That ’90s Show – S01E01

Épisode 1 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.

Spoilers

Eric et Donna reviennent à Point Place pour le 4 juillet. Leia découvre la ville de ses grands-parents.

You’re upstair people now.

OK, on ne va pas se mentir, l’effet nostalgie est là dès les premières secondes : on retrouve les notes de la série d’antan que l’on connaît trop bien, puis Kitty dans sa cuisine de toujours. Le simple fait que la série reprenne les décors donne déjà l’impression d’être de retour dans les années 70, même s’il y a quand même quelques changements évidents dans la maison.

Non, vraiment, c’est chouette de retrouver l’actrice à fond dans sa recette, de même que revoir Red est efficace. Il est toujours grincheux, l’humour reste le même, ça pourrait fonctionner SI les nouveaux personnages sont bien. Cela risque d’être un problème : Leia est déjà trop grande pour que je me mette en tête que c’est une adolescente quand, à l’inverse, Eric ne me paraît quasiment pas changé. Il est pourtant vieux désormais, cet acteur, mais bon, il a toujours le même look alors c’est dur de le voir vieillir.

Il a aussi une chemise sale, pour une raison ou une autre, et travaille désormais à l’université où il donne des cours sur la religion dans Star Wars. Il est toujours obsédé, parce que l’âge adulte ne semble pas avoir donné du plomb dans la tête d’Eric. Leia se retrouve donc avec un papa adolescent dans sa tête et une maman géniale. Ben oui. Donna a une charge mentale de dingue, ce qui peut justifier le botox (il y en a, non ?).

Allez, je critique beaucoup, mais j’ai déjà ri plusieurs fois sur ce début d’épisode. C’est une bonne chose pour un revival. Cela dit, la série semble avoir du mal pour l’instant à s’immerger dans les années 90. C’est peut-être un problème de ma part, mais j’ai plutôt l’impression d’être bloqué dans les années 70 à nouveau plutôt que dans les années 90. Il faut dire que les adultes me font plus rire que les adolescents pour le moment et que la série essaie trop de reprendre exactement les mêmes formules qu’à l’époque, notamment dans ses transitions.

Cela ne prend pas pour les transitions. Le rythme de la série est bon, en tout cas, et j’en oublie presque que ça fait des années que je n’ai pas vu d’épisodes. Par contre, l’introduction des nouveaux personnages n’arrive pas, pour l’instant, à me convaincre. Grosso modo, Leia rencontre donc Gwen, la nouvelle voisine qui vit dans l’ancienne chambre de Donna et trouve drôle de parler de la sexualité des parents de Leia, allez savoir pourquoi.

J’imagine mal les ados des années 90 faire ça. Gwen a un grand-frère déjà pas mal ridiculisé dès son introduction et son risque de se raser les tétons par erreur. Gwen est supposée être la cool kid un peu rebelle qui entraîne Leia du côté obscure de la force, puisqu’elle lui donne un anneau pour son nez et pousse Leia à dire du mal de Star Wars devant son père.

Le grand frère a une copine qui s’appelle Nik, qui est clairement une Jackie du pauvre, et un meilleur ami, Jay. Pour compléter ce gang, on a également Ozzie, trouvé par hasard par Gwen et incapable de jouer à Uno. Ah, voilà, là on se sent dans les années 90 – même si mes élèves y jouent encore. Le groupe d’adolescents fonctionne plutôt bien en vrai, avec chacun étant stéréotypé juste ce qu’il faut pour que les vannes fonctionnent. Parfois.

Ils le sont aussi trop et l’ensemble paraît encore forcé, en effet. Contrairement à How I met your father, la série réussit à ne pas être que ça au moins, et c’est une bonne chose. Après, elle semble s’enfermer dans les mêmes vannes tout de même : le fut de bière dans les années 90 ? Je ne sais pas, ça paraît être un truc vraiment intrinsèquement lié aux années 70 – et à la série d’origine.

En fait, c’est le principal problème : la série semble manquer, pour le moment, d’une autonomie propre pour l’instant. Elle a besoin de trouver son identité, pas de tout copier comme ça. Et c’est ce qu’elle fait pour l’instant : les adolescents ont les mêmes obsessions que les parents de Leia. Ainsi, on les voit envisager toutes les solutions pour pouvoir ouvrir un fut de bière et Leia fait du chantage au magasin pour obtenir ce qu’il faut, après avoir prétendu être enceinte.

