Mes cinq épisodes les plus marquants de 2021

Bonne année les sériephiles,

Je vous la souhaite heureuse et en bonne santé, fabuleuse et riches en émotions télévisuelles fortes. D’ailleurs, c’est pour revenir sur les points forts de 2021 que cet article existe. Eh oui, on a peut-être dit adieu aux TFSA l’année dernière, mais ça n’empêche pas qu’il y a un article que j’adorais écrire et que je ne me vois pas arrêter d’écrire, même en 2022 : mes épisodes les plus marquants de l’année qui vient de s’achever. Maintenant que mes séries préférées sont terminées et qu’il n’y a plus la certitude de retrouver Agents of S.H.I.E.L.D, The 100 ou The Magicians ici, que faire ?

Ecoutez, vous allez voir. En tout cas, c’était une bonne manière de conclure 2021 que de revoir certains de ces épisodes hier après-midi, à défaut de me mettre à jour dans mes hebdos comme je le souhaitais au début de cette période de vacances scolaires. Tant pis, ça valait le coup, vraiment, car ces épisodes sont chouettes, et marquants, et ils ont fait mon année 2021. Vraiment.

Voir aussi : Mes cinq épisodes les plus marquants de 2020

Avant de débuter le classement, je tiens tout de même à saluer les fins définitives de The Outpost et Younger. Ces deux séries auront beaucoup marqué ces dernières années, mais pas assez en 2021. Pourtant, j’ai hésité pour la première des deux à inclure un épisode. Dans le même état d’esprit, les fins de saisons de What if, Fear the Walking Dead et Charmed méritent d’être citées comme marquantes, pour les petites révolutions qu’elles apportent chacune à leur univers. M’enfin, il me fallait me contenter de cinq épisodes – et pas forcément de cinq 20/20 car qui dit « plus marquants » ne dit pas forcément « préférés » ; il s’agit vraiment d’épisodes avec un avant et un après, de moments dont je sais que je me souviendrai, même après plusieurs mois. Bref, cinq épisodes incontournables, et les voici – attention, spoilers dans les paragraphes :

  1. 9-1-1 Lone Star – S02E12 – The Big Heat – 19/20

J’ai hésité un moment avant d’intégrer cet épisode au classement, mais en fait, il m’a marqué pour plusieurs scènes et quand je dis que la série me manque, c’est surtout à cet épisode-ci que je repense. D’un côté, nous avons là un épisode qui suit une piste plutôt prévisible concernant son fil rouge. Prévisible n’est pas une mauvaise chose quand ça mène à des tensions entre Carlos et TK, puis à une scène de fortes chaleurs et un incendie. Ce n’est pas une mauvaise chose non plus quand ça parvient à faire correctement son travail et que ça parvient à endormir ma vigilance. Pourtant, j’aurais vraiment dû voir venir ce cliffhanger qui a eu son moment d’introduction pas forcément subtil. L’épisode m’a donc baladé comme il le souhaitait et j’ai adoré ça – et ça m’a confirmé ce que je savais déjà : cette série, et ses personnages surtout, sont un coup de cœur.

  1. Hawkeye – S01E03 – Echoes – 20/20

Je l’ai vu cette semaine, alors vous allez me dire que j’exagère probablement à le mettre dans ce top, et c’est pour cela qu’il finit en quatrième position et pas plus haut. Seulement voilà, cet épisode a vraiment apporté tout ce que j’attendais de cette série et, surtout, il m’a scotché à mon canapé pendant une bonne moitié de ce que je voyais. Le début introduit un personnage que l’on pensait être la méchante et qui, on le comprend vite, sera bien plus nuancée que ça. Le héros de la série est lui aussi toute en nuance, mais pas entre bien et mal, entre héroïsme et banalité humaine. L’héroïne de la série apprend à communiquer avec lui. Les effets spéciaux sont incroyables, avec une course poursuite digne d’un film. On n’oublie pas le moment d’émotions. Alors oui, le tout début et la toute fin sont un peu moins prenante ; oui, il n’y a pas encore mon personnage préféré de cette série dans l’épisode, mais vraiment, c’était le meilleur, celui qui nous faisait découvrir tout l’intérêt de la série, de ses personnages et de ses scènes d’action. Je sais que je m’en souviendrai dans quelques mois. Je l’ai déjà vu deux fois, sincèrement.

