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Septembre m’a un peu échappé. Entre la reprise du boulot, les semaines trop remplies et les retards accumulés, je n’ai clairement pas tenu le rythme d’août. J’ai quand même réussi à publier autour de Lanterns, Resident Evil, Disneyland, sans oublier mes hebdos et quelques autres articles. Bref, le blog a continué à vivre malgré tout, et avec la rentrée séries qui commence enfin vraiment, j’espère qu’octobre me permettra de retrouver un peu d’élan (et de sommeil !).




Retour à Panem #3 : Fallait-il vraiment couper Hunger Games La Révolte en deux ?

En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !

Salut les sériephiles,

Troisième dimanche, troisième Hunger Games au cinéma et troisième article du mercredi ! Après la claque monumentale que m’avait mise L’Embrasement, j’avais hâte de découvrir si La Révolte – Partie 1 me ferait autant d’effet. Bon, je savais aussi qu’il s’agissait de l’un des volets les moins appréciés de la saga, mais j’avais oublié pourquoi parce que vraiment, je ne l’avais jamais revu. Maintenant, je m’en souviens et je dois bien reconnaître qu’il est mal-aimé pour une bonne raison : c’est un film génial, qui regorge de moments incroyables, mais qui ne fonctionne pas franchement comme un… film. C’est une adaptation d’un roman, et ça se sent. Je crois que tout le problème vient de cette fichue décision de couper le dernier roman en deux.

Souvenez-vous de cette mode hollywoodienne des années 2010 qui consistait à transformer systématiquement le dernier tome d’une saga en deux films. Harry Potter s’y était essayé, avec un septième film incroyable avant un huitième qui expédie beaucoup trop de choses. Twilight avait également tenté le coup, et franchement, quelle catastrophe ! Hunger Games a suivi le mouvement, avec une adaptation manifestement très fidèle au roman, mais qui me donne l’impression de regarder une succession de chapitres plutôt qu’un véritable film. Ça ressemble bien à la première moitié d’un excellent roman, car c’est c’est qu’il est.

C’est assez paradoxal puisque La Révolte – Partie 1 est le plus court de la saga, mais il paraît parfois interminable. On nous installe les personnages, on découvre le district 13, on assiste à la naissance de la rébellion et on enchaîne les événements sans qu’ils parviennent vraiment à former un tout. C’est ce qui donne l’impression que c’est interminable : ça ne commence jamais vraiment, on enchaîne des moments, c’est tout.

De ce point de vue-là, il faut reconnaître que l’absence des Hunger Games se fait terriblement sentir. Plus d’arène, plus de compétition qui structure le récit, plus de mort abominable toutes les cinq minutes ; non, vraiment, l’univers change. C’est toujours violent, mais voilà, les préparatifs d’une révolution, aussi passionnants soient-ils, ne remplacent pas forcément l’adrénaline que procurait l’arène et qui sauvait souvent les opus précédents des moments creux et plus ennuyeux. Je pense que c’est vraiment voulu : Katniss est isolée et ça se ressent. On ne peut pas dire qu’elle s’ennuie, hein, et nous non plus, mais c’est plus long – et on nous impose beaucoup de texte l’air de rien. Les discours fleuves n’en finissent plus !

Pourtant, qu’est-ce qu’il y a de bonnes idées, à commencer par toute cette réflexion autour de la propagande, que j’adorais déjà dans L’Embrasement et qui prend ici une place considérable. Pour que la révolution fonctionne, il lui faut un visage. Les rebelles ont Katniss (on notera d’ailleurs qu’il y a un vrai souci dans le scénario, puisque Snow ne veut pas que le Capitole les appelle Rebelles, mais c’est le nom que tout le monde utilise ensuite, y compris au Capitole ?), le président Snow a Peeta, et chacun tente de convaincre Panem que son camp détient la vérité. On fabrique des images, on construit des discours, on cherche à provoquer les émotions qui permettront de rallier la population à sa cause – et ça, des deux côtés. Bien sûr, on sait que le camp de Katniss est celui qui a raison, mais c’est passionnant de voir comment Katniss, qui n’a absolument rien demandé, devient malgré elle le symbole d’un mouvement politique et est instrumentalisée aussi quand elle est du bon côté.

