Quelques autres films encore en salle (#36)

Salut les cinéphiles,

C’est une semaine décousue, mais rien qui ne m’empêche de vous parler de quelques films vus récemment et encore en salle, je crois. Je ne suis pas sûr et je n’ai pas le moyen de vérifier, mais on va partir du principe que oui. En salle, malheureusement, je n’ai pas l’occasion pour le moment de voir Dune ou Boîte noire, mais si elle se présente, je ne manquerais pas de vous le faire savoir. Mon objectif du week-end sera plutôt de dormir, regarder mes séries et… travailler en fait, car je suis en arrêt au moment où vous lisez ces lignes (rédigées il y a quelques jours, chut) mais bon, il faut bien que je rattrape mon retard.

Bac Nord

Détour dans la vie de policiers marseillais confrontés au trafic de drogues dans les cités des quartiers nords.

Je suis partagé, mais le film a fait tellement parler de lui que je ne pouvais pas ne pas le mentionner au moins sur le blog après l’avoir vu. Si je suis partagé, c’est parce que je suis inégalement convaincu par le jeu d’acteurs. Certains sont géniaux (j’ai aimé la relation flic/dealeuse}, d’autres m’ont paru franchement moins dedans. Du côté du scénario, c’était dans l’ensemble sans grande surprise du côté des rebondissements, mais j’ai trouvé que c’était en revanche très bien amené.

Le parti pris fonctionne totalement : on est plongé dans la vie de flics de la Bac Nord, tiraillés entre les convictions, la nécessité de remettre de l’ordre pour donner un sens à son métier et la réalité du terrain et des moyens alloués à la protection des civils. Un service public en perdition donc, et des flics qui se retrouvent à jouer avec les règles et faire tout ce qu’il faut pour parvenir à l’arrestation désirée.

Le message du film est toutefois peu clair, et je comprends largement pourquoi et comment il a pu être récupéré par l’extrême-droite : sincèrement, le film parle d’insécurité sans montrer de vraies solutions et les pistes ouvertes laissent libre court à l’imagination la plus nauséabonde. Bref, vous aurez compris qu’il est loin d’avoir gagné mon cœur, ce film. La comparaison avec d’autres est inévitable et, pour le coup, j’ai préféré largement Les Misérables puisque le film tentait de montrer les deux côtés de la situation, sans jamais rien justifier.

Ici, au contraire, nous n’avons qu’un côté auquel nous raccrocher, et l’acharnement que subissent les héros ne permet pas vraiment la prise de recul. Eux non plus ne peuvent pas prendre ce recul, et c’est important de nous le montrer, mais ça leur donne par moments des airs de héros américains increvables et à la moralité sans faille… alors que c’est forcément plus compliqué que ça. Inspiré de faits réels, déformé par une fiction qui ne parvient pas à faire passer un message clair. Au fond, en une question comme en 500 mots : quel est le but ?

Malignant

Une jeune femme à la vie pourrie se retrouve étrangement connectée psychiquement à un serial-killer sanglant.

Un film d’horreur dont je ne sais encore rien en entrant dans la salle au cinéma, j’ai l’impression que ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Le nom du réalisateur est présenté comme un gage de qualité, alors j’y suis allé les yeux fermés et… uh ?

Je n’ai pas aimé le film, pour plein de raisons. J’ai passé un bon moment, en revanche, parce que le divertissement est là et la construction du film est sympa, avec un concept qui marche bien et est surprenant. Le problème vient alors de l’écriture, avec des moments incohérents au sein même du concept. J’ai aimé les personnages et l’humour parodiant clairement certaines situations de films enfin, j’espère que c’était volontaire), avec des échanges de répliques ridicules très savoureux.

Cela dit, si j’ai bien aimé le moment que j’ai passé devant ce film, la résolution est rapide et m’a sorti de ce que j’étais en train de regarder : j’aurais aimé une fin un peu plus développée et surtout plus cohérente avec ce qui venait de se passer immédiatement avant. En plus, on ne va pas se mentir, j’ai deviné la fin et l’ultime rebondissement bien avant sa révélation, ce qui casse toujours un peu l’entrain.

Bref, c’était un film très sympathique, mais je ne suis pas sûr que ça vaille le coup de le voir en salle… Il mérite toutefois d’être vu pour son méchant qui ne manquera pas de traumatiser certaines personnes, je pense. C’est très particulier comme concept quand même (mais ça marche !)…

Run

La vie d’une mère célibataire qui s’apprête à voir sa fille handicapée par de nombreuses maladies quitter le domicile pour se rendre à la fac. Sauf que la mère est interprétée par Sarah Paulson.

