Salut les sériephiles, Il y a deux ans, je vous racontais ma découverte du Parc de l’Étrange, une promenade nocturne organisée pour Halloween dans le parc de Saint-Cloud. J’en étais ressorti plutôt content et, malgré… Plus
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Septembre m’a un peu échappé. Entre la reprise du boulot, les semaines trop remplies et les retards accumulés, je n’ai clairement pas tenu le rythme d’août. J’ai quand même réussi à publier autour de Lanterns, Resident Evil, Disneyland, sans oublier mes hebdos et quelques autres articles. Bref, le blog a continué à vivre malgré tout, et avec la rentrée séries qui commence enfin vraiment, j’espère qu’octobre me permettra de retrouver un peu d’élan (et de sommeil !).
Bingewatcher The Good Wife (S02) : je voulais en savoir plus sur Kalinda, mais pas comme ça
À la fin de mon bilan de la saison 1 de The Good Wife, à laquelle j’avais mis un solide 17/20, j’expliquais que j’avais surtout envie d’en apprendre davantage sur Kalinda, de voir ce que Cary allait devenir et que je me méfiais beaucoup d’Eli Gold. Autant dire que je n’ai pas eu besoin d’attendre…
À ne pas manquer sur le blog…
Last Seen – S01E06 – The Choice – 16/20
La conclusion de la série est plutôt réussie puisqu’elle choisit la voie du réalisme (façon de parler) plutôt que de vouloir absolument fournir ce qu’on a envie de voir. Je n’en dis pas plus pour ne pas trop spoiler. J’ai beaucoup aimé l’ensemble, il y a de belles prestations d’acteurs, l’écriture est cohérente dans l’ensemble et oui, il y a des choix qui sont agaçants et peut-être quelques moments expéditifs, mais… ça se tient.
Spoilers
Il est temps de boucler la boucle.
I think she was okay.
L’épisode commence de manière surprenante : Debbie est emmenée par les flics à la ferme d’Henry et Jenna. On lui permet de faire le tour de leurs affaires et de découvrir la chambre que sa fille a occupé pendant toutes ces années. Elle a la réaction la plus étrange du monde : penser que sa fille était bien dans la ferme. Soit.
En parallèle, la police apprend qu’il y a eu des coups de feu du côté des AA. Ils mènent l’enquête en se doutant bien que tout cela peut concerner Ian. Nous, on sait qu’il a tiré en l’air, mais la police retrouve juste une douille et s’inquiète de ce qui a pu arriver à Donnie. C’est d’autant plus vrai que Deano révèle à la police ce qu’il sait. La police a quand même un coup de retard sur cette enquête et, en vrai, j’aime bien, ça donne un petit côté réaliste : ils respectent les lois et ne peuvent pas en savoir autant qu’un type en roue libre.
De son côté, Sarah s’énerve contre un arbre à qui elle demande si sa mère va survivre. Elle devrait me faire de la peine à s’inquiéter pour Jenna, mais le fait qu’elle choisisse Henry me frustre. C’est pourtant logique de choisir l’homme qui l’a élevée, mais c’est tellement agaçant ! Nous la voyons monter à nouveau dans la voiture d’Henry, qui lui explique que même si Jenna est blessée, son père pourra la sauver. Ouep, Henry retourne dans la secte de son père qui, apparemment, est aussi guérisseur à ses heures perdues. C’est un super gourou, en fait. Il n’est pas bien malin, Henry, car c’est hyper prévisible et, en plus, il s’arrête en chemin à une station-service.
Il a les fringues pleines de sang, mais personne ne semble s’en soucier. Ian, lui, a un peu d’avance sur la police, au moins. Il est en voiture avec Donnie, qu’il menace toujours de son flingue malgré sa blessure à l’épaule qui s’est rouverte. En se renseignant sur celle-ci, Donnie apprend que Jenna est blessée et s’inquiète, mais bon, je ne comprends pas comment il peut se dire que c’est OK de demander de ses nouvelles. Franchement, le type a refusé de l’aider alors qu’il savait que sa fille était kidnappée par son frère, il n’a pas honte.
Donnie se rattrape dans la suite de l’épisode, cependant : il accepte de rester avec Ian et le fait davantage de son plein gré. En effet, Sarah les voit arriver et sort de la voiture, avec sa robe blanche couverte de sang. Ian l’aperçoit depuis l’intérieur de la station-service où il s’est aussi arrêté. Il essaie bien de la rattraper, mais Henry l’a vu suffisamment tôt pour retourner à la voiture en premier. Il peut donc démarrer avec Jenna, toujours mourante, et Sarah sans que Ian ne parvienne à les stopper. C’est un brin frustrant.
Pour ne rien arranger, les clients de la station-service se range plutôt du côté d’Henry : ils voient le flingue de Ian qui tombe au sol et son attitude cheloue. Pour autant, Donnie monte en voiture avec Ian et continue de lui indiquer le chemin. Voyant que la blessure d’Ian empire, il lui propose de le soigner. La scène est belle et permet des explications, à défaut de réconciliations. Comme prévu, Donnie a appris l’accident du poulailler et peut l’expliquer à Ian : cela aurait été plus prenant si on n’avait pas vu la scène – et suffisant pour comprendre ce qu’il s’était passé sans se taper un épisode flashback.
Ian refuse de pardonner à Donnie ou à Henry, ce qui est plutôt logique. C’est impardonnable. On peut comprendre ce qui l’a motivé à agir, mais certainement pas le pardonner ou s’apitoyer sur son sort. Donnie finit par dire à Ian où se rend Henry, et de manière logique, Ian décide de l’abandonner sur le bord de la route pour continuer seul son chemin. Je ne sais pas si c’est la meilleure idée, surtout que la police remonte à son tour la piste de la secte et sait où se rendre.
