21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Evil – S04E14 – Fear of the End – 17/20

Je m’attendais à une fin ouverte, mais je ne m’attendais pas à une fin si ouverte. J’ai l’impression de voir une fin de saison – une fin de cycle importante avec beaucoup de changements et l’impossibilité de continuer la série sous le même format et avec la même formule, certes, mais clairement pas une conclusion. C’est très peu satisfaisant, avec même certains éléments dont la révélation est rushée alors qu’il s’agissait du cœur du mystère de la série. Oh, qu’il est dommage de rater sa fin quand on a une si bonne série !

Spoilers

Le trio ne travaille plus ensemble, mais ils passent encore tant de temps ensemble !

He pretended to be a patient.

Bien sûr que j’ai peur de la fin et bien sûr que je ne suis pas surpris par le choix de ce titre. J’espère tout de même que la série sera rachetée ailleurs, parce qu’il est assez clair que l’actrice a envie de continuer à jouer son rôle. Et on la comprend, difficile de trouver mieux que Kristen, je pense.

Nouveau départ

Comme prévu, Kristen ouvre en tout cas un cabinet. Elle a été bien rapide, ça me surprend. Les travaux de son garage ont été bien trop rapides. C’est magnifique, cela dit. De son côté, Ben commence à bosser derrière un bureau, et le sentiment que ça lui laisse est bien résumé à l’intérieur de son tiroir : run. Oui, cours, fuis, barre-toi loin.

David n’est toujours pas parti pour Rome, ce que je trouve un peu étonnant quand on voit que les deux autres ont déjà rebondi professionnellement, mais bon, admettons. L’épisode commence par son départ de sa chambre culte pour mieux se faire harceler par l’esprit démoniaque avec la forme de Kristen en écolière. J’ai adoré la voir se mettre à le supplier de rester. C’est un peu mon état d’esprit aussi, à vrai dire.

David se rend ensuite à l’entité pour prendre son poste, mais respecter les ordres n’est pas trop son délire. Cela se voit à nouveau lorsqu’il décide de se barrer purement et simplement, parce que le prêtre lui a donné l’information que Leland allait s’en prendre à ses amis. C’est le cas et c’est hilarant : Leland essaie de se faire passer pour un des nouveaux patients de Kristen. Elle est loin de se démonter, appelle les flics devant lui et n’hésite pas à l’électrocuter autant de fois que nécessaire pour rester en sécurité. Elle est incroyable.

Ses anciens collègues devraient s’en souvenir plutôt que d’être surpris de son incroyable gestion de la situation. Elle est géniale et va me manquer. Ils vont tous me manquer et c’est clairement confirmé dans la scène où ils brûlent tous les dossiers de leurs anciennes missions. En effet, le Vatican les demande et ça ne plaît pas à David, alors les trois amis se rejoignent dans le jardin de Kristen afin de faire un grand feu de camp.

Les entendre chanter à nouveau la chanson de Noël insupportable, les voir tous les trois face au feu à boire des coups et recommencer à discuter de vraies choses… Ils me manquent déjà, alors même que la série n’est pas finie. Le choix fait est déjà clair : plutôt que de se concentrer sur la résolution des multiples mystères, on aura juste droit à un au revoir pour tous les personnages.

VR

Bon, la série ne peut pas oublier non plus qu’elle a introduit les enfants les plus géniales et insupportables de toute la télévision – de toute l’Histoire de la télévision. Les filles de Kristen se débrouillent pour une dernière bêtise, récupérant les casques VR confisquées pour se faire une nouvelle partie un peu trippante d’invocations dans un placard. C’est particulièrement génial, parce qu’on passe d’un vrai démon qui semble prendre Lynn par l’épaule à des illusions qui semblent être purement numériques. La série joue si bien sur les doutes !

Par chance, avant de s’enfoncer dans un trou étonnant du placard qui les mène ensuite en bas de la maison, Lynn a la présence d’esprit de prendre une corde. Cela ne sert finalement à rien quand la corde se coupe toute seule et qu’elles assistent au meurtre de leur mère par Leland. Avant de s’en prendre à elles.

Elles hurlent, alertant les adultes à proximité. Elles sont terrifiées, bien sûr, et racontent aussitôt ce qu’elles ont vu. Le plus alarmant dans cette affaire ? Il y a un compte à rebours qui se lance dans les lunettes : dans 24h, leur destin s’accomplira – et Kristen sera tuée par Leland. Mouais. C’est une bonne idée pour un dernier épisode, remarque. Et le générique est si génial, ça aussi ça me manquera.

