Grey’s Anatomy – S17E14

Épisode 14 – Look Up Child – 15/20
Je ne sais pas quoi en penser, principalement parce qu’à deux épisodes de la fin de saison tout ça prend une tournure de fin de série que je ne souhaite pas. Et puis, cet épisode recycle une idée de la saison précédente, je trouve, en arrivant moins à me convaincre. C’est peut-être là le principal problème : je n’arrive pas à voir ce que les scénaristes semblent s’accorder à voir. Frustrant.

Spoilers

Cet épisode révèle où Jackson est parti à la fin de l’avant-dernier épisode, tout en nous montrant son retour à Seattle.



Yeah, but what if it doesn’t work?

Bon, je suis partiellement spoilé sur cet épisode, mais ça ne m’empêchera pas de le regarder et le savourer, avec quarante minutes consacrées à un personnage que j’aime beaucoup : celui de Jackson Avery. On le retrouve en début d’épisode en train de conduire sous la pluie, et quelques flashbacks nous ramènent rapidement à la réalité du personnage – il a une ex qu’on adore, April, et un père qu’on connaît à peu près autant que lui, c’est-à-dire quasiment pas du tout.

Il lui rend visite, conte toute attente, parce qu’il est à la recherche de réponses de la part de son père. Soit. J’aime bien la manière très détachée dont son père lui parle et lui explique comment faire un sandwich, histoire qu’il l’aide dans son boulot en pleine pandémie, alors qu’il s’arrange pour distribuer de la nourriture à ceux qui en ont besoin.

Le truc, c’est que Jackson est toujours embêté par ce que lui a dit sa mère quand elle a assuré qu’il ressemblait beaucoup à son père lors de leur dispute. Il veut ainsi savoir pourquoi elle a pu dire un truc pareil, et il ne trouve pas meilleure manière de le savoir que d’interroger directement son père. J’aime bien cette manière de faire de la part des scénaristes, même si on ne va se mentir, ce n’est pas ma partie préférée de l’épisode de voir Jackson sympathiser avec son père autour d’une machine à découper la viande.

C’est tout de même intéressant parce que ça lui permet de mieux connaître son père… et inversement : c’est donc lui qui formule en premier le vrai malaise ressenti par Avery après l’épisode d’il y a trois semaines – Jackson est prêt à tout laisser derrière lui. Tss. C’est ce qu’il pense, mais ce n’est pas exactement ce que Jackson a en tête. En même temps, la vie de son père ne fait pas tellement rêver. Enfin, si, d’ailleurs, je pense qu’il y a des tas de gens qui aimeraient une vie comme celle-ci, mais pas moi. Et pas Jackson.

Il souhaite en tout cas comprendre pourquoi son père est parti quand il était jeune, parce que cela a eu un impact beaucoup plus important sur sa vie que ce qu’il veut bien admettre. Effectivement, c’est le cas : bien sûr qu’il fuit toujours sa vie, mais seulement après s’être assuré d’être resté plus longtemps que prévu. Et comme il s’énerve, c’est sans surprise que Jackson se blesse et force son père à s’occuper de lui.

C’est l’occasion pour lui de lui faire remarquer qu’ils ne se ressemblent pas tellement puisque Jackson est venu le voir pour envisager avec lui sa manière de voir la suite. Il remet en question ses choix avant de les prendre, là où son père les a regrettés pendant des années. Voilà qui est clair, au moins. Et ça remet les idées en place à Jackson qui va voir sa mère pour lui annoncer sa décision. Le pire, c’est que Catherine est heureuse pour son fils qui prend une décision de merde !

On en revient ensuite à la nuit d’orage où Jackson conduit jusqu’à une maison qui s’avère être celle d’April, dont le retour dans la série a fuité partout il y a plus d’un mois. Zéro surprise là, donc. L’épisode est monté de manière étrange de manière à intercaler les scènes de Jackson et son père avec celle où il est avec April, mais bon, pour le bien de la critique, j’ai préféré tout distinguer. C’est plus simple à écrire comme ça.

En tout cas, April n’a absolument pas changé depuis son départ – quelques scènes suffisent à me rappeler que j’adorais son personnage, même si elle a subi un petit massacre à un moment de la part des scénaristes. April est hyper inquiète de voir Jackson parce que ce n’est pas censé être la nuit où Jackson s’occupe d’Harriet, mais il n’est pas là pour ça.

S’il n’est pas là pour ça, c’est pourtant ce qu’il va faire, parce que leur fille est malade, que Matthew n’est pas là (dommage, ça aurait pu être sympa de revoir ce personnage) et que l’orage n’arrête pas de couper le courant. Jackson s’impose alors chez elle pour s’occuper d’Harriet, brûler quelques nonnes (oui, oui, on est chez April après tout) et finir par lui expliquer qu’il est là parce qu’il a envie de reprendre la fondation de sa mère. Rien que ça.

Ta mère est encore en vie, Jackson. J’adore retrouver April, en tout cas ; j’aimerais qu’elle soit toujours dans la série, et elle aussi probablement. Je veux dire, on lui fait parler de Meredith comme si rien n’était alors que Jackson regrette de ne pas être venue la voir plus tôt dans cette belle maison. C’est un personnage toujours aussi stressé et drôle, et elle connaît tellement Jackson que ces personnages fonctionnent encore ensemble à merveille.

Reste encore à Jackson la tache d’expliquer pourquoi il est venu dire en personne à April qu’il souhaitait diriger la fondation Fox. Il le fait en allumant quelques centaines de bougies dans la maison (d’un pompier, rappelons-le ; ça n’aurait pas fait de mal de l’avoir dans Station 19 le pauvre) : il va devoir déménager à Boston pour gérer la fondation. Sans Harriet ?

Si, si, avec. Et du coup, il veut qu’April et Matthew viennent avec lui. Ben oui, bien sûr, sans prévenir et tout ? Et en exposant encore tout son argent en assurant qu’il emploiera à la fois April et Matthew à la fondation, aux postes qu’ils voudront bien occuper. Ben oui, bien sûr, elle va laisser sa vie derrière elle pour lui, c’est tout à fait logique comme demande ça. D’ailleurs, April le souligne quand elle lui fait remarquer qu’il n’est pas le seul à mal vivre sa quarantaine.

