Evil est quand même à ça de nous faire une Riverdale

Salut les sériephiles,

2019 | Smells like Chick Spirit

C’est un titre étonnant, n’est-ce pas ? J’exagère un tout petit peu avec ce jeu de mots qui vise à comparer les deux séries, mais très franchement, je viens de terminer un nouvel épisode de la série Evil, le dixième de la saison 2, et cette fois encore, je me suis retrouvé face à des intrigues qui n’avaient pas de conclusion, alors que celles de la semaine dernière étaient oubliées à nouveau. De plus en plus, je regarde les épisodes en ayant l’impression que les scénaristes oublient des trucs ou ne les reprennent que quelques épisodes plus tard. C’est peut-être pour ça que j’ai oublié la série dans mon article d’hier !

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Je commence à en avoir vraiment marre de finir les épisodes sur de bons gros « wtf » sans savoir quoi en faire… Quand ce n’est pas dès le début de l’épisode. La qualité est toujours là, la série est incroyable pour un tas de raisons, dont les moments wtf parfois sacrément bien dosés, et les acteurs sont tous bluffants à tour de rôle. M’enfin, côté écriture, je perds de plus en plus le sentiment que tout est maîtrisé parce qu’ils vont dans tous les sens sans chercher à donner une direction claire. Et vous savez de quelle autre série je dis ça ? Si vous avez lu le titre de cet article, oui.

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La différence avec Riverdale ? Cinq lettres seulement si on compare les deux titres. Elles ont même des personnages avec le même prénom !

Et plus sérieusement, cette dernière entame des trucs qu’elle ne conclue jamais parce qu’elle oublie vraiment en avoir parlé et qu’elle ne sait pas du tout où elle veut aller avec. Ca et le fait que les scénaristes ne lisent pas le travail de leurs collègues, aussi.

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Don't Put That Evil On Me GIFs | TenorEvil a le mérite de savoir très clairement où elle souhaite aller et de nous le rappeler de temps à autres, tout en faisant toujours des références précises aux épisodes précédents… Parfois même, la référence est trop précise, avec des retours inattendus de personnages. Mais voilà, ils oublient juste de nous expliquer où ils vont ces scénaristes. C’est bien qu’ils le sachent, ce serait mieux de nous emmener avec nous.

La plupart du temps, ça ne me dérange pas, car ça permet de théoriser des tas de choses et de penser longtemps à la série entre chaque épisode. Avec cette saison 2, en revanche, ça donne juste un énorme sentiment de brouillon : il y a tellement d’épisodes qui se terminent sans qu’on ne sache de quoi il en retourne – autant d’un point de vue rationnel que d’un point de vue surnaturel… Et puis, surtout, il n’y a aucun indice qui permette de vraiment savoir ce qu’il en est. Rien que le principe du livre qui tombe à chaque épisode pour nous indiquer le titre ??

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Moi à la fin de chaque épisode d’une série qui était justement géniale dans ses explications en saison 1

Au départ, c’était sympa. Ensuite, ils ont commencé à l’inclure dans les scènes de la série et du coup, ça prend un côté méta totalement incompréhensible aujourd’hui, avec un livre qui tombe sur une table et une main qui vient l’ouvrir sans que personne ne soit là pour le lire, en théorie. Au-delà du fait que la série casse de plus en plus le principe de base concernant le doute fantastique (c’était une grosse part de sa réussite en saison 1 !), je trouve qu’on reste sur notre faim et que chacune des trois intrigues de cet épisode 10 mériterait d’avoir tout un épisode pour elle. Histoire d’avoir aussi une conclusion qui ne soit pas dans une saison… Je veux dire, RSM Fertility était annoncé comme le fil rouge de la saison 2 en fin de saison 1 et a été totalement zappé jusqu’à l’épisode 10.

GIFs on the Run — Evil | Sneak peek
Et à chaque épisode, on nous zappe des choses et des morceaux d’intrigues.

Je n’ai pas envie qu’ils recommencent à faire ça pour la saison 3. En fait, il y a tellement de pistes qui sont restées sans réponse que je me dis qu’il faudrait que je fasse une fiche pour suivre correctement la série. Ce n’est pas normal, hein. Ça peut l’être quand c’est bien mené et qu’on est assez fourni en indices pour se faire une idée de la direction prise ou pour avoir des pistes claires sur la suite.

