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Bingo Séries #44

Salut les sériephiles,

Le #WESéries a peut-être commencé il y a une heure, mais ce n’est pas pour autant que j’en oublie ma première création – et peut-être celle qui a le plus de fidèles : le Bingo Séries ! Dans quatre heures, une nouvelle édition va commencer, alors il est temps pour moi de dévoiler cette grille qui m’a donné du fil à retordre, parce qu’il était un peu compliqué de tout gérer de front cette semaine, avec aussi le podcast et la rentrée si particulière. Mais eh ! Si je suis là, c’est que j’ai réussi à le faire, ouf. Bon, du coup, on va peut-être s’y mettre, non ?

N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article !

Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 novembre au 7 décembre 2020. Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

America

Des élections américaines à Thanksgiving, ce mois de novembre est très américain, non ? Ca valait bien un petit détour par celui-ci pour cette grille !

  1. Il est question d’une élection américaine : Pas forcément une élection présidentielle, pas forcément celle de 2020, mais une élection démocratique pour un poste américain. Oui, ça marche si c’est pour élire le président d’un lycée, un nouveau maire ou un gouverneur. J’aurais dû attendre avant de me lancer dans la saison 2 de Riverdale.
  2. Un personnage vivant aux Etats-Unis reçoit du courrier : Parce qu’il était compliqué pour certains bureaux de votes de recevoir des courriers avec des voix pour Biden (truqués ou pas les courriers ?), constatons à quel point nos personnages de séries ne reçoivent que rarement du courrier, si ce n’est pour avoir un parfait inconnu leur balançant le fameux « You’ve been served ». Bon, voilà, on cherche du vrai courrier, pas du numérique hein, et ça marche aussi bien si on le voit ouvrir sa boîte aux lettres que s’il a juste une enveloppe en main en entrant chez lui.
  3. Un acteur, une série, etc. ayant remporté un Emmy : Le 23 novembre, les Emmy Awards seront diffusés aux Etats-Unis ! La cérémonie est bien sûr en visio, mais qu’importe en ce qui nous concerne, c’est juste pour le contexte de ce point que je dis ça. En vrai, tout ce que je vous demande, c’est de regarder une série qui a eu un Emmy award un jour, ou une série avec un acteur qui en a eu un un jour (pas forcément pour cette série), ou une série par un producteur qui a eu un Emmy, etc. Bref, vous devez trouver un lien entre une série que vous regardez et les Emmy. Promis, c’est plus simple qu’il n’y paraît !
  4. Les personnages fêtent Thanksgiving : C’était compliqué de trouver une fête d’Halloween qui tourne mal dans les séries de 2020 parce qu’aucune série n’est à jour sur le calendrier, alors il sera sûrement compliqué aussi de trouver une série à jour pour Thanksgiving. Qu’importe, vous aurez bien envie d’aller fouiller dans de plus vieilles séries, non ?

Rouler

Frankie a tourné le dos au thème pourtant à la mode de la « série au choix » pour lui préférer celui-ci. Peut-être que Buffy et LOST sont restés des traumatismes parce qu’ils étaient des thèmes un poil trop compliqués ? Cela dit, ce thème est loin d’être évident lui aussi, jugez-en plutôt par vous-mêmes :

  1. Un personnage dans une voiture qui roule : Un point donné, c’est cadeau, vraiment ! Ne vous réjouissez pas trop vite 😉
  2. Un personnage roule des yeux : Généralement, ça signifie qu’un personnage lève les yeux au ciel, mais ça peut aussi être un personnage qui tourne de l’œil ou fait un malaise avec les yeux qui partent dans tous les sens. Vite, que Grey’s Anatomy revienne !
  3. Quelqu’un roule une cigarette : Là, on commence à compliquer les choses. C’est évident ce genre de points avec un thème pareil, mais il faut encore le trouver dans une série maintenant ! Là tout de suite, je n’ai que des sitcoms finies depuis longtemps en tête pour ce point… mais je me dis que je peux miser sur certaines séries adolescentes, avec des gaffes d’ados un jour ou l’autre.
  4. Quelqu’un qui se sert des roulettes de sa chaise: Une chaise à roulette, quelqu’un qui est pressé par le temps et ziouuuuuuuu ! Voilà. Ce n’est pas le point le plus compliqué du monde parce que ça arrive assez fréquemment dans un tas de séries, mais il faut tout de même trouver LE moment-clé où ce sera le cas. Pour bien préciser, la chaise doit aller d’un point A à un point B, même si c’est juste quelqu’un qui se rapproche finalement de son bureau.