Allez, tant que j’y suis, j’en parle parce que dans le genre « j’aurais aimé une fin plus développée », celui-ci se place là : j’ai détesté le rebondissement final, non pas tellement pour son contenu, mais pour son manque de logique dans le choix des informations que l’on nous donnait. J’aurais aimé d’autres choix, mais bon, je n’ai jamais écrit de films, tant pis pour moi.

Concrètement, nous avons affaire ici à un thriller plutôt efficace, malgré quelques scènes qui sont trop dans l’excès pour être parfaitement crédibles… mais allez, ça passe dans l’esprit du film. L’esprit ? C’est-à-dire que l’on retrouve au casting une certaine Sarah Paulson, et elle nous fait du Sarah Paulson tout du long. Elle est toujours une excellente actrice, mais ça a, il faut bien le reconnaître, quelque peu cassé les surprises du film. Je la connais trop pour tomber encore dans les pièges tendus par le scénario… J’ai quand même été surpris par certains choix, et je trouve ça franchement chouette d’avoir un film dont la grande majorité des personnages est féminin. C’était cohérent et ça fonctionnait, ça m’a offert un bon moment et, pour le coup, celui-là, j’aurais trouvé sympa de le voir en salle. Ah, un dernier point étonnant : j’ai trouvé partout un synopsis qui ne raconte pas ce qu’il se passe dans le film, mais autre chose ? C’est bien la première fois que ça m’arrive !

 

En vrai, la Cendrillon de Prime Video est bien fun (#35)

Salut les cinéphiles,

Cendrillon - film 2021 - AlloCinéJ’ai hésité à continuer sur ma lancée de la semaine dernière avec les films encore en salle que j’ai pu voir récemment, mais j’ai plutôt envie d’ajouter ma pierre à l’édifice des critiques de la dernière adaptation de Cendrillon par Prime Video. J’imagine d’ici Geeleek péter un câble sur sa médiocrité, mais je vais en dire principalement du bien, parce que je ne comprends pas pourquoi le film est en train de se faire défoncer par les critiques des gens un peu partout alors que littéralement il est 100% ce que les affiches vendent et est un bon moment à passer.

Je n’y allais pas forcément avec beaucoup de bonne foi, pourtant. Entendons-nous bien : c’est une adaptation de Cendrillon, une histoire que l’on connaît tous par cœur et qu’on n’a pas forcément envie de revoir, je l’entends ; mais une adaptation qui se veut réécriture moderne du conte. Du coup, avec cette modernité, le coup de la chaussure ne fonctionne pas vraiment, parce que le but est vraiment d’en faire un récit qui ne soit pas trop aberrant d’un point de vue féministe – ou d’un point de vue logique concernant l’amour de Cendrillon et du prince, d’ailleurs. Et sérieusement, j’aime beaucoup les messages que veut faire passer le film !

5 Fabulous Moments From Cinderella That I Wish My Childhood Version Of This Fairytale Had

Cendrillon ne change pas tellement, mais se voit offrir une vraie vocation qui ne soit pas simplement d’être princesse. Tous les personnages subissent quelques modifications pour mieux coller à 2021 – et pour proposer de nouveaux angles à cette histoire connue de tous. Tout ne marche pas et l’ensemble est un peu long, c’est vrai, mais ça ne se prend jamais au sérieux. Au contraire, on sent bien que tout est pétri de bons sentiments et cherche surtout à être fun. À mes yeux, ça marche carrément.

Côté personnages, et sans trop spoiler, la marraine n’est pas du tout celle qu’on attend (wow, ces talons, c’est incroyable), le prince est immature et a une sœur aussi prévisible et géniale qu’insupportable et énervante, le roi est presque plus méchant que la belle-mère de Cendrillon et les belles-sœurs sont plus sympathiques qu’atroces. Les souris… Irk, les effets spéciaux font parfois mal aux yeux (la scène de la tête est déjà culte sur Twitter, je crois), mais là encore, le but assumé est de faire rire, et ça m’a fait rire.

film: cinderella Tumblr posts - Tumbral.com

Je veux dire, c’est une comédie musicale, quoi. Sérieusement, j’étais là pour chanter et j’ai vécu ma meilleure soirée devant. Les voisins ont peut-être un peu moins apprécié… Je vais éviter de les croiser pour ne pas avoir à leur demander, hein. Le choix des chansons ? Pas toujours très original, mais il a l’avantage de nous permettre de chanter. Et puis, cette chanson principale pour Cendrillon, Million to One, j’adore, tout simplement, elle est en boucle depuis que j’ai vu le film.

