NCIS – S20E03

Épisode 3 – Unearth – 14/20
Je ne sais pas trop quoi penser des développements de personnage dans cet épisode, mais l’enquête avait le mérite d’être intéressante parce qu’elle était plutôt surprenante pour cette série. Je ne suis pas sûr que je m’en souviendrais vraiment demain, mais de toute manière, ce qu’il fallait retenir était ailleurs, avec l’insistance sur un personnage qui commence à se faire sa place malgré son peu de temps de présence.

Spoilers

Des militaires déterrent un trésor maudit dans un désert afghan.

Quand un épisode commence en Afghanistan dix-huit mois plus tôt, ce n’est jamais tout à fait bon signe : cela signifie que l’intrigue de l’épisode est reliée à un cas qui remonte à bien trop longtemps pour que ce soit logique que le NCIS ne soit pas déjà au courant de ce qu’il s’est passé. Il faut dire que la scène d’introduction nous donne assez rapidement le ton et la couleur : des militaires déterrent donc un trésor, tout en parlant d’une malédiction qui transformerait en pierre les organes des voleurs. Ouuuh. Petite ambiance Halloween, limite.

Sans trop de surprise, dix-huit mois plus tard, le NCIS se retrouve à devoir gérer le cadavre d’un militaire dont tous les organes sont devenus des pierres. Ils ne font pas dans la subtilité avec cet épisode, mais à quoi bon être subtil quand on peut être aussi lourd que de la pierre ? Comme avec le fromage dans l’épisode précédent, les personnages se font plaisir avec les jeux de mots sur les pierres.

Rapidement, l’enquête ramène les agents au NCIS : Ducky a des amis qui peuvent aider les agents à avancer en les renseignant sur la malédiction qui, c’est bien pratique, a aussi un symbole associé à elle. Il y a plus important, toutefois : le décédé a eu la bonne idée d’appeler la psy du NCIS avant de mourir – et c’est son dernier appel.

Cela tombe bien, on avait déjà vu la psy au cours de l’épisode, parce que Nick continue d’aller la voir pour gérer ses problèmes et les abandons qu’il a subi dernièrement. C’est une bonne chose pour lui, mais à force de la fréquenter, la psy semble déteindre sur lui quand il lui pose un milliard de questions sur sa vie perso. On sent bien qu’il y a quelque chose à creuser et, comme par hasard, elle est liée à l’enquête de la semaine.

Pas de chance pour Nick, quand il se rend la voir pour lui demander ce qu’elle sait, il se rend compte qu’elle vient d’être assommée par des méchants qui essaient justement de s’en prendre à lui désormais. Il n’en faut pas plus pour que les deux soient enlevés et retenus en otage dans une grande cage de zoo par les méchants de l’épisode. Loin de la malédiction, ils essaient de comprendre pourquoi ils sont là, tout en se racontant un peu la vie l’un de l’autre.

C’est chouette, ça fait une séance de psy gratuite pour Nick. Après, c’est surtout la psy qui finit par être psychanalysée. Les geôliers finissent par débarquer pour demander des infos sur un ancien patient de la psy, et franchement, ce n’était pas écrit de manière à nous réserver quelques surprises. Elle essaie de gagner du temps et de ne pas révéler tout ce qu’elle sait, forçant les kidnappeurs à tirer sur Nick, dont la vie n’est pas en danger pour autant, en vrai.

Seulement, ça, ils ne peuvent pas le savoir car ils ne savent pas qu’ils sont au début d’une nouvelle saison, eux. La psy se met donc à coopérer et accepte même d’emmener un des ravisseurs à l’hôpital psychiatrique où se trouve son patient qui sait où est le trésor maudit.

En parallèle, au NCIS, on mène l’enquête pour retrouver Nick et la psy en fouillant son bureau, en accédant à ses fichiers grâce à son assistante et en retrouvant de l’ADN. Bref, tout avance bien. Les agents arrivent juste à temps pour voir Nick défoncer la tronche de son geôlier. Cela m’a bien fait rire : évidemment que Nick allait s’en sortir, même sans leur aide.

McGee l’emmène se faire soigner sa blessure par balle finalement superficielle, tandis que Jessica et Parker se rendent à l’hôpital psychiatrique pour arrêter le grand méchant. Avant qu’ils n’y parviennent, la psy se débrouille bien pour gagner du temps, pour protéger son patient et pour risquer sa vie. Par contre, j’ai trouvé que Jessica intervenait trop tôt, ruinant l’élément de surprise et manquant de provoquer une situation où la psy mourrait.