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Là, chaque épisode me laisse juste perplexe et me fait pousser d’énormes WTF. Alors oui, la série a encore mon amour pour son casting, son ambiance, son côté loufoque, ses intrigues géniales et ses moments capables de faire peur l’air de rien. En revanche, elle commence à me perdre et j’espère qu’ils rectifieront le tir. Ça n’en prend pas du tout le chemin par contre.

Après, vous allez me dire à raison : de quoi est-ce que je me plains ? Les scénaristes nous avaient prévenu il y a un bon moment et je n’ai pas meilleure conclusion pour cet article que cette réplique : the world is weird. Indeed.

2019 | Smells like Chick Spirit

Evil – S02E10

Épisode 10 – O is for Ovaphobia – 15/20
J’ai passé un excellent moment de l’épisode et ça mériterait sûrement une meilleure note MAIS je dois avouer que je commence à en avoir marre de la manière dont la série ne répond plus à aucune question et se contente de les accumuler sans laisser la moindre piste d’explications. C’est un peu dommage, parce que ça donne l’impression que les scénaristes ne savent plus vraiment ce qu’ils font – ou en tout cas, qu’ils oublient que nous, on ne le sait pas… et elle mérite mieux que ça, cette série.

Spoilers

Le trio enquête sur RSM Fertility, menant Kristen a une découverte étonnante quand Ben est perturbé par la sœur de Vanessa.

That will be 350$.

Le titre de l’épisode ne laisse pas trop de doute : il va être question de RSM Fertility, enfin ! Et le résumé de l’épisode nous le confirme aussi : nous revoyons des anciens visages bien oubliés de parents effrayés par les enfants démoniaques. Le problème, c’est que Kristen fait partie des parents concernés puisque Lexis a été conçue grâce cette clinique privée. Kristen est clairement sur la défensive quand il est question de son expérience avec RSM, et je la comprends un peu… m’enfin s’ils enquêtent dessus, il n’y a pas trop le choix quoi.

La série est surprenante à revenir avec un véritable fil rouge dans cet épisode : ils font même revenir une des personnages très secondaires de la saison 1, et c’est la même actrice. C’est tellement rare dans ce genre de série ! En plus, la mère de Mathilda, c’est d’elle dont il est question, apporte un nouvel élément dérangeant concernant sa fille : Mathilda a eu besoin d’aller chez le dentiste, exactement comme Lexis. J’ai toujours écrit Lexie dans mes critiques, mais dans cet épisode, j’ai clairement entendu un s à son prénom dans certaines scènes, je suis perturbé.

On s’en fout un peu, ça ne change rien à l’intrigue : Kristen se met à douter de sa fille, qu’elle scrute comme jamais, n’aidant pas son entrée dans la pré-adolescence. En effet, voilà donc Lexis complexée par son sourire – et j’ai aimé les scènes concernant le tuto ou les yeux des gens détruisant toute possibilité de mentir. Vraiment, ça fonctionnait, et la gamine joue bien en plus.

Kristen est loin de se douter que sa fille la manipule pour savoir où va son regard, et bien sûr que son regard va sur les dents de sa fille quand on lui demande à quoi elle ressemble, parce que précisément, elle vient d’apprendre que les dents de sa fille étaient possiblement maléfiques. Lexis ne peut savoir ça. Quant à RSM Fertility, en menant un peu plus l’enquête, Kristen découvre que quelqu’un paie la société pour conserver ses ovaires… sans savoir qui et sans avoir la possibilité de le savoir au téléphone. Ce non-sens administratif m’a fait tellement rire !

Le problème, c’est que ça va plus loin que prévu : même sur place, Kristen n’a pas le droit de savoir officiellement qui paie pour ses ovaires… mais la secrétaire finit par être gentille avec elle et lui donner l’information. En effet, la secrétaire est persuadée que c’est la fin du monde et qu’il faut être gentil avec tout le monde. Tant mieux pour Kristen, hein, mais cette annonce d’apocalypse dans une série comme ça, ce n’est pas rien.

La personne qui paie pour les ovaires de Kristen ? Une certaine Cara Autry, un médecin qui ne bosse plus chez RSM depuis cinq ans. C’est étonnant. Cela nous fait une nouvelle piste pour la suite de la série, et ça tombe plutôt bien, parce que la maman d’un autre enfant possédé est toujours en contact avec elle. En effet, c’est grâce à Cara qu’elle a pu avoir son second enfant. Grâce à elle, Kristen peut remonter jusqu’à cette Cara… qui lui explique qu’elle trouve horrible de savoir que des ovaires sont abandonnés chaque année.