C’était efficace, mais pas si drôle en vrai. La série s’amuse aussi en nous proposant un détour par la cuisine de Kitty et Red où Eric et Donna boivent de l’alcool en mangeant des popcorns avec… les parents d’Eric, précisément. C’est fun comme tout de retrouver la caméra tournante et la fumée, mais sans joint cette fois-ci. Bon, par contre, Eric se retrouve bien malgré lui dans le rôle de ses parents : Leia lui demande de rester chez ses grands-parents tout l’été. Il ne le veut pas, préférant la voir rentrer chez eux avec lui. S’il savait qu’en plus elle a sympathisé avec le gamin de Kelso…

Donna est pour, Kitty est pour, Red plie à la volonté de Kitty et Eric… la menace comme son père. Cela permet une jolie scène nous rendant Donna et Eric comme à l’époque, sur le capot d’une voiture. Ils sont mignons comme couple. Ce n’est absolument pas crédible d’avoir des parents d’une adolescente retomber dans ce genre de scènes, mais eh, il y a un peu de nostalgie à les voir comme ça.

Leia peut donc finalement rester chez ses grands-parents pour tout l’été, et Eric et Donna quittent donc la ville. J’imagine qu’on ne les reverra pas tout de suite et que ça permettra à la série de prendre davantage son indépendance. Elle en a besoin.

Et en même temps… Que c’est efficace de retrouver les personnages ! Kitty et Red fournissent toujours tout le travail et restent les personnages qui me font le plus rire… avec Kelso. Il débarque de manière totalement imprévisible dans cet épisode – ou beaucoup trop prévisible, c’est selon. Kelso, c’est le nom de famille de Jay, bien sûr. Et la mère de Jay ? Jackie, évidemment.

Que ça fait plaisir de retrouver Kelso et Jackie dans la cuisine des Forman. J’ai bien ri de les retrouver, même si elle a pris un sacré coup de vieux (et trop de maquillage surtout). Cela fait plaisir, parce que tout le casting répond présent à l’appel pour ce revival et que je pensais les voir plus tard. En fait, je me disais surtout qu’on était à la fin de l’épisode, donc quand il a débarqué, c’était une vraie surprise. Après, savoir que ces deux-là finissent ensemble à se remarier pour la deuxième fois, c’est un peu lourd : personne n’échappe au Wisconsin apparemment, ils y sont coincés à vie, répétant les schémas de leur adolescence pour toujours. Pourquoi pas ?

Après ce clin d’œil à des personnages qu’on adore, et qui n’ont pas changé en devenant parents (Kelso qui conseille de se baigner nu dans le lac ??) , il est temps pour ce premier épisode de se terminer. Il était un tout petit peu trop long, franchement, principalement à cause de ses deux dernières scènes. La toute dernière scène voit donc Kitty et Red présenter la cave à Leia et ses nouveaux amis. Ils sont devenus amis bien trop vite et je ne sais pas comment ils communiquent tous pour se retrouver si vite chez elle dans les années 90.

Les voir récupérer les affaires d’Eric – mais pas ses magazines porno de rousses ? – et notamment la drogue cachée dans les jeux de société est bien sympathique… mais ça me fait un peu peur également : on verra comment cette saison gère ça, mais ça fait une fois de plus trop réchauffé. Oui, je ne sais pas ce que je veux, je sais : si ça s’éloigne trop de la série, ça va me déplaire, si ça y colle trop, ça va me déplaire. Peut-être que ce n’est pas leur meilleure idée de faire un revival, c’est tout ?

That ’90s Show (S01)

Synopsis : Les années 70 sont mortes et enterrées, mais pas Eric. Non, Eric a eu une fille avec Donna, et Leia (forcément !) est adolescente dans les années 90. Nous la suivons alors qu’elle arrive passer les vacances chez Kitty et Red…

Pour commencer, c’est reparti pour une série qui va me forcer à placer l’apostrophe au bon endroit même si pour une raison obscure, je m’obstine à la placer après le 0…

Je m’étais noté la série pour la regarder dès sa sortie, mais je ne me suis pas dégagé assez de temps le jour de la diffusion pour cela. Alors que je me plains déjà de How I met your father (je vais attendre la diffusion française pour regarder la saison 2 de celle-ci), je ne sais pas bien pourquoi je m’inflige un revival d’une série qui fonctionnait super bien à l’époque et qui promet un réchauffé peu efficace à présent.

