Grey’s Anatomy – S18E20

Épisode 20 – You Are the Blood – 19/20
Ce ne peut pas être un 20/20 car je ne sais vraiment pas vers quoi se dirigera la série après cet épisode, mais eh, 400 épisodes, ça se fête franchement ! C’est assez dingue de les voir enchaîner les records comme ça et se débrouiller pour toujours avoir des histoires à raconter. Cette année, ils ont tenté de vraiment renouveler certaines choses, tout en faisant du neuf avec du vieux. C’est efficace et ça mène à une jolie conclusion de série. Euh pardon, de saison.

Spoilers

L’hôpital connaît une rupture de stock totale de sang. Et ça ne se passe pas bien.


Why don’t more people donate blood?

Pardon ? L’épisode commence par… l’enterrement de Catherine ? Je me doutais bien que ce n’était pas le cas, mais je n’étais pas prêt pour un tel début, qui va me faire revoir un article que j’ai écrit (mais pas encore publié) il y a un peu plus d’un mois et dans lequel je me demandais si les fins de saison n’étaient pas super plates. Je ne comprenais pas pourquoi je n’étais pas spoilé – et je ne le comprends toujours pas.

Allez, il faut que je me lance dans la critique à un moment. Il n’y a toujours pas de sang pour l’hôpital. Sur le lieu de l’accident, Travis aide Ben à sauver ce qu’il peut, histoire de passer à nouveau le message qu’il est stupide de ne pas permettre aux homosexuels de donner leur sang. Au bloc, Meredith apprend la nouvelle et est dépitée. Elle envisage malgré tout une solution de secours, impliquant de déplacer la patiente – au son de How to save a life et avec une image ramenant toute la nostalgie des premières saisons puisqu’on nous montre les premiers internes de la série.

Cela fait beaucoup de surprises d’un coup. Je ne m’attendais vraiment pas à un retour de Jackson pour parler de sa mère, et je m’attendais encore moins au retour d’April. Les revoir à l’écran m’a vraiment rendu le sourire. En plus, je m’étais fait la réflexion qu’en cas de décès de Catherine à cause du cancer, il faudrait bien qu’ils fassent revenir Jackson.

Je trouve ça génial de les voir repasser par l’hôpital. Cela fait plaisir et c’est beaucoup plus logique. Je sais bien que ce n’est pas comme ça que fonctionne Hollywood, mais c’est cohérent de voir des médecins partis en bons termes et ayant laissé toute une famille derrière eux revenir. Après, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si l’épisode n’avait pas un peu été planifié comme une fin de série, parce que bon, le renouvellement a été tardif, on retrouve deux acteurs pour une raison douteuse ET la post-prod joue sur la nostalgie dans ses choix musicaux et ses effets spéciaux ? Bordel, ça fait beaucoup !

Qu’importe de toute manière. Jackson est donc de retour pour rendre visite à sa mère, qui lui demande un éloge funéraire avant de mourir, mais aussi pour tenter de sauver le fameux programme. Ca les obsède tous à ce stade.

Même Miranda ne perd pas cette obsession de vue alors qu’elle engueule Owen et Teddy. Par chance pour elle, April passe par là au même moment, et elle la rembauche pour la journée, car elle a besoin de quelqu’un pour gérer les urgences. C’est juste beaucoup trop cool de la revoir en tant que médecin du Grey Sloan et accueillir Ben aux urgences.

Ca l’est un peu moins pour elle quand elle comprend qu’elle va devoir fermer les urgences. Si April a pris un léger coup de vieux depuis son départ, je suis beaucoup trop content de la revoir et j’aimerais tellement qu’elle reste ! Elle ferme malgré tout les urgences, avant de donner son sang… et parler avec Amelia ?

Je suis tellement content, vraiment, je suis comme un enfant. Cela m’avait fait le même effet de revoir Addison la première fois (et j’étais prévenu !). Cela m’avait aussi fait ça au retour de Teddy, et bon, on voit ce que ça a donné. Je dois faire attention à ce que j’espère. En attendant, Amelia raconte sa vie à April sans prendre le temps de lui demander ce qu’il se passe dans sa vie. Il faut qu’Amelia est en pleine rupture – mais April lui souligne que l’amour revient parfois.

Pendant ce temps, Jackson fait ce qu’il peut pour convaincre le comité que l’hôpital mérite de garder son programme de résident, mais il n’est pas aidé par l’absence de sang. Vous savez qui d’autre n’est pas aidé par l’absence de sang ? Kristen, la femme enceinte. Bien sûr, elle a des contractions qui s’enchaînent et perd d’un coup un tas de sang.

Comme il n’y a toujours pas assez de sang pour couvrir les besoins de Kristen, Levi se retrouve à devoir improviser pour en trouver. Sa solution ? Le sang de Simon, évidemment. C’est horrible, mais il est du même type sanguin que sa femme, et lui, il est mourant. Il accepte immédiatement de donner son sang à sa femme, celui qui allait lui être donné, mais aussi celui qu’il a encore en lui.

Il demande ainsi à Winston et Linc de le débrancher, et tant pis pour son rêve de voir son fils. Il est donc débranché pendant que sa femme accouche et a besoin d’être opéré, sans avoir assez de sang et au son de The Story cette fois. Toujours la même bande-son, donc.

