Filthy Rich – S01E04

Épisode 4 – Romans 8:30 – 12/20
Cet épisode fait un flop total alors que j’étais plutôt pressé de découvrir ce qu’il allait advenir de tous les personnages après une pause d’une semaine. Je n’ai pas réussi à accrocher du tout à l’intrigue proposée, et je n’ai pas trouvé ce que j’attendais de la série. J’espère que ça redeviendra mieux par la suite, mais pour l’instant, vraiment, il n’y a pas une seule des décisions de l’épisode qui a réussi à vraiment me plaire. Et pas de spoiler dans cet avis, je sais, mais le cliffhanger qui n’en est pas vraiment un enfonce le clou.

> Saison 1


Spoilers

Better, we have dogs and gun.

Et si je profitais de ce samedi soir sous couvre-feu (mon dieu, j’ai failli rentrer trop tard) pour continuer un peu cette série ? Cela fait un moment que j’ai vu l’épisode 3, il est donc temps de me remettre à cette série, et merci au résumé de tout nous rappeler en une minute, alors qu’il y a clairement beaucoup à faire.

L’épisode commence par Rose, Ginger, sa mère et « Jason » qui se rendent dans la maison de vacances de Margaret pour le week-end. Le but ? Proposer un week-end sympathique loin des fans cinglés à Ginger et sa mère. Le problème ? Margaret a organisé un bon week-end au même endroit et ça fait clairement flipper la mère de Ginger qui n’a pas du tout envie de croiser les hommes amis avec Margaret.

Celle-ci débarque quand même en hélicoptère avec le reste de ses enfants, mais aussi avec Becky et son avocat. Le but du week-end ? Rassurer les investisseurs, qui sont tout de même bien inquiets de la réputation d’Eugène maintenant qu’il est mort. Cela fait du mal à l’entreprise familiale, forcément, mais aussi au « 18 :20 », le groupe de riches investisseurs… qui invite Eric à les rejoindre.

Margaret se rend rapidement compte que les hommes sont seuls sans elle, notamment grâce à Becky, et elle n’aime pas trop l’idée. Elle se débrouille donc pour passer les voir, puis pour éloigner Eric de tout ça avec une excuse bien bidon.

J’ai bien aimé sa manière de se mêler de tout ça, et toute l’hypocrisie qui se dégage de cette scène très drôle. Elle finit par s’isoler, cette fois avec Paul, pour mieux se rendre compte que le féminisme n’est pas très à la mode en 2020… Pourtant, les femmes ont bien du pouvoir dans cette série. Par exemple, Rachel continue de parler avec Eric sur son site porno.

C’est toujours un secret entre eux, mais ça permet d’apprécier un peu plus Eric qui a tellement besoin d’une oreille attentive qu’il raconte sa vie à une inconnue sur le net, tout de même. Bien sûr, ils sont interrompus par Margaret, sinon ce ne serait pas drôle. Elle organise une partie de chasse, tout en proposant un nouveau contrat aux « oncles » de la famille, les riches investisseurs qui tentent de reprendre le contrôle de l’entreprise.

La partie de chasse peut donc commencer, mais sans Eric qui est juste chargé de tuer un cochon. Il essaie bien sûr de convaincre ses nouveaux frères de le faire, sans succès. Au passage, Jason est dragué par une tante de la famille, qui finit finalement au lit avec Franklin. Bon, ben au moins, ça veut dire qu’il n’est pas gay. C’est décevant, franchement. En son absence, Margaret négocie avec les hommes, mais elle ne fait pas exactement les bonnes décisions – tout comme son avocat qui balance des infos secrète à Luke.

Elle s’en rend compte une fois qu’elle a une jolie fourrure et une soirée barbecue en cours, avec de jolies chansons. Pff, vraiment, j’aime beaucoup la voix d’Eric, qui est un personnage qui gagne à être connu. J’espère qu’on passera plus de temps avec lui dans le futur…

Ailleurs dans la maison, Rose planque Ginger et sa mère dans son placard. Enfin, placard… Tout dépend de la définition qu’on en a : Rose a tout un atelier pour ses créations artistiques avec jamais personne pour venir voir ce qu’il s’y passe. C’est gros, mais admettons que c’est l’avantage d’une vie de riche, hein. Rose trouve tout de même le temps de reprocher à sa mère de ne pas l’avoir invitée, hein.

