Bingewatcher The Good Wife (S03) : la première baisse de régime ?

Salut les sériephiles,

Après deux saisons avalées à une vitesse assez indécente et une saison 2 qui avait d’ailleurs encore fait monter ma note à 18/20, j’étais forcément très enthousiaste au moment de lancer la troisième. Pour la première fois depuis que j’ai commencé The Good Wife, j’ai eu un peu plus de mal à retrouver immédiatement cette addiction. Il faut pourtant reconnaître que le final avait laissé pas mal de choses en suspens et de très bonnes pistes : Alicia venait enfin de céder avec Will (ah, Mika !), sa relation avec Kalinda était complètement détruite et Cary était resté l’un des personnages dont j’avais le plus envie de suivre l’évolution… Alors que s’est-il passé ?

Si j’ai eu du mal, ce n’était pas au point d’avoir envie d’arrêter, évidemment. Les épisodes continuent de s’enchaîner facilement, le casting reste excellent et la série est toujours capable de sortir une affaire ou un cliffhanger qui donne immédiatement envie de poursuivre. Seulement, après une saison 2 qui avait réussi à faire avancer énormément de choses en même temps, cette troisième année m’a parfois donné l’impression de tourner en rond.

… Un peu comme les photos promos du casting, parce qu’apparemment, ils n’en faisaient pas chaque année ?

Pas la peine d’objecter !

Spoilers sur l’ensemble de la saison 3 à partir d’ici.

The Good Divorcée

Nouvelle coupe, nouveau bureau et nouvelle vie sexuelle : il faut environ vingt secondes à la saison pour nous montrer qu’Alicia a bien changé, à une vitesse où on peut dire qu’elle explose le plafond de verre bien rapidement.

Le 3×01 reprend évidemment là où nous l’avions laissée avec Will et, très vite, la série semble vouloir rattraper deux saisons de tension sexuelle en quelques épisodes. Beaucoup de rendez-vous cachés, beaucoup de sexe et beaucoup de situations où les deux personnages doivent faire semblant de ne rien ressentir devant les autres.

Je devrais être ravi puisque j’étais curieux de voir ce que donnerait enfin leur relation. Le problème, c’est que je n’aime toujours pas tellement Will et Alicia ensemble – c’est le cas depuis le début de la série. Les acteurs semblent beaucoup s’amuser et certaines scènes fonctionnent très bien, mais j’ai parfois eu l’impression de basculer devant Grey’s Anatomy ou, surtout, Scandal. Leur façon de s’éviter, de ne plus se parler, de s’engueuler puis de se retrouver en secret finit surtout par donner à deux adultes l’air d’avoir quinze ans. Et les scènes de cul, vraiment, j’ai cru que c’était l’influence de Scandal avant de découvrir que cette saison était sortie avant la série d’ABC. Oups.

C’est d’autant plus dommage qu’Alicia évolue vraiment bien partout ailleurs et que c’est un goût amer qui me reste alors que le reste de la saison reprend son sérieux.

Elle prend du galon, gagne énormément en assurance et découvre peu à peu qu’il est compliqué de rester parfaitement intègre dans un cabinet rempli de requins. La révélation du 3×05, lorsqu’elle apprend que Will a utilisé le vote de David Lee pour la faire entrer au cabinet, arrive d’ailleurs exactement au bon moment : elle voudrait croire qu’elle mérite tout ce qu’elle obtient uniquement grâce à son travail, mais la série continue de lui rappeler que ce monde ne fonctionne pas comme ça. Et si vous voulez vraiment avis, c’est beaucoup plus intéressant que de savoir dans quelle chambre d’hôtel Will et elle vont réussir à se retrouver.

Même sa négociation salariale en fin de saison, pourtant assez grossièrement amenée uniquement pour qu’elle puisse racheter sa maison, permet un truc que j’ai bien aimé : elle pense immédiatement à profiter de sa nouvelle position pour réclamer aussi le retour de Cary au cabinet. La classe !

Alicia et Kalinda : on peut réparer ça ou pas ?

C’était surtout LA relation que j’attendais cette saison.

Étonnamment, Alicia et Kalinda se reparlent très rapidement après le final précédent. Entre le 2×23 et le 3×01, il ne s’est passé qu’une nuit et j’avais pourtant presque l’impression que plusieurs mois s’étaient écoulés vu le changement radical en début de saison.

Elles sont capables de travailler ensemble et de se parler normalement, mais tout ce qui faisait leur amitié a disparu. Et ensuite… il faut être patient.

J’adore toujours voir Kalinda faire son travail et elle reste probablement mon personnage préféré, mais après deux saisons à nous promettre des révélations sur son passé, j’aurais aimé que la série accélère franchement. Son vrai prénom, son mariage, tout ce qu’elle a fui : on sait désormais qu’il y a énormément de choses derrière le personnage, mais on continue surtout de nous les faire miroiter jusqu’au tout dernier épisode, sans que ça n’avance vraiment, même quand Alicia est chargée de la défendre face aux impôts (une intrigue franchement forcée pour les rapprocher, je trouve).

Heureusement, ça permet à la relation avec Alicia de bouger davantage dans la dernière partie de saison. Il était temps. Leur amitié me manque beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé et les quelques signes d’un rapprochement fonctionnent immédiatement sur moi. Le 3×21 où Alicia tourne la chaise du bar vers Kalinda ? MAIS ENFIN, ALLELUIA BORDEL ! Quant au cliffhanger du 3×22, avec Kalinda qui se prépare à accueillir son mari, c’est évidemment exactement le genre de promesse qui m’a fait lancer la saison 4 bien vite. Même si, après deux saisons à attendre des réponses, j’ai désormais compris qu’il valait mieux être patient avec elle et qu’on ne saurait probablement pas tous les secrets du perso avant le dernier épisode de la série (je lâche l’affaire, quoi).

Cary, probablement ma meilleure évolution depuis le début

Au risque de me répéter par rapport à ce que je disais en saison 2 : je l’avais trouvé agaçant pendant une bonne partie de la première saison, j’avais adoré le voir passer chez l’adversaire dans la deuxième et cette saison confirme définitivement que le personnage fonctionne beaucoup mieux dès qu’il se retrouve au milieu de plusieurs loyautés.

Sa promotion dans le 3×06 est assez prévisible, mais je ne m’attendais pas à le voir monter aussi haut aussi vite. Comme pour Alicia, on sent que la série suit le chemin de la facilité par moment, mais bon, ça passe parce que c’est une bonne série. J’aime beaucoup sa relation professionnelle avec Peter, sa manière de négocier sa place et surtout le fait qu’il ne soit jamais complètement débarrassé de son attachement à son ancien cabinet. J’aime aussi qu’il commence enfin à réussir à prendre Kalinda à son propre jeu : elle le manipule encore beaucoup, évidemment, mais elle se fait parfois avoir avec une facilité assez réjouissante.

Sa rétrogradation fonctionne par la suite très bien, précisément parce que j’ai kiffé son ascension. Le voir rétrogradé pour son honnêteté, c’est une belle évolution du personnage. Son éviction par Peter, beaucoup moins : j’ai surtout eu l’impression qu’il fallait trouver une raison pour le faire revenir chez Lockhart & Gardner et à nouveau que les scénaristes choisissaient la facilité pour préparer le terrain de la saison 4. Seulement, comme j’avais précisément envie qu’il revienne, je vais difficilement me plaindre.