Winston se dépêche autant qu’il le peut d’apporter le sang à Kristen, puis de ramener le fils, Jamal normalement, à son père avant qu’il n’arrête de respirer. Il rencontre donc son fils, lui dit « hello forever » et meurt aussitôt, devant Winston et Lincoln. Ce dernier vit difficilement la perte de son patient, et Jo le voit bien quand Kristen peut enfin prendre son bébé dans les bras – parce que oui, Kristen va bien au moins.

On sent que Jo a envie de parler avec Linc, mais il s’en va lui adresser un mot ou un regard, parce que c’est clairement trop pour lui.

En parallèle, Owen et Teddy font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher Miranda d’appeler les flics. Ce n’est pas exactement comme si elle avait le choix, cela dit. Ils lui parlent de Ben qui ne respectait pas les règles, ils plaident un joli cas… mais franchement, elle a obligation de les dénoncer. Très sincèrement, Miranda craque sur ce coup-là, et je la comprends.

Au bord des larmes, elle donne simplement quelques heures à ses chirurgiens pour s’enfuir avant d’appeler la police. Teddy et Owen se dépêchent donc de quitter l’hôpital, sachant très bien qu’ils sont en cavale et n’ayant pas même le temps de dire au revoir à qui que ce soit. Ils croisent même des flics en partant, dans une scène un brin cliché.

C’est Amelia qui leur ramène les enfants de la garderie au bar Joe, sans savoir exactement ce qu’il se passe. La pauvre est laissée un peu aux abois : elle cherche à comprendre ce qu’il se passe, en vain, et les voit partir au moment où elle a le plus besoin de les avoir dans sa vie. Je me demande vraiment si les acteurs quittent la série là.

Elle retourne donc sans savoir ce qu’il se passe à l’hôpital, où elle tombe sur… Lincoln, évidemment. Les scénaristes sont bons sur ce coup, parce que ça lui permet de s’excuser auprès de Lincoln de l’avoir quitté plus tôt dans la saison. C’est une très belle scène qui se déroule entre ces deux-là, avec Lincoln reconnaissant qu’il ne déteste plus Amelia, et même qu’il l’aime. C’est beau.

Pour en revenir à Meredith et Nick, ils sont forcés de se rendre compte qu’ils ont possiblement fait une erreur en lançant l’opération ce jour-là. Bien évidemment, Meredith refuse de le reconnaître, mais elle y pense, beaucoup. Cela s’accompagne d’un tas de flashbacks des premières saisons, et notamment des premières erreurs médicales de Meredith.

Au moins, Nick découvre vraiment le caractère de Meredith : elle est bornée, obstinée et fait toujours ce qu’elle veut, indépendamment des avis des autres. Et même Nick finit par expliquer à Meredith qu’elle s’est peut-être trop précipitée à forcer cette opération le jour-même. Meredith finit même par s’acharner sur sa patiente, lui faisant un massage cardiaque qui dure bien trop longtemps. Cela lui rappelle le massage qu’elle avait fait à Derek lorsqu’il s’était fait tirer dessus, et le décès de la patiente lui rappelle, c’est pire, la mort de Derek.

Et tout ça n’est pas terminé : elle doit encore annoncer le décès de Cora, sa patiente, à Sally, sa tante qui a Alzheimer et dont elle s’occupait depuis toujours. Et dans tout ça, Meredith a aussi fait perdre beaucoup de sang à sa patiente. Par chance, les résidents ont des amis (c’est nouveau, oui, je sais) LGBT comme eux (pourquoi pas ?) sans vie sexuelle (déclarée en tout cas) qui sont capables de donner leur sang pour tenter de compenser la catastrophe.

Si Miranda met en avant cette donnée auprès de la femme venue pour fermer le programme, elle n’a pas d’autres choix que de lui annoncer aussi les départs de Teddy et Owen. Et je crois bien que ces départs et celui de Meredith sont en fait de bonnes choses : j’ai eu un élan d’amour pour cette femme venue fermer le programme des résidents. C’est une nouvelle difficile à entendre pour Bailey, mais en vrai, elle a tellement raison : il n’y a plus aucune autorité qui est respectée entre le trio de tête de la série, ils se sentent trop en famille et font de la merde car ils sont une famille dysfonctionnelle.

Bref, oui, il n’y aura plus de résident la saison prochaine, et je me demande vraiment ce que ça signifie pour les personnages qu’on adore et qui sont les résidents – je m’imagine mal la série sans Levi et Helm. Pourtant, ils vident les casiers, avec des flashbacks de la première saison et au son d’une reprise de Where does the good go, la chanson du départ de Cristina. Les flashbacks sont tristes et ramènent la nostalgie de manière efficace, avec de vieux souvenirs des premiers épisodes.

Les résidents s’en vont, Teddy et Owen prennent l’avion et s’en vont, ça craint tout ça. Je me demande vraiment de quoi sera faite la saison prochaine. Est-ce que c’est une coupe budgétaire pour réduire les coûts de la série ?

C’est à se demander, parce qu’on apprend au passage que Catherine, qui vit avec le cancer sans en mourir, et Richard se barrent en Egypte. OK ? Jackson prend le temps de parler un peu avec Meredith, et il lui demande au passage de rester à Seattle, le temps que le programme puisse rouvrir. Cela dit, le changement à venir est assez important cette fois, et Jackson n’est pas prêt à bien le vivre : Miranda décide de démissionner, laissant les clés du bureau du chef à Meredith, qui était justement en train de décider de quitter l’hôpital aussi. Bon.

