Scrubs (2026) – S01E06 – My V.I.P – 16/20

La rotation des acteurs secondaires présents se sent un peu trop à mon goût dans cet épisode – et de manière plus générale dans la saison. C’est le cas dans plein de séries, mais c’est dommage. Cela casse parfois un peu les intrigues quand on sent qu’un autre personnage devrait être là. Au-delà de ça, la série parvient malgré tout à remplir son contrat. C’est une comédie qui doit être drôle. Elle l’est, et c’est parfait.

Spoilers

Eliott a peur de tomber amoureuse.

You two have a very cute « Will they, won’t they, will she kill you ? » thing going on.

J’ai aimé ce début d’épisode où JD se fait quelques réflexions sur les relations amoureuses à l’hôpital : il y en a plein et c’est logique car ils passent tout leur temps ensemble. Oui, c’est aussi pour ça que c’est une mauvaise idée de coucher avec des collègues : il retombe sur Lily la harpiste qui m’a fait éclater de rire dès qu’elle le remarque. Le changement de ton est dingue.

Bref, tout ça mène à l’arrivée d’un VIP à l’hôpital, Mister Walton. JD fait équipe avec sa nouvelle némesis Kevin. Je l’adore, tout simplement, il me fait rire à chaque fois. Kevin n’est pas ravi de bosser avec JD, mais bon, quand il s’agit du bien d’un patient, ils savent faire des efforts.

L’épisode tourne au film noir avec une vraie enquête pour savoir ce qui arrive au patient, et c’était plutôt drôle. Rien de bien difficile ou surprenant dans les twists de l’épisode, mais eh, ça marche. JD pense donc que la femme du VIP essaie de le tuer, mais il est finalement révélé qu’elle échange simplement deux crèmes, par accident.

La harpiste ? JD a la bonne idée de lui envoyer un véritable prédateur sur le dos, histoire qu’elle puisse détester quelqu’un d’autre de l’hôpital plutôt que lui. C’est logique.

Eliott a un nouveau boyfriend, c’est officiel : elle sort désormais avec le type qui transporte les organes, Wes. C’est un métier original, ma foi. Turk est assez fan de lui apparemment et n’apprécie pas de voir JD le rabaisser. JD semble changer d’avis quand il lui offre un pin. Oh, bien sûr, JD n’est pas le seul à avoir des doutes sur Wes.

Eliott se pose ainsi des questions sur Wes et elle demande à Turk de mener son enquête. Honnêtement, c’est le genre de mission qui semble être faite pour Carla. Malheureusement, elle n’est pas dans l’épisode. Finalement, Turk s’en sort bien : il rappelle à Eliott qu’elle risque de passer à côté de sa vie si elle continue ainsi, et hop, problème réglé. Eliott va pouvoir filer le parfait amour avec Wes. On sait que c’est totalement inutile car elle ne finira pas avec – elle doit finir avec JD quoiqu’il, après tout – mais maintenant que je regarde ça en sachant qu’il y aura une saison 2, cela ne me dérange pas du tout.

De son côté, Turk s’inquiète qu’une de ses patientes s’échappe de l’hôpital. Il demande à ses internes de la surveiller et on sait directement ce que ça donnera. Les internes innovent donc : l’une d’entre elles décident de prendre ses affaires pour l’empêcher de s’enfuir, mais c’est loin d’être efficace. Très loin, même : elle s’échappe en trente secondes.

Cela permet quelques scènes dignes de Grey’s Anatomy où on cherche désespérément une patiente dans tout l’hôpital et où on danse au milieu de mannequins. Sans trop de surprise, on se retrouve avec deux internes (Sam et Asher !) qui couchent ensemble – et ça marche parce que c’est au-dessus de la patiente disparue. Celle-ci revient en fin d’épisode pour raconter tout ce qu’elle a entendu à Turk. C’était si drôle et efficace, et l’air de rien, une intrigue en fil rouge de cette saison avance enfin !