Ginger aussi confronte sa mère de son côté, histoire d’en savoir plus sur le passé de sa mère. Celle-ci lui raconte donc sa vie et son passé, avec Eugène, mais aussi avec son argent. Elle a ainsi reçu 10 000$ des amis d’Eugène pour coucher avec lui, le tout en étant filmée, évidemment. Le couple filmé, les « amis » d’Eugène ont donc pu faire pression sur lui, et c’était d’autant plus efficace qu’elle est tombée amoureuse de lui et qu’elle lui a fait un enfant.

Rose entend tout ça derrière la porte, et elle en parle aussitôt à son faux demi-frère, de manière détournée. On apprend ainsi qu’elle était fiancée au fils d’un de ses « oncles » et qu’elle considère désormais, tous les hommes de sa famille sont des monstres. Ca n’a pas l’air évident la vie de Rose, dis-donc.

Elle en parle donc à sa mère qui débarque enfin dans le placard pour parler à Ginger et Tina. Il est alors décidé de créer une « table de femmes », pour refléter ce qu’il se passe entre les hommes de la famille. Ginger demande tout de même en échange de pouvoir continuer à faire son travail et être elle-même. Dans quel monde Margaret accepte ? Mystère.

Elle le fait en tout cas, et ça fait plaisir à Rose qui reste un peu trop longtemps avec Ginger et Tina. Elle finit donc par voir un de ses « oncles » sur le site porno de Ginger, ce qui fait qu’elle se réfugie dans sa chambre où « Jason » la retrouve. Décidément, que de guillemets dans cette famille ! L’avantage des guillemets ? Elle peut embrasser et coucher avec son « frère » !

Dans le jardin, Becky et son nouveau beau-frère Antonio apprennent à se connaître, et clairement Becky est insupportable avec tout le monde. Je l’aime vraiment beaucoup. Ils sont interrompus par la coach/mère d’Antonio qui débarque pour faire son petit scandale inutile. Ce n’était pas fou fou. Elle en parle ensuite à Rachel, allons savoir pourquoi.

Bien sûr, la série se concentre ensuite sur le couple Becky/Eric, mais on ne sait pas trop pourquoi. En tout cas, ça permet de comprendre pourquoi Eric se réfugie auprès de Rachel : Becky ne veut faire l’amour que pour la procréation et enchaîne les crises sans raisons, histoire de se plaindre de Jesus qu’elle babysitte.

De son côté, Eugène est donc en garde à vue après son vol de l’épisode précédent. Le problème, c’est que les flics arrivent assez vite à découvrir qui il est. Malgré cela, il est envoyé en travaux forcés, et ça n’a aucun sens, mais admettons, ce sont les États-Unis, on va dire. Je trouve que les scénaristes cherchent juste un moyen de retarder son retour à la vie normale, et c’est trop gros.

Franchement, la flic qui le frappe depuis le haut de son cheval, là, c’était ridicule. Et je pensais avoir vu la série toucher le fond, mais c’était encore pire ensuite avec Eugène tentant de s’enfuir. Il réussit et rejoint la maison où, depuis le jardin, il entend Margaret en train de prier. Elle subit trop de pression désormais et s’en plaint à Dieu. Il vit assez mal ce qu’il entend et décide donc de se faufiler dans la maison comme si de rien n’était.

Il y tombe sur Tina complètement bourrée qui décide de ne rien dire et de ne pas échanger un mot avec lui. Eugène récupère donc une fourrure et personne d’autre ne sait qu’il est en vie. Mouais.

> Saison 1

[kosmopoli:t], mieux qu’un cocktail pour l’ambiance de vos apéros !

Salut les sériephiles,

Je reviens ce week-end avec un article jeu de société, parce qu’il est grand temps de vous partager une autre de mes découvertes. Cette semaine, j’ai ainsi pu découvrir le jeu [kosmopoli:t], comme ça se prononce, et c’est important, vous allez voir.

[Kosmopoli:t]Kosmopolit est encore un jeu coopératif, parce que vous aurez compris à présent que c’est le type de jeu que je préfère : il faut donc travailler en équipe pour gagner, et c’est facile de gagner sur les premiers niveaux en plus, même s’il faut se faire la main avant de compliquer les choses.

Ou plutôt, il faut se faire l’oreille. Le but du jeu est de servir les clients d’un restaurant, et l’ensemble des joueurs font partie de l’équipe de ce restaurant, avec trois rôles différents.

