Euphoria – S02E03

Épisode 3 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.

Spoilers

Cal reste perturbé par ce que son fils lui a révélé, Cassie est prête à tout pour quelques minutes avec Nate et Rue s’enfonce de plus en plus dans les emmerdes.

 

Everyone’s a fucking nun.

Je sais, j’avais écrit que je n’aurais probablement pas le temps de voir cet épisode dès ce matin, mais j’en avais trop envie, alors me

voilà. Et je suis récompensé de ma volonté de découvrir cet épisode par un bon gros plan sur des fesses que je n’avais absolument pas besoin de voir pour commencer ma journée, su-per, merci Euphoria pour ça.

En effet, cet épisode débute gratuitement par les fesses de Cal qui se prépare à aller voir Derek. Qui sont ces gens ? Eh bien, Cal, c’est le père de Nate. Sauf que là, il n’est pas joué par Eric Dane, parce que nous sommes dans le passé et qu’il est encore ado. Vraiment, la nudité est purement gratuite, et je ne la comprends pas trop. Après, je ne vais pas m’attarder plus longtemps que ça dessus, surtout que je suis bien heureux que le montage suivant se fasse sur Mistify me, une chanson que j’adore. On y suit donc une journée normale dans la vie de Cal et Derek, et ça ressemble fort à un épisode de Riverdale quand ils se mettent à faire de la lutte et être dragués par une nana.

Après un détour par les vestiaires nous montrant bien que ces meilleurs amis aiment se voir nus sous la douche. Enfin, c’est surtout Cal qui est intéressé par les jambes et l’entrejambe de son pote. Malgré tout, quand il rencontre Marsha, il la laisse faire tout ce qu’elle veut… et le raconte dès que possible à Derek. Allez, la série reprend son esthétique incroyable pour toutes ces scènes, avec des plans qui se font timides par moments quand à d’autres moments la nudité ne semble déranger personne.

L’introduction ne s’arrête plus en tout cas de nous montrer les personnages de Derek et Cal à poil, enchaînant ensuite avec une soirée qui finit par un bain de minuit dans la piscine. Et si tout le monde se fout à poil, il semble important de conserver ses chaussettes pour plonger. Pardon, mais c’est tout ce que j’ai réussi à penser, alors que les caméras reprenaient leur voyeurisme esthétique étrange. En fait, tout est étrange dans ce début d’épisode, parce que Cal semble vraiment être un personnage sympathique finalement.

Bon, il passe son temps à coucher avec sa copine, mais c’est un adolescent après tout, alors c’est bien normal. On comprend malgré tout que sa relation à son père est particulière et qu’il y a également quelque chose qui lui trotte en tête en permanence. Il a des envies clairement homosexuelles, mais heureusement, il aime faire des cunilingus à sa copine, alors ça le détourne un temps de ses fantasmes. Un temps, seulement, évidemment.

Lors d’une soirée, Derek et Cal se retrouvent à conduire une décapotable sous une pluie battante et se réfugient dans un bar gay. La série voulant tout faire pour que je l’adore, elle enchaîne sur une autre chanson du groupe INXS où les deux amis s’éclatent et dansent ensemble. Oh bordel, mais non, mais qu’est-ce qu’ils font pour cette introduction ? C’est interminable et sérieusement, je suis en train de tomber amoureux de ces deux-là. Comme quoi, on peut raconter une belle histoire d’amour en 12 minutes.

Les deux amis finissent par partager leur premier baiser sur « Never tear us apart », ce qui est toujours un bon choix. Le réveil sera plus douloureux pour Cal le lendemain : alors qu’il vient de passer une belle soirée avec son copain, il découvre que sa copine est… Enceinte. Elle a vérifié avec trois tests avant de l’appeler, alors il n’y a aucun doute possible – même si la série ne nous le révèle pas exactement comme ça. Allez, félicitations Cal, tu vas devenir papa. Bizarrement, il s’effondre en larmes et casse toute la hype de ce début d’épisode.

Je m’attendais quand même à ce que le zoom arrière nous révèle que son lit soit partagé avec Derek, mais ce n’est tout de même pas le cas. Allez, il est temps de quitter le passé maintenant, mais bordel, qu’ils me fassent un spin-off sur Cal, ou un what if où il ne finisse pas par être le bâtard qu’il est.

La série enchaîne toutefois par un retour dans le présent qui continue de me convaincre que tout le monde veut que je tombe amoureux devant : je veux dire, Zendaya se met à chanter Call me irresponsable devant nous. Bon, le problème, c’est qu’on comprend assez vite que le fun de cette scène est provoqué par… la drogue. C’est dommage, mais ça ne m’a pas empêché d’être à fond avec elle. Je chantais, je me marrais et quand Gia la regarde, j’ai éclaté de rire.

Il était important de nous faire rire comme ça, parce que très rapidement, la série se dirige vers l’émotion exactement inverse : la dépression la plus importante quand Rue confie à sa petite sœur qu’elle se drogue pour oublier ses envies suicidaires. Mais ? Quel enfer. Avant d’en arriver là, la série nous propose un petit « How to get away with being a drug addict » qui est excellent, avec une petite référence à la saison précédente aussi. Zendaya est une actrice absolument brillante, l’écriture de cette série l’est encore plus.

On nous révèle ainsi qu’elle raconte tout ça à Jules, lui expliquant peut-être aussi pourquoi elle a avoué à sa sœur vouloir se suicider pour pouvoir tranquillement continuer à se droguer sans qu’elle ne l’en empêche. Ethiquement, je suis aussi dérangé par cette scène que lorsque Cassie de Skins expliquait comment être anorexique, mais en même temps, c’est le principe même de cette série d’être dérangeante.

Et elle est beaucoup plus que ça aussi, enchaînant avec Jules confiant à Rue qu’elle n’aime pas son nouvel ami, parce qu’il veut probablement la baiser et puis c’est tout. Ce n’est pas exactement tout et on enchaîne sur une scène incroyable où Jules va justement interroger ce pote. Les échanges entre eux sont si incroyables que j’en ai oublié la critique. Les références à Twitter, à la sexualité, à la notion de genre… Tout est joué avec une fluidité incroyable. J’ai adoré voir Jules et Elliot échanger sur le nombre de partenaires sexuels qu’ils avaient, parce que ça en disait long sur les deux personnages, l’air de rien. Et c’est sans trop de surprise que ça mène à Rue et Jules faisant l’amour, mais pas avant que Rue aperçoive le père de Nate, histoire de nous rappeler que nous sommes tout de même dans une série bien plus large que ça.

