In the Dark – S03E13

Épisode 13 – Expectations is the Root of All Heartache – 16/20
Cet épisode prouve que ce n’était finalement pas si compliqué d’écrire des personnages appréciables, et les scénaristes parviennent à faire leur mea culpa, même si c’est un peu tard. J’ai un sentiment partagé face à cet épisode, avec l’impression qu’il aurait peut-être fallu s’arrêter là pour cette série et, en même temps, avec l’envie de revoir certains d’entre eux. Pas sûr de ce que la suite de la série pourra être, par contre, pas sûr que ça soit une réussite non plus.

Spoilers

Murphy retrouve Jess, mais pas comme elle le souhaitait.

The only way out is when you die. That’s what I did.

Les retrouvailles entre Jess et Murphy ne sont pas exactement celles que Murphy attendait : Jess était clairement très heureuse d’être sans elle et la revoir ne l’arrange pas vraiment dans sa nouvelle vie parfaite. Murphy met trois plombes à comprendre l’évidence : Jess voulait recommencer sa vie loin de tout ce merdier. Et elle a bien raison.

Murphy ne le vit pas bien, cependant, et elle s’énerve aussitôt contre sa pote qui n’a qu’une envie : savoir comment Murphy a pu la retrouver. Pour cela, Jess repart en arrière et raconte à Murphy ce qu’il s’est passé depuis l’incendie. C’est un peu frustrant : elle a été sauvée de l’incendie par Alex, après s’être évanouie. C’est gros. Cela dit, ça passe et c’est assez logique : à son réveil à l’hôpital, le récit de Darnell a juste fait flipper Jess.

Forcément. C’est ce qui a dû la motiver à se barrer, franchement : Darnell lui avoue qu’il n’a aucun moyen de changer de vie ou de revenir en arrière, et qu’il a décidé de rester dedans jusqu’au cou comme si de rien n’était. C’est violent comme tout, parce que ça laisse Jess en plein souhait de vouloir mourir. En vrai, elle regrette la période où elle ne connaissait pas Nia, elle regrette le fait de savoir que partir au Canada ne sera pas la fin de tout le merdier dans lequel elle est et elle regrette de n’avoir pas de solution pour s’en sortir.

Le seul moyen de s’en sortir, c’est de mourir… mais comme elle n’a pas envie de mourir non plus, elle a juste fait semblant. Elle est donc partie de l’hôpital par elle-même, pour se prétendre morte, supposant que Felix comprendrait qu’elle avait été enlevée par Josiah. En fait, c’était plutôt parfait comme plan, mais c’était sans compter sur Murphy. Evidemment que Murphy n’arrêtera jamais de la chercher, évidemment que Murphy la retrouvera. Pourtant, Jess avait l’espoir que Felix parviendrait à la convaincre qu’elle était morte.

Et c’est super violent pour Murphy, parce que même en acceptant ça, elle se rend compte que Jess était prête à ce qu’elle la pense morte pour le reste de toute sa vie. Et si je comprends le choc et la violence que ça doit être pour Murphy, je n’en reste pas moins du côté de Jess. L’épisode est excellent, avec une longue conversation entre les deux… sont-elles encore amies ?

L’épisode est excellent, donc, avec une longue conversation qui mène de toute manière à une impasse : Murphy veut se barrer au Canada avec Jess quoiqu’il arrive, Jess ne veut pas partir. C’est surtout dingue de se rendre compte que Jess a eu la mauvaise idée d’appeler Murphy en cours de route pendant son évasion. Sans ça, Murphy aurait possiblement abandonné ses recherches. L’appel de Jess ?

C’est peut-être le truc le moins cohérent qui existe dans son plan, mais après tout, elle est humaine : c’est un appel entre le regret et le besoin de confirmer ce qu’elle savait déjà, je pense, puisqu’entendre la voix de Murphy lui suffit à être sûre qu’elle ne peut pas faire demi-tour et qu’il vaut mieux prendre un bus pour se barrer bien loin. Et autant j’adore la relation Jess/Murphy à son meilleur, autant je comprends Jess à 100% quand elle finit par avouer à Murphy que leur relation est beaucoup trop toxique pour qu’elle puisse continuer.

Bordel. Je retrouve l’écriture de la série que j’aimais tant, avec une Jess hyper froide avec Murphy, mais c’est exactement la conversation que Murphy avait besoin d’avoir. En effet, ça lui permet de comprendre enfin à quel point elle est toxique pour tout le monde, et à quel point le fait que tout le monde la rejette et se casse autour d’elle n’est absolument pas normal. Enfin, ça l’est à cause de son attitude.

Les scénaristes soulignent enfin le vrai problème, en plus : Murphy se place en victime jusqu’à ce que Jess soit forcée de faire en sorte de l’aider à aller mieux, et c’est super toxique. Elle n’arrive pas à se mettre à la place de Jess, et c’est toxique. Bref, Jess ne veut plus rien avoir à faire avec Murphy, elle ne veut plus se rendre avec elle nulle part et elle ne veut plus vivre dans son ombre.

Ces scènes sont si brillantes à souligner tout le malaise qu’on sentait depuis la saison 1 dans leur relation. Cela fait vraiment du bien d’avoir une série capable d’être intelligemment écrite comme ça – dans ses relations uniquement, certes, mais quand même.

En parallèle, les scénaristes n’oublient pas qu’il faut boucler aussi le reste de la saison. On a ainsi une jolie scène entre Sarah et Darnell, avec une Sarah qui apparaît bien plus manipulatrice que je ne l’imaginais. Elle fait ainsi un bon chantage à Darnell pour qu’il l’aide à retrouver Murphy au plus vite, parce qu’elle est sûre que ça pourrait aider sa carrière.