Et forcément, son retour rapproche à nouveau Cary de Kalinda. Leur dynamique continue d’être l’une de mes préférées. Elle réussit encore parfois à le manipuler avec une facilité impressionnante, lui n’a visiblement toujours pas abandonné l’idée de la séduire et je suis beaucoup trop client de ce duo.

Eli Gold mérite vraiment plus de place

Je parle finalement assez peu d’Eli dans mes bilans alors que j’aime énormément le personnage et qu’il a souvent les meilleures répliques et les moments les plus drôles de la série. Seulement, il bien avouer qu’il vit souvent légèrement en périphérie de la série : il porte les intrigues politiques et les fils rouges mais intervient moins dans les affaires judiciaires de la semaine ; et cette saison, les intrigues politiques sont un peu noyées. L’installer directement au cabinet cette saison est donc une excellente idée sur le papier, mais ça s’essouffle souvent – au point qu’on lui file des intrigues soporifiques avec son ex-femme (et franchement nazes quand il couche avec ses ennemies).

Avant ça et en début de saison, le voir gérer des crises avec Alicia sous ses ordres fonctionne beaucoup mieux que je ne l’aurais pensé et ses confrontations avec Diane sont particulièrement efficaces. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Diane dans ce rôle-là, notamment dans le 3×10 où elle devient presque une mentor pour Eli. Elle reste toujours aussi perspicace cette saison (dès le 3×02, elle comprend tout avant tout le monde) même si la série aime parfois un peu trop la faire passer pour celle qui casse l’ambiance parce qu’elle a raison.

Pour en revenir à Eli, le 3×03 pousse parfois un peu trop son côté excité et colérique, mais j’aime justement que ses méthodes puissent se retourner contre lui. C’est aussi chouette que la saison trouve aussi des associations auxquelles je n’avais jamais pensé, notamment Eli et Kalinda. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’ils ne s’étaient pratiquement jamais croisés auparavant, alors que leur duo paraît immédiatement évident. Malheureusement, c’est vite éclipsé ensuite et il reprend sa place en périphérie de la série. Dommage, surtout, et je me répète je sais, lorsqu’on lui colle une ennemie avec laquelle il finit évidemment par coucher. Là encore, la saison semble parfois persuadée que tous ses personnages doivent absolument finir dans le lit de quelqu’un. Flemme cette saison 3, vraiment !

Par contre, son ex-femme qui finit par coucher avec le gentil Ben Laden, pardon mais ça m’a beaucoup trop fait rire. Fallait l’oser cette intrigue !

Les six mois de Will…

L’autre gros fil rouge de la saison concerne l’enquête sur Will. Et autant ça commence bien, autant la suite m’a laissé perplexe. Le retour de Wendy Scott-Carr en procureure spéciale est une excellente surprise et j’ai aimé toute la construction autour du grand jury. La série sait très bien installer progressivement une menace et utiliser des personnages déjà connus plutôt que d’en inventer systématiquement de nouveaux.

En revanche, toute la partie autour de la suspension de Will m’a laissé assez… oui, ben je n’ai pas d’autres mots, en fait : perplexe. Six mois sans exercer sont présentés comme une véritable peine capitale pour le personnage alors que… euh six mois ? Cela passe à une vitesse déconcertante quand on est adulte. C’est moins qu’une grossesse, y a pas à abuser comme ils le font ! Tout le cabinet semble au bord de l’effondrement, les autres avocats se transforment instantanément en charognards et on commence même à parler changement de nom comme si Will venait de disparaître pour toujours. On en est loin et ce n’est jamais que six mois.

Surtout, je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il avait ou non le droit de faire pendant sa suspension. Selon les scènes, j’avais l’impression que les règles changeaient et que les scénaristes oubliaient de se consulter – il peut suivre les affaires sur lesquelles il était, pas donner de conseils juridiques et gérer les affaires du cabinet. Soit. Pourquoi est-ce si compliqué ensuite ? Ça donne certes quelques très bons moments, notamment avec Kalinda, mais l’ensemble m’a paru inutilement dramatique et prise de tête pour rien. Disons que ça permettait de donner une utilité à Eli qui commençait à tourner en rond et à Diane, qui s’en sort tellement mieux quand les scénaristes n’essaient pas de lui coller une intrigue amoureuse inutile dans les pattes.

Diane reste heureusement excellente dans tout ça. J’aime toujours autant la solidité de son amitié avec Will et sa capacité à comprendre immédiatement ce qui se joue autour d’elle (même lorsqu’elle croit naïvement pouvoir demander à Will d’arrêter de coucher avec Alicia comme si ça allait régler le problème…).

De moins en moins de politique

C’est probablement l’autre chose qui m’a manqué cette saison : toute l’intrigue politique est malmenée en arrière-plan et il y a plein de pistes prometteuses vite oubliées. J’ai bien sûr envie de parler à nouveau de Becca, parce qu’elle manque, mais même au-delà de ça, j’adore la cabale de Wendy… sauf que ça termine en eau de boudin.

La campagne de Peter avait occupé une grande partie de la saison 2 et, même si je ne m’attendais pas à autant aimer cette intrigue, elle donnait une vraie colonne vertébrale à l’ensemble. Ici, Peter, pourtant procureur, devient beaucoup plus secondaire et l’idée d’une course au poste de gouverneur met énormément de temps à apparaître avant de disparaître presque complètement pendant plusieurs épisodes. En gros, Peter se résume à sa séparation à Alicia et à la menace que celle-ci soit découverte (par Diane, par la presse, par le grand jury de Will, etc.) jusqu’au tout dernier épisode.

Du coup, pas besoin de voir Peter tout le temps, à nouveau. Son absence ne me dérange d’ailleurs pas particulièrement. Il peut manquer plusieurs épisodes sans que j’aie vraiment l’impression qu’il manque quelque chose, ce qui en dit probablement assez long sur la manière dont son personnage est utilisé – mais ça a toujours été le cas. C’est fou comme il me semble être un perso principal mais comme il rate plein d’épisodes.

C’est d’autant plus déconcertant que la saison avait commencé avec une drôle de rivalité professionnelle entre Peter et Alicia dès le 3×01, qui pouvait laisser penser qu’on allait beaucoup plus jouer sur cette opposition. Finalement, ça disparaît quasiment aussi vite que c’est arrivé, j’ai trouvé ça dommage.

La fin de saison relance heureusement certains aspects de cette dynamique lorsqu’Alicia se retrouve à nouveau à ses côtés sur scène ou lorsqu’il est convoqué comme témoin dans une affaire qui vise à faire tomber le cabinet de sa femme. C’est une très bonne image parce qu’elle remet en jeu quelque chose qui était au cœur même du titre de la série : après avoir passé toute la saison à construire une nouvelle vie, jusqu’où Alicia est-elle encore prête à être « the good wife » ? J’espère vraiment que ça sera abordé en saison 4, vu que la fin la voit hésiter à passer plus de temps avec Peter dans leur ancienne maison (une intrigue bien naze que celle de la maison !).

