Grey’s Anatomy fait du Grey’s Anatomy et le fait vraiment bien avec cet épisode. Je dois dire que ça me prend un peu par surprise en ce qui concerne le rythme adopté en prenant un… Plus
Bienvenue
> Critiques du moment | À ne pas manquer
> Critiques du moment | À ne pas manquer
À ne pas manquer sur le blog…
La page d’accueil reste totalement épurée et les menus sont de moins en moins à jour, je sais. C’est qu’après 10 ans d’existence, le blog représente un temps d’entretien conséquent, temps que je n’ai pas toujours, y compris parfois pour publier les critiques quand il le faudrait. M’enfin, je ne me lasse toujours pas du format blog, j’ai toujours envie d’écrire et de partager. Je ne me gêne donc pas pour le faire et j’espère vraiment que vous n’hésiterez pas à commenter ou entamer des échanges, parce que c’est bien plus fun quand on le fait 😉
Euphoria (S03)
On en était où ?
Qui s’en souvient, franchement ? Voilà ce que j’écrivais en fin de saison 2 : « Fez est arrêté, mais nous ne savons rien de la réaction de Lexi pour l’instant. Cassie est embarquée dans une relation toxique avec Nate qui vient de rompre avec elle, mais on peut garder espoir pour Nate maintenant qu’il a fait arrêter son père. Kat et Maddy ont tout à reconstruire maintenant qu’elles sont célibataires. Rue et Jules aussi, avec un Elliot qui ne peut plus être leur ami et une relation amoureuse stoppée par la drogue et la détox de Rue. »

Ce que j’en attends
Comment savoir ? Cela fait quatre ans, QUATRE ANS, que je n’ai plus vu d’épisode de la série. Autant je l’adore pour son ambiance, sa réalisation et son casting, autant je n’ai aucune envie d’un rewatch avec cette série. Je me contente donc de suivre les projets du casting au cinéma, avec beaucoup de plaisir en général, et je ne me pose plus trop de question sur la série.
La sortie de la saison 3 me laisse dubitatif. La saison 2 concluait suffisamment les choses pour qu’elle ne soit pas nécessaire. Je me demande sur quel terrain ils vont bien pouvoir aller avec cette nouvelle courte salve d’épisodes. Est-ce vraiment utile de rouvrir une intrigue et une saison ou est-ce que ça va juste être frustrant ? J’espère que ce sera plus fluide que la saison 2 qui partait dans tous les sens, j’espère qu’on aura des hommages aux acteurs décédés (c’est si triste), j’espère retrouver l’ambiance chaotique et accrocher à nouveau aux mêmes personnages (Lexi et Rue en tête). Voilà, en fait, j’ai bien des attentes. Elles sont juste très basses parce que je ne sais pas à quoi m’attendre : je n’ai vu aucune image (à part l’étrange affiche promo qui ne vend plus du tout la même série, je trouve), je n’ai rien lu sur cette saison (l’impression que personne n’en parle et que c’est un fail par rapport aux deux premières).
Bref, autant me taire et lancer la série pour me faire une idée :
Note moyenne de la saison : –/20
Euphoria – S03E01 – Andale – 18/20
Je ne peux pas nier que c’est un plaisir de retrouver l’esthétique de la série et son casting. L’histoire ? Plusieurs années après, elle est hyper différente de ce que proposaient les deux premières saisons, mais tout est en même…
Euphoria – S03E02 – America My Dream – 16/20
Avoir retrouvé la série au top de sa forme dans le premier épisode n’aide pas celui-ci à se démarquer autant qu’il le devrait. J’ai beaucoup aimé la première partie de celui-ci, mais dans l’ensemble, je retrouve ce que je…
Euphoria – S03E01 – Andale – 18/20
Je ne peux pas nier que c’est un plaisir de retrouver l’esthétique de la série et son casting. L’histoire ? Plusieurs années après, elle est hyper différente de ce que proposaient les deux premières saisons, mais tout est en même temps très raccord avec ce qu’on savait des personnages. C’est toujours aussi peu linéaire, c’est un ensemble assez fou de moments complètement improbables, mais c’est ce qui fait que ça fonctionne si bien, je suppose. La série a beaucoup changé, elle n’a absolument pas changé. Elle est un peu plus mature, peut-être, parce que ses personnages ont grandi… Mais ont-ils vraiment grandi ?