J’ai adoré cet épisode, il faut bien le dire. Ces deux personnages fonctionnent en roue libre, on sent que le scénario est super fluide et je suis à peu près sûr qu’il a dû s’écrire tout seul. Cela a même dû être compliqué de choisir quoi garder et quoi retirer, parce que c’est à peu près évident qu’il y a énormément d’autres choses qui auraient pu être dites dans cet épisode.

Les personnages ont beaucoup de reproche à se faire en attendant que l’orage se passe et que la fièvre de leur fille tombe, et ça permet d’apporter une belle conclusion à leur relation – la conclusion que nous n’avions jamais eue, en fait. C’est tout de même frustrant, parce que je n’ai pas envie que ça s’arrête comme ça pour Jackson. Et puis, merde, peut-on penser trois secondes à Jo ? Elle se remet à peine du départ d’Alex qu’elle va perdre son sex-friend comme ça ? Limite, je préférerais qu’on nous dise que Jackson est mort à ce stade.

Je veux dire… Je suis content que les scénaristes cherchent une manière de le garder en vie, mais je n’approuve pas cette manière de le faire. Et l’électricité revient alors au moment où April était à ça de comprendre son ex-mari. Moi, en revanche, j’ai beaucoup de mal à le comprendre. Elle finit pourtant par le faire et admettre que pour l’aider à changer la fondation et faire du bien pour le monde médical, il faut absolument qu’elle change toute sa vie, sans y réfléchir plus que ça, et sans même à parler à Matthew, parce qu’il la suivra, ils le savent.

Euh… Ok. J’ai aimé les moments où Jackson évoque Matthew, même si je trouve April un brin bitchy avec son mari tout de même. J’ai aimé aussi ces moments où ils s’analysent l’un l’autre et où Jackson fait prendre conscience à April qu’il n’a jamais été contre elle et contre ses choix de vie – à part la Jordanie bien sûr. Pourtant April a raison : que se passera-t-il quand il changera d’avis ou regrettera de devenir ce PDG de fondation là ?

Le lendemain matin, elle pense pourtant qu’il est capable de tenir ce rôle et change complètement de discours. En fait, elle est même prête à partir pour Boston, parce que c’est clairement quelque chose dont elle avait besoin aussi. Et c’est là qu’April révèle ce que je craignais de voir arriver : elle et Matthew ne sont plus ensemble. Lui est auprès de sa sœur qui a eu un cancer, et il reste à Philadelphie avec elle-même si elle va mieux.

Ce ne peut pas être une surprise totale cette rupture, mais après toutes ces saisons, c’est frustrant. L’écriture de leur histoire d’amour était tordue après tout, alors ça ne devrait pas être une surprise, mais j’aimais la savoir heureuse en amour, quand même, après tout ce qui était arrivé. Puis, cette affaire de Dieu qui les réunit après tout ce temps, ça marchait bien sur le papier. Et finalement, voilà qu’elle est à nouveau célibataire, mais qu’elle n’ose pas le dire, soi-disant parce que la pandémie est en cours.

Jackson souligne aussi qu’elle était trop fière pour l’avouer, et ça marche à merveille. Faites-nous un spin-off sur Boston et ces personnages. Par contre, vraiment, ça fait recyclage cette intrigue : nous ne sommes pas loin de ce qu’ils ont fait avec Alex… Jackson va donc fuir Seattle avec son ex. Certes, ils ne sont pas ensemble-ensemble, mais bon, c’est tout comme. Au moins, c’est fidèle au personnage de le voir tout faire pour avoir Harriet avec lui, mais qu’il tourne le dos à la chirurgie, je n’y crois pas tellement.

Cela aurait pu être amené sur davantage d’épisodes, surtout… J’espère sincèrement qu’il sera encore là au prochain épisode. Et puis, là, la série approche possiblement de sa fin, alors c’est frustrant. Comment renouveler une série qui perd encore un de ses personnages préférés des fans avec une conclusion très claire ? On se dirige vers des happy ends pour tout le monde, en plus… Je ne sais pas, plus les semaines passent, plus j’ai l’impression que ça peut être une dernière saison, et ça ne me plaît pas car je veux que la série continue.

J’espère quand même qu’on gardera Avery pour les derniers épisodes de cette saison, parce que je trouve ça vraiment naze de le faire partir comme ça, sans un au revoir aux autres, sans attendre de revoir Meredith. Et puis, Catherine qui déprime en fin d’épisode, tout en étant fière là, c’est quoi cette fin ?

Station 19 – S04E13


Épisode 13 – I Guess I’m Floating – 15/20
Alors là, c’est surprenant, mais je crois que la meilleure partie de l’épisode résidait dans ses flashbacks qui étaient moins bavards que l’intrigue principale, tournant quelque peu en rond. Cela sauve l’épisode au lieu de le plomber comme le font généralement les flashbacks et ça méritait d’être souligné ici. Autrement, les scénaristes arrivent à me faire accrocher un peu plus à un personnage que je n’aimais pas jusque-là, j’espère que ça continuera.

Spoilers

Ben et Dean vont avoir une occasion improbable de se parler cœur à cœur.


– He’s gone
– And so is the boat.

La belle journée estivale commence déjà à tirer à sa fin avec l’arrivée de nuages noirs. Avant que ça ne vire à l’orage, je prends donc le temps de regarder cet épisode, même si j’en ai vu des retours mitigés ces deux derniers jours. Sans être spoilé pour autant, heureusement. Bon, cela dit, il n’y a peut-être pas grand-chose à spoiler…

L’épisode commence par Ben et Miranda au lit, et c’est tellement totalement gratuit et inutile pour l’épisode que je n’ai pas bien compris l’idée. En plus, on y revient un certain nombre de fois dans l’épisode, avec un flashback qui nous permet de découvrir que Ben a une grosseur inattendue à l’entre-jambe. Et cette fois, il n’est pas question de sexe, ce qui inquiète aussitôt Miranda. Elle ne se reposera jamais, la pauvre.

Son instinct est toutefois le bon : Ben et elle se rendent loin du Grey Sloan Hospital pour voir un médecin qu’ils ne connaissent pas et il leur annonce que la masse qui est là est vraiment mauvais signe pour lui. En fait, il pense qu’il s’agit d’un cancer qui risque d’aller vite et il propose carrément l’ablation du testicule. Bim.