Et toujours ce casting absolument absurde

Troisième saison et le jeu du « mais je connais cet acteur ! » fonctionne toujours aussi bien. On croise ainsi Anna Camp, Monica Raymund, Sterling K. Brown puis Susan Kelechi Watson quelques épisodes plus tard, et même Jason Biggs dans un épisode consacré au bitcoin. Oui, un épisode sur le bitcoin en 2012. Le regarder aujourd’hui est assez fascinant tant la série traite encore le sujet comme quelque chose d’obscur et presque expérimental.

Et puis Matthew Perry débarque en fin de saison, parce que pourquoi pas ?

Il y a évidemment Lisa Edelstein aussi, qui débarque en Celeste et reste suffisamment longtemps pour qu’on ne puisse même plus vraiment parler de simple guest. Son arrivée sort un peu de nulle part, mais elle apporte quand même une vraie nouvelle dynamique autour de Will… avant de disparaître sans laisser de trace ? C’est agaçant et la série fait ça de plus en plus souvent : des personnages très secondaires disparaissent totalement d’un épisode à l’autre, et ça fait étrange tout de même ces pistes laissées ouvertes.

Je préfère cependant toujours les retours de personnages que je connais déjà. Elsbeth est un bonheur absolu à chaque apparition et me donne encore davantage envie d’arriver un jour à sa propre série. Patti Nyholm se fait attendre toute la saison mais revient en fanfare dans le final et rappelle immédiatement à quel point elle peut être drôle tout en représentant un vrai danger. Même la juge militaire revient, avec une relation avec Will qui continue de fonctionner parfaitement. J’ai beaucoup aimé.

C’est l’un des grands plaisirs de ces saisons longues : la série commence désormais à posséder une galerie suffisamment importante pour faire revenir quelqu’un sans avoir besoin de le réintroduire complètement et les retours sont franchement réguliers.

Les pires ennemis qu’on puisse imaginer avoir dans sa vie.

Un triple cliffhanger pour rattraper une saison plus calme

Le début de saison tourne à 15/20 maximum. C’est inhabituellement bas pour The Good Wife, mais le début m’avait vraiment déçu : trop de Will/Alicia, une intrigue insupportable autour de Grace et de sa tutrice (ça disparaît totalement par la suite, je suppose que ça a été un flop du côté de l’audience ?), peu de fil rouge et Kalinda qui stagnait.

La série remonte lentement mais sûrement la pente ensuite, ce qui fait qu’heureusement, elle ne devient jamais mauvaise. Elle reste drôle, inventive et capable d’enchaîner les intrigues suffisamment vite pour que je ne m’ennuie pas. Pourtant, j’ai aussi eu l’impression qu’elle passait une partie de cette saison en pause, surtout dans ses relations : tout bouge, mais rarement autant que je l’aurais voulu. Et puis, il y a vraiment des choses qui sont laissés en plan et qu’on finit par oublier (Grace et la religion ? L’existence même des enfants d’Alicia parfois ? Jackie ?).

Zach, en plus, fonctionne de mieux en mieux sur une bonne partie de la saison, alors c’est frustrant. Il ne servait franchement à rien au début de la série, mais j’ai aimé le voir apprendre la vérité par Peter puis devenir protecteur avec sa mère. Et Alicia qui finit carrément par lui acheter une voiture pour empêcher Jackie de s’en mêler ? Énorme fou rire. Le pauvre doit ensuite gérer Nisa qui disparaît pendant dix épisodes avant de revenir avec un “je t’aime”, sa mère et sa grand-mère… mais il finit assez bien par tirer son épingle du jeu.

J’étais aussi content de revoir Owen, toujours aussi drôle, cette fois transformé en mère au foyer désespérée ; et la série lui donne même un copain, ce qui reste assez dingue pour une série CBS de cette époque… Malheureusement, il est vraiment sous-exploité cette année.

Le final réussit heureusement à remettre plusieurs enjeux au centre en même temps, comme il se devait de le faire : le cabinet est en danger, même si j’ai évidemment du mal à croire qu’il va réellement disparaître ; Kalinda attend son mari avec une arme et Alicia doit décider si elle veut retourner vers sa famille ou non.

J’aime particulièrement ce dernier choix parce qu’il ramène directement la série à son point de départ – et à son titre. Trois saisons plus tard, la question n’est plus simplement de savoir pourquoi Alicia reste avec son mari, mais de savoir si cette femme que l’on connaît désormais beaucoup mieux a encore envie d’être celle que tout le monde attend qu’elle soit.

Une saison un peu moins forte, mais bon, ça reste un 16/20

C’est moins bon, surtout au début, mais ouf, pas de catastrophe : 16/20 reste une très bonne note et j’ai évidemment envie d’enchaîner. Après l’efficacité impressionnante de la saison 2, celle-ci m’a parfois semblé hésiter sur ce qu’elle voulait raconter. D’ailleurs, c’est peut-être ce qui me manque le plus par rapport à la saison 2 : des épisodes construits autour d’un dispositif qui changeait vraiment le rythme mais savait où il allait, comme l’épisode avec les écoutes du FBI ou ceux avec les courses contre la montre. Ici, il y en a moins et la saison donne davantage l’impression de dérouler ses intrigues habituelles. Les intrigues politiques deviennent plus discrètes, plusieurs personnages disparaissent pendant de longs moments et les romances prennent parfois trop de place sans faire réellement évoluer les relations.

En revanche, Alicia continue de devenir une héroïne de plus en plus intéressante, Cary confirme qu’il est désormais l’un de mes personnages préférés, Eli mérite largement toute la place qu’on lui donne et je reste désespérément accroché à chaque petit progrès entre Alicia et Kalinda.

Alors, pour ceux qui regardaient déjà la série à l’époque et sans me spoiler : cette saison 3 vous avait-elle aussi paru un peu moins forte que la deuxième ?

Que voir au cinéma pour Halloween (2026) ?

Salut les sériephiles et joyeux Halloween,

C’est le meilleur jour de l’année, enfin ! Quoi de mieux pour célébrer Halloween que de se faire une toile (bim, j’ai pris vingt ans d’un coup) dans le noir, hein ? Encore faut-il savoir lesquels méritent vraiment le déplacement, parce que la promesse de passer une soirée terrifiante n’est pas toujours tenue. Malheureusement pour moi, j’ai déjà fait le tour de tous les films d’horreur qui passent en salle aujourd’hui… C’est plutôt une bonne nouvelle pour vous, cela dit, je me suis dit que je pouvais tout à fait vous en faire un article comme ça.

J’ai donc fait mon petit tri, forcément très personnel, parmi les films que j’ai vus ces dernières semaines. Je précise tout de suite que certains sont encore largement diffusés, tandis que d’autres ne bénéficient plus que de quelques séances selon les cinémas. Et si vous êtes là mais sans avoir envie de dépenser dans un billet de cinéma ce soir, pas de souci, j’ai quelques recommandations quand même !

Le tout sans raconter les surprises des films, évidemment : pas de spoiler ici, ce serait quand même dommage de gâcher la fête !