Ses convictions religieuses empêchent en effet Cara de laisser des ovaires être détruits, mais Kristen lui fait remarquer qu’on a simplement oublié de la prévenir de payer à nouveau. Elle oublie beaucoup de choses Kristen, mais en vrai, avec quatre enfants à gérer seule, je la comprends clairement. Quant à Cara, elle est une sacrée manipulatrice qui se débarrasse ensuite de Kristen en la faisant passer pour une cinglée qui l’agresse là où la vérité est clairement… le contraire, en fait.

L’avantage, c’est que tout ça a en fait pour but de faire en sorte que Cara flippe et mène Ben et David tout droit sur une nouvelle piste. Suite à sa confrontation avec Kristen, Cara décide en effet de reporter une partie de ses rendez-vous pour se rendre à la place chez… Leland. AH. Cela nous change tout, mais ça ne semble pas surprendre David qui assure que les forces maléfiques s’organisent. Soit. Au moins, David pourra en parler à Kristen la semaine prochaine ? Maintenant, soyons clairs : je n’ai rien compris à cette intrigue pour le moment. Encore.

Pendant ce temps, Lexis continue d’avoir des problèmes avec son corps. Quand sa mère, sa grand-mère et ses sœurs se retrouvent dans un magasin à faire du shopping, elle choisit alors un pull taille L quand la grand-mère choisit une robe qu’aucune grand-mère ne devrait encore capable de porter. Elle est canon, Sheryl – et c’est sûrement pour ça qu’elle vole la robe en laissant sa fille payer des fringues à ses gosses (maligne).

Lexis aussi l’est, mais il y a un petit détail embêtant tout de même : elle a une queue de démon qu’elle cache sous son pull et grâce aux conseils d’une influenceuse qu’elle adore. Alors pardon mais d’où elle a une queue ? Je suis de plus en plus perdu devant la série qui n’arrête plus de multiplier les intrigues cheloues sans leur accorder assez d’importance ou de place. Je veux dire, rien que les dents, c’était de côté depuis tellement d’épisodes !

Au moins, ça finit assez bien avec Kristen expliquant à sa fille que les influenceuses ne sont pas à suivre aveuglément : celle que Lexis idolâtre n’est pas magnifique à tous les moments de sa vie. Bien au contraire, il y a des paparazzis qui lui veulent du mal et montrent son vrai visage. Lexis peut ainsi finir l’épisode face à un miroir, pour apprécier son corps pour ce qu’il est et se dire magnifique. Malgré sa queue de démon ? We’ll see.

Du côté des autres intrigues, on retrouve dès le début la proposition de travail malhonnête de Leland pour la mère de Kristen… Et celle-ci accepte. C’est étonnant comme la tension de l’épisode précédent entourant ce dîner est totalement mise de côté par les scénaristes ici. Après, c’était marrant quand même à voir : Sheryl se retrouve à porter une robe rouge dans une soirée où il faut être habillée en blanc.

La robe qu’elle a volé dans le magasin fait encore plus d’effets que prévu, hein. Et Sheryl rencontre alors Edward, un « influenceur ». Pas au sens Instagram du terme, par contre. J’imagine. Je veux dire : Leland a dit que Sheryl était elle-même une influenceuse, alors j’imagine qu’il s’agit plutôt d’un terme satanique. Rien qui ne stoppe Sheryl et Edward dans leur étrange flirt. C’est de courte durée, mais l’essentiel, c’est que Sheryl parvienne à se faire remarquer par lui.

Elle est ainsi recontactée pour un autre rendez-vous avec Edward, qui finit par une scène étrange où elle est empoisonnée par Edward avec un cocktail délicieux. Elle se laisse avoir étrangement comme une bleue sur ce coup-là : Edward la ramène chez Leland où elle se retrouve paralysée sans crier gare au beau milieu d’une autre scène de flirt. Une fois paralysée, Edward lui fait une étrange injection, avant que Leland débarque en blouse blanche et demande si Sheryl est prête. Prête à quoi bordel ? Est-ce une opération chirurgicale ?

