As Old As Time (Twisted Tales)

Salut les lecteurs,

Amazon.fr - As Old as Time: A Twisted Tale - Braswell, Liz - LivresJe reviens vers vous aujourd’hui avec un autre avis sur un roman, parce que pourquoi pas ? À défaut de voir des séries en ce moment, je peux bien vous parler de tout le reste. Après les films et les BD, parlons lecture, avec ce roman que j’ai fini il y a un mois et qui traînait dans ma PAL depuis des mois, puisqu’on me l’a offert à Noël dernier. Bon, je le savais en le recevant, cela dit, c’est toujours l’été que je me retrouve à lire davantage.

Cet article commence à tourner en rond, alors disons-le clairement une fois pour toute, je parle ici de As Old As Time, un roman de la collection Twisted Tales, qui consiste à réécrire les histoires des films Disney en y ajoutant un twist qui change absolument tout. Ici, il s’agit de La Belle et la Bête comme les fans l’auront deviné simplement à la couverture et au titre.

Verdict ? C’est un roman vraiment sympathique, qui part du principe que la Bête a été maudite par… la mère de Belle. Ah. C’est original et ça apporte un twist qui fonctionne très bien. Est-ce que le roman m’a plu ? C’est un peu compliqué de répondre à cette question, parce qu’il se divise en trois parties très distinctes.

La première est absolument géniale : elle reprend d’une part le film Disney quasiment à la lettre, mais sans les chansons malheureusement (enfin, sans les paroles). C’est super agréable à lire, parce que j’adore le film et que je ne l’avais pas vu depuis longtemps. En parallèle, on découvre le passé des parents de Belle et de tout le royaume, et j’ai tout simplement adoré cette partie qui est d’une originalité particulièrement originale ehe ! Bon, je vais inévitablement spoiler le livre ensuite, donc attention.

Le film de la Belle et la Bête est la copie conforme du dessin animé: la  preuve par 5

Cette partie sur les parents de Belle m’a surtout plu parce qu’elle introduit un monde où la magie est beaucoup plus omniprésente que dans le film, et c’était super bien pensé. Là où ça m’a moins plu, c’est que la deuxième partie s’éloigne alors totalement du film en introduisant un rebondissement dans le présent qui n’était pas forcément nécessaire. Je sais, c’est le principe de la collection de réécrire l’histoire, mais j’ai été déçu de ce qui est introduit et qui ne me paraît pas vraiment exceptionnel. J’aurais préféré qu’on continue à explorer le passé et des conséquences insoupçonnées expliquant le présent, plutôt que de voir le présent être changé.

En plus, dans la deuxième partie, on arrête d’explorer le passé… Et en cours de route, j’ai eu l’impression que Belle tombait dans certains clichés de la demoiselle en détresse que je n’aimais pas du tout. Bref, grosse déception sur la deuxième partie, et clairement, j’ai ralenti mon rythme de lecture…

La Belle et la Bête [Walt Disney - 1991] - Page 3

La troisième partie vient alors tout conclure assez intelligemment et sauver les meubles. Finalement, c’est un bilan positif, avec de bons moments de lecture et des passages vraiment savoureux – que je pourrais même proposer à mes élèves en lecture complémentaire cette année, figurez-vous. Bon, eux, ils le liront en français par contre, alors ils perdront l’humour des termes français introduits en langue anglaise (pas toujours de manière fluide et correcte).

Sinon, clairement, je pense que j’en lirais d’autres malgré ma déception des modifications de l’histoire (je sais, c’est le but) et malgré le fait que je ne suis jamais tout à fait fan de tout ce qui sort du canon. Seulement, disons ce qui est : c’est de l’excellente fanfiction là, et en plus, je suis fan de réécriture et d’écriture de script comme c’était fait là (avec une Belle assez maligne, des références littéraires et un personnage vraiment bien écrit). Voilà, j’aurais pu en dire plus sur les Twisted Tales j’imagine… Mais là, Laura est arrivée chez moi, alors elle m’a dit d’écrire « ah ciao bonsoir ». Ah ciao bonsoir !

