Pourquoi un premier épisode de série ne peut pas tout faire

Salut les sériephiles,

Ça fait déjà une semaine que je vous ai partagé un projet un rien chronophage qui me tient à cœur depuis des années : Sauveurs de rêves. Au départ, je pensais écrire un roman. Assez vite, j’ai compris que j’étais surtout en train d’écrire une série. Si ça vous tente, l’épisode 1 s’intitule « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin.

En tout cas, ce qui est fou, c’est qu’écrire a commencé à me faire réfléchir au contenu d’un pilot, aux séries que je regarde et à tout ce qui est à mettre en place dès le début. C’est colossal et vertigineux. Je ne sais pas si je dois m’en étonner. J’ai grandi avec des saisons de 22 épisodes (minimum !), des pilots qui prenaient le temps d’installer un univers et des personnages qu’on découvrait avant d’apprendre à les connaître semaine après semaine. Ce rapport aux séries, j’en ai déjà beaucoup parlé ici. J’ai souvent écrit sur ce qu’elles m’ont appris, sur ce qu’elles me donnent envie de voir, mais aussi sur ce qui me frustre de plus en plus dans les séries actuelles…

Seulement quand j’écris, mon cerveau ne pense pas seulement en chapitres. Il pense en scènes, en épisodes, en personnages qui auront peut-être trois répliques aujourd’hui, mais une vraie importance plus tard. Et écrire ce premier épisode m’a fait découvrir plein de choses en m’obligeant à me poser une question assez simple :

Comment on donne envie de rester dans un pilot ?

À la télévision, certaines séries ont parfois une réponse très directe. Elles commencent par du sexe, de la nudité, et hop, le tour est joué. D’accord, d’accord, ce n’est pas toujours gratuit. Euphoria, par exemple, utilise les corps et la sexualité pour raconter quelque chose sur ses personnages, sur leur malaise, sur leur manière de se montrer ou de se cacher. Ce qui m’agace, c’est quand cette stratégie devient une facilité, voire un passage obligé dès le début de la série. Récemment, c’était un peu le cas pour Maximum Pleasure Guaranteed, par exemple. Et encore, ça se justifie par l’idée de base de la série, mais les exemples ne manquent pas, et ne me lancez pas sur Heated Rivalry. Il y a dix ans déjà (gloups), je m’étais amusé à comparer les pilots des networks et ça ne manquait pas, à chaque fois, il y avait de la nudité ou du sexe avant les cinq premières minutes (j’ai des vestiges de cette période sur le blog avec la saison 1 de Roadies par exemple).

Cela dit, ce n’était pas le cas dans mes séries préférées, alors je n’avais pas spécialement envie de faire ça dans ce que j’allais écrire. À la place, j’ai plutôt pensé Orphan Black. Oh, il y a des fesses bien visibles dès le premier épisode, je sais, mais franchement, la première scène m’a appris à quel point un début pouvait être efficace. Une scène choc ne suffit pas à retenir un lecteur si elle ne pose aucune question. Il faut qu’elle ouvre quelque chose. C’est exactement ce qu’il se passe quand Sarah voit Beth, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, se suicider. Sans aller aussi loin, je voulais quelque chose d’un peu marquant pour ouvrir mon histoire. Dans Sauveurs de rêves, c’est le cauchemar récurrent de Chris qui a pris cette place : un toit parisien, une silhouette au sabre, une chute et cette impression qu’il revit sans cesse la même scène sans pouvoir y échapper.

Vraiment, à jamais la meilleure première scène.

Une fois cette ouverture trouvée, un autre problème est arrivé très vite toutefois :

Introduire tous les persos d’un coup

Quand j’ai assumé que Sauveurs de rêves fonctionnait comme une série, j’ai eu un réflexe assez logique. Un pilot doit présenter les personnages principaux. Il doit donner envie de les suivre. Il doit montrer qu’un groupe existe, même si le héros n’en comprend pas encore toutes les dynamiques… Seulement voilà, moi, je n’avais pas mon groupe, mais juste Chris.

Croyez-le ou non, mais là, j’ai repensé très fort à Shadowhunters. La série est (très) loin d’être parfaite, mais elle réussit quand même un truc assez fou dans son pilot : elle fait découvrir un univers entier à Clary sans donner l’impression que tout s’arrête toutes les deux minutes pour ouvrir Wikipédia. On comprend qu’il y a des règles, des clans, des tensions, des personnages déjà liés les uns aux autres. Et moi, devant mon épisode, je me suis retrouvé à me demander comment faire pareil à l’écrit – mais promis, personne ne chialera autant que Clary. Quoique ?

La réponse, évidemment, c’est que je ne pouvais pas vraiment faire pareil.

Chris découvre un univers dont il était totalement exclu jusque-là. Il ne connaît pas la Fondation. Il ne connaît pas ses règles. Il ne connaît pas les gens qui y travaillent. Et surtout, il est curieux, il doute, il pose des questions. Sa curiosité est un trait de caractère auquel je tenais, parce que combien de fois, je m’énerve face à des personnages qui n’agissent pas de manière cohérente faute de chercher à comprendre le monde dans lequel ils évoluent !

Il fallait lui laisser cette place-là, même si cela ralentissait forcément l’arrivée de certains personnages. J’aurais pu tricher. J’aurais pu faire comme si tout était évident, accélérer les explications, pousser Chris d’un décor à l’autre et cocher les cases du pilot de série une par une. Le résultat aurait peut-être été plus efficace, mais il aurait aussi été moins authentique. Je n’avais pas envie d’écrire un personnage qui accepte l’impossible en trois répliques juste parce que l’épisode doit avancer.

J’ai donc accepté une idée qui me paraît finalement très cohérente avec mon rapport aux séries :

La magie du double épisode.

