21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Walker – S04E07 – Hold Me Now – 14/20

Cet épisode propose exactement ce que j’en attendais, même si je continue de trouver abusée la rapidité avec laquelle certaines intrigues de personnages secondaires sont évacuées. Je commence à craindre certains rebondissements aussi. S’ils seraient prévisibles et que ce ne serait donc pas un point positif pour la série en théorie ; en pratique, c’est bon signe : ça prouve que j’en ai de nouveau quelque chose à faire de (certains) personnages. Non, pas tous…

Spoilers

Cordell propose une nouvelle méthode pour coincer le Jackal.

If we’re lucky, we may finally met the Jackal

Je suis bien dégoûté ce matin : je voulais regarder Time Bandits car je ne pourrai pas le faire par la suite… mais malheureusement, les épisodes ne sont pas dispo. Par conséquent, je me rabats sur cette saison de Walker qui n’est, après tout, pas la pire.

Fausse piste

L’épisode commence avec le réveil de Cordell. Il a réussi à bien dormir, malgré le carnet de notes sur le Jackall à ses côtés. C’est mieux que James. Pourtant, il est clairement sur le point de sombrer en dépression (du moins, ce à quoi la dépression ressemble dans ce genre de séries), parce qu’il est bien seul au réveil. Geri n’est pas là et ne répond pas immédiatement à son réveil ; August l’abandonne pour aller voir Stella… et bim, il se retrouve seul pour le petit-déjeuner.

Dans cet épisode, Luna est de retour. Il continue de flirter avec Cassie devant le poste des Rangers. Ils sont mignons dis donc, il regarde sa série préférée pour le principe et accepte vite de ne plus la draguer au boulot, parce que bon, ça pourrait être mal vu pour elle. Après tout, si elle veut obtenir sa promotion, ce n’est pas idéal de draguer ouvertement un collègue, j’imagine.

Ce qui est bien, c’est qu’on ne traîne pas trop à reprendre ensuite l’enquête. Cordell convoque une réunion avec toute l’équipe pour leur proposer de chasser plein de pistes à la fois, afin de peut-être tomber sur le Jackal. Bref, il faut vérifier toutes les pistes et tous les petits crimes en croisant bien fort les doigts.

Bon, après, faut pas rêver : chaque cas est traité à l’arrache hors écran pour réduire les pistes à un seul nom, Dave Sloane. D’après Cordell, il correspond bien au profil qu’on recherche, parce qu’il gère mal ses accès de violence et que ça correspond justement à ses souvenirs. On a ainsi droit à un petit flashback, un de plus. Et c’est tellement nul de voir que Cordell connaît Luna depuis tant de temps sans en avoir jamais parlé avant.

Bien sûr, ça me paraît tôt pour que Dave soit vraiment le suspect que les rangers cherchent. Cordell est persuadé qu’il a affaire au pire criminel avant même de lui parler, alors ça tourne un peu mal quand il le confronte. Pourtant, Dave a un alibi solide : c’est un flic qui lui procure, car c’est son parrain aux alcooliques anonymes. Bim, c’était encore une fausse piste. Et en même temps, Cassie souligne que ce n’était pas surprenant, parce que leur liste de suspects potentiels était quand même sacrément random.

Cordell est agacé que ça ne mène nulle part, car Dave était leur dernier suspect potentiel. Il se renfrogne et devient assez insupportable, même si ça peut se comprendre. Les impasses au boulot, ce n’est pas agréable ; mais quand en plus, il s’agit d’une impasse pour stopper un serial killer, j’imagine que ça pose un sacré problème. Cassie et Luna ne semblent pas s’inquiéter outre mesure poru Cordell, alors qu’il est assez évident que, comme James, il est en train de se laisser consumer par cette affaire – il envoie même bouler sa mère quand elle prend de ses nouvelles, pour finir dans son bureau qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de James il y a deux épisodes.

