Walker – S03E10

Épisode 10 – Blinded by the Light – 08/20
J’ai eu beaucoup de mal à rester concentré devant cet épisode – peut-être parce que je préparais mon agenda pour février en même temps, vous me direz. Mon problème vient de l’écriture des personnages : de plus en plus souvent, je ne les reconnais pas. Pour cet épisode, c’est soit afin de préparer une intrigue à venir (mais c’est mal fait), soit juste incohérent (et donc mal fait). C’est problématique, quand même, surtout que ça commence à se généraliser à l’ensemble de la saison où tous les deux épisodes un personnage pète un câble sans raison et s’en prend à tout le monde sans qu’on ne nous explique pourquoi.

Spoilers

James demande à ses rangers de venir un samedi, et ce n’est pas pour être sympa avec eux.

Par où commencer ? Cet épisode n’a pas réussi à me captiver des masses, et c’est peut-être parce que dès le départ, il s’annonçait mal : Bonham nous annonce une réunion de famille sans portable ou travail, et rien que ça, ça faisait déjà sourire. Les scénaristes en sont incapables, et il y a des réunions de la famille à chaque épisode de toute manière. Bonham continue donc de passer pour un idiot cette semaine, ce qui n’est pas arrangé non plus par la réaction d’Abby quand elle apprend qu’il a demandé à Cordell de vider les lieux. En maman parfaite, elle est très vexée de ce retournement de situation. Pourtant… c’est bien logique de voir Cordell dégager non ?

De son côté, Cordell poursuit son enquête afin d’en savoir plus sur Grey Flag, le groupe qui l’a enlevé. Le colis reçu en fin d’épisode précédent nous faisait espérer quelques réponses… et ça restera au stade de l’espoir, malheureusement. J’ai trouvé lourd toute la relation qu’il avait avec Julia cette semaine, surtout que l’enquête autour des boissons énergisantes paraissait plus bâclée qu’autre chose. En plus, bon, avoir Julia qui est plus informée que les rangers parce qu’elle est journaliste-han, comment dire… Je n’aime pas Julia, elle n’a pas ma confiance.

Je ne sais même pas comment Cordell peut lui faire confiance quand elle refuse de lui communiquer certaines informations, en plus. Pourtant, il en dit plus à Julia qu’à Trey ou Cassie, et plus qu’à James aussi, parce qu’il n’a plus tout à fait la confiance de James. Soit.

Le Grey Flag ? On n’en sait pas beaucoup plus sur cet épisode, mais ils utilisent le Dark Web, la solution miracle des scénaristes de toutes les séries quand on a des criminels à épingler. Cela permet à Julia et Cordell de comprendre que ce dernier est la cible principle du groupe, même si on ne sait toujours pas qui est derrière… Cela devient lourd, vraiment.

Il devient lourd aussi de nous présenter Cordell comme le dernier des imbéciles qui a besoin de Julia pour envisager qu’un des hommes de son ancienne unité militaire est probablement derrière Grey Flag. On avait fait le lien entre les deux il y a dix épisodes, sérieusement ; et je veux bien que Cordell soit du genre à faire confiance à ses anciens camarades, mais il y a des limites.

Il finit par soupçonner Tommy Adams et en parler à toute sa famille, parce que pourquoi pas. La famille le soutient évidemment, et on peut passer à autre chose, cette réunion de famille étant blasante au plus haut point. Vraiment, je me suis ennuyé devant cet épisode, alors qu’il mettait pour une fois en scène une vraie enquête.

La série laisse un peu de côté certains autres personnages, mais en parallèle de tout ça, nous avons de nouveau l’idée de l’intrigue de ranch pour venir en aide aux chevaux blessés. C’est la nouvelle préoccupation numéro 1 de Liam maintenant qu’il n’est plus traumatisé de ne pas avoir eu à creuser la tombe de son frère. Liam a donc un rendez-vous avec un expert-comptable qui lui propose de faire de Stella son associée officielle.

Euh… J’ai un peu réagi comme Stella : elle est dans le projet depuis le départ, qu’est-ce qui t’arrive tonton Liam ? Apparemment, ni l’un ni l’autre n’avaient capté que Stella ayant 18 ans, elle pouvait avoir une vraie part du business en train de s’ouvrir. Ils me blasent.