Pour rassurer ses filles, Kristen décide de mettre à son tour le casque de réalité virtuelle pour essayer de voir ce que ses filles ont vu. Elle est aussitôt suivie par David et Ben. C’est une dernière enquête bien plus intéressante, je trouve. Le truc, c’est que le futur est loin d’être glorieux pour eux.

Tout d’abord, on commence par Ben qui est entraîné loin des deux autres assesseurs. Il se retrouve dans une chambre d’hôpital observée par les filles de Kristen depuis la chambre de leur mère et y voit sa propre sœur mourir. C’est triste que son destin soit de voir Karima mourir, tout de même. Pendant ce temps, Kristen se retrouve dans son nouveau bureau où Foggs monte pour elle une intervention avec des gens qu’on ne connaît pas. L’intervention ? Il s’agit d’un jugement : Kristen est une mauvaise mère, ses filles doivent être emmenées par les services sociaux. Et elles le sont. Enfin, David se retrouve à tenter de communiquer avec Andrea à travers un mur, puis se fait tuer par le démon.

Notre trio se retrouve donc terrifié dans le salon de Kristen, mais ce n’est encore que le début : ils se rendent ensuite compte qu’ils sont entourés par des tas de gens avec des casques VR. Apparemment, ils souhaitent tous rentrer dans la maison pour stopper un compte à rebours qui ne leur plaît pas. Ils veulent empêcher leur destin funeste de se concrétiser.

Tout ça est finalement lié à DF, parce qu’évidemment qu’il fallait y revenir. Les casques VR utilisent l’IA, oui, mais les utilisateurs utilisent aussi Reddit et ils y trouvent l’adresse de Kristen. Terrifiant. Les dérives d’internet, des réseaux sociaux, tout ça tout ça.

Leland

En parallèle de tout ça, Leland organise une étonnante audition pour recruter une jeune actrice hurlant pour lui. Soit. Il le fait avec son ancien avocat, toujours aussi démoniaque, et tout pourrait bien se passer… Sauf que c’est sans compter sur la sœur Andrea. Loin d’être dans sa retraite silencieuse, elle vient les narguer et leur affirmer qu’elle sait ce qu’ils font, sans se démonter face aux menaces du démon.

Et pourtant, elle ne voit pas venir le vrai plan des 60 : si l’Entité est sûre que les démons se réuniront à l’Eglise, ce n’est pas le cas. Il s’agit d’un leurre : toute l’Entité s’y réunit pour mieux être piégé par l’actrice embauchée et recevoir une carte qui leur explique qu’ils sont le nouveau mal arrivant à New-York. Ce n’est pas exactement ce qu’on imaginait. Tous les prêtres sont en tout cas asphyxiés.

Par chance, David, Kristen et Ben ont réussi à comprendre juste avant que ça n’arrive ce piège. En fait, il y a tout plein de révélations d’un coup dans l’épisode. La plus importante est clairement que la carte des 60 symboles démoniaques correspond aux 60 parties du cerveau. Mais bon. Bien content d’être sauvé par David, le prêtre principal de l’Entité propose alors à David d’emmener avec lui Ben et Kristen au Vatican. Rien que ça.

Ben refuse si le Vatican ne s’aligne pas à son nouveau salaire ; Kristen refuse tout court parce qu’elle a cinq enfants à gérer. Et bon, elle galère bien assez à les gérer aux USA en vrai, alors les emmener au Vatican, bon courage ! Les filles n’oublient d’ailleurs pas le compte à rebours en cours : elles restent donc sur leur casque VR toute la nuit pour mieux constater qu’il s’agit d’un compte à rebours menant à… une publicité pour un nouveau casque. Ceci dit, on voit aussi Leland s’introduire chez Kristen pour la tuer. Une fois de plus, elle est à ça de le tuer parce qu’elle est bien trop badass. Ben et David l’en empêchent au dernier moment et le livrent finalement à l’Eglise, sous les bons soins de la sœur Andrea.