Luna et Cassie essaient d’être discrets dans leur relation. Ils décident donc de sortir ensemble dans un bar d’Austin, parce que c’est la définition même de la discrétion. Il est toutefois drôle de les voir finir en soirée karaoké, puis au lit, évidemment. Je vous jure, ils n’ont pas intérêt à nous pondre que c’est Luna le Jackal, parce que ça va me souler s’ils refont ça à Cassie. Vraiment. Elle tombe si vite amoureuse, en même temps.

Bonne piste

Le lendemain, ils retournent au boulot comme si de rien n’était, pour mieux tomber sur un Cordell qui ne lâche pas son affaire, même quand il rentre chez lui. Il a un nouveau suspect en tête et entraîne Luna et Cassie avec lui, bien malgré eux. Cassie souligne qu’il ferait mieux de suivre les conseils et le nouvel exemple de James, qui laisse son boulot au boulot. Franchement, le rétablissement de ce personnage s’est fait à une vitesse vraiment abusée.

Bon, en tout cas, le trio tombe sur une planque qui pourrait bien être celle du Jackal. Tous les indices concordent, au point d’effrayer Cassie. Finalement, Walker repère le suspect et lui court après, pour mieux se faire assommer. C’est con. Il s’en tire relativement bien cela dit : le suspect le laisse en vie, ce que même lui ne comprend pas. Pourtant, il sort du mode opératoire habituel du Jackal. Bordel, ils ont donc enfin leur suspect ? Il n’est pas arrêté, mais c’est un bon début. En plus, ça donne une longueur d’avance à Cassie pour sa promotion – et franchement, je lui souhaite de l’avoir, elle a abandonné Quantico pour eux quand même ! Bon, et du coup, elle se décide à sortir publiquement avec Luna, parce que James lui fait une petite réflexion sur le fait qu’il est une bonne personne ? Ridicule.

Les Walker

Pendant ce temps, Liam continue sa rééducation. Je suis partagé : je trouve ça cool que la série nous montre qu’une rééducation, c’est un travail de tous les instants ; mais j’en ai un peu marre de voir l’acteur faire semblant de galérer à faire du sport. Il est coincé dans la barraque à tous les épisodes, ça devient lourd. En plus, ça ne l’empêche pas de faire quelques gaffes, en apprenant à son père que Ben va désormais bosser avec Abby. Bordel, les grands-parents ne me manquaient pas. Apparemment, le vieux prend mal de ne pas être au courant de tout ce que fait Abby.

En fin d’épisode, et sans qu’on ne sache exactement pourquoi, Liam débarque aussi chez Cordell pour l’engueuler. Son but est que Cordell s’occupe enfin de ses gosses. Je suis assez d’accord avec Liam sur le fond, mais ça fait deux ou trois épisodes qu’il ne s’occupe plus vraiment de Stella et Liam alors pourquoi insiste-t-il maintenant pour dire qu’il le fait, hein ?

D’ailleurs, en parallèle de tout le reste, Stella et August continuent de mener l’enquête aussi. Ils tournent en rond, avec peu de pistes et l’éternel refrain du « on devrait prévenir papa ». Franchement, depuis le début de la saison – et avec Saddie avant – ils passent leur temps à changer d’avis sans jamais être du même avis en même temps, et ça devient lourd. Notons que Witt recontacte Stella aussi et qu’ensuite, Stella a envie de prendre des cours de self-defense avec son père. Putain, elle ne veut pas parler à son père de ce qui la préoccupe, mais elle veut des cours ? C’est vrai qu’il ne va poser aucune question.

Bon, en tout cas, les Walker sont des sportifs, soyons-en sûrs. Pendant qu’Augie s’entraîne à son camp, Stella prend donc des cours… mais avec son grand-père, Cordell étant occupé à bosser (pour une fois que ça arrive !). Cela permet à Stella d’assister à une dispute entre ses grands-parents, et tenter de faire de l’humour en plus. Qu’est-ce qu’elle peut être stupide quand elle s’y met.

