21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Disney Adventure World ouvre ses portes aujourd’hui à Disneyland Paris… Mais je m’y suis déjà promené en avant-première

Salut les sériephiles,

Nous sommes enfin le 29 mars 2026, le parc Walt Disney Studios change donc officiellement de nom pour devenir Disney Adventure World. Cette transformation s’accompagne surtout de l’ouverture d’une nouvelle extension autour d’un grand lac, avec notamment le land World of Frozen et une attraction inspirée de Raiponce. J’ai eu la chance de découvrir tout ça lors de ma centième visite (!) du parc en deux ans (belle coïncidence), quelques jours avant l’ouverture officielle, lors de l’avant-première du 25 mars. Il est donc temps d’en parler ici, surtout que c’est une des raisons pour lesquelles je regarde si peu de séries en ce moment.

Bon, cela dit, encore fallait-il réussir à réserver cette avant-première ! Les créneaux ont ouvert plus ou moins par surprise, et en arrivant environ une heure après l’ouverture, je n’ai réussi à obtenir qu’un créneau pour la dernière avp et à 17h30. Pas idéal, surtout quand on sait que certaines animations se déroulent plutôt en journée… mais ça restait une occasion rare de découvrir l’extension avant tout le monde, alors j’ai sauté dessus et c’est sans regret. C’est magnifique.

L’événement ressemblait surtout à un soft opening pour les pass annuels. L’ambiance était bonne, les visiteurs visiblement très curieux de découvrir enfin ce nouveau morceau de parc. Ma seule vraie frustration de la soirée concerne les fameuses vestes exclusives annoncées pour l’événement. À 17h30, il n’y en avait déjà plus aucune. Bon… au moins ça m’a évité une dépense. Merci Disneyland de me faire faire des économies, sans rancune on va dire.

Côté météo, la soirée était assez sportive : 4 degrés, du vent, des giboulées de mars… et même de la grêle. Autant dire que certaines animations prévues avaient déjà été annulées ou terminées quand nous sommes arrivés. Pareil, sans rancune, vraiment. Ça me permet de me garder quelques nouveautés pour plus tard, surtout que… J’ai renouvelé hier mon pass annuel. Oui, c’est parti pour une troisième année, avec comme objectif officieux d’atteindre soixante visites supplémentaires, histoire de rentabiliser à fond maintenant que le pass a encore augmenté.

Et puis aussi, maintenant que le parc est plus grand ! L’arrivée dans l’extension a tout de même fait son petit effet, je ne peux pas vous le cacher. La première chose qui frappe, c’est l’espace. Le parc que beaucoup surnommaient ironiquement Palissade Land depuis deux ans respire enfin (même s’il y a de nouvelles palissades, je vais pleurer) . La nouvelle grande allée et le lac changent immédiatement l’échelle du lieu. Les circulations sont beaucoup plus fluides et certaines zones — notamment du côté de Toy Story Playland — vont paraître bien plus aérées maintenant qu’il est possible de traverser le parc autrement.

Cette grande promenade est certes encore un peu vide, mais elle sera probablement vite animée et saturée de visiteurs. En plus, de nuit, elle est déjà magnifique. Au centre de tout ça se trouve le lac, présenté comme immense. En réalité, on en fait facilement le tour en un bon quart d’heure quand il n’y a pas trop de monde. Mais vous savez ce qu’on dit : ce n’est pas la taille qui compte. L’endroit promet surtout de très belles balades, des moments tranquilles au bord de l’eau et de superbes couchers de soleil. C’est probablement l’élément qui m’a le plus marqué pendant la visite et j’ai très hâte d’être cet été pour en profiter à fond.

Ensuite vient Arendelle. L’arrivée dans le land a été assez mémorable pour deux raisons. Déjà, on est arrivé naïvement par la droite du lac parce qu’il y avait les petits stands de bouffe Aristochats à découvrir et Mickey… sauf que l’entrée prévue est à gauche du lac, donc on a contourné Arendelle en découvrant d’abord la sortie, super.

Mémorable ensuite et surtout parce qu’il s’est mis à… grêler exactement au moment où nous y entrions. Une immersion très réaliste, finalement, et je n’ai jamais été si heureux sous des grêlons. C’est une anecdote qui ne s’invente pas. Merci Elsa pour cet accueil…

Ceci étant dit, la zone est un petit village magnifique. Petit, mais chaleureux (malgré le froid, oui), avec beaucoup de détails. La fontaine centrale est particulièrement réussie et les façades fonctionnent très bien. Les flux étaient bien gérés pendant la soirée, même si la taille du land laisse imaginer des débuts assez chargés et franchement désagréables dans les premières semaines. On verra, mais ça sent la foule, malgré le cordon prévu pour limiter le nombre de visiteurs sur la zone.

