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Bingo Séries #55

Salut les sériephiles,

Ce matin, on m’a demandé la date du jour et j’étais content de savoir qu’on était le 6, juste parce qu’hier, j’ai fait quelques sondages pour pouvoir constituer une nouvelle grille du Bingo Séries. Oui, il n’y a pas eu assez de gagnants à temps – mais on a eu une victoire de plus aujourd’hui, yay. Cela n’empêche pas la grille précédente d’avoir été vraiment galère pour pas mal de monde. M’enfin, on en reparlera quand j’écrirai – ou non – un article sur mes résultats.

En attendant, plongeons un peu dans l’ambiance d’Halloween pour une vingtaine de nouveaux points – même si certains sont recyclés, inévitablement. En tout cas, préparez-vous à du sanglant, de l’horreur, bref, un octobre comme je les aime. J’espère que vous aussi, sinon vos choix de séries pour valider cette grille vont être plus compliqués.

N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…

Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 octobre au 7 novembre 2021 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

Halloween

C’est le seul vrai intérêt du mois d’octobre, non ?

  1. Un cri d’effroi : On commence par un bon gros classique, on cherche donc quelqu’un qui hurle d’effroi en assistant à quelque chose de flippant. Ce peut être un meurtre, ce peut être une influenceuse qui se rend compte qu’elle s’est cassée un ongle avant son concours de beauté ou un personnage qui tombe de cinquante étages avant d’être rattrapé in extremis par un super héros, mais le cri doit nous percer au moins un tympan, hein. Bref. De la peur, des décibels.
  2. Un personnage porte une citrouille : On a l’habitude du point nous demandant de trouver une citrouille… mais je complique un tout petit peu les choses avec ce point où il faut à présent un personnage portant la citrouille. On va être large par contre : si elle est dans un sac, dans ses mains ou sur sa tête, ça fonctionne. Espérons que les networks prévoient davantage d’épisodes spéciaux que l’an dernier…
  3. Quelqu’un retire son masque : Non, je ne parle pas de masque covid, mais bien de masque d’Halloween. La difficulté de ce point vient du fait que les acteurs ont généralement du maquillage plutôt qu’un masque qui empêche de les entendre ou les voir jouer… m’enfin, ça arrive fréquemment d’avoir ce genre de masque tout de même. On note que le masque peut être celui d’un tueur qui cache son identité, à la Scream. Et si on voit un personnage retirer son maquillage d’Halloween ? Je suis de bonne humeur, ça passera aussi 🙂
  4. Un massacre sanglant dans un épisode : C’est Halloween ou non ? Je sais que ce point commence déjà à être hyper spécifique pour certains qui n’aiment pas le genre horrifique, mais bon, il y a toujours les séries policières autrement. Le massacre ne doit pas forcément avoir lieu au cours de l’épisode, on peut aussi avoir des personnages qui se rendent sur le lieu du massacre après son exécution. Ce qu’il faut en revanche, c’est un minimum de trois corps ensanglantés… et beaucoup de sang au sol, sur les murs ou au plafond. Eh, un massacre à la True Blood ou Walking Dead.

Gants

Choisi par Tequi, qui doit en avoir marre que je me plaigne du froid dans chacune de nos conversations !

  1. Un personnage porte des gants contre le froid : les gants en latex pour faire la vaisselle ou une autopsie ne comptent pas ici, il me faut des gants portés contre le froid ; donc probablement en extérieur l’hiver. Zut, on sort presque d’Halloween pour être en plein dans les séries de Noël là.
  2. Un personnage retire ses gants médicaux : Vous l’avez vu venir avec le point précédent, on repart dans une ambiance un brin glauque avec un médecin légiste qui retire ses gants après une autopsie. Pour être plus large et faciliter la tâche, ça marche aussi avec les chirurgiens retirant les gants après une opération. Bref, un gant qui a servi dans un cadre médical est retiré.
  3. Un gros plan sur des mains gantées : Cette fois encore, les séries médicales peuvent sauver la mise… mais pas forcément : il y a plein de situations dans lesquelles les personnages portent des gants, et toutes sont valables si un gros plan nous permet de voir au moins une main du personnage. Une main, ça peut être un plan sur les doigts ; les doigts et la paume ; et jusqu’au poignet. Le gros plan signifie aussi que la main est vraiment le focus du plan ; on peut parfaitement avoir le gant en gros plan avec un visage flou en arrière-plan par exemple. Mais quand même, les séries médicales, c’est plus simple, je crois.
  4. Quelqu’un prend des gants pour annoncer une mauvaise nouvelle : Et oui, j’ai déterré ma meilleure expression pour ce point ; et il est super large, donc il devrait contenter une bonne partie d’entre vous ! Pour rappel, « prendre des gants », ça veut dire être très délicat, faire attention à la personne à qui on annonce la mauvaise nouvelle…

Extraterrestres

Un thème judicieusement choisi par Twitter !

  1. Le mot « alien » : C’est large comme tout ce point, et il n’y a pas d’ambiguïté, je pense. Il peut être vu ou prononcé ; et ça marche aussi dans des cas où il n’est pas compris de petits hommes verts. Par contre, évitez les mots composés ou plus longs, genre si vous avez un personnage qui s’appelle Aliénor, non, ça ne marche pas quoi.
  2. Un extraterrestre à l’écran : L’interprétation du point est large là aussi, c’est volontaire : ce peut être un vrai personnage débarqué de Krypton, une créature que tout le monde considère comme venant de l’espace, un enfant déguisé pour Halloween (on ne sait jamais !) ou un dessin-animé à la télévision en arrière-plan d’une scène de repas familial. Ouvrez les yeux, donc. La vérité est ailleurs…
  3. Un OVNI est évoqué(et reste non identifié) : Un Objet Volant Non Identifié (UFO en anglais) est évoqué à l’écran – y compris sur un t-shirt si vous aimez Person of Interest. Quand je demande à ce qu’il reste non identifié, c’est du point de vue humain bien sûr. S’il s’agit bien d’une soucoupe volante et qu’on le sait, ça me va. Si en revanche, des personnages prennent pour un OVNI un avion dans le ciel et qu’on sait qu’il s’agit bien d’un avion, ben ça ne marche pas. Les boules de lumière d’énergie mystique ? Ce sont des OVNI (je mise tout sur l’arrivée du reboot des 4400 là). Bref, tout ce qui n’est pas de construction humaine me va comme OVNI. La définition devenait trop longue pour l’image de la grille, donc j’ai simplifié en OVNI. Sorry.
  4. Une langue extraterrestre est parlée ou lue : Cette fois, il va nous falloir une série avec des extraterrestres de toute évidence… mais bon, je ne désespère pas, j’en ai plein en stock qui n’attendent que moi. Et en même temps, je ne sais pas encore si je vais participer à ce Bingo. En vrai, peu importe après, ça ne change rien au principe : on doit entendre parler (d’)une langue extraterrestre pour que ce point soit validé.

