Encore un article sur la canicule ?!

Salut les sériephiles,

Vous aurez remarqué que j’ai recommencé à voir quelques épisodes cette semaine et à publier des critiques sur le blog, que ce soit pour le retour de Zodiaque ou un petit bingewatching bienvenu de Maximum Pleasure Guaranteed. Ce n’est pas une aussi bonne nouvelle que ça, parce que malheureusement, on le doit uniquement à la canicule qui a fait qu’une énorme partie de mon emploi du temps est tombé à l’eau. Enfin, ce n’est pas la meilleure expression, je devrais plutôt dire que ça s’est… Je ne sais pas ? Évaporé au soleil.

Au moment où j’écris ces lignes, il fait officiellement plus de 40 degrés sur la région parisienne. Hier dans un article, le Washington Post a même publié une carte assez lunaire intitulée Places hotter than France on Tuesday. Spoiler : il ne restait plus grand-monde. Moins de 1% de la planète devait être plus chaud que les endroits les plus chauds de France, avec principalement des bouts du Sahara, du Moyen-Orient et du désert américain. Voilà.

C’est historique, incroyable, terrifiant. Il y a vingt ans, on nous prédisait ce scénario pour 2050 et la plupart des réactions étaient alors de ne pas y croire et de trouver la blague amusante.

Cela n’a finalement rien d’amusant, parce qu’avec ces températures et les photos d’intérieur de voitures où il fait plus de 50°C qui se multiplient, ben… C’est bien la réalité quoi. Après une nuit caniculaire où j’ai peu dormi, j’ai passé ma journée dans le noir, entre deux ventilos, avec la petite pointe de culpabilité de savoir que parfois je lançais la clim et faisais partie du problème. M’enfin, à même pas 1%, pas vrai ?

Ce qui est fou, c’est surtout que ces épisodes de canicule se multiplient vraiment – et moi, j’ai déjà écrit tout ce que j’avais à en dire. L’angle séries et canicule est assez limité, en vrai, et on finit par en trouver moins dans les séries que dans la vraie vie. Je veux dire… En 2020, j’en parlais sur le blog avec encore cette vue un peu naïve de « la canicule est un phénomène rare » : c’était l’époque où j’écrivais sur les clichés à la télé (une série d’articles qu’il faudrait que je recommence à faire, j’aimais bien).

En 2022, j’ai remis ça avec un angle bien plus pratico-pratique : comment survivre ? Rien de révolutionnaire, mais c’était ma petite pierre à l’édifice, on va dire. En 2026, bon… J’ai déjà cité la majorité des séries qui proposaient des épisodes de canicule sur le blog, quoi. Certes, depuis, Grey’s Anatomy a remis le couvert dans un double épisode pas si marquant (la critique est par ici), mais dans l’ensemble tout a déjà été dit.

Est-ce qu’on bascule dans une dystopie ? J’en ai l’impression, parfois. Marcher dans la rue alors qu’il fait 40°C ou vivre dans un appartement qui flirte de plus en plus avec les 32°C (eh, de quoi je me plains ? La température est tombée à 29 ce matin avec les fenêtres ouvertes toute la nuit), ça me donne l’impression d’être dans la série 3%. Le portugais en moins et, bien sûr, sans être dans les fameux 3% de plus chanceux (mais je suis loin des plus malheureux encore). Ou alors, c’est Praimfaya dans The 100. Je ne sais pas trop.

Une chose est sûre, par contre, je ne peux plus m’encadrer les climatosceptiques qui essaient encore l’argument du « on vivait déjà ça y a cinquante ans » ou « le réchauffement climatique n’existe pas ». J’ai du mal aussi (beaucoup, beaucoup de mal) avec l’inaction politique et l’absence de décision courageuse pour faire face à ce qui devient de plus en plus fréquent. Enfin, il faut bien le dire, mais la culpabilisation de l’utilisation de la clim… Eh, personne ne nous culpabilise sur le chauffage quand il fait moins cinq degrés dehors, non ? Il me semble que dépasser les 36°C, c’est l’équivalent. Bref.

Je me rends compte que j’écris tout ça, mais que je n’ai pas vraiment de conclusion. Enfin, si, je peux bien vous en faire une pour me faire de la pub après tout. Après plusieurs jours de canicule, il y a généralement un moment où tout le monde attend la même chose : l’orage. Celui qui promet de faire baisser la température, de nettoyer l’air, de rendre les nuits un peu plus supportables et de nous donner enfin la fraîcheur que l’on attend.

Je ne dis pas que je veux ça comme météo, je dis qu’un peu de pluie serait la bienvenue.

Pour cette canicule, malheureusement, les modèles ne sont pas très optimistes dans ma région. Rien n’est vraiment annoncé dans les jours à venir. Ailleurs, on parle parfois d’orages très violents, ce qui est tout de suite moins réjouissant. Comme quoi, même quand on attend une tempête, il faut se méfier de ce qu’on demande.

