Pourquoi faut-il laisser trois épisodes à une série pour nous convaincre ?

Salut les sériephiles,

Vous le savez, il y a une règle que j’applique plus ou moins depuis des années quand je commence une série : essayer de lui laisser trois épisodes avant de décider si je continue ou non. Je dis « plus ou moins » parce que je suis comme tout le monde, c’est-à-dire plein de grands principes que je ne respecte pas toujours. Il y a des séries qui m’épuisent dès les dix premières minutes, des pilots qui sentent tellement mauvais que je sais déjà que je ne vais jamais revenir, et des soirées où je n’ai juste pas l’énergie de donner sa chance à quoi que ce soit. On appelle ça la vie adulte, je crois.

Pourtant, dans l’idée, je trouve que les trois épisodes restent un bon repère. Un premier épisode doit accrocher. Un deuxième peut confirmer ou montrer que ça manque de perspective. Par contre, si au bout de trois épisodes, je n’ai toujours aucune curiosité, aucune envie, aucun personnage auquel m’accrocher et aucune intrigue qui me donne envie de cliquer sur « épisode suivant », bon, c’est peut-être qu’il est temps de passer à autre chose. Je ne le fais pas toujours pour autant.

À une époque où les plateformes nous balancent cinquante nouveautés par semaine et où tout le monde semble attendre qu’une série soit géniale immédiatement, c’est un peu ironique. C’est un peu truqué aussi : Netflix adore finir le troisième épisode de ses saisons par un énorme cliffhanger. Ils savent qu’on fait facilement et naturellement une pause après trois épisodes. Alors ils font en sorte qu’on enchaîne, il y a tout un algorithme derrière le scénario et on le voit tellement que ça m’agace au point de ne plus accrocher à l’écriture Netflix – surtout que du coup ça manque de rythme avant l’épisode 4 maintenant.

Le problème avec les séries, c’est qu’un premier épisode ne peut pas tout faire. J’en parlais déjà dans un précédent article, mais maintenant que j’écris, ça me paraît encore plus évident. Certaines séries y arrivent avec une facilité indécente, et c’est généralement là qu’on comprend qu’on tient quelque chose de spécial. D’autres ont besoin d’un peu plus de place. Ce n’est pas forcément un défaut.

Voir aussi : La règle des trois épisodes (de retard)

Prenez The Good Place, par exemple. La série a la chance d’avoir un concept immédiatement lisible, une héroïne efficace et un univers qui fonctionne très vite. Pour autant, ce n’est pas seulement le pilot qui fait tout. Ce sont les épisodes suivants qui permettent de comprendre le rythme, les personnages secondaires, la logique absurde de cet au-delà et la manière dont la série va transformer une idée simple en machine à surprises. Le premier épisode est très bon, évidemment, mais c’est en enchaînant un peu qu’on comprend vraiment ce que la série peut devenir. Et encore, à ce moment-là, on est très loin d’imaginer tout ce qu’elle fera ensuite.

À l’inverse, il y a des séries qui commencent de manière beaucoup plus bancale, mais qui trouvent leur vitesse de croisière après quelques épisodes. Je repense à Wolf Pack, que je n’ai absolument pas trouvée incroyable, loin de là, mais dont le troisième épisode permettait déjà de mieux voir ce que la série voulait être. Ce n’était pas devenu un chef-d’œuvre, hein, mais au bout de trois épisodes, je savais davantage à quoi m’attendre : un simple guilty pleasure d’urban fantasy comme ils ne savent plus en faire…

Et c’est peut-être ça, le plus important dans cette règle des trois épisodes : elle oblige à distinguer la série qu’on voulait voir de la série qu’on a réellement sous les yeux. Ce n’est pas toujours agréable. On lance une nouveauté avec des attentes, un casting, une affiche, une bande-annonce, un nom de créateur, une promesse marketing plus ou moins honnête. Puis le premier épisode arrive et il y a souvent un décalage. Le deuxième épisode sert alors à vérifier si le décalage était accidentel ou volontaire. Le troisième commence à répondre à la vraie question : est-ce que j’ai envie de continuer cette histoire-là, pas celle que j’avais imaginée ?

C’est encore plus vrai pour les séries à mystère ou les séries avec un univers un peu particulier. Orphan Black n’a pas seulement besoin de sa scène d’ouverture géniale pour fonctionner. Elle a besoin qu’on comprenne les secrets qu’elle recèle et ce vers quoi elle se dirige… Les clones, déjà : il faut arriver tard dans la série pour tout savoir. Franchement, ça fonctionne pour la plupart des séries. Je parlais de double épisode la dernière fois, et ce n’est qu’au troisième qu’on sait ce qui nous attend : pour reprendre l’exemple de Buffy contre les vampires, ce n’est pas seulement un concept cool de lycéenne qui tue des vampires. C’est une série qui installe un groupe, un lycée, une ville, des règles, un ton, une mythologie. C’est au troisième épisode qu’on a une bonne idée de ce que sera la série – et il n’y a pas de vampire dans cet épisode.

