Par ici pour un récap de tous les articles publiés sur le blog au cours de la semaine !
Bienvenue sur le blog
Septembre m’a un peu échappé. Entre la reprise du boulot, les semaines trop remplies et les retards accumulés, je n’ai clairement pas tenu le rythme d’août. J’ai quand même réussi à publier autour de Lanterns, Resident Evil, Disneyland, sans oublier mes hebdos et quelques autres articles. Bref, le blog a continué à vivre malgré tout, et avec la rentrée séries qui commence enfin vraiment, j’espère qu’octobre me permettra de retrouver un peu d’élan (et de sommeil !).
Bingewatcher The Good Wife (S02) : je voulais en savoir plus sur Kalinda, mais pas comme ça
À la fin de mon bilan de la saison 1 de The Good Wife, à laquelle j’avais mis un solide 17/20, j’expliquais que j’avais surtout envie d’en apprendre davantage sur Kalinda, de voir ce que Cary allait devenir et que je me méfiais beaucoup d’Eli Gold. Autant dire que je n’ai pas eu besoin d’attendre…
Avatar Aang : les retrouvailles avec le dernier maître de l’air valent-elles le détour ?
Salut les sériephiles,
Lorsqu’il a fuité, je me suis dit que j’allais attendre la sortie officielle du film pour le voir, mais lorsqu’il est sorti, je partais en vacances : bref, des mois après tout le monde, j’ai enfin regardé ce soir Avatar Aang: The Last Airbender.
Comme j’avais critiqué tout l’animé quand je l’avais rattrapé en 2019, je me suis dit que je pouvais bien en faire un article malgré tout, pour en garder une trace sur le blog. Ouais, c’est principalement pour moi, parce que tout le monde est passé à autre chose maintenant qu’il y a un nouvel animé, mais qu’importe. Peut-être que si vous lisez ça, vous êtes comme moi assez fan pour vous réveiller avec quelques mois de retard ou pour vouloir lire un avis même si vous avez déjà oublié les 3/4 du film. Parce que soyons honnêtes, il y a une grosse partie que je vais vite oublier.
Je dis ça, mais évidemment, le film est principalement une réussite et je crois que ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est tout simplement de retrouver les personnages de l’animé original, des années plus tard. Surtout Zuko, OK, on ne se refait pas. Je l’avais déjà dit dans mon bilan de la saison 3, mais c’est vraiment mon personnage préféré de cet univers et j’étais ravi de le revoir. C’est d’ailleurs assez chouette de découvrir ce que toute cette bande est devenue, avec des personnages qui ont grandi et une ambiance qui a pas mal changé.
Et justement, ce changement de ton est probablement l’une des meilleures idées du film. Avatar a toujours été capable de proposer des intrigues assez sombres, mais avec un humour enfantin qui m’a régulièrement agacé, y compris dans La Légende de Korra. Ici, on laisse de côté une bonne partie de cet humour lourdingue et, franchement, tant mieux ! J’ai même trouvé Toph appréciable, c’est dire. Bon, je me doute bien que ceux qui adoraient justement son caractère et ses blagues vont regretter cette évolution, parce qu’elle perd forcément une partie de ce qui faisait sa personnalité. Personnellement, ça ne me dérange pas du tout, mais je comprends que ça puisse déplaire.
En revanche, je pense que tout le monde sera d’accord avec moi pour dire : qu’est-ce que c’est beau ! Je me souviens avoir déjà adoré l’animation de la saison 3 d’Avatar, notamment lors des combats, mais là, le film va encore plus loin. Les dessins sont sublimes, les mouvements sont incroyablement fluides et la maîtrise des éléments donne lieu à des séquences magnifiques. Les chorégraphies des combats sont belles, je pourrais regarder ça pendant des heures et j’ai eu envie de faire des captures d’écran pour avoir de nouveaux fonds d’écran d’ordi une ou deux fois. Bref, j’ai parfois été complètement scotché à l’écran, simplement parce que ce qui était proposé était superbe. Techniquement et artistiquement, c’est franchement impressionnant, hyper abouti et rien que pour ça, je suis content que ce film existe. Il monte encore d’un cran la perfection graphique de la franchise.
Seulement voilà, il faut aussi raconter une histoire et c’est là que ça coince un peu en ce qui me concerne. Difficile d’en parler sans tout à fait spoiler, mais si je devais résumer, ça donnerait quelque chose comme « Devenu jeune adulte, l’Avatar Aang a aidé à fonder Republic City, une ville accueillant les membres de toutes les nations, et continue de veiller sur la paix. Celle-ci est mise à mal par un groupe d’Evincés, des citoyens qui n’ont pas de pouvoirs. Aang découvre alors des indices sur un pouvoir ancestral lié à un ancien Avatar ». C’est déjà long mais, de fil en aiguille et en spoilers sur le premier quart du film, Aang découvre qu’il pourrait aider à recréer une nation de l’Air.
Je n’ai pas trouvé le scénario particulièrement passionnant, surtout parce qu’il est assez poussif au départ et qu’on voit venir une bonne partie des rebondissements. Il y a de bonnes idées, évidemment, mais elles ne sont pas toujours amenées avec beaucoup de finesse et j’ai parfois trouvé le temps long, surtout dans la première partie du film. Je crois que mon grand problème vient du fait qu’Aang reste seul pendant un moment alors que ce qui fonctionne le mieux est l’équipe. Les meilleures scènes viennent justement plus tard dans le film, une fois que tout ce petit monde est réuni et que l’Avatar ne joue plus cavalier seul.
Il n’empêche que c’est quand même dommage pour un film qui nous ramène dans un univers aussi riche, avec autant de possibilités, de s’ennuyer un peu en cours de route ! Il ne faut pas que ça me fasse perdre de vue non plus que ce n’est pas le pire. Non, le plus gros problème est vraiment le fait que ce soit une histoire très prévisible et convenue dans sa construction. Il y a bien une bataille aux 3/4 du film qui m’a fait un peu peur et m’a scotché devant mon écran en jouant avec certains personnages que j’adore, mais à part ça, tout se devine très facilement.