C’est un joli moyen de faire la transition vers la suite de l’épisode qui est… encore plus géniale ? Genre, je ne pensais pas que c’était possible, mais on se concentre sur le personnage de Lexi que j’adore et qui nous révèle avoir écrit un scénario. Et ce n’est pas si surprenant après tout : la série nous rappelle que Lexi a toujours été une observatrice de sa vie… et ça se fait par un moment tout à fait méta avec un miroir nous montrant les caméramen (bonjour) ou nous montrant Lexi en réalisatrice et Rue en actrice droguée.

C’est excellent et ça enchaîne par un autre détour : Lexi partage sa chambre avec une Cassie qui a désormais décidé de se réveiller tous les matins à quatre heures pour… se préparer à aller au lycée. Oui, oui, 4h du matin. Elle a ainsi les meilleurs outfits et est aussi merveilleuse que possible. Elle fait tout ça pour que Nate la remarque – sauf que Nate ne la remarque que quand elle s’habille littéralement comme Maddy. C’était aussi drôle que déprimant, comme d’habitude.

La série est magnifique pour ça, et tout semble si parfaitement cohérent et logique. Même la construction de l’épisode l’est, d’ailleurs, puisque tout ça permet d’en revenir à Lexi et son scénario validé par un prof, à quelques mètres d’un action ou vérité de Rue, Jules et Elliot. Les trois passent désormais tout leur temps ensemble, et ça se fait avec ce jeu et des actions particulièrement stupides.

Si elles nous permettent de rire et de continuer à provoquer, le but de l’épisode est toutefois bien de se centrer sur Lexi et sa pièce de théâtre. Le problème, c’est que la pièce est totalement inspirée de sa vie, y compris de la vie de sa sœur… sauf que Cassie n’est pas au courant des talents de sa sœur, pas plus que Lexi n’est au courant des préoccupations de Cassie. À force de vouloir être toujours la plus sexy pour Nate, Cassie en arrive à un stade où elle paraît plus ridicule qu’autre chose. Son look la fait passer pour un personnage de la comédie musicale Oklahoma que je n’ai pas vu moi non plus.

Il était plus facile de s’identifier à Rue, comme ça. Par contre, ça ne dure qu’un temps, parce qu’on en revient au plus grand malaise de Cassie. Elle est magnifique, Cassie, à péter un câble sur Maddy, à lui révéler qu’elle est amoureuse de Nate et que Nate n’est de toute manière pas fait pour Maddy puisqu’ils sont toxiques ensemble.

Malheureusement, tout ça, ça se passe dans la tête de Cass. Dans la réalité, elle ne dit rien (mais quelle arnaque, j’y croyais !), ne se confie qu’à demi-mot à sa meilleure amie et… couche avec Nate tous les vendredis soirs. Oh putain, mais Nate ! Cassie ! J’aurais dû m’y attendre, bordel. La scène est violente, surtout qu’on nous montre ensuite que les parents de Nate entendent tout. Et la réplique de la mère qui donnerait beaucoup pour redevenir adolescente est vachement compréhensible après ce début d’épisode où on voit qu’elle avait de quoi s’éclater encore et encore. De toute manière, Cal s’en fout royalement désormais.

En effet, il est toujours perturbé, et c’est bien logique, par ce que son fils lui a révélé en fin d’épisode la semaine dernière. On nous révèle donc qu’il planque désormais devant chez Fez, et je n’aime pas ça du tout. Ash non plus n’aime pas ça, et il n’hésite pas à braquer Cal, hein. Il n’en faut pas plus pour que Fez interroge donc Cal, sauf que ça tourne mal. Ash s’éclate sur la tronche d’Eric Dane et ça finit par faire sortir la vérité du personnage de Cal.

C’est horrible : il est persuadé que Fez est au courant de ce qu’il a fait avec Jules, et il est sûr aussi que Fez a le DVD sur lequel il y a une vidéo de lui et Jules. Ce n’est toutefois pas le cas du tout : bien au contraire, il révèle tout lui-même à Fez, qui n’en revient pas de ce qu’il entend. TU M’ETONNES. C’est terrible à voir, parce que Cal se fait avoir comme un bleu et tabasser au passage, avant d’être libéré bien simplement par Fez qui comprend qu’il est dépassé par tout ce qu’il se passe.

Pendant ce temps, Kat est toujours sous-exploitée et j’attends impatiemment son épisode. Les scénaristes ne l’oublient pas totalement, avec une scène où elle rencontre les parents d’Ethan… et plante complètement le test qu’ils lui font passer. En parlant de test, il faut bien en revenir aussi à Lexi et son audition : cela permet de rencontrer Bobi, son assistante à la voix insupportable, et de voir Ethan obtenir un rôle dans la pièce. J’imagine que ça aura un impact pour la suite, parce que pour l’instant, on se contente d’avoir cette pièce comme alibi pour Rue.

Oui, en parallèle de tout ça, Rue a aussi une idée qui lui fait penser qu’elle est une véritable génie. Elle veut ainsi revendre de la drogue et demande à Fez de l’aider. Comme il refuse, elle se tourne vers la dealer du premier épisode, qui aime faire en sorte que tout le monde se déshabille chez elle. Je ne le sens pas du tout là. Il s’agit tout de même d’une psychopathe avec qui Rue passe un marché qu’elle ne peut probablement pas tenir. Et si elle ne tient pas sa part du marché, elle est bonne pour être revendue en pièces détachées.

La drogue ? Elle la récupère avant d’aller à une réunion de drogués anonymes ? WTF. Ali se rend immédiatement compte de ce qu’il se passe et l’interroge, forcément. Rue se sert toutefois de ce qu’elle sait sur lui pour le blesser, et ça marche tellement bien qu’il finit par la laisser tranquille. Putain, Rue ! Elle dépasse les bornes des limites comme dirait l’autre, et ça fait de la peine de la voir s’enfoncer encore plus sans que personne ne puisse rien y faire. Franchement, sa mère ne se rend compte de rien et lui fait totalement confiance quand elle affirme passer l’audition pour Oklahoma, en plus.

Pendant que Rue fait tout ça, elle ne répond pas à Jules qui s’inquiète de savoir où elle est et se rend logiquement chez Elliot. Ce dernier est vraiment une bonne addition au casting, parce qu’après Rue, c’est au tour de Jules d’avoir une scène vraiment intéressante avec lui. J’ai eu peur que ça déconne et qu’ils couchent ensemble, mais heureusement, ce n’est pas le cas. On se contente d’une scène où Elliot reconnaît avoir un crush pour Rue.

Le cliffhanger est moins violent que la semaine dernière et n’est vraiment pas celui que j’attendais : Nate pose un lapin à Cassie un vendredi soir pour… retourner voir Maddison en plein babysitting. OK, c’est violent, d’accord, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais maintenant que Cal est au courant du mensonge de son fils – mensonge qui lui a fait considérer le suicide, tout de même.