Nouveaux personnages

De nouveau, félicitations à Niko d’avoir réussi à atteindre le 20/20 pour sa deuxième participation ! C’est un joueur redoutable de ces grilles en bien peu de temps, méfiez-vous aha 😉

  1. Un nouveau collègue dans une série : un nouveau collègue débarque au bureau, se présente ou est présenté. Le bureau, ça peut aussi être un hôpital ou un restaurant, hein ; c’est juste un nouveau personnage introduit comme collègue. Ca va, ça, c’est quand même plutôt facile à trouver, surtout que je ne dis pas qu’il doit rester indéfiniment.
  2. L’arrivée d’un nouvel ami ou allié : Il arrive toujours un moment où les personnages d’une série ont besoin d’un nouvel allié ou d’un nouvel ami. On cherche un personnage qui intègre donc le casting pour devenir un nouvel ami des personnages. Et comme je suis généreux, ça marche aussi pour les personnages qui ne sont là qu’un épisode dans certaines séries – genre, j’ai en tête Supernatural où les Winchester se font des amis dans quasiment chaque ville de tous les États depuis seize ans.
  3. De la famille plus ou moins éloignée débarque : Vous avez déjà remarqué comme les séries font parfois débarquer des frères, des sœurs, des cousins, des oncles, des grands-tantes, des demi-machin et des beau-trucs ? Ben voilà, c’est exactement ce qu’on cherche avec ce point, un personnage qui débarque et qu’on nous impose comme quelqu’un qu’un personnage (ou plusieurs !) connaissent déjà depuis très longtemps, et que nous on va devoir se farcie pour au moins un épisode – ou plus.
  4. Un ancien ami d’un personnage se tape l’incruste : C’est le même point que le précédent, mais cette fois avec l’ami d’enfance dont personne n’a jamais entendu parler avant au cours des 150 épisodes de la série, mais qui est là pour rester durablement. Ah oui, attention, durablement, ça veut dire plus d’un épisode, obligatoirement. Oui, ça complique un peu les choses, c’est le but !

Plaids & coussins

Gaëlle a également tourné le dos à un thème « série de son choix » pour privilégier un truc confortable… J’imagine qu’elle avait l’action en tête ; parce que du côté des points, ce n’est pas si évident !

  1. Un personnage sous un plaid : Vraiment, il faut que je reprenne Supergirl ! Il n’y a que cette série que j’ai en tête où l’on voit régulièrement des personnages utiliser un plaid sur un canapé. C’est pourtant exactement ça le but de ce point…
  2. Un personnage touche un coussin ou un oreiller avec sa main : Étrange, ce point, je sais, mais plutôt rigolo… Généralement, on voit les personnages avec la tête sur l’oreiller ou le dos contre un coussin. Pourtant, nous, quand on a le temps de s’asseoir sur un canapé, on remet assez souvent le coussin dans notre dos pour se caler confortablement non ? Sont-ils tous des aliens ? Ou le font-ils sans qu’on ne le remarque ? Et est-ce qu’ils font le lit parfois ? Est-ce qu’ils les époussettent ces coussins ? Trop de questions, j’ai besoin de vos yeux et de vos captures d’écran pour savoir ce qu’il en est !
  3. Un plaid plié à l’écran : Là encore, je compte sur vos yeux de lynx pour scruter l’intérieur des maisons des personnages de vos séries préférées, à la recherche d’un plaid sagement posé et plié sur un canapé ou sur un lit. Là pour le coup, il n’y a bien que dans les séries que les maisons sont toujours impeccablement rangées… Sinon, tout mon respect si vous trouvez un personnage carrément en train de plier un plaid, là, c’est le level-up de ce point !
  4. Une bataille de coussin : Je pense que ça ne demande pas plus de précisions que ça, mais évidemment, j’accepte aussi la bataille d’oreillers, du coup. Pfiou, espérons que le bonus soit simple, parce que là, ce n’est vraiment pas gagné tout ça comme points, il va falloir les dénicher !