Ce n’est pas forcément un défaut en soi : je dois par exemple reconnaître que la révélation autour de l’identité de Tagah fonctionne plutôt bien, même en la voyant venir dès qu’il est introduit. Son origine a le mérite de renverser pas mal de choses que l’on croyait savoir sur l’univers d’Avatar. Et ça, c’est plutôt dingue ! J’aime beaucoup quand une suite parvient à apporter ce genre de nouveauté à une mythologie déjà bien installée, surtout quand cela nous pousse à reconsidérer ce qu’on connaissait depuis des années. C’est clairement l’une des meilleures idées du scénario, même si j’aurais aimé qu’il soit aussi convaincant dans le reste de son déroulement qui, lui, n’a pas su me surprendre.
En fait, je crois que mon principal problème, c’est que je continue de comparer tout ce qu’on nous propose dans cet univers à la troisième saison d’Avatar. Elle m’avait tellement plu, avec ses personnages qui évoluaient énormément, ses intrigues qui prenaient enfin toute leur ampleur et ses combats extraordinaires ! Le film retrouve cette qualité visuelle, et la dépasse même largement, mais je n’ai pas retrouvé la même efficacité dans l’écriture.
Et c’est frustrant, parce que les personnages sont toujours aussi chouettes (ils le sont même plus puisque plus matures et plus contraints par le temps) et que j’avais vraiment envie de me passionner pour cette nouvelle aventure. J’ai passé un bon moment, mais sans être aussi à fond que ce que j’espérais. Peut-être que le problème vient du fait que je regarde ça après un bon gros festin (c’est la saison de la raclette !) et que la digestion était intense ce soir.

Bon, ne vous méprenez pas, j’ai tout de même passé un très bon moment devant Avatar Aang: The Last Airbender et je lui mets un bon 15/20, peut-être même 16/20 en prenant en compte le facteur nostalgie. Oui, ça vaut le détour ! Le film m’a rappelé à quel point cet univers était génial et m’a donné envie d’y retourner, malgré ses longueurs et un scénario qui aurait mérité d’être davantage travaillé.
Et maintenant ? Il y a toujours la nouvelle série qui m’attend : Avatar Seven Havens. Il y est question d’une nouvelle avatar, qui succède à Korra. Diffusée depuis le 9 octobre, il y a déjà neuf épisodes en ligne sur Paramount+. Je suis en retard, encore et toujours !
Bien sûr, vous pouvez aussi retrouver tous mes anciens articles sur cet univers par ici :
Peur sur le Parc : oui, le Parc Astérix nous plonge vraiment dans l’ambiance d’Halloween !
Salut les sériephiles,
Ceux qui me suivent depuis un moment savent que je passe une bonne partie de ma vie à Disneyland, mais cela faisait un bon moment que je n’avais pas remis les pieds au Parc Astérix et que ça me tentait d’y aller, d’autant que j’avais très envie de découvrir Peur sur le Parc, sa saison consacrée à Halloween. Vous connaissez probablement aussi mon amour d’Halloween, donc ça ne surprendra personne.
Si à la base, je pensais faire seulement la nocturne là-bas, le programme a été un peu différent, puisque j’ai finalement eu la chance de pouvoir y aller sur une journée complète. Bon, je n’ai pas pu faire toute la nocturne, parce que le parc est toujours aussi coupé du monde et pas accessible en transport en commun (je ne comprends pas ce calcul et ce statu quo !), mais j’ai quand même pu profiter du parc de 9h30 à 23h. De quoi profiter des attractions classiques avant de basculer dans l’ambiance horrifique de la nocturne. Quasiment quatorze heures sur place, donc. Vous vous dites que c’est largement suffisant ? Figurez-vous qu’on aurait aimé rester davantage !
Je préfère vous prévenir tout de suite : je suis reparti ravi de cette visite, avec plus de 20 000 pas au compteur, quelques frayeurs et de très beaux souvenirs. Je ne me contente pas de parler uniquement d’Halloween, du coup.
Une journée à courir partout ? Yes.
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est qu’on a réussi à enchaîner énormément de choses, entre attractions, spectacles et expériences d’Halloween. On ne s’est pratiquement jamais arrêtés et, contrairement à certaines journées dans les parcs où l’on passe davantage de temps à patienter qu’à s’amuser, j’ai vraiment eu l’impression de profiter de chaque instant. Bien sûr qu’il y avait des files d’attente, hein, mais bon, c’est le principe d’un parc d’attraction. En revanche, vraiment, je ne sais pas si on a eu de la chance ou pas, mais on a pu enchaîner vraiment non stop et sans aucun couac : pas de panne, des spectacles qui s’enchaînent, franchement, on a mangé à presque 17h tellement on était pris dans un tourbillon d’activités. Et c’était top.

Bien sûr, pour moi, le parc Astérix vaut surtout le détour pour ses attractions aquatiques. En octobre ? C’est un concept, on va dire ! Entre Romus et Rapidus, la Descente du Nil, Menhir Express et le Grand Splatch, on s’est franchement éclatés – c’était super drôle, surtout Romus et Rapidus où on n’avait pas eu le temps de se préparer à ce qui allait nous arriver (en fait, il n’y avait pas de file d’attente, logique, à 9h45 un samedi matin d’octobre, hein). Alors, certes, on a fini trempé, accessoirement, mais quel fou rire de se faire submerger progressivement comme ça !
Heureusement, pour trois euros, le parc vous propose de vous installer dans un sèche-cheveux géant – un séchoir qui vous souffle de l’air chaud avec tout le monde pour vous observer pendant que vous essayez de vous chauffer les fesses trempées, là. Faut assumer, on va dire. Il faut quand même reconnaître que payer pour se faire sécher après avoir payé pour se faire mouiller, c’est un concept assez formidable. Le capitalix.
Du côté des attractions, je n’ai pas fait que de l’aquatique, évidemment. Après avoir enchaîné toutes les attractions d’eau et s’être séchés, on s’est dirigé vers d’autres valeurs sûres. J’ai par exemple passé un excellent moment devant Attention Menhir !, le dessin animé en 4D. C’est drôle, très sympathique et les effets participent vraiment à l’expérience. Une excellente surprise ! En plus basique, SOS Tournevis apporte ce qu’il faut de petites sensations – je ne suis pas fan de sensations fortes et les attentes étaient interminables pour les vrais rollercoasters, alors on s’adapte.
