Daredevil Born Again – S02E05 – The Grand Design – 12/20

Si l’épisode précédent a rebattu quelques cartes durant sa toute fin et relancé des pistes intéressantes pour la saison, je suis déçu que les scénaristes prennent en cours de route une voie détournée. Cela me donne l’impression qu’ils font du remplissage et comblent comme ils peuvent pour garder un peu de suspense. Cela se sent et ça donne envie que le temps passe pour en arriver à l’essentiel. En plus, à l’inverse, les annonces de casting bien en amont dans la saison font vraiment pétard mouillé à se faire désirer comme ça !

Spoilers 

Vanessa lutte entre la vie et la mort pendant que Matt refuse d’abandonner Bullseye.

What’s with him, is he blind or something?

OK, le cliffhanger donnait très envie de revenir finalement, alors même que je disais beaucoup de mal de l’épisode précédent. Vanessa est-elle morte ? La série sait conserver son suspense en commençant par le résumé et le générique plutôt que par une scène qui nous révèle ce qu’il en est. Il faut bien apporter une réponse toutefois, et ça finit par se faire : elle est à l’hôpital et respire encore. On nous mêle la catastrophique scène des chirurgiens qui font ce qu’ils peuvent pour la sauver à quelques images du couple sur une plage.

C’est plutôt boring d’avoir droit à autant de flashbacks dans l’épisode. Vanessa lutte pour rester en vie avec une grave blessure au cerveau qui pourrait bien la laisser dans un mauvais état, mais les scénaristes en profitent pour revenir sur celle qu’elle était avant le Caïd. Elle travaillait déjà dans une galerie d’art et avait un goût certain pour les tableaux blancs, on va dire.

On retrouve notamment Rabbit in a Snowstorm, le tableau qui avait permis à Vanessa et Fisk de se rencontrer dans la première saison de la série Netflix. Les scénaristes s’amusent cette fois à nous montrer les coulisses de cette rencontre : Wesley conseillait à Fisk de diversifier ses investissements et lui avait parlé du marché de l’art, pendant que Vanessa insistait pour exposer ce tableau en bonne place dans sa galerie, persuadée que le bon acheteur finirait par venir. Bon, au moins, les flashbacks ne sortent pas totalement de nulle part.

Dans le présent, Fisk espère que Bullseye et Daredevil seront vite capturés par ses équipes et il leur demande de les attraper vivants. Il va de soi que c’est la panique dans New York. Daredevil prend soin de son ennemi dans les rues d’Hell’s Kitchen, puis dans les souterrains du quartier. Poindexter est blessé par balle depuis l’attaque du ring et préférerait que Matt le laisse crever, surtout si justice est faite.

En effet, il explique au passage qu’il espère que Vanessa est morte. Ce serait un meurtre, certes, mais au moins les comptes seraient équilibrés avec Fisk après la mort de Foggy. Le nom, Matt ne veut pas l’entendre dans la bouche de son meurtrier, par contre. Ce n’est pas l’alliance du siècle.

Si je critique les flashbacks, j’ai plutôt bien aimé revoir Foggy dans cet épisode. C’est le principal intérêt que j’y vois, parce que pour le reste, c’était long d’avoir une intrigue où l’on voit Matt et Foggy bosser ensemble sur un cas qui m’a d’abord semblé totalement déconnecté du reste. Je veux dire : le sort de Vanessa ou de Poindexter est plus intéressant à mes yeux que… ça.

Leur client s’appelle Lionel McCoy, surnommé Ray, et il connaît Foggy depuis l’enfance. Il n’était d’ailleurs pas particulièrement tendre avec lui et continue de le traiter comme de la merde des années plus tard. Le type est accusé de trafic de drogue, possession d’armes et tout un tas d’autres trucs qui peuvent lui valoir quelques années de prison. Problème : il explique à Matt et Foggy que les criminels pour lesquels il travaillait le feront tuer dès son arrivée derrière les barreaux.

Foggy trouve finalement de quoi le faire libérer à cause d’un vice de procédure : le mandat de perquisition comportait une mauvaise adresse, ce qui rend les preuves récupérées inutilisables. Matt ne veut pas qu’il soit libéré : il s’agit après tout d’un criminel qui vend de la drogue et participe à pourrir le quartier. Apparemment, il n’a pas bien compris le fond de son métier, Matt. Foggy lui rappelle précisément qu’ils sont ses avocats et que leur boulot consiste à le défendre, qu’ils l’apprécient ou non.

Le type est libéré en tout cas. Foggy, qui connaît surtout son histoire personnelle et sait qu’il n’a pas eu une enfance facile, essaie ensuite de lui venir en aide en lui donnant de l’argent pour qu’il puisse repartir de zéro. Il voyait le bon en tout le monde, quoi. C’est meugnon.

Et c’est là que le flashback devient finalement un peu moins gratuit que je ne le pensais. Ray travaillait en réalité pour l’organisation de Fisk et savait trop de choses. Wesley décide donc de régler le problème et engage pour cela… Buck. Le même Buck qui est toujours aux côtés de Fisk aujourd’hui. Il arrive chez Ray pour le tuer, mais Foggy a eu le temps de le convaincre de se barrer avec l’argent. Le type a donc probablement la vie sauve grâce à lui.

Dans le présent, Matt se rend compte que Fisk voudra se venger de lui aussi et pas seulement de Poindexter, surtout si Vanessa devait mourir. Il le connaît bien. Il prend le temps de papoter avec Bullseye et ça traîne un peu en longueur. Ils sont heureusement interrompus par le séminariste de l’épisode précédent. Ils se sont réfugiés dans son église (forcément) et il se rend compte que l’AVTF les a repérés, alors il les prévient. Il essaie aussi d’empêcher les hommes de Fisk d’entrer avec leurs flingues, mais bon, l’AVTF ne respecte rien (qulele surprise). En bref, Matt se retrouve obligé d’abandonner Poindexter derrière lui.

Seulement voilà, le souvenir de Foggy qui voyait le bon en tout le monde lui revient et il décide finalement d’aider son meurtrier. C’est meugnon (bis).

Daredevil retourne donc chercher Bullseye et parvient à le sortir de l’église avant que l’AVTF ne mette la main sur lui. Il le ramène ensuite jusque dans l’ancienne planque du Punisher. Karen est évidemment ravie de voir débarquer l’assassin de Foggy chez elle. Malgré tout, elle accepte pourtant de l’aider, parce que c’est Matt qui demande. C’est meugnon (ter).

Loin de tout ça et à l’hôpital, Daniel, le copain de BB, passe de son côté une mauvaise soirée : il est harcelé par la presse, mais aussi par sa copine. Tout le monde veut savoir si Vanessa est en vie. Il prend mal qu’elle le presse pour avoir des infos, mais il finit par lui donner ce qu’elle veut suite à un câlin. Pas bien persistant, le garçon. Le pire, c’est qu’il est énervé de voir que l’information se retrouve à la télévision quand il entend que Vanessa est dans un état critique. Lol. A-t-elle vraiment besoin qu’il lui dise ça ? S’ils sont à l’hôpital, ce n’est pas pour rien.