La conclusion de la série est alors à mille lieues de tout ce que j’en imaginais, littéralement. Ben reste aux USA (tous ses problèmes au cerveau sont résolus, mais on ne sait pas pourquoi) et parle fréquemment à Kristen et ses filles en visio, quand elles suivent finalement David au Vatican. Pas de nouvelles d’Andy dans l’épisode, pas une mention à Sheryl, pas une vraie explication sur ce qu’il arrive à Leland après avoir été confié à Andrea et un nouveau chapitre mystérieux qui s’ouvre au Vatican. David et Kristen bossent ainsi ensemble au Vatican… et Kristen ignore totalement le fait qu’elle voit les yeux de Timothé devenir blancs ou qu’il a des canines à faire pâlir de jalousie un vampire. Entre ça et les effets spéciaux un peu foireux car trop ambitieux pour le budget de la série, c’est une dernière scène décevante.

EN BREF

La saison 4 est franchement réussie et donne l’impression de se diriger vers la fin de la série pendant un bon moment… mais les deux ou trois derniers épisodes ne permettent finalement pas de tout conclure. C’est une fin ouverte, ce qui ne me surprend pas, mais pas forcément sur les aspects où je pensais que ça allait être ouvert. Et c’est ainsi frustrant. C’est une bonne saison et un bon épisode de fin de saison, mais vraiment pas une fin de série.

Ils ont intérêt à trouver un moyen de faire une saison 5 – même si ça doit être sous la forme d’un livre, je m’en fiche, je veux une suite. Et une fin. Un film ? Allez bordel, ça ne peut pas se terminer comme ça ! J’aime bien l’idée que ce soit une fin pour quelque temps, mais si ça doit être définitif, ça entache sacrément l’ensemble, surtout que certaines décisions semblent un peu rushées. La famille de Kristen en Italie, avec David dans le rôle du papa, sincèrement, c’est tiré par les cheveux. Et David n’en a pas !

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Evil – S04E13 – Fear of the Unholy – 16/20

Je dois dire que je n’ai pas eu l’impression d’être devant un avant-dernier épisode de série et que c’est inquiétant, parce que certains personnages et aspects que j’adore ont été laissés de côté dans cet épisode. Je sais bien que nous n’aurons pas une conclusion complète et j’aime que le choix soit fait de se concentrer sur la suite pour le trio, mais ça ne m’empêche pas d’être frustré par l’absence de beaucoup de ce qui a fait le succès de la série – au moins pour moi.

Spoilers

L’Entité a choisi le dernier cas de nos assesseurs.

Kind of anticlimatic last case.

Il est plus que temps de sortir de mon déni et de voir enfin la fin de la série, je suppose. Il me reste deux épisodes à savourer, et je compte bien le faire, vous me connaissez. C’est fou ce sentiment contre lequel je lutte : j’ai adoré la série, mais maintenant que je sens que c’est la fin, je freine des quatre fers et je ne veux pas la regarder. Cela m’a fait le même effet sur d’autres séries que je n’ai jamais terminé, à commencer par Charmed ou This is us, parce que ce sont les plus marquantes, je trouve. Bref.

Taupin

Cet avant-dernier épisode commence par la dernière messe de David, qui annonce la fermeture prochaine de l’Eglise. On l’a rarement vu officier des messes, tout de même, c’est un peu étrange comme on a tendance à oublier que c’est le cœur de son job. Pendant la cérémonie, David reçoit un message de l’Entité, lui donnant un rendez-vous. On ne perd pas trop de temps à mettre en place la suite de l’épisode, donc. Pourtant, on enchaîne par Kristen et Ben qui accompagnent David dans son bureau pour mieux se rendre compte qu’ils n’ont plus aucun dossier à traiter.

Le Vatican s’est chargé de faire le ménage apparemment. En fait, ils envoient le Père Katagas pour leur donner une dernière mission, à nouveau à propos de science et de théorie Quantum. L’épisode continue de nous faire de l’excellent histoire qu’on regrette bien les personnages – tout fonctionne si bien, l’humour est excellent. Kristen qui fait semblant de ne pas avoir cherché son sosie ou celui de David ? C’est de l’or, cette série.

Je ferais mieux de savourer plutôt que de regretter d’avance tout ce qui va me manquer. L’épisode nous introduit le professeur Taupin, un scientifique de haut niveau qui est concrètement Stephen Hawking. Il intéresse le Vatican particulièrement parce qu’ils veulent l’inviter pour des conférences, mais qu’ils ont reçu un message perturbant d’une source anonyme. Il serait possédé…

Seulement, sur place, notre trio ne voit rien de suspect, rien qui ne puisse être relié à la religion, en tout cas. Kristen apprécie bien peu l’humour de ce scientifique qui s’avère être un pervers sexuel particulièrement détestable et remonte donc la piste de la source anonyme : il s’agit de Beverly, une étudiante du scientifique qui n’apprécie pas la liberté qu’il s’octroie.

