J’ai tout oublié de Kaamelott, bordel

Salut les sériephiles,

Il faudrait théoriquement que je profite de l’article du jour pour faire le point sur mes derniers coups, comme en chaque milieu de mois, mais la vérité, c’est que sur un coup de tête, j’ai réservé une place pour aller voir Kaamelott au cinéma en avant-première. C’est l’avantage de vivre à deux minutes à pied d’un cinéma qui ne passe que de la VF – quand un film en VF sort, on peut aller le voir sans que ce ne soit trop prise de tête.

Sticker de sablier sur risitas kaamelott arthur mais sablier generique - Sticker ID : 193137

Cela dit, réserver à moins d’une heure de la séance, c’est bien, se remettre en tête la série, c’est mieux. Non parce qu’il va sans dire que la série a marqué toute une génération de fans à coup de « c’est pas faux » et d’humour graveleux et potache, à coup de trompettes aussi, mais c’est finalement un peu tout ce qu’il reste à la surface (du lac) quand j’y pense.

Par chance, je n’ai pas perdu de vue la mythologie avec mes études et mon boulot, mais les saisons de la série sont un peu loin pour moi comme pour vous. Bref, besoin d’un résumé avant de voir le film ? Voilà ce dont je me souviens de la série, assez fidèle à la mythologie : Arthur est marié à Aconia quand il est forcé d’épouser la mythique Guenièvre, fille de Léodagan. Pourquoi il faut voir « Kaamelott » en entier ? – Idées de filmSi je dis qu’elle est mythique, c’est juste parce que j’adore cette actrice et ce qu’ils ont fait du personnage on ne peut plus bêbête, mais toujours bien capable de me faire rire.

En tout cas, Aconia a vu d’un mauvais œil ce mariage et a décidé de se barrer avec son autre époux, faisant d’Arthur un roi de Bretagne malheureux en amour. Il a promis de ne pas toucher Guenièvre, alors il ne la touche pas ; lui préférant les maîtresses à qui il fait parfois des bâtards.

Kaamelott Premier Volet : le film est encore repoussé...

Le pauvre roi est aussi malheureux en politique, avec une quête interminable confiée par la Dame du lac : comme il est capable de porter Excalibur et de la retirer de son rocher, il doit retrouver le Saint Graal. Là-dessus, on rejoint le point le plus connu de la mythologie : Arthur réunit autour de la table ronde des chevaliers ayant pour mission de retrouver le Graal.

Après, la série prend le parti de l’humour et de chevaliers tous plus boulets les uns que les autres, surtout quand il est question de Perceval. Kaamelott Premier Volet : le film est encore repoussé...Si la série nous amusait bien, elle s’est complexifiée au fil des saisons, avec des épisodes plus longs et des avancées dans la quête, alors que le château faisait face à de nombreux envahisseurs. Heureusement, Arthur et Lancelot étaient assez malins pour déjouer ses invasions – car ne ‘est pas Merlin ou Karadoc qui allaient leur venir en aide. Pas faute d’essayer.

Le problème, c’est que Lancelot prend la confiance peu à peu. Il séduit ainsi Guenièvre et découvre grâce à Excalibur qu’il est promis à un avenir encore plus grandiose que celui d’Arthur. Ah. Cela le pousse à partir en exil – et c’est là que je commence à ne plus trop me souvenir de l’histoire, parce qu’on atteint les saisons que j’ai moins revues. Guenièvre finit par le suivre, en tout cas.

Je me souviens à peu près d’une histoire entre Arthur et la femme de Karadoc, qui remplace ainsi Guenièvre. Tout cela part en vrille vite : Arthur récupère Guenièvre, menacée par Lancelot, et abandonne la femme de Karadoc, qui mettait trop son nez partout. Seulement, tout cela provoque trop de scission au château et tout le monde laisse tomber Arthur. Ce dernier décide alors de replanter Excalibur dans le rocher et d’abandonner son rôle de roi. Adieu Kaamelott.