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Scrubs (2026) – S01E05 – My Angel – 16/20

Je reprends après quelques mois et je suis rassuré de voir que j’accroche toujours autant : ce revival est réussi et mérite d’avoir décroché sa saison 2. Le rythme vif fait du bien, c’est bon délire et il semble y avoir des choses à dire même après tout ce temps. Les acteurs s’éclatent, en plus, ça fait plaisir à voir, tout simplement. Et eux au moins, ils savent gérer une voix off pour qu’elle ne soit pas étouffante mais juste… hilarante ?

Spoilers

L’IA est là pour remplacer les vides dans la vie de JD.

Bing bang boum.

Comme on dit, mieux vaut tard que jamais ! J’ai adoré le début de saison, mais je me suis laissé déborder par le travail. Je profite des vacances scolaires pour effectuer mon gros rattrapage estival (et annuel apparemment) des saisons entamées. Après autant d’années sans épisode, qu’est-ce que c’est un mois ou deux de plus ?

Le thème de l’épisode est rapidement mis en place au début : on suit JD alors qu’il passe tout son temps à chatter avec une IA. Il la nomme Estelle, parce que pourquoi pas, et s’en sert pour ses diagnostics autant que pour les conseils sur sa vie. Forcément, quand il s’en rend compte, Turk lui explique que ce n’est pas si normal. Voilà donc JD qui se retrouve avec une idée fixe : sortir à nouveau avec une femme.

Ce n’est pas gagné, cependant : sortir en boîte, ce n’est plus de son âge. Par chance, il rencontre une harpiste à l’hôpital. Je sais qu’elle fait de la harpe parce qu’elle joue au milieu de l’hôpital. Quoi de plus normal ? Et quoi de plus normal que d’ensuite draguer après un incident de harpe. C’est amusant parce que JD l’est : j’ai bien aimé la manière dont la série gère les choses. Que ce soit JD qui cherche comment draguer correctement ou la harpiste qui lui explique vouloir du sexe, cette intrigue aura réussi à me faire rire – et mon plus gros fou rire, c’est ce patient qui se croit au paradis avec la harpiste. C’était très bien exécuté.

En plus, JD ne voulait pas coucher avec elle par éthique et respect pour l’hôpital, mais dès que Turk lui dit qu’elle est bénévole, hop, il se jette sur elle. Malheureusement, tout ne se passe pas aussi bien qu’il l’espérerait. Il se sent en décalage avec la nouvelle génération et, surtout, il est perturbé de voir une pizza dans la chambre de sa conquête. Cela le renvoie à sa relation avec Eliott. La série nous sert alors un flashback et ça m’a fait bizarre de revoir les acteurs si jeunes. Pour une fois, dur de critiquer l’utilisation du flashback, parce qu’il date d’il y a 20 ans pour de vrai après tout.

La conclusion est que JD n’est pas encore prêt à retomber amoureux. Il préfère finir l’épisode avec son IA… et c’est OK.

De son côté, Eliott aussi a besoin de conseils amoureux. Pour ça, elle a Sibby. Ce n’est pas la meilleure idée du monde, parce qu’elle est partout et répète absolument tout à tout le monde. En même temps, c’est ce que semble souhaiter Eliott : que tout le monde sache qu’elle veut rester seule.

En attendant, elle pratique la médecine avec beaucoup de positivité. Elle fait en sorte de rester de bonne humeur face à sa patiente, mais ce n’est pas si simple quand elle doit lui faire une greffe et que la greffe lui est refusée. Elle demande donc à Turk d’utiliser de son pouvoir de chef de chirurgie pour l’aider. Quoi de plus normal ? J’ai quand même eu l’impression de retrouver Eliott dans cet épisode par rapport à d’habitude et il y a d’excellentes répliques, notamment de la part de Dashana.

Cela finit par énerver Eliott qui s’énerve contre sa patiente pour la forcer à accepter la greffe. Tout est bien qui finit bien pour elle : elle se trouve même un mec – et JD semble approuver, étrangement. C’est bien quand les mecs ne sont pas trop toxiques.