En-dehors de ce diagnostic rapide, j’ai trouvé l’intrigue vraiment bien pensée, parce qu’il est intéressant d’avoir Ben avec des réactions normales, du genre ne pas vouloir être amené auprès de gens qu’il connaît pour se faire examiner le sexe ou être quelque peu bredouille quand il s’agit de parler de sa dernière éjaculation.

Il hésite ensuite à raconter à ses enfants ce diagnostic médical, surtout qu’il n’est pas prêt pour la chirurgie à laquelle il doit pourtant se préparer. Miranda envisage alors de contacter Catherine Fox pour un deuxième avis et elle n’est pas bien psychologue sur ce coup-là. Cela dit, ça se comprend bien quand elle résume l’année de merde qu’elle est en train de passer, sans même avoir à citer explicitement le covid. Je n’ai pas trop aimé cette manière d’en revenir à elle, mais c’est apparemment ce dont Ben avait besoin.

Quelques temps plus tard, Ben se rend alors sur un ferry pour célébrer les pompiers noirs de la ville, et le calendrier n’est pas idéal après George Floyd, puisque le chef continue de dire qu’ils ont besoin de la police dans un discours politiquement correct qui énerve Miller. Tu m’étonnes qu’il s’énerve. Sans trop de surprise, il se décide alors à aller confronter le chef, un peu à part sur le ferry, de nuit, parce que la nuit tombe vite apparemment. Je ne comprends pas trop ce script et cet après-midi qui vire à la soirée, mais soit.

Le chef a alors clairement un malaise cardiaque… et il tombe par-dessus bord. Soit. Miller a la réflexion la plus conne du monde à ce moment précis, à savoir qu’il saute à sa suite. Alors. Je ne sais pas, tu es pompier, tu devrais savoir que le minimum, c’est de donner une vraie alerte ou juste de prendre une des putains de bouées qui est juste à côté de toi.

Heureusement, Ben les entend et est un peu plus malin concernant la bouée. Il ne l’est pas beaucoup plus en donnant l’alerte, ne cherchant pas à confirmer que quelqu’un l’entende. Au minimum, tu appelles SUR TON PORTABLE les collègues qui sont là. Ou le 911 ? Et tu fais ça AVANT de sauter au milieu de nulle part dans de l’eau glacée.

Et puis, bien sûr, le chef continue évidemment son arrêt cardiaque au beau milieu de l’eau, et ce n’est pas bien rassurant. Il finit par faire un arrêt cardiaque et malgré la présence de deux pompiers à ses côtés, il ne peut être sauvé. Triste. Cela nous laisse les pompiers perdus dans l’océan, parce que le ferry est parti sans eux. Et comme il fait nuit, le tournage a dû être éprouvant pour les acteurs, franchement.

Ben a encore espoir d’avoir son portable sur lui – ce qui n’est pas le cas puisqu’il a été assez malin pour retirer sa veste – alors que Miller en arrive à jeter son portable dans l’eau quand il voit qu’il ne fonctionne pas. D’accord, mais c’est complètement con. Je veux dire, le portable, c’est une chose, il ne le pourra pas le récupérer… mais la carte SIM ?? L’éventuelle carte SD ? Il y a toujours des choses à sauver sur un portable inondé.

Bon, en tout cas, nos héros sont dans l’embarras sans portable à dériver comme ça. J’aurais aimé voir ce qu’il se passait sur le ferry, mais les scénaristes se sont contentés de rester sur ce trio, avec le chef mort qui continue de flotter avec eux parce que Dean refuse de le laisser couler, même si cela serait la bonne chose à faire pour survivre facilement dans cette eau glacée. En plus, j’imagine que c’est du coup un mannequin, mais c’est galère pour les acteurs quoi.

Ces personnages font la causette malgré tout, racontant tout ce qui leur arrive comme si de rien n’était. Oh, Dean a quand même peur de se faire bouffer par un requin (not gonna happen) et finit par raconter à Ben qu’il a envie de dire à Vic qu’il est amoureux d’elle. Sérieusement ! J’étais content de savoir cette intrigue laissée derrière nous, pourquoi y revenir ?

Le pire, c’est que malgré cette situation stressante, la meilleure partie de l’épisode reste… les flashbacks. Ceux sur Ben sont hyper prenants (et il raconte ainsi à Dean qu’il a un cancer, entre deux conversations sur George Floyd). De son côté, Dean a aussi droit à des flashbacks, comme Ben. J’étais par contre loin de me douter de ce qu’ils allaient lui pondre comme intrigue : alors qu’on repartait encore sur le procès à venir avec un rendez-vous entre lui et l’avocate, on s’est subitement retrouvé avec les parents de JJ à sa porte.

Rien que ça. C’était plus qu’étonnant, mais ça fonctionne très bien de voir pourquoi elle était si allumée à cause d’eux finalement. Ben oui, les beaux-parents sont atroces et ont carrément appeler ses parents au lieu de l’appeler lui. Tu m’étonnes que JJ les fuit comme ça ! Les parents de Miller débarquent donc aussi chez leur fils.

C’est horrible comme manière de procéder, mais ils sont malgré tout très touchants de vouloir être dans la vie de Prue maintenant qu’ils sont conscients d’avoir une petite-fille. Oui, oui, JJ leur a balancé qu’ils étaient grands-parents, avant de retourner dépenser l’argent de ses parents en Inde. Oui, JJ a une vie toujours aussi passionnante, même si elle ne donne plus aucune nouvelle à Dean

L’argent de ses parents ? Ils possèdent la moitié de Seattle, en fait, ils sont richissimes. Bien sûr, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, mais sur trois générations, avec celle du milieu chassée des USA par le racisme ambiant. Cela leur permet d’expliquer à Miller et ses parents que la famille compte plus que tout et qu’ils ont bien envie d’être de la famille eux aussi. D’ailleurs, ils achètent des cadeaux à tout le monde, histoire de se faire accepter plus facilement.

