Depuis la bataille de New York, le monde sait que les super-héros existent et le S.H.I.E.L.D. a encore un paquet de choses à gérer dans l’ombre. Phil Coulson, pourtant laissé pour mort après les événements d’Avengers, est de retour et chargé de constituer une petite équipe capable d’enquêter sur les phénomènes étranges, les technologies dangereuses et les individus aux capacités inhabituelles qui commencent à se multiplier.
Ce que j’en attends
Cela fait des années que je répète à qui veut l’entendre qu’Agents of S.H.I.E.L.D. est une série géniale, que ses personnages sont extraordinaires, que son évolution est impressionnante et qu’elle mérite beaucoup plus de reconnaissance qu’elle n’en a eue. À force, il faut peut-être quand même que je la revoie pour vérifier que je continue de penser tout ça et que je ne suis pas simplement en train d’idéaliser mes souvenirs.
J’ai surtout énormément envie de retrouver les personnages. Ils me manquent, tout simplement. FitzSimmons et Skye en te^te, mais même May ou Coulson. Ou Ward, quitte à souffler fort. J’ai passé sept saisons avec cette équipe et je suis curieux de voir ce que ça fait de revenir au tout début, quand ils ne se connaissent presque pas encore et que je sais désormais tout ce qui les attend. Il n’y a pas de critiques des premières saisons sur le blog, je me dis que c’est aussi l’occasion d’y revenir !
Enfin, je suis curieux de voir comment la série a vieilli, notamment dans sa manière de s’intégrer au MCU. À l’époque, le simple fait d’avoir Coulson, Maria Hill, les conséquences d’Avengers ou des références aux films suffisait à rendre l’ensemble assez excitant. Aujourd’hui, l’univers Marvel est devenu tellement énorme et s’est tant détaché de la série que revoir cette période où tout semblait encore connecté d’une manière relativement simple risque d’être assez amusant. Ou frustrant. On verra. Bref, je ne cherche pas vraiment à savoir si je vais aimer cette saison. J’espère surtout vérifier que j’avais de bonnes raisons de l’aimer autant.
M6 commence ce soir la diffusion de la saison 9 de 9-1-1 et j’ai eu envie de profiter de l’occasion pour revenir dessus, parce que j’ai passé une bonne partie du deuxième épisode à être dépité – j’imagine que je ne dois pas être le seul, alors me voilà. Le plus étrange, c’est qu’elle commence très bien cette saison : j’avais mis 17/20 au premier épisode et j’étais même plutôt rassuré de voir que la série pouvait continuer après la mort de Bobby sans donner immédiatement l’impression qu’il manquait la moitié de son ADN. Dès le deuxième épisode, par contre, je tombais à 7/20. Ça donne une petite idée de la chute terrible de cette saison.
L’image à la une le montre : je pensais vraiment que l’absence de Bobby serait le gros problème de la saison 9. Finalement, pas tellement. Elle se ressent, évidemment, mais le premier épisode a même réussi à me convaincre que la série pouvait continuer sans lui. Ce qui ne va pas dans cette saison est beaucoup plus simple : 9-1-1 veut parfois tellement être plus spectaculaire, plus folle et plus énorme qu’avant qu’elle oublie ce qu’elle fait de mieux, et ça, dès son horrible deuxième épisode.
Rien que les trois premières critiques montrent tout le problème que traverse cette saison :
Je crois que mon principal problème avec cette saison 9, c’est que 9-1-1 ne sait plus très bien jusqu’où elle peut aller dans le n’importe quoi, ce qui est tout de même embêtant pour une série dont le n’importe quoi fait justement partie du concept depuis le début. J’ai accepté sans broncher des tsunamis, des tremblements de terre, des accidents complètement improbables et à peu près toutes les catastrophes possibles tombant régulièrement sur les mêmes personnages. Je ne vais donc certainement pas me réveiller après neuf saisons pour réclamer du réalisme.
Seulement, il y a une marge entre s’arranger avec le réalisme et raconter n’importe quoi. On appelle ça « jumping the shark » dans le jargon des séries, et la série le fait très bien dans ce deuxième épisode. Athena et Hen dans l’espace, j’ai eu du mal – et pas uniquement parce qu’elles vont dans l’espace, d’ailleurs. Toute cette première grosse intrigue veut constamment en rajouter une couche (attention, je spoile un peu l’arc dans ce paragraphe, sans trop en dire) : la tempête géomagnétique, les problèmes de communication, les satellites, les machines qui se mettent à déconner sur Terre… Au bout d’un moment, je ne suis plus inquiet pour les personnages, je regarde simplement la série essayer de trouver la prochaine idée encore plus énorme et idiote que la précédente.
