Comment résumer la saison 2 d’Evil ?

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui est un jour important pour les sériephiles de bon goût : Evil est enfin de retour. Pour ne rien gâcher à mon plaisir, j’ai décidé de commencer cette saison 3 dès aujourd’hui, mettant temporairement en pause mon lecteur DVD sur lequel m’attendent les derniers épisodes de mon rewatch de The Magicians, que je termine pile avec la dernière préparation de mes cours de l’année scolaire. C’est beau.

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Le retour d’Evil

Où regarder la série Evil en streamingCe qui est moins beau en revanche, c’est que si je suis super pressé de retrouver la série, je dois bien avouer que je suis paumé sur la mythologie de celle-ci – et surtout sur ce qu’il faut attendre de cette saison 3. Oh, je ne m’inquiète que moyennement : je sais que je vais kiffer, parce que j’ai toujours adoré les épisodes qu’ils pouvaient faire (je ne prends plus l’ascenseur de la même manière depuis la deuxième saison, je repense encore à leur épisode silencieux et j’ai toujours le même fou rire quand je repense à Kristen et son mari au lit). La saison 3 promet d’être savoureuse pour plein de raisons…

Mais je n’oublie pas que j’ai eu énormément de mal avec l’absence de suivi des intrigues de la précédente, au point de l’avoir comparé à un moment à Riverdale tellement l’absence de conclusion et de sens de certaines intrigues est flagrante. C’est tout de même dérangeant.

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Voilà donc le gros résumé de tout ce qui est ouvert pour l’instant, que ce soit ouvert à l’interprétation ou juste à la suite d’une histoire prenante :

Les hallucinations de Kristen

Tout d’abord, l’intrigue qui m’intéresse le plus reste celle de Kristen. Celle-ci a donc tué LeRoux en fin de saison 1 et toute la saison 2 s’est concentrée sur la culpabilité de ce personnage. Elle a tué un homme, ça paraît un brin normal de se sentir coupable tout de même… mais les hallucinations dont elle est victime vont loin. Evil – S02E03 – Just One More EpisodeElle se brûle avec un crucifix, voit ensuite un djinn à la tête enflammée dans son jardin et tente le sadomasochisme avec son mari ou des inconnus grâce à ce démon. Pourtant, tout semble aller plutôt bien dans la vie de Kristen : elle se confesse à son psy qui ne la croit pas, à sa pote flic raciste qui la laisse s’en tirer et elle est exorcisée par accident quand elle assiste à celui de Leland.

L’exorcisme de Leland

Evil – S02E11 – Just One More EpisodeLeland a demandé tout au long de la saison 2 à être exorcisé. Au départ, ça semblait surtout être un moyen pour lui de rester dans la vie de Kristen, mais plus on a avancé dans la saison, plus ça nous a dirigé vers d’autres choses. Rappelons-nous par exemple de la Sœur Andrea qui lui jette de l’ammoniac pour l’exorciser, hein. Pourtant, en fin de saison, tout semble aller mieux pour lui : Sheryl s’occupe à nouveau de lui avec des bains de sang et il affirme être parfaitement exorcisé – et donc prêt à infiltrer l’Eglise Catholique.

La famille de Kristen

Sheryl se joue-t-elle de Leland ? Difficile à dire. Elle l’avait largué, mais elle est revenu et elle joue désormais un rôle capital dans la secte aux côtés d’Edward. Reste à savoir quel est son rôle exactement. Il est aussi à noter qu’une fois Kristen exorcisée (elle était donc bien possédée ?), Leland voit apparaître au pied de son lit le djinn. Lui, il est loin d’être terrifié, par contre.

Evil – S01E12 – Just One More Episode
Quant au mari de Kristen, le couple a traversé une énième crise et ça ne semble pas bien parti pour eux quand on voit la récurrence avec lequel elle le trompe finalement en saison 2.

Pour Leland, la saison se termine sur un sacrifice cannibale en compagnie de Sheryl, la mère de Kristen, et de tout un tas de membres de ce qui apparaît être une secte sataniste, au mieux, priant une poupée étrange – Eddie.