  1. Evil – S02E07 – S is for Silence – 19/20

Dès le premier visionnage, je savais que cet épisode finirait dans cet article, sans savoir trop à quelle place il irait. L’épisode est incroyable, parce qu’il fait le pari de proposer un épisode quasiment entièrement silencieux. C’est un enfer à critiquer, parce que ça demande une concentration encore plus constante… mais c’est un vrai paradis pour un sériephile : les scénaristes ont su jouer à fond de ces silences pour développer une intrigue inquiétante et horrifique, le but de la série, mais aussi pour développer ses personnages. Une vraie réussite, même si un peu précipité malgré sa longueur. Ce genre d’épisode est une claque pour la prouesse technique qu’il représente. Il n’a pas les effets spéciaux de l’épisode cité juste avant, mais il a tout ce qu’il faut pour marquer par sa différence et sa réussite.

  1. WandaVision – S01E05 – On a Very Special Episode – 20/20

Ah. Cette série est clairement ma meilleure découverte de cette année et elle fut une véritable réussite, notamment grâce à cet épisode qui marque vraiment un tournant, je trouve. Bien sûr, je suis un peu énervé par la résolution du cliffhanger de cet épisode, qui avait fini par me décevoir en fin de saison (et je n’y crois toujours pas vraiment à l’aube du multiverse), mais ça ne me retirera jamais le cri d’excitation poussé lorsque j’ai vu Evan Peters à l’écran.

À mon sens, la série est un tournant pour le MCU, puisqu’elle nous fait entrer dans les complexités du multiverse, puisqu’elle s’étend enfin de la meilleure des manières sur le petit écran, puisqu’elle développe des détails que nous n’aurions jamais pu avoir dans les films. Cet épisode, lui est l’exemple parfait de ce qu’est la série : il trouve le bon rythme entre l’humour et le drame. Le côté sitcom y est pour beaucoup, évidemment, mais il n’est pas omniprésent. Le malaise est de plus en plus présent, on sent que le vernis se craquèle à la surface même dans la sitcom où Wanda finit par aborder le problème du deuil.

La série dévoile enfin son thème principal grâce aux enfants, mais elle s’enfonce toujours plus dans le déni avec son cliffhanger. Wanda y est plus ambivalente que jamais, à fuir dans le déni tout en étant confrontée à la réalité pour la première fois. Elizabeth Olsen y est une actrice incroyable, gérant à merveille les nuances dans son jeu pour nous transporter – y compris au revisionnage. Vision y découvre la réalité, Monica et Lewis se rencontrent ; avec Woo, elles forment une équipe qui cherche à comprendre et aider Wanda. On y parle pour la première fois de l’Hex, on comprend que tous ne seront pas bienveillants envers Wanda. Et toujours des références à la télévision, avec cette fois-ci les années 80 abordées de plein fouets, moquées gentiment et sublimées comme la télévision américaine a si bien su le faire.

Oui, a very special episode indeed. Il aurait pu être numéro 1 ici, mais il y a eu bien plus marquant parce qu’on sortait du divertissant…

  1. Station 19 – S04E12 – Get Up, Stand Up – 20/20

Il est incroyable cet épisode, vraiment.

Je ne peux pas en choisir un autre comme plus marquant alors même que j’ai écrit, juste après l’avoir vu, que vous devriez le regarder même si vous ne connaissiez rien à la série – que vous devriez attendre quelques minutes devant que l’épisode commence et déroule des scènes incroyables.