Et franchement, les scénaristes sont dans l’abus : ça aide sa carrière. Genre Darnell se laisse très rapidement convaincre par Sarah. Un appel de Darnell à Murphy plus tard, Sarah se rend au commissariat et récupère sa légitimité aux yeux de Gene en donnant la localisation précise de Murphy. C’en est fini de la couverture de Jess, du coup. La pauvre.

Sarah se retrouve donc devant l’animalerie de Jess avec Gene et Josh grâce à un hélicoptère hyper efficace, et elle peut ainsi tuer l’oncle de Jennifer Walker au moment où il menaçait de s’en prendre à la vie de Murphy. Ben oui, c’est bien logique : quand il entend les flics approcher de l’animalerie, il pète un câble, car il comprend bien que c’en est fini de sa petite vie pépère, et il décide donc de tuer Murphy, comme promis.

Par chance, Sarah intervient à temps, alors que Jess semble plus paralysée par la peur qu’autre chose. Elle est incapable de réagir, et même quand Murphy se retrouve sous le cadavre de l’oncle, Jess ne réagit pas tout de suite, laissant Murphy dans sa panique. Finalement, la panique qu’elle partage les rapproche plus que prévu. Jess peut passer le stade de la colère dans lequel elle était, Murphy aussi, et les deux peuvent se dire qu’elles s’aiment avant de se séparer.

Oui, Murphy demande à Jess de partir, ne souhaitant pas la voir se sacrifier une fois de plus. Alléluia, elle a enfin compris que ses amis ne sont pas ses choses. Il était temps. Après, c’est très gros parce que Jess parvient à s’enfuir par l’arrière du magasin, alors que clairement, les flics devraient surveiller tout ce qu’il se passe autour du bâtiment. Bon, admettons, ça fait une fin ouverte pour le personnage de Jess au moins.

Felix ? On ne le voit pas, et c’est énervant. Les scénaristes préfèrent se concentrer sur Sarah, que j’aime beaucoup d’accord mais qui n’est pas une des héroïnes de la série. Sarah a une belle conclusion pour l’épisode : grâce à Murphy, elle peut retrouver Jennifer et son poste au passage. En effet, Gene ne semble plus lui en vouloir et décide de ne pas la blâmer plus que ça.

À l’inverse, Josh continue de blâmer Murphy et profite de l’avoir une dernière fois en garde à vue pour lui dire tout le mal qu’il pense d’elle et de ce qu’elle a pu lui faire. Et effectivement, elle a quand même eu le culot d’utiliser son handicap contre lui, ce qu’elle a reproché à Felix il y a trois épisodes à peine. J’aime que les scénaristes lui fassent prendre confiance de tout ce qu’elle a pu faire. C’est parfait, tout simplement.

Les scénaristes gèrent parfaitement l’épisode, avec même un adieu plus déchirant que prévu quand Murphy doit se séparer de son chien. Je ne m’y attendais pas du tout, mais ça marche si bien ce zoom. J’aime aussi le fait que Josh se rende compte que la vengeance ne lui apporte pas ce qu’il lui souhaitait. J’aime moins le fait qu’on nous sorte encore une scène entre Max et Murphy.

Max réussit ainsi à venir la voir en prison, et je ne sais pas trop comment c’est possible pour lui de faire tout ça. Apparemment, les flics ont laissé tomber Max et Felix maintenant qu’ils ont Murphy pour le meurtre de Nia. Soit ? Je ne sais pas trop quoi en penser, pas plus que je ne sais quoi penser de Max qui avoue être amoureux de Murphy plus que tout, au point que ça lui fasse peur et qu’il préfère rester avec Lesley. Oh bordel.

Dans le même genre, je trouve ça abusé d’avoir Felix déjà libéré (sous caution, grâce à sa sœur) et autorisé à parler à Murphy. Il peut ainsi lui faire la promesse de l’aider à sortir de prison. Il explique avoir eu l’occasion de parler à Jess aussi, au téléphone, et les deux terminent leur Noël sur la conclusion qu’ils sont meilleurs amis, rien de plus.

L’épisode se termine donc sur Jess libre et ravie de ne pas avoir sa vie complètement détruite par Jess finalement, mais aussi sur un cliffhanger attendu : Sam paie un gardien pour rendre visite à Murphy. Ouille.

EN BREF – Je n’ai pas tellement accroché à la tournure de cette saison parce qu’elle a passé trop de temps à nous souligner à quel point Murphy était insupportable et invivable pour l’ensemble de ses amis. Cependant, comme je m’y attendais, le dernier épisode répare bien les choses avec une Jess qui est capable de remettre Murphy à sa place. Ce n’est pas suffisant pour tout rattraper, et ça ne permet pas non plus d’offrir une fin pleinement satisfaisante à toutes les intrigues en cours… mais ça marche, au moins.

Je ne sais pas trop quoi attendre d’une prochaine saison. C’est peut-être la fin de The Outpost qui me fait ça, mais je me dis que ça aurait pu tout à fait le faire de terminer la série sur cet épisode, sans ce cliffhanger. Je ne souhaite pas un happy end pour Murphy et la voir terminer en prison, ça me convient plutôt pas mal. En fait, tous les personnages sont là où j’avais envie de les voir arriver, principalement Jess, libérée de l’emprise de Murphy.

On verra bien ce que réservera la saison 4, mais je ne suis pas convaincu de son utilité. En plus, j’ai peur que ça se fasse sans Jess, alors que cette saison n’a fait que prouver que Jess était essentielle pour remettre Murphy et Felix à leur place. Pas bien sûr d’avoir apprécié le moment où Jess se disait jalouse Felix, d’ailleurs, même si ce n’était qu’à demi-mots.

