Salut les sériephiles, Le mois dernier, je remettais le nez dans les termes de recherche ayant mené certain(e)s d’entre vous sur le blog et, évidemment, je n’allais pas m’arrêter après une seule fournée. Il faut… Plus
Bienvenue sur le blog
L’été touche à sa fin et septembre est là : la majorité des nouveautés que j’envisageais pour le blog est désormais en ligne. Je sais d’avance que la reprise du travail va affecter le rythme que j’ai réussi à retrouver en août (j’ai déjà du retard dans mes hebdos), mais comme chaque année, j’ai espoir de réussir malgré tout à visionner des séries. En plus, la rentrée des séries se fait attendre alors… J’y crois !
Bingewatcher The Good Wife (S01)
Dix-sept ans après tout le monde, j’ai enfin commencé The Good Wife. Vingt-trois épisodes plus tard, j’ai compris pourquoi la série avait une telle longévité… malgré quelques juges insupportables, beaucoup trop de romance, il y a une addiction immédiate à Kalinda. Non, c’est pas que ça ?
À ne pas manquer sur le blog…
Lanterns – S01E04 – The Weenie – 16/20
On sent que la saison avance et que l’intrigue se dévoile davantage cette semaine, avec davantage de pièces du puzzle et une vraie réponse. J’aime beaucoup les dynamiques qui sont proposées entre les personnages et qui permettent des développements intéressants, avec des prises de décisions parfois risquées. Pour autant, j’ai trouvé l’épisode encore difficile à suivre par moments, avec des éléments peu introduits – ou mal introduits. Ça reste très savoureux à suivre et je suis embarqué par l’histoire autant que par les effets spéciaux.
Spoilers
Qui donc est le Manhunter ?
They didn’t let me in. It’s the happiest place on Earth, they said I’d killed the vibe.
Yes, j’ai réussi à le voir le jour de la sortie !
On en revient enfin au cliffhanger de l’épisode 2 dès le début de cet épisode : Hal rend visite à Sinestro pour avoir des infos sur les Manhunters. La conversation déraille pourtant hyper rapidement : très vite, il se retrouve à être celui qui est cuisiné sur John. Sinestro a parfaitement compris que celui-ci n’est pas simplement son apprenti, mais son remplaçant, et il s’amuse évidemment à appuyer là où ça fait mal. Son conseil ? Éliminer John avant que John ne l’élimine professionnellement. Il propose évidemment une élimination radicale et définitive, quoi.
Bon, Hal est évidemment contre cette idée et envoie bouler son ancien mentor assez rapidement, en réexpliquant son point de vue sur John, qui le remplacera un jour, qui n’est qu’un plan de secours. Il finit tout de même par reconnaître à voix haute ce qu’il ne voulait pas vraiment admettre jusque-là : oui, John est son remplaçant. C’est intéressant parce que Sinestro joue clairement avec cette peur d’être devenu trop vieux et inutile alors que, de l’autre côté, les Gardiens font exactement la même chose avec John en lui expliquant qu’Hal n’est plus à la hauteur. Tout le monde essaie de dresser ces deux-là l’un contre l’autre et ça fonctionne un peu trop bien si on en croit ce début d’épisode – je vois en tout cas qu’ils veulent nous créer un doute là-dessus, mais je suis à peu près sûr que ça finira par être l’inverse : ils seront comme cul et chemise et renverseront ensemble l’ordre établi. Reste à voir ce qu’on fera du cliffhanger du pilot. Bref.
Voyant que la conversation est stérile, Hal envisage de se barrer jusqu’à ce que Sinestro se mette enfin à parler un peu des Manhunters. Je trouve quand même qu’il en dit très peu, mais il donne au moins une information essentielle : même lorsqu’ils changent d’apparence, certaines particularités de leur physiologie restent impossibles à reproduire parfaitement. Leur cœur, notamment, cristallise lorsqu’ils meurent. Pas hyper pratique comme méthode de dépistage : pour vérifier si quelqu’un est un Manhunter, il faut donc plus ou moins commencer par lui arracher le cœur.
De son côté, John est un peu perdu sans Hal : il aimerait son aide, mais Hal s’est barré sans prévenir. John continue donc son travail sans son mentor pendant un temps et achète une lunette de fusil afin de surveiller la propriété de William Macon. En hauteur, il repère un hélicoptère qui arrive chaque jour et semble disparaître au milieu du domaine. Il comprend surtout que toute l’architecture s’organise autour d’un point central invisible depuis l’extérieur : le fameux « weenie » du titre.