Le sujet de l’épisode ? Le traumatisme du meurtre de Georges Floyd qui a secoué les États-Unis, et donc qui secoue aussi les personnages de cette série. L’épisode permet de mettre en avant bien des discriminations, bien des problèmes. Il met les doigts sur les privilèges, les attitudes problématiques, la culpabilité, l’effroi, l’incertitude, les incompréhensions. Et Il le fait avec un travail collectif d’une salle de scénaristes, mais aussi de tout le casting et de toute l’équipe de la série. Tout le monde a partagé son expérience, ses anecdotes, ses ressentis et ça a donné cet épisode. Et ça se sent dans le jeu des acteurs, ça se sent dans l’écriture, les sujets abordés.

Il est rare qu’un épisode marque autant, rare qu’un épisode soit capable de me faire prendre autant de recul. Il a ses défauts, il est un peu brouillon dans la mise en place de l’intrigue – une psy est mise à disposition des pompiers de la caserne – mais comme c’est très bien dit à un moment de l’épisode : « listen instead ». Cet épisode s’écoute, se réécoute régulièrement, s’apprend même. Ce sont de courtes conversations qui ont besoin d’être écoutées et partagées, pour poursuivre une réflexion personnelle, en marge d’une réflexion qui devrait être collective. 

C’était le meilleur épisode de cette année, tout simplement. Je pense qu’il secoue parce qu’il met le doigt très justement sur bien des blessures, parce qu’il nous fait prendre conscience que personne n’en fait assez face à ces problèmes, que les mots manquent parfois. Incroyablement pédagogique et fort en émotions. C’est à voir. Que dire de plus ?


Voir aussi : Les 5 épisodes les plus marquants de 2019

Ah oui, je sais, je vais terminer par un peu de publicités : si cet article vous a plu et que vous aimez faire le point sur une année séries, n’hésitez pas à répondre présent pour écouter notre prochain podcast 42 minutes. Il y sera question de cet épisode, mais aussi de beaucoup d’autres meilleurs et pires moments télévisuels de 2021. Déjà hâte d’y être !

Voir aussi : Les cinq meilleurs épisodes de 2018

En attendant, bonne année – et bonne première journée de l’année !

 

Flop 2021 ?

Salut les sériephiles,

Pour ce trente décembre (mais oui, ça passe encore malgré l’heure tardive), je perpétue la tradition commencée l’an dernier : à défaut de pouvoir présenter le flop 10 de l’année puisque WordPress ne veut plus que je le fasse, je vous propose quelques statistiques sur le blog au cours de cette année 2021.

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Ce n’est pas tout à fait aussi passionnant, mais ça permet tout de même de me dresser un autobilan de ce hobby qui me prend quand même parfois un peu trop de temps et empiète sur la vie personnelle.

Forcément, il ne peut en être autrement : l’article que vous êtes en train de lire est tout de même le 938e de cette année. Outch. Cela confirme ce que je pensais ces derniers temps : j’ai peut-être vu plus d’épisodes en 2021 qu’en 2020, mais j’ai publié moins d’articles… Il m’en manque une bonne centaine – 149 exactement – pour être au niveau de l’an dernier. Il est peut-être là le flop, finalement ? Et c’est la deuxième année de suite que ça diminue, et probablement pas la dernière si je continue à ce rythme-là.

Ce n’est pas la quantité qui compte, c’est la qualité, de toute manière. Mes séries préférées sont terminées en même temps, ça doit jouer, forcément, et ça affecte inévitablement la qualité.

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De même, j’ai eu plus souvent tendance à taper des articles sur mon portable plutôt qu’à l’ordinateur, pour les publier à temps. Ou pour gagner du temps, j’avoue. J’ai redécouvert cette possibilité, et c’est une bonne chose, vraiment.

Le nombre moyen de mots par article reste stable cette année : 1293 contre 1322 l’an dernier, autant dire que mes critiques sont toujours bien trop bavardes – mais un peu moins sans Agents of S.H.I.E.L.D et The 100 où j’écrivais un roman par article.