Retour au ciné : Été 85

Salut les cinéphiles,

0315921Je sais que nous ne sommes pas mercredi, mais je ne pouvais pas rater l’occasion d’écrire un article sur mon retour au cinéma. En effet, j’ai enfin pris le temps de retourner dans une salle obscure. Mon abonnement cinéma n’est pas gratuit, alors autant le rentabiliser, non ?

Concrètement, on ne va pas se leurrer, il est ambitieux d’espérer un respect complet des gestes barrières et du protocole sanitaire, même dans une petite salle. Dans l’ensemble, c’était tout de même plus sûr que je ne l’imaginais aux premiers abords, mais c’est peut-être aussi grâce à l’horaire, hier soir à 19h30, et au choix du film, Été 85, sorti il y a une semaine.

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Alors, quel fut mon avis sur Été 85 ? À première vue, qu’il est frustrant de devoir garder le masque pendant tout le film alors que les persos se font des « baignades de soleil ». Autant vous dire qu’on a vu des masques tomber, mais bon.

Comme toujours, la bande annonce du film en dit beaucoup trop… Je vous laisse la regarder à vos risques et périls. Et puisqu’elle spoile, je vous donnerais ensuite mon avis avec quelques petits spoilers aussi… Bref, c’est à réserver à ceux qui ont vu le film !

Concrètement, ces deux minutes de promotion et la première demi-heure du film nous vendent deux choses : une belle histoire d’amour et une histoire de meurtre. Le film n’est ni l’un ni l’autre. Dommage, hein ?

Commençons par le côté romantique déjà. Si c’est ce qui vous intéressent, contentez-vous de cette bande-annonce. La chronologie éclatée du film ne permet pas de savourer pleinement cette histoire entre les deux ados (et les acteurs ne sont pas ados, c’est toujours bizarre, il faut un temps d’adaptation), certes très beaux et attirés l’un par l’autre, mais certainement pas amoureux. Le film en a conscience et joue justement de cette idée qui devient un élément moteur de l’intrigue, mais ça nous sert du gaybait en attendant.

Voir aussi : Ce que c’est que le queerbaiting

Je peux paraître un peu dur, mais soyons clairs, l’attirance entre eux n’est perçue comme telle que par l’un d’eux, ce qui est heureusement souligné dans le film. Ça change un peu de nombreux films lgbt qui sont dans cette mouvance, mais oublient de le dire.

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Le personnage de Kate est salutaire !

Par contre, c’est dommage de tomber au passage dans des clichés qui me dérangent pas mal, notamment la représentation de ce que beaucoup vont interpréter comme de la bisexualité alors que ça n’en est pas. Un des personnages cherche à s’autodetruire et le fait par ce biais, mais c’est tout. Dans les clichés, n’espérez pas non plus une relation sérieuse entre deux gays, passez votre chemin ici, il n’y a pas une once de communication entre eux.

Dans les bonnes choses, en revanche, il y a tout juste une réplique un brin homophobe dans le film, et l’évocation quasi muette d’une situation qui l’est totalement, mais ne touche pas directement les personnages principaux. Cela fait du bien un film lgbt sans homophobie… Par contre ça pose la question de pourquoi le choix de 1985, parce que ce serait une histoire plus crédible en 2020 qu’en 1985.

Je reconnais simplement à 85 l’avantage de nous proposer une bande son très chouette et des looks sympas à regarder, ainsi qu’une facilité à la nudité un peu plus grande. Et comme ce n’est pas une romance, tous les éléments qui pourraient l’être étant évacués bien vite, c’est tant mieux.

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Reste le côté meurtre du film, et ce n’en est donc pas un. Nous avons affaire à une histoire totalement montée en épingle, alors que la réplique clé du film est dans la bande-annonce. Savoir que le film est inspiré d’un roman nommé « Dancing on your grave » suffit à comprendre le reste, qu’on comprend de toute manière assez vite dans le film. Je ne peux pas parler de grosse déception car je m’attendais à être déçu justement, mais il n’y a pas eu de surprise non plus.

