One Piece – S02E08 – Deer and Loathing in Drum Kingdom – 17/20

C’est une fin de saison, certes, mais ça ne se sent pas forcément, malgré les artifices des scénaristes qui mettent en avant quelques infos pour donner des miettes donnant envie d’aller vers la saison 3. La fin de l’arc de Drum est très bien adaptée, comme tout le reste du manga, mais je trouve que l’on sent vraiment qu’il s’agit d’une adaptation. Vous allez me dire que c’est logique, car ça en est une… Mais tout de même, ça fait que ça traine en longueur et ça finit par me poser la question du vrai intérêt de l’adaptation. Encore.

Spoilers

Wapol revient dans son royaume plus puissant que jamais maintenant qu’il a mangé un fruit du démon.


Have fun dying, kiddo.

Ils nous auront fait tous les jeux de mots possibles avec « deer » sur trois épisodes, je crois ! C’est déjà la fin de saison et c’est bien dommage. J’avoue avoir enchaîné plus vite que je pensais les épisodes – mais j’ai fait une longue pause avant celui-ci, et ça m’a donné la flemme de reprendre. La série serait-elle victime de ce que je considère être habituellement « L’effet Apple » ? C’est étrange.

Bon, ce n’est pas aussi étrange que la première scène de cet épisode qui nous révèle que le roi Wapol a récupéré un super pouvoir grâce à son fruit du démon : il peut transformer son corps en fonction de ce qu’il mange. Ainsi, manger une épée lui permet de transformer son bras en épée. C’est un peu la classe. Par contre, que son ancien chef de la garde se transforme lui aussi en monstre et s’empale de lui-même sur l’épée, ce n’est pas dingue. L’armée que Wapol a décidé de bouffer, digérer et recréer ? Ca, c’est dingue et ça fait un bon sujet de fin de saison, en vrai.

De son côté, Vivi croise Miss Allsunday dans le village du royaume de Drum et est un peu terrifiée de voir qu’elle est poursuivie non stop. Elle essaie bien de s’en débarrasser, mais finalement, son adversaire est utile : elle la prévient du retour du roi Wapol en force, lui expliquant qu’il a eu un fruit du démon. Oh, son but n’est pas d’aider Vivi : son but est de savourer la défaite de Vivi et de la faire culpabiliser d’être incapable de sauver son peuple qui périra exactement comme celui de Wapol.

Et puis, l’avertissement n’est pas si utile en vrai : elle n’a pas le temps d’aller prévenir Usopp et Zoro que ceux-ci ont déjà vu arriver l’armée du roi. Si nos pirates sont prêts à faire face, ils savent aussi que la défaite les attend. Il faut donc prévenir au plus vite Luffy et le reste de leurs amis : Usopp explique à Vivi qu’il a concocté une petite invention qui lui permet effectivement de monter à toute vitesse la falaise.

J’aime beaucoup que la série récupère l’humour du manga (et plus particulièrement d’Usopp) sur ce coup-là. Bref, Vivi arrive au château de Kureha pour prévenir nos amis, mais avant ça, on a droit à un petit approfondissement du personnage de Sanji. Je l’aime bien, mais j’ai trouvé que son discours plombait un peu le rythme du dernier épisode. C’est étrange de ne pas l’avoir mis dans un autre épisode, ce sont des scénaristes, ils en seraient capables. Un épisode de fin de saison est censé nous montrer de l’action, non ?

Il le fait quand Vivi prévient Luffy, évidemment. Ce dernier veut aussitôt descendre au village pour participer à l’action et apporter son aide. Ce n’est pas l’avis de Kureha, par contre. Elle, elle préfère fuir et se planquer : elle a déjà vu ce dont Wapol était capable et elle n’a pas l’intention de rester voir ce que fera le tyran maintenant qu’il a mangé un fruit du démon.

Elle se barre donc en souhaitant une bonne mort à Chopper. Toutefois, en chemin, elle tombe sur le chef de la garde, encore en vie. Elle le voit prêt à se battre en étant blessé à mort, elle entend ses arguments qui consistent à se battre pour la liberté quoiqu’il arrive et… Elle change d’avis. Elle décide donc de le soigner, c’est déjà ça.

Au château, tout le reste du groupe décide de la marche à suivre. Grosso modo, les avertissements de Vivi sont entendus et la décision est prise de redescendre au village pour aider tout le monde à faire face à l’armée de Wapol. Si seulement ils savaient que le roi l’a divisée en deux, histoire d’avoir une partie prête à prendre d’assaut son château…

Le temps presse donc, mais Chopper veut tout de même changer la perf de Nami avant de partir. Sanji n’en voit pas l’intérêt, mais quand il découvre que Chopper est capable de se transformer en véritable guerrier, il cède. La transformation de Chopper intervient juste à temps, en plus : des guerriers de Wapol débarquent au même moment dans le château.