Avant la publication de cet article, le blog atteint ainsi un total de 1 211 557 mots pour l’année 2021, contre 1 443 022 en 2020. Un joli compteur tout de même pour un blog dans lequel je me suis lancé sur un coup de tête… et incroyable quand on compare aux 2 749 mots de 2016. Que voulez-vous ? Il y a des coups de tête plus efficaces que d’autres !

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On est un peu en slow motion par ici

L’année 2021 marque tout de même un frein pour le blog, parce que, peut-être, le tour commence à être fait et parce que d’autres plateformes font le plein d’abonnés. Ainsi, il y a moins de trafic par ici, moins de partenariats de mon côté et aussi moins de commentaires cette année qu’en 2020 : 2 233 en tout, ce qui nous fait une moyenne de deux par articles contre trois par articles l’an dernier. Merci aux habitué(e)s qui commentent régulièrement ! Non seulement c’est motivant, mais en plus j’ai l’impression qu’on apprend à se connaître au fil des articles. D’ailleurs, concernant ces habitué(e)s, on notera aussi que les mentions « j’aime » sont stables, elles, et que c’est toujours le dimanche à 22h que j’ai le plus de visiteurs ici. C’est particulièrement marquant cette année : 17% de vues le dimanche, il y a toujours un pic dans les stats ces derniers mois pour le dernier jour de la semaine. Je vous vois, vous qui rattrapez mes articles avant la nouvelle semaine. Et je vous remercie aussi !

Malgré tout, le blog est en perte de vitesse en 2021. Moins marquée par les confinements, cette année a fait le plein de visiteurs, mais le nombre total de visite du blog est en progression de 2 pourcents à peine cette année : on est loin du +18% de l’an dernier, loin aussi du record de vues absolu du 27 août 2020. Objectif pour 2022 : dépasser à nouveau les 2000 visiteurs en une seule journée, allez.

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C’est faux, c’est intenable comme objectif. En plus, je choisis trop un angle de « verre à moitié vide » pour cet article, alors que la vérité, c’est que le nombre de vues a été bien plus constant cette année : en 2020, le blog a fait un yoyo vertigineux avec des pics de vues pendant les confinements, mais des gros creux à la sortie de ceux-ci. En 2021, nous avons deux périodes bien distinctes : les six premiers mois de l’année, j’ai vu beaucoup d’articles et j’ai été pas mal actif… Merci le couvre-feu que j’abhorrais tant : grâce à lui, j’avais énormément de vues jusqu’en mai.

En revanche, au cours du mois de juin, gros coup de mou dans mes visionnages, surplus de travail, puis de projets à côté du blog, et paf, une fin d’année qui retombe plutôt à ce que faisait le blog en 2019. J’ai de toute évidence trouvé un nouveau rythme de croisière dans ma vie, et il me convient un peu mieux. Le seul problème, c’est que le blog arrive en dernier et que je publie mes articles du jour à 23h50.

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Tant pis, c’est la vie : bonne nuit à tous !

En attente de l’esprit de Noël

Salut les sériephiles,

Vous me croyez si je vous dis qu’on est déjà le 4 décembre tard le soir ? Parce que moi, j’ai du mal à y croire, et pourtant, il faut que je m’y fasse, le calendrier ne dit pas autre chose. C’est bizarre comme le temps passe à toute vitesse – on est samedi et je n’ai vu que quatre épisodes, alors qu’il y a plein de fois où j’arrivais à en voir plus de vingt avant. L’an dernier, à la même époque, j’étais à fond dans mes préparatifs de Noël et mes séries. Là, j’ai juste découvert d’un œil morne certaines décos en ville et j’ai percuté qu’il fallait que j’écrive mon calendrier de l’avent du blog le 1er décembre à plus de 20h.