Ce n’est toutefois pas gagné. Pour en revenir au présent et à nos personnages perdus en mer, ils aperçoivent enfin un bateau qui pourrait leur venir en aide… mais tout ce qu’ils gagnent, ce sont des remous les forçant à laisser le chef dériver – AVEC la bouée de sauvetage qu’ils auraient pu garder pour eux. L’hypothermie finit par faire son boulot aussi pour les inquiéter encore plus, avec Dean qui ne sent plus ses jambes. Forcément, ils en reviennent à parler de Prue et Joey. La première a un avenir plus qu’incertain si Dean meure, alors il demande à Ben de s’en occuper. Le second est loin de ses années en tant que SDF, puisqu’on le voit carrément s’intéresser de très près à la médecine maintenant qu’il est recueilli par Miranda et qu’il a plein d’exemples de médecins noirs.

C’était cool, ça, j’ai aimé voir les scénaristes nous paver un futur pour lui. Par contre, j’ai moins aimé voir les deux personnages s’évanouir dans l’eau glacée. Ben se réveille alors sur une plage, et on nous fait un mini-suspense sur Dean, mais il est en vie aussi, alors tout va bien. Sur la côte, il y a des garde-côtes pour les retrouver et pour nous amener au passage avec eux Miranda et Vic. C’est cette dernière qui s’est occupée de Prue toute la nuit et elle répond à Miller qu’elle l’aime aussi quand il lui avoue ses sentiments – mais bon, le sien à elle est totalement amical, je pense. Par contre, personne ne leur demande rien pour le chef et il y a un type qui fait son jogging tranquillement, ça n’a aucun sens comme toute fin d’épisode.

 

 

 

The Rookie – S03E12

Épisode 12 – Brave Heart – 18/20
Il n’y a pas à dire, c’était un bon lundi pour les séries ! Enfin, un bon dimanche soir aux USA. Bref, cet épisode est très bon, parce qu’il ramène plein de situations et personnages que l’on connaît déjà pour les développer de manière efficace, sans pour autant être forcément un épisode de série policière. On se prend au jeu et au suspense sur au moins deux des trois intrigues, et c’est suffisant pour avoir une bonne dose d’adrénaline en plus du divertissement.

Spoilers

Henry est emmené en urgences à l’hôpital, où Nyla se rend compte qu’une connaissance d’Angela traîne.


Do the open heart surgery

Oula ! Comment avais-je oublié qu’Henry s’était effondré dans la cuisine de son père à la fin de l’épisode précédent ? Deux semaines et voilà, on oublie tout. Le début d’épisode nous remet dans l’ambiance avec John qui emmène son fils à l’hôpital et nous rappelle qu’il a un lourd passé médical avec plusieurs opérations du cœur en tant que bébé.

Je sais qu’on le savait, même si je ne m’en souvenais pas du tout. De toute manière, on pourrait probablement remplir une bibliothèque avec les petits détails que j’oublie à force de voir trop d’épisodes de séries. En tout cas, Henry subit toute une batterie d’examens pour déterminer ce qui lui arrive, forçant Nolan à attendre gentiment en salle d’attente – sans que Grace ne pointe le bout de son nez. Vraiment, ils ont zappé le personnage du jour au lendemain, c’est fou.

Nyla s’inquiète bien sûr pour son bleu et vient lui rendre visite avec Tim, qui est sûr de rester coincé pour la journée à l’hôpital puisqu’ils ont leur uniforme. Il n’a pas tort, même si Nyla affirme le contraire. Gray rend lui aussi visite à Nolan, qui s’inquiète aussitôt d’être en arrêt alors qu’il n’est pas censé y avoir droit en tant que bleu. Heureusement, Gray sait que la famille est importante et laisse couler cette situation.

Je ne suis pas sûr que tous les flics feraient ça. Pour en revenir à Henry, on découvre enfin l’identité de sa mère – l’ex-femme de Nolan est interprétée par Emily Deschanel. Evidemment qu’ils prennent une actrice beaucoup trop connue du petit écran pour ce rôle ! Je trouve ça vraiment chouette cette série qui nous ramène plein de visages connus en permanence. Bon, j’avais dit qu’on en revenait à Henry et il se retrouve ainsi à pouvoir faire deux opérations.

Il doit choisir entre une opération avec peu de risque, mais la certitude de revenir à l’hôpital pour une autre opération à un moment, ou alors une opération beaucoup plus lourde, la forçant à quitter son job tout récent et à jouer avec sa vie – l’opération vient avec un risque de 20% de ne pas s’en sortir. Euh. Moi, mon choix serait vite fait pour le coup. Le médecin est très direct, mais je l’aime beaucoup et elle mériterait de rejoindre une série médicale tellement sa manière de ne pas faire de chichi est efficace.

C’est rare les chirurgiens bien écrit – elle est juste là pour jouer la chirurgienne, rien de plus, ça doit aider. La mère et la fiancée veulent évidemment qu’ils ne prennent pas ce risque de 20%, et je les comprends tout à fait. Je ne parie jamais rien, autant revenir régulièrement à l’hôpital malgré les factures, hein. Chaque jour gagné est précieux, il me semble.

Pas de bol, Henry a très envie de ne plus remettre les pieds à l’hôpital dans sa vie – spoiler, mec, c’est impossible – alors il veut prendre le risque de cette opération qui pourrait pourtant le tuer, même s’il sent bien que ça ne plaît pas à sa famille. Il a à peine le temps de leur dire ça qu’il s’évanouit à nouveau, forçant la famille à faire un choix alors qu’il est en plein arrêt cardiaque. Quelle horreur, franchement, voir quelqu’un qu’on aime comme ça, sur le point de mourir.

Et contre toute attente, Nolan prend la décision de faire ce qu’Henry veut, malgré les risques : son ex-femme accepte, bien sûr, mais elle était partante pour imposer sa décision à l’origine, surtout que la fiancée de son fils ne disait rien. En même temps, c’est la douche froide pour elle qui n’était pas au courant de ce pourquoi elle s’engageait avec lui.

Nolan prend ensuite le temps de parler un instant avec sa femme et c’est fou de voir ces deux gros acteurs du petit écran ensemble. En plus, leur alchimie en tant qu’ex fonctionne plutôt pas mal. Sa femme lui reproche pour une fois son optimisme. C’est clairement la première fois qu’elle le fait, mais pas la première fois qu’elle le pense.