Bref, le personnage plus que secondaire continue de beaucoup intéresser les scénaristes dans cet épisode. Buck lui propose d’aller manger un hot-dog, ce qui ne va évidemment pas du tout se terminer par un hot-dog. Daniel le suit en toute confiance au départ, mais il comprend progressivement qu’il est possiblement en danger. Il en sait trop et, surtout, il vient peut-être de faire fuiter une information confidentielle sur Vanessa.

Buck lui annonce qu’ils vont à Albany, puis s’arrête dans un magasin pour acheter une pelle et une scie. Là, on en est au stade où Daniel regarde son collègue acheter de quoi le tuer, le découper et l’enterrer, mais l’aide encore. C’est presque hilarant – sauf que c’est triste, en fait ? Il envisage bien de se barrer avec la voiture pendant que Buck est dans le magasin, mais il n’ose pas.

Ensuite, Daniel essaie de s’en sortir comme il peut et a peur de se faire tuer. Il négocie aussi bien qu’il le peut, promet qu’il est loyal envers Fisk et raconte à Buck tout ce qui peut lui sauver la vie… pour mieux se rendre compte qu’il n’est absolument pas là pour être enterré. Buck ouvre le coffre et lui révèle le cadavre de Christopher Savva, le second du Northern Star qui avait témoigné contre Fisk dans l’épisode précédent. Ils sont simplement venus se débarrasser du corps.

Ma foi, ça fonctionne. Et là encore, le parallèle avec les flashbacks est assez clair finalement : Buck faisait déjà disparaître les problèmes de Fisk des années auparavant et il continue exactement le même boulot aujourd’hui. Je comprends ce que l’épisode essaie de faire avec sa construction, mais je trouve quand même que tout cela prend beaucoup de temps pour raconter finalement assez peu de choses.

En attendant, Vanessa se fait opérer et ça se passe plutôt bien. Tant qu’elle n’est pas réveillée, il n’y a toutefois aucun moyen de savoir dans quel état elle se trouve réellement. Quand elle ouvre enfin les yeux, Fisk est évidemment fou de joie. Elle lui demande alors un verre de jus d’ananas, alors qu’elle n’aime normalement pas ça parce que ça lui fait picoter les lèvres. Ouais, alors attention, l’ananas, ça ne pique pas en théorie, je rappelle. C’est souvent preuve qu’il y a (un début au moins) allergie.

Très clairement, quelque chose ne va pas en tout cas parce que c’est étrange qu’elle demande ça. Elle paraît un peu différente, semble surprise de voir Fisk aussi émotif et ne se souvient même plus de certaines choses qu’il connaît parfaitement à son sujet. Ce n’est pas vraiment qu’elle est redevenue celle qu’elle était avant qu’il ne la corrompe : c’est surtout que sa mémoire semble avoir pris un sacré coup.

Elle lui demande alors de lui raconter l’histoire de leur rencontre et c’est là que les flashbacks de l’épisode finissent vraiment par prendre tout leur sens. Fisk lui raconte comment Wesley l’a amené à s’intéresser à l’art, un peu par hasard finalement. Vanessa refuse de parler de hasard : selon elle, leur rencontre faisait partie du « grand design ».

Pendant quelques instants, on pourrait presque croire que tout va pour le mieux. Vanessa plaisante même avec Fisk sur le prix absurde qu’il avait payé pour son tableau. Seulement, elle lui demande soudain… de lui raconter comment ils se sont rencontrés. Encore. Elle a déjà oublié toute la conversation qu’ils viennent d’avoir.

Et là, forcément, ça sent beaucoup moins bon. Vanessa se fige en essayant de reformuler sa question, les machines s’emballent et son cœur finit par s’arrêter. Fisk appelle les médecins à l’aide, mais l’épisode se termine sur le moniteur qui indique une ligne plate et le bruit des vagues de la plage que l’on voyait depuis le début. Plus trop de doute cette fois.

Si vous voulez mon avis (probablement, puisque vous êtes là), les scénaristes sont cruels et sadiques de faire croire pendant tout l’épisode qu’elle va y passer, de la sauver, de lui offrir quelques minutes de retrouvailles avec Fisk… pour lui réserver finalement cette fin. Le procédé est efficace, je reconnais, mais c’est très schématique et ça donne l’impression, une fois de plus, qu’on comble du temps dans la saison. Non ?

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Daredevil Born Again – S02E04 – Gloves Off – 09/20

J’aurais aimé dire que je regrette de ne pas avoir suivi la série au moment de la diffusion, mais la vérité, c’est que cet épisode me conforte plutôt dans ma décision d’avoir pris mon temps à m’y remettre. Je suis perdu face aux fils qui sont tirés dans cette intrigue, on me sort des scènes qui ne m’intéressent pas et je regrette le cliffhanger de la saison 1 et toutes les promesses qui étaient faites. Je m’attendais à une saison 2 plus explosive, là, je vois une série qui ne semble plus trop faite pour moi. C’est décevant.

Spoilers 

Poindexter est de retour et il marque un grand coup en tant que Bullseye.

I’m one of the good guys.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’ai complètement lâché en cours de route le visionnage de cette saison 2. Il faut bien reconnaître que le début n’était pas incroyable et ne donnait pas forcément envie de s’infliger ça à la semaine, mais tout de même, c’est du Marvel et j’ai envie de rester à peu près à jour. J’ai du retard dans plein de critiques des films déjà, je ne peux pas en faire autant avec les séries, si ?

Un signe du manque de qualité de cette saison, par contre, c’est tout de même que je ne me suis pas fait spoiler du tout sur la suite alors que ça fait des mois et des mois que les épisodes sont dispos. Apparemment, personne n’a regardé au point de faire des hit-tweets ? Je ne sais pas encore ce qu’il se passe dans cette saison 2, mais je dois bien dire que j’ai compris en lançant cet épisode pourquoi personne n’en disait rien, parce que c’était… lent. BREF, pas grave : je reprends mon visionnage histoire que la série puisse rejoindre le rang des saisons rattrapées pendant l’été, eh.

Ce début d’épisode me donne l’impression d’être devant le générique de Dexter, mais en moins bien. Il s’agit en fait de suivre la routine matinale de Poindexter. Il fait son sport, prépare son petit-déjeuner, nourrit même le chat de sa voisine et semble avoir une matinée parfaitement calme avant de se rendre dans un diner pour commander un milkshake à la banane. Là, il s’amuse à dénoncer le Punisher pour un crime fictif. Il annonce avoir vu Frank Castle avec un flingue dans le restaurant où il se trouve lui-même.

Une équipe de l’AVTF débarque bien rapidement. Il a juste le temps de boire son milkshake, puis utilise tout ce qu’il trouve autour de lui, notamment une paille, des couverts ou un cure-dent, pour tuer les membres du commando. Le tout sur New York State of Mind, évidemment. Que fait-il ? Pourquoi cette scène ? Je sais bien que le personnage est majoritairement un méchant, mais jusqu’ici, il y avait une logique à son personnage, il me semble. Tuer des gens à la fourchette, c’est rigolo, vous me direz, mais bon… Bullseye frappe un grand coup et laisse clairement sa signature sur place.

