir quelques instants, avant qu’Hazel ne lui raccroche limite au nez pour profiter de Mallory – elle a besoin de dessiner sa maman, mais puisque Mallory est là, bon, à quoi bon ?

Mallory prend mal la nouvelle quand elle apprend que Karl a fait libérer Paula. Elle s’en remet assez vite tout de même : elle trouve que c’est intéressant pour eux car c’est un geste qui les mettra en valeur pour obtenir la garde d’Hazel. Elle est tellement calculatrice à chaque étape, c’est fou.

Pendant ce temps, la série continue de nous faire de la promo assez peu discrète d’Amazon. Voir un camion Prime donne une idée à Paula qui la met aussitôt en place. Plutôt que de profiter de son temps de liberté, Paula décide donc de continuer son enquête et commande un paquet qu’elle fait livrer à la fausse adresse de Dennis.

Elle peut donc prendre en filature la vieille femme qui lui a menti dans l’épisode précédent jusqu’à l’adresse où elle dépose les colis pour Dennis. C’est tout de même bien dangereux comme plan, mais elle ne semble pas s’en rendre compte plus que ça. Paula se décide même à entrer par effraction dans la maison de Dennis ensuite : elle pète un carreau et se rend compte que c’est beaucoup moins simple que ce qu’on voit habituellement dans les films. J’ai bien ri de la voir le bras coincé dans la vitre partiellement brisée.

C’est un petit détail qui fait la différence, je trouve : le gag est bon et réaliste. Il faut au moins ça pour nous raccrocher à une série qui n’a plus grand-chose d’autre de réaliste, non ? Paula entre dans la maison et commence sa fouille, mais c’est assez décevant car elle ne trouve pas grand-chose. Elle finit par mettre la main sur une photo de Dennis et Trevor. C’est déjà ça.

Par contre, dans le salon, il y a déjà un cambrioleur. La scène de combat qui suit est hilarante, parce qu’on sent que les deux femmes ne sont pas des pros du combat – enfin, en vrai, je pense que Tatiana doit l’être vu les rôles qu’elle décroche, mais là n’est pas la question. Un coup de cactus dans la tronche plus tard, Ashley décide de retirer sa cagoule et de révéler qu’elle est juste là pour récupérer la photo.

J’ai un peu de peine pour Paula qui se rend compte au passage que la tasse offerte par sa fille est brisée… mais en même temps, quelle idée de l’avoir dans son sac à main toute la journée ? J’ai beaucoup aimé la scène qui suit : elle permet à Paula de révéler qu’elle a tué Dennis, mais elle récupère enfin des informations utiles. Ashley lui révèle le plan de Trevor : l’influence de Dennis lui a donné les idées des arnaques et il s’en est pris à Paula parce qu’elle avait une fille – et parce que Portland, encore. Au passage, Paula apprend surtout qu’Ashley est témoin du meurtre de Sky : elle ne peut plus être accusée si une témoin dit toute la vérité à la police. Du moins, c’est ce qu’elle espère.

Paula décide d’appeler Gonzales aussitôt. Si Ashley n’a pas envie de témoigner, Paula la force à le faire puisqu’elle est déjà impliquée et déclare au téléphone que Dennis O’neil est responsable du meurtre de Trev. La flic est perplexe, mais elle l’écoute, c’est déjà ça. Malheureusement, au commissariat, Ashely se fait la malle, évidemment.

Bizarrement, elle semble d’abord vouloir rester mais se barre quand Paula ne lui fait pas confiance pour rester. C’est con : elle provoque ce qu’elle craint, Paula ! En tout cas, dans sa fuite, Ashley perd son sac. Dedans, il y avait un flingue, que Paula a la bonne idée de toucher à mains nues et de jeter dans une poubelle du commissariat (qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?). Il y avait aussi une clé USB avec quelques vidéos des chats de Trevor avec ses clients.

Paula rentre donc chez elle après une scène où elle dit ses quatre vérités à Gonzales (c’est mérité, je trouve) et visionne tout ça, à la recherche d’informations. Aïe aïe aïe.

Au travail, Rudy raconte la vie de Paula au téléphone tout en étant débordé par le taf. Il faut dire que Paula est en prison et que Geri ne se pointe pas. En effet, Geri est occupée de son côté à mener sa propre petite enquête qui l’emmène dans les locaux des alumni de Yale. C’est plutôt intéressant, car elle rencontre ainsi Joyce, la recruteuse qui avait subi du chantage de la part de Dennis. Je ne m’attendais pas forcément à ce que cette intrigue revienne sur le devant de la scène. C’était pourtant évident que ça pouvait arriver.

Même si Geri ne récupère pas toutes les infos qu’elle espérait, elle décide de présenter à ses patrons le fruit de son travail. C’est sans pitié et ça leur plaît beaucoup. Rudy se rend compte que Geri lui cache des choses, surtout qu’elle n’est pas bien discrète quand elle met sous clé le papier dans un tiroir de son bureau. J’ai de la peine pour Rudy puisque Geri est vraiment peu agréable avec lui.

Cela ne justifie pas forcément qu’il décide ensuite de forcer le tiroir, mais au moins, ça lui permet de découvrir ce qu’il en est. J’aime bien la confrontation entre eux, surtout que ça permet à Geri de prouver qu’elle sait exactement ce qu’elle veut dans la vie, contrairement à lui. Peut-il vraiment lui en vouloir pour ça ? La dispute est bien suivie par tout le bureau, surtout quand Rudy explose la tablette de Geri devant tout le monde.

Rudy a aussi fait l’erreur de récupérer le téléphone de Dennis dans le bureau de Geri. Ce n’est que le début de ses erreurs horribles : il a la bonne idée de rallumer le portable, ce qui permet aussitôt à la première avocate de l’épisode, la fausse avocate, de le tracer. Et elle a un flingue. Oups.

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