Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !
Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?
Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.
Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !
Par contre, pitié, pas les scènes de boxe.
Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.
Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?
Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.
Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.
Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.
Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !
Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !
Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.
Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.
Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !
Ça va bientôt faire une semaine qu’un coup de tonnerre est tombé sur à peu près tous les sériephiles que je connaisse : TV Time a annoncé sa fermeture. J’ai pensé presqu’aussitôt à publier un article, mais la vérité, c’est qu’une fois la période de gros choc passé, je ne savais pas trop par où commencer. En plus, ce fut soudain : c’est tombé un jour où j’avais du travail à faire et où tout s’enchaînait aussi avec une soirée qui finit si tard qu’il en est tôt, puis une seconde, puis le week-end… Bref, voilà : l’application de tracking d’épisodes que j’utilise depuis plus de dix ans ferme dans moins de dix jours.
Le 15 juillet, TV time fermera ses portes et supprimera nos comptes, nos données, possiblement nos commentaires aussi. C’est une sacrée perte dans ma mémoire interne, hein. Je peux relativiser : je tiens le blog depuis dix ans, donc je ne perds pas toutes les traces de mes visionnages. C’est déjà ça. Depuis l’annonce, j’ai tout de même exporté mes données (il existe des extensions Google Chrome pour ça), testé plusieurs alternatives, rouvert des statistiques que je ne regardais plus depuis longtemps et relancé TV Time plus souvent qu’au cours des derniers mois, histoire de me rendre compte de tout ce qui allait me manquer.
Évidemment, l’application en profite pour buguer encore plus que d’habitude, parce que je ne suis pas le seul à ne pas y croire. Ce serait dommage de partir sans nous rappeler pourquoi on râlait déjà contre elle. Parce que oui, il faut quand même être honnête : TV Time n’était plus vraiment dans sa meilleure forme. L’application ramait, plantait, affichait parfois les choses quand elle voulait bien et donnait régulièrement l’impression de tenir debout uniquement parce qu’on était tous trop attachés à nos historiques pour partir ailleurs. C’est peut-être ce qui rend l’annonce encore plus frustrante : ça fait plus de dix ans qu’on supporte les bugs, respectez-nous un peu et laissez-nous plus de quinze jours ?
Quand je pense qu’à l’origine, c’était une petite application française ! Quand je pense que j’ai suivi leur compte snap pendant longtemps… Quand je pense que leur rachat et le passage sur les serveurs USA m’avait soulé ! Eh, c’est toute une page de ma vie de sériephile qui se tourne, en fait. Des années que j’aurais dû quitter cette appli qui favorisait (depuis le rachat) ios et laissait à l’abandon sa version Android, en vrai.
L’explication officielle sur cette fermeture tient en peu de mots : TV Time n’était plus viable gratuitement, et il n’y avait pas assez de demande pour une version payante. J’entends, mais je trouve l’argument un peu facile. Si l’on demande vaguement à des utilisateurs d’une application gratuite s’ils sont prêts à payer, surtout quand l’application bugue déjà régulièrement, il ne faut pas s’attendre à un immense élan populaire. Bien sûr que sans précision, on a tous voté « non, je ne veux pas payer ». J’avais même oublié qu’ils avaient fait ce sondage il y a plusieurs mois. Je peux adorer TV Time et ne pas avoir envie de payer pour une application qui met trois plombes à charger. Il y a aussi « payer » et « payer », quoi : quand je vois le nombre de gens qui sont impactés (certaines autres applis ont donné le chiffre de nouveaux inscrits et c’est… effarant), je me dis qu’un euro par an aurait peut-être été suffisant, quoi.
Cela dit, comme d’autres, je cherche tout ce que je peux sur le sujet. Et plus je lis les explications qui circulent, moins j’ai l’impression qu’un abonnement aurait miraculeusement sauvé la situation. Sur Reddit, le créateur de TheTVDB, qui a aussi travaillé comme lead engineer chez TV Time, explique que le problème ne se résume pas à ajouter un bouton “payer 2,99 € par mois” dans un coin de l’application. Il faut apparemment en cas d’abonnement une équipe, du support, des serveurs, des corrections de bugs, une base technique capable de suivre et probablement beaucoup d’argent. Franchement ? Je ne trouve pas ça satisfaisant, parce que c’est déjà ce qu’ils devraient avoir vu le nombre d’utilisateurs. Je suis très heureux qu’ils n’utilisent pas de pub, mais bon, un appel aux dons comme Wikipedia et ça aurait été plié. On serait en train de faire la fête, là.