Enfin, si, je sais pourquoi : les acteurs sont quasiment tous de retour et je les aime – soit eux, soit les personnages. J’étais aussi enfant dans les années 90, alors la nostalgie d’une époque que j’ai connue pourrait bien prendre sur moi si c’est bien écrit, bien interprété et bien ficelé dans la manière de mettre en scène tout ça. Mon principal problème, à présent, c’est que ce n’est probablement pas le cas.

Voir aussi : Toutes mes critiques très express de That ’70s Show – S01 | S02 | S03 | S04 | S05 | S06 | S07 | S08

La série est diffusée sur Netflix depuis près de deux semaines et je n’ai vu passer qu’à peine un ou deux retours… ils étaient plutôt mitigés. Je ne vais pas regarder cette saison 1 d’une traite, donc, et je vais quand même m’accrocher pour le principe parce que j’ai vu toute la série originale ; en en gardant un bon souvenir d’ensemble. Par contre, j’y vais avec une sacrée peur de ce que ça peut donner.

S01E01 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.

Manifest – S04E07

Épisode 7 – Romeo – 15/20
À croire que ça va être un épisode sur deux tout au long de cette mi-saison. Bien que très prévisible par certains aspects, cet épisode réunit à recroiser certaines intrigues tout en complexifiant encore un peu plus le mystère en revenant sur de biens anciens mystères oubliés depuis au moins une saison, si ce n’est deux. C’est un bon moyen de montrer que tout est connecté – et que j’ai oublié une grande partie de la série, aussi. Normal, non ?

Spoilers

Un serial-killer de passagers 828 est dans la nature. Michaela et Jared mènent l’enquête.

We’d have an all-access pass to unlimited Callings.

Voilà un sacré titre d’épisode, et un sacré résumé des épisodes précédents qui me rappelle que Saanvi était amoureuse d’une femme ? J’avais zappé ça, mais peu importe. L’épisode reprend sur un drôle de ton sépia – pas loin de ressembler à celui que j’ai actuellement à l’extérieur de chez moi quand je regarde cet épisode. On s’en fout ? Parfaitement, oui, mais pardon, ça me fait bizarre, j’ai l’impression que tout est connecté.

Bref, l’épisode reprend sur le réveil de Cal. Il est toujours en mauvaise santé, mais il refuse que Zeke s’occupe trop de lui. Pourtant, il se laisse convaincre par l’alcoolique qui l’emmène directement chez Alex, l’ex de Saanvi. Elle accepte de faire des analyses sous le nom de Gabriel, avant d’indiquer que cet état de santé catastrophique serait cohérent avec une rechute pour son cancer. Ben super.

De son côté, Michaela débarque au Bureau (pourquoi ?) pour apprendre de Drea la mort d’Anna. Tout le Bureau est en effervescence, mais personne ne semble s’inquiéter de voir Drea parler à Michaela. Cette dernière ne semble pas plus affectée que ça par la mort d’Anna aussi. Pourtant, elle a quand même un sacré lien avec sa famille, non ?

Du coup, quand elle l’annonce à Ben, elle semble se souvenir que c’est censé être catastrophique. Bon, sinon, dans le genre catastrophique : il y a deux passagers tués en 24h, ça commence à réduire sacrément la liste des 828. En plus, Michaela n’a pas résolu son Appel de l’épisode précédent (une croix ensanglantée au Bureau, quand même) et Cal fait sa crise d’ado, ça fait beaucoup à gérer pour Ben.

Il interdit à Cal de sortir une nouvelle fois de la maison, histoire que ça s’engueule une fois de plus, avant de… sortir de la maison, une nouvelle fois, pour suivre un Appel. Le pire, c’est que Ben ne suit même pas son propre Appel : il se rend compte qu’Eden en a un quand elle se met à écrire. Il se rend donc à « ALNI » pour suivre l’Appel à sa place. Eden ? Il la laisse dans les mains de son grand-père. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu.

Alni ? C’est un centre pour personnes âgées… dans lequel Ben finit par retrouver tout un tas de gens complètement amorphes, tout juste en vie. Il s’agit évidemment des passagers pris en otage et torturés par la Major il y a un moment déjà.