Au moins l’épisode se termine par un baiser entre Jackson et April (endgame !), mais aussi par une réconciliation nécessaire entre Maggie et Winston. Du côté des cliffhangers, il y a un regard qui en dit long entre Jo et Lincoln. Elle est de nouveau célibataire et ils n’ont pas reparlé des sentiments qu’elle a eu pour lui. La révélation a été un peu brutale, c’est vrai, mais elle veut récupérer son meilleur ami, et elle y arrive.

Amelia aussi a un happy end sorti de nulle part avec le retour de Kai… mais ça ne règle pas tous les problèmes, surtout quand c’est Chasing Cars qui passe en fond sonore. Meredith se rappelle qu’elle est le soleil, mais ça ne suffit pas : elle demande à Nick de la quitter et de repartir dans le Minnesota. Il tente bien de la convaincre que c’est une connerie et qu’elle ferait mieux de quitter Seattle elle aussi, mais elle est décidée à rester.

Un bon gros montage des 399 épisodes précédents de la série débarque alors à l’écran, et Meredith prend une décision toute autre : celle de courir après Nick et de le rappeler alors qu’il vient de la quitter. Nous ne savons pas s’il est encore là pour l’entendre – probablement – ni le résultat que cela donnera, mais ce 400e épisode marquera quoiqu’il arrive un tournant.

J’avais oublié que c’était le 400e épisode, et le numéro final a fait un sacré choc.

EN BREF – C’est une autre saison qui s’achève pour la série, et qui s’achève sur le 400e épisode. J’ai toujours été de la team qui veut voir la série être renouvelée ad vitam aeternam, mais je dois reconnaître que cette fois-ci, ils auraient peut-être dû saisir l’occasion, car ça aurait été une jolie symbolique. Tant pis pour la symbolique, hein.

La saison était vraiment riche cette année, mais riche en épisodes plutôt routiniers. Ils savent comment faire de toute manière, les épisodes s’enchaînent et semblent parfois s’écrire seuls. Ce n’est pas un problème en tant que spectateurs : franchement, je trouve qu’on a chaque semaine ce qu’on demande ; que les émotions sont super bien gérées et que même les semaines où on a de moins épisodes, et bien, c’est la vie et on s’en remet.

Allez, merci Grey’s Anatomy pour cette nouvelle saison, et rendez-vous dans deux mois et demi pour la suite !           


 

Grey’s Anatomy – S18E19

Épisode 19 – Out for Blood – 17/20
C’est un bon épisode qui prépare le terrain pour le dernier de la saison, en s’appuyant sur des répliques des épisodes précédents et en faisant assez naturellement évoluer les intrigues vers quelque chose de nouveau, sans perdre de vue son envie de faire dans le social, une fois de plus. Parfois, c’est très attendu, parfois, c’est surprenant. Bref, c’est un bon épisode et j’espère une conclusion qui redonnera encore plus de souffle à la série.

Spoilers

Il y a de moins en moins de poches de sang à l’hôpital, alors Miranda demande à ses médecins de donner le leur.


It will be just one more impossible thing.

Allez, j’ai vu beaucoup trop d’épisodes de Shondaland aujourd’hui, mais ce n’est pas grave, j’ai envie de finir la saison tant que j’y suis, alors je me lance dans cet épisode final en deux parties. Par contre, autant dire tout de suite que j’ai soupiré en voyant que la mère de Meredith était de nouveau de retour pour cet épisode. Bon, il s’agit d’un cauchemar de Meredith, évidemment, et on la comprend avec une mère pareille, mais tout de même.

Meredith envisage encore de partir dans le Minnesota, et elle en est à chercher une maison. Après tout, si jamais le programme des résidents venait à fermer, elle n’aurait plus de raison de rester à Seattle. En plus, l’article sur le traitement de Parkinson dans le Minnesota sort ce jour-là, alors le timing est beau.

Pendant ce temps, Maggie et Winston sont évidemment affectés par ce qui leur est arrivé avec Wendell. Si Maggie ne souhaite pas voir Winston partir à Boston pour lui récupérer son argent, lui ne se voit pas faire autrement. C’est un problème pour leur couple, évidemment, et Winston est limite à expliquer à Maggie qu’elle ne pourra jamais le comprendre car elle n’a pas grandi avec ses sœurs.

Il n’est pas bien malin dans sa manière de présenter les choses à Maggie, qui s’en confie ensuite à Amelia. La scène entre les sœurs était sympathique, bien plus que la confrontation entre Winston et Maggie. Cette dernière se rend compte que, finalement, elle ne connaît pas tellement son mari. Oui, elle l’aime, mais elle ignore beaucoup de choses sur lui.

Elle en est ainsi au stade où elle comprend qu’ils se sont mariés trop rapidement. Rien de nouveau, ma foi, mais le dire à haute voix, et à Winston en plus, c’est violent.

De son côté, Owen est contacté par le mari d’une Marine qui souhaite obtenir l’aide d’un chirurgien capable de l’aider à être euthanasié. Il fallait bien que cette intrigue rattrape Owen à un moment ou un autre, après tout. Cette fois-ci, il refuse évidemment de venir en aide à l’homme, mais celui-ci lui fait, tout aussi évidemment, du chantage pour le forcer à lui donner les médicaments capable de tuer sa femme.