Sarah envisage le pire, à chaque opération de son fils il envisage le meilleur, et on comprend mieux pourquoi ils sont séparés, au moins. C’est terrible en tout cas, et ça nous permet de nous rappeler que Nathan Fillion est aussi un excellent acteur dramatique. Malgré tout, Sarah est celle qui finit par rassurer la fiancée de son fils quand elle veut entendre qu’il ira bien, parce qu’elle sent que son ex-mari ne peut le faire.

Joli couple qui reste soudé malgré le divorce, ça, l’amour d’un enfant, ça fait beaucoup ! Finalement, nous apprenons en fin d’épisode qu’Henry est sorti d’affaire et que tout va bien. C’est gros, mais ça permettait d’occuper l’épisode avec une intrigue un peu loin de ce qu’ils font d’habitude.

De son côté, Tim est débordé par l’organisation par l’organisation du mariage d’Angela et demande conseil à Nyla avant de sortir de l’hôpital. Ils n’en sortent toutefois pas puisque Nyla se rend compte que des hommes cachent des armes sous leurs vestes, et aussitôt elle veut savoir qui ils sont. Il n’en faut pas plus pour comprendre que l’épisode va nous ramener La Fiera dans l’équation.

En effet, c’est pour elle que ces hommes armés travaillent. La Fiera, c’est un cas pour Angela, et ça tombe bien, parce qu’elle est à l’hôpital aussi, sur un jour off. Angela et Wes commencent à envisager la venue du bébé, même si Angela ne veut pas savoir le sexe de son futur enfant et refuse également de choisir le prénom avant son arrivée. Elle est sacrément superstitieuse, dis-donc.

Evidemment, elle reçoit un appel de Gray pour l’informer du retour de la Fiera aux États-Unis et se met aussitôt sur l’enquête. Elle a à peine disparu que le docteur l’appelle, ce qui est plutôt drôle à voir. Elle se rend aussitôt au huitième étage pour parler à La Fiera. Je trouve ça plutôt cool de les retrouver ensemble ces deux-là, surtout que La Fiera est un personnage intéressant pour la série.

La Fiera révèle qu’elle sait le nom de Wes et qu’elle est heureuse de voir Angela porter son bracelet… on voit d’où vient la superstition d’Angela d’un coup. Je ne la sens pas cette Fiera pour la suite, malgré sa relation sympa avec sa hermana. On sait vers quoi ça se dirige : une baronne de la drogue pote avec une flic, ça ne peut pas bien se terminer. Cela force toutefois à Wes à reporter de quelques minutes le rendez-vous d’Angela. En plus, pour ne rien arranger, Tim se rend compte que Mack est également à l’hôpital et qu’il parle à la Fiera sur une vidéo de caméra surveillance.

Mack, c’est son pote de l’épisode de la convention de flic. Une fois de plus, il est clairement drogué quand il révèle aux flics qu’il bosse comme garde du corps pour un certain Thomas Madrigal, un homme qui fait face à plusieurs accusations au même moment, mais qui est surtout connu des services de police comme un baron de la drogue. Aïe, ça fait deux barons dans le même hôpital américain, c’est mauvais signe.

Ils sont interrompus par le fils de Madrigal qui est très odieux avec le garde du corps de son père, mais peu importe. L’important, c’est que Nyla propose aussitôt de mettre en service son expérience de flic sous couverture. Elle est habituée et connaît bien les règles des écoutes, notamment la règle des deux minutes qu’elle a pour enregistrer une conversation censée être privée. Elle a de bons réflexes pour avoir un angle de vue intéressant et pour être capable d’écouter ce qu’il se passe dans la chambre d’hôpital.

Grosso modo, toutes les deux minutes, elle doit arrêter pendant trente secondes l’enregistrement tant que rien d’illégal n’est évoqué. Nyla a aussi le droit à une traductrice si elle ne comprend pas tout, et comme son espagnol serait rouillé, elle autorise Angela à écouter également ce qu’il se passe. Cela tombe bien, puisque quand elle se met à écouter, La Fiera se pointe dans la chambre de Madrigal. Elles ont quelques secondes restantes et on sent bien que ça va partir en vrille entre les deux barons. Tant qu’il n’y a rien d’illégal, elles n’ont pas le de rester à écouter… je m’attendais vraiment à ce que le deal soit fait pendant ces trente secondes.

Pas folle, La Fiera sait bien qu’Angela doit être en train de l’écouter, alors elle paie un homme de ménage pour qu’il passe l’aspirateur pile à ce moment. Le temps qu’Angela l’arrête, il ne reste que quelques secondes malheureusement pour écouter Madrigal et La Fiera échanger de simples formalités. Nos flics ont trente secondes de pause, ce qui est suffisant pour qu’elles parlent de leur vie privée. Angela parle donc son bébé très rapidement, alors que Nyla lui parle de ses rencards du moment. Elle oscille toujours entre ses amants, donc. Bien. On verra ce que ça donnera dans un prochain épisode, ce n’est clairement pas le but ici.

Quand les écoutes peuvent reprendre, La Fiera demande au lord de la drogue si son fils joue aux jeux vidéos, et on voit bien qu’il s’agit d’un nom de code. Et là, pour le coup, Angela n’a pas le droit d’écouter tout ça, mais bon, elle le fait même s’il n’y a pas un mot d’espagnol. Cependant, La Fiera est maligne, beaucoup trop : elle menace Wesley et c’est trop tard pour qu’Angela y fasse quoique ce soit. En effet, Wesley a baissé sa garde dans la salle d’attente de l’hôpital.

Il suit donc un homme qui se fait passer pour un détective l’emmenant auprès d’Angela, mais l’homme le conduit juste dans le parking sous-terrain de l’hôpital. C’est si abusé. Wesley récupère vite les bons réflexes quand il comprend ce qui est en train de se passer et n’hésite pas à menacer son kidnappeur, mais je ne suis pas certain que ce soit suffisant pour lui. Il y a clairement des objets de torture dans la camionnette, mais le but est finalement juste de faire flipper Angela en l’éloignant suffisamment longtemps.