Côté spectacles, j’avais surtout très envie de découvrir C’est du délire !, dont j’avais entendu beaucoup de bien. Sans surprise, c’est l’un de mes coups de cœur de la journée. C’est drôle, rythmé, inventif, bref, tout ce que j’aime retrouver dans un spectacle de parc d’attractions. En revanche, j’ai été moins convaincu par Gladiator Illusions, un tout nouveau spectacle pour la saison, avec comme concept de mélanger magie et gladiateurs. Il y a de belles choses, mais l’histoire m’a laissé perplexe (je n’ai rien compris, on ne va pas se mentir) et la conclusion tombe un peu à plat. C’est un euphémisme : dans l’arène, personne n’a applaudi car personne n’a compris que c’était la fin. Les tours étaient prévisibles, sans grosse surprise, certains révélaient comment avaient eu lieu le tour précédent (littéralement) et… ouais, non, plouf. Dommage, parce qu’on sent pourtant toute la bonne volonté derrière, mais ça n’a pas pris ! Quitte à faire plouf, allez plutôt voir les plongeurs, c’est impressionnant comme spectacle.
Quelques déceptions quand même, donc…
Puisque j’en suis à être un peu critique, autant évacuer les petites déceptions. Côté restauration, je n’ai pas été particulièrement emballé. Nous avons mangé (tard) aux Fastes de Rome et le rapport qualité-prix ne m’a pas semblé extraordinaire, surtout que c’était franchement tiède. Quant à la pizza partagée en toute fin de soirée, nous avons eu un peu de mal à la digérer. Yep, ça nous a fait une nuit d’Halloween, vous me direz, c’est horrible. Bon, c’est la vie, mais je ne retournerai pas au Parc Astérix pour sa gastronomie (on notera que la pizza était vraiment excellente en goût, par contre !).

Même petite déception du côté des boutiques, où je n’ai pas trouvé grand-chose qui me fasse vraiment envie. J’ai tout de même acheté un stylo, qu’un élève s’est déjà empressé de me voler depuis. Super. Est-ce que je le reverrai après les vacances ? Probablement pas. J’ai aussi pris un magnet, pour le souvenir, et voilà, possiblement, il y a désormais un coussin Idéfix qui traine dans mon salon, mais je ne sais pas, j’espérais un peu plus.
En revanche, j’ai bien aimé le gobelet aux couleurs de Peur sur le Parc, proposé avec un système de consigne. C’est le genre de petit souvenir qui me plaît bien, et tant pis pour l’euro consigné (oups). C’est mieux que Disney sur ce point-là, je trouve.
Halloween transforme complètement le parc
Mais venons-en à ce qui avait motivé notre visite et peut-être votre clic sur mon article : Peur sur le Parc. Et là, franchement, quelle réussite ! Le parc est à la hauteur de sa réputation, cela fait quelques années qu’on entend beaucoup de bien de la saison Halloween – et j’avoue, je ne savais pas si Morgane en disait tant de bien par corporatisme parce qu’elle bosse là-bas ou si c’était vraiment bien. Et ben, c’est vraiment bien.
Déjà, les décorations sont superbes à l’entrée du parc et à plein d’endroits. Le parc se prête particulièrement bien à Halloween et les différents univers ont été très joliment travaillés. On prend plaisir à se promener, à regarder les installations et à découvrir les petits détails – y compris dans les parties pour les enfants, je trouve.

C’est une ambiance qui fonctionne aussi bien en journée qu’une fois la nuit tombée – et pour la nuit, ça fonctionne surtout bien quand on s’éloigne de la partie enfants pour aller vers l’ambiance plus adulte. D’ailleurs, clairement, la nocturne n’est pas faite pour les enfants. C’est logique, mais autant le préciser.
Outre les décorations, il faut noter qu’ils ne lésinent pas sur les moyens avec pas moins de quatre parcours hantés, qui sont également géniaux ! Nous avons pu découvrir l’Enfer de Pompéi en journée (le soir, c’est payant ; et même si j’ai adoré, je ne sais pas si ça vaut son prix supplémentaire franchement), le Tombeau des Dieux et les Catacombes, avec deux coups de cœur pour Pompéi et les Catacombes. J’ai adoré les ambiances, les décors et surtout les comédiens, qui sont vraiment excellents dans leurs rôles de monstres. Ils contribuent énormément à l’expérience et donnent franchement envie d’y retourner. C’est difficile de développer car je ne veux pas spoiler les différents univers proposés, mais disons qu’on joue avec différentes peurs et avec presque tous nos sens : la vue (il peut faire noir), l’ouïe (prévoyez les boules quiès, ça hurle), l’odorat (pas si sympathique) et le toucher (méfiez-vous des murs, du sol, du plafond, bref). Il ne manque que le goût, j’avoue, mais l’immersion est franchement réussie. Il faut parfois se pencher ou être capable d’avancer quasi-accroupi, il faut aussi se préparer à ressortir avec quelques petits coups – on ne maîtrise pas les gens avec qui on entre dans ces maisons hantées.
Même constat de grande réussite du côté des animations et de la parade (en fin de journée avant la nocturne), où les maquillages sont absolument incroyables. Il y a un vrai travail sur les personnages, leurs apparences et leurs attitudes. Ce n’est pas simplement quelques employés déguisés pour Halloween : on sent que tout est fait pour nous plonger dans l’événement. Et comme il y a des gens qui ont vraiment peur de pas grand-chose, ça hurle, ça met dans l’ambiance.
Pour parfaire tout ça, il y a en nocturne les spectacles spécifiques à Halloween. Mention spéciale au secteur du Sirius, où l’ambiance devient absolument géniale à la nuit tombée. Entre les animations, les danseurs et l’atmosphère sublimée par un DJ qui transforme complètement l’endroit, on a passé un super moment. C’est vivant, festif et suffisamment différent du reste du parc pour donner l’impression de découvrir un autre univers – une boîte de nuit à ciel ouvert sans les problèmes des boîtes de nuit finalement (c’est-à-dire qu’on s’y entend, qu’il n’y avait pas de gens bourrés et que tout le monde semblait rester avec son groupe sans chercher à importuner les autres parce que personne n’était là pour draguer, quoi).