C’est un format qui se faisait beaucoup à une époque et qui me manque un peu aujourd’hui. Bien sûr, vous me voyez venir avec mes gros sabots, mais le premier épisode de Buffy ne fait pas autre chose (j’en profite pour avoir une pensée pour Anthony Head, mort ce week-end…) : il y a tellement à faire et tellement de personnages que la série s’ouvre non pas avec un, mais deux épisodes.

C’est comme ça, certains univers ont besoin de deux épisodes pour s’installer. Sans dire que ma série sera aussi géniale que Buffy, le premier épisode de Sauveurs de rêves ne pouvait pas tout présenter, tout expliquer, tout développer. Il devait d’abord laisser Chris comprendre qu’il venait de mettre les pieds dans quelque chose qui le dépassait. C’est aussi pour cette raison que tous les personnages n’ont pas encore leur place. Certains sont déjà là, d’autres passent presque au second plan, et quelques-uns prendront davantage d’importance plus tard.

Finalement, pendant des années, j’ai regardé des pilots en me demandant pourquoi ils faisaient tel ou tel choix. Aujourd’hui, je découvre qu’ils essayaient surtout de résoudre vingt problèmes différents en même temps. Et certaines séries m’impressionnent encore plus.

Et en ce qui me concerne ? Si vous avez déjà lu le premier épisode (merci !), vous pourrez donc peut-être le relire autrement quand certains figurants de cet épisode auront pris toute leur importance par la suite. Certaines questions trouveront peut-être un début de réponse avec ce début. C’est aussi ça que j’aime dans les séries : cette impression qu’un épisode ne vit jamais complètement seul, qu’il dialogue déjà avec ceux qui viendront après et qu’en revoyant le début, on comprend mieux certaines choses.

Bon, le deuxième épisode ne sortira que dimanche prochain. Il permettra notamment de développer Élisabeth de manière plus conséquente, mais aussi d’ouvrir davantage la Fondation et de faire apparaître d’autres personnages… Cela dit, tout ça m’a au moins donné l’occasion d’une petite réflexion sur les séries, et sur les pilots. Il fallait bien que je vous en parle : l’opportunité est trop belle pour ne pas le faire !

Mon pilot est déjà dispo. Le double épisode, lui, n’est pas encore terminé… mais vous pouvez déjà le précommander si ça vous tente !

J’écris la série que j’ai envie de regarder

Salut les sériephiles,

Il faut que je vous raconte un truc, update de rien du tout sur ma vie, mais tout de même. Vous savez comme ça fait des années que je dis que les séries ne parviennent plus à me satisfaire depuis le virage Netflix et la production à outrance de mini-saisons au format hyper convenu ?

Rendez-nous les années 2000

Eh bien, je n’ai pas changé d’avis : j’ai du mal à trouver ce qui me plaît à la télévision aujourd’hui. Forcément, j’ai décidé de faire le truc le plus raisonnable du monde dans ce cas-là : l’écrire moi-même. En vrai, c’est ironique de (rererere)publier un article sur le sujet aujourd’hui alors que, précisément, j’ai pris du retard dans des séries qui sortent un peu du moule (coucou Euphoria) et alors qu’il y a de plus en plus de séries qui semblent valoir le détour. On est à la fin d’un mois où les séries ont fait des propositions – je pense à The Boroughs par exemple ; à Off Campus qui semble avoir sa fanbase solide ou à Widow’s Bay qui semble intrigante. Vraiment, j’ai plein de séries que je voudrais bien tester, mais je n’en prends pas le temps, parce que je n’ai pas l’envie de le faire.

Dernièrement, j’ai accusé le travail (beaucoup), la canicule (un peu), mes aller-retours nombreux à Disneyland (devinez où j’étais aujourd’hui ?), ma vie sociale et/ou familiale… Et c’est une certitude qu’il y a un peu de tout ça dans mon manque d’envie de regarder des séries. Cela dit, il y a encore une autre raison, plus étrange probablement, mais c’est bien cette envie d’écrire ma nouvelle série préférée. Rien que ça, ouais. Et, en vrai, c’était facile : j’ai simplement déterré un vieux projet de mon ordinateur pour le remettre en chantier. Ça s’appelle « Sauveurs de rêves » et j’ai très – très – envie de vous en parler.

Le projet est simple

Ainsi donc, à défaut de trouver une série qui me plaît – c’est-à-dire une série forgée dans le moule du début des années 2000 – j’ai tout simplement décidé d’en écrire une. Le projet n’est pas tout récent et ça se sent peut-être dans la thématique (attention, spoilers, la thématique n’apparaît qu’au milieu du premier épisode) : une étrange fondation embauche des gens pour qu’ils aillent sauver des rêveurs en train de cauchemarder.

À l’origine, je me disais que j’allais écrire un roman, mais très vite, la structure de ce que j’écrivais s’est clairement transformée en « un chapitre = un épisode ». Avec genre 24 chapitres. Une saison, quoi. Est-ce vraiment étonnant que je sois formaté séries TV quand j’ai envie d’écrire quelque chose ? Probablement pas.

Le problème, c’est que j’ai d’abord eu le réflexe de lutter parce que je voulais écrire un roman. Puis, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire sans réfléchir à tout ça. Ce fut prolifique. Dernièrement, cette histoire m’est revenue en tête au détour d’une blague malencontreuse sur le fait que je n’écrivais plus – même sur le blog. Et je me suis dit tout simplement : pourquoi pas en faire une série ?

On se calme : il va de soi que je ne vais pas m’improviser scénariste du jour au lendemain et écrire des scripts, mais j’ai repris mes premiers chapitres, j’ai relu, j’ai réédité tout ça et je pense sincèrement que j’ai sur mon ordi la série que j’aimerais voir à la télévision aujourd’hui – celle qui propose des épisodes indépendants mais quand même feuilletonnants parce qu’il y a un petit fil rouge, des cliffhangers pas trop compliqués, des personnages auxquels on s’attache avec le temps et, ouais, des petits défauts (la structure prévisible, notamment). Tout ce que j’aime, donc.

Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout sans couverture. C’est un problème que j’avais déjà il y a quelques années (oui, ce projet est si vieux que ça). M’enfin, au moment de commencer la rédaction de l’épisode 16, je me suis dit que, peut-être, il fallait que j’en fasse quelque chose. Là, j’avoue, je suis passé par ChatGPT qui m’a suggéré ce que je savais déjà, mais il fallait un déclic : les autoéditer sur Amazon. Je m’évite la galère de la maison d’édition qui ne peut pas publier un « épisode » de 50 pages, je peux en parler ici aussi librement que je le veux (et vous aurez probablement des articles pour vous en parler, parce que ça me fait réfléchir sur les séries que je regarde aussi), et je peux surtout les avoir pour moi en format numérique bien plus cool qu’un Word ou un PDF. Vous aussi.

À quoi s’attendre ?

Donc voilà, vous aurez compris où tout ça va : j’ai écrit des épisodes (15 sur 24 pour l’instant), j’ai réédité les trois premiers (pour l’instant), j’ai demandé à l’IA de faire les couvertures dont je rêvais (je sais que c’est mal, mais je les adore et ça rend bien mieux que toutes mes tentatives perso de montage) et je me suis enfin décidé à les partager. Un épisode fait une cinquantaine de pages (type roman), ce qui représente grossièrement 30 à 50 minutes de lecture selon le rythme. 40 minutes, quoi. Un épisode, je vous dis.

Je ne suis pas fou, par contre : ça prend du temps de relire, corriger les fautes du premier jet, éditer un peu. Il n’y aura pas un épisode par semaine – même si j’adorerais. Non, pour l’instant, je pars sur un épisode toutes les deux semaines, au moins pour les six premiers. Pour la suite, on verra. Je me dis que les vacances d’été vont peut-être m’aider un peu à achever enfin cette saison.

Vous voulez en savoir encore plus sur Sauveurs de rêves ? Déjà merci, parce que si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous êtes fidèles au blog. Pour ne pas faire durer le suspense, voici le synopsis du premier épisode :

Chaque nuit depuis l’enfance, Chris fait le même cauchemar.

Un toit parisien.
Une silhouette armée d’un sabre.
Et toujours la même fin.

Jusqu’au jour où deux inconnues débarquent dans ce rêve et bouleversent tout ce qu’il pensait savoir sur ses cauchemars… et sur les rêves eux-mêmes.

Seulement, Chris ne s’en rend compte qu’après le réveil, lorsqu’une des deux inconnues le retrouve dans le métro et lui fait une offre d’emploi impossible à croire…

C’est dispo sur Amazon, oui, oui

En bref, vous l’aurez compris, l’idée, ce n’est donc pas seulement de publier un roman découpé en morceaux, parce que ce n’est pas un roman. C’est vraiment d’essayer de retrouver, à ma petite échelle, ce plaisir très simple : découvrir un épisode, attendre le suivant, se demander où tout ça va mener, et râler éventuellement parce que le cliffhanger est un peu fourbe. Quand j’écris ou que je me relis (parfois un an après), je trouve que ça marche… Et si ça marche sur moi, ça marchera peut-être sur vous.

Si ça vous tente de découvrir cet univers (mon univers, vraiment, c’est inspiré d’un de mes rêves), l’épisode 1 s’intitule (évidemment) « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin. Le suivant le sera le 15 juin, le troisième le 29… Et toujours au même prix, parce que c’est le minimum, en fait.

Si ça ne vous tente pas, ben, merci d’avoir lu et ne vous inquiétez pas, je n’arrête pas le blog pour autant. C’est juste encore un truc de plus dans ma vie.

Bonne lecture ici ou là-bas et… bonne nuit, mais attention à vos rêves !

Les Anneaux de Pouvoir – S02E08 – Shadow & Flame – 19/20

Pas besoin de grande bataille épique pour faire un superbe épisode, finalement. Cet épisode tire toute sa force de son intrigue et de ses personnages, avec toute une mythologie très largement développée par ailleurs de toute manière. C’est vraiment bien, c’est une série réussie et une saison qui fonctionnait bien. J’espère vraiment une saison 3, même si, étrangement, ça ne me poserait pas forcément problème qu’on s’arrête là car les principales réponses sont données. Il y a juste encore beaucoup à faire.

Spoilers

Sauron semble avoir la mainmise sur la Terre du Milieu après ce siège d’Eregion.


Pity will not defeat Sauron.

C’est déjà le dernier épisode de la saison. Cela me rend bien trop triste, mais en même temps, je suis trop impatient et j’ai trop peur d’être spoilé pour ne pas regarder dès ce soir. Pff. Dire qu’il va encore falloir attendre deux ans après pour espérer voir une suite.

Khazad-Dûm

C’est la merde dans la montagne : le roi est complètement devenu fou et le prince Durin part à sa poursuite dans une décision épique et après un adieu presque tragique à Dina. Commencer directement par la musique épique, c’est presque trop. Laissez-nous nous remettre dans l’histoire avant, wesh. Bon, tant pis, ça fonctionne quand même quand on nous tease une fois de plus le Balrog. Quand je pense qu’il était dans le trailer de la saison 1 et qu’on ne le verra toujours pas dans la deuxième tel que c’est parti !

Durin Jr confronte Durin Sr en lui promettant de lui couper la main si besoin. Il parle beaucoup et il va le regretter : il laisse le temps à son père de détruire le mur qui les séparait de la caverne voisine, caverne qui va mettre un terme à leur dynastie, malgré les espoirs de son père. On peut comprendre ses espoirs : il y a du Mithril absolument partout dans la caverne qu’il vient de découvrir. Il est si sûr d’avoir raison… malheureusement pour lui, ça ne dure qu’un temps.