Quand il remonte dans l’hôpital, Angela est évidemment soulagée de le retrouver et inévitablement, Wesley demande à Angela de laisser tomber La Fiera pour le moment, au moins jusqu’à la naissance du bébé… seulement, ce n’est pas le genre de sa femme de laisser tomber, malgré la grossesse. Elle est très énervée par La Fiera et elle n’hésite pas à aller lui dire en face dans une confrontation franchement… peu crédible. Et ça nous est confirmé : Angela fait semblant de s’énerver pour que La Fiera pense sa stratégie efficace.

En vérité, les filles ont arrêté d’écouter, oui, mais Gray s’est mis sur le coup. Il leur affirme qu’il a eu ce qu’il voulait dans l’enregistrement, avec un arrangement entre La Fiera et Madriga. Angela prend alors le temps de retourner voir La Fiera qui, officiellement, était là pour s’occuper de son fils Diego et de son opération du genou.

La situation part en vrille tellement vite ! Je ne m’y attendais pas du tout : un van s’arrête derrière Diego, et il ne s’agit pas des hommes de La Fiera comme je m’y attendais. Du coup, elle aurait pu réagir plus vite, elle, franchement. De ce van noir sort un homme avec un flingue qui nous tue sur le coup Diego de plusieurs balles. C’est tellement improbable.

En plus, Angela, enceinte toujours !, est là, juste derrière Diego. J’ai eu peur pour elle, ça sentait vraiment super mauvais. Finalement, elle peut se mettre à couvert en protégeant à nouveau La Fiera, mais c’est de toute manière trop tard pour sauver Diego. C’est horrible. Nyla et Tim débarquent bien sûr en renfort et Tim se débarrasse de l’un des tireurs sans trop de problème.

Nyla se charge du deuxième et la situation de tension est vite oubliée, sans conséquence apparente pour la santé d’Angela ou du bébé. C’est dingue, ça, et peu crédible, mais tant mieux. En tout cas, Gray est vraiment ravi de son jour off… et Angela aussi, j’imagine ? Quand elle revient sur la scène du crime de son fils, La Fiera est froide et déjà résolue, demandant simplement quand elle pourra récupérer le corps de son fils. Et cette froideur n’est pas bon signe : elle a perdu son humanité en perdant son fils. Nyla et Gray craignent maintenant une guerre de cartels, et je pense qu’ils ont bien raison de la craindre, parce qu’on est dans une série après tout.

Wesley, lui, retrouve Angela en pleurs après son examen médical. Tout va bien pour elle, mais elle pleure la mort de Diego. Il faut dire que si elle ne les avait pas retardés, Diego aurait pu réussir à s’en tirer, non ? Enfin, ça ne sert à rien de refaire le monde. Cette intrigue était vraiment chouette.

De son côté, Tim essaie une fois de plus de convaincre Mack de décrocher de ses drogues, mais c’est en vain. Il a pourtant tous les bons arguments pour ça, alors Mack l’écoute… C’est intéressant cet épisode qui nous ramène plein de personnages secondaires. Mack et Tim se réconcilient a priori et parlent même de l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille d’Angela, sans pour autant donner une super idée à Tim.

En parallèle de tout ça, Lucy et West sont eux aussi à l’hôpital, ce qui tombe bien pour limiter le coût du tournage de l’épisode, dis donc. Ils y amènent une femme qui a eu la bonne idée de se faire remarquer en ville en tentant de prendre la fuite en les voyant. Blessée, elle doit se faire soigner et recoudre le bras.

Ils perdent de vue la femme par contre, ce que je trouve étonnant – je sais qu’il y a le secret médical et tout, mais ça irait vite tout de même pour elle de s’enfuir. D’ailleurs, une fois recousue et alors que Lucy parvient enfin à avoir au téléphone les membres de l’administration d’une école dans laquelle Tamara est censée s’inscrire, la suspecte s’enfuit, forçant Lucy à raccrocher. La pauvre.

West et Lucy la rattrapent d’autant plus vite que la suspecte s’évanouit en pleine rue. Ils la soupçonnent aussitôt d’avoir des drogues dans son estomac. Quand elle confirme cette information, ils sont obligés de rester coincé plus longtemps à l’hôpital, le temps que les médecins s’occupent d’elle. Bof. Tout ça est une intrigue beaucoup moins prenante que celle de La Fiera pour le coup, mais c’est parce que j’attendais le moment où tout se rejoindrait.

En fait, ce n’est pas ce qui était prévu, c’était juste une intrigue pour parler de l’évolution de Tamara. En effet, Lucy se rend compte que West espionne Tamara parce qu’il la soupçonne d’avoir volé une statue de Baby Yoda. Cela nous met les colocataires en froid, parce que West n’a pas confiance en la protégée de Lucy – et aussi parce qu’il est cinglé à mettre une caméra dans l’appartement pour vérifier ce qu’elle fait.

Il se trompe pourtant parce que c’est Lucy qui l’aurait cassé, cette statue. Ouais, j’ai mis le conditionnel dans mes notes. C’est confirmé en fin d’épisode, mais je ne savais pas s’il fallait croire Lucy, parce qu’elle est prête à beaucoup pour protéger Tamara, je pense. Et c’est tant mieux, parce qu’elle a raison de le faire. Avant d’en arriver à cette preuve, Lucy est forcée de raccrocher à nouveau son téléphone malgré l’attente puisque la suspecte est de nouveau en état de leur parler.

Ils s’arrangent donc pour lui demander de témoigner contre la personne qui lui a fourni la drogue, la prenant aussi en pitié et tentant de l’aider. Malheureusement, elle s’arrête en pleine réflexion bien rapidement : elle se met à convulser et est aussitôt emmenée en urgence au bloc opératoire. Décidément, cet épisode !

Dans l’attente de revoir cette suspecte qui finira en bon état, Lucy finit par découvrir que Tamara est acceptée dans son école. West veut aussitôt s’excuser auprès de Tamara, mais Lucy lui affirme que cela lui briserait le cœur. Elle a bien raison, surtout que Tamara est vraiment touchante en fin d’épisode : elle leur fait à manger et rachète un Baby Yoda à West. Oh, bien sûr, il a moins de valeur que l’original, mais le geste est vraiment touchant.