J’ai aussi beaucoup apprécié la Forêt sans retour, le quatrième parcours qui n’est accessible qu’à la nuit tombée – et pour cause : on se promène dans les bois, c’est à ciel ouvert et ce ne serait pas très flippant si on voyait où on mettait les pieds. Ce n’est pas la partie hantée la plus impressionnante, mais cette petite promenade en forêt fait parfaitement son travail, surtout lorsqu’il fait nuit. J’ai vraiment aimé l’ambiance, les jeux de lumière, le zèle des acteurs… Par contre, là, il faut vraiment prévoir beaucoup de temps car l’attente est interminable pour un parcours d’une dizaine de minutes (le plus long des quatre, qui tournent plutôt autour de cinq-sept minutes).
Une nocturne géniale, mais pas toujours simple !
Petit conseil si vous hésitez sur une journée et une nocturne : enchaîner les deux est une excellente idée. Bon, il faut en avoir les moyens, bien sûr, mais vous allez voir qu’il y a plusieurs arguments pour cela (et surtout, le prix est à peu près celui d’une journée complète sur les deux parcs à Disney, par exemple, donc ce n’est pas si déconnant).
Le premier vrai bon plan d’avoir les deux billets ? Le parc ferme à 18 h pour les visiteurs classiques, tandis que la nocturne commence à 19 h. Si vous possédez les deux billets, vous pouvez toutefois rester à l’intérieur du parc grâce à votre bracelet (qu’il faut récupérer à l’accueil à partir de 14h/14h30). Et ça, c’est très pratique ! Pendant cette transition, une bonne partie du parc se vide. Résultat, nous avons pu faire l’attraction la Trace du Hourra avec à peine dix minutes d’attente, et nous aurions même pu enchaîner un deuxième tour sans patienter du tout si nous l’avions voulu (on a préféré enchaîner d’autres attractions, notamment les Espions de César, parce que ça ferme à la nuit tombée). Attention toutefois, certaines attractions ferment temporairement entre 18h et 19h, comme le Bazar du Souk (finalement pas un détour obligatoire, c’est sympa sans plus me concernant, bien que ça reste totalement dans l’univers d’Halloween), mais cela reste un vrai bon plan et ça a été mon moment préféré de la journée de pouvoir se promener dans un parc quasi désert (le village d’Asterix vide, c’est chouette… mais c’est vrai que du coup, c’est sans les personnages).
À 19 h, en revanche, l’ambiance change radicalement ! Le public arrive en masse, et certaines zones deviennent franchement bondées. J’en ai discuté après coup avec Morgane, que vous connaissez si vous écoutez le Podcast et que je n’ai pas pu croiser précisément à cause de ce qui suit : les visiteurs se concentrent énormément aux mêmes endroits, tandis que d’autres secteurs restent presque déserts… Mais forcément, les visiteurs sont dans les zones où vous aurez envie d’être également si vous venez pour Halloween. Du coup, faire en journée les parcours hantés, c’est quand même bien pratique pour gagner du temps… Le soir, c’est tellement bondé que ça peut devenir compliqué de se déplacer ou se croiser (pas de Morgane donc, snif).

Cette foule crée de plus quelques désagréments non négligeables et à prendre en compte si vous ne faites que la nocturne. Le public adolescent peut être particulièrement bruyant (c’est vrai aussi en journée, mais ça s’accentue le soir), ça crie beaucoup et il arrive même qu’on se fasse bousculer sans raison – parce qu’ils courent d’un endroit à l’autre (probablement pour gagner deux minutes de file d’attente ?), parce qu’ils ont peur et vous bousculent sur les employés du parc là pour les terroriser, parce que vous êtes un bouclier humain efficace apparemment. Pas toujours agréable, notamment dans les parcours hantés. Il y a un groupe d’ados qui a passé cinq minutes à tirer et/ou pousser sur mon sac, pour avoir un bouclier mais aussi parce que je n’allais pas assez vite à leur goût (alors que juste ben y avait quelqu’un devant et que je n’avais pas envie de sprinter pour pouvoir profiter en fait) ! C’est à savoir avant de s’y embarquer. Honnêtement, ça participe à l’ambiance d’Halloween et il n’y a rien que le parc puisse faire pour éviter ça. Comme on dit : c’est le jeu, ma pauvre Lucette ! On sait à quoi s’attendre, on a payé pour être dans une ambiance d’Halloween, et on l’a, avec ses quelques inconvénients.

Ceci étant, il y avait également quelques problèmes d’organisation quand nous y sommes allés, mais c’était la toute première nocturne de la saison (le 10 octobre), alors ça s’est peut-être amélioré depuis. Nous avons parfois eu du mal à comprendre où nous devions nous rendre ou à quel endroit attendre pour certaines expériences. Quand il y a autant de monde, des indications plus claires ne seraient pas du luxe… mais ce n’est pas toujours possible non plus. Je veux dire, quand il y a un embouteillage, il y a un embouteillage, quoi.
Reste que la nocturne est une vraie réussite. Nous avons notamment assisté à un superbe spectacle avec une pyrotechnie impressionnante et des clowns franchement flippants. Visuellement, c’était magnifique et ça concluait parfaitement notre découverte des animations d’Halloween – contrairement au mapping un peu moins convaincant pour Halloween, mais joli tout de même.
Quatorze heures, et toujours pas assez !
Le véritable gros point noir de cette journée, finalement, concerne non pas le parc directement, mais bien les transports en commun. La nocturne se termine à 2 h du matin, mais encore faut-il pouvoir rentrer chez soi ! Le parc propose bien une navette, sauf qu’à cette heure-là, les trains à l’aéroport où elle nous dépose ne permettent plus de rentrer. On aurait dû prévoir de partir en vacances en avion, vous me direz. C’est franchement dommage, surtout pour un événement qui attire autant de visiteurs. Quand on ne vient pas en voiture, profiter de l’intégralité de la nocturne devient très compliqué. Et le parking en lui-même est plein de défauts, aussi.