Le Balrog est bel et bien là, enfin. Le géant de pierre et de feu entend bien quitter sa prison éternelle et s’en prend immédiatement au roi des nains. Fuyez, pauvres fous, hein. Le prince tente de protéger le roi, qui retire enfin son anneau, comprenant la trahison de celui-ci. C’est trop tard, toutefois. Le roi se sacrifie pour protéger son fils et son royaume. Il lui transmet le titre du roi. Dina et le second de Durin empêchent le prince d’essayer de sauver son père. C’est trop tard, il n’y a plus rien à faire. Le roi se sacrifie et se fait tuer par le Balrog. Dans son malheur, il y a de la chance : l’ouverture se referme derrière lui.

Les Nains peuvent ainsi finir l’épisode en faisant le deuil de leur roi, devant son trône vide. Triste, mais prévisible.

L’étranger

Pendant ce temps, l’Etranger rencontre le Mage noir qui était à sa recherche. Il n’a pas tout à fait confiance en lui, même si le Mage lui assure vouloir se battre contre Sauron et lui promet qu’ils se connaissent depuis longtemps. Bizarrement, le Mage dit pourtant la vérité : il a bien fait de Nori et Poppy ses prisonnières, sauf qu’il souhaite bien qu’elles restent en vie. Il le prouve en… tuant un des geôliers, les hommes qui étaient à son service jusqu’ici.

Les deux hobbits sont choquées par ce Mage noir qui ne veut pas qu’on se souvienne de lui comme d’un être maléfique, mais qui n’hésite pas à faire le mal pour autant. Il prend mal ce renversement de situation et n’hésite pas à prouver qu’il est véritablement menaçant, finalement. Il détruit ainsi totalement le visage des hobbits sédentaires, sans que personne ne puisse y faire grand-chose. Certes, l’Etranger sauve Poppy, Nori ou la cheffe, mais bon, c’est quand même cher payé tout ça.

Nori reste pleine d’espoir et aide ce peuple à devenir un peuple nomade. Elle devient presque cheffe de clan, finalement, parce qu’elle a l’occasion de tout leur apprendre des voyages à faire. Cela signifie tout de même qu’il est temps pour elle de suivre sa propre route et de quitter son ami le Grand Elfe. Grand Elfe, Gandalf. On l’a tous cette fois. Wow.

La séparation entre eux est triste, il faut bien le reconnaître, mais j’espère que ça permettra aux différentes intrigues d’être mieux reliées et plus intéressantes en saison 3. En attendant, Gandalf (appelons un chat un chat) trouve son bâton. Il retourne alors chez Tom, pour souligner qu’il a bien compris que tout ceci n’était qu’un test pour voir s’il choisirait l’amitié plutôt que le pouvoir. Et puis, surtout, il peut à présent choisir son nom – ou plutôt son nom le choisit. Il sera appelé Gandalf. Et oui. Et oui.

Numénor

En parallèle, tout s’accélère à Numénor, encore. Maintenant que la nouvelle du retour de Sauron commence à se faire connaître, grâce à Pharazôn, la reine est déjà remise en question. Si peu de temps après avoir affirmé sa légitimité, oui. Il faut dire que Pharazôn n’a pas l’intention de lâcher le pouvoir. Il n’hésite pas à déclencher une véritable guerre civile, en affirmant que la reine a manipulé les forces de la mer grâce à Sauron.

C’est aussitôt l’enfer en ville : tous les Fidèles sont à nouveau considérés comme des traitres. La fille d’Elendil parvient à le prévenir juste à temps pour le sauver. Cela dit, lui veut une fois de plus partir avec Miriel, ne comprenant définitivement pas que les intentions de la reine sont de rester à Numénor quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coûte.

Avant le départ d’Elendil, elle lui offre tout de même une épée marquée de la flamme blanche. THE épée, quoi.

Eregion

Je pensais qu’on ne reverrai pas Eregion cette semaine, et pourtant si. On n’en voit que ce qu’il en reste et il ne reste malheureusement pas grand-chose. Il y a bien quelques elfes qui résistent parmi les ruines, mais l’invasion des Orques est terriblement efficace. Galadriel revient en ville pour sauver quelques réfugiées. Malheureusement, le tunnel a été découvert par les Orques entre temps, alors elle fait ça en vain.

Galadriel étant ce qu’elle est, elle parvient tout de même à négocier la liberté des autres elfes en promettant les neufs anneaux aux Orques. Elle est donc menée auprès d’Adar et la série nous révèle qu’en portant l’anneau de Galadriel, celui-ci a totalement changé. J’avais oublié ! C’est honteux. J’avais oublié qu’il était désormais en possession de l’anneau et qu’il avait laissé pour mort Arondir, le roi et Elrond. Pourtant…

L’anneau de Galadriel rajeunit complètement Adar. Il n’est plus gris, mais blanc. Malgré tout, il n’hésite pas à le rendre à Galadriel. Sans hésitation, il redevient tout gris pour faire une alliance avec Galadriel. Le but est qu’elfes et orques puissent s’unir pour mettre fin aux actions de Sauron. L’alliance est de très courte durée malheureusement.

En attendant, ce pauvre Celebrimbor est laissé aux mains de Sauron… et à ses flèches, surtout. Sauron le torture pour savoir où sont les anneaux, mais tout ce que Celebrimbor est prêt à lui dire, c’est que les anneaux sont loin. Jamais Sauron ne pourra les retrouver d’après lui, et ce n’est pas plus mal comme ça. Celebrimbor est prêt à se laisser mourir pour protéger son secret. C’est mal connaître Sauron : il connaît des moyens de le tenir en vie, évidemment. Ce serait trop simple autrement.