De son côté, August passe un test important pour savoir s’il pourra devenir cadet dans l’armée. À ce stade, j’ai vraiment l’impression que les scénaristes improvisent chaque fois quelque chose pour ce personnage. Il n’en a jamais été question avant cet épisode de ce test, et là en deux scènes, il y est déjà ? Cela me semble trop rapide, franchement. Bien sûr, il s’agit d’une course d’obstacles en temps limité, mais August prend le temps de revenir en arrière pour encourager un de ses camarades, Ralph, suivant ainsi les conseils donnés par Trey lors de l’entraînement. N’est-il pas mignon ?

Il est un peu triste que son père rate son grand jour, ça se voit, mais bon, Cordell a presque une excuse : il s’est fait assommer par un serial-killer, tout de même. Et puis, le cliffhanger nous prouve qu’il est toujours obsédé par celui-ci aussi…

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Walker – S04E06 – We All Fall Down – 13/20

C’est bien plus moyen pour cet épisode qui peine à me convaincre du côté des avancées de l’intrigue, où tout se passe trop vite par rapport aux attentes d’un côté et trop lentement de l’autre. Difficile de garder le rythme, apparemment. En revanche, et c’est un vrai point positif, j’aime la manière dont on nous propose de suivre deux fils rouges en parallèle cette année. Je sais bien qu’ils vont être reliés d’une manière ou d’une autre à un moment, mais ça me donne vraiment la sensation que j’aime avec les séries de suivre une histoire suivie. Faudrait juste que j’aime les personnages pour que ce soit parfait.

Spoilers

August et Stella continuent d’enquêter sur le collier, James tombe bien bas.

I zigged, they zagged.

Mehar

Les deux épisodes précédents ont réussi à me remotiver dans le visionnage de cette série, il est donc logique que je reprenne la série pour voir vers quoi elle se dirige à présent. Quand elle commence par un flashback, en revanche, ça ne me motive pas du tout. Cinq ans plus tôt, nous suivons Hoyt (reconnaissable à sa veste qu’on vient de revoir dans le résumé de l’épisode) alors qu’il vole un bijou dans un musée. C’est le casse le moins crédible du monde, avec trois plombes passées en voiture devant le musée. Bref, le but était de toute manière de nous introduire le personnage de Mehar, l’acolyte d’Hoyt dans ses casses il y a cinq ans.

On n’en a jamais entendu parler avant, mais tant pis. Quand on en revient au présent, August et Stella ont progressé un peu dans leur enquête. Ils ont appris l’existence de Mehar et souhaitent le rencontrer pour avancer davantage. Il y a dû avoir une pause dans la diffusion pour que ça avance d’un coup, en vrai : tout le monde sait que Geri cherche un Side Step 2, c’est la fin des vacances pour Stella qui retourne à l’université et pour August qui va reprendre le lycée. Malgré un programme chargé, Cordell veut passer un peu de temps en famille -i l force donc ses enfants à revenir le soir, mais ne s’en occupe pas la journée. Ma foi.

Pendant la journée, Stella et August continuent les recherches, histoire que Stella nous refasse un petit coup de « moi, moi, moi » à son frère : il n’est pas concerné après tout, parce qu’il n’a pas été menacé, lui. Bref, ils rencontrent finalement Mehar et demandent son aide pour retrouver le collier, mais bon, Mehar voit surtout que Stella conduit sa voiture et August porte la veste de la chance qui lui appartient.

Bien sûr, Mehar refuse d’aider les ados, mais il est suffisamment idiot pour tomber dans un piège grossier de Stella – si grossier qu’August ne voit rien venir apparemment. Elle s’arrange pour lui faire croire qu’il y a un casse à faire, afin de le coincer et de le forcer à l’aider. Pas bien malin. En plus, Mehar est un si mauvais voleur. Il débarque le soir même sans vérifier quoique ce soit – pas même le fait que Stella et August soient là.

L’air de rien, voilà donc les enfants Walker qui aident un voleur à dérober un bijou lors d’une exposition. Ils sont au-delà de la complicité à ce stade, en oublient de se rendre au dîner de famille et apprennent que c’est finalement Duke qui aurait le collier qu’ils cherchent. Cela valait le coup de devenir des criminels et de céder la veste d’Hoyt à Mehar.