On dirait bien. C’est en tout cas lié à Cara qui est coincée et retenue prisonnière chez Leland aussi. Essaie-t-il de faire en sorte que SHeryl tombe enceinte ? C’était l’idée la plus logique, mais ce n’est pas la bonne, puisqu’Edward a droit lui aussi à son étrange intervention. Loin d’une chirurgie les deux personnages se retrouvent allongés côte à côté, avec du liquide passant de l’un à l’autre.

Pour ne rien arranger à l’affaire, David passe dans le coin et se rend compte que la voiture de Cara est toujours là. Il décide donc d’aller interroger directement Leland en personne, mais il tombe à la place sur Sheryl et Edward qui sortent de l’appartement tout heureux et chantant. Mais what ? Je ne comprends plus rien à ce que je regarde, à force.

En parallèle, Ben retrouve Vanessa en pleine crise de paranoïa, assurant que sa sœur, Maggie, a balancé des affaires dans tout l’appartement sans son consentement. Comme Ben PENSE être amoureux de Vanessa, il est prêt à tout endurer pour l’aider à aller mieux, ce qui fait qu’il accepte de l’accompagner chez Miss Marie, une médium soi-disant capable de la débarrasser de Maggie.

Ce n’est pas exactement ce que pense Ben, bien sûr, et il ne se gêne pas pour faire part de ses soupçons à Vanessa comme à Miss marie. Le numéro de médium est marrant à suivre, surtout que Ben est d’abord amusé des trucs et astuces de la médium, avant d’être surpris comme tout quand la table se met à s’envoler et que la médium assure que tout a marché comme il fallait. Oui, selon elle, Maggie n’est plus parce qu’une lampe s’est envolée et qu’elle a demandé de manière pas très gentille au fantôme de se casser.

Un cri de Vanessa semble confirmer que tout va mieux ensuite, ce qui ne rassure pas spécialement Ben. Il demande plutôt à Kristen de venir en aide à son amie en lui parlant, histoire de faire une sorte d’évaluation psychologique de Vanessa… mais il est interrompu dans sa demande par l’appétit sexuel de Vanessa. Ou de Maggie ? Après avoir couché avec Ben, celle-ci laisse en effet entendre qu’elle n’est peut-être plus Vanessa, mais bien Maggie.

De manière assez logique, ça perturbe Ben qui s’inquiète pour la santé mentale de celle qu’il pense aimer. De nouveau, Ben se retrouve à passer de mauvaises nuits, du coup. De mauvaises nuits, mais de bonnes journées, puisqu’il les passe avec l’appétit sexuel de Maggie quand, dans la nuit, il semble bien être avec Vanessa. Et pourtant, après avoir couché avec Maggie à nouveau, il reçoit un coup de fil de Vanessa… lui permettant de comprendre qu’il y aurait bien finalement à la fois Maggie et Vanessa. WTF ?

> Saison 2

 

High School Musical: The Musical: The Series – S02E06

Épisode 6 – Yes And… – 16/20
La structure des épisodes est loin de me convaincre avec des chansons qui tardent à arriver à chaque fois, mais je reconnais une efficacité de l’écriture des personnages avec cet épisode qui parvient à parfaitement gérer les adolescents en les traitant pour ce qu’ils sont – des adolescents. Pour une fois, je n’ai pas l’impression de voir une série d’ados traitant des intrigues adultes, quoi. Cela change beaucoup de choses. Et puis, Olivia Rodrigo is a queen, bordel de merde.

Spoilers

Nini galère à écrire la chanson pour son rôle inédit dans La Belle et la Bête, alors que tous les autres sont forcés de vivre un week-end d’impros théâtrales pour rivaliser avec North High.

Nos bougies sont réelles et nos cœurs sont purs.

Allez, ça fait quelques jours que je n’ai plus regardé d’épisodes de la série et il est temps pour moi de fêter la bonne nouvelle du renouvellement de la série avec le visionnage de la suite de cette saison 2. J’ai beau prendre tout mon temps pour la visionner, je n’oublie pas qu’elle est dans ma liste de choses à voir en priorité, tout de même.

On reprend pour cet épisode avec le lycée de North High qui fait la promo de son spectacle musical – et Lily fait une jolie Belle elle aussi. Cela stresse tout le monde, y compris Miss Jen qui sans surprise décide de faire une réunion d’urgence pour parler de la vidéo que tout le monde a vu et qui fait peur, avec un Lumière joué par un français. Effectivement. Cependant, Miss Jen n’a pas si peur : elle a tout prévu pour être la meilleure quand même.