Les films que je recommande vraiment

Obsession — 5/5

Un jeune homme tente de conquérir sa collègue avec qui il s’entend super bien, comptant sur l’aide de son meilleur ami… et d’un objet magique trouvé dans une boutique. On pourrait croire au point de départ d’une comédie romantique un peu étrange, sauf que l’histoire prend progressivement une tournure beaucoup plus inquiétante. Et franchement, Obsession mérite absolument tout son buzz.

Pour les fans de séries, ce n’est jamais, au fond, qu’une reprise de la thématique de l’épisode 13 de la saison 6 de Buffy contre les vampires. On ne se refait pas, pardon, mais je vais même oser dire que c’est mieux fait ici ! Le film avance tranquillement de la romance vers une horreur psychologique particulièrement efficace. Ce qui me frappe, c’est qu’on pourrait presque passer à côté de ce qu’il a de plus terrifiant en se focalisant sur ses jumpscares. Cinq mois après sa sortie, la hype ne semble toujours pas retombée : après être resté très longtemps à l’affiche, le voilà déjà de retour pour des séances spéciales d’Halloween. Si vous ne l’avez pas vu, foncez. Et rassurez-vous, il n’est pas si flippant que ça.

Resident Evil — 5/5

Bryan, un coursier médical, doit livrer un colis à l’hôpital de Raccoon City. Une rencontre sur une route enneigée va transformer sa soirée en cauchemar, au moment où une épidémie commence à se répandre. J’ai déjà consacré un article entier à ce Resident Evil, et mon avis n’a pas changé : j’ai adoré !

Il faut dire que je ne connais presque rien à la saga vidéoludique, ce qui m’a probablement permis de profiter du film sans attendre qu’il coche une liste de références. Zach Cregger sait installer la tension, ses jumpscares sont efficaces et sa mise en scène s’amuse intelligemment avec les codes du jeu vidéo.

Pour une séance d’Halloween qui cherche vraiment à faire peur, c’est l’un de mes premiers choix.

Hope — 4,5/5

Alors que des incendies dans la région mobilisent les secours, les communications sont coupées dans un petit village coréen et les habitants doivent se débrouiller face à une menace mortelle (et bien sanglante) qu’ils ne comprennent pas. Hope est un excellent film, mais je ne suis pas certain de le conseiller à quelqu’un qui cherche avant tout de l’horreur. Il emprunte beaucoup plus à la science-fiction et au thriller, avec une construction qui prend énormément son temps. C’est d’ailleurs ce qui lui coûte son demi-point : le film est parfois interminable, surtout lorsqu’il retarde la révélation de ce qui se passe réellement. Il n’empêche que quand elle arrive cette révélation est excellente et fonctionne vraiment bien, après une heure à se poser la question ! Allez-y sans rien savoir, franchement.

J’ai moins accroché à la dernière partie de ce film, qui semble soudain vouloir ouvrir les portes d’un univers et d’une mythologie beaucoup plus vastes. Pourquoi pas, après tout ? Ce n’est pas ce que j’attendais, mais j’ai passé un très bon moment. Et, en bonus, c’est probablement le meilleur film ever pour apprendre à dire « putain » en coréen. Et ça, ça ne s’invente pas.

Clayface — 4,5/5

À Gotham, Matt Hagen est un acteur particulièrement en vogue. Malheureusement, une mauvaise décision de sa part va mettre un terme brutal à sa carrière et le laisser défiguré.

Ce film est une belle histoire de vengeance et de transformation, dans un registre bien plus horrifique que ce qu’on associe habituellement aux adaptations DC. Cela dit, ça reste un film DC, donc c’est plutôt soft dans l’horreur. C’est une très bonne surprise pour moi, même si je n’ai absolument pas eu peur : il doit y avoir un ou deux jumpscares, pas beaucoup plus.

En connaissant un peu l’univers DC et après avoir vu le Joker, j’avais aussi l’impression que le titre me donnait une longueur d’avance sur la conclusion, ce qui est un peu dommage. Cependant, j’ai vraiment aimé la proposition, et pourtant elle flirte avec un genre dont je ne suis pas spécialement amateur (contrairement à ce que pourra vous laisser penser cet article) : le body horror. Rassurez-vous, ça reste relativement soft, et surtout, c’est exactement le type de film que j’aime découvrir au cinéma. C’est de la bonne SF, avec des persos sympas et des twists qu’on voit venir, mais qu’on savoure parfaitement.

Sanguine — 4/5

La première scène est celle de la bande-annonce : un employé de fast food un peu trop énergique finit par péter un câble à cause d’un client malpoli : c’est directement sanglant et on n’en sait pas beaucoup plus. Le sujet du film est ailleurs : Margot commence son internat aux urgences, où elle découvre des patients de son âge présentant d’étranges symptômes. Très vite, les cas se recoupent et la situation devient de plus en plus inquiétante – et stressante, parce que le film insiste vraiment sur le stress que provoque le taf.

Malgré une bande-annonce qui avait tout pour me donner envie, je m’étais préparé à être déçu par ce petit film d’horreur français. Et, finalement, c’est une bonne surprise ! Sanguine a un message à faire passer, mais certainement pas celui auquel je m’attendais, et c’est une de ses principales qualités : peu de films d’horreur font ça aussi bien que ce film, qui donne un peu à réfléchir tout de même (oh, n’en attendez pas trop non plus).

Là encore, je n’ai pas été particulièrement terrifié par ce que je voyais, mais l’horreur psychologique fonctionne bien si on se laisse prendre et surtout, surtout, le film ne lésine pas sur le body horror. On a parfois envie de détourner les yeux ou serrer les dents, ça me paraît très bien pour Halloween. Il y a même des scènes assez crues, donc. J’ai toutefois l’impression que son interdiction aux moins de 16 ans se justifie surtout par la nudité.

En tout cas, voilà une nouvelle preuve qu’on peut avoir de bonnes surprises avec le cinéma de genre français. Je pense que c’est un excellent choix pour Halloween, avec un très bon casting aussi !

De bonnes séances, malgré quelques réserves

Leviticus — 3,5/5

Deux adolescents australiens attirés l’un par l’autre doivent affronter une présence qui exploite précisément leurs sentiments, dans un environnement religieux particulièrement hostile à leur relation.

Sur le papier, le concept est vraiment intéressant et rappelle souvent l’excellent It follows, mais j’ai mis beaucoup de temps à entrer dans le film. Sa première partie est très lente, et comme la promotion m’avait déjà révélé la nature de la menace – c’était même l’argument de vente dans le synopsis !, j’ai eu l’impression d’attendre un peu trop longtemps quelque chose que je savais déjà.

Heureusement, la montée en tension finit par fonctionner et l’horreur psychologique prend le dessus, accompagnée de quelques jumpscares et d’un personnage particulièrement détestable dans l’entourage du personnage principal (c’est rare que je lâche une insulte en pleine séance, mais ouais, j’ai craché un « quelle connasse » à un moment).

Dommage que les personnages aient parfois des réactions qui manquent franchement de logique et, surtout, que la conclusion m’ait laissé à ce point sur ma faim. Il y avait de quoi faire encore mieux et ça m’a donné l’impression que ce n’était pas abouti.