The Outpost – S04E13

Épisode 13 – Nothing Lasts Forever – 20/20
Je n’aurais jamais cru il y a quatre ans que j’allais tenir quatre saisons devant cette série, et pourtant, me voilà aujourd’hui devant son dernier épisode. Et je suis aussi soulagé que ravi de voir que les scénaristes ont trouvé le moyen d’offrir une vraie belle conclusion à la saga proposée tout au long des quatre saisons. C’est rare d’avoir une série qui mène aussi bien sa barque du début à la fin, en gagnant en qualité à chaque saison. Hyper satisfait… et un peu triste de dire au revoir à certains personnages !

Spoilers

Les six sont sur le point d’arriver à l’Outpost et détruire définitivement les humains. C’est la fin du monde, quoi, et de la série.

Your confidence is misplaced.

Ce titre d’épisode a l’avantage de me rassurer concernant la fin de la série : tout semble être prévu pour que ça en soit une. On reprend exactement là où l’épisode précédent s’est arrêté : Aster explique à Talon qu’elle va devoir le tuer pour sauver la vie de tout son peuple. Elle va aussi devoir ouvrir un portail vers le grand vide, une dimension frigorifique qui semble peu agréable à vivre. Le but est clairement de tuer les six à ce stade.

Bon, par contre, bonjour la pression pour Talon. Bonjour la pression aussi pour Wren et Janzo : ils doivent expliquer à Marvyn qu’Aster n’a aucune intention de sauver son peuple. Et ce n’est pas évident à annoncer comme nouvelle quoi. En plus, on met tout sur le dos d’Aster, mais Talon révèle assez vite qu’elle est du côté Aster aussi en ce qui concerne les Kahvi. Elle est dans l’abus, franchement.

Elle se laisse malgré tout convaincre par Wren qui n’a pas utilisé ses derniers arguments pour obtenir ce qu’elle veut : elle présente Marvyn à Aster, et c’était bien drôle à voir quand Aster comprend que Marvyn a bien envie de le tuer, comme il a bien envie de tuer tous les maîtres. Entre ça et le fait que Talon ne veut plus agir tant que les Kahvi ne sont pas sauvés, Aster n’a d’autres choix que d’approuver le plan de Wren et Janzo. Admettons.

Il reste un problème : autant les humains ont hyper confiance en eux, autant Aster n’a aucune confiance en eux. Il est à peu près sûr qu’il s’agit là de leur dernier jour sur Terre et que les Kahvi redeviendront esclaves dès qu’ils seront ranimés par Janya. Bref, c’est la merde, mais de toute manière, il est trop tard pour perdre du temps : les six sont aux portes de l’Outpost.

On passe bien trop de temps avec ces méchants à mon goût au sein de l’épisode final, mais bon, que voulez-vous ? C’est le choix des scénaristes. Et en soi, ça fonctionne : ça nous permet de montrer le pouvoir de l’union des six sur Aster, forcé de s’agenouiller devant eux. C’est terrible à voir, mais personne n’y assiste de toute manière : tout le monde est déjà planqué autour du Skevikor, à l’exception de Luna et Talon. Cette dernière explique en effet le plan à Luna : son rôle est d’enfermer tout le monde dans la cave grâce à un levier en attendant de voir s’il faut se barrer ou non.

Tout peut encore partir en vrille après tout… Mais ce n’est pas le cas immédiatement : Talon réussit bien à tuer Aster et récupérer son Kinj. C’est une bonne nouvelle et ça commence vraiment bien du côté du plan : nos héros arrivent ainsi à se débarrasser de Janya. Ben merde, c’était ma préférée, moi. Elle se fait avoir avant de pouvoir ressusciter Aster grâce à Talon capable d’ouvrir son portail vers le grand vide froid et à Garret qui utilise une flèche explosive de Janzo.

C’était beau à voir, et on enchaîne aussitôt par Zed se débarrassant de la téléporteuse définitivement. Yay. Bon, par contre, elle est vraiment maligne elle, elle aurait eu quatre fois le temps de se téléporter avant d’être glacée. L’élément de surprise permet donc de tuer trois dieux sur sept, mais il en reste encore quatre, et pas des moindres.

Ainsi, Marvyn ne parvient pas à pousser comme prévu la maîtresse des Kinj jaunes dans le Vide. Au contraire, il se reçoit un Kinj jaune qui le fait s’en prendre à Talon, au moment où tous les Kahvi – qui seront clairement la solution – se réveillent. C’est vachement prenant comme suite d’événement, la série s’en tire super bien là : tout est fluide avec un autre Dieu qui utilise son kinj pour prendre possession de Zed.

Talon est plutôt contente de savoir qu’il ne peut en posséder qu’un seul d’entre eux… sauf que non : il peut aussi posséder Garret. Oups. Le plan part en vrille et tout semble foutu. Talon fait une jolie pirouette pour s’enfuir, mais je n’en vois pas trop l’utilité. Par contre, Luna comprend que c’est sûrement trop tard et qu’il vaut mieux casser le levier, cette fois. Elle ne le fait pas tout de suite, préférant laisser une chance à Talon : elle fait bien, car grâce à ça, elle peut lui permettre de sortir in extremis de la cave.

Au passage, il faut toutefois que Luna utilise une flèche contre Garret et qu’elle se prenne une poutre enflammée sur la tronche. Bordel, la série ne lésine pas sur les moyens pour son épisode final. Tout n’est pas super beau à voir (le réveil des Kahvi…), mais ça fonctionne super bien du côté du suspense. Et malgré l’urgence, Talon prend encore le temps de soigner Luna. Elle ne joue pas si bien la douleur l’actrice, mais franchement, j’adore son personnage.