Spoilers
Quelques années après le lycée, Rue est devenue… une mule.
And that is how I became a drug mule.
Le bonheur de retrouver le logo HBO et d’être plongé dans les souvenirs d’adolescence rien qu’avec ça ! Pour le reste, la saison 3 reprend de manière on ne peut plus classique : la voix off de Rue nous informe qu’elle n’a rien fait de bien depuis la fin du lycée. Ben tiens. Je ne crois pas, effectivement, que la série aurait pu proposer une suite joyeuse. C’est peut-être le principal problème de revenir pour une saison 3 d’ailleurs !
C’est avec un épisode d’une heure que la série revient pourtant, en commençant par une chouette scène où Rue se tape un road trip en plein désert. Elle y tombe en panne en s’embourbant, mais trouve quand même le moyen de trouver de l’aide pour repartir. Petite musique fun, nouveau leitmotiv « Andale » et étonnante décision de la part de Rue de passer illégalement une frontière. J’ai beaucoup ri de la scène qui la voit être coincée au-dessus d’un mur.
Je ne sais même pas comment les scénaristes ont pu avoir une idée pareille ! Le symbolisme est assez évident : Rue est une fois de plus complètement coincée dans sa vie, dans un entre-deux improbable. Cela est toutefois bien amusant et permet une scène jamais vue ailleurs : Rue se démerde comme elle peut pour récupérer ses affaires dans la voiture, puis passer de l’autre côté du mur. La voiture qui fait balancier, Rue qui fait de l’équilibre et finit seule dans le désert du Texas ? Efficace.
Zendaya semble déjà s’éclater plus que dans n’importe quel film et c’est sûrement ce qui me fait le plus plaisir. Une fois de plus, la production est léchée et les images donnent vraiment envie d’en voir plus. Par contre, on ne sait pas grand-chose de ce qu’on regarde pour l’instant : au bout de cinq minutes, on n’est pas plus avancé sur ce que la saison va nous montrer ou sur l’intrigue à venir. Par contre, en cinq minutes, je retrouve l’ambiance improbable de la série et l’humour bien particulier qui va avec.
Après tout ça et après une longue marche dans le désert, Rue dort dans une grange et est accueillie par une famille très religieuse. Sans surprise, elle leur ment et leur affirme qu’elle fait un exposé sur le mal qui passe la frontière illégalement. Tant pis si elle est exactement ce mal, en fait. En bon caméléon, Rue passe un excellent petit déj, ment sur son identité et se fait finalement déposer en voiture par une des filles de la famille, Daisy. Cette dernière n’a jamais mis les pieds sur internet apparemment et se montre curieuse, mais Rue refuse de lui donner les infos qu’elle espérait avoir.
Rue aurait grandi ? C’est bien l’une des premières fois qu’elle ne corrompt pas tout ce dont elle s’approche, non ?
Bon, ce qui est sûr, en tout cas, c’est que la série nous montre le retour de Rue au pays. Elle enchaîne la voiture avec un bus la ramenant en Californie. Tout ce qu’il faut en retenir, c’est que cette longue traversée du désert se fait avec des images toujours aussi sublimes. J’adore la série rien que pour ça, c’est apaisant autant de belles images. Et certes, il ne se passe pas grand-chose, mais c’est un rythme et une esthétique qui fonctionnent bien.
La série tire finalement partie des quatre ans de pause : cela permet d’avoir une Rue adulte qui nous raconte en flashback ce qui lui est arrivé, dans une narration toujours aussi éclatée qu’avant. Est-ce qu’elle a repris la drogue ? Pas exactement. Rue est devenue une mule pour le compte de Laurie. Il faut se remettre le personnage de Laurie en tête, bien sûr, mais ça va à peu près : c’est une dealeuse à qui Rue a eu la mauvaise idée d’emprunter de l’argent.