Actions

  1. Respecter une tradition américaine pour Thanksgiving : Celle de votre choix, mais en rapport avec les séries tout de même ! Les plus cuisiniers iront se faire une dinde à manger devant un épisode (ou deux), les moins inspirés enverront un simple message de merci à des tweetos ; d’autres feront peut-être une déco, le choix est infini, l’adaptation de ce point est assez large pour que vous puissiez en faire ce que vous voulez !
  2. Trouver un épisode qui donne envie de se rouler en boule : Ne spoilez personne, svp, mais (re)voyez un épisode qui vous donne envie de vous rouler en boule, soit parce que c’est beaucoup trop triste (la fin de saison 2 de Grey’s Anatomy) ; soit parce que c’est beaucoup trop effrayant (la saison 4 de Channel Zero). Ouais, c’est un joli point pour l’année 2020, je sais, ça paraît prédestiné !
  3. Commencer une nouvelle série, avec uniquement des acteurs que vous ne connaissez pas : Parce que commencer une nouvelle série, ce serait trop facile, j’ajoute ce petit twist de l’absence d’acteurs déjà vus ailleurs. C’est beaucoup plus rigolo comme ça. Si vous séchez sur les séries américaines, n’oubliez jamais qu’il existe des tas et des tas de séries d’autres pays.
  4. Regarder un épisode, avec un coussin sur vous : J’aurais bien eu envie d’un point où il fallait créer sa propre taie d’oreillers ou de coussins via un site, mais tout le monde n’aura pas forcément le budget. Alors, j’ai décidé de miser sur la simplicité pour les actions ce mois-ci, et ça, c’est quand même plutôt chouette. Plutôt que de mettre le coussin dans votre dos, prenez-le sur vous comme un doudou. On est tous de grands enfants, après tout, non ?

Nouvelles grilles copie

Le point bonus : Troquer un point pour le Black Friday. Vous avez déjà remarqué comme parfois vous voyez quatre fois un point dans vos séries ? Et comme parfois d’autres voient trois fois un point que vous n’avez pas ? Eh bien, à partir du 26 novembre (et jusqu’au 7 décembre, oui), nous pourrons nous échanger nos points, comme des cartes pokémon. Autrement dit, si vous voyez certains points plusieurs fois, notez les bien, car vous pourrez peut-être les donner à quelqu’un en échange d’un point que lui aura vu plusieurs fois, mais pas vous. Les transactions se feront via Twitter, utilisez ensemble les hashtags #BingoSéries et #BlackFriday. Amusez-vous bien !

Ce bonus avait généré des questions la première année, donc je reprécise : vous ne pouvez donner que des points que vous avez vus au moins deux fois. Un point, c’est une référence à une série/un épisode, et vous ne pouvez le donner qu’à une personne. Maintenant si vous voyez quatre fois une voiture qui roule dans le mois (c’est tout ?) et qu’il y a trois personnes qui sont en galère sur ce point (mais que regardent ces gens ?), vous pouvez donc garder un point pour vous et donner les trois autres à trois personnes différentes.

Dix pour Cent – S04E05

Épisode 5 – Sigourney – 19/20
Incroyable avant-dernier épisode pour la série qui nous montre tout ce qu’elle sait faire : une ribambelle de guests d’exception, de l’humour et bien des émotions, pas toutes joyeuses, autant vous le dire. L’humour est toujours au rendez-vous, les acteurs sont tous talentueux et c’est frustrant de me dire que je suis sur le point d’arriver à la fin. Je vais la garder pour plus tard, je refuse d’y arriver !

> Saison 4


Spoilers

I’m very dans la merde.

Ce début d’épisode nous met tout de suite dans l’ambiance de sa star à venir avec quelques répliques savoureuses en franglais que seule Camille Cottin peut gérer aussi bien je crois. Soit. Andrea se retrouve dans la mouise, parce qu’elle doit aller chercher Sigourney Weaver à l’aéroport, mais elle a toujours Flora sur les bras. Et dans les bras, même. Les taxis ne peuvent donc pas la prendre comme prévu, et c’est la cata. Elle envisage même un instant le métro pour Flora, histoire de lui faire une première fois… mais la durée la démotive. Tu m’étonnes !

De son côté, Camille envoie des SMS à son père, ce qui est plutôt bon signe pour sa survie. En revanche, il refuse de lui parler, et ça, c’est plutôt mauvais signe, surtout qu’elle est toujours en train de s’embrouiller avec Sofia. Le seul appel qu’elle reçoit, c’est donc celui d’Andrea.