Quant aux acteurs, ils sont bons assurément, mais certains passages n’ont pas réussi à me convaincre, particulièrement dans le jeu du personnage principal et dans la scène qui est le point d’orgue du film, en plus. Cest juste une question de sensibilité par contre, ou peut-être que le film ne me plaisait pas assez pour que ça puisse me convaincre.

Vous l’aurez compris, si ça m’a fait vraiment plaisir de remettre les pieds au cinéma, j’ai eu plus de mal avec le film que j’avais choisi. Rien ne me tentait vraiment de toute manière…

Été 85 n’est toutefois pas un mauvais moment à passer. Ça se regarde bien comme divertissement, malgré quelques problèmes de clichés (je ne me lance pas sur la vision de la dépression ou des profs hein). Si ça ne vous tent  pas, tracez votre chemin.

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Ah, et quand même, l’actrice incarnant l’éducatrice est sortie du lot à mes yeux ! Voilà, j’ai fait le tour de cette critique express, à vous les studios !

The Promised Neverland – Tomes 3 à 5

Salut les sériephiles,

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Depuis la dernière fois que je vous ai parlé de The Promised Neverland, quelques tomes sont sortis déjà, et comme j’ai revu Laura en décembre, j’en ai eu deux autres à lire, parce qu’elle est beaucoup trop gentille et qu’on se les échange comme des cartes Pokemon à chaque fois qu’on arrive à se croiser. Aujourd’hui, je vous parle donc des tomes 3 à 5, parce que j’ai adoré les lire et que je veux en conserver une trace sur le blog. J’écris sans véritable spoiler sur chaque tome, par contre l’avis du tome 4 parle d’événements du 3, du tome 5 d’événements du 4. C’est une saga, c’est normal, mais attention à vous.

Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3 | Tome 4 | Tome 5 | Tome 6 | Tome 7 |
Tome 8 Tome 9 | Tome 10 | Tome 11 | Tome 12

Résultat de recherche d'images pour "the promised neverland tome 3"Pour ne pas vous mentir, je pensais vous avoir parlé de ce tome dans un article précédent, mais je suis absolument incapable de le retrouver. Comme je l’ai lu il y a quelques mois, je ne sais plus bien ce qu’il se déroulait au cours de celui-ci, mais j’en ai gardé un souvenir vif de surprise. Si les deux premiers tomes restaient très (trop ?) prévisibles, je trouve que celui-ci se démarquait par des rebondissements que je n’avais pas vu arriver.

Le développement autour de sœur Krone était vraiment intéressant et permettait de faire avancer l’intrigue à vitesse grand V. Non seulement, il y avait une avancée, mais en plus, ça prenait une tournure inattendue, parce que ça se précipitait sans rencontrer d’obstacles particuliers. Bref, je trouve qu’on entrait dans une intrigue plus adulte, et ça ne fait que se confirmer par la suite dans le tome 4.

Résultat de recherche d'images pour "THE PROMIsed neverland tome 4"Contrairement à ce que je craignais, je n’ai eu aucun mal à me remettre dans l’histoire au moment de commencer le tome 4. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais plus mis mes pieds de lecteur dans l’univers de la saga, mais finalement, le format fait qu’il est toujours simple de reprendre la lecture. C’est un peu ce que je reproche parfois aux mangas quand j’en lis trop d’un coup : c’est hyper répétitif, puisque le début de chaque chapitre prend toujours quelques pages à nous rappeler ce qu’il s’est passé juste avant. En même temps, c’est bien pratique après des mois…

Le tome 4 ? J’ai trouvé qu’il avançait encore plus vite que les précédents et qu’il était excellent, parce qu’il ne se montre vraiment pas timide. Autant on commençait sur une bête histoire d’orphelinat en tome 1, autant plus le temps passe, plus l’univers s’agrandit et devient vaste. On commence déjà sentir que l’orphelinat n’est qu’un minuscule rouage d’une immense machine et on sent bien que plus l’univers s’étend, moins la saga est prévisible.