Laurie retrouve donc Rue et lui annonce qu’avec les intérêts de son prêt, Rue lui doit désormais bien trop d’argent. Rue ne peut pas rembourser et devient donc une mule pour rembourser sa dette. Contre toute attente, la série nous propose une horrible scène où nous voyons Zendaya avaler des paquets de drogue. On apprend également qu’elle a eu la mauvaise idée d’embarquer avec elle Faye. Mais enfin !
On ne sait pas exactement comment Faye est tombée assez bas pour être une mule ou comment elles ont repris contact. En plus, il y a plein de dangers à être une mule. Le principal, c’est celui que les ballons avalés explosent et tuent sur place la mule.
Pour autant, Rue prend le risque. Nous la voyons ainsi passer la frontière avec Faye, avec plein de stress… mais bien sûr, Rue étant Rue, elle réussit à faire ce qu’il faut comme il le faut. Pire encore, la voix off nous apprend qu’après deux ans à faire la mule, elle se retrouve être la préférée de la famille de Laurie quand il s’agit d’introduire du Fentanyl aux USA. C’est peu glamour, en tout cas, et la série s’éclate bien dans ses transitions. L’enchaînement de Zendaya sur son seau prête à chier la drogue et l’eau des spaghettis qu’on égoutte ? Du grand art, l’air de rien.
Bref, Euphoria est égale à elle-même. Elle a vraiment cette capacité à nous proposer une vision décousue de la vie avec une esthétique incroyable. Une fois toute cette histoire de drogue oubliée, la série se dirige vers autre chose : Rue revient dans sa petite ville habituelle où elle est chauffeur Uber. On la voit ainsi reprendre contact avec Lexi. C’est assez triste de voir que Rue n’est plus droguée, mais l’est toujours autant quand il s’agit de mentir. Elle est accro au mensonge.
Dans la conversation, on apprend que Gia et Lexi sont premières de classe. Rue passe son temps à mentir à Lexi sur ce qu’elle fait, mais elle s’arrange encore pour lui parler de Fez. Bon. Ils ont rompu il y a plusieurs années, en théorie, mais voilà donc que Lexi a encore des remords et des regrets. Fez est en prison pour trente ans, rien que ça, et Lexi bosse désormais pour Hollywood. Elle n’y est pas la scénariste qu’on espère : elle distribue les cafés, conduit les voitures… Ah lala.
Elle est toujours célibataire, bosse aussi parfois avec Maddy, manager de quelques acteurs, dont un certain Dylan Reid. Ah, un nouveau personnage, un nouveau BG pour faire vaciller le cœur de Lexi, super. Évidemment, Dylan ne sait pas exactement qui elle est, mais il la remarque quand elle a une bonne remarque à faire sur la scène.
Jules est mentionnée au passage, entre deux, et serait donc désormais à la limite de la prostitution. Une sugar baby. Super, comme tout le reste de la série. Maddy ? Elle passe sa vie derrière un bureau, ou en avant-première, mais récupère 10% de tout ce que Dylan gagne. En théorie. En pratique, ça va à son boss et c’est triste.
Je suis surpris qu’après tout ce temps, Rue retrouve également son parrain. Elle se met à lui parler de religion et Ali se retrouve à justifier l’homophobie de la Bible comme il peut auprès de Rue. C’est inattendu tout en étant tellement raccord avec la série – je n’ai pas oublié leur épisode spécial post Covid là. Rue va donc partir dans un délire religieux pour cette saison ? C’est plutôt raccord avec le personnage complètement paumé qu’on connaît, je suppose, surtout aux USA. La voilà qui se met à écouter la Bible au volant de son Uber.
Cela ne l’empêche pas de continuer à partir en vrille à côté : elle continue d’être une mule pour Laurie après tout. On lui confie justement un nouveau passage à risque – tandis que Faye semble sur le point de trouver un amour complètement dysfonctionnel avec un tueur de poules. Allez, qu’importe. L’essentiel est que Rue sait se mettre dans la merde partout où elle passe. Ainsi, elle délivre un sachet de drogues (sans avoir à les avaler) dans une villa luxueuse. Son envie de faire pipi la mène alors à en voir un peu trop et devenir pote avec une des nanas à moitié nue présente à la fête.