Cela dit, ça reste un très bon film pour Halloween !

Englouti — 3,5/5

Un jeune plongeur part au large des côtes californiennes pour retrouver le corps de son père disparu et se retrouve dans une situation de survie particulièrement improbable.

Englouti est un petit thriller qui ne révolutionne pas grand-chose et qui nous sert exactement ce que l’on peut en attendre quand on lit ce synopsis : c’est un peu longuet, pas très surprenant et pas franchement réaliste. Pourtant, il y a largement moyen de s’y accrocher, surtout lorsqu’il nous colle à notre siège avec quelques passages un peu gore. Si vous n’êtes pas trop sadiques, vous devriez même avoir envie que le héros s’en sorte.

Après, entre les flashbacks et la lourdeur avec laquelle le message est parfois martelé, il y a aussi des moments où l’on aurait presque des envies de meurtre. Pas forcément celles que le réalisateur avait prévues, cela dit ! Une bonne séance malgré tout, et puis les envies de meurtre, c’est bien pour Halloween, non ? A minima, c’est raccord en tout cas !

Kraken — 3/5

Dans une cité, cinq jeunes décident (parfois malgré eux, il faut bien le dire) de retourner dans une tour abandonnée autour de laquelle circulent d’inquiétantes rumeurs, alors que des disparitions se multiplient.

Je vous ai déjà parlé en début de mois de Kraken dans mon article sur mes Derniers coups, donc je ne vais pas m’y attarder pendant des heures. Ce film d’horreur français ne brille pas spécialement par son intrigue (facile à dire quand on ne fait que critiquer, mais disons que le titre est bien déceptif quand même), assez simple et pas toujours convaincante, mais il sait créer une ambiance et s’y tenir à merveille. Le casting est vraiment bon : vous n’en sortirez pas tout à fait indemnes et une ou deux scènes, surtout sur la fin, pourraient vous hanter. Peut-être.

Attention à la bande-annonce qui en montre un peu trop ! C’est en tout cas efficace, étouffant par son ambiance de huis-clos et, paradoxalement, alors que je l’ai moins aimé que la plupart des films précédents, c’est peut-être l’un des plus horrifiques de cette sélection. Comme quoi, la qualité d’un film et sa capacité à faire peur ne vont pas nécessairement de pair.

Malfaisante — 3/5

La petite Bela voit son quotidien basculer lorsque quelque chose d’inquiétant semble s’immiscer dans sa relation avec sa mère.

J’attendais beaucoup du nouveau film de Rob Savage, notamment parce que Host reste une de mes références en matière d’horreur. J’en suis ressorti avec un sentiment très mitigé : le scénario et la réalisation sont intéressants, Jessica Chastain fonctionne très bien dans son rôle monstrueux, mais le film ne m’a quasiment jamais fait peur. Même les jumpscares tombent parfois à plat, tant on est saturé par la bande sonore. Je reconnais toutefois que le film parvient à créer le malaise, mais l’ensemble semble plus à destination des enfants parfois (enfin, des enfants qui regardent des films pas de leur âge, quoi… Disons que le message semble fait pour eux).

Je trouve qu’il aurait presque mieux fonctionné en assumant pleinement son côté fantastique, plutôt qu’en promettant une expérience horrifique. J’ai développé tout cela dans ma critique de Malfaisante, mais je ne regrette absolument pas la séance pour autant. Franchement, ça passe pour un Halloween pas trop effrayant.

Backrooms — 2/5

Une étrange porte découverte dans le sous-sol d’un magasin de meubles ouvre sur un dédale de lieux vides et absurdes, qui semblent obéir à leurs propres règles.

Je ne suis pas sûr qu’il reste des séances pour voir le film aujourd’hui, mais quitte à parler des films d’horreur de cette année, je me suis dit que je pouvais laisser une trace de celui-ci sur le blog. Je sais que Backrooms s’appuie sur tout un phénomène Internet, mais je crois que je suis complètement passé à côté de la private joke. Certaines séquences sont franchement malaisantes, et j’ai plutôt aimé la fin, mais le reste m’a surtout laissé avec un immense sentiment d’incompréhension face au succès et au buzz.

Je ne parle même pas forcément des mystères de l’histoire : je n’ai surtout pas compris pourquoi ce film suscitait autant d’enthousiasme. Je suis probablement passé à côté de quelque chose, mais avec 2/5, vous aurez compris que je ne suis pas celui qui va vous convaincre d’aller le voir. J’en attendais trop, peut-être.

Et si on préfère regarder un film à la maison ?

Pinocchio: Unstrung — 3/5

Le célèbre pantin de bois revient dans une relecture horrifique très, très libre de son histoire, avec des conséquences nettement moins enfantines que dans le conte.

J’avoue avoir été un peu perturbé par le parti pris du film au départ, parce que ça n’a rien à voir avec Pinocchio. La séquence d’intro du film est sublime en tout cas et ça met vraiment dans l’ambiance parfaite pour Halloween. Pour moi, il n’y a pas à hésiter : c’est LE film qui correspond le mieux à cette fête en ce moment en streaming.

Par contre, la qualité d’ensemble est moyenne. Les effets spéciaux ne sont pas particulièrement réussis, mais le film assume aussi une violence qui m’a surpris, avec des scènes qui vont parfois chercher du côté du gore de Terrifier. Franchement, je ne m’attendais pas à ça en lançant un film consacré à Pinocchio, même si c’était un film d’horreur ! Ce n’est pas une merveille, le scénario n’a parfois aucun sens (enfin disons que je n’ai pas compris la présence de certaines scènes) mais il fait le boulot pour ceux qui veulent leur dose d’horreur sans aller au cinéma.

The Last Kiss — 2,5/5

Une adolescente se prépare à vivre son premier baiser avec beaucoup, beaucoup, d’attente. Tout ne se passe pas comme prévu et elle s’en tire avec un étrange pouvoir : en embrassant quelqu’un, elle voit la manière dont il ou elle est censé(e) mourir.

Phoebe de Charmed n’a qu’à bien se tenir : la relève des prémonitions est là ! Bien sûr, l’héroïne entrevoit rapidement la mort très prochaine de certains de ses ami(e)s et tente aussitôt de comprendre ce qu’il se passe pour arrêter une tuerie à venir.

Malheureusement, la bande-annonce et le synopsis m’ont beaucoup trop plu par rapport à la qualité de ce qui est proposé. Avec McKenna Grace au casting et une bonne histoire comme ça, The Last Kiss avait vraiment de quoi me séduire. L’ambiance est celle d’un teen horror movie comme je les aime, mais ça n’a jamais vraiment pris, c’est trop… Trop.

C’est simpliste, prévisible, rarement effrayant, et j’ai surtout passé mon temps à m’amuser de ce que le film essayait de faire plutôt qu’à m’inquiéter pour ses personnages. Dans le même genre, on a vu bien mieux, et Happy Birthdead me vient immédiatement à l’esprit.

Grosse déception, donc, malgré un casting prometteur… Mais pour ceux qui veulent de l’horreur qui ne provoque pas de cauchemar, ça me paraît chouette pour Halloween !

Apocalypse Z : Nouveau Monde — pas encore vu (et pas sûr de le voir !)