Cela inquiète Teddy qui est contre cette demande du type, craignant le pire ou l’imaginant déjà être un dealer. Le couple planifie donc une solution qui permettrait de légaliser vraiment l’euthanasie, quitte à payer de leur poche. L’homme en face d’eux le prend mal et se barre face au non définitif de la part de Teddy. Heureusement qu’elle était là pour ça, parce qu’Owen allait encore craquer… mais elle se met légalement en tort, en revanche, puisque maintenant un témoin est au courant qu’elle est… Eh bien, au courant.

En parallèle, on retrouve Jo après une nuit avec Todd qui ne s’est pas passée comme elle le souhaitait. Elle croise Lincoln dans l’ascenseur et lui raconte sa nuit, avec un Todd qui se met à chanter au moment de l’orgasme. Ma foi, c’est cohérent avec son rôle précédent, non ? Le pauvre n’a aucune idée de la gêne qu’il a provoquée, en plus.

Lincoln passe son épisode à se moquer de Jo sur le sujet, et j’ai du mal à lui pardonner. Heureusement pour lui, il est le médecin de Simon, et ça m’aide à relativiser. En effet, Simon et Kristen, sa femme enceinte, sont de retour dans cet épisode, et on nous les réintroduit avec humour de la part de Levi et d’autres résidents… avant d’en revenir au dramatique.

Avant d’en parler, terminons le cas Jo. Au cours de l’épisode, elle se retrouve ainsi confrontée à Todd. Il est sacrément lourdingue, à venir sur son lieu de travail avec un ours en peluche gigantesque. Elle n’a d’autres possibilités que de le larguer, mais elle prend une excuse, lui indiquant qu’il lui a dit qu’il l’aimait et qu’elle ne prenait pas cette relation autant au sérieux. Je ne le sens pas, si proche de la fin de saison, une rupture ne peut pas être bon signe.

Pour en revenir à Kristen et Simon et au dramatique, il faut noter que les deux patients sont hyper attachants comme personnages, et que tout ce qu’ils demandent, c’est que leur fils puisse rencontrer son père. Ce n’est pas gagné quand la situation médicale de Simon se dégrade encore, forçant Lincoln à demander de l’aide à Maggie et Winston. Ceux-ci sont réticents car ils considèrent que leur aide ne ferait qu’empirer la situation car il faudrait alors prendre la décision de débrancher Simon. Une simple rencontre avec Kristen les fait changer d’avis, bien sûr.

L’intrigue médicale principale de l’épisode – et de la fin de saison ? Alors qu’il pleut des cordes et suite au Covid, l’hôpital n’a plus de poches de sang. Evidemment. La pandémie a réduit les stocks dans le monde entier, et la météo empêche les livraisons pour cet épisode. Cela fait quelques épisodes que ce problème était évoqué au détour de répliques, et je trouve ça bien de voir que pour une fois l’intrigue avait été réfléchie à l’avance, et annoncée aussi.

En plus, c’est l’occasion d’un petit tacle pour rappeler qu’il est incohérent en 2022 d’empêcher les hommes homosexuels à la vie sexuelle active de donner leur sang. Les contaminations HIV ne sont plus ce qu’elles étaient. Aux États-Unis, il faut donc trois mois d’abstinence (homo)sexuelle pour pouvoir donner son sang. En France, ce n’est plus le cas depuis mars 2022 (et avant ça, il fallait quatre mois d’abstinence). C’est important et c’est un nouveau message social que la série fait passer, l’air de rien.

La série en fait des tonnes, et elle a probablement raison de le faire. Miranda est complétement débordée par l’absence d’unités de sang, Levi est frustré de ne pas pouvoir le donner, ça se comprend.

Bon, ce manque de sang pose évidemment problème dans les intrigues médicales du jour. C’est toutefois une solution pour Meredith et Nick : cela leur donne de tenter une chirurgie ex-vivo, qui limiterait le besoin de sang à donner. Ils envisagent de demander l’aide de Richard pour celle-ci, mais il est complètement contre, au moins pour cette journée-là. Le programme pour les résidents risque de fermer, et il n’apprécie pas la prise de risque qui pourrait leur faire tout perdre.

Tu m’étonnes. Malgré ce refus, Meredith et Nick préparent la procédure et la font avec Helm. Richard l’apprend quand il vient avec la femme chargée de valider que les problèmes soulignés dans son rapport ont bien été pris en compte – ou non. Ils l’ont principalement été, avec l’embauche de nouveaux chirurgiens et une augmentation des chirurgies avec résidents (merci Jo, merci Nick, merci Meredith d’être restée).

Malheureusement, Meredith envisage de partir, et il y a un résident pour faire la gaffe de le révéler devant la personne chargée d’évaluer l’hôpital. Le cliffhanger pour cette intrigue est prévisible : au moment de remettre les organes dans le corps de la patiente, Helm se rend compte qu’il y a une hémorragie. Et ils n’ont pas de sang à lui donner, forçant Meredith à décider de stopper l’opération sans la terminer… après une opération qui devait prendre une vingtaine d’heures.

Quant au sang, il n’est pas prêt d’arriver : Miranda reçoit un appel de Ben pour lui annoncer que le camion transportant le sang de l’hôpital a eu un accident, et qu’elle n’aura pas sa livraison de sang. Le timing ne pouvait pas être plus mauvais : la nouvelle tombe au moment même où Miranda venait d’apprendre qu’Owen s’était rendu complice de meurtre dans son hôpital. Vraiment sympa le mari de la militaire qui veut mourir là.