Le combat à mains nues pour Sanji et Chopper commence aussitôt. C’est rigolo de voir Nami observer tout depuis derrière son lit d’hôpital, ça l’est moins de voir que Sanji essaie encore de la draguer. Il baisse un peu son attention et se fait ainsi piéger par un des guerriers qui parvient à lui coller le pied au sol. Comme toute la technique de combat de Sanji consiste en des jeux de jambes, c’’est un peu problématique.

Il se fait un peu dégommer, mais Chopper peut heureusement intervenir pour l’aider, après s’être débarrassé de son ennemi (rigolo le passage de mignon à très vénère). Ce qui est essentiel à voir et retenir ici, c’est que Chopper et Sanji travaillent en équipe. Les voilà devenus super potes, sous les yeux de Nami qui se marre bien. Les techniques de combat ? On reprend vraiment les mouvements du manga. Cela paraît parfois ridicule dans un live-action (la toupie de Sanji ?!), mais ça fonctionne malgré tout.

Le roi Wapol parvient pendant ce temps à prendre par surprise le reste de l’équipe en débarquant au beau milieu d’une conversation entre Vivi et Luffy se préparant à la bataille. C’est bien, la bataille vient à domicile. Alors que Luffy s’échauffe (un bon humour), Vivi lui demande de la laisser prendre le lead. Elle n’accepte pas d’être insultée par Wapol et réussit même à lui foutre une baffe. Bon, après, face à ses pouvoirs, Luffy n’a pas d’autres choix que d’intervenir, hein.

Le combat entre eux fonctionne bien car les pouvoirs de Luffy ou de Wapol sont bien gérés par les effets spéciaux. Cela me choque beaucoup moins, même si c’est tout aussi perché. J’aime que ça se fasse avec l’humour autour du manteau de Nami ou que Luffy parvienne à mettre KO Wapol en lui fermant la bouche, avec l’aide de Vivi en plus, et c’est tout.

Pendant ce temps, dans le village, c’est la merde : l’armée de Wapol débarque et force les villageois à se battre. Emmenés par Zoro et Usopp, ceux-ci n’hésitent pas. Et oui, Usopp aussi se bat. Il est plutôt coriace, mais leurs ennemis aussi. Kureha débarque pour les aider avant la fin, et c’est toujours ça de pris.

Le combat ne prend fin, toutefois, qu’une fois que Wapol est tué. Le truc, c’est qu’il faut d’abord le tuer : Luffy l’a maîtrisé, mais il n’est pas encore victorieux. Non, pour ça, il faut un vrai travail d’équipe : Vivi et Luffy sont donc rejoints par Nami, Sanji et Chopper et c’est ensemble qu’ils parviennent à gagner. Avant ça, il faut que Luffy redécrive ce que c’est d’être un pirate en se sacrifiant pour le drapeau pirate de Chopper, et surtout qu’il survive à ce sacrifice. Ensuite, il est plus simple et évident d’envoyer valser Wapol à travers le vitrail qui le représente. CHEH.

Là, on sent le problème de l’adaptation d’un manga : on arrive à la fin de saison, mais le manga n’est pas conçu pour être divisé en saisons. En fait, là, on est sur la fin d’un arc et la défaite du méchant n’est pas suffisante pour marquer une fin de saison. Il reste encore plein de temps à l’épisode, alors on nous règle comme d’habitude les intrigues secondaires avec plein de scènes qui trainent en longueur.

On voit donc Nami être en pleine forme et régler sa dette avec Kureha (juste parce qu’ils ont sauvé le royaume, allez), le chef de la garde rencontrer à nouveau Chopper, Kureha prendre la tête de l’équipe des médecins et Luffy proposer à Chopper de les rejoindre sur le bateau. Mieux encore : il lui impose. Chopper ne veut pas s’imposer, il a peur aussi… mais bon, il s’agit d’être un pirate en compagnie de ses amis.

Quand il annonce sa démission à Kureha, elle le prend plutôt mal et l’insulte, lui disant qu’il est trop lâche et faible pour être un pirate. Il est toutefois sûr de pouvoir y arriver avec l’aide de ses amis qui, eux, s’amusent avec des boules de neige en attendant Chopper. Celui-ci débarque en étant attaché à un traineau qui sort de nulle part. Au moins, toute notre équipe de pirate peut ainsi se prendre pour le père Noël en rejoignant le Merry. C’est sympa comme tout.