Pendant ce temps, Henry arrive enfin chez son père (rassuré de voir que la police n’est pas encore à ses trousses) et se rend compte que la communauté a bien changé. Démantelée en 2017, il y a désormais moins de monde à la secte. Le grand-père est toujours là ; cependant, il ne peut pas faire grand-chose pour Jenna : celle-ci est morte à l’arrière de la voiture pendant qu’Henry conduisait. J’ai de la peine, mais uniquement pour Mags qui perd la seule maman dont elle se souvienne. C’est dur, surtout qu’elle croyait encore son « père ».
Il est temps pour elle de le confronter et d’enfin comprendre la vérité : elle continue d’avoir du mal à accepter l’idée que sa famille n’est pas sa famille, pourtant, quand Henry crache le morceau sur la vraie Sarah enterrée dans la ferme, Mags demande à en savoir plus sur Ian et Deb. Il serait temps d’y penser. Comment Henry et Jenna ont pu vivre tant d’années avec ce secret ? L’être humain est fascinant dans sa capacité à refuser de voir la vérité en face, tout de même.
Henry continue de dire être le vrai père de Mags, mais cette dernière commence à comprendre que sa vie est un mensonge. Elle le sous-entend même à son grand-père quand elle est mise à l’écart par la communauté qui se prépare à accueillir Ian à coup de flingues. Cela me blase un peu. C’est tellement des américains alors qu’on est en Australie ?! Comment ça, ils ont tous des flingues ?
Sarah/Mags s’inquiète pour Ian et décide de s’échapper pour le prévenir qu’il est sur le point de se faire tirer dessus. C’est terrible parce qu’Henry se rend compte que son père n’en a rien à foutre : même si Sarah se rapproche fortement d’Ian, il n’hésite pas à tirer, quitte à tuer au passage sa petite fille. Il se justifie en disant que Ian est un problème pour la secte ? Non mais sérieux !
Bon, Sarah survit évidemment et a même l’occasion de papoter avec son père biologique, histoire de lui dire qu’elle se souvient du jeu qu’il lui a filé il y a quelques épisodes. J’aime bien l’idée de ces retrouvailles, mais il me semble que le moment choisi n’est vraiment pas le bon du tout. C’est ridicule, en fait. Ils sont cernés et d’autres types veulent les tuer.
Ian réussit à en neutraliser un, Sarah/Mags réussit… à se faire kidnapper, encore. Cette fois, c’est son grand-père qui la prend en otage en se disant que ça permettra d’en finir avec Ian. Il n’a pourtant pas idée de la vraie histoire derrière tout ça. Voyant Sarah dans les bras de son nouveau kidnappeur, Henry n’hésite pas à tuer son père pour protéger sa fille. Il ose dire qu’il est désolé à son père ? Vraiment, quel personnage détestable ! Le voilà qui commet un parricide en plus de tout le reste ! Et il espère encore que Sarah le suive, en plus ? Il est comique, un peu, s’il n’était pas si détestable. J’ai vraiment du mal avec le fait que la série semble vouloir qu’on compatisse un peu pour lui. S’il a tous les mobiles du monde à chaque fois, rien ne justifie ses actions franchement. Il ne fait que foutre la merde. Sarah est en danger face à son grand-père ? C’est encore une fois de sa faute à lui…
A l’inverse, tout est fait pour qu’Ian soit le grand héros de la série. C’est sûrement un peu trop et ça rend la suite absolument déchirante. En effet, alors que Ian réussit à prendre en joue Henry et est sur le point de le tuer, Mags intervient et lui demande d’épargner la vie de son père maintenant que sa mère est morte. Je la comprends, en vrai : Sarah fait le choix de dire qu’elle s’appelle Sarah et que ses parents adoptifs sont ceux qu’elle connaît et qu’elle aime. Elle renonce à sa famille biologique…
Comment voulez-vous que Ian survive à ça ? Il a le cran d’accepter de la laisser partir avec Henry, parce qu’elle veut rentrer chez elle. C’est franchement horrible, et c’est inutile, en plus. Evidemment, il y a un barrage policier qui les attend un peu plus loin sur le chemin.
Bon, c’est un peu too much de nous dire qu’il y a un hélico mobilisé pour ça, mais ça fait de jolies images et la série utilise bien son budget, je suppose. Sarah a encore espoir que tout pourra bien se terminer, mais son connard de kidnappeur décide de prendre un fusil et de sortir de la voiture pour buter du flic. Pardon, mais quoi ? S’il aimait vraiment sa fille comme il le prétend, il ne chercherait pas à se faire tuer comme ça. Il aimait Jenna, pas Mags. Il a fait tout ça pour elle et comme elle n’est plus là, il n’essaie même pas de vivre ? Je veux bien que la prison fasse peur… mais il devrait vouloir être là pour Sarah, non ? Jusqu’au bout, je le déteste.
La fin de la série se concentre de manière prévisible sur le retour de Sarah chez Debbie. Cette dernière a accouché entre temps, Sarah est accompagnée d’une assistante sociale et tout se passe plutôt bien. Bref, Ian a fait tout ça pour que Debbie puisse être réunie avec Sarah ? Aaah. Il est puni et finit seul en vrai. Certes, son fils (et Sam) se réconcilie avec lui, mais il y a toute une scène d’enterrement où Ian se retrouve à l’écart de sa famille. Tout se passe bien pour les autres, et lui il est seul.
La boucle de la série est bouclée : Ian part nager en mer pour évacuer ses émotions, Mags se fait appeler Sarah et joue du piano. Conclusion frustrante, honnêtement.
EN BREF – C’était vraiment une mini-série passionnante. Elle n’appelle pas tellement de saison 2, même si j’aime bien les personnages. Je vois mal à quoi ça servirait encore à ce stade. En définitive, on passe un bon moment devant, c’est construit comme toutes les mini-séries le sont depuis quinze ans et ça se regardait tout seul… Mais je n’ai rien de plus à en dire, en fait.
