Colby Minifie (#115)

Salut les sériephiles,

Je n’ai pas vraiment eu de performances bluffantes cette semaine encore, alors je me rabats sur une solution de facilité avec une actrice qui a une gueule, comme on dit, et qui a réussi assez rapidement à s’inscrire dans la liste pas si longue d’acteur jouant des méchants que je déteste vraiment corps et âme. Je suis prêt à voir son personnage mourir quand les scénaristes le voudront, franchement ! Et il s’agit de…

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La performance de la semaine :
Colby Minifie

La série concernée : Fear the Walking Dead
L’épisode : S06E06 – Bury Her Next To Jasper’s Leg – 17/20


Pourquoi Pour son insupportable accent qui fait que je ne comprends rien à la moitié de ce qu’elle dit quand je n’ai pas les sous-titres, déjà. Un tel accent à couper au couteau, ça ne devrait pas être permis, et ça me la rend antipathique pour la plus mauvaise des raisons, simplement parce que je n’aime pas ne pas comprendre ce qu’elle dit, avec son grand sourire, là. Son grand sourire est une autre raison qui fait que je n’aime pas le personnage de Virginia : elle l’utilise toujours quand elle balance des vacheries ou commet des actes horribles pour nos personnages. Cela devrait être interdit, tout simplement.

colby minifie Tumblr posts - Tumbral.comAu-delà de cette haine qui s’est installée bien rapidement entre Ginny et moi, il y a tout de même l’épisode de lundi dernier qui mettait bien en avant son personnage et lui donnait de quoi jouer de belles scènes. L’actrice s’en tire à merveille dans les nouveaux registres qu’elle a pu jouer : sa peur est visible dans des tremblements quasi-imperceptibles de lèvres ou dans ses yeux qui s’écarquillent.

J’ai bien aimé la manière dont elle joue avec ses yeux, d’ailleurs, notamment dans le moment dramatique où elle pense qu’elle va mourir et parvient à apitoyer June en parlant de Dakota. Ce personnage est tellement énervant, bien sûr qu’elle a les arguments qu’il faut pour rester en vie auprès de June. La tuer serait problématique pour un tas de raisons géopolitiques dans le monde de Fear the Walking Dead, alors je comprends June… mais tout de même, ça m’aurait fait plaisir de la voir disparaître.Series Hebdo (117) – Baaaack ! | Smells like Chick Spirit

En attendant, l’actrice délivre une sacrée performance, notamment dans ce moment où elle est en tête à tête avec sa propre main et que June lui assure que c’est son jour de chance. La scène est marquante, le jeu de l’actrice largement crédible et elle parvient l’exploit de passer de personnage détestable à personnage pour qui on a une once de compassion et pas mal de pitié. Franchement, perdre sa main dans cette apocalypse zombie, ça ne donne pas du tout envie, non ? Rassurez-vous, par contre : en fin d’épisode, je ne l’aimais à nouveau plus et j’avais de nouveau envie qu’elle disparaisse au plus vite. Sur un malentendu, écoutez…


colby minifie Tumblr posts - Tumbral.comVue aussi dans : L’actrice gère plutôt bien son planning puisqu’elle est en parallèle dans Fear the Walking Dead et dans la série The Boys, qu’il faudra vraiment que je rattrape un jour. De mon côté, j’ai eu l’occasion de la voir dans plusieurs petits rôles, mais je dois vous avouer que je ne m’en souviens pas du tout. Il me semblait pourtant qu’elle avait un visage atypique dont je ne pouvais que me souvenir… mais je crois que, vraiment, tout est lié à son accent. Elle ne devait pas encore l’avoir pour son rôle de voisine de Jessica Jones ! Bon, en même temps les voisins n’étaient pas exactement les personnages les plus importants de la série, je reconnais. Autrement, elle a pas mal de petits rôles à son actif, mais rien que je n’ai eu l’occasion, même quand c’était sur Netflix.


colby minifie | TumblrL’info en + : Je n’ai pas grand-chose de ce côté-là, si ce n’est une actualité qui spoile la prochaine saison de The Boys. Bravo Jérôme, tu te spoiles une série que tu n’as pas encore commencé, c’est bien joué, surtout que ça ne te donne pas envie de t’y mettre : Colby Minifie est promue « personnage régulier » pour la saison 3, c’est-à-dire qu’elle apparaîtra dans tous les épisodes. Bon, mais si j’essaie de me convaincre que ça vaut le coup de regarder, Aya Cash est toujours dans la saison 2, et ça, c’est la meilleure raison du monde de commencer une série. Non ?