Pendant ce temps, dans la cave, Janzo fait ce qu’il peut pour réveiller Marvyn… Ce qui est une super mauvaise idée : tous les Kahvi sont réveillés et écoutent à présent Marvyn qui affirme avoir son Naviaspore. Il peut ainsi transmettre la parole des maîtres : il faut tuer Janzo, Wren et Munt. Ceux-ci s’en sortent de justesse, se retrouvant enfermés dans la salle de l’autel du Skevikor. En effet, ils ne peuvent pas monter sans tomber sur les dieux, ils ne peuvent pas descendre sans tomber sur les Kahvi, enfermés.

Bien. On progresse malgré tout dans l’épisode, avec les Kahvi qui décident juste d’escalader les sarcophages et les murs pour s’attaquer à nos héros. Ils sont sacrément en forme pour des gens endormis depuis des lustres. Par chance, Wren et Janzo aussi le sont. Munt prend bien des risques inutiles pour les protéger et les scénaristes parviennent encore à caser de l’humour dans la panique des personnages. Eh, ça marche bien, de même que leur idée pour se sauver de justesse, consistant à appeler 313 pour avoir ses ordres, était parfaite.

Pendant ce temps, en surface, les choses partent en vrille aussi avec des dieux qui sortent du Skevikor malgré le piège de Luna et Talon. Ce n’est pas bien compliqué quand on peut balancer des boules de feu, quoi. Et ils ne prennent pas de risques non plus : ils envoient Zed et Garret faire tout le boulot. Cela fait de jolies scènes d’action en plein milieu de l’Outpost, avec Garret et Zed qui manquent de tuer Talon à plusieurs reprises.

Et pourtant, celle-ci s’en sort finalement par un tour de passe passe qu’on la voit mettre en place sans comprendre exactement comment. En vrai, elle aurait dû mourir à ce moment-là, mais elle parvient au contraire à utiliser son kinj pour ouvrir un portail et tuer un Dieu de plus. Plus que trois, et elle récupère ses alliés en plus.

Les scènes d’action peuvent ainsi continuer : nos héros se rendent auprès des trois derniers dieux qui annoncent qu’ils pourront facilement remplacer les dieux décédés grâce aux pouvoirs qu’ils détiennent. Oups. Il suffit de ne laisser aucun d’entre eux à vivre, et ça se fait de belle manière : Zed et Garret font enfin équipe pour se débarrasser d’un des dieux, par exemple. Bon, les dieux manquent de réactivité parfois et ils n’utilisent pas assez les pouvoirs qu’ils ont à bon escient.

Tant mieux pour nos héros. Cela leur permet en effet de gagner. Bon, il y a bien des rebondissements pour en arriver là quand même, avec même Luna qui peut jouer pour de vrai aux héroïnes en envoyant pile au bon moment un sabre à Talon et en détournant l’attention de la dernière déesse pile au bon moment également. J’adore Luna, j’adore qu’ils lui donnent ce rôle pour la fin de la série. Parce que oui, avec la menace des dieux qui s’éteint, la série offre une vraie conclusion à son histoire.

Ainsi, Wren, Janzo et Munt sont sauvés in extremis par Marvyn qui annonce la fin des Dieux – pratique d’avoir eu le kinj jaune – et promet à son peuple d’avoir désormais le libre-arbitre. Tous l’acceptent assez vite, bizarrement. Il y a une facilité du scénario, mais elle me convient. On peut en effet passer ainsi à la fin que les personnages méritent. En plus, la réplique qui sert de titre à l’épisode, on la sent arriver, on la prononce en même temps que Talon, et bordel, ça fait plaisir de le faire.

Talon peut donc organiser des funérailles pour Aster, mais aussi son mariage. Oui. Je n’étais pas forcément pour ce mariage et pas fan de ce couple, le ship m’est passé au-dessus tout au long de la série, mais je reconnais que ça fonctionne à merveille pour cette fin de série. On a droit à des flashbacks très cool de la relation de Garret et Talon avant le baiser devant Mme La Grande Prêtresse, et avant ça, on a même droit à de vraies bonnes surprises. Genre, les Khavi sont intégrés à l’Outpost, et Naya est de retour aussi pour l’événement, et Luna a une jolie robe, et Warlita et Munt sont en couple, et Wren a un joli ventre rond, et tout va bien dans le meilleur des mondes. Et même Gwynn est présente dans les esprits, avec Talon qui lui adresse une pensée en la dessinant et en hésitant à se rendre à l’autel. Il ne manque que Tobin, mais allez, ça le fait.

Heureusement, Zed a rejoint les shippers de Talon et Garret. Ca alors. La série prend même le temps d’une dernière scène entre Janzo et Talon. Ben bordel, ils vont réussir à nous faire une fin parfaite ? Je ressens même quelques émotions à voir tout l’Outpost s’agenouiller devant leur reine. Et ce « get up, silly, you’re king » était parfait. Et en fait, vraiment, même le discours final de Talon et tout, les scénaristes ont géré. C’est une excellente fin de série.

EN BREF – Je suis vraiment content d’être resté devant la série lors de sa première saison qui n’arrivait pas du tout à m’accrocher, parce qu’elle a réussi à évoluer au point de devenir une saga franchement palpitante sur les saisons 3 et 4. J’ai un peu de mal à me rendre compte qu’on a eu une histoire allant vraiment de A à Z sur la CW. Genre, je crois sincèrement qu’il ne reste pas d’impasse dans leur récit, tout le monde a son happy end (bon, pas Zed d’accord, mais ça ira pour lui) et tous les gros problèmes sont résolus.