Evil – Page 4 – Just One More Episode

Cette même poupée obsède aussi bien Sheryl, qui lui voue un autel, que les filles de Kristen. Ce sont elles qui sont le plus abandonnées par les scénaristes : après avoir coupé le doigt de sa dentiste avec ses doigts (???), Lexis finit avec une queue que personne ne semble voir (et personne ne s’en inquiète ?). Andrea aussi a dit en avoir eu une, cependant…

Les terreurs nocturnes

Evil – S02E04 – Just One More EpisodeLa saison 1 s’intéressait aux rêves démoniaques que faisait Kristen avec George. La saison 2, elle, s’occupait plutôt des nuits de Ben. Ce dernier fait désormais des terreurs nocturnes, avec une démone, Abbey, qui lui rend régulièrement visite – et y compris quand il a failli mourir dans le sous-sol d’un hôtel. Son rôle n’est pas bien clair pour le moment, mais elle semble donc exister pour de bon dans la tête de Ben. Notre expert rationnel cède de plus en plus aux délires de ce qu’il voit jour après jour. Après, je le comprends, ce ne doit pas être facile d’espionner la webcam de Leland chaque jour.

Un prêtre qui cède à la tentation

De son côté, David est ordonné prêtre dans le dernier épisode de la saison, mais ce ne fut pas sans problème et sans détour. Le problème principal qu’il rencontre, au-delà de certains doutes, est que ses visions n’ont eu de cesse de le ramener à Kristen – même s’il faut aussi préciser que les visions qu’il a sont de plus en plus réalistes, avec des monstres qui le pourchassent. David a du désir pour Kristen, il ne pense qu’à elle, comme c’est justement montré dans l’épisode silencieux, et il finit par craquer. Ainsi, je termine cet article par le baiser partagé entre Kristen et David, après sa confession de meurtre, parce que c’est littéralement la fin de la saison précédente – et parce que je sais déjà que la saison 3 s’ouvre sur ce baiser entre eux. Je n’en dis certainement pas plus, parce que bon, spoiler alert.

Fin de saison 2 pour El Foundou

Salut les sériephiles,

Je me suis laissé surprendre par la fin de la saison 2 d’El Foundou ce soir, parce que je n’avais pas calculé que nous en étions déjà à l’épisode 20. Il a su me le rappeler avec une fin mouvementée et dramatique comme ils savent si bien le faire, mais aussi avec près d’une demi-heure supplémentaire.

Une série Ramadanesque

J’en parlais déjà l’an dernier sur le blog, mais j’accroche vraiment beaucoup plus que ce que j’aurais imaginé à cette série, notamment pour son rythme. Concrètement, c’est une quarantaine de minutes chaque soir, non-stop car sept jours sur sept, sur les trois premières semaines du ramadan, à chaque fois à l’heure de rupture du jeune. Bon, je ne fais pas le ramadan et je ne parle pas tunisien, mais ça ne m’empêche pas de suivre car j’ai quelqu’un à portée de main pour la traduction.

Voir aussi : J’ai testé une série ramadanesque (El Foundou)

Rien de bien nouveau par rapport à mon article de l’an dernier, donc, je vous conseille de le relire pour en savoir plus. En tout cas, le final de ce soir était haletant et je sais que la série va me manquer maintenant que la saison est terminée. Je ne sais pas encore s’il y aura une saison 3, mais je sais que la série va me manquer parce que l’air de rien, un épisode par jour, ça devient vite un rituel. Après, je ne vais pas mentir, la date de fin de cette saison me convient parfaitement, parce que demain, je suis en vacances.

Une saison 2 moins entraînante

Ceci étant dit, j’ai trouvé tout de même que la saison 2 n’était pas tout à fait à la hauteur de la première. Il manquait principalement d’un fil rouge pour relier l’ensemble des intrigues. En saison 1, l’air de rien, il y avait une vraie enquête pour savoir qui avait commis le meurtre dont le personnage principal avait été accusé vingt ans plus tôt.