Cela sort totalement du champ d’expertise de nos enquêteurs cependant, alors ils laissent tomber le cas faute de pouvoir agir concrètement s’il n’y a pas de possession. On pourrait s’arrêter là, mais ce serait un sacré mauvais avant-dernier épisode. C’est donc presque sans surprise que Ben reçoit ensuite un coup de fil du scientifique se plaignant de voir quelque chose qui ne devrait pas être là dans sa vision périphérique. Il décrit les mêmes symptômes que ceux de Ben cette saison, et Ben lui-même se fait alors attaquer par sa conscience démoniaque qui le hante là.

Le lendemain, Ben et Kristen retournent voir Taupin. Bien sûr, le professeur n’a aucun souvenir d’avoir passé un coup de téléphone ou d’avoir harcelé Kristen. Il pourrait donc être possédé, mais Andrea assure que non. Je ne comprends pas trop pourquoi elle ne dit pas toute la vérité en revanche : c’est l’assistant du professeur qui est démoniaque. Elle n’hésite pas à lui trancher la joue avec un couteau et se battre avec lui, tout de même, mais tout le monde semble s’en foutre.

Le professeur se met à saigner du nez et a besoin d’être amené à l’hôpital, alors David fait comme s’il n’avait rien vu apparemment. À l’hôpital, l’assistant s’agrafe tout seul la joue et personne n’en reparle, surtout qu’il cache (mal) sa blessure avec un masque chirurgical. WTF ? Taupin, quant à lui, aurait donc un problème avec un implant dans son cerveau – une puce lui permettant de communiquer plus vite. C’est une piste explorée en premier par Ben, grâce à sa sœur qui insiste pour qu’il aille voir un médecin également, parce que ça va deux secondes l’aluminium sur la tête après avoir été percé par un rayon mystérieux.

En tout cas, le professeur explique ensuite à Ben qu’il n’a pas spécialement envie de se faire retirer son implant. Il a compris que le paradis était inutile : son esprit est dans le cloud et ça lui va très bien comme ça. Il demande même à Ben de le rejoindre, mais bon, voilà qui met un terme à la dernière enquête de notre trio : c’est la technologie le problème, pas la foi.

Ils obtiennent alors comme cadeau de départ de l’Eglise… une bouteille d’huile d’olives chacun.

Andrea

L’Eglise doit être déconsacrée. Cela se fait avec une petite cérémonie consacrée par un autre prêtre, un peu désabusé le monsieur. Il promet de nouvelles affectations à nos personnages principaux, avant de se barrer sans un autre mot. Il ne s’inquiète même pas de la disparition de la relique principale conservée dans l’Eglise, admettant que les pertes arrivent parfois. Cela dit, ça donne une quête à Andrea : maintenant que l’Eglise est déconsacrée, elle voit plein de fantômes venir pisser dedans et faire quelques petites acrobaties ou prouesses sexuelles.

Andrea cherche donc la relique pour le reste de l’épisode, et tant pis si ça suppose de défoncer des murs à coup de pied de biche au beau milieu de la nuit. Qu’est-ce que j’adore Andrea, c’est vraiment un personnage unique. Que quelqu’un rachète la série, merde ! Ignatius se retrouve à devoir mettre la main dans le mur et se faire mordre par un rat pour tenter de récupérer la relique. Malheureusement, elle n’est plus à sa place : il ne reste que l’objet qui était censé la renfermer.

Pourtant, la nuit suivante, il y a de nouveau du bruit qui empêche Ignatius de dormir. Et pour cause : un démon dans le mur de l’Eglise fait bien plus de bruit qu’Andrea à taper partout. La sœur se sert alors d’Ignatius comme d’appât, ce qui permet une longue et magnifique conversation entre eux, sur la foi, sur les doutes qu’ils pourraient avoir, sur le fait qu’Andrea va lui manquer. À nous aussi, purée. À nous aussi.