Crimes

Le choix a été fait à nouveau par Twitter, et vraiment Twitter, je t’aime : c’est raccord avec Halloween l’air de rien !

  1. Un criminel est menotté : Je commence tout de suite par un point qui demande des précisions ! Il ne s’agit pas de voir un personnage menotté, mais bien un criminel, donc quelqu’un que l’on sait coupable – qu’il soit déjà jugé ou non importe peu si on l’a vu commettre l’acte, on sait ce qu’il en est. La présomption d’innocence reste valable si les héros de votre série arrêtent un suspect dont on ne sait pas exactement s’il est coupable ; mais si on l’a vu commettre son crime et qu’il est menotté, c’est banco. Enfin, c’est bingo, plutôt.
  2. Un meurtre avec préméditation pendant l’épisode : C’est que je suis chiant ce mois-ci avec toutes mes précisions ! Un meurtre vu pendant l’épisode, c’est bien, mais s’il n’y a pas préméditation, ça ne marche pas. L’intention ne suffit donc pas, il faut tout un plan mis en place pour tuer la pauvre victime qui n’a rien demandé. Et quand je dis ça, soyons clairs : si c’est un gentil qui commet un meurtre sur un vilain pas beau, ça marche aussi. Revoyez juste la définition de gentil dans ce cas, par contre.
  3. Il est question d’un kidnapping : C’est un autre crime possible et assez terrible, le kidnapping. Il peut avoir lieu pendant l’épisode, il peut s’agir d’un chantage ou de menace de kidnapping, tout comme il peut s’agir d’un souvenir d’un épisode antérieur flippant pour le personnage qui avait été kidnappé.
  4. Un personnage nie son ou ses crimes : Ce n’est pas le point le plus compliqué de ce thème, finalement. N’importe quel procès dans une série, ou presque, fera l’affaire : on cherche un personnage qui nie être un criminel. Tout simplement.

Actions

  1. Se faire une soirée séries thématique pour Halloween : Je sais que certains peuvent avoir quelque chose de prévu pour Halloween, donc disons une soirée d’horreur à partir du 26 octobre et jusqu’au 6 novembre. Pour le reste, laissez-moi m’expliquer : par soirée, j’entends au moins trois épisodes. Thématique ? Le thème est Halloween. Ce peut être une soirée avec uniquement des épisodes d’une série d’horreur ; ou uniquement des épisodes d’Halloween. Par contre, ce doit être des inédits pour vous, n’oubliez pas 😊 Une bonne soirée en perspective, donc.
  2. Porter des gants pendant un épisode : Il va être facile ce point le matin en ce moment, parce que clairement il fait froid par ici… Par contre, Tequi va regretter son choix de thème, je vous le dis, moi mouahaha. Bon, bref, plus sérieusement, n’importe quel type de gants fonctionne pour ce point. Il suffit de les avoir pendant que vous regardez l’épisode.
  3. Revoir un épisode de votre série avec des extraterrestres préférée : Il ne s’agit pas forcément de votre série préférée, mais c’est celle que vous préférez avec des extraterrestres. N’importe quel type d’extraterrestre – ça marche de Supergirl aux Zinzins de l’espace.
  4. Ce crime fictif que l’on voudrait bien commettre dans une série pour Halloween : C’est Halloween, il est temps de se mettre au coin du feu pour se raconter des histoires qui font peur, non ? Quel est donc le crime fictif que vous aimeriez commettre dans une série ? Pour préciser un peu les règles, le but est ici de décrire (en un tweet, en un article, en un roman si vous êtes motivés, mais mettez-moi dans la dédicace) ce que vous feriez en tant que scénariste si vous aviez carte blanche pour commettre un crime dans n’importe quelle série. Seriez-vous un personnage criminel vous-même ? Utiliseriez-vous plutôt un personnage de la série ? De quel personnage vous débarrasseriez-vous et comment ? Profitez-en pour nous faire peur, c’est Halloween. Vous avez un mois, c’est mieux que l’heure de cours que je laisse à mes élèves habituellement.

  • Le point bonus : comme les années précédentes, le bonus geek est tout simple ce mois-ci, mais il n’est pas au goût de tout le monde comme il s’agit d’une action ! En effet, il consiste à vous créer un rituel autour d’une série et nous en parler. Regarder tous les épisodes d’une traite, les regarder en étant habillé toujours pareil (si c’est une fois par semaine, ça passe, une fois par jour, vous commencez à être crado), les regarder en mangeant la même chose à chaque fois, en allumant une lampe en particulier, etc. Dans l’idéal, il faut que votre rituel corresponde aussi à la série, genre « manger des crevettes devant The Good Place » ou « voir AHS à la bougie », ça passe bien, mais « regarder Grey’s Anatomy en étant assis sur mon canapé »… bof ! Le regarder en blouse blanche, en revanche, ça passe, surtout à Halloween. Bon, n’hésitez pas en cas de question !!

Grey’s Anatomy – S18E03

Épisode 3 – Hotter Than Hell – 17/20
Yes. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Apparemment, c’est vrai, et bordel quel plaisir de voir se repeupler l’hôpital d’une âme qui lui manquait bien trop. J’espère un retour définitif à ce stade, car l’épisode est loin d’apporter toutes les réponses à mes questions et de me fournir toutes les scènes que je veux voir. Et le reste des intrigues est sympa aussi, faisant de cet épisode le meilleur de la saison pour l’instant. Franchement, il aurait fallu commencer par-là, tout simplement. Vivement le prochain épisode !

Spoilers

Addison Montgomery est de retour et c’est la meilleure nouvelle possible parce qu’elle est toujours aussi géniale – et même, elle est mieux que quand on l’a quitté dans Private Practice.