H vs Kaamelott : quelle est la meilleure série française ? - Purebreak

Ou pas. Guenièvre est encore reine et elle fait de son père le roi à son tour, en attendant un retour d’Arthur, comptant sur un de ses bâtards pour reprendre le trône. Pas de bol, finalement, il n’a pas de bâtard : il est stérile. La dépression le frappe tellement de plein fouet, avec toujours plus de trahisons au château, qu’il finit par tenter de se suicider.

Ouais, on a un peu quitté l’humour avec le temps, je vous avais prévenu. Arthur est sauvé par Lancelot, qui venait pourtant avec une envie de se venger de la perte de Guenièvre. Il est aussi manipulé par Méléagant, alors il prend le pouvoir et devient un roi peu apprécié : il terrorise toute la Bretagne et met fin à la quête du Graal. Arthur n’a d’autres choix que de fuir en Bretagne, d’où il prépare son retour… Qui aura donc lieu dix ans plus tard avec ce film.

Franchement, la fin, merci Wikipedia, je n’en ai que de très vagues souvenirs. Je n’ai rien vu de la bande-annonce du « premier volet » qui sort en salle demain et, à vrai dire, je n’étais même pas convaincu d’avoir envie d’y aller. Voir tout le monde en parler m’a motivé !

Kaamelott, un livre d'histoire. C'est pas faux !

Finalement, ce que j’aimais avec Kaamelott, c’était bien plus l’humour que la légende scénarisée par la série. Pour ça, je préfère la légende, justement. Je n’ai jamais voué un culte total à la série non plus, contrairement à de nombreux fans. J’aime beaucoup, mais je ne connais pas les épisodes par cœur et je ne suis pas du genre à en revenir toujours aux citations dans toutes les situations. D’ailleurs, une fois sur deux, je ne capte pas la référence… Bref, j’ai regardé sans être un fan inconditionnel, ne me tombez pas tous dessus, svp.

Kaamelott Premier Volet : le film est encore repoussé...

J’espère en tout cas ne pas être trop déçu par le film… Je ne me souviens plus bien de certains événements et je ne sais pas s’ils feront un résumé. J’ai envie de venir surtout pour l’humour, mais je me souviens du virage qui avait été fait au profit de l’histoire… Bon, on verra bien ce que ça donnera !

Kaamelott le film, 5 choses qu'on veut absolument voir ! | meltyJe vous en parlerai demain, je pense ; puisque je vais le voir à la séance de 20h30. Il s’agirait de me dépêcher à m’habiller, maintenant, parce que ça veut donc dire que j’ai 15 minutes pour rejoindre le cinéma.

Non, vraiment, c’est cool d’habiter à deux minutes d’un cinéma. Et c’est cool aussi d’être capable d’entendre dans ma tête chacun des gifs de cet article. Comme quoi, ça a vraiment marqué toute une génération. J’aurais dû en parler dans le dernier 42 minutes, ça a changé la vie, bordel !

J’ai testé une série ramadanesque (El Foundou)

Salut les sériephiles,

Étrange titre, n’est-ce pas ? Tout d’abord, eid mubarak à tous vu le sujet, bon jeudi de l’Ascension également, parce qu’il y a des hasards qui font bien les choses. Tellement d’ailleurs que c’est aussi le jour où je me suis fait vacciner, yeah. Cela n’a rien à voir avec la choucroute, par contre. Ou plutôt le couscous.

Les séries ramadanesques, donc. J’ai découvert leur existence seulement l’an dernier, c’est bien la peine de se dire sériephile accompli ! Concrètement, comme leur nom l’indique, il s’agit de séries diffusées pendant tout ou une partie du ramadan. Il s’agit de production maghrébines pour les pays du Maghreb uniquement et c’est bien dommage !