Pour elle, le but est tout simplement de recentrer les performances de ses lycéens sur les émotions, car c’est ce qui fera la différence auprès des jurys. Après, il y a de quoi faire du côté des émotions avec Gina qui veut toujours se barrer parce qu’elle ne supporte plus d’être amie avec Ricky, Kourtney qui n’est pas là pour draguer à la pizzeria ou Nini et Ricky qui ne s’entendent plus autant qu’avant. Se sont-ils déjà vraiment entendus, cependant ?

Grâce à Ricky, Nini a de nouveau un rôle dans la pièce, mais jouer la rose est plus compliqué que prévu : elle doit écrire une chanson pour la Bête et elle. J’adore franchement l’idée, je trouve la réécriture sympathique, mais j’espère que ça sera bien. De toute manière, Olivia Rodrigo et Joshua Basset en duo, ça ne peut que bien se passer, non ? Et puis, voir Nini galérer à écrire une chanson qu’on sait écrite de toute manière, c’est énervant. Je veux juste l’entendre moi, pas la voir regarder Kourtney draguer Howard.

Allez, ça reste intéressant de voir Nini galérer sur ses paroles et Kourtney être amoureuse. Disons que ça change un peu, tout en insistant sur les problèmes de couple évidents entre Nini et Ricky. Ils ne sont plus du tout en symbiose, plus du tout le couple mimi qu’ils veulent chacun être : incapables de se comprendre, ils enchaînent les malentendus avec chacun des envies bien différentes. Et Ricky étouffe totalement Nini avec son amour, c’est triste.

Kourtney ? Elle continue de travailler dans une pizzeria où on ne voit pas la moindre pizza, mais au moins elle prend le temps de dire à Howard ce qu’elle pense de lui (elle le like like like, c’est intraduisible et tellement insupportable à la manière des adolescents). Elle finit son épisode en étant très occupée, au point de ne pas décrocher quand Nini l’appelle avec sa Rose Song… Et humph, j’aurais aimé mieux… AU DEBUT DE LA CHANSON.

Dès le refrain, j’étais scotché à mon écran. Olivia Rodrigo, putain. Elle sait faire bien mieux que cette mélodie toute douce et cette balade peu entraînante… mais elle sait aussi envoyer les émotions comme il faut au bon moment. Elle m’a filé les frissons avec sa chanson, j’en ai marre. La rose devient un prétexte ; elle chante totalement le mal-être du personnage vis-à-vis d’un Ricky qui ne l’aime que pour ce qu’il voit d’elle au lieu d’aimer ce qu’elle est et… wow. Depuis quand High School Musical fait dans la profondeur des persos ?

Le moment est complètement ruiné par le cliffhanger, en plus : Nini demande à Kourtney de ne parler de la chanson à personne, mais Carlos était en train de la filmer pour que North High sache que leur combat n’était pas gagné d’avance – et ça vaut mieux, c’est vrai, car North High les espionne… mais ça fait mal aussi, parce que Nini mérite de meilleurs amis. Mais enfin, vraiment, cette Rose Song, c’est magique, j’adore. Les images du texte, les jeux de mots, la performance vocale… Une chanson Disney, mais avec une certaine maturité en plus ? Avec un message d’acceptation de soi et d’affirmation de soi ? Olivia Rodrigo est une génie.

Pendant ce temps, au lycée, Miss Jen organise un week-end d’improvisation pour les lycéens, mais la vérité, c’est justement qu’elle improvise elle-même tout ce qu’il se passe. Cela ne m’empêche pas de bien me marrer de voir Gina fuir *subtilement* Ricky ou Ricky foutre un ballon dans la tronche de Miss Jen. On se marre bien, non ? Rien ne valait non plus le jeu qui donne son titre à l’épisode : « Oui, et… » pour lequel Gina ne doit théoriquement pas penser à se barrer ou Ashlyn ne pas être stressée par la vidéo de North High.

Elle m’a fait tellement rire avec son accent français et son stress, cela dit. Et puis, elle avait bien raison de rembarrer Gina, tout de même. J’étais même triste pour Ashlyn quand elle apprend que Gina se barre, pensant aussitôt qu’elle était la raison de son départ… quand la vraie raison, c’est que Gina a en fait confesser son amour à Ricky lorsqu’elle pensait ne plus jamais le revoir. Dah. Le montage est quelque peu abusé et la fait passer pour une énorme connasse, parce qu’elle dit ça juste après un baiser entre Ricky et Nini quand même.