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Last Seen – S01E05 – The Prophet – 13/20
La construction de cet épisode 5 au sein de la saison est on ne peut plus basique et habituelle, mais je la trouve tout de même frustrante et énervante. Pour moi, cet épisode ne sert qu’à combler le temps. On n’apprend pas grand-chose, on perd notre temps et on ne nous sert qu’une scène ou deux faisant vraiment avancer l’histoire. Alors oui, c’est un épisode bien fichu et très bien joué par l’ensemble du casting, mais ce n’est pas ce qu’on a envie ou besoin de voir à ce stade car ça n’apporte aucune réponse – enfin, si, il y en a une horrible en cours de route, je reconnais.
Spoilers
Et si l’on découvrait comment s’est déroulé le kidnapping ?
I blame you.
J’ai vraiment cru que j’allais réussir à voir toute la saison sans prendre de retard, mais non, évidemment, j’ai raté le coche pour les deux derniers épisodes et ça fait un mois que je n’ai plus regardé la série. Je me décide tout de même à les voir ce soir, histoire de finir la série comme il se doit (j’espère) et de tourner la page avant de commencer plein d’autres choses. J’ai vraiment envie de savoir comment tout ça va finir parce que le cliffhanger m’avait rendu fou.
C’est rare de ne pas avoir besoin d’un résumé au moment de reprendre une série après quelques semaines sans épisode. Par contre, le réveil de Ian à l’hôpital est horrible. Comment ça Bill est mort ? C’est terrible.
De son côté, Mags reprend son meilleur accent australien pour pousser Henry à faire ce qu’il faut afin de sauver Jenna. Cette dernière est mal en point, mais dès qu’elle est seule avec sa fille, elle lui demande d’aller vivre sa vie. J’ai bien aimé cette scène qui est raccord avec l’évolution du personnage. Malheureusement, on enchaîne alors avec le générique et… un énorme putain de flashback.
A-t-on vraiment besoin d’un flashback pour comprendre comment ils ont eu l’idée d’aller kidnapper la gamine d’autres ? Je ne sais pas. Il me semble que les éléments qu’on avait se suffisaient. Ceci étant, c’est plutôt un flashback réussi, parce que le casting est excellent : on reconnaît tout de suite une Jenna jeune qui arrive à l’Eglise dans la voiture de Donnie jeune. Ben super, ces deux-là se connaissaient et Donnie a eu l’idée de merde de lui présenter Henry ? Pff.
C’est même pire encore : ils étaient en couple Jenna et Donnie. J’ai toujours du mal à comprendre comment on peut passer d’un frère à l’autre et, pire, le regretter très clairement (on a senti dans les épisodes précédents qu’elle aimait passer du temps avec Donnie, hein). La série nous impose le sermon de leur père, qui se trouve être le prêtre (pasteur ?) de la congrégation. Il fait un sermon hyper prévisible sur le retour du fils prodigue, parce que Donnie, justement, s’était perdu dans la drogue et a désormais retrouvé son chemin.
C’est chiant, cet épisode va être si chiant ! On suit les reproches qui sont faits avec Donnie, le soutien de Jenna et la rencontre entre Jenna et Henry. J’ai l’impression de suivre la vie d’une secte quand je les vois tous être en communauté autour des écrits religieux et vivre dans un grand complexe… En fait, ouais, quand on voit comment Henry finira, c’est clairement une secte, je ne peux pas la voir autrement.
Comme bien souvent, ça aurait pu être intéressant si la série avait commencé par-là, mais en vrai, je ne ressens absolument pas le besoin de connaître le passé de tous ces personnages, de Donnie qui se bourre la gueule en cachette, de Jenna qui s’inquiète pour lui, de la congrégation qui vit comme une secte. Qu’est-ce que ça peut bien changer ?
Donnie était un alcoolique dans le passé ? Oh, quelle surprise, on n’était pas au courant du tout du fait qu’il allait être parrain aux AA dis donc. Ce qui est terrible, en plus, c’est qu’en soi, j’aime bien ces personnages donc ça devrait m’intéresser d’avoir leur passé. M’enfin, dans une mini-série de six épisodes… c’est trop.
Donnie est vite repéré comme alcoolique qui n’est pas du tout guéri malgré ce qu’il prétend. C’est révélé devant Jenna qui ne supporte pas ça et le voilà qui décide de se barrer, sans elle, puisqu’elle ne veut pas le suivre. La série nous propose alors un montage qui accélère tout ce qu’il se passe : nous voyons Jenna être baptisée dans cette communauté et dans la scène suivante, elle est déjà en couple et enceinte avec Henry. C’est tellement abusé.
Contre l’avis de son père qui le pensait plus fiable que ça, Henry décide de partir vivre dans la maison de la tante de Jenna. Celle-ci leur vend et ils abandonnent la communauté pour construire leur propre communauté dans la ferme qu’on leur connaîtra. Là-bas, Jenna accouche de Sarah et la vie est belle pour quelques années.
Un jour, Sarah va nourrir les poules, grimpe sur l’enclos, saute dessus et finit par se tuer dans un accident absolument horrible. Non, franchement, la scène est à vomir tant on voit l’accident arriver. Les deux parents surveillent pourtant la gamine, mais il est improbable que cette planche de bois cède, improbable de mourir comme ça et franchement… Non, c’est trop. Comment voulez-vous qu’ils envisagent un accident comme ça ? Je m’attendais à une mort terrible, mais plutôt une maladie qu’ils ne soignent pas par croyance religieuse idiote. Là, la violence de la scène est horrible. Bien sûr que Jenna est complètement ravagée par la suite.