Mieux que ça : certains événements et éléments de la saison 1 prennent totalement sens au cours de la saison 4, toute la progression de la série mène vraiment à sa fin et la fin semble maîtrisée de bout en bout. Il ne reste plus qu’un kinj, il n’y a plus d’ennemis pour le royaume, tout le monde est amoureux et heureux… Je suis super satisfait de cette fin et de mon investissement de quatre ans dans la série. Ca valait le coup, et ce n’était pas gagné dès le départ !

 

The Outpost – S04E12

Épisode 12 – The Betrayer – 17/20
On sent que la fin approche et que ça va être vraiment bien, mais par contre, tout ça ne met pas en valeur certains personnages qui paraissent plus deux de tension que jamais. Pour le reste, un happy end semble pouvoir se mettre en place, même si ça ne pourra se faire sans quelques sacrifices. Je suis content de pouvoir regarder ensemble les deux derniers épisodes en même temps. Et du coup, je vais aller écrire la critique du suivant, hein.

Spoilers

Aster a bien des choses à révéler à Talon. Bordel, mais Talon n’a pas de neurones ou bien ?

Happy to meet some of my children.

C’est le début de la fin ? Evidemment que je ne voulais pas voir cet épisode et que j’ai fait un petit déni la semaine dernière. Autant voir les deux derniers volets en même temps, c’est beaucoup plus intéressant de finir la série en une seule fois qu’en deux. Et j’espère vraiment que la fin sera à la hauteur de la série, parce que ça ne peut pas être qu’une fin de saison. C’est une fin de série.

Et ça reprend par 313 qui explique à Janzo et Wren qu’il y a urgence à réveiller son peuple, parce qu’ils sont sur le point de se réveiller. En effet, sans action de leur part pour refermer les sarcophages, ceux-ci finiront par s’ouvrir un à u… et ça mène à la mort inévitable des Kahvi. Cela les laisse perplexes nos Janzo et Wren.

313 ? Pardon : Marvyn. Tout ça le fait se sentir complètement con : non seulement il a tué son gamin, mais en plus, il se rend compte qu’il a tué tout son peuple. Rien que ça. Un grand succès de sa part, cette opération.

Pendant ce temps, à la surface de l’Outpost, Garret et Zed apprennent que le reste des dieux sont réveillés. Il y en a désormais six qui détruisent des villages, et ça pose un gros problème.

De son côté, Aster semble s’attaquer à Talon – on ne sait pas bien. Ce qui est sûr c’est que Talon s’évanouit dans les bras d’Aster. Quand elle se réveille, Luna est à ses côtés et tente de comprendre ce qu’il se passe. Ce qu’il se passe, c’est tout simplement lié que Talon est liée à Aster comme s’il faisait partie de sa famille. Et si Talon comprend et lui fait confiance, ce n’est pas le cas de Luna ou de moi. J’étais à fond derrière Luna sur ce coup-là, particulièrement quand elle insistait pour dire que Talon paraissait sous un sortilège du « dieu ».

Elle m’a bien fait rire, mais j’ai eu peur pour elle quand même : Luna est restée un quart de seconde seule en arrière, ça ne me rassurait pas. Finalement, Aster voulait juste révéler l’évidence : il est le père de tous les Blackbloods et il connaît les anciens repaires de ceux-ci. Il explique donc à Talon et Luna qu’il était fasciné par les humains, qu’il est tombé amoureux de la femme de la rivière et qu’il a fait un enfant à cette Tallya. De là est née le premier Blackblood.

Bon, je me suis bien marré de voir Talon et Luna être si deux de tension sur ce qu’Aster leur racontait. J’aime aussi que ça signifie que tous les Blackbloods sont des descendants d’inceste, probablement. À moins que ça ne veut dire que chaque Blackblood couchant avec un humain donne naissance à un petit sang-noir ? Allez, on s’en fout, l’essentiel de la scène consistait à nous révéler ce qu’on avait deviné depuis le départ.

Après, c’est super con, parce que ça fait des générations que les humains et les blackbloods se tapent dessus. D’ailleurs, ça fait des générations qu’il y a des Tallya/Talon, et ça fait bien du temps aussi que les traditions se sont perdues. Par chance, Talon n’a pas perdu les armes de sa mère. Elle est non-violente la mère de Talon, mais elle avait encore une arme – une lame Ahl-Kora. Une sur six. Une lame capable de séparer les Kinj de leurs hôtes pseudo-divins.

Allez, ceci étant réglé, il est temps d’avancer vers l’Outpost. Talon, Luna et Aster parviennent à franchir les portes, allons savoir comment, mais ils tombent rapidement sur un Garret heureux de savoir Talon en vie et complètement dépité de rencontrer Aster. Il y a de quoi : non seulement c’est censé être un ennemi, mais en plus, Aster connaît tout de sa vie sexuelle avec Talon. Creepy cette histoire de Kinj. Creepy aussi d’avoir Aster qui est heureux de rencontrer ses enfants Zed et Wren.

Luna peut rester surveiller Aster pendant que Talon rattrape le temps perdu autour d’une bonne boisson. Apparemment, l’alcool est de nouveau autorisé à l’Outpost ; ça lui permet de faire son deuil de Nedra (non, je déconne, elle en a rien à foutre) et de partager ses découvertes avec le reste de l’équipe. Sans Garret, bizarrement. Le roi finit par réunir le reste du casting pour une réunion de crise, histoire de savoir quoi faire.

Et ce n’est pas facile : Talon insiste pour dire qu’Aster ne la manipule pas, alors que tous les autres ont de gros doutes quand même. C’en est au point où Garret préfère évacuer l’Outpost et où Zed rappelle à Talon que les Dieux sont de la même race qu’Aster et l’appelle le Traître… alors comment lui faire confiance juste parce qu’ils sont de la même famille ?