Et c’est là que ça devient pénible, parce que je peux très bien comprendre la logique économique tout en étant agacé : maintenant, l’appli n’est plus viable et ne le serait pas même avec énormément d’argent, faute d’anticipation, quoi. L’application fait partie de mes habitudes depuis tellement longtemps que je n’arrive même plus à dater précisément son arrivée dans ma vie. Ils auraient pu prévoir le coup. Et le coût. J’avoue avoir espéré que tout ça ne soit qu’un coup de com (vous vous souvenez de Sense8 et l’annulation d’un mois par Netflix là ?).
Est-ce que j’ai vraiment le droit de m’offusquer de leur manque d’anticipation ? En 2018, je découvrais avec horreur qu’il me restait 20 jours et 11 heures de séries à voir non-stop, rien qu’avec les séries commencées. Je trouvais ça énorme. Ai-je anticipé et arrêté les nouvelles séries pour autant ? J’en suis aujourd’hui à 112 jours de séries à voir… Je ne suis pas mieux qu’eux. Aujourd’hui, mes statistiques TV Time me disent que j’ai passé 22 mois et 10 heures devant des épisodes. À côté, trois mois et demi, ce n’est pas grand-chose, mais bon. L’application compte aussi 20 961 épisodes vus sur 448 séries ajoutées contre 4 583 épisodes restants de 110 séries commencées. Une date de rattrapage estimée au 28 septembre 2057. Allez, qu’est-ce que trente ans dans une vie ?
Ce genre de statistiques est totalement inutile, donc évidemment j’adore. C’est précisément ce que TV Time faisait mieux que beaucoup d’autres applications : sa partie « Statistiques » ! Et puis, après chaque épisode, l’application proposait de voter pour un personnage, et je le faisais presque toujours. Le plus frustrant, c’est que je ne retrouve pas ça ailleurs. Les autres applications savent plus ou moins suivre les épisodes, importer une liste, afficher un calendrier, proposer des notes, organiser les séries vues et à voir. Très bien. C’est la base.
Bien sûr, les tops TVtime étaient évidemment biaisés : une série avec dix saisons ou avec peu de personnages vraiment importants avait beaucoup plus de chances de se retrouver mise en avant qu’une mini-série vue en une soirée. Cela ne m’a pas empêché d’en faire des articles régulièrement entre 2018 et 2022 :
C’est bien beau d’être nostalgique, mais en attendant, TVtime ferme. J’ai donc testé d’autres applications. Rassurez-vous, je ne vais pas transformer cet article en comparatif détaillé, parce que ce serait aussi passionnant qu’un tableau Excel sur mes épisodes en retard (peut-être moins, même), mais disons que rien ne m’a paru évident.
Aucune ne peut arriver et remplacer instantanément des années d’habitudes. Forcément, je compare tout à TV Time, et si je l’avais choisie à l’origine, c’est parce qu’elle était la meilleure. L’interface, les imports, les calendriers, les listes, les statistiques, les petits détails dont je ne me souvenais même pas avant de constater qu’ils manquaient ailleurs. C’est un peu comme chercher un nouvel appartement en expliquant à chaque visite que mon actuel est mieux parce que traversant, avec une cuisine non intégrée au salon ou des toilettes séparées. Très utile, mais aussi très pénible, parce qu’impossible à satisfaire tellement tout ça semble passé de mode du côté des constructions.
Bon, là, le problème n’est pas la mode, mais la conclusion est la même : je ne trouve pas ce que je cherche. Pour l’instant, Bingeboxd est l’application qui me semble la plus proche et probablement celle que je vais garder. Elle n’est pas parfaite et pas capable de remplacer d’un coup tout ce que TV Time représentait, mais elle reste suffisamment convaincante pour que j’y tente le déménagement. J’aime bien son esthétique, son catalogue séries/film et l’existence de ses « diaries » qui me font penser à mon blog, finalement. Si j’avais eu cette appli à l’époque, aurais-je ouvert mon blog même ? On ne va pas refaire l’histoire. En attendant, et si l’anglais ne vous fait peur (ouais, pardon, c’est qu’en anglais), vous pouvez me retrouver sur cette application : je suis inscrit avec le pseudo @shipou et j’ai pu y charger mon historique TV Time. Mieux que rien, donc. Même si vous ne savez pas encore où aller, je vous conseille au minimum d’exporter vos données vous aussi.
Et ensuite, pensez à repasser sur le blog, parce que si TV Time ferme le 15 juillet, moi, je vais vous refaire un dernier tour dans mes stats dans quelques jours. Parce que 22 mois de séries et 20 961 épisodes vus, ça mérite au moins un dernier article avant de disparaître.
Il manque un ou deux épisodes à cette saison. Désolé, mais c’est un constat assez évident à faire quand on voit comment les scénaristes jonglent avec difficulté entre toutes les intrigues et tous les cliffhangers qu’ils veulent placer dans cet épisode. C’est un très bon épisode, en soi, mais c’est parce qu’on enchaîne toutes les histoires sans avoir de répit pour digérer ce qu’on est en train de regarder. Ce n’est pas que ça qui fait une bonne fin de saison, normalement.