J’aime particulièrement le fait qu’elle soit incapable de jouer correctement le rôle qu’on lui a écrit. On la filme, on lui demande de réciter des textes et ça ne fonctionne pas. En revanche, dès qu’elle se retrouve confrontée à la réalité de la guerre et que ses émotions prennent le dessus, elle devient immédiatement convaincante. C’est assez terrible, finalement : pour fabriquer une bonne propagande, il faut exploiter les véritables souffrances de Katniss.

C’est aussi ce qui donne lieu à l’une des scènes les plus cultes de toute la saga : The Hanging Tree. Cette chanson que Katniss interprète et qui devient progressivement un chant de révolte repris par la population. Quelle réussite ! Je le disais déjà la semaine dernière, mais la musique joue un rôle absolument essentiel dans Hunger Games, et cette séquence en est probablement l’une des meilleures démonstrations – j’adore aussi la scène où Katniss sursaute en entendant le générique des jeux.

Difficile, surtout, de regarder cette scène de la révolte au barrage aujourd’hui sans penser aux manifestations françaises de ces dernières semaines, durant lesquelles The Hanging Tree a justement été repris. Voir une chanson de fiction devenir un véritable chant de contestation, ce n’est quand même pas rien ! J’avais déjà fait le rapprochement entre Panem et l’actualité dans mes précédents articles, mais il est encore plus frappant cette semaine. Le discours de Snow au début du film, qui érige l’ordre en valeur absolue, m’a notamment rappelé celui d’Emmanuel Macron au lendemain des manifestations. Les situations sont évidemment différentes, mais cette résonance politique est assez troublante.

Et puis, pendant que Katniss devient le Geai moqueur, Peeta apparaît régulièrement à la télévision dans un état de plus en plus inquiétant. Josh Hutcherson est excellent et Jennifer Lawrence aussi. Je continue de regretter qu’on n’ait pas accès aux pensées de Katniss, parce que les films ne parviennent pas toujours à me faire comprendre ses sentiments pour Peeta. On nous dit qu’elle l’aime, tout concourt à nous le montrer, mais il manque parfois quelque chose. À l’inverse, Gale continue d’être présent pour elle, quitte à comprendre qu’il n’a plus vraiment sa place dans cette histoire d’amour. Il a beau avoir sauvé une partie des habitants du district 12, je n’accroche toujours pas tellement au personnage. Dommage pour lui – l’acteur est bien meilleur des années plus tard dans Most Dangerous Game.

Ce qui me frustre davantage, en revanche, c’est que le film multiplie les personnages et les situations sans toujours leur donner la place qu’ils mériteraient. Finnick, Annie, Johanna, l’équipe de tournage de Katniss… Il y a tellement de choses à raconter ! On aimerait aussi découvrir davantage ce qui se passe dans les autres districts, notamment les districts 1 et 2, ou même du côté du Capitole. Après la destruction du district 12, les contre-attaques de Snow et les opérations des rebelles, on comprend bien que cette guerre civile menace de détruire Panem tout entier. Le Capitole privé d’électricité en est d’ailleurs une excellente illustration. Mais tout cela reste souvent survolé, alors même que le film prend énormément de temps pour installer ses enjeux… Et je peux dire la même chose pour Peeta : on le voit diminué physiquement, mais on ne sait pas exactement ce qui lui arrive. Peut-être que ça joue beaucoup sur l’ambiance menaçante, mais ça marche mieux en livre qu’en film.

Bref, une fois n’est pas coutume : j’ai envie de relire les romans et il va vraiment falloir que je m’y mette. C’est un peu compliqué parce que j’ai les versions illustrées, donc ce sont d’énormes bouquins que je ne peux pas trimballer dans le train quoi. C’est loin d’être un regret en revanche, ces livres sont magnifiques !

Je suis persuadé que la saga fonctionne bien mieux à l’écrit qu’à l’écran – et pourtant j’adore les films. Seulement voilà, on nous demande vraiment de réfléchir et de se projeter, et l’écran impose trop une rapidité d’action qui ne permet pas autant la réflexion. En lisant, on peut prendre le temps de comprendre le sentiment d’injustice, la peur, la colère et cette révolte qui se construit progressivement. Au cinéma, en revanche, j’ai parfois l’impression qu’on a voulu absolument tout conserver sans suffisamment réfléchir à la façon de transformer ces chapitres en un véritable récit.