Cinderella 2021 ~A modern musical - TV & Movies - idolforums.com

Oh, et les costumes, les amis, les costumes ! Cendrillon est fan d’Hermione apparemment ; la belle-mère beaucoup moins. Et Cendrillon n’est jamais moche dans cette version, Camila Cabello est beaucoup trop magnifique pour ça et zéro effort ne sont faits pour l’amochir. Tant mieux ?

nicholas galitzine gif | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirFinalement, le plus gros défaut de cette adaptation à mes yeux a été le titre choisi pour le film, surtout avec la réplique finale. Quitte à réécrire l’histoire comme ils le font, autant changer le titre pour enfin rendre son identité à Ella, quoi. C’est vraiment le seul reproche que j’ai envie de faire, parce que pour tout le reste, ça n’est pas si différent d’un bon nombre de comédies musicales ou de Disney en live-action. C’est pétri de bonnes intentions et gros noms – Camila Cabello et Idina Menzel en tête ; ce n’est pas toujours hyper charismatique, c’est vrai, mais… on n’est pas là pour ça ? The New Version Of Cinderella Is Creating Ripples Online And We Are On Board For This RideBon, allez, Idina Menzel galère vraiment avec son personnage, parce que l’écriture rend la belle-mère plus intéressante que ce qu’elle était, mais il manque une ou deux scènes pour nous expliquer ses fréquents changements d’avis.

Qu’importe, le pouvoir des chansons et de la bonne humeur l’emporte largement sur la négativité qui pourrait se dégager de ces moments. Comment ne pas être de bonne humeur quand on a envie de chanter avec les personnages ? Il y a même eu des moments où j’ai juste eu l’impression d’être devant un épisode de Glee tellement c’était n’importe quoi dans le bon sens du terme. Les bonnes saisons de Glee, donc. Celles avec Idina Menzel.

Vraiment, j’ai pris ce film pour ce qu’il était : un bon moment musical à passer, à montrer sans scrupule aux enfants pour faire passer quelques messages plus modernes que le conte qui ne passe plus tellement en 2021. Bien m’en a pris, j’ai passé une excellente soirée… Donc, oui, je conseille le film pour tout ça ; sachez juste à quoi vous attendre, en fait ; mais ça se devinait aux affiches ? C’est parfait pour les soirs où on est bien claqué, et j’étais bien content que ce ne soit pas au ciné pour pouvoir me taper mon meilleur concert.

album] Various Artists - 'Cinderella Soundtrack' - Page 5 - Music - ATRL

Long week-end presque confiné en vue ? Go #WESéries 18

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries avait eu lieu début février, ce qui fait que la dix-huitième édition aurait dû se dérouler dès le début du mois… Seulement, avec les annonces de déconfinement et la vie qui s’en mêlait, ce n’était pas bien pratique de vous proposer ça en temps et en heure. Avec Ludo, qui co-organise également ce week-end, on s’est donc décidé à décaler, et comme il y avait aussi des problèmes de date la semaine dernière, on a opté pour le week-end à venir qui, en plus, est un long week-end pour une partie d’entre vous lecteur : jeudi de l’ascension, possibilité d’un pont, aïd… mais aucune terrasse ouverte et pluie prévue un peu partout, tous les signaux sont bons pour passer un week-end devant les séries.

En tout cas, on l’espère ! Dès vendredi prochain à 19h, vous pourrez donc vous consacrer à vos séries préférées. Je sais, je sais, l’article sort un peu tard, mais j’avais déjà évoqué la date ici et sur Twitter, ce qui fait que les plus attentifs le savaient déjà. Il y a des petits chanceux par ici ! Pour les autres, eh bien, mieux vaut tard que jamais, j’espère que vous pourrez quand même être là pour profiter de ce week-end 🙂

Une fois de plus, il n’y aura pas de changement particulièrement notable à retenir pour cette nouvelle édition – à part un défi un brin différent. Vous êtes les bienvenus pour participer avec nous sur Twitter ou sur le groupe Facebook du #WESéries puisque que tous les amateurs de séries sont invités à participer à ce challenge avec nous – les amateurs, et les autres qui veulent découvrir un peu l’univers des séries aussi, d’ailleurs ! Que vous soyez un régulier ou un petit nouveau, cet article propose un récapitulatif des règles et de nouveaux défis, alors c’est parti !

