Encore des interventions pas du tout crédibles et qui coûteraient un bras si elles étaient réelles (oui, c’est un jeu de mots avec l’épisode), mais pourquoi pas ? Je suis un peu déçu que la série bâcle une sous-intrigue que j’aurais aimé voir développer sur plusieurs épisodes tout en reléguant en arrière-plan celle que j’attends le plus. En attendant, il faut se contenter d’une enquête et de quelques scènes d’action qui seront vite oubliées.
Spoilers
Quand un ex-mari se trompe d’adresse, Cam culpabilise.
It’s just chicken.
Comme prévu depuis deux épisodes, c’est enfin l’anniversaire de Blue. Il se voit offrir par ses nouveaux parents une voiture identique à celle qu’il a défoncé pour sauver Nashville et ose dire qu’il ne peut pas accepter. C’est tellement chiant, mais il l’est encore plus quand il se met à regretter que sa mère ne soit pas là. Elle ne lui envoie même pas de message pour son anniversaire cette connasse, cela dit.
Autant je l’aime bien quand elle manipule son monde et tout, j’ai trouvé naze de nous dire qu’elle était capable de ne pas parler à son fils de la journée. Franchement, elle ne décroche même pas quand il l’appelle ? Qu’elle arrête de pleurer, sérieux, c’est elle le problème à ce stade.
Taylor en a conscience et le dit à son copain, tout en s’occupant plutôt bien de lui cependant. C’est juste que je me dis qu’on a perdu de 9-1-1 Lone Star pour ça, quoi. Ce qui est intéressant, toutefois, c’est que Dixie accepte tout de même de communiquer avec Taylor. J’aime bien que ça lui permette de faire comprendre à Dixie toute la merde quelle fait – mais je la trouve encore trop sympathique. Elle récupère les affaires de Blue et ne le prévient même pas que sa mère est là ?
Je trouve ça quelque peu abusé, mais Blue semble se faire à l’idée et tout lui passer. Ainsi, en fin d’épisode, Dixie vient s’excuser, explique que c’est grâce à Taylor et Blue s’en contente. Je n’ai pas trop compris pourquoi ils accéléraient autant cette intrigue : il me semble que ça faisait un bon rebondissement d’avoir le fils et la mère qui ne se parlent plus pour quelques épisodes. Là, tout est réglé si vite que ça n’aura eu aucun vrai impact émotionnel. Tant pis, je suppose, c’est la franchise qui veut ça.
La première intervention de l’épisode nous rappelle qu’il y a une vraie limite dans cette série : nous ne connaissons pas vraiment les personnages de policiers quoi. L’Athena est ici Jay, en tout cas. Cam lui donne une adresse qui n’est pas la bonne, parce que l’ex-mari qui l’appelle lui donne la mauvaise adresse. Cam culpabilise aussitôt de cette erreur qu’elle aurait pu vérifier sur son système.
C’est d’autant plus dur qu’elle que Jay, Taylor et Roxxie ne peuvent rien pour la victime finalement : la femme meure sous les yeux de sa fille. Le soir, Cam se rend donc à sa réunion habituelle pour décharger sur son deuil. Je ne comprends pas du tout à quel moment elle peut culpabiliser alors que c’est l’ex-mari qui lui donne la mauvaise adresse – et puis, ça n’aurait clairement rien changé, en plus. J’ai eu du mal à la voir se morfondre pour ça.
Le but est de nous expliquer pourquoi elle se rend à l’enterrement de la victime, Vera. Cela n’a pas trop de sens qu’elle le fasse, donc la culpabilité est ce qui vient justifier tout ça. Le but ? À l’enterrement, elle rencontre la sœur de Vera. Cette dernière accuse l’ex-mari d’avoir tué sa sœur et relance la curiosité de Cam sur ce drôle d’appel foiré. Ainsi, Cam fait appel à son nouveau mec, Nick, pour mener l’enquête.
Elle fait un excellent travail de détective, bien aidée par le FBI. En séparant les pistes audio de l’appel (lol), elle entend que le meurtrier n’est finalement pas l’ex-mari. C’est plutôt la sœur en fait : elle était là au moment du meurtre et elle veut juste récupérer l’argent de sa sœur. Pour cela, il faut hériter et tuer aussi sa nièce. Rien de plus simple : son plan est de faire en sorte qu’elle se suicide.
Malheureusement pour elle, Cam veille au grain et envoie Jay vérifier ce qu’il se passe dans la maison. Prise de court, la tante lui tire dessus pour s’en débarrasser. Ce n’est pas la meilleure des idées. On part alors dans une intrigue qui ne risque pas d’exister dans la réalité : les pompiers font semblant d’être le SWAT pour occuper la kidnappeuse et s’infiltrer dans la maison pour soigner la gamine.
Ma foi. Tout ça termine par Jay qui se prend une balle – mais pas de quoi s’inquiéter, il survit. Don et Ryan réussissent à maîtriser la femme et à soigner la gamine. On a même une scène où elle se réconcilie avec son père, c’est fou tout de même. Bref, les scénaristes semblent être en roue libre à ce stade, avec des pompiers qui jouent aux flics et prennent des risques inutiles, mais en vrai, ça fait un bon moment de divertissement.
En conclusion de tout ça, Cam peut en tout cas être satisfaite d’avoir résolu l’enquête et sauvé la gamine. Elle oublie toute sa culpabilité sur l’erreur de l’adresse et termine l’épisode sur un vrai moment de joie. Non seulement ses collègues sont encore plus fan d’elle qu’avant, mais en plus elle décroche un rencard avec Nick. Il était temps que ça avance : autant le reste va vite, autant cette intrigue traînait pour rien tellement il était évident que les scénaristes voulaient en arriver là. Je ne suis pas convaincu plus que ça par ce couple, mais ça, c’est mon problème.
Une deuxième intervention de l’épisode m’a fait sursauter comme jamais lorsqu’une voiture s’encastre dans une clinique de fertilité. L’intrigue est assez atroce, avec une médecin qui perd sa main et tout un stock d’ovules/spermatozoïdes qui risque aussi d’être perdu. C’était atroce tout en étant drôle d’avoir les pompiers qui utilisent toutes les ressources à leur disposition pour refroidir tout ça. Évidemment, ils sauvent le stock sans trop de mal et hop, on passe à autre chose.
Autrement, dans les petites scènes qui ne servent à rien : Taylor est insupportable à être sur le dos de Roxxie en permanence, mais ça me fait plaisir de voir que les scénaristes ne perdent pas de vue l’intrigue romantique de celle-ci. Elle continue donc de flirter par SMS avec Elena et d’être reléguée à l’arrière-plan par les scénaristes. Je ne suis pas du tout frustré par la situation.