Heureusement, la dernière partie du film rappelle à quel point Snow est un adversaire terrifiant. Son face-à-face avec Katniss, lorsqu’il la laisse dans l’incertitude concernant la survie de Peeta et Gale, est glaçant. La révélation qui suit est encore pire : Peeta a été sauvé, mais Snow l’a préalablement torturé et manipulé pour qu’il haïsse Katniss au point de vouloir la tuer. Après l’avoir utilisé pour sa propagande, il en a fait une arme contre elle. C’est absolument horrible et le retournement fonctionne toujours aussi bien.

Malheureusement, contrairement au final complètement dingue de L’Embrasement, celui-ci me laisse surtout sur ma faim. On vient d’assister à une révélation terrible, mais le film se termine sur un discours de la présidente Coin qui n’a pas franchement la même puissance qu’un bon « If we burn, you burn with us! » de Katniss. Inévitablement, on a cette impression désagréable de devoir interrompre une histoire qui n’est absolument pas terminée, mais bizarrement, j’ai trouvé que la fin du deuxième film était un bien meilleur cliffhanger que celui-ci… Forcément, car celui-ci est artificiel et n’a jamais été envisagé comme tel à l’écriture.

C’est là tout mon problème avec La Révolte – Partie 1. À force de vouloir respecter chaque étape du roman, on a peut-être oublié qu’une adaptation devait aussi fonctionner indépendamment du livre dont elle est tirée – ou alors, il aurait fallu faire un film de 3h30, tout simplement… Aujourd’hui, ça se fait, à l’époque, ça ne passait pas tellement, et j’aurais probablement détesté qu’on retire des moments cultes. Alors, fallait-il vraiment couper La Révolte en deux ? Je ne suis pas persuadé que c’était une bonne idée quand même. Peut-être juste qu’il fallait se contenter des romans. Ou mieux encore : faire une série, tout simplement. Qu’est-ce que ça aurait été chouette une série Hunger Games !

En tout cas, j’attends quand même de revoir la deuxième partie pour trancher définitivement. J’ai regretté que la programmation UGC ne nous fasse pas enchaîner les deux films le même soir, parce que je suis sorti encore une fois avec une envie folle de découvrir la suite et que ça aurait été totalement justifié de les enchaîner… Non ?

Le Parc de l’Étrange 2026 : bien plus beau en photo qu’en vrai

Salut les sériephiles,

Il y a deux ans, je vous racontais ma découverte du Parc de l’Étrange, une promenade nocturne organisée pour Halloween dans le parc de Saint-Cloud. J’en étais ressorti plutôt content et, malgré quelques réserves sur les tarifs, j’y suis retourné l’an dernier aussi, avec le même plaisir. Deux ans plus tard, j’ai eu envie de renouveler l’expérience, d’autant que j’étais encore dans l’ambiance après mon excellente journée au Parc Astérix dont je vous parlais la semaine dernière. Oui, je profite beaucoup d’Halloween cette année !

Entre-temps, le Parc de l’Étrange a changé de lieu pour s’installer au parc André-Citroën, dans le 15e arrondissement de Paris. Un changement assez radical, puisque l’on quitte le cadre naturel de Saint-Cloud pour un environnement beaucoup plus urbain… Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle, parce que la déco n’a pas pris en compte ce changement de cadre.

Un très joli parc… quand on choisit bien son angle !