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».

Quand ? Dès vendredi prochain, c’est-à-dire le 14 mai, à 19h jusqu’au dimanche 16 mai, à minuit. C’est l’occasion de terminer de la meilleure des manières possibles ce week-end de pont pour ceux qui peuvent l’avoir !

Pour qui ? Comme je le disais en introduction, c’est toujours ouvert à ceux qui le souhaitent. Ainsi, n’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag  #WESéries sur Twitter ou Instagram et sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Comme d’habitude et comme tout le monde n’est pas aussi dingue que nous, on vous propose quatre niveaux, plus ou moins simples selon vos habitudes et votre emploi du temps du WE. Essayez quand même de vous surpasser, compliquez-vous la tâche si vous avez déjà l’habitude de voir plein de séries en prenant un niveau plus compliqué ! Chacun peut faire selon son niveau et son emploi du temps, finalement.

Le basique : 520 minutes ! C’est le nombre de minutes de séries à voir entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. Cela représente 13 épisodes de 40 minutes ou 26 de 20 minutes ou encore, si on le convertit, 8h30 (un peu moins de 3h par jour, si je pousse les statistiques à l’extrême, c’est franchement faisable et dans la moyenne nationale de temps de TV par jour !). 520 minutes et absolument aucune contrainte : vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer.

Je vous conseille : de varier les plaisirs ! Je suis content de pouvoir souligner que je n’ai pas accumulé beaucoup de retard non plus depuis la dernière édition… et moins content de voir que je n’ai toujours pas avancé d’un épisode dans la saison 2 de God Friended Me, comme lors des trois précédentes éditions. Oups ? Un jour, l’envie me reprendra !

Vous trouvez ça trop simple ? OK, alors on vous propose de valider le niveau basique avec la mention « défi » ! Keskecé ? C’est tout à fait optionnel, mais si vous voulez la mention, il va vous falloir… (suspeeeeeense) regarder 520 minutes de la même série – c’est-à-dire, valider ce niveau avec une seule série, donc l’idée est de se faire un gros rattrapage ou bingewatching d’une série.

Le moyen : 720 minutes ! Vous avez compris le principe je pense, il s’agit de regarder 12h de séries entre vendredi et dimanche (ça veut dire 18 épisodes de 40 minutes). Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez.

Je vous conseille : de continuer votre Challenge Séries 2021 si vous y participez ? 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison comme je l’avais fait lors d’une précédente édition avec les saisons 2 de The Haunting of Bly Manor et La Légende de Korra. C’est aussi le bon plan pour rattraper des séries partageant un même univers sans forcément faire une overdose ?

Vous trouvez ça trop simple ? Validez le niveau moyen, mention « défi » en regardant deux cent minutes d’une même série. Pour clarifier, après avoir vu des épisodes d’une même série pour le niveau basique, vous pourrez changer de série… mais une seule fois, attention, sinon ce n’est plus un défi !

Le difficile : 880 minutes de séries à voir pour le valider. Cela représente 14h50 de séries. 14h50, c’est environ une saison de 22 épisodes de 40 min (ouille !). Cela ne représente qu’un tiers du week-end, hein, vous avez largement l’occasion de manger et dormir, et même d’avoir une vie sociale ! Même pas drôle ce challenge, il n’est pas une vraie excuse pour être associable…

Je vous conseille : de vous empiffrer une saison d’un coup d’une série que vous souhaitez rattraper depuis un moment ; ou d’une que vous n’avez jamais commencé ! Moi, j’aurais toujours Supergirl, mais la flemme est totale, ou carrément une nouvelle série, histoire de, parce que j’en ai un certain nombre dans mon planning de challenge (vous l’aurez compris à force !). D’ailleurs, j’ai encore dix épisodes de retard dans Riverdale l’air de rien !

Vous trouvez ça trop simple ? Je suis bien d’accord avec vous ! Tentez donc de vous trouver une troisième série pour ces 140 minutes supplémentaires. Franchement, passer du moyen au difficile n’a rien de difficile. Bien sûr, si vous visez ce niveau, vous n’êtes plus obligés d’enchaîner tous les épisodes d’une même série en un seul coup ; soyez malins, variez vos trois séries… mais calculez bien pour avoir le bon nombre de minutes : 520 d’une série, 200 d’une autre, 160 d’une troisième.