Moi, je ressors de l’épisode bien embêté en plus : j’ai maintenant envie d’aimer davantage le personnage de Cal, parce que sa vie d’ado était incroyable et qu’il méritait de tourner mieux que ce qu’il fait.

Euphoria – S02E02

Épisode 2 – Out of Touch – 18/20
J’ai préféré l’épisode de cette semaine, qui change un peu les habitudes de la série. La narration se fait différemment, avec une introduction plus inhabituelle et une Rue qui nous cache parfois des choses, pour mieux nous surprendre et nous faire changer d’avis. J’aime surtout le fait qu’on se concentre davantage sur tout le monde dans cet épisode, même si la chronologie finit par être un peu chaotique pour écrire une critique linéaire. J’ai oublié de dire plein de choses dans mon avis, je crois, mais eh, ça fait déjà quatre pages de critique.

Spoilers

Nate ne révèle pas que Fez est son agresseur, alors la vie continue… avec toutes ses emmerdes.

Sometimes shit’s just like is what it is.

Wow. L’épisode ne nous laisse pas de répit : c’est sans résumé qu’on reprend cette semaine sur le visage ensanglanté de Nate. C’en est fini du beau gosse, là, il est bien défiguré. Et en plus, c’est l’enfer : Rue nous apprend que Nate est désormais amoureux de Cassie. Il ne s’y attendait pas du tout, mais il s’en rend compte quand elle se penche sur lui. Et alors que tout le monde l’emmène en catastrophe à l’hôpital et que Maddy s’inquiète pour son copain, lui part dans ses énormes fantasmes sur Cassie.

On le comprend, Cassie est magnifique, et ses fantasmes nous le confirment : l’actrice est incroyable dans toutes les scènes fantasmées où elle fait l’amour à Nate – Nate qui n’oublie pas non plus Jules au passage. Cela ne l’empêche pas de s’imaginer passer sa vie avec Cassie, quitte à ce qu’elle soit enceinte…

Et comme à l’hôpital son père lui rend visite, il l’imagine ensuite en train de plus ou moins draguer Cassie. Et il l’espère mort bien rapidement. C’est intéressant parce que cette introduction ne revient pas sur le passé de Nate, mais uniquement sur ses fantasmes et ses rêves alors qu’il semble sombrer dans le coma. Il ne peut que penser à son passé, en plus, et à ses différents choix.

Avoir été amoureux de Maddison a-t-il fait sortir le pire de lui ? Si oui, quid de son père ? Est-ce que rencontrer Cassie en seconde aurait tout changé pour lui ? Pas si sûr. Un arrêt cardiaque lui fait remettre toute sa vie en perspective, alors qu’il imagine Cassie accoucher et que son père prie pour lui. Soit.

Inévitablement, quelques jours passent durant cette introduction qui nous laissent Nate en vie, mais bien affaibli. Après ces quelques jours, c’est déjà la rentrée pour Rue et Jules. Au moins, on sait pourquoi la saison 2 a mis tant de temps à arriver : elle paraît désormais être à peu près en temps réel. Et le temps réel, ça craint : Rue retrouve Jules au lycée, l’embrasse, croise alors Elliot et… tout part en vrille.

Je suis totalement dégoûté par le rebondissement qui suit : Rue n’a pas parlé de Jules à Elliot, ce qui est plutôt logique au départ, mais ne l’est plus quand elle nous donne toutes les infos. Elle vient en effet de passer plusieurs jours avec Elliot, super riche, et de passer sa meilleure vie… sans parler de Jules. Forcément, cette dernière, même sans avoir toutes les infos, prend super mal que Rue hésite à lui répondre « je t’aime » (parce qu’elle voit Elliot) et qu’elle ne parle pas d’elle à ses amis. Pauvre Jules.

La dispute entre elle et Rue est inévitable, mais elle met du temps à revenir dans l’épisode. Jules explique sa jalousie comme elle peut à Rue, étant vexée surtout de se rendre compte qu’elle flirte avec Elliot. Ce n’est pas le cas, mais dès la fin de la dispute, inutile de vous préciser que Jules passe du temps à se droguer avec lui. Cela se fait lors d’un petit montage musical plutôt sympa – mais ça me pose toujours autant problème ces moments où la drogue paraît cool. Je sais que ce n’est pas le message de la série, je sais qu’elle a tendance à montrer aussi tous les aspects les plus horrifiques… mais tout de même.

Rue est persuadée que la drogue est ce qui lui permet d’être elle-même et elle s’en confie à Elliot, mais nous, c’est ce qu’on retire de leur conversation. Il n’y a personne pour lui faire entendre que ce n’est pas le cas. Je veux dire, Elliot n’est pas franchement convaincant quand il le fait ou quand il souligne que ce n’est pas terrible qu’elle mente à Jules. Oui, parce qu’en parallèle, cette dernière est sûre que Rue est à une réunion de drogués anonymes.

Pendant ce temps, la série prend aussi le temps de revenir sur Cassie. C’est assez terrible la vie qu’elle mène : une vraie dépression l’accompagne depuis un moment, expliquant probablement pourquoi elle a couché avec Nate alors même qu’il est le petit ami de sa meilleure amie. La trahison est impardonnable – mais ils n’étaient plus en couple après tout.

Cela n’empêche que Maddy retombe totalement amoureuse de Nate : le voir dans cet état lui donne envie de passer son temps à l’hôpital avec lui. Personne ne nous parle de Fez pour le moment, ce qui est tout de même étonnant pour la réalité, mais pas tellement pour cette série et la manière dont tout est toujours traité avec un angle particulier. Après un focus sur Cassie, nous en avons donc un sur Maddy.

Folle amoureuse de Nate rien que parce qu’il lui envoie un SMS, elle raconte aussitôt tout à Cassie. Elle est toutefois interrompue par Theo, le gamin qu’elle babysitte. Oula, ça part sur un aparté tout à fait inattendu : Maddy se fait donc de l’argent en babysitting parce qu’elle n’a pas pu faire un don d’ovaire. Elle profite de ce job pour essayer toutes les fringues magnifiques de la mère de famille richissime et magnifique qui a voulu l’embaucher.

En effet, Maddy ne se fait pas chier dans ses choix de babysitting. En plus, sa patronne est clairement en train de la draguer et de lui demander de la déshabiller au lieu de l’engueuler parce qu’elle fouille dans ses affaires, alors elle aurait tort de se priver de passer de si bonnes soirées. Il faut toutefois qu’elle retourne au lycée ensuite, et qu’elle y croise Kat. C’est l’occasion pour nous de rattraper le temps perdu avec cette dernière.