Andrea parvient ensuite à piéger le démon grâce à son appât : elle lui transperce la main avec un couteau. Ce n’est pas n’importe quel démon qu’elle piège et décide de torturer : c’est le même que celui qui était chez Kristen. La torture ? Un peu d’eau bénite, tout simplement. Bon. J’ai du mal à comprendre pourquoi le démon ne riposte pas un peu contre Andrea, en vrai, parce qu’il se laisse totalement faire quand elle décide de l’éventrer pour récupérer la relique qu’il assure avoir mangé. Au moins, elle la retrouve vite comme ça.

L’entité

Le rendez-vous de David avec le Vatican ? C’est un peu particulier comme ça part en vrille bien vite. David essaie bien sûr de ne pas faire tout ce que le Vatican attend de lui sans le questionner, mais on ne lui laisse pas le choix : soit il fait ce qu’on lui demande, soit il est répudié par le Vatican. Ce qu’on lui demande ? S’asseoir face à un prêtre aveugle et tenir un verre d’eau, avant de répondre à des questions sur Leland, sur le codex, les soixante et sur Kristen. L’occasion pour David de reconnaître qu’il pourrait mentir pour Kristen, quoi.

Ensuite, David se rend chez Leland et y trouve un tableau plutôt joli mais terrifiant, avec des flammes dans tous les sens, des gens qui brûlent, des voitures qui brûlent… une vision de l’Enfer sur Terre, en fait. Sauf qu’il y a un portrait dont les yeux s’ouvrent d’un coup. Le but de David n’est toutefois pas d’admirer l’art exposé chez Leland, mais bien de l’interroger et d’en savoir plus sur lui. Il a découvert que Leland faisait partie de l’Entité et il veut savoir pourquoi il a changé d’avis sur l’Eglise, pourquoi il a quitté l’Entité et surtout comment il a pu choisir de devenir un ennemi de l’Entité.

C’est vrai que ça fait beaucoup de questions d’un coup – et ça fait peur qu’on nous dise que Leland est finalement du bon côté parce que l’Eglise ne le serait pas. On n’est plus à un blasphème près dans cette série. Les explications de Leland sont un peu hors sujet, mais tout à fait terrifiante : il affirme ainsi que lorsqu’ils s’amusent à entrer dans les esprits des gens et à voir à distance, on laisse derrière des traces de soi – et on récupère des traces de l’autre. C’est gênant : ça veut dire qu’il y a en David du Leland et inversement. Une sorte de MST spirituelle qui ne laisse à David que le choix de bosser pour l’Entité ou d’être supprimé par celle-ci.

David retourne malgré tout à l’Entité et assume d’avoir parlé avec Leland. L’Entité aimerait carrément avoir la confiance de Leland pour s’en prendre aux 60 : leur but est de le faire changer de camp une nouvelle fois pour en savoir plus sur les réunions des 60. David pose tout de même beaucoup de questions et découvre que LeConte aurait eu une crise cardiaque et que Dominick serait « injoignable ». Il commence à douter franchement du Vatican – se demandant s’ils ne pourraient pas tuer les prêtres sous prétexte d’être sacro-saint.

Il s’inquiète aussi d’avoir une partie de Leland en lui (et l’inverse est vrai, parce que Leland pleure devant des vidéos de chiens) et demande donc conseil à Andrea. Elle lui trouve un vers collé dans le dos qui serait selon elle ses péchés, et hop, problème réglé. Bien sûr, David ne voit rien, mais il fait quand même confiance à Andrea. Elle paraît si folle.

Malgré tout, David continue de se poser des questions sur l’Entité. Il se rend donc auprès de Leland pour avoir de nouvelles informations sur l’Entité, parce qu’il se rend compte qu’il y a une part de vrai dans ce que Leland lui dit. Et là, contre toute attente, David se met à négocier avec Leland : il veut s’assurer que Kristen soit enfin tranquille et libérée de ce psychopathe. En échange, Leland lui demande de ne plus être prêtre. Malheureusement, David n’en est pas encore là. De toute manière, il joue double jeu : il copie en fait le téléphone et l’agenda de Leland.

Contre toute attente, il décide ensuite de démissionner de l’Entité une fois pour toute, pour mieux apprendre que sa réaffectation est finalement tombée : il fait désormais partie de la sécurité du Vatican. Oh bordel. Il a quatre jours pour faire ses valises, et quand il l’annonce à Ben et Kristen, cette dernière le vit super mal. Tu m’étonnes. Elle tente bien de rester dans le déni, mais bon… Bien sûr qu’elle le vit mal.