Spoilers
Teddy apprend qu’Owen était sur un pont qui s’est effondré. Ah si seulement, il pouvait être mort.
J’avais juré que je regarderais l’épisode dès le réveil, mais ce n’est pas exactement ce que j’ai fait, bizarrement. J’ai privilégié le ménage et deux trois errances à scroller (clairement, pas sur Twitter, je ne suis pas fou), mais eh, me voilà enfin pour voir cet épisode et… J’ai tellement ri de la première scène. Je suis quelqu’un d’atroce, mais ça fait tellement longtemps que je suis soulé par l’existence d’Owen que j’ai bien le droit de me réjouir de le voir coincé dans sa voiture. Non ?
Je ne suis pas un psychopathe, promis. C’est la catharsis, je purge ma colère et mon énervement de la semaine dans cette scène où l’on voit Owen couler et Teddy s’inquiéter – même si Teddy, je l’ai adorée trop longtemps avant qu’elle ne me saoule pour que ça ne me fasse pas un peu de la peine. Le tout est saupoudré d’une voix-off de Meredith qui nous parle d’un homme bien sympathique qui a donné son sang pour sauver deux millions de vies.
Nous retrouvons Meredith dans cet épisode, d’ailleurs. Elle bosse toujours sur ses recherches avec Amelia. Cette dernière est toutefois plus préoccupée par sa relation avec Toni, apparemment : elle comprend que Toni veut rester avec son ex, refuse de lui parler pendant tout l’épisode, se faisant une raison sur ce qui leur arrive. Cet épisode marque également le retour de Catherine dont je me serais passé.
Jules découvre seulement ce matin-là que Kwan est viré, et elle ne semble pas plus affectée que ça. Elle ne demande même pas pourquoi ! En vrai, elle semble plus surprise de la coucherie entre Simone et Lucas. Tiens, d’ailleurs, tristesse : le SMS qu’elle a reçu était simplement un SMS de Bryant ; j’ai vu ça hier soir en revoyant la scène dans une meilleure qualité. Je préférais mon scénario.
Qu’est-ce que j’en ai à faire qu’elle culpabilise d’avoir trompé Bryant ? Elle est odieuse et je la déteste, rien de nouveau. Pourtant, en fin d’épisode, Lucas lui révèle qu’il ne regrette peut-être pas d’avoir couché avec elle, et on la voit qui bug face à cette révélation. Elle part tout de même de l’hôpital avec Bryant… Et franchement, j’espère qu’on va vite nous libérer Bryant de cette situation de merde !
Du côté du pont, j’ai trouvé la mise en scène bien moins impressionnante que ce qu’elle aurait dû. On nous vend un truc catastrophique, mais le plan large donne l’impression qu’il y a bien peu dans l’eau, finalement. Dans l’eau, il y a évidemment Owen. Il parvient à sortir de sa voiture qui coule et se met aussitôt en tête d’aller aider les autres victimes de l’accident.
Vraiment, cet épisode aurait été un crossover parfait avec Station 19 et c’est frustrant de ne pas avoir les pompiers qu’on connaît sur place. Owen fait tout ce qu’il peut pour aider les autres au détriment de sa propre santé : personne ne prend soin de lui. Trempé et blessé, il prend des décisions de l’extrême parfaitement impossibles. Donnez-lui son spin-off que personne ne regardera et rendez-nous Grey’s. Bon, la scène est dure comme tout, avec Owen qui prend la décision d’amputer la jambe d’une gamine qui risque autrement de mourir. Ce qui est dur, c’est que le père et le frère sont là pour tout entendre. Franchement, j’ai eu l’impression qu’on perdait beaucoup de temps avec ces scènes, parce que je m’en fiche pas mal d’Owen et que ça laisse Teddy stressée pour rien.
À l’hôpital, les victimes de l’effondrement du pont arrivent au compte-goutte. On commence d’abord par suivre le cas d’une femme en mauvais état. Quand Bryant parvient à avoir son mari au téléphone, il apprend qu’elle est enceinte. Cela permet à Jo de montrer qu’elle gère vachement dans cette spécialité, concours ou pas. Et en attendant, elle se retrouve dans une situation de l’impossible où elle doit bosser avec Link pour sauver le bébé. Le problème, c’est que Link se blesse encore à l’épaule au passage et que Jo est stressée de se retrouver à devoir sauver une mère en état critique.
