Station 19 – S04E05

Épisode 5 – Out of Control – 20/20
Je sais, je surnote toujours tout. L’épisode bénéficie d’un sacré effet de surprise, parce que je ne pensais vraiment pas qu’il avait été conçu comme un épisode de mi-saison si tôt dans celle-ci. Et pourtant, il n’y a aucun doute que ça en est un. Tout est mené avec beaucoup d’efficacité dans une intrigue qui commence d’habitude, mais qui, petit à petit, devient véritablement dure à regarder. C’est une réussite en ce qui me concerne, et les sujets d’actualités abordés font mal.

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Spoilers

Just so we’re very, very clear, those girls are the victims.

Dernier épisode avant le mois de mars, il va falloir en profiter. On commence par nos pompiers qui rentrent d’intervention et sont fiers d’eux parce qu’ils interviennent plus vite que la caserne 23 et sont excellents. C’est une bonne excuse pour nous proposer un épisode où tous les pompiers organisent une fête chez Maya et Andy.

Après l’épisode de Grey’s Anatomy de la semaine d’épisode, Ben apprend la mort de sa belle-mère. Nous revoilà avec un crossover, ça faisait longtemps. Ben doit rentrer chez lui pour pouvoir annoncer la mort de la grand-mère, et ce n’est pas si simple parce que les ados sont chez lui sont en train de jouer à un jeu vidéo. Il s’y prend tellement mal pour annoncer les choses ! Ce n’est pas simple à dire comme nouvelles, de toute manière.

Crossover : S17E05 – Fight the Power – 16/20

J’aime beaucoup la manière dont cette série permet de développer le personnage du fils de Bailey, mais les scènes n’étaient pas forcément les meilleures. Sans trop de surprise, Bailey décide de continuer de travailler malgré le décès de sa mère et son fils vit mal que ce soit son beau-père qui soit lui annonce la nouvelle. Tu m’étonnes !

Ben le prend toutefois mal d’entendre qu’il n’est pas le père. Lol. Sa sœur, sortie d’absolument nulle part dans le premier épisode et jamais revue depuis, est heureusement là pour lui faire prendre conscience que ce n’est jamais qu’une phrase d’ado en crise – et en deuil en plus ! Je l’aime bien la sœur de Ben, Rose, mais j’ai du mal à comprendre d’où elle sort. On sait pourquoi elle est là au moins, avec les parents qui ne peuvent s’occuper des deux adolescents chez eux (il y a eu un recast d’ailleurs, non ? Ou juste des cheveux qui poussent ?).

Le tout se conclue par une petite scène bien amenée de discours de Ben sur le deuil et les réactions des gens face aux catastrophes. J’apprécie davantage Ben cette saison, les scénaristes font du bon travail avec lui.

Pour en revenir au reste des pompiers, on a ensuite droit à une scène de vestiaire qui réunit toute la caserne. Travis sort de la douche pour les audiences et Jack se fait foutre de lui par tout le reste de l’équipe parce qu’il continue d’affirmer qu’il est célibataire et qu’il n’y a rien avec sa copine du moment chez qui il vit pour l’aider à s’occuper de Marcus tout de même. Genre.

En ce qui le concerne, Robert a de plus en plus de mal à supporter la séparation d’avec Andy. Forcément, il en parle à son parrain et Richard porte son masque comme de la merde. La série revient sur ce qu’elle affirme depuis cinq épisodes grâce à Richard : il explique à Robert qu’il peut désormais voir Andy si elle ne lui donne pas envie de boire parce qu’il n’existe pas de règle pour interdire de faire l’amour avec elle – contrairement à ce que disent toutes les séries américaines, hein.

C’est une bonne nouvelle pour Sullivan. Il rejoint ainsi sa femme à la caserne où Andy s’éclate et fait quelques pas de danse en passant récupérer quelques provisions pour la fête chez Maya. La scène est inutile, mais elle est sympathique parce qu’elle finit en danse avec Robert. On est habitué avec le Shondaland, mais les écouteurs sans fil, ça aide bien ! Par contre, ça dérape en scène de sexe, et là, c’est moins ouf.