Dans cette suite du film espagnol, des survivants réfugiés aux Canaries repartent sur le continent pour trouver des ressources, avec tout ce que cela suppose de mauvaises rencontres zombies.

Le film vient d’arriver sur Prime Video, mais je ne vais pas vous donner un avis sur quelque chose que je n’ai pas encore regardé. Pour être honnête, le premier Apocalypse Z m’avait moyennement accroché et je ne l’avais pas terminé. Je me dis que me faire les deux films à la suite pourrait être l’occasion d’une soirée sympa.

Après, j’ai probablement trop d’épisodes de The Walking Dead au compteur pour ne pas avoir la sensation de revoir éternellement les mêmes histoires de survie et de zombies. Je lui laisserai peut-être sa chance, mais ce n’est pas ma priorité de ce week-end, forcément.

Et si on ne veut surtout pas avoir peur ?

Il y a aussi au cinéma Shaun le Mouton : La Bêêête d’Halloween, dans lequel les habitants de la ferme se préparent à célébrer Halloween avant qu’une histoire de citrouilles ne vienne tout compliquer. C’est sympa, ça se regarde sans déplaisir, mais je ne suis pas certain que cela justifie à lui seul le prix d’une place de cinéma.

Ce qui m’a amusé, c’est surtout le partenariat avec Le Parc de l’Étrange : j’y ai vu une figurine de Shaun le Mouton, et c’est elle qui m’a donné envie de découvrir le film. Comme quoi, parfois, une simple figurine fait mieux son travail que toute une campagne promotionnelle !

Quant à Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, dont l’histoire tourne autour d’une maison hantée, je l’ai complètement évité. Je crois qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer très longtemps pourquoi je ne suis absolument pas le public visé. Tant mieux pour les familles qui auront envie d’y aller, mais… voilà quoi.

Finalement, ce qui ressort de toutes ces séances, c’est que j’ai adoré plusieurs films qui ne m’ont pratiquement jamais fait peur, tandis que des propositions plus franchement horrifiques m’ont laissé beaucoup plus froid. Ce n’est pas nouveau, mais ça mérite d’être rappelé en cette période : un bon film d’horreur n’est pas forcément celui qui vous fait sursauter le plus. Et si vous cherchez malgré tout à vraiment flipper, vous savez maintenant lesquels j’ai trouvés les plus efficaces… ou pas !

Et vous, vous me conseilleriez quoi comme film pour aujourd’hui si je ne passais pas déjà ma soirée à Disneyland Paris ? 😉

Retour à Panem #3 : Fallait-il vraiment couper Hunger Games La Révolte en deux ?

En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !

Salut les sériephiles,

Troisième dimanche, troisième Hunger Games au cinéma et troisième article du mercredi ! Après la claque monumentale que m’avait mise L’Embrasement, j’avais hâte de découvrir si La Révolte – Partie 1 me ferait autant d’effet. Bon, je savais aussi qu’il s’agissait de l’un des volets les moins appréciés de la saga, mais j’avais oublié pourquoi parce que vraiment, je ne l’avais jamais revu. Maintenant, je m’en souviens et je dois bien reconnaître qu’il est mal-aimé pour une bonne raison : c’est un film génial, qui regorge de moments incroyables, mais qui ne fonctionne pas franchement comme un… film. C’est une adaptation d’un roman, et ça se sent. Je crois que tout le problème vient de cette fichue décision de couper le dernier roman en deux.

Souvenez-vous de cette mode hollywoodienne des années 2010 qui consistait à transformer systématiquement le dernier tome d’une saga en deux films. Harry Potter s’y était essayé, avec un septième film incroyable avant un huitième qui expédie beaucoup trop de choses. Twilight avait également tenté le coup, et franchement, quelle catastrophe ! Hunger Games a suivi le mouvement, avec une adaptation manifestement très fidèle au roman, mais qui me donne l’impression de regarder une succession de chapitres plutôt qu’un véritable film. Ça ressemble bien à la première moitié d’un excellent roman, car c’est c’est qu’il est.

C’est assez paradoxal puisque La Révolte – Partie 1 est le plus court de la saga, mais il paraît parfois interminable. On nous installe les personnages, on découvre le district 13, on assiste à la naissance de la rébellion et on enchaîne les événements sans qu’ils parviennent vraiment à former un tout. C’est ce qui donne l’impression que c’est interminable : ça ne commence jamais vraiment, on enchaîne des moments, c’est tout.

De ce point de vue-là, il faut reconnaître que l’absence des Hunger Games se fait terriblement sentir. Plus d’arène, plus de compétition qui structure le récit, plus de mort abominable toutes les cinq minutes ; non, vraiment, l’univers change. C’est toujours violent, mais voilà, les préparatifs d’une révolution, aussi passionnants soient-ils, ne remplacent pas forcément l’adrénaline que procurait l’arène et qui sauvait souvent les opus précédents des moments creux et plus ennuyeux. Je pense que c’est vraiment voulu : Katniss est isolée et ça se ressent. On ne peut pas dire qu’elle s’ennuie, hein, et nous non plus, mais c’est plus long – et on nous impose beaucoup de texte l’air de rien. Les discours fleuves n’en finissent plus !

Pourtant, qu’est-ce qu’il y a de bonnes idées, à commencer par toute cette réflexion autour de la propagande, que j’adorais déjà dans L’Embrasement et qui prend ici une place considérable. Pour que la révolution fonctionne, il lui faut un visage. Les rebelles ont Katniss (on notera d’ailleurs qu’il y a un vrai souci dans le scénario, puisque Snow ne veut pas que le Capitole les appelle Rebelles, mais c’est le nom que tout le monde utilise ensuite, y compris au Capitole ?), le président Snow a Peeta, et chacun tente de convaincre Panem que son camp détient la vérité. On fabrique des images, on construit des discours, on cherche à provoquer les émotions qui permettront de rallier la population à sa cause – et ça, des deux côtés. Bien sûr, on sait que le camp de Katniss est celui qui a raison, mais c’est passionnant de voir comment Katniss, qui n’a absolument rien demandé, devient malgré elle le symbole d’un mouvement politique et est instrumentalisée aussi quand elle est du bon côté.

J’aime particulièrement le fait qu’elle soit incapable de jouer correctement le rôle qu’on lui a écrit. On la filme, on lui demande de réciter des textes et ça ne fonctionne pas. En revanche, dès qu’elle se retrouve confrontée à la réalité de la guerre et que ses émotions prennent le dessus, elle devient immédiatement convaincante. C’est assez terrible, finalement : pour fabriquer une bonne propagande, il faut exploiter les véritables souffrances de Katniss.

C’est aussi ce qui donne lieu à l’une des scènes les plus cultes de toute la saga : The Hanging Tree. Cette chanson que Katniss interprète et qui devient progressivement un chant de révolte repris par la population. Quelle réussite ! Je le disais déjà la semaine dernière, mais la musique joue un rôle absolument essentiel dans Hunger Games, et cette séquence en est probablement l’une des meilleures démonstrations – j’adore aussi la scène où Katniss sursaute en entendant le générique des jeux.