Cette saison, le mystère était résolu et tout le monde a semblé vouloir oublier que la réponse n’était pas 100% satisfaisante, surtout avec Slim (le véritable assassin) qui avait tenté (puis réussi) de tuer le gardien qu’il accusait de son crime. Joseph a su assez vite la vérité, mais bizarrement, il a pris la décision de garder tout ça pour lui suite à un accident de Yahia ; accident provoqué par Slim et permettant à la mère de Yahia d’apprendre qu’il était condamné à mort par un cancer en phase terminale. Joie de vivre, tout ça.

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Bon, ce sont de grosses ficelles de soap, mais ça fonctionne toujours. Quand je dis que c’était moins entraînant, c’est vraiment parce que ça manquait de ce côté enquête. On se contentait cette année d’intrigues qui semblaient partir un peu dans tous les sens. Entre le mariage annulé de Dorra et Joseph, Momo qui voit son chien se faire tuer et finit en prison lui-même alors que son père se remarie avec son ex-femme ou Yahia qui déménage et change de pays pour finalement se marier avec une autre que Baya et sans jamais apprendre sa maladie, on finit à bout de souffle.

Une fin de saison réussie

La fin de saison est une réussite parce qu’elle met enfin en scène ce qu’on attendait depuis le début : en annonçant à Joseph qu’elle compte désormais se marier à Slim, Dorra découvre enfin la vérité sur son cher et tendre. Partant de là, elle se rend chez lui et finit par le tuer accidentellement lors d’une dispute. Avant de mourir, Slim a bien le temps d’agoniser et personne ne semble vouloir prendre la peine de lui venir en aide – Dorra ouvre la porte à Yahia qui ne lui pardonne pas vraiment la vérité sur le meurtre de Mariam.

Pour bien nous énerver encore plus, les flashbacks nous révèlent que Mariam aurait en fait pu survivre car elle s’est réveillée dans le coffre de Yahia, mais non, le prof de gym avec qui elle sortait (et dont elle était enceinte) en profite pour l’achever. Est-ce bien sérieux ? Heureusement qu’il est encore en prison, lui.

Bref, la saison se termine tout de même sur la mort de Slim, avec Yahia qui aide à dissimuler le corps… et Dorra qui se dénonce malgré tout à la police ??? Incompréhensible, parce qu’elle fait de son frère le complice de son crime, du coup. Bref. Tout le monde est mort, de toute manière : dans l’épisode d’avant, c’était le père de Baya qui y passait, et le frère de Samar aussi.

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Ah oui, d’ailleurs, Samar, la femme de Yahia, découvre dans cet épisode que son mari est sur le point de mourir d’un cancer (heureusement qu’elle est médecin elle-même) ET qu’elle est enceinte. Elle n’a pas le temps de lui annoncer que Yahia fait un arrêt cardiaque dans le bois où il a enterré Slim.

Bref, si la série doit s’arrêter là, il n’y a que Joseph qui a son happy end avec sa petite famille, Momo sortant enfin de prison après six mois (ou deux épisodes), prêt à une jolie rédemption maintenant qu’il a compris que braquer des gens et tuer des petites vieilles (bon, d’accord, il n’est que complice), ça ne servait à rien.

Une saison 3 ?

Aucune annonce n’a été faite pour l’instant concernant une suite. J’imagine que Yahia peut bien survivre, mais par contre, ça se fera sans Slim, c’est sûr. Une grosse partie du casting est donc morte ou en prison, mais ça ne devrait pas empêcher la suite. L’écriture peut se concentrer sur la sortie de prison de Dorra quelques années après, ou sur Yahia qui prend pour elle, ou sur la fin de Yahia, tout simplement.

De toute manière, l’intrigue de fond n’est jamais qu’un prétexte pour les scénaristes. Le but semble tout de même être de passer quelques messages sur la société ; avec une représentation au plus près de certaines valeurs et des scènes faisant le commentaire social de ce qui déroule parfois sans que personne n’en parle – la scène où Momo perd son chien en est un exemple vraiment flagrant ; les mariages de Dorra et Yahia, avec les arrangements que ça implique (ou la rébellion de Dorra/Baya), également.

De là à être au rendez-vous en saison 3 ? Franchement, pourquoi pas. J’ai écrit cet article au cas où pour avoir un résumé et me remettre les événements (et les prénoms !) en tête au début du prochain ramadan.