Le premier problème du Parc de l’Étrange cette année, c’est donc paradoxalement son cadre. Le parc André-Citroën est plus grand qu’il n’y paraît au premier abord et, malgré les efforts de décoration, il y a beaucoup trop d’espace pour ce qui est proposé. On passe ainsi d’un univers à l’autre en traversant parfois de grandes zones non décorées – le pire étant à mon sens le passage d’une zone Styx à une zone où le cours d’eau continue sans décoration. C’est franchement dommage, parce que certaines installations sont vraiment superbes… mais l’impression reste qu’une grande partie du parcours n’est pas décorée ! Il y a un joli travail sur les lumières, des décors réussis, mais l’immersion peine à fonctionner sur plus de la moitié du parcours : il faut toujours un peu de temps pour se mettre dedans, mais comme on nous en sort toutes les trente secondes, ben…

L’environnement urbain n’aide pas non plus. Qu’on ne se méprenne pas, St Cloud aussi, c’est urbain… mais la ville se fait plus discrète à l’arrière-plan ou est prise en compte dans les zones immersives. À Balard (car c’est là que se trouve le parc tout aussi lointain que ne l’est celui de St Cloud finalement), on aperçoit régulièrement les immeubles parisiens autour du parc. Et le sommet de la Tour Eiffel. Comme si ça ne suffisait pas, il y a surtout ce fichu ballon Generali ! Alors, je le trouve déjà très laid en temps normal, mais quand on essaie de photographier un décor d’Halloween et qu’il apparaît en arrière-plan, c’est quand même franchement agaçant. Cela casse complètement l’immersion d’avoir une publicité géante sur toute une partie du parcours.

Ceci étant, en choisissant bien ses angles, le résultat peut être magnifique. Vraiment. J’ai pris plein de photos que je trouve superbes et vraiment dans l’ambiance d’Halloween, au point de me dire que le Parc de l’Étrange rend cent fois mieux en photo qu’en vrai. C’est con, je ne mets pas trop à jour mon Instagram dernièrement…

Des comédiens qui font toute la différence

Heureusement, l’édition 2026 possède un véritable atout : ses comédiens ! Ils sont nettement plus nombreux que lors de ma précédente visite et contribuent énormément à rendre l’expérience amusante. On sursaute parfois, on rigole beaucoup en regardant les autres se faire piéger et, évidemment, on finit particulièrement agacé parce que certains dans les visiteurs en font des caisses pour pas grand-chose.

En fait, ça m’a suffisamment sorti du truc pour que personne ne réussisse à me faire vraiment peur. Oh, certains m’ont mis mal à l’aise quand même, mais une petite photo, et hop, on n’en parle plus. Quant aux autres visiteurs, ben… Je n’ai pas mis mes boules quiès car le son n’était pas si fort, mais les hurlements ont eu raison de mes oreilles et j’ai passé la nuit avec des acouphènes. Su-per.

Cela dit, le parc n’y est pour rien – au contraire, c’est même plutôt gage de qualité de réussir à faire peur, on va dire. Fuyez les groupes d’ados quand vous les voyez, ce sont les pires à courir partout au lieu de profiter. Enfin, peut-être qu’ils en profitent davantage comme ça, remarque, je suis juste un vieux con qui vieillit mal (je l’ai déjà dit en parlant de Peur sur le parc Astérix).

L’autre bonne idée, c’est de proposer une expérience adaptée au public, avec un espace facultatif dans le parcours pour ceux qui veulent davantage de frissons. Le Parc de l’Étrange reste donc une sortie familiale, et c’est plutôt bien pensé ! Vous verrez quoi qu’il arrive des acteurs, mais ceux qui interagissent le plus ou sont les plus flippants (ah, les clowns, encore et toujours) sont à l’écart dans cette zone pour public averti !

Un final un peu décevant

Lors de mes précédentes visites, j’avais particulièrement apprécié le spectacle final, avec ses drones et ses feux d’artifice. Cette année, les feux d’artifice initialement annoncés ont finalement été remplacés par un spectacle moins convenu, nommé Les Voiles des Ombres. C’est joli comme titre.

Alors, comment vous dire ? C’est à la fois très beau, assez original et franchement… cheap. Le concept est intéressant : de grandes structures légères et lumineuses évoluent dans les airs pour composer une sorte de ballet nocturne – c’est un show de cerf-volant lumineux, quoi. Visuellement, c’est original, innovant et beau, mais je crois que trois ou quatre minutes auraient largement suffi pour en profiter. Au-delà (et ça dure 15 min quand même), le spectacle étire un peu trop une idée qui n’a pas grand-chose à montrer. Alors, oui, il y a de la fumée, des bulles, les cerf-volants qui se rapprochent. C’est beau, hein, mais ça ne fait pas un spectacle et surtout, surtout, ça n’a absolument RIEN d’Halloween, à part son titre qu’on tente de faire coller comme on peut. Dommage pour un événement centré sur cette fête…