Le niveau ultime : 1040 minutes ! Cela paraît inatteignable ? Vous vous trompez, ce n’est que 26 épisodes de 40 minutes environ (17h gloups !). Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais je l’ai déjà fait aussi, vous savez ? Lors de la dixième édition, j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi, alors c’est faisable pour de vrai. Je l’ai aussi fait en étant un peu aidé par le premier confinement. C’est donc possible, mais c’est vrai qu’il faut se prévoir pas mal de temps libre. Après, c’est un challenge, mais c’est le but de ce week-end aussi : se challenger et dépasser nos limites…

Je vous conseille : dans l’idéal, deux saisons de type Netflix ou Prime Video avec 13 épisodes… parce qu’autant d’épisodes d’une seule série, ça risque d’être lourd – même si c’est jouable, je l’ai fait. C’est un gros défi de voir 1040 minutes, donc il faut aussi se ménager et se préparer : l’excès est dangereux, il faut bien penser à manger, dormir, bouger, tout ça, tout ça. Je ne suis pas votre maman, vous vous connaissez mieux que moi, pensez simplement à consommer avec modération, on n’est pas là pour se faire du mal, mais plutôt du bien.

Vous trouvez ça trop simple ? Vous êtes donc partis pour… 520 d’une série, 200 d’une deuxième, 160 d’une troisième et enfin 160 d’une quatrième et dernière série. Pas forcément d’un coup, même si c’est encore plus un défi de tout faire d’un coup, j’en conviens !

ET VOILÀ ! Cette fois encore, je suis très incertain de ce que je vais viser comme niveau et/ou défi, mais je ne pense pas réussir à aller jusqu’à l’ultime. En fait, comme d’habitude, je vais me viser le basique et on verra ensuite où j’irai. J’ai pas mal de choses à faire ce week-end malheureusement, alors autant je compte bien être présent sur les réseaux pour suivre tout ça, autant je ne suis pas certain d’arriver à boucler un niveau. Je dis ça à chaque fois, après.

On verra bien, et de toute manière, j’ai plein d’épisodes potentiels pour passer un très bon week-end, entre quelques rattrapages, les hebdos de la semaine pour lesquels j’accumule du retard et mes envies de Challenge Séries 2021. Bref, on est mardi et je ne sais rien du tout de mon week-end… 2020 et 2021 m’ont appris à ne rien prévoir !

Mes raisons ne changent pas d’une édition à l’autre, mais comme je sais que ça suscite toujours des questions et qu’on a des nouveaux à chaque édition, je les redonne ; et ça reste du copier coller malgré quelques modifications à chaque fois… comme une bonne partie de l’article, ce que je rabâche à chaque fois de toute manière… Franchement, il n’y a plus que les nouveaux pour lire cette rubrique, j’imagine. Et moi pour la relire (et y trouver encore des fautes parfois) 😉

La première raison de participer à ce challenge est le PLAISIR de regarder des séries. En bon sériephile, j’ai toujours une liste longue comme le bras (pour ne pas dire comme le corps) de nouveautés à tester ou de saisons à rattraper. Ce défi est un bon moyen de m’y attaquer !

Une deuxième bonne raison de participer est de se frotter à la communauté des sériephiles connectés ! Et oui, à commenter le challenge sur Facebook et Twitter, on croise les mêmes personnes à chaque édition et c’est toujours plein de sympathie. C’est cool d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes qu’on regarde, de voir qu’on a des choses en commun avec d’autres, etc. Bref, ce challenge, c’est de la bonne humeur concentrée, un peu comme pour le Bingo Sérieset c’est génial aussi quand on rencontre des nouveaux qui se lancent dans l’aventure… mais aussi quand on convertit des amis ou des connaissances de longue date, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !

D’ailleurs, une troisième raison de participer est de cartonner dans la grille du Bingo Séries… N’oubliez pas de cacher vos points à partir du seizième 😉 Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec : ça nous fait plaisir de voir que nous ne sommes pas les seuls cinglés beaucoup trop fans de séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »

RDV VENDREDI 14 À 19h !