Sinon, il y a toujours des internes dans cette série. Et si j’ai oublié tous les prénoms, je suis toujours aussi sceptique sur le couple principal, parce que je ne le vois pas être hétérosexuel le personnage de l’interne. Mais bon, ce n’est jamais qu’une impression ridicule et leur couple fonctionne bien pour l’intrigue.

On continue de les développer dans une intrigue où ils font des erreurs basiques comme s’asseoir au mauvais endroit et s’attirer la haine des réceptionnistes. C’est fun comme il faut pour remettre en place l’ambiance toxique, mais amusante de l’hôpital. Ils finissent par devoir acheter des pizzas, puis se faire agresser. C’est dingue comme les intrigues peuvent aller vite. C’est si étrange de voir ce rythme quand tout ce que je regarde dernièrement traine beaucoup plus et beaucoup trop. Finalement, on fait trainer l’avancée du couple, on développe un personnage secondaire (bordel, c’est chiant de ne pas avoir les noms, je ne gère pas pour ma critique) et ça marche super bien : je commence à m’attacher aux nouveaux autant qu’aux anciens.

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9-1-1 Nashville – S01E18 – Intrusive Thoughts – 16/20

C’est un épisode de fin de saison qui fait son job en menant à des cliffhangers plutôt bons qui nous servent exactement ce qu’on attendait d’un côté et une mauvaise surprise bien tordue de l’autre. Par contre, il aurait été bon de développer chaque personnage ou trouver un gros drame commun à tous pour davantage marquer dans l’entre saison. Je serai quand même au rendez-vous pour le 2×01, je suis curieux de savoir ce que les scénaristes vont inventer pour la suite (surtout qu’il y a un triangle dont on a fait le tour, à force).

Spoilers

Don et Blythe font face à l’ultimatum de Dixie.


As wise folks told me recently : phones work both way.

Suite à sa dispute avec Blythe, Don s’est barré et a décidé que la meilleure chose à faire serait d’aller voir Dixie sans la prévenir. En soi, pourquoi pas… Mais que tout ça soit un rêve de Don qui vire en rêve érotique, au secours, quoi. Finalement, Don s’est rendu à la caserne pour dormir. Pas de bol, il y croise son fils : Taylor ayant viré Blue de chez lui, il dort désormais à la caserne lui aussi. Dormir au taf, quelle belle idée. Hâte qu’il y fasse des douches de 20 minutes, tiens.

En attendant, il se contente de dire à son père d’appeler Blythe si elle lui manque tant que ça. S’il lui manque aussi, Blythe est encore énervée qu’il ne reconnaisse pas son lien avec Dixie. Elle refuse donc d’enterrer la hache de guerre – ben oui, elle adore la guerre. Comme tous les coups sont permis, Blythe se met à chercher parmi les gens qui connaissent ses secrets qui pourrait bien la trahir : son père, son pasteur, sa pote Gina, son ex Patrick ou Cam. Cette dernière se défend bien mal mais est au-dessus de tout soupçon.

Le suspect idéal est au contraire Patrick, l’ex jaloux de Blythe. Elle décide donc de le revoir pour le confronter et en savoir plus sur ce qu’il se passe. Son but est de savoir s’il est la source. Est-ce qu’il y a besoin de se voir pour ça ? Probablement pas, mais bon. Le pire, c’est que ce n’est pas lui et que Blythe s’en rend compte quand il flippe de savoir que son nom va sortir dans une prochaine chanson. En effet, la dernière fois qu’il a couché avec Blythe, il était déjà en couple avec celle qui deviendrait sa femme. Il a peur du divorce… et Blythe découvre qu’il est le connard que Don disait qu’il était. Hilarant, non ?

Bien sûr, pendant que Blythe fait tout ça, Don essaie d’empêcher la troisième guerre mondiale de son côté. Dixie est la connasse originelle : elle propose toujours 2 millions de dollars ou la réintégration dans la famille, mais aussi une troisième option alléchante selon elle. Si Don couche avec elle le lendemain, elle arrêtera tout. LOL. Il refuse d’abord, avant de voir que Blythe recontacte Patrick et d’imaginer qu’elle retourne dans ses bras. C’est tellement gros. C’est la seule raison pour laquelle Blythe devait voir Patrick. Le truc, c’est que ça se voit.