C’est probablement ce que j’aime le plus dans ce tome 4 : il s’avère bien plus imprévisible que les précédents. Ce qui arrive à sœur Krone dans le tome 3 était déjà expéditif et surprenant, mais cette fois, la saga n’hésite pas à aller encore plus loin et être encore plus impitoyable. Il y a des rebondissements que je n’attendais pas, de vraies surprises et une histoire qui me paraît encore plus adulte que précédemment. Ma curiosité est titillée, très clairement.

Résultat de recherche d'images pour "the promised neverland tome 5"Le tome 5, comme d’habitude, reprend exactement où le précédent nous avait laissé. La différence, toutefois, c’est qu’il va marquer une véritable transition dans l’univers. En plus, j’ai eu l’idée un peu bête de le lire en deux fois, en coupant très précisément au moment de la cassure dans l’univers. Cette fois, ça y est, il ne va plus être question que de l’orphelinat, et c’est ce qui le rend passionnant à lire.

S’il m’a moins choqué que les deux précédents, il m’a aussi bien plus captivé car, pour la première fois, l’intrigue explore (assez littéralement) un terrain inconnu. Fini le temps où c’était prévisible. C’est probablement très personnel, mais j’ai aussi eu l’impression d’assister au même type de raisonnement que dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire. En plus sombre et plus adulte, certes, mais dans le principe d’aller chercher des indices et de tout décoder, je retrouve le même rush d’adrénaline et d’excitation de comprendre ce qu’il se passe. Et puis, eux aussi cherchent à rejoindre quelqu’un ayant les réponses (et ils fondent beaucoup trop d’espoir dessus, je trouve).

Je regrette juste, c’est vrai, que parfois ça part trop loin pour être 100% crédible dans le raisonnement, mais allez, c’est le format manga qui veut ça aussi. Un autre aspect qui m’a marqué à la lecture de ce tome 5, c’est le langage qui m’a paru plus fleuri que précédemment ; ou en tout cas plus familier. Là encore, c’est un ressenti de lecture, peut-être que c’était déjà le cas avant.

Une chose est sûre, j’ai hâte de lire le tome 6 car les cliffhangers de ce tome-ci sont parmi les plus intrigants de la saga à ce jour… et la bonne nouvelle, c’est que le tome 6 est déjà dispo !

L’avant-première de The Circle

À l’occasion de la sortie du film The Circle, je me permets un compte-rendu de l’avant-première en présence d’Emma Watson (ou pas) et une critique du film. Oui, je sais, je ne critique pas les films habituellement, surtout parce que je n’aime pas ça, mais comme c’est une avant-première, ça rentre tout à fait dans le cadre des Geekeries, dont je ne parle jamais assez ! Et puis, je me suis permis de développer sur Okja la semaine dernière, alors…

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Vous avez dit avant-première ?

Je ne réalise pas bien que j’étais à l’avant-première de ce film, j’avoue. J’ai beaucoup de critiques peu positives à en faire, mais je vais essayer de surtout en garder le positif, parce que je déteste ces gens qui ne gardent que le négatif des expériences qu’ils vivent. La vie est ce que l’on en fait, après tout.

L’avant-première commençant à 20h à Paris le 21 juin, il a fallu que je me libère pas mal de temps pour me rendre sur place, histoire de déposer mes affaires dans l’appartement où je dormais. Comme je vous le racontais dans l’article de la semaine à l’époque, c’était la semaine de la canicule avec un joli 38°C au compteur et pas de clim dans les trains (pire, du chauffage, même !).

La perspective d’aller au cinéma était géniale : la clim, les amis ! Quant au cadre extérieur, l’avant-première avait lieu sur les Champs-Elysées, ça a de la gueule quand même de dire que « eh, j’ai fait une avant-première sur les Champs-Elysées ».