Rue étant Rue, elle est vite invitée à la fête. Sa présence dérange bien sûr l’homme de main du boss qui essaie de l’exfiltrer de la soirée, mais bien sûr, c’est trop tard : elle est remarquée par Alamo Brown, le boss en question. Il n’apprécie pas trop de voir une nouvelle qui ne se présente pas et passe donc du temps à lui parler. Il se présente à elle comme étant dans le marché de la chatte. Allons bon, est-ce que Rue va devenir prostituée en plus de tout le reste ?
Alamo explique à Rue qu’il possède des clubs de striptease avec du nu intégral. Il n’en faut pas plus pour que Rue essaie de se faire embaucher non pas comme strip-teaseuse ou prostituée, mais comme manager d’un club. Elle déteste bosser pour Laurie et elle adore ce qu’elle voit dans sa villa, où il y a plein de femmes à poil. Forcément.
Rue se retrouve en tout cas plus dans la merde que prévu quand la drogue qu’elle a ramené à Alamo se révèle provoquer une overdose chez une de ses filles. Il n’en faut pas plus pour énerver le boss. Il confronte Rue et semble prêt à la tuer en contrepartie, mais Rue tente de s’en tirer en expliquant sa vie chaotique depuis l’horrible chantage de Laurie. C’est plutôt cohérent. Au passage, elle dit croire en Dieu, ce qui est probablement une grossière erreur.
Alamo joue le jeu en tout cas et lui dit que si elle croit en Dieu, il est temps de voir s’il croit en elle. Il lui met une pomme sur la tête et décide de lui tirer dessus. C’est un sacré wake-up call pour elle, je suppose. Rue finit morte de rire quand la pomme éclate au-dessus de sa tête sans la blesser. Drôle de fin d’épisode qui laisse une nouvelle fois l’impression que la série ne raconte pas grand-chsoe, tout en racontant plein de choses. Etonnant, quoi.
Bien sûr, on retrouve aussi Cassie et c’est bien la seule chose que j’ai pu voir de la saison 3 avant de la commencer : elle a une vie pleine de richesse et cherche à devenir une célébrité sur Tik Tok. Nous retrouvons donc Sydney Sweeney en train de faire la chienne pour créer du contenu. Ben super. La critique des réseaux sociaux est assez facile et évidente. Il est facile aussi de capitaliser sur le sex-appeal de l’actrice pour ça.
De manière plus surprenante, nous découvrons que la villa de luxe dans laquelle elle vit est à Nate. Il n’est pas ravi de rentrer du taf pour voir Cassie en train de faire le chien devant leur femme de ménage occupée à la filmer plutôt qu’à… faire le ménage. La scène est plutôt marrante, mais pour le coup, on sent vraiment que Jacob Elordi a pris quatre ans depuis la saison 2. Je ne sais pas s’il s’éclate autant que Zendaya avec la série.
Peut-être que c’est la barbe qui le vieillit aussi. En tout cas, si on a pu croire un temps qu’il s’était assagi, il n’en est un peu rien : assez vite, il retombe dans les travers du personnage et demande à Cassie de se comporter comme sa chienne. Il la siffle et tout. La série semble avoir pris en maturité aussi, puisqu’elle a la bonne idée de nous épargner de faire durer la scène sur du sexe qui serait gênant.
Tout leur argent ? Nate a repris le business de son père, tout simplement. Enfin, ce n’est pas si simple : alors que son mariage avec Cassie approche, il voit bien qu’il a besoin de ramener plein d’argent, mais qu’il n’est pas si évident de construire des maisons en Californie. Pour autant, le cadre fait rêver tout de même et il rêve, espérant créer une maison de soin incontournable. C’est mieux que les rêves de sa future femme qui se met à considérer la création d’un OnlyFan. Rien de pornographique, se rassure-t-elle, c’est juste pour faire en sorte que les gens se sentent spéciaux.
Le problème, dans tout ça, c’est que Cassie elle-même ne se sent pas si spéciale. On la voit scroller sur les réseaux et elle est si triste dans sa vie parfaite.