Elle rentre chez elle lire un bouquin sur la séparation, s’occuper de l’Antéchrist et fantasmer sur la vie de son clone bien plus dévergondée que la dernière fois. Ben aussi fantasme sur la vie de famille de son double, tandis que David ne semble pas très intéressé par la boxe. Il se contente de dire au revoir à Andrea et de découvrir qu’elle est réassignée pour une retraite silencieuse. C’était certes leur meilleur épisode, mais c’est violent comme conclusion pour Andrea. Elle se contente de s’en satisfaire apparemment, avant de retirer encore de nouveaux péchés du dos de David. Allons bon.

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Evil – S04E12 – Fear of the Other – 18/20

Et voilà. La fin approche tellement que je commence à angoisser sérieusement de ne pas avoir de réponses à certaines questions, surtout que des intrigues sont totalement oubliées depuis deux semaines. Cela n’empêche pas les scénaristes d’à la fois préparer la conclusion et de fournir un épisode avec un cas de la semaine canon. Ils sont géniaux et brillants, tout simplement.

Spoilers

Andrea choisit pour nos assesseurs un des derniers cas
qu’ils pourront traiter pour l’Église.

Are you afraid that you’re vlogging too much?

Andrea & Paul

Voilà un début d’épisode comme je les aime, avec un couloir d’hôtel, une bonne sœur géniale et une caméra à l’envers qui fait un looping vers elle avant un petit jumpscare. Clairement, tous les codes du film d’horreur sont là, et ça fonctionne toujours bien : sœur Andrea voit ainsi un homme qui devient un cadavre, alors qu’un autre crie à côté d’elle, allez comprendre.

Au moins, elle solutionne un problème pour notre trio d’enquêteurs : ils n’ont plus que deux semaines de travail devant eux avant que l’Eglise ne les cancel (fichue Église !) et une tonne de dossiers en retard. Andrea impose ainsi à nos assesseurs leur cas de la semaine : Paul, le fils d’un amour de jeunesse qui n’a jamais oublié Andrea. On aimerait avoir plus de détails sur tout ça, mais bon, la structure du cas de la semaine se doit d’être respectée.

Et je dois dire que c’est un joli cas de la semaine : Paul s’est découvert un véritable sosie qui faisait plein de vlogs peu intéressants sur sa consommation de café avant d’en arriver à se suicider. Maintenant, Paul est sûr d’être possédé par Gregory. Allons bon. Tu m’étonnes qu’ils restent sans voix nos héros !

Kristen envisage de lui parler de l’effet clone, surtout quand elle apprend que le père de Paul Jr s’est suicidé lui aussi. Seulement voilà, Andrea insiste pour qu’un exorcisme soit fait au plus vite pour le fils de son ami, parce qu’elle est sûre qu’il se passe quelque chose de louche. Elle y a assisté à deux heures du matin – la première scène de l’épisode. Elle a effectivement vu quelque chose, mais a été interrompu par Paul en pleine crise de somnambulisme selon elle. Ce n’est pas ce à quoi ça ressemblait. Elle invite en tout cas David et Ben à venir constater tout ça par eux-mêmes, Kristen redevenant la cartésienne convaincue qu’elle a toujours été avant de partir en vrille en saison 2.

Malgré tout, Kristen vient à l’hôtel avec eux pour voir ce qu’il peut bien se passer. C’est intéressant, parce que c’est un cas où ils doivent attendre longuement et ont le temps de parler entre eux de la suite. La série prépare sa fin, avec un Ben complètement désabusé et pressé de faire un autre travail (il en a marre des planques à deux heures du matin, ça se comprend) et une Kristen qui annonce qu’elle a une belle rentrée d’argent à venir grâce à l’accident d’escalade d’Andy. Soit.

La conversation est interrompue par le bruit de l’ascenseur dont les portes s’ouvrent en boucle, parce qu’Andrea le maintient éveillée. En vrai, l’épisode parvient bien à nous mettre dans une ambiance d’horreur par des petits détails et en ne révélant pas ça tout de suite. Andrea rejoint nos héros parce qu’elle souhaite nourrir les démons avec du sucre, pour qu’ils s’éloignent de Paul.

Ce n’est pas bien efficace : le petit groupe se rend dans la chambre de Paul pour découvrir qu’il est de nouveau en pleine crise de somnambulisme. Il est toutefois capable de répondre aux questions de Kristen, indiquant qu’il est Gregory et qu’il s’est suicidé parce qu’il voulait qu’il le fasse. La question suivante est la question la plus logique possible : qui donc pouvait vouloir la mort de Gregory ?