Je n’arrive pas encore à entrer dans l’esprit de Noël. Je n’ai pas de calendrier de l’avent pour moi-même, alors que ça faisait deux ans que je m’en créais un, je n’ai pas commencé à faire le moindre cadeau et j’ai l’impression d’être surtout dans un tunnel vis-à-vis du boulot. Pourtant, je fais plein de choses aussi de ma vie sociale. Et ça se voit : je regarde peu de séries, et les séries que je regarde sont peu exceptionnelles, tout de même. Cela n’aide pas non plus à se remotiver : c’est beaucoup de saisons procédurales pendant que je fais autre chose…

L’avantage, c’est que j’arrive à faire aussi autre chose pendant que je les regarde. L’inconvénient, c’est que quand ça s’arrête, hop, je passe vite à une autre activité plutôt que de rester devant. Eh, les The 100 et autres Agents of S.H.I.E.L.D me manquent. Pas pour rien que je me suis relancé dans The Magicians d’ailleurs (même si ça aussi, ça a été mis un peu de côté ces derniers jours avec les derniers jours).

Je comptais pourtant sur Décembre pour rattraper un certain nombre de saisons et séries, parce que l’an dernier, j’avais bien réussi à le faire. Là, c’est tout l’inverse, j’enchaîne les contrôles et les réunions, et c’est fail sur fail par rapport à ce que j’imaginais. Il faut dire que l’an dernier, on avait l’air de rien le confinement et/ou le couvre-feu, je ne sais même plus – à croire qu’il m’a servi à quelque chose même si je pensais qu’il ne m’avait pas affecté. Je suis loin d’en espérer un nouveau pour autant, même si les rumeurs persistantes de couvre-feu s’accentuent. Non merci. C’est dingue comme on oublie vite le calvaire qu’on nous a fait vivre.

L’autre détail qui change peut-être tout à mon mood de Noël qui n’arrive pas, c’est que je ne suis pas encore repassé par chez moi. Pas de déco dans l’appartement où je suis actuellement… Il y a des chances qu’à mon retour dans la semaine, je bousille donc une autre après-midi à ne pas regarder de séries pour ENFIN me lancer dans la décoration.

Non, parce que c’est bien marrant de décorer certaines salles au boulot, mais ça ne fait pas le même effet quand c’est chez soi. Il va falloir aussi que je me lance dans mon écoute annuelle de chants de Noël, surtout qu’il y a quelques nouveautés de ce côté-là (du Mariah Carrey, du ABBA, du Justin Bieber, yay).

Bref, si vous avez des remèdes pour se mettre dans l’ambiance de Noël, il faut me les envoyer parce que là, c’est la cata ! Il y en a bien un auquel je pense et que je garde de côté pour l’instant, c’est le film de Noël pour conclure Zoey’s Extraordinary Playlist. Je crève d’envie de le voir, mais j’ai envie d’en profiter à fond… et je me dis qu’il faut peut-être pour ça que je sois déjà dans l’esprit de Noël. Ou carrément en vacances. On verra. J’ai hâte de le regarder, mais je veux en faire un moment spécial surtout que c’est la dernière série que j’avais vu en 2020, et ça, ce n’est pas évident à surmonter.

Pourquoi tant d’articles et critiques ?

Salut les sériephiles,

Il y a quelques jours sur Twitter est venue la question qui revient régulièrement dans ma vie depuis que j’ai un blog : pourquoi tant d’articles ? La question est plutôt valable, je trouve, et il paraît que ça intéresse au moins un d’entre vous, alors hop, je l’ai mis sur ma liste d’idées d’articles à écrire un jour. Le jour est vite arrivé : la question a tourné dans ma tête au cours des dernières 48h.

Ce n’est pas exactement comme si je n’avais jamais répondu à cette question : concernant les articles du jour, j’explique tous les 1er août que l’idée un peu folle m’était venue pour m’occuper un mois d’août mort, et que je me suis lancé le défi de tenir un deuxième mois, puis un an, puis deux… et nous voilà maintenant parti sur les cinq ans. C’est devenu une habitude et j’aime écrire chaque jour (ou presque), ça me fait du bien, c’est thérapeutique. J’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de ma journée quoiqu’il arrive. Et certes, ce n’est pas grand-chose, mais ça fait plaisir en fin de journée, en fin de mois, en fin d’année. La petite récompense d’autosatisfaction individuelle, c’est bien suffisant, non ?