Voir aussi : Yo-ho, yo-ho et deux jeux de société

Tout d’abord, il y a le serveur, chargé d’écouter la commande du client via une application. Son rôle est crucial : il ne peut rien noter, mais il peut répéter ce qu’il entend. Le twist ? Les plats commandés le sont dans des dialectes et des langues régionales trouvées partout dans le monde par l’équipe derrière le jeu.

Autrement dit, on peut vous commander un plat local d’un patelin d’Argentine ou d’une métropole japonaise, mais dans la langue d’origine. Autant dire qu’il y a des surprises et des sons compliqués à reproduire pour nous, avec plus de 60 langues au programme, rien que ça ! Il faut pour cela de quoi télécharger l’application, mais aussi des écouteurs, forcément.

Le serveur répète donc ça à un « maître d’hôtel » chargé de noter la commande comme il peut en phonétique – enfin, j’ai eu beau jouer avec trois autres profs de français, je n’ai vu personne utiliser l’alphabet phonétique, c’est bien la peine de l’apprendre pour le concours 😂 – et la répéter autant de fois que nécessaire aux cuisiniers.

Pas exactement l’alphabet phonétique (et oui, le psychorigide qui ne veut pas gaspiller une page, c’est moi)

Les cuisiniers (jusqu’à 6, ce qui porte au total le nombre maximum de joueurs à 8), eux, ont devant eux toutes les cartes de plats liés à un continent. Plus on est nombreux à jouer, plus il y a de continents et de plats, donc. Sur chaque carte, les plats sont notés de manière lisible pour tout français, même si une partie des dialectes utilisés n’ont même pas d’orthographe et d’écrit. Reste alors à trouver le plat qui est demandé par le maître d’hôtel.

Une fois que c’est fait, on lui donne la carte en question, mais aussi une carte avec l’ingrédient principal du plat, qu’il faut donc trouver parmi plusieurs tas de cartes (légumes, fruits, aliments transformés, viandes…).

Le maître d’hôtel récupère de son côté une carte avec le numéro de la table (ci-dessus) et le donne au serveur qui doit alors donner le plat à la bonne table via l’application. Et si ça vous paraît simple, notons que le tout se fait en temps chronométré, donc il est tout à fait possible de s’emballer et de se perdre dans les cartes, les plats, les numéros, surtout quand plusieurs plats débarquent en même temps et que les prononciations de tous sont plus qu’aleatoires.

Autant vous dire qu’il faut donc une bonne communication claire entre les joueurs, une entraide parfois pour dénicher un plat qui n’était pas prononcé de la bonne manière pour que le cuisiner le reconnaisse dans sa lecture (tout aussi fautive parfois), mais aussi pour savoir où trouver des aliments qu’on ne connaît pas forcément hein. Heureusement que les aliments sont dessinés d’ailleurs, ça aide, même si j’ai confondu deux bols avec du liquide vert parce que c’est moi et que ce ne serait pas drôle sinon.

Nous étions six à jouer (quatre joueurs minimum) et on a fait deux tours chacun sans jamais vraiment se lasser. A rejouer toujours sur le même niveau, on finissait tout de même par retomber sur certains plats, donc on a essayé le niveau suivant, histoire de passer de six à neuf tables et de stresser encore plus.

Finalement, c’est donc un très bon jeu d’équipe durant lequel on se marre bien, en équipe. Ce n’est pas très difficile, mais chaque rôle a ses difficultés, même celui du serveur qui paraissait instinctivement le plus simple (allez écouter un son quand tout le monde s’active et stresse autour de vous hein).

Voir aussi : Rien à faire ce week-end ? Sauvez le monde avec Pandemic

A coup sûr, ça vous promet des apéros intéressants et ça peut vous mettre en appétit sur certains plats. Ou pas. Quant aux dialectes, les linguistes parmi vous seront ravis de les découvrir, surtout qu’il y a un tas d’explications dans un livret accompagnant le jeu sur la manière dont ces dialectes ont été dénichés et utilisés pour le jeu.

Encore un jeu qui prend trop de place, exactement :’)

Passionnant, des heures de fun et de petites découvertes linguistiques et culinaires ! Le tout pour un peu plus de 20€, ça vaut clairement le détour !

Voir aussi : J’ai joué à Terra Mystica (et ça valait bien un article)