Il faut alors se concentrer à nouveau sur la famille de Ian. On le suit dans une journée où il est un papa modèle pour Mags : il l’emmène même au travail. C’est là qu’Henry l’aperçoit alors qu’il lave une fenêtre. Il décide d’entrer dans la pièce et de parler avec Mags… Il vient de perdre sa fille, personne ne le sait et il tombe sur une petite fille avec qui il sympathise. La série peut bien faire ce qu’elle veut, il n’y a AUCUN monde dans lequel on sympathise avec lui, nous, par contre. Comment peut-il fomenter l’idée de la kidnapper juste parce qu’elle est une petite fille mignonne et bien élevée ?
Pourtant, c’est bien ce qu’il se passe. Le soir, Ian et Deb laissent Mags sous la surveillance de leur fils déjà grand (peut-être un peu trop grand pour que ce soit convaincant, car ils ont gardé le même acteur). Celui-ci passe la soirée sur son téléphone, tombe sur Henry qui essaie d’entrer dans la maison et lui dit qu’il s’est simplement trompé. C’est horrible : le fils pourrait regarder vraiment Henry, mais il est occupé à autre chose et ne s’inquiète pas plus que ça.
Alors que Debbie et Ian passent la soirée à danser, Henry a donc la voie libre pour aller kidnapper Mags – en laissant ses empreintes partout, apparemment. Les parents rentrent chez eux pour mieux découvrir que Mags a disparu. La suite, on la connaît.
Vous savez ce qui me frustre le plus ? C’est là que ça commencerait à devenir intéressant, en vrai, mais c’est là que le flashback s’arrête. Nous n’en verrons donc pas plus : on reprend dans le présent où Sarah/Mags ne s’est pas réellement enfuie. Elle en a eu la possibilité, mais elle reste à distance. En voyant Henry s’effondrer en apprenant son départ, elle décide de revenir l’aider. Rah, mais qu’est-ce que t’es conne Mags !
En parallèle, à l’hôpital, la série propose une scène où Deb vient voir Ian. Enceinte jusqu’au cou, elle a maintenant conscience qu’elle devra élever son gamin seule. Et cette fois, elle n’a pas la force de ne pas en vouloir à Ian : elle lui en veut d’avoir emmené Billy à la ferme où il s’est fait tuer. Je peux comprendre que son deuil passe par la colère, mais je la trouve vraiment détestable dans cette scène. Autant pour le reste, elle aurait été légitime de lui en vouloir, autant là, il se bat pour leur ramener leur fille, quoi.
Sans trop de surprise, Ian ne le vit pas très bien. Il ne change pas d’objectif pour autant : il veut retrouver Mags et il s’arrange pour le faire. Il pénètre donc chez Deb pour récupérer un flingue (celui de Bill), se fait griller par Deano et refuse que son fils vienne avec lui dans sa traque d’Henry. Deano m’a fait de la peine à vouloir aller avec son père sans pour autant avoir tout à fait le cran de le suivre. C’est une bonne chose qu’il reste loin de ce père toxique si vous voulez mon avis.
L’épisode peut alors se terminer tranquillement avec Ian qui menace Donnie de son flingue et n’hésite pas à tirer : il veut que son parrain des AA le mène auprès d’Henry. Pas surprenant.
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Avatar Aang : les retrouvailles avec le dernier maître de l’air valent-elles le détour ?
Salut les sériephiles,
Lorsqu’il a fuité, je me suis dit que j’allais attendre la sortie officielle du film pour le voir, mais lorsqu’il est sorti, je partais en vacances : bref, des mois après tout le monde, j’ai enfin regardé ce soir Avatar Aang: The Last Airbender.
Comme j’avais critiqué tout l’animé quand je l’avais rattrapé en 2019, je me suis dit que je pouvais bien en faire un article malgré tout, pour en garder une trace sur le blog. Ouais, c’est principalement pour moi, parce que tout le monde est passé à autre chose maintenant qu’il y a un nouvel animé, mais qu’importe. Peut-être que si vous lisez ça, vous êtes comme moi assez fan pour vous réveiller avec quelques mois de retard ou pour vouloir lire un avis même si vous avez déjà oublié les 3/4 du film. Parce que soyons honnêtes, il y a une grosse partie que je vais vite oublier.
Je dis ça, mais évidemment, le film est principalement une réussite et je crois que ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est tout simplement de retrouver les personnages de l’animé original, des années plus tard. Surtout Zuko, OK, on ne se refait pas. Je l’avais déjà dit dans mon bilan de la saison 3, mais c’est vraiment mon personnage préféré de cet univers et j’étais ravi de le revoir. C’est d’ailleurs assez chouette de découvrir ce que toute cette bande est devenue, avec des personnages qui ont grandi et une ambiance qui a pas mal changé.
Et justement, ce changement de ton est probablement l’une des meilleures idées du film. Avatar a toujours été capable de proposer des intrigues assez sombres, mais avec un humour enfantin qui m’a régulièrement agacé, y compris dans La Légende de Korra. Ici, on laisse de côté une bonne partie de cet humour lourdingue et, franchement, tant mieux ! J’ai même trouvé Toph appréciable, c’est dire. Bon, je me doute bien que ceux qui adoraient justement son caractère et ses blagues vont regretter cette évolution, parce qu’elle perd forcément une partie de ce qui faisait sa personnalité. Personnellement, ça ne me dérange pas du tout, mais je comprends que ça puisse déplaire.