Alors, il y avait deux salles pour cette avant-première et avec Laura (merci à elle pour la photo ci-dessus), on s’est retrouvé dans la salle 2, plus petite et soi-disant moins prestigieuse. Nous, on était bien content : comme c’était la salle 2, elle était moins complète, donc on a pu avoir des places bien centrées au dernier rang et deux ou trois rangs vides devant nous. Parfait pour profiter du film comme à la maison. On était d’autant plus content que j’avais des messages en provenance de la salle 1, où Geeleek est très mal tombé : pas de clim et des vieilles énervantes derrière lui.

En fond de salle et sans personne devant nous, on était plutôt bien côté clim et c’était tant mieux parce qu’il fallait prendre notre mal en patience pour cette avant-première. Annoncée à 20h, la séance n’a commencé qu’à 21h30. Emma Watson n’est arrivée sur le tapis rouge (pourtant officiellement annulé) qu’à 20h30 et a dû faire le marathon des interviews presse avant de venir dans la salle. Morale de l’histoire ? Pour voir un acteur, le tapis rouge est peut-être le meilleur plan, mais fallait être motivé par 38°C en plein soleil sur les champs.

En plus, nous avions interdiction de ressortir de la salle, forcément car c’était trop compliqué à gérer les mouvements des uns et des autres, donc il y a eu pas mal de plaintes qui nous faisaient rire avec Laura. Il y a quand même un couple qui a décidé de quitter la salle (retour impossible donc) après 1h10 d’attente. Emma Watson est arrivée trois ou quatre minutes après. Quitte à avoir attendu autant de temps, franchement, autant rester, non ? On va dire qu’ils avaient peut-être une autre soirée derrière, c’était la fête de la musique après tout.

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Emma Watson est donc venue nous rendre une visite express pour faire la promo du film, où elle nous a grosso modo raconté la même chose qu’à la presse et que vous avez sûrement déjà lu ailleurs qu’ici. Quoiqu’il en soit, je vous le traduis quand même en deux-deux :

« Bonjour. Je n’arrête pas de me répéter ce soir, mais c’est génial de faire une promo de film en France. Je ne sais pas si vous le savez mais vous êtes de vrais cinéphiles, vous adorez les films, c’est fou, vous avez les questions les plus intéressantes et les plus précises. Vous êtes vraiment intéressés par la manière de tourner un film, c’est génial. J’adore.

J’ai adoré tourner ce film, qui est un film un peu dérangeant parce qu’il est à propos d’aujourd’hui, en fait, il ne se passe pas dans un futur dystopique. C’est ici, maintenant, dans le présent. J’espère que vous aimerez le film et que vous aurez envie d’en parler. J’en suis fière. J’ai adoré travailler avec Tom Hanks, il est l’homme le plus sympa du monde, et James aussi est génial. J’espère que vous aimerez. Merci. »

Et voilà, elle a remonté les marches de la salle et est partie, le film commençant aussitôt après. Je ne retiens pas grand-chose de cette rencontre, parce que c’était franchement un discours plat et à peine improvisé tellement on sentait qu’elle l’avait répété dix fois avant. Je ne retiens pas grand-chose, si ce n’est qu’elle est aussi magnifique en vrai qu’en film. Oh, et que je fonds quand j’entends sa voix, notamment lorsqu’elle a remercié quelqu’un qui lui avait apporté un cadeau (sans prendre le cadeau pour autant). Elle a aussi tourné la tête une demi-seconde vers nous en souriant, c’était plus qu’assez pour je sois totalement sous le charme et tellement heureux de ma photo floue (manque de luminosité, mouvement, tout ça tout ça).

Et le film ? Parlons-en, sans spoiler !