Après une longue journée, Jo explique à Link qu’elle n’a pas passé son examen. Soit. Par contre, je suis énervé de la réplique qui suit : elle n’est plus sûre de vouloir être chirurgienne désormais. Qu’est-ce que c’est énervant ! C’est Jo. On l’a vue se battre pour ça pendant tellement d’épisodes… Link est plutôt cool à être un bon soutien pour elle, mais la saison se termine avec lui qui se drogue aux anti-douleurs. Le couple est mal barré. J’adore le fait que la série propose une intrigue où un personnage voudrait renoncer à la chirurgie… mais je n’aime pas le fait que ce soit Jo.
Cass revient également dans cet épisode, parce qu’elle ne peut pas rejoindre son hôpital suite à l’effondrement du pont. Elle préfère donc venir aider au Seattle Grace (je sais, ça a changé de nom depuis genre dix ans) pour s’occuper de patients avec des résidents dont elle connaît les noms. Je suis impressionné par sa mémoire.
Je suis aussi super énervé, parce que le patient qu’elle prend en charge avec Jules et Simone s’appelle Nick Marsh. Putain. C’est bon, Meredith en a eu assez, laissez-la en paix, bordel ? Tout le monde s’en fout de Nick, pas besoin de le tuer ! Lui, il préfère faire en sorte de rassurer Meredith. Ce n’est pas évident. Elle se précipite évidemment aux urgences pour parler de sa condition médicale et confirmer qu’elle est sa femme. Est-ce que c’est la manière tordue des scénaristes de faire une demande en mariage ?
En tout cas, voir Nick dans cet état détruit toute la joie de Jules. Elle est stressée comme tout pour son ancien mentor (ce qui est aussi le cas, dans une moindre mesure, de Lucas et Simone, trop occupés à gérer leur coucherie, encore) et en parle avec Ndugu dans ce qui est une scène bien mignonne et bien sentie de la part des scénaristes.
Ce qui m’énerve le plus dans tout ça, c’est qu’en réfléchissant à quel personnage ils pourraient tuer autre que Owen dans l’effondrement de ce pont, je n’avais pas songé à Nick. C’est inutilement sadique de mettre Meredith dans cette position. Cela fonctionne bien, parce que bien sûr, elle demande à Miranda d’opérer Nick – et Miranda n’est pas censée opérer. Catherine apprend bien sûr qu’elle est au bloc, même si elle n’en a pas le droit. Elle l’engueule au pire moment, à savoir pendant l’opération au moment où il y a un problème. Pas de quoi s’inquiéter, Meredith veille au grain et sait comment faire pour le sauver. Elle sait quoi dire à Bailey pour qu’elle sauve Nick, avec Cass.
Cela fonctionne aussi vis-à-vis d’Amelia cette intrigue : elle voit Mer stresser pour Nick, ça ravive le souvenir de Derek et des médecins incompétents l’ayant tué juste ce qu’il faut. Et puis, finalement, Nick survit et est dans un état stable. Jules réussit à ramener ça à elle, bizarrement, en expliquant à Ndugu qu’elle veut être son contact d’urgence parce que tout ça la fait réfléchir à leur situation où personne n’aurait su qu’ils étaient en couple. Ah lala.
Et sinon, Meredith ? C’est elle qui demande à Nick de l’épouser. Evidemment. Je le savais depuis le début de l’épisode, franchement. C’est toutefois une bonne chose et une bonne évolution pour ces personnages. Allez, on est reparti pour un mariage dans la série, cela faisait un moment tout de même (quoique Jo et Link, c’était y a quoi ? Deux ou trois saisons ?).
Reste le cas de Bailey. Elle est frustrée de ne pas pouvoir prendre plus de décisions concernant l’hôpital, surtout quand elle apprend que l’effondrement du pont est dû à une coupe budgétaire, encore. Est-ce que les scénaristes critiquent l’administration Trump ou juste ABC à ce stade ? Non parce qu’eux aussi font face à des coupes. Et bien sûr, ça se termine par Bailey qui envisage de reprendre un master en relations publiques. C’est sûr que Teddy ou Richard ont dû faire ça, tiens mdr.
Loin de tout ça, Teddy fait en sorte de s’occuper de patients en oubliant l’existence d’Owen – dont elle a quelques nouvelles par Ben. Elle accepte aussi de faire bosser Kwan, même si elle sait qu’il est viré. Cela ne plaît pas à Richard, et ça se termine en clash entre Teddy et Richard dans le couloir de l’hôpital, où Teddy dit explicitement n’en avoir rien à foutre de l’avis de Richard quand il y a des vies en jeu – après tout, l’erreur faite par Kwan ne risque pas de se reproduire. Bim.