Le matin, c’est le problème inverse : le parc ouvre à 9h, mais dès 7h30, il y a déjà plein de monde pour attendre les premières navettes. Par conséquent, on perd du temps à attendre des bus. Il y en a un toutes les 15 minutes en heure de pointe, et ce n’est pas assez pour absorber tous les visiteurs présents. C’est frustrant d’avoir cette première file d’attente et d’avoir une navette absolument pas thématisée (et surchauffée, en plus). C’était déjà mon principal reproche il y a près de 15 ans quand j’y avais mis les pieds pour la dernière fois : ce n’est pas fluide et pas tellement optimisé. Encore, quand il s’agit de se rendre sur le parc, ça se comprend. En revanche, la navette du retour qui vous dépose, après 20 minutes d’attente au parc, juste au moment où le RER B part, je ne comprends pas. C’était pareil il y a 15 ans. Les chauffeurs respectent une grille horaire qui n’est pas calée avec celles des RER (on parle ensuite d’une attente de 30 minutes entre les RER, hein). Je comprends bien les multiples contraintes qui doivent être prises en compte, mais apparemment, l’expérience utilisateurs n’est pas la priorité.
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Autrement, nous avons donc quitté le parc vers 23 h, avec un petit regret : celui de ne pas avoir pu profiter de trois heures supplémentaires. Et croyez-moi, même après quatorze heures sur place, nous avions encore envie d’en voir davantage ! C’est d’ailleurs ce que je retiens surtout de cette visite. Nous avons pu faire une quantité impressionnante d’attractions, découvrir de très bons spectacles, profiter des maisons hantées et de cette atmosphère Halloween que j’aime tant. Malgré les quelques défauts évoqués ici, nous ne nous sommes pratiquement jamais ennuyés.
Je suis reparti fatigué, les jambes bien sollicitées, mais vraiment heureux d’avoir redécouvert le Parc Astérix. Peur sur le Parc est une excellente raison d’y retourner, et je comprends maintenant pourquoi l’événement rencontre autant de succès. Bref, à l’année prochaine, très probablement ! Et en attendant, sachez que la saison d’Halloween continue jusqu’au 8 novembre. Il reste quelques places, mais ça part vite !
Grey’s Anatomy – S23E02 – Slippin’ and Slidin’ – 14/20
Comme je le pressentais à la fin de l’épisode précédent, la routine s’installe déjà à nouveau. On met de côté certaines intrigues, on avance vite sur d’autres et le tout donne un épisode on ne peut plus classique qui rétablit rapidement le statu quo de l’année passée. Croyez-le ou non, ça ne me dérange pas plus que ça, on sait ce qu’on vient regarder avec cette série et c’est exactement ce qu’on nous sert. Il suffit d’être patient en attendant que ça reparte en montagne russe – ça repart toujours, de toute manière.
Spoilers
Meredith négocie un traitement VIP pour son nouveau patient, Simone fait face à un dilemme.
You don’t know who.
L’épisode 2 est déjà disponible, alors pourquoi me priver de le voir ? La voix-off de Meredith est merveilleusement montée au début de cet épisode : elle y parle de l’éducation de ses parents qui se résument à « Parce que je l’ai dit » sur des images de Bailey qui reprend le chemin de ses études. Bailey, surnommée Nazie en saison 1. Elle aussi, c’était « Parce que je l’ai dit » et parce que je te fais peur, sa méthode pour éduquer les internes. Elle a beaucoup changé en vingt ans, cela dit.
Peut-on faire plus cliché que son look jean et petit carnet en main ? Elle accepte de voir Kwan sur sa pause déj pour le coacher un peu : il ne trouve pas d’autres programmes pour continuer son programme de résident et doit se résoudre à abandonner la chirurgie. C’est quelque chose que Bailey ne juge pas acceptable, probablement parce qu’elle continue de se sentir coupable de ce qui est arrivé – elle a pu garder son poste, elle.
En arrière-plan, on voit plein d’étudiants mettre en place de quoi faire une ventriglisse. Il faut à peu près trente secondes pour que ça vire à l’accident idiot. L’avantage, c’est que le patient est déjà en caleçon, on va dire. L’intrigue n’est pas dingue, mais c’est amusant de voir Bailey être de nouveau étudiante et avoir déjà pour patient un de ses camarades de classe qui se retrouve avec son propre fémur dans le rectum.
Au passage, Kwan croise la route de Seth Norton. Ce dernier veut embaucher Bailey sur l’étage VIP, alors il demande à Kwan de l’aide. Ce dernier n’a pas conscience qu’il parle au chef et se retrouve à parler de ses choix de carrière avec lui. Avec un peu de chance, ça peut ouvrir une nouvelle voie pour lui. Ou juste rouvrir la même.
Tiens, et sinon, rien à voir du tout, mais Kwan… L’acteur a pris un coup de vieux pendant l’été, non ? Je ne sais pas, ça m’a perturbé une ou deux fois dans l’épisode. C’est peut-être parce que j’ai revu plein de performances de Glee dernièrement avec l’annonce du reboot, mais vraiment, je trouve qu’il fait enfin son âge. Voilà, c’était la remarque débile qui ne sert à rien, mais c’est l’avantage de ces critiques interminables de pouvoir en faire, non ?
Simone découvre à peine qu’elle est enceinte qu’elle en est déjà à enchaîner les nausées matinales. Les scénaristes n’abusent pas du tout… Cela permet à Kwan de découvrir qu’elle est enceinte et qu’elle ne sait pas qui est le père. C’est rapide comme raccourci, mais pourquoi pas. Après, de tels raccourcis, si vite… Heureusement qu’il est médecin, hein, y a pas du tout 150 autres possibilités pour une jeune trentenaire de vomir trois fois le même matin.
Simone se retrouve à hésiter à garder le bébé et s’en confie à Kwan. C’est cool de les voir si pote, mais ça fait surtout avancer l’intrigue à toute vitesse : ils en parlent à l’hôpital et hop, Bryant est rapidement au courant de la bonne nouvelle de Simone. Bon, il prend mal de ne pas être le premier au courant, cependant.