Camille est ainsi envoyée chercher Sigourney, et c’est très sympathique de l’entendre parler français. Je n’avais jamais eu l’occasion de l’entendre avant, je ne savais même pas qu’elle parlait français ! La scène est plutôt marrante, même si totalement dans les clichés. Sigourney s’arrête donc à Ladurée dans l’aéroport, puis elle apprend par Camille qu’elle va devoir tourner une histoire d’amour avec Bernard Verley, un acteur qu’elle ne trouve pas tellement à son goût la Sigourney.

Elle a des goûts compliqués Sigourney, puisqu’elle refuse d’être vue comme une vieille personne à qui on donne une chambre calme et reposante. Et tant pis si ASK se retrouve à devoir payer l’une des suites les plus chères de l’hôtel en attendant que les contrats soient signés. Enfin, pour la signature, il faudrait déjà qu’Andrea se pointe, et ça, ce n’est pas gagné avec ses problèmes de nourrice. Camille passe vraiment la meilleure de ses journées avec Sigourney, là.

Andrea ? Elle tente encore de faire en sorte que Flora soit réintégrée à la crèche… Et après une longue scène de supplications et d’autolynchage, elle se retrouve à devoir abandonner en douce sa fille à la crèche. Ben oui, la crèche ne peut pas reprendre Flora avant plus mois ! C’est dingue comme c’est crédible cette intrigue, par contre, nous dire que c’est normal d’abandonner sa gamine comme ça, euh non, ça ne peut pas finir bien un truc pareil.

Andrea finit en tout cas par débarquer à l’hôtel dans une tenue improbable pour couvrir le vomi de sa fille et se retrouve enfin avec Sigourney. Sigourney en invitée de marque, c’est cool, mais il est aussi pas mal question de Guillaume Gallienne, qui se pointe lui aussi. Rien que ça. Sigourney met bien longtemps à débarquer à la réunion avec lui et le distributeur en revanche, ce qui complique les choses pour Andrea, forcée de s’intéresser au déjeuner familial du distributeur. Ce n’est que le début de la merde pour elle, puisqu’elle aperçoit ensuite Sigourney se barrer… et pour Roissy tant qu’à faire. Pauvre Camille ! Elle se retrouve à congédier les invités de marque. Andrea, elle, se retrouve à l’aéroport.

Oui, oui, elle abandonne Flora à la crèche, mais pas une seconde elle n’hésite à envisager de claquer 6210€ pour prendre un avion pendant 12h et convaincre Sigourney de changer d’avis. Oui, le problème de Sigourney, c’est évidemment qu’elle veut avoir Gaspard Ulliel comme amant, pas Bernard Verley. Tu m’étonnes !

Andrea finit par se laisser convaincre par Sigourney qui a de très bons arguments féministes sur la différence d’âge. Dans le sens inverse, ça ne dérangerait personne d’avoir un acteur âgé avec une jeune femme, alors pourquoi ne pourrait-elle pas elle aussi avoir de bons moments à l’écran avec un trentenaire malgré ses soixante-dix ans. C’est plutôt chouette comme intrigue, ce n’est pas étonnant venant de cette série.

Après tout ça, Andrea passe tout de même récupérer Flora, et c’est à mourir de rire comment tout semble simple pour elle. Ce genre d’attitude, en vrai, c’est tellement un coup à se voir retirer la garde… Mais bon, soit, on verra comment ça évolue, il ne reste jamais qu’un épisode après celui-ci. En attendant, toujours pas de nouvelles de Colette, et ça, ça craint.

Le lendemain, elle met tout ça de côté – franchement, elle est admirable ! – pour parler des envies de Sigourney à Guillaume. C’est sans espoir, évidemment, et c’est super triste pour Andrea qui se retrouve à mentir et prétexter que Camille était en couple avec Bernard Verley il y a peu. On se marre toujours autant avec cette série, et Arlette étant dans le coup, même Andrea finit par être l’ex de Bernard. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour convaincre Sigourney…

Pas dupe, elle se laisse séduire par l’idée d’accepter de rencontrer Bernard Verley, à qui elle raconte toute sa vie… sous les yeux attentifs d’Arlette et Andrea. Tout semble bien se passer, mais ce n’est pas exactement le cas : Bernard Verley lui avoue privilégier les rôles où il peut être assis et ne pas trop marcher. Ils ne sont pas exactement dans le même délire, avec une Sigourney qui souhaite juste montrer son énergie et sa jeunesse perpétuelle.