John explique le concept qui nous vient tout droit de Disneyland : le « weenie », c’est le point visuel qui attire le regard et autour duquel un lieu est construit, comme le château au bout de Main Street. J’ai donc évidemment apprécié la référence Disney, surtout avec la petite blague sur le fait que John tuerait l’ambiance du « happiest place on Earth ». C’est tellement ça. Il en conclut surtout qu’il y a quelque chose de caché au centre du domaine de Macon (une fois sur deux, j’écris Macron à la place…) et que c’est probablement là qu’ils doivent chercher.
John et Hal décident alors de raconter ce qu’ils savent à Kerry. Elle apprend donc l’existence du Manhunter et surtout le compte à rebours en cours : si John ne livre pas leur cible aux extraterrestres d’Antaan dans les temps, ceux-ci sont prêts à débarquer à Rushville et à faire sauter la ville jusqu’à retrouver leur ennemi. Elle accepte donc assez vite de les aider, parce que bon, « sauver ma ville d’une explosion extraterrestre » est tout de même un argument assez convaincant apparemment. Elle est vraiment devenue une alliée, mais pour autant, elle continue d’être agacée par Hal. C’est une dynamique qui me plaît pour l’instant.
Sinon, nos héros lui parlent après avoir vérifié qu’elle existait bien à Gotham, comme annoncé dans l’épisode 2. Je continue de trouver l’argument étrange : s’ils ont affaire à des métamorphes, qu’est-ce que ça change d’avoir un passé ? Cela prouve que Kerry Kane existe, certes. Est-ce que ça prouve que la femme devant eux est toujours Kerry Kane ? Pas tellement, à moins que quelque chose m’échappe ? Cela semble suffire à l’écarter de tout soupçon, bizarrement.
Hal et John retournent ensuite dans leur motel miteux typiquement américain pour attendre la nuit. C’est là que Lianna, la Gardienne qui suit John depuis toujours, débarque parce qu’il n’a pas pris contact avec elle. Elle lui apprend surtout ce qu’Hal lui cache : il n’était pas parti coucher dans l’espace comme il le disait, il est allé voir Sinestro, violant au passage son serment envers les Gardiens. Pour Lianna, c’est la preuve qu’il faut accélérer le remplacement d’Hal. Le plan qu’elle propose à John est simple : la prochaine fois qu’Hal lui confie la bague, il n’a qu’à réciter le serment. Il deviendra alors officiellement le Green Lantern du secteur 2814 et Hal cessera de l’être. Petit coup d’État intergalactique, quoi.
John ne semble pas immédiatement convaincu, surtout qu’il n’est pas hyper ravi de découvrir qu’on lui demande finalement de prendre lui-même la place d’Hal. En gros, on lui demande d’y aller en force et de faire son coup d’État tout seul ; ce n’est pas si évident, surtout maintenant qu’il connaît Hal. Lianna sait cependant parfaitement quels boutons pousser : elle lui parle de la faiblesse de son père et lui rapporte les critiques qu’Hal aurait écrites sur lui, le décrivant notamment comme trop faible et pas assez créatif. Ça fonctionne : John finit par lâcher tout ce qu’il pense d’Hal – un crouton vieux et fatigué – en expliquant que la bague aurait toujours dû être la sienne.
Le problème est qu’après le flashback de l’épisode précédent, on sait précisément comment les Gardiens et surtout la mère de John l’ont conditionné depuis son enfance pour penser comme ça. John appelle d’ailleurs Bernadette un peu plus tard et elle lui conseille elle aussi de ne surtout pas se laisser détourner de son objectif par le charme d’Hal. C’est assez dingue finalement : John est adulte, mais il a encore une Gardienne et sa mère qui lui expliquent quoi penser de son mentor… Alors certes, ça nous fait douter, mais je pense vraiment que ce sont des fausses pistes.
Et pourtant, quand il retrouve Hal, John est plutôt malin et n’y va pas en force comme on le lui demande. Au contraire, il utilise la ruse et amadoue Hal en lui proposant son propre plan pour entrer dans la propriété. Hal est impressionné par ses dessins et ses calculs – « pas assez créatif », hein ? – et finit par accepter de tenter la méthode de John plutôt que son habituelle entrée fracassante par les airs.
Hal lui donne donc la bague en toute confiance. On voit bien que John hésite un instant à réciter le serment, mais il ne semble finalement pas prêt à devenir Green Lantern de cette manière. À la place, il se contente de créer une énorme foreuse qui doit leur permettre de creuser un tunnel pour atteindre le point qu’ils ne peuvent pas observer. C’est plus discret que de passer par les airs comme Hal l’envisageait – il risquait de se faire tirer dessus. Je reste perplexe : la machine énorme qu’il invente et utilise doit quand même faire un bruit monstrueux, quoi. Mais bon, faisons comme si. J’aime surtout que John ait la bague entre les mains, ait exactement l’occasion que Lianna lui demandait de provoquer et décide malgré tout de ne pas trahir Hal.