J’ai regardé la saison 1 de The Wilds (et je le regrette)

Salut les sériephiles,

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Voici le SOS d’un sériephile en détresse

Ce soir à 21h, on sera de nouveau en direct sur la chaîne Youtube de Geeleek pour un podcast de 42 minutes. Le thème du jour consiste à parler de séries qui ont un bon concept, mais qui ne parviennent pas pour autant à être de bonnes séries ! L’occasion parfaite pour moi de me lancer dans The Wilds, une production Prime Vidéo parue sur la plateforme en décembre dernier et qui aurait pu m’attirer au premier abord… mais qui était il y a quelques jours une candidate parfaite comme série « anti-moi » afin de marquer un point supplémentaire au Bingo Séries.

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de SériesEt pour cause ! La série a un joli synopsis : des adolescentes difficiles se retrouvent à devoir survivre sur une île déserte après un crash de l’avion qui les menait dans une retraite entre filles, mais très vite, on comprend qu’il y a un mystère derrière tout ça. Le mystère est incarné en partie par le personnage de Rachel Griffiths, la géniale Sarah de Brothers & Sisters, alors la série aurait pu me faire envie sur le papier. Le truc, c’est qu’avant même sa diffusion, la bande-annonce ne donnait pas franchement envie. Et depuis la diffusion de la série le 11 décembre dernier, je n’en entends que du négatif. Vraiment. De tous les horizons (même de certaines élèves, et ça me fait plaisir), les critiques négatives pleuvent parmi les sériephiles.

Une exception notable : les influenceurs adooooorent la série. Hum. Sont-ils payés pour ça ? Je ne sais pas, on va dire qu’ils ne sont peut-être pas sériephiles. Il serait hypocrite de ma part de dire que ça ne plaît à aucun ado parce qu’on voit des tweets qui disent du bien de la série, aussi, et qu’une saison 2 est prévue suite à de bonnes audiences (mais là également, vu la promo, ce n’est pas étonnant).

tv shows recommendations on We Heart It
Oui, il y aura une saison 2, je sais…

Bon, et si on entrait dans le vif du sujet ? Qu’est-ce qui ne va pas au juste ? Je ne sais pas trop par où commencer, honnêtement. Par le premier épisode sûrement… Comment dire ? C’était pénible à regarder. Les adolescentes sont présentées comme des clichés sur pattes, mais pas tellement des clichés réalistes de ce qu’on pourrait croiser face à des ados difficiles, juste l’image que se ferait des boomers d’ados difficiles. Jeanette GIFs | TenorEt encore, difficiles avec énormément de guillemets, parce qu’on apprend à connaître leur passé, et ça va, on a connu pire.

Le passé, justement. La formule des survivants sur une île déserte avec des flashbacks permettant de les découvrir, elle était originale il y a vingt ans. La série ne parvient pas à surprendre par sa forme, surtout qu’elle nous ajoute une notion d’interrogatoire a posteriori qui ne laisse que peu de suspense sur le futur (à chaque épisode ou presque, on apprend la survie future d’une des ados) et m’a fait penser à l’horrible saison 3 de 13 Reasons Why. En pire, parce que toutes les ados sont des Annie en puissance ; et les inspecteurs sont… peu intéressants, dirons-nous.

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La formule de la série ne surprend pas, bon, ça pourrait encore passer ; même avec des personnages peu originaux. Le truc, c’est que ça ne s’arrête pas là : les personnages ont des passés très clichés, qui forment une collection de tous les traumas possibles pour les ados ; mais elles ont aussi des réactions totalement stupides (eh, si je faisais tomber mon portable dans l’eau ? Si on faisait un concours de construction de cabane pour savoir qui va manger les chips ?), des anecdotes qui les desservent en permanence (je suis fière d’avoir jeté ma pisse sur quelqu’un ???) et des répliques… “There was trauma. But being a teenage girl… That was the real living hell”. Non. Ce sont les répliques de cette série qui sont le « real living hell ».

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Et comme je suis allé au bout de la série, j’ai plein d’anecdotes du genre qui décrédibilisent vachement l’ensemble de la série. La fin du premier épisode (spoiler) nous révèle qu’il s’agit en fait d’une expérience où les filles sont filmées en permanence. Dans quel but ? C’est encore plus drôle : celui de prouver que les femmes peuvent créer une société plus juste et avec un partage des taches plus équilibrés que ce que les hommes ne font.