Elle est toujours avec Ethan, donc, et tout se passe très bien. Si tout se passe bien entre eux, cela n’empêche pas Kat de s’enfermer dans ses fantasmes et mondes fictifs. On en arrive à avoir toute une scène où elle fait violer par un héros de Game of Thrones. Enfin, violer. Ca reste son fantasme, quoi, donc ça se débat ? C’est si bizarre, ce genre de fantasme mis en scène comme ça, de manière explicite en plus.

Bref, Kat est toujours en plein mal-être et j’ai hâte d’en savoir plus lors de son épisode. En attendant, on apprend que Kat se déteste de plus en plus. Elle n’aime pas Ethan et la relation super chiante qu’elle a avec lui, mais elle est forcée d’admettre que le problème vient d’elle. Et ça ne s’arrange pas dans sa tête quand elle se met à entendre des voix la forçant à s’aimer.

Quand on en revient enfin à Fez, c’est pour découvrir qu’il a continué sa vie tranquillement. Le problème, c’est que la vie n’est jamais tranquille avec Fez. Voilà donc qu’il héberge désormais Faye, la droguée de l’épisode précédent : entre deux épisodes, elle a eu temps de jeter son propriétaire par-dessus un balcon et est en cavale. Fez l’héberge parce qu’elle est la copine de son meilleur ami, et que celui-ci lui assure que Faye est l’amour de sa vie.

Soit. Le problème, c’est que ça ne va pas arranger les affaires de Fez. En effet, la police ne va pas tarder à s’intéresser à lui, parce que Cassie finit par le dénoncer. Elle ne le fait pas de plein gré, mais sous la pression du père de Nate qui vient la voir chez elle, persuadé qu’elle sait qui a agressé son fils. Et quand il annonce qu’il a l’intention de fouiller ses SMS, Cassie balance tout.

C’est logique : en pleine dépression, Cassie n’arrête pas de penser à Nate et de communiquer avec lui, et de le sentir partout autour d’elle. Après, c’est peut-être aussi parce qu’elle met plusieurs jours à laver le sang de Nate sur ses jambes. Au téléphone, il lui annonce que si Maddy apprend ce qu’il s’est passé entre eux, elle passera le reste de sa vie à essayer de le tuer – mais qu’elle réussira à la tuer. C’est flippant comme tout, hein ? Apparemment, oui, parce que Cassie passe ensuite son temps à imaginer qu’elle se fait tuer par Maddy dans des scènes beaucoup trop rapides, mais aussi beaucoup trop drôles à voir.

Bref, pas étonnant qu’elle dénonce Fezco, finalement. Cela énerve toutefois Lexi. Pauvre Lexi. Elle a pris cher dans l’épisode précédent : alors qu’elle a enfin trouvé quelqu’un prêt à l’écouter pour de vrai, Fez s’est levé et a défoncé Nate devant elle. Pas exceptionnel, donc. C’est l’occasion d’un rappel sur la vie de Lexi, toujours discrète, toujours à vouloir bien faire les choses, toujours à ne pas aller au bout pour ne pas déranger, toujours à regretter l’overdose de Rue qu’elle aurait pu prévenir.

Ce n’a pas été le cas, cela dit.

En se rendant chez son parrain, Rue aperçoit tout de même Cassie rejoindre en courant la voiture de Nate. Je ne sais pas si elle capte qu’il s’agit de la voiture de Nate, mais ça craint pour le secret de ces deux-là, surtout que Nate ignore volontairement les appels de Maddy. Cela met mal à l’aise Cassie, mais il faut dire que le malaise ne risque pas de se dissiper vu comment Nate est mutique avec elle.

Il est important de noter que finalement, Nate n’est pas si défiguré. Il emmène Cassie dans une ruelle où il lui avoue qu’il l’aime vraiment bien, mais que comme les choses ne sont pas différentes, ce qui est arrivé entre eux est une erreur. Et bim. Cassie est loin d’entendre le message de rupture qui est pourtant bien explicite : elle souhaite toujours plus de Nate dans sa vie et elle tente de lui faire comprendre.

Lui n’est vraiment pas dans cet état d’esprit. Il veut juste ne plus jamais entendre parler de ce qu’il s’est passé entre eux. Cassie s’enfuit, dépitée, et se retrouve dans un entrepôt désaffecté, avec Nate qui lui court après. Il n’est pas très compliqué de deviner ce qu’il va se passer ensuite : j’ai eu peur un très court moment d’un mauvais accident pour Cassie, mais quand on voit Nate la rattraper, il était évident que ça finirait en scène de sexe entre eux. Et ça ne manque pas.

Le pire dans tout ça, c’est que je trouve qu’ils font presqu’un bon couple. Et au moment où je me dis dis ça, Nate balance à Cassie qu’il ne sait pas comment elle pourra à nouveau regarder Maddy dans les yeux. Et toi, connard ? Non, vraiment, il ne mérite pas le bonheur.

Il ne faut pas que tout ça nous détourne de l’essentiel : Rue se rend chez son parrain, et ça commence par une scène marrante où elle monte l’escalier pour une vraie réunion des alcooliques et drogués anonymes. Si elle arrive à feindre devant Jules qu’elle ne se drogue plus, ce n’est pas le cas dans cette réunion. Le parrain ne dit rien pour le moment, bizarrement. Il insiste tout de même pour ramener Jules chez elle.

Une fois devant chez elle, il lui fait remarquer qu’il va aller se présenter à sa mère, juste pour la voir flipper qu’il révèle à sa mère qu’elle se drogue encore. C’est une scène efficace, vraiment. J’ai adoré la manière dont Ali contourne les questions de la mère et fait comprendre à Rue qu’il la surveille vraiment cette fois.

Après tout ça, le casting se retrouve finalement au bowling. Ben merde, ce sont donc des adolescents comme les autres ? Maddison, Jules et Kat passent une excellente soirée en compagnie d’Ethan qui se fait chier. C’est tout de même marrant – ou déprimant, au choix – parce que ça se termine sur Maddy jalouse de voir la relation d’Ethan et Kat, sans la moindre noirceur… alors que de son côté, Kat est jalouse de la violence de la passion entre Maddy et Nate – sans savoir que Nate est en train de la tromper. Maddy explique donc à Jules qu’elle envisage de se remettre avec Nate, même si elle sait que c’est une erreur.

J’aime la réponse de Jules, qui est de ne pas le faire si elle sait que c’est une erreur et d’espérer qu’elle puisse se voir comme le reste du monde la voit. C’est d’autant plus étonnant que je n’ai pas souvenir qu’elles étaient si proches que ça.

Lexi, elle, ne se rend pas au bowling, préférant passer voir Fez dans la boutique où il bosse. Elle est magnifique et mignonne comme tout, mais elle ne se doute probablement pas qu’elle attire un nombre d’ennuis exceptionnels à Fez. Ce n’est pas la police qui s’intéresse à lui pour rendre justice après ce qui est arrivé à Nate, c’est le père de ce dernier. Et ce n’est pas une bonne chose : ce dernier a refusé de croire son fils quand il lui disait ne pas savoir ce qui était arrivé et maintenant qu’il sait qui est responsable, sa vengeance passe évidemment par le flingue. Ah les américains !