Il y a aussi une autre raison pour laquelle j’aime bien attendre trois épisodes : c’est souvent dans un troisième épisode que les personnages secondaires commencent à exister autrement que comme des fonctions. Le meilleur ami n’est plus seulement « le meilleur ami ». Le mentor n’est plus seulement « le mentor ». Le lieu principal cesse d’être un décor. Les détails posés au début commencent à trouver un début d’écho.

Vous me voyez venir, peut-être, mais c’est un peu ce qu’il s’est passé avec Sauveurs de rêves. Le premier épisode, « L’Éveil », devait faire entrer Chris dans l’histoire. Il fallait poser son cauchemar, l’étrangeté de ce qu’il vivait, l’arrivée d’Allyriane et d’Elisabeth, puis cette proposition impossible à croire au réveil. Le deuxième épisode, « Tempête », devait lui faire comprendre plus concrètement ce que la Fondation attendait de lui. Là, il n’était plus seulement question de se demander si tout ça était réel ou non, mais bien de voir ce que cela impliquait d’entrer dans les rêves pour empêcher des cauchemars de tuer.

Et le troisième épisode, justement, c’est « Le Lobby ». Il est disponible depuis hier sur Amazon et, sans surprise vu le sujet de cet article, il a pour moi une place un peu particulière. C’est l’épisode où l’on peut commencer à voir plus clairement la série que j’ai envie de raconter. Après la découverte et après la première vraie mission, il fallait revenir à la Forteresse, élargir un peu le décor et surtout laisser Chris croiser davantage de personnages.

Alors non, il ne faut pas toujours laisser trois épisodes à toutes les séries. Si une série vous insupporte vraiment au bout de vingt minutes, personne ne viendra vous arrêter parce que vous avez osé abandonner. En revanche, quand quelque chose vous intrigue malgré quelques maladresses, quand vous sentez un potentiel sans être encore convaincus, quand un univers semble avoir besoin d’un peu d’air pour respirer, trois épisodes me paraissent encore être un délai raisonnable avant de rendre le verdict.

Et si vous appliquez cette règle à Sauveurs de rêves, eh bien, l’épisode 3 est là. Le Lobby est disponible sur Amazon à moins d’un euro, comme les deux premiers. Si vous avez déjà lu L’Éveil et Tempête, merci beaucoup, vraiment. J’espère que ce troisième épisode vous donnera envie de rester encore un peu dans les couloirs de la Fondation. Si vous n’avez pas encore commencé, vous savez ce qu’il vous reste à faire : trois épisodes, donc. Ce n’est pas si long. En temps de lecture, ça fait à peu près une soirée de séries. Et comme sur Netflix, vous aurez droit à un cliffhanger pour vous donner envie de lire l’épisode 4.

Bonne lecture… ou bonne série, d’accord !

Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !

Allons lire !

Suggestion de rédaction pour Bloganuary
Quels livres voulez-vous lire ?

Salut les sériephiles,

La question du jour est super facile, parce que je n’ai pas à chercher bien loin pour l’aborder sous l’angle des séries. Il y a PLEIN de livres en rapport avec les séries que j’ai envie de lire – ou que je suis en train de lire en ce moment même, en fait.

Déjà, et j’en parlais hier soir sur Twitter comme sur le blog, je suis en pleine lecture hyper lente de Lessons in Chemistry. Je crois que je vais mettre autant de temps à lire le livre que je n’ai mis à voir la série. Pourtant, j’adore et je dévore chaque fois que je me plonge dedans, mais la période est hyper chargée au travail, car elle est très condensée (c’est bientôt les vacances, comme dirait l’autre). Pour le présenter brièvement, c’est un roman de Bonnie Garmus qui raconte l’histoire d’Elizabeth Zott, une chimiste dans les années 1960, une scientifique brillante dans un monde dominé par les hommes. Le livre mélange humour et sérieux, ce qui lui permet d’explorer plein de thèmes : du sexisme, les questions de genre, d’égalité, et puis, la persévérance face aux obstacles, parce qu’elle en a plein dans sa vie Elizabeth Zott. La plume de l’autrice est géniale, et encore meilleure que la série, qui ne lui rend finalement pas tout à fait justice. Comme quoi ! Merci Gaëlle de me l’avoir offert à Noël en tout cas, je savoure vraiment chaque chapitre.

Ensuite, côté BD, je n’ai pas touché un tome de One Piece depuis cet été. Pourtant, j’aimais beaucoup ma lecture. Les arcs sont parfois un peu trop longs, j’en ai encore près de 80 à rattraper, ça me fait un peu peur. Cela dit, maintenant que la saison 2 de la série est annoncée, il va bien falloir que j’avance pour ne pas me faire rattraper. Sinon, pour ceux qui continuent de passer à côté, c’est l’histoire de Luffy, un pirate qui veut devenir le plus grand pirate en retrouvant le trésor d’un autre pirate, exécuté quand Luffy n’était qu’un enfant. Et ouais, le trésor s’appelle le « one piece » et je sens déjà que la conclusion sera que le trésor, c’était le voyage et l’équipage qu’on se fait dans ce genre de voyage épique. Raison de plus pour savourer le voyage, donc.