Un autre flashback nous permet alors d’en savoir plus sur le collier. On a d’abord Duke et Hoyt, puis une scène où Hoyt se rend sur la tombe d’Emily, collier en main. De manière absolument pas logique, Geri le retrouve au cimetière. C’est vrai qu’elle vient souvent voir Emily elle aussi… Geri refuse toutefois de garder le collier qu’Hoyt veut lui laisser, parce qu’elle ne veut pas être mêlée à ses crimes.

Jackal

Cassie nage dans le bonheur avec Luna, apparemment, mais bon, il n’est pas là dans l’épisode. Elle a de toute manière d’autres sujets de préoccupation : l’enquête sur le Jackal semble bien occuper le commissariat, alors que James a annoncé aussi qu’il allait nommer un nouveau lieutenant. Qui aura donc cette chance ? C’est la question qui semble hanter tout le monde plutôt que le Jackal. Bien sûr, il reste James pour sombrer petit à petit dans une nouvelle dépression. Il se déplace avec sa tasse à la main qui en dit long sur l’alcool qu’il doit consommer à nouveau H24… Mais bon.

Il a de quoi se morfondre lui-même en même temps, puisque voilà qu’on nous organise un groupe de parole pour les victimes du serial killer. Non mais sérieusement ? Ceci dit, James a aussi de quoi se changer les idées : Trey et Cassie sont sur son dos pour savoir ce qu’il en sera de la promotion, au point où James finit par faire une erreur de débutant en confondant Trey et Micki. Elle me manque Micki !

Cordell

La série continue de nous vendre les histoires de famille de Cordell plutôt que les enquêtes pour son personnage principal. Dans cet épisode, nous voyons donc Cordell envisager que Geri vienne vivre chez lui et choquer à peu près tout le monde. Il me semblait que le sujet était sur la table depuis un bon moment, mais bon, soit, Liam trouve que c’est une relation rushée (six mois à cet âge-là, tu sais, non ?). Cordell n’apprécie pas d’être sermonné comme un enfant – et en même temps, c’est lui qui demande conseil à la base, hein.

Bref, pas content, voilà que Cordell rentre chez lui et demande à Geri d’emménager avec lui de la manière la plus ratée possible. Il bredouille comme un ado et parle du fait que Liam trouve que c’est une mauvaise idée avant même de lui proposer l’idée. C’est si ridicule, mais bon, Geri veut emménager avec Cordell. Allez, c’est la dernière saison, faut bien que ça se fasse.

De toute manière, plutôt que de nous laisser Cordell heureux de ce qu’il se passe, ça le laisse dépassé par ses enfants qui ne respectent rien et certainement pas sa demande d’un repas en famille. C’est pourtant pour le mieux : James se pointe chez son ami, complètement bourré et avec un livre d’indices sur le Jackal. Il sait bien qu’il a déconné, surtout que Kelly a trouvé ce gros cahier d’indices et de la vodka dans son bureau.

C’est plus rapide que ce que j’imaginais : je pensais qu’on aurait deux ou trois épisodes avant qu’il se fasse griller. Finalement, James en est déjà à tout confesser à Cordy aussi, y compris ses règles pour ne pas se faire griller. Cordell est dépassé par la situation, une fois de plus. Ce n’est pas son épisode, si vous voulez vraiment mon avis.

Tout ça fait qu’il est encore plus énervé quand il se retrouve face à ses gamins. Alors que James essaie de dormir, Cordell se met à engueuler ses enfants parce qu’ils manquent de respect à une Geri qui n’est absolument pas au courant de ce qu’il se passe. Elle ne se sentait pas particulièrement insultée par l’attitude des gamins, mais Cordell ne fait qu’empirer la situation quand il balance finalement à ses enfants que Geri va emménager alors qu’ils n’étaient pas au courant. C’est bien d’apprendre ça en se faisant engueuler. Et bien sûr, Cordell n’écoute pas ses enfants non plus.