She’s like my sister. You’re like my sister. I just don’t want it to be weird.

Comment voulez-vous que je résiste à cet épisode alors que je sais, alors que j’ai été spoilé plutôt, qu’Addison revient ENFIN dans la série avec cet épisode. De toute manière, Amelia en parle vite à demi-mot quand elle demande à Meredith si ça sera bizarre d’avoir Meredith là alors que… Pas besoin de finir cette phrase, hein ?

J’ai adoré cette première scène de l’épisode entre Amelia et Meredith, franchement. Elle nous explique rapidement qu’il y a une grosse canicule en cours, que les deux sœurs gardent encore secret le projet du Minnesota et qu’il y a plein de choses qui vont devoir se mettre en place pour ça. Ainsi, Meredith se retrouve à devoir refuser la position qu’elle avait accepté de Richard juste avant le changement de saison. C’est un peu décevant ce rétropédalage.

À l’inverse, j’ai bien aimé voir Lincoln débarquer dans la cuisine et être tenu à l’écart du Minnesota. C’est loin d’être sympa de la part d’Amelia de ne pas lui en parler et ne pas évoquer son RDV avec Bartley, surtout qu’il est question de guérir Parkinson, mais ce que j’ai aimé, c’est voir qu’il restait une part importante de la vie d’Amelia. Tant qu’il est là, il y a de l’espoir. Surtout avec l’arrivée d’Addison. Elle va remettre du plomb dans la tête d’Amelia… Enfin, j’espère.

Je suis tellement heureux de bientôt la retrouver. En attendant, Meredith reprend le boulot à l’hôpital et parle un peu avec Cormac. Leur flirt est sympathique, mais je crois que je préfère encore Nick. Et puis, il serait temps aussi que Meredith apprenne à Richard et Miranda qu’elle s’apprête à passer à mi-temps à l’hôpital, parce qu’ils ne sont pas prêts à encaisser cette mauvaise nouvelle.

Franchement, tout est tellement morose à l’hôpital que Teddy se retrouve d’une manière ou d’une autre Ambassadrice du Fun à l’hôpital. C’est la pire des idées honnêtement. Teddy ? Teddy, fun ? Heureusement qu’Addison débarque à l’hôpital ! Bon, ça aurait été mieux sans grande annonce préalable au cours de l’été, hein, mais bon, j’adore la voir débarquer en tant que grande star de la médecine. Et puis, une part de moi espère vraiment un épisode centré sur Addison, Jo (c’est sa spécialité maintenant) et Carina. Quoi, on peut rêver ? Cela ferait un super trio !

Pour l’instant, on se concentre sur le retour d’Addison à l’hôpital qui se fait, étonnamment, de manière totalement fluide. Addison semble n’avoir jamais vraiment quitté les couloirs de l’hôpital. Sur ses premières minutes d’épisode, personne ne semble avoir envie de lui parler de tout le drama qui pourrait l’entourer. Elle est juste là pour être professionnelle ! Dingue. Par contre, son professionnalisme met à rude épreuve celui de Jo quand elle se présente à elle pleine d’espoir pour mieux se retrouver à devoir lui apporter un café.

Le drama n’est jamais bien loin d’Addison après, et tous les internes n’hésitent pas à murmurer toutes les rumeurs possibles sur Addison. Il y a de quoi après tout, son triangle avec Meredith et Derek, ce n’est pas rien quand même. Et ils connaissent Meredith, avec Helm de son côté, et ils n’ont que les rumeurs, pas les détails. Levi les fait taire, et il se fait remarquer par Addison qui le prend aussitôt comme chouchou. Yay.

Il a beaucoup à y gagner, en vrai, avec un article universitaire dans lequel il pourrait être cité… mais j’imagine que ça finira plutôt par une team Addison/Helm dans un futur proche. Elle est trop du côté de Meredith pour que les scénaristes n’en profitent pas, non ? Et elle le fait savoir à Addison en plus, parce que suite à un problème de clim, Addison a besoin de faire son opération bien plus rapidement que prévu. Pour cela, elle a besoin d’un autre chirurgien… et évidemment, elle fait appel à Meredith qui est la seule à avoir l’expérience nécessaire pour ça.

Les retrouvailles de ces deux-là sont géniales. Elles font la première greffe de l’hôpital, se félicitent sur les succès personnels de chacune et rient un bon coup dans l’ascenseur de voir les résidents sur les dents pour du drama. Du drama, il y en a quand même : Addison craque et fond en larmes à la pensée de Derek.

Mouais. Certes, il n’est plus là, mais ça fait quelques années qu’il est mort. Et puis, elle aurait pu mentionner Mark, aussi, je n’ai pas oublié sa réaction à son décès. Non, vraiment, la scène a sept saisons de retard. Six, si on est gentil avec eux. Et puis, bon, purée, où en est Addison dans sa vie perso ? Cela fait des années qu’on ne l’a pas vu et elle revient comme si elle n’avait jamais disparu, mais bon, y a tout une facette à explorer encore ! Dire que les résidents pensent que Meredith fait pleurer Addison alors qu’elles ont la plus saine et parfaite relation possible dans ces conditions. Eh, je veux dire, Meredith propose même à Addison de passer voir ses enfants alors qu’Addison encourage Meredith à faire face à Richard pour lui parler de son projet, quel qu’il soit.

Côté médical, on trouve aussi des patients amusants dans cet épisode, avec des influenceurs peu malins qui font des vidéos les mettant en danger. C’est l’occasion pour nous d’apprendre que le Dr Lin a accepté de bosser pour l’hôpital. Elle va vite le regretter car elle n’a pas de résident à disposition – ils sont tous occupés par Addison. En plus, elle se retrouve embauchée pour sauver les fesses d’un influenceur complètement con et fasciné par une influenceuse tombée de son jet-ski refusant d’appeler ses parents avant opération alors qu’elle a seize ans. Outch. Dure la vie de parents – et Meredith n’est pas pressée d’y être. Pour ne rien arranger, on note aussi que la clim de l’hôpital tombe en rade, en pleine canicule.

Cela pose bien des problèmes, avec des opérations qui ne peuvent finalement pas être effectuées et doivent être décalées. De son côté, Winston continue de s’occuper de sa patiente ayant besoin d’une greffe, Rashida. Il est tout de même embêté parce qu’il a besoin d’un chirurgien pour faire la greffe. Le problème, c’est qu’il ne veut pas demander à Bailey de le faire, parce qu’elle pensait que Winston ne parviendrait pas à la mettre sur la liste. Meredith et Richard sont pris, eux.