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Un film qui se perd en route

Synopsis : Dans un futur proche et aux USA, Mae est engagée par un groupe high-tech nommé The Circle. The Circle, c’est, en gros un avatar futuriste de Facebook. Autant dire que c’est la montée de l’échelle sociale vitesse grand V pour Mae. Seulement, tout n’est pas si parfait derrière les apparences…

Mon avis : La première réflexion que je me suis faite est que la bande-annonce, comme bien souvent, nous racontait beaucoup trop de choses. Franchement, j’évite de regarder les trailers pour ça habituellement et ça s’est confirmé une fois de plus. C’est un peu frustrant de passer 1h de film à savoir à peu près ce qu’il va se passer, je trouve. Depuis mon visionnage du film, j’ai eu l’occasion de voir une deuxième bande-annonce… et franchement, en compilant les deux, vous avez déjà vu le film, je crois.

Par chance, je n’avais pas revu la bande-annonce depuis un moment quand j’ai regardé le film, ce qui ne m’a pas empêché de trouver l’intrigue assez prévisible dans son ensemble. Je ne la regarde plus, mais j’ai grosso modo pensé à un Black Mirror de moins bonne qualité (mais avec un meilleur casting) devant The Circle. C’est un sentiment partagé par beaucoup de monde, malheureusement. Je pense que ça vous situe tout à fait dans l’ambiance du film de dire ça, c’est de la science-fiction prévisible et à la critique trop attendue pour être surprenante. Cela se laisse regarder, il y a quelques bons moments et voilà.

Je n’irai pas jusqu’à déconseiller le film : les effets spéciaux sont pour moi à la hauteur, avec certaines scènes très sympathiques et plutôt bien réussies. J’ai aussi trouvé les acteurs excellents (même si ça, c’était plus partagé dans les avis de ceux avec qui j’ai pu en parler), mais je ne suis pas des plus objectifs quand il s’agit d’Emma Watson (et de Patton Oswalt/Karen Gillan).

Autant le dire, c’est un divertissement, et il ne faut pas s’attendre à autre chose. Plus vous creuserez, plus vous risquez d’être déçu : le côté scientifique est très improbable, les raccourcis scénaristiques trop nombreux, la réflexion en toile de fond assez creuse et la fin ouverte pas franchement à la hauteur. Vous ne sortirez pas de la séance avec le cerveau retourné, quoi. Tout au plus, vous rallumerez vos portables en ayant une petite pensée pour Mae, parce que oui, c’est la première chose que vous faîtes en sortant du ciné et c’est un peu une critique sous-jacente du film.

En fait, le film avait énormément de potentiel et il est tout à fait incapable de l’exploiter correctement, se contentant d’une critique convenue et de décisions peu radicales/prévisibles. C’est con, surtout quand l’héroïne déclare lors de son entretien d’embauche (OK, mini spoiler) avoir peur du… potentiel inexploité.

Je n’ai pas lu le livre dont s’inspire le film, mais je n’en ai pas spécialement envie après ce visionnage. Clairement, Emma Watson sauve le film et je me suis senti beaucoup plus indulgent dans mon avis à chaud parce que ce n’était pas une série. Le personnage de Mae est d’une complexité déconcertante, changeant d’avis un nombre incalculable de fois et pas toujours de manière logique.

C’est un 12 ou 13/20 selon les critères du blog, je lui aurais peut-être mis 14 sur le moment, parce que justement, c’était un bon moment entre amis, mais voilà. Cela part dans tous les sens, mais pas dans le bon.

En bref, je me répète : je ne déconseille pas le visionnage de The Circle, mais vous pouvez tout à fait vous en passer sans rater quelque chose, sans culpabiliser et sans perdre grand-chose côté culture… Si la thématique vous intéresse, allez plutôt (re)lire 1984 de Georges Orwell, c’est carrément mieux !

Voilà, si vous l’avez vu, n’hésitez pas à commenter et on pourra en parler plus longuement, avec spoilers. Est-ce que je le reverrais ? Peut-être, pour son casting et si l’occasion s’y prête, mais ce n’est pas un film qui me marquera à long-terme. Eh, comme The Bling Ring à l’époque, finalement ! Quel dommage qu’Emma Watson ne choisisse pas de meilleurs projets…

Si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller lire l’article de Laura (un peu moins critique que moi) et/ou visionner la vidéo de Geeleek (beaucoup plus critique que moi).