Pour se défendre, Simone lui apprend rapidement qu’il n’est peut-être pas le père. C’est tout de même un miracle pour elle d’être enceinte alors il est logique qu’elle hésite à le garder, mais lui, il n’est pas prêt à être père, surtout qu’il ne connaît pas vraiment Simone. En fin d’épisode, il revient tout de même la voir pour s’excuser de ne pas avoir eu la bonne réaction quand il l’a appris : il a parlé de ses propres sentiments sans s’inquiéter d’elle. Pourtant, leur relation naissante est importante pour lui.
Elle finit par lui avouer qu’elle n’est pas prête à être mère : elle veut être sûre de désirer à 100% l’enfant car c’est ce qu’un enfant mérite, mais elle veut être chirurgienne, pas maman, à ce stade de sa vie. Sacrée décision et sacré dilemme pour le couple. C’est chouette de les voir résister à ça, cependant. Il n’empêche que Lucas n’est pas encore au courant, donc le bordel n’est pas fini.
Autrement, Jo a démissionné, mais ce qui inquiète Lincoln en début d’épisode est de savoir si Jo est capable de coudre le déguisement de leur gamin ? Pardon mais on ne va pas parler du tout de sa démission ? on doit se contenter de la voir rester en pyjama toute la journée sans que ça ne dérange personne quand à côté on a Bailey qui aide Kwan et lui interdit de se contenter de la médecine générale quand il peut rester chirurgien ailleurs ? Je suis agacé.
Amelia et Toni sont réconciliées au point qu’Amelia présente Scout à sa nouvelle copine, avec qui elle vit. C’est du rapide. Les deux se retrouvent chez Jo pour récupérer Sout, et voilà Toni qui vient en aide à Jo pour ses problèmes de machine à coudre. Toni a beau être experte, Jo est débordée par ses nouvelles obligations de maman à la maison. J’aime bien l’idée, j’aime les scènes que ça apporte où Amelia et Toni la réconfortent en parlant aussi des erreurs qu’elles font comme mamans… mais purée, en quoi transforment-ils Jo ? J’aime qu’elle change en devenant maman, ça se tient, mais tout de même, elle était accro à la chirurgie et personne ne remet en question son choix ou ne l’aide dans son trauma non réglé ?
J’ai peur que l’actrice ne finisse par quitter la série s’ils continuent de maltraiter le personnage comme ça. En fin d’épisode, son problème est réglé parce qu’elle a assez de thunes pour embaucher une couturière (je ne sais pas, j’ai trouvé que c’était abusé) et elle ignore toujours tout du problème de Lincoln, passé sous silence. Du coup, j’ai l’impression qu’il lui ment et je le déteste chaque épisode un peu plus.
À l’hôpital, Meredith est de retour dans le bureau de Richard pour mieux être prise en embuscade par Seth Norton. C’est terrible, j’ai beau regarder la tronche de l’acteur, il ne me rappelle rien alors qu’apparemment, je l’ai déjà vu dans The Crazy Ones. Le temps passe, merci à Tequi de me le rappeler. En attendant, donc, Seth veut que Mer revienne plus souvent au Grey Sloan en tant que chirurgienne VIP du nouvel étage, parce que les riches veulent des chirurgiens réputés. C’est plutôt logique.
Si Meredith refuse par principe, Richard la connaît bien : il lui propose de pouvoir upgrader quelques-uns de ses patients pas VIP dans l’aile VIP, pro-bono. C’est une bonne chose : ça lui permet de traiter Charlie, son patient du premier épisode, comme la star qu’il n’est pas. Il agit comme une star, par contre, à avoir de vrais caprices toutes les trente secondes. Je crois qu’on est censé avoir de la peine pour son passé compliqué, mais je le trouve plutôt chiant comme personnage pour le moment.
Au moins, son cas permet de développer d’autres petites choses à côté. Ainsi, Lucas découvre ce qu’est un râteau quand il essaie encore de coucher avec son interne préférée (Spencer) et qu’elle a la bonne idée de lui dire non. Par chance pour lui, il bosse avec elle pour le reste de l’épisode, dans l’aile VIP, sur le cas de Charlie.
Le truc, c’est que Spencer est clairement poussée à bout par une autre patiente VIP dont on ne sait pas grand-chose de l’épisode, à part qu’elle envoie plein de SMS à l’interne. Si l’idée d’une aile VIP se tient, on voit bien que ça pose évidemment problème, surtout que franchement, faire bosser les médecins à la fois sur des VIP et non-VIP, ça ne peut pas marcher.
Richard commence à s’en rendre compte aussi et en parler à Mer en fin d’épisode quand il constate que Seth posera peut-être problème sur du plus long terme. Il n’a pas idée à quel point : Bailey passe dans son dos pour convaincre Seth de réembaucher Kwan. Vraiment, en deux épisodes, tous les cliffhangers de la saison précédente sont réglés ? Pire que ça : ils sont effacés et c’est comme s’ils n’avaient jamais eu lieu. Bon, il reste les cas de Jo et Lincoln, mais comme je n’aime pas trop ce que ça donne…
Il me reste à évoquer Lucas et Spencer, en tout cas : en fin d’épisode, il parvient à se réconcilier avec elle en lui affirmant qu’il est intéressé pour que leur relation soit davantage que ce qu’elle était jusque-là. Fini le plan cul, c’est parti pour la naissance d’un vrai couple qui implosera à nouveau à cause de Simone. Je suis un peu blasé.
Comme prévu, Ndugu reprend le rôle de chef des résidents. C’est clairement une catastrophe annoncée, même s’ils se convainquent que ce n’est pas un problème avec Jules. Il aura fallu deux épisodes pour que Ben me soule à nouveau, en tout cas : il les surprend pendant qu’ils parlent et prétend rester neutre dans l’histoire alors qu’il ne l’est pas.
Le trio se retrouve sur le même cas, avec Bryant : une femme que Ndugu ne sait pas comment aider et qui ne peut plus manger. Par chance, Jules trouve une nouvelle idée en faisant quelques recherches médicales. Ben est bien forcé de constater que leur duo fonctionne très bien, mais j’ai trouvé insupportable tous les plans qu’il y avait dans l’épisode sur lui quand il était témoin de leur romance.