Qui se rappelle encore de Russian Doll ?

Salut les sériephiles,

J’espérais avoir le temps de commencer la saison 2 de Russian Doll ce soir, mais à vrai dire, j’ai trop de retard dans plein de séries pour avoir vraiment envie de me lancer dedans. C’est tellement fucked up, en plus, je sais que ça demandera toute ma concentration pour l’apprécier pleinement. Une partie de moi se dit que 3h30/4h, ça se trouve rapidement et que je vais me faire la saison sur une seule soirée… une autre partie de moi se dit que c’est tellement lourd que ça risque de terminer en visionnage étalé sur plus longtemps que ça.

Voir aussi : Mes critiques de Russian Doll (S01)

En attendant, si je ne la commence pas ce soir, c’est aussi parce que le dernier épisode de la série que j’ai vu date du 27 mai… 2019. Trois ans entre deux saisons, c’est extrêmement long, surtout pour une série dont les épisodes sont si courts. La saison 1, je m’en souviens vaguement comme d’une aventure bon délire, à laquelle on ne comprenait pas tout mais qui proposait des personnages attachants.

Et si le dernier épisode semblait conclure la série, voilà donc qu’une suite débarquait sur Netflix aujourd’hui. C’est pourquoi j’ai décidé de me pencher un peu sur la fin de saison 1, pour voir de quoi je me souvenais avant de lancer la deuxième saison. Premier point gênant : je ne me souvenais pas du nom de l’héroïne. Il faut dire que Nadia est particulièrement antipathique sur les premiers épisodes, à faire la fête tout le temps et à être détachée de tout – un sentiment accentué par le problème de la boucle temporelle. Nadia est un personnage qui revit en boucle sa soirée d’anniversaire de ses 36 ans, une soirée qu’elle vit particulièrement mal, même si elle est très entourée. Elle adore son chat et ses amis, mais ça ne semble pas suffisant pour lui donner envie d’être heureuse de sa vie. La boucle temporelle est vécue comme une malédiction dont elle cherche désespérément la cause, en vain. Et ça devenait ennuyeux.

Cela tourne mieux une fois qu’Alan arrive dans la série. Je ne me souvenais pas de son nom non plus, mais lui aussi, il revit constamment sa journée, en essayant de maintenir une routine bien moins éclatée au sol que celle de Nadia. Difficile d’oublier l’introduction du personnage et de sa routine, je n’ai jamais vu un acteur se laver autant les dents. Ceci étant dit, ça fonctionnait plutôt bien et je me souviens même de ce qui le lance dans cette boucle temporelle !

Voir aussi : Et si j’étais coincé dans une boucle temporelle ?

Alors qu’il voulait demander la main de sa petite amie, il s’est rendu compte que celle-ci le trompait ; avec un plan cul de Nadia. Dur à encaisser, mais en plus, il a droit de revivre ce trauma en boucle. Bienvenue en Enfer. Toute sa routine millimétrée part en vrille quand il rencontre Nadia, évidemment, et qu’ils comprennent que pour se sortir de la boucle, ils doivent s’accepter et travailler ensemble.

Ce n’est pas gagné : ils se détestent autant qu’ils aiment se faire l’amour, et plus le temps passe, plus la boucle temporelle semble détériorer tout ce qui arrive autour d’eux. Ainsi, des gens disparaissent, des fruits pourrissent sans raison… on sent que le temps presse. A force de chercher, ils comprennent que s’ils s’étaient parlés la toute première nuit, ils ne seraient probablement pas morts. En effet, Alan s’est suicidé peu de temps après avoir croisé Nadia, qui l’ignorait royalement, alors qu’elle, elle s’est fait renverser par une voiture.

Comprenant enfin tout ça et ayant fait le point sur les traumas qu’ils avaient l’un et l’autre, les deux personnages se donnent rendez-vous une ultime fois… pour mieux comprendre qu’ils ne se reconnaissent pas. Chacun se retrouve dans sa propre timeline et doit convaincre l’autre de l’écouter et de le rejoindre, afin d’éviter sa mort. Ils y parviennent tous les deux grâce aux informations récoltées sur l’autre. Dans une ultime scène cryptique, les personnages se rendaient alors, chacun dans un univers, à la même parade.