Ce n’est finalement pas le cas et tout est bien qui finit bien. En fin d’épisode, Nick retourne voir sa psy pour lui annoncer qu’il a décidé de révéler au reste de l’équipe qu’il avait arrêté de boire. C’est une bonne chose, parce que je vois mal comment il va pouvoir rester le patient de sa psy à ce stade : ils ont été pris otage ensemble, il a été blessé par balle à cause d’elle ; je ne sais pas, ça ne me paraît pas super stable comme relation. En plus, il s’intéresse à sa vie privée, lui demandant pourquoi elle ne parle plus à son mari – et tout simplement parce qu’elle a fait le choix de privilégier son boulot à sa vie privée. Pas maligne.

L’épisode peut alors se terminer avec quelques réponses sur le trésor – l’or étant retrouvé – et sur l’anniversaire surprise de Ducky. Eh oui, Kasie passe un bon moment de l’épisode à l’organiser, le faisant dans l’appartement de Parker, qui est vraiment beau. Il y a quelques figurants qu’on n’a jamais vu pour l’occasion et beaucoup de survente de l’événement pour peu de choses.

En effet, on passe l’épisode à attendre que Kasie en fait des caisses à chaque fête et qu’elle a plein d’idées, alors que, finalement, il n’y a rien du tout : elle n’a pas su trouver un bon thème pour lui. Allez, pourquoi pas.

 

NCIS – S20E02

Épisode 2 – Daddy Issues – 14/20
Autant Walker a pris tout son temps pour proposer à nouveau un épisode plutôt classique en ce début de saison, autant NCIS n’est pas confronté du tout à ce problème : ce second épisode nous replonge déjà dans la routine des agents – et ce n’est pas plus mal, parce que c’est tout à fait ce que j’avais envie de voir pendant mon repas. Peu de surprises, mais c’est efficace.

Spoilers

McGee se fait un nouvel ami à l’école de ses enfants.

J’ai du mal à me rendre compte que j’accumule déjà le retard au point d’avoir plus d’un mois d’épisodes à rattraper, mais c’est pourtant bel et bien le cas. Je ne sais pas, j’ai l’impression d’avoir quitté ces personnages il y a peu de temps pourtant. Cela me fait ça pour absolument toutes les séries, cependant, alors bon, il faut que je me fasse une raison sur le temps qui passe de plus en plus vite en « vieillissant ».

Quand on voit McGee sympathiser avec un père d’élève de l’école de ses enfants sans même qu’on ne voit les enfants en question, on comprend vite qu’il y aura un lien avec l’enquête de la semaine. Cela ne manque pas et la série s’avère toujours aussi prévisible, mais comme je le disais en introduction, ce n’est pas forcément désagréable de savoir à quoi s’attendre quand on regarde la série.

Le cas de la semaine est donc une effraction dans une base militaire surprotégée, et ça aussi on le devine facilement en début d’épisode. Ce que l’on devine moins, c’est que l’effraction a lieu grâce à un génie geek – le fameux papa insupportable pour McGee – et que celui-ci est en fait impliqué dans des affaires qui le dépassent, avec un bandit et du détournement d’argent de l’école. Franchement, la série fait quelques efforts avec cette intrigue alambiquée pour peu de choses (et avec sa conclusion totalement improbable sur l’argent récolté par l’école alors qu’il n’est pas à elle ?).

En revanche, si ce cas de la semaine se suit sans trop de mal et avec quelques petites surprises en cours de route, il y avait assez peu à grapiller du côté de la vie privée des agents. C’est logique : tout se centrait autour de McGee et de l’école, mais cette partie privée était finalement la partie pro. À la place de développer davantage le personnage de McGee, on insiste donc un peu lourdement sur les papas de l’école qui se font des (plusieurs, oui !) réunions entre papas pour… évoquer les sentiments qu’ils ont.

Vraiment, de l’humour lourdingue, mais c’était super bien vendu par une Jessica au top de sa forme. Toutes les mimiques qu’elle propose dans cet épisode sont géniales, même si ça donne un peu l’impression qu’on veut faire de la série une usine à memes. Il ne reste plus qu’à en faire, donc.