La scène est tendue, c’est le moins qu’on puisse dire : Lexi n’a pas le temps d’avertir Fez que le père est déjà dans la boutique. J’adore la tension que ça provoque, et j’adore le jeu d’Eric Dane. Il est loin du docteur tout sexy de Grey’s Anatomy cette fois. Les menaces à peine voilées qu’il fait à Fez sont flippantes comme tout, en plus, au point qu’Ash en arrive à sortir le flingue qu’il planque en cas de problème.

Pourtant, le père se contente de payer les chewing-gums pour lesquels il est venu… La menace ne tombe toutefois pas dans l’oreille d’un sourd et Fez devient bien parano quand il rentre chez lui. Cela dit, à part Faye qui fait de la merde, il ne se passe rien chez lui ce soir-là. C’était plutôt à Nate de se méfier : son père lui tombe dessus quand il rentre.

Il le regrette bien vite : Nate renverse totalement la balance du pouvoir dans une scène glaçante où il explique à son père qu’il le protégeait en fait. Il avoue enfin à son père qu’il sait qu’il a couché avec Jules, mais aussi que celle-ci en a parlé à Rue, qui en a parlé à son dealer. Voilà donc pourquoi Nate se serait fait tabasser par Fez, le dealer. Ce qui est glaçant, c’est toutefois la dernière seconde, où Nate explique à son père que Jules ne savait pas qu’elle était filmée… sans révéler s’il a ou non la vidéo. Ahahaha. La tronche du père, c’était épique. Vivement la suite la semaine prochaine !

J’ai revu la saison 2 de The Magicians (et vraiment, c’est génial)

Salut les sériephiles,

Nous sommes en 2022, il est donc peut-être temps de faire un point sur l’avancée de mon rewatch de The Magicians. Cela fait un moment que j’ai terminé de revoir la saison 2 et j’ai bien envie de vous en parler tout de même. Je veux dire, j’adore cette série. A la revoir, ça se confirme par contre : cette série est exceptionnelle surtout à partir de la saison 3, qui s’enchaîne à merveille.

Avant ça, la saison 2 fait une excellente transition entre la saison 1 et la suite.

The Magicians : 13 livres pour poursuivre l'aventure en attendant la saison 2 - Critictoo Séries TV

Voir aussi : J’ai revu la saison 1 de The Magicians (et c’est mieux que dans mon souvenir)

Bienvenue à Fillory

Fillory GIFs - Get the best gif on GIFEREn saison 1, on nous plantait le décor et on nous introduisait à des personnages sans vraiment nous annoncer toutes les règles qui régissait cet univers. Le temps passait vite et les magiciens devenaient pros avant même qu’on ne sache comment. La saison 2 est très différente.

Si Fillory a toujours été présent en saison 1, son omniprésence en saison 2 bouleverse tout.

Fini l’apprentissage de la magie, il faut à présent faire face à des problèmes bien différents : les rois et reines de Fillory doivent apprendre à gérer un royaume bien différent de tout ce qu’ils ont toujours connu… et ça marche tellement bien ! Dès le début de saison, on comprend à quel point cet endroit magique change toutes les règles : tous les personnages sont ressuscités bien vite. Je me souviens bien qu’à mon premier visionnage, j’avais trouvé ça trop simple et je m’étais dit que le cliffhanger de la saison 1 était mauvais.

Résultat de recherche d'images pour "the magicians fillory end season 1"Je revois un peu mon opinion avec ce revisionnage : maintenant que je connais vraiment bien l’univers, je trouve que ça marche. En revanche, une fois de plus, je trouve que l’épisode 3 de cette saison marque un tournant bien plus important avec ce qui arrive à Alice. La voir devenir un Niffin, ça lance vraiment la saison vers autre chose – la Bête n’est plus, Alice est perdue, Penny doit récupérer ses mains, ça change – et ça aurait fait une meilleure fin de saison.

Voir aussi : Les critiques de tous les épisodes de la saison 2

Une série qui s’émancipe

Stop Ignoring Me The Magicians GIF - Stop Ignoring Me The Magicians Magicians - Discover & Share GIFsLà-dessus, je continue de ne pas accrocher plus que ça au couple Alice/Quentin, mais également de penser que leur meilleure période est définitivement celle où ils partagent un même corps. C’est pourtant une partie qui n’est pas dans les livres… et pourtant ! La série prouve à quel point elle sait adapter le matériel d’origine pour le compléter et pour le rendre encore plus prenant. C’est très visible quand tout le monde veut s’entretuer à cause des trônes ou se met à chanter Les Misérables, forcément.

Les meilleurs épisodes sont souvent ceux qui s’éloignent des romans, précisément parce qu’ils permettent de se saisir du format de la série TV.

Ce n’est que le début, en plus ! TumblrPourtant, j’adore les livres, hein, et je n’ai pas envie d’y modifier quoique ce soit. Ce qui fonctionne dans la série n’aurait pas forcément fonctionné dans les livres. C’est justement ce qui rend la série intéressante à mes yeux. Cette saison 2 s’éloigne beaucoup de ce qui est écrit, mais elle sait toujours l’adapter avec intelligence. Des éléments des livres sont développés en quête complète, d’autres sont supprimés ou à peine évoqués ; la série ajoute ses propres couches aux personnages, et ça donne quelque chose de sacrément cool.

Et puis, ça permet aussi de nombreuses surprises : avoir lu les livres ne prive jamais du plaisir de découvrir la série. Même revoir la série n’est pas sans ses surprises, parce que j’avais oublié une partie de l’intrigue de Penny ou les questions posées pour devenir rois et reines de Fillory. Ou le jeu de mots autour du Prince Ess, mais ça, ça prouve qu’il était largement temps que je la regarde à nouveau. Clairement, ça ne l’aurait pas fait pour moi.

Voir aussi : The Magicians de Lev Grossman (tome 1)

Toutes les femmes de sa vie

Meilleurs GIFs Julia Wicker | GfycatSans qu’on ne sache trop comment, Julia redevient également un personnage intéressant – parce qu’il n’y a pas qu’Alice dans la vie de Quentin.

En saison 1, je l’adore au début et plus on avance, plus elle me soule. Cette saison, une grosse partie de l’intrigue tourne autour d’elle et de la perte de son ombre, ce qui permet de mieux la connaître. C’est aussi un moyen pour elle de s’intégrer davantage, alors que ce n’est vraiment pas gagné après sa trahison initiale : je trouve que tout le voyage pour récupérer son ombre et sa décision finale est vraiment touchante.