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Grey’s Anatomy – S17E03

Épisode 3 – My Happy Ending – 17/20
Il faut s’armer avant chaque épisode de cette saison, je pense, parce que la pandémie est un sujet difficile à aborder. La série le fait avec ses hauts et ses bas, mais elle parvient grâce à ça à nous balancer une belle gamme d’émotion, de la tristesse à la joie, en passant immanquablement par la fatigue. J’aime ces personnages, et j’ai l’impression que la série a encore beaucoup à nous proposer, contrairement à l’an dernier. Sinon, beaucoup d’anticipation de cet épisode, pour finalement peu, mais tout de même.

> Saison 17


Spoilers

Meredith broke protocols for every patient and we can’t break it for her?

Evidemment que Meredith nous fait un rappel des règles sanitaires en vigueur partout dans le monde. L’épisode commence donc par ça, mais aussi par Richard qui diffuse un message vidéo à tout l’hôpital, histoire de leur indiquer tout un tas de nouvelles plus ou moins positives. Si Owen se débarrasse rapidement de Tom, Amelia est tranquille avec son bébé pour regarder tout ça.

Richard annonce que les résidents ne peuvent plus se rendre auprès des patients avec Covid, histoire de les protéger, mais aussi que tout le personnel de l’hôpital aura la possibilité de passer un test pour savoir s’il est positif ou non. Une nouvelle classe d’internes débarque en avance à l’hôpital… Oh, on dirait un pilot de séries, là. Et la voix-off de Meredith ? On l’a rarement entendu se plier autant en deux dès un début d’épisode ! C’était étrange. Bon, elle a bien besoin de rire en ce moment Meredith, parce qu’elle a le coronavirus. Pfiou. Ca m’a un peu blasé comme diagnostic, elle aurait pu avoir autre chose, ce n’est pas très original comme choix.

M’enfin, avec tout ce à quoi elle a survécu depuis le début de la série, ce n’est pas très étonnant. C’est à Teddy de la traiter, et c’est énervant, parce que Teddy est trop soulante depuis une saison avec ses états d’âme amoureux. Heureusement, c’est un peu moins le cas cette semaine, parce qu’il y a d’autres choses à gérer.

Tout l’hôpital est à cran en attendant, avec Maggie qui ne parvient pas à sauver une patiente… Et comme c’est la septième de la semaine, ça commence à faire beaucoup pour elle. Les scénaristes nous rendent bien la frustration des médecins en tout cas, et ils n’aident pas Maggie qui se retrouve à s’occuper de Meredith elle aussi quand Andrew lui demande de briser le protocole pour Meredith.

Evidemment, Teddy est d’accord avec Mer qui veut aller à l’hôtel comme l’exige le règlement en place, mais ce n’est pas l’avis d’Andrew. S’il savait que pendant ce temps, Meredith passe sa journée à voir Derek. Oh, oui, elle s’effondre à nouveau et retourne à la plage, où l’on nous pond à nouveau la même scène que la semaine dernière, à peu de choses près et avec des secondes en plus. C’était long, on veut les voir ensemble !

Dans la réalité, en plus, ça tourne mal : Andrew pète un câble de voir Meredith s’effondrer, Maggie est frustrée de voir sa sœur avec une tablette, mais elle l’est encore plus de voir l’état de ses poumons, alors que Mer continue de ne pas écouter les conseils médicaux de base, du genre « ne pas travailler », « ne pas utiliser sa tablette »… Elle est insupportable ! En revanche, j’ai aimé voir Andrew envisager tout ce qu’il peut pour sauver Mer et Maggie confronter Teddy pour savoir si elle était vraiment prête à soigner Meredith avec le sérieux nécessaire.