Chopper rejoint donc l’équipage pour la saison 3 et peut dire adieu à son royaume de toujours. Usopp comprend sa tristesse et son angoisse, mais il le rassure en lui disant qu’il fait partie de l’équipage désormais. Mieux encore, il comprend que Kureha n’était pas si opposé que ça à son départ : elle a préparé son sac.

Le royaume de Drum ? Kureha en prend soin en trouvant le moyen d’administrer le remède d’Hiluluk sur le royaume : elle vise le ciel avec un canon qui permet une propagation à grande portée des fleurs de cerisiers : le but d’Hiluluk était de redonner de l’espoir à son royaume et de montrer qu’il ne fallait pas abandonner l’espoir avec ses fleurs de cerisiers.

Le moment émotion est un peu gâché, en ce qui me concerne par les pleurs de Chopper. C’est trop un bébé pour moi, pardon. La série avance un peu aussi, tout de même, la mythologie derrière One Piece : Kureha indique donc que Luffy lui rappelle Gold Roger, mais en appelant celui-ci Gol D. Roger. Comme D. Luffy ?

Cela faisait un bon cliffhanger de saison avec toute la conclusion déjà faite, mais non. L’épisode dure une heure et ça se sent : ça traine vraiment en longueur. On retrouve ainsi les pirates en train de faire la fête dans leur bateau. Vivi les remercie de la déposer à Alabasta, mais elle est aussi triste de savoir qu’ils vont bientôt se séparer. Luffy lui rappelle qu’ils sauveront d’abord Alabasta ensemble. Partant de là, Vivi décide de leur révéler tout ce qu’elle a appris de Baroque Works, à commencer par l’identité de Mr 0.

Bien sûr, Smoker décide aussi d’aller vers Alabasta (mais à quoi ça sert toute cette intrigue dans cette saison, franchement ?). La fin de saison nous révèle un peu plus que le manga, il me semble, en nous montrant enfin le visage de Mr 0, en nous indiquant que son bras droit a pour vrai nom Nico Robin et surtout en nous indiquant qu’il y a une Opération Utopia qui va voir le jour. Allez.

EN BREF

Il m’a fallu un peu de temps pour être embarqué par cette saison 2, mais elle y parvient principalement en adaptant à merveille le manga. Elle prend le temps d’aller dans les détails, réécrit certains arcs, fait du bon travail à mettre en scène l’impossible avec des effets spéciaux au point, non vraiment, on est sur un voyage qu’il est vraiment plaisant de suivre.

Par contre, il y a des limites assez claires : l’imagination sur le manga permet de raconter absolument tout ce qu’on veut, le budget des effets spéciaux n’est pas toujours super convaincant – désolé, mais Chopper n’est pas assez réaliste à mes yeux. Je sais, on est sur une série qui n’a rien de réaliste… mais ça me sort quand même un peu de l’histoire de voir autant d’images de synthèse. Heureusement que tout le casting est incroyable, à commencer par Luffy, Usopp et Vivi qui incarnent à la perfection les personnages, ça m’aide beaucoup.

Une autre limite est donc la longueur de l’histoire qui est racontée dans le manga. La série fait ce qu’elle peut, mais on sent souvent la limite qui va avec dans la longueur d’épisodes qui s’essoufflent à chaque fois sur leur dernier arc. Les transitions d’un arc du manga à l’autre ne sont pas faites pour une série et là on le sent. Je peux m’y faire cela dit.

Me reste l’interrogation principale du temps de production : s’il leur faut un an et demi pour adapter une dizaine de manga en épisodes, comment comptent-ils atteindre le tome 100 de One Piece, en fait ? Il va bien falloir tailler davantage à un moment ou un autre… Mais qui sait, peut-être que le manga le permet ? Après tout, je n’ai pas avancé ma lecture des mangas. Je sais quoi faire de mon été, on va dire.

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One Piece – S02E07 – Reindeer Shames – 15/20

Alors là pour le coup, il y a besoin d’un épisode flashbacks dans la série et je ne vois pas comment ils pourraient faire autrement. Seulement voilà, je n’aime pas les épisodes flashbacks, aussi nécessaire que ce soit pour apporter toute la backstory d’un personnage qui va s’intégrer au casting pour la suite. C’est une construction qui nous vient tout droit du manga, alors il faut faire avec, je suppose… Seulement si on ajoute à ça des effets spéciaux auxquels je ne me fais pas tout à fait, ça fait que l’épisode est une pause un peu moins efficace que les autres.

Spoilers

Nos pirates rencontrent Chopper – et nous aussi.


I’m not a racoon. I was a reindeer.

La première scène nous montre une bataille assez peu lisible, et c’est dommage car je dis souvent que la série permet de mieux lire ce qui ne l’est pas dans le manga. En tout cas, on en revient vite à l’intérieur du château où on a abandonné nos héros dans l’épisode précédent, et c’est très bien comme ça. On y voit Sanji et Luffy s’interroger sur Chopper, en sa présence. Pour le faire parler et vérifier qu’il sait bien parler, ils envisagent même de le faire cuire en bouillon.