Seul petit bémol visuel que je ne peux pas ne pas évoquer : les grues de la future zone Roi Lion, encore en travaux, restent très visibles et cassent un peu l’illusion.

L’attraction Frozen Ever After est clairement la grande réussite de cette extension pour le moment. Nous étions limités à un seul tour, ce qui est compréhensible pour une avant-première mais frustrant tant on a envie d’y retourner immédiatement. L’attente était d’environ 20 minutes, ce qui est un vrai luxe auquel on prend goût alors que ça n’arrivera plus avant longtemps, très longtemps.

On va dire que ce n’est pas grave. La file d’attente est très belle et regorge de détails. L’attraction elle-même rappelle beaucoup les classiques Disney comme Pirates des Caraïbes ou Peter Pan : une balade narrative très immersive. J’avais volontairement évité les spoilers, donc j’ai découvert la petite chute en arrière sans m’y attendre. Les animatroniques sont bluffants, les décors magnifiques, quel bon moment, vraiment !

Mon seul reproche concerne la dernière chanson, qui reste dans la tête… et qui est justement celle que j’aime le moins. Mais dans l’ensemble, c’est un gros coup de cœur. Un passage par la boutique d’Arendelle s’imposait aussi, avec quelques beaux articles… et quelques aberrations assez amusantes, comme la carte postale à 5 euros.

Nous avons terminé la visite au Nordic Crown Tavern, parfait pour prolonger l’ambiance d’Arendelle, avec de beaux tableaux et une ambiance immersive réussie. La nourriture est bonne mais reste assez simple pour 24 euros. On sent le côté un peu industriel et les portions donnent envie d’ajouter quelque chose pour être vraiment rassasié (les petits beignets de poisson ont fait l’affaire). Quoiqu’il en soi, la proposition change agréablement du reste du parc, et… les gobelets sont très beaux.

Et en-dehors d’Arendelle ? Du côté de Raiponce, l’attraction est visuellement très jolie, avec un univers dominé par un violet magnifique. Mais côté expérience, il faut être honnête : c’est exactement ce que l’on imaginait, une version thématisée des tasses du parc principal. L’univers sauve l’expérience, mais l’attraction reste très basique, surtout si l’attente devient importante… Ça n’en vaut pas forcément le coup.

Je pensais aussi que le jardin sur la gauche de l’allée principale serait ma zone préférée de cette extension. Finalement, c’est peut-être la petite déception de la visite. Je l’imaginais plus grand et plus fleuri. Pour l’instant, c’est assez simple. Détail inattendu : les toilettes ont des portes avec poignée. Je doute que ça tienne dans le temps. En revanche, l’eau chaude partout était un vrai plaisir vu la météo de la soirée.

Le spectacle nocturne sur le lac était prévu ce soir-là, mais entre le froid et le vent, nous avons préféré rentrer. J’ai envie de le découvrir dans de meilleures conditions, avec tous les drones et sans avoir à grelotter (ressenti -2, merci bien). Ce qui ressort surtout de cette avant-première, c’est donc l’impression de grandeur et de liberté que donne enfin le parc. Le lac, les nouvelles perspectives, les circulations plus fluides… tout cela change vraiment la perception du lieu.

Les travaux restent encore très visibles du côté du Roi Lion et de l’attraction Là-Haut, et j’avoue que j’espérais au moins quelques semaines sans grues ou palissades. Cela dit, même avec ces petits défauts, la transformation est déjà très nette. Si je devais résumer cette extension, je dirais qu’elle en change clairement l’échelle du parc. Et maintenant, je n’ai qu’une seule envie : y retourner dans quelques jours, une fois que la foule et la hype seront un peu dissipées. Bonne visite à vous si vous y allez, ce que je conseille. Et qui sait ? Peut-être qu’on s’y croisera ! J’ai hâte de la découvrir aussi avec des amis 🙂

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles,

Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et les séries plus que sur le reste de ma vie, parce que j’ai eu le temps d’aller une dizaine de fois au cinéma quand même… et de lire trois romans. Rien que ça !

Je reviens toujours à l’écriture à un moment ou un autre, cela dit, et j’ai plein d’idées d’articles qui me trottent dans la tête. Comme j’ai justement 25 minutes devant moi, j’ai envie de commencer par un petit bilan de lecture, parce qu’il me semble que j’avais dit que je le ferai. Bref, comme le titre l’indiquait, je suis là pour vous parler de Game Changer de Rachel Reid.

Oui, je me suis mis à lire la saga à l’origine d’Heated Rivalry. Je l’avais dit que la série me restait en tête et que, si elle ne m’avait pas convaincu du tout au premier abord, j’allais inévitablement y revenir d’une manière ou d’une autre. Rien de mieux que la lecture pour découvrir cette histoire comme elle a été écrite à l’origine. Oui, mais voilà, la série s’attarde sur le tome 2. Et avant ça, il y a le tome 1.