Onéreux, mais sympa quand même

Reste la question du prix. Le Parc de l’Étrange n’est pas donné : les prix sont évolutifs selon les dates. Il est ouvert jusqu’au 31 octobre (32€90 en plein tarif pour le soir d’Halloween, contre 23€90 en semaine), et j’aurais du mal à affirmer que l’expérience justifie entièrement son tarif. C’est cher, tout simplement – comptez cinq euros de moins pour les tarifs réduits et les tarifs enfants, mais ça fait tout de suite un énorme budget pour un parcours qui dure moins d’une heure, en fait. Oui, même en comptant les 15 minutes de spectacle, je pense qu’on reste à moins d’une heure – mais là encore, ça dépend de votre degré d’immersion, si vous êtes un ado qui détale partout, ça durera peut-être 25 minutes ; si vous êtes un grand enfant qui s’arrête partout, vous vous rapprocherez peut-être de l’heure de parcours.

Par contre, je vais aussi être honnête : entre les installations, les effets, les comédiens et toute l’organisation nécessaire, je vois aussi difficilement comment proposer moins cher en plein Paris. C’est assez paradoxal, finalement, d’avoir l’impression de se faire avoir en payant cher pour un événement pas assez immersif, mais de savoir que c’est le prix que ça vaut. La vie à Paris !

On pourrait penser qu’avoir des partenaires publicitaires comme Shaun le mouton casserait un peu les prix, mais non (on remarquera aussi la fenêtre allumée du bâtiment juste derrière, histoire d’être bien immergé, hein)

En revanche, si je leur pardonne le tarif d’entrée, j’ai nettement moins de compréhension pour la restauration sur place : le rapport qualité-prix est franchement misérable, avec une nourriture assez moyenne (bon, OK, je n’ai testé que les frites, mais elles n’étaient pas bonnes) à des tarifs abusifs.

Bref, mangez avant d’y aller – ou après. Par contre, c’est chouette, le carrousel du parc est gratuit pendant l’événement. OK, vous aurez payé cher l’entrée, mais si vous avez des enfants avec vous, c’est toujours ça de pris (même si là encore… ben rien à voir avec Halloween, quoi, mais on prend ce qu’il y a à prendre là où on peut le prendre, voilà).

Dans tout ça, je suis donc un peu partagé. Je me suis amusé, j’ai apprécié les interactions avec les comédiens et j’ai trouvé certaines installations vraiment chouettes. Le Parc de l’Étrange permet de passer une soirée sympathique entre amis ou en famille, avec quelques frissons et une petite ambiance Halloween.

Est-ce que je regrette ma visite ? Non, certainement pas.

Est-ce que je vous conseillerais de vous précipiter pour acheter un billet ? Pas forcément non plus.

À vous de voir ce que vous attendez d’une telle sortie… mais j’espère que ce n’est pas une immersion complète !

Pourquoi VisionQuest est une (petite) déception ?

Salut les sériephiles,

Je crois que je me suis porté la poisse. En août dernier, dans mon article sur la D23, j’expliquais que j’avais peur d’en attendre trop de VisionQuest et devinez quoi ? J’avais raison : ce n’est pas à la hauteur de ce que j’espérais. Il faut dire qu’après WandaVision et Agatha All Along, deux énormes coups de cœur, j’avais forcément beaucoup d’espoir pour cette troisième série. Eh bien, nous voilà à la moitié de la saison et je suis un peu déçu.

On se calme tout de suite, c’est loin d’être catastrophique, mais… je ne suis pas accro, loin de là ! Et ça m’agace d’autant plus que je ne comprends pas vraiment pourquoi je n’accroche pas davantage. Enfin, j’ai bien quelques pistes, sinon, je n’écrirais pas un article, évidemment.

Trois séries, trois ambiances ?