Ce qui fait réagir Chopper, toutefois, c’est quand Luffy touche à un drapeau dans la cuisine. Ce n’est qu’à ce moment que Chopper lui parle et lui explique qu’il était un renne avant. Nous n’en saurons pas plus dans l’immédiat, et ça titille la curiosité de nos pirates.

Sanji fait la cuisine malgré tout, un petit ragoût qui fait plaisir à Nami. Pendant le repas, Luffy pose évidemment des questions à leur hôtesse concernant Chopper. Kureha la « sorcière » raconte donc l’histoire de son exil, quand tous les médecins ont été capturés du royaume par le roi Wapol. Ils se sont retrouvés à deux, elle et un autre, Hiluluk, à tenter de se cacher.

L’autre médecin a fini par faire sa route de son côté, parce qu’ils ne se supportaient pas et que se séparer leur laisser plus de chance. C’est cet autre médecin qui a trouvé Chopper : le renne s’est fait tirer dessus dans les bois. Et alors qu’il y avait des traces de grandes pattes, il tombe sur un tout petit Chopper. Il gagne sa confiance en se foutant à poil (wtf) pour lui montrer qu’il n’a pas d’armes.

De toute manière, Chopper n’a pas vraiment le choix de se laisser soigner à ce stade : il est trop blessé. Hiluluk s’occupe donc de lui et quand Chopper se réveille finalement, il révèle qu’il peut parler. Le médecin (avec sa superbe coupe de cheveux, en plus !) est surpris, mais s’occupe tout de même du petit renne. Il prend soin de lui, le rassure et lui indique qu’il n’a pas à avoir peur de lui parler, même si d’autres humains lui ont tiré dessus.

Et comment ce renne est-il devenu un mini-humain comme ça ? Eh bien, il a mangé un fruit du démon, évidemment. C’est la théorie d’Hiluluk, rapidement confirmée par Chopper, un nom qu’Hiluluk lui donne. Après tout, c’est un animal transformé en humain. J’ai vraiment du mal avec les images de synthèse. Je n’arrive pas à me faire à ces images de synthèse. J’essaie, pourtant.

Ce qui est sûr, c’est que Chopper a rapidement apprécié son sauveur : il reste vivre avec lui pendant plus d’un an et, peu à peu, ils finissent par se comporter comme un vieux couple. Chopper a même sa première dispute avec le médecin. La réconciliation ? Hiluluk lui offre un chapeau, LE chapeau. La série réussit plutôt bien à nous vendre cette relation et il faut bien dire que l’acteur aide beaucoup à cela. Ce ne doit pas être évident de tourner tout cet épisode tout seul, avec une créature en image de synthèse.

Hiluluk est le seul être humain qui parle à Chopper. Partant de là, il fait toute son éducation et lui raconte bien ce qu’il veut, d’une histoire sur des cerisiers en fleurs ou le fait qu’aucune maladie n’est incurable jusqu’à une définition toute personnelle de la piraterie. Il explique donc à Chopper que la piraterie, c’est super, et qu’aucune maladie ne pourra résister au médecin de génie qu’il est… seulement, ce n’est pas le cas. Hiluluk lui-même tombe malade, ce qui fait qu’il décide de se séparer de Chopper.

Il lui dit qu’il est guéri et peut s’échapper. Quand Chopper insiste pour rester, Hiluluk s’en débarrasse en étant un sacré connard avec. Son but est de rendre moins compliquée la séparation qu’il estime nécessaire, mais il est difficile de ne pas avoir de la peine pour Chopper. Son petit cœur de renne est brisé, et le notre aussi du coup. La série réussit bien à nous faire vivre les émotions du personnages – même Sanji laisse couler ensuite une larme.

Nos héros comprennent pourquoi Chopper déteste les humains, en tout cas, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Alors qu’Hiluluk tombe de plus en plus malade et est aidée par Kureha, le renne espionne la consultation médicale et comprend la vérité : Hiluluk s’est débarrassé de lui pour lui éviter une désillusion. Hiluluk comprend qu’il ne trouvera pas à temps le remède de sa maladie – ni le champignon de la vallée de la mort qui sauve de toutes les maladies – et il demande à Kureha de veiller sur Chopper.

Elle refuse. Chopper part seul de son côté pour aller chercher le champignon, une histoire qu’on ne nous raconte pas vraiment. On saura simplement que Chopper reviendra blessé de partout et borgne. Il revient pile au moment où Hiluluk réussit en plus le projet qu’il avait avec Chopper. Le renne décide de faire du médecin son premier patient, ce qu’Hiluluk accepte avec plaisir.