Ils arrivent ainsi à entrer dans ce qui ressemble fort à un laboratoire ou un entrepôt secret bourré de technologie qui n’a clairement rien de terrestre. J’ai bien aimé cette scène, surtout avec le poids de « 84 kilos-ish ». C’était drôle, l’échange était bien foutu et je trouve que le duo fonctionne de mieux en mieux chaque fois que la série accepte simplement de les laisser discuter en faisant leur boulot. C’est presque con de vouloir les dresser tout le temps l’un contre l’autre, car ça ajoute trop de sérieux et de doutes non stop.
Malheureusement, Hal déclenche une alarme et les hommes de Macon débarquent avec des armes qui libèrent une sorte de fumée noire. Non seulement ils n’y voient plus rien, mais la technologie neutralise également la bague. Voilà qui confirme au moins qu’il y a bien du matos extraterrestre dans le coin. Hal et John sont donc capturés sans trop de difficulté.
Ils sont ramenés auprès de William Macon qui récupère rapidement la bague, puis se met à poil devant Hal et John. C’est… étonnant. Sur le coup, je me suis demandé si la scène était juste gratuite… et je crois bien que oui. C’est vendu comme une démonstration de pouvoir complètement tordue : William sait que John est artiste, il sait qu’il a couché avec Zoé et il demande donc tranquillement à John de le dessiner nu devant elle. Une façon assez efficace de lui montrer qu’il sait tout, qu’il n’a pas honte et qu’ici, c’est lui qui décide de ce qui est gênant ou non ? Franchement, c’était perché.
Hal lui-même est perturbé et c’est assez drôle de l’entendre expliquer qu’après tout ce qu’il a vu dans la galaxie, il trouve tout de même la situation bizarre. John fait son dessin, avec un pénis bien visible sur son croquis – dis donc, on nous parle d’éléphant, dites. C’est lourdingue – boys club encore, toujours, flemme.
La discussion nous apprend surtout beaucoup de choses sur le mystérieux bienfaiteur de William. Celui-ci lui aurait sauvé la vie alors qu’il avait un cancer et, depuis, William le considère pratiquement comme un dieu. Ce mystérieux individu a aussi transformé Rushville : les cultures poussent, les enfants vont bien et personne ou presque ne tombe malade. Ah ! L’hôpital complètement vide de l’épisode 2 est donc bien lié aux extraterrestres. En échange de tout ce qu’il a apporté à la ville, William et les siens le protègent. Cela explique aussi pourquoi il dispose d’armes extraterrestres capables de neutraliser la bague. On ne sait toujours pas qui est ce bienfaiteur, mais il devient franchement difficile de ne pas penser au Manhunter.
Kerry sort finalement nos héros de là assez vite, dépitée de voir son beau-père complètement nu quand elle débarque. Elle est surtout énervée de voir qu’ils ont foiré leur unique chance d’enquêter discrètement, même si elle leur apprend qu’elle cherche elle aussi l’identité du fameux bienfaiteur dans les affaires de Billy. C’est Zoé qui l’a prévenue de leur présence et elle demande maintenant aux deux Lanterns d’arrêter de tout faire exploser pendant cinq minutes. Bon courage.
John reçoit ensuite une visite de Zoé. Pourquoi au juste ? Je continue de ne pas comprendre ce couple. Qui s’est dit que ce serait une bonne idée ? Elle est essentiellement là pour coucher à nouveau avec lui et ça me donne toujours l’impression qu’on ajoute gratuitement du sexe à la série. Cela ne me passionne pas du tout et, malgré les explications de l’épisode 3, je ne comprends toujours pas pourquoi John continue de coucher avec elle. Il peut avoir à peu près n’importe quelle femme qu’il souhaite, non ? Enfin, en travaillant sur sa politesse, sur son charme et sur plein de choses, certes, mais ça me paraît envisageable. Pourquoi Zoé ? Bref, on s’en fout.
Cette fois, au moins, la scène sert ensuite l’intrigue : elle lui demande de quitter Rushville avant de se faire tuer et lui explique qu’elle sait quelque chose qu’elle ne peut pas encore lui révéler parce que « tout changerait ». Il y a surtout une petite phrase loin d’être anodine : William disait que son bienfaiteur avait guéri son cancer ; Zoé, elle, dit à John que lorsqu’elle a rencontré William, il était mourant et que c’est elle qui lui a sauvé la vie. Allons bon.