Ceci étant dit, Jessica a quelques avancées aussi cette semaine : son couple avec Jimmy tient toujours la route, même si tout continue de se dérouler hors écran. On sait toutefois que c’est le cas quand les deux s’avèrent avoir le même type d’humour – les jeux de mots sur le fromage étaient marrants, j’avoue – et les mêmes amis. Ils en sont à un stade de relation où ils rencontrent les amis de l’autre si l’on en croit cet épisode et la carte de l’humour (encore, décidément !) jouée avec l’amie des pompes funèbres un brin énervée par les méthodes du NCIS.

C’est une bonne chose de savoir que le couple continue de rouler et que l’école a récupéré son argent, mais c’est à peu près tout ce que je retiens de cet épisode. Vraiment, cette critique aura été express, mais que voulez-vous, l’épisode était divertissant, sans plus. J’espère qu’on ne reverra pas de sitôt Carter, parce que je ne l’ai pas apprécié plus que ça, n’en déplaise aux scénaristes qui tentent vraiment de le rendre sympathique.

A un moment, la naïveté excessive, ce n’est pas sympathique. Et ce n’est pas cette conclusion faisant l’apologie du café qui me donne envie de changer d’avis, en plus, c’était un point positif du personnage de proposer un bar à jus, ça change un peu, merde !

 

The Cleaning Lady – S02E01

Épisode 1 – Sins of the Father – 13/20
La reprise n’est pas franchement à la hauteur de ce que j’attendais, parce qu’on manque d’enjeux pour l’ensemble de la saison et surtout parce qu’un paquet de scènes ne paraissent pas bien logiques. Les scénaristes galèrent à justifier l’injustifiable et l’héroïne commet des erreurs de débutante sans qu’on ne sache bien pourquoi, changeant d’avis comme certaines changent de perruques dans cet épisode. J’espère que ça continuera mieux que ça !

Spoilers

Thony tente de retrouver Marco, ghostant au passage Nadia et Arman.

For all we know, she could be headed to the airport right now.

Cette saison 2 reprend de la meilleure des manières : avec quelques images concernant le ménage à faire. Ce n’est toutefois pas Thony qui fait le ménage cette fois-ci : bien au contraire, notre Cleaning Lady est Arman. Il travaille avec Hayak pour nettoyer la prison… mais il est rapidement révélé que c’est un travail avec un bon intérêt derrière. Hayak a en effet un portable caché dans la prison et la complicité d’un garde pour s’assurer qu’il puisse être libéré bien rapidement. C’est abusé, surtout que ça donne l’impression qu’ils sont en prison depuis un moment.

Pourtant, nous retrouvons Thony toujours en panique suite à la disparition de son fils. Elle vient de faire un tour de quartier et on comprend assez vite que nous sommes exactement là où nous en étions à l’épisode précédent. Thony refuse de geler ses cartes bleues parce qu’elle pense quand même au bien de son fils et qu’elle le veut capable de manger. Oui, oui, Marco a volé ses cartes.

C’est une excellente chose : ça lui permet de recevoir une alerte l’informant que son mari a acheté des billets pour les Philippines. Quelle surprise, vraiment, personne ne s’y attendait. Sa réaction logique ? Ce devrait être d’aller à l’aéroport, mais non, elle décide plutôt de contacter… Garrett. C’est exactement ce que j’imaginais qu’elle ferait, même si ça ne plaît pas à Fi.

Garrett, lui, est occupé au FBI, à chercher l’argent qu’il a compris être en cryptomonnaie. Il est toujours mal vue par sa boss, Russo, et l’on découvre au passage qu’il a un passif avec ses témoins-clés sous couverture. Je veux dire, avant de recevoir l’appel de Thony, il repère sur un tableau de suspect Maya, une femme avec qui il travaillait – mais aussi avec qui il a couché. Putain, mais qu’est-ce qu’il fout encore au FBI ? Comment peut-on encore en être à Garrett qui fout un vent à sa boss pour décrocher le téléphone quand Thony l’appelle alors que Thony n’est plus personne pour lui ?

Malgré tout, il accepte de lui venir en aide et de l’aider à retrouver son fils. Luca est loin d’être idiot et réclame sa mère à l’aéroport, mais c’est en vain. Celle-ci n’est pas si loin : elle débarque rapidement avec Garrett, empêchant son mari de quitter le pays. Celui-ci refuse tout de même de la confronter, ce qui n’a plus aucun sens. Si son but est de repartir aux Philippines, à quoi bon lutter encore ? Elle l’empêche de le faire et Garrett confirme vite qu’il ne peut pas quitter le territoire désormais.