Cependant, il y a un hic important : il a appris à Chopper que la tête de mort des pirates signifiait que rien n’était impossible et qu’on pouvait guérir de tout. Le renne en a déduit que le champignon qu’il a trouvé était une panacée quand, en réalité, c’était simplement un champignon vénéneux. Hiluluk lui fait croire qu’il est guéri et s’en va pour mieux s’attaquer au château du roi Wapol.

Quand Chopper apprend la vérité, il est dévasté comme un bébé le serait – et c’est d’autant plus dur pour lui qu’il apprend la vérité de Kureha. Cette dernière est énervée et n’hésite pas à l’engueuler, lui reprochant d’avoir tué son ami. Chopper apprend la vérité, donc, et décide de se précipiter au château. Malheureusement, c’est déjà trop tard : le médecin est arrivé au château, a fait péter quelques bombes et s’est suicidé devant le roi. Avant ça, il porte toutefois un message d’espoir aux gardes, indiquant que le royaume peut encore être sauvé du roi Wapol, avec espoir.

Ses mots ont un poids qui fonctionne très bien sur le chef de la garde qui deviendra donc leader après le départ du roi. En attendant, celui-ci va au-devant de Chopper, qu’Hiluluk a présenté comme son fils, et l’empêche d’entrer dans le château où il risquerait de se faire tuer. Soit. Je n’ai pas aimé du tout la transformation de Chopper. Je sais que ça correspond à peu près au manga, mais alors vraiment, que ce soit son passage à quatre pattes ou son passage à un état gros combattant de MMA, ça ne fonctionne pas sur moi, surtout que ça se fait hors écran. En vrai, ce n’est pas évident à adapter – mais après, était-ce nécessaire d’adapter One Piece en série, me direz-vous ?

Quoiqu’il en soit, une telle histoire, ça régale – et ça régale surtout Luffy qui adore manger en même temps. Il se lève et décide d’aller faire ami-ami de la meilleure des manières avec Chopper. Il lui montre ainsi qu’il est un monstre lui aussi, utilisant ses pouvoirs pour accrocher le drapeau pirate. Merveilleux.

Pendant ce temps, dans la vallée du royaume de Drum, Zoro et Usopp se réconcilient juste à temps : Zoro se retrouve nommé chef de la garde par intérim quand le vrai chef de la garde se doit de quitter son poste pour aller vérifier ce qu’il se passe dans la forêt où un feu de camp est allumé. Cela permet un cliffhanger sympa vers le dernier épisode, puisqu’évidemment, ça signifie que des ennemis du royaume sont à ses portes.

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One Piece – S02E06 – Nami Deerest – 16/20

Cette saison est en train de faire un truc que la saison 1 n’avait pas réussi à faire autant : elle me donne vraiment envie de me replonger dans les mangas et de recommencer à les lire. L’adaptation continue de tenir la route et d’étaler un budget impressionnant pour cela. Pour autant, je trouve qu’il se passe peu de choses dans l’épisode. Ils tentent bien d’aller nous montrer à droite à gauche d’autres intrigues, mais ça n’avance pas. Comme le manga, quoi.

Spoilers

Nami est gravement malade. Reste à savoir pourquoi et comment la soigner.


Take a bite and find out. Bon appétit.

L’épisode précédent se terminait sur Nami faisant un malaise. C’est une intrigue que j’avais bien apprécié dans le manga, alors je suis pressé de voir ce que ça va donner dans la série. Malheureusement, l’épisode décide de commencer par un détour sur Baroque Works. Je comprends l’idée de garder le suspense… mais c’est toujours chiant d’avoir ce genre de détours en ce qui me concerne. Les deux épisodes précédents m’ont plu parce qu’on nous épargnait ça. Ici, on voit plutôt un homme s’énerver de ne pas être mené auprès de M.0 parce qu’il considère qu’il est plus important et mérite de parler à quelqu’un d’autre qu’une femme qui n’est pas à la tête du réseau.

Ben super, un petit fumet de misogynie, on adore. Et on adore encore plus quand elle le récompense avec un fruit du démon offert par M.0, en plus. On voit donc celui sera nommé un peu plus tard dans l’épisode roi Wapol manger un fruit du démon…

Nami se réveille pour découvrir qu’elle a probablement attrapé quelque chose quand ils étaient à Little Garden. A son chevet, Sanji lui apprend en effet qu’elle est restée inconsciente pendant quatre jours.