Par chance pour abréger ses souffrances, Celebrimbor connaît aussi les moyens de faire sortir de ses gonds Sauron. Il n’hésite pas à le faire pour se faire tuer plus vite, prédisant une fameuse trilogie à venir : il voit qu’un anneau causera la perte de Sauron et qu’il est désormais prisonnier des anneaux. Rien que ça.

Sauron fait ensuite face à un des orques, un des favoris d’Adar et entame la discussion avec lui. Mais pourquoi ? La conversation est calme et apaisée, permettant à Sauron de manipuler l’orque. Quand ce dernier revient soi-disant blessé auprès d’Adar, c’est juste pour le tuer. Et c’est sacrément frustrant. Je suis triste pour Adar : il passe l’alliance tant attendue avec Galadriel, tout ça pour que ça termine en meurtre par ceux qu’il considérait comme ses enfants.

Et surtout, c’est la merde : Galadriel se retrouve à proximité de Sauron. Il est si fort ce Seigneur des Ténèbres. Il ordonne qu’Eregion soit rasé et que tous les elfes soient tués, sans exception. Plus que ça, cependant, les orques détruisent tout ce qu’ils trouvent, même les archives les plus précieuses des elfes. La vision est cauchemardesque pour Elrond : on le force à voir les archives être brûlées. Sauron veut les chefs en vie, alors il peut survivre à tout ça et voir toute la sagesse des Elfes être perdue.

En parallèle de tout ça, Galadriel et Sauron en arrivent vite à se battre l’un et l’autre. La scène est incroyable et sacrément cool. Galadriel manie bien l’épée, mais ce qui me bluffe le plus ce sont les mouvements faits avec la couronne de Sauron. Et les illusions ! Sauron est un ennmi surpuissant et terrible : il prend l’apparence d’Halbrand pour empêcher Galadriel de lui faire du mal. Puis, il prend l’apparence de Galadriel elle-même. Puis celle de Celebrimbor. Bordel. On a vraiment envie que Galadriel soit capable de le tuer dès à présent, là, tout de suite. Sauron est incroyable. Galadriel aussi, néanmoins. Il lui laisse la porte ouverte, elle la claque sans hésiter. Elle mérite de gagner ce duel, mais elle finit avec la couronne de Sauron dans la poitrine. Une fois de plus, c’est une sacrée scène, une chorégraphie et wow.

Galadriel termine au sol, blessée à mort aux pieds de Sauron qui récupère les neufs anneaux. La victoire semble à portée de main plus que jamais pour Sauron, mais à Eregion, les choses prennent un tournant inattendu. Bien qu’en deuil, le prince Durin envoie en effet les nains combattre auprès des elfes à Eregion. Ouf.

Les nains prennent vite le dessus et les orques sont dépités, incapables de faire face. Ils doivent aussi subir la colère de Sauron, malheureusement pour eux. Celui-ci n’apprécie pas du tout la défaite qu’il est en train de subir : outre les nains, Galadriel a réussi à résister à son emprise. Plutôt que de lui donner son anneau elle a décidé de sauter d’une falaise avec ; n’hésitant pas à lui dire d’aller se guérir lui-même plutôt que de vouloir sauver la Terre du Milieu.

Heureusement, sa chute est amortie par un arbre. Elle est retrouvée au pied de celui-ci par Arondir, le roi et Elrond. Ils ont survécu, et Galadriel aussi. Bien sûr, elle est empoisonnée par Sauron et sa couronne des ténèbres, mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Elrond retrouve l’anneau de Galadriel à côté d’elle et il fait une croix sur ses idéaux pour mieux la soigner : il porte l’anneau. Galadriel peut ainsi se réveiller et découvrir qu’Elrond porte l’anneau. Il lui remet vite néanmoins.

Certes, Eregion est détruite, perdue à jamais – avec ses archives – et Sauron est plus fort que jamais… mais l’espoir peut renaître malgré tout. Enfin bon… Tout n’est pas rose du tout : le prince Durin découvre même que son titre de roi est remis en cause par son propre frère et par les autres chefs nains qui n’apprécient pas d’avoir dû payer de lourds tributs. Bref, les nains ne seront pas le soutien qu’ils aimeraient être pour les elfes… et ils ont sept anneaux à portée de mains.

Les elfes ? Il faut à présent choisir entre attaquer Sauron ou se retirer pour se préparer à un combat plus victorieux. Le roi demande à ses plus proches commandants et alliés, Galadriel, Arondir et Elrond, quoi faire. Tous les quatre se montrent donc aux elfes, Galadriel plus lumineuse que jamais dans la série, et le roi montre son épée à son peuple. Beau cliffhanger à Fondcombe.

Isildur

À force de ne pas le voir et comme il est si détaché de tout le reste, on oublie presque l’existence de Theo, mais pourtant l’ado insupportable est toujours là. Il débarque auprès d’Isildur, qu’on oublierait presque aussi. Cela dit, même si j’aime bien Isildur son intrigue est pour le moment complètement dérisoire à côté de tous les dramas en parallèle. C’est chouette de voir qu’il se réconcilie avec Theo et que ça termine en câlins entre eux, mais ça ne sert vraiment à rien cette affaire.

Je préfère encore le voir avec Estrid. Malgré la trahison, celle-ci est encore là, construisant à présent une maison avec son mari. Le problème, c’est qu’elle a pris conscience qu’elle n’est pas amoureuse de son mari : il est gentil, mais elle est amoureuse d’Isildur. Après, elle confond l’amour avec l’attirance sexuelle apparemment. Isildur aussi. Il lui propose aussitôt de venir avec lui à Numenor.