Histoire de le prouver, elle n’hésite pas à danser en public, et les scénaristes s’éclatent bien avec un serveur qui, évidemment, maîtrise exactement la danse dont elle a besoin pour faire sa petite démonstration. Puis, en fait, tous les gens dans l’hôtel font la chorégraphie avec eux, parce que pourquoi pas. Sigourney Weaver est à fond et dans un rôle loin de tout ce que je lui connaissais, j’adore. Et puis… Toujours plus ! Elle va jusqu’à faire une roue (enfin, pas elle, évidemment, hein) ! Non mais les scénaristes français, je vous jure, on a quand même un truc inimitable, je crois, cette scène de danse c’est du grand n’importe quoi, et c’est en même temps si logique. Bernard Verley s’en va en courant, ironiquement pour quelqu’un qui voulait éviter ce genre de rôle aha !

Le soir, Andrea prend vraiment cher du côté perso, une fois de plus, avec un appel de Colette hyper frustrant pour nous puisque nous n’entendons rien de l’appel de Colette… Nous ne saurons donc rien de l’endroit où elle est ou de ses excuses, mais au moins, elle parle à Flora. Pfiou, c’est d’un frustrant !

En plein milieu de la nuit, Camille reçoit un appel d’Arlette qui lui demande de la rejoindre, avec Guillaume. L’idée est d’aller au beau milieu du cimetière du Père Lachaise, pour voir une fête sauvage. Purée, un cimetière de nuit, c’est un point d’un ancien Bingo Séries, me voilà frustré.

L’idée d’Arlette ? Montrer à Guillaume que Sigourney a une vie folle et qu’elle est capable de passer la nuit à faire la fête pour finir dans les bras d’un amant bien plus jeune qu’elle. Guillaume est aussitôt convaincu que l’embaucher est une bonne idée. En revanche, le distributeur se retire quand il apprend la nouvelle – alors que Guillaume se laisse embrouiller alors même que le serveur de l’hôtel est celui qui jouait l’amant de Sigourney dans le cimetière. Evidemment que tout ça n’était qu’un plan d’Arlette et que Sigourney n’a pas passé la nuit à faire la fête.

Bon, par contre, le film n’a plus de distributeur, et ça, ce n’est pas possible. Sigourney décide donc d’aller le harceler directement au restaurant où il déjeune en famille. Voilà à donc quoi servait la scène du début de l’épisode, c’est bien joué ! Si le distributeur n’est pas exactement convaincu par la relation Sigourney/Gaspard, la mère du distributeur adore l’idée parce que ça lui rappelle une amie et son ostéo plus jeune. Entouré d’exemples – et de femmes aha – qui prouvent que ce type de relation peut très bien fonctionner, le distributeur n’a plus d’autres choix que d’accepter, et tant pis pour le dîner familial.

Tout ça était fort drôle, et ça se termine sur un Rayane Bensetti qui se case l’air de rien pour une petite scène avec Sigourney Weaver. Ah ouais. Ca se fait plaisir dans cet épisode côté guest, mais à ce stade, les guests français ont dû être tellement ravis d’avoir ce mini-rôle que je ne suis même pas sûr que leur cachet soit très élevé. En plus, la scène est bien drôle avec Sigourney qui commence à fantasmer sur ce petit jeune. La scène était franchement drôle et c’est dingue de voir qu’ils ont réussi à rendre autant de talents qui se pointent absolument fluide. Bien joué.

Pendant ce temps à ASK, tout le monde s’inquiète de ce qui est arrivé à Mathias. Il est compliqué pour eux de savoir quoi faire, parce qu’Hervé ne trouve qu’une carte naze. Le pauvre Mathias a donc fait un arrêt cardiaque, mais il n’a pas trop envie de changer de vie pour autant. Cela inquiète Noémie, qui garde les yeux rivés sur ses moniteurs et qui lui parle comme à un gosse de quatre ans. En même temps, c’est ce dont il a besoin, alors c’était marrant et efficace.