L’autorité de Richard est bien remise en cause, comme ça. Pourtant, il prend quand même le temps d’aller lui parler et la consoler par rapport à Owen. J’ai un peu de mal quand Teddy dit qu’elle a eu une grosse dispute avec Owen la veille – c’est loin d’être leur plus grosse dispute, franchement.
De toute manière, Teddy est rassurée concernant Owen quand elle reçoit une patiente qu’il a sauvée sur place. Elle reconnaît sa procédure médicale et est aussitôt souriante, loin de se douter qu’Owen est justement en train d’arriver dans une ambulance et refuse les soins pour suivre son patient jusqu’au bout. Quel idiot. N’a-t-il jamais vu un seul épisode de Grey’s Anatomy ?
En tout cas, au bloc, Teddy continue d’enseigner plein de choses à Kwan, ce qui est plutôt ironique vu que c’est supposé être sa dernière opération. Elle le félicite pour ce qu’il fait, mais lui donne aussi des conseils pour expliquer à Richard à quel point il est nécessaire dans l’hôpital. Pourtant, quand il le fait, avec un bon discours en plus, Richard ne lui laisse pas la parole, voulant simplement récupérer son badge et le virer.
Catherine est présente et ne semble pas tout à fait d’accord avec son mari, mais elle ne dit rien, pour ne pas saborder son autorité. Il est assez évident, pourtant, qu’elle n’a pas envie du tout de le laisser faire n’importe quoi – elle se fight même avec lui concernant Bailey et l’opération qu’elle a dû faire. Est-ce que je vais apprécier Catherine ?
Quant à Teddy, elle se rend ensuite dans le bloc voisin, où elle est rassurée de voir Owen opérer. Et pourtant, il reste le suspense de sa blessure. Je veux tellement qu’il meure, mais ça n’arrivera pas, hein ? C’est Owen. Après l’opération, Teddy peut expliquer à Owen qu’elle ne veut plus aller à Paris parce que sa maison sera toujours là où est Owen. Ce dernier décide donc de partir à Paris avec elle : il se rend compte, après tant d’années, qu’il a toujours été un putain d’égoïste la forçant à construire sa carrière autour de lui. Oh putain. Dégagez. Ca m’énerve que ça se termine comme ça pour Owen. Comment ça, vous lui donnez l’occasion d’avoir le bon rôle et de dire ça ? Putain, mais jusqu’au bout. Je le déteste. C’est donc un happy end que les scénaristes réservent aux deux personnages les plus détestés de la série, je crois. Même Burke n’a pas réussi à capitaliser autant de haine en son temps, parce qu’il est resté moins longtemps. Soyons honnêtes, ça fait cinq saisons que Teddy et Owen tournent en rond.
Et pourtant, j’ai un petit pincement au cœur quand je vois les flashbacks en fin d’épisode. Ils ne me manqueront pas – ils ne me manquent jamais dans les épisodes où ils ne sont pas là, au contraire. Par contre, je me dis que les acteurs perdent leur job, quand même.
Teddy quitte la série en éteignant la lumière de son bureau. De manière logique, Owen quitte la série en regardant une dernière fois les urgences. Bordel, quel plaisir de savoir qu’il se barre ! C’est dingue à quel point ce double départ est étrange. Ils sont là depuis quinze ans et leur départ ne m’affecte pas plus que ça. Franchement, ça fait quinze ans que ces intrigues ne m’intéressent pas plus que ça. Honnêtement, je suis plus affecté et dépité du départ probable de Kwan, puisqu’il est viré par Richard, sans adieux aux autres résidents, que par ce départ d’Owen et Teddy. Autant le départ de Levi m’avait laissé sans dessus-dessous avec les mêmes flashbacks, autant l’hommage à Eric Dane m’a dégommé sur place, autant j’ai l’impression que je n’ai aucun souvenir des intrigues Teddy/Owen. Quinze ans que je suis leurs histoires sans en avoir rien à faire, finalement, et ça se sent quand je suis incapable de savoir ce que nous montre au moins la moitié de ces flashbacks. Oups.
Et puis, comment ça, ils quittent l’hôpital le jour-même ? Aucune période où ils annoncent qu’ils vont se barrer ? Pas une scène avec les autres personnages ? Pas une scène Teddy/Jo ? Franchement, quel aveu de faiblesse de la part des scénaristes. Tout est dit : ils vivaient en autarcie complète du reste du casting.
Ca se sentait avec l’arrivée de Cass, d’ailleurs. Pourtant, Sophia Bush réussit à peut-être se frayer un chemin vers la saison 23 : un cliffhanger parmi tant d’autres nous révèle ainsi qu’elle a couché avec Amelia – ce qui est con, parce que Toni venait dire à Amelia, justement, qu’elle voulait être en couple avec elle, qu’elle avait vraiment rompu une nouvelle fois avec son ex-femme et qu’elle était en train de tomber amoureuse. Outch. J’aurais aimé voir les scènes entre Cass et Amelia, parce que vraiment, ça sort de nulle part, même pour Grey’s.