Malheureusement, Numenor n’est plus ce qu’il connait et aime : il le découvre bien vite, bien malgré lui. Le fils de Pharazôn débarque en effet dans le village et ne tarde pas à lui donner des nouvelles bien sombres. Elendil est un traître, Isildur n’aura pas de passe-droit. Quant aux villageois, ils sont désormais de vrais esclaves pour Numenor, uniquement chargés de ramener du bois.

Isildur repart donc pour Numénor, en laissant derrière lui Estrid qui fait partie des êtres inférieurs aux yeux du nouveau roi. Elle ne peut donc être amenée à Numénor. La pauvre. Sacrée trahison amoureuse que de la laisser avec son mari.

En bref

Les défauts restent les mêmes qu’en saison 1, avec des intrigues bien trop détachées les unes des autres. Je me sens forcé de commencer par ici, même si j’ai surtout envie de dire du bien de cette saison 2. Elle réussit à capitaliser sur ce qui a fonctionné dans la première et le fait bien, renforçant encore la narration épique et le sentiment d’une marche inexorable vers les trilogies de films que l’on connaît. D’ailleurs, je suis bien plus à fond devant la série que devant les films, en grande partie grâce à ses personnages, mais aussi parce que tout me semble plus évident et plus clair. Disons que j’ai l’impression de commencer par le début, quoi.

En attendant l’annonce officielle d’une saison 3, je me sens forcé de refaire un point rapide pour me remettre toute l’intrigue en tête dans deux ou trois ans : Celebrimbor a forgé les anneaux durant la saison 2 – il ne manque plus que l’anneau pour les gouverner tous. Il est tué par Sauron, qui s’est arrangé pour tuer Adar, récupérer ainsi les orques ET avoir les neuf anneaux des hommes. Les nains ont sept anneaux et le prince Durin est devenu roi, en voyant son père se faire tuer par le Balrog au cœur de Khazad-Dûm. D’autres clans de nains contestent ce roi illégitime à leurs yeux. Enfin, les elfes ont trois anneaux – le Roi, Galadriel et Cirdan à qui on accorde peu d’importance pour le moment ont chacun un anneau. Les elfes prennent la décision de rester en Terre du Milieu et de se battre.

En parallèle, à Numénor, la reine Miriel est détrônée par Phazarôn, qui l’accuse d’être alliée avec Sauron. Cela laisse Elendil en fuite alors qu’Isildur est sur le point de revenir pour constater que la cité de ses rêves est loin d’être aussi belle que dans son souvenir. Oh, et l’Etranger est bien Gandalf. Il s’est séparé désormais de Poppy et Nori, qui aident des hobbits à être à nouveau nomades… Sauf que ça, franchement, c’est l’intrigue dont je me passerais bien.

Je suis sûr que ça ne suffira pas dans deux ans à tout nous remettre en tête, mais écoutez, c’est déjà pas mal d’infos à assimiler pour une seule saison. Non mais quel plaisir cette série quand même !

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Les Anneaux de Pouvoir – S02E07 – Doomed to Die – 19/20

Quel épisode de fou. Plus d’une fois, j’ai regretté de ne pas le voir au cinéma tellement tout ça a désormais des allures de film grand écran. Le budget est toujours là, les deux ans d’attente sont récompensés et la saison est une vraie réussite rien que parce qu’elle a pu mener à un épisode si bien maîtrisé d’un bout à l’autre – écriture, effets spéciaux, acteurs. C’est vraiment chouette. Et énervant par certains aspects, mais le bon énervement.

Spoilers

Le siège d’Eregion commence.


There is a dearth of Elven heroes this night. It would be a pity to lose another.

Quoi de mieux pour bien commencer le week-end qu’un rattrapage en bonne et due forme d’un nouvel épisode de cette saison 2 ? En plus, j’attends beaucoup de celui-ci, parce que tout est en place pour que ça pète un bon coup et que ce soit dingue à suivre : Sauron a eu ce qu’il voulait, l’épisode précédent s’est fini par la promesse d’une guerre.

Celebrimbor

Aussi, le début de cet épisode est doublement étonnant : on nous dispense du générique et on suit Celebrimbor boire son thé en paix. Moi aussi pour la peine. Dans la paix totale d’Eregion, il nous forge des anneaux supplémentaires pour les hommes. Il y en a bien neuf, comme prévu… et il ne se doute pas un instant de la guerre qui fait rage à ses portes. Il est puissant ce Sauron tout de même.

Puissant, oui, mais pas tout-puissant non plus : Celebrimbor voit bien qu’il y a des détails qui déraillent. Il manque une pierre à son marteau, le reflet dans le miroir le reflète tel qu’il est vraiment… mais bon, il se laisse amadouer tout de même par Annatar. Il lui promet des anneaux, mais joue la montre tout de même. On sait qu’ils sont au complet, mais Sauron pense que non.

Pourtant, pour lui, le temps presse : Adar assiège la ville et la Forge. Si officiellement Sauron continue de dire que Celebrimbor ne veut pas contre-attaquer, il se rend compte que pour gagner du temps, il n’a pas le choix : il faut bien contre-attaquer. Sauron prend donc le commandement d’Eregion, s’attire les yeux doux de Mirdania de Celebrimbor et se prépare à un siège qui tourne mal. Il comprend vite le problème : Adar détourne finalement les catapultes vers les montagnes proches. Sa stratégie est évidente : bloquer la rivière qui protège la ville.

Ce faisant, il provoque un barrage qui affaiblit considérablement Eregion. Même Arondir est déprimé par ce qu’il voit, mais Celebrimbor continue de ne rien savoir. Il se doute tout de même de quelque chose, marquant ses bougies et observant une souris qui fait tout le temps le même trajet, en boucle, mais bon, le temps presse en vrai. Celebrimbor finit par confronter Annatar sur ce schéma qui se répète et les bougies qui ne se consument pas. Il est loin d’être aussi apaisé que prévu, et ça ne fait qu’empirer quand il brise un carreau et entend soudainement les cris de la ville en flammes.