En revanche, je pense que tout le monde sera d’accord avec moi pour dire : qu’est-ce que c’est beau ! Je me souviens avoir déjà adoré l’animation de la saison 3 d’Avatar, notamment lors des combats, mais là, le film va encore plus loin. Les dessins sont sublimes, les mouvements sont incroyablement fluides et la maîtrise des éléments donne lieu à des séquences magnifiques. Les chorégraphies des combats sont belles, je pourrais regarder ça pendant des heures et j’ai eu envie de faire des captures d’écran pour avoir de nouveaux fonds d’écran d’ordi une ou deux fois. Bref, j’ai parfois été complètement scotché à l’écran, simplement parce que ce qui était proposé était superbe. Techniquement et artistiquement, c’est franchement impressionnant, hyper abouti et rien que pour ça, je suis content que ce film existe. Il monte encore d’un cran la perfection graphique de la franchise.
Seulement voilà, il faut aussi raconter une histoire et c’est là que ça coince un peu en ce qui me concerne. Difficile d’en parler sans tout à fait spoiler, mais si je devais résumer, ça donnerait quelque chose comme « Devenu jeune adulte, l’Avatar Aang a aidé à fonder Republic City, une ville accueillant les membres de toutes les nations, et continue de veiller sur la paix. Celle-ci est mise à mal par un groupe d’Evincés, des citoyens qui n’ont pas de pouvoirs. Aang découvre alors des indices sur un pouvoir ancestral lié à un ancien Avatar ». C’est déjà long mais, de fil en aiguille et en spoilers sur le premier quart du film, Aang découvre qu’il pourrait aider à recréer une nation de l’Air.
Je n’ai pas trouvé le scénario particulièrement passionnant, surtout parce qu’il est assez poussif au départ et qu’on voit venir une bonne partie des rebondissements. Il y a de bonnes idées, évidemment, mais elles ne sont pas toujours amenées avec beaucoup de finesse et j’ai parfois trouvé le temps long, surtout dans la première partie du film. Je crois que mon grand problème vient du fait qu’Aang reste seul pendant un moment alors que ce qui fonctionne le mieux est l’équipe. Les meilleures scènes viennent justement plus tard dans le film, une fois que tout ce petit monde est réuni et que l’Avatar ne joue plus cavalier seul.
Il n’empêche que c’est quand même dommage pour un film qui nous ramène dans un univers aussi riche, avec autant de possibilités, de s’ennuyer un peu en cours de route ! Il ne faut pas que ça me fasse perdre de vue non plus que ce n’est pas le pire. Non, le plus gros problème est vraiment le fait que ce soit une histoire très prévisible et convenue dans sa construction. Il y a bien une bataille aux 3/4 du film qui m’a fait un peu peur et m’a scotché devant mon écran en jouant avec certains personnages que j’adore, mais à part ça, tout se devine très facilement.
Ce n’est pas forcément un défaut en soi : je dois par exemple reconnaître que la révélation autour de l’identité de Tagah fonctionne plutôt bien, même en la voyant venir dès qu’il est introduit. Son origine a le mérite de renverser pas mal de choses que l’on croyait savoir sur l’univers d’Avatar. Et ça, c’est plutôt dingue ! J’aime beaucoup quand une suite parvient à apporter ce genre de nouveauté à une mythologie déjà bien installée, surtout quand cela nous pousse à reconsidérer ce qu’on connaissait depuis des années. C’est clairement l’une des meilleures idées du scénario, même si j’aurais aimé qu’il soit aussi convaincant dans le reste de son déroulement qui, lui, n’a pas su me surprendre.
En fait, je crois que mon principal problème, c’est que je continue de comparer tout ce qu’on nous propose dans cet univers à la troisième saison d’Avatar. Elle m’avait tellement plu, avec ses personnages qui évoluaient énormément, ses intrigues qui prenaient enfin toute leur ampleur et ses combats extraordinaires ! Le film retrouve cette qualité visuelle, et la dépasse même largement, mais je n’ai pas retrouvé la même efficacité dans l’écriture.
Et c’est frustrant, parce que les personnages sont toujours aussi chouettes (ils le sont même plus puisque plus matures et plus contraints par le temps) et que j’avais vraiment envie de me passionner pour cette nouvelle aventure. J’ai passé un bon moment, mais sans être aussi à fond que ce que j’espérais. Peut-être que le problème vient du fait que je regarde ça après un bon gros festin (c’est la saison de la raclette !) et que la digestion était intense ce soir.

Bon, ne vous méprenez pas, j’ai tout de même passé un très bon moment devant Avatar Aang: The Last Airbender et je lui mets un bon 15/20, peut-être même 16/20 en prenant en compte le facteur nostalgie. Oui, ça vaut le détour ! Le film m’a rappelé à quel point cet univers était génial et m’a donné envie d’y retourner, malgré ses longueurs et un scénario qui aurait mérité d’être davantage travaillé.
Et maintenant ? Il y a toujours la nouvelle série qui m’attend : Avatar Seven Havens. Il y est question d’une nouvelle avatar, qui succède à Korra. Diffusée depuis le 9 octobre, il y a déjà neuf épisodes en ligne sur Paramount+. Je suis en retard, encore et toujours !
Bien sûr, vous pouvez aussi retrouver tous mes anciens articles sur cet univers par ici :
Peur sur le Parc : oui, le Parc Astérix nous plonge vraiment dans l’ambiance d’Halloween !
Salut les sériephiles,
Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je passe une bonne partie de ma vie à Disneyland, mais cela faisait un bon moment que je n’avais pas remis les pieds au Parc Astérix et que ça me tentait d’y aller, d’autant que j’avais très envie de découvrir Peur sur le Parc, sa saison consacrée à Halloween. Vous connaissez probablement aussi mon amour d’Halloween, donc ça ne surprendra personne.
Si à la base, je pensais faire seulement la nocturne là-bas, le programme a été un peu différent, puisque j’ai finalement eu la chance de pouvoir y aller sur une journée complète. Bon, je n’ai pas pu faire toute la nocturne, parce que le parc est toujours aussi coupé du monde et pas accessible en transport en commun (je ne comprends pas ce calcul et ce statu quo !), mais j’ai quand même pu profiter du parc de 9h30 à 23h. De quoi profiter des attractions classiques avant de basculer dans l’ambiance horrifique de la nocturne. Quasiment quatorze heures sur place, donc. Vous vous dites que c’est largement suffisant ? Figurez-vous qu’on aurait aimé rester davantage !