En parallèle, Vance débarque au bureau (mais qui les paie ?) pour découvrir que Saanvi y a passé la nuit. Elle est en est au stade de réflexion où était Olive dans l’épisode précédent : le saphir pourrait être une connexion pour la conscience divine et pour repousser la péremption qui les menace. On va dire qu’Olive lui a téléphonée hors écran, hein.

Vance s’inquiète quand même de la voir si proche du burn-out, mais ce n’est rien par rapport à sa dépression aperçue en flashback quand elle expliquait à ses parents qu’elle allait mourir en 2024. Anyways. Elle en était à aller se bourrer dans les bars et se faire draguer par une barmaid. Pourquoi pas. Et au pire moment de sa dépression, elle découvre que Vance ne la ghoste plus et lui offre un nouveau laboratoire. Yay, il l’a sauvée.

Dans le présent, Ben appelle Saanvi suite à sa découverte et lui fait voir ce que sont devenus les passagers torturés par la Major. Ils sont rapidement surpris par un infirmier d’ALNI qui ne tolère pas vraiment leur présence ; mais bon, quand Saanvi lui explique qu’ils sont des passagers du vol 828, les patients comme eux, son attitude change. Mouais. La meilleure partie de cette intrigue ? Ben a enfin trouvé un moyen d’embrasser Saanvi en la faisant passer pour sa femme à l’accueil.

Assez vite, on découvre que les patients ne sont finalement pas en mort cérébrale comme tout le monde le pensait. Pourtant, quand Saanvi a accès aux dossiers médicaux de ces passagers, c’est bien l’information qu’elle y trouve… avant que chaque IRM des patients se mettent à luire comme les objets il y a deux ou trois épisodes.

Saanvi et Ben comprennent que les passagers ont donc une antenne directe vers la conscience divine, et ils la doivent à la Major. Il n’en faut pas plus pour que Saanvi envisage que ce soit un second moyen de se sauver de la date de péremption, sans passer par la chaloupe qu’est le lifeboat. Et en plus, elle a rapidement une piste : Gupta a bossé sur le cas de ces patients aussi.

Pendant ce temps, Michaela et Jared jouent les détectives ensemble, toujours avec l’aide à distance de Drea. C’est une petite routine que l’on commence à connaître. Toujours est-il qu’ils avancent vite : en retournant chez Sam, ils apprennent de la part de sa voisine qu’Angelina et Eden ont séjourné quelque temps dans la maison avec Sam, ce qui permet d’établir très rapidement une connexion avec le meurtre d’Anna. À ce stade, il serait trop simple qu’Angelina soit coupable ; j’en suis à envisager que le fantôme de Grace se venge d’une manière ou d’une autre. Et par fantôme, j’entends une forme ressuscitée d’elle, hein.

Toujours est-il que ce tueur en série à un mode opératoire assez clair, avec l’habitude de tracer une croix au sang sur les mains de ses victimes. Cela aide bien Michaela : elle trouve en ligne un hater qui avait pour projet de marquer les passagers avec du sang. Très vite, ils prennent en filature le type, mais son seul plan était… de marquer à la peinture les maisons des passagers. C’est dommage, c’était une bonne piste. En plus, ils sont sûrs que ce n’est pas la bonne, parce qu’ils apprennent la mort d’un autre passager au même moment…

Bien sûr, Cal refuse d’écouter son père : il décide de sortir de chez lui pour vivre, et vu son comportement, il s’agit clairement de se rendre à un rencard. Zeke ne l’en empêche même pas, alors qu’il est supposé être l’adulte sur place quand même. Sans trop de surprise, il est complètement ravagé par toute la douleur qu’il a absorbée.

Il retourne auprès d’Alex qui veut lui confier des opioïdes pour Cal, mais Zeke refuse de les prendre. C’est un ancien alcoolique pour de vrai, ce que j’avais oublié, alors sa rechute de l’épisode précédent, il la vit assez mal. Il s’en confie à Alex avant de se rendre à une réunion des alcooliques anonymes.