Comme Teddy assure que oui, elle peut continuer à s’en occuper. Dommage, mais en même temps, ça fait du bien de la retrouver ailleurs que sur ses déboires médicaux. Quant à Mer, elle refuse d’entendre parler de ce qui pourrait mal tourner pour elle, même quand Amelia et Maggie insistent pour le faire. Tu m’étonnes. J’ai aimé la scène avec Amelia en vision, à s’occuper de quatre enfants, seule. La pauvre. C’est finalement à Miranda de mettre Meredith face à ses responsabilités : Alex est loin, mais c’est toujours le contact d’urgence de Meredith. Miranda lui demande de désigner quelqu’un d’autre, parce que le genre de décisions liées au Covid, c’est compliqué par téléphone… mais Meredith s’y refuse.

Elle ne veut pas imposer ça à ses sœurs. J’aurais cru qu’elle donnerait ça à Miranda, mais non. Elle le donne finalement à Richard, parce que Cormac lui donne le meilleur conseil : écrire concrètement ce qu’elle veut, puis donner cette liste à quelqu’un qui n’est pas de sa famille – quand tout l’hôpital est de sa famille, c’est compliqué – et qui se battra pour ce qu’elle veut. Il est aussi celui qui la réconforte et lui assure qu’elle peut se battre contre le coronavirus.

Il a beau dire ça, on voit qu’elle souffre Meredith ! Malgré la souffrance, elle donne donc à Richard le privilège de choisir ce qu’il adviendra de sa vie plus tard… même si elle lui annonce aussi qu’elle veut vivre, parce que ses enfants ont besoin d’elle.

Du côté de la plage, ça fonctionne vraiment bien grâce à la musique mythique de la série, malgré la distance énorme entre le couple mythique de la série. Je ne m’attendais pas à un baiser : j’ai vu les photos où ils portaient le masque, il est donc clair qu’ils n’ont pas eu de tests pour tourner à proximité l’un de l’autre… mais le fait qu’ils se hurlent finalement des mots depuis la plage, à des mètres et des mètres de distance, je dois dire que j’ai eu du mal. J’aime l’idée que le sable la retenant représente son inquiétude pour les enfants, mais je trouve dommage de réussir à faire revenir l’acteur pour finalement nous proposer cette scène très répétitive. Ils devaient donner de l’espoir !

Ce n’est pas exactement le mot qui m’est venu à l’esprit en voyant Maggie pleurer de la mort de son 53e patient et de se rendre compte à présent que ses patients sont des statistiques qui n’ont pas le privilège de mourir entourés de leurs proches. Pfiou, cette saison va être compliquée à regarder quand même, mais j’aime beaucoup sa relation avec son mec, et tous les besoins que chaque personnage ont de laisser s’exprimer leurs émotions.

D’ailleurs, Jo sort prendre l’air pour quelques instants après quatre jours sans sortir, et elle tombe sur Lincoln qui débarque à l’hôtel pour aider Hellmouth et Jackson à soigner un thérapeute spécialisé dans le sexe. Il continue de télétravailler depuis son lit d’hôpital, prodiguant des conseils à un patient pour fournir un orgasme.

Forcément, Hellmouth va sur Google et trouve quelques éléments sympathiques sur lui… qui perturbent les garçons mais intéressent Helm au plus haut point. C’était un peu lourd comme humour. Finalement, Lincoln rentre chez lui pour se déshabiller dans le jardin devant Amelia. Alors… Se déshabiller en rentrant, je veux bien, je comprends… mais dans le jardin ??