Il y a tout de même un début d’explication derrière ce carnage : Poindexter semble réellement persuadé d’être désormais l’un des « good guys ». Sa notion du bien est quelque peu personnelle, puisqu’elle consiste ici à massacrer les hommes de Fisk, mais on comprend progressivement qu’il cherche surtout une sorte de rédemption après le meurtre de Foggy. Cela donne un peu plus de sens à cette scène, même si je trouve toujours le démarrage assez chaotique et le manque d’explication flagrant. Je sais, il n’y a pas forcément besoin de tout donner en théorie… C’est peut-être aussi parce que je redébarque devant la série après une pause de quatre mois que je suis si paumé ?

Heureusement, le générique est toujours aussi cool et me donne envie de rester malgré cette introduction. Après celui-ci, on a droit à une nouvelle vidéo parodique pour dénoncer ce que fait Fisk.

On retrouve ensuite, bien sûr, Daredevil et tous ses alliés. Tout le monde se planque, Karen filme comme une vraie journaliste pour récolter quelques témoignages et on dit de Matt qu’il est un héros. J’aime bien l’ambiance de tous ces personnages retranchés et la petite musique, mais je n’arrive pas à accrocher pour autant. Ils reçoivent aussi la visite de Jack Duquesne, alias Swordsman, qui met carrément son compte bancaire à la disposition de la résistance. Ça peut toujours servir.

Pendant ce temps, Christopher Savva, le second du Northern Star, apporte des informations autrement plus compromettantes. Armes illégales, faux documents et paperasse signée par le Caïd ? Il y a de quoi faire tomber Fisk.

De son côté, Kirsten se fait harceler par la milice de Fisk : il y a une fouille du cabinet, des menaces assez claires et du bullshit financier pour l’impacter. Tout ça sans avoir de nouvelles de Matt ? C’est un peu difficile pour elle. Pourtant, elle accepte d’aider Karen et son immonde perruque (rousse, en plus, quel intérêt ?) et nous la retrouvons donc ensuite en train d’interroger Savva afin d’avoir des infos capables de faire tomber Fisk. Là-dessus, au moins, l’intrigue avance vraiment.

Daredevil, lui, veut retrouver Bullseye. Il se fait pour cela passer pour un membre de l’unité de Fisk. L’avantage d’avoir cette milice à la ICE dans la série, c’est que personne n’ose s’opposer à l’AVTF, alors Matt peut étudier tranquillement la scène du crime de Bullseye.

Cela lui permet de trouver un jeton qui le mène jusqu’à Clinton Church. Il est toujours avec son costume de l’AVTF quand il entre dans l’église, ce que je trouve assez étrange. Pourtant, cela fonctionne : il retrouve le séminariste qui a croisé Poindexter la semaine précédente et lui demande de l’aider à le retrouver. Le type hésite un peu à livrer un homme qui semble chercher la grâce de Dieu, mais Matt n’a pas spécialement envie de discuter théologie avec lui. Grâce aux indications fournies par l’homme de foi, il remonte en tout cas jusqu’à l’appartement de Bullseye.

Je trouve quand même le raccourci un peu abusé (pardon, mais depuis quand les prêtes ont les adresses des psychopathes et les donnent quand on leur dit que ça peut sauver des vies sans vraie preuve ?) mais bon, ça permet d’avoir une confrontation Daredevil/Bullseye et je ne boude pas le plaisir de la scène d’action. Surtout que Poindexter explique enfin clairement ce qu’il a en tête : il veut accomplir une bonne action pour expier le meurtre de Foggy et cette bonne action serait de tuer Fisk. Matt refuse évidemment de le laisser faire, notamment parce qu’il ne veut pas transformer le Caïd en martyr. Je ne sais pas, sur le papier, tout ça est intéressant, mais il me manque toujours un truc pour être vraiment pris par ce qu’on me raconte.

Évidemment, ce serait trop simple si cela s’arrêtait là. Savva est ensuite retrouvé par Buck, qui l’abat. La résistance conserve son témoignage, mais voilà encore une piste qui se complique aussitôt qu’elle semblait avancer. C’est probablement aussi l’un de mes problèmes avec cette saison : il se passe plein de choses, mais j’ai constamment l’impression qu’on ajoute des obstacles à des intrigues que je n’ai déjà pas spécialement envie de suivre – et donc on nous les rallonge quand j’attends juste l’arrivée des autres héros de feu les séries Netflix.

On voit aussi BB recevoir des infos de la part des alliés de Daredevil, histoire qu’elle puisse continuer de gratter Fisk comme il le faut. D’ailleurs, en parallèle, Fisk et Vanessa continuent leur petite vie de riches escrocs. Si j’accroche plus à ces méchants que lors des premières saisons où on suivait Fisk, je trouve quand même que c’est un peu lourd. Notre Caïd préféré s’énerve en plus de voir qu’il a plein d’ennemis qui parviennent à faire vaciller ses plans : après Daredevil et la résistance, il doit désormais gérer le massacre de Bullseye…

Il y a également toujours Mr Charles qui vient réclamer ce que Fisk lui a promis, ajoutant encore un fil à une intrigue qui en a déjà beaucoup. Fisk préfère évidemment répondre par une nouvelle démonstration de force avec Buck. Je reconnais que toute cette partie politique et criminelle autour de ses accords commence sérieusement à me perdre et que j’attends sagement que la scène se finisse pour passer à autre chose.

D’ailleurs, ça mène en fin d’épisode où Fisk semble vouloir redynamiser son image politique, à sa manière. Nous assistons donc à un match sur le ring entre Fisk et Mike Melendez. Le choix du lieu du combat n’est évidemment pas innocent puisque c’est la salle où combattait le père de Matt. Fisk transforme tout ça en immense opération de communication à sa gloire, avec diffusion télévisée et produits dérivés à son effigie.

Pff. Je n’aime pas le Caïd, il me saoule. L’acteur est bon, mais ça va, quoi, il serait temps de passer à autre chose ! Le coup du match de boxe, c’est too much cette fois. Je n’accroche pas du tout (et ça doit se sentir dans la critique que je décroche, non ?) et c’est même pire quand Vanessa, que Fisk avait précisément éloignée de l’événement parce qu’il craignait qu’il lui arrive quelque chose, finit par débarquer dans le public.

Fisk remporte son prix de champion en mettant KO son adversaire avec des coups qui semblent peu réglo. Cela fait plaisir à tout le public, qui va vite regretter sa présence autour de ce ring. En effet, Bullseye débarque de manière bien prévisible à cet événement public et massacre encore quelques membres de l’AVTF. Fisk craint aussitôt pour Vanessa, à raison : derrière son envie affichée de tuer Fisk, Poindexter n’a évidemment pas oublié que c’est Vanessa qui l’a manipulé et utilisé pour faire assassiner Foggy. Ainsi, quand il a l’occasion de s’en prendre à elle, il n’hésite pas.

C’est là qu’arrive l’excellente scène d’action qui vient conclure l’épisode et qui, pour une fois, m’a vraiment réveillé. Vanessa sort elle-même son arme et tire sur Bullseye. Lui attrape alors l’un des horribles objets en verre vendus à la gloire de Fisk et le projette dans sa direction. Fisk l’arrête avec sa ceinture de champion et on pense qu’il vient de sauver sa femme.