Ce qui m’agace d’autant plus, c’est que la saison prouve ensuite plusieurs fois qu’elle n’a absolument pas besoin de ça pour fonctionner. Sans trop entrer dans les détails pour ne pas spoiler, mais pour rassurer ceux qui auraient envie d’arrêter la série à ce stade : le 9×07, par exemple, m’a beaucoup plu et a terminé à 18/20. Il y a des interventions, de l’humour, du suspense, des interactions entre les personnages et juste ce qu’il faut de drama. Rien de révolutionnaire, mais j’ai retrouvé 9-1-1 dans cet épisode, qui sera diffusé d’ici quelques semaines en France. Il suffit de tenir bon, en attendant.
En bref, à chaque fois que la série arrête d’essayer de battre son propre record de catastrophe, elle redevient bien meilleure et le problème, c’est que ce début de saison est trop dans la surenchère. Après, l’autre gros souci habituel avec la série mais qui n’aide en rien, c’est cette impression que tout doit aller beaucoup trop vite. Cela va encore traverser toute la saison 9 et être frustrant à plus d’une reprise. L’avantage, c’est que ça permet de se débarrasser de ce début de saison raté. L’inconvénient, encore et toujours, c’est que la série trouve encore des choses intéressantes à raconter sur ses personnages mais elle semble parfois vouloir les résoudre avant même qu’elles aient réellement commencé.
Bref, faut être patient en ce début de saison.
Après neuf ans, je regarde 9-1-1 parce que j’aime ces personnages. Bien sûr que j’ai envie de voir quelle idée absurde les scénaristes ont trouvée pour coincer quelqu’un dans un lave-vaisselle ou faire tomber un satellite sur Los Angeles, mais ce n’est plus vraiment ça qui me fait revenir chaque semaine. J’ai davantage envie de voir Buck, Hen, Chimney, Maddie et Athena évoluer – allez, même Eddie hein. La saison 9 ajoute un peu plus à la liste Ravi, Harry et May ; ce qui me va parfaitement. Mes meilleures notes de la saison correspondent justement aux épisodes où la série se souvient de ses personnages et arrête de vouloir envoyer tout le monde dans l’espace. J’espère que quelqu’un s’en est rendu compte avant la saison 10 qui commencera aux US mi-octobre.
Et en attendant, vous pouvez (re)voir la saison 9 sur M6 et retrouver toutes mes critiques de celle-ci semaine après semaine sur le blog.
Franchement, c’est fou que la série soit incapable de garder cette qualité sur chacun de ses épisodes. Parfois, c’est vraiment nul et parfois, comme dans cet épisode, j’accroche à toutes les intrigues, je suis positivement surpris par certaines idées et les personnages sont géniaux. En trois épisodes, on passe d’un retour franchement moyen à une série qui me donne envie d’enchaîner toute la nuit.
Spoilers
Nolan arrête un type random, Penn s’inquiète pour une vieille connaissance.
– Pardon ? Comment ça Penn vient voir Seth, son ex-coéquipier bleu, et s’inquiète pour lui maintenant qu’il n’a qu’une jambe ? Je ne m’attendais pas à le revoir, je ne sais pas encore si je continue de penser qu’il est un bâtard ou non, mais la surprise est bienvenue. Je trouve que c’est une bonne idée de prendre des news de ce personnage et, là encore, ça donne un sens au titre de la série, non ? Je n’aurais pas cru ça possible, mais j’ai beaucoup aimé Seth. Son trauma rajoute un intérêt narratif terrible.
– Pourquoi avoir attendu si longtemps pour les scènes Lucy/Tim finalement ? Ils trouvent tout ce qu’il y a à faire sur ce couple en ce début de saison et ça me plaît beaucoup. Je veux dire, c’est parfait de voir Tim agacé par les cartons de Lucy qui traîne partout, non ? C’est raccord avec les caractères des deux personnages, j’adore. En plus, je suis plutôt d’accord avec Tim sur les 48h qui suffisent à donner une place définitive à un objet.
– L’intrigue de la petite arrestation du type sympathique par Nolan qui lance un gros truc, c’est un classique. J’ai beaucoup aimé ce qui est proposé par la série cependant : un triple homicide, sérieux ? Nolan qui se retrouve à faire un interrogatoire en essayant de ne pas griller tout ce qu’il sait ? C’est efficace. Quand en plus on nous révèle qu’il n’a pas tué l’adolescente mais que Celine et Lucy (ce duo !) la retrouvent. J’adore.
– Lucy et Celine parlent enfin trauma, l’air de rien. Bon, ça ne dure pas, mais le fait que ça enchaîne par les filles retrouvant une ado kidnappée depuis trois ans ? Wow. Les performances d’actrices sont excellentes en plus. C’est tout bénef cet épisode ! Samantha pétant un câble en entendant « red place », énorme WOW. Je ne m’attendais pas à tant.