Cela dit, il vaut mieux ça que d’être dans la position de James à mes yeux. Je ne supporte plus le personnage, comme je ne supportais plus August il y a deux semaines à vrai dire. James est juste super mal écrit : après son absence de la semaine dernière, il redébarque donc dans cet épisode pour engueuler ses rangers. Alors OK, mais il y a eu tellement de fois où il aurait dû le faire sans rien dire que je ne comprends pas du tout pourquoi c’est ce moment qui est le plus opportun pour les embrouiller.

Il explique donc à Cassie et Cordell qu’il sait qu’ils ont menti, sans que ça ne porte vraiment à conséquence sur la suite de l’épisode – juste, Cordell ne fait plus tout à fait confiance à James. Le problème principal vient cependant de sa réaction vis-à-vis de Trey. Ce dernier aurait dû rester au bureau, mais il ne l’a pas fait la veille, préférant aller empêcher les gens de voler des billets de banque et s’entretuer pour ça.

Le lien entre les épisodes était sympathique, mais voir Trey se faire engueuler alors qu’il a parfaitement géré la situation, c’était ridicule. James apparaît hautement antipathique sans la moindre raison et est super énervé contre Trey sans qu’on ne sache trop pourquoi. Il a moins désobéi à ses ordres que Cordell ou même Cass, et il fait de l’excellent boulot.

Bref, j’imagine qu’on nous cache quelque chose et que ce sera finalement une histoire où il est sous couverture pour intégrer Grey Flag ou que sais-je, parce que sinon, c’est juste super mal écrit. Et puis, après je ne sais combien d’épisodes à nous faire chier sur son amitié avec Trey et sur Trey qui veut absolument devenir ranger, voilà donc qu’une simple audience disciplinaire suffit à ce que Trey ne soit plus ranger.

OK, c’était un bon cliffhanger en vrai, mais faut m’expliquer l’intérêt de nous avoir pris la tête tant de temps pour qu’il le devienne si le but ultime était de le virer après deux épisodes en tant que ranger. Là encore, j’espère et imagine une intrigue d’enquête sous couverture à venir, parce qu’autrement, c’est juste écrit avec les pieds.

En définitive, cette saison n’est vraiment pas top, parce que je ne capte rien à son fil rouge sorti de nulle part et parce que tous les deux épisodes, un personnage est super mal écrit et s’énerve contre tout le monde sans qu’on ne sache pourquoi. Même les Davidson avaient été mieux introduits que ça, et ce n’est pas un compliment que de dire ça.


Walker – S03E09

Épisode 9 – Buffering – 12/20
Qu’est-ce que ça traine encore dans cet épisode ! Cela commence à se voir qu’ils ne savent pas quoi faire des vingt épisodes de cette saison, et c’est franchement dommage. Bien sûr, il y a quelques avancées pour les personnages, mais dans l’ensemble, cet épisode est oublié plus vite qu’il n’a été vu (le ressenti était long !) et je ne pense pas qu’il aura beaucoup de conséquences sur la suite. Bref, on passe le temps jusqu’à un cliffhanger, pardonnez le jeu de mots, énergique.

Spoilers

Cordell et Cass vont recevoir une récompense du maire pour les services rendus à la ville (notamment en se faisant kidnapper, un vrai héros).

Il y avait bien une enquête dans cet épisode, je ne peux donc même pas trop critiquer la série cette semaine sur son oubli habituel d’être un procédural efficace. En effet, nous suivons une sombre histoire de prise d’otage qui n’en était pas une, avec une otage et un braqueur qui travaillent ensemble pour que les distributeurs en ville se mettent à cracher des billets de banque pour les passants.

Pourquoi est-ce que ça n’arrive que dans les séries et les films, et jamais au distributeur à proximité de chez moi, hein ? Et puis, il faut voir la conclusion de cette enquête ! Cordell fait la morale aux méchants pas si méchants de l’épisode, et hop, c’est terminé ? On vit dans le monde des bisounours, quand même.

Le début de l’intrigue partait pourtant bien : la fausse otage, Tray qui s’en rend compte sur la vidéosurveillance… C’était une idée sympathique. Seulement, ils ont manqué de temps pour développer vraiment quelque chose ensuite, et ça donne ce résultat frustrant. Je suis frustré aussi concernant Tray qui culpabilise encore pour sa soi-disant faute de l’épisode précédent. Il n’a absolument rien fait de mal et s’est fait engueuler par James, ce qui fait qu’il remet en cause toute sa vie désormais.