 

Grey’s Anatomy – S18E18

Épisode 18 – Stronger Than Hate – 14/20
C’est un étrange épisode qui, pour le coup, comble vraiment le temps avant la fin de saison en deux parties. Je ne sais pas si c’était vraiment nécessaire… Mais bon, on va faire avec. Il y a donc une partie de l’épisode qui est un peu plus fun et légère, une intrigue qui est là pour combler le temps et une autre qui vise à faire passer un message, mais le fait avec tellement peu de subtilité que ça en devient presque bizarre par moments.

Spoilers

Maggie organise un dîner pour accueillir Nick dans la famille


It’s a transplant surgeon thing: if I’m late, the organ dies so…

Finalement, Winston et Maggie sont réconciliés apparemment. Ils parlent toujours du frère de celui-ci, qui est plus un poids qu’autre chose pour eux apparemment, mais bon, ils organisent ensemble un repas pour l’arrivée de Nick à Seattle. Et ils le font quasiment seuls, parce qu’Amelia oublie de les aider, préférant passer du bon temps avec Kai. Meredith ? Elle est encore au travail, et même sa cheffe, Miranda, n’est pas ravie de la voir là-bas.

Elle a envie d’aller à la fête pour Nick, un bon gros dîner avec tout l’hôpital apparemment. Bon, Richard sera en retard aussi, parce qu’il préfère être à la chimio de Catherine et la fête peut donc commencer sans que personne ne soit là ou presque. Nick arrive juste après Kai et Amelia-deux-fois (j’ai tellement ri de la tronche de Maggie en face), et juste avant Teddy-pas-de-garde-et-prête-à-boire et Owen.

Meredith ? Toujours pas. Au moment de quitter l’hôpital, elle assiste à l’arrivée d’une femme de 72 ans qui a été tabassée à son arrêt de bus parce qu’elle était asiatique. Meredith ne peut pas tourner le dos à une telle patiente et retourne aux urgences avec Levi, où Niko et Lin sont de garde et vraiment pas ravis d’entendre ce qui est arrivé à la femme. Les soins peuvent donc commencer au bloc opératoire, et Meredith fait ce qu’elle peut pour informer la famille.

Bien sûr, au bloc, l’infirmière est BokHee. La conversation est donc évidemment portée sur le racisme anti-asiatique, et BokHee parle pour rappeler à Lin et Niko qu’ils sont américains, et que leur visage est américain aussi. Ce n’est pas évident pour eux, parce que ce genre d’agression raciste leur rappelle qu’ils sont toujours considérés comme des étrangers. Je trouve que les scénaristes y vont quelque peu fort sur cette intrigue, parce qu’ils se donnent soudainement un beau rôle quand les personnages impliqués sont peu vus cette saison.

Après, ils ont le beau rôle quand même à la production de cette série : Cristina, évidemment ; BokHee, présente depuis la saison 1, Niko, Lin… La diversité n’a jamais été un problème de la série. Par contre, la manière de l’aborder ici, en en faisant des caisses de la part de Meredith, je ne sais pas, c’était un peu problématique. Station 19 faisait tellement mieux passer le message dans son épisode de l’an dernier qui était pourtant sur George Floyd que c’est étonnant de voir comment la série s’empêtre un peu dans le dosage de bons sentiments qu’elle veut faire passer ici. Les scènes sont toutefois fortes et marquantes – et le but est de limiter le racisme, mais aussi de forcer les gens à ouvrir les yeux, filmer les agressions racistes, venir en aide aux victimes. Et tout ça, ça fonctionne forcément mieux avec ce genre d’exagération.

Bien sûr, Levi veut aider comme il peut lui aussi, mais il ne peut pas faire grand-chose, à part voir Niko contenir sa colère au bloc. Il la contient tellement que ça se termine en coup de poing dans le mur et en Levi forcé de l’aider et le soigner comme il le peut. La scène se fait plutôt en silence, indépendamment de la relation qu’ils ont pu avoir par le passé.

Une fois que c’est fait, Levi peut retourner checker sa patiente de 72 ans. Il fait bien, parce qu’elle a besoin d’aide et finit en arrêt cardiaque. Heureusement pour elle, Meredith et Levi sont déjà là pour lui venir en aide et l’opérer directement dans la salle de réveil. Elle finit donc l’épisode en bonne santé, heureusement.

Du côté de la chimio de Catherine, les scénaristes voient une opportunité inattendue : ils font en sorte que Catherine soit dans la même salle que Simon, le patient de l’épisode précédent avec la femme enceinte. On voit que Richard est imblairable à ne parler que cancer quand Catherine a plutôt envie d’apprendre à connaître son voisin de chimio.

Pas de bol pour elle, elle a un mari chiant et Simon a une femme enceinte qui a des contractions beaucoup trop tôt. Il n’y a finalement rien de bien grave, mais ça permet à Richard de parler avec elle, notamment de chimio et de comment soutenir son partenaire qui n’a certainement pas envie d’être seul face à la mort. Il se rend compte qu’il a oublié de vraiment communiquer avec elle et de s’interroger sur ses besoins.

La scène finale de leur intrigue est mignonne comme tout, avec de la vraie romance.