En effet, à l’origine, il s’agissait de produits religieux principalement, alors je vois pourquoi ça n’a pas passé les frontières européennes comme phénomène. Seulement, aujourd’hui, on trouve aussi des histoires qui sont le reflet d’une société en pleine évolution à l’écran, et c’est dommage que ce ne soit pas plus exporté. Je compte sur Netflix pour le faire un jour, ce serait un bon créneau pour eux qui se tournent beaucoup vers la production internationale.

En plus, la production maghrébine n’a rien à envier aux américains du côté du rythme de tournage : les saisons font entre 20 et 31 épisodes, produits en un peu moins d’un an ! La diffusion est concentrée sur un seul mois, mais dans le fond, certaines séries produisent autant, si ce n’est plus, que les networks.

D’accord, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de s’y intéresser ? On ne va pas se mentir, le rythme et les intrigues sont inhabituelles pour nous européens, mais ça rejoint dans l’ensemble ce qu’on attendrait de certains soap opéra très dramatiques. J’ai eu la chance cette année d’avoir un traducteur avec moi pour regarder El Foundou, dont la première saison fait 21 épisodes.

Plainte contre la chaîne El Hiwar et El Foundou pour atteinte aux LGBTQ

21 soirs de suite, je me suis donc pris à cette histoire dont le synopsis ne spoilait rien : “un reflet de la société tunisienne”, débrouille toi avec ça pour faire ton article. La série raconte plus concrètement l’histoire d’un meurtre qui envoie son coupable idéal en prison. Vingt ans plus tard, le désigne coupable qui a toujours clamé son innocence sort de prison et doit se réinsérer dans la société, et surtout dans sa famille et auprès de ses amis. Évidemment, la recherche du vrai coupable est aussi dans ses préoccupations.

J’ai beaucoup aimé de nombreux aspects de la série, à commencer par cette intrigue, souvent perdue de vue, et ses personnages attachants (Joseph et Dorra en tête). Je suis comme beaucoup déçu de la fin, parce que j’avais bien deviné l’identité du coupable, mais il faudra attendre une éventuelle saison 2 pour savoir la suite. Et puis, on nous a résolu le meurtre sur un flash-back quelque peu précipité et peu convaincant en ce qui me concerne. Tant pis, ça aura été sympa de se prendre la tête pour le résoudre, tout en s’attachant aux personnages et en étant tristes de certains twists (la scène à la plage, par exemple) !

Les principaux acteurs de la série ramadanesque «El Foundou»

Si les personnages sont attachants, d’autres points sont plus difficiles à avaler. Je le disais, cette production tunisienne se veut reflet d’une société en pleine évolution, et elle est même clairement progressiste (avec des plaintes de certains organismes officiels par exemple, considérant la représentation faite comme dégradante). Malgré tout, un certain nombre d’intrigues et encore plus de répliques m’ont mis mal à l’aise, parce que le décalage de pensées sur un certain nombre de sujets est important (à commencer, bien sûr, par la place de la femme).

C’est bien normal, en tout cas, et je savais à quoi m’attendre, mais c’est aussi pour ça que c’est intéressant à regarder, surtout que les scénaristes militent assez clairement pour une évolution dans le même sens que la notre. C’est intéressant à regarder, donc !

Au rang des décalages culturels, il y avait aussi la tendance incroyable aux monologues de personnages développant des sentiments si possible dramatiques et la longueur des scènes sur les personnages pleurant. C’est déstabilisant, mais raccord avec les quelques tunisiens que je connais.

Enfin, pour conclure sur les aventures de Yahia, Slim, Rim et Mariem, il faut que je souligne que j’adore le générique (ci-dessus donc). En Tunisie, les génériques durent le temps de la chanson, ils sont hyper stylés et comme on les entend chaque jour ils vous rentrent en tête super vite. Surtout que bien sûr, on l’entend aussi dans la pub ou dans des émissions de divertissement ensuite. Vous saviez qu’en Tunisie, c’était Dimanche tout est permis ?