On sent bien que ça simplifie ces histoires de distance, surtout que les acteurs interprétant Amelia et Lincoln nous ont fait déjà le coup du sexe en respectant le mètre de distance la semaine dernière. Ils remettent ça cette semaine, mais avec une vraie distance entre eux, se masturbant chacun en face de l’autre, dans le jardin ?? C’est la scène la plus étrange vue depuis un moment.

Pour en revenir à Jo, elle n’a une pause que de courte durée. La pauvre ne peut pas compter sur Levi pour faire ses consultations, puisque tous les patients n’ont pas encore de résultats du test PCR. Elle s’occupe alors d’une patiente à qui elle annonce une grossesse, avant que Carina ne lui dise que ce n’est pas ça. J’étais content de revoir Carina, j’aime beaucoup le fait de l’avoir dans deux épisodes chaque semaine avec Station 19, je vote pour que ça puisse continuer encore longtemps.

Finalement, après une IRM, la patiente est bien enceinte, mais juste, le bébé n’est pas dans son utérus. Ah, cette série, toujours des trucs perchés, j’adore ! Miranda vire aussitôt Levi du cas, parce que c’est improbable une grossesse si avancée hors utérus et attachée au foie. Franchement. Il reste à savoir si la patiente veut le bébé, et c’est Carina qui s’en charge, même si Jo et Miranda sont sur l’affaire aussi. Le bébé survit et tout est bien qui finit bien, avec même Miranda qui complimente Jo, et ça, ça fait plaisir.

Bien sûr, Miranda s’interroge aussi sur la nouvelle promotion de Richard, pendant qu’ils font quelques test PCR. Pourquoi pas ? Elle apprend que Richard a un plan pour Tom maintenant qu’il a pris son poste : il le fait chef des internes, le poste que Richard a eu depuis des années. Cela ne fonctionne pas trop, mais il est rigolo d’avoir deux Ortiz désormais, une mère et une fille toutes les deux internes. L’angoisse !

Un autre interne, Chee, galère à écrire les notes qu’il est censé écrire, et ça se passe encore plus mal quand il comprend que toutes les feuilles qu’il remplit depuis des heures sont des feuilles concernant des patients morts. Sans surprise, Tom pousse à la démission pas mal d’internes, mais pas Mama Ortiz qui est géniale, et il est déprimé de voir que Richard marque un point. Il est persuadé que c’était simplement une vengeance de sa part, quand Richard semble plutôt avoir voulu le valoriser. C’est raté.

Le plus drôle est encore qu’Owen débarque ensuite pour annoncer à Tom que son test est positif et qu’il a lui aussi le coronavirus, alors qu’il était en train de parler à Teddy, n’ayant pas son masque. C’est quelque chose, ça quand même.

Les internes ? En fin d’épisode, il n’en reste plus que trois, et Richard leur fait un excellent discours d’entrée à l’hôpital. En plus, trois personnages, on pourra retenir qui ils sont – surtout qu’il y a deux Ortiz, ça va.

Il me reste à évoquer une dernière fois la plage, parce que l’épisode se termine là-dessus. Meredith veut vivre pour ses enfants, mais elle veut aussi profiter de Derek. Celui-ci lui répétant que le sable n’est pas réel, elle se décide à courir vers lui, donnant pas mal d’espoir cette fois, mais on sait bien que c’est un espoir vain. Meredith se rétame donc contre toute attente à quelques mètres de Derek, et je dois bien vous avouer que j’ai éclaté de rire… C’est réussi, j’imagine ?

Voir Meredith trempée crier à Derek qu’elle le déteste, mais qu’il lui manque, ça m’a plu ; avoir Derek qui lui confirme qu’il l’attend peu importe où il est, c’était cheesy… mais ça fonctionne, tout simplement. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose, mais j’ai terminé l’épisode sur un sourire, parce que voir ce couple en train de rire et se crier des mots doux, ça fait toujours plaisir. Ils fonctionnent, même en étant si loin l’un de l’autre. Et la porte est ouverte pour une fin plus heureuse un jour (enfin, heureuse, mais dans la mort de Mer… donc à voir). En attendant, je ne m’en lasse pas : et paf, la Meredith !

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