Je préfère vous prévenir tout de suite : je suis reparti ravi de cette visite, avec plus de 20 000 pas au compteur, quelques frayeurs et de très beaux souvenirs. Je ne me contente pas de parler uniquement d’Halloween, du coup.
Une journée à courir partout ? Yes.
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est qu’on a réussi à enchaîner énormément de choses, entre attractions, spectacles et expériences d’Halloween. On ne s’est pratiquement jamais arrêtés et, contrairement à certaines journées dans les parcs où l’on passe davantage de temps à patienter qu’à s’amuser, j’ai vraiment eu l’impression de profiter de chaque instant. Bien sûr qu’il y avait des files d’attente, hein, mais bon, c’est le principe d’un parc d’attraction. En revanche, vraiment, je ne sais pas si on a eu de la chance ou pas, mais on a pu enchaîner vraiment non stop et sans aucun couac : pas de panne, des spectacles qui s’enchaînent, franchement, on a mangé à presque 17h tellement on était pris dans un tourbillon d’activités. Et c’était top.

Bien sûr, pour moi, le parc Astérix vaut surtout le détour pour ses attractions aquatiques. En octobre ? C’est un concept, on va dire ! Entre Romus et Rapidus, la Descente du Nil, Menhir Express et le Grand Splatch, on s’est franchement éclatés – c’était super drôle, surtout Romus et Rapidus où on n’avait pas eu le temps de se préparer à ce qui allait nous arriver (en fait, il n’y avait pas de file d’attente, logique, à 9h45 un samedi matin d’octobre, hein). Alors, certes, on a fini trempé, accessoirement, mais quel fou rire de se faire submerger progressivement comme ça !
Heureusement, pour trois euros, le parc vous propose de vous installer dans un sèche-cheveux géant – un séchoir qui vous souffle de l’air chaud avec tout le monde pour vous observer pendant que vous essayez de vous chauffer les fesses trempées, là. Faut assumer, on va dire. Il faut quand même reconnaître que payer pour se faire sécher après avoir payé pour se faire mouiller, c’est un concept assez formidable. Le capitalix.
Du côté des attractions, je n’ai pas fait que de l’aquatique, évidemment. Après avoir enchaîné toutes les attractions d’eau et s’être séchés, on s’est dirigé vers d’autres valeurs sûres. J’ai par exemple passé un excellent moment devant Attention Menhir !, le dessin animé en 4D. C’est drôle, très sympathique et les effets participent vraiment à l’expérience. Une excellente surprise ! En plus basique, SOS Tournevis apporte ce qu’il faut de petites sensations – je ne suis pas fan de sensations fortes et les attentes étaient interminables pour les vrais rollercoasters, alors on s’adapte.
Côté spectacles, j’avais surtout très envie de découvrir C’est du délire !, dont j’avais entendu beaucoup de bien. Sans surprise, c’est l’un de mes coups de cœur de la journée. C’est drôle, rythmé, inventif, bref, tout ce que j’aime retrouver dans un spectacle de parc d’attractions. En revanche, j’ai été moins convaincu par Gladiator Illusions, un tout nouveau spectacle pour la saison, avec comme concept de mélanger magie et gladiateurs. Il y a de belles choses, mais l’histoire m’a laissé perplexe (je n’ai rien compris, on ne va pas se mentir) et la conclusion tombe un peu à plat. C’est un euphémisme : dans l’arène, personne n’a applaudi car personne n’a compris que c’était la fin. Les tours étaient prévisibles, sans grosse surprise, certains révélaient comment avaient eu lieu le tour précédent (littéralement) et… ouais, non, plouf. Dommage, parce qu’on sent pourtant toute la bonne volonté derrière, mais ça n’a pas pris ! Quitte à faire plouf, allez plutôt voir les plongeurs, c’est impressionnant comme spectacle.
Quelques déceptions quand même, donc…
Puisque j’en suis à être un peu critique, autant évacuer les petites déceptions. Côté restauration, je n’ai pas été particulièrement emballé. Nous avons mangé (tard) aux Fastes de Rome et le rapport qualité-prix ne m’a pas semblé extraordinaire, surtout que c’était franchement tiède. Quant à la pizza partagée en toute fin de soirée, nous avons eu un peu de mal à la digérer. Yep, ça nous a fait une nuit d’Halloween, vous me direz, c’est horrible. Bon, c’est la vie, mais je ne retournerai pas au Parc Astérix pour sa gastronomie (on notera que la pizza était vraiment excellente en goût, par contre !).

Même petite déception du côté des boutiques, où je n’ai pas trouvé grand-chose qui me fasse vraiment envie. J’ai tout de même acheté un stylo, qu’un élève s’est déjà empressé de me voler depuis. Super. Est-ce que je le reverrai après les vacances ? Probablement pas. J’ai aussi pris un magnet, pour le souvenir, et voilà, possiblement, il y a désormais un coussin Idéfix qui traine dans mon salon, mais je ne sais pas, j’espérais un peu plus.
En revanche, j’ai bien aimé le gobelet aux couleurs de Peur sur le Parc, proposé avec un système de consigne. C’est le genre de petit souvenir qui me plaît bien, et tant pis pour l’euro consigné (oups). C’est mieux que Disney sur ce point-là, je trouve.
Halloween transforme complètement le parc
Mais venons-en à ce qui avait motivé notre visite et peut-être votre clic sur mon article : Peur sur le Parc. Et là, franchement, quelle réussite ! Le parc est à la hauteur de sa réputation, cela fait quelques années qu’on entend beaucoup de bien de la saison Halloween – et j’avoue, je ne savais pas si Morgane en disait tant de bien par corporatisme parce qu’elle bosse là-bas ou si c’était vraiment bien. Et ben, c’est vraiment bien.