On ne le saura pas : Gregory abandonne le corps de Paul dans le couloir de l’hôtel. Le trio d’assesseur s’occupe alors de Paul, tandis qu’Andrea suit l’esprit de Gregory. Du moins, il a l’apparence de Gregory. Le sourire qu’il tire à Andrea est terrifiant.

Les sosies

Forcément, la solution de nos assesseurs qui consiste à chercher un autre sosie (c’est magique internet) pour Paul afin qu’il se rende compte qu’il n’y a rien de surnaturel à tout ça n’est pas très convaincante pour Andrea, mais elle agit comme si de rien n’était. Cela semble toutefois être suffisant pour Paul. Nos héros, eux, s’amusent avec le site, inévitablement. Ben se trouve un sosie père de famille, Kristen cherche… un sosie pour David. Et elle est servie, parce que c’est un boxeur tout plein de sueur qu’elle trouve. On sait ce que tu regardes Kristen ! Et on n’est pas surpris que ça se termine en rêve érotique de sa part – la série fait dans du salace plus romantique que d’habitude, cependant – même si ça se termine en masturbation.

En attendant, Paul contacte sa famille pour assurer à sa femme qu’il va mieux. Pas de chance, ce n’est pas le cas : il a ainsi appelé sa femme la veille pour lui demander de tuer leurs enfants. La femme est terrifié par Paul, au point d’avoir fait appel à la justice pour le maintenir éloigné d’elle. C’est un cas qui ne ressemblait à rien au début, mais qui va finir par provoquer des vrais cauchemars. En plus, quelle horreur cet hôtel de film là !

L’exorcisme

Durant la nuit, Andrea aperçoit de nouveau Paul somnambule et tente de le ramener dans sa chambre pour mieux constater qu’elle a en fait affaire à Paul Senior. Le père. Celui qui était amoureux d’elle et qui est heureux de la retrouver, malgré un bout de crâne en moins. Andrea comprend qu’il est le démon qui cherche à tuer Paul Jr, mais elle ne comprend pas bien pourquoi. Le cas est plus complexe que prévu : elle suit Paul Sr et se retrouve face à face avec… elle-même ? Une bonne sœur en train de prier, de dos. Sœur Andrea, mais avec une pelle. Cette actrice me vend du rêve, elle est tellement parfaite pour ce rôle. Bon, n’empêche qu’Andrea se prend un coup de pelle de son sosie qui lui reproche d’être un démon…

Le lendemain, elle se rend auprès de David pour confesser ses péchés. C’est la première fois qu’on se retrouve avec une Andrea à bout : elle pleure, doute de sa foi, doute surtout de savoir que Paul Sr pourrait être au paradis après son suicide. C’est une scène étonnante.

Malgré tout, elle prépare l’exorcisme de Paul qui, entre temps, a fait une tentative de suicide. L’exorcisme tourne à l’horreur pour Andrea, cependant, quand Paul Jr se met à parler comme Paul Sr, lui reprochant de s’être suicidé à cause d’elle et de l’amour qu’elle ne lui rendait pas. Paul Jr se met ensuite à pleurer parce que son père est parti alors qu’il était trop jeune et avait encore besoin de lui, permettant à Andrea un petit moment émotion – avant qu’elle ne se fasse vomir dessus, évidemment. C’est vraiment un excellent personnage, c’est fou.

On ne saura pas si l’exorcisme est vraiment efficace, mais on peut l’espérer pour ce personnage de Paul… Je doute qu’on obtienne une autre conclusion que ce vomi symbolisant le départ du démon.

Le procès

En parallèle, le procès de Leland continue. Kristen y assiste toujours et est choquée de découvrir que Kurt, son ami et psy (y a déjà rien qui va dans ces quatre mots en vrai), a évalué le cas psychiatrique de Leland. Elle n’en est pas ravie, parce qu’il est hors de question qu’il aide Leland à s’en sortir. Elle parvient à faire hésiter Kurt, mais l’avocat de Leland, comprenant le problème se révèle sous son vrai visage à notre pauvre psychiatre.

Terrifié par le démon face à lui, Foggs finit ainsi par déclarer Leland complètement incapable de savoir ce qu’il fait – un petit diagnostic à base de schizophrénie. Contre toute attente, il a toutefois le courage de compléter son diagnostic quand il voit Kristen s’en aller vénère de la salle d’audience – elle a donc autant de pouvoir qu’un démon ?. Bref, d’après son psychiatre, Leland devrait être enfermé à vie, parce qu’il représente un trop grand danger pour la société. Mouahaha.