Tout le monde dans l’aéroport semble s’en contrefoutre de cette mère qui hurle le nom de son gamin, personne ne lui demande la moindre information, les flics semblent carrément impuissants et finalement, tout ce que Thony trouve, c’est la peluche de son fils. Ce n’est pas super bien écrit tout ça, et c’est joué avec constance par l’actrice qui semble en peine face à un scénario si peu ficelé.

La scène suivante nous apprend que Marco a quitté l’aéroport avec son fils et voit Garrett essayer de convaincre Thony qu’elle ferait mieux de rentrer chez elle – aux Philippines. Ce serait tellement logique : elle n’a plus rien à faire aux États-Unis de toute manière. En plus, à trop se concentrer sur son fils, Thony se fait des ennemis sur le sol américain. En effet, eEn prison, Arman reçoit une visite de Nadia, et c’est une bonne chose : il apprend que ce que lui a dit Hayak est vrai… mais c’est aussi mauvais pour Thony : Nadia n’a aucune confiance en elle et n’a plus de nouvelle de la femme de ménage qui s’est barrée avec tout leur fric.

Triste. Thony est bien forcée de la ghoster quand elle est avec le FBI, mais ça n’arrange pas ses affaires. Thony continue de la ghoster quand elle rentre auprès de Fi, lui reprochant d’avoir fait de son fils un criminel, mais elle décroche tout de même le téléphone quand elle a un appel en numéro masqué. Elle espère évidemment qu’il s’agisse de Marco.

Ce n’est toutefois pas le cas : au bout du fil, elle a droit à Arman, qui s’inquiète de son silence. S’il a besoin de beaucoup d’argent pour compromettre un juge, il reste tout de même à l’écoute de sa femme de ménage quand il la comprend paniquée par quelque chose. Ce quelque chose, c’est la disparition de son fils, alors bon, il comprend le problème – mais il conclue tout de même en lui demandant de fournir l’argent.

Il conclue rapidement parce qu’il a un visiteur qui l’attend, mais aussi parce qu’il est jaloux d’entendre que Thony a fait appel à Garrett pour empêcher Marco de quitter le pays. Oui, oui, depuis sa prison où les gardes le laissent téléphoner, il arrive encore à être jaloux de Garrett. Ce dernier est justement celui qui lui rend visite, mais Arman refuse de lui parler. Le problème, c’est que Garrett parle beaucoup, lui, et que leur conversation est enregistrée par un garde qui va tout rapporter ensuite à Hayak.

C’est gênant comme tout : Hayak apprend qu’Arman est celui qui l’a balancé, et les représailles ne se feront pas attendre je pense. Il s’arrange donc pour avoir une entrevue, en prison, avec Arman qui comprend bien vite qu’il est en danger et se montre méfiant. La scène est on ne peut plus cliché avec le prisonnier qui siffle pour rameuter ses chiens de garde et les gardiens de la prison qui lui obéissent totalement. Cela marchait peut-être dans la série originale, mais pour les prisons américaines, ça paraît franchement ridicule.

Arman est envoyé dans les quartiers de population générale, et ça ne fait pas envie. Là-bas, Hayak s’arrange pour que les gardes ferment les yeux quand on lui tombe dessus. Arman finit donc blessé, mais de manière assez prévisible, il est aussi capable de mettre KO les prisonniers qui s’en prennent à lui. Cela ne l’empêche pas de terminer son épisode entre la vie et la mort.

De son côté, Garrett ne lâche pas l’affaire de la cryptomonnaie et il tente de faire pression sur Nadia. Il en faut plus que ça pour l’impressionner, cela dit. Confronté à un mur, il n’a plus d’autres choix que d’accepter l’invitation qu’il reçoit ensuite : depuis sa prison, Hayak le fait en effet convoquer pour négocier une peine de prison plus courte en échange de l’argent.

Le seul problème, c’est qu’il ne sait pas exactement où est l’argent. Il peut toutefois donner les codes d’accès de son portefeuille de cryptomonnaie en ligne à Garrett, qui les file ensuite aux experts du FBI et finissent par bloquer l’accès au compte. Ils sont en effet capables de remarquer que quelqu’un est en train de vider le portefeuille. Ce quelqu’un, c’est Fiona : elle est embauchée par Thony pour aller retirer l’argent qu’elle transfère chaque fois sur des comptes en banque auxquels Fi peut accéder, avec pas mal de perruques. C’est marrant à voir, ça n’a rien de bien crédible, mais bon, ça avait un petit côté fun agréable.