L’opération est supposée être annulée, mais Owen appelle Ben pour qu’il vienne avec son camion chirurgical. Il me semblait pourtant que le programme avait été annulé, je vois mal comment le camion peut encore être fonctionnel. L’avantage, c’est qu’eux réussissent à maintenir leur opération pour Rashida. Elle obtient donc son rein comme prévu grâce au camion qui, vraiment, reste garé à la caserne en attendant que quelqu’un trouve quoi en faire. Quant à Winston, il est content d’avoir trouvé un moyen de donner un rein à Rashida, même si ce n’est pas exactement fait selon les règles. Son chantage n’était pas très éthique, mais il a fonctionné et il n’est techniquement pas illégal.

Bailey, en tant que cheffe, insiste également pour avoir son opération qui se déroule comme prévu, et elle n’hésite pas à faire taire Richard une bonne fois pour toute. L’intrigue était plutôt sympathique, avec finalement Cormac qui fait la morale à un adolescent pour lui expliquer que c’est dur d’être parent d’un adolescent. Tu m’étonnes.

Par contre, Linc ne parvient pas aussi bien qu’Owen à maintenir son opération. Il se retrouve ainsi à tenter de réparer la clim de l’hôpital avec Teddy quand ils comprennent que Richard ne parvient pas à obtenir l’assistance au téléphone. Rassurant. Je veux dire, ce sont deux chirurgiens qui se retrouvent à faire des tests pour que la clim refonctionne et pour sauver des bébés qui ont besoin de la clim. C’est un hôpital franchement. Bien sûr que ça ne fonctionne pas exactement comme prévu et qu’ils n’y arrivent pas.

Au moins, ça permet à Linc d’évacuer la tension et ça donne à Teddy une idée bien trop fun : manger des glaces à la morgue. WTF ? Il paraît que c’est fun. J’abandonne avec Teddy, même si sa blague refusée par Bailey m’a fait rire. J’abandonne aussi avec Owen qui insiste auprès de Noah, son patient militaire de l’épisode précédent. Franchement, c’est du harcèlement à ce stade, mais eh, c’est la nouvelle quête d’Owen. Allez comprendre.

Bon, et la meilleure scène de l’épisode ? La meilleure scène de la saison, pardon ! Amelia et Addison se retrouvent ENFIN. Leur câlin faisait tellement du bien à voir ! Des années que j’attendais une scène entre elles, j’ai vraiment envie que les scénaristes nous offrent plein de scènes comme ça. En plus, Meredith et Addison ont fait la paix, donc elles arrivent à dîner ensemble, avec les enfants, et avec Amelia. On en oublie presque Maggie, hein.

Vraiment, j’espère qu’Addison est là pour rester toute la saison. Il y a tellement à faire ! Elle va forcément servir de mentor à Jo, et ce sera marrant quand il sera question d’Alex. Bon, il faut que j’arrête de me faire des plans sur la comète, et il faut que je souligne la scène très étrange entre Amelia et Bartley aussi. Très clairement, il y a de la drague entre eux (entre iels ? C’est quoi le neutre pluriel français, du coup ?). Lincoln n’est pas au bout de ses peines. Je ne suis pas trop convaincu pour l’instant, mais ça fait deux scènes qu’on les voit ensemble et qu’Amelia en est bien trop fan. Ce ne peut pas être un hasard.

 

Station 19 – S05E03


Épisode 3 – Too Dam Hot – 15/20
Si je retrouve vraiment un personnage que j’aime exactement comme je l’aime et si j’aime le fait que l’évolution de personnages secondaires ne soit pas trop négligée pour une fois, je trouve quand même que beaucoup de choses vont trop vite dans cet épisode. C’est un peu dommage ce sentiment d’urgence qui fait qu’on évacue en quelques minutes ce qui aurait pu être le sujet de plusieurs épisodes. Après, la série reste franchement sympathique à suivre : elle aussi a trouvé son rythme de croisière.

Spoilers

Les pompiers de Seattle doivent faire face à une canicule – et à ses conséquences.


Oh yeah, and what should I do ? Assault a teenage kid over a cellphone ?

Apparemment, les scénaristes espèrent un monde post-pandémie où la canicule fait des ravages. Une part de moi est capable de comprendre ça. Une autre n’est pas convaincue de voir des pompiers ouvrir un congélateur pour se rafraichir. Eh, ça ne marche pas comme ça, la vie ! Et on ne devient pas star des réseaux sociaux comme ça non plus, c’est fou toutes ces séries qui nous affirment qu’une petite story est montée en épingle aussitôt par tout le monde. Je parle bien sûr ici de Robert, qui a droit à son développement plutôt sympa cette saison pour l’instant.

Il est influenceur bien malgré lui, et ça lui attire à nouveau l’attention d’Andy qui essaie d’être amicale avec lui, sauf que Robert n’a pas trop envie d’être amical avec elle. Il n’empêche que FireZaddy, comme on l’appelle, intéresse beaucoup le public… et le service communication de la mairie. Et oui. La série nous introduit un nouveau personnage dont le rôle est de gérer la communication du fire department, justement, ça tombe bien. Elle peut rapidement signaler son intérêt pour Robert au cours de l’épisode.

La canicule semble faire du mal à tous les personnages, mais ça semble particulièrement horrible dans les camions de pompiers. Theo et Andy sont juste trempés, franchement. Ils se rendent une fois de plus à la caserne 23, pour… pousser un camion ? Apparemment, c’est une tradition fun qui permet de faire entrer le nouveau camion dans la caserne 19.

Le seul problème, c’est qu’avec la canicule, tout le monde se brûle les mains sur le camion. Et dans tout le monde, on a aussi Carina qui a eu une journée de congé, allons savoir comment vu l’état de l’hôpital, pour être là. C’est sympa de la voir s’occuper d’un enfant alors même qu’avec Maya ça ne se passe pas bien précisément à cause de ce désir d’enfants de Carina qui ne correspond pas à celui de Maya. On aurait pu croire que tout ça allait se calmer pour un ou deux épisodes, mais non, les scénaristes y reviennent déjà. L’avantage avec cet épisode, c’est qu’on voit Carina retirer des gants… avant d’en remettre aussitôt. C’est bien pour le Bingo Séries.