Alors que Don accepte de coucher avec Dixie, Blythe contacte son père. Si celui-ci veut laisser les gens parler et semble s’en foutre des coucheries ou ragots autour de sa fille, il remarque tout de même qu’il manque un suspect sur la liste de Blythe. Par contre, à quel moment on est censé avoir de la sympathie pour Don quand il envisage vraiment de coucher avec Dixie ? Le simple fait qu’il le considère est ridicule et casse tout.

Malheureusement pour Dixie, ce n’est pas Don qui débarque chez elle, mais Blythe. La source de Dixie s’avère tout simplement être le détective privé qu’elle et son père avaient engagé il y a des années. Je trouve ça nul, j’espérais tellement que Dixie couche avec le père de Blythe. On, il faudra se passer de ce twist fun, je suppose. À la place, on nous explique que Blythe a toutes les cartes en main à présent : elle a trouvé la source de Dixie qui n’aura plus rien à lui fournir maintenant qu’il est viré ET elle a racheté son label musical.

Au pire, Blythe se dit prête à assumer ses erreurs passées. OK. Bien sûr, Dixie ne dépose pas les armes pour autant. Afin de stopper une Blythe qui est trop fière d’elle pour son propre bien, elle révèle ainsi que Don est en chemin pour tirer son coup avec elle. C’est faux, malheureusement : Don a fait demi-tour en voyant des cavaliers sur sa route car ça lui a rappelé son couple avec Blythe. Mais au secours, quoi.

Blythe ne sait pas tout ça et vit très mal cette trahison. Persuadée en voyant les échanges SMS de son mari et son ex qu’ils vont recoucher ensemble, elle en vient aux mains avec Dixie. Le crépage de chignons qu’on attendait depuis le début de la saison a enfin lieu et c’est un peu jouissif. C’est le gros cliffhanger de cette saison : elles se battent et on sent qu’un accident est sur le point d’arriver. Il n’arrive pas cependant, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, comme on dit. La suite en octobre, tss.

C’est une fin de saison alors il nous faut un gros cas pour boucler celle-ci en théorie. Ce n’est pas du tout ce qu’on nous sert pourtant. On a une rockstar qui répète pour son prochain concert, mais rien ne se passe de vraiment grave. D’accord, toute son équipe technique est intoxiquée et fait un AVC, mais bon, tout le monde survit finalement. On a même un petit gag avec Blue qui s’avère être un ancien roadie qui sait que débrancher une machine peut la rebooter. Je veux bien y croire pour plein de choses, mais pas pour ce genre de machine.

La deuxième « intervention » de l’épisode n’en est pas une : Cam reçoit un appel d’une femme qui s’inquiète pour son amie qui pourrait être suicidaire. C’est effectivement le cas : l’amie en question a perdu son mari l’année précédente. À défaut d’avoir une vraie intrigue pour Camie dans cet épisode, on se contentera donc de cet appel qui fait écho à son propre deuil de son mari, mort trois ans plus tôt. Elle décide de partager sa vie avec cette inconnue au bout du fil pour trouver les mots qu’il faut pour la convaincre de ne pas sauter d’un pont.

Finalement, la femme sautera bien du pont mais sera sauvée par les autres actions de Cam qui a fait en sorte que des camions puissent la réceptionner. La suicidaire survit donc et peut révéler à l’opératrice qu’elle a regretté son geste au moment même où elle a sauté : c’est un retour d’expérience que les opérateurs entendent souvent et j’imagine que pour la prévention du suicide, c’est une bonne chose de nous le rappeler. On a un instinct de survie et personne ne souhaite mourir.

