Mes derniers coups de… #54

Salut les sériephiles,

Je crois bien que septembre s’est étalé sur cinq semaines alors voilà, c’est déjà l’heure de faire le poing (jeu de mots, c’est technique : vous l’avez ?), même si on est le 1e octobre. Ah, octobre. C’est reparti pour l’automne et Halloween, c’est vraiment ma période préférée et il faut au moins ça pour se satisfair face à ces horribles couchers de soleil qui interviennent de plus en plus tôt. Après, ça m’arrange pour mon spectacle nocturne de ce soir cela dit.

Allez, trêve de blabla, il est temps de faire le point sur mes derniers…

Coup de cœur : Cela peut surprendre, mais je vais opter pour la sortie de Threshing Day de Rebecca Yarros. Oui, oui, un recueil de nouvelles qui se déroule dans l’univers de la saga Fourth Wing. Je n’en ai pas beaucoup parlé ici, mais je l’ai dévorée en deux mois cette saga (ouais, je bossais, j’ai pris mon temps et c’était en anglais, quoi). Encore des bouquins plein de sexe pour rien, en vrai, mais à part ça, je me suis retrouvé embarqué sans rien demander dans cet univers plein de dragons et de vocabulaire technique bien à lui. Et puis… plus rien. J’attends impatiemment la sortie du tome suivant, alors quand j’ai reçu un mail pour me dire qu’un recueil de nouvelles était dispo il y a deux jours, je me suis possiblement jeté dessus. J’aurais bien été capable d’y passer une nuit blanche pour le dévorer si j’avais eu le temps de faire ça, mais mon emploi du temps actuel n’est pas vraiment compatible avec ce genre de décision. Peu importe : après ma panne de lecture de ces derniers mois, j’ai au moins retrouvé très vite l’envie de lire et ça fait du bien. En vrai, j’adore le concept : on suit la cérémonie de treize personnages de la saga qui vont être choisi par leur dragon. Je n’en suis qu’au début, mais j’ai retrouvé mes repères avec cet univers beaucoup plus vite que je ne le pensais !

Coup de mou : Je vais faire mon vieux deux minutes, mais la météo, sérieusement ? J’ai passé le week-end à Marseille avec du soleil et du temps à la plage, mardi il faisait encore 33 degrés dans ma salle au boulot et, dès le lendemain (hier, donc), je suis arrivé complètement trempé parce qu’il pleuvait comme si on avait sauté trois saisons en une nuit. Je sais qu’on arrive en octobre, mais la transition aurait pu être un tout petit peu moins brutale.

Coup de poing : Hier soir, je me suis rendu au cinéma pour voir le film (français !) d’horreur Kraken. Si je n’ai pas accroché du tout au scénario (les téléphones ne captent pas mais eh détournons l’attention du méchant avec une sonnerie de téléphone ?) et aux longueurs (en début de film surtout, mais aussi pour certains jumpscare prévisibles), j’ai adoré les scènes qui versaient davantage dans le sanglant et le brutal. Eh, c’était pas sur mon bingo du mois de retrouver une ancienne actrice de Plus belle la vie en train de se moquer de la série (sort of, mais qu’est-ce que j’ai souri) et de se défoncer en donnant de tels coups. Bien joué, Manon Bresch. Elle n’est pas la seule à donner de sa sueur, ses cris et ses poings dans ce film, il y a franchement de très bonnes scènes parfaites pour se préparer à Halloween. Pas un incontournable, mais ça vaut le coup d’œil.

Coup de blues : Je n’ai déjà plus aucun article d’avance sur le blog. Je pensais pourtant avoir plutôt bien préparé la rentrée, avec plusieurs articles écrits ou au moins bien avancés pendant l’été, mais il aura suffi de quelques semaines un peu trop remplies pour tout écouler. Résultat : me voilà déjà à sec. On fera avec, je suppose.

Coup de barre : Mon retour de week-end à Marseille dimanche soir m’a tout simplement achevé. Le week-end était vraiment au top, avec notamment le gros plaisir de pouvoir encore profiter de la plage et du soleil deux jours de suite à la fin du mois de septembre, mais la SNCF a décidé de prolonger l’expérience beaucoup plus tard que prévu. À leur décharge, il y avait un incendie aux bords des voies, mais la communication a été particulièrement désastreuse sur place. Je suis finalement rentré chez moi vers 3 h du matin dans la nuit de dimanche à lundi, ce qui n’était pas exactement la meilleure façon de commencer une nouvelle semaine de boulot, on va dire. Bref, je suis éclaté pour la semaine entière, je pense.