Tout ça fait que Geri ne se sent finalement pas à l’aise de venir vivre chez Cordell. C’est si ridicule. Bon, elle n’aime pas l’idée de son emménagement soit balancée comme ça aux gamins et je peux le comprendre, mais s’ils s’aiment comme elle le dit, ça ne changera pas grand-chose qu’elle garde un appartement pour passer finalement toutes les nuits chez Cordell. Après, c’était chouette de voir Cordell dépassé une fois de plus par la situation.

Cliffhangers

La saison finale a encore quelques pistes à explorer : Ben et Liam sont très heureux en couple, au point d’envisager de reprendre ensemble le ranch, le sauvetage des chevaux et le métier d’avocat de Liam. L’intrigue du collier est sans réponse car Stella et August n’ont pas pu interroger leur père dessus. L’intrigue du Jackal est sans réponse, mais Cordell s’y plonge quand Geri l’envoie bouler pour vivre avec lui. Et enfin, James reprend le boulot comme si de rien n’était malgré sa chute dans l’alcoolisme – comme si on pouvait ne pas se retrouver en manque ?? – pour mieux annoncer à Cassie et Trey qu’ils sont en compétition pour le poste de lieutenant. Allez.

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Walker – S04E05 – We’ve Been Here Before – 14/20

Je vois trop d’épisodes d’un coup pour savoir quoi dire sans me répéter et toujours sans spoiler. L’équilibre est un peu meilleur pour cet épisode qui parvient à gérer de front une enquête et des évolutions de personnages ; mais il ne l’est plus en ce qui concerne les intrigues en elles-mêmes puisque l’une est totalement mise de côté. Et en même temps, ça n’empêche pas l’épisode d’être un peu plus prenant : les fils rouges m’accrochent, c’est rassurant.

Spoilers

La traque pour le Jackal continue, affectant comme prévu James.

Starting right now, nothing happens without me knowing
about it.

Sachez bien que je n’étais pas spécialement motivé à l’idée de voir cet épisode, mais que le résumé a réussi assez vite à me remotiver tout de même.

James

Sans trop de surprise, l’épisode reprend d’abord avec l’intrigue du tueur en série. Il sort de nulle part après quatre saisons, mais tous les rangers sont au taquet sur cette enquête qui date. C’est tellement rare de les voir au travail qu’on se retrouve avec de simples montages sans dialogue parce que les scénaristes ne savent pas faire. Ils arrivent tout de même à nous faire comprendre qu’ils y passent plein de temps mais que ce n’est pas pour autant que James a pardonné Cordell.

En plus, James passe à nouveau des heures et heures sur cette affaire. Cela inquiète inévitablement Kelly qui continue de passer par Cordell pour surveiller son mari. Soi-disant, James lui a pardonné à elle, alors elle se permet de le faire, mais c’est franchement le meilleur moyen de se mettre à dos son mari franchement. Celui-ci laisse une journée de repos à ses employés quand il se rend compte que les rangers ne font face qu’à des impasses. Enfin, je dis les rangers, mais eh, Luna est toujours là, au grand plaisir de Cassie, ça se voit.

Que fait Cordell de sa journée off ? Il reste évidemment auprès de James pour voir s’il va bien. Cela lui permet de le prendre en filature quand il va se renseigner auprès d’un ancien indic. Ce dernier est sûr de savoir qui est le Jackal : il est le fils de l’une des anciennes victimes et a mené sa propre enquête de son côté. Bien sûr, Cordell effectue la filature la plus naze du monde : dès qu’il voit que le ton monte (mais alors vraiment un peu) entre James et son interlocuteur, il se décide à intervenir. Il fait tout pour être mal vu par son boss, c’est fou.

Cela permet en tout cas au duo de bosser ensemble pour éviter qu’Henry ne fasse de la merde. Henry, c’est le fils des victimes sûr de connaître l’identité du tueur – il cherche donc à se venger. Cordell et James arrivent juste à temps pour lui éviter une grosse bêtise. Au passage, ils trouvent de nouveaux éléments pour la suite de l’enquête… et c’était presque écrit avec fluidité. Pour cette série, c’est un progrès notable.