Tout l’équipage est catastrophé, en tout cas. Sur le pont devenu front polaire (n’en déplaise à Zoro), nos pirates cherchent un moyen de venir en aide à Nami. Si certains aimeraient que les médecins d’Alabasta s’occupent d’elle, Vivi leur fait prendre conscience qu’ils sont trop loin de son royaume pour cela. Il faut trouver de quoi la sauver plus rapidement. Cela tombe bien : ils sont à proximité d’une île, et une île que Vivi connaît bien.

En effet, elle explique à l’équipage ce qu’il en est, mais nous, on nous impose quelques flashbacks pour apporter les informations dont on a besoin. On y comprend ainsi que le méchant vu en début d’épisode est le roi de cette île, le roi Wapol. C’est un dirigeant avec lequel le père de Vivi est en désaccord dans le passé – menant à une querelle royale qui n’est pas idéale dans le présent pour qu’il accepte d’aider Nami. Vivi déteste Wapol, on voit même une scène où il la frappe mais où elle décide de s’excuser de l’avoir bousculé pour être sûre d’éviter une guerre à son royaume. Maligne.

En arrivant sur l’île, les pirates sont mal reçus, forcément. Il y en a même pour tirer sur Vivi. Luffy s’énerve, évidemment, mais Vivi est assez maligne pour le calmer et lui dire d’arrêter de faire n’importe quoi. Pour rentrer dans le village, il vaut mieux être respectueux et demander le passage.

Pourquoi les habitants de ce royaume sont-ils si peu amicaux ? Eh bien, parce que leur roi les a abandonnés, évidemment. Wapol, en voyant un pirate nommé Barbe Noire se pointer à l’horizon, a décidé de prendre la tangente et de laisser son peuple se démerder. Si la situation énerve au plus haut point Vivi, il n’empêche qu’il faut faire avec.

Le problème est que le roi est parti avec les médecins, évidemment. Nos héros apprennent donc que pour avoir une chance de faire soigner Nami, ils doivent à présent escalader et se rendre vers la plus haute tour d’un château au sommet d’un mont enneigé. C’est là que réside une sorcière qui pourra la soigner. Peut-être. Luffy et Sanji emmènent Nami avec eux, tandis que le reste de l’équipage reste dans le village. Je trouve ça amusant de voir comment la série adapte ce royaume, d’ailleurs. Nous sommes au beau milieu d’une contrée enneigée, alors ils ont tous des doudounes. J’adore les looks dans cette série, il y a un vrai travail esthétique qui est mené. Pour le coup, ça ne respecte pas forcément le manga où les filles ont tendance à être en bikini 95% du temps, mais ça ne fait pas de mal. L’adaptation est bien foutue.

Pendant que Luffy et Sanji emmènent Nami, Vivi pète un câble de voir les conditions dans lesquelles le royaume a évolué. Elle sait que les habitants avaient accès à tout, des soins et des richesses, et que ce n’est plus le cas à cause de leur roi. Usopp parvient à la réconforter et c’est en amitié qui fonctionne bien. De son côté, Zoro fait ami ami avec le capitaine de la garde, qui est resté en arrière et est désormais le leader de ce village.

En parallèle, Luffy et Sanji escaladent la montagne pour emmener Nami chez le médecin. On voit très bien que ce n’est pas une partie de plaisir et qu’il fait sacrément froid. Ce n’est pas si facile, en plus. Sanji finit par tomber. Il est secouru de justesse par Luffy, qui étend son coup pour le récupérer. Notre héros est véritablement un héros : il parvient au sommet et face au château de la sorcière avec Sanji et Nami inconscients. Trop fort.

Nami se réveille une fois de plus dans un lit sans savoir ce qu’elle fout là. Cette fois, on lui explique plutôt facilement : elle s’est fait piquer par un moustique préhistorique et ça explique son état. Ben oui, bien sûr. Par contre, personne ne semble lui donner la peine de lui expliquer qui est Chopper, ou plutôt ce qu’il est. Difficile de ne pas attendre Netflix au tournant sur le personnage de Chopper et, en vrai, je ne suis pas super convaincu. Il a l’air tout mignon là, certes, et il respecte plutôt bien le design d’origine… mais ça me fait le même effet que pour les animaux de synthèse, ça ne me donne pas l’impression qu’il est vraiment dans la pièce.

En tout cas, cet épisode réussit à l’introduire plutôt correctement comme l’assistant d’une sorcière qui n’en est pas une, d’une vieille dame qui se dit pas si vieille alors qu’elle approche des 139 ans et d’une guérisseuse qui remet sur pied nos héros – même si ça signifie apparemment qu’elle doit déshabiller Sanji pour lui remettre les côtes et laisser Luffy nu dans un bain pour lui éviter l’hypothermie. Coquine, la vieille. Je ne dois pas être mieux, parce que je me demande d’ailleurs si on les verra tous à poil comme dans le manga pendant cette intrigue.