Chez Meredith, tout le monde attend l’arrivée de la propriétaire des lieux, évidemment. C’est une bonne grosse soirée, mais sans gâteaux apéro, sans jeu pour contenter Teddy-l’ambassadrice-du-fun et sans dîner prêt à temps parce que c’est Maggie qui est chargée de tout faire. La soirée devient vite reloue après, avec Linc qui vient et se retrouve en duo au barbecue avec Nick, ou Miranda débarquant après tout le monde et n’ayant personne pour l’accueillir.

Ce qui est vraiment sympathique avec ce genre d’épisode dîner de famille, c’est que ça permet généralement de voir interagir des acteurs qui ne se croisent pas beaucoup à l’hôpital habituellement. Cet épisode est toutefois une sacrée surprise avec tout plein de gens qui ne se parlent pas ou ne se connaissent pas habituellement : Nick, Wendell ou Kai sont vraiment nouveaux, et ils sont tous là.

Oui, bien sûr que le frère de Winston débarque à la soirée, sans prévenir et sans que ça ne fasse plaisir à qui que ce soit. À nouveau, Nick fait de sacrés efforts pour s’intégrer. Après, si Wendell est là, c’est surtout parce qu’il veut demander de l’argent à son frère. Il est poursuivi, par des malfaiteurs qui le savent à Seattle, et il vient chez Meredith ? Cela ne passe pas du tout pour Winston, qui le congédie devant un bon quart de l’hôpital.

Ah vraiment, ces soirées sont géniales car tellement random dans les interactions auxquelles on a le droit. Après une conversation invraisemblable sur le Scrabble (wtf suis-je devant Grey’s ?), on a droit à Lincoln racontant sa vie sentimentale à Teddy (mais elle, vraiment, elle est de toutes les confidences alcoolisées, c’est fou), puis à Nick qui rassure Maggie en cuisine – avant de lui parler de sa petite sœur qui le fait enrager autant que Wendell.

On enchaîne sur Amelia et Kai qui ont bien besoin de parler : Amelia a passé sa soirée avec Scout et ses neveux, et ça fait bizarre à Kai. Lors d’une conversation, Kai se rend compte qu’à aucun moment, un enfant n’a fait partie de son équation. Son bébé, c’est sa carrière, et c’est tout. Et maintenant que Scout lui apparaît réel, Kai se rend compte qu’être avec Amelia n’est peut-être pas une bonne solution. La scène est assez violente, mais elle s’explique aussi par la réplique d’Owen soulignant à quel point Kai parle comme Amelia avant de vouloir des enfants. Ce n’est pas une rupture, mais ce n’est pas quelque chose de bien agréable pour autant.

Le pire, c’est que ça permet à Amelia d’avoir ensuite un moment solo avec Nick. La soirée est finie, avec Owen et Teddy qui veulent faire l’amour dans une voiture, mais lui, il est forcé de rester pour se faire tester par Amelia. Ben oui, tout le monde teste Nick pour savoir s’il est bon pour Meredith ou non. C’est abusé comme présentation des choses, mais Nick semble s’y faire et il entend parfaitement le fait qu’Amelia souhaite juste le bonheur de Meredith.

Et lui aussi, au point de lui répondre qu’il l’aime aussi. Ce n’est pas rien dans cette série. Bon, sinon, j’en oublie presque l’intrigue autour de Wendell. Il est tellement fort qu’il a réussi à obtenir les 10 000$ qu’il devait de son frère… mais aussi 10 000$ de la part de Maggie qui s’inquiétait pour sa sécurité aussi. Joli coup de la part de Wendell, ma foi.


 

Station 19 – S05E18


Épisode 18 – Crawl Out Through the Fallout – 18/20
Cet épisode ressemble un peu à un rendez-vous manqué avec la fin d’une saison, étant plus un épisode de la semaine très bon qu’une vraie fin comme on s’y attendrait. Pourtant, les intrigues évoluent vite et certaines atteignent une apogée dans l’épisode, c’est évident, mais tout n’est pas à la hauteur de mes attentes. Dans l’ensemble, ça reste un épisode solide et vraiment réussi. Vivement la saison prochaine !

Spoilers

Un bus scolaire entre en collision avec un camion contenant des substances radioactives, alors qu’Andy prépare son procès et que Carina est sur le point d’obtenir sa green card – peut-être.


You are the village that our brother Dean wanted for his daughter.

J’ai autant envie de voir cet épisode que j’ai envie d’en retarder le visionnage : c’est le dernier avant un bon moment, puisque c’est la fin de saison. Je sais déjà à peu près ce qui m’y attend, de la famille de Jack au procès d’Andy, en passant par les envies politiques de Travis ou le bébé à venir de Carina et Maya – si Carina parvient à avoir sa green card ?

Il y a beaucoup à traiter dans cet épisode et je suis curieux de voir comment ils le feront. Cela commence plutôt bien avec Andy et Jack vivant clairement ensemble le temps de trouver d’autres victimes de Jeremy, quitte à se taper tous les commentaires qui critiquent Andy. Jack la force à manger alors qu’elle trouve justement un commentaire, et c’est plutôt cool de les voir interagir comme ça.

Bon, après, ça fait vraiment couple, même si Andy lui a dit qu’il était son frère. Bordel, si j’en suis à retrouver qu’ils font un bon couple, c’est peut-être qu’on a fait le tour de la série. Ou peut-être que c’est parce que Sullivan est de nouveau heureux en couple avec la cheffe Ross. C’est presque dérangeant à voir à force. Ils sont heureux, on a compris, next. Je suis de mauvaise foi, je sais. Cela ne m’a jamais dérangé quand c’était Vic et Théo, Carina et Maya, ou même Maya et Jack, d’ailleurs.