J’aime beaucoup ça, parce que ça complète ma grille et parce qu’on voit enfin Carina mener une journée de boulot normale. Elle est géniale, en plus : la caserne sert de centre médical pendant la canicule et elle gère ça comme une boss. Une boss très énervée. Elle envoie bouler Robert à plusieurs reprises devant des patients, avant de s’attaquer verbalement au père d’un ado qui aurait pu tuer, par accident bien sûr, son fils. Ah, Carina ! Je l’aime, elle me fait trop rire quand elle est comme ça. Hum. Enervée, donc. Je l’aime quand elle est énervée… Je ne suis pas très sympathique avec elle.

Elle va un peu trop loin en plus, parce qu’elle assure qu’elle appellera les services sociaux, ce qui me paraît un peu exagéré dans la situation : elle va trop loin dans ce qu’elle lui dit, j’ai peur que ça lui retombe dessus, franchement.

De son côté, Andy continue de se confier beaucoup à Théo. Beaucoup trop, même. Elle lui raconte avoir couché avec « quelqu’un » et explique que l’identité de ce « quelqu’un » fera souffrir Robert. Si Théo aimerait bien savoir de quoi il s’agit, il ne le saura pas tout de suite et se contentera donc d’expliquer à Andy que la haine qu’elle ressent pour Robert à présent, tout en s’inquiétant encore de savoir ce qu’il pense de sa vie à elle, est juste un signe de son amour pour lui. Encore. Il est bien trop malin ce Théo.

Bref, tout ça ne doit pas me faire oublier qu’il s’agit avant tout d’une série avec des urgences et des interventions de pompiers. Les pompiers sont justement appelés pour s’occuper d’un accident de voiture, avec une route qui a trop cramé et s’est soulevée devant les voitures. Cela dit, ça pose un problème : tous les pompiers ont besoin d’être là, alors que Vic et Dean sont appelés pour gérer une situation de « Crisis One ». Beckett leur refuse la possibilité d’y aller.

Vraiment, il a le mauvais rôle, le pauvre. Et sur place, Théo devine assez facilement qu’Andy a couché avec Beckett, en plus, parce qu’ils ne sont pas super discrets. Oh, Andy nie l’ensemble et c’est drôle à voir, mais de toute manière, on se retrouve assez vite avec Andy confrontée à Robert. Elle peut enfin s’excuser sincèrement pour les papiers de divorce apportés au mauvais moment à Robert, et celui-ci peut exprimer sa rancœur des dix mois de silence. La scène était sympathique. Je n’arrive pas à cerner ce que je pense vraiment de toute cette situation : parfois j’adore Robert (comme dans cette scène), parfois le naturel revient au galop et je ne le supporte pas.

De son côté, Maya est en galère sur cette scène, parce qu’elle se retrouve à parler à un enfant dans une voiture. Elle observe ainsi le sacrifice de la mère pour son enfant, demandant encore et toujours à Maya d’atténuer la réalité de la situation à son enfant. C’était intéressant aussi de suivre Maya en train de s’occuper de l’enfant et de le rassurer autant qu’elle le pouvait. Franchement, la scène était sympathique – pas assez forte émotionnellement pour m’amener où elle voulait m’amener, mais suffisamment forte pour être marquante quand ils se mettent à chanter un mot après l’autre.

Forcément, de retour à la caserne, Maya raconte ça à Carina, pour la rassurer sur le fait qu’elle veut elle aussi avoir l’envie d’avoir un enfant. Elle n’y est pas encore, mais c’est une possibilité. Avant de parvenir à ce compromis d’attente (qui est une situation un peu pourrie, en vrai, parce que possiblement, Maya ne changera jamais d’avis), Carina a tout de même le temps de s’en prendre à Robert, en italien, et la scène était marrante. Par contre, vraiment, Robert, je n’y arrive pas à ce personnage. Pourquoi raconte-t-il à Maya les reproches de Carina ? oui, elle l’accuse d’être responsable du choix de Maya de ne pas avoir d’enfants et ce n’est pas juste, mais non, il n’a pas à le raconter à Maya pour autant, franchement.

Bref, autrement, Joey continue de vouloir devenir médecin, et pour ça, il s’organise une journée au boulot avec son père l’ambulancier plutôt qu’avec sa mère la chirurgienne. Soit ? Il rencontre ainsi l’insupportable Beckett, une femme sauvée par son père et Gibson, qui se rend avec eux pour la première intervention de Joey sur le terrain.

Cette intervention est loin d’être un franc succès : ils se retrouvent à essayer de sauver un SDF d’un malaise suite à la canicule, sauf que Joey connaît ce SDF et affirme à son père qu’il ne veut pas être réanimé, par peur de vivre branché à des machines. Le problème, c’est que Ben refuse d’écouter Joey, parce qu’il n’y a aucun document officiel pour le confirmer. Et la scène est violente, parce qu’il l’ignore vraiment beaucoup et Joey ne le comprend pas.

En plus, il perd son ami, parce que le SDF meurt, étant trop loin de l’hôpital pour être secouru. Ben et Joey passent un bon moment de l’épisode à se disputer, avec Jack qui cherche à faire le tampon entre eux, sans y parvenir vraiment. Pourtant, ils parviennent à se réconcilier en fin d’épisode, simplement en communiquant. Pff. C’était juste gros, surtout que ça termine par Ben s’arrangeant pour que les frères et sœurs de Joey viennent à la caserne pour une petite douche extérieure.

Ben oui, c’est la canicule, et pour bouger le camion, ça termine en canon à eau utilisé pour rafraichir tout le monde. Et en bataille d’eau marrante à regarder. Bon, cet épisode en plein mois d’octobre maussade, c’est bizarre à voir, mais c’est marrant quand même. Vic et Théo vont jusqu’à arroser leur chef, et la bataille d’eau générale est plutôt sympathique. Pas très sécurisée, en revanche… Je veux dire s’attaquer par surprise à Jack avec des seaux remplis d’eau en pleine canicule ? Est-ce vraiment une bonne idée ? Et pourquoi Andy a l’air d’être encore folle amoureuse de son futur ex-mari ? C’est trop chelou.