Difficile, surtout, de regarder cette scène de la révolte au barrage aujourd’hui sans penser aux manifestations françaises de ces dernières semaines, durant lesquelles The Hanging Tree a justement été repris. Voir une chanson de fiction devenir un véritable chant de contestation, ce n’est quand même pas rien ! J’avais déjà fait le rapprochement entre Panem et l’actualité dans mes précédents articles, mais il est encore plus frappant cette semaine. Le discours de Snow au début du film, qui érige l’ordre en valeur absolue, m’a notamment rappelé celui d’Emmanuel Macron au lendemain des manifestations. Les situations sont évidemment différentes, mais cette résonance politique est assez troublante.

Et puis, pendant que Katniss devient le Geai moqueur, Peeta apparaît régulièrement à la télévision dans un état de plus en plus inquiétant. Josh Hutcherson est excellent et Jennifer Lawrence aussi. Je continue de regretter qu’on n’ait pas accès aux pensées de Katniss, parce que les films ne parviennent pas toujours à me faire comprendre ses sentiments pour Peeta. On nous dit qu’elle l’aime, tout concourt à nous le montrer, mais il manque parfois quelque chose. À l’inverse, Gale continue d’être présent pour elle, quitte à comprendre qu’il n’a plus vraiment sa place dans cette histoire d’amour. Il a beau avoir sauvé une partie des habitants du district 12, je n’accroche toujours pas tellement au personnage. Dommage pour lui – l’acteur est bien meilleur des années plus tard dans Most Dangerous Game.

Ce qui me frustre davantage, en revanche, c’est que le film multiplie les personnages et les situations sans toujours leur donner la place qu’ils mériteraient. Finnick, Annie, Johanna, l’équipe de tournage de Katniss… Il y a tellement de choses à raconter ! On aimerait aussi découvrir davantage ce qui se passe dans les autres districts, notamment les districts 1 et 2, ou même du côté du Capitole. Après la destruction du district 12, les contre-attaques de Snow et les opérations des rebelles, on comprend bien que cette guerre civile menace de détruire Panem tout entier. Le Capitole privé d’électricité en est d’ailleurs une excellente illustration. Mais tout cela reste souvent survolé, alors même que le film prend énormément de temps pour installer ses enjeux… Et je peux dire la même chose pour Peeta : on le voit diminué physiquement, mais on ne sait pas exactement ce qui lui arrive. Peut-être que ça joue beaucoup sur l’ambiance menaçante, mais ça marche mieux en livre qu’en film.

Bref, une fois n’est pas coutume : j’ai envie de relire les romans et il va vraiment falloir que je m’y mette. C’est un peu compliqué parce que j’ai les versions illustrées, donc ce sont d’énormes bouquins que je ne peux pas trimballer dans le train quoi. C’est loin d’être un regret en revanche, ces livres sont magnifiques !

Je suis persuadé que la saga fonctionne bien mieux à l’écrit qu’à l’écran – et pourtant j’adore les films. Seulement voilà, on nous demande vraiment de réfléchir et de se projeter, et l’écran impose trop une rapidité d’action qui ne permet pas autant la réflexion. En lisant, on peut prendre le temps de comprendre le sentiment d’injustice, la peur, la colère et cette révolte qui se construit progressivement. Au cinéma, en revanche, j’ai parfois l’impression qu’on a voulu absolument tout conserver sans suffisamment réfléchir à la façon de transformer ces chapitres en un véritable récit.

Heureusement, la dernière partie du film rappelle à quel point Snow est un adversaire terrifiant. Son face-à-face avec Katniss, lorsqu’il la laisse dans l’incertitude concernant la survie de Peeta et Gale, est glaçant. La révélation qui suit est encore pire : Peeta a été sauvé, mais Snow l’a préalablement torturé et manipulé pour qu’il haïsse Katniss au point de vouloir la tuer. Après l’avoir utilisé pour sa propagande, il en a fait une arme contre elle. C’est absolument horrible et le retournement fonctionne toujours aussi bien.

Malheureusement, contrairement au final complètement dingue de L’Embrasement, celui-ci me laisse surtout sur ma faim. On vient d’assister à une révélation terrible, mais le film se termine sur un discours de la présidente Coin qui n’a pas franchement la même puissance qu’un bon « If we burn, you burn with us! » de Katniss. Inévitablement, on a cette impression désagréable de devoir interrompre une histoire qui n’est absolument pas terminée, mais bizarrement, j’ai trouvé que la fin du deuxième film était un bien meilleur cliffhanger que celui-ci… Forcément, car celui-ci est artificiel et n’a jamais été envisagé comme tel à l’écriture.

C’est là tout mon problème avec La Révolte – Partie 1. À force de vouloir respecter chaque étape du roman, on a peut-être oublié qu’une adaptation devait aussi fonctionner indépendamment du livre dont elle est tirée – ou alors, il aurait fallu faire un film de 3h30, tout simplement… Aujourd’hui, ça se fait, à l’époque, ça ne passait pas tellement, et j’aurais probablement détesté qu’on retire des moments cultes. Alors, fallait-il vraiment couper La Révolte en deux ? Je ne suis pas persuadé que c’était une bonne idée quand même. Peut-être juste qu’il fallait se contenter des romans. Ou mieux encore : faire une série, tout simplement. Qu’est-ce que ça aurait été chouette une série Hunger Games !

En tout cas, j’attends quand même de revoir la deuxième partie pour trancher définitivement. J’ai regretté que la programmation UGC ne nous fasse pas enchaîner les deux films le même soir, parce que je suis sorti encore une fois avec une envie folle de découvrir la suite et que ça aurait été totalement justifié de les enchaîner… Non ?

Le Parc de l’Étrange 2026 : bien plus beau en photo qu’en vrai

Salut les sériephiles,

Il y a deux ans, je vous racontais ma découverte du Parc de l’Étrange, une promenade nocturne organisée pour Halloween dans le parc de Saint-Cloud. J’en étais ressorti plutôt content et, malgré quelques réserves sur les tarifs, j’y suis retourné l’an dernier aussi, avec le même plaisir. Deux ans plus tard, j’ai eu envie de renouveler l’expérience, d’autant que j’étais encore dans l’ambiance après mon excellente journée au Parc Astérix dont je vous parlais la semaine dernière. Oui, je profite beaucoup d’Halloween cette année !

Entre-temps, le Parc de l’Étrange a changé de lieu pour s’installer au parc André-Citroën, dans le 15e arrondissement de Paris. Un changement assez radical, puisque l’on quitte le cadre naturel de Saint-Cloud pour un environnement beaucoup plus urbain… Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, parce que la déco n’a pas pris en compte ce changement de cadre.

Un très joli parc… quand on choisit bien son angle !