Déjà, les décorations sont superbes à l’entrée du parc et à plein d’endroits. Le parc se prête particulièrement bien à Halloween et les différents univers ont été très joliment travaillés. On prend plaisir à se promener, à regarder les installations et à découvrir les petits détails – y compris dans les parties pour les enfants, je trouve.

C’est une ambiance qui fonctionne aussi bien en journée qu’une fois la nuit tombée – et pour la nuit, ça fonctionne surtout bien quand on s’éloigne de la partie enfants pour aller vers l’ambiance plus adulte. D’ailleurs, clairement, la nocturne n’est pas faite pour les enfants. C’est logique, mais autant le préciser.
Outre les décorations, il faut noter qu’ils ne lésinent pas sur les moyens avec pas moins de quatre parcours hantés, qui sont également géniaux ! Nous avons pu découvrir l’Enfer de Pompéi en journée (le soir, c’est payant ; et même si j’ai adoré, je ne sais pas si ça vaut son prix supplémentaire franchement), le Tombeau des Dieux et les Catacombes, avec deux coups de cœur pour Pompéi et les Catacombes. J’ai adoré les ambiances, les décors et surtout les comédiens, qui sont vraiment excellents dans leurs rôles de monstres. Ils contribuent énormément à l’expérience et donnent franchement envie d’y retourner. C’est difficile de développer car je ne veux pas spoiler les différents univers proposés, mais disons qu’on joue avec différentes peurs et avec presque tous nos sens : la vue (il peut faire noir), l’ouïe (prévoyez les boules quiès, ça hurle), l’odorat (pas si sympathique) et le toucher (méfiez-vous des murs, du sol, du plafond, bref). Il ne manque que le goût, j’avoue, mais l’immersion est franchement réussie. Il faut parfois se pencher ou être capable d’avancer quasi-accroupi, il faut aussi se préparer à ressortir avec quelques petits coups – on ne maîtrise pas les gens avec qui on entre dans ces maisons hantées.
Même constat de grande réussite du côté des animations et de la parade (en fin de journée avant la nocturne), où les maquillages sont absolument incroyables. Il y a un vrai travail sur les personnages, leurs apparences et leurs attitudes. Ce n’est pas simplement quelques employés déguisés pour Halloween : on sent que tout est fait pour nous plonger dans l’événement. Et comme il y a des gens qui ont vraiment peur de pas grand-chose, ça hurle, ça met dans l’ambiance.
Pour parfaire tout ça, il y a en nocturne les spectacles spécifiques à Halloween. Mention spéciale au secteur du Sirius, où l’ambiance devient absolument géniale à la nuit tombée. Entre les animations, les danseurs et l’atmosphère sublimée par un DJ qui transforme complètement l’endroit, on a passé un super moment. C’est vivant, festif et suffisamment différent du reste du parc pour donner l’impression de découvrir un autre univers – une boîte de nuit à ciel ouvert sans les problèmes des boîtes de nuit finalement (c’est-à-dire qu’on s’y entend, qu’il n’y avait pas de gens bourrés et que tout le monde semblait rester avec son groupe sans chercher à importuner les autres parce que personne n’était là pour draguer, quoi).
J’ai aussi beaucoup apprécié la Forêt sans retour, le quatrième parcours qui n’est accessible qu’à la nuit tombée – et pour cause : on se promène dans les bois, c’est à ciel ouvert et ce ne serait pas très flippant si on voyait où on mettait les pieds. Ce n’est pas la partie hantée la plus impressionnante, mais cette petite promenade en forêt fait parfaitement son travail, surtout lorsqu’il fait nuit. J’ai vraiment aimé l’ambiance, les jeux de lumière, le zèle des acteurs… Par contre, là, il faut vraiment prévoir beaucoup de temps car l’attente est interminable pour un parcours d’une dizaine de minutes (le plus long des quatre, qui tournent plutôt autour de cinq-sept minutes).
Une nocturne géniale, mais pas toujours simple !
Petit conseil si vous hésitez sur une journée et une nocturne : enchaîner les deux est une excellente idée. Bon, il faut en avoir les moyens, bien sûr, mais vous allez voir qu’il y a plusieurs arguments pour cela (et surtout, le prix est à peu près celui d’une journée complète sur les deux parcs à Disney, par exemple, donc ce n’est pas si déconnant).
Le premier vrai bon plan d’avoir les deux billets ? Le parc ferme à 18 h pour les visiteurs classiques, tandis que la nocturne commence à 19 h. Si vous possédez les deux billets, vous pouvez toutefois rester à l’intérieur du parc grâce à votre bracelet (qu’il faut récupérer à l’accueil à partir de 14h/14h30). Et ça, c’est très pratique ! Pendant cette transition, une bonne partie du parc se vide. Résultat, nous avons pu faire l’attraction la Trace du Hourra avec à peine dix minutes d’attente, et nous aurions même pu enchaîner un deuxième tour sans patienter du tout si nous l’avions voulu (on a préféré enchaîner d’autres attractions, notamment les Espions de César, parce que ça ferme à la nuit tombée). Attention toutefois, certaines attractions ferment temporairement entre 18h et 19h, comme le Bazar du Souk (finalement pas un détour obligatoire, c’est sympa sans plus me concernant, bien que ça reste totalement dans l’univers d’Halloween), mais cela reste un vrai bon plan et ça a été mon moment préféré de la journée de pouvoir se promener dans un parc quasi désert (le village d’Asterix vide, c’est chouette… mais c’est vrai que du coup, c’est sans les personnages).