Elle essaie donc de parler avec Nate lors du dîner aux chandelles (bien trop de bougies !) qui suit. Elle veut à tout prix le convaincre de dépenser 50 000$ pour les fleurs du mariage, mais ce n’est pas du tout dans les plans de Nate. Il est sacrément bâtard et autoritaire avec elle. Je vais à nouveau le détester cette saison. L’enfermer dans un rôle de fiancé toxique et maltraitant ? C’est si logique.
Le truc, c’est que Cassie tient vraiment à ses fleurs. Elle propose donc à Nate son idée d’un OnlyFan. Cela ne va pas du tout à Nate, alors elle lui propose tout simplement d’annuler le mariage s’il n’a pas de quoi payer le mariage de ses rêves. C’est presque triste de voir Nate acculé comme ça alors même que j’étais en train de me dire que le personnage était absolument détestable, une fois de plus. Les scénaristes sont forts pour ça – et forts aussi pour me faire m’intéresser à peu près à une intrigue dont je ne devrais rien, mais alors vraiment rien, avoir à foutre. Il y a un sacré jeu de pouvoir entre eux, et finalement, c’est Cassie qui tient la meilleure carte : celle du sexe.
21 jours sans article… et sans envie de séries ?
Salut les sériephiles,
21 jours sans article. Je pourrais faire comme si de rien n’était, une fois de plus, et revenir sans en parler, mais tout de même : le trou est là, inutile de faire semblant de ne pas l’avoir vu. Non, il n’y a pas eu de panne d’idées, non, il n’y a pas une pause énorme dans mes séries et non, je n’ai pas exactement d’excuse. C’est juste, comme l’an dernier, l’absence de ce déclic qui fait passer du visionnage à l’envie d’écrire et, pire en fait, l’absence de ce déclic qui me donne envie de regarder une série.
Ce n’est pas que je n’ai pas d’épisodes à voir, parce que ça, ça s’accumule, c’est que j’ai perdu ce qui faisait que je regardais, cette petite adrénaline du drogué qui n’arrivait pas à passer une journée sans regarder un épisode. Vous me direz, je vieillis et c’est bien normal. C’est juste que c’est bizarre et inquiétant de devenir le petit vieux qui passe son temps à dire (en podcast, ici, dans la vie) « c’était mieux avant ». Les séries. La vie, non.
Le plus parlant, finalement, c’est ce que je fais quand je n’écris pas sur le blog : je préfère…
- travailler : si, si, je vous jure ; j’ai suivi une formation chouette qui me donne envie de refaire plein de cours !,
- aller à Disneyland : vraiment, l’extension World of Frozen me donne envie de paresser tout mon été,
- voir des films d’horreur plus ou moins bons au cinéma : allez voir Wedding Nightmare 2, pas que pour Sarah Michelle Gellar promis, ou Le Réveil de la Momie, allez rire un coup avec They will kill you ou profitez d’un moment gore simple et efficace avec Dolly… et pourquoi je n’en fais pas un article, finalement ? Suivez-moi sur Twitter a minima.
- écouter en boucle Drop Dead d’Olivia Rodrigo : le clip est une tuerie, le son est ma nouvelle perfusion d’énergie quotidienne,
- faire du coloriage alors que je détestais ça avant mais maintenant je trouve ça fun ??
- continuer tranquillement mon rewatch de Medium sans forcément l’évoquer ici.
J’ai terminé la saison 4 hier soir, juste parce que j’avais envie de retrouver Allison et tout ce que la série met en place. Le plaisir est immédiat, simple, presque évident, et pourtant, ce n’est vraiment pas la meilleure saison… Je vous invite à écouter le prochain podcast 42 minutes « Keskonavu » (avril 2026, donc) pour savoir pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que les séries de l’époque ont exactement ce qui manque en ce moment.