John refuse de partir et lui annonce qu’il n’y a aucune chance qu’il abandonne l’enquête. C’est un peu contre toute attente que Zoé se fait alors tuer. Franchement, WTF. Sa voiture se fait pulvériser alors qu’elle quitte le motel, détruite par un rayon provenant d’un satellite. La mort est tellement immédiate et spectaculaire que je me suis dit qu’il y avait anguille sous roche. Hal débarque presque aussitôt et va carrément récupérer le satellite dans l’espace avec sa bague. Effets spéciaux plutôt cools au passage, et je continue d’aimer quand la série se rappelle que son enquête policière est menée par un type capable d’aller chercher une pièce à conviction en orbite.
Kerry les aide à découvrir à qui appartient le satellite. Il est relié à Atlas, une société appartenant à un certain Hector Hammond, propriétaire notamment d’abattoirs de haute technologie. Le détail qui rend le type immédiatement suspect ? Il n’existe pratiquement aucune trace de lui avant 1986, soit justement l’époque à laquelle le Manhunter est arrivé sur Terre. John a cependant une théorie plus intéressante : si Hammond voulait vraiment les tuer, il aurait pu viser directement leur motel. Faire exploser Zoé sous leurs yeux ressemble donc moins à une menace qu’à une invitation. Quelqu’un veut qu’ils remontent jusqu’à Hammond et, évidemment, ils suivent ce piège avec plaisir.
Sur le chemin, Hal essaie tout de même de savoir comment John vit la mort de Zoé. Il paraît étonnamment peu atteint et Hal lui explique que c’est malheureusement le genre de choses qui arrivent avec ce boulot. Il lui conseille même d’éviter les vraies relations pour ne pas mettre les autres en danger. Vie de merde, quoi, mais putain, John a-t-il compris comme moi la phrase de Zoé ?
Ils arrivent ensuite dans l’un des abattoirs d’Hammond où, là encore, tout est très étrange. Les employés ne les calculent absolument pas, même lorsqu’ils leur parlent directement, et toute l’usine paraît beaucoup trop automatisée pour être normale. Ils observent notamment une vache traverser le dispositif avant de se faire découper instantanément au laser en morceaux parfaitement calibrés. Ça fait une bonne blague sur les végans et je crois que c’est à peu près tout. Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai : visuellement, la scène fonctionne bien et le bouclier vert qu’Hal crée pour les protéger de tout le sang est assez cool. Là encore, dès que la série utilise franchement les pouvoirs de Green Lantern, j’en redemande et je vois l’intérêt.
Ils arrivent enfin dans le bureau d’Hector Hammond, qui les attend très tranquillement. Il connaît l’adresse des parents de John et menace immédiatement de faire exploser leur maison à l’aide d’un autre satellite s’il ne sort pas vivant de cette conversation. Là, John perd immédiatement beaucoup plus son sang-froid que lors de la mort de Zoé – détail qui va avoir son importance.
Hammond leur révèle aussi qu’il espionne le motel depuis un moment. Il fait ainsi écouter à Hal la conversation entre John et Lianna, y compris le passage où John explique qu’Hal est vieux, fatigué et qu’il considère que la bague lui revient. Ambiance. J’ai ri un peu, et je suis content qu’on avance enfin sur cette fausse opposition entre eux : il va falloir savoir s’ils se font confiance ou non.
Hammond affirme alors être le Manhunter. Hal n’y croit pas une seconde, et moi non plus à vrai dire. Il se souvient de ce que Sinestro lui a expliqué et commence à le tester, notamment en lui posant des questions sur Abin Sur, le Green Lantern qui transportait le Manhunter avant de s’écraser sur Terre. Hammond n’est pas convaincant et Hal décide donc de tester son bluff. Il lui annonce qu’il existe un moyen très simple de vérifier s’il est réellement un Manhunter : lui arracher le cœur. S’il cristallise, bingo. S’il ne cristallise pas… Eh bien, Hector sera mort pour rien. C’est une méthode assez radicale, mais le bluff fonctionne immédiatement. Hammond panique et arrête le compte à rebours destiné à tuer les parents de John.
Et là, nouveau retournement : Hector Hammond n’est même pas Hector Hammond. Il s’appelle en réalité Hector Gutierrez et était un simple étudiant en ingénierie lorsqu’on lui a proposé cette technologie extraordinaire pour aider sa famille et sa communauté. Il sert depuis de façade au véritable Manhunter. Voilà qui explique l’absence de passé du mystérieux Hammond et confirme que tout ça n’était qu’une fausse piste (vite évacuée, en plus).