Pas facile, clairement. En tout cas, la décision est prise : l’Outpost est évacué rapidement, mais certains décident de rester malgré les risques, à commencer par Wren et Janzo. Ils décident de rester en arrière pour aider le peuple de Marvyn à survivre si c’est possible… Par contre, ils demandent à Marvyn de partir. Cela n’a aucun sens, alors heureusement, il ne le fait pas. Par contre, Wren… Bordel, t’es enceinte, va te foutre en sécurité.

Ce n’est pas la priorité du couple apparemment. Wren veut vraiment sauver les Kahvi maintenant qu’elle s’est fait un pote en Marvyn, et elle ose aller jusqu’à demander de l’aide à… Aster. C’est plutôt logique de le faire dans ce sens-là, cela dit : elle n’arrive à rien avec l’autel du Skevikor, alors c’est logique d’essayer d’avoir l’aide d’un des dieux. Seulement, Aster n’est pas un dieu et il ne peut rien faire du tout. Il se contente d’envoyer balader Wren pour se concentrer à trouver l’énergie dont il a besoin pour arrêter les six autres.

L’autre couple de la série ? La priorité de Talon est soudainement de dire à Garret qu’elle l’aime depuis toujours et qu’elle veut se marier avec lui. Bon, d’accord, ça sent la fin de la série tout ça. Et ça sent aussi la fin quand le village à côté de l’Outpost crame. La course contre la montre commence clairement : les six progressent bien plus vite que prévu. Pour gagner du temps avant leur arrivée afin que tout l’Outpost soit évacué, il faut ainsi cramer toute la forêt autour de l’Outpost. Janzo a des merveilleuses idées, dis donc. L’écologie, bordel, je sais que c’est une fin de série, mais quand même.

Bon, tout le monde est rapidement d’accord avec l’idée, alors faisons comme si ce n’était pas un souci de cramer toute une forêt et retournons du côté d’Aster : Talon lui fait avouer son plan de chercher un autre monde pour envoyer les six.

Bim. Je demandais simplement à la série de nous envoyer les six dans le fameux Plan of Ashes, moi. Je ne trouve pas ça super cool de les laisser pourrir un autre monde qui n’a rien demandé. Là encore, ça ne semble pas poser de souci à Talon qui s’inquiète juste de savoir si Aster affrontera bien les six comme prévu. Ah, et pour préparer la fin, on apprend aussi que Luna restera à l’Outpost également. Soit.

C’est chouette de la voir se comporter en héroïne pour une fois, même si elle ne l’est pas encore. Munt aussi souhaite le devenir, quitte à abandonner Warlita… Sauf que celle-ci est loin de vouloir rester seule. Elle propose même à Munt de rester elle aussi quand elle se rend compte que sa décision est prise. C’est mignon. Ils font un joli couple, dis-donc. Par contre, je ne vois pas trop l’intérêt d’avoir Munt qui reste à l’Outpost.

Dans le même genre, quel était l’intérêt d’avoir la téléporteuse qui tente d’arrêter Garret et Zed ? Certes, elle m’a fait sursauter énormément quand elle est sortie de nulle part pour empêcher Zed de tirer sa flèche enflammée, mais elle est vraiment stupide : elle aurait pu le tuer au passage ou en tout cas éviter d’annoncer chacune de ses réapparitions. La scène était sympathique après, ça faisait une jolie chorégraphie et des effets spéciaux marrants à voir.

Finalement, la forêt brûle donc et l’Outpost peut s’enfuir en paix. Ayant gagné le temps pour sauver tout le monde grâce à une idée de Janzo, le couple Janzo/Wren veut à présent éviter de perdre tous les Kahvi. Ils ont pour ça un plan plutôt logique qui consiste à éviter de laisser les Kahvi recevoir le kinj jaune… Malheureusement pour eux, il leur manquait encore une donnée (décidément !) : en présence des six, Alter ne peut pas aller contre la volonté commune du groupe. Ah.

Tout ça mène à un cliffhanger laissant encore une fois Talon en position de débile qui ne devine rien par elle-même : Alter veut que ce soit elle qui ouvre un portail contre ses frères et sœurs.

 

In the Dark – S03E12

Épisode 12 – Do You Hear What I Hear ? – 15/20
La crédibilité de cette saison est vraiment à revoir, mais je reconnais que tout ça forme une histoire vraiment prenante et intéressante. Par contre, j’ai du mal à me faire à l’idée que la fin de saison approche : ça a été interminable d’en arriver là ; maintenant, ça va me frustrer que ça se termine bien vite alors qu’on pourrait avoir d’autres rebondissements, enfin !

Spoilers

Le 24 décembre, Murphy poursuit avec bien trop de succès son enquête.

Well maybe you should just go kill yourself

Ah ouais. L’épisode reprend sans le moindre résumé, c’est un peu abusé. Ce n’est pas comme si j’avais vu beaucoup d’autres séries depuis le dernier épisode vu, mais tout de même, la vie est remplie pendant une semaine, hein. Et là, ça fait une semaine et demi, hein, et Facebook est mort, et Whatsapp aussi, et Insta aussi. BREF.

C’est pas le sujet. Le sujet, c’est que la meilleure amie de Jennifer Walker a gardé bien des secrets pendant tout ce temps. On commence ainsi par la révélation qu’elle s’est bien disputée avec sa meilleure amie le jour de sa disparition, à propos de son petit-ami imaginaire et plus âgé dont Murphy dé couvre bien vite l’identité : il s’agirait selon elle de l’oncle de Jennifer.

Ce qui est frustrant, c’est que ce sera probablement vrai alors que bon, des personnes plus âgées qui ont des Rubik’s Cube, il doit quand même y en avoir des dizaines dans un rayon de dix kilomètres autour de Jennifer, hein. Enfin, de son ancienne adresse.