Pourtant, Tray fait un meilleur ranger que Cordell en quelques épisodes… alors c’est étonnant de le voir si peu sûr de lui. Cass fait ce qu’elle peut pour lui faire reprendre conscience en lui, mais ça n’a pas l’air gagné, malheureusement. Cassie a aussi d’autres chats à fouetter puisque son couple avec Kevin se développe petit à petit. Dans cet épisode, Kevin est censé recevoir les héros de la ville que le maire veut honorer, et Cass en fait partie.

Ils tentent donc de se débrouiller comme un couple malin capable de faire la part entre le perso et le pro… mais c’est loin d’être évident une fois mis en pratique. Sur le papier, ça fonctionnait pourtant. En pratique, Cass est gênante plus qu’autre chose, son obsession de savoir si elle aura une médaille n’est pas trop raccord avec le perso et on tourne en rond. J’étais content de voir Cassie et Kevin se retrouver seuls pour faire le point sur leur relation naissante… Par contre, qu’est-ce que ce fut long aussi comme scène !

Et Cordell qui appelle Cassie pour lui dire qu’il faut aller en ville et qu’il la rejoindra alors qu’ils sont supposés être au même endroit et être venus avec la même voiture, je n’ai pas bien compris. Bien sûr, Cordell avait aussi son intrigue pseudo-romantique : Julia, la journalise avec qui il était pris en otage en début de saison, revient de nouveau. Elle aussi est une héroïne selon le maire, grâce à son article sur les conditions de détention.

Les retrouvailles Julia/Cordell confirment que les scénaristes veulent mettre de la romance là où il ne devrait pas y en avoir – et je ne sens pas Julia, comme toutes les femmes de la vie de Cordell. Cela me rappelle franchement ce que je pensais de Géri au départ. Et Geraldine n’est toujours pas de retour dans cet épisode, don callez savoir ce qu’elle mijote de son côté.

À la place de s’intéresser à cette intrigue qui promet de nous péter à la gueule à un moment ou un autre, les scénaristes préfèrent donc insister lourdement sur la romance Kevin/Cassie et sur le rapprochement Julia/Cordell. Mais comment faire confiance à Julia ? Elle gagne beaucoup trop rapidement celle de Cordell à mon goût ; elle aura forcément des casseroles dans son passé. Il va pourtant falloir faire avec elle : le cliffhanger de l’épisode voit Cordell lui demander de la voir très rapidement. Si elle imagine possiblement que c’est pour un rencard, elle va être déçue : Cordell a juste reçu un colis de boissons énergétiques, semblant sous-entendre que ses ravisseurs sont toujours en activité. On ne sait toujours pas ce qu’ils veulent à Cordell par contre.

Bon, autrement, l’épisode se concentre vite fait sur Liam également. Théoriquement, c’est aussi un héros qui devrait être interrogé par Kevin lors de son déjeuner gênant avec le reste du casting, mais en pratique, il est mis de côté pour gérer les affaires de son père comme il peut. Et il ne peut pas : il fait de la merde, en accusant un partenaire commercial de l’escroquer quand c’est en fait tout le contraire.

Liam suit ensuite les conseils de Stella, mais il est quand même surpris en fin d’épisode quand son père le remet en place parce qu’il n’a fait que de la merde dans leur projet d’ouvrir un refuge pour les chevaux. Voilà qui est fait. Ce n’est pas la bonne période pour Stella cette saison, encore. Cela commence à faire un moment qu’elle est en congé sabbatique pourtant, mais elle ne semble toujours pas trouver son équilibre pour autant.

Cet épisode la voit donc passer à côté aussi de ce que vit Colton : le voilà en difficulté parce que sa grand-mère est entrée en contact avec lui. Il ne lui pardonne pas tout ce qu’elle a fait et ne sait pas comment gérer la chose. Heureusement pour lui, il a un « frère » qui gère bien les grands-mères, j’ai nommé August. Tout devrait déjà lui être pardonné à ce petit imbécile qui a insulté Abby il y a deux épisodes. C’est fou comme la série part du principe que l’excuse de sa mère lui manquant justifie tout.