Et pendant que tout le monde se prend la tête sur de nombreux problèmes, Cal profite de sa journée pour aller draguer Violet, une passagère du vol 828 qu’il a aidée lors de la prise d’otage d’Angelina chez Adrian. C’est lourd, ma foi, surtout que même s’il a vieilli, elle paraît être bien plus adulte que l’acteur. Pourtant, on nous les vend vraiment comme un couple mignon, avec une session karaoké comme premier rencard.

Comme c’est un premier rencard et qu’il souhaite être honnête avant de faire quoique ce soit, Cal révèle sa véritable identité à Violet, après une autre quinte de toux, qui semblent venir toujours aux moments opportuns. 

Violet révèle alors à Cal qu’elle a aidé Angelina un an plus tôt. Ah super, c’est la prochaine victime du serial killer, c’est top à savoir – surtout qu’on ne tarde pas à nous faire tout un mystère de l’identité de la troisième victime du serial killer. Et si Cal était le tueur ? On n’en est pas là pour l’instant, parce qu’il est trop occupé à embrasser Violet. Oui, elle n’en a rien à faire qu’il soit supposé être un enfant, apparemment. Ils s’embrassent, passent un bon moment et rentrent chez eux.

Là, elle ne répond plus à ses SMS quand Cal demande à la revoir… et clairement, elle est morte. Avant de le savoir, il faut conclure les autres intrigues cependant. Ben rentre donc chez lui où il est accueilli par Eden qui l’appelle « papa ». Si ce n’est pas mignon, ça. Il faut quand même gérer la merde dans laquelle ils sont avec trois passagers tués en un peu plus de 24h.

Michaela et Ben reprennent donc les indices qu’ils ont, à savoir une croix rouge… Et Michaela comprend donc que la meurtrière qu’ils recherchent est Noelle, la mère d’Angelina, hyper catholique et tout. C’est sympa comme idée… mais le problème, c’est que les flics ont une autre piste. Ils pensent en effet que Gabriel est le meurtrier, parce qu’ils ont une photo de lui et Violet quelques instants avant qu’elle ne se fasse tuer.

Drea prévient Jared à temps pour qu’ils se rendent chez les Stone les informer… et Cal apprend donc la mort de sa petite amie comme ça. C’est con, surtout le jour où son docteur l’informe que sa maladie est (probablement) revenue. Allez, hop, épisode suivant.

 

Manifest – S04E06

Épisode 6 – Relative Bearing – 13/20
C’est de nouveau trop long pour cet épisode qui propose quelques scènes un brin ridicules tout de même. C’est frustrant : parfois, je me rends compte que je suis à fond pendant dix à vingt minutes d’un épisode tellement le mystère peut prendre ou l’enquête être fluide. Et puis parfois, c’est tellement mal écrit et/ou tellement mal joué que je décroche totalement et que ça donne l’impression de ne jamais en finir. Et puis, ils ont beaucoup trop d’intrigues en parallèle pour que ça fonctionne, surtout quand elles ne se croisent pas, comme dans cet épisode.

Spoilers

Michaela a un Appel qui la mène à jouer les détectives à nouveau. Avec Jared, tant qu’à faire.

You’re trouble, Stone. I’m in.

Oula, le résumé nous ramène TJ, et je m’en passerais bien.

Ce début d’épisode se charge de régler les pistes ouvertes par l’épisode précédent. Zeke a tué Erika de cinq balles dans le torse avec l’arme de Jared, alors il y a quand même un gros problème à gérer là. On laisse de côté cette piste un moment pour nous expliquer que Michaela et Ben mentent sur la manière d’avoir retrouvé Eden. Pourquoi pas.

Ils éloignent officiellement Eden de l’explosion de la maison d’Adrian, ce qui n’est tout de même pas bien crédible. Il faut bien calmer la presse, tout de même. Du côté de la maison d’Adrian, l’enquête va rapidement patiner : c’est à Jared que l’on confie les douilles ayant tué Erika. Cela tombe bien, hein. Malheureusement, Diaz sent bien qu’on se fout de sa gueule, surtout quand il retrouve le fameux engrais.

Je me doute qu’il fera ce qu’il faut pour faire tomber Jared. En attendant, Jared essaie de garder son cadran moral comme il peut. Il refuse que Vance lui prenne les douilles et il est sûr que rien ne pourra couvrir le meurtre commis par Zeke de sang-froid. Bref, il est prêt à prendre le risque d’être accusé de meurtre, ce qui n’a aucun sens. Il aura beau dénoncé Zeke, ça ne l’empêchera pas de prendre cher pour l’avoir couvert un temps et parce que c’est son arme qui a été utilisé pour tuer Erika.