Syfy shade julia GIF on GIFER - by FordreradJe me suis rendu compte que lors de mon premier visionnage, j’étais passé à côté de moments importants.

Lors de ce voyage pour sauver l’ombre de Julia (et finalement d’Alice), Quentin abandonne le bouton qui peut le mener à Fillory, tout de même. Les intrications entre les intrigues sont toujours incroyables dans cette série – on ne voit pas les twists arriver et on ne capte pas immédiatement toutes les conséquences qu’ils auront. C’était le cas en saison 1 déjà, et c’est toujours vrai avec cette saison 2. En tout cas, Julia avance en utilisant son propre moteur scénaristique avec sa vengeance envers Reynard, et ça fonctionne à fond – tout comme son duo avec Kady, d’ailleurs.

Voir aussi : Les deux premières saisons de The Magicians (récap)

C’est ça devenir adulte ?

Funny Gifs : the magicians GIF - VSGIF.comCe qu’il est important de souligner aussi, c’est que la série trouve le moyen d’explorer des thèmes classiques de séries TV – ici, le passage à l’âge adulte, pour de vrai – de manière originale. Voir Elliot et Margo régner sur Fillory en est le meilleur exemple : eux qui n’étaient des personnages comiques très inconséquents se retrouvent avec énormément de responsabilité sur les épaules… et des mariages forcés à gérer. Le coup des golems est terrifiant, en plus, la conception du bébé d’Eliot et Fen, c’est tout de même quelque chose.

Je ne choisis pas ces trois personnages au hasard : Margo devient vraiment mon personnage préféré au cours de cette saison. Eliott devient enfin quelqu’un de fréquentable maintenant qu’il est sevré de son alcoolémie permanente et de ses cigarettes. D’ailleurs, on le définit tellement avec ces accessoires là en saison 1 que c’est à se demander comment l’acteur a réussi à faire évoluer si bien son jeu ; et nous faire adorer Eliott au passage. Quant à Fen, elle paraissait bien fade et peu importante au début, mais bordel, qu’est-ce que cette épouse forcée change la donne pour plein de choses dans la série.

Queen Margo | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirMême si les personnages deviennent adultes, la série ne perd rien de ses références télévisuelles et filmiques.

Pas étonnant que Margo soit ma préférée quand on voit toutes les répliques fabuleuses qu’elle a – apportant à la fois le méta et le féminisme à la série, tout en ayant une évolution incroyable, passant de la bitch de base à une véritable queen. Et elle ose foutre Fillory en guerre pour un rien, en plus. C’est tellement fou, et c’est qui nous ramène finalement Les Misérables dans la série, un sortilège qui fait chanter tout le monde et que j’adore particulièrement.

Voir aussi : Les personnages qui m’ont fait fantasmer en 2020 (4)

Les personnages au cœur des avancées

Résultat de recherche d'images pour "the magicians kady"Oui, la série s’éclate dans le méta… au point qu’on en oublie le fil rouge. Au premier visionnage, je disais que son rythme infernal me perdait faute d’un fil rouge clair, mais maintenant, je comprends mieux l’avancement général de la série – et la manière dont elle tisse sa toile.

Ce n’est pas tellement l’intérêt de cette saison d’avoir un fil rouge, et c’est peut-être son seul défaut pour un fan de séries. On change tellement de grands méchants tout le temps qu’on finit par être peu intéressé par tout le délire autour d’Ember et Umber. The Magicians Season 3 Is Here - That's NormalTant pis, le résumé de la série en fin de saison est tellement génial !

Et puis, maintenant que j’ai toute la réponse et que je peux tout suivre d’un coup sans avoir à attendre une semaine entre les épisodes, laissez-moi vous dire aussi que ça fonctionne bien. Eh, peut-être que la série est vraiment construite pour un bingewatch, finalement : cela permet de se rendre compte à quel point ce sont les personnages qui dirigent la barque de la série.

15 Reasons You Should Be Watching 'The Magicians' | Tell-Tale TVJe pensais que la série partait dans tous les sens, je découvre en la revoyant que ce n’est pas le cas du tout : elle écoute ses personnages et les laisse aller dans la direction qu’ils veulent.

Je me rends mieux compte aussi de l’impact de plein de petites choses pour la suite, notamment l’arrivée des fées ou le temps passé à la Bibliothèque. Et puis, bien évidemment, il y a ce cliffhanger final totalement improbable : les fées sont aux portes de Fillory alors que la magie disparaît parce que Quentin et ses amis ont fait en sorte qu’Ember et Umber s’entretuent. Grandiose pour une série nommée The Magicians tout de même…

Voir aussi : The Magicians (S03)

Résultat de recherche d'images pour "the magicians alice and quentin end season 2"

Euphoria – S02E01

Épisode 1 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.

Spoilers

Toujours en pleine rechute, Rue squatte Fez pour le Nouvel An.

He ain’t a kid asshole, he’s my partner.

La saison 2 commence bien, mais elle prend clairement par surprise : la première réplique nous introduit un nouveau personnage bien inattendu… La grand-mère de Fezco, le dealer de Rue. Euh. Bon, ben d’accord. Très rapidement, la série reprend son ton irrévencieux et ses jeux de miroir, avec la grand-mère qui se rend dans un strip-club. Elle y a clairement du pouvoir puisqu’elle peut le traverser sans se faire emmerder – et quand je dis qu’elle le traverse, elle le traverse vraiment, passant même par les salons privés. Elle finit dans le bureau du directeur.

Même pas deux minutes et on en arrive déjà à un sexe en érection : le directeur est en train de recevoir une gâterie d’une de ses danseuses quand la grand-mère arrive pour tirer une balle dans chaque jambe de l’homme. Oui, oui, on a droit à un plan de ça, alors qu’on s’en passerait bien. Le but ? Nous expliquer que c’est comme ça que la grand-mère obtient la garde de son petit-fils, qui se faisait battre par son père.

Soit. Elle le kidnappe donc pour le mêler à ses trafics de drogue. C’est étonnant, mais ça semble bien se passer pour la grand-mère qui fait bien jeune et le petit-fils qui apprend tout un métier compliqué auprès d’elle. Grâce à elle, il est aussi particulièrement doué en mathématiques à l’école : il est habitué à calculer la quantité de drogue après tout. Cependant, il n’y a bien qu’à l’école qu’il est traité en enfant. Partout ailleurs, il est le partenaire de sa grand-mère dans tous ses deals.

Et on suit ça comme si c’était bien normal, de même qu’il est normal de nous expliquer que son petit-frère est en fait un bébé qui a été confié à la grand-mère pour quelques heures. Pas de bol pour le bébé, la mère n’est jamais revenue, alors il s’est retrouvé élevé par la grand-mère et Fezco. Enfin, élevé, le mot est fort bien sûr.