Le grand-père se fait donc remettre en cause par Abby qui veut les voir s’entendre à nouveau et Colton qui était énervé après August (puisqu’il a fait vivre l’Enfer à Stella, c’est logique) finit par écouter ses arguments et être de nouveau pote avec.

Tant mieux pour August, on va dire.


Walker – S03E08

Épisode 8 – Cry Uncle – 14/20
Pas si mal pour une reprise, ma foi. L’épisode repousse complètement le fil rouge pour se concentrer sur tout le drama familial et propose des résolutions parfois simplistes, mais peut-on vraiment attendre autre chose de leur part ? Probablement pas. Bref, j’ai eu ce pourquoi j’étais venu finalement : des personnages écrits avec flemmardise, un statu quo qui se réinstalle toujours et des intrigues étirées sur une vingtaine d’épisodes.

Spoilers

Abby survit-elle à son malaise ?

La réponse est évidemment que oui ! C’est même presque frustrant, parce que tout le début de l’épisode était à hurler (de rire) quand August et Cordell retrouvent Abby dans la neige. Sincèrement, quelqu’un a oublié de prévenir les scénaristes que nous n’étions plus en 1980 ? Pas un Walker ne pense à appeler le 9-1-1. Alors bien sûr, je suis en parallèle en train de me rattraper mon retard dans la franchise 9-1-1 et ça joue sur ma réaction, mais les voir tous courir dans tous les sens et ne rien faire pour venir en aide correctement à la grand-mère, c’était bien frustrant.

Bref, finalement son malaise n’était qu’une idée pour nous inquiéter pendant la pause : elle survit bien évidemment et tout va pour le mieux avant la fin de l’épisode. Certes, elle va passer son épisode à devoir gérer son mari inquiet pour elle et franchement insupportable à vouloir quoiqu’il arrive la fliquer sur ce qu’elle mange et fait, mais elle paraît en meilleure santé dans cet épisode que dans le début de saison où elle était super absente ? Bizarre comme choix d’intrigue.

Et puis le mari qui est insupportable là alors qu’il a passé trois plombes à cacher sa maladie ? Ah vraiment, il était énervant. Cela dit, l’écriture de l’épisode était assez maligne pour souligner le problème et proposer une écriture de personnages crédible, ça me faisait plaisir.

Il ne faut pas s’attendre pour autant à une écriture brillante, hein, mais de ce côté-là, c’était plutôt crédible. Vous sentez venir la suite de la critique normalement : ce n’était pas le cas pour d’autres choses dans l’épisode. Ainsi, Abby décide d’envoyer Cordell, Stella et August chercher son frère et, bizarrement, le trio accepte sans poser la moindre question. Stella, qui était hyper énervée contre son père, est de nouveau écrite comme sa fille chérie : le câlin en début d’épisode, les scènes dans la voiture où elle fait tout ce qu’il dit sans broncher, les remerciements de Cordell… C’est bon, tout un pan de l’intrigue qui réussissait à rendre Stella un peu intéressante est clairement jeté à la poubelle.

À côté de ça, on veut nous faire croire qu’un ado est capable d’oublier son chargeur de portable alors qu’il s’apprête à aller passer une nuit loin de chez lui ; et que le portable n’est pas chargé quand il monte en voiture. L’idée est à nouveau de nous plonger en 1980, j’imagine ? Et pourquoi Stella et August sont-ils sur la banquette arrière tous les deux alors qu’ils ne peuvent pas se piffrer ?

Cela n’a aucun sens, ne cherchez pas à répondre. Et si vous le faites, prenez en compte le fait qu’en fin d’épisode, Stella monte à l’avant et pas à l’arrière, alors qu’elle est réconciliée avec August et veut partager ses écouteurs avec lui. C’était vraiment juste pour le drama de nous rappeler qu’ils étaient des enfants que Cordell pouvait déposer sur le bord de la route, parce que c’est bien connu que c’est une bonne idée de laisser des ados marcher au bord de l’autoroute hein.