Sincèrement, il y a des signaux qui ne trompent pas. Une nouvelle saison de Euphoria est diffusée en ce moment… et je l’ai appris en voyant une affiche en sortant du RER. Il y a quelques années, j’aurais lancé l’épisode le matin même de sa sortie tellement j’adorais la série et tellement j’aurais attendu depuis des mois (allez, des semaines) la sortie. Il n’y a pas si longtemps je m’en serais voulu d’avoir raté cette sortie d’ailleurs et j’aurais lancé l’épisode immédiatement après avoir vu l’affiche, dans la foulée, sans réfléchir. Là, la réaction a été beaucoup plus neutre : “ah, ok”. Je vais m’y remettre, évidemment ! Il y aura des articles, et j’écris celui-ci avant de me lancer dans cette saison 3… Mais sans cette impatience un peu irrationnelle qui faisait que certaines séries passaient avant tout le reste. Vraiment, ça me manque !
Le décalage se situe vraiment là. Pas dans une disparition totale des séries intéressantes (encore que), mais dans la perte de cette envie immédiate. J’ai bien envie de retrouver ça pourtant, et d’être heureux avec ce que je regarde à nouveau. Le modèle actuel n’aide pas beaucoup : trois ans d’attente entre deux saisons, ça me casse totalement l’investissement émotionnel – prenez le revival de Scrubs, c’est chouette mais il y a peu d’épisodes et je n’arrive pas à avoir envie de tous les voir aussi à cause de ça, parce que ça va finir trop vite. Pour en revenir à Zendaya et Jacob Elordi, je ne sais plus vraiment où on en était dans la série et je ne sais même pas si j’ai encore le nom de tous les personnages – j’ai plus celui des acteurs que des persos, ça en dit long, non ?
Puis, je cite Euphoria ici parce que c’est simple, mais c’est pareil pour la saison 2 de One Piece par exemple. Rendez-moi les 22 épisodes par saison chaque année ! Ce n’est pas un hasard si Grey’s Anatomy est l’une des séries dans lesquelles je suis le plus à jour.
Et si les 22 épisodes vous soûlent, rendez-moi au moins ce qu’ABC avait mis en place il y a une dizaine d’années avec ses « pods » sur Agents of S.H.I.E.LD : à défaut de saisons plus courtes, on avait trois arcs narratifs de huit épisodes qui s’enchaînaient la même année. Et c’était si bien ! D’accord, ce n’est pas forcément ce que j’en disais sur le moment, mais aujourd’hui, une saison c’est 6 à 8 épisodes d’une même histoire, avec narration étirée et promesse qui met du temps à se concrétiser, quand elle le fait. Le début de saison 2 de Daredevil Born Again m’a bien vacciné là. On n’apprend plus à connaître les personnages, on les retrouve tous les trois ans… Comment voulez-vous avoir le même investissement ? Beaucoup de séries sont maîtrisées, propres, ambitieuses, mais ne fidélisent plus du tout.
Ce que j’aimais dans des séries comme Fringe, Person of Interest, Orphan Black, The 100 ou plus récemment encore Evil et Resident Alien, c’était ce mélange devenu rare (un OVNI dans le cas de Resident Alien, donc) : une intrigue en fil rouge qui avance à chaque épisode, même si chaque épisode a sa propre histoire ; des personnages qu’on a envie de retrouver car ils évoluent vraiment et des épisodes qui apportent chacun quelque chose, soit à un personnage, soit à une dynamique, soit au fil rouge, soit les trois à la fois. Cet article me donne plus envie de rewatch que de nouvelles séries… Rendez la CW, même, s’il le faut.
Aujourd’hui, l’envie d’écrire ne suit plus automatiquement. Tester une série ne suffit pas, accrocher un peu non plus. Sans ce petit truc en plus, la série sonne creux, et je n’ai aucune envie de m’y mettre. Prenez les séries Apple qui sont peut-être celles qui arrivent encore le plus à me convaincre quand je me décide à les tester : j’ai adoré Lessons in Chemistry, mais pour autant, je n’ai pas autant envie d’un rewatch que pour d’autres séries. Pire, quand je regardais un épisode, j’étais à fond, mais dès que j’étais entre deux épisodes, je n’avais pas cette envie de revenir.
