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Bienvenue sur le blog

Septembre m’a un peu échappé. Entre la reprise du boulot, les semaines trop remplies et les retards accumulés, je n’ai clairement pas tenu le rythme d’août. J’ai quand même réussi à publier autour de Lanterns, Resident Evil, Disneyland, sans oublier mes hebdos et quelques autres articles. Bref, le blog a continué à vivre malgré tout, et avec la rentrée séries qui commence enfin vraiment, j’espère qu’octobre me permettra de retrouver un peu d’élan (et de sommeil !).


Bingewatcher The Good Wife (S01)

Dix-sept ans après tout le monde, j’ai enfin commencé The Good Wife. Vingt-trois épisodes plus tard, j’ai compris pourquoi la série avait une telle longévité… malgré quelques juges insupportables, beaucoup trop de romance, il y a une addiction immédiate à Kalinda. Non, c’est pas que ça ?



Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E06 – FZZT – 19/20

Grosse attente autour de cet épisode 6 parce que je dis depuis des années que c’est vraiment avec lui que je suis tombé amoureux de Agents of S.H.I.E.L.D.. Jusque-là, je trouvais la série sympa, j’aimais déjà beaucoup les personnages et je lui pardonnais volontiers ses petits défauts de débutante. Avec FZZT, quelque chose change : l’équipe existe enfin vraiment, l’humour fonctionne parfaitement, l’intrigue est prenante et surtout, tout ce qui arrive compte parce qu’on commence à s’attacher énormément à ces personnages. Treize ans plus tard, le constat n’a pas beaucoup changé. C’est un solide 19/20 et je garde simplement le 20 pour plus tard parce que je sais très bien qu’il y aura encore mieux.

Spoilers 

Une série de morts provoquées par d’étranges décharges électriques pousse l’équipe à chercher un éventuel individu doté de pouvoirs.

You’re the hero.

Petite ambiance film d’horreur pour commencer, avec un groupe de scouts autour d’un feu de camp, une histoire de fantôme, un bruit étrange dans la forêt et soudain des objets qui commencent à léviter pendant que l’électricité crépite un peu partout. Le chef de groupe finit retrouvé suspendu dans les airs, complètement grillé de l’intérieur, et je trouve cette introduction étonnamment efficace. C’est assez inhabituel pour la série et beaucoup plus prenant que certaines des longues scènes d’ouverture des épisodes précédents. Pour une fois, le mystère donne immédiatement envie de comprendre ce qu’il vient de se passer.

Mais ce que j’aime surtout dès les scènes suivantes, c’est que l’épisode comprend enfin qu’il faut séparer un peu Fitz et Simmons pour leur permettre d’exister individuellement. Jemma s’occupe du bilan médical de Coulson, qui a demandé des examens sans vraiment vouloir expliquer pourquoi, tandis que Fitz travaille sur le Night-Night Gun avec Ward et commence à devenir davantage pote avec Skye. Ce sont des petites scènes qui n’ont l’air de rien mais qui font énormément de bien aux personnages. La santé de Coulson continue au passage son petit bonhomme de chemin comme fil rouge : pour l’instant, on ne remarque presque pas à quel point la série revient régulièrement dessus, mais en fait, c’est bien un fil rouge et ça s’inscrit dans le mystère : comment ça se fait qu’il soit en vie ?

Ward trouve son arme trop lourde d’une once et Fitz l’imite dès qu’il quitte la pièce, avant que Simmons ne débarque pour proposer sa propre imitation, sans le consulter. Skye rigole car ça confirme aussi ce qu’elle disait avant des liens entre eux, les trois font les idiots ensemble et se retrouvent ensuite à devoir garder leur sérieux quand Ward revient. C’est exactement ce qui manquait à l’équipe jusque-là : ils commencent enfin à avoir une vie ensemble entre deux missions ; leur amitié est bien dosée et j’en redemande. Le bracelet imposé à Skye dans l’épisode précédent n’a pas disparu non plus et elle explique qu’elle fait tout pour regagner la confiance de l’équipe au détour d’une réplique pleine d’humour sur ce que le bracelet mesure en permanence. Tout est très léger, mais l’alchimie et les intrigues qui reviennent d’épisode en épisode sont enfin là.

L’enquête les ramène vers le scout mort dans la forêt et l’Index est évidemment évoqué puisque l’équipe pense d’abord qu’une personne dotée de pouvoirs pourrait être responsable de ces décharges. Jemma examine le corps pendant que Fitz préfère rester à bonne distance parce que, non, il n’a pas peur, c’est juste que les cadavres sentent mauvais (un bon running gag de l’épisode qui permet aussi d’apprendre à connaître le perso). En s’approchant de la blessure, elle reçoit une minuscule décharge électrique. C’est un détail complètement anodin à ce stade et en même temps, n’importe qui ayant vu quelques séries produites par Whedon commence déjà à se dire que ça ne sent pas bon du tout.

Un deuxième phénomène électrique conduit Coulson, May et Ward jusqu’à une ferme où ils retrouvent un autre homme mort exactement de la même manière. Skye découvre que les deux victimes étaient pompiers volontaires dans la même caserne et qu’ils avaient tous les deux participé aux secours après la bataille de New York. L’épisode est vraiment hyper rythmé sur toute cette partie : une victime mène à la suivante, chaque découverte change légèrement la piste et on retrouve encore un lien très concret avec le MCU sans avoir besoin de faire débarquer Nick Fury toutes les semaines – c’est parfois artificiel, mais ici, je trouve que ça fonctionne.

La piste les conduit donc à la caserne, où Tony Diaz commence lui aussi à entendre cet étrange bourdonnement avant que des objets ne se mettent à flotter autour de lui. May retrouve alors un casque Chitauri ramené comme souvenir après New York. Les trois hommes l’avaient nettoyé quelques jours auparavant parce qu’ils pensaient retirer de la rouille, sauf que cette « rouille » était en réalité un organisme extraterrestre qui les a contaminés. Il n’y a donc ni super-vilain ni personne à affronter : simplement un virus venu d’ailleurs, transmis par le casque. Enfin, simplement… C’est peut-être pire ? Tout ça était bien avant le covid, les virus paraissaient encore rigolo.