Je suis heureux pour eux, on va dire, mais je n’ai pas trouvé les scènes si sexy. Ils n’en peuvent plus de coucher ensemble, en tout cas, et la reprise du sexe se passe bien pour eux. Il fallait en profiter comme c’est une mi-saison, parce que les choses vont vite dérapés ensuite.

Toujours dans l’optique de préparer la fête chez Maya, Vic fait quelques courses et elle retombe sur son beau pompier comme par hasard en sortant d’un magasin. Lui est en service, mais il s’interrompt tout de même pour lui parler et elle en retire son masque. La conversation se passe tellement bien entre eux que c’en est ridicule de la voir lui affirmer qu’elle n’est pas en état pour un rencard en ce moment quand il lui demande de la revoir autrement que par accident, mais admettons. Ce sera à surveiller en mars quand la série reviendra.

De son côté, Travis en est toujours à gérer l’absence de coming-out de son père dont il sait pourtant les penchants homosexuels. Il en parle donc à Miller et Maya en préparant la fête, alors que Dean, lui, offre un ours en peluche à Vic et Travis pour fêter leur aménagement ensemble… sauf que l’ours est en fait un cadeau pour Prue, de la part de ses parents. Tout ça nous montre donc le quotidien des pompiers, et il faut bien dire ce qu’il en est, l’épisode était mal parti.

Pourtant, quand ils entendent en-dehors de l’appartement des appels au secours d’une voisine (probablement), ils se précipitent tous à son secours. Tous, sauf Maya, qui s’est pris une bouteille de limonade à la face, parce que les pompiers s’amusent bien apparemment. Ils sortent tous en panique sans le masque, pour apprendre qu’une voisine vient de voir sa fille être kidnappée par un homme qui est dans sa maison et refuse de lui ouvrir, forcément.

La scène de panique est quelque peu amoindrie par la distanciation sociale, mais en même temps, ça nous rappelle bien la panique des gestes barrières qui continue d’avoir lieu après tout. Puis, personne n’a de masque donc ça calme forcément les choses, ce n’est pas plus mal. En tout cas, Travis, Ben et Vic sont hyper réactifs, et tant mieux. Ils connaissent assez leur métier et leur société pour ne pas intervenir trop vite : il n’y a aucune preuve que la fille de la femme soit bien dans la maison.

La fille kidnappée est une petite fille noire, donc forcément ça affecte aussi plus particulièrement Miller. Il est un père célibataire après tout. Il a clairement un problème de jugement, en revanche, parce qu’il considère qu’il n’a pas assez de monde pour s’occuper de Prue alors que littéralement, toute la caserne est prête à se plier en quatre pour sa fille. J’ai bien aimé que ça l’affecte plus que les autres et qu’il soit un lion en cage dans cet épisode. Enfin, au début, j’ai bien aimé. À la fin, par contre… Je n’y suis pas encore, chaque chose en son temps dans la critique.

En parallèle, on suit également Jack et sa non copine. Il dort sur le canapé chez elle, et elle lui propose évidemment son lit pendant qu’ils font la vaisselle. La tension sexuelle est palpable et la vaisselle finit par être une scène où les deux s’embrassent. On s’y attendait. Ils couchent ensemble immédiatement, et là aussi, la première fois se passe bien, évidemment.

Par contre, elle le vire assez vite du lit où ils sont en pleine journée. Elle a son fils à gérer – heureusement qu’il est malentendant – et il a une fête à laquelle se rendre. Jack ne le prend pas si bien que ça, pourtant. Il aurait mieux fait de rester parler avec elle, en plus, parce qu’il débarque finalement à la fête chez Maya pour découvrir ce qui est en train de se passer chez les voisins.

Miller veut évidemment agir et même l’arrivée de Jack et de Maya – abandonnée toute seule chez elle – ne suffit pas à le calmer. On notera que ce sont les seuls à réagir dans tout le quartier les pompiers. Le reste du quartier observe tout de loin… C’est triste.