Le cliffhanger est plutôt amusant après tout ça, puisqu’on finit sur un Luffy tout excité de ses nouvelles découvertes et de s’interroger sur ce qu’est Chopper. Belle question.

Autrement, la série nous sort encore du chapeau (de paille) des scènes avec la Marine et franchement, je persiste et signe pour dire que ça n’est pas aussi intéressant. Je préfère de loin suivre Luffy que tous les détours par ses opposants.

Dans cet épisode, nous faisons donc la connaissance de Miss Thursday lorsqu’elle s’oppose à Smoker. La confrontation est de courte durée : le colonel remporte sans trop de mal leur duel… et du coup, vraiment, l’intérêt de la scène laisse à désirer. Il en va de même pour Tashigi, qui affronte aussi un des hommes de Baroque Works. Je trouve ça chouette de voir que l’organisation est partout et chouette de savoir que Tashigi est forte, mais ça fait des détours pénibles, tout de même.

Tashigi réussit à garder son ennemi en vie. Cela permet à Smoker de le torturer pour récupérer quelques infos sur l’organisation.

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One Piece – S02E05 – Wax On, Wax Off – 17/20

J’ai presque envie de dire que la série suit un long fleuve tranquille à un rythme de croisière, mais en vrai, cette saison réussit justement parce qu’elle n’est pas si tranquille. Toutes les péripéties s’enchaînent bien, les intrigues s’emboîtent les unes dans les autres et tant qu’on reste autour des personnages principaux, je trouve que le voyage est sacrément savoureux. Bref, malgré des petites longueurs (notamment à la fin), j’aime beaucoup ce que je regarde !

Spoilers

Nos pirates sont dans de beaux draps (de cire).


Repeat after me : I will never find the One Piece.

Prisonnière dans des liens de cire, Vivi comprend vite qu’elle est avec ses amis, certes, mais que ceux-ci sont drogués par la peinture qu’ils ont sur le corps. Elle réveille rapidement Nami, mais Zoro refuse de se laisser faire pour autant et continue de rire. Vivi est rapidement dépitée par la situation, sûre qu’ils ne sont plus que tous les trois et complètement foutus.

C’est marrant, je me souviens qu’à la lecture, je n’avais pas trop accroché à cette intrigue de cire, là. Là, quand je vois 3 faire ses œuvres d’art, je trouve ça sacrément cool. Bizarrement, ce n’est pas l’idée d’Usopp quand il tombe sur lui. Il se précipite vers le Merry pour raconter tout ce qu’il a vu à Luffy. Malheureusement, Luffy est déjà marqué et passe son temps à déprimer. Usopp n’a pas le réflexe d’effacer la peinture sur son visage, et c’est bien dommage. Il laisse ainsi Luffy aux mains de la gamine folle qui l’a marqué.

J’adore que ça fasse d’Usopp le héros de cet épisode. Je l’ai dit plus tôt dans ces critiques : l’acteur est excellent. J’aime bien le personnage d’Usopp dans les mangas, mais je trouve qu’il est encore plus drôle dans la série. En attendant, Luffy est torturé comme il faut, parce qu’on joue avec ses émotions, manipulables avec juste quelques coups de pinceaux. C’est excellent à voir.

Contre toute attente, Usopp découvre que Groggy est encore en vie. Blessé mortellement, certes, mais en vie. Il faut dire qu’il y avait une bombe dans sa bière ET qu’il a reçu un coup d’épée dans le bide. Cela n’aide pas. Usopp lui raconte rapidement tout ce qu’il s’est passé et récupère un peu d’espoir en papotant avec le géant : il comprend qu’il est courageux même s’il a peur, et c’est mignon comme tout à voir.

Il trouve en tout cas le courage de retourner auprès de Luffy pour le sauver. Torturé par Goldenwork, Luffy passe par absolument toutes les émotions : elle le fait être en colère, mais dirige sa colère contre lui, puis lui fait découvrir le désespoir. Elle en profite pour lui demander d’aller se noyer dans l’océan car il ne trouvera jamais le One Piece. Luffy s’exécute, mais est sauvé in extremis par Usopp. Celui-ci est tellement fort que, par accident, il réussit à renverser toute la peinture sur la gamine elle-même. La méchante est ainsi neutralisée, Luffy est sauvé. Le nouvel objectif ? Rejoindre au plus vite l’équipage et le sauver. Et le temps presse.

Pendant ce temps, Sanji explore l’île et tombe sur la maison de cire de Mr.3. Dommage que les autres n’y soient plus. En effet, Nami, Vivi et Zoro ont été emmenés sur la dernière œuvre de 3 : un grand gâteau de cire qui, en faisant fondre les bougies, les transformeront à leur tour en statue de cire. C’est un peu inquiétant à voir.