De là, l’écran séparé redevenait un seul et même écran, suggérant que les deux personnages reprenaient le cours d’une vie normale… peut-être dans la même timeline ? Franchement, la fin était cryptique, et j’espère que la saison 2 l’éclaircira un tout petit plus. Dans tous les cas, c’est une saison qui m’intrigue et que je sais que je regarderai !

Euphoria – S02E08

Épisode 8 – All My Life, My Heart Has Yearned for a Thing I Cannot Name – 18/20
La série n’a rien perdu de sa force de frappe pour son dernier épisode de la saison, mais on sent passer les vingt minutes supplémentaires, tout de même. Surtout, elle reste trop bavarde parfois. Je sais pourquoi, je vois à peu près où ça mène, mais c’est trop bavard pour la critique. La conclusion de la saison ? Elle est plus fermée que celle de la saison 1, malgré de nombreuses pistes ouvertes pour une suite. Une fois de plus, il est difficile de résumer Euphoria en quelques mots seulement.

Spoilers

Alors que la pièce de Lexi est interrompue par la vengeance de Cassie, nous découvrons pourquoi Fez n’a pas pu s’y rendre.

Is this a part of the play?

Mieux vaut tard que jamais, et mieux vaut le 25 mars journée de la procrastination pour enfin voir cet épisode qui m’attendait depuis quasiment un mois. Je crois que j’étais dans le déni de la fin de saison, tout simplement. D’une certaine façon, l’attente de la saison 3 sera moins longue comme ça… et surtout, j’ai trop peur de ce qu’il va se passer dans cet épisode en vérité.

Et je crois que j’ai bien fait, parce que l’épisode reprend immédiatement sur Fez qui se prépare à partir au théâtre et est interrompu par son meilleur ami le salopard qui souhaite le dénoncer aux flics, Custer. Bien sûr, Fez est loin de se méfier de lui et pourrait bien se faire avoir.

Il est heureusement sauvé de justesse par Faye : celle-ci décide de briser un verre pour avertir Fez qu’il est sur écoute de manière peu discrète. Je n’aurais jamais cru qu’elle serait si vive d’esprit et si utile à Fez, parce qu’elle en vient même à monter tout un mensonge pour accuser Laurie du meurtre qui risquait fort de retomber sur Fez. Et tout ça aurait dû fonctionner, sauf qu’Ash est clairement lent d’esprit.

Ne comprenant pas qu’il est sur écoute, il décide de tuer Custer d’un bon coup de couteau dans la gorge. La scène est si violente, si surprenante et surtout si problématique : Custer est sur écoute. Pour éviter tout problème, Fez n’a plus d’autres choix que de l’achever, en s’assurant qu’il ne puisse pas respirer. Oh putain. C’est reparti pour un meurtre, du coup, et pour un sang-froid assez incroyable tout de même.

Et alors que tout va mal pour Fez, les scénaristes ne trouvent rien de mieux à faire que de nous ramener en arrière sur la relation parfaite entre lui et Lexi. Bon, parfaite, je ne sais pas si une relation quasi uniquement au téléphone devant La Petite Maison dans la prairie est vraiment une relation parfaite, mais il semble aimer ça vraiment. Les deux personnages partagent tout ce qu’ils pensent de la vie, des réseaux sociaux, de leur humour et des enfants qu’ils veulent avoir.

C’est bien mignon tout ça, mais Custer est mort dans l’affaire, et Fez n’a aucun alibi parce que Lexi voit bien qu’il n’est pas là au théâtre. Heureusement, elle ne lui envoie pas pour autant de SMS, ce qui permet déjà d’éviter un drama avec les flics plus tard, j’imagine. En attendant, Lexi va en avoir du drama : le retour de Cassie est au théâtre est terrifiant, avec tout le monde qui remarque son entrée en fin de spectacle. Elle est clairement énervée après sa sœur, et même sa mère s’en rend compte immédiatement, c’est dire à quel point « Our life », la pièce de Lexi, ne plaît pas à Cassie.