Moi, ça me suffit, comme les Kinder Bueno. Bordel, la pub, je vous jure, ça sature l’esprit. Et tout n’est pas positif en plus, j’entretiens un rapport malsain avec mon compteur de jours de publication d’articles depuis qu’il est revenu là. Je m’étais planté une fois et je ne l’avais plus, mais là, il est de retour. Aujourd’hui, c’est le 613e jour d’affilée que je publie un article avant minuit. C’est juste impossible à recommencer une nouvelle fois si je me plante, alors bonjour le stress hier soir quand mon ordi s’est mis à planter à 23h50 alors que je n’avais rien mis en ligne. Soulagement de la publication à 23h59. Autosatisfaction maximale. Ce type est dingue.

Au moins, ça vous donne une idée de comment et pourquoi le blog tourne. Un jour, je vais me lasser, ou juste, je vais me planter, et ce sera le début de la fin, comme ça a pu l’être avec d’autres projets avant ou même sur le blog (snif, RIP le TFSA). Seulement l’article du jour, ce n’est qu’une (énorme) partie du blog, mais ce n’est pas la seule : il reste la question de pourquoi un article par épisode (et pourquoi un article si long, en plus).

Plusieurs réponses sont possibles, en vrai, et je vais essayer d’être synthétique car on est déjà à 426 mots en vrai. À l’origine, je critiquais en quelques lignes les épisodes, après les avoir vus. Ca me prenait cinq minutes, je compilais ça dans un article par semaine, c’était mignon… et pas si satisfaisant, au fond. Moi, j’ai voulu ouvrir un blog pour échanger avec des fans sur chaque série, après tout. Et puis, je suis (j’étais ?) un fana de séries, je lisais plein de reviews sur des sites américains, avec chaque fois un résumé et un avis de l’auteur. Et je trouve ça génial tous les gros sites américains qui le font.

En France, pour ça, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, à part peut-être Melty… Et ce n’est pas trop ma came. Au fond, petit à petit, je me suis mis à écrire ce que j’avais envie de lire ailleurs (et c’était pareil pour le TFSA d’ailleurs, comme pour le Bingo). Et avec des séries comme The 100 ou Agents of S.H.I.E.L.D, j’étais tellement à fond que je me suis mis à écrire des critiques de plus en plus longues. Trop longues : comment voulez-vous que je compile sur une seule page internet une quinzaine de critiques de plus d’une page word chacune, tout en restant lisible ?

Bon, j’ai fini par trouver avec la saison 3 d’Atypical, mais c’est chronophage et pas terrible pour avoir des vues… et donc des interactions avec les fans. En plus, ça faisait trop de spoilers dans les commentaires pour des gens commençant la saison en retard, et paf, on est passé à un article par épisode. Un autre truc qui m’a motivé à écrire un article par épisode fut la saison 4 d’Agents of S.H.I.E.L.D. J’adore cette série, mais cette saison a connu un coup de mou au départ… ce qui fait que je me retrouvais à manquer des bouts d’épisode parce que j’étais sur mon portable.

Depuis 2016, je regarde ainsi mes séries avec le portable en mode silencieux écran retourné. C’est le pied ! Et si je m’ennuie pendant une scène ? Paf, je prends des notes. Et puis, petit à petit, j’ai appris à écrire au fur et à mesure de l’épisode 95% de la critique. J’écris ce que je pense quand je le vois, et hop. En cas de fatigue, je n’y arrive pas, par contre. Parfois, je fais pause pendant l’épisode pour écrire au fur et à mesure. Parfois, je me fais quinze minutes de rédaction après l’épisode.