Il est plus inquiétant de voir Sanji décrocher le téléphone et apprendre que Mr 0 a dépêché des assassins, encore, pour vérifier que le travail de 3 était bien fait : il doit tuer Luffy et Zoro au plus vite. Ce n’est pas exactement son style, cependant. Bon, Sanji pourrait être celui qui sauve Vivi, Nami et Zoro, mais il se retrouve donc très occupé à devoir gérer des animaux assassins. Il les tue avec efficacité, puis explique à M. 0 ce qu’il a fait. Ce dernier est énervé, mais il ne peut rien y faire à distance, à part accepter ce qu’il s’est passé. Et de manière fort agréable, il trouve au passage de quoi les guider vers la prochaine île.

En parallèle, cependant, Nami, Vivi et Zoro sont toujours prisonniers du gâteau d’anniversaire en cire. J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode où Nami essaie de réveiller Zoro et utilise la ruse pour qu’il puisse accéder à ses sabres… Malheureusement, ça ne suffit pas à les libérer : la cire est trop solide autour de ses chevilles pour être libéré. OK, il envisage de se couper les jambes, mais même ça, on l’en empêche.

La torture de 3 est bonne, franchement, avec la cire qui tombe progressivement sur eux. On en oublie aussi que c’est censé être brulant, mais vraiment, c’est une torture à petit feu qui est horrible. Pour autant, Zoro et Nami apprennent à Vivi une leçon-clé pour cet équipage : il est interdit de perdre espoir. Ils sont sûrs que Luffy les retrouvera et leur viendra en aide.

C’est effectivement le cas, mais un brin trop tard : la cire les recouvre déjà totalement quand Luffy arrive avec Usopp. Mr 3 s’enfuit dès qu’il les voit, ce qui force Luffy à le suivre en lui donnant la consigne de sauver leurs amis… malgré les deux ennemis encore présents sur la scène. Pauvre Usopp. Pourtant, Usopp utilise la ruse pour s’en sortir : il décide de se faire défoncer par Val, oui, mais il fait en sorte que ce soit contre la statue de la cire. La statue finit par éclater, libérant donc nos héros qui ont retenu leur souffle un long moment apparemment. Ils sortent de la cire sans aucun mal et ça mène à une petite scène de baston comme la série sait si bien les faire.

Mr 3 s’enfuit ? Ce n’est pas que de la lâcheté, c’est aussi de la ruse. Il emmène Luffy dans les bois où des dizaines de statues de cire l’attendent : ce sont des répliques de 3 lui-même. Ainsi, Luffy ne sait pas où taper. Il frappe autant que possible partout à la fois, mais la technique a ses limites, surtout que 3 utilise des couteaux de cire qu’il lui envoie dessus dès qu’il le peut. 3 finit tout de même par faire une erreur en attirant Luffy dans la grotte où il a torturé un géant. Là, Luffy est encore plus énervé et il finit par se servir de la cire contre 3 lui-même, parvenant rapidement à le mettre KO. Enfin.

En parallèle, le combat autour du gâteau d’anniversaire continue et est sacrément cool à voir. Nami et Vivi font équipe pour tuer Val en mémoire d’Igaram ; Usopp blessé et Zoro coincé dans la cire font équipe pour tuer leur autre ennemi. C’est drôlement efficace et ça rend mieux en série que dans les pages du manga où tout n’est pas toujours lisible dans les combats (si des fans de manga passent par-là, je vais me faire dégommer, mais c’est comme ça).

Après tout ça, l’équipage se retrouve sur les cadavres des ennemis. Mieux encore : les deux géants finissent en pleine forme. Luffy en a libéré un de la cire, l’autre se relève de ses blessures. Il est temps d’aller sauver Alabasta pour Vivi : l’équipage a même un Eternal Pose (merci Sanji) réglé pour son royaume, donc Vivi doit se faire à l’idée qu’elle sera emmenée à Alabasta par ses amis pirates.

Le navire est à peine parti par contre, que nos héros font face à un poisson rouge géant. Pas de quoi s’inquiéter : les géants décident de les aider. Le cliffhanger est ailleurs. Pendant que les géants s’énervent à nouveau, Nami ne se sent pas bien. La fin de l’épisode traine un peu en longueur, par contre. On voit ainsi les héros partager un repas et s’extasier des victoires qu’ils ont eu contre Baroque Works. Personne ne semble s’inquiéter pour Nami, et pourtant, celle-ci s’effondre sur le pont.

Oh, et Zéro ? Il ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé exactement sur l’île, parce que 3 fait en sorte que personne ne le sache.

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