Leland veut aussitôt faire tuer Kurt, mais avant d’en arriver là, il doit s’arranger pour que son procès ne soit pas la fin pour lui. Ce gros bâtard essaie de tout mettre sur le dos de Sheryl, évidemment, mais il est interrompu dans son témoignage par Andrea. La bonne sœur vient assister au procès et débarque en plein milieu de celui-ci pour annoncer à l’avocat qu’elle le voit et qu’il n’a plus aucun élément de surprise. Selon elle, le grand démon maléfique qui vient attaquer New-York ? C’est lui et elle le sait.

C’est au tour de Kristen de témoigner ensuite. Son témoignage est excellent en tout cas : elle reste calme et, preuve à l’appui, utilise tout un tas d’arguments rationnels contre Leland. Elle est brillante, allant jusqu’à feindre quelques larmes quand il est question de Sheryl et de l’héritage bousillé que Leland lui laisse. C’est si drôle. Elle est géniale, mais le procès n’est pas fini en plus, avec un autre témoignage contre Leland le lendemain. Et on se retrouve avec un Leland flippé que Leslie soit la prochaine témoin, justement.

Moi, ce qui m’inquiète, c’est qu’ils sachent avant que ce sera elle la témoin. De toute manière, elle est tellement flippée par la présence de l’avocat de Leland qu’elle voit en tant que démon que même le juge se rend compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans ce témoignage. Il paraissait bien gentil, mais ce n’est finalement pas le cas. Une part de moi s’en doutait, mais j’ai quand même été sacrément surpris quand il a découpé la tête de Leslie avec un sabre, comme si de rien n’était. C’était si rapide, si violent, si horrible. Et bien sûr, le juge en profite pour laisser tomber le cas tant qu’il n’a pas le dernier témoignage. Leland finit donc libre, ce qui est abusé, avec seulement pour obligation de rester loin de Kristen. C’est si abusé.

Un futur à préparer

Pour ne rien arranger à tout ce bazar, Kristen se met à faire des cauchemars où elle se voit en train de se surveiller pendant qu’elle dort. Elle reçoit ensuite un coup de fil bien problématique où elle apprend qu’elle ne sera pas riche du tout : Andy a déjà reçu un paiement de son ancien employeur. 80 000 au lieu de 800 000… Quel abruti, c’est fou !

Kristen est obligée d’annoncer à ses filles que l’argent va représenter un problème – mère célibataire avec cinq enfants ? Quel enfer ! Elle agit comme si de rien n’était, affirmant même à ses collègues que c’est plus simple car elle n’aura pas à se battre pour de l’argent avec Andy. Par contre, il lui reste à se battre contre ses filles : l’une est sûre que sa mère ferait un carton avec ses pieds sur OnlyFans, l’autre organise une page de dons contre sa maladie. Laura est brillante. Tout ça nous lance Kristen dans un discours un brin américain sur le fait qu’on ne demande pas de l’argent, mais qu’on s’assure de nos talents pour avoir de l’argent. Et hop, voilà comment Kristen se met à envisager d’ouvrir un bureau de psychiatre dans son garage, avec l’aide de Kurt – il est réticent, mais n’ose rien refuser à Kristen. Il me fait rire.

De son côté, Ben a déjà une proposition de job bien intéressante… mais il n’ose pas pour autant dire oui, terrifié, allons savoir pourquoi. Enfin, David envisage un futur moins serein que prévu. Son Église est vendue et sera désacralisée, tout le monde sera muté ailleurs parce qu’ils n’ont juste pas de thunes et doivent vendre cinq Eglises. Effectivement, ça valait le coup de le nommer à la tête de cette paroisse. Le pauvre. Nos assesseurs sont dépités et tout se ligue contre eux.

L’épisode se termine alors d’une part par Kristen trouvant finalement son sosie elle aussi – une étrangère qui chante une petite balade à la guitare. Trop mignonne. La vie paraît simple de l’autre côté du monde. D’autre part, David assure à Andrea qu’il est perdu et complètement paumé dans sa foi. Andrea lui fait jouer un petit air de piano pour retrouver Dieu… Ce ne peut pas être si simple, si ? Et pourtant.

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