Ainsi donc,Game Changer, c’est le premier tome d’une saga de six (bientôt sept) romans, alors quand je me suis lancé, je savais que je m’embarquais dans une grande galère. Six romans, tous de la romance gay, tous dans l’univers du hockey auquel je ne connais rien. Bon, cette partie, évacuons-là tout de suite : le hockey a certes son importance dans les intrigues, mais ce n’est vraiment pas le cœur du livre et ne rien y connaître ne pose pas tant problème ; on nous explique ce qu’il y a à savoir et pour le reste, ma foi, on comprend quand il y a pénalité sans connaître les règles parce que le personnage est vexé d’aller sur le banc, par exemple.

Du côté de l’écriture, les chapitres sont assez longs pour que ça prenne plus de dix-quinze minutes pour les lire (je lis en anglais), donc j’ai fini par calculer que ça me prenait entre quatre et cinq heures pour lire les tomes de cette saga. Finalement, ce n’est pas tant que ça, pas vrai ? Game Changer raconte l’histoire d’amour entre Kip, un serveur de smoothie (en attendant de trouver meilleur job), et Scott Hunter, une superstar canadienne de hockey. Et grosso modo, les trois quarts du roman tiennent dans l’épisode 3 de Heated Rivalry.

Comme c’est l’épisode que j’ai préféré, j’étais plutôt content de découvrir ce roman. L’idée est assez simple et basique, avec une romance comme on en voit dans tous les livres du genre : les personnages se rencontrent, tombent amoureux, rencontrent quelques problèmes qui les éloignent un temps et paf, ils se remettent finalement ensemble pour un happy end. D’ailleurs, c’est bien simple, c’est publié chez Carina Press qui garantit le happy end ! Si on ajoute à ça le fait que je connaissais déjà l’histoire, il ne restait vraiment pas tant de suspense que ça.

Oui, mais voilà : Scott et Kip sont vraiment des personnages que j’apprécie. Et puis, j’ai eu la surprise de découvrir que François Arnaud n’avait rien à voir avec la description physique de Scott dans le livre – il est blond, mince, qu’est-ce qui s’est passé dans le casting ?

On est sur une romance toute douce, où chacun apprend à se connaître et où tout se passe bien et, finalement, ben ça fait du bien de lire ça parfois. J’ai beaucoup écrit sur l’importance de la représentation et sur le fait que ça faisait du bien de voir ça dans une série (particulièrement quand on les revoit dans l’épisode 5) : je vais répéter ici les mêmes idées si je m’étale plus ! Le fait d’avoir les pensées des personnages était sympathique. Bien sûr, la série saute inévitablement plein de choses, alors j’ai bien aimé avoir quelques infos de plus et voir comment tout s’enchaînait.

Le truc que je n’ai vraiment pas aimé et pour lequel il faut vraiment s’accrocher dans cette saga ? Les scènes de cul. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise car je savais très bien à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment eu le sentiment que la moitié du bouquin consistait à voir les personnages coucher ensemble dans toutes les positions. Au départ, ça se comprend, il y a même, toujours dans cette idée de la représentation, un intérêt à avoir certains détails de l’intimité du couple et de voir comment ça se passe quand tout est safe et fait avec le consentement (et l’excitation) des deux partenaires.

À part le sexe, j’ai vraiment eu l’impression de lire ce que j’avais déjà vu mis en image. Et c’était très bien comme ça.

Par contre, il y a un moment du livre où, vraiment, ça m’a fait trop. Genre, avançons dans l’histoire un peu, non ? Malgré tout, je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé ma lecture. Elle est complètement portée par ces deux personnages que j’aime beaucoup et ça m’a permis de me rendre compte à quel point la série était fidèle au matériel d’origine. Et ça m’a surpris un peu, parce que j’ai l’habitude d’adaptations prenant bien plus de libertés.

Bref, pour répondre à la question du titre si vous avez aimé Scott & Kip dans Heated Rivalry, vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin… façon de parler) : vous aimerez aussi Game Changer. Les pages se tournent un peu toute seule, vous verrez. Si vous ne les avez pas aimé ? Eh, passez votre chemin, je crois. Et faut-il forcément lire le tome 1 avant de lire le tome 2 ? Absolument pas. Chaque tome est indépendant et peut se lire sans jeter un œil au reste. Après, si vous êtes complètement amoureux (bon, ou amoureuses, je sais) d’Ilya, il y a (aha) des miettes à se mettre sous la dent dans ce tome. Et oui, ce tome est un game changer pour les gens qui ne lisent pas tellement de romance, gay ou non, précisément parce que la représentation y est si réussie. Et ça fait plaisir.