Coulson comprend qu’il n’y a plus rien à faire pour Diaz et demande à tout le monde d’évacuer la caserne. Il reste pourtant avec lui quelques instants lorsque le pompier réalise qu’il va mourir. C’est une très belle scène, toute simple, qui approfondit mine de rien encore le mystère Coulson : quand Diaz lui demande comment il peut être aussi calme, Coulson lui explique qu’il est déjà mort. On lui a dit que ça n’avait duré que huit secondes, mais il sait que c’était plus long et il sait surtout qu’il était quelque part – quelque part de beau. Le pompier accepte alors beaucoup plus sereinement ce qui lui arrive avant de lui demander de partir. Ce fil rouge sur Coulson fonctionne vraiment bien parce qu’il avance par toutes petites touches : lui-même ne sait pas encore exactement ce qui lui est arrivé, mais il sait suffisamment de choses pour sentir que la version officielle ne colle pas complètement. Cet épisode nous dit bien que c’est un mystère qu’il va falloir percer.

Et là, après à peine la moitié de l’épisode, on pourrait presque croire que l’histoire est terminée. Le virus est identifié, les autres pompiers sont placés en quarantaine et le casque Chitauri doit être transporté vers le Sandbox, nouveau lieu du S.H.I.E.L.D. qui rejoint déjà l’Index dans la mythologie naissante de la série dont on en entendra beaucoup parler : c’est un centre de recherche spécialisé dans les matériaux dangereux et Coulson demande simplement à Simmons de trouver un remède au cas où d’autres pompiers auraient été contaminés.

Sauf que l’épisode n’a évidemment pas terminé de jouer avec nous : Jemma découvre avec enthousiasme que le virus peut passer d’une personne à une autre par décharge électrostatique. Elle est tellement heureuse de sa découverte qu’elle ne voit pas l’objet qui commence à léviter derrière elle. Coulson, si. Son visage change immédiatement et il recule avant de fermer les portes du laboratoire en lui disant qu’il est désolé. « Jemma ». Voilà, son prénom arrive pour la première fois dans la série il me semble et c’est précisément au moment où on apprend qu’elle risque de mourir. C’est aussi l’épisode qui la sépare bel et bien de Fitz en lui donnant son identité propre.

Le timing est affreux : elle estime avoir été contaminée environ 36 heures plus tôt par la décharge reçue auprès du premier cadavre et il ne lui reste désormais que deux heures à vivre. De quoi occuper les 20 minutes restantes, surtout que le Bus est en plein milieu de l’Atlantique et May ne peut pas les poser avant trois heures. Pire encore, lorsque Jemma arrivera au stade terminal, la décharge électromagnétique risque de faire tomber l’avion avec toute l’équipe à bord. C’est là que l’épisode devient particulièrement efficace parce qu’en 2013, on ne savait absolument pas encore ce dont cette série était capable avec ses personnages. Simmons n’était là que depuis six épisodes. Ils auraient pu la tuer et toute la série aurait été complètement différente derrière ; ça ne m’aurait pas choqué. Bref, j’y ai cru – et j’y crois encore quand je revois ce début de série.

Ce qui fonctionne surtout, c’est de voir la réaction de chacun maintenant que l’équipe commence enfin à être soudée. Ward explique à Skye qu’il préférerait avoir un ennemi à frapper parce qu’il saurait quoi faire ; face à un virus invisible, il ne peut simplement rien faire pour protéger les autres. Skye ne cherche plus à trahir qui que ce soit ou à contacter le Rising Tide : elle est juste terrifiée à l’idée de perdre Jemma. Coulson, lui, reçoit carrément l’ordre du S.H.I.E.L.D. de larguer la « cargaison contaminée » pour protéger le reste de l’avion et prétend tout simplement que la connexion passe mal avant de couper la communication. Il ne réfléchit même pas à la possibilité de sacrifier Simmons, ce qui est sympa mais n’en fait pas un bon leader en vrai.

Fitz reste évidemment avec elle derrière la vitre et les deux essaient d’abord de continuer comme si tout allait bien, jusqu’à finir par se disputer. Et c’est justement dans cette dispute que leur relation devient vraiment passionnante. Fitz lui reproche de l’avoir entraîné hors de leur laboratoire bien tranquille pour venir parcourir le monde à bord de cet avion ; Jemma lui rappelle qu’elle ne l’a jamais forcé à la suivre et qu’il avait besoin de sortir de sa zone de confort. On découvre au passage quelque chose d’important dans leur dynamique : c’est elle qui impulse le mouvement. Fitz est celui qui aurait pu rester éternellement à l’Académie, Jemma celle qui les a poussés vers le terrain. Ils fonctionnent ensemble depuis tellement longtemps qu’ils sont devenus indissociables, mais leur duo n’est pas aussi symétrique qu’il en avait l’air, et c’est important pour la suite de la série de pouvoir avoir deux personnages et pas un duo.

C’est en se disputant qu’ils trouvent la solution, comme toujours. Aucun humain n’a survécu au virus, mais le Chitauri qui portait le casque, lui, oui. Fitz récupère donc le casque dans la zone contaminée et, au lieu de simplement passer les échantillons à Jemma, entre carrément dans le laboratoire avec elle. Trop tard pour revenir en arrière : maintenant, ils vont trouver une solution ensemble ou ils risquent de mourir ensemble. C’est gnangnan et tout ce que vous voulez, je sais, mais il faut reconnaître que c’est sacrément efficace.

Le mélange entre humour et tragédie est parfait sur toute cette séquence. Ils continuent de se chamailler sur le fait qu’il s’agit d’un « antisérum » et certainement pas d’un vaccin alors que Simmons est à quelques minutes de la mort, simplement parce que c’est plus facile que de reconnaître qu’ils ont peur. Ils testent deux solutions qui échouent, puis une troisième sur leur dernière souris. Pendant quelques secondes, ils pensent avoir réussi… avant qu’elle se mette elle aussi à léviter.