En bref
Cette saison a tourné en rond et a fait ce que la série sait faire de mieux : être sur son rythme de croisière, sans se remettre particulièrement en question. Pourtant, la fin de saison me laisse un bon espoir pour la suite. Contrairement à l’an dernier qui terminait surtout sur une explosion qui promettait une remise en question toute relative et, à la rigueur, un cancer pour Richard, cette saison se termine avec une multitude de cliffhangers et de possibles pour la série : Kwan viré, Amelia dans un triangle avec Toni et Cass, Bailey qui n’a plus le droit d’exercer (et veut passer un master ??), Jules et Ndugu qui veulent officialiser leur couple (j’ai un gros espoir pour leur mettre des bâtons dans les roues perso), Lucas et Simone qui sont en passe de devenir les nouveaux Teddy/Owen, Mer qui veut se marier, le poste de Teddy qui est ouvert, Link qui se drogue ou encore et surtout Jo qui veut arrêter la médecine.
Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’il y a plein de graines d’intrigues et à l’exception de Lucas/Simone, il y a surtout des intrigues qui me donnent envie de revenir. Bon, d’accord, Link, ça me soule aussi, mais qui sait ? Ca peut être traité de manière intéressante, ça peut lui redonner des scènes avec Amelia, allez, je ne sais pas, il y a peut-être de quoi rendre ça intéressant.
Maintenant, la pause va être longue : c’est le problème avec une saison amputée de quatre à six épisodes (je veux dire, on a déjà eu des saisons à 25 épisodes, c’est pas la même que 18 quoi !). Il n’est pas encore annoncé que la saison 23 sera diffusée en septembre/octobre comme d’hab (logique, les upfronts ne sont pas encore passés, vu que c’est fin mai…), mais bon, on fait face à au moins cinq mois sans la série.
Comme d’hab, ça me paraît interminable, comme d’hab, je vais tout oublier dans l’entre saison, comme d’hab, ça va reprendre vite. Mais tout de même ! J’ai hâte d’en savoir plus sur le casting de la saison, je suis content du départ de Teddy et Owen qui va faire de la place (et surtout du temps d’écran) pour les autres et… Allez, à la revoyure !
La série joue un peu trop avec mes espoirs en ce qui concerne cet épisode. On sent à quel point la fin de saison approche (comment ça, il ne reste qu’un seul épisode ?!) dans le traitement des intrigues et dans la manière dont tout commence à s’emballer pour les personnages – et il y a beaucoup d’intrigues impactées ici. Je croise les doigts pour des conclusions plus positives et une saison 23 qui repartent sur de meilleures bases !
Cela doit faire un bon mois que je suis spoilé sur la guest de cet épisode et, en vrai, ça m’énerve énormément. Ce n’est pas que le spoil en lui-même qui me soule, c’est vraiment le retour en lui-même (elle a intérêt de ne pas être seule, déjà), et dans ces conditions en plus. La série est annulée, laissez les personnages vivre un happily ever after, je ne sais pas.
Elle met un moment à arriver, mais bien sûr, Maya débarque aux urgences comme annoncé il y a plusieurs semaines un peu partout sur Twitter déjà. Maya de Station 19, donc, continue d’être une super pompier dans son coin. Personne ne mentionne que sa femme est supposée bosser dans cet hôpital, mais bon, je suppose que ça aide d’être la compagne d’Owen dans la vraie vie pour avoir droit à un épisode de plus après l’annulation de sa série ?
Bref, Maya est tombée dans un incendie et est gravement brûlée. Au moins, elle débarque consciente et ça lui permet de rattraper le temps perdu avec Ben. Bon, en vrai, ils semblent toujours se parler, ce qui serait bien le minimum quand on voit à quel point ils passaient tout leur temps ensemble il y a encore deux ans. D’ailleurs, Ben sert de soutien émotionnel pour elle plus qu’autre chose pendant que les médecins – Toni, Kwan, Amelia, Link – l’auscultent. Elle est entre de bonnes mains, je suppose.
Elle est aussi sacrément brûlée sur tout le corps, et ça n’est pas rassurant du tout. Carina ? On ne la verra pas de l’épisode, puisqu’elle a eu la bonne idée d’emmener les enfants en Italie. BEN VOYONS. Putain, les scénaristes se foutent de nous à ce stade ! Je trouve ça si nul. Maya refuse qu’on la prévienne – alors qu’elles passent leur vie à respirer le même air de l’autre depuis des années ; eh, je refuse de croire que le cordon puisse être coupé comme ça. C’est d’autant plus inconcevable qu’elle ne veut pas que Carina soit au courant alors que toute la caserne le sait, donc forcément y a un chat de groupe où ils en parlent ET alors qu’elle est emmenée au bloc opératoire pour une double opération – réparation du tibia et apaisement des brûlures.