Bien sûr, West culpabilise et est vraiment sur le point de s’excuser, mais Lucy l’en empêche… Tout ça nous permet de découvrir que Tamara ne connaît pas Star Wars, et la pauvre, elle va passer de longues soirées ensuite, parce qu’elle pense qu’il n’y a qu’un film… Aha. West est ravi de revoir une troisième fois de The Mandalorian et de tout lui montrer. Je regrette presque de voir cet épisode aujourd’hui, un 3 mai, alors que demain, c’est le May the Fourth (be with you). J’imagine que ce n’est pas qu’un hasard du calendrier ?

Ce n’était pas la meilleure des intrigues côté flics, mais j’aime le développement des personnages et l’étrange famille que ces trois-là forment à présent.  

Grey’s Anatomy – S17E13

Épisode 13 – Good as Hell – 18/20
On change d’ambiance après le spin-off, mais l’épisode n’en est pas moins bouleversant en réussissant à gérer à merveille son ascenseur émotionnel. Les personnages et intrigues évoluent plus ou moins vite, bien sûr, mais ça reste parfaitement cohérent et agréable à suivre. J’ai envie d’une saison 18, franchement, même si je ne suis pas super fan de la fin d’épisode, manquant un brin de tact.

Spoilers

Alors que les chirurgiens tentent de comprendre pourquoi Mer ne se réveille TOUJOURS pas, Amelia reprend enfin du service et Jo comme Levi sont surpris par la tournure de leur journée respective.



People love you Mer, people need you.

La plage est de retour ? Encore ? Patrick Dempsey aussi ? ENCORE ? Et il est beaucoup plus proche de Meredith cette fois, parce qu’ils arrivent à marcher côte à côte. Décidément, la série nous torture avec le personnage de Meredith qui ne se réveille pas cette année, c’est quelque chose. À quatre épisodes de la fin de la saison – possiblement la série – c’est frustrant.

Elle ne se réveille pas, et ça stresse Maggie qui en parle à Winston alors qu’ils attendent le départ d’une infirmière de l’hôpital après six semaines d’hospitalisation pour le covid. Au secours. C’est terrible de se dire que cette haie d’honneur qui lui est organisée est probablement inspirée de la réalité et de ce qu’il s’est vraiment passé pour ces héros du quotidien qu’on ne connaît pas.

Là-dessus la série traite bien le sujet, et la frustration qu’il reste autour de Meredith pour Teddy qui sort d’une session avec sa psy est très crédible. Il faut dire que Meredith est censée aller mieux et ne devrait pas avoir besoin de quoique ce soit de plus pour rester éveillée plus de deux minutes. Richard est déprimé par la situation, alors que Winston et Teddy proposent de nouveaux examens pour en savoir plus sur sa situation.

Cela permet à Winston de papoter un peu avec Meredith. Il lui a apparemment parlé au téléphone – improbable ! – mais il aimerait quand même l’entendre parler pour de vrai, cette fois. Teddy est à nouveau hyper stressée face à l’état de Mer, cherchant à comprendre ce qui ne se passe bien dans sa guérison. Elle finit par trouver, et c’est encore un autre organe qui lâche et nécessite une intervention d’urgence.

Winston n’est pas pour la faire, puisqu’elle est de sa future famille et… ça signifie que c’est à Teddy de s’y coller. Je ne pense pas qu’ils iront jusqu’à la faire être responsable de la mort de Mer cela dit. Heureusement, si elle n’écoute pas Richard qui ne souhaite pas la voir opérer, elle occupe davantage Owen. Cet épisode est bien horrible côté covid. Owen pète ainsi un câble au beau milieu de l’hôpital lorsqu’il perd une patiente qui semblait pourtant aller très bien une semaine plus tôt et il se retrouve même à pleurer au téléphone quand il doit annoncer le décès à la famille. L’horreur, quoi.

Il en parle ainsi à Teddy afin qu’elle comprenne qu’elle ne se remettrait pas d’un nouvel échec. Teddy décide donc d’appeler Winston à la rescousse malgré tout et ça fait une excellente scène entre eux. Malheureusement, après l’opération, Meredith ne se réveille toujours pas et ça laisse Teddy en pleine crise d’angoisse d’avoir fait quelque chose de mal.

Owen est heureusement là pour elle, et elle a bien besoin de sa présence, non pas pour coucher comme elle le souhaite, mais pour pleurer.

Pendant ce temps, Meredith papote avec Derek, et c’est impressionnant tout ce qu’il restait à écrire pour ce couple afin de tourner la page définitivement. Il est ainsi d’abord question de la mort de Derek et de ce qu’il n’a pas entendu tout en l’entendant, puis des enfants, forcément. J’ai aimé que leur conversation en repasse par Amelia, beaucoup moins la scène où Mer et Derek se retrouvent en mariés sur la plage.

Ils n’ont jamais vraiment eu leur mariage, ce qui est fou pour un couple aussi culte, alors je comprends l’idée derrière cette scène, mais les acteurs ont clairement refusé de s’embrasser – que ce soit à cause du covid, j’y crois moyen. Ils ont toujours une alchimie dans les scènes où ils parlent, mais dans ce face à face où l’on veut les voir s’embrasser et où le baiser ne vient pas, c’est plus frustrant que beau. Alors oui le plan large, très large grâce au drone, donne l’impression d’un baiser, mais bon… c’est plus frustrant qu’autre chose, vraiment.

Chez elle, Zola rentre pleurer un coup, à la fois pour sa mère et pour son pays. Ben oui, George Floyd vient juste de passer par-là et ça fait beaucoup pour une enfant, une pandémie, une mère à l’hôpital qui ne rentre toujours pas et une couleur de peau qui la met en danger chaque fois qu’elle sort de chez elle, qu’elle le veuille ou non. C’est horrible, mais elle a au moins une tante géniale pour s’occuper d’elle, et non, ce n’est pas Amelia car Amelia a mieux à faire cette semaine ; c’est Maggie.