J’ai bien aimé l’intrigue de Ben pour une fois. J’aime bien le personnage de Joey et je trouve ça sympathique de nous rappeler qu’il était à l’origine un personnage de cette série, secouru contre son gré par les pompiers. L’évolution a été rapide pour lui… Et ça continue d’être rapide dans cet épisode, avec une dispute bien trop express. Un ado ne se remet pas si vite de la mort d’un (ancien) proche, surtout si la mort a lieu devant ses yeux, dans la rue, comme ça. Comment peut-il rédiger si vite un essai pour candidater à la fac après ça ?

Ah, sinon, après l’appel raté de Crisis One, Dean prend conscience que son protocole n’est pas encore au point. Il demande donc enfin l’aide de ses collègues, tous ses collègues, pour améliorer le projet pilote qu’ils sont en train de mener à la Caserne 19. Et pour lui venir en aide, Robert accepte d’être le visage public du département : en échange de ses opérations com vis-à-vis de la presse, il obtient la garantie que Crisis One sera soutenu quoiqu’il arrive. OK.

 

Grey’s Anatomy – S18E02

Épisode 2 – Some Kind of Tomorrow – 16/20
La saison se poursuit à son rythme de croisière, avec des avancées pour chaque personnage important, l’air de rien. Ces dernières saisons, la série a aussi des messages politiques bien clairs à faire passer, et ils passent plutôt bien à l’écran, je trouve, avec des sujets peu évidents abordés de manière frontale et claire. Honnêtement, ça fonctionne bien.

Spoilers

Après un an de covid, il est temps pour la médecine de redevenir aussi fun qu’elle peut l’être pour les internes, les résidents… et même pour Meredith, à vrai dire.



We woke up early to be shamed.

Joli timing que le split-screen de ce début d’épisode qui voit Meredith recevoir une note de Nick sous sa porte d’hôtel pour lui demander un rencard. WTF ? Est-ce que Nick est là pour rester ? Je veux dire ça va devenir dur pour Meredith de ne pas envisager une vie dans le Minnesota si elle s’y fait une rencontre si cool.

Et ça ne manque pas : elle demande à Amelia de venir visiter son laboratoire, parce qu’elle a besoin d’un neurochirurgien pour son essai clinique visant à soigner Parkinson. Rien que ça. Amelia accepte au moins d’examiner Hamilton et de se laisser tenter par le labo futuriste. Elle rencontre aussi le Dr. Bartley – qui est une pointure dans son domaine, clairement. J’aime la manière dont la série introduit tout naturellement un personnage non-binaire sans que personne ne pose la moindre question. À vrai dire, le moment important de la scène est de savoir si Meredith acceptera le labo ou non, c’est tout. Et Amelia veut qu’elle dise oui.

Elle est très insistante pour que Meredith dise oui à Hamilton, et elle ne comprend pas ce qui bloque Meredith. Elle n’écoute pas vraiment sa sœur pour autant, alors qu’il y a clairement quelque chose qui bloque Meredith – et probablement le départ de Seattle y est pour beaucoup. C’est finalement à Nick qu’elle prend le temps d’en parler, pendant un joli rencard à la belle étoile. Meredith a peur de l’échec, aussi, parce que c’est son premier projet post-Covid et qu’elle préférerait quelque chose de plus sûr.

C’est fou. Elle semble avoir abandonné son armure de chevalière luttant contre les injustices sociales cette saison ? C’est parti aux oubliettes bien vite. Heureusement que Winston est là pour la remplacer. Quant à Meredith, elle finit par accepter ce nouveau projet, en insistant pour que toute découverte soit aussitôt publique et qu’elle passe la plupart de son temps à Seattle, quitte à faire des aller-retours dans le Minnesota. Pas très écolo la Meredith sur ce coup-là.

Le début de l’épisode nous ramène aussi les internes de l’an dernier, que nous avons peu eu le temps d’apprendre à connaître, et les résidents. Avec le covid, ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour être bien mis en valeur, et on apprend seulement maintenant (il me semble) que la mère Ortiz a décidé de quitter Seattle pour aller bosser avec Jackson.

Si l’épisode se centre sur eux, c’est parce que Richard veut les reprendre en main pour les entraîner à nouveau. Cela ne plaît pas trop à Helm qui n’apprécie pas de devoir se lever super tôt pour avoir un enseignement de plus… mais bon, c’est Richard Weber qui le fait et qui offre une belle récompense en plus, avec la possibilité de gérer les urgences. Eh, cette compétition des nouveaux médecins, ça faisait un moment qu’on n’y avait plus droit. En plus, Levi est rétabli après l’épisode précédent : il remporte la première épreuve des Olympiades chirurgicales de Richard.

On se marre bien quand on voit les résidents s’éclater sur des jeux vidéos ou quand Levi se retrouve à traiter la patiente de Jo. Chez elle, Jo héberge toujours Lincoln. Il faut qu’on m’explique pourquoi l’actrice a voulu passer de brune à blonde, et quel était le délire avec ses cheveux blancs de l’épisode précédent ? Genre, je sens qu’ils ont voulu lui trouver une raison de changer de couleur comme ils avaient fait avec Lexie, mais c’est encore plus maladroit qu’avec Lexie. Laissez-les faire ce qu’elles veulent sans que ce ne soit prétexte à des intrigues cheloues ?

J’ai beaucoup aimé la scène d’organisation avec Lincoln, de même que j’aime le fait de les savoir tous les deux gérer le rôle de parents ou de la voir se rendre à la garderie de l’hôpital pour déposer Luna. Sur place, elle croise Teddy et Léo, ce dernier étant déguisé en Reine des Neiges. Bon, je ne sais pas trop ce qu’ils veulent faire de cette intrigue, mais ça fait deux fois en deux épisodes qu’il en est question, ce n’est pas bien subtil, contrairement au Dr. Bartley. Après, c’est intéressant de voir Teddy déchirée entre son envie d’accepter Léo tel qu’il est et la peur de voir le monde entier lui tomber dessus…

Pour en revenir à Jo, sa patiente est plutôt marrante, à avaler un sex-toy et se mettre une fraise dans le vagin au lieu de l’inverse. Au moins, j’ai mon gros plan sur des gants pour le Bingo Séries, c’est déjà ça. Quant à Levi, il gère plutôt bien sa première chirurgie solo, même s’il a aussi besoin de l’aide des autres résidents. Eh, ça marche bien.