Le premier problème du Parc de l’Étrange cette année, c’est donc paradoxalement son cadre. Le parc André-Citroën est plus grand qu’il n’y paraît au premier abord et, malgré les efforts de décoration, il y a beaucoup trop d’espace pour ce qui est proposé. On passe ainsi d’un univers à l’autre en traversant parfois de grandes zones non décorées – le pire étant à mon sens le passage d’une zone Styx à une zone où le cours d’eau continue sans décoration. C’est franchement dommage, parce que certaines installations sont vraiment superbes… mais l’impression reste qu’une grande partie du parcours n’est pas décorée ! Il y a un joli travail sur les lumières, des décors réussis, mais l’immersion peine à fonctionner sur plus de la moitié du parcours : il faut toujours un peu de temps pour se mettre dedans, mais comme on nous en sort toutes les trente secondes, ben…

L’environnement urbain n’aide pas non plus. Qu’on ne se méprenne pas, St Cloud aussi, c’est urbain… mais la ville se fait plus discrète à l’arrière-plan ou est prise en compte dans les zones immersives. À Balard (car c’est là que se trouve le parc tout aussi lointain que ne l’est celui de St Cloud finalement), on aperçoit régulièrement les immeubles parisiens autour du parc. Et le sommet de la Tour Eiffel. Comme si ça ne suffisait pas, il y a surtout ce fichu ballon Generali ! Alors, je le trouve déjà très laid en temps normal, mais quand on essaie de photographier un décor d’Halloween et qu’il apparaît en arrière-plan, c’est quand même franchement agaçant. Cela casse complètement l’immersion d’avoir une publicité géante sur toute une partie du parcours.

Ceci étant, en choisissant bien ses angles, le résultat peut être magnifique. Vraiment. J’ai pris plein de photos que je trouve superbes et vraiment dans l’ambiance d’Halloween, au point de me dire que le Parc de l’Étrange rend cent fois mieux en photo qu’en vrai. C’est con, je ne mets pas trop à jour mon Instagram dernièrement…

Des comédiens qui font toute la différence

Heureusement, l’édition 2026 possède un véritable atout : ses comédiens ! Ils sont nettement plus nombreux que lors de ma précédente visite et contribuent énormément à rendre l’expérience amusante. On sursaute parfois, on rigole beaucoup en regardant les autres se faire piéger et, évidemment, on finit particulièrement agacé parce que certains dans les visiteurs en font des caisses pour pas grand-chose.

En fait, ça m’a suffisamment sorti du truc pour que personne ne réussisse à me faire vraiment peur. Oh, certains m’ont mis mal à l’aise quand même, mais une petite photo, et hop, on n’en parle plus. Quant aux autres visiteurs, ben… Je n’ai pas mis mes boules quiès car le son n’était pas si fort, mais les hurlements ont eu raison de mes oreilles et j’ai passé la nuit avec des acouphènes. Su-per.

Cela dit, le parc n’y est pour rien – au contraire, c’est même plutôt gage de qualité de réussir à faire peur, on va dire. Fuyez les groupes d’ados quand vous les voyez, ce sont les pires à courir partout au lieu de profiter. Enfin, peut-être qu’ils en profitent davantage comme ça, remarque, je suis juste un vieux con qui vieillit mal (je l’ai déjà dit en parlant de Peur sur le parc Astérix).

L’autre bonne idée, c’est de proposer une expérience adaptée au public, avec un espace facultatif dans le parcours pour ceux qui veulent davantage de frissons. Le Parc de l’Étrange reste donc une sortie familiale, et c’est plutôt bien pensé ! Vous verrez quoi qu’il arrive des acteurs, mais ceux qui interagissent le plus ou sont les plus flippants (ah, les clowns, encore et toujours) sont à l’écart dans cette zone pour public averti !

Un final un peu décevant

Lors de mes précédentes visites, j’avais particulièrement apprécié le spectacle final, avec ses drones et ses feux d’artifice. Cette année, les feux d’artifice initialement annoncés ont finalement été remplacés par un spectacle moins convenu, nommé Les Voiles des Ombres. C’est joli comme titre.

Alors, comment vous dire ? C’est à la fois très beau, assez original et franchement… cheap. Le concept est intéressant : de grandes structures légères et lumineuses évoluent dans les airs pour composer une sorte de ballet nocturne – c’est un show de cerf-volant lumineux, quoi. Visuellement, c’est original, innovant et beau, mais je crois que trois ou quatre minutes auraient largement suffi pour en profiter. Au-delà (et ça dure 15 min quand même), le spectacle étire un peu trop une idée qui n’a pas grand-chose à montrer. Alors, oui, il y a de la fumée, des bulles, les cerf-volants qui se rapprochent. C’est beau, hein, mais ça ne fait pas un spectacle et surtout, surtout, ça n’a absolument RIEN d’Halloween, à part son titre qu’on tente de faire coller comme on peut. Dommage pour un événement centré sur cette fête…

Onéreux, mais sympa quand même

Reste la question du prix. Le Parc de l’Étrange n’est pas donné : les prix sont évolutifs selon les dates. Il est ouvert jusqu’au 31 octobre (32€90 en plein tarif pour le soir d’Halloween, contre 23€90 en semaine), et j’aurais du mal à affirmer que l’expérience justifie entièrement son tarif. C’est cher, tout simplement – comptez cinq euros de moins pour les tarifs réduits et les tarifs enfants, mais ça fait tout de suite un énorme budget pour un parcours qui dure moins d’une heure, en fait. Oui, même en comptant les 15 minutes de spectacle, je pense qu’on reste à moins d’une heure – mais là encore, ça dépend de votre degré d’immersion, si vous êtes un ado qui détale partout, ça durera peut-être 25 minutes ; si vous êtes un grand enfant qui s’arrête partout, vous vous rapprocherez peut-être de l’heure de parcours.

Par contre, je vais aussi être honnête : entre les installations, les effets, les comédiens et toute l’organisation nécessaire, je vois aussi difficilement comment proposer moins cher en plein Paris. C’est assez paradoxal, finalement, d’avoir l’impression de se faire avoir en payant cher pour un événement pas assez immersif, mais de savoir que c’est le prix que ça vaut. La vie à Paris !

On pourrait penser qu’avoir des partenaires publicitaires comme Shaun le mouton casserait un peu les prix, mais non (on remarquera aussi la fenêtre allumée du bâtiment juste derrière, histoire d’être bien immergé, hein)

En revanche, si je leur pardonne le tarif d’entrée, j’ai nettement moins de compréhension pour la restauration sur place : le rapport qualité-prix est franchement misérable, avec une nourriture assez moyenne (bon, OK, je n’ai testé que les frites, mais elles n’étaient pas bonnes) à des tarifs abusifs.

Bref, mangez avant d’y aller – ou après. Par contre, c’est chouette, le carrousel du parc est gratuit pendant l’événement. OK, vous aurez payé cher l’entrée, mais si vous avez des enfants avec vous, c’est toujours ça de pris (même si là encore… ben rien à voir avec Halloween, quoi, mais on prend ce qu’il y a à prendre là où on peut le prendre, voilà).

Dans tout ça, je suis donc un peu partagé. Je me suis amusé, j’ai apprécié les interactions avec les comédiens et j’ai trouvé certaines installations vraiment chouettes. Le Parc de l’Étrange permet de passer une soirée sympathique entre amis ou en famille, avec quelques frissons et une petite ambiance Halloween.

Est-ce que je regrette ma visite ? Non, certainement pas.

Est-ce que je vous conseillerais de vous précipiter pour acheter un billet ? Pas forcément non plus.

À vous de voir ce que vous attendez d’une telle sortie… mais j’espère que ce n’est pas une immersion complète !