Coup de vieux : Ma filleule m’envoie maintenant des messages depuis son propre portable. Jusque-là, bon, pourquoi pas vous me direz, mais c’est qu’elle a un portable et qu’elle est au COLLEGE. Elle a l’âge de mes élèves, eh, ça fait trop bizarre. Je suis vieux, que voulez-vous ?

Coup de bol : Je ne sais pas vraiment comment j’ai réussi ce miracle, mais tout mon planning de ces derniers jours s’est finalement emboîté presque parfaitement (le presque, c’est la SNCF d’une part et la météo de l’autre, avec quelques tracas administratifs à régler hier aprèm, histoire d’en ajouter une couche). Cela dit, même si je ne suis pas à jour dans mes hebdos, je suis franchement content de mon planning. Le merveilleux emploi du temps au boulot, le podcast, les spectacles, Marseille et les articles à publier, c’est un sacré rythme. Et pourtant, à quelques retards près, j’ai réussi à faire tout ce que j’avais prévu sans devoir renoncer à grand-chose – ou sans avoir l’impression de sacrifier des trucs essentiels. Vu l’état de mon agenda en regardant la semaine arriver, je n’aurais franchement pas parié dessus.

Coup de gueule : Vous avez dû le sentir venir plus haut, mais la SNCF, évidemment !, est destinataire de mon coup de gueule du mois. Même si je vais être obligé de modérer un peu mon coup de gueule puisque je vais être partiellement remboursé et qu’ils ont pris en charge le taxi pour rentrer chez moi, je trouve quand même que le traitement des gens laissés à l’abandon en gare laisse franchement à désirer. Les infos débarquent vraiment au compte-goutte, après plusieurs heures parfois. Certes, je râle beaucoup moins que je ne le pourrais car c’est une galère qui finit par participer au financement d’un prochain voyage (la SNCF rembourse une partie du billet en bon d’achat), mais ça n’enlève quand même pas le fait que j’aurais préféré terminer mon week-end à Marseille autrement qu’en rentrant à trois heures du mat’. Et bien sûr, ça m’a empêché de regarder Lanterns lundi. De quoi exploser comme dans ce gif, donc.

Coup de tête : Aller à Disneyland Paris jeudi dernier alors que mon planning de la semaine était déjà complètement absurde, c’était vraiment quelque chose. Il y avait probablement plein de bonnes raisons de rentrer tranquillement chez moi après le boulot, mais visiblement aucune n’était assez convaincante face à l’idée d’aller faire un tour sur le parc. J’avais besoin de voir où en étaient les préparatifs d’Halloween, après tout, c’est donc tout à fait légitime.

À Disneyland Paris, Halloween 2026 est déjà presque là

Salut les sériephiles, Dimanche, je vous expliquais que j’allais devoir survivre une dizaine de jours sans Disneyland Paris avant de pouvoir découvrir le Festival Halloween. Nous sommes vendredi et je suis retourné à Disneyland Paris… Hier soir. Fin, il est minuit, donc ce soir en fait. Oups. Les photos de l’article datent de septembre 2026,…

Coup tordu : L’article sur la saison 2 de The Good Wife est prêt depuis deux semaines. Entièrement prêt. Il ne me reste littéralement qu’à le mettre en page sur le blog, c’est-à-dire le relire pour les coquilles et ajouter les quelques photos habituelles avant de cliquer sur publier. C’est trois fois rien, mais c’est quand même l’affaire d’une vingtaine de minutes, plus si ça se met à buguer à cause de la longueur de l’article. Et évidemment, comme je manque de temps en ce moment, c’est précisément le genre de truc que je procrastine. Résultat : je continue à avancer dans la série pendant que l’article, lui, attend toujours sagement que je daigne m’occuper de lui. J’en suis donc à rédiger l’article sur la saison 3 avant de publier celui sur la 2. Un peu tordu comme je sais le faire, quoi.

Coup de pub : Hilary Duff va faire un concert en France ! C’est pour le mois de mai prochain et je l’ai vu dès qu’elle l’a annoncé sur Instagram. J’attendais un peu que ça arrive. Je savais que les ventes arrivaient en cette fin de semaine (demain, en vrai), mais je ne pensais pas forcément finir ma soirée de podcast mardi à essayer de récupérer une place en prévente alors qu’il était minuit. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé et j’ai réussi à avoir une place ! Après toutes ces années à attendre son retour musical, à dévorer Younger, à supporter How I met your father et espérer une vraie tournée internationale ensuite, je vais donc enfin la voir sur scène et rien que cette idée me fait déjà énormément plaisir.