La mère de Camille apprend également la nouvelle, et elle retrouve bien le père biologique dans sa fille quand elle apprend que Camille ne passe pas le voir à l’hôpital. Elle n’est clairement pas au courant de toute l’affaire, ce qui rend le quiproquo marrant… mais le plus marrant est encore de voir Mathias à l’hôpital. Il ne doit pas bosser, il n’a pas de visite non plus et il se retrouve à envoyer bouler une bénévole qui veut lui tenir compagnie comme il est seul. Excellent.

Camille finit par se rendre à l’hôpital pour culpabiliser un bon coup en apprenant qu’elle est possiblement à l’origine du malaise cardiaque de son père. Elle culpabilise tellement, en plus, qu’elle n’ose pas entrer dans la pièce… alors que c’est clairement ce qu’il faudrait faire.

Ils me soulent un peu ces personnages, à force, à ne pas savoir comment interagir entre eux. En même temps, avec Mathias, ce n’est pas évident. Noémie galère elle aussi, d’ailleurs, surtout quand elle découvre qu’il est prêt à trahir un de ses amis pour le boulot. Et ça, ce n’est pas l’homme dont elle est tombée amoureuse. Elle, elle aime l’homme qui se battait pour ses talents et sa vision artistique.

J’adore Noémie. J’ai de la peine pour Mathias, en revanche, parce qu’il se retrouve à aller voir la bénévole pour s’occuper et jouer à la Bonne Paye. Camille aussi fait de la peine à voir et est en pleine déprime dans cet épisode. Elle finit par raconter à Sofia toute sa culpabilité d’avoir failli tuer son père – l’appelant papa au passage, ce qui m’a choqué plus vite que Sofia. Sofia, elle, découvre les joies de voir le monde des acteurs : on lui fait rater une audition volontairement pour lui voler le rôle. Qu’elle est conne Sofia sur ce coup-là. Heureusement, la scène suivante est touchante, avec Camille qui débarque à l’hôpital et accepte de jouer à La Bonne Paye avec son père.

En parallèle de tout ça, on retrouve encore Elise qui fait sa loi à ASK en engueulant tout le monde. Aaaah. Elle a un sourire tellement hypocrite désormais que je ne peux plus la voir. Elle demande évidemment à Gabriel de lui filer les numéros de Monica Belucci, puis Jean Dujardin. Rien que ça. Ca se voit qu’elle mijote quelque chose, putain !

En attendant, Hervé se rend compte que Gabriel mijote quelque chose lui aussi : il le surprend en train de chercher des photos d’Elise sur Internet, ce qui le fait aussitôt penser à Gabriel en train de se masturber sur ses photos comme lui-même se masturbe devant Hicham. Oh boy, too much information, mais je suis mort de rire.

Tout ça mène à un excellent duo entre Gabriel et Hervé qui font équipe pour fouiller le téléphone d’Elise. Le plan est beaucoup plus complexe que prévu, mais ça rend ça bien plus marrant car ça donne un rôle aux deux assistantes qui se jettent sur d’hypothétiques sacs Louis Vuitton. C’était marrant. Par contre, Hervé est paniqué dès qu’il voit le téléphone : celui-ci ne possède aucun message, et ça fait flipper bien plus que s’il trouvait un message.

Gabriel et Hervé n’ont plus d’autres choix que d’espionner Elise désormais, mais comme elle traîne beaucoup à sortir de chez elle, ils en profitent pour parler des relations amoureuses de Gabriel, avec des scènes marrantes où Hervé se fait passer pour la copine de Gabriel. Ils prennent finalement en filature Elise… tout ça pour la perdre bien vite, en gagnant en 135€ d’amende, puisqu’ils prennent une voie interdite aux scooters. Excellent, ça. La vie de Gabriel, en revanche, est bien moins excellente quand il se fait larguer dans un bar nommé « Le Progrès ». Voilà qui est fait.

Le lendemain, Hervé découvre qu’Elise est une garce jusqu’au bout : il avoue à Gabriel qu’il a joué dans un film, culpabilisant totalement… pour mieux apprendre qu’elle a déjà tout dit à Gabriel au lieu de garder le secret. La tristesse. Cela le motive encore plus à tout faire pour suivre Elise.

A coup de trottinette pour deux, les voilà qui suivent Elise pour mieux la voir en plein rendez-vous secret (mais complètement à découvert) avec la tête de Star Media. Oups. Le problème, c’est qu’Andrea refuse de les croire quand ils lui disent tout ça après cet épisode chargé pour elle. Pas de bol, elle veut aller confronter Elise pour leur prouver que tout ça n’est qu’un malentendu… mais c’est trop tard.