Son paradis sympathique se brise en même temps que la vitre : Celebrimbor découvre soudainement qu’il a raté le siège. Les orques sont en effet en train de traverser la rivière et de se rapprocher dangereusement de la ville, malgré les excellents archers côté elfes. En vrai, comme en saison 1, cet épisode a un vrai look de film. La bataille n’a rien à envier aux productions grand écran (enfin, si, justement : le grand écran ; ça manque un peu).

Sauron libère donc Celebrimbor de son emprise, permettant au forgeron de découvrir avec horreur le champ de bataille devant lui et son stock de mithril… qui est en fait le sang de Sauron. Oui, ça y est, ENFIN, Celebrimbor a compris avoir affaire à Sauron. C’est terrible. En plus, il n’a le temps de prévenir personne qu’il se fait déjà assommé par un boulet de canon. Sympa cette bataille.

Si Celebrimbor fait tout pour prévenir les autres de ce qu’il s’est passé, il n’est pas bien convaincant quand il débarque comme un fou auprès de Mirdania pour lui dire qu’il était dans une prison de l’esprit. Sauron est bien trop fort pour lui : il s’est assuré pendant tout ce temps d’avoir la confiance totale de tous les elfes d’Eregion.

Celebrimbor peut bien dire tout ce qu’il veut, c’est peine perdue : Sauron utilise ses pouvoirs pour montrer à tous qu’il a du sang rouge, pas noir comme l’affirme le forgeron, mais aussi pour faire en sorte que Celembrimbor pousse Mirdania du haut de la muraille vers une fin atroce. La pauvre tombe donc pour mieux se faire abattre à coup de hache par un orque. C’est terrible. Je suis vraiment triste pour elle, même si je n’aimais que moyennement son personnage : c’est vraiment une fin horrible. Elle ne saura rien de la véritable cause de sa mort. Sauron l’aura manipulée pour mieux s’en débarrassée après l’avoir séduite pendant deux épisodes. Dur.

En tout cas, ça force Celebrimbor à travailler à nouveau avec Sauron, l’occasion pour le Forgeron de se rendre compte que Sauron ment tellement bien qu’il arrive à se convaincre et s’illusionner lui-même. Il profite d’un instant d’inattention de Sauron pour brûler les neuf anneaux – comme si. Cela ne fonctionne pas et force Celebrimbor a récupérer les anneaux. Pris de désespoir et forcé de s’enfuir pour échapper à Sauron, il doit alors se débarrasser de ses menottes. La seule solution qu’il trouve est de… se couper le pouce. Et bon appétit.

Malheureusement pour lui, il se fait assommer une deuxième fois par un boulet de canon et est récupéré par des elfes qui le pensent fous.

Elrond

Pendant ce temps, du côté des nains, le roi continue de vouloir reprendre la mine. Tant pis pour son fils et sa belle-fille : il sait ce qu’il veut, et c’est creuser. De manière inattendue, le chef de l’armée change alors de camp : il décide d’expliquer à Durin et Dina qu’il est désormais dans le même camp qu’eux. Si ça fait plaisir à Durin ce n’est rien par rapport à la bonne nouvelle qui suit : Elrond souhaite lui parler.

L’elfe bannit des terres des nains débarque en effet dans la montagne pour parler à son vieil ami, dont il découvre le plan de détrôner son père. Le timing ne l’arrange pas vraiment : Elrond aurait bien besoin de l’aide des nains pour renforcer les rangs de l’armée allant vers Eregion.

Il débarque juste après la mort de Mirdania et emmène toute une armée d’elfes pour s’en prendre aux orques. Il arrête toutefois de charger ses ennemis quand il découvre que Galadriel est prisonnière et menacée de mort par Adar en cas d’attaque. En vrai… Une vie pour toute une ville, et une guerre ? Eh, il aurait mieux fait de continuer de charger.

C’est justement ce que lui dit Galadriel quand Elrond prend le temps de s’attabler avec le chef des orques. En effet, Adar veut passer un marché avec Elrond : c’est facile de le deviner, ce qu’il veut, c’est l’anneau. Et en échange, il lui rend Galadriel. Adar insistant sur le fait qu’il a une armée plus grosse et plus de compétences qu’Elrond en stratégie militaire, le marché paraît alléchant. Seulement voilà, c’est mal connaître Elrond. Il fait le choix de sacrifier Galadriel, évidemment.

Il demande tout de même à dire adieu à Galadriel, qui accepte totalement le sacrifice et souhaite voir les elfes victorieux. Elrond nous fait alors le coup de la diversion en embrassant Galadriel… pour mieux lui donner quelque chose. Je m’attendais vraiment à ce que ce soit l’anneau, mais c’est en fait juste la broche qu’on venait de le voir retirer de son épaule. C’est très malin, tout ça. Il fallait bien lui laisser l’occasion de se sauver.

Elrond la quitte ensuite pour assurer à son second qu’ils sortiront victorieux de tout ça. Il sait que les nains vont venir leur prêter main forte. Le prince Durin est en effet en train de faire un discours pour motiver ses troupes au même moment, en leur expliquant le plan de Sauron : il joue sur leur cupidité pour les distraire des combats. À nouveau, ça donne envie de voir tout ça sur grand écran, surtout que les combats reprennent dans la forêt autour d’Eregion. Elfes et orques s’entretuent dans de jolies scènes de bataille – et Elrond s’énerve quand on égorge son cheval. Pauvre cheval – sa mort m’a provoqué la même réaction que celle de Mirdania, tout de même. Pauvre Mirdania, je ne la respecte pas. Elrond venge son cheval bien mieux que Mirdania ne le sera jamais, en plus.