En 2021, j’avais publié un article intitulé « C’est si bien que ça WandaVision ? » parce que je n’arrivais plus à attendre la fin de la saison pour en parler. J’étais complètement accro, je faisais des théories chaque semaine et je voulais absolument être au vendredi suivant pour découvrir ce que Marvel nous réservait. Je n’étais pas le seul dans cet état : tout le monde postait énormément sur la série, mon fil Twitter était plein de théories et images de la série. Il faut bien avoir conscience que VisionQuest est la dernière partie d’une trilogie et a été vendue comme telle – elle n’est pas une série indépendante et c’est compliqué (pas impossible, cela dit) de la regarder sans avoir vu WandaVision.

Cinq ans après WandaVision, je découvre donc VisionQuest, et je n’ai pas du tout cette impatience – impatience que je ne ressens pas non plus. Certes, les algorithmes changent et il y a un tel bordel politique que mon fil Twitter (tss, X) est parasité par plein de dingueries, mais je vois passer très peu de choses sur la série. Résultat des courses, ça fait deux semaines que la série est diffusée et je peux passer plusieurs jours sans y penser, là où il était impensable de ne pas me jeter sur WandaVision à chaque épisode. C’est quand même frustrant, non ?

Ce qui me plaisait énormément dans WandaVision, c’était son originalité. Les sitcoms, les changements de décennies, les génériques… Tout cela était génial, mais surtout, tout avait une raison d’être, qui se dévoilait peu à peu. Ces références à la télévision nous permettaient de comprendre Wanda et ce qu’elle traversait, la série avait un vrai commentaire à faire sur la télévision, tout en faisant évoluer ses personnages et en déroulant une intrigue qui fonctionnait incroyablement bien. Les personnages secondaires étaient également géniaux, évidemment.

Dans une moindre mesure, la série suivante, Agatha All Along, répondait aux mêmes codes : les différentes épreuves de la Route étaient tout aussi intéressantes pour explorer les personnages. C’était encore une fois une série complètement différente de ce qu’on avait pu voir auparavant, mais chaque épisode avait sa structure, on sentait que ça avait été écrit comme une série à épisode.

Avec VisionQuest, je retrouve des tentatives des mêmes procédés, mais pas forcément ce qui les rendait si pertinents. On passe d’un manoir anglais des années 1920 à une parodie de série policière, avec même une séance d’exorcisme informatique au passage. Pourquoi pas ? Les idées sont là, les décors sont excellents et les acteurs s’éclatent visiblement. Le problème, c’est que je ne ris pas beaucoup. Je comprends les blagues, je vois bien le détournement des codes et ce que les scénaristes essaient de faire, mais ça ne prend pas sur moi. Pire, je trouve parfois que cet humour ne correspond pas tellement aux personnages que je connaissais dans les films. Quant à la structure de la série, eh bien… Je ne sens pas une écriture qui sait qu’elle fonctionne par épisodes.

C’est ça qui est embêtant : VisionQuest reprend les procédés qui faisaient l’originalité de WandaVision, mais sans retrouver ce qui les rendait pertinents ou les codes méta qui fonctionnaient si bien. Il n’y a pas de logique structurelle quand on passe d’une simulation à l’autre ; là où Wanda et Agatha avaient chacune une structure claire. Autrement dit, VisionQuest essaie d’avoir sa propre identité et je trouve qu’elle échoue un peu là-dessus, parce qu’elle ne respecte pas autant les codes de la télé que ses deux grandes sœurs. Ce n’est donc pas tellement que je lui reproche de ne pas ressembler aux deux autres séries de la trilogie, c’est plutôt qu’elle ne réussit pas complètement à être ce qu’elle veut et devrait être pour faire partie de la trilogie.

Le problème Ultron

J’ai tellement à dire sur Ultron, mais j’ai envie de commencer par son introduction dans la série. Cela ne ressemble tellement pas à Vision d’avoir un programme informatique qui l’étiquette « asshole » ! Au-delà de ça, parce que ce n’est jamais qu’un détail, Marvel a tellement insisté sur son retour dans la promo qu’il n’y a du coup aucune surprise – ni dans sa présence, ni dans son évolution au cours des quatre épisodes. On savait qu’il serait là, on savait qu’il finirait forcément par redevenir le grand méchant et, sans surprise, c’est exactement ce qui arrive à la fin du quatrième épisode. Difficile de s’enthousiasmer pour un retournement de situation qu’on voit venir depuis le début, surtout quand Vision prend la décision complètement débile de lui laisser le contrôle de son corps hyper rapidement.