Jemma comprend qu’ils ont perdu et demande simplement à Coulson de prévenir son père en premier, parce que sa mère supportera mieux la nouvelle si elle vient de lui. Elle garde une dignité tellement britannique jusque dans sa manière d’accepter sa mort que ça rend la scène encore pire ; que ça donne envie de lui faire un câlin et de trouver une solution. Fitz, lui, refuse totalement d’admettre la défaite et continue de vouloir recalibrer l’antisérum. Elle demande quelques instants seule avec lui, attend que les autres s’éloignent, s’excuse… et l’assomme avec un extincteur. WTF.

Fitz reprend connaissance et réalise que la troisième souris n’est finalement pas morte : c’est vraiment une solution simpliste et le coup de « la décharge l’avait seulement assommée » ne fonctionne pas (la souris lévite quand même). Cependant, ça fait le sel et le drama de l’épisode : l’antisérum fonctionne, sauf que Jemma a déjà ouvert la soute et se laisse tomber dans le vide pendant qu’il hurle derrière la vitre. Visuellement, toute cette séquence est d’ailleurs encore assez dingue pour une série network de 2013 : le Bus en plein ciel, Simmons qui tombe dans les nuages, Fitz qui court chercher le remède et un parachute pendant que le vent s’engouffre partout, Ward qui saute… franchement, ça tient toujours très bien et c’est pas si pire : des séries de 2026 font pire. En plus, faut en profiter : c’est super lumineux. Je n’oublie pas que l’équipe technique perdra toutes les ampoules en saison 2… Là, j’ai pu regarder cet épisode en journée sans problème.

Fitz est prêt à sauter lui-même alors qu’il n’a visiblement aucune idée de la manière dont on met correctement ce parachute – et pas le courage pour le faire. Ward arrive, comprend immédiatement la situation, lui prend l’antisérum et saute sans la moindre hésitation. Heureusement, d’ailleurs, parce que Fitz n’aurait pas réussi à rejoindre Jemma en chute libre, contrairement à Ward qui réussit à lui injecter le traitement puis ouvre le parachute juste avant l’océan.

Tout ce qui suit est beaucoup plus léger et c’est exactement ce qu’il faut. Coulson engueule Jemma pour son geste avant de lui avouer simplement qu’ils auraient détesté la perdre. Je trouve que ça ne suffit pas à révéler tout ce qu’il pense d’elle et tout le bien qu’elle leur apporte ; avec le recul, je le trouve particulièrement froid. De son côté, Ward lui fait croire qu’il est impressionné par son courage avant d’imiter lui-même la caricature que Fitz et Simmons faisaient de lui en début d’épisode, preuve qu’il avait évidemment compris qu’ils se moquaient de lui. C’est amusant comme tout et on nous sape toute cette joie ensuite puisque Skye débarque et se jette dans les bras de Jemma. Ce câlin me fait beaucoup trop plaisir : six épisodes et cette équipe est enfin devenue quelque chose qui ressemble à une famille ; mais ça donne presque envie de pleurer de les voir si émotifs. Et toujours si jeunes !

Coulson finit par avouer à May qu’il a lui-même demandé les analyses médicales. Tout est parfaitement normal sur le papier, mais il ne se sent pas normal et sait qu’il a changé depuis sa mort. May lui répond qu’on ne peut pas mourir, même quelques secondes, et revenir exactement pareil. La scène fonctionne déjà très bien pour Coulson, mais alors le Coulson/May commence quand même sérieusement à pointer le bout de son nez : ouvre ta chemise, coco. Eh, il y a une intimité et une familiarité entre eux qui n’existaient pas encore vraiment dans les premiers épisodes, et May est probablement la seule personne à laquelle il accepte de dire aussi clairement qu’il a peur de ce qui lui arrive.

Reste Fitz et Simmons, assis ensemble sur le lit du premier. Fitz essaie encore de lui expliquer qu’il aurait pu sauter lui-même, qu’il avait le remède, le parachute et tout le reste ; elle finit par lui demander de se taire. Ward a fait quelque chose d’incroyable, mais ce n’est pas Ward qui est resté derrière cette vitre avec elle, qui a continué à chercher quand elle avait abandonné et qui lui a donné de l’espoir. Petit bisou sur la joue, Fitz qui prend soudain conscience qu’il ressent peut-être deux ou trois choses qu’il n’avait pas prévues et générique. Aaaah, je les adore, j’ai envie d’enchaîner !

Bon, sinon, le cliffhanger est pas ouf. C’est presque anecdotique derrière tout ça de les voir au Sandbox : Blake (j’avais oublié que l’acteur jouait dans cette série, d’ailleurs, je ne le dis pas assez ; surtout qu’il est récurrent) reproche à Coulson d’avoir désobéi aux ordres et le menace de lui retirer son équipe s’il recommence. Coulson lui répond simplement qu’il aimerait bien les voir essayer. Pas le cliffhanger du siècle, mais après tout ce qui vient de se passer en quarante minutes, je crois que l’épisode avait déjà largement fait le boulot. En plus, ça apporte quand même une petite conclusion à l’intrigue secondaire de l’épisode sur la santé de Coulson.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Cette semaine sur le blog #6 : beaucoup de pas grand-chose

Salut les sériephiles,

Je vous annonçais la semaine dernière que je ne m’attendais pas à publier énormément et, ben… J’avais vu juste. Entre mon retour de Marseille beaucoup trop tard dimanche soir, le podcast mardi et des soirées bien remplies ensuite, j’ai surtout passé la semaine à essayer de faire rentrer tout ce que j’avais prévu dans mon emploi du temps. Et mine de rien, ça a plutôt fonctionné, même si les séries hebdomadaires ont clairement été les premières sacrifiées. Comme d’habitude, vous me direz.

Résultat : seulement quatre publications cette semaine, ce qui reste finalement pas si mal vu le peu de temps passé devant mon écran. Et surtout, j’ai enfin publié un article qui attendait depuis beaucoup trop longtemps dans mes brouillons.