Coup de grâce : Le retour de Scrubs, qui réussit à me prendre par surprise alors que je savais parfaitement qu’il arrivait. J’attendais cette reprise depuis des mois, j’avais la date en tête et pourtant septembre est passé tellement vite que j’ai découvert un peu violemment tout à l’heure (hum, j’écris ça hier soir) que les épisodes débarquaient… alors que j’ai déjà quelques hebdos en retard. Oups. Entre ça et Coven Academy, je sens que mon planning télé ne va pas spécialement s’alléger en octobre.

Bref, on va dire que ça fera de bons articles à parcourir pour vous dans les prochaines semaines – du moins j’espère qu’ils seront bons ! En attendant, bon début de mois d’octobre !

Aaron Pierre (Lanterns) – Performance remarquable #190

Salut les sériephiles,

Je l’annonçais dimanche dernier : avec un peu de chance, je trouverais le temps de caser une nouvelle « Performance remarquable » avant la fin de la semaine. Eh bien, je tiens presque mon programme ! Et cette fois, contrairement à Hayden Panettiere le mois dernier, je respecte parfaitement les nouvelles règles de cette rubrique : il s’agit bien d’un acteur qui m’a marqué dans un de mes visionnages récents. Mieux, je le vois quasiment chaque semaine depuis un mois !

Il faut dire que mon rapport à Lanterns est un peu compliqué. J’aime beaucoup de choses dans la série, j’en trouve d’autres beaucoup trop lentes, trop sérieuses ou trop vite expédiées et, après six épisodes, je ne suis toujours pas certain de comprendre ce qu’elle essaie de faire avec sa construction. Pourtant, au milieu de tout ça, Aaron Pierre réussit un truc plutôt essentiel : il me donne envie de continuer à suivre John, alors même que je ne suis même pas sûr d’aimer vraiment le personnage. Et ça mérite bien un article.

Aaron Pierre

La série : Lanterns
Le personnage : John Stewart

Pourquoi ?

Dès le pilot, j’avais beaucoup aimé un détail dans son interprétation : chaque « sir » adressé à Hal Jordan sonnait comme un gigantesque « fuck you ». C’est un peu devenu pour moi le résumé parfait de son John Stewart. Le personnage passe énormément de temps à se contrôler, à se tenir droit, à répondre comme il faut et à donner l’impression que rien ne l’atteint vraiment, mais Aaron Pierre arrive constamment à faire sentir tout ce qui bouillonne derrière – malgré ses castings marmonnés en permanence.

L’épisode 3 a évidemment beaucoup aidé à comprendre ce jeu. Lanterns nous révèle alors que le calme presque agaçant de John n’est absolument pas naturel : toute son enfance a été construite autour de l’idée qu’il devait maîtriser sa peur, ne jamais montrer ses faiblesses et devenir celui que ses parents avaient décidé qu’il serait. Ce n’est donc pas seulement un militaire très discipliné ou le jeune héros sérieux face au vieux Lantern qui fait n’importe quoi. C’est quelqu’un qui a appris à verrouiller tout ce qu’il ressent. À partir de là, j’ai trouvé le jeu de l’acteur vraiment efficace et j’avoue : j’étais convaincu.

Aaron Pierre arrive assez bien à jouer aussi une contradiction sans avoir besoin de nous la surligner : John veut la bague, estime qu’elle devrait être à lui et pense probablement être meilleur qu’Hal sur certains points… mais ça ne signifie pas qu’il est prêt à devenir Green Lantern n’importe comment.

Surtout, Aaron Pierre doit finalement jouer plusieurs versions du même personnage. Il y a John en 2016, encore persuadé qu’il sait parfaitement pourquoi il a été choisi et lancé dans cette formation complètement lunaire avec Hal ; et il y a celui de 2026, qui a abandonné sa bague, construit une autre vie et traîne derrière lui tout ce qu’il s’est passé dix ans plus tôt.

Bref, Lanterns n’est pas mon coup de cœur de l’année et John Stewart n’est même pas nécessairement mon personnage préféré de la série parce que je ne l’aime pas et que je n’ai pas de perso préféré dedans, loin de là, même. C’est justement ce qui me donne envie de choisir Aaron Pierre pour cet article : il n’a pas besoin que j’adore le personnage pour que je remarque sa performance. Il réussit à rendre intéressant un héros qui passe énormément de temps à cacher ce qu’il ressent et, surtout, à donner de l’épaisseur à tous ces moments où John ne dit rien.

Lire aussi sur le blog :

Lanterns (S01)

De quoi ça parle ? Comme toujours, je me renseigne peu sur la série avant de la commencer, mais je sais tout de même qu’il est question de Green Lantern, un héros que j’ai toujours beaucoup aimé dans l’univers DC. La bande-annonce permettait de comprendre que l’actuel Green Lantern étant vieillissant, il se retrouve à…

Vu aussi dans…

Eh bien… Krypton, apparemment ?

Aaron Pierre incarnait Dev-Em dans la série DC que j’avais abandonnée après UN épisode en 2018. Mieux encore, il était bien présent dans ce fameux pilot. Est-ce que j’en gardais le moindre souvenir ? Absolument pas. À ma décharge, j’avais classé Krypton 73e de mon top cette année-là, sur 73 séries, en précisant que j’avais galéré à terminer ce premier épisode. Il y avait donc peut-être quelques signes indiquant que je n’allais pas m’en souvenir, hein.

Depuis, sa carrière a quand même sacrément accéléré. Il est passé par The Underground Railroad, Old, Rebel Ridge, Genius: MLK/X ou encore Mufasa : Le Roi Lion, auquel il prête sa voix dans la version originale. Ah, ouf, enfin un rôle dont je peux dire quelque chose ! Je ne peux pas dire qu’il est un grand acteur dedans parce que ben… c’est un lion en images de synthèse, quoi.

Ceci dit, je peux affirmer que je l’ai beaucoup écouté parce que contrairement à beaucoup, j’ai beaucoup aimé ce film qui n’était jamais qu’un Roi Lion 3 différent de celui sur Timon et Pumba, en vrai. Je sais pas, je trouve que ça fonctionnait, que la structure copiée sur le film d’origine était rigolote et que les chansons étaient entraînantes. Donc ouais, j’ai réécouté Aaron Pierre quelque fois sur Spotify.

L’info en +

Le plus amusant reste tout de même le parcours DC d’Aaron Pierre qui explique en partie pourquoi je ne sais pas trop qui il est – parce qu’ici, on est Team Marvel, déso pas déso. En 2018, il apparaissait donc dans Krypton dans le rôle d’un militaire particulièrement discipliné, Dev-Em. Huit ans plus tard, le voilà à nouveau chez DC dans la peau de… John Stewart, ancien militaire particulièrement discipliné. Bon, il y a peut-être un typecasting qui commence à se dessiner et ne va pas m’aider à accrocher plus que ça.

Cette fois, j’ai toutefois retenu son nom. Et vu les projets qui commencent déjà à s’accumuler autour de lui, ça tombe plutôt bien : après Lanterns, Aaron Pierre est notamment annoncé dans Star Wars: Starfighter (ce projet si intrigant qui arrive vite !) et doit également continuer à incarner John Stewart au cinéma. Pourquoi je me sens spoilé d’avoir lu cette info ?

On lui souhaite le succès et davantage de gifs à son effigie parce que pour l’instant, la recherche WordPress ne donne pas grand-chose, le pauvre. Quant à l’image à la une, c’est une photo promotionnelle du premier épisode de la série.

Mes derniers coups de… #53

Salut les sériephiles,

Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !

Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?

Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.

Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !

Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.

Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?

Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.

Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.

Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.

Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !

Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !

Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.

Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.

Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !

Arrivals : Netflix remet ça avec un spin-off pour Manifest…

Salut les sériephiles,

« Par pitié, non ». C’est littéralement la première chose que j’ai écrite en apprenant la nouvelle (sur Twitter, bien sûr) et je ne suis visiblement pas le seul à avoir réagi comme ça… Comment passer à côté d’un article alors que je n’arrête pas d’écrire des articles en ce moment, du coup ? De quoi je parle ?

Un spin-off de Manifest est annoncé !

La date de l’annonce est bien choisie : Netflix a attendu le 28 août, et même précisément 8 h 28 aux États-Unis, cinq ans après l’annonce du sauvetage de la série par la plateforme pour rempiler. 28/08 (à l’américaine, ça fait 08/28), 8h28 ? C’est pour le vol 828, bien sûr. Su-per. J’avais oublié ces détails moi, ce n’est pas aussi iconique le vol 815 d’Oceanic Airlines…

Trois ans après la fin de Manifest, Netflix vient donc officiellement de commander Arrivals: A New Manifest Mystery. Rien que le titre donne déjà envie de se pendre – ou d’en rire, je ne sais pas. Je pensais pourtant en avoir terminé avec cet univers : j’avais regardé les quatre saisons, supporté le lifeboat, Angelina, les Appels, des effets spéciaux régulièrement douteux et suffisamment de théories perchées pour plusieurs vies. J’avais même fini par apprécier la conclusion. Pourquoi est-ce qu’on remonterait dans l’avion ?