Elise n’est plus là, elle a vidé son bureau et Andrea reçoit un message bien problématique : Lucchini la lâche, parce qu’il ne bosse pas avec des gens la critiquant dans son dos. Aïe ! Gabriel, lui, perd Monica Belluci, alors que tous les talents de l’agence annoncent en même temps qu’ils quittent ASK. C’est l’hécatombe, comme le dit Camille. Après un épisode super fun, Elise fait un beau coup de pute, mais ça ne peut certainement pas se terminer comme cela. Andrea débarque donc chez Elise pour lui foutre une bonne baffe… puis en venir aux mains quand Elise est une bâtarde exceptionnelle à se moquer d’Andrea et ses larmes quand elle lui avoue qu’elle est en train de perdre sa famille pour ses talents.

C’est tellement violent – Andrea fait tellement de peine dans cet épisode, avec en plus sa galère de nounou ayant gagné au LOTO, genre ! Ça vire au combat, finalement interrompu par l’arrivée du fils d’Elise. Wow. La violence de cette fin d’épisode et de cette scène, tu parles d’une série humoristique ! Ce n’est toutefois pas exactement le cliffhanger de l’épisode : il nous reste à gérer Mathias une dernière fois. Il reçoit un pacemaker, la visite de Noémie et une réunion professionnelle lorsqu’Igor se pointe pour parler boulot. Oui, oui, Mathias reprend aussitôt le travail !

Noémie nous pique une nouvelle crise parfaitement justifiée, non pas contre Mathias, mais contre Igor. Elle est exceptionnelle ! Le plus important pour Mathias n’est finalement pas Igor, mais bien Noémie. Il lui court après – j’ai eu peur d’un deuxième infarctus là – et lui fait un magnifique baiser de cinéma au beau milieu de l’hôpital. Allez, il y a au moins ça qui termine bien dans cet épisode, et ça fait plaisir à voir. Je n’aurais pas pensé que cet épisode pouvait se terminer sur un sourire (et j’ai encore plus souri de voir le vélo à contresens sur le dernier plan de l’épisode… Ah, Paris !)…

> Saison 4

Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Salut les sériephiles,

La semaine dernière, je vous parlais de ces séries qui évoquent le Covid19 dans leurs intrigues, mais je passais à côté du vrai sujet que je voulais traiter. C’est un comble, tout de même. Le vrai sujet ? Je n’arrête pas de voir passer des tweets se désolant et se lamentant (non, je ne suis jamais dans l’excès) de ces séries qui parlent encore du Covid alors qu’on en bouffe à toutes les sauces depuis le mois de mars (enfin, cela dit, évitez de le bouffer, vous finiriez par être testé positif).

Voir aussi : Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Je réponds que c’est précisément pour ça que c’est important d’en parler dans les fictions ! Alors évidemment, pas toutes les fictions. Je ne vois pas trop l’intérêt qu’une série comme Supergirl évoque le coronavirus, parce qu’elle n’a pour postulat de base de nous parler de la réalité et du quotidien. Aux dernières nouvelles, aucun super-héros n’existe dans notre monde et, dès lors, Kara et tous ses amis n’ont pas à vivre notre quotidien… et même, ça ferait du bien de pouvoir s’échapper de la morosité du quotidien grâce à des séries de ce genre (mais peut-être pas Supergirl, parce que bonjour la qualité quoi).

Supergirl' 3x07 Review: 'Wake Up' | Fangirlish

En revanche, si je ne suis pas blasé de cette situation, au contraire même, c’est parce que des séries qui évoquent notre quotidien dans l’ADN même de leur synopsis ont pour moi tout intérêt à aborder le sujet de la pandémie mondiale en cours. Déjà, c’est important pour la mise en place d’une catharsis moderne qui a besoin d’exister. La catharsis, c’est à l’origine la purgation des passions par la terreur, la crainte et la pitié que l’on ressent face à un spectacle théâtral. De nos jours, ça passe par la violence des films et séries qui permet de se libérer de certaines contraintes et angoisses pour mieux les vivre dans notre quotidien. Et franchement, quand on parle contrainte et angoisse en 2020, je pense que le premier truc qui vient en tête, c’est le coronavirus.