Ni une, ni deux, Murphy retourne aussitôt chez l’oncle pour le confronter sur ce qu’elle pense avoir découvert. Soit. Bon, Murphy est quelque peu dans l’abus, à prétendre vouloir s’excuser auprès de l’oncle d’avoir parlé de Jennifer, quand elle confie à sa Jess imaginaire qu’elle espère vraiment la retrouver en remontant la piste de la disparition de Jess. J’ai bien des doutes, là, franchement, et Murphy finit par stresser quand elle pense entendre un coup sourd qui ne peut être que Jess dans sa tête. Mouais.

Après, j’ai pris son regard pour du stress, mais en vrai, elle boit le thé que le type lui apporte, alors elle ne doit pas tellement être stressée. Je ne sais pas, tu soupçonnes un type d’être assez dingue pour être encore à la recherche de Jennifer des années après sa disparition, tu évites de boire ce qu’il te donne.

C’est n’importe quoi ! Elle se démerde ensuite pour convaincre le tueur de l’emmener dans un magasin où elle aurait oublié son téléphone. Bordel, pourquoi tous les mecs de la vie de Murphy se laissent-ils si facilement manipuler par elle ? C’est quand même dingue, ils le font TOUS. Je veux bien que les gens soient sympathiques avec les non-voyants, mais il y a des limites tout de même.

Et bien sûr, une fois dans le magasin, l’oncle en profite pour acheter des tampons. J’y crois moyennement : c’est la pire des idées de faire ça alors qu’il y a une aveugle avec toi, parce que le caissier peut largement et facilement faire une réflexion, franchement.

Bon, le caissier est finalement une caissière, mais ça ne change rien. Ce qui se passe est d’ailleurs bien moins crédible : Murphy s’arrange pour récupérer les clés du meurtrier qu’il oublie sur le comptoir quand elle lui demande d’aller chercher de la bouffe pour le chien. Tout cela n’a pas trop de sens, honnêtement.

En plus, Murphy parvient à disparaître assez vite du parking avant que le type ne revienne : elle demande à être ramenée chez elle à la première passante qui passe… et qui accepte aussitôt de le faire. C’est gros, mais bon, les chants de Noël aident à faire passer la pilule on va dire. C’est au son d’un chant de Noël qu’on voit donc Murphy se débrouiller pour trouver un moyen de rentrer dans la maison. Le suspense dure bien trop longtemps, avec en plus le problème que l’oncle ne met pas longtemps à rentrer chez lui grâce à un uber. Soit.

Murphy est persuadée qu’elle va retrouver Jess dans la cave du type… Pourtant, on devine assez vite qu’il s’agit non pas de Jess dans le sous-sol, mais de Jennifer. Et celle-ci est terrifiée de voir Murphy. Après dix ans bloquée dans le sous-sol, on peut comprendre sa peur – et son syndrome de Stockholm. Plutôt que d’utiliser son téléphone pour appeler les flics, que fait Murphy ? Elle prend le temps de papoter avec Jennifer – et les scénaristes prennent le temps de nous montrer que Murphy avait raison depuis le départ. Tss.

Celle-ci raconte donc tout ce qu’il s’est passé et, contre toute attente, on découvre que les images en noir et blanc étaient des flashbacks. Bon, ça ne nous aide pas à savoir où est Jess tout ça, mais c’est rassurant car au moins, on apprend qu’elle n’est pas morte à coup de pelles dans un champ désert. Non, ça, c’était Jennifer qui se prenait un coup de pelle de la part de son copain. Elle l’avait menacée de dire toute la vérité sur leur relation, et ça le faisait flipper.

Le problème, c’est qu’après tout ça, il a sauvé Jennifer et s’est arrangé pour la garder bien discrètement chez lui pendant des mois. Et des années. Bim. De retour dans le présent, Murphy est rapidement confrontée à l’oncle, qui avait bien sûr une clé de sécurité de la cellule de celle qu’il assure aimer.

Il assure aussi avoir toutes les informations nécessaires pour retrouver Jess : ayant vu le nom de Jennifer apparaître à l’hôpital, il a engagé un détective privé » pour retrouver celle qui se faisait passer pour la femme de sa vie C’est plutôt logique, mais j’ai du mal à être sûr que tout ça soit vrai.

Bizarrement, Murphy lui fait pourtant confiance. L’histoire qu’il raconte se tient, mais tout de même, lui faire confiance comme ça, je ne sais pas, c’est gros. Elle lui demande de l’emmener auprès de Jess, qui serait donc en vacances pépère depuis tout ce temps ?, puis de l’emmener au Canada. Rien que ça.

Comme Murphy a toujours raison dans tout ce qu’elle fait et qui défie la logique ou la crédibilité élémentaire, les scénaristes lui donnent bien évidemment raison : l’oncle l’amène bel et bien auprès de Jess, travaillant dans un magasin pour chien, avec un nouveau nom, mais toujours des papiers de Jennifer… Ah, Jess ! J’ai vraiment hâte de la retrouver la semaine prochaine, mais je sens que ça va encore partir en dispute entre les amies. Honnêtement, elle ne paraît pas vraiment ravie d’être face à Murphy. Et surtout, il va falloir qu’elle explique pourquoi elle a fait le choix de ne plus la rappeler.

Du côté de Felix et Max, on n’avance pas trop sur le fil rouge, mais la relation entre Max et Leslie se développe de belle manière en cette veille de Noël. J’ai l’impression que la saison n’en finit plus de nous parler de Noël, ou qu’elle n’en finit pas plus tout court.