Le plus frustrant, c’est que James Spader est bon dans le rôle. J’aime bien l’idée de retrouver Ultron, son cynisme et ses petites réflexions sur les humains, mais je ne trouve pas le personnage si passionnant que ça quand il feint d’être gentil et coincé dans la tête d’un autre. Les discussions philosophiques avec Vision tournent un peu en rond, son humour ne fonctionne pas du tout sur moi et j’ai surtout l’impression que les scénaristes comptent énormément sur sa présence pour rendre les scènes intéressantes… Sauf que si j’aime le grand méchant, je n’accroche pas du tout au bouffon qu’il est dans ces épisodes (bouffon au sens « là pour faire rire », hein).

Et quand je pense à tout ce que la série aurait pu faire de plus surprenant avec les intelligences artificielles dans la tête de Vision, je trouve ça dommage qu’elle se repose autant sur lui… Jarvis, Friday ou même Edith auraient été des persos secondaires plus intéressants à développer. D’ailleurs, je m’ennuie beaucoup moins quand Jarvis et Friday sont là que quand il y a Ultron à l’écran. Edith, par contre, c’est un autre problème : j’y vois toujours Jennifer de 12 monkeys et je la trouve trop lourdingue ici pour être pleinement comique.

Heureusement, il y a Tommy

Bon, j’aime quand même la série et tous les persos secondaires ne sont pas à jeter. Ce serait plus simple si je la trouvais mauvaise, mais non. Déjà, je suis ravi de retrouver toutes ces références à l’univers Marvel, Jarvis ou le méchant Ultron notamment (j’ai hâte de voir l’épisode 5).

Surtout, il y a Tommy qui vaut vraiment le détour. Je le préférais déjà à Vision dans les comics, et ça se confirme ici. L’acteur est excellent et j’adore ce que la série construit entre lui et son père. C’est probablement là qu’elle me convainc le plus, quand elle laisse tomber les intrigues de méchants pour s’intéresser à ces deux personnages qui essaient de comprendre qui ils sont. En fait, tout le flashback de l’épisode 2 qui se centre sur lui me donne envie de suivre une série sur Tommy (et Billy) plutôt que VisionQuest.

Le problème, c’est que tout le reste me semble parfois bien plus classique et qu’une énorme partie de l’histoire de Tommy n’est pas surprenante parce qu’on a déjà suivi ce qui était arrivé à Billy. Une fois de plus et au risque de me répéter : les rebondissements sont souvent prévisibles, certaines situations se résolvent beaucoup trop facilement et j’ai du mal à m’intéresser à Paladin et sa traque. Il y a des choses intéressantes, bien sûr, mais je reste beaucoup plus convaincu par les personnages que par l’intrigue prévisible qui force certains événements de manière bien visible. Et lourde.

Cela en fait des raisons d’être déçu…

Bref, je suis partagé. Je ne vais pas faire semblant de ne pas attendre la suite : j’ai déjà envie de retrouver Tommy et de voir où la fin du quatrième épisode va nous mener. Cependant, je m’attendais à retrouver une série Marvel capable de me rendre complètement accro, et pour le moment, j’ai surtout l’impression de regarder une bonne série de super-héros – ou pire, le fameux schéma habituel du film découpé en plusieurs épisodes pour faire semblant d’être une série. Je déteste ça, car un film, ça se regarde au ciné, mince alors.

Bien sûr, l’article serait incomplet si je ne terminais pas aussi par une dernière critique que vous attendiez sûrement si vous me lisez régulièrement : je crois sincèrement que la diffusion de deux épisodes par semaine n’aide pas. J’ai vu la moitié de la saison en moins de vingt-quatre heures et je n’ai pas eu le temps de digérer comme il faut entre deux épisodes. Au-delà de ça, deux épisodes d’un coup, ça limite les théories entre les épisodes et les réflexions postées sur les réseaux sociaux. C’est dommage pour une série qui reprend justement autant de codes de WandaVision, dont j’avais adoré la diffusion hebdomadaire.