C’est Ben qui se charge de l’apaisement des brûlures, et comme toujours avec lui, ça signifie qu’il n’écoute ni les conseils de Bryant, ni les ordres de Toni. Il insiste ainsi pour dire qu’il a été pompier et anesthésiste avant d’être chirurgien et promet à Toni qu’il ne fera aucun mal à Maya. On le laisse une fois de plus faire tout ce qu’il veut. C’est dingue comment il a tous les privilèges partout où il passe. Maya ? L’opération se termine bien, mais elle reste inconsciente dans une chambre d’hôpital où Miranda et Ben la veillent. Et c’est tout. Où sont tous les autres pompiers ? Comment peuvent-ils prévoir une intrigue comme ça sans nous ramener toute la caserne comme ils l’ont fait pendant des années ?
Oh, je ne suis pas naïf : je sais qu’ils n’ont pas l’argent pour ramer tout le casting… mais du coup, ne faites pas cette intrigue. Au minimum, il faudrait nous dire qu’ils sont toujours à s’occuper de l’incendie, mais non, on nous dit que celui-ci est maitrisé. À son réveil, il n’y a que Ben dans la chambre. C’est l’occasion de nous faire croire que Carina se contente d’emoji avec Ben (!) et de nous donner des nouvelles de la parfaite petite vie de famille de Maya. Pire encore : cela permet de convaincre Toni qu’il fait un bon candidat pour la chirurgie plastique, alors elle l’embauche. Se servir de Maya pour simplifier encore la carrière de Ben ? Pff. Lourd.
Autrement, l’épisode commence par Jules annonçant à Winston qu’elle a leur trouvé une chambre où coucher – une chambre de luxe en plus, c’est chouette. Elle peut le faire maintenant qu’elle a fini toute l’opération avec ses ovocytes – mais ce n’est pas encore le cas de Simone. Si Simone stresse pour une opération de routine la concernant en approche de fin de saison, c’est qu’il est possible qu’un impact soit prévu par les scénaristes.
Ainsi, en fin d’épisode, Simone apprend donc qu’elle ne pourra peut-être pas avoir d’enfant et qu’il n’est pas possible de faire la procédure ce mois-ci. Déprimée, elle en parle à… Lucas ? Putain, il peut pas continuer à la détester ? Ce serait plus simple. Non, au lieu de ça, ils couchent ensemble et au matin, Simone a plein de messages. Ils sont d’accord pour dire que c’est une erreur d’avoir couché ensemble et que personne ne doit être au courant, mais moi, je le vois comme la parfaite occasion de nous dire que Simone, persuadée qu’elle sera mauvaise mère en plus, est enceinte et que son médecin s’était trompé. Au secours.
En attendant, on se concentre toutefois sur Jules dont la chambre d’hôtel part en flammes – dans l’hôtel où Maya et son bleu sont blessés. C’est triste et elle passe son épisode à se renseigner sur l’hôtel, ce qui est plutôt amusant. Et oui, Jules est sur le cas d’un autre pompier : si Maya est brulée, elle n’est pas la seule : Richard, Jules et Meade (le nouveau) s’occupent ainsi de son bleu – eh, donnez-nous une nouvelle saison de Station 19 si c’est ça.
Le bleu s’en sort plutôt bien – et suffisamment pour que Jules et Ndugu puissent en profiter pour se confier leurs petites bizarreries, les secrets qu’ils gardent pour eux, et coucher ensemble parce que c’est si sexy d’avoir des petits secrets. OK.
Bien que divorcés, Owen et Teddy passent encore tout leur temps ensemble et il l’aide même à s’habiller quand il pense qu’elle part en rencard. C’est tellement n’importe quoi ce couple, je n’en peux plus, libérez-nous ! J’espérais au moins que les derniers épisodes de la saison serait l’occasion de leur donner une nouvelle intrigue.
C’est plus ou moins ce qui se passe dans cet épisode avec Teddy qui se voit offrir un poste par une ancienne mentor dont on n’a jamais entendu parler : adorant son ancienne interne, cette ex-boss lui propose de gérer un centre de recherches à Paris. Eh, laissez-nous en-dehors de ça ! C’est toutefois drôle de voir Owen conseiller à Teddy d’aller prendre l’air à Paris, hein. Et fou d’entendre des américains dire que les US sont plus à la traîne en recherches que la France. Trump est passé par là.