Heureusement qu’elle pleure en même temps et que Ricky n’est pas cool à la pousser à parler, hein, sinon j’aurais eu du mal. Là, au contraire, je trouve beau de voir Gina lui dire qu’elle n’aurait pas abandonné leur couple si elle n’avait pas eu à partir. Outch. Ashlyn est vraiment un personnage que j’adore aussi, parce qu’elle apprend tout ça et veut aussitôt trouver la bonne idée pour convaincre Gina de rester comme si tout allait bien.

Et si Gina assure qu’une chanson ne pourra pas tout régler, elle n’a aucun mal avec une seule chanson de Belle à faire pleurer Gina et lui faire prendre conscience qu’il faut vraiment qu’elle reste – avec des paroles faites pour Gina. Du coup, elle décide de rester, elle.

Au milieu de l’épisode et du week-end stressant de Miss Jen, il y avait aussi autre chose à prendre en compte : le premier rencard officiel entre Miss Jen et le père de Ricky. Oh boy. La série va nous infliger ce couple pour de vrai ? Et avec cinq questions pour connaître vraiment quelqu’un, en plus. Eh, ça me donne une idée d’article, c’est tout ! Je veux dire, le type se ramène avec ces questions et ne les lit pas avant ? Risqué, tout de même. Apparemment, ça fonctionne sur Miss Jen qui embrasse aussitôt le père de Ricky.

Et ça fonctionne tellement bien qu’elle recycle les cinq questions pour l’impro du lendemain. Notons bien que les scénaristes n’en ont jamais proposé cinq à l’écran, hein, ils ont juste recyclé les deux mêmes pour le Miss Jen, le père de Ricky, EJ en Gaston (comme si Gaston lisait !) et Ricky en Bête. C’était marrant.

Le problème, c’est que leur couple met mal à l’aise Ricky… au point que Miss Jen et le père décident tous les deux de ne plus se voir ? Hein ? Cela n’a aucun sens bordel, ne laissons pas les ados dicter la vie des adultes. Pour une fois, l’épisode réussissait assez bien l’écriture des ados comme des ados sans que ce ne soit trop ridicule… mais bon, ça m’a sorti de l’épisode. Pourtant, les questions de Ricky à son futur sont géniales – entre le manque possible de la vie dans un château en solitaire et la peur de perdre Belle.

The Other Two – S02E02

Épisode 2 – Pat Connects with Her Fans – 16/20
Un peu moins hilarant que le premier épisode – je ne me suis pas entendu rire autant – mais toujours aussi solide, ce deuxième volet de la saison apporte un éclairage nouveau sur certains personnages et sur leur évolution. Il faut dire que l’épisode se déroule un mois après le précédent, alors forcément, ça laisse de la marge pour l’évolution. Ca me conforte en tout cas dans l’idée de prendre mon temps pour voir cette saison.

Spoilers

Cary et Jess cherchent à prouver qu’être gay est normal alors que Brooke oublie vite ce que c’est d’être fan.

He’s a gay son from Kansas

Bon, je n’ai pas encore pris ma décision sur comment voir la série, la savourer et en faire la critique, mais j’ai vraiment envie de voir le deuxième épisode ce soir, car ça fait du bien d’avoir du fun de temps en temps, et que, quand même, cette série en est la définition même.

L’épisode recommence en 2016 où l’on découvre que Pat était fan d’un talk-show et de son animatrice avant de faire elle-même son job. Elle est tellement fan que Pat en arrive même à vouloir regarder l’émission chez elle malgré tout, avec ses enfants endormis autour d’elle. C’était marrant, honnêtement et on voit bien que ça aura un impact dans le présent quand Brooke est choquée de découvrir que l’idole de sa mère ne s’arrête pas pour parler à ses fans.

De retour dans le présent, j’étais content d’apercevoir Maggie de Younger dans l’émission de Pat – et j’ai trouvé ça même assez ironique car on la voit moins que tous les sosies de stars qui suivent… Sachant que les sosies n’en sont pas du tout ; j’ai ri du sosie de Mandy Moore. On sent bien que l’émission de Pat est une énorme arnaque, et c’est extrêmement bien symbolisé quand Pat invite des fils ayant fait un coming-out récent à leur père pour leur offrir des sacrés chèques. Brooke est morte de rire de voir que le gamin en question n’a rien dit du tout à son père – il l’a dit à son copain. Il y a vraiment de quoi rire, et l’écriture est vraiment géniale, avec un Cary qui avale toute l’histoire et est aussitôt persuadé d’avoir là une situation de rêve.