Qu’est-ce que j’y gagne vraiment, au fond, à part un hobby chronophage ? Eh bien… Pas tellement d’interactions dans les commentaires. Je remercie quand même une fois de plus la douzaine d’abonnés fidèles qui commentent, parce que c’est chouette d’échanger avec vous, ici, sur Twitter, sur vos blogs/youtube ; évidemment. M’enfin, on ne va pas se mentir, la perspective d’avoir un blog pour échanger avec les fans est caduque maintenant, parce qu’avoir Twitter suffirait pour se parler.

Seulement voilà, j’ai pris l’habitude. Eh, ça fait plus de cinq ans que je publie des critiques de chaque épisode que je regarde, je ne peux plus arrêter, c’est un automatisme, c’est une partie de moi. J’essaie parfois d’arrêter (The Rookie, Blindspot ou NCIS le prouvent, mais le naturel revient toujours au galop. Même pour Walker, bordel). J’aime bien voir les épisodes qui attirent beaucoup de lecteurs – généralement, ceux avec des décès de personnages, de gros twists ou des fins de saisons, tout simplement. J’aime bien cerner aussi les ventres mous des saisons, ou juste les articles qui floppent. Et oui, il y a eu des articles qui ont fait des flops monumentaux et qui ont été très peu lus.

Je veux dire, j’ai bien conscience qu’absolument personne n’a lu toutes les pages de ce blog. Non, personne, pas même moi. Oui, j’ai tout écrit, mais si vous avez bien lu, je tape parfois (souvent) en regardant des épisodes et non, je ne relis pas, ça prendrait trop de temps. Si je ne relis pas immédiatement, il y a des articles sur lesquels je reviens après une semaine, un mois, un an… Plus, parfois. Et parfois, pas du tout. Dans l’ensemble, j’ai tout parcouru quand même… mais même cet article, eh, je ne vais pas tout relire tout de suite c’est trop long. Je sais que je le relirai par contre, parce que c’est un sujet sur lequel je réfléchis parfois : pourquoi écrire autant si personne ne lit tout franchement ? Memento mori.

Sérieusement, j’adore avoir une trace de tout ce que j’ai vu, séries comme films désormais : c’est super pratique au commencement de chaque nouvelle saison pour se remettre en tête les histoires où elles en étaient. C’est aussi chouette pour moi d’aller revérifier certains détails dans des critiques parce qu’une série va réaborder un point d’un épisode passé ; ou parce qu’on va me poser une question sur un épisode que j’ai vu un an plus tôt. De manière encore plus égocentrée, ce blog est un chouilla un journal intime pas si intime dans lequel je me repère aussi visuellement (les 500 mots avec une couverture par mois). Cinq ans. Autant vous dire que ce blog est mon horcruxe, c’est un bout de mon âme – et un sacré bout de vie, parce qu’il m’accompagne clairement sur toute ma vingtaine.

Certaines mauvaises langues dégagées depuis de ma vie (oups, bisou) pensaient très discrètement dans mon dos (pardon, derrière la porte de la cuisine) que je compensais mon célibat dans ma vie virtuelle et mes innombrables projets en ligne (il y en a eu d’autres avant le blog). Peut-être. À l’origine, probablement même.

Aujourd’hui, ben, je sais que non et que c’est autre chose puisque le blog se porte toujours très bien. Il a survécu à tout un tas de choses du quotidien ce blog, deux déménagements, des changements de dingue dans ma vie professionnelle, des changements totalement inattendus dans ma vie perso, des amitiés qui se nouent ou se dénouent, l’arrivée d’un podcast, mon couple dans lequel il s’est fait une place (parfois trop imposante, d’accord, mais la réciproque est vraie et visible… seulement entre les lignes du blog), des décès, aussi, malheureusement ; des grands écarts dans mes choix de séries… Sérieusement, c’est mon journal intime quotidien, même si je n’y raconte pas mon intimité. Comme moi, ce blog évolue et change, son contenu n’a plus rien à voir avec ce qu’il était, et c’est très bien comme ça.