Du côté des intrigues expédiées dans cet épisode, il faut noter que Blue emménage finalement dans son propre appartement, avec l’aide de Taylor, qui roucoule toujours dans ses bras, et Roxxie, qui roucoule hors écran avec Elena parce que faut pas déconner, on ne va pas leur filer des scènes deux épisodes de suite. Les trois personnages sont complètement négligés par cet épisode final, je trouve, et c’est étrange de ne pas avoir prévu un plus gros drama et davantage de cliffhangers. On fera avec (et puis, je ne me souviens même pas du cliff de la série-mère, c’est dire).

Enfin, Ryan et Samantha sont de retour pour autre chose que les interventions du pompier après un ou deux épisodes sans progression. La grossesse de cette dernière avance bien : le couple apprend donc qu’ils attendent une petite fille qui semble en parfaite santé pour le moment. Malheureusement, on conseille aussi à Samantha de voir un oncologue. C’est mal barré.

Elle apprend qu’elle a probablement un cancer et qu’il faut faire davantage d’examens. Concrètement tout ça sert surtout à nous faire une fin de saison difficile pour Ryan : ils apprennent qu’il faudra peut-être faire un choix entre le bébé et Samantha. Si Ryan est évidemment prêt à sacrifier la fille qu’il ne connaît pas encore, Sam est déjà mère et refuse d’envisager l’avortement ; surtout que ça signifierait une opération la privant de pouvoir devenir mère. Cela m’a un peu gonflé que son argument en réponse à Ryan soit qu’il souhaite devenir père, parce qu’à aucun moment tu sacrifies ta vie pour le rêve de gamin de ton mec, mais j’ai autrement plutôt aimé le blabla larmoyant sur l’instinct maternel.

C’est moche de vieillir, que voulez-vous ? L’intervention qui voit les pompiers secourir une jeune femme qui, pour sauver son bébé, a arrêté à mains nues une énorme tondeuse conduite par un type en plein arrêt cardiaque, quitte à saigner de la jambe et se brûler les mains est superbe. La super-force des mamans, c’est un truc de fou qui a été documenté plein de fois. Cela fait un peu rêver et doit faire culpabiliser des femmes qui n’ont pas pu l’avoir quand les circonstances l’exigeaient, mais c’est chouette que ce bébé ne passe pas sous la tondeuse.

Bon, autrement, ça permet à Ryan de comprendre ce qu’est la détermination d’une mère – et celle de sa femme. Il rentre donc chez lui pour dire à Samantha qu’il la comprend et qu’il est prêt à la suivre dans son sacrifice si cela devait se produire… Ils arrivent encore à passer un bon moment à préparer la chambre de leur fille en riant et tout, mais le dernier cliffhanger de cette saison voit Samantha recevoir l’appel de son médecin.

Alors, cancer ou pas ? RDV en octobre.

En bref

La série est très loin d’être parfaite et cumule plus d’un défaut : rythme saccadé, interventions over the top, triangle amoureux insupportable, acteurs qui jouent souvent mal, épisodes en dents-de-scie… Non, vraiment rien ne va. Pourtant, je suis encore là après 18 épisodes, parce qu’il faut bien reconnaître que les twists permanents fonctionnent. Je suis fan de soap et c’est loin d’être le pire.

Concrètement, ça offre une bonne dose de divertissement ; même quand c’est n’importe quoi. Quand c’est le cas, ça me fait rire. Quand ça ne l’est pas, j’accroche à un personnage ou à une sous-intrigue, et hop. Cela dit, il faudra quand même que la saison 2 trouve un moyen de consolider tout ça, parce qu’il y a beaucoup de personnages dont on sait finalement peu de choses en cette fin de saison – et c’est dommage car c’est supposé être le cœur de la série.

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9-1-1 Nashville – S01E17 – Saboteurs – 14/20

Le rythme s’accélère encore à l’approche de la fin de saison, mais ironiquement, je trouve que la mi-saison était bien plus dramatique que ça. Là, on est quand même sur du soap à fond les ballons et des rebondissements qui finiront par être oubliés tellement il y en a dans la série. Le plus gros problème est que je n’arrive pas à accrocher tant que ça aux personnages. Bien sûr, un autre problème évident est le jeu médiocre d’une partie du casting qui n’aide pas à accrocher. Autrement dit, la série sert de divertissement pas incontournable.