Cette dernière est toutefois sceptique quand Winston lui propose, avec l’accord de Richard, de faire venir Zola à l’hôpital pour voir Mer. Elle est désormais négative au covid et il est possible qu’entendre sa fille lui donne une énergie nouvelle pour se réveiller et guérir. Cette intrigue est particulièrement atroce pour toutes les familles qui n’ont pas pu voir de proches pendant cette crise, quand même, mais bon, admettons : si l’on met de côté cet énorme manque de tact et considération, c’est très beau de toute manière de voir Zola venir voir sa mère pour lui faire un câlin.

Malheureusement, cela ne change rien du tout, alors que tous les espoirs reposaient à présent sur Zola. C’est fou. Winston culpabilise en plus, parce qu’elle n’est pas que la sœur de sa future femme, elle est carrément Meredith Grey. Les scénaristes jouent tellement avec nous, alors que Meredith ne se réveille toujours pas.

En rentrant chez elle après une journée chargée, Amelia apprend donc que Zola est à l’hôpital, et ça aussi, c’était abusé de découvrir que personne ne l’avait prévenue, juste parce qu’elle était en train d’opérer. Ah oui, en début d’épisode, Amelia interrompt Lincoln en pleine consultation visio avec un patient. Si j’avais l’impression qu’elle en profitait pour mater le patient torse nu, elle se rend en fait vite compte qu’il a un problème neurologique.

Ni une, ni deux, elle passe en consultation avec lui, puis se rend à l’hôpital avec Linc. Je n’ai pas trop aimé la manière dont ce dernier voulait la freiner dans sa reprise à l’hôpital. Je comprends que ça lui fasse peur de voir son patient dont la carrière est en jeu sur une table d’opération où un millimètre de décalage de la part d’Amelia pourrait être fatal… mais de là à lui mettre Tommy sur le dos comme il fait ? Humph.

On sent bien qu’il lui fout plus de doute qu’autre chose. Une minute de pose Wonder Woman plus tard, Amelia est toutefois prête à opérer, et elle gère tout comme il faut. J’ai aimé la voir se préparer à l’opération, comme j’ai aimé voir Linc se rattraper dans le soutien qu’il lui apporte ensuite – et dans sa conversation avec Tommy. Remis du covid, on sent bien que ce dernier a tout de même du mal à se faire à son nouveau quotidien, et je le comprends. Ce n’est pas évident tout ça, surtout avec Meredith qui continue d’aller mal.

En parallèle, Jackson a disparu pour de bon, apparemment, et ça me rappelle le départ d’Alex l’an dernier, alors je ne suis pas pour. En attendant, ça laisse Jo bien seule puisque Levi est occupé avec Niko, encore. Je déteste Niko et ce n’est pas près de changer quand je vois comment il se comporte avec lui, que ce soit en privé (enfin, en public) ou au boulot. Il le remet toujours en place, c’est insupportable.

Levi continue d’évoluer en tant que chirurgien, au moins. Et dans son couple ? Il finit par lui réclamer un espace dans la salle de bain car il en a marre de voir Niko avoir peur de le voir s’installer un peu plus. C’est vrai que c’est très ridicule cette affaire de trousse de toilettes, depuis le temps qu’ils sont ensemble, ça ne me paraît pas aberrant de la laisser derrière lui.

Levi n’est pas au bout de ses surprises pour autant, avec un Niko qui lui balance d’un coup qu’il est amoureux de lui et qu’il a envie de le voir s’installer chez lui. Euh, pardon ? C’est un sacré grand écart et j’étais heureux comme tout de voir Levi s’enfuir. Non, vraiment, j’ai rigolé. Je me doute que les scénaristes vont vouloir nous les mettre ensemble… mais c’est abusé comme je n’aime pas leur couple et comme je suis heureux de cette réaction de Levi qui s’empresse d’aller retrouver une Jo complètement paumée de le voir ne pas aller avec son mec. Nickel.

Jo a plus de mal à évoluer en tant que chirurgienne, puisqu’elle veut changer de spécialité… ce qui ne convient pas tellement à Bailey. Elle a besoin de chirurgiens généraux en ce moment, alors elle refuse de voir Jo changer de spécialité tant qu’elle n’aura pas récupéré au moins Meredith. Effectivement, l’hôpital est en manque criant de chirurgiens avec Mer, Andrew, Carina ou Jackson en moins. Et Teddy qui revient tout juste !

Bon, il y a Winston qui vient d’arriver par contre, alors elle abuse un peu, mais c’est vrai qu’il y a du mouvement dans cette pandémie. Cela laisse quand même Jo seule face à un dilemme horrible : sans l’accord de Bailey, elle doit reprendre ses études en bas de l’échelle, et redevenir interne. C’est fou, comme système.

Heureusement pour elle, Bailey bosse toute la journée avec Levi sur le cas d’une femme qui laisse tomber sa brillante carrière pour son hobby de quarantaine, et ça permet à Bailey de se rappeler que l’essentiel est d’aimer ce qu’on fait et que la vie ne peut être qu’une suite d’emmerdes. C’est plutôt une bonne chose cette patiente, parce que ça nous recalme Bailey qui repartait en vrille comme avant sa crise cardiaque.

Ainsi, elle peut finir l’épisode en acceptant que Jo tente de changer de spécialité et trouvant que c’est une merveilleuse idée de laisser Zola parler à sa maman. Heureusement, parce que tout le monde dénonce bien vite Winston, alors si ça n’avait pas marché, ça aurait été gênant. Contre toute attente, et alors qu’Amelia débarque paniquée à l’idée que quelque chose soit peut-être arrivée à sa sœur, suivie par Richard paniqué de voir Amelia paniquée, Meredith se réveille, riant face à la générosité de sa fille.

Elle dit ainsi au revoir à Derek dans un très joli câlin et coucher de soleil, et Derek peut s’en aller seul sur la plage (en plein jour à nouveau, ça a du bon le paradis). Plus que trois épisodes avant un gros happy end, donc – pas la fin que j’imaginais pour la série, mais définitivement celle qu’ils devront fournir cette année car la fin dark que j’imaginais pour la série n’est pas possible en pleine pandémie, hein. Content de voir Meredith se réveiller ; j’imagine maintenant une dernière scène de saison où elle retourne enfin au bloc après un double mariage express de ses sœurs. On verra. Derek lui demande aussi de ne pas rester seule et d’être heureuse en amour, alors Cormac devrait avoir quelques scènes dans les épisodes à venir.