Pour en revenir à l’intrigue, c’est évidemment une occasion pour les scénaristes de rejoindre la thématique #BlackLivesMatter et c’est fait de la manière la plus étouffante possible : l’intrigue est crédible quasiment de bout en bout, ce qui la rend super dérangeante. Lorsque les flics arrivent, ce n’est pas suite à un appel de Maya pour signaler la situation, mais suite à un appel du kidnappeur qui a appelé les flics pour signaler la mère de sa victime qu’il considère comme folle à hurler sur sa pelouse.

Face au racisme assez évident des flics qui ont plutôt tendance à croire les blancs – et c’est présenté de manière hyper pernicieuse, avec un flic ayant tendance à le faire et son collègue le laissant faire, sans que ce ne soit jamais du racisme assumé, mais juste un biais de conscience -, Maya décide d’annoncer qu’il y a une fuite de gaz, parce qu’elle la sent, malgré le masque.

D’ailleurs, notons que les flics débarquent sans masque, tout de même. Comme par hasard, il y a aussi un incendie qui se déclare dans le sous-sol de la maison, ce qui fait que la scène devient officiellement la juridiction de Maya, même si elle est en jour de congé. Humph, ça manque d’une plaque pour les pompiers, comme les flics en ont une.

Andy et Sullivan débarquent pile au moment où l’incendie se déclare. Bien que toujours en froid, Miller et Sullivan décident de se rendre dans la maison en feu aussi vite que possible. Ils n’ont aucun équipement, ce n’est donc pas la meilleure des idées, mais ça marche bien. L’avantage du feu dans le sous-sol ? Les pompiers sont forcés d’ouvrir la fenêtre en pétant les carreaux, et ça me fait un point pour le Bingo Séries, parce que j’ai eu la bonne idée de préciser que c’était une possibilité pour marquer le point.

Il n’empêche que loin de ces considérations pour le jeu, l’intrigue est vraiment bonne et la tension prenante, loin d’être un jeu. Le racisme ambiant est terrifiant, parce qu’il est le reflet évident des biais de conscience et d’une société qui a un gros problème avec ça – comme les statistiques énoncées par Dean le rappellent bien.

Les policiers sont toutefois les premiers à intervenir sur scène, alors il faut faire avec, ce qui énerve pas mal Vic engueulant le propriétaire de la maison. Les pompiers mettent trois plombes à arriver, c’était bien la peine d’organiser une fête pour célébrer la réactivité de la caserne. C’est d’autant plus gênant que dans le sous-sol, les victimes sont coincées par un cadenas et ne répondent plus à Sullivan et Dean. Ils parviennent à défoncer la porte à temps et sauver les deux gamines cependant.

Le suspense est interminable à l’extérieur de la maison, surtout qu’il n’y a aucune liaison radio avec les pompiers. Bon, ils sortent sans difficulté avec les gamines, mais il faut encore sauver les vies de ces victimes intoxiquées. Elles reprennent finalement leur respiration et tout semble bien finir. Tu parles d’une journée de congés. Moi, je ne compte pas faire ça de mes vacances.

La conclusion de l’intrigue ? C’est loin de bien se terminer. D’abord, blâmons les réseaux sociaux ! Les adolescentes (il y a deux amies) sont à peine conscientes, mais il y en a une pour raconter que l’homme leur a donné rendez-vous sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une influenceuse avant de les kidnapper. Entendons que la panique de la mère dans la rue semblait se calmer et pour attirer l’attention, la gamine annonce que sa pote a foutu le feu.

Vic n’a pas le temps de l’arrêter et elle ferme la porte de l’ambulance aussi vite que possible, mais on comprend bien que le flic raciste a eu le temps de noter ces aveux de la victime qu’il passe aussitôt dans la catégorie d’agresseur. Ben oui, bien sûr. Il en parle aussitôt à son collègue qui interroge l’autre victime de manière super lourde et pas bien psychologique.