Ainsi, Thony se débrouille pour récupérer une partie des deux millions de dollars pour Arman, ce qui énerve clairement Fi. Les promesses de clinique pour blanchir l’argent semblent déjà bien loin, quoique puisse en dire Thony. J’ai du mal à voir où ils comptent en venir après tout ça, ces scénaristes.

Toujours est-il que Thony gère en parallèle ses affaires, sachant désormais qu’elle pourra voir Marco le soir-même, parce qu’il a pris le temps de l’appeler. Si on se concentre sur cette intrigue plutôt que les autres, Thony parvient ainsi à apercevoir son fils à travers une fenêtre. Si Marco lui demande de venir seule au motel où il se cache, elle accepte que Fiona et Chris viennent avec elle. C’est étonnant, d’ailleurs, dans la manière dont c’est fait : elle refusait que Fi vienne avec elle, mais quand Chris lui demande de venir, elle n’hésite pas à accepter.

Et pendant qu’elle s’engueule avec Marco, Fi et Chris se retrouvent à s’embrouiller dans la voiture, parce que le fils espère que quelqu’un appellera la police. Il n’apprécie pas que son oncle kidnappe son neveu comme ça et ne souhaite pas le voir s’en tirer si facilement. C’est finalement Fiona qui se rend en premier dans le motel pour calmer son frère.

Comme ce n’est absolument pas efficace, Chris finit par intervenir aussi pour protéger sa mère. La tension monte assez vite quand il souhaite aller voir Luca, et il finit par pousser son oncle dans les escaliers en métal du motel. Marco fait une bien mauvaise chute, tombant donc dans les escaliers et… mourant. Cela tombe bien, tiens.

Chris est donc coupable du meurtre de son oncle et le premier réflexe de Thony est de nettoyer la scène de crime. Bon, elle le fait bien mal : elle efface certes les empreintes, mais elle balance ensuite le chiffon avec lequel elle le fait par-dessus la rambarde. Elle fait pareil avec son portefeuille dont elle vole les cartes de crédit d’ailleurs.

Cela pourrait encore passer à peu près, même si elle laisse ses empreintes dessus parce que bon, c’est la femme du défunt après tout, ses empreintes pourraient être là. Par contre, elle demande ensuite au gérant du motel d’appeler le 9-1-1, en montrant très clairement son visage. Elle ne prend pas non plus la peine de vérifier s’il y a des caméras.

Bref, certes, elle peut retrouver Luca quand la police – et Garrettt parce que le FBI est aussitôt impliqué ? – l’appelle, mais ça se fait à un prix pas terrible. En effet, le gérant du motel a une vidéo de surveillance montrant que Chris tue son oncle, et même si c’est clairement un accident, ça ne l’empêchera probablement pas de faire du chantage dans les prochains épisodes. J’ai l’impression que la série avait proposé mieux jusque-là, ce n’est pas super cohérent de voir Thony se laisser avoir par des pièges et erreurs comme ça.

NCIS – S20E01

Épisode 1 – A Family Matter (I) – 16/20
L’épisode est une bonne reprise pour la saison : je trouve qu’on a un bon équilibre qui s’installe entre les personnages, l’intrigue principale en fil rouge promet d’être intéressante et de se dérouler peut-être un peu plus vite qu’une des précédentes et dans l’ensemble, c’était un épisode efficace de bout en bout. Non, vraiment, une bonne reprise.

Spoilers

Parker tente de remonter la piste du Corbeau – et son équipe fait de même, tout en l’aidant à échapper au FBI.

La première scène n’avait de surprenant que le fait qu’on reprenne par des personnages qui sont du FBI plutôt que du NCIS : pas un instant, je n’ai imaginé que Parker serait dans le diner où le FBI le soupçonnait d’être. La saison reprend quelques jours seulement après la précédente, ce qui est plutôt une bonne chose pour les intrigues perso : Jimmy et Jessica ne sont toujours pas au clair sur ce qu’ils sont, même s’il est assez évident qu’ils sont quelque chose désormais.

Je m’avance trop, commençons par le commencement : l’équipe est dans le diner et fait perdre le temps du FBI. C’était un peu chiant comme réintroduction, car ça les fait presque passer pour des méchants et car Leon sort de son bureau, ce qui n’arrive presque jamais d’habitude. C’était toutefois une bonne solution pour nous montrer l’esprit de famille important dans cet épisode – et la stupidité du FBI qui ne met apparemment pas sur écoute McGee ou les autres membres de l’équipe alors qu’ils parlent régulièrement à Parker.