Teddy passe le reste de l’épisode à réfléchir à la proposition qui lui est faite. Quand elle en parle à Owen comme d’un possible projet sur lequel elle n’a pas encore pris sa décision, il se braque comme jamais. Il décide toute de même, le lendemain, de lui laisser un message vocal sur sa messagerie pour s’excuser de son comportement et lui dire qu’il a hâte d’en parler avec elle. Pas de bol, il fait ça depuis un pont qui est sur le point de s’effondrer.
La série se contente d’une scène où il est au téléphone et on ne la voit même pas tomber ? ENCORE un accident de voiture pour lui ? Espérons qu’il soit fatal, mais je n’y crois pas.
Pendant ce temps, Bailey a pris la décision d’endosser toute la responsabilité des erreurs de Kwan. Ce n’est pas si évident pour elle : elle a un dossier impeccable donc ça devrait passer, mais Kwan est hyper stressé et se met à se dire que d’autres ont pu le voir faire. C’est clair que tout l’hôpital paraît au courant à ce stade… Mais quand Richard l’apprend en cours d’épisode, les choses se compliquent sacrément pour Kwan. Allez, on veut qu’il reste, putain, faites pas n’importe quoi ! La décision de Richard est évidemment de le virer, tout en interdisant Bailey d’aller au bloc. Oh, Bailey se battra pour Kwan et ce n’est pas encore la fin de saison, de toute manière.
Puisque c’est la fin de saison qui approche à grands pas désormais, Jo a besoin de réviser pour un énième examen. Le problème, c’est qu’elle se rend compte qu’elle est un peu à la traîne et que 24h avant son examen, elle se met à se demander si elle veut toujours être chirurgienne obstétricienne. Ce qui a changé pour elle n’est pas que la disparition de la joie de l’obstétrique, c’est aussi qu’elle est devenue maman et qu’elle se projette bien plus désormais.
J’ai trouvé que l’épisode mettait du temps à en arriver à Jo confiant ses doutes après sa fin d’épisode précédent, et je trouve ça surprenant aussi que ce soit à Teddy qu’elle se confie finalement. Elles sont potes, c’est vrai, on les a vu s’acheter une voiture ensemble, mais la saison les a tellement séparées depuis que c’est bizarre que les scénaristes s’en souviennent brutalement. Après, j’ai bien aimé voir Teddy réconforter Jo et lui dire à la fois qu’elle n’était pas obligée de poursuivre cette spécialité ET qu’elle se devait de passer l’examen pour savoir ses options. J’aime aussi sa perspective sur le job qui est le même, mais la personne qui est différente. On va dire quelle s’y connaît bien.
Meredith est de retour à l’hôpital et c’est hilarant à quel point elle pop-up sans avertissement ou explication. Elle n’est plus là depuis cinq ou six épisodes, elle revient et c’est comme si elle n’était jamais partie. Est-ce que l’actrice ne s’ennuie pas un peu de ne plus être là ?
Le personnage, non, apparemment : elle ne fait que passer voir Amelia vite fait, histoire de voir comment elle va et d’en savoir plus sur sa nouvelle relation. C’est l’occasion pour Mer de rencontrer Toni, au moins, puis de papoter avec Bailey lors d’une convention. On y suit les deux personnages visiter un centre où des médecins présentent leurs innovations et espèrent avoir quelques financements. C’est pour Miranda l’occasion de parler de sa crise de foi à Meredith.
Elle se rend compte que les US sont à la traîne et se retrouvent à juger des projets au lieu de les produire. J’aime bien voir qu’elles sont devenues super potes, par contre, avec Bailey qui se confie sur l’enquête en cours (ça n’inquiète pas tellement Mer, forcément) et Meredith qui se plaint de Catherine.
Elles font toujours une super équipe, en plus, et réussissent même à motiver Daphné sur son projet – la même que Bailey avait essayé de démotiver avant. C’est mignon.
Je me rends compte que je n’en ai tellement rien à faire d’Owen que j’en oublie de parler de son patient. Pourtant, il y a Winston, Simone et Lucas avec lui… mais non. Le patient est un homme qui se prend une œuvre d’art dans le bide et qui tient plus à l’œuvre d’art qu’à sa vie, parce que sa femme adorait l’œuvre. Je trouve ça amusant.
Sinon, on continue de suivre la relation d’Amelia et Toni. Cette dernière prend ses distances avec Amelia pendant tout l’épisode, ce qu’Amelia voit bien et qui la perturbe un peu. Elles finissent par se dire les choses clairement : Toni veut prendre une décision rationnelle, mais elle perd un peu la raison quand Amelia est dans la pièce. Soit. Honnêtement, j’ai passé l’épisode à m’inquiéter pour Maya plus qu’autre chose, moi, et finalement, ça n’était qu’un prétexte pour rien. Dingue.