Après avoir témoigné de ce qu’il s’est passé la veille, Michaela quitte le centre de contrôle des passagers 828 pour mieux avoir un énième Appel : des poissons sous ses pieds et de l’eau pleine de sang. Elle semble ignorer son Appel pour plutôt s’inquiéter de Zeke, alors qu’il est évident que tout est connecté, hein.

Michaela prend tout de même le temps aussi de se rendre chez son frère pour savoir comment va Eden – et elle va mal, bien sûr, elle réclame sa « mère » – et en ressort avec une piste pour son Appel : l’adresse d’un passager du vol 828 qui vend du matériel d’aquarium. Malheureusement, une fois chez lui, elle se rend compte que tout va mal pour Sam : il s’est fait tuer et tous les aquariums chez lui sont brisés. Oups.

Elle appelle aussitôt Jared à la rescousse, et écoutez, ça fait presque plaisir de les voir retravailler ensemble. Pourtant, c’est ridicule, hein, ça joue beaucoup trop sur les anciens sentiments pour qu’on puisse imaginer qu’ils soient de bons enquêteurs ensemble – ou juste qu’ils ne préviennent pas le Bureau de contrôle des 828 immédiatement.

Ils le font par l’intermédiaire de Drea qui est utilisée pendant tout l’épisode sans jamais être vue. C’est un bon plan pour les scénaristes : chaque fois que les personnages sont dans une impasse, ils font appel à Drea pour les débloquer d’une manière ou d’une autre dans leur enquête. Entre ça et les Appels, ça fait beaucoup de Deus ex machina.

Bon, autrement, sans surprise, Diaz dénonce Jared bien vite et cela force notre flic préféré (non) à devoir remettre son arme. Là où il est chanceux, c’est que le capitaine qui lui demande le flingue est lui-même plutôt louche. En effet, Drea mène l’enquête et se rend vite compte qu’il interrogeait régulièrement Sam à chacun de ses contrôles au Bureau 828. Elle finit par fouiller le bureau de son patron et y retrouve l’alliance de Sam.

Elle met ses empreintes dessus, cette idiote, mais avec cette série, j’imagine que ça ne posera pas problème. Elle sait vite qu’il s’agit de l’alliance de Sam parce qu’elle a une forme particulière dont Jared se souvient bien. Des flashbacks bien lourds nous apprennent en effet que Jared a perdu son poste de détective à cause de Sam, parce qu’il a voulu le défendre lors d’une manifestation haineuse anti-828 et l’a défendu face à… un flic. C’est con.

Bref, on s’en fout, tout ça mène au capitaine qui prend Drea en otage et à une intervention de Michaela qui aide Jared à arrêter le capitaine. Rien que ça. Le tout se fait à base de compas moral de Jared, tout ça, tout ça. Eh, ça pourrait bien se finir cette affaire, sauf que la balistique va continuer de confirmer que Jared est coupable et que Michaela, c’est bien con, reçoit un Appel pile au pire moment : devant l’agent du Bureau chargée de la surveiller.

Michaela est donc coincée au bureau pour la fin d’épisode, parce qu’il va falloir qu’elle explique pourquoi elle a menti si longtemps sur les Appels qu’elle n’aurait pas. Cela se termine mieux pour Jared, heureusement : Vance prend soin de falsifier le rapport de la balistique, évidemment.

Autrement, Angelina, retrouvée par Adrian, se réfugie finalement chez sa mère. En flashback, nous l’avions vue annoncer à sa fille qu’elle la considérait comme morte. Dans ce présent, elle est heureuse de savoir qu’elle n’est pas morte. Allez savoir. J’imagine que les liens du sang sont plus forts que ça ?

Bien sûr, la série confirme aussi qu’Eagan a été libéré de prison. Il a à peine le temps de se rendre dans des toilettes miteuses qu’Adrian débarque pour lui casser la gueule. Ben oui : Adrian en veut désormais à Eagan d’avoir révélé où était Angelina car c’est à cause de lui qu’elle a tout explosé. Pourquoi ne pas en vouloir Angelina ? Mystère.

