Dans l’œil de la tempête (qu’est la fin d’année scolaire)

Salut les sériephiles,

Je ne sais pas vous, surtout que si vous n’avez pas d’enfant à charge d’une manière ou d’une autre, le rythme n’est pas le même, mais de mon côté, j’ai l’impression d’être entré dans cette période étrange de l’année où les journées sont les plus longues alors que l’énergie disponible est en baisse drastique. Pourquoi alors qu’il y a plus de soleil ai-je moins de temps?

La réponse est simple : je suis prof et je m’engage encore dans trop de projets à la fois. Les bulletins sont terminés, certes, mais les réunions continuent, les projets de fin d’année s’enchaînent, les températures commencent à grimper et le cerveau alterne entre « encore un petit effort » et « vivement juillet ».

Au milieu de tout ça, j’essaie quand même de préserver quelques moments pour souffler.

Cette semaine, j’ai par exemple trouvé le temps d’aller au cinéma. D’abord avec The Furious, qui a été une excellente surprise. Un film de kung-fu généreux, spectaculaire et particulièrement efficace dans ce qu’il entreprend. Puis évidemment avec Disclosure Day, un film de science-fiction qui m’a laissé une impression plus mitigée. Je comprends parfaitement les critiques qui lui sont adressées. Le récit est parfois prévisible, certaines idées auraient mérité d’être davantage développées et le film semble parfois promettre plus qu’il n’offre réellement. En fait, ça ne peut que diviser tant on nous l’a vendu comme novateur alors qu’il ne l’est pas tellement.

Pourtant, c’est un bon film. Je me suis laissé embarquer au début et complètement happé à la fin. Certains passages me trottent encore dans la tête plusieurs jours après la séance. C’est souvent bon signe. Il y aura une scène ou deux pour rester dans les annales, rien de plus. Est-ce que ce n’est pas tout ce qu’on demande à un Spielberg vieillissant cela dit? Je veux bien être aussi efficace à son âge, moi.

Mon vendredi, lui, a commencé par une très belle surprise musicale avec le troisième album d’Olivia Rodrigo. J’avais adoré ses deux précédents albums, vous le savez, et celui-ci m’a immédiatement accroché. J’avais peur pourtant. Depuis sa sortie, il tourne beaucoup plus que de raison dans mes écouteurs. Je me garderai bien d’en faire une critique complète ici, mais il y a déjà plusieurs titres qui refusent obstinément de quitter ma tête.

Samedi, je suis également passé par Disneyland Paris. Rien d’exceptionnel pour les habitués de ce blog, me direz-vous. Une promenade, quelques spectacles, un peu de marche et l’occasion de profiter du parc avant que les fortes chaleurs ne deviennent franchement désagréables. Qu’est-ce que je me plains finalement ? J’ai encore du temps libre, et on ne dira pas que j’ai bossé dans le RER, voilà.

Nous ne sommes que lundi et je suis déjà dans le jus. La canicule approche, les températures annoncées deviennent de moins en moins sympathiques et, selon les prévisions, tout cela pourrait se terminer par de gros orages le week-end prochain. Autant dire que le calendrier s’est montré particulièrement coopératif pour que je regarde des séries.

Malgré tout, j’ai beaucoup travaillé au milieu de tout ça sur les épisodes 5 et 6 de Sauveurs de rêves. Corrections, réécritures, ajustements de dialogues, vérifications diverses… Le genre de travail invisible qui occupe finalement plus de temps que l’écriture elle-même. Pendant que je peaufinai la suite, l’épisode 2 attendait tranquillement son tour.

Après L’Éveil, qui servait surtout à découvrir Chris, la Fondation et ce mystérieux métier consistant à sauver des gens dans leurs rêves, il fallait commencer à montrer concrètement ce que cette série avait à raconter. Dans Tempête, Chris découvre que la Fondation intervient dans les rêves pour empêcher certaines morts. Sa première mission le conduit dans un camping désert, au cœur d’un violent orage. Une personne doit être sauvée avant que la foudre ne frappe. Mais dans un rêve, les dangers ne suivent pas toujours les règles du monde réel.

J’avais envie d’un épisode plus direct que le premier, avec un objectif clair, une menace immédiate et davantage d’action. Un épisode qui permette à Chris, mais aussi aux lecteurs, de comprendre ce que signifie réellement être un Sauveur de rêves.

Tempête, le deuxième épisode de Sauveurs de rêves, est disponible depuis hier sur Kindle au prix de 0,99 €.

Et si les prévisions météo disent vrai, il arrivera peut-être juste à temps pour accompagner les prochains orages.l me reste ainsi à vous souhaiter une bonne lecture et une semaine moins chargée que la mienne !

Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !

J’écris la série que j’ai envie de regarder

Salut les sériephiles,

Il faut que je vous raconte un truc, update de rien du tout sur ma vie, mais tout de même. Vous savez comme ça fait des années que je dis que les séries ne parviennent plus à me satisfaire depuis le virage Netflix et la production à outrance de mini-saisons au format hyper convenu ?

Rendez-nous les années 2000

Eh bien, je n’ai pas changé d’avis : j’ai du mal à trouver ce qui me plaît à la télévision aujourd’hui. Forcément, j’ai décidé de faire le truc le plus raisonnable du monde dans ce cas-là : l’écrire moi-même. En vrai, c’est ironique de (rererere)publier un article sur le sujet aujourd’hui alors que, précisément, j’ai pris du retard dans des séries qui sortent un peu du moule (coucou Euphoria) et alors qu’il y a de plus en plus de séries qui semblent valoir le détour. On est à la fin d’un mois où les séries ont fait des propositions – je pense à The Boroughs par exemple ; à Off Campus qui semble avoir sa fanbase solide ou à Widow’s Bay qui semble intrigante. Vraiment, j’ai plein de séries que je voudrais bien tester, mais je n’en prends pas le temps, parce que je n’ai pas l’envie de le faire.

Dernièrement, j’ai accusé le travail (beaucoup), la canicule (un peu), mes aller-retours nombreux à Disneyland (devinez où j’étais aujourd’hui ?), ma vie sociale et/ou familiale… Et c’est une certitude qu’il y a un peu de tout ça dans mon manque d’envie de regarder des séries. Cela dit, il y a encore une autre raison, plus étrange probablement, mais c’est bien cette envie d’écrire ma nouvelle série préférée. Rien que ça, ouais. Et, en vrai, c’était facile : j’ai simplement déterré un vieux projet de mon ordinateur pour le remettre en chantier. Ça s’appelle « Sauveurs de rêves » et j’ai très – très – envie de vous en parler.

Le projet est simple

Ainsi donc, à défaut de trouver une série qui me plaît – c’est-à-dire une série forgée dans le moule du début des années 2000 – j’ai tout simplement décidé d’en écrire une. Le projet n’est pas tout récent et ça se sent peut-être dans la thématique (attention, spoilers, la thématique n’apparaît qu’au milieu du premier épisode) : une étrange fondation embauche des gens pour qu’ils aillent sauver des rêveurs en train de cauchemarder.

À l’origine, je me disais que j’allais écrire un roman, mais très vite, la structure de ce que j’écrivais s’est clairement transformée en « un chapitre = un épisode ». Avec genre 24 chapitres. Une saison, quoi. Est-ce vraiment étonnant que je sois formaté séries TV quand j’ai envie d’écrire quelque chose ? Probablement pas.

Le problème, c’est que j’ai d’abord eu le réflexe de lutter parce que je voulais écrire un roman. Puis, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire sans réfléchir à tout ça. Ce fut prolifique. Dernièrement, cette histoire m’est revenue en tête au détour d’une blague malencontreuse sur le fait que je n’écrivais plus – même sur le blog. Et je me suis dit tout simplement : pourquoi pas en faire une série ?

On se calme : il va de soi que je ne vais pas m’improviser scénariste du jour au lendemain et écrire des scripts, mais j’ai repris mes premiers chapitres, j’ai relu, j’ai réédité tout ça et je pense sincèrement que j’ai sur mon ordi la série que j’aimerais voir à la télévision aujourd’hui – celle qui propose des épisodes indépendants mais quand même feuilletonnants parce qu’il y a un petit fil rouge, des cliffhangers pas trop compliqués, des personnages auxquels on s’attache avec le temps et, ouais, des petits défauts (la structure prévisible, notamment). Tout ce que j’aime, donc.

Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout sans couverture. C’est un problème que j’avais déjà il y a quelques années (oui, ce projet est si vieux que ça). M’enfin, au moment de commencer la rédaction de l’épisode 16, je me suis dit que, peut-être, il fallait que j’en fasse quelque chose. Là, j’avoue, je suis passé par ChatGPT qui m’a suggéré ce que je savais déjà, mais il fallait un déclic : les autoéditer sur Amazon. Je m’évite la galère de la maison d’édition qui ne peut pas publier un « épisode » de 50 pages, je peux en parler ici aussi librement que je le veux (et vous aurez probablement des articles pour vous en parler, parce que ça me fait réfléchir sur les séries que je regarde aussi), et je peux surtout les avoir pour moi en format numérique bien plus cool qu’un Word ou un PDF. Vous aussi.