Quand Hal lui demande enfin qui est le Manhunter, Hector lui donne un nom : William Macon. Ma foi, ça se tient plutôt bien. Il possède les armes extraterrestres, il protège le fameux bienfaiteur et il est littéralement en train de construire une petite armée autour de lui, sauf que ce serait beaucoup trop facile et que c’est oublier Zoé.
Sur le chemin du retour, John veut tout de même rassurer Hal. Il a entendu la conversation où il le critiquait violemment, mais il lui assure qu’il lui aurait rendu la bague : après tout, il l’avait en main, il connaissait le serment et il ne l’a pas récité. Hal le surprend en lui répondant qu’il aurait probablement fait la même chose à sa place. Il reconnaît même qu’il n’a pas spécialement mérité la bague lorsqu’elle l’a choisi et que John pourrait un jour devenir meilleur que lui. J’aime beaucoup cet échange parce que, pendant quelques secondes, on a enfin l’impression que ces deux-là pourraient arrêter de se mentir. Hal reconnaît alors avoir vu Sinestro et partage les informations qu’il a obtenues sur les Manhunters. John, lui, continue de lui dire que William est leur cible.
Hal lui demande ensuite d’appeler l’escouade d’extraterrestres d’Antaan et de leur donner rendez-vous au café. C’est un pari assez risqué : ils vont livrer quelqu’un à des types qui ont déjà annoncé être prêts à faire exploser toute la ville pour obtenir vengeance. John passe tout de même l’appel et c’est seulement après qu’Hal révèle qu’il ne croit pas vraiment John. Alléluia. Je ne pensais pas qu’il avait compris, mais pourtant si.
Lorsque Zoé a explosé sous ses yeux, John est resté incroyablement calme. Hal s’était dit qu’il avait simplement un cœur de pierre. Seulement voilà, quelques heures plus tard, Hammond menace ses parents et John panique complètement. Il n’est donc pas froid face à la mort des gens qu’il aime : s’il n’était pas bouleversé par la mort de Zoé, c’est qu’il ne croyait pas qu’elle était morte. Perso, ça ne m’aurait pas suffi à comprendre : je me serais juste dit qu’il n’aimait pas Zoé et qu’elle n’était qu’un plan cul – ce que la série nous sert d’ailleurs depuis quatre épisodes.
Cela dit, John admet qu’il avait un doute. Il ne savait pas forcément ce qu’elle était, mais quelque chose dans leur dernière conversation lui a fait comprendre qu’elle avait probablement survécu et ouais, Zoé est le Manhunter.
Bon, voilà qui explique sa relation avec John, on va dire. Je continue de ne pas être passionné par leurs scènes de sexe, mais le fait qu’elle ait pu se rapprocher volontairement de lui parce qu’il représentait une menace change quand même complètement la lecture des épisodes précédents. Et puis, pour une créature qu’on nous présente depuis trois épisodes comme un génocidaire froid et synthétique, ça pose forcément quelques questions sur la version de l’histoire qu’Antaan et les Gardiens nous racontent – elle est grand-mère.
Hal est surtout blessé que John lui ait encore caché quelque chose. Il lui dit qu’il lui avait réellement pardonné pour la bague et qu’il pensait qu’à partir de là, John serait honnête avec lui. Pas de chance. L’épisode se termine alors par un « accident » de voiture qui n’en est absolument pas un. Hal s’excuse auprès de John pour la voiture de location… avant d’ouvrir la portière et de sauter du véhicule en marche. John reste à l’intérieur et la voiture finit directement dans un poteau.
J’aime surtout que la scène fasse facilement écho au tout premier épisode : Hal avait déjà sauté d’une voiture en marche pour obliger John à utiliser la bague et apprendre à voler. À l’époque, John avait la bague pour s’en sortir. Cette fois, Hal l’a avec lui alors on verra bien comment John s’en sortira… la semaine prochaine.
Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.
Dix pour Cent : comment se terminait la série avant le film Netflix ?
Salut les sériephiles,
Le film Dix pour Cent arrive sur Netflix jeudi et il y a un petit problème : la série s’est terminée il y a quasiment six ans. Six ans ! Je me souvenais évidemment de l’essentiel, mais en retournant lire mes critiques de l’époque, je me suis bien sûr rendu compte que j’avais oublié pas mal de choses. Et comme je suppose que je ne suis pas le seul, petit point rapide avant de retrouver tout ce petit monde génial.