Dans le chaos, Fisk récupère ensuite un flingue et semble prêt à exécuter Bullseye, mais Daredevil intervient et l’en empêche. Matt choisit même de sortir Poindexter de là plutôt que de le laisser se faire tuer, ce qui crée une possible alliance (de circonstance) pour le moins improbable entre les deux hommes.

En fait, la menace semble vite évacuée. Un peu trop vite, évidemment. Vanessa se retrouve finalement avec un énorme morceau de verre planté dans la tête. Son impeccable tenue blanche est ainsi souillée et le cliffhanger de l’épisode la voit a priori en train de mourir dans les bras de Fisk. Outch. Il fallait au moins ça pour redynamiser le visionnage et donner envie de poursuivre la série, honnêtement.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

X-Men ’97 (S02)

On en était où ?

Les X-Men sont éclatés un peu partout dans le temps. Voilà, c’est à peu près tout. La fin de la saison 1 avait choisi de partir dans une direction très comics, avec une équipe dispersée, des morceaux d’intrigue laissés dans tous les sens et la promesse d’une saison 2 qui allait forcément devoir jongler avec plusieurs époques, plusieurs dynamiques et probablement beaucoup trop de personnages. Autant dire que j’étais impatient, mais aussi un peu inquiet…

Saison 1

Ce que j’en attends

Comme l’an dernier, j’ai décidé de ne pas m’en tenir à la rigueur habituelle de mes articles. Je regarde ce dessin animé au réveil, comme au bon vieux temps, avec une préférence pour le dimanche. Je suis passé du chocolat chaud au simple verre de lait, parfois avec cacao, parfois avec des bulles de sirop de myrtille parce que je crois que je deviens un bobo, mais promis, ça reste efficace pour me sentir à nouveau comme un enfant qui découvre un épisode de son dessin animé préféré. Ils sont trop forts.

Il y a quelque chose de très particulier dans X-Men ’97 pour moi : ce n’est pas simplement la suite d’un dessin animé que j’aimais quand j’étais petit, c’est une série qui comprend pourquoi je l’aimais.

Cette saison 2 commence pourtant avec un défi assez compliqué : il faut repartir d’une fin de saison vue il y a plusieurs mois, sans vraiment prendre le temps de refaire les présentations. C’est logique, mais ça demande quand même de se remettre dedans très vite. Il y a un résumé, heureusement, mais à mon sens, il bâcle le travail. Je me suis dit que j’aurais dû revoir la saison 1. Espérons que je retienne la leçon pour la saison 3. Ah oui, parce que si vous vous posez la question « Y aura-t-il une saison 3 pour X-Men ’97 ? », la réponse est oui, avec une diffusion dès courant 2027. J’ai envie d’y croire. On aurait même promis oralement une saison 4 (mais bon, tant que ce n’est pas signé, les promesses n’engagent que ceux qui les croient).

Bref, sans plus tergiverser, je vous laisse avec mon avis plus ou moins court sur chaque épisode ci-dessous. Oui, ça fait de la lecture et en plus, y a même un bilan à la fin !

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

S02E01 – Days of Past Future – 13/20

Le titre annonce évidemment la couleur, et c’est presque un problème : adapter encore une de mes sagas préférées dans les comics, c’était un pari risqué. Je trouve que ça l’est encore plus en début de saison. Heureusement, la série a l’intelligence de ne pas simplement refaire ce qu’on connaît, même si j’ai passé du temps à chercher les références. C’est une distraction. L’épisode a en plus ce défaut très X-Men ’97 de vouloir raconter énormément de choses en très peu de temps. On ne se concentre pas encore sur mes personnages préférés, en plus… J’ai eu un peu la flemme et ça ne m’a pas réveillé aussi bien que ça aurait dû.

L’intrigue est toutefois assez clairement expliquée et j’ai plutôt bien accroché au développement autour de Nathan ado. Disons qu’il a fallu du temps, mais qu’en fin d’épisode, j’étais de nouveau dedans – mais pas encore assez à fond pour que la scène avec Scott et Jean soit aussi forte en émotions que ce qu’elle devait être. Les scènes d’action, la musique et le cliffhanger sont efficaces. Je n’ai pas enchaîné avec l’épisode 2, en revanche.

S02E02 – A Force to Be Reckoned With – 17/20

On repart comme en saison 1, avec un épisode sur deux qui est excellent ? C’est ironique, mais j’ai très largement préféré cet épisode, qui est en fait un épisode de X-Force. Le générique change carrément, j’adore. Jubilee et Solar font partie des personnages que j’aime beaucoup, donc forcément, ça aide de les voir davantage développés et de découvrir ce qu’ils deviennent dans un monde privé de X-Men. L’épisode assume aussi des thématiques un peu plus adultes, entre les méthodes beaucoup plus radicales de Câble – qui vont jusqu’au meurtre – et Emma Frost qui se permet des sous-entendus sexuels (ouaf, ouaf). Je sais bien que ce n’est pas très subtil, mais ça donne l’impression d’un revival fait pour les fans de l’époque et ça fonctionne sur moi.

Bref, j’aime surtout voir Jubilee enrôlée malgré elle dans un truc qui la dépasse. Elle n’est pas vraiment d’accord avec Câble et les X-Force, mais elle finit par en faire partie parce qu’elle est encore moins d’accord avec les X-Factor. Cet aperçu du monde sans X-Men est excellent : les enjeux sont clairs à la fois pour l’épisode et pour la saison, et Psylocke s’impose très clairement comme un personnage à surveiller.

La fin, avec Jean et Scott qui doivent se séparer de Nathan, m’a moins emballé, mais ça ne gâche pas grand-chose. J’ai surtout hâte de voir les retrouvailles entre les X-Men et 1997 maintenant, et ça tombe bien car c’est le cliffhanger.

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

S02E03 – Rise of Apocalypse: Part 1 – 13/20

Quel dommage de retomber une fois de plus sur cet effet “un épisode sur deux”. J’avais plein d’espoir pour celui-ci, parce que les arcs sur Apocalypse sont souvent géniaux. Malheureusement, la première partie ne parvient pas à me convaincre, en oubliant un peu trop de se concentrer sur les personnages que j’aime et que je veux voir. Les X-Men, en fait. Magneto et Nur ? Flemme. C’est probablement injuste, mais à ce stade de la saison, j’ai surtout envie de retrouver l’équipe et de suivre des personnages auxquels je suis vraiment attaché.

L’épisode devient tout de suite plus intéressant quand il se concentre davantage sur Malicia, Diablo, le Fauve et Xavier, parce qu’il y a deux de mes X-Men préférés dans cette équipe. Seulement, les voir coincés dans le passé n’est pas hyper convaincant. Pire encore, j’ai trouvé le doublage de certaines répliques étrange. Je me suis demandé si c’était un problème de mon ordinateur, mais le décalage est le même sur mon portable ! Bref, il y a des personnages que j’aime, des enjeux plutôt bons, notamment tout le débat sur la réécriture du passé sans le consentement de l’humanité, très Xavier dans l’esprit, mais l’ensemble n’arrive pas à me convaincre. C’est trop rapide, trop baston gratuite, trop répétitif dans son schéma de retour en 1997. Pas convaincu.