Côté visionnage

Voilà, c’était bien pratique d’avoir des articles d’avance parce que bon, je n’étais pas chez moi de la semaine, ou presque. Autant dire que mes hebdos n’ont pas beaucoup avancé cette semaine, hein.

J’ai tout de même enfin pris le temps de publier mon bilan de la saison 2 de The Good Wife, alors que l’article était terminé depuis deux semaines et que je suis déjà en train d’écrire celui de la saison 3. J’ai encore englouti les 23 épisodes sans difficulté, avec une saison que j’ai trouvée meilleure que la première et toujours cette addiction à Kalinda… même si les scénaristes ont décidé de me faire regretter d’avoir demandé à en savoir plus sur elle. En vrai, je ne pense pas qu’elle restera mon perso préféré.

Côté blog

Septembre aura été beaucoup trop chargé, entre les séries, Disneyland, Marseille, les spectacles et tout le reste, alors il y avait largement de quoi remplir un article que vous aimez bien lire habituellement :

La semaine prochaine sur le blog…

Le problème, c’est que toutes les séries que je n’ai pas regardées cette semaine m’attendent toujours et qu’octobre a décidé d’en ajouter d’autres. Scrubs est de retour et Coven Academy est désormais disponible sur Disney+, donc je vais déjà essayer de trouver le temps de découvrir tout ça tout en rattrapant Lanterns, Last Seen et Line of Fire.

Pour les articles en dehors des critiques, on verra surtout ce que j’arrive réellement à écrire : je n’ai plus rien d’avance et la semaine à venir commence avec une petite dette de sommeil accumulée. Au-delà de ça, il va enfin être temps pour moi d’aller voir Céline (yes, on croise les doigts) et ça ne va pas arranger mes heures de sommeil. Quant au week-end, bon, Halloween est là, il n’est pas impossible que je fasse une infidélité à Disneyland Paris 🤫

En attendant, Main Street de nuit, c’est magnifique : bon début d’octobre !

Image à la une : affiche promotionnelle de The Good Wife
Photographie promotionnelle Scrubs / Photographie Main Street USA Disneyland Paris du 4/10/2026

Photographie

Bingewatcher The Good Wife (S02) : je voulais en savoir plus sur Kalinda, mais pas comme ça

Salut les sériephiles,

À la fin de mon bilan de la saison 1 de The Good Wife, à laquelle j’avais mis un solide 17/20, j’expliquais que j’avais surtout envie d’en apprendre davantage sur Kalinda, de voir ce que Cary allait donner maintenant qu’il était passé chez l’ennemi et que je me méfiais beaucoup d’Eli Gold. Autant dire que je n’ai pas eu besoin d’attendre longtemps pour obtenir des réponses…

Spoilers, bien évidemment !

En effet, pas besoin d’attendre : dès le 2×01, Eli supprime tranquillement le message vocal que Will laisse à Alicia. MAIS POURQUOI ? Je crois que c’est dès ce moment-là que j’ai compris que la saison allait encore réussir à m’avoir. Je n’aime toujours pas spécialement Will et Alicia ensemble, mais ce message supprimé est une excellente idée parce qu’il crée une frustration qui peut tenir sur plusieurs épisodes. Et surtout, pendant que je râle sur les intrigues amoureuses, The Good Wife continue de me balancer tout ce que j’aime autour : des affaires judiciaires, des coups politiques, des personnages secondaires qui reviennent et des cliffhangers suffisamment efficaces pour que Prime Video lance l’épisode suivant avant que j’aie décidé quoi que ce soit. Bref, oui : j’ai encore englouti 23 épisodes le mois dernier et il était temps que je vous en parle sur le blog.

Une saison 2 encore plus facile à binge-watcher

C’était l’une de mes réserves sur la première saison : aussi efficace soit The Good Wife, ça reste une série procédurale et enchaîner les affaires peut devenir répétitif. Cette saison 2 trouve justement plein de petites idées pour éviter ça : un dossier à résoudre en quelques heures, une enquête menée depuis les magnifiques salles d’écoute du FBI, un samedi entier pour trouver de quoi empêcher une exécution… Ce ne sont parfois que des variations de structure, mais elles suffisent à donner une énergie différente aux épisodes et j’ai beaucoup aimé ces épisodes spéciaux.

Et puis la série sait de mieux en mieux faire cohabiter ses affaires de la semaine et ses intrigues feuilletonnantes. Le 2×16 est probablement l’un des meilleurs exemples : Kalinda menacée par un grand jury, le vote des associés que l’on attend depuis plusieurs épisodes et Julius qui semble trahir tout le monde avant un dernier retournement… J’étais à fond, tout simplement. Toute cette guerre interne au cabinet m’intéresse moins, en revanche, et je n’ai pas adoré voir Diane envisager de partir ouvrir sa propre firme dès que les choses tournent mal avec Will. Heureusement, la série finit par se raviser et j’aime beaucoup mieux la retrouver lorsqu’elle cherche carrément à faire revenir Cary. Mine de rien, Diane a mis du temps à me convaincre en saison 1, mais elle est désormais complètement installée parmi les personnages que j’aime retrouver… Alors je ne veux pas qu’elle parte !

L’arrivée de Derrick permet aussi de bousculer un peu cet équilibre et, dans la continuité de ce que je regrettais en saison 1, d’apporter enfin un peu de diversité au casting principal du cabinet. J’ai beaucoup aimé son introduction et ce qu’il apporte au départ ; je suis plus déçu de le voir progressivement transformé en antagoniste, alors que j’aurais volontiers gardé le personnage plus longtemps.

Il semble pourtant être évacué définitivement, mais ça a le mérite de m’avoir surpris. En vrai, c’est peut-être ça qui me plaît le plus dans The Good Wife : elle a 23 épisodes et ne semble pas avoir besoin de choisir entre prendre son temps et faire avancer ses intrigues. Certaines histoires s’étalent pendant des semaines (même si je visionne ça en une soirée), d’autres reviennent après plusieurs épisodes et des personnages que je pensais presque oubliés réapparaissent. Ça donne un monde beaucoup plus vivant que celui de pas mal de séries actuelles qui ont huit épisodes pour raconter une histoire… Bref, je passe mon temps à taper sur les mini-saisons de toute manière, vous commencez à le savoir !