Côté médical, on se retrouve aussi avec un cas pour Winston qui est particulièrement problématique : une femme diabétique, ex-influenceuse, qui se retrouve à avoir vraiment besoin d’une greffe alors qu’elle n’est pas sur la liste de transplantation. Selon la médecin qui s’occupe d’elle, elle ne répond pas à tous les critères pour être sur la liste, car la greffe risquerait de ne pas tenir… mais Winston ne semble pas exactement d’accord.

Il se rend compte que la liste utilise des données erronées pour accepter ou non les personnes : des suppositions racistes sur les personnes noires, parce que le système a été mis en place il y a plusieurs années. Ce qui est révoltant, c’est que c’est forcément vrai. C’est dingue. Depuis deux ou trois saisons, la série n’hésite pas à montrer que le système hospitalier est à la ramasse sur les questions d’inclusivité et surtout de tolérance face au racisme. Après le covid l’an dernier, nous en voilà donc à la liste d’attente pour les greffes qui n’est pas en faveur des personnes noires. C’est juste horrible.

Forcément, Winston fait tout ce qu’il peut pour que le cas de sa patiente soit pris en compte correctement par l’agence gérant les transplantations, et ça commence par convaincre une collègue de l’aider à recalculer les statistiques concernant cette patiente. La collègue étant blanche, ça prend plus de temps que prévu – et ça prend un gros chantage aussi. Mais ça fonctionne, c’est l’essentiel.

Côté administratif, l’hémorragie de l’hôpital continue : Miranda est forcée d’accepter la démission d’un autre chirurgien, Wong. On ne l’a jamais vu dans la série avant, mais on a droit à une longue scène avec lui, ce qui signifie que sa retraite ne sera pas de tout repos, évidemment.

Meredith étant absente aussi, Miranda demande à Megan de la remplacer pour quelques jours, et elle accepte. C’est plutôt fun de retrouver Megan dans un rôle plus régulier dans la série, mais on sent que les scénaristes sont en galère aussi pour trouver de nouveaux acteurs – ou plutôt d’anciens acteurs – pour remplacer ceux sur le départ. Je suis assez surpris : la série a l’habitude d’intégrer les nouveaux plutôt bien… Ils le font bien avec Winston, mais Cormac reste périphérique depuis son arrivée.

Je dis ça alors que pourtant, dans cet épisode, Cormac remet à sa place Owen. Et ça fait du bien à voir honnêtement. Owen traite en effet un patient qui est un ex-soldat étant désormais en phase terminale à cause d’une maladie chopée sur le terrain. La série souhaite vraiment remettre en cause bien des injustices médicales dans cet épisode… C’en est peut-être un tout petit trop pour que tout soit géré correctement, mais bon, on fait avec.

Elle n’oublie pas non plus les conséquences du covid, contrairement à ce que je craignais au départ quand ils ont dit qu’ils laissaient le covid de côté : beaucoup de chirurgiens et médecins démissionnent ou déménagent, donc. Il y a besoin de changement après cette pandémie, et on ne peut pas leur reprocher. Au moins, l’épisode n’oublie pas que la médecine peut être fun aussi et on en revient ainsi aux bases de la série avec les résidents. J’ai un peu l’impression d’un mea culpa des scénaristes après la saison précédente. Et ça aussi, ça fonctionne.

 

Station 19 – S05E02


Épisode 2 – Can’t Feel My Face – 16/20
C’était légèrement mieux car j’ai préféré suivre les intrigues des personnages mis en avant au sein de cet épisode… Toutefois, j’aurais aimé aussi avoir davantage de temps pour explorer certains d’entre eux mis de côté. Plus que tout, le message de l’épisode est assez clair : il faut traiter les personnes à qui les pompiers viennent en aide comme des personnes, pas comme du drama ou des menaces… Mais l’impact que le message devrait avoir est quelque peu réduit par le fait que la vie perso des personnages est justement résumée au drama.

Spoilers

C’est la première intervention pour Crisis One alors qu’Andy et Robert font face à leur divorce comme ils peuvent.


We’re changing the world. Let’s just that be true.

Oui, je ne regarderai qu’un épisode à la fois, gnagnagna. Je n’y arrive pas, surtout avec ces séries, alors après la nécessaire pause bouffe et boulot, me revoilà devant un épisode qui commence de manière si hot que ça en devient ridicule : Travis et Emmett se retrouvent dans une compétition d’orgasmes toute la nuit avec Théo et Vic. Les murs ne sont pas si bien isolés que ça finalement. Par contre, faudrait voir à pas trop se foutre de nous quand ils disent qu’ils y retournent pour une cinquième fois la même nuit. Genre à un moment, faut dormir quand même.

En parallèle, Andy a du mal à dormir elle aussi, mais c’est parce que Maya et Carina sont toujours en pleine lune de miel après onze mois apparemment. Elles sont ravies d’être mariées, de toute évidence, et c’est trop chou de voir Carina réconforter encore Maya – et lui parler bébé ?? Andy tente bien de fuir l’appartement pour aller dormir chez Jack quelques jours, mais celui-ci l’envoie balader en parlant de Marsha qui ronfle et fait trop de bruit pour elle.

Humph. C’est louche. Il dort avec quelqu’un ? L’écran coupait son lit, c’est une possibilité. On verra plus tard, j’imagine. En attendant, loin de tout ce sexe, Dean s’occupe de Prue avec sa mère alors que Sullivan se confie à son parrain des AA sur son divorce. Ah, voilà, nous y sommes : c’est un crossover, ça, puisque Richard est là – et il résume bien les choses en rappelant à Sullivan qu’il n’a pas arrêté l’alcool pour elle. Et en ne lui disant pas que sa femme reviendra comme Sullivan aimerait l’entendre.

A la place, tout ce qu’il a le droit d’entendre, c’est Vic qui se vante de ses cinq orgasmes nocturnes. Il n’en dit pas un mot et est clairement un casseur d’ambiance. C’est pourtant Miller qui prend le plus cher dans l’affaire.

OK, ils peuvent encore en arriver à ouvrir un concours de celui qui a la vie la plus triste après, parce que Robert reçoit les papiers du divorce en plein milieu de la cuisine de la caserne. Il tente aussitôt d’appeler Andy, qui filtre ses messages, plus heureuse de bavarder avec Théo alors que ses anciens collègues sont tous à se comporter comme des collégiens et se moquer de Robert dans son dos. Pas une bonne image pour eux, franchement.