Maintenant, oui. Tout est dispo sur YouTube si vous maîtrisez l’arabe (et le tunisien surtout) ou si vous avez quelqu’un d’assez patient pour vous le traduire. Sinon, ça vaut le coup d’œil curieux pour vous faire un avis sur la belle qualité des images et sur la musique entêtante. Enfin, difficile de ne pas terminer cet article sur l’exceptionnelle pub Orange qui m’est restée tout autant en tête (même pas besoin de parler la langue pour la comprendre) :

PS : demandez à Netflix d’ajouter des séries ramadanesque, c’est hyper prenant, ça vaut le coup et eux, ils nous mettront des sous-titres ! Y a un créneau de diffusion internationale à prendre…

Un peu plus qu’un banal procédural ce Caméléon (The Pretender, #02)

The Pretender (TV series) - WikipediaSalut les sériephiles,

Comme promis, j’ai continué mon visionnage du Caméléon, et ça avance plutôt bien parce que la série se laisse regarder toute seule. Pour le moment, j’ai décidé d’aborder cet énorme rattrapage épisode par épisode, et je n’ai pas vu grand-chose au cours de la semaine… mais c’est toujours mieux qu’un seul épisode, alors ça devrait tenir facilement le format 500 mots !

Voir aussi : Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)

Le Caméléon : saison 1 épisode 2, Chaque tableau a son histoire - TéléObsÉpisode 2 – Every Picture Tells a Story – 16/20
Dans cet épisode, Jarod est principalement garde-côte, donc on laisse tomber la promesse de le voir pilote d’avion, et c’est un peu dommage tout de même. Pendant l’épisode, Jarod répare plusieurs injustices dont une un brin féministe avec une femme enceinte. La série oscille entre féminisme et machisme, what a decade to be alive ! C’est particulièrement marquant dans cet épisode, mais c’est une réflexion que j’ai continué à me faire par la suite.

Bien sûr, le Centre est encore flou (Jarod apprend à nager, des jumelles savent compter des allumettes… OK et ?) dans ses vraies intentions, j’espère que ce sera développé un jour. Je sais toutefois que c’est encore trop tôt  dans la série pour m’en plaindre. Comme dans le pilot, l’épisode construit un puzzle sympa avec plusieurs personnages secondaires qui ont une utilité à jouer. Ça fonctionne, même si je n’accroche pas du tout à ces personnages qui ne reviendront pas.

Le fil rouge développe l’histoire familiale de Miss Parker, c’est un peu trop rapide avec déjà un mystère sur sa mère qui se dessine et un cliffhanger qui révèle que Jarod a entendu ce qu’il s’est passé. C’est le bon dosage pour créer le suspense et l’envie de revenir, mais comme nous ne sommes qu’au deuxième épisode, je suis déjà à peu près sûr et blasé que nous n’apprendrons pas plus sur le sujet avant au moins la mi-saison. Les secrets de Sydney, en plus, ont le potentiel de vite être blasants, car c’est un personnage toujours dans l’entre-deux, entre allié et ennemi. Bizarrement, cette nuance me soule.

En revanche, Miss Parker a les meilleures répliques, c’est un perso sassy vraiment cool au look incroyable. J’aime ce côté dominateur dans toutes ses relations alors qu’elle perd constamment face à Jarod. Elle sait se faire respecter de tous, sauf lui, mais ils ont une relation sympa au cours de l’épisode. Le jeu de chat et la souris est prenant pour le moment, mais sur quatre saisons ça va être lassant, je pense. Enfin, ça évoluera probablement, pour l’instant la série se définit elle-même et il faut que j’arrête d’essayer d’envisager le long terme. À quand le remake ou reboot ? Elle semble presque en avance sur son temps.

Le Caméléon S01E03 : infos, avis et bande-annonce de l'épisodeÉpisode 3 – Flyer – 13/20
Ce qui devait arriver arriva, j’ai beaucoup moins accroché à cet épisode où Jarod joue les pilotes d’avion de chasse dans l’espoir de résoudre la mort mystérieuse d’un pilote. On dit de lui qu’il avait bu la veille de son accident, empêchant la veuve et son fils de toucher l’argent de l’assurance. Jarod n’a aucun mal à prouver qu’il s’agissait finalement d’un accident qui aurait pu être évité si tout le monde assurait le rôle qu’il avait à jouer plutôt que de vouloir faire du profit. Sans surprise.