Dans la bataille, on suit également une elfe asiatique, Rian. C’est chouette pour la représentation, je ne dis pas, mais ça aurait été cool de lui donner une réplique ou d’en faire un personnage pour de vrai. Entre ça et Mirdania qui se fait tuer bêtement, la série n’arrive pas à me convaincre tout à fait côté féminisme. OK, Rian a un prénom et quelques lignes de dialogues un peu après, mais elle se prend quinze flèches d’un coup dix secondes après. OK, super, elle est méga héroïque, se relève et lance LA flèche enflammée qui provoque une explosion de dingue dégommant plein d’elfes ; mais je suis vraiment énervé. C’est un personnage qui aurait pu être tellement intéressant, en vrai.

Galadriel

Par conséquent, Elrond fait de sacrés dégâts parmi les troupes d’Adar. Celui-ci perd peu à peu la confiance de ses troupes : il est censé les aimer, mais il les laisse se faire descendre. Eh, franchement, nous faire des scènes d’émotions de la part des orques, c’est inattendu cette série. Pour autant, j’aime bien ce que ça donne (enfin tant que la série n’en fait pas des caisses non plus comme avec la cérémonie d’incinération).

Adar s’en tire par un discours malhabile, juste avant de découvrir que Galadriel a pu s’échapper grâce à Elrond. Celle-ci est encore dans le camp, cherchant à dissimuler son visage comme elle peut dans des habits d’Orque. Elle est maligne, tout de même. Il lui faut tout de même l’aide inattendue d’Arondir pour avoir la vie sauve, hein. On pourrait croire qu’elle serait reconnaissante et ferait tout ce qu’il veut ensuite, mais non. Elle le détourne aussitôt de sa mission de se venger d’Adar, lui assurant qu’ils ont besoin d’héros comme lui. Franchement, c’est pas cool. La réplique est géniale, mais elle est vraiment égoïste, non ?

Bon peut-être qu’elle a raison. Elle débarque pile à temps à Eregion pour arrêter les elfes qui s’en prennent à Celebrimbor et lui assurent qu’il devrait rester dans sa tour. C’est chouette de sa part : elle a encore assez d’autorité pour convaincre tout le monde que Celebrimbor n’est pas fou – peut-être un peu trop vite d’ailleurs. Tout aussi vite (on a que huit épisodes après tout), Galadriel découvre donc le plan de Sauron et les neuf anneaux.

Elle veut aussitôt que Celebrimbor parte de la ville avec les anneaux, mais le forgeron regrette trop de s’être laissé manipuler par Annatar. Il avoue avoir toujours su qu’il avait affaire à Sauron au fond de lui et confie les neuf anneaux à Galadriel. Le but de celle-ci est donc de quitter à nouveau la ville et de s’enfuir le plus loin possible, tout en sauvant un max de gens. Namarie.

Celebrimbor, au contraire, reste un peu plus longtemps et a désormais pour rôle de retenir Sauron le plus longtemps possible. Du moins, c’est ce que j’en avais compris. Ces abrutis d’elfes prennent finalement la décision de confronter directement Sauron et de l’arrêter comme un vulgaire criminel. Ce n’est pas ce qu’il est : Sauron révèle une fois de plus l’étendue de ses pouvoirs. Je suis énervé. Celebrimbor est vraiment un abruti fini à ce stade : il regarde Sauron faire s’entretuer tous les gardes et se retrouve seul face à lui. Un cliffhanger un brin énervant (mais ce n’est rien par rapport à plein d’autres scènes).

Adar

Dans tout ça, Arondir a eu la bonne idée d’écouter Galadriel et de venir en Eregion pour aider les elfes à protéger la cité. Il fait bien : c’est depuis la muraille qu’il découvre qu’Adar a pris la décision de faire appel à un troll, rien que ça. Le géant débarque donc sur le champ de batailles et représente une vraie menace. Il ne doit absolument pas atteindre la muraille de la ville.

Tous les elfes présents font leur possible pour défendre la ville. J’ai beaucoup aimé la scène, d’autant qu’elle permet à Arondir d’avoir enfin une scène avec Elrond. En effet, les deux se croisent sur le chemin du troll. Les flèches d’Arondir ne lui font pas grand-chose, le piège tendu par Elrond ne fonctionne que partiellement, mais eh… Le Roi lui-même débarque alors pour les aider à venir au bout du Troll. C’était très chouette à voir comme scène. L’union des trois elfes permet certes de se débarrasser de cet ennemi redoutable, mais les orques ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Adar lance donc un nouvel assaut ensuite, et c’est celui qui sera le plus douloureux à suivre.

Le jour se lève et les nouvelles ne sont pas bonnes. Il ne reste pas beaucoup d’elfes. Certes, Elrond compte sur les nains, mais ceux-ci n’arrivent pas. À la place, c’est le second d’Elrond qui débarque pour lui annoncer que Khazad-Dûm vient de fermer ses portes. En effet, le prince Durin revient sur sa promesse, bien forcé : son père a pété un câble, s’en est pris à l’armée, à tué des nains et est retourné creuser. Dina était donc en danger, et toute la montagne avec. Durin fait le choix de sauver sa maison plutôt que son pote.

Cela peut se comprendre, mais la fin de cet épisode est ainsi teintée de désespoir : Arondir se fait transpercer par Adar (ils ne viennent quand même pas de le tuer là ?), le roi aussi, puis Elrond… a la vie sauve, mais uniquement parce qu’Adar préfère lui arracher l’anneau de Galadriel. Ouais, vraiment, c’est la merde. Et en plus, je suis sûr qu’on va rester coincé dans ces intrigues pour retourner auprès de Nori, Poppy et l’Etranger. Flemme. Allez, Isildur me manque après tout.

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