Pour rappel, Dix pour Cent suivait les agents d’ASK, une agence artistique parisienne chargée de gérer les carrières (et surtout les crises) de leurs (vrais) comédiens. C’était un savant mélange entre guest-stars de prestige et personnages hyper attachants, cette série. Pendant quatre saisons, on avait donc suivi les galères sentimentales, familiales et professionnelles d’Andrea, Mathias, Gabriel, Arlette, Camille et les autres – impossible d’oublier les petites mains qu’étaient Hervé, Noémie et Sofia par exemple. La saison 4 poussait surtout l’agence dans ses derniers retranchements, avec de plus en plus de concurrence, de tensions internes et la menace très concrète de voir ASK disparaître…
Attention, le reste de l’article spoile assez logiquement la fin de la série… mais je ne dirai rien du tout sur le film en revanche car j’ai évité la majorité de la bande-annonce pour me garder la surprise (j’ai si peur d’être déçu !).
Déjà, le point le plus essentiel à retenir du dernier épisode, c’est qu’ASK fermait ses portes pour de bon. Pas de sauvetage de dernière minute dans le final : Andrea (l’inégalable Camille Cottin) finissait par laisser Jean Reno partir chez Star Media, signant au passage la mort de l’agence. Elle annonçait aussi vouloir arrêter son métier d’agent, ce qui était quand même énorme pour elle après quatre saisons à ne vivre quasiment que pour ça. Côté perso, elle avouait enfin à Colette qu’elle l’aimait toujours, mais sans lui promettre de changer pour autant. Bref, leur avenir restait assez flou et j’espère que le film saura nous dire ce qu’il en est !
Camille, de son côté, n’avait clairement pas prévu d’abandonner le métier. Elle voulait monter sa propre agence de jeunes talents et Mathias finissait par la rejoindre avec Arlette : CAM était donc née, ou presque… Je suppose que le film pourra partir de là. Mathias avait aussi décidé de produire un film avec Noémie, devenue sa compagne. Oui, ils s’étaient enfin embrassés dans l’épisode précédent (et personne n’aura oublié cette scène avec le full frontal complètement gratuit en plein Paris là ??).
Par contre, la série nous avait fait une petite frayeur avant de se conclure : Mathias avait fait un infarctus et avait désormais un pacemaker. J’avais totalement oublié ce détail, alors que sur le moment, forcément, ça m’avait bien stressé. Bon, par contre, impossible d’oublier Noémie/Mathias. La série m’a fait découvrir Laure Calamy et je suis totalement amoureux d’elle encore aujourd’hui – je fonce au ciné à chacun de ses films ; je ne le regrette jamais (même quand le film est moins bon, elle est exceptionnelle… du coup, je ne peux pas être déçu par ce revival sur Netflix !). Tant que j’en suis à faire la promo de l’actrice, sachez qu’en plus, elle est super sympa et avait accepté un selfie quand je l’avais croisée. Un amour, vraiment.
Bref, c’est pas le sujet, revenons à nos moutons : Gabriel et Sofia finissaient eux aussi ensemble, après qu’Andrea avait révélé à Sofia tout ce que Gabriel avait été prêt à faire pour elle. Gabriel devait malgré tout rejoindre Elise chez Star Media, avec l’idée d’aider CAM de l’intérieur. Là aussi, ça ressemblait franchement à une intrigue de saison suivante qu’on n’aurait jamais… Le film nous servira-t-il quelque chose comme ça ? Après tant de temps, j’en doute.
Autrement, la série essayait de conclure pas mal de choses l’air de rien : Hervé avait finalement compris qu’il voulait devenir acteur plutôt qu’agent (un comble quand on pense au fait que l’excellent Nicolas Maury a disparu de nos écrans depuis – et est passé réalisateur), Hicham éteignait les lumières d’ASK sans que l’on sache vraiment ce qu’il allait faire ensuite et surtout, putain, Arlette perdait son chien Jean Gabin. Purée, ça par contre, je m’en souvenais : entre le chien et l’agence, le final avait décidé de tout tuer d’un coup et ça m’avait rendu si triste. Une page qui se tourne, une époque qui se termine, tout ça, tout ça.
Et c’est donc là-dessus que Dix Pour Cent nous avait laissés : ASK n’existait plus, Andrea changeait complètement de vie et tout le monde partait un peu dans une direction différente. C’était une vraie fin, et j’avais d’ailleurs mis 20/20 à l’épisode en expliquant que je n’avais surtout pas envie de dire adieu à ces personnages. Ma dernière phrase réclamait tout de même « une suite sous une forme ou une autre, un jour ou l’autre ». Nous y sommes, y a plus qu’à ! J’espère que Netflix ne gâchera pas tout…
Et pour plus de détails, tout est toujours en ligne sur le blog 😉
PS : j’ai trop, trop, hâte de voir le film, mais j’ai une journée interminable au taf jeudi… je vais le voir au mieux le vendredi, c’est injuste.