Sans la moindre surprise, Ben est incapable de rester neutre et fait comprendre à Ndugu, en cours de route, qu’il est visible qu’il préfère Jules – son favoritisme n’est pas une bonne chose et n’est pas discret. Cela mène Ndugu à se montrer plus dur avec Jules une fois qu’ils opèrent ensemble. C’est une scène plutôt cool, mais par contre, Jules ne le prend pas si bien.
Elle s’en plaint ensuite à Simone et Kwan, tandis que Ndugu, lui, pète un câble pendant l’opération. En effet, la technique qu’ils essayaient ne fonctionne pas et la patiente se retrouve avec une vie encore plus difficile – un trou pour évacuer la salive sans pouvoir manger, à nouveau – qu’avant. C’est triste. Quant à la relation Ndugu/Jules, elle atteint une impasse quand il lui fait remarquer qu’elle ne devrait pas être assez importante pour pouvoir contester ses ordres au bloc opératoire. C’est gratuit, mais pas entièrement faux. L’impasse fait qu’ils se rendent compte que leur couple ne peut pas franchement fonctionner.
En même temps, bosser ensemble, c’est déjà galère ; mais là, il est son supérieur direct. Evidemment que ça ne le fait pas ! C’est complètement con.
Grey’s Anatomy – S23E01 – Collide – 16/20
Je m’inquiète un peu d’avance de savoir qu’il n’y aura que treize épisodes et que les scénaristes n’ont pas du tout réduit le nombre d’intrigues, bien au contraire. C’est un début de saison efficace pour replacer tout le monde dans son contexte, nous redonner nos petites habitudes et apporter juste assez de nouveautés et de nouveau souffle pour que la série continue de fournir sa dose de drama habituelle. Franchement, je n’ai pas l’impression d’avoir passé plusieurs mois sans la série : c’est juste un épisode de plus, quoi.
Spoilers
Un nouvel étage VIP ouvre au Grey Sloan.
– Do I want to know ?
– Non.
Des mois sans Grey’s Anatomy et pourtant, il suffit de trois secondes pour être replongé immédiatement dans l’ambiance. Comment font-ils pour avoir toujours les mêmes chansons lors des scènes de sexe de début d’épisode alors que c’est toujours une chanson différente ? Et comment font-ils pour commencer tant d’épisodes par du cul sans pour autant répéter exactement la même chose ?
Cet épisode commence donc par Simone couchant avec Bryant, sauf que ce n’est pas si bien que ça : ils se rendent compte qu’ils n’ont plus de préservatifs. Je ne vais pas mentir, je regarde ça à près d’une heure du matin et ce n’est pas ce à quoi je m’attendais comme début de saison. J’avoue que j’ai ri et même que j’ai fini en fou rire quand Lucas ouvre la porte de la douche de la salle de bain pour papoter avec Simone comme si de rien n’était alors qu’il est à poil. Putain. Grey’s est de retour – cette salle de bain chez Meredith, combien de gens ont été interrompus pendant leur douche au juste ? Pourquoi est-ce que personne n’a installé de verrou (ou ne s’en sert) ?
Cela me tue de savoir que les scénaristes osent un début de saison pareil, et ça me tue qu’on enchaîne avec plein d’autres couples qui couchent ensemble ailleurs. Amelia n’a pas le droit à une scène de cul par contre : Toni n’est pas encore rentrée à Seattle au début de l’épisode. Si elles ont échangé plein de SMS, Toni n’a pas du tout pardonné à Amelia d’avoir couché avec une autre. En vrai, c’était tellement abusé cette coucherie de fin de saison qu’Amelia mérite de ramer, et pas qu’un peu. Pas de quoi s’inquiéter, elles vont bosser ensemble de toute manière.
J’avais complètement oublié où on en était pour Ndungu et Jules, j’avoue, mais écoutez, c’est cool de savoir qu’ils vont bien et sont heureux en couple. Ils se rendent ensemble au boulot, et tant pis si Jules est en retard ou est grillée bien vite par Ben quand elle échange son café avec son nouveau mec.
Tant qu’on en parle : Ben n’est plus chef des résidents, puisqu’il laisse ça à Miranda alors que Miranda est, en plus, toujours dans son délire de reprendre les études. C’est beau d’avoir tant de motivation.
Nous retrouvons Jo et Link dans leur vie de parents et… putain. Voir Link me rappelle à quel point je l’ai détesté la saison précédente. Il est toujours accro aux médocs, en plus, et JO croit vraiment qu’il l’aide quand il la débarrasse de ses antidépresseurs alors que ce n’est pas le cas. C’est terrible.
Tout le monde est habillé sur son 31 au début de cet épisode, et pour cause. Il y a un nouvel étage qui ouvre à l’épisode – the Olympic Floor. Drôle de nom pour une aile VIP, mais ça plaît de ouf à Catherine apparemment. Nous voilà avec un hôpital qui ressemble fort au cabinet de Private Practice et la promesse d’un nouveau lieu avec plein de nouveautés qui ressembleront à ce que la série a toujours fait de toute manière. Meredith brille par son absence : elle fait une petite visio avec Richard pour s’excuser du retard de son avion, alors que Catherine voulait vraiment qu’elle vienne pour présenter le programme. Elle n’a pas vraiment besoin d’elle pourtant : il y a Seth, un médecin qui aide à financer ce nouveau projet.
L’inauguration est interrompue en cours de route par une notification reçue par tout le monde : il y a eu une collision de deux avions à l’aéroport. Cela ne concerne étonnamment pas Meredith qui arrive à l’hôpital à temps pour aider à gérer l’urgence. Elle commence pourtant par s’occuper d’un ado qui a attendu plus de six heures, cela dit, tout en croisant la route de Seth. J’aime beaucoup comment Mer est hyper pragmatique sur l’aile VIP. Elle n’en a rien à faire et elle le dit bien. J’ai eu l’impression qu’elle avait pris un coup de jeune – ou c’est peut-être juste que l’actrice est en forme. Elle m’a bien fait rire avec ses mimiques en tout cas.
Il y a eu une collision entre deux avions, alors Miranda se retrouve à devoir traiter l’homme qui a fait de la merde en disant à un avion que la voie était libre alors qu’elle ne l’était pas. Bon, le pauvre : il a reporté indéfiniment un problème médical et c’est pour ça qu’il n’a pas été à son top au moment de bosser.