Bref, revenons-en à la caserne où le débat du jour est de savoir si Andy a bien fait de refuser la proposition de faire neuf mois de prison au risque d’y passer dix ans si elle perdait son procès. Elle a l’argent pour le faire et d’après Vic, elle a bien raison : un accord la ferait passer pour coupable aux yeux du monde, surtout que le monde la juge déjà. Loin de ce débat, Travis envisage toujours de devenir maire, comme je m’y attendais. Il découvre juste que ce n’est pas si évident que ça.

Pendant ce temps, Carina est hyper stressée car elle a son entretien pour la green card. Ca aussi, je m’y attendais, et il était mignon de la voir sur son 31 et toute stressée en même temps, avec Maya tentant de la rassurer comme elle le pouvait. Si je suis tout à fait du genre à faire la même blague que Maya sur le passeport oublié, je tiens à souligner tout de suite que c’est la pire des idées de faire ce genre de blague. Bref.

La scène est franchement super mignonne, même pendant l’entretien, parce qu’on sent la sur-préparation de Maya, le stress de Carina et la gêne que c’est de devoir raconter à un fonctionnaire toute sa vie, la raison d’un petit mariage à 12 (merci la pandémie, cela dit) ou sa première rencontre avec sa femme. C’est plutôt chouette en tout cas, ce genre de scène confirme à quel point l’alchimie entre les actrices est présente.

Bon, par contre, c’est une série américaine, et c’est Maya, alors il fallait qu’elle en fasse trop. N’aimant pas être sans cesse obligée de se taire car c’est à Carina de parler, elle finit par déverser tout ce qu’elle a sur le cœur concernant sa hiérarchie quand elle en a l’occasion. Autant Carina parle vraiment comme à un ami et en toute honnêteté, autant Maya y va un peu trop, agressant limite verbalement le fonctionnaire en face d’elle. Elle semble tellement sur la défensive !

Et pourtant, voir Maya et Carina se disputer comme un couple, et avoir le même humour, et être d’accord, et compléter les phrases l’une de l’autre… Eh, le fonctionnaire accorde la green card à Maya et Carina. Tout est bien qui finit bien pour cette intrigue.

Pour en revenir au procès d’Andy, celle-ci est persuadée que Jeremy a agressé d’autres femmes et elle fait tout ce qu’elle peut pour le prouver. Ainsi, elle prend la parole par-dessus son avocate pour avoir la confirmation que d’autres personnes ont bien déclaré que Jeremy était un agresseur, mais anonymement. L’avocate est loin d’être ravie de voir Andy si impulsive, persuadée que cela n’a pu que faire mauvaise impression.

Elle est loin d’avoir découvert toute la folie d’Andy cependant : sa cliente la traine ensuite dans un bar où elle compte retrouver l’une des victimes de Jeremy. Rien que ça. Et bien sûr, comme c’est toujours le cas, Andy débarque sur son lieu de travail pile quinze minutes avant la pause de cette Holly, qui n’est pas ravie de rencontrer Andy de cette manière.

Elle accepte pourtant de lui parler. L’histoire n’est pas glorieuse : Jeremy l’a violée derrière un bar, exactement comme Andy, mais elle ne s’en est pas rappelée immédiatement. Oh, bien sûr, elle en a parlé au doyen de sa fac, sauf que celui-ci n’a pas voulu briser l’avenir prometteur d’un jeune homme. Ben super, merci monsieur. Aujourd’hui ? Holly ne souhaite pas parler parce qu’elle a un petit garçon et qu’il finirait par l’apprendre.

Andy lui explique alors que ce serait une bonne chose qu’il soit en colère de l’apprendre – ce que sa mère souhaite éviter – car les garçons aussi ont besoin d’être énervés face à ce genre d’histoire pour que le changement puisse se produire. C’est on ne peut plus vrai. Et cela suffit à convaincre Holly de venir témoigner pour elle, avant même le début du procès.

Enfin, ce ne serait pas une fin de saison sans un gros problème à régler. Pour cette saison, il s’agit d’un accident d’un bus scolaire sur le point de tomber dans un ravin avec un camion qui transportait des substances radioactives, empêchant les pompiers de s’approcher de trop près du bus dans lequel on devine au moins un adulte blessé, puisque personne ne sort du bus et que les enfants hurlent à l’aide.

C’est digne d’un épisode banal de 9-1-1 tout ça, mais ce n’est vraiment pas habituel pour la caserne 19 qui rechecke aussitôt toutes les consignes. Ils sont forcés d’attendre l’arrivée de secours, mais la situation est assez intenable avec des enfants hurlant et criant à l’aide dans le bus, un chauffeur de camion qui se sait condamné mais est coincé dans son camion par une jambe blessée et un produit radioactif qu’ils ne peuvent pas toucher.

La situation est absolument terrible à regarder, et elle doit l’être encore plus à vivre. Les enfants tentent évidemment d’ouvrir les fenêtres du bus, et quand l’un y parvient finalement, ils n’ont d’autres choix que de leur expliquer ce qu’il se passe pour de vrai. C’est bien compliqué comme situation, avec des alarmes se mettant à sonner chaque fois qu’ils approchent trop près du bus. C’est particulièrement inquiétant pour Vic dont l’alarme retentit plus fort que les autres, indiquant qu’elle a atteint la limite maximale, mais qui reste quand même sur la scène.