S02E04 – Rise of Apocalypse: Part 2 – 16/20

Voilà un épisode qui fonctionne bien mieux. Malicia doute et se range du côté de Magneto, qui manipule très bien les troupes et triche quand il faut ; Xavier parvient à manipuler un mutant avec ses grands idéaux ; bref, c’est ce que je veux voir ! Il y a davantage de développement des personnages et des retours de thématiques ou de lieux qui fonctionnent très bien. Cela m’a même donné envie de revoir certains anciens épisodes. Xavier et Bishop ne sont pas des plus malins à manipuler Nur pour l’emmener finalement face à son destin, mais le twist est bien construit et mène, comme souvent, à une bonne scène d’action et de destruction. C’est parfois forcé dans ce dessin animé et on le sait, mais quand l’émotion suit, ça passe beaucoup mieux.

Le point fort de l’épisode réside vraiment dans l’émergence d’Apocalypse et le retour en force de Magneto. C’est très classique, mais ça accule nos héros comme il faut, en forçant comme toujours les grands discours philosophiques et politiques à la X-Men. Après, ce n’est pas le retour en 1997 que j’attendais dans l’épisode précédent, mais je suppose que ça prouve une fois de plus qu’une bonne histoire, ce n’est pas seulement nous donner ce qu’on veut voir, c’est aussi nous montrer ce dont on ne savait pas avoir besoin. Et bien sûr, le cliffhanger final est excellent. La mort d’un personnage aussi iconique ne peut que fonctionner, surtout avec ce silence violent. Bonne surprise aussi de voir la scène post-générique introduire l’épisode suivant en donnant juste assez de hype avant une semaine de pause.

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

S02E05 – Weapon X, Lies, and DVDs – 15/20

Je n’aime pas tellement Wolverine, alors il ne me manquait pas tant que ça, mais il faut bien reconnaître que ce qui me frustre cette saison, c’est que les X-Men sont éclatés et ne se retrouvent pas vraiment. Le générique vend une équipe qu’on ne retrouve presque jamais, et ce n’est pas la première fois que la série joue avec ça. Seulement, cette saison a trop de personnages pour trop peu d’épisodes. Morph revient ENFIN à l’écran et c’est un vrai plaisir, même si certaines de ses répliques paraissent parfois trop simples tant ses interactions avec Wolverine ou Dent-de-Sabre semblent s’écrire toutes seules.

L’équipe présentée autour de Wolverine fonctionne pourtant très bien, même si elle donne un peu l’impression d’avoir été créée pour optimiser un maximum de retours de personnages. Au moins, les scènes d’action ne semblent pas forcées du tout, et la paranoïa qui s’installe entre eux quand ils se soupçonnent d’être contaminés fonctionne très bien, surtout avec les trahisons inévitables qui vont avec. Bien sûr, j’ai ri de voir que même dans le dessin animé, ils trouvent le moyen de mettre Wolverine à moitié à poil, mais le fun disparaît en fin d’épisode quand Morph se retrouve triste face à ce que devient son pote. Pour autant, voir notre animal à griffes récupérer l’adamantium reste une suite logique. Je n’attendais pas autre chose de leur part !

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

S02E06 – Danger.exe – 16/20

Le retour en 1997 fait du bien. Voir Xavier utiliser la salle des dangers dès le début de l’épisode, c’est trop cool, surtout dans ce contexte. Il est en plein deuil, mais il reprend son rôle de professeur, et ça marche parce que c’est vraiment l’ADN du personnage. Storm directrice, flemme, par contre. Les simulations sont très efficaces et j’ai toujours adoré cette salle, alors la voir devenir un personnage à part entière, méchant qui plus est, à cause d’une erreur de Xavier, c’est un twist qui me plaît beaucoup. Là, pour la première fois depuis un moment, j’ai vraiment eu l’impression d’être devant un épisode de X-Men. Les punchlines constantes aident, évidemment.

Lorna est aussi un personnage qui me plaît de plus en plus, même si je crois qu’il faudrait que je revoie le dessin-animé de base, parce que j’ai vraiment oublié une grosse partie de son passé. La voir devenir prof par la force des choses, j’adore. On comprend bien son évolution, même si trente minutes, c’est court pour la rendre totalement naturelle. C’est un peu artificiel pour mener à l’union Xavier/Polaris, mais eh, ça marche.

X-Corp est aussi une bonne idée pour cette saison, même si ça fait beaucoup en peu d’épisodes. Et puis, j’ai vu le Watcher à Athènes ! Je ne sais pas si j’aime l’idée de relier X-Men ’97 à What If…?, mais le clin d’œil fonctionne à peu près autant que le cliffhanger. Trop, trop hâte de voir la suite, parce que GAMBIT is back !

S02E07 – Strange Land, Savage Heart – 18/20

Très content de voir Lorna, Malicia et Diablo dans la même équipe, parce que ce sont clairement mes préférés et que ça fonctionne très bien de les voir ensemble. Après plusieurs épisodes à éclater tout le monde dans tous les sens, ça fait du bien d’avoir une équipe qui me parle autant, avec des personnages que j’ai vraiment envie de suivre. Le développement familial autour de Diablo est hyper intéressant aussi : j’ai aimé le procès, les tensions qu’il fait remonter et la manière dont l’épisode creuse enfin quelque chose de plus intime chez lui, sans oublier l’action et les enjeux plus larges.

La trahison finale de son demi-frère fonctionne très bien, justement parce qu’elle permet d’arriver à une jolie conclusion : pas un mutant, mais bien le fils de ses parents. C’est simple, mais c’est beau, et ça donne à l’épisode une émotion qui m’a beaucoup plus convaincu que certaines bastons plus mécaniques des épisodes précédents. Il y a tout de même quelques raccourcis, notamment autour de la destruction de la tour, qui arrive un peu vite et se règle presque trop facilement. Et puis, c’est un peu lourd de refaire deux fois de suite le même cliffhanger, même si je comprends bien ce que la série cherche à provoquer. Mais l’ensemble reste très satisfaisant, avec une équipe que j’adore, un vrai cœur émotionnel et ce sentiment de voir enfin la saison utiliser ses personnages comme il faut.

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

S02E08 – Dead Man’s Hand – 15/20

Un épisode centré sur Malicia et Gambit ? Je dis oui ! La scène des retrouvailles tant attendue est exceptionnelle, autant dans le rêve du début d’épisode que dans la réalité. J’aime que cela permette aussi de donner brièvement un rôle de sauveur à Diablo avant qu’il ne soit embarqué à son tour par Apocalypse. Le trio de mes persos préférés se retrouve donc ensemble à devenir la menace à combattre, et c’est une excellente chose. En plus, l’épisode continue la romance Malicia/Gambit comme il faut : c’est excellent de la voir accepter la demande en mariage et le plan complètement fou de Gambit pour la rendre immortelle. Bien sûr, ça vaudrait 20/20 s’il n’y avait que ça. Malheureusement, j’ai décroché de toute la partie sur Candra et Rémy qui se constitue une armée. J’ai trouvé ça schématique, et on sait très bien qu’il n’y aura pas de vraies conséquences. Enfin, la conséquence, c’est tout de même que Malicia a désormais les pouvoirs de la gemme, ce qui n’est pas rien, d’accord mais… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça.