Et c’est ma transition toute trouvée pour la conclusion : l’épisode 2 de Sauveurs de rêves s’appelle justement Tempête. Il ne fera pas baisser la température de votre appartement, et j’espère sincèrement qu’il ne vous donnera pas envie de vivre un vrai orage comme celui que j’y décris, parce que j’écris quand même une série où les cauchemars peuvent être mortels. Au sens propre.

Autant vous dire que là tout de suite, je suis à ça d’écrire un épisode avec une canicule cauchemardesque. Ce ne sera toutefois pas le sujet de l’épisode 3 – qui s’intitule « Le Lobby » et sera disponible dès dimanche sur Amazon, si ça vous tente. Si ça ne vous tente pas, je peux vous dire qu’il permettra d’intégrer davantage de personnages et lieux, histoire de vraiment pouvoir avancer dans ce que je veux raconter ensuite !

Allez, prenez soin de vous, hydratez-vous, regardez plein de séries (ou la saison 14 de Secret Story commencée hier soir !) et… courage.

21 jours sans article… et sans envie de séries ?

Salut les sériephiles,

21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.

Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.

Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…

  • travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
  • aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
  • voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
  • écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
  • faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
  • continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.

J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.

Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !

Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?

Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.

Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.

Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.

Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.

Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.

Un cadeau idéal pour sériephile

Proposition quotidienne de rédaction
Quel est le plus beau cadeau que l’on puisse vous offrir ?

Salut les sériephiles !

Toujours en quête de retrouver ma passion pour les séries qui a disparu il y a quelques temps, j’ai décidé de répondre à un maximum de questions quotidiennes en l’abordant avec l’angle des séries. Tant que je suis en vacances, j’ai le temps de le faire, non ? Pas vraiment, mais bon, on va faire comme si et voici une nouvelle question qui pique ma curiosité. Parlons du plus beau cadeau qu’on puisse me faire.

Ce n’est pas compliqué, en fait, il suffit d’accéder à ma liste d’envies, toujours disponible sur le côté du blog. On y trouve tout un tas d’idées pour me faire des cadeaux, alors vraiment n’hésitez pas : des livres (je n’en ai pas du tout une vingtaine à lire déjà !), des DVDs, des produits dérivés, des accessoires (notamment pour parfaire mon agenda/bullet-journal !) et même des vêtements, il y a tous les plus beaux cadeaux sur cette liste et je ne dis jamais non à un cadeau venant de vous, voyons. Non ? Bon, d’accord, c’était pour l’humour – avouez que c’était tentant d’en parler, tout de même.

Mais soyons sérieux, on est quand même là pour parler de séries, non ? Le plus beau cadeau qu’on puisse me faire serait alors, sans aucun doute, du temps. Je sais, je sais, je dis toujours que si l’on veut trouver du temps pour faire quelque chose, on le trouve et que de toute manière, le temps, ça se créé si on en a vraiment envie… N’empêche que quand je rentre le soir, je suis souvent trop claqué pour prendre le temps de regarder un épisode, surtout quand ça veut dire qu’il faut écrire la critique en parallèle ou après !

Bref, il me faut du temps où je suis reposé pour dévorer ces pépites qui peuplent les plateformes de streaming. Parce que soyons réalistes, la liste des séries à regarder ne cesse de s’allonger plus vite que je ne peux en rayer une de cette liste. Offrir quelques heures en plus au début de mes journées ? Voilà un cadeau qui serait apprécié à sa juste valeur ! Oui, oui, au début. Ces vacances scolaires me confirment que j’adore commencer ma journée par les séries avant d’enchaîner sur d’autres choses, c’est un rythme qui me convient beaucoup mieux. Et je vous vois les mauvaises langues qui disent que j’ai déjà du temps avec les nombreuses vacances, mais euh, non, je les consacre à travailler, hein, je ne suis pas un élève (qui, soit dit en passant, bossent souvent pendant les vacances eux aussi parce que les collègues mettent trois tonnes de devoirs).

Après, si on veut quelque chose de plus réaliste et concret en imaginant un cadeau idéal pour cette nouvelle année… Imaginez une série qui m’emporte autant que Agents of S.H.I.E.L.D ou The 100. Vous savez, ce genre de série qui vous happe dès les premières minutes (bon, ou dès l’épisode 3 pour la seconde citée) et ne vous lâche plus, celle qui vous fait oublier le monde autour de vous. En cette nouvelle année, c’est le vœu le plus cher que je puisse formuler : découvrir une série qui rallume la flamme de ma passion et me redonne envie d’écrire et crier mon amour pour les séries.

Cela dit, petite parenthèse pour conclure l’article, sachez que je viens justement de terminer ce matin la saison 1 de Lessons in Chemistry. J’ai donc déjà eu un très beau cadeau puisque cette série se confirme comme un vrai coup de coeur. Elle n’a pas le statut de série culte et ne sera jamais une nouvelle Buffy par exemple, mais elle m’a au moins permis de passer un excellent moment. Et ce n’est pas fini, en plus : Gaëlle m’a offert pour Noël le roman qui a inspiré la série (et oui, je l’ai commencé aussi ce matin aussi, j’adore déjà), donc je vais rester un peu dans cet univers, c’est déjà ça. Et c’était donc déjà un des plus beaux cadeaux !