Maya nous fait une belle démonstration de la manière dont il faut s’adresser aux victimes potentielles de viol et l’épisode montre bien qu’il y a aussi un problème de ce côté-là. Les flics annoncent toutefois que la gamine est responsable de l’incendie et possiblement d’une effraction pour entrer dans la maison, ce qui énerve la mère.

Celle-ci sort de ses gonds et est arrêtée par les flics, alors que les pompiers, débordés, évacuent sa fille en ambulance. Quand il voit la mère de la victime maltraitée par les flics dans son arrestation, Dean s’énerve à son tour et fonce pour la protéger. Les choses dérapent super vite à partir de ce moment-là, puisque Dean se fait mettre au sol à son tour et arrêté pour outrage à agent, exactement comme la mère de la fille qui n’a pourtant rien fait puisque Travis a réussi à la retenir avant qu’elle ne frappe l’agent.

Voir Dean dans cette situation met tout le monde mal à l’aise, et moi le premier. Quelle horreur ce scénario. Et ce n’est pas fini, forcément. Vic se précipite, mais elle est stoppée à temps par un flic – le moins raciste des deux – qui réussit à lui faire prendre conscience du danger apparemment, puisqu’elle lève aussitôt les mains pour indiquer qu’elle n’est coupable de rien.

En revanche, quand Andy et Sullivan y vont aussi, Andy réussit à se faufiler et se fait mettre à terre assez violemment par un flic alors qu’elle veut juste expliquer que Dean vient littéralement d’être le héros qui sortait une gamine de la maison en feu. Robert s’énerve encore plus de voir Andy dans cette posture et il se précipite à nouveau, ce qui fait que plusieurs flics sortent leurs armes de service. Oh. La tension est grimpée si vite, je n’ai rien vu venir pour cette mi-saison.

Sans pression, les flics braquent donc Robert, qui est arrêté, tout comme Dean. Tu parles d’un jour off. Maya a beau tenté de venir en aide à son équipe, c’est en vain, les flics lui proposant juste de l’embarquer elle aussi. Le tout est filmé par des passants toujours aussi inutiles et on sait très bien que la série ne pourra s’encombrer trop longtemps de ces arrestations, mais c’est une sacrée mi-saison que je n’avais certainement pas vu arriver comme ça. Elle se termine sur le reste de l’équipe qui voit partir les héros du jour – ils viennent de sauver les gamines (et donc de se réconcilier autour de la question qui les divisait la semaine dernière, d’ailleurs) ! – menottés dans des voitures de flics. L’angoisse est palpable…

Crossover : S17E06 – No Time For Despair – 17/20

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Station 19 – S04E04

Épisode 4 – Don’t Look Back in Anger – 14/20
C’est un épisode beaucoup plus classique pour cette semaine, mais aussi un épisode où les personnages sont de nouveau chiants pour certains. Dans le fond, j’aime bien cette saison, mais le cas de la semaine n’était pas exceptionnel et j’ai trouvé que l’ensemble était très décousu, avec chacun ayant sa petite intrigue, mais finalement assez peu d’évolution marquante.

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Spoilers

Yep, God protects us… with a mask.

Les américains font du jogging avec un masque ? Les français ont plein de choses à apprendre d’eux dis-donc ! Et en plus, Vic réussit à assortir ses masques à ses tenues de sport. Je le savais que les séries finiraient par me mettre en rage en ce qui concerne les masques. Je suis jaloux ! Je ne suis pas jaloux des masques de la Caserne 19, en revanche, parce que oui, ça y est, les pompiers ont une livraison de masques !

Avant ça, Vic passe deux semaines de jogging à flirter avec un certain Théo qu’elle ne reconnaît pas tout de suite à cause de son masque, mais qui est finalement un pompier de la Caserne 23. Evidemment. Les pauvres, c’est dur de se retrouver à draguer un collègue comme ça… mais ils recommencent en fin d’épisode !