Spoilers

Dixie revient sur le devant de la scène pour se venger.


Nashville, get ready.

Le début d’épisode m’a fait mourir de rire : Dixie se plaint de sa situation à sa grand-mère, chialant toutes les larmes de son corps. L’actrice joue tellement mal ? J’ai eu l’impression que c’était une scène où elle allait manipuler la femme en face d’elle, mais pas du tout, c’est bien sa grand-mère et elle joue juste mal ? C’est fort dommage. En plus, la scène sert à nous montrer que la grand-mère de Dixie (qui devrait être morte, sérieux, non ? La grand-mère paraît si jeune !) est encore plus folle qu’elle : elle lui suggère de pourrir encore plus la vie de Blythe et Don. Allons bon, il ne manquait plus que ça.

Dixie décide donc de faire un tube avec tous les secrets qu’elle a sur le couple. Apparemment, elle a de bonnes sources, en plus : elle connaît tout le passé de Blythe, bien plus que Don. Elle sait donc qu’elle s’est droguée et qu’elle a un faux diplôme. Ben super. Dixie fait clairement tout ce qu’il faut pour attirer l’attention de Don. Le plus drôle ? La chanson n’est vraiment pas incroyable et ne rencontrerait jamais le succès qu’on lui prête. Le côté identité secrète à découvrir fonctionne bien, le refrain est entraînant, mais de là à ce que tout le monde l’écoute ? Que ce soit un hit ?

Eh, au moins Dixie a ce qu’elle veut. Le truc, c’est que je ne sais plus si je l’apprécie après ce début d’épisode si mal joué. Après, je ne peux pas être du côté de Blythe qui recommence une fois de plus à dire que c’est la guerre et tout, juste pour le bien des monteurs de bande-annonce qui ont dû s’en régaler.

Quant à la guerre qu’elle déclare, c’est qu’elle s’inquiète : Blythe est un personnage haut placé qui organise des actions de charité et bon, elle veut que les enfants de l’hôpital puissent être guéris grâce à elle. Le plus drôle est encore qu’elle se demande comment Dixie connaît tous ses secrets : de mon côté, je suis sûr à 90% que Dixie couche avec le père de Blythe.

Bien sûr, Blue s’en mêle une fois de plus et demande à sa mère d’arrêter de foutre la merde partout où elle passe. Le problème, c’est que Dixie tient un succès et ne compte pas s’arrêter là : elle prépare donc une autre chanson et explique à son fils qu’il faut bien régler le différent entre Don et elle sinon ils ne pourront même pas être ensemble à son mariage. Ben, oui, évidemment.

Dixie jubile en tout cas : elle est convoquée par Don et Blythe pour que tout s’arrête. Elle leur demande pour cela 2 millions de dollars ou le retour aux réunions de famille. Blythe préfère payer, évidemment, ce qui me fait penser qu’elle mérite ce qui lui arrive finalement. Je veux dire, quel est l’intérêt d’en vouloir comme ça à Dixie ? Elle a fait un enfant à Don, c’est à Don de lui en vouloir, non ? Je ne sais pas, je déteste tous les personnages à tour de rôle, c’est fou.

Pour ne rien arranger, Dixie balance quelques exclusivités sur sa prochaine chanson, qui concernera tous les amants de Blythe quand elle n’était pas en couple avec Don – ou quand ils étaient en pause. C’est hilarant de voir Don mal prendre tout ça, surtout quand il apprend que Blythe a recouché avec Patrick, le riche connard. Cela suffit à foutre la merde entre Blythe et Don : il ne voulait pas savoir ce que Blythe avait fait pendant leur pause, mais maintenant qu’il sait, ils s’engueulent. Et le pire, c’est que Blythe a raison quand elle fait remarquer à Don qu’il aime être en contact avec Dixie. De là à ce que ce soit le cliffhanger ? Je ne m’y attendais pas, mais on fera avec.