Une bonne image, c’est un truc que la caserne 19 a du mal à avoir après : ils ont un nouveau camion temporaire qui est jaune, ça n’envoie pas du rêve. Ils ont ainsi le nouveau camion de la Crisis One après. Je n’arrive pas trop à savoir à quoi ça correspond, mais ça fait bosser Dean, Vic et Emmett ensemble. C’est un trio sympathique.

Ils sont appelés pour s’occuper d’une femme et de sa fille, enfermées depuis un moment dans leur appartement. C’est après vingt-cinq appels au 9-1-1 que l’on envoie les pompiers, et à vrai dire, ils sont complètement dépassés quand ils tombent sur une jeune femme qui préfère nouer les draps et envisager de s’échapper par la fenêtre pour éviter qu’ils s’en prennent à elle et sa mère que de laisser les pompiers entrer dans la même pièce qu’elle.

Tous les trois se débrouillent pourtant comme ils peuvent pour entrer dans la chambre de la mère où la fille, plus adulte qu’attendue se laisse finalement sédater. Et l’avantage, c’est qu’elle ne se fait pas arrêter par les flics grâce à leur équipe d’intervention Crisis One. OK. Le message de l’épisode est clair : il est important de traiter comme des humains les êtres humains en pleine crise. Et Emmett est là pour ça, en civil, en bossant avec Vic et Dean. C’est sympathique. C’est aussi lourd d’avoir les scénaristes qui en remettent une couche sur les sentiments de Dean quand Vic lui assure qu’il change le monde. Qu’il le fasse pour lui, pas pour les compliments de la femme qui ne l’aime pas (et qu’est-ce qu’elle a raison !)

De son côté, Maya a du mal à se concentrer sur son boulot : elle ne fait que penser à ses disputes répétées avec Carina. Si Andy les pense encore en pleine lune de miel, elles cassent en fait leur règle de ne pas interrompre une dispute pour faire l’amour – ou de ne pas interrompre un moment intime au lit pour se disputer – afin de discuter très sereinement et calmement de l’envie d’avoir des enfants de Carina. Arf.

Moins d’un an de mariage et ça se dispute déjà sur ce genre de sujet ? Voilà qui craint beaucoup. Maya interroge Ben pour savoir comment il a su qu’il était prêt à devenir papa, et c’est loin d’être une bonne idée de l’interroger lui, je crois. Ils sont de toute manière en route vers une intervention. Il s’agit d’un incendie qui a lieu dans un sous-terrain. Ben et Maya continuent la conversation en tentant d’ouvrir une cheminée comme ils peuvent, mais ils ne le font pas assez rapidement pour aider Jack, Dean et Travis : dans le sous-sol, des bombonnes explosent et s’envolent dans tous les sens, nous les laissant au sol. Le problème vient aussi de certains gaz apparemment, parce que Ben et Maya s’effondrent eux aussi quand ils viennent à leur aide.

Finalement tout le monde est sauvé par un Robert qui résiste plutôt bien aux gaz, allez savoir comment. Il parvient à nous sortir tous les pompiers un à un, alors que la caserne 23 est appelée en renfort. C’est que ça tombe bien dis donc, devinez qui est de service au même moment ? Théo et Andy. Ils s’entendent si bien que ça attire les suspicions de certains collègues, les soupçonnant de coucher ensemble. À croire que les autres pompiers sont des scénaristes bossant sur Shonda Rhimes et ne croyant pas à l’amitié femmes-hommes. Tss.

Bref, sur le lieu de l’intervention, les pompiers sont sauvés par un Robert qui n’hésite pas à se déshabiller bien vite en sortant de la cave en feu, pour se débarrasser des gaz. Il est ainsi filmé à moitié à poil par des ados qu’il engueule parce qu’ils osent filmer des pompiers inconscients. Tss. Cela suffit à ce que Maddox, le nouveau collègue d’Andy, se moque d’elle… mais on la voit alors s’imposer face à ce Maddox ridicule. Le seul problème, c’est que ça fait dix mois qu’elle est dans cette caserne quoi. Elle a eu le temps de s’imposer avant, en théorie.

Bon, la caserne 23 réussit à éteindre le feu et est envoyé à l’hôpital – mais pas celui de la série-mère hein, Ben ne voulait pas y aller – où ils retrouvent la caserne 19. Il faut bien vérifier quelle substance ils ont respiré, après tout. Sur place, Andy apprend que Robert a reçu les papiers du divorce devant le reste de l’équipe de manière un peu brutale et, eh, j’ai presque eu de la peine pour Robert.

Le lendemain, Maya et Carina prennent enfin le temps d’aller au bout de leur dispute et… wow. La scène est brutale là aussi, parce que Carina réussit assez bien à faire en sorte que Maya s’ouvre à elle : il n’en faut pas plus pour qu’on découvre que Maya n’a pas vraiment peur de devenir maman… Elle imagine juste que ça marquera la fin de sa carrière, parce que le congé parental ne va pas trop avec la carrière qu’elle s’imagine. Et elle est jalouse de ses collègues masculins, aussi. Wow. C’est quelque chose. Cette scène était horriblement prenante à voir… J’aimerai juste qu’on voit davantage le quotidien de Carina, parce qu’elle est réduite à un petit rôle à force d’être toujours dans l’ombre de Maya au sein de cette série.

Bizarrement, la fin de l’épisode, interminable, l’était aussi : Sullivan commande un whisky qu’il ne boit finalement pas grâce à sa nouvelle popularité sur les réseaux sociaux. Il préfère sortir pour essayer de rattraper Andy (peut-être ?) et rentrer chez lui… sauf qu’Andy est occupée à draguer Beckett dans la rue. Qu’est-ce que c’était que cette scène ? On va pas se mentir, elle était méga sexy et provocatrice, et je ne vois pas pourquoi elle l’était avec un type aussi stupide que ça. OK, elle a envie de coucher avec quelqu’un, mais est-elle obligée d’aller se faire le remplaçant de Maya – ou désolé je dois l’écrire : le remplaçant de son père ?? So creepy.

J’avais vraiment espoir qu’Andy et Robert parviennent à se parler en fin d’épisode… Et pourtant, je n’aime pas ce couple !