Autrement, Andy est de retour chez elle, où Carina s’est désormais installée. Tout semble bien se passer, et Maya lui dit même qu’elle l’aime (à Carina, hein). Hmm, ce serait trop simple avec ces reloues ! Ca ne manque pas : Maya finit par avouer à Andy qu’elle a peur d’être comme son père. Andy la réconforte comme elle peut, mais le fond du problème est en fait que Maya a du mal à comprendre pourquoi Carina a transformé toute leur cuisine en cuisine italienne.

C’est compliqué à vivre pour Maya qui est habituée à avoir tout à sa place à cause des violences de son père. Pourtant, quand Carina lui explique que le but est pour elle de se rappeler de son enfance heureuse pour arrêter de flipper à cause du Covid, elle finit par comprendre. Et j’ai aimé que cette relation se développe aussi autour de ça et que Maya soit capable de prendre du recul sur ses propres problèmes, pour une fois !

Autrement, Ben n’est plus le bleu du groupe, ça y est, c’est officiel ! Robert est donc de retour à la caserne en tant que souffre-douleur de tout le groupe, ce qui est plus ou moins drôle. Il y a des blagues qui fonctionnent, mais Travis n’arrive pas à se moquer de son ex-chef, et c’est bien dommage. En tout cas, l’essentiel, c’est que Robert découvre qu’il n’est pas le bienvenu pour tout le monde : Miller n’a pas l’air d’apprécier son retour.

Andy s’en mêle presque aussitôt, mais pas avant que Miller ne révèle à Robert que ce n’est pas son genou qui l’a empêché de venir le soutenir la semaine dernière. Pfiou. Je sens que ça va me passionner comme intrigue, ça ! Quant à son genou, il va mieux, il tient debout et tout, il va juste être chiant pour au moins un épisode.

Pendant que tout le monde fait le ménage, Ben et Jack sont embarqués dans une autre intrigue, avec Marsha qui s’est effondrée chez elle. Assez rapidement, le soupçon qui se dresse est qu’elle soit infectée par le coronavirus. Evidemment. Elle est ramenée au Grey Sloane Hospital par nos deux pompiers, et on y perd Jack qui va y rester pour le reste de l’épisode avec Marcus. Avant ça, on a tout de même droit à Ben qui insiste auprès d’Owen Hunt pour obtenir des tests Covid aussi pour Jack et Marcus, alors que les deux étant asymptomatiques, ce n’est pas censé être le protocole.

Hunt accepte, allez savoir pourquoi. Je veux bien qu’il connaisse Ben depuis longtemps, mais tout de même. Autrement, Dixon JR est désormais volontaire à l’hôpital dans une tenue qui empêche de le reconnaître.

Le test PCR ? Apparemment, ils sont tout de même limités : on ne les voit pas vraiment faits sur les acteurs, juste sur un figurant que je soupçonne d’avoir été véritablement testé pour l’occasion. Les acteurs, en revanche, tout est fait pour que le test ne soit pas vu à l’écran. Soit. C’est étonnant de faire le choix de nous montrer un test sans avoir de quoi le montrer, cela dit.

Jack rentre donc finalement chez Marsha avec Marcus, pour mieux découvrir que c’est la catastrophe. Marsha ayant probablement choppé le covid19 parce qu’elle refusait de porter le masque, la mère et l’enfant risquent forts d’être expulsés. Il y a tout de même une bonne nouvelle : ils sont tous les trois – avec Jack – testés négatifs. En revanche, Marsha a bien ce putain de Coronavirus. Les trois peuvent vivre ensemble dans l’appartement en attendant son retour, heureusement.

La désinfection de la caserne ne dure pas bien longtemps avant une première sonnerie de l’alarme de la caserne. Les pompiers sont appelés pour s’occuper d’un couple qui se drogue très clairement, probablement au crack. Le truc, c’est que la femme est enceinte et qu’elle a une batte dans les mains. C’est peu engageant comme situation.