En tout cas, Adrian et Eagan se retrouvent pour se mettre à bosser ensemble, avec notamment comme plan d’attendre un peu, puis de dénoncer Angelina pour récupérer la prime de 20 000$ promise pour sa capture. Ils n’y vont pas de main morte le gouvernement. Cela fait beaucoup d’argent pour une psychopathe qui ne s’en prend qu’à des gens qu’ils détestent.

Peu importe, en tout cas, Eagan voit son intérêt dans cette rançon : il décide d’aller faire du chantage à la mère d’Angelina et en récupère une montre. Sympa. Le pire, c’est quand même que ça fonctionne si vite, alors qu’il est évident qu’Eagan va aller la dénoncer à la police quand même ; ce qu’il fait en fin d’épisode, sans la moindre surprise.

Sinon, Olive se retrouve à devoir s’occuper Eden comme une vraie maman. Elle est tout de même soulagée de voir que Cal sait faire la lessive désormais. C’est déjà ça de pris. Cal révèle à sa jumelle avoir eu un Appel plus puissant que les autres pendant l’explosion, avec tout plein de flashbacks de quand il était un gamin de dix ans insupportable. C’est le retour du LIFEBOAT, et il coule d’après Cal. Il est inquiet, mais Olive fait tout ce qu’elle peut pour le rassurer. Elle est moins efficace que Zeke, par contre. C’est lui qui se rend compte que Cal continue de tousser et s’en inquiète ; et c’est Cal qui est le seul à s’inquiéter pour son oncle.

Il faut dire que tout le monde a d’autres chats à fouetter dans cet épisode. Ben est plus inquiet pour Eden, complètement brainstormée par Angelina. Cela se comprend. Il prend enfin la décision de se raser parce qu’Angelina l’associe trop à un méchant monsieur, aha. C’est Olive qui le rase finalement, dans la scène père-fille la plus pétée du monde. Cela devrait pourtant être une bonne chose d’avoir la fille et le père dans une même scène… mais bon.

Ben fait tout ce qu’il peut pour récupérer la confiance et l’affection d’Eden qui a peur de lui. Il fait ainsi appel à Anna, la passagère qui avait recueilli Angelina un temps chez lui, avant de recevoir un coup de fil de… Angelina, elle-même. Ben oui. La psychopathe s’inquiète assez logiquement pour celle qu’elle considère être sa fille, au point de vouloir donner des conseils pour l’aider à s’endormir aha. C’est rare, mais j’ai presque eu un soupçon de peine pour elle. Presque.

Ensuite, elle m’a soulée énormément quand elle a appelé Cal, allez savoir comment, et qu’elle a réussi à le convaincre de lui passer « sa » fille au téléphone. En effet, Cal a négocié avec elle pour qu’elle explique à Eden que son père est un homme bien. Pas de bol pour eux, Ben surprend l’appel entre Eden et Angelina, ce qui fait que l’épisode se termine sur une dispute familiale de plus. Et bordel, Cal qui se comporte en enfant alors qu’il est pseudo adulte désormais… Insupportable. Cal décide finalement de quitter la maison.

Bon, sinon Zeke retourne au travail, ce qui est l’idée la plus débile du monde. Il absorbe la colère d’un autre patient et n’est plus capable de la gérer, finissant par menacer le patient lui-même, à coups de poings. Il termine l’épisode devant un bar vendant des alcools très forts… et se bourre la gueule avant de rentrer chez lui, comme son patient. Allons bon, il a récupéré son alcoolisme ?

Eden, elle, a un Appel qui lui montre le volcan de la boule à neige en éruption, tandis que Zeke tombe lorsqu’il trébuche sur le corps inconscient de Cal. Sinon, TJ ? Ma foi, c’est la pire scène de l’épisode : il ne revient pas dans la série (ouf), mais Olive l’appelle pour lui dire qu’elle pense que le saphir est leur moyen d’entrer en connexion avec la conscience divine et d’avoir des Appels quand ils veulent. Mais eh, TJ lui manque aussi.

C’est tellement mal écrit que l’actrice ne pouvait que mal le jouer, et c’en est devenu risible… comme la scène où Anna se fait tuer, juste après un moment confidence de Jared à son père expliquant qu’il pense que le tueur de Sam court toujours. Bien vu. Reste à savoir de qui il s’agira.