Sur ce, surveillez le blog, les articles sur la série arriveront bientôt. En attendant, je vous dis à bientôt pour, qui sait, peut-être ouvrir un cadeau inattendu reçu de la part d’un d’entre vous… Comment ça, non ? Pff. C’est bientôt mon anniversaire, je vais prendre mon mal en patience.

Eh, j’ai soif de connaissances ?

Salut les sériephiles, C’est à croire que j’aime me faire du mal et me stresser, mais voilà, il est 23h48 et l’article du jour n’est toujours pas commencé. J’ai eu un énorme coup de barre tout à l’heure et je me suis donc autorisé une soirée de procrastination totale, ce qui fait que je n’ai clairement pas le temps pour les sept clichés TV… On fera ça demain ?

De l’importance de la télévision

J’ai envie de les écrire sur la télévision dans les séries, mais il faut une fois de plus que je vérifie demain la liste des articles clichés déjà écrits pour ne pas trop me répéter. Et en attendant, je suis coincé sur une absence de sujet pour cet article. Par conséquent, je me suis mis à lire un article sur les bienfaits et les inconvénients de la télévision sur les enfants, et ça m’a donné envie de papoter sur le sujet. Après tout, j’ai eu une télévision dans ma chambre dès mes 12 ans, avec pour but de me responsabiliser et de me la retirer si ça dérapait à l’école. Comme ça n’a pas dérapé, j’ai pu la garder et ouais, j’ai cassé souvent mon couvre-feu pour me faire des soirées ALIAS/The Inside ou, au pire, Sex & the City. C’est vrai. Je ne m’en suis pas si mal sorti qu’on essaie parfois de nous le faire croire avec les risques d’inactivité, d’obésité ou de gros soucis cognitifs. Comment je me l’explique alors que je suis le premier à constater que des élèves au collège ont parfois des nuits trop courtes et une tendance à zapper même le contenu d’un cours comme s’ils étaient devant la télévision ? Je crois que j’ai eu de la chance d’avoir développé très vite un intérêt pour l’écriture même des télévisions, pour les références culturelles, pour les effets spéciaux, pour, en fait, la critique.

Les séries pour apprendre

Eh oui, déjà petit, j’étais embarqué dans la critique des épisodes de Charmed que je regardais. Je me suis fait tout Buffy sur ma 3e et Angel sur ma 2nde. J’ai eu des soirées entières de visionnage de LOST en lieu et place de révisions du Bac. Eh, la veille d’une épreuve orale de bac, j’ai préféré me mater les deux derniers épisodes de LOST enfin disponibles pour être sûr de ne pas être spoilé. Vous savez ce qui fait que je n’ai pas fini avec des troubles cognitifs majeurs ensuite ?

Voir aussi : J’ai besoin d’une nouvelle série préférée

L’apprentissage. Je reliais ce que je regardais à ce que j’apprenais, et je ne parle pas ici simplement de la langue anglaise. Concrètement, je regardais ces séries, mais je faisais le lien entre le Drame romantique d’Hernani et la saison 6 de Buffy, je cherchais les références culturelles cachées dans LOST, qu’elles soient philosophiques ou scientifiques…  Combien de fois ai-je fini sur Wikipedia (au pire) ou dans des manuels pour me renseigner sur points précis évoqués dans des épisodes ? Pas étonnant que je finisse en bac de littérature après ça, mais le vrai propos de cet article, c’est de me rendre compte que je n’ai plus tout ça récemment ?

Du surplace dans l’apprentissage ?

Autant avec The 100, j’arrivais encore à dresser des parallèles, autant plus on avance dans le temps, moins les séries ne m’apportent la satisfaction qu’elles m’apportaient. Est-ce que je vieillis mal ? Est-ce que les séries sont écrites avec moins de références ? Est-ce que les références sont moins poussées ? Est-ce que je ne prends plus le temps de me faire ce plaisir, de la même manière que je me prends moins de temps pour lire ? Je ne sais pas trop, mais il est clair que j’apprenais beaucoup avec les séries à une époque, et que c’est de moins en moins le cas. Et ce n’est pas avec les superproductions grand public que ça va changer, j’imagine ?

À la recherche des séries perdues ?

Voilà, cette dérive blabla est courte, mais elle mène à un point important : je me suis rendu compte que c’est ma soif de savoir qui n’est plus tellement satisfaite avec les séries ces derniers temps. Si Grey’s me plaît à nouveau, c’est parce qu’elle parle de questions sociales de manière intéressante et percutante. C’est original et ça permet de réfléchir ; et c’est ce que j’aime quand je regarde la télévision finalement.

Voir aussi : De l’importance de Station 19 et Grey’s Anatomy

Maintenant, il me faudrait des séries à la Fringe, à la Orphan Black, des séries capables de faire réfléchir et d’enrichir ma culture. Ce n’est pas gagné, surtout quand j’ai prévu de me voir deux épisodes de Riverdale demain avant le prochain podcast. SOS. Après, vous verrez que le prochain podcast de demain surfe aussi sur cette problématique… Oui, c’est de la pub déguisée tout ça (non, c’est un hasard heureux, promis).