Vic et Travis préfèrent tout de même éviter d’appeler la police trop vite… ce qui est tristement une mauvaise décision de leur part. Travis se prend donc un téléphone dans la tronche et se retrouve à saigner du nez. Le reste de l’équipe arrive en renfort et face à ça, Maya est bien obligée d’appeler les flics. Elle envoie ensuite Ben et Vic s’occuper du mari de cette femme cinglée – l’actrice s’éclate, c’était beaucoup trop cool – qui est à peu près dans le même état que sa moitié, avec juste un coup de batte dans la tronche en plus.

J’ai eu un peu peur pour Ben qui se retrouve finalement blessé par le mari, mais finalement tout termine relativement bien. Vic se prend un coup dans la tronche en tentant d’empêcher le mari de rejoindre sa femme, certes, mais le bébé est sauvé de justesse par Maya quand il tombe littéralement de l’entrejambe de sa mère. Ben voyons. Malgré tout ça, Vic prend la défense du couple qu’elle ne veut pas voir finir en prison.

En ce qui concerne la désinfection de la caserne, elle continue donc avec Robert et Miller, mais vraiment, c’est insupportable. Et ça l’est encore plus quand il est révélé que Miller en veut à son ex-chef parce qu’il est noir et qu’il a fait de la merde, rendant plus difficile la possibilité pour d’autres pompiers noirs de devenir chef. Mais ? Hein ? D’où ? Bon.

Je comprends l’idée. C’est assez juste qu’il y a toujours des précédents pris en compte et tout, je reconnais. MAIS. Quel est l’intérêt de reprocher à un addict de s’être drogué ? Vic finit par diffuser la tension qui grimpe rapidement entre les deux, puis Ben tente de raisonner Miller dans les vestiaires de la caserne. Ce n’est pas gagné.

Miller retourne pourtant auprès de Robert, s’imposant dans la salle de gym de la caserne où ils ne peuvent pourtant désormais être qu’une personne à la fois. L’avantage, c’est que même s’ils s’engueulent, ils peuvent enfin communiquer et que ça me raccroche un tout petit peu aux deux personnages. Du côté de Robert, je suis content d’avoir enfin une intrigue où je suis de son côté. Même quand il se confie à Andy en fin d’épisode, j’ai trouvé la scène sympathique. Bien sûr, ils sortent de la douche et ont envie de se faire l’amour, mais ce n’est pas encore possible. Et tant mieux !

Du côté de Miller, je suis content que les scénaristes trouvent le moyen de le rendre plus sympathique dans cette scène. Et mieux encore : il se réconcilie enfin avec Vic quand celle-ci lui explique qu’il peut prouver à tous qu’un chef noir, ça peut le faire. Il n’a qu’à devenir chef à son tour !

Une autre histoire plus intéressante du côté des pompiers est celle de Travis. En début d’épisode, il apprend par sa mère que son père est en train de jouer au golf. Il confie aussitôt à Vic que son père est en train de tromper sa mère et qu’il le sait. Une réplique plus tard sur son père « jouant avec des pénis hors de son mariage », ew, il se retrouve avec le nez quasiment cassé.

En fin d’épisode, il se confie une nouvelle fois à Vic, dans une scène vraiment touchante qui me fait toujours adorer ce personnage, sur son incompréhension face à la religion. Je ne m’y attendais pas du tout dans cet épisode, et ça m’a pris par surprise : Travis ne comprend pas comment la religion peut pardonner à de mauvais parents drogués comme ceux de cet épisode, mais pas à lui qui est gay. Soit. Tout ça est évidemment à relier à son père, qui n’a pas envie de faire son coming-out à cause de la religion. Moi, j’en retiens que Travis et Vic sont tous les deux très justes et excellents dans ces rôles. Chaque fois que Vic pleure, je suis convaincu, de toute manière !

On avance alors enfin : si Vic n’a pas de mots pour le réconforter, Travis se rend finalement confronter son père pour lui dire qu’il est au courant de l’existence de son profil sur une application gay. Hâte de voir ce que ça donnera au prochain épisode, même si ce sera déjà l’épisode de mi-saison.

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