Puis, j’ai tendance à associer le visionnage de certains épisodes au moment précis où je les ai vus… Par conséquent, ça me permet parfois de retrouver la date d’anniv d’un pote car je me souviens avoir vu tel épisode avant d’aller à sa fête d’anniversaire, ou juste de me souvenir que je peux retrouver la date exacte de diffusion de l’épisode 3×07 (trop facile la référence) et que c’est utile parce que c’est le jour où j’avais donné un cours sur tel truc et j’aimerais bien retrouver ce cours pour le réadapter avec une nouvelle classe. Ce n’était pas avec le 3×07, mais c’est une anecdote véridique, j’ai vraiment retrouvé des fichiers sur mon disque dur grâce à la date de publication de certains articles. Vraiment, ça sert d’être fan de séries.

Je suis un psychopathe, je sais. C’est la conclusion de cet article, je crois. Je fais des sauvegardes parfois. Le jour où WordPress crame, je suis foutu quand même.

Et alors pourquoi des critiques si longues pour les épisodes ? Une fois lancé, c’est dur de s’arrêter : on sait bien que tout le monde ne s’intéresse pas forcément à la même intrigue, et je n’ai pas envie de faire de déçus. Je sais bien que les gens qui viennent lire les articles ne lisent pas tout, mais visent dans l’article la partie de l’intrigue qui les intéresse car ils en veulent un résumé ou, au contraire, visent un moment où je donne mon avis sur tel personnage ou telle intrigue, parce que c’est ça qui est intéressant à ce moment-là pour ce lecteur. Et puis, maintenant, je mets même des petits résumés en haut des épisodes, parce que je me suis rendu compte que ça me manquait parfois d’avoir une phrase-clé pour me souvenir de l’épisode quand je faisais moi-même des recherches sur le blog (pour préparer un podcast par exemple). C’était totalement le but de la citation par épisode à l’origine. D’ailleurs, je choisis ces citations un peu au hasard, parce qu’elles me font rire, sont marquantes ou me paraissent bien résumer un point de l’épisode.

Je ne suis pas Netflix, mais je suis sûr que si WordPress me permettait d’avoir des stats aussi précises qu’eux qui décortiquent nos visionnages pour savoir comment nous piéger, je débusquerais précisément quels sont les passages de mes articles qu’on zappe (les intros par exemple) et quels sont les paragraphes les plus lus… et je suis sûr qu’on fait tous un peu pareil. Pourquoi m’arrêter d’écrire alors qu’on s’est tous habitués à chercher ce qui nous intéresse au milieu des paragraphes ?

Et pourquoi me lisez-vous, si ce n’est pour obtenir un avis sur une série que vous aimez (ou que vous n’aimez pas d’ailleurs) ou un résumé d’un épisode vu il y a trop longtemps (ou d’une série que vous ne regardez plus, mais quand même, on sait jamais, ça pourrait redevenir bien) ? À vous de me répondre. Apparemment, vous avez un peu plus de 2000 mots pour le faire dans les commentaires et me rattraper 😉

PS : merci quand même aux ami(e)s qui me relisent parfois et corrigent les multiples fautes sur ce blog. Je n’assume pas toujours en tant que prof, surtout que je laisse passer de sacrées coquilles. La quantité avant la qualité, oups. D’ailleurs, ça se voit aussi à la longueur de cet article ; mais bon, c’est comme ça. Désolé, je n’ai pas mis de gif : je trouve que ça dénaturerait l’ensemble pour un article comme ça car ce serait forcé. Et puis, j’ai déjà passé trop de temps à la rédaction – je suis sur mon rythme de la semaine, j’étais réveillé avant sept heures ce matin.

Bref, bonne nuit. Mais commentez, je vous lirai, promis !

Et, oui, Pauline, je sais que j’ai toujours un roman à finir d’écrire. Écoute, j’ai un blog, ça compense mes envies de vivre éternellement par la renommée (lol).