Tout ça ne doit pas non plus faire perdre de vue l’objectif des X-Men : sauver Rémy coûte que coûte. On retrouve ainsi les cartes habituelles, avec Xavier qui se lance dans un combat impossible et une énième scène dans la tête d’un mutant. J’aime bien ce que ça donne, même si c’est répétitif là aussi : Apocalypse veut absorber l’âme de Rémy et prendre possession de son corps, Xavier et Malicia s’unissent pour l’en empêcher, mais ce n’est que partie remise. Avant tout ça, la partie de poker des X-Men est une très bonne idée, et ce genre de scènes a beaucoup manqué sur ce début de saison. Il manque aussi un vrai moment où on les voit se retrouver et se raconter ce qu’ils ont vécu, parce que là, ça donne parfois l’impression d’un retour à la normale sans conséquence. Elles finissent par arriver, bien sûr, notamment avec l’arrivée de Nathan à l’Institut, qui dessine le désaccord évident de l’épisode final : les X-Men veulent sauver Rémy, les X-Force veulent le tuer, car Apocalypse vit désormais en lui. Bien évidemment, Jubilé et Sunspot changent aussitôt d’équipe et ça me va très bien. Le débarquement de X-Factor pour s’allier aux X-Force, un peu moins.

En gros, c’était un bon épisode, mais avec des scènes assez inégales : parfois, j’étais à fond, parfois, je décrochais totalement sans trop savoir pourquoi ça devenait soudain beaucoup moins intéressant. Je crois qu’ils n’arrivent pas à gérer l’ensemble des personnages : ils sont trop nombreux, il y a peu d’épisodes, ça ne permet plus la cohésion d’équipe et ça ressemble trop à des oppositions factices juste pour le bien du scénar.

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

Je les aime tellement plus que Jean & Scott !

S02E09 – Survival of the Fittest – 17/20

C’est déjà l’épisode final ! Tout tourne autour de Gambit, possédé par Apocalypse. Est-ce que ce dernier arrivera à l’effacer complètement ? Est-ce que Malicia et Xavier parviendront à sauver Rémy ? Est-ce que Nathan le tuera avant ? Beaucoup de questions ouvrent ce début d’épisode, et c’est une bonne chose. La piste côté X-Men est d’aller dans le vaisseau d’Apocalypse, cinq mille ans après la dernière visite de Malicia, pour le réactiver et obtenir des réponses. Ce sont le Fauve et Diablo qui accompagnent Malicia dans cette mission, et c’est une équipe que j’aime beaucoup. Malicia prend plein de risques pour sauver son mec, bien sûr, et refuse d’entendre qu’il doit mourir. Elle fait bien : elle finit par obtenir une solution que je déteste. Pour sauver Rémy, elle doit se sacrifier et accepter de mourir. Je refuse cette idée, mais l’avantage, c’est qu’elle a désormais les pouvoirs de la gemme. Peut-être qu’elle peut donc survivre aussi.

Pendant ce temps, X-Factor, menée par Dr Cooper, débarque au-dessus de X-Corp pour s’en prendre à Gambit. Xavier essaie de protéger Rémy, bien sûr, et ça mène tout de suite à une grosse bataille. Cable, les Sentinelles et les vaisseaux de Cooper s’en prennent à X-Corp, où se trouvent Xavier, Jean, Scott, Polaris et les autres. Les X-Men sont enfin une équipe que je kiffe vraiment, mais on ne les voit pas assez. Les scénaristes préfèrent encore se concentrer sur un combat entre Nathan, Jean et Scott. Wolverine a aussi ses moments de gloire, toujours en équipe avec Morph. J’ai trouvé que ce combat divisé en plein de petits duos ou trios était très sympathique à suivre, mais également très schématique. C’est le problème que j’ai eu toute la saison : on passe d’une étape à l’autre parce qu’il le faut, sans que cela semble vraiment organique ou logique dans l’écriture. Chaque fois, on se concentre sur un ou deux persos et ça fonctionne, mais l’ensemble tient moins bien.

J’ai kiffé voir Gambit à nouveau sur ses pieds, surtout qu’il sauve Polaris avec une aisance redoutable. Il fait bien : elle peut ensuite sauver un tas de gens de la destruction de la tour d’X-Corp, provoquée par Cable et Scott. Malheureusement, cela mène à une scène bien choquante où Nathan a la voie libre pour tuer Rémy. Il ne se défend même pas ? Un coup de feu et c’est réglé. Enfin, c’est ce que Nathan espère. En réalité, il fait juste de la merde : tuer Rémy est finalement ce qui permet à Apocalypse de prendre le contrôle total du corps de Gambit. Par chance, Malicia est sur le coup. Elle débarque et sauve la situation, parce qu’elle a les pouvoirs qu’il faut pour renvoyer Apocalypse définitivement. Ce faisant, elle sauve aussi la vie de Rémy, qu’elle peut enfin embrasser.

Les retrouvailles sont belles, et devraient être de courte durée. Les scénaristes me prennent alors de court : Diablo refuse de voir sa sœur mourir et décide de se sacrifier pour qu’elle puisse vivre heureuse en couple. Si c’est bien ce qu’il se passe, et si la paix semble être retrouvée à l’Institut, je dois bien avouer que c’est un twist que je n’ai pas vu venir. La mort de Diablo me fait encore plus chier que celle de Gambit. Il faut toujours qu’ils dégomment les X-Men que je préfère ? Trop triste. C’est cruel, mais ça fonctionne très bien, justement parce que cette saison a enfin réussi à me rappeler à quel point j’aimais Diablo.

Et comme si ça ne suffisait pas, les bâtards nous font ensuite un coup à la Marvel : il y a une scène dans le générique final. On y voit Mystique faire son grand retour ! Perdre Diablo pour récupérer Mystique ? Je les déteste !! Elle a désormais pour objectif de s’en prendre aux États-Unis et, pour ça, elle prend la place de Cooper. Allons bon. Ce final est donc à l’image de la saison : parfois trop mécanique, parfois trop dispersé, mais capable de scènes vraiment efficaces quand il se concentre sur les bons personnages. Je reste frustré par tout ce qu’on n’a pas eu le temps de développer, mais Gambit, Malicia et Diablo, c’est vraiment la série que je souhaiterais suivre.

01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09

En bref

La vérité, c’est que je n’ai pas l’impression d’avoir savouré à fond cette reprise comme il se doit. Le fait que la saison soit diffusée en plein été n’aide pas : je n’ai pas retrouver totalement le rituel du dimanche matin (rien qu’avec ce dernier épisode déjà). Et puis, surtout, cette saison 2 part dans tous les sens avec mille personnages, mille époques, mille équipes, mille enjeux. C’est très X-Men, évidemment, mais c’est aussi parfois le problème : à force de vouloir tout raconter, la série oublie un peu trop souvent de nous laisser profiter de son équipe.