C’est le moment que choisit le chauffeur de camion pour sortir de son camion et proposer de jouer les héros en déplaçant le contenu radioactif. Il sait très bien qu’il sacrifie sa vie en faisant ça, mais il le fait parce qu’il a une fille de onze ans qui souhaite devenir scientifique. Il sait bien qu’il ne la verra pas grandir, mais il aimerait que quelqu’un se sacrifie pour sa fille.

Grâce à son acte, les pompiers peuvent finalement commencer à agir avant l’arrivée de l’équipe de secours, et ça leur permet donc de sauver les enfants. Bon, il y en a quand même un pour parler plus que les autres, alors ça ne me rassure pas : c’est toujours mauvais signe. Le but semble pourtant être simplement de remuer le couteau dans la plaie pour Jack qui voit l’enfant rejoindre sa mère en courant ensuite.

J’ai aimé tout de même de voir Jack dire constamment au gamin de remettre son masque. C’est clairement le genre de répliques qui n’aurait pas existé avant 2020, mais ça ajoute une touche de réalisme bienvenue – même si c’est débile car on sait bien qu’on a demandé à l’acteur enfant de retirer son masque pour qu’on l’entende mieux et qu’on le voit jouer. Tss.

Bref, tout ça mène à Ross qui arrive sur la scène pour vérifier si toute l’équipe va bien. C’est gros comme tout, mais ça lui permet aussi d’annoncer qu’une plainte va être déposée contre le chauffeur, alors même que les pompiers le voient comme un héros. Ce coup bas ne peut venir que de Dixon, et Travis est tellement frustré qu’il annonce aussitôt à Ross qu’il a bien l’intention de se présenter pour gagner l’élection et être maire de Seattle.

Si elle ne peut pas le soutenir en tant que cheffe, Ross accepte évidemment qu’il le fasse – et dans le fond, elle pense comme lui. Elle se rend ensuite à la caserne pour… fêter l’adoption de Pru. C’est ridicule, et Maya le souligne à raison cette fois.

Pour les pompiers, revenir à la caserne prend un peu plus de temps, le temps de vérifier si les radiations n’ont pas trop mis en danger la santé de tous ceux impliqués. Dans le camion pour rentrer, le capitaine Beckett explique à Sullivan qu’il a pris la décision de redevenir sobre, parce que cet appel l’a remué apparemment. Il n’en faut pas plus pour que Sullivan le raconte aussitôt à Ross à la fête. C’est un peu gros.

La fête ? Tout se passe bien, et même très bien : les scénaristes en profitent pour faire un petit hommage à Dean qui est touchant juste comme il faut – jusqu’à ce que Vic craque et me touche encore plus. C’était déroutant juste ce qu’il faut, et l’actrice a géré le moment à merveille. Dans le même genre, il est agréable de voir le personnage de Ben évoluer et grandir en fin. Durant l’épisode, il a pris la décision de ne pas se mettre en danger et contredire les ordres – pour Pru. C’était donc ça qu’il lui fallait pour arrêter d’être insupportable ?

Cependant, si tout se passe très bien, c’est surtout parce qu’Andy est libre et n’aura même pas à subir de procès. Apparemment, trouver une victime supplémentaire était suffisant. Euh. J’ai du mal à y croire, surtout que la décision est soi-disant prise en une journée, mais bon, on va faire avec, j’imagine.

L’épisode pourrait s’arrêter là, mais ça manquerait probablement de cliffhanger. Ils ne peuvent tout de même pas se contenter d’un happy ending. Je suis un peu frustré par le premier cliffhanger de l’épisode, qui voit Maya demander à Ross de récupérer son poste… en lui faisant un chantage, expliquant qu’elle sait très bien qu’elle et Sullivan couchent ensemble. C’est un chantage digne de Sullivan, et j’ai du mal avec. En plus, elle interrompt une scène où Ross suggérait qu’Andy allait possiblement revenir à la caserne 19 si une place se libérait. Mais laquelle ?

Alors qu’Andy passe une bonne soirée à entendre Travis se dire prêt à être candidat d’un mouvement indépendant, Ross débarque finalement pour lui redonner son poste de lieutenant à la caserne 19. On termine ainsi sur un énorme WTF : Jack démissionne et se barre sans dire au revoir à personne. Ma foi, c’est sûr que ça fait un moment qu’il ne se sentait plus à sa place, mais euh ? C’est totalement inattendu – et bon, il est sur le point d’être papa, espérons, ce n’est peut-être pas le meilleur moment ?

EN BREF – C’est une saison qui fut une fois de plus à la hauteur de ce que j’en espérais après la saison précédente qui était elle-même géniale. Même si l’épisode final manquait peut-être d’un petit quelque chose et paraissait plus être un épisode de la semaine assez classique, je considère que la série a vraiment trouvé son créneau et son rythme.

Il faut dire que le décès de Miller avait déjà frappé l’équipe et qu’il était compliqué d’aller plus loin que ça en fin de saison, que je suis un peu déçu de l’absence de procès pour Andy après une scène pareille, mais que quoiqu’il arrive, je suis au rendez-vous pour la saison suivante : la série a en effet la bonne idée de défendre vraiment des valeurs et des idées sociales qui me paraissent importantes. C’est parfois schématique ou trop prévisible, mais je n’arrive pas à leur en tenir rigueur.

L’attente avant la suite sera longue désormais.