La réalité est que le bébé se retrouve à manger des cigarettes dans l’évier de la cuisine/labo de drogue lui servant de baignoire – ce qui lui vaut son nom d’Ashtray, c’est-à-dire cendrier. Tout va bien dans le meilleur des mondes, nous sommes bien devant un nouvel épisode d’Euphoria. Oui, ça me manquait énormément. Et avec un début pareil, on se doute bien que la vie va mal tourner pour Fez. Etonnamment, c’est le cas, mais d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas : il se prend un coup de barre de fer dans la tronche en tentant d’empêcher sa grand-mère de tabasser un type.

C’est très con, parce que c’est comme ça qu’il se retrouve à avoir son premier trou noir. Après ça, la grand-mère est rapidement retirée de l’équation : il n’appelle pas les secours quand elle s’effondre dans la salle de bain, ce qui mène à un moment bien compliqué pour lui, car il est forcé de reprendre le business et de s’occuper de son petit frère. On sait évidemment qu’il fait tout ça à merveilles… mais ça n’empêche pas qu’il se fait aussi des ennemis, comme Nate.

Il passe alors son temps à se demander ce que sa grand-mère ferait à sa place, mais ce n’est pas si efficace. Quant à Ash, il grandit comme il peut dans cet environnement et finit par exploser la tronche de deux dealers avec lesquels Fez négociait. Voilà qui nous remet bien en contexte pour ce début de saison 2 : la série ne perd rien de sa superbe et est toujours aussi incroyable dans sa narration.

Comme nous en revenons au présent, nous pouvons enfin retrouver Zendaya à l’écran. Elle commence la saison en chantant comme elle peut du rap, une opération d’autant plus complexe qu’elle est aussi en train de se droguer en même temps à l’arrière de la voiture de Fez. Fez la conduit jusqu’à un deal de drogue, et elle est à l’arrière parce qu’Ash est à la place du passager avant. Le deal ?

On ne sait pas trop de quoi il s’agit, mais Rue se retrouve à l’arrière de la voiture avec Faye, la copine d’un autre dealer. Nous apprenons que tout ça se déroule une semaine après la longue conversation qu’elle avait eu avec son parrain, puisque nous sommes au Nouvel an. Bienvenue en 2020, donc ? Elle n’est pas prête pour le covid vu la vie qu’elle mène. De toute manière, Rue n’est pas prête pour grand-chose alors que Faye se drogue à l’héroïne en se piquant directement le sexe. Rien que ça.

C’est charmant. Elle est interrompue dans son shoot de toute manière, puisque Rue et elle sont kidnappées bien vite et emmenées chez Brucy, le vrai caïd que venait voir Fez et son dealer habituel. S’il est en période de probation, le type trempe toujours autant dans des activités illégales, c’est très clair. Ash est ainsi mis dans un placard le temps que tous les adultes se déshabillent pour que le dealer vérifie si les deux dealers et les deux droguées portent des micros.

Allez, ben ça y est, ça c’est fait. La série reprend ses bonnes habitudes d’excellents choix musicaux pendant que le caïd s’amuse à danser devant tout le monde se mettant à poil. Tout le monde ? Pas Rue bien sûr. Elle est encore au lycée, alors elle n’en a pas envie. Le caïd l’emmène sous la douche pour la forcer à se déshabiller, mais c’est à peu près tout ce qu’il se passe pour elle. Elle n’est pas violée, c’est un excellent début pour cette saison, parce que je n’ai pas envie de voir ça.

Je n’avais pas forcément envie de voir non plus les personnages secondaires à poil ou Fez juste en chaussettes après. Tout ça finit par permettre à Fez de parler avec Laurie, la vraie directrice des opérations ici. Il présente Rue comme sa famille et fait finalement son deal comme si de rien n’était. Une fois que c’est fait, ils peuvent tous repartir vers la maison de Fez. Rue révèle qu’elle a trouvé toute l’expérience absolument géniale et qu’elle s’est éclatée malgré la peur – adorant particulièrement que le deal se fasse finalement avec une femme. Soit.

C’est un peu abusé tout de même, parce que c’est un début qui ne permet pas de savoir exactement de quoi parlera cette saison. A-t-on vraiment besoin de savoir que Rue continue sur une pente qui craint vraiment énormément ? En plus, je ne sais pas, il me semblait que des agents fédéraux avaient débarqué chez Fez il n’y a pas si longtemps ?

Que faire après un tel deal de drogue ? Si l’on en croit Rue, on se rend à une super fête de lycée où tout le monde boit et se drogue. Rue y évite autant qu’elle peut Jules alors que les scénaristes nous réintroduisent vite une Maddy pas si fraîche que ça et une Lexi inquiète du sort de Cassie. Suite à une dispute avec sa sœur en route, Cassie se retrouve à une station-service où elle croise la route de… Nate. Oh bordel. C’est un plaisir de retrouver Nate, mais le voir emmener Cassie à la fête avec tout ce que ça suppose de flirt entre eux, vraiment, je n’étais pas pour.

Et putain, Nate, qu’est-ce que tu fous à boire de la bière en conduisant sans regarder la fucking route ? Et putain, la post-prod, pourquoi vous faites des bons choix musicaux comme ça à chaque scène ? Et putain, Nate, arrête d’accélérer, tu as Cassie dans ta voiture. Vraiment, je crois qu’elle était mieux avec McKay finalement, même s’il ne s’occupait pas vraiment d’elle. Là, j’ai juste été terrifié pour elle : Nate accélère, elle se renverse de la bière sur elle et finit par oublier sa peur. Elle se détache ainsi pour retirer sa culotte trempée et… ils n’ont pas d’accident.

J’y croyais vraiment pourtant, puisqu’elle n’était pas censée être arrivée à la fête. Finalement, elle y était bien, mais dans la salle de bain en train de coucher avec Nate. Oh bordel, non. Je ne voulais pas voir ça, et j’ai quand même eu de la peine pour elle quand c’est Maddy qui frappe à la porte pour aller aux toilettes, n’ayant aucune idée qu’elle est en train d’interrompre sa meilleure amie et son (ex) petit ami dans leur coucherie. C’est d’une tristesse pour le développement de Cassie. Ah, les ravages de l’alcool.

Cassie se rhabille malgré sa terreur alors que Maddy est insupportable à s’exciter contre la porte pour pouvoir entrer, se moquant de Nate qu’elle pense être en train de faire de longs besoins. Elle finit par parler avec Travis, qui la drague, et ça gagne juste assez de temps pour que Cassie se cache dans la baignoire. Je m’y attendais, honnêtement, mais ça fait un bon suspense pour Nate lorsqu’il sort de là : il laisse Maddy aller pisser alors que Cassie est cachée dans la salle de bain.