Cette semaine sur le blog #2 : une rentrée chargée avec diffusions M6, rewatch et soirée jeux pour 42 minutes
Salut les sériephiles,
Vous vous souvenez quand je vous disais dimanche dernier que j’avais pris de l’avance pour que la rentrée ne flingue pas immédiatement le rythme retrouvé sur le blog ? Eh bien, je crois que ça l’a fait ! Après, si la rentrée est quasi-invisible sur le blog, croyez-moi bien que du côté de mes visionnages, c’est la disette. Bon, comme d’habitude, réussir à tout faire rentrer dans mon nouvel emploi du temps (merveilleux, pour l’instant) va me demander des ajustements, mais en attendant, les articles prévus ont bien été publiés et j’ai tout de même réussi à en écrire un peu plus que ce que j’avais annoncé. Bref, il y a de la lecture à rattraper si jamais vous êtes passés à côté 😉
Côté visionnage
J’ai certes pris un retard de 24h, mais j’ai pu continuer cette semaine Lanterns avec l’épisode 3 et je suis bien content d’avoir été patient avec la série ! En effet, c’était le meilleur des trois et ça me donne espoir pour la suite d’avoir eu enfin l’origin story qu’il manquait au pilot.
Du côté de The Rookie, c’est toujours les montagnes russes : énorme 19/20 pour le 8×03, qui réussit à peu près tout ce que j’aime dans la série, avant de redescendre à 14/20 avec un épisode 4 beaucoup plus anecdotique. Bref, cette série restera incapable d’avoir deux épisodes de même qualité à la suite, visiblement, mais pour autant, ce petit côté roulette russe fonctionne bien : ça me donne envie de lancer l’épisode suivant à chaque fois, avec l’espoir d’être à fond. Et puis au pire, c’est un bon fond sonore.
Cependant, cette semaine, j’ai surtout officiellement commencé mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. ! Diffuser l’article me contraint un peu à le continuer désormais… mais treize ans après sa diffusion, je trouve qu’il est temps de confirmer que cette série est bien l’une de mes préférées et qu’elle mérite totalement son rewatch. Le but est de publier une critique par semaine pour l’instant et de me prendre un coup de vieux à chaque fois en constatant à quel point ils étaient jeunes au début de la série !
Côté blog
J’avais aussi promis quelques articles hors critiques et, là encore, j’ai réussi à tenir le programme. Cela donne ainsi trois lectures de rentrée à rattraper si vous les avez manquées :
Ce n’est pas le blog stricto sensu, mais bien sûr, mon jeudi soir (hum, à ce stade, c’était la nuit même) a aussi été consacré au podcast 42 minutes qui, une fois n’est pas coutume, portait bien mal son nom cette semaine. Si vous avez beaucoup de temps devant vous (qu’est-ce que c’est 5h après tout), vous pouvez ainsi rattraper une soirée jeux que j’ai passée en compagnie de Morgane et Aurélien, comme d’habitude. Sinon, vous pouvez aussi attendre qu’Aurélien fasse le montage, ce sera comme ça un peu moins long… mais bon, pas sûr que ça fasse une grande différence à ce stade !
La semaine prochaine sur le blog…
La semaine va être très clairement marquée par la sortie du film Dix pour Cent ce jeudi 10 septembre sur Netflix. Si je sais déjà que je ne vais pas le voir tout de suite, j’ai tellement hâte de le regarder que je ne pouvais pas ne pas vous en parler ici. D’ici jeudi, je vais également (évidemment) faire un petit récap d’où on en était quand on a quitté ces personnages il y a six ans.
Pour le reste, vous l’aurez compris, je vais poursuivre la publication des critiques de la saison 8 de The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., tout en espérant me maintenir à jour dans Lanterns. Ce sont clairement les trois séries qui feront vivre le blog ce mois-ci. Autrement, ce serait bien que je fasse un tour du côté des recherches menant ici, je suis sûr qu’il y a de quoi faire depuis le mois dernier – surtout maintenant que j’ai réinstallé Google Search Console qui est une petite mine d’or concernant les recherches extravagantes et marrantes que je vise pour ces articles.
On devrait donc se retrouver rapidement, mais croisons les doigts parce que j’ai aussi une semaine très chargée au travail – y compris le soir. Satanée rentrée, n’est-ce pas ?
Allez, bonne semaine à tous !
Capture d’écran de l’épisode 6 saison 4 de Dix pour Cent — France 2
Image à la une : affiche Agents of S.H.I.E.L.D. saison 1 — ABC Studios / Marvel Television
Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?
Salut les sériephiles,
Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en France sous le titre… Sorcières Academy. Euh… OK. Je ne sais pas pourquoi il fallait (mal) traduire « Coven » mais conserver « Academy », à part pour me donner immédiatement l’impression d’un spin-off chelou de la Star Academy. Sur le blog, je vais donc utiliser le titre original, hein, et on va prétendre n’avoir rien vu de cette « traduction » dégueulasse comme on en a le secret.