Une conclusion pour The Watchful Eye (enfin, presque)

Salut les sériephiles,

Décidément, je ne vous lâche plus, mais ce n’est pas de ma faute. S’il y a bien un cliffhanger qui me hante et une annulation de série que je ne pardonne pas ces dernières années, c’est celle de The Watchful Eye. Et pour cause, la dernière réplique est tellement transcendante que je l’ai citée plus d’une fois depuis : we’re gonna need a shovel.

The Watchful Eye, sobrement renommée en France « The Nanny » (c’est incomprehensible), racontait l’histoire d’Elena Santos, une jeune femme engagée comme nounou dans un immeuble ultra-huppé de Manhattan.
Sauf que très vite, on comprend que ce job n’a rien d’anodin : Elena n’est pas là par hasard. Elle infiltre le cercle très fermé des résidents, tous riches, puissants et visiblement porteurs de secrets bien crades, pour se rapprocher d’un passé qui la hante et d’une organisation mystérieuse qui semble tirer les ficelles depuis des décennies. C’était grandiose, un vrai coup de cœur, et ça se termine sur une annulation sauvage, juste après un meurtre commis par Tory, une des boss d’Elena, interprétée par Amy Acker.

Retrouvez les critiques de tous les épisodes sur le blog :

Vous savez à quel point je suis fan d’Amy Acker si vous me connaissez un peu ou si vous lisez le blog (combien de fois en ai-je parlé ?). En début d’année, j’ai eu la chance (merci Aurélien) de la rencontrer (pour la deuxième fois) lors d’une convention Buffy et de lui parler de cette fin de série en queue de poisson. Elle m’a dit que je n’étais pas le seul à y penser encore et être frustré.

J’étais loin de me douter que ça signifiait qu’elle y pensait encore assez pour écrire elle-même un court-métrage concluant cette branche de l’intrigue. Et soyons honnêtes, c’est bien la seule branche dont je me souvenais encore, alors ce qu’elle a écrit, c’est LA conclusion que j’attendais à défaut d’avoir une suite.

Ce court-métrage, il a été posté sur YouTube dans la nuit. Merci infiniment à Pauline de l’avoir débusqué avant moi et de me l’avoir aussitôt envoyé, on a les amis qu’on mérite. Je relaie à mon tour parce qu’Amy Acker a eu la bonne idée d’écrire, mais aussi de jouer dans ce court-métrage, avec Mariel Molino, qui jouait Elena. Onze minutes de film durant lesquelles les actrices s’en donnent à cœur joie pour imaginer avec nous la fin de cette intrigue, mais sans jamais donner le nom de leur personnage ou des éléments qui pourraient confirmer que c’est bien la série. On évite les procès par ici… Mais bon, il n’y a aucun doute que cette histoire d’employée et patronne qui ont tué le mari de cette dernière et vont acheter une pelle fait référence directe à The Watchful Eye :

Si vous comprenez l’anglais, vous n’avez plus besoin de moi et pouvez savourer. Si vous avez besoin d’un bon gros résumé, sachez donc qu’on y voit les deux personnages sortir d’un immeuble pour aller acheter une pelle (!) et une scie, au milieu d’autres achats pour noyer le poisson.

De retour auprès du cadavre, il faut encore décider quoi en faire. C’est l’occasion d’un débat pour retrouver les deux personnages qu’on adore, et notamment les répliques cinglantes de Tory. Amy Acker est brillante dans sa manière de jouer cette riche qui paie pour qu’on lui fasse tout, même découper le cadavre de son mari.

Finalement, elles s’amusent bien à le découper et le foutre au frigo, avant d’aller l’éparpiller aux quatre coins de New-York, toujours en s’amusant bien apparemment. C’est un peu gros, mais plus c’est gros, plus ça passe et franchement, c’est kiffant. Bien sûr, ça minimise un peu l’utilité de la pelle, mais elles finissent par enterrer la tête de monsieur dans un sous-bois.

La scène finale les voit s’offrir des vacances méritées. Elena ne travaille plus pour Tory, et Tory lui prépare même un sandwich, enveloppé dans un papier Kraft, comme le cadavre. Et comme la conclusion est que tuer est plus simple qu’on ne le pense, Elena n’est pas tout à fait rassurée…

Bien évidemment, cette fin est ouverte mais elle est tellement plus satisfaisante que celle de la série que je me devais de la partager ici, surtout qu’elle est au niveau du côté de l’écriture et de l’acting. Je continue d’espérer un jour une reprise improbable de la série, dispo sur Disney + si elle vous tente, mais en attendant, merci Amy Acker pour ce joli cadeau de Noël inattendu !