Insupportable, parfois, les séries comme ça. Le frère d’Abby est également un cliché sur patte qui change d’avis juste pour le bienfait de l’intrigue, sans qu’on nous explique vraiment pourquoi. August ? Il passe de détestable à… ben à rien, justement. Il redevient un peu égal à ce qu’il était avant sa crise d’adolescence. Malgré une Abby qui frôle la mort, August ne se remet pas tellement en question, il n’est remis à sa place par à peu près personne et la seule qui le faisait se retrouve à compatir parce que bouhou sa maman lui manque.

Degré zéro de l’écriture et du développement de personnage sur ce versant de l’écriture, donc, avec un retour à un statu quo malvenu. Disons que je me demande pourquoi développer tout ça si c’est pour en revenir là. Cela dit, j’ai bien aimé la dernière scène avec Bonham qui vire Cordell de chez lui. Il est effectivement plus que temps qu’il arrête de vivre chez ses parents, parce qu’il se repose en permanence sur eux et se fait manipuler par eux sans même s’en rendre compte.

C’est peut-être un gros problème d’ailleurs : Cordell n’a vraiment pas inventé l’eau chaude et se laisse manipuler et balader par tout le monde depuis la saison 2. J’avoue, j’ai oublié la saison 1, je ne sais plus s’il a toujours été comme ça, mais il est vraiment un personnage principal soporifique qui finit par être relayé à un poste de figurant. Il ne s’occupe pas vraiment de la convalescence d’Abby, pas de la crise d’ado d’August, pas de Stella… Franchement, il est juste chauffeur de taxi à ce stade. Espérons que le voir emménager dans son propre appartement changera un peu la donne.

En attendant, il faudra le voir ramer pour récupérer la confiance de James. Ce dernier était super énervant durant l’épisode : il en veut clairement à Cassie et Cordell, mais il ne dit rien et c’est finalement Trey qui se prend tout dans la gueule en fin d’épisode, alors que Trey n’a fait que son travail correctement tout du long.

L’enquête policière de l’épisode était sympathique parce qu’elle m’a apporté un point du Bingo Séries (c’est un jeu vidéo, non ?) et parce que c’est censé être la base de la série de parler d’enquête, mais elle était aussi bâclée, ce qui est dommage. Son seul but semblait être de nous confirmer que James était énervé après Cass, donc j’ai hâte que ce fil rouge soit remis en avant. Je veux comprendre pourquoi Cordell a été enlevé, bordel, et je suis sûr que ça passe par le dénouement de tout ce mystère.


Walker – S03E07

Épisode 7 – Just Desserts – 14/20
La série remonte clairement la pente avec cet épisode : ce n’est toujours pas l’enquête policière qu’on pourrait attendre d’une série nommée « Texas ranger », mais je m’éclate bien face au drama familial proposé par la série pour ce dernier épisode avant leur pause. Et en plus, petit bonus : me voilà à jour dans la série… à temps pour son retour la semaine prochaine.

Spoilers

C’est l’heure de Thanksgiving – et donc de la pause de mi-saison avec un bon cliffhanger.

Allez, on est le 4 janvier, mais joyeux Thanksgiving. L’épisode commence avec un drôle de filtre sombre, et pourtant, il n’est pas question de flashback ? C’était étrange, mais c’est peut-être la qualité de l’épisode qui est moins bonne, tout simplement. Peu importe franchement, c’est Walker, je ne cherche pas la perfection.

Les scénaristes non plus apparemment : on oublie de nouveau le côté procédural de la série pour passer plus de temps à fêter Thanksgiving. C’est plutôt logique, mais de là à voir Liam, Cordell et leur père partir à la chasse le jour même… Evidemment que c’est une catastrophe et qu’il ne parvienne pas à trouver leur dinde. En plus, franchement, Cordell insiste tellement pour dire à sa mère que le dîner sera mis à temps sur la table qu’on sait très bien que ce ne sera pas le cas, franchement.

Autrement, Ben et Cassie sont évidemment invités chez les Walker, et on les retrouve en pleine dispute. Ils ont beau aimer les Walker, ils n’ont pas envie pour autant de passer toute la journée avec eux apparemment. Liam est pourtant si heureux d’avoir son mec au ranch qu’il ne s’est pas posé la question de ses traditions familiales à lui : Cassie et Ben ont l’habitude d’aller au centre commercial pour le Black Friday.