Evidemment, les scénaristes de cette série ne savent pas raconter une histoire sans revenir en permanence en arrière. Comme le Jackal est un tueur en série qui frappait déjà il y a cinq ans, on a également droit à un flashback qui ne nous apprend rien de plus : Kelly désespérait de voir son mari être consumé par l’enquête, elle reprochait à Cordell tout ce qui arrivait à James. Rien de neuf, vraiment.

Dans le présent, cependant, elle se contente de s’inquiéter pour lui et de lui confirmer qu’elle n’est pas enceinte. Elle explique tout de même à son mari que c’est elle qui a demandé à Cordell de surveiller James. Elle vient aussi chercher son mari au travail pour éviter qu’il ne s’y enterre et y re passe tout son temps. Parmi les problèmes qui surgissent l’air de rien aussi : James affirme d’un côté qu’il a arrêté l’alcool et ne retombera pas dedans malgré cette enquête difficile qui l’avait sombré la première fois… et recommence à boire aussitôt.

Journée off ?

La journée off pour Cassie, Tray et Luna ? Elle se déroule évidemment au Side Step à ne parler que de boulot, mais en buvant des coups. Ma foi, c’est assez réaliste le coup du « on n’arrive pas à parler d’autre chose », mais sachant qu’ils prennent une journée off pour se changer les idées et avoir du recul sur cette enquête, je trouve ça particulièrement débile. Et en même temps, c’est Walker, évidemment que c’est débile.

Après, quand Luna va chercher des verres, Tray se comporte en wing-man idéal en confortant Cassie dans ses espoirs vis-à-vis de Luna. Cela nous confirme qu’elle est intéressée par le bellâtre texan de base, c’est déjà ça. Et ça tombe bien pour elle : le soir, il refuse que Tray le ramène, puis annonce à Cassie qu’il va prendre une chambre d’hôtel. Et hop, juste comme ça, le voilà invité chez Cassie. C’est facile de draguer, finalement. Cela dit, une fois chez elle, Cassie résiste à la tentation et l’évite quand il est dans sa chambre. Elle était à ça de le voir torse nu (parce qu’évidemment, il ne va quand même pas s’habiller pour dormir quand il peut exposer sa musculature, hein).

Malheureusement pour elle, il n’est plus là quand elle se réveille. Il a tout de même fait à manger et revient parce qu’il a oublié quelque chose : embrasser Cassie. Non mais sérieusement ! C’est trop rapide – et en même temps, on savait dès le départ où ça irait.

Les Walker

Loin du Jackal, Stella et August ont leur propre intrigue. Ils se retrouvent à chercher désespérément le collier pour la femme qui a embauché Witt. Witt ne semble pas les aider plus que ça, ils ne font que faire face à des impasses dans cette chasse au trésor. Cela force Stella à laisser tomber son oncle pour son travail au ranch et cet idiot de Liam passe son temps au téléphone alors qu’il fait du quad, ce qui signifie qu’il a un accident. Dites ce que vous voulez de mon absence de cœur, mais je trouve que c’est clairement bien fait pour lui et totalement mérité à ce stade.

Pourtant, les grands-parents semblent plutôt blâmer Stella qui est trop absente et trop couverte par son oncle… Non mais sérieusement, c’est énervant. Finalement, c’est Geri qui reste surveiller Liam (histoire de lui donner envie d’ouvrir un second Side Step) tandis qu’Abbie oblige ses petits-enfants à bosser pour le ranch. Stella en profite pour interroger ses grands-parents, l’air de rien, sur le collier qu’elle cherche.

Il n’empêche que cette intrigue mériterait d’avoir davantage de temps d’écran… Mais ce n’était pas la priorité des scénaristes. Apparemment, il est plus intéressant d’avoir une énième crise de foi de Liam, qui se met à se dire que finalement, être avocat lui manque. Non mais sérieusement. Quant au collier, le cliffhanger nous le lie à Hoyt, qui l’aurait volé…

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