Pourtant, quand ça fonctionne, ça fonctionne très fort. Dès que Malicia, Gambit, Diablo ou Lorna sont au centre de l’épisode, je suis à fond. On connaît mes préférés. Dès que la série retrouve la salle des dangers, les débats impossibles de Xavier, les dilemmes moraux de Magneto, les combats qui ressemblent à des doubles pages de comics et les punchlines lancées au milieu du chaos, je retrouve exactement ce que j’aime dans X-Men ’97. Il y a des épisodes où j’ai vraiment eu l’impression de regarder les X-Men que j’aime, avec ce mélange d’émotion, de politique, de mélodrame et de baston spectaculaire qui ne devrait pas marcher aussi bien, mais qui marche.

Le souci, c’est que la saison n’a pas toujours le temps de mériter ses meilleurs moments. Les personnages sont trop nombreux, les épisodes trop courts, les intrigues trop chargées. On passe souvent d’une étape à l’autre parce que le scénario en a besoin, pas parce que tout s’enchaîne naturellement. Cela donne une saison parfois frustrante, avec des pics excellents, mais aussi des passages où je décrochais complètement sans trop savoir pourquoi. C’est d’autant plus dommage que l’équipe finale, celle que la série finit par reformer, est exactement celle que j’aurais voulu voir davantage. Et franchement, après un final qui sacrifie Diablo pour faire revenir Mystique, je suis énervé, triste et déjà prêt à voir la suite. Les salauds savent exactement ce qu’ils font : vivement la saison 3 !un moment ou un autre de ça, j’imagine, je vais donc m’arrêter là pour X-Men ’97. Vivement la saison 2, j’ai beaucoup aimé cette année retrouver mon petit-déj du dimanche matin devant mes super-héros préférés !

One Piece – S02E08 – Deer and Loathing in Drum Kingdom – 17/20

C’est une fin de saison, certes, mais ça ne se sent pas forcément, malgré les artifices des scénaristes qui mettent en avant quelques infos pour donner des miettes donnant envie d’aller vers la saison 3. La fin de l’arc de Drum est très bien adaptée, comme tout le reste du manga, mais je trouve que l’on sent vraiment qu’il s’agit d’une adaptation. Vous allez me dire que c’est logique, car ça en est une… Mais tout de même, ça fait que ça traine en longueur et ça finit par me poser la question du vrai intérêt de l’adaptation. Encore.

Spoilers

Wapol revient dans son royaume plus puissant que jamais maintenant qu’il a mangé un fruit du démon.


Have fun dying, kiddo.

Ils nous auront fait tous les jeux de mots possibles avec « deer » sur trois épisodes, je crois ! C’est déjà la fin de saison et c’est bien dommage. J’avoue avoir enchaîné plus vite que je pensais les épisodes – mais j’ai fait une longue pause avant celui-ci, et ça m’a donné la flemme de reprendre. La série serait-elle victime de ce que je considère être habituellement « L’effet Apple » ? C’est étrange.

Bon, ce n’est pas aussi étrange que la première scène de cet épisode qui nous révèle que le roi Wapol a récupéré un super pouvoir grâce à son fruit du démon : il peut transformer son corps en fonction de ce qu’il mange. Ainsi, manger une épée lui permet de transformer son bras en épée. C’est un peu la classe. Par contre, que son ancien chef de la garde se transforme lui aussi en monstre et s’empale de lui-même sur l’épée, ce n’est pas dingue. L’armée que Wapol a décidé de bouffer, digérer et recréer ? Ca, c’est dingue et ça fait un bon sujet de fin de saison, en vrai.

De son côté, Vivi croise Miss Allsunday dans le village du royaume de Drum et est un peu terrifiée de voir qu’elle est poursuivie non stop. Elle essaie bien de s’en débarrasser, mais finalement, son adversaire est utile : elle la prévient du retour du roi Wapol en force, lui expliquant qu’il a eu un fruit du démon. Oh, son but n’est pas d’aider Vivi : son but est de savourer la défaite de Vivi et de la faire culpabiliser d’être incapable de sauver son peuple qui périra exactement comme celui de Wapol.

Et puis, l’avertissement n’est pas si utile en vrai : elle n’a pas le temps d’aller prévenir Usopp et Zoro que ceux-ci ont déjà vu arriver l’armée du roi. Si nos pirates sont prêts à faire face, ils savent aussi que la défaite les attend. Il faut donc prévenir au plus vite Luffy et le reste de leurs amis : Usopp explique à Vivi qu’il a concocté une petite invention qui lui permet effectivement de monter à toute vitesse la falaise.

J’aime beaucoup que la série récupère l’humour du manga (et plus particulièrement d’Usopp) sur ce coup-là. Bref, Vivi arrive au château de Kureha pour prévenir nos amis, mais avant ça, on a droit à un petit approfondissement du personnage de Sanji. Je l’aime bien, mais j’ai trouvé que son discours plombait un peu le rythme du dernier épisode. C’est étrange de ne pas l’avoir mis dans un autre épisode, ce sont des scénaristes, ils en seraient capables. Un épisode de fin de saison est censé nous montrer de l’action, non ?

Il le fait quand Vivi prévient Luffy, évidemment. Ce dernier veut aussitôt descendre au village pour participer à l’action et apporter son aide. Ce n’est pas l’avis de Kureha, par contre. Elle, elle préfère fuir et se planquer : elle a déjà vu ce dont Wapol était capable et elle n’a pas l’intention de rester voir ce que fera le tyran maintenant qu’il a mangé un fruit du démon.

Elle se barre donc en souhaitant une bonne mort à Chopper. Toutefois, en chemin, elle tombe sur le chef de la garde, encore en vie. Elle le voit prêt à se battre en étant blessé à mort, elle entend ses arguments qui consistent à se battre pour la liberté quoiqu’il arrive et… Elle change d’avis. Elle décide donc de le soigner, c’est déjà ça.

Au château, tout le reste du groupe décide de la marche à suivre. Grosso modo, les avertissements de Vivi sont entendus et la décision est prise de redescendre au village pour aider tout le monde à faire face à l’armée de Wapol. Si seulement ils savaient que le roi l’a divisée en deux, histoire d’avoir une partie prête à prendre d’assaut son château…

Le temps presse donc, mais Chopper veut tout de même changer la perf de Nami avant de partir. Sanji n’en voit pas l’intérêt, mais quand il découvre que Chopper est capable de se transformer en véritable guerrier, il cède. La transformation de Chopper intervient juste à temps, en plus : des guerriers de Wapol débarquent au même moment dans le château.

Le combat à mains nues pour Sanji et Chopper commence aussitôt. C’est rigolo de voir Nami observer tout depuis derrière son lit d’hôpital, ça l’est moins de voir que Sanji essaie encore de la draguer. Il baisse un peu son attention et se fait ainsi piéger par un des guerriers qui parvient à lui coller le pied au sol. Comme toute la technique de combat de Sanji consiste en des jeux de jambes, c’’est un peu problématique.

Il se fait un peu dégommer, mais Chopper peut heureusement intervenir pour l’aider, après s’être débarrassé de son ennemi (rigolo le passage de mignon à très vénère). Ce qui est essentiel à voir et retenir ici, c’est que Chopper et Sanji travaillent en équipe. Les voilà devenus super potes, sous les yeux de Nami qui se marre bien. Les techniques de combat ? On reprend vraiment les mouvements du manga. Cela paraît parfois ridicule dans un live-action (la toupie de Sanji ?!), mais ça fonctionne malgré tout.