Le capitalisme, c’est mal. L’armée américaine, ce sont des gentils, ils n’y sont pour rien. Et l’épisode s’entête à faire évoluer Jarod à nouveau dans un monde pleinement masculin où une femme sort du lot en étant hyper cool et meilleure que le reste des hommes qui l’entourent… On sent un schéma répétitif en seulement trois épisodes, ça m’inquiète pour que j’accroche jusqu’au bout.

Si ça doit devenir la formule de la série, ça va me lasser très vite… Et le problème, c’est qu’il y a de fortes chances que ce soit le cas. Ces épisodes sont ceux d’une série sur du long terme, ce n’est pas étonnant. Il y a 22 épisodes à occuper, certains sont voués à être prenants et les autres à se répéter.

Du côté du fil rouge, Jarod avance tout doucement sur l’enquête concernant ses parents, tentant de trouver des infos sur son père. Miss Parker continue d’avoir des looks tous plus incroyablement 90 les uns que les autres, tout en étant badass à souhait. Cela ne lui permet pas de battre Jarod malgré tous les moyens à sa disposition, et même si elle est capable de faire face à Sydney tentant de la doubler une fois de plus.

La fin d’épisode nous fait découvrir son boss et révèle que Miss Parker n’a pas tous les pouvoirs, même quand elle débarque en limousine au milieu du désert. Bien, on en apprendra plus sur le Centre… Un jour.

Le Caméléon S01E04 : infos, avis et bande-annonce de l'épisodeÉpisode 4- Curious Jarod – 14/20
Je sens que selon les épisodes, les notes vont vraiment varier et nous montrer que la série est plus ou moins capable de me passionner. Genre, avec cet épisode, on a clairement ce qui s’appelle un filler qui ne fait rien avancer, mais en même temps, j’ai passé un bon moment parce qu’il était sympa de voir Jarod faire un détour par Las Vegas en tant que croupier – ou en tant que joueur qui compte les cartes, bien sûr. Un vrai génie, quoi.

Parmi les meilleurs moments de l’épisode, il y a le jeu de chat et la souris qui mène à Miss Parker arrêtant enfin Jarod, avant que celui-ci ne révèle qu’il a encore une carte dans son sac en tant que chef de la sécurité. Le gag sur le fait de la fouiller en lui faisant retirer ses vêtements, en revanche, c’était bien moins cool en 2021 qu’en 1996 comme humour potache. C’est difficile de voir la série avec un regard neuf en 2021, je suis constamment partagé, surtout qu’elle a des côtés modernes… comme toutes les séries de cette époque !

L’épisode ne m’a pas marqué outre mesure autrement, avec une intrigue plutôt simple, multipliant la corruption des personnels du casino et le féminisme à deux vitesses de la série. Quant au fil rouge, les éléments sont disséminés d’épisode en épisode, mais il n’y a pas encore de quoi savoir où l’on va pour cette saison 1, avec un rythme de micro-avancée à chaque épisode. Au moins, ça tient en haleine et ça fait revenir.

Et voilà donc ce que j’avais vu de la série la semaine dernière. J’avance progressivement, mais je ne suis pas prêt d’en arriver au bout, je crois, surtout que pour l’instant, je n’ai vu qu’un seul autre épisode ! Il faut que je me motive ce week-end, de toute évidence !

Je n’ai jamais regardé Le Caméléon avant (The Pretender, #01)

Salut les sériephiles,

The Pretender (TV series) - WikipediaC’est un étrange titre, n’est-ce pas ? C’est pourtant vrai ! Le Caméléon, ou The Pretender en VO, est pourtant une série multirediffusée en France, mais aussi loin que je me souvienne, je ne suis même pas sûr d’avoir vu un épisode en entier de la série. Enfin, ça, c’était avant dimanche dernier où je me suis décidé à lancer le premier épisode, à moitié sur un coup de tête, à moitié en ayant prévu le coup car je me trainais le DVD depuis trois semaines.