Loin d’être idiot, ce dernier comprend assez vite que Vivian lui cache des choses et qu’il doit s’en méfier. On ne va pas se mentir : elle n’est plus aussi bonne actrice que dans l’épisode précédent, c’était grillé qu’elle lui cachait quelque chose. Grâce à Kasie et Jimmy, que ça fait plaisir de retrouver, on apprend donc que Vivian parle en fait avec Sweeney, l’agent du FBI chargé de retrouver Parker. Alors… tout ce cliffhanger juste pour ça ?

C’est décevant de ne pas faire de Vivian une méchante, parce que ça signifie juste que le FBI envoie les mêmes SMS que le Corbeau ; sans être pour autant le grand méchant de la saison. Dommage. Et si Vivian semble prête à trahir Parker, elle ne le fait finalement pas, préférant retrouver Tobias pour que celui-ci vienne en aide à Parker. Trop de mièvrerie.

Nous avons alors deux intrigues en parallèle, avec Parker/Vivian et Tobias (et sa pote geek en âge d’être arrière-grand-mère ?) qui enquêtent d’un côté et de l’autre l’équipe du NCIS qui remarque que plusieurs criminels arrêtés par Parker souhaitent profiter des soupçons planant sur lui pour être libéré de prison. Jessica, Timothy et Nick interrogent donc plusieurs prisonniers en les questionnant sur le Corbeau, afin de voir si l’un d’entre eux pourrait avoir des infos sur lui car ils profitent clairement de la situation qu’il a mis en place.

Le seul qui semble connaître le Corbeau, en russe, c’est Maxwell, un détenu qui feint d’avoir beaucoup trop peur pour que je n’arrive à le croire. Cela ne manque pas : c’était finalement un simple double jeu très prévisible de sa part.

On ne le découvre toutefois qu’en fin d’épisode, une fois qu’il est en route pour Hawai’i. Et ça tombe bien, des agents du NCIS aussi ! En effet, dans cet épisode, les scénaristes usent d’une mauvaise excuse pour faire venir Jane et Ernie au NCIS. C’était presque trop grossier, mais j’ai aimé cette idée d’une « famille étendue ». En revanche, on sent bien que tout est fait pour forcer à regarder NCIS Hawai’i. Heureusement, j’aime bien la série, sinon, ça m’aurait probablement saoulé.

En plus, le personnage d’Ernie ? Franchement, ce n’est pas celui que j’avais le plus envie de retrouver. Il instaure toutefois une ambiance plutôt amusante quand il se renseigne sur le célibat de Jessica en posant la question directement à Jimmy. J’ai bien aimé voir celui-ci improviser l’existence d’un certain Rocco et toutes les interactions Jimmy/Kasie par la suite. C’était amusant sans être trop lourd, même si tout ça n’a rien à faire au travail.

Dans le même genre, les scènes entre Torres et Jessica sur ce sujet fonctionnaient bien, sans être aussi marrantes que celles entre Jane et Torres – bon, la dernière de ces deux-là où ils se retrouvent impliqués dans une fusillade au moment du transfert de Maxwell n’est pas non plus hilarante, hein. Ce dernier tente de faire croire qu’il est effrayé par le Corbeau, et ça fonctionne : tout le NCIS est sur le pied de grue pour son transfert dont il parvient à s’évader. Pourtant, l’opération était déjà compliquée : elle est menée par Parker, toujours recherché par le FBI (wtf ?). Sans trop de surprise, le FBI fait donc capoter une partie de la mission.

La seule vraie conséquence est toutefois que Vivian se fait tirer dessus en se mettant bien trop à découvert pour qu’on ne sache pas qu’elle va se manger une balle avant qu’elle ne se la mange. Tout ça mène à un cliffhanger pas si bien joué de la part de Parker – pourquoi hurle-t-il dans son téléphone ?

Maxwell est donc le Corbeau, en route pour Hawai’i. Ainsi, Torres et Knight accompagnent Jane et Ernie sur l’île pour les aider à faire face à la menace. Et avant de terminer cette critique, il faut vraiment que j’insiste sur le fait que j’adore le générique de la série. Vraiment, je ne comprends pas la tendance qui existe de supprimer tous les génériques ; quand le choix opéré pour la musique est le bon et que ça en devient iconique en étant toujours entraînant après vingt ans… ça prouve que les génériques sont indispensables ?

La suite dans : NCIS Hawai’i – S02E01 – Prisoners’ Dilemma (II)