Kalinda, je voulais des réponses… pas souffrir ?

Kalinda reste évidemment mon personnage préféré et la saison commence exactement comme je l’espérais : en ajoutant encore quelques mystères. On apprend notamment que Kalinda n’est même pas son vrai prénom et l’arrivée de Blake semble enfin ouvrir une porte sur tout ce qu’elle cherche à cacher. Le problème, c’est que Blake m’a très rapidement soulé et qu’il est finalement une simple diversion.

Leur rivalité devient lourde, leur espèce de flirt encore davantage et je ne suis pas certain que Kalinda sorte toujours grandie de cette intrigue. Il faut quand même reconnaître que la voir défoncer une voiture dans le 2×04 était un bonheur absolu. Archie Panjabi a dû passer une bonne journée de tournage. Et au milieu de tout ça, on apprend aussi qu’elle a un mari. Un MARI. Comme si le faux prénom ne suffisait pas : à ce stade, chaque réponse sur Kalinda semble surtout ouvrir trois nouvelles questions et c’est frustrant de faire du surplace – voire de reculer, en fait.

En parallèle, j’aime énormément la place que Kalinda prend au cabinet. La confiance que Will lui accorde est totalement méritée et j’aurais pu regarder beaucoup plus de scènes de son amitié avec Alicia, justement parce qu’elle fonctionne sans que la série ait besoin d’en faire des tonnes. La fidélité d’Alicia envers elle lorsque Blake commence à foutre la merde est particulièrement chouette. Évidemment, c’était trop beau pour que ça dure.

Le cliffhanger du 2×17, qui révèle que Kalinda aurait couché avec Peter, m’a laissé sur le cul, tout simplement… puis m’a franchement énervé lorsque la série a confirmé l’information. Je n’y croyais pas quand ça a été évoqué. C’est typiquement le genre de twist que je n’aime pas : en repensant à la saison 1, je n’avais jamais senti cette gêne ou ce passé entre eux et j’ai eu l’impression qu’on ajoutait soudainement un énorme secret parce qu’il allait faire exploser la relation qui m’intéressait le plus (Alicia/Kalinda, donc). Et putain que ça marche malgré tout !

Toute la fin de saison devient immédiatement beaucoup plus tendue parce qu’on sait qu’Alicia finira par apprendre la vérité et que tout le monde essaie évidemment de la lui cacher – ce qui m’énerve aussi parce qu’elle ne sait JAMAIS RIEN, la pauvre : la trahison d’Eli passe sous silence, mais pas celle de Kalinda ?

Le 2×22 est particulièrement réussi : je souffre pour Kalinda, mais Alicia a totalement raison d’être furieuse et c’est presque réjouissant de la voir devenir franchement méchante avec elle. Kalinda a passé deux saisons à tout cacher à tout le monde ; à un moment, il faut bien que ça lui revienne dans la figure. Je ne peux pas lui pardonner d’avoir caché cette info à Alicia. Toute leur relation se fonde sur un mensonge, à quoi est-ce qu’elle jouait, en fait ? Autant elle a toujours eu plein de secrets, autant je trouve que celui-ci était abusé. J’ai l’impression que le but est simplement de gagner du temps en attendant d’en révéler davantage sur son passé.

La remarque de Will qui lui dit qu’elle devra un jour faire confiance à quelqu’un résume d’ailleurs parfaitement le problème. Je n’aime toujours pas beaucoup le twist de départ, mais j’adore tout ce que la série arrive à en faire derrière. Et voir Alicia obligée de demander malgré tout l’aide de Kalinda dans le final ? Évidemment que j’ai adoré..

Cary, toujours un franc succès

L’autre personnage que j’avais très envie de retrouver était Cary, désormais passé chez l’adversaire, et je n’ai pas été déçu. Il commence la saison avec une rage assez savoureuse et le voir utiliser par Peter contre Alicia tout ce qu’il a appris à Lockhart & Gardner est exactement ce que j’espérais.

Dans le 2×04, lorsqu’il ressort ce qu’il sait de la toute première affaire d’Alicia et de la manière dont elle avait utilisé Peter pour obtenir une information, j’étais ravi. Cary devient un adversaire redoutable parce qu’il connaît les méthodes du cabinet, mais aussi parce qu’il reste suffisamment proche de ses anciens collègues pour que toutes ses confrontations soient un peu plus compliquées qu’un simple « eux contre nous », surtout qu’il y a – là encore – Kalinda !

Je n’aurais vraiment pas pensé autant aimer leur relation – j’avais envie que Kalinda soit lesbienne, mais finalement, sa bisexualité est un vrai atout de la série. Leur flirt aurait facilement pu m’agacer – et il m’agace parfois, notamment parce que la saison 1 semblait l’avoir un peu évacué… Seulement voilà : leur dynamique fonctionne remarquablement bien. Kalinda le manipule, évidemment, parce que Kalinda manipule absolument tout le monde, mais Cary n’est plus seulement le jeune avocat au joli sourire qui m’agaçait en saison 1. Je crois que j’aime simplement le personnage maintenant.

Une campagne électorale qui fonctionne beaucoup trop bien

Sur le papier, la campagne de Peter était probablement l’intrigue qui m’intéressait le moins. Dans les faits, c’est devenu l’un des meilleurs fils rouges de la saison, parce qu’il y a les scandales, les manipulations, les coups bas, Amber et sa merveilleuse parodie chantée (typiquement campagne américaine, ça), le retour complètement inattendu de Becca et surtout l’arrivée de Wendy Scott-Carr, qui apporte immédiatement quelque chose à la course. Même Jackie finit par être un morceau assez savoureux de la série : dans le 2×21, elle se mêle encore de toute la vie de son fils tout en n’ayant évidemment pas toutes les informations. Elle m’agace prodigieusement… et en même temps, elle est tellement crédible en mère persuadée de savoir ce qui est bon pour Peter que ça fonctionne.