Le roi Wapol parvient pendant ce temps à prendre par surprise le reste de l’équipe en débarquant au beau milieu d’une conversation entre Vivi et Luffy se préparant à la bataille. C’est bien, la bataille vient à domicile. Alors que Luffy s’échauffe (un bon humour), Vivi lui demande de la laisser prendre le lead. Elle n’accepte pas d’être insultée par Wapol et réussit même à lui foutre une baffe. Bon, après, face à ses pouvoirs, Luffy n’a pas d’autres choix que d’intervenir, hein.

Le combat entre eux fonctionne bien car les pouvoirs de Luffy ou de Wapol sont bien gérés par les effets spéciaux. Cela me choque beaucoup moins, même si c’est tout aussi perché. J’aime que ça se fasse avec l’humour autour du manteau de Nami ou que Luffy parvienne à mettre KO Wapol en lui fermant la bouche, avec l’aide de Vivi en plus, et c’est tout.

Pendant ce temps, dans le village, c’est la merde : l’armée de Wapol débarque et force les villageois à se battre. Emmenés par Zoro et Usopp, ceux-ci n’hésitent pas. Et oui, Usopp aussi se bat. Il est plutôt coriace, mais leurs ennemis aussi. Kureha débarque pour les aider avant la fin, et c’est toujours ça de pris.

Le combat ne prend fin, toutefois, qu’une fois que Wapol est tué. Le truc, c’est qu’il faut d’abord le tuer : Luffy l’a maîtrisé, mais il n’est pas encore victorieux. Non, pour ça, il faut un vrai travail d’équipe : Vivi et Luffy sont donc rejoints par Nami, Sanji et Chopper et c’est ensemble qu’ils parviennent à gagner. Avant ça, il faut que Luffy redécrive ce que c’est d’être un pirate en se sacrifiant pour le drapeau pirate de Chopper, et surtout qu’il survive à ce sacrifice. Ensuite, il est plus simple et évident d’envoyer valser Wapol à travers le vitrail qui le représente. CHEH.

Là, on sent le problème de l’adaptation d’un manga : on arrive à la fin de saison, mais le manga n’est pas conçu pour être divisé en saisons. En fait, là, on est sur la fin d’un arc et la défaite du méchant n’est pas suffisante pour marquer une fin de saison. Il reste encore plein de temps à l’épisode, alors on nous règle comme d’habitude les intrigues secondaires avec plein de scènes qui trainent en longueur.

On voit donc Nami être en pleine forme et régler sa dette avec Kureha (juste parce qu’ils ont sauvé le royaume, allez), le chef de la garde rencontrer à nouveau Chopper, Kureha prendre la tête de l’équipe des médecins et Luffy proposer à Chopper de les rejoindre sur le bateau. Mieux encore : il lui impose. Chopper ne veut pas s’imposer, il a peur aussi… mais bon, il s’agit d’être un pirate en compagnie de ses amis.

Quand il annonce sa démission à Kureha, elle le prend plutôt mal et l’insulte, lui disant qu’il est trop lâche et faible pour être un pirate. Il est toutefois sûr de pouvoir y arriver avec l’aide de ses amis qui, eux, s’amusent avec des boules de neige en attendant Chopper. Celui-ci débarque en étant attaché à un traineau qui sort de nulle part. Au moins, toute notre équipe de pirate peut ainsi se prendre pour le père Noël en rejoignant le Merry. C’est sympa comme tout.

Chopper rejoint donc l’équipage pour la saison 3 et peut dire adieu à son royaume de toujours. Usopp comprend sa tristesse et son angoisse, mais il le rassure en lui disant qu’il fait partie de l’équipage désormais. Mieux encore, il comprend que Kureha n’était pas si opposé que ça à son départ : elle a préparé son sac.

Le royaume de Drum ? Kureha en prend soin en trouvant le moyen d’administrer le remède d’Hiluluk sur le royaume : elle vise le ciel avec un canon qui permet une propagation à grande portée des fleurs de cerisiers : le but d’Hiluluk était de redonner de l’espoir à son royaume et de montrer qu’il ne fallait pas abandonner l’espoir avec ses fleurs de cerisiers.

Le moment émotion est un peu gâché, en ce qui me concerne par les pleurs de Chopper. C’est trop un bébé pour moi, pardon. La série avance un peu aussi, tout de même, la mythologie derrière One Piece : Kureha indique donc que Luffy lui rappelle Gold Roger, mais en appelant celui-ci Gol D. Roger. Comme D. Luffy ?

Cela faisait un bon cliffhanger de saison avec toute la conclusion déjà faite, mais non. L’épisode dure une heure et ça se sent : ça traine vraiment en longueur. On retrouve ainsi les pirates en train de faire la fête dans leur bateau. Vivi les remercie de la déposer à Alabasta, mais elle est aussi triste de savoir qu’ils vont bientôt se séparer. Luffy lui rappelle qu’ils sauveront d’abord Alabasta ensemble. Partant de là, Vivi décide de leur révéler tout ce qu’elle a appris de Baroque Works, à commencer par l’identité de Mr 0.

Bien sûr, Smoker décide aussi d’aller vers Alabasta (mais à quoi ça sert toute cette intrigue dans cette saison, franchement ?). La fin de saison nous révèle un peu plus que le manga, il me semble, en nous montrant enfin le visage de Mr 0, en nous indiquant que son bras droit a pour vrai nom Nico Robin et surtout en nous indiquant qu’il y a une Opération Utopia qui va voir le jour. Allez.

EN BREF

Il m’a fallu un peu de temps pour être embarqué par cette saison 2, mais elle y parvient principalement en adaptant à merveille le manga. Elle prend le temps d’aller dans les détails, réécrit certains arcs, fait du bon travail à mettre en scène l’impossible avec des effets spéciaux au point, non vraiment, on est sur un voyage qu’il est vraiment plaisant de suivre.

Par contre, il y a des limites assez claires : l’imagination sur le manga permet de raconter absolument tout ce qu’on veut, le budget des effets spéciaux n’est pas toujours super convaincant – désolé, mais Chopper n’est pas assez réaliste à mes yeux. Je sais, on est sur une série qui n’a rien de réaliste… mais ça me sort quand même un peu de l’histoire de voir autant d’images de synthèse. Heureusement que tout le casting est incroyable, à commencer par Luffy, Usopp et Vivi qui incarnent à la perfection les personnages, ça m’aide beaucoup.

Une autre limite est donc la longueur de l’histoire qui est racontée dans le manga. La série fait ce qu’elle peut, mais on sent souvent la limite qui va avec dans la longueur d’épisodes qui s’essoufflent à chaque fois sur leur dernier arc. Les transitions d’un arc du manga à l’autre ne sont pas faites pour une série et là on le sent. Je peux m’y faire cela dit.

Me reste l’interrogation principale du temps de production : s’il leur faut un an et demi pour adapter une dizaine de manga en épisodes, comment comptent-ils atteindre le tome 100 de One Piece, en fait ? Il va bien falloir tailler davantage à un moment ou un autre… Mais qui sait, peut-être que le manga le permet ? Après tout, je n’ai pas avancé ma lecture des mangas. Je sais quoi faire de mon été, on va dire.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer