Walker – S02E08 (express)

Épisode 8 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Spoilers

James était laissé pour mort à la fin de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur Trey.

Je ne vais pas mentir : j’ai pensé pendant une grosse partie de l’épisode que les scénaristes allaient avoir plus de courage que ce qu’ils n’ont véritablement. Pour moi, il était évident que le capitaine James allait y passer au cours de l’épisode, surtout au moment de sa rechute. C’était un joli chant du cygne qu’il nous faisait là : il remettait son badge de chef à un Cordell bien incapable de gérer une équipe en lui faisant tout un tas de compliments et ça aurait été une intrigue sympathique de voir le personnage refiler l’insigne à quelqu’un d’autre pour aussitôt le regretter.

Ce n’est finalement pas la piste retenue par les scénaristes qui se contentent de nous expliquer que finalement James va très bien en fin d’épisode. Il peut ainsi reprendre du service, même s’il n’a jamais vraiment arrêté, bossant même depuis son lit d’hôpital. Cette vision du travail dans les séries américaines, c’est toujours quelque chose, quand même. Pourtant, James avait son ex-femme de retour dans sa vie pour tenter de le freiner.

Il y a deux scènes que j’ai particulièrement apprécié dans l’épisode, et je les ai déjà évoquées partiellement ici. La première concerne Cordell comprenant qu’il n’est pas fait du tout pour gérer l’ensemble des rangers. Je trouve ça bien de nous montrer que le personnage n’est pas encore prêt à prendre du gallon et j’ai également eu l’impression que c’était fait de manière intelligente : les scénaristes ont vu une opportunité et ont réussi à s’en saisir. Tant mieux. 

La deuxième scène cool fut étonnamment celle du cœur ouvert entre James et son ex-femme. James n’est pourtant pas un personnage auquel je suis particulièrement attaché, parce que je le trouve assez fade après une saison et demi. Et pourtant, cette scène où sa femme lui explique pourquoi elle a pris ses distances quand elle a compris qu’elle devenait invisible à ses yeux à lui, préférant le travail… je ne sais pas, ça a résonné, j’ai trouvé que c’était une bonne écriture de personnage. C’est hyper convenu, mais ça fonctionnait.

Et c’est tant mieux : on avait besoin de scènes qui fonctionnent dans cet épisode, parce qu’une fois de plus, les parents de Cordell sont trop aux abonnés absents et l’intrigue en fil rouge prend tout son temps à avancer. Bien sûr, le cliffhanger de l’épisode est censé nous donner envie de continuer pour le prochain épisode avec une menace en l’air qui finira par être portée à exécution, mais pour l’instant, les scénaristes ont trouvé une nouvelle manière de retarder l’inévitable. On en est à quoi ? Trois épisodes qui retardent l’avancée de cette intrigue ?

Je ne sais pas si c’est que je deviens impatient en vieillissant ou si c’est juste que la série tourne trop autour du pot – ou plutôt de la grange des Davidson. On sait qu’il y a quelque chose à savoir, faites nous votre épisode flashbacks et révélations, il est temps ! Franchement, quand ça finira par arriver, je suis sûr que ce sera décevant après autant d’attente. Pourtant, c’est un schéma assez classique de fil rouge pour une longue saison, et surtout pour un procédural, alors je devrais être habitué… mais cette saison, cette manière de ne pas avancer me frustre. 

En plus, on a perdu Micki et ça n’arrange rien. Son absence se fait plus ressentir que jamais dans cet épisode. Je me suis demandé si la ranger qui intervenait devant chez Tray avait pour vocation de remplacer à terme Micki. On la voit à plusieurs reprises dans l’épisode et elle a quand même tout ce qu’il faut pour remplir les conditions, le côté un peu inexpérimenté en plus. Je crois que je ne suis pas contre l’idée.

En attendant, les scénaristes ont tenté de justifier une fois de plus l’existence des adolescents dans cette série. C’est le dernier gros point noir de l’épisode : August et Stella ne servent vraiment pas à grand-chose et je n’ai pas accroché un seul instant à cette scène d’attente à l’hôpital. Purée, le rire forcé de Stella m’a profondément agacé, en fait, maintenant que j’y repense. J’ai vu l’épisode il y a trois jours et j’en suis encore là au moment d’écrire ces lignes, ça dit tout de même quelque chose sur le jeu de cette actrice…

Voilà donc pour la critique express de cet épisode. Comme je viens juste de l’écrire, j’ai vu l’épisode dès vendredi matin, mais je n’ai pas pris le temps durant le week-end d’en rédiger la critique. Il ne m’a pas franchement marqué et c’était franchement un épisode gap-filler à partir du moment où il est devenu évident qu’ils n’oseraient pas tuer James si peu de temps après le départ de Micki. C’était pourtant le seul moyen de proposer quelque chose de vraiment surprenant ici.


Riverdale – S06E05

Épisode 5 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.

Spoilers

Jughead se rend compte qu’il y a des paradoxes et anomalies entre Rivervale et Riverdale.

That might definitely do it.

Il paraît que cet épisode est bien pour justifier tout le délire qu’a été Rivervale, mais j’ai comme un doute. Nous verrons bien, mais le titre ne me dit rien qui vaille, pas plus que la première scène de l’épisode qui nous révèle le corps de Jughead inconscient à côté du panneau d’entrée de la ville. On enchaîne sur Archie à moitié à poil (yeaaah, le compteur reprend !) parce que oui, il est en vie.

Betty est à ses côtés et se réveille après un drôle de cauchemar où elle se souvient de la ville sacrifiant Archie. Dans le même genre, Nana et Cheryl se souviennent de l’échange de corps, Veronica et Reggie de Mr Cypher (vaut mieux ça pour Reggie, sinon c’était se souvenir qu’il avait marié Abigail) et Fangs et Toni se souviennent de la Llorona.

Là-dessus, on voit Jughead descendre l’escalier de chez Archie quand soudainement le mur explose. Holy crap. Jughead se réveille à nouveau, dans le garage d’Archie cette fois. OK, l’épisode promet d’être marrant, même s’il se centre sur un personnage que je n’aime pas : Jughead se rend au lycée pour sa rentrée en tant que prof… et se retrouve sacrément confus quand il se rend compte que tous ses potes sont à nouveau des lycées. Eh, Archie est même en train de draguer Geraldine alors que Cheryl est en tenue de cheerleader.

OK, ça marche vachement bien comme introduction : Jughead se rend aux toilettes pour se rafraîchir et tombe sur Ben Button dont on avait tous oublié l’existence, mais qui s’est suicidé en sautant par une fenêtre à cause du Roi Gargouille. C’était il y a fort longtemps la saison 3, mais ça marche bien : la série se fout d’elle-même avec les passages par la fenêtre, avant d’avancer dans l’épisode de manière sympa. Ainsi, Betty nous annonce son mariage avec Archie, dont tout le lycée est au courant, avant de recevoir un appel de la morgue où se trouverait le corps de Jug.

C’est bien sûr impossible, puisqu’elle lui parle, mais comme dans une chanson de Lorie que j’ai maintenant en tête, rien n’est impossible à Rivervale. Jug se rend donc à la morgue pour découvrir son propre cadavre et apprendre qu’il était le corps inconscient (et pour cause, il était mort) face contre terre à côté du panneau de la ville. Avant de mourir, ce deuxième Jug serrait contre lui un étrange comic book.

Quand je pense que j’ai raté le point comic book d’un précédent Bingo alors que cet épisode en regorgeait ! Le Jughead vivant découvre en effet qu’il a toute une collection de comics nommés « Riverdale » et parlant de l’ensemble de ses amis. Il n’en faut pas plus pour qu’il se mette à lire les comics, et ça fait le lien avec les épisodes précédents. Dans les comics, on retrouve ainsi une scène du premier épisode de la saison, quand Archie aidait Jug à déménager.

Aussitôt, Jughead se rend compte qu’ils vivent dans un monde parallèle. Eh oui, il y a 95 numéros de Riverdale, avant de passer à Rivervale. Oh, attendez, je viens de capter, tout ceci nous menait au centième épisode ? Il fallait le dire plus tôt. Putain, j’ai donc perdu cent heures de ma vie devant cette série ? Si seulement on pouvait me les rendre !

En attendant, Jughead comprend qu’il se passe quelque chose de louche et se met aussitôt à enquêter, en interrogeant un à un ses amis. Cela lui permet de se rendre compte que les événements les plus lointains sont flous pour les habitants de Rivervale, alors qu’Archie et Betty ne se souviennent pas de l’explosion mettant un terme à Riverdale et ouvrant l’arc Rivervale. Veronica, elle, ne comprend pas comment son père peut être le méchant de Riverdale alors qu’il est mort avant ses quinze ans dans cette réalité. Les scénaristes en profitent aussi pour s’amuser de la situation, avec Reggie se rendant compte qu’il a changé d’apparence en cours de route.

Pour ne rien arranger, quand Jughead se rend auprès de Cheryl pour lui montrer les comics, il se rend compte que… Jason est encore en vie. Bordel, mais quelle prise de tête : Jason a une réplique de plus dans la série et une nouvelle occasion de pointer le bout de son nez. C’est fou que l’acteur soit encore disponible après tant de temps.

Ce n’est toutefois pas le seul truc absolument dingue : les scénaristes font revenir le premier Reggie qui débarque chez Veronica ; Dilton qui était mort ne l’est plus non plus et il enseigne au lycée (comme n’importe quel ancien lycéen de cette série) avec comme assistante… Ethel. Eh, la série s’amuse vraiment bien pour ce centième épisode et je risque bien de finir par en être fan.

Après, ils partent juste sur une étrange histoire de mondes parallèles, d’anomalies et de paradoxes. Et ce n’est pas spécialement bien fait, même si on se marre beaucoup. Putain, ils ont réussi à faire revenir le premier Reggie pour une scène vraiment drôle avec Veronica et pour… qu’il participe à l’enterrement de vie de jeune fille de Betty en tant que strip-teaseur. Putain, mais mec, refuse le rôle ! 

Bon, OK, après, quand ça vire au plan à trois et qu’il peut s’amuser à caresser Veronica, je le comprends. Le plan à trois s’arrête avant de commencer, en plus. Dans tous les cas, l’épisode avance assez vite : alors que l’ambiance est à l’éclate à l’enterrement de vie de jeunes filles, l’enterrement de vie de jeune garçon est l’occasion pour la série de faire un hommage sympa à Fred – et à l’acteur.

Forcément. Le délire d’univers parallèle continue ensuite : Jason est enlevé par la Cagoule Noire, qui s’avère être le père de Cheryl, tué par le père de Kevin bien rapidement. Cela en fait des acteurs à réunir !

Il y en a une qui se fait discrète, par contre : Hermione. Elle ne semble pas vouloir revenir, contrairement à Howard, qui n’est donc plus un méchant. Son discours lors du dîner de répétition du mariage d’Archie et Betty tourne court par contre : Toni y débarque pour annoncer la mort de Cheryl. L’enquête de Jughead le mène alors, à toute allure, jusqu’à Dilton. Ce dernier explique qu’il était très content de voir ces « twinverses », univers jumeaux, fondre l’un dans l’autre, car ça lui offrait l’occasion d’étudier cette destruction.

Malheureusement pour lui, il a mal choisi son assistante : effrayée par la folie de son boss, Ethel l’empoisonne et explique à Jughead qu’elle sait comment séparer à nouveau ces univers jumeaux. Le problème, c’est qu’au passage, ça signifie faire disparaître Rivervale. Inutile d’entrer dans les détails, soyons clairs, tout ça n’a absolument aucun sens. Jug et Ethel arrivent à la conclusion que Rivervale a été créé à cause de l’explosion dans la chambre d’Archie, mais aussi parce que Jug était en train d’écrire, et qu’il y avait du Palladium, et qu’il y avait la malédiction de Cheryl. Pourquoi Jug est-il dans ce monde ? Pourquoi était-il narrateur ? Pourquoi les deux Reggie s’entretuent ?

On s’en fout. Vous ne pensiez tout de même pas que les scénaristes avaient eu des idées 100% cohérentes ? C’est super frustrant, d’ailleurs, parce qu’il y a vraiment une super bonne idée pour ce centième épisode, mais… ça part trop en vrille. Pour séparer les univers et faire en sorte que Rivervale cesse d’exister, il faut donc que Veronica et Jughead se tripotent dans la chambre d’Archie avant de se faire sauter, au lieu de se sauter. Bien. Admettons.

Veronica accepte le plan… mais ne peut le mettre à exécution. En effet, elle se fait exécuter avant : on découvre que la personne qui s’amuse à étrangler tout le monde à Rivervale est… Archie. Eh oui, il a remarqué que tout le monde revenait à la vie, toujours, dans ce monde. Il espère donc le retour de Fred et refuse de voir les univers se séparer.

Bon, là, les scénaristes exploitent juste la mort d’un acteur et ça devient un brin gênant, mais c’est une scène incroyable malgré tout. Les acteurs gèrent bien – jusqu’à ce qu’ils se mettent à se battre. On apprend donc qu’Archie a tué un premier Jughead, avant d’étrangler Cheryl, mais aussi Veronica. Il refuse que le monde cesse d’exister si son père peut y revenir, et c’est plutôt pas mal ; comme le résumé de ce qu’est la série (un grand n’importe quoi) était plutôt pas mal lui aussi.

En tout cas, on en arrive vite à Archie essayant de tuer Jughead… mais se faisant éclater la cervelle par Betty. Yep, en robe de mariée, Betty débarque pour tuer le mari qui vient de l’abandonner à l’autel. Apparemment, c’est tout ce qui importe à ses yeux : elle n’a aucun remords sur le meurtre d’Archie et elle est rapidement convaincue qu’il faut effectivement coucher avec Jughead pour recréer aussi fidèlement que possible l’explosion qui a créé Rivervale et pourra séparer à nouveau les univers.

C’est : n’importe quoi. On se marre toutefois bien, surtout qu’ils sont interrompus par le Jughead mort du début d’épisode. Celui-ci n’hésite pas à casser le coup de son alter-égo pour leur expliquer qu’il y a un moyen de séparer les univers sans détruire pour autant Rivervale. Bon, avant ça, il faut encore que Betty désarme la bombe.

C’est plutôt drôle car on nous rappelle qu’elle l’a fait plus tôt et elle semble le découvrir elle-même. J’ai vraiment l’impression que les scénaristes se foutent d’eux-mêmes et se rappellent soudainement qu’eux aussi oublient les épisodes après les avoir écrits. Qu’importe, pour le centième, ils ont mis les petits plats dans les grands. Ils s’assurent même que les fous rire soient garantis quand Jughead nous explique à quoi ressemble le paradis.

Le paradis, c’est Pop’s, mais avec des comics en plus. Tout le monde s’y marre bien et se dragouille, mais lorsque le Jughead-narrateur y était, ce qu’il faisait était se concentrer sur le numéro spécial entre le 95e et le 96e épisode des comics : celui qui expliquait la liaison entre les deux univers et que nous n’avons pas eu avant. Bref, pour ne pas supprimer Rivervale, il va donc falloir compter sur l’imagination de Jughead pour maintenir en vie l’univers.

Le narrateur ne peut pas le faire, mais le Jughead qu’on suit depuis le début d’épisode, si, parce qu’il est l’auteur. Allez comprendre. Betty pense comprendre et est dégoûtée du sacrifice de Jughead, qui devra désormais vivre seul à jamais dans le repaire de Dilton (c’est vrai que c’est un endroit où PERSONNE ne va jamais), mais bon, la tension dramatique est vite évacuée tout de même.

En lieu et place, on en revient donc au point de départ de la série : Jughead est sur sa machine à écrire à raconter ce qu’il se passe, sauf que cette fois, c’est lui le scénariste drogué de la série qui écrit n’importe quoi. La bombe réactivée n’explose finalement pas, et Jughead comme Betty oublient rapidement ce qu’ils faisaient dans la chambre d’Archie.

Ils préfèrent retrouver le reste du casting dans une sorte de happy end tout mignon. Tabitha et Jughead peuvent même vivre ensemble et lire, peut-être, un jour les comics Riverdale. Reste la question de ce qui arrive à Riverdale maintenant qu’on sait ce qu’il se passe pour Rivervale. C’est à Ethel que revient le droit de poser la question, parce que figurez-vous qu’elle est l’assistante du Jughead s’étant sacrifié pour rester un héros.

Et oui, la série nous règle enfin la question du cliffhanger de la saison 5, pendant ce temps, à Riverdale, Betty et Jughead s’apprêtent à faire l’amour dans la chambre de celui-ci, sans se douter qu’une bombe est sous le lit. Par chance, Betty reçoit finalement un coup de téléphone avant l’explosion : elle apprend donc qu’il y a une bombe sous le lit et a le temps de prévenir Archie.

La bombe explose toutefois, ce qui nous rend sourd un Jughead qui était en train d’écrire dans le garage. Bon, ben, la vraie suite au prochain épisode cette fois. Ce fut un arc sympathique, libérant la créativité des scénaristes qui avaient enfin une vraie raison de le faire et s’achevant sur un centième épisode plein de défauts, mais prenant le temps de célébrer ses défauts.

Et puis, surtout, heureux de pouvoir à nouveau terminer ma critique par un…

Compteur d’Archie à poil : +3, à croire qu’il fallait rattraper le temps perdu ! Rendez-vous début mars pour plus de raisons de montrer les abdos d’Archie à toutes les sauces…

Riverdale – S06E04

Épisode 4 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.

Spoilers

Un épisode sur les sorcières Blossom, super.

Men are such monsters.

Le masochise a de beaux jours devant lui. Alors que le prochain podcast approchait à grands pas, je me suis dit qu’il fallait bien que je regarde cet épisode. En plus, avec un épisode qui se concentre sur le manoir Blossom, j’avais bon espoir d’avoir des points sur la magie pour le Bingo Séries. Allez, je commence l’épisode, on verra bien ce qu’il en a. Jughead a déjà commencé à me parler et m’expliquer que le manoir est hanté. Bon, ça, et le fait qu’ils copient totalement l’écriture de Why Women Kill – la saison 2 m’attend toujours d’ailleurs – pour cet épisode.

Tant mieux. Cheryl manquait à l’épisode précédent, mais pour ce chapitre-là, on est donc parti pour avoir trois Cheryl. Rien que ça : on commence dans le présent, puis on remonte dans le temps en 1957, puis on remonte encore plus avec 1892. SU-PER. L’épisode commence par la morning routine des trois Blossom en question, toutes incarnées par Sheryl, donc. C’était long et je suis sûr qu’il y a plein d’anachronisme, mais j’ai eu la flemme de faire pause pour m’en rendre compte.

Reprenons plutôt l’épisode dans l’ordre. Je démêle les trois intrigues, et je commence par le présent : Cheryl annonce à sa classe (sa secte désormais pleine d’adolescentes, j’ai oublié quelque chose ou les scénaristes ont oublié de faire le point depuis le premier épisode ??) que la comète Bailey est sur le point de passer dans le ciel. Ce qui inquiète les adolescentes est toutefois de savoir si Nana pourra être là pour observer la comète dans le ciel. Bien sûr.

Nana est effectivement alitée et se sent de plus en plus mal. Par conséquent, Cheryl s’occupe d’elle comme elle peut, en lui lisant le journal de ses ancêtres. En 1957, l’ancêtre de Tabitha débarque donc pour obtenir l’aide d’une Blossom afin de pouvoir remplacer Pope à temps. Soit. En 1892, c’est Thomasina Topaz (nom de merde à toutes les époques alors ?) qui débarque et flirte à fond avec l’ancêtre Blossom. Mais on se fout de notre gueule, ce n’est pas possible. Je suis si mort de rire.

Par contre, Thomasina se fait rapidement une ennemie quand elle veut parler de la comète Bailey aux élèves de l’école Blossom. Ah, à l’époque aussi alors ? Les deux se réconcilient malgré tout : Thomasina Topaz et Abigail Blossom prennent donc du bon temps au lit… jusqu’à ce que l’ancêtre de Kevin débarque. Comme il est flic, il révèle à Abigail qu’il est à la recherche d’une meurtrière du nom de Thomasina.

Oups. Abigail la protège évidemment, mais elle souhaite tout de même avoir toute la vérité : celle-ci lui confesse donc qu’elle a tué son mari, un homme cruel et violent. Pour elle, c’était donc de la légitime défense, mais pour les flics, c’est autre chose. Qu’importe : Abigail a rapidement autre chose en tête.

Elle apprend en effet la mort de son frère James (décidément, pas cool d’être un frère dans cette famille) lorsque Fenn Fogarty (oui, oui, l’ancêtre de Fangs) débarque pour le lui annoncer. Au passage, il remet aussi une lettre de James annonçant que sa dernière volonté est de voir sa sœur se marier avec Fenn. Je suis… mort de rire ? Et Thomasina qui cherche tout de suite à savoir les liens entre James et Fenn, c’était bien senti.

Elle fait bien de se méfier toutefois : il est rapidement confirmé que Fenn fait de la magie noire et a imité l’écriture de James. J’ai bien ri, et j’étais content comme tout, car ça ramenait la magie dans l’épisode. J’en ai besoin pour le Bingo Séries, moi ! Après, ce n’était pas cool pour Abigail tout ça : elle découvre en effet que Fenn est probablement un meurtrier et, pire, le meurtrier de son frère.

Malgré tout, Abigail n’a pas d’autres choix que de se marier avec Fenn : il prend facilement Thomasina en otage et menace de la tuer si Abigail ne se marie pas avec lui. Oh lala. Le soir où la comète s’apprête à passer, Abigail est donc forcée de se marier avec Fenn, avec un audacieux choix de robe de mariée rouge. Amusant.

Le mariage est de courte durée et n’est même pas consommé de toute manière : durant la nuit de noces, Abigail prend une hache et tue son mari. Enfin, pas tout à fait. Après quatre ou cinq coups de hache, il est encore capable de se relever et de maudire Abigail, la vouant à une vie éternelle de solitude. Après la mort de Thomasina, évidemment.

En 1957, la comète Bailey passait aussi au-dessus de Rivervale apparemment. C’est fou, elle passe son temps à passer au-dessus de la ville donc. Cela permet à l’ancêtre de Cheryl, Poppy, de discuter avec toutes ses amies – Bitsy, Tammy et je n’ai pas saisi le nom pour Veronica (Velma, putain !), mais enfin bon, vous avez compris le délire – et avec la mère de Bitsy – je ne sais pas ce que fait l’actrice jouant Alice aux scénaristes pour avoir toujours un rôle quoiqu’il arrive dans chaque épisode sérieusement – de la comète.

La comète est sur le point de passer et ça fait peur à tout le monde dans un contexte de guerre froide. Malgré la peur de l’espace, Bitsy a autre chose en tête : son mari Jack veut un autre enfant pour régler les problèmes dans leur couple. Comme ce n’est pas comme ça que fonctionne la vie, ben, ça ne marche pas du tout. Elle demande donc de l’aide à Poppy qui lui donne de quoi ne pas tomber enceinte… puis se laisse embrasser. Oh, un baiser Cheryl/Betty, quelle belle idée !

Il semblerait donc que pour les scénaristes l’homosexualité soit héréditaire et génétique, puisque toutes les ancêtres de Cheryl savaient comment prendre du plaisir. Allez, ça me fait rire et c’est top d’avoir des baisers lesbiens comme ça à l’écran. On enchaîne en plus sur Poppy proposant le Kama Sutra à Velma pour résoudre ses problèmes sexuels avec son mari, quoi.

Cela dit, le cœur de l’intrigue est bien Bitsy et son mari Jack, aka Jughead : le mari débarque au manoir Blossom pour menacer de mort Poppy. Il espère que celle-ci ne s’occupera plus du mariage de sa sœur. Si tout semblait bien parti pour le business de Poppy, ce n’est donc pas exactement comme prévu que ça se termine pour elle : tous les maris de la ville, emmenés par Kirk Keller (j’en peux plus de ces noms) viennent la menacer.

Elle essaie de les ignorer, mais c’est bien compliqué quand toute la ville se met à l’épier et lui tourner le dos chez Pop’s, ou quand elle rentre chez elle et que Kirk l’arrête parce qu’il la soupçonne d’être une communiste. Ah, les États-Unis, c’est toujours fun. Kirk fait tout ce qu’il peut pour s’assurer que Poppy passe sa vie derrière les barreaux en tant que communiste. C’est un peu ce que conseille Bitsy à Poppy aussi, lui révélant également au passage qu’elle est enceinte. Ah lala, Bitsy est tellement amoureuse de Poppy !

Malheureusement, elle se fait une raison sur sa vie : elle est sûre d’avoir été lobotomisée par Poppy et le lui reproche soudainement. Vous savez ce qui est vraiment remarquable ? L’actrice est vraiment douée tout de même, et les costumes sont géniaux. Neuf mois plus tard, elle aide tout de même Bitsy à accoucher, suppliée par Jack qui lui explique qu’il y a un problème avec l’accouchement.

En vrai, on ne voit pas bien ce qu’il peut y avoir comme problème, si ce n’est que le ciel s’illumine soudain à la lueur de la comète. La petite fille naît malgré tout, et Poppy assure que c’est un bon signe qu’elle soit née sous la comète. Moui. Elle ne profite aussi pour faire un cadeau à Bitsy, parce que neuf mois en prison ne la prive pas de son sac à main. Elle le reperd vite, puisqu’elle est menottée ensuite par Kirk, condamnée à être assignée à résidence jusqu’à la fin de ses jours. Avant ça, elle a au moins pu donner du poison à Bitsy pour qu’elle tue Jack.

Bon, et sinon, le présent ? Ben écoutez, une des étudiantes de Cheryl s’inquiète pour Nana et la préfère à la comète. Elle est donc bien plus à fond que moi dans toutes les histoires des ancêtres et elle est aussi là pour rencontrer Sabrina. Eh oui, cet épisode marque le crossover de la série avec Sabrina. Je n’ai toujours pas vu la série, mais je trouve ça aberrant de nous avoir fait de la pub pendant bien longtemps sur ce crossover… juste pour trois ou quatre minutes avec Sabrina.

Elle débarque en tout cas pour une cérémonie de « transfert » à effectuer au passage de la comète. Un transfert ? Eh oui : Fenn a maudit Abigail à vivre une vie éternelle. C’est donc ce qu’il s’est passé, la forçant à prendre l’identité de Poppy, puis de Cheryl. Heureusement, le transfert fonctionne : Nana récupère le corps d’Abigail et peut vivre heureuse, alors qu’Abigail peut enfin mourir et rejoindre Thomasina. Les deux se retrouvent dans un cimetière en robe d’époque et s’embrassent avant de courir à la Petite maison dans la prairie… Oh bordel, ces scénaristes en prennent de la bonne, vraiment.

Je retiens surtout que Sabrina a l’air cool et qu’il faudrait que je regarde sa série un jour…

Walker – S02E07 (express)

Épisode 7 – Where Do We Go From Here ? – 14/20
On sent bien que les scénaristes eux-mêmes tatonnent pour trouver la réponse à la question servant de titre à cet épisode, mais ce n’est pas forcément pour le pire. Au milieu d’un mélange d’intrigues fades, il y a quelques personnages et moments qui sortent du lot – et j’ai eu un fou rire devant l’épisode, c’est toujours ça de pris. Après, ce n’était pas forcément leur intention première.

Spoilers

Liam fait face aux conséquences de ses actions – parce que Cordell provoque un tas de conséquences.

Je pense que ça se sent dans le résumé que je propose de cet épisode, mais… je ne comprends pas le personnage de Cordell. Le type en fait des caisses pour nous dire qu’il veut protéger sa famille et qu’elle est plus importante que tout, et à la première occasion, il plante un couteau dans le dos de son frère et le balance. L’appel que Liam a passé dans l’épisode précédent était ANONYME. Ils reviennent plusieurs fois dessus dans cet épisode… alors pourquoi tout le monde est-il au courant que Liam l’a passé ?

Il en a parlé uniquement à son frère. Quand cet épisode commence, une semaine après le précédent, Cordell est toujours énervé après son frère. Si ça peut se comprendre, je l’ai trouvé bien lourd d’en parler à un repas de famille et d’en informer ses gosses. Il s’agit d’histoire d’adultes, je ne vois vraiment pas l’intérêt que les ados sachent ça. La mère était déjà au courant (le père a disparu ?), et voilà donc que toute la famille est au courant. Deux semaines plus tard, l’appel anonyme n’a plus rien d’anonyme.

S’il avait voulu protéger sa famille, peut-être que Cordell aurait pu faire le choix de ne rien dire ? Je veux bien qu’il y ait des obligations et tout, mais là, personne n’aurait même pu prouver qu’il était au courant si jamais l’anonymat avait été révélé plus tard. Bref, ça me semble complétement perché et c’est malheureusement le moteur de l’épisode : Cordell en veut à Liam, et Liam finit par s’isoler.

Bon, Liam n’est pas un personnage que j’aime, ce n’est pas nouveau. Le voir tomber en déchéance comme ça n’a rien arrangé. Une fois de plus, on nous annonce qu’au Texas, quand on est énervé, on va s’isoler pour couper du bois à la hache. Cela m’a bien fait rire puisque 9-1-1 Lone Star ne disait pas autre chose la semaine dernière. Et plutôt que de rester planqué dans sa petite retraite comme il voulait le faire, on ne sait pas trop pourquoi, Liam se laisse convaincre de revenir en ville.

L’avantage, c’est qu’il y retrouve son mec qui a désormais décidé de l’attendre sagement après avoir pourtant refait sa vie la saison passée ? L’inconvénient, c’est qu’il s’y bourre la gueule et n’arrange pas ses affaires au moment de faire une déposition officielle. L’épisode peut malgré tout se terminer sur un Liam qui reprend pied, ce qui renforce encore plus le sentiment d’inutilité de l’épisode : les scénaristes le forcent dans une situation où il n’avait pas trop de raison d’être avant de l’en sortir vite fait. Je ne sais pas, je crois que je ne vois pas trop les conséquences de cet appel anonyme et pourquoi c’est si mal.

En parallèle, nous apprenons qu’il n’y a pas que Liam qui est bien relou dans la famille Walker. Il y a aussi Stella ! Celle-ci doit en effet faire des choix d’orientation, parce qu’après tout, elle n’est que lycéenne. Je ne sais pas pourquoi la série s’obstine à vouloir avoir ce côté teen. J’ai bien aimé la bande-son que ça donnait à l’épisode, mais niveau intérêt, on était proche du néant. Et tout a terminé en fou rire quand pour s’en remettre elle demande à passer une journée solo avec son père comme elle le faisait avec sa mère avant. Qui fait ça, sérieusement ?

Et pire que tout : qui considère que faire une partie de pétanque, c’est le meilleur plan pour oublier ses soucis d’orientation ? J’ai tellement ri de les voir nous expliquer les règles de la pétanque. Purée, je n’aurais pas cru possible de voir un jour une partie de pétanque dans un épisode de série américaine. Tout finit par arriver, j’imagine ? Ils semblent super mauvais en pétanque les acteurs en plus, je crois qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient.

Pour en revenir à l’épisode, Stella a donc besoin une fois de plus d’attirer toute l’attention sur elle, mais les scénaristes nous affirment que c’est tout l’inverse : en fait, elle ne sait pas ce qu’elle veut faire car elle est trop occupée à se préoccuper des autres. MOUAIS. Et ça se termine évidemment par un choix qui sort de nulle part : comme sa mère, elle postule pour une université dans le Maine. Eh, cela permet aux scénaristes de caser leur obsession hollywoodienne du yoga avec des chèvres qu’on voit dans un tas de séries et peut-être, peut-être !, de nous débarrasser d’elle en saison 3. Je ne dis pas non.

À l’inverse, j’aurais dit non au départ de Micki si j’avais pu. Alors que son départ était tout doux-amer la semaine dernière et laissait envisager un retour peu de temps après tout de même, voilà donc que tout le monde considère qu’elle est partie pour de bon. Tray se retrouve dans une maison pleine de cartons… Pourquoi ? Genre, elle a juste dit qu’elle avait besoin de temps pour se remettre en question, mais ça ne fait que trois semaines et il en est déjà à envisager qu’elle ne reviendra jamais ? À l’inverse, son bureau au boulot n’était pas encore débarrassé de ses affaires et elle n’est pas encore remplacée ? Trois semaines, c’est pourtant long.

La série parvient à trouver son équilibre sans Micki pendant l’épisode. C’en est même frustrant : elle est totalement zappée de l’épisode ; on a peu de répliques la concernant et c’est bizarre. Cordell la cite à peine une fois et Tray comme le capitaine font comme si rien ne s’était passé, n’en parlant pas parce qu’ils ne savent pas quoi dire. Moi je sais dire qu’elle me manque, ce n’est pas si compliqué, les gars !

En tout cas, il faut bien justifier la présence de Tray encore dans la série, et ça se fait avec son rôle de coach pour ados et les hommes de Serrano qui le surveillent. Parce que oui, il en a encore finalement, et il a tellement de connexions haut placées (??) qu’il envisage déjà d’être remis en liberté suite à l’erreur de Liam qui remet en cause tout ce qu’il a pu faire avant. MOUAIS. L’épisode termine sacrément bien, du coup, avec un homme de Serrano qui vient s’attaquer à Tray devant chez lui.

Par contre, allez savoir pourquoi, l’homme ouvre le feu sur le capitaine sans le moindre espoir de toucher Tray. Et le capitaine qui était bien à l’abri derrière sa voiture s’expose soudainement et se prend immanquablement une balle. C’est un sacré cliffhanger, et il me fait presque perdre de vue l’idiotie permanente d’August. Non, je n’ai pas oublié que ce boulet fini a encore révélé à une personne de plus qu’il a trouvé une lampe de sa famille dans les ruines de la grange des voisins. À ce stade, on dirait vraiment qu’il veut que ça foute la merde entre les familles, intentionnellement. Les scénaristes ne savent plus comment retarder l’inévitable.

C’est quand ils veulent pour leur épisode flashback chiant qui nous révèlera ce qu’il s’est passé et qui nous donnera des conséquences intéressantes sur le présent. En attendant, on se contente des flashbacks de Stella et Emily… bordel, que ça ne servait à rien !