À 19 h, en revanche, l’ambiance change radicalement ! Le public arrive en masse, et certaines zones deviennent franchement bondées. J’en ai discuté après coup avec Morgane, que vous connaissez si vous écoutez le Podcast et que je n’ai pas pu croiser précisément à cause de ce qui suit : les visiteurs se concentrent énormément aux mêmes endroits, tandis que d’autres secteurs restent presque déserts… Mais forcément, les visiteurs sont dans les zones où vous aurez envie d’être également si vous venez pour Halloween. Du coup, faire en journée les parcours hantés, c’est quand même bien pratique pour gagner du temps… Le soir, c’est tellement bondé que ça peut devenir compliqué de se déplacer ou se croiser (pas de Morgane donc, snif).

Cette foule crée de plus quelques désagréments non négligeables et à prendre en compte si vous ne faites que la nocturne. Le public adolescent peut être particulièrement bruyant (c’est vrai aussi en journée, mais ça s’accentue le soir), ça crie beaucoup et il arrive même qu’on se fasse bousculer sans raison – parce qu’ils courent d’un endroit à l’autre (probablement pour gagner deux minutes de file d’attente ?), parce qu’ils ont peur et vous bousculent sur les employés du parc là pour les terroriser, parce que vous êtes un bouclier humain efficace apparemment. Pas toujours agréable, notamment dans les parcours hantés. Il y a un groupe d’ados qui a passé cinq minutes à tirer et/ou pousser sur mon sac, pour avoir un bouclier mais aussi parce que je n’allais pas assez vite à leur goût (alors que juste ben y avait quelqu’un devant et que je n’avais pas envie de sprinter pour pouvoir profiter en fait) ! C’est à savoir avant de s’y embarquer. Honnêtement, ça participe à l’ambiance d’Halloween et il n’y a rien que le parc puisse faire pour éviter ça. Comme on dit : c’est le jeu, ma pauvre Lucette ! On sait à quoi s’attendre, on a payé pour être dans une ambiance d’Halloween, et on l’a, avec ses quelques inconvénients.

Ceci étant, il y avait également quelques problèmes d’organisation quand nous y sommes allés, mais c’était la toute première nocturne de la saison (le 10 octobre), alors ça s’est peut-être amélioré depuis. Nous avons parfois eu du mal à comprendre où nous devions nous rendre ou à quel endroit attendre pour certaines expériences. Quand il y a autant de monde, des indications plus claires ne seraient pas du luxe… mais ce n’est pas toujours possible non plus. Je veux dire, quand il y a un embouteillage, il y a un embouteillage, quoi.
Reste que la nocturne est une vraie réussite. Nous avons notamment assisté à un superbe spectacle avec une pyrotechnie impressionnante et des clowns franchement flippants. Visuellement, c’était magnifique et ça concluait parfaitement notre découverte des animations d’Halloween – contrairement au mapping un peu moins convaincant pour Halloween, mais joli tout de même.
Quatorze heures, et toujours pas assez !
Le véritable gros point noir de cette journée, finalement, concerne non pas le parc directement, mais bien les transports en commun. La nocturne se termine à 2 h du matin, mais encore faut-il pouvoir rentrer chez soi ! Le parc propose bien une navette, sauf qu’à cette heure-là, les trains à l’aéroport où elle nous dépose ne permettent plus de rentrer. On aurait dû prévoir de partir en vacances en avion, vous me direz. C’est franchement dommage, surtout pour un événement qui attire autant de visiteurs. Quand on ne vient pas en voiture, profiter de l’intégralité de la nocturne devient très compliqué. Et le parking en lui-même est plein de défauts, aussi.
Le matin, c’est le problème inverse : le parc ouvre à 9h, mais dès 7h30, il y a déjà plein de monde pour attendre les premières navettes. Par conséquent, on perd du temps à attendre des bus. Il y en a un toutes les 15 minutes en heure de pointe, et ce n’est pas assez pour absorber tous les visiteurs présents. C’est frustrant d’avoir cette première file d’attente et d’avoir une navette absolument pas thématisée (et surchauffée, en plus). C’était déjà mon principal reproche il y a près de 15 ans quand j’y avais mis les pieds pour la dernière fois : ce n’est pas fluide et pas tellement optimisé. Encore, quand il s’agit de se rendre sur le parc, ça se comprend. En revanche, la navette du retour qui vous dépose, après 20 minutes d’attente au parc, juste au moment où le RER B part, je ne comprends pas. C’était pareil il y a 15 ans. Les chauffeurs respectent une grille horaire qui n’est pas calée avec celles des RER (on parle ensuite d’une attente de 30 minutes entre les RER, hein). Je comprends bien les multiples contraintes qui doivent être prises en compte, mais apparemment, l’expérience utilisateurs n’est pas la priorité.
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Autrement, nous avons donc quitté le parc vers 23 h, avec un petit regret : celui de ne pas avoir pu profiter de trois heures supplémentaires. Et croyez-moi, même après quatorze heures sur place, nous avions encore envie d’en voir davantage ! C’est d’ailleurs ce que je retiens surtout de cette visite. Nous avons pu faire une quantité impressionnante d’attractions, découvrir de très bons spectacles, profiter des maisons hantées et de cette atmosphère Halloween que j’aime tant. Malgré les quelques défauts évoqués ici, nous ne nous sommes pratiquement jamais ennuyés.
Je suis reparti fatigué, les jambes bien sollicitées, mais vraiment heureux d’avoir redécouvert le Parc Astérix. Peur sur le Parc est une excellente raison d’y retourner, et je comprends maintenant pourquoi l’événement rencontre autant de succès. Bref, à l’année prochaine, très probablement ! Et en attendant, sachez que la saison d’Halloween continue jusqu’au 8 novembre. Il reste quelques places, mais ça part vite !





