Bref, je me répète énormément ces dernières années, mais une fois de plus, ces 21 jours sans article viennent simplement de là. Pas d’un arrêt du blog (ça, jamais… Enfin si, probablement, mais pas encore), juste d’une période où je cherche encore et toujours la série qui va relancer la machine. Je vais reprendre, oui, avec Euphoria d’ailleurs. Et il y a de bonnes chances que, une fois lancé, ça fonctionne mieux que prévu… Mais je sais aussi qu’il y aura de nouveau une pause à un moment ou un autre, parce que le constat reste le même : les séries n’arrivent plus à m’apporter autant qu’avant, pas seulement parce que je fais plein de choses de ma vie (c’était déjà le cas avant !), mais principalement parce que le mode de diffusion et d’écriture a totalement changé. Pour le pire, donc.
Daredevil Born Again – S02E03 – The Scales & The Sword – 13/20
Si ça bouge un peu plus dans cet épisode, je trouve que le schéma global de la saison est inutilement complexe, avec des intrigues qui ne sont traitées qu’un épisode sur deux ou qui resurgissent de nulle part en deus ex machina bien pratique pour dépêtrer nos héros de situations inextricables. Bref, je ne suis pas convaincu, principalement parce qu’il y a un nombre improbable de personnages qui se croisent et de scènes qui ne sont exploitées que bien plus tard. On tourne en rond par moments, on fait d’un coup des avancées de géant et je ne suis pas sûr de voir à quoi tout ça rime, en fait…
Spoilers
Daredevil en apprend plus sur la milice de Fisk, ce qui est bien pratique pour tenter de le faire tomber.
Shoot the prisoners
Je n’ai pas rêvé : Karen doit vraiment convaincre Matt que c’est une bonne idée d’avoir un otage pour l’interroger. C’est tellement une bonne idée qu’elle se fait un allié improbable en cet homme, Saunders. Grâce au détecteur de mensonge qu’est Matt, ils obtiennent des infos précieuses sur la milice afin de pouvoir continuer d’enquêter sur celle-ci et peut-être mettre fin à ses actions. Le but est à présent de s’infiltrer dans les locaux de la milice.
Ils peuvent donc mettre au point un super tableau de liège, histoire de mener l’enquête. La série nous régale aussi avec un Daredevil torse nu : ça manquait pour les audiences, je suppose. Il est vachement musclé par rapport à avant, non ? Quoi, c’est pas ça l’intérêt de la scène ? Ah oui, il est question de Frank qui continue de se planquer malgré tout ce qu’il se passe. Ben oui, la série ne devait pas avoir le budget pour l’acteur dans chaque épisode – en plus, il aura sa propre série aussi.
Cette série me met vraiment à l’épreuve avec son nombre de personnages impressionnants. Non seulement, je ne connais pas les noms de tout le monde (j’essaie, vraiment), mais en plus, je ne les reconnais même plus parfois… Il y a plus de personnages que d’épisodes dans une saison, qu’est-ce que j’y peux ? Je suis très peu physionomiste et je finis par oublier la moitié des gens qu’on voit à l’écran. Cela se sent dans mes critiques, je le sais, et ça me frustre, parce que quitte à faire des critiques, ça pourrait vous être utile de savoir qui est qui, justement. J’espère que vous n’êtes pas là pour ça, finalement.
Bref, dans cet épisode, on a aussi la gouverneure qui rend visite à Fisk pour parler politique et s’opposer à lui – même si on sait qu’elle a des vues en commun avec. Franchement, j’essaie de m’intéresser à tout le monde et à tout ce qu’on nous propose, mais je n’y arrive pas et je ne sais plus si on l’avait déjà vue en saison 1 ou non.
De son côté, Daniel parle avec un agent de Fisk et lui révèle qu’il en sait trop sur les opérations secrètes, je pense. L’agent est surtout là pour lui rappeler que Fisk lui a donné une mission claire : il doit retrouver au plus vite l’influenceur qui critique Fisk en portant un masque supposé lui ressembler. C’est con : Daniel se retrouve à devoir arrêter sa copine, qui continue en plus de publier des vidéos pour critiquer Fisk en se faisant passer pour lui.