Ils ont déjà leur logo, putain !

Arrivals, c’est quoi exactement ?

Déjà, ce n’est pas qu’un vague projet évoqué par le créateur Jeff Rake en interview. Arrivals a bien été commandée en série et réunira une bonne partie de l’équipe créative de Manifest. Jeff Rake revient avec Margaret Easley et Laura Putney, anciennes productrices de la série qui deviennent ici co-créatrices et co-showrunneuses.

Pour une série qui veut nous raconter un nouveau mystère, elle ne s’éloigne pas énormément de la piste d’atterrissage. Les premières infos sont vagues, mais juste assez concrètes pour se faire une idée : un avion se pose en catastrophe à Denver et ses passagers en sortent sans savoir qui ils sont, d’où ils viennent ni même pourquoi ils sont là. Une jeune assistante sociale et un agent débutant de la Sécurité intérieure vont les aider tout en essayant d’empêcher une catastrophe susceptible de détruire l’humanité. J’imagine qu’au passage, on aura quelques Appels. Oh bordel.

La différence principale, pour l’instant, tient donc aux personnages : Netflix annonce un nouveau casting et de nouvelles intrigues. Aucun acteur n’a encore été révélé et rien ne dit que Melissa Roxburgh, Josh Dallas ou les autres reprendront leurs rôles – mais enfin, il a été dit clairement que c’était dans le même univers (lequel, du coup ?) alors je ne doute pas qu’on va sortir du chômage certains d’entre eux, même si c’est une série pour un nouveau public. On le connaît le blabla marketing !

Qui sait, ils me donneront peut-être une nouvelle Olive ?

Mais… pourquoi Netflix remet ça ?

Alors là, malheureusement, la réponse est assez évidente. Manifest a pris une dimension complètement différente quand Netflix a récupéré ses premières saisons après son annulation par NBC. Depuis début 2023, les quatre saisons cumulent plus de 130 millions de vues sur la plateforme et la quatrième saison a passé neuf semaines dans le Top 10 mondial des séries anglophones, tout en atteignant la première place dans plus de 90 pays. À mon échelle, j’ai constaté plus d’une fois que nous étions nombreux à suivre les Appels : les articles sur la série sont encore beaucoup consultés cette année.

Je sais, c’est choquant, j’en dis trop de bien et de mal à la fois. C’est ça, le kiff du hate watch.

Les ingrédients de la série-mère étaient efficaces : le mystère, les cliffhangers, le drama soapesque, tout y était… Sauf le jeu d’acteurs ? Sauf l’écriture de certaines répliques ? Ouais, sûrement. Mais pour autant, quand on m’annonce ça, je sais aussi que je ne vais pas passer mon tour parce que… ben, le mystère, bordel. Une série qui fait faire des théories, ça manque un peu dernièrement. Certes, les réponses étaient parfois sacrément alambiquées et à mourir de rire, mais JUSTEMENT. Manifest est l’une des dernières séries à m’avoir fourni autant de bons délires et fous rire involontaires – qu’est-ce qu’on a pu la critiquer dans notre podcast 42 minutes séries (eh, on a même un épisode spécial rien que pour la série !).

Après, l’épisode final était très bon et concluait tout comme il faut. C’est probablement pour ça que Arrivals m’inquiète davantage qu’elle ne m’enthousiasme pour l’instant. Je n’avais pas besoin d’une suite et encore moins d’un nouveau mystère construit pour durer des années. En revanche, repartir avec de nouveaux personnages permet au moins d’éviter de défaire la conclusion de Manifest, et le nouveau concept n’est pas exactement le même que celui du vol 828. Il y a donc peut-être moyen de me surprendre… et définitivement moyen de m’accrocher.

Bref, de toute manière, on ne sait rien pour l’instant ! Arrivals: A New Manifest Mystery n’a ni casting annoncé ni date de diffusion, ce qui me laisse largement le temps de répéter que ça va être nul… Et puis, comme d’habitude, je lancerai le premier épisode pour voir ce que ça donne.

Comment ça se terminait déjà, Manifest ? Bim bam boum Angelina, et hop :

Image à la une : Capture d’écran d’un épisode de la saison 3 de Manifest — Warner Bros. Television / Universal Television / Compari Entertainment / Jeff Rake Productions.