Cette dernière n’hésite pas à monter sur scène pour détruire la pièce de sa sœur comme celle-ci vient de détruire sa vie, et j’avoue que ça part en vrille à une telle vitesse que c’est parfaitement effroyable à voir. Quelque part, c’est logique : Cassie n’allait pas regarder sa vie être exposée et démontée comme ça sans réagir après tout. J’ai tout de même de la peine pour Lexi, qui essaie bien de rester cachée… mais sans y parvenir.

Cassie n’allait pas la laisser s’en sortir comme ça. Cela force même Suze, la mère des filles à monter sur scène pour les calmer. Elle félicite Ethan pour son rôle d’elle-même, et elle me fait trop rire. Bon, la lisibilité de la suite de la scène n’est vraiment pas dingue, avec trop de mouvements de caméra et des miroirs dans tous les sens, m’enfin, on comprend tout de même l’essentiel. Cassie reproche à Lexi d’être une simple passante qui ne prend pas le temps de vivre, ce qui explique pourquoi elle n’est pas blessée par la vie. Outch. Le pire, c’est qu’il y a des gens pour applaudir Cassie.

Il faut dire qu’il est difficile de voir ce qu’il en est et de démêler le vrai du faux : tout se passe sur scène et le drama familial paraît être scripté à certains quand d’autres se font totalement spoiler la pièce de Lexi puisque Cassie révèle la suite – avec l’avatar de Nate qui finira par coucher avec l’avatar de Cassie. Maddie s’en mêle alors et cette fois-ci Jules kiffe clairement sa vie alors qu’en coulisses, c’est le stress de savoir quoi faire.

Cela part dans tous les sens, avec une Lexi qui parvient finalement à quitter la scène quand sa fausse Kat débarque avec une réplique étrange. Cassie en profite pour s’attaquer à son double, jouant sur un cheval de carrousel (si chelou) alors que Maddy monte sur scène pour nous éclater la tronche de Cassie et la faire fuir elle aussi.

Et si Suze essaie de faire croire que tout était scripté, je doute fort que ça n’arrive à convaincre grand-monde. Pauvre lycée, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvre nous, aussi, parce que ce n’est que le début de l’épisode, et la narration repart en vrille bien rapidement. On découvre ainsi que quelques jours avant le spectacle, Rue est passée chez Elliot pour lui expliquer qu’elle lui pardonnait de l’avoir trahi – et pour le remercier d’avoir sauvé accidentellement sa vie. Pour autant, elle ne compte pas dénoncer sa prise de drogue à lui.

Les deux amis peuvent donc se parler à nouveau de Jules – à qui Rue n’a toujours pas parlé – avant qu’Elliot ne se mette à chanter une petite ritournelle. J’aime beaucoup sa voix, sérieusement, mais pas tellement la chanson ? Elle est sympathique dans les paroles, puisqu’elle parle de Rue et de la relation qu’il a avec elle, mais c’est trop calme pour moi.

Les paroles sont vraiment chouettes, en vrai, à déclarer à Rue qu’elle est la seule amie d’Elliot et qu’il espère que sa trahison valait le coup. La chanson arrive presqu’en retard : il lui chante ses excuses clairement, mais elle l’a déjà pardonné. La douceur de la chanson contraste tellement avec ce qui a précédé en plus – et Rue qui se met à sourire, en plus.

Difficile après ça d’en revenir au théâtre, et pourtant, c’est ce qu’il se passe : l’assistante de Lexi la retrouve et parvient à la convaincre que la pièce n’est pas terminée et devrait continuer. Elle a réussi à convaincre tous les acteurs que la dispute faisait partie de la pièce, et comme dans le public on a Rue qui décide de se mettre à scander le nom de Lexi, la pièce peut reprendre.

Show must go on, met il reprend par Lexi qui explique qu’un de ses amis lui a dit que parfois, les gens ont besoin d’être blessé et que c’est pour ça qu’elle a osé proposer cette pièce. C’est donc ça l’excuse des scénaristes ? Parce que nous sommes clairement blessés, nous, par l’attitude des scénaristes à l’égard de Fez. On le voit ainsi faire en sorte de prendre sur lui le meurtre commis par Ash. C’est horrible à voir, mais ce n’est même pas le pire : le pire, c’est qu’Ash décide de s’enfermer dans la salle de bain avec assez d’armes pour commettre un bain de sang. Bref, la décision de Fez pour le protéger ne sert un peu à rien.