C’est quand même une très longue campagne et paradoxalement sa résolution me paraît presque expédiée après tout ce temps passé dessus. Cela dit, si j’ai eu l’impression de suivre une vraie campagne interminable, c’est probablement que la série avait réussi son coup.

Le plus amusant est que je ne suis politiquement pas spécialement du côté de Peter. Certaines positions défendues au détour des épisodes m’ont même fait lever un sourcil très haut, notamment lorsqu’on touche au conflit israélo-palestinien. J’aime justement qu’Alicia reste beaucoup plus difficile à enfermer politiquement et qu’elle puisse, au cabinet, agir à l’encontre de ce que la campagne de son mari essaie de vendre. Grace elle-même n’est pas toujours sur la ligne de son père, même si toute son intrigue autour de la religion me semble parfois sortir du grand manuel de la série CBS américaine. Autrement dit, c’est lourd.

Malheureusement, Peter disparaît étonnamment beaucoup à mesure que la saison avance. Il gagne l’élection et j’ai presque eu l’impression que Chris Noth avait lui-même gagné le droit de rater plusieurs semaines de tournage. Je n’ai volontairement pas cherché pourquoi parce que je refuse de me spoiler quoi que ce soit, mais c’est assez frappant sur une intrigue qui était censée être l’un des principaux fils rouges. Je suppose qu’il a eu un rôle ailleurs et tournait en parallèle ? C’est vraiment étonnant comme construction de saison ; mais en même temps, ça reste terriblement efficace (surtout en bingewatching : il n’est jamais absent trop longtemps comme ça).

Alicia prend le contrôle – sauf de sa vie amoureuse

Alicia, de son côté, a gagné une confiance assez impressionnante depuis le début de la série. Son face-à-face avec le juge dès le 2×01 est formidable parce qu’on mesure immédiatement tout le chemin parcouru depuis la femme qui reprenait timidement son métier dans le pilote. Dans sa vie privée, c’est évidemment plus compliqué. Sa relation avec Peter m’intéresse davantage que pendant la première saison, même si je trouve toujours qu’elle lui pardonne énormément sans que la série explore suffisamment pourquoi elle accepte tout ça.

L’arrivée de son frère apporte heureusement un éclairage beaucoup plus intéressant sur ses choix et j’ai énormément aimé leurs échanges. Le petit frère est là pour aider sa soeur à suivre le bon chemin, même si ce chemin n’est pas toujours celui qu’on attend de l’épouse modèle – tout simplement parce que l’épouse modèle, elle n’est pas épanouie si elle suit toutes les injonctions de la société.

J’aime aussi beaucoup l’évolution de sa relation avec Eli tout au long de la saison. Une espèce d’amitié se dessine progressivement entre eux et ça fonctionne étonnamment bien… Le message supprimé par Eli en début de saison est une excellente idée pour retarder un peu Alicia/Will autrement, surtout que ces deux là, bon… Je souffle fort. Le retour de cette intrigue dans le 2×08 et son cliffhanger fonctionnent parfaitement. Tout ce qui suit me confirme pourtant que je ne suis toujours pas spécialement investi dans ce couple. Dans le 2×14, ils se comportent littéralement comme deux adolescents et j’ai parfois envie de leur confisquer leur téléphone jusqu’à ce qu’ils soient capables de communiquer normalement.

Will m’intéresse d’ailleurs davantage lorsqu’il est loin d’Alicia. Sa relation avec Tammy – que je continue d’appeler Ava de Grey’s Anatomy dans ma tête et en qui je suis donc génétiquement incapable d’avoir confiance – m’a finalement plutôt plu. Elle est détachée, leur relation est bizarre et ça fonctionne mieux sur moi que le grand amour contrarié que la série essaie de me vendre à côté. Il faut pourtant m’y faire, parce qu’on va explorer cette facette en saison 3, c’est désormais certain.

Ça continue d’être le festival des guests

Autre bonheur intact : regarder The Good Wife quinze ans après tout le monde transforme toujours chaque épisode en jeu de « MAIS JE LE CONNAIS, LUI ».

Cristin Milioti apparaît dès le premier épisode, Emily Kinney est encore toute jeune, America Ferrera débarque dans une intrigue autour d’une jeune femme sans papiers et elle est évidemment excellente, John Glover passe par là, Kelli Giddish arrive en toute fin de saison et je continue de retrouver des têtes connues à peu près partout. Sans compter les personnages récurrents : Louis Canning, Bishop, Nancy Crozier et évidemment Patti Nyholm, dont chaque apparition continue de me faire rire.

On retrouve également Lily Rabe en journaliste acharnée, Ken Leung (Miles de Lost dans ma tête, pour toujours) et même Quentin de The Magicians (regardez cette série, elle est incroyable). À ce stade, j’attends presque de voir qui ne va PAS apparaître dans la série.

J’aime d’ailleurs énormément que la série ne se contente pas d’empiler les guests mais fasse revenir ses personnages secondaires. Même Becca, que je ne pouvais plus voir en saison 1, m’amuse maintenant tellement elle est complètement allumée. Le monde de la série se construit petit à petit et je commence à avoir ce plaisir très particulier des séries longues où une tête apparue dix épisodes plus tôt revient soudainement et où je sais immédiatement à quoi m’attendre. Il y a aussi, bien évidemment, la mort de Stern dans le 2×19, que je n’avais franchement pas vue venir. Déjà que je n’avais jamais énormément accroché au personnage, la surprise devient encore plus étrange lorsqu’on découvre ensuite qui met la main sur son cabinet…

Et ce final, alors ?

Après avoir passé une bonne partie de la saison à dire que Will et Alicia m’agaçaient, il fallait évidemment que le final termine là-dessus. J’en suis ravi, vous vous doutez bien. Peter est dehors, Alicia a explosé après avoir appris la vérité sur Kalinda et Will et elle finissent par se retrouver dans un hôtel où une nuit coûte apparemment 7800 dollars. Normal. J’ai ri tellement c’est abusé. Tous les obstacles possibles s’accumulent avant cette scène d’ascenseur sur Mika et… bon sang, elle fonctionne, cette scène. Ce n’est même pas tellement le couple qui m’intéresse. C’est Alicia.