Bon, après, il reste toujours quatre épisodes pour me faire changer d’avis et me rendre aussi accro que lorsque je regardais Agatha All-Along… J’ai envie d’y croire, mais je n’ai pas aussi hâte que ce que je devrais d’être à mercredi pour les prochains épisodes.

Cette semaine sur le blog #9 : le retour de Grey’s Anatomy

Salut les sériephiles,

Les vacances scolaires ont commencé et même si j’ai préparé quelques cours et bossé, ça se voit un peu sur le blog que j’ai pu gérer mon temps de manière à caser quelques séries ! Dès que vous supprimez les réunions, hop, ça libère du temps. Pas hâte de reprendre dans huit jours d’ailleurs, car le planning des réunions fait peur.

Cela dit, on va peut-être déjà commenté les sept derniers jours, non ? J’ai enfin retrouvé du temps pour regarder quelques séries et publier leurs critiques. Et pas seulement, puisque j’ai aussi profité de cette première semaine de vacances pour multiplier les sorties et avancer dans le train sur quelques articles qui me tenaient à cœur (ouep, les coulisses du blog, c’est ça : j’écris de plus en plus souvent sur mon portable pendant les trajets de RER).

Avec Halloween qui approche, ce ne sont pas les idées qui manquent… mais le temps, encore et toujours ! J’essaie de donner le change autant que possible !

Côté visionnage

Huit nouvelles critiques d’épisodes cette semaine ! On est loin des périodes les plus prolifères du blog, mais je suis content d’avoir réussi à tenir ce rythme. Bon, après, je n’ai pas fait dans la diversité, puisque je me suis contenté de trois séries parmi toutes celles que je voulais regarder. Qu’importe : j’ai enfin découvert les quatre premiers épisodes de VisionQuest, et ça, c’est déjà très chouette – même si la série en elle-même me laisse peut-être un peu plus… circonspect, dirons-nous.

Sinon, les stats du blog montrent que vous l’avez repéré tout de suite, mais j’ai également repris Grey’s Anatomy avec les deux premiers épisodes de sa saison 23. Quant à Last Seen, je viens de publier les deux dernières critiques de la saison histoire de m’en débarrasser. C’était un bon divertissement, mais il est temps de faire de la place dans mon planning pour d’autres séries !

Côté blog

C’est un plaisir de continuer ma saga d’articles Hunger Games bien sûr, mais j’ai aussi composé un peu avec l’actualité – l’article sur Glee n’était absolument pas prévu, mais puisque tous mes algorithmes me parlaient de ce reboot, je me suis senti un peu forcé. Possiblement, j’écoute encore une reprise de la série en ce moment d’ailleurs (Gloria, parce que Naya évidemment). C’est un peu moins ambiance Halloween que ce que j’aimerais, certes !

La semaine prochaine sur le blog…

Vous vous doutez bien que je publie cet article un peu tard précisément parce qu’une fois de plus j’étais au cinéma devant le troisième volet d’Hunger Games. On parlera donc de la Révolte, mais ce n’est pas tout : c’est la semaine d’Halloween, alors j’aimerais sortir encore quelques articles sur ce sujet. Bref, vous l’aurez compris : ça va être chargé et je vais regretter de ne pas préparer ensuite des articles d’avance pour la période de cours. C’est la vie.

Sinon, le but est de continuer de me mettre à jour dans mes séries, tout en gardant le cap. Outre VisionQuest et Grey’s Anatomy, il serait par exemple bien d’être à jour dans la franchise 9-1-1. Je n’oublie pas mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D non plus et vous devriez avoir quelques nouvelles de mon avancée dans The Good Wife.

Quant à ceux qui sont lassés de me lire et préfèrent m’écouter, eh bien, rendez-vous mardi soir pour un nouveau podcast sur les pires méchants de série. C’est cool, parce que « pires méchants » ça désigne aussi bien les pires que les meilleurs, du coup. Enfin, j’en dis déjà trop, bonne lecture du blog en attendant ce rendez-vous 😉

Image à la une : photographie promotionnelle pas bien originale de Grey’s Anatomy (saison 23)
Photographie promotionnelle de VisionQuest (saison 1)