Et les flics mettent tellement de temps à débarquer, alors que Faye est en train de les attendre là. Frustrant. Et quand ça part enfin, ça part trop vite dans tous les sens. C’est tellement frustrant de voir Fez mettre trois plombes à lâcher le couteau ; tellement frustrant de l’entendre répéter qu’il y a un enfant dans la pièce d’à côté et qu’il ne faut pas le tuer ; tellement frustrant de voir Ash se mettre à tirer.

Je n’ai jamais vraiment kiffé ce perso, mais tout de même, Ash a juste eu une malchance de dingue tout au long de sa vie. Il est né au mauvais endroit au mauvais moment, de toute évidence, et il continue encore jusqu’à son dernier souffle de manquer de chance franchement. Oh, c’est l’éducation qui veut ça aussi, avec un Ash qui n’hésite pas à tirer sur un flic après avoir fait semblant d’être mort.

Pas étonnant qu’il se fasse tuer pour de vrai après ça, sous les yeux d’un Fez s’étant déjà pris une balle de son propre frère dans le ventre. Quelle tristesse. Et pour bien accentuer cette tristesse, on enchaîne sur un retour à la pièce de Lexi, avec une référence à l’enterrement du père de Rue, une scène où le père de Lexi est à l’hôpital avec ses filles à son chevet, une où Rue est à l’hôpital avec Lexi et sa mère à son chevet, et des câlins, et Suze qui fait ce qu’elle peut pour Rue.

C’est une scène poétique, et une fois de plus, il ne faut pas trop s’attacher à la chronologie de ce qu’on est en train de regarder. Nous sommes juste propulsés dans une spirale de dépression et de tristesse, avec un Fez qui se fait arrêter et une Rue qui pleure toutes les larmes de son corps à l’enterrement de son père, mais trouve encore le temps de faire un joli discours.

Et ce discours est repris par Lexi dans sa pièce, à laquelle Rue assiste – et Jules aussi. C’est ce discours sur le deuil et sur ce qui fait basculer Rue dans la drogue, parce que la cicatrice est là à jamais, qui permettra probablement de vraies réconciliations entre Jules et Rue.

En attendant, nous enchaînons sur une scène le lendemain de la pièce de Lexi. Rue décide d’appeler Lexi pour la féliciter parce qu’elle adore sa pièce, et ça fait quand même bien plaisir à Lexi de savoir que quelqu’un l’aime. Tout de même. La pièce se terminait par un rappel de ce qui a suivi le discours de Rue : Rue, Lexi, Cassie, Maddy et Kat étaient réunies sur le porche de la maison pour parler de ce moment difficile – et Suze qui débarque pour prendre une photo.

Il n’y a que Suze pour oser faire un truc pareil. Il n’empêche qu’elle a eu raison, parce que ça marche bien dans la pièce de Lexi. La conclusion fonctionne et mène à une conversation efficace entre Lexi et Rue sur l’absence du père, sur l’importance de boucler son deuil et la raison pour laquelle il est important de donner une raison à ce qu’il s’est passé. Bref, la série reprend ses habitudes bavardes, mais ça ne surprend personne et ça n’en est pas moins touchant quand Rue explique à Lexi qu’elle sait que son père l’aime elle plus qu’il ne s’aime lui-même, et que c’est pour ça qu’il ne la rappelle pas, parce qu’il veut être bien pour elle.

C’est une très jolie scène… et l’on découvre qu’il ne s’agit pas du lendemain de la pièce, mais de la pièce elle-même : Lexi termine sa pièce sur la déclaration que Rue lui manque –et sur une standing ovation entendue jusque dans les toilettes du lycée. Dans celles-ci, on retrouve une Cassie qui saigne du nez, une Maddy qui saigne du pied (sans avoir un seul ongle manucuré cassé ??) et Kat qui assiste à ce long silence entre les amies. Si elles ne sont plus meilleures amies, Cassie se confie tout de même à Maddy sur la rupture entre elle et Nate, permettant à Maddy de lui assurer que ce n’est que le début. Outch.