Après avoir été contacté par Angela, Kirsten retourne voir Heather (Dr Glenn), la psy qui sortait avec Matt en saison 1 pour lui parler de tout autre chose : on en revient à l’intrigue de l’épisode 1 sur le justicier dont la psy a dû changer les réponses pour correspondre à la narration voulue par Fitz. Oula, j’ai l’impression d’être devant The Rookie avec des intrigues développées un épisode sur deux. Soit. Ce qui est sûr, c’est qu’Heather va de plus en plus mal et est obsédée par le justicier qui s’est introduit chez elle pour la tuer. Y a de quoi, on la comprend. Elle refuse de reconnaître qu’elle a menti dans son évaluation psychologique, cela dit.
Kirsten est donc ensuite emmenée par la milice dans un bâtiment hautement sécurisé. On lui bande les yeux pour l’emmener jusqu’à Duquesne, histoire de lui parler à son tour de son procès. Vraiment, un épisode sur 2. J’ai eu du mal à suivre pourquoi on en revenait là. Le procès commence cependant, alors je suppose que c’est logique de voir Kirsten lui parler un peu.
Elle prépare sa défense, qui est mise à mal par les nouvelles expertises du Dr Glenn et par des méthodes peu conventionnelles, avec des documents envoyés à la mauvaise adresse mail et une presse qui semble plus informée qu’elle de ce qui est concrètement reprochée à son client. Elle tente de négocier autant que possible pour avoir plus de temps, en vain. Toute la machination est bien huilée pour se refermer sur le coupable idéal : la juge reconnaît donc Duquesne coupable d’être un justicier secret et meurtrier sans vrai procès, sans vraie conversation, sans vraie défense. La condamnation n’est pas complète, donc il ne connaît pas tout de suite sa peine.
Pour faire face à cette mauvaise journée, Kirsten décide de se bourrer la gueule dans son bar préféré. Pas de bol pour elle, Karen a d’autres plans : elle lui fait passer secrètement un rendez-vous pour qu’elle retourne au bureau. Kirsten hésite, mais elle s’y rend pour mieux tomber sur Daredevil. Elle ne reconnaît pas Matt quand il lui parle et, même si elle dit refuser faire partie de la résistance, elle lui donne toutes les infos dont il a besoin pour retrouver Duquesne. Ce n’est pas compliqué : il est habitué à être aveugle, alors il s’en tire avec les quelques infos qu’elle lui donne.
Je trouve ça un peu schématique, parce que si lui est habitué à être aveugle, qu’est-ce qu’elle lui dit exactement ? Elle ne l’est pas. Tout ça mène à une bonne scène d’action cependant : on voit Matt qui débarque dans la prison secrète de la milice de Fisk et qui parvient à libérer absolument tous les prisonniers en très peu de temps.
C’est une vraie bonne scène avec de l’action, quelques combats et de très bons moves de la part de Daredevil. J’aime bien ça. Au passage, Daredevil découvre que Fisk ne détient pas que des justiciers, mais toute sorte de prisonniers politiques. C’est une sacrée avancée que de tous les libérer et d’empêcher la milice de tous les abattre dans l’opération.
En cours de route, il reçoit l’aide habituelle de Karen, mais aussi celle plus inattendue d’Angela. Cette dernière est là pour récupérer sa tante, et elle a réussi à choper quelques talkies-walkies ou à crever des pneus, ce qui permet à l’évasion orchestrée par Daredevil de réussir. Le problème, c’est que ça précipite aussi la fin du Northern Star : Fisk fait donc exploser le navire où se trouve toute son équipe de nuit pour éviter que Daredevil ne puisse ensuite prouver le trafic d’armes. C’était inévitable que ça arrive, mais Matt semble s’en vouloir quand il se rend compte que le bateau explose et que Fisk a tué tous les gens dessus…
Ce qui me choque le plus, perso, c’est que Fisk a encore des gens pour bosser pour lui après tant de meurtres. Comment ses hommes peuvent-ils lui faire confiance, sérieux ?
Dans tout ça, je ne souligne pas assez à quel point j’aime le générique de la série que j’ai en tête depuis ce matin. C’est vraiment chouette de retrouver cette ambiance et de l’avoir aussi dans les scènes d’action…