Sinon, j’ai aussi repris du retard dans les comics Buffy… J’adore pourtant retrouver les personnages depuis que le reboot est juste devenue une branche de multivers. En fait, le reboot en lui-même est fini et maintenant, il y avait surtout l’arc The Vampire Slayer que j’adorais suivre – un arc dans lequel Willow est devenue la Tueuse en volant les pouvoirs de Buffy pour la protéger, où Buffy est amnésique et où Xander et Spike sont un peu plus que des meilleurs amis. Du grand n’importe quoi du point de vue du canon, mais avec une efficacité de ton qui était top. Bref. Y a tellement de comics à rattraper !

Comme si ça ne suffisait pas, Aurélien m’a offert pour Noël les deux premiers tomes des romans Buffy sortis ces dernières années (et oui, Noël, c’était aujourd’hui, car j’ai trouvé le tome 2 dans ma boîte aux lettres juste avant de me mettre à écrire cet article). J’ai hâte de lire ça, car beaucoup disent que c’est une des meilleures fanfics sur la série. Espérons.

Et une fois que j’aurais lu tout ça ? Ne vous inquiétez pas, je n’en suis qu’à la relecture du tome 5 sur 13 des Orphelins Baudelaire (merci Ludo) ! Bref, bref, bref, je ferais mieux d’arrêter d’écrire et de plutôt aller lire, non ?

Et si on se concentrait plutôt sur le présent ?

Proposition quotidienne de rédaction
Passez-vous plus de temps à penser à l’avenir ou au passé ? Pourquoi ?

Salut les sériephiles !

La question de savoir si je passe plus de temps à penser à l’avenir ou au passé est plutôt amusante alors que je viens de terminer la saison 2 de What if qui n’arrêtait pas de jongler entre les timelines temporelles, non ? Et puis, en ce début d’année, c’est pertinent car comme beaucoup d’entre vous, je me suis fixé quelques résolutions.

Les résolutions, c’est un classique de chaque nouvelle année. J’ai donc cédé à la tradition en me lançant des défis. Vous en connaissez déjà certains : je souhaite retrouver ma passion pour les séries, et pour ça, je vous propose ces articles quotidiens qui me poussent à y réfléchir. Pour le reste, c’est sensiblement toujours les mêmes thèmes qui reviennent : je veux lire au moins un roman par mois (c’est déjà bon pour janvier : The Golden Swift de Lev Grossman est un chouette tome 2 d’une aventure pour enfant, n’hésitez pas), prendre plus de temps pour moi et ne pas perdre de vue mes objectifs. Je sais que je ne vais pas tenir un article par jour toute l’année, mais il y a une nuance entre un par jour et pas d’articles pendant un mois, par exemple.

Forcément, écrire ça signifie que je pense pas mal à l’avenir en ce début d’année. Cela dit, d’un autre côté, ma passion pour les séries me ramène souvent vers le passé. Je me plonge dans les souvenirs de séries qui ont marqué mon parcours et je prends un plaisir fou à les partager avec vous. Ce n’est pas pour rien si je parle de Buffy ou The Magicians à chaque podcast.

Bref, pas facile de répondre à cette question quand on jongle en permanence entre les deux. Par contre, ça va dans le sens d’une réflexion que je me faisais en début de semaine : je ne passe plus assez de temps à me concentrer sur le présent. Ben oui. C’est important de ne pas négliger le présent, et je m’en rends vraiment compte cette semaine où j’ai recommencé à planifier davantage mes journées. Je me lève avec ma liste d’objectifs du jour préparée la veille, avec un planning plus ou moins détaillé (du heure par heure parfois, c’est ce qui me correspond le plus mais qui n’est pas forcément pratique).

Je pense continuer à le faire ainsi au moins en semaine, et me garder les week-ends sans tout programmer. Encore que… Depuis que je programme, j’ai réduit quasiment par deux le temps devant mon portable. Peut-être que le vrai problème, c’était le portable finalement. Limiter son utilisation va-t-il me rendre ma passion des séries ? Seize the day, comme dirait l’autre. C’est dingue tout le temps qu’on peut se dégager, parfois.

En attendant, j’ai un Challenge Séries à commencer, un Bingo Séries à écrire et une rentrée à préparer, alors je vous souhaite à tous une bonne après-midi. Oh, et en parlant d’avenir : à ce soir pour le podcast ! RDV à 21h sur Youtube où on vous parlera de nos épisodes préférés de 2023. Et des pires. Histoire de parler du passé. Bordel, mais je pense autant à l’avenir qu’au passé, en fait ?