Cette scène était si violente.

De son côté, Nate est en train de foncer en voiture et de remplir en même temps une à une les balles d’un flingue. Oh bordel ? Il est sérieux là ? C’est quoi l’intérêt de faire ça. Putain, Nate. Il se rend donc au taf de son père, occupé à faire la fête avec des gens bien trop jeunes pour lui – et trop dénudés aussi.

Nate joue le jeu de la fête quand il arrive, mais ça n’est pas rassurant du tout pour nous : on sait très bien qu’il a une arme à feu, encore, et je plains tous les gens à moitié à poil dans cette pièce. La scène traîne en longueur et je n’ai pas réussi à rentrer dedans autant que d’habitude : Nate devrait me faire flipper pourtant, avec ce flingue.

Il prend tout son temps pour le sortir, laissant le temps à son père de faire partir ses amis avant de lui expliquer qu’il ne souhaite que prendre sa revanche. Il a ainsi appelé les flics après leur avoir fourni une clé USB avec tout ce que son père a fait.

Eh. J’ai de la peine pour Cal… mais en vrai, Nate fait plutôt une bonne chose sur ce coup-là ? C’est probablement pour de mauvaises raisons qu’il décide de faire arrêter son père, mais c’est efficace – et surtout, il était temps que quelqu’un arrête Cal.

La saison peut alors se terminer sur Jules qui ose s’approcher de Rue à la fin de la pièce de Lexi pour lui dire qu’elle mui manque, et qu’elle sait que c’est trop tôt car elle lui en veut encore, mais elle l’aime. Elle y gagne un baiser sur le front. C’est déjà pas si mal – et Rue conclue même que Jules était son premier amour en voix off.

La conclusion est d’ailleurs une vraie fin pour la série. Désolé, je sais qu’il va y avoir une saison 3, mais on sent bien que ce n’était pas forcément prévu. Il est clair qu’ils savaient que le renouvellement allait être compliqué : toutes les intrigues sont bouclées – il y a des fins ouvertes (notamment Cassie), mais la série a fait passer son message et, en plus, Rue annonce qu’elle est restée clean jusqu’à la fin de l’année scolaire.

EN BREF – Cette saison 2 est à la hauteur de ce que j’en attendais, avec une réalisation et un jeu d’acteurs toujours aussi impeccables de bout en bout. Je ne peux pas en dire autant du scénario, avec une narration qui se perd parfois tant elle est éclatée. On sent bien que c’est voulu et que c’est chaque fois pire quand Rue se drogue, mais ça n’empêche que certains épisodes finissent par être difficilement lisibles et compréhensibles.

Dans l’ensemble, la saison 2 n’a fait que développer et conclure les destins de certains personnages, mettant beaucoup plus en avant Cassie et Lexi, mais ignorant presque trop Maddy et surtout Kat. Franchement, Kat m’a manqué cette saison, elle est trop cantonnée à un rôle de figurante. Je suis bien content que Lexi en soit sortie en revanche.

Si je conclue ma critique du dernier épisode en indiquant que ça ressemble à une fin de série, je tiens tout de même à souligner que les portes sont ouvertes pour une saison 3 : Fez est arrêté, mais nous ne savons rien de la réaction de Lexi pour l’instant. Cassie est embarquée dans une relation toxique avec Nate qui vient de rompre avec elle, mais on peut garder espoir pour Nate maintenant qu’il a fait arrêter son père. Kat et Maddy ont tout à reconstruire maintenant qu’elles sont célibataires. Rue et Jules aussi, avec un Elliot qui ne peut plus être leur ami et une relation amoureuse stoppée par la drogue et la détox de Rue.

La dernière réplique en voix off nous indique aussi que la saison 3 ne devrait pas se passer au lycée. La porte est ouverte à un changement de narratrice puisque Rue va mieux ; et j’imagine assez mal une série reprenant beaucoup plus tard ; tout comme j’imagine mal la série sans sa narratrice droguée. Je suis curieux de ce que ça donnera… À dans un an.