À quoi s’attendre ?

Donc voilà, vous aurez compris où tout ça va : j’ai écrit des épisodes (15 sur 24 pour l’instant), j’ai réédité les trois premiers (pour l’instant), j’ai demandé à l’IA de faire les couvertures dont je rêvais (je sais que c’est mal, mais je les adore et ça rend bien mieux que toutes mes tentatives perso de montage) et je me suis enfin décidé à les partager. Un épisode fait une cinquantaine de pages (type roman), ce qui représente grossièrement 30 à 50 minutes de lecture selon le rythme. 40 minutes, quoi. Un épisode, je vous dis.

Je ne suis pas fou, par contre : ça prend du temps de relire, corriger les fautes du premier jet, éditer un peu. Il n’y aura pas un épisode par semaine – même si j’adorerais. Non, pour l’instant, je pars sur un épisode toutes les deux semaines, au moins pour les six premiers. Pour la suite, on verra. Je me dis que les vacances d’été vont peut-être m’aider un peu à achever enfin cette saison.

Vous voulez en savoir encore plus sur Sauveurs de rêves ? Déjà merci, parce que si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous êtes fidèles au blog. Pour ne pas faire durer le suspense, voici le synopsis du premier épisode :

Chaque nuit depuis l’enfance, Chris fait le même cauchemar.

Un toit parisien.
Une silhouette armée d’un sabre.
Et toujours la même fin.

Jusqu’au jour où deux inconnues débarquent dans ce rêve et bouleversent tout ce qu’il pensait savoir sur ses cauchemars… et sur les rêves eux-mêmes.

Seulement, Chris ne s’en rend compte qu’après le réveil, lorsqu’une des deux inconnues le retrouve dans le métro et lui fait une offre d’emploi impossible à croire…

C’est dispo sur Amazon, oui, oui

En bref, vous l’aurez compris, l’idée, ce n’est donc pas seulement de publier un roman découpé en morceaux, parce que ce n’est pas un roman. C’est vraiment d’essayer de retrouver, à ma petite échelle, ce plaisir très simple : découvrir un épisode, attendre le suivant, se demander où tout ça va mener, et râler éventuellement parce que le cliffhanger est un peu fourbe. Quand j’écris ou que je me relis (parfois un an après), je trouve que ça marche… Et si ça marche sur moi, ça marchera peut-être sur vous.

Si ça vous tente de découvrir cet univers (mon univers, vraiment, c’est inspiré d’un de mes rêves), l’épisode 1 s’intitule (évidemment) « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin. Le suivant le sera le 15 juin, le troisième le 29… Et toujours au même prix, parce que c’est le minimum, en fait.

Si ça ne vous tente pas, ben, merci d’avoir lu et ne vous inquiétez pas, je n’arrête pas le blog pour autant. C’est juste encore un truc de plus dans ma vie.

Bonne lecture ici ou là-bas et… bonne nuit, mais attention à vos rêves !

Est-ce que la série Heated Rivalry est fidèle au roman ?

Salut les sériephiles,

La diffusion française de la série Heated Rivalry commence aujourd’hui grâce à HBO Max. Si comme moi, vous tombez dedans dès le premier épisode, la question va se poser bien vite : est-ce que cette adaptation respecte le roman Heated Rivalry ? Après lecture du livre, la réponse est étonnamment simple : oui, la série est fidèle. Très fidèle. Parfois même presque trop. M’enfin, ça ne fait pas un article très intéressant si je m’arrête ici.

J’ai lu le roman un mois après avoir terminé la saison 1 de la série. Je ne vais pas spoiler évidemment, mais mon ressenti, c’est que dès les premières pages du roman, une impression claire s’impose : c’est exactement ce que j’attendais et j’avais même l’impression de revoir la série. Bon, OK, le début réserve tout de même une légère surprise, avec un contexte hockey un peu plus développé. Les cinq premières pages prennent le temps d’installer cet univers, contrairement à la série je trouve (c’était d’ailleurs quelque chose que je reprochais à la série). Ensuite, le roman déroule une histoire que la série a repris presque intégralement et point par point : les scènes, les situations, les dialogues… on est souvent à la réplique près.

Heated Rivalry (S01)

#911onFox est de retour (2×01-02) et elle n’a rien perdu de son rythme, sa folie, mon addiction.