Bref, l’émission de Pat fonctionne sur Cary qui souhaite voir l’acceptation de pères aimant leur fils. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que Jess et Cary s’aiment vraiment, parce qu’apparemment, ils se le sont dits aussi. Hors écran, encore. C’est frustrant, mais leur relation s’est développée vitesse grand V dans la suite de l’épisode. En même temps, cela fait donc déjà un mois qu’ils sont ensemble !

On les retrouve au restaurant ensemble où Cary aperçoit soudainement le fils et le père de l’émission de sa mère. On s’amuse bien avec un quiproquo hyper efficace se mettant en place : le couple n’est là que pour se trouver un plan cul sur Grindr alors que Cary et Jess sont un couple un peu plan-plan. Pas le même type de plan, donc.

Eh, ça marche bien, les deux couples sont vraiment caricaturés comme il le faut ; et j’ai aimé cette intrigue. L’idée du troisième mec trouvé sur Grindr qui débarque et se retrouve à devoir jouer un deuxième fils, hétéro cette fois, fonctionne aussi pas mal, avec un jeu d’acteur brillant de la part de l’acteur – et sacrément naze de la part du personnage. Cary et Jess ne lâchent plus ceux qu’ils pensent être une famille ayant besoin de l’exemple d’un couple gay pour comprendre que c’est tout à fait normal d’être gay.

Le problème, c’est qu’ils font chier plus qu’autre chose leurs nouveaux amis – le daddy se retrouve à jouer les homophobes toute la journée, franchement. Et puis, c’est vrai que Cary et Jess doivent paraître super chiants quand on est habitués aux plans cul. Moi, je les vois heureux en couple et ça me fait plaisir pour Cary, même si pour le coup, j’aurais aimé voir leur relation être développée autrement avant d’en arriver à cette intrigue ou Cary se retrouve à devoir demander à Brooke les meilleurs bars gays du coin – mais c’était bien trop drôle comme idée, surtout quand le soi-disant deuxième fils essaie de paraître hétéro et s’avère être gay lui aussi, incapable de résister à un beau mec dans la boîte, même pour l’argent.

Le plus marrant ? La fin de cette intrigue qui voit le daddy embrasser Cary après lui avoir dit qu’il le trouvait bien normal puisque Cary faisait clairement un transfert entre lui et son propre père. Il est quand même mignon Cary, le pauvre. Par contre, je ne sais pas si ça durera des années avec Jess quand on voit comment ils se comportent ensemble en fin d’épisode – avec Jess qui n’a pas envie de retourner dans un bar gay quand Cary s’y verrait bien.

En parallèle, Brooke envoie balader une fan exactement comme l’idole de sa mère l’avait fait avec elle quelques années plus tôt. On l’avait senti dès le début d’épisode, mais le but est de nous montrer comment Brooke va évoluer vis-à-vis de cette fan. En vrai, la fan est parfaitement insupportable et nous empêche de suivre correctement le show de Pat, alors je ne l’aime pas beaucoup.

Pourtant, j’ai bien aimé cette idée de voir la fan qui avait finalement une vraie raison d’être si fan de Pat. Cela remue Brooke de voir que la fan était là parce que sa sœur était alcoolique comme le mari de Pat, et là aussi, on est sur un bon vieux transfert… mais ça fonctionne.

Le problème ? Brooke a l’idée de lui faire rencontrer sa mère dans la rue, mais bien sûr que ça se termine sur une liste d’attente longue comme jamais de fans de Pat espérant avoir l’occasion de la rencontrer. Pat en est toutefois très heureuse, et ça permet un gag facile quand on la voit monter en voiture pour dormir avant l’émission suivante – et le maquillage qui commence à peine une minute après.

Pendant ce temps, Chasedreams is back ? La série se donne vraiment les moyens entre l’émission de Pat et les clips de Chasedreams cette saison. C’est assez fou. Le clip de Chase ? Si Brooke assure que ça va relancer sa carrière, le but est en fait de faire une vidéo de quatorze secondes pour annoncer au monde qu’il est désormais blond. Soit.

Tout le monde s’en fout, Cary le premier… Et pourtant, le voilà qui se retrouve à devoir annoncer aux Gay news que son frère a un nouveau look. J’ai tellement ri !