Le plus intéressant de l’épisode n’est pas dans ce drama du triangle amoureux. Il est dans le retour d’Elena. L’influenceuse continue de draguer Roxie à fond les ballons en venant la voir à la caserne, mais Roxie ne sait pas draguer correctement, c’est terrible. Elle s’arrange pour repousser Elena en lui parlant de Samantha, puis la recontacte suite aux conseils lourds de toute la caserne. J’ai vraiment du mal avec Taylor. Je trouve que l’actrice surjoue beaucoup et que le personnage est franchement chiant avec ses collègues.

L’avantage toutefois, c’est que ça permet de bonnes scènes entre Roxie et Taylor. Roxie se confie sur le rencard qu’elle finit par avoir avec Elena pour manger du poulet pimenté (ça se passe très bien, jusqu’à ce qu’elle fasse tout foirer en recadrant tout le temps Elena aux pires moments), Taylor se confie sur Blue qui a emménagé sans prévenir chez elle. En début de relation, c’est compliqué : Blue passe plus de 20 minutes sous la douche (lol), siffle, fait plein de bruits… Taylor n’en peut plus. Je vous jure, j’ai du mal avec son personnage.

Taylor ne supporte pas Blue ? OK, ben séparez-vous. J’ai du mal avec ce genre d’intrigue : si elle ne supporte pas Blue et n’est pas capable de faire le moindre effort au début de leur couple, comment est-ce que c’est censé durer sur la longueur ? Peut-être que c’est le fait d’avoir moi-même été confronté à la même situation de vivre ensemble très rapidement (yeah le confinement de 2020) quand je me suis mis en couple, mais faire des compromis et apprendre à aimer les petits travers de l’autre (ou au moins à vivre avec, d’accord), c’est la base, non ? Bon. Non, pas pour Taylor. Blue semble s’adapter à la situation et entend qu’elle veut qu’il quitte l’appartement sans pour autant que cela entame son appétit sexuel. Grand bien leur fasse, je suppose.

Quant à Roxie, une intervention lui fait comprendre qu’elle doit se bouger si elle ne veut pas finir seule. Elle retourne auprès d’Elena, s’excuse de ses maladresses et s’arrange pour décrocher un second rencard avec elle. Elle fait même mieux que ça : les deux femmes s’embrassent enfin. Quatre épisodes pour en arriver là, il serait temps – et Roxie s’impose de plus en plus comme la seule personnage que j’aime dans tous les épisodes.

La belle soirée de fiançailles d’un jeune couple termine mal : l’homme voulait offrir la bague à sa copine, mais il l’a foutu dans son gâteau. La voilà qui s’étouffe, puis se met à saigner car la bague lui griffe la gorge. L’angoisse finalement.

Ryan gère le fiancé comme il peut pendant que Roxxie et Taylor tranche la gorge de la meuf pour la sauver. C’est un concept. Pas rancunière, la meuf accepte la demande en mariage, avant de reprocher à son mec que ce ne soit pas la bonne bague. Elle l’écrit sur son téléphone, évidemment, parce qu’elle ne peut pas parler. C’est supposé être drôle, mais c’est tellement gros que je n’ai pas accroché.

La deuxième intervention n’est pas beaucoup plus passionnante, avec un accident de chantier et un type empalé contre un mur. Aïe. Il survit, au moins. Enfin, une troisième intervention voit nos pompiers sauver un type qui est tombé de son canapé et n’arrive pas à se relever. Il faut dire qu’il est devenu énorme avec le temps : sa copine a rompu avec lui pour qu’il ne sabote pas leur relation de l’intérieur avec ses problèmes à s’engager et il ne s’en est jamais remis. Tu m’étonnes que ça fasse bouger Roxie quand elle se reconnaît en lui : le type est resté si inactif qu’il ne passe même plus la porte de chez lui. Au moins, lui aussi il est sauvé par les pompiers.

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