Forcément, l’accroche est immédiate si vous avez aimé la série. La lecture (toujours en anglais pour ma part, comme je le disais en faisant le point sur Game Changer il y a deux jours) se fait sans effort, non pas parce qu’il y aurait des révélations permanentes, mais parce que le récit fonctionne très bien. Il n’y a pas tant de suspense, c’est juste qu’on a envie de les voir finir ensemble et obtenir le happy end promis.

Le principal apport du livre par rapport à la série tient aux pensées des personnages. Être dans la tête de Shane et d’Ilya permet de mieux comprendre leurs hésitations, leurs contradictions, leurs peurs. Cela dit, la série s’en sort remarquablement bien sans voix off : les deux acteurs sont excellents, et chez Shane Hollander en particulier, les émotions et les conflits intérieurs se lisent directement sur le visage. Pour Ilya Rozanov, c’est encore plus simple : il dit tout ce qu’il pense, sans aucun filtre.

Le roman est long, mais il se lit facilement. Il partage toutefois avec la série le même petit défaut : le temps passe extrêmement vite. Les années s’enchaînent sans que leur poids soit toujours perceptible. On pourrait s’attendre à ce que le livre développe davantage cet aspect, mais en réalité, la série a déjà exploité quasiment tout ce que le roman proposait, parfois même mieux grâce à des montages montrant le temps qui passe.

L’étiquette enemies-to-lovers continue pour ma part de poser question. L’attirance sexuelle entre Shane et Ilya est immédiate, trop immédiate pour qu’on ressente véritablement l’antagonisme (mais eux aussi, justement). Le livre permet d’en comprendre un peu mieux les mécanismes grâce aux pensées internes, mais on n’a jamais vraiment le temps de les voir comme de vrais ennemis. Ils sont certes rivaux sur la glace, mais la glace n’est jamais trop développée dans le roman. Ce sentiment se voit finalement davantage dans les tomes suivants de la saga, à travers le regard des autres personnages, que dans ce roman précis. Parce que oui, je lis le reste de la saga aussi. Foutu pour foutu…

Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles, Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et…

À la lecture de la saga, une évidence s’impose très vite : Ilya Rozanov est le moteur du récit. Drôle par sa franchise désarmante, excessif, charismatique, parfois agaçant, toujours cinglant, je l’aime de plus en plus (et pourtant, j’aime déjà Shane). Plus les scènes s’enchaînent, plus le personnage gagne en épaisseur, et plus il devient clair pourquoi la série est devenue aussi culte. Le couple qu’il forme avec Shane dépasse largement le cadre de ce seul tome et s’impose peu à peu comme le véritable fil rouge de toute la saga — parfois ça me paraît même plus marquant que le couple mis en avant dans le tome 1 (pourtant je préfère la relation Kip/Scott de très loin, aussi fade paraisse-t-elle dans sa simplicité).

La comparaison avec Game Changer est inévitable, et elle est sans appel. Heated Rivalry fonctionne bien mieux pour sa tension sexuelle entre les deux rivaux, qui justifie sûrement bien plus tout le sexe trop omniprésent (ça me lasse bien vite). Là où le premier tome présentait un couple plat et prévisible, celui-ci installe davantage de tension, un vrai suspense émotionnel dans la relation, et ce petit piment qui manquait auparavant. On comprend immédiatement pourquoi c’est ce livre-là qui a été choisi pour une adaptation en série, et pas les autres.

À la lecture du roman, tout s’éclaire : le succès actuel n’a rien d’un hasard. Heated Rivalry avait déjà tout pour devenir un phénomène, et la diffusion française ne va faire que donner un nouveau coup de projecteur à une histoire qui fonctionne aussi parfaitement sur le papier.

Pourquoi Heated Rivalry a tant de succès ?

Salut les sériephiles, Il faut battre le fer tant qu’il est chaud, je suppose, alors parlons peu, parlons Heated Rivalry, la série qui se transforme depuis quelques semaines en phénomène et dont tout le monde parle. Bon, d’accord, j’exagère : mes réseaux sociaux sont submergés par la série, mais c’est mon algorithme qui doit jouer, surtout…

Alors, est-ce que lire le livre après la série a un intérêt ? Oui. Pas pour découvrir une autre histoire, mais pour approfondir : les pensées, les silences, les hésitations, certaines nuances de caractère. Et pour ceux qui n’ont pas encore commencé la série, lire le roman avant peut aussi être une excellente option, d’autant que la diffusion française se fait à raison d’un épisode par semaine. Une façon idéale d’alterner chapitres et épisodes, sans frustration (autre que la frustration sexuelle, peut-être, mais ça, ce sont vos affaires, maintenant, vous savez dans quoi vous vous embarquez je crois).

Allez, bon visionnage, bonne lecture et bon week-end !