Malgré cela, Cassie décide d’inviter son +1 au ranch Walker. Oui. Cela n’a aucun sens, mais c’est pire quand on sait de qui il s’agit : Cassie continue de parler avec Kevin durant cet épisode. Je ne pense pas accrocher à ce couple sur le long terme, mais ça fait plaisir de la voir sourire et être heureuse après son Miles là. La voilà donc qui, pour un premier rencard, invite Kevin chez les Walker, avec toute la famille… mais aussi James, parce que pourquoi pas ? Tout le monde invite son patron pour Thanksgiving après tout, et tout le monde gaffe sur un nom qu’il n’est pas censé connaître parce qu’il a ouvert des preuves à ne pas ouvrir… pfiou.

Bon, dans tout ça, Cordell veut absolument que leur Thanksgiving pour convaincre Stella de rentrer à la maison, parce que c’est nécessaire, hein. Pas de bol pour lui, l’adolescente n’a toujours pas envie de le voir. Pour une fois, j’arrive à la comprendre, franchement. Pour une fois aussi, la série propose une intrigue à peu près réaliste. Non, ce n’est pas la partie où Stella et Colton gèrent le bar qui est logique, mais le fait que la ville décide de faire fermer le bar suite à la soirée d’August. Après tout, il y a eu de l’alcool servi à des mineurs.

Ce rebondissement la force finalement à retourner au ranch alors qu’elle ne voulait pas y mettre les pieds, et ça provoque un moment gênant (donc sacrément drôle) où Cordell est heureux de retrouver sa fille… Tout ça pour qu’elle l’envoie bouler, alléluia ! Elle a d’autant plus raison qu’elle le fait après avoir appris qu’August a récupéré sa chambre. Cet ado est incroyable : il a réussi à se débarrasser de sa sœur et a récupéré la chambre qu’il voulait, en ayant son père de son côté. Joli coup.

La confrontation avec Stella était ainsi une des scènes que je me retrouvais à attendre ? C’est fou cette affaire ! Je déteste ces personnages, mais ils sont finalement les plus intéressants dans cet épisode. C’était franchement l’affaire familiale la plus intéressante, parce que le coup de la tempête, de la coupure de courant, de l’arbre qui tombe sur la maison, brise une vitre, gâche le dîner, mais est débarrassé entre deux scènes de trente secondes… J’ai ri plus qu’autre chose.

Le message était clair et prévisible : l’important, c’est la famille ; tout se passe toujours bien, blablabla. L’histoire d’Abby ayant perdu sa mère à Thanksgiving ne nous disait pas autre chose finalement. Mieux encore : Stella reste finalement pour le dîner puisque les routes sont fermées. C’était too much, comme l’ensemble du dîner…

A défaut d’avoir eu un épisode avec une intrigue policière, on a au moins un bon drama familial. C’est fou quand même comment les épisodes de Thanksgiving finissent toujours comme ça : tous les secrets explosent, et c’est finalement Abby qui remet August à sa place – et Cordell est remis lui aussi à sa place au passage. Devant l’intégralité du casting de la série (sauf Tray, faut bien un ranger qui bosse, et Geri, on verra en deuxième partie de saison !).

Et il peut sortir les rames pour se réconcilier avec Stella autant qu’il veut, elle n’est pas prête à lui pardonner. C’est elle la bitch de l’épisode, finalement, pas la grand-mère comme August le dit. Malgré cette insulte odieuse, August n’est pas franchement réprimandé par son père comme il se doit. Il le sera par la vie : Abby fait un malaise qui n’annonce rien de bon vu la manière dont il a lieu. C’est dommage : c’est un des rares épisodes où je la trouvais vraiment intéressante et la voilà qui s’étale comme une crêpe après avoir enfin remis les pendules à l’heure.

Bon, c’était évidemment le cliffhanger et je mets la charrue avant les bœufs. Les bœufs ? Ben, ce sont les autres intrigues : Ben & Liam sont mignons en couple, Cassie et Kevin, je n’accroche toujours pas. Et James souhaite parler avec Cordell et Cassie de taf, ce qui semble suggérer qu’il sait qu’ils ont ouvert le caisson de preuves qu’ils ne devaient pas ouvrir dans le pire épisode de ce début de saison.

Le timing va rester mauvais après ce malaise d’Abby cependant. Comme l’actrice a été pas mal absente du début de saison, je me demande si elle n’a pas juste envie de partir à la retraite. On verra bien.