Bien sûr, c’est un cas dramatique qui mène Ndungu et Miranda à devoir l’opérer au beau milieu de l’ascenseur. Bizarrement, Jo ne semble pas se sentir si à l’aise en voyant l’arrêt cardiaque du patient et tout le sang qui gicle. Miranda le remarque, et je suis si triste que la série continue sur cette voie. Que vont-ils faire de Jo si elle ne peut plus opérer et panique à chaque fois qu’il est question de mourir ? C’est trop triste pour le personnage – même si c’est totalement OK comme réaction, bien sûr.
Ndungu et Bailey parviennent à sauver la vie du type, mais bien sûr, Miranda se rend compte qu’elle ne pourra peut-être pas étudiante comme elle l’espérait. Si son but est d’aider à réparer le système avec son nouveau diplôme, elle rate la deadline pour s’inscrire et comprend qu’elle ne pourra pas tout gérer à la fois. Alors qu’elle envisage d’abandonner, Ndungu la convainc de déléguer davantage. Le type remplace déjà Owen et Teddy à la fois, gère à merveille quand il s’agit de remettre les patients qui s’énervent aux urgences de ne pas être soignés en premier et il accepte maintenant de reprendre le rôle de chef des résidents.
C’est une catastrophe ambulante Ndugu, franchement ! En gros, il accepte de devenir le chef de sa petite-amie secrète du moment alors même que Ben lui a fait comprendre qu’il était au courant et qu’il ferait mieux de dire les choses avant que ça lui pète à la gueule. Il ne faudra pas longtemps pour que ça pète, donc.
En parallèle, Amelia et Toni se retrouvent à devoir soigner l’une des pilotes des avions. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas réconciliées. Elles se retrouvent ainsi à se disputer sur qui doit agir en priorité, et Toni essaie trop de prendre le lead sur Amelia là où la neuro semble un peu plus prioritaire, tout de même.
Quand la patiente fait un arrêt cardiaque, Toni revient tout de même aider Amelia qui est obligée de garder la patiente immobile. Tout semble se passer plutôt bien et elles arrivent même à bosser ensemble… Mais la patiente finit tout de même en arrêt cardiaque. C’est horrible : c’était son premier jour en tant que capitaine sur un avion et elle meure. C’est Toni qui prononce le décès, Amelia ayant du mal à lâcher prise sur ce cas. Comme je la comprends.
Elle ne lâche jamais l’affaire, Amelia. Le soir, elle se rend donc chez Toni pour la convaincre de la reprendre et s’excuser une fois de plus d’avoir couché avec Cass. C’est plutôt fun et ça se passe bien : Toni la pardonne et elles s’embrassent. Voilà une crise vite résolue qui n’aura pas servi à grand-chose finalement.
Alors que tout l’hôpital bosse sur le cas des deux avions, nous découvrons que Kwan, lui, n’a rien à faire. Il apprend donc le français et, en vrai, ce n’est pas si mal. Après, j’ai trouvé ça si ridicule qu’il se fasse passer pour un autre (Benson, travailleur indépendant), puis qu’il se retrouve à devoir diagnostiquer sa prof à distance. Elle a mal quand elle touche ses cheveux, mais elle demande à son étudiant de continuer à parler français ? Elle est folle, elle.
Elle accepte de se rendre à l’hôpital quand Kwan insiste, et là-bas, il la retrouve pour s’occuper d’elle. Comme il est viré, il est obligé de passer par Simone et d’utiliser son nom. Cela mène à quelques scènes plutôt drôles et bien jouées. C’est important d’avoir un peu d’humour au milieu d’un épisode si intense en drama. Les deux médecins sont géniaux et cachent à tout le monde que Kwan est là – et particulièrement à Richard. Bien sûr que c’est Richard qui vient voir ce qu’il se passe et ce que Simone fait dans une pièce avec les rideaux baissés. Elle s’attribue les mérites du diagnostic de Kwan pour éviter les problèmes.
Elle se rend ensuite dans les vestiaires pour se changer et y croise Lucas, une fois de plus torse nu. Elle lui demande de la distance et il prend le tout plutôt bien, comprenant bien qu’il s’agissait juste d’un coup d’un soir entre eux et qu’elle est toute perturbée en sa présence. Le truc, c’est que si elle est si perturbée, c’est parce qu’elle a beau être amoureuse de Bryant, elle ne sait pas s’il est le père de son enfant ou non. Oui, oui, Simone fait un test de grossesse et découvre qu’elle est enceinte. JE LE SAVAIS. C’était tellement prévisible que j’avais même cru qu’elle en avait pris conscience en fin de saison dernière, dans l’avant-dernier épisode. Allez. Vous ne m’aurez pas, chers scénaristes de Grey’s, je connais vos trucs et astuces.
Enfin, je pensais. Trente secondes plus tard, ils m’ont eu lorsque Jo balance à Lincoln qu’elle a démissionné. Ce n’est peut-être pas au niveau du « I quit » d’Izzie en fin de saison 2 il y a une vie, mais franchement, c’était une belle claque. Comme j’étais en train de soupirer fort de Link volant des anti-douleurs pour son épaule, j’ai juste repris mon souffle dans une grande inspiration choquée. Comment ça on ne la voit démissionner ? Mais putain, que va-t-elle faire ? J’ai peur de la possible errance quand je vois celle de Kwan dans cet épisode, entre cours de français et partie de jeux vidéos avec Bryant.
Enfin, nous découvrons bien sûr la première patiente VIP de l’Olympic Floor dans cet épisode. Elle est prise en charge par les nouveaux de l’an dernier, Catherine et Richard. Il s’agit d’une riche complètement à côté de la plaque qui pense que l’argent peut lui acheter la santé alors que ça ne se passe pas exactement comme ça.
La patiente réclame le docteur Grey ou le docteur Sloane (si elle savait, la pauvre) pour faire sa chirurgie parce que c’est le nom de l’hôpital, elle demande un traitement de faveur (logique) et souhaite passer avant tous les patients des deux avions. Cela n’arrange pas du tout Meredith : Catherine l’oblige à faire l’opération quand elle préfère s’occuper de son patient.
Puisqu’elle est obligée de gérer cette VIP, Meredith