Bref, j’ai lancé cette bande-annonce sans rien savoir de la série et au bout de trente secondes, j’avais surtout une question : mais qui donc a enfin essayé de ressusciter la CW ?
Parce que franchement, tout y est. Des adolescents dans une école de magie, des sorcières, des vampires, des histoires d’amour qui vont forcément devenir compliquées, des pouvoirs dans tous les sens et même des effets spéciaux qui paraissent parfois tellement cheap qu’on pourrait croire qu’une IA s’est occupée de les faire. Ça fait longtemps qu’une nouvelle série fantastique pour ados (enfants ?) ne m’avait pas donné autant l’impression d’être revenu quinze ans en arrière et, vraiment, qu’est-ce que je regrette la CW !
Évidemment, je pensais immédiatement à Charmed en regardant tout ça et il se trouve que ce n’est pas vraiment un hasard. Tim Federle, le créateur de la série, cite notamment Charmed, The Craft, Hocus Pocus, Practical Magic et même Dawson’s Creek parmi ses inspirations. Bon ben voilà, fallait commencer par là, même si je ne connais pas l’avant-dernière et que Dawson… Bon, c’est Dawson.
N’empêche que j’adore The Craft, j’adore Hocus Pocus et vous savez déjà probablement ce que je pense de Charmed. Quant au reboot de 2018, je ne l’ai toujours pas terminé parce que je vis dans le déni de son annulation. Oui, oui, je sais qu’elle est annulée et qu’il me reste une saison à rattraper, merci, mais tant que je ne regarde pas la fin, il me reste des épisodes. Logique, non ?
Et puis, cette bande-annonce, franchement ! Le fond sonore, c’est Brutal d’Olivia Rodrigo, comme ça, gratuitement, histoire de me donner une raison supplémentaire de regarder, je suppose.
Je ne sais pas encore si la série sera bonne (en fait, je me doute déjà que non, ça va être cheap et tellement naze, mais j’espère du bon naze que je peux kiffer). Déjà, elle sait parfaitement comment me vendre son concept. Et puis, l’urban fantasy et moi, on est très, très copains.
Autre très bonne raison de regarder : Malina Weissman tient le rôle principal. Je l’avais adorée dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, où elle était extraordinaire en Violet. J’ai sursauté en la reconnaissant devant le trailer et je suis très heureux de la retrouver. J’avais beaucoup aimé les trois saisons de la série sur Netflix. Alors, certes, je n’avais plus vraiment suivi sa carrière depuis la fin, mais justement ça fait particulièrement plaisir de la retrouver, huit ans plus tard (déjà ?!), en héroïne d’un nouveau teen drama fantastique.
Le format de diffusion est aussi assez curieux. Coven Academy compte 21 petits chapitres en streaming, mais ceux-ci formeront en réalité dix épisodes pour sa diffusion sur Freeform : quatre seront proposés le 1er octobre, trois la semaine suivante, puis les trois derniers le 15 octobre. Halloween en avance, donc.
J’aime beaucoup l’idée : dix épisodes répartis sur trois semaines en plein mois d’Halloween, c’est suffisamment rapide pour pouvoir enchaîner un peu, mais sans balancer toute la saison d’un coup et l’oublier trois jours plus tard. Les plateformes ont tellement imposé le binge-watching ces dernières années que les voir recommencer à chercher des formats de diffusion intermédiaires me plaît beaucoup, même si rien ne vaut le format hebdomadaire.
Ceci étant dit, douche froide et déception : Disney+ ne nous laissera pas vraiment profiter de cette expérience en France puisque les 21 chapitres seront disponibles dès le 2 octobre. Rien ne m’empêchera de les regarder tranquillement, cela dit… et soyons réalistes, je vais de toute façon prendre du retard, même si j’ai envie de me motiver pour un par jour. Ce serait une sorte de calendrier de l’avent comme ça. On y croit ?
Quoiqu’il en soit, la série arrive au moment parfait et avec une esthétique qui me donne l’impression de regarder une promo de la CW en 2012… Je ne savais même pas que Coven Academy existait ce matin et maintenant, j’ai déjà hâte d’être au 2 octobre pour découvrir ce qui promet déjà d’être une petite pépite de fun. J’ai si hâte d’avoir des scènes complètement barrées. Qui sait? Ça surpassera peut-être la converse volante de Once Upon a time ?!
Et en attendant le premier épisode…
Affiche promotionnelle de la série — Chorus Boy Productions / Disney Kids & Family