Après, Lesley est assez conne pour demander à Felix de sortir les poubelles. Bien sûr qu’il remarque aussitôt les traces de chien dans la neige.  Ah, Pretzel ! Évidemment que le passage de Murphy la veille est suffisant pour avoir laissé des empreintes dans la neige, empreintes qui n’ont pas bougé depuis, parce que le vent n’existe pas… et pour attirer les soupçons de Felix quand Lesley lui dit qu’il a dû oublier de bien les balayer. C’est un peu ridicule qu’elle puisse envisager qu’il croirait un truc pareil, mais c’est encore pire quand ça dérape ensuite.

En effet, les scénaristes nous font croire que la sœur a une caméra de tellement bonne qualité qu’elle enregistre absolument tout ce qu’il se passe devant la porte de la maison. C’est gros, parce qu’il y a la vidéo ET le son. Il n’en faut pas plus pour que Felix voit tout ça sur le portable de sa sœur. L’avantage, c’est que ça permet d’enfin avancer dans cette intrigue. Ainsi, Felix confronte sa sœur qui passe le meilleur des Noël entre son frère qui est légitimement énervé de voir sa sœur lui mentir comme ça et Max qui est énervé de découvrir que Felix a couché avec Murphy, même s’il prétend le contraire et assure que c’est juste le problème de savoir Murphy dans la rue qui l’inquiète. Genre.

Lesley a de bons arguments hein, mais tout de même, elle est totalement dans l’abus et tout le monde le sait. Et alors que Max assure la comprendre, Lesley en rajoute une couhce pour se dédouaner… Ce qui à mes yeux empire la situation plutôt que de l’améliorer. C’est bon, t’es une connasse, on a compris, arrête de faire genre que t’es une grande sœur aimante qui veut protéger son frère. Je l’aime bien Lesley en théorie, mais là… Bon, il s’est passé quoi dans l’écriture des personnages de cette saison ? Et est-ce que Lesley sortira un jour de cette maison ? Et se rendra-t-elle compte un jour que son pistolet a disparu ?

En vrai, il suffisait que j’y pense pour que les scénaristes s’en souviennent, apparemment. Au commissariat, nos flics profitent de ce 24 décembre pour travailler. Cela n’arrange pas tellement Sarah quand Josh parle à nouveau de Darnell, se disant qu’il est peut-être celui aidant Murphy à se loger.

La veille de Noël pour Sarah n’est pas meilleure que celle de Lesley après. En effet, Gene se rend compte qu’il y a des caméras devant l’appartement de Darnell : il habite en face d’une banque. Apparemment, la banque eregistre en continu ce qu’elle filme, et ça permet à Josh et Gene de se rendre que Trey et Murphy étaient bien chez Darnell. Et Sarta aussi. Son histoire de chantage ? Elle passe mal quand elle la balance uniquement une fgois grillée.

Difficile de la croire otage dans ces conditions, c’est vrai… Mais j’ai trouvé ça super triste de voir Gene lui retirer toute sa confiance et ne même pas essayer d’écouter ce qu’elle avait à lui dire. Si ce n’est pas un super Noël pour Sarah, ça l’est en tout cas pour Gene qui semble n’en avoir plus rien à foutre de sa subalterne qui l’a rejeté il y a à peine deux jours dans la chronologie de la série : le pistolet de Lesley finit par ENFIN refaire surface, et ça offre une piste bien trop sérieuse pour être mise de côté. Assez vite, Josh et Gene décident de mener une perquisition chez Lesley. L’avantage, c’est que ça leur permet assez rapidement de retrouver Felix et Max. Pas de bol pour eux, ce n’est pas suffisant : le deal qu’ils avaient ne tient plus du tout.

Ben oui, un deal oral, une Jess laissée pour morte, ça fait beaucoup. Evidemment, Lesley prend aussitôt la défense de Felix et Max. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait suffisant pour stopper la stupidité de Felix : il décide de s’accuser du meurtre de Nia pour laisser Murphy en paix.

Arrêté rapidement, Felix part donc avec les flics, et ça laisse Lesley beaucoup trop énervée pour qu’elle ne fasse rien. Elle décide donc de venir en aide à son frère. En plein réveillon de Noël, elle et Max se démerdent donc, sans la moindre crédibilité, pour retourner dans le bar où Felix et Max étaient prisonniers pendant le meurtre de Nia.

Une nouvelle caméra de vidéosurveillance au top de la qualité permet à Lesley d’innocenter rapidement son frère. Beaucoup trop rapidement. Celui-ci est toutefois assez stupide pour continuer de s’attirer des ennuis : quand Gene l’interroge sur Murphy en lui montrant la vidéo HD 4k prouvant qu’il n’est pas coupable du meurtre de Nia, Felix refuse de coopérer. Il se fait arrêter pour obstruction de justice – mais bon, ce n’est pas non plus comme s’il avait grand-chose à raconter sur le lieu où se trouve Murphy.

Il restera aussi coupable d’avoir aidé Murphy et Jess à enterrer le corps… Bordel, ne pouvaient-ils pas tout simplement clamer la légitime défense dès le départ ? Et la crise d’angoisse de Max quand il voit la vidéo là, c’est juste ses sentiments pour Murphy, ou c’est autre chose ? Je n’ai pas trop compris cette partie de l’histoire, surtout si c’était juste pour réaffirmer qu’il forme un beau couple avec Lesley. Leur relation est sympathique, mais ils se connaissent depuis moins d’une semaine et ont déjà une relation avec des engueulades et des affaires de meurtre sordide, sans compter l’ex qui a été hébergée dans la même maison ou le frère qui se fait arrêter.

Jamais de la vie ça tient. Jamais de la vie les flics laissent Lesley si tranquille alors que son pistolet est retrouvé à proximité d’un cadavre – surtout que les balles de son flingue ont bien dû être retrouvées dans la maison du dealer ?