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptOui, oui, la série endosse un rôle pseudo-féministe tout du long, et c’est ce qui était je pense le plus dérangeant au milieu de plans à fond dans le male gaze. On sent la tentative de l’être, mais c’est un calvaire même de ce point de vue-là. Par exemple, Gretchen nous fait tout un laïus sur les chaussures à talons qui sont horribles à porter et sont clairement un impératif du patriarcat… juste avant de nous dire qu’elle en porte parce que ça lui fait de belles jambes. Genre, non ? Ne déconstruis pas ce que tu tentes maladroitement de construire sous couvert d’une bonne blague ? (qui n’est pas bonne, d’ailleurs). Alors oui, le casting est en grande partie féminin (et on nous en présente certaines comme très intelligentes, hum) et ça passe le Bechdel test à chaque épisode, mais ça ne fait pas tout, et j’ai même l’impression que ça fait plus de mal au message que ça tente de faire passer.

Every step of the way
Une des rares fois où l’une est reprise quand elle se fout des règles d’une autre (?)… et ça se fait juste par un regard, quoi.

De toute manière, les ados entre elles passent leur temps à se bodyshamer ou slutshamer, tout en se disant fan du « girl power »… Humph, ce n’est pas exactement ça la représentation dont on a besoin pour les adolescents, désolé. Pas plus qu’on a besoin de Leah amoureuse de son copain qui ressemble fort à un prédateur sexuel à coucher avec une gamine de 17 ans. On sait quand même que ce genre de série fonctionne vachement sur l’identification aux personnages, et c’est hyper problématique de vendre ça : aucune des filles ne semble vraiment être un modèle (à part peut-être Nora, mais faut voir ce qu’ils lui font faire aux autres) à suivre, or, face à ce type de séries, les ados ont tendance à s’identifier et reproduire.

and poor melanie and shelby being like we can't help being hot and kind |  Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir
(SPOILERS) Trop vendeur cette relation de hate/love, ça me donne envie d’être en couple, dis donc !

The Wilds' Dissects the Teenage Girl Experience Through Big ConceptLa violence survient régulièrement, souvent sans la moindre raison valable (et parfois en allant trop loin toujours sans raison ?), les rebondissements sont franchement déjà vus depuis vingt ans (je veux dire, LOST n’inventait déjà pas l’eau chaude en ce qui concernait les rebondissements liés à la survie sur une île déserte, mais depuis…) et la série n’a pas grand-chose à dire finalement, à part peut-être qu’elle n’a rien compris au féminisme et surfe sur une tendance à proposer des personnages féminins… que je ne peux pas dire complexes tant elles sont toutes le stéréotype de base (l’athlète qui ne peut plus l’être, la catholique en crise de foi, etc.).

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Je n’ai même pas réussi à accrocher à 100% à Toni !

Il y aura tout de même une saison 2, et je suis sûr que je vais la regarder, parce que ça fait un bon fond sonore en travaillant. Et puis, on avait des questions sans réponses en fin de saison 1 (eh, spoilers) avec des cliffhangers parfaitement inattendus, en plus ! The Wilds GIF by Amazon Prime VideoGenre, EVIDEMMENT, il y en a une en danger de mort et COMME PAR HASARD, on ne l’a jamais vue dans le futur dis donc. Ah, et la base scientifique de la série qui nous dit qu’on veut prouver que les filles sont meilleures que les mecs à créer une société juste ? Il faut le prouver, avec la même expérience concernant des mecs, of course. Je peux déjà parier que le fils de Gretchen en fera partie ; il correspond à la définition « à problème » puisqu’il a tué le copain de Nora (à cause du patriarcat bien sûr).

The Wilds : l'aventure intérieure - Femmes de Séries
La série a aussi tendance à se reposer sur la musique parfois, et c’est peut-être l’un des rares trucs positifs à en dire, ça, j’ai bien aimé.

Non, vraiment, j’ai cherché, j’ai tenu jusqu’au bout, mais la saison 1 obtient l’improbable moyenne de 9,6/20, bien moins que Riverdale encore. Les acteurs sont (parfois) bons dans la série de la CW… là, non, on voit qu’ils ne savent pas ce qu’ils jouent et sont mal dirigés. Au cas où, les notes des épisodes sont, dans l’ordre : 6, 7, 9, 9, 12, 10, 11, 11, 8 et 13. Cinq épisodes avant d’y mettre la moyenne ! Hâte d’en parler ce soir dans 42 minutes !

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Bordel, j’avais déjà oublié cette scène, c’est si ridicule !