Au-delà de cette catharsis nécessaire, il ne faut pas oublier que les séries évoquant notre monde quotidien jouent le plus souvent avec nous et avec un procédé d’identification aux personnages. Alors bien sûr, nous ne sommes pas les policiers de New-York vu dans Unité Spéciale et nous ne sommes pas les brillants chirurgiens de Seattle dans Grey’s Anatomy… mais nous sommes leurs victimes et patients, nous sommes dans le même monde, nous sommes des humains comme eux, et ça suffit déjà à s’identifier à eux.

mine:-grey's-anatomy | Tumblr

Par conséquent, les séries seraient tout de même nettement moins passionnantes si elles ne traitaient pas elle aussi le coronavirus : elles se priveraient totalement d’une grosse partie de l’identification, pourtant importante dans leur composition, en nous montrant que les personnages ont la chance de mener une vie dénuée d’un paquet de soucis auxquels nous, on fait face. Et ça le fait d’un coup beaucoup moins Grey’s si on a une vie plus merdique que Meredith Grey !

Pour s’en convaincre, je me tourne vers ceux qui regardent Plus Belle la Vie ou NCIS : dans la première, les personnages parlent parfois de l’épidémie, vite fait, comme si tout était déjà terminé… et ça n’a pas trop de crédibilité quand nous, on en est encore à porter des masques et tenter d’avoir notre mètre de distance. D’ailleurs, vraiment, la série française a raté le coche et s’est planté dans les grandes lignes, alors qu’elle avait une intrigue sur le Sars au tout début du confinement ! Pour une série qui a toujours suivi l’actualité de très près, avec des hommages et tout, c’est super dommage (et la qualité est franchement sur le déclin depuis son retour en juin).

Cote de Pablo returns to television with 'The Dovekeepers' | The StarPour la seconde, les scénaristes font le choix du flashback pour ne pas se prendre la tête. Pas d’épidémie à l’écran, donc, mais des contraintes énormes sur le tournage, avec des distanciations physiques à tenir et des figurants moins nombreux. Conséquence ? La crédibilité de l’intrigue se voit amoindrie parce que ça ne fait plus tout à fait vrai.

Et tout le sujet de l’article réside là-dedans, finalement : ces séries visent à nous donner l’impression du vrai, et comment faire vrai en 2020 sans le Coronavirus ? C’est bien trop complexe… Autant l’aborder, donc, et nous permettre de purger nos angoisses en voyant nos personnages préférés se prendre de plein fouet l’épidémie.  Oui, dans certaines séries, c’est difficile à vivre parfois, oui, il y a eu des scènes anxiogènes depuis la rentrée, oui, ce n’est pas toujours agréable… mais c’est donc que ça fonctionne et que ces séries font bien leur boulot.

Certaines permettent aussi de prendre un peu de recul sur certaines situations, comme This is us. Je cite celle-ci parce qu’il est important aussi de souligner qu’il n’y a pas que les séries médicales ou policières qui sont légitimes sur le sujet. J’ai également de très bons échos de la saison 6 de Superstore par exemple (au point que ça me donne envie de la reprendre, c’est dire à quel point il est important de parler de l’épidémie). En plus, elle fait bien son travail si elle arrive à nous faire rire d’absurdités liées au Covid – et on a tous besoin de rire ! 

Les séries ont toujours été et sont encore le reflet de la société américaine – et d’ailleurs c’est amusant, en quelque sorte, de voir les différences du protocole par rapport à la France – et aux dernières nouvelles, la société américaine se prend de plein fouet la pandémie. Par contre, je comprends que ça puisse déplaire… Surtout que je reconnais qu’avoir une saison 3 de The Outpost qui traite (par accident, en plus !) d’une épidémie, ça m’a blasé.

Ca déplait aussi parce que par moment, ça paraît trop détaché de notre quotidien : nous sommes des blasés de la pandémie, déjà, et certaines scènes écrites il y a plusieurs mois n’ont plus l’effet escompté, particulièrement quand il s’agit de célébrer comme il se doit les soignants par exemple. On sait désormais toute l’hypocrisie qui peut se cacher derrière des applaudissements à 20h quand dès le déconfinement venu, tout le monde s’est baladé sans masque, par exemple.

Bref, quoiqu’annonce Macron ce soir, s’il vous plaît, continuez de faire attention à vous et aux autres, avec un masque, des gestes barrières et une bonne distance entre vous !