Et il attend alors, clairement à un carrefour de sa vie : son ex et amour de sa vie est dans les toilettes avec la fille avec qui il vient de coucher, alors que Jules est là en train de danser à quelques mètres de lui – et il ne peut s’empêcher de regarder – et que Fez est présent lui aussi. C’est intéressant, mais pas autant que la situation de cette pauvre Cassie. Elle est coincée dans la salle de bain et finit par se prendre une serviette pleine de pisse sur la tronche.

Un bon gros début de saison pour elle. Mieux vaut être Jules dans ce début d’épisode apparemment, parce que même si elle cherche Rue partout, Cassie est ensuite coincée quand Maddy se retrouve à draguer Travis, le nouveau, dans la salle de bain. Cela ne donne pas envie d’être à sa place, et les scénaristes jouent avec nos nerfs puisqu’il y a aussi son portable juste à côté d’elle dans la baignoire. On pourrait penser que Nate viendrait interrompre tout ça pour prétendre vouloir parler avec Maddy… mais non.

Il prend un temps fou à le faire, et il finit par tomber sur McKay. Comment ne pas arranger les choses franchement. Après, il suffirait qu’elle prétende être K.O à cause de l’alcool dans la salle de bain, franchement. Là, elle empire sa situation à tenter de récupérer son portable.

Pendant ce temps, Rue s’isole bien vite de cette fête du nouvel an pour aller se réfugier dans une voiture loin de Jules, en pleine conversation avec Kat, alors que Lexi rencontre une nouvelle fois Fez. Lexi est tellement un personnage que j’adore et qui nous montre toute sa culture (elle n’en a pas tant que ça, hein, mais juste assez) que j’ai fini par ne pas aimer la scène. Je n’ai pas envie qu’elle flirte avec Fez. C’est une suite pas si illogique pour la série, mais je n’aime pas l’idée de ce couple.

Heureusement, Cassie reste la priorité de Lexie : elle fait ce qu’elle peut pour la retrouver et l’appelle. C’est ainsi que Cassie est retrouvée par Travis dans la baignoire… mais tout finit bien quand même : Maddy s’en fout de savoir qu’une fille est mal au point dans la baignoire, elle préfère se barrer pour aller danser avec Travis.

Non, mais sérieux. Cela permet à Cassie de sortir de sa baignoire, mais pas sans voir un pénis de plus, parce qu’elle est dans les toilettes après tout. Elle retrouve ensuite Lexi, toujours inquiète pour elle… mais bon, c’est de courte durée. L’enchaînement est logique, fluide et bien foutu jusqu’au bout : Cassie se retrouve isolée par Maddison lui souhaitant une bonne année, puis par McKay qui veut faire le point sur leur relation. Pas si évident.

Cassie passe vraiment un sale nouvel an en tout cas, et je suis content de ne jamais avoir eu à en vivre un aussi merdique. Elle refuse évidemment de se remettre en couple avec McKay, se demandant surtout si elle est une bonne personne et voulant une fois de plus se concentrer sur elle. Oh.

McKay, lui, sort de la pièce et se fait aussitôt harcelé par Nate qui veut savoir s’il a couché avec elle et s’il portait un préservatif. J’imagine que le but de la scène est de s’inquiéter vis-à-vis de possibles MST ? C’était intrigant, et Nate reprend son rôle de type gênante et toxique.

 

C’est abusé, mais Rue trouve l’héroïne de la droguée du début d’épisode et en prend un peu, avant de retourner à la fête où elle rencontre un nouveau type en train de se droguer sur la machine à laver. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’ils partagent ensemble ce qu’ils ont. C’est si abusé, vraiment. Après un deal, Rue se retrouve donc à faire une nouvelle overdose et un arrêt cardiaque, en plus. Elle est heureusement sauvée par une dose d’Aderall précieusement conservée dans sa chaussette et par ce nouveau type.

Elle ignore que Jules est en train de la chercher partout en parallèle, évidemment… C’est si triste pour elle. Pour elles, même. Bien sûr, la série tourne autour du pot avec ces deux-là, préférant nous réintroduire plus rapidement Kat et son mec. Quand Jules et Rue se retrouvent, cependant, on en arrive au moment le plus fort de l’épisode – et c’est la fin évidemment. Jules s’inquiète pour Rue, cherchant à savoir à quel moment elle a pu replonger dans la drogue. La réponse est malheureusement loin de lui plaire, puisqu’elle a replongé au départ de Jules.

La vraie fin d’épisode, c’est toutefois Lexi qui se fait draguer par Fez. Celui-ci prend son numéro de téléphone, parce qu’il a adoré passer du temps avec elle. Et il lui fait du bien aussi niveau égo, l’incitant à reprendre confiance en elle. C’est plutôt une excellente chose, mais c’est chiant aussi : la conversation avec elle prend fin alors il est prêt à partir. Cela met fin à la soirée pour Rue et Ash, évidemment.

Il leur demande de monter au plus vite dans la voiture et de la démarrer… parce qu’il a prévu un début d’année sacrément problématique. Lexi le comprend alors que le décompte pour la nouvelle année s’apprête à commencer : Fez retire son pull, regardant bien mal Nate. Oh non. Non, non, non, ils vont vraiment faire ça ?

La fin d’épisode est excellente, nous montrant où en sont les personnages juste avant minuit. Jules et Rue ne parviennent pas à se quitter du regard, Cassie est au plus mal, Maddy dans l’inconscience la plus totale, et… Tout tourne mal. Le cœur de l’épisode est évidemment Rue tentant de s’excuser à Jules avant de partir, avec des jeux de lumière sublimant vraiment les deux interprètes et permettant de passer de l’une à l’autre de manière originale.

Rue peut ainsi dire à Jules qu’elle veut être en couple avec, et le baiser peut avoir lieu. J’étais sûr que ça allait être interrompu par Fez pourtant, mais le baiser a bien lieu, pile pour la nouvelle année. Et à la fin du décompte, Fez vient finalement parler à Nate. La dernière fois, Fez voulait tuer Nate. Il endort la méfiance de Nate… puis lui éclate une bouteille sur la tronche.

L’épisode finit super mal : Fez n’éclate pas qu’une bouteille, il éclate complètement la tronche de Nate. C’était angoissant à voir comme la série sait bien le faire, parce qu’elle n’a pas été timide dans ce qu’elle montrait – sang y compris. C’était violent, donc, avec Cassie qui tente de s’interposer (plus que Maddy d’ailleurs), puis McKay. Fez finit par s’en aller, mais bien des témoins ont vu ce qu’il se passait, y compris Lexi. La pauvre.

L’épisode termine toutefois par un bon « damn » bien senti de Zendaya qui est toujours aussi géniale comme actrice. Bonne année.