– Nolan a besoin des pompiers et CE N’EST PAS BAILEY qui sort du camion ! ALLELUIA.
– L’intrigue secondaire pour Wesley et Angela était sympa, ça fait plaisir. Et surtout : les intrigues de l’épisode sont liées les unes aux autres ; ça me donne l’impression que je m’inquiétais pour rien à propos des intrigues qui avancent un épisode sur trois. J’espère que le reste de la saison va poursuivre comme ça !
Les points faibles
– Il en faut bien et j’en ai deux évident : nous n’avons pas tout le casting dans cet épisode, ce qui est dommage tout de même, et pas le générique non plus. J’adore le générique, moi.
– On donne peut-être un peu trop le bon rôle à Nolan dans cet épisode : que ce soit lui qui trouve la victime suivante et que ça ramène Grey dans la série, c’était lourd. Oh et ce look pour Grey ? C’est étrange, va falloir s’y faire au fait qu’il soit plus un pote qu’un supérieur désormais.
– Lucy est dans l’abus en fin d’épisode et jamais de la vie on me fera croire qu’en une soirée après le taf et un dîner, Tim sera capable de se débarrasser des cartons.
C’est un meilleur épisode de début de saison que ne l’était le précédent. C’est bien fichu pour mettre en place de nouvelles dynamiques, pour nous rappeler celles qu’on adorait jusqu’ici et pour nous montrer tout le potentiel de la série. Il ne manque peut-être qu’une chose : justifier un peu plus son titre, mais ils le font tout de même par moments. Bref, j’ai aimé et ça me motive beaucoup à continuer !
Spoilers
Le président débarque à LA alors que le commissariat se fait peu à peu à sa nouvelle routine : il y a du taf pour tous !
– Je ne pensais pas que la série prendrait le temps de laisser Lucy dire adieu à son appartement. Le premier épisode allait si vite à la dégager après des années à vivre dans l’appartement ! C’est bien d’avoir pris le temps de faire ça. J’ai adoré aussi les changements qu’apportent Penn dans l’appartement – c’est un nouveau type de scènes pour Celine et lui, et j’aime. Ils donnent presque envie de vivre en colocation.
– Tim récupère la place de Grey ? Autant je disais que c’était un point négatif de voir Grey se précipiter sur le job du FBI, autant je suis trop heureux de ce twist que je n’avais pas vu venir. Cela lui va si bien. J’ai aimé voir Lucy en train d’essayer de trouver un moyen de gérer la relation perso en plus de la relation pro. Cela fonctionne si bien. Et la conclusion d’épisode ! Phase de lune de miel à nouveau, YES.
– Penn récupère Nolan comme bleu et ça me plaît bien. Cet épisode donne enfin l’impression d’être face à un début de saison ! Nous n’avons pas vraiment eu de fin, mais OK, je prends les changements. J’aurais aimé un nouveau bleu tant qu’on y était. Cela dit, les scènes entre Penn et Nolan fonctionnent. Le coup de l’indic qui déconne était évident dès le début, mais j’ai adoré.
– Le premier épisode nous privait trop du duo Nyla/Angela et c’est bien que celui-ci répare ça. C’est un duo tellement efficace, je les adore. Les scènes entre elles sont marrantes et l’intrigue est tellement folle : on passe d’un plan où il faut protéger le Président d’un possible meurtrier à… protéger l’ex du psychopathe meurtrier. L’ex ? Une actrice de Life in pieces ! Donnez-lui plus de rôles, elle le mérite. J’ai adoré la course poursuite.
Les points faibles
– Lucy ne reste pas à la dream team et c’est dommage. Franchement, on l’a vu s’imposer dans un groupe vraiment problématique et ça aurait été bien qu’elle continue.
– Celine devient pote avec le type des services secrets et on sent si vite que si on s’intéresse tant à ce personnage, ce n’est pas pour rien. Je pense qu’on le reverra : si ce n’est pas le cas, ce sera décevant et un point faible, si c’est le cas, ce sera décevant car trop prévisible. Je ne suis jamais content, quoi.
– Bailey n’a rien à foutre là. Qu’est-ce qu’elle fout à l’hôpital, qu’est-ce qu’elle parle dans la radio de Celine comme une flic ? Elle me souuuuuuuuuuuuule.
– Ils ne vont pas savoir quoi faire de Grey cette saison, je sens. Je suppose qu’il sera moins là, mais si à chaque fois on nous sort des idées tirées par les cheveux pour le ramener comme dans cet épisode, ça va être lourd.