En effet, j’ai une meilleure amie qui est une grande fan de la série, qui la regardait tout le temps quand elle passait à la télévision et à qui nous avons offert l’intégrale de la série en octobre dernier pour son anniversaire. L’occasion était trop belle pour ne pas gratter le prêt des DVDs dès qu’elle aurait fini, et elle m’a donc tout prêté lorsqu’on s’est vu pour mon anniversaire. Depuis, la série m’attendait sagement et c’est lors d’une insomnie que je me suis dit que j’allais la lancer.

Latest The Pretender GIFs | Gfycat

A priori, les quatre saisons rejoignent donc mon Challenge Séries 2021… mais on verra si je tiendrai jusqu’au bout ! Je ne compte pas proposer des critiques de chaque épisode, parce que la série date un peu et que je ne pense pas que ça serait beaucoup lu, mais un peu à la manière de mon rewatch d’autres séries (ou de visionnage d’animés), j’écrirai de temps à autres mon avis sur la série, en fonction de mon avancée. En fait, pour être tout à fait honnête, j’envisage de transformer le 500 mots du vendredi en RDV hebdomadaire sur Le Caméléon.

Pour ce premier article, on va donc se consacrer au pilot de la série et tout ce que j’en ai pensé…

Avant le premier visionnage

skywalkerDe la série dont j’ai quand même vu des bouts d’épisodes lorsque j’étais enfant, je me souviens tout de même de l’essentiel : Jarod est un caméléon, un surdoué capable de se faire passer pour n’importe qui. Il peut endosser n’importe quel rôle et n’importe quelle profession en donnant toujours le change, et il profite de ses dons pour punir les criminels et réparer les injustices.

La série n’est pas qu’un procédural : il y a tout un fil rouge sur la famille de Jarod, en quête perpétuelle de son passé et de ses parents à qui il a été arraché par une organisation, le Centre, qui a voulu exploiter les dons de ce génie dès son plus jeune âge. Il est ainsi traqué par Miss Parker, qui a bon espoir de mettre la main dessus.

skywalkerÇa, c’est pour le synopsis. Pour le reste, j’ai de vagues souvenirs sur des liens entre Jarod et Miss Parker, mais je vais me les laisser de côté. Je me souviens en tout cas que je n’accrochais pas tant que ça quand j’étais enfant parce que tout l’environnement de la série changeait en permanence (logique avec un titre pareil). Je n’ai plus aucune excuse : j’adore Dollhouse dont c’était tout autant le thème de départ, avec en plus le problème que l’héroïne changeait de personnalité.

Un autre reproche que j’y faisais est que c’était beaucoup trop sous le format « épisode de la semaine » que je n’aime pas trop. Aujourd’hui, je regarde de plus en plus de séries procédurales en fond sonore quand je fais à manger/mange (ou travaille sur des taches de secrétariat ou d’administratif ne demandant pas grande concentration, ou repasse, ou… bref, vous avez l’idée), alors une série des années 90, ça peut le faire, non ?

Le pilot du Caméléon

Miss Parker (Pilot ) Created with 5SecondsApp iOS | The pretenders, Actresses, PilotOh boy. La série débute en 1996 et ça se voit. Ca ne se voit pas seulement avec le look des personnages, mais aussi avec le format et la qualité de l’image. Et avec certains moments qui vieillissent de manière bien plus comiques que ne l’envisageaient les scénaristes. Je veux dire, l’introduction de Miss Parker c’est quand même quelque chose : clope au bec, elle débarque d’un hélicoptère et répond à un type qu’elle est tout aussi explosive que les matériaux inflammables à proximité desquels ils sont. Le tout avant d’écraser sa cigarette à coup de bottines à talons hauts. Difficile de ne pas rire aujourd’hui, surtout qu’elle a un bandeau dans les cheveux.

Un autre temps, quoi. Elle est l’atout charme pour les audiences masculines, et c’est assumé un peu en mode Charlie’s Angel. Déjà, je n’avais aucun souvenir de ça, et ça m’a mis dans l’ambiance tout de suite. Passé ce côté un peu kitsch et inattendu, le premier épisode est toutefois plutôt engageant et me donne espoir de tenir sur la saison, voire sur la série.

Le personnage de Jarod est introduit d’abord en tant qu’enfant génie avant d’être présenté en tant qu’adulte. Assez vite, on comprend sa capacité à être un caméléon lorsqu’il est capable de parler plusieurs langues et de prendre un job de chirurgien dans un hôpital sans avoir à passer le moindre entretien d’embauche. C’est bien connu : il suffit d’être présent sur place pendant une urgence. Non ?

skywalkerLe pilot a tout de même du mal à introduire tout son concept, mais c’est le problème de ce genre de séries : comment nous montrer que le personnage se fond toujours dans la masse dans un épisode où il ne va endosser qu’un seul rôle ? Il est un bon médecin… et il finit par être pilote d’avion dans la dernière scène, pour nous donner envie de revenir. Je ne sais pas encore si c’est un cliffhanger qui introduit l’épisode 2 (j’aimerais bien) ou si c’est juste une scène qui sera oubliée et permettait de comprendre ce qu’allait être la série.

En parallèle, bien sûr, nous suivons également Miss Parker qui fait tout ce qu’elle peut pour retrouver la trace du Caméléon. Si elle y parvient, elle ne semble pas très forte à son job : elle le croise déjà deux fois dans ce premier épisode sans parvenir à l’attraper. C’est toutefois plutôt bien amené puisque Jarod a de bonnes raisons de réussir à lui échapper. Ainsi, dans la scène finale, il s’échappe grâce à sa ruse, mais aussi grâce à une amitié qu’il a tissé en cours d’épisode.

De ce point de vue-là, chaque scène a une vraie utilité et c’est plutôt une bonne chose pour le pilot : on nous propose un puzzle qui se reconstitue peu à peu et nous permet de comprendre que Jarod veut rétablir une injustice concernant un patient de l’hôpital qui a terminé en fauteuil roulant à cause de la négligence d’un médecin. Reste à identifier ce qu’il s’est passé exactement et à obtenir les preuves pour rendre la justice.

ohitsatvshow Tumblr blog with posts - Tumbral.comEn cours de route, j’ai aussi découvert l’existence de Sidney, sorte de figure paternelle pour Jarod. C’est lui que Jarod veut recontacter absolument pour avoir des réponses sur l’identité de ses parents : en effet, un test sanguin lui permet de comprendre que ses parents supposés, morts dans un accident ça tombe bien, ne sont pas les siens. Le problème, c’est que Sidney lui affirme ne pas avoir d’informations sur le sujet. Il n’est pas pour autant contre Jarod : oui, il travaille en tant que scientifique pour le Centre, mais il semble aimer voir son sujet favori prendre son indépendance, au grand dam de Miss Parker.

Parmi les bonnes surprises de l’épisode, il y a le casting des rôles secondaires, avec notamment une actrice encore bien jeune mais qui finira quelques années plus tard par incarner Rose de LOST.∞ISLE OF CARTHIS∞ — The Pretender Mementos [22/88] [1.22 - Dragon... J’aime regarder les anciennes séries pour ce genre de surprises, on trouve toujours des acteurs qui finiront par avoir de gros rôles dans de tous petits rôles.

Voilà donc pour ce visionnage du premier épisode… C’est déjà pas mal pour quelqu’un qui l’a regardé vers une heure du matin, je trouve. Je vais à présent continuer mon visionnage et tenter de ne pas être spoilé avant d’arriver à la toute fin des téléfilms.