Depuis le début, toute la série repose sur cette image de la « good wife », celle qui reste à côté de son mari malgré le scandale, qui tente de reconstruire sa famille, qui garde le contrôle et fait ce qu’on attend d’elle. Pourtant, et pour une nuit au moins, elle fait exactement ce qu’elle veut et tant pis pour l’image, Peter, les convenances et même mon absence totale d’intérêt pour Will/Alicia.

Je ne pensais vraiment pas écrire ça après avoir passé deux saisons à râler sur leur relation, mais cette scène d’ascenseur est superbe et va me rester longtemps en tête (je peux même le confirmer maintenant que je publie l’article parce que ça fait quelques semaines que j’ai écrit ça et c’est encore le cas – autant le cliff de la saison 1 a vite été éclipsé dans ma tête, autant cette scène superbe de l’ascenseur m’est restée en tête).

Je passe mon temps à saigner à nouveau cette chanson – qu’est-ce que j’aime cet album de toute manière.

En bref : encore meilleure, donc 18/20

Je trouvais déjà la saison 1 incroyablement facile à binge-watcher et la deuxième fait encore mieux. Les affaires sont plus variées, les personnages secondaires ont désormais suffisamment d’histoire pour enrichir chaque retour et les fils rouges se mélangent beaucoup mieux au procedural. Même la campagne de Peter, dont je n’attendais franchement pas grand-chose, a réussi à me tenir pendant quasiment toute la saison.

Tout n’est pas parfait. Blake m’a gonflé, les guerres internes au cabinet m’intéressent beaucoup moins que les personnages eux-mêmes, Grace et la religion peuvent être franchement lourdingues et je continue de râler dès que Will et Alicia se regardent un peu trop longtemps. Surtout, je ne suis toujours pas convaincu par l’idée d’avoir fait coucher Kalinda et Peter avant le début de la série.

Cependant, le fait que ce twist que je déteste produise certains des épisodes que j’ai préférés cette saison résume finalement assez bien The Good Wife. Je peux râler autant que je veux : à la fin du 2×23, ma seule véritable question était de savoir à quelle vitesse j’allais lancer le 3×01 (une nuit et une journée de taf plus tard, en vrai).

Et vous, sans me spoiler la suite : à la fin de cette saison 2, vous étiez plutôt du côté d’Alicia ou de Kalinda ?

Mes derniers coups de… #54

Salut les sériephiles,

Je crois bien que septembre s’est étalé sur cinq semaines alors voilà, c’est déjà l’heure de faire le poing (jeu de mots, c’est technique : vous l’avez ?), même si on est le 1e octobre. Ah, octobre. C’est reparti pour l’automne et Halloween, c’est vraiment ma période préférée et il faut au moins ça pour se satisfair face à ces horribles couchers de soleil qui interviennent de plus en plus tôt. Après, ça m’arrange pour mon spectacle nocturne de ce soir cela dit.

Allez, trêve de blabla, il est temps de faire le point sur mes derniers…

Coup de cœur : Cela peut surprendre, mais je vais opter pour la sortie de Threshing Day de Rebecca Yarros. Oui, oui, un recueil de nouvelles qui se déroule dans l’univers de la saga Fourth Wing. Je n’en ai pas beaucoup parlé ici, mais je l’ai dévorée en deux mois cette saga (ouais, je bossais, j’ai pris mon temps et c’était en anglais, quoi). Encore des bouquins plein de sexe pour rien, en vrai, mais à part ça, je me suis retrouvé embarqué sans rien demander dans cet univers plein de dragons et de vocabulaire technique bien à lui. Et puis… plus rien. J’attends impatiemment la sortie du tome suivant, alors quand j’ai reçu un mail pour me dire qu’un recueil de nouvelles était dispo il y a deux jours, je me suis possiblement jeté dessus. J’aurais bien été capable d’y passer une nuit blanche pour le dévorer si j’avais eu le temps de faire ça, mais mon emploi du temps actuel n’est pas vraiment compatible avec ce genre de décision. Peu importe : après ma panne de lecture de ces derniers mois, j’ai au moins retrouvé très vite l’envie de lire et ça fait du bien. En vrai, j’adore le concept : on suit la cérémonie de treize personnages de la saga qui vont être choisi par leur dragon. Je n’en suis qu’au début, mais j’ai retrouvé mes repères avec cet univers beaucoup plus vite que je ne le pensais !

Coup de mou : Je vais faire mon vieux deux minutes, mais la météo, sérieusement ? J’ai passé le week-end à Marseille avec du soleil et du temps à la plage, mardi il faisait encore 33 degrés dans ma salle au boulot et, dès le lendemain (hier, donc), je suis arrivé complètement trempé parce qu’il pleuvait comme si on avait sauté trois saisons en une nuit. Je sais qu’on arrive en octobre, mais la transition aurait pu être un tout petit peu moins brutale.

Coup de poing : Hier soir, je me suis rendu au cinéma pour voir le film (français !) d’horreur Kraken. Si je n’ai pas accroché du tout au scénario (les téléphones ne captent pas mais eh détournons l’attention du méchant avec une sonnerie de téléphone ?) et aux longueurs (en début de film surtout, mais aussi pour certains jumpscare prévisibles), j’ai adoré les scènes qui versaient davantage dans le sanglant et le brutal. Eh, c’était pas sur mon bingo du mois de retrouver une ancienne actrice de Plus belle la vie en train de se moquer de la série (sort of, mais qu’est-ce que j’ai souri) et de se défoncer en donnant de tels coups. Bien joué, Manon Bresch. Elle n’est pas la seule à donner de sa sueur, ses cris et ses poings dans ce film, il y a franchement de très bonnes scènes parfaites pour se préparer à Halloween. Pas un incontournable, mais ça vaut le coup d’œil.

Coup de blues : Je n’ai déjà plus aucun article d’avance sur le blog. Je pensais pourtant avoir plutôt bien préparé la rentrée, avec plusieurs articles écrits ou au moins bien avancés pendant l’été, mais il aura suffi de quelques semaines un peu trop remplies pour tout écouler. Résultat : me voilà déjà à sec. On fera avec, je suppose.

Coup de barre : Mon retour de week-end à Marseille dimanche soir m’a tout simplement achevé. Le week-end était vraiment au top, avec notamment le gros plaisir de pouvoir encore profiter de la plage et du soleil deux jours de suite à la fin du mois de septembre, mais la SNCF a décidé de prolonger l’expérience beaucoup plus tard que prévu. À leur décharge, il y avait un incendie aux bords des voies, mais la communication a été particulièrement désastreuse sur place. Je suis finalement rentré chez moi vers 3 h du matin dans la nuit de dimanche à lundi, ce qui n’était pas exactement la meilleure façon de commencer une nouvelle semaine de boulot, on va dire. Bref, je suis éclaté pour la semaine entière, je pense.

Coup de vieux : Ma filleule m’envoie maintenant des messages depuis son propre portable. Jusque-là, bon, pourquoi pas vous me direz, mais c’est qu’elle a un portable et qu’elle est au COLLEGE. Elle a l’âge de mes élèves, eh, ça fait trop bizarre. Je suis vieux, que voulez-vous ?

Coup de bol : Je ne sais pas vraiment comment j’ai réussi ce miracle, mais tout mon planning de ces derniers jours s’est finalement emboîté presque parfaitement (le presque, c’est la SNCF d’une part et la météo de l’autre, avec quelques tracas administratifs à régler hier aprèm, histoire d’en ajouter une couche). Cela dit, même si je ne suis pas à jour dans mes hebdos, je suis franchement content de mon planning. Le merveilleux emploi du temps au boulot, le podcast, les spectacles, Marseille et les articles à publier, c’est un sacré rythme. Et pourtant, à quelques retards près, j’ai réussi à faire tout ce que j’avais prévu sans devoir renoncer à grand-chose – ou sans avoir l’impression de sacrifier des trucs essentiels. Vu l’état de mon agenda en regardant la semaine arriver, je n’aurais franchement pas parié dessus.

Coup de gueule : Vous avez dû le sentir venir plus haut, mais la SNCF, évidemment !, est destinataire de mon coup de gueule du mois. Même si je vais être obligé de modérer un peu mon coup de gueule puisque je vais être partiellement remboursé et qu’ils ont pris en charge le taxi pour rentrer chez moi, je trouve quand même que le traitement des gens laissés à l’abandon en gare laisse franchement à désirer. Les infos débarquent vraiment au compte-goutte, après plusieurs heures parfois. Certes, je râle beaucoup moins que je ne le pourrais car c’est une galère qui finit par participer au financement d’un prochain voyage (la SNCF rembourse une partie du billet en bon d’achat), mais ça n’enlève quand même pas le fait que j’aurais préféré terminer mon week-end à Marseille autrement qu’en rentrant à trois heures du mat’. Et bien sûr, ça m’a empêché de regarder Lanterns lundi. De quoi exploser comme dans ce gif, donc.

Coup de tête : Aller à Disneyland Paris jeudi dernier alors que mon planning de la semaine était déjà complètement absurde, c’était vraiment quelque chose. Il y avait probablement plein de bonnes raisons de rentrer tranquillement chez moi après le boulot, mais visiblement aucune n’était assez convaincante face à l’idée d’aller faire un tour sur le parc. J’avais besoin de voir où en étaient les préparatifs d’Halloween, après tout, c’est donc tout à fait légitime.

À Disneyland Paris, Halloween 2026 est déjà presque là

Salut les sériephiles, Dimanche, je vous expliquais que j’allais devoir survivre une dizaine de jours sans Disneyland Paris avant de pouvoir découvrir le Festival Halloween. Nous sommes vendredi et je suis retourné à Disneyland Paris… Hier soir. Fin, il est minuit, donc ce soir en fait. Oups. Les photos de l’article datent de septembre 2026,…

Coup tordu : L’article sur la saison 2 de The Good Wife est prêt depuis deux semaines. Entièrement prêt. Il ne me reste littéralement qu’à le mettre en page sur le blog, c’est-à-dire le relire pour les coquilles et ajouter les quelques photos habituelles avant de cliquer sur publier. C’est trois fois rien, mais c’est quand même l’affaire d’une vingtaine de minutes, plus si ça se met à buguer à cause de la longueur de l’article. Et évidemment, comme je manque de temps en ce moment, c’est précisément le genre de truc que je procrastine. Résultat : je continue à avancer dans la série pendant que l’article, lui, attend toujours sagement que je daigne m’occuper de lui. J’en suis donc à rédiger l’article sur la saison 3 avant de publier celui sur la 2. Un peu tordu comme je sais le faire, quoi.

Coup de pub : Hilary Duff va faire un concert en France ! C’est pour le mois de mai prochain et je l’ai vu dès qu’elle l’a annoncé sur Instagram. J’attendais un peu que ça arrive. Je savais que les ventes arrivaient en cette fin de semaine (demain, en vrai), mais je ne pensais pas forcément finir ma soirée de podcast mardi à essayer de récupérer une place en prévente alors qu’il était minuit. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé et j’ai réussi à avoir une place ! Après toutes ces années à attendre son retour musical, à dévorer Younger, à supporter How I met your father et espérer une vraie tournée internationale ensuite, je vais donc enfin la voir sur scène et rien que cette idée me fait déjà énormément plaisir.

Coup de grâce : Le retour de Scrubs, qui réussit à me prendre par surprise alors que je savais parfaitement qu’il arrivait. J’attendais cette reprise depuis des mois, j’avais la date en tête et pourtant septembre est passé tellement vite que j’ai découvert un peu violemment tout à l’heure (hum, j’écris ça hier soir) que les épisodes débarquaient… alors que j’ai déjà quelques hebdos en retard. Oups. Entre ça et Coven Academy, je sens que mon planning télé ne va pas spécialement s’alléger en octobre.

Bref, on va dire que ça fera de bons articles à parcourir pour vous dans les prochaines semaines – du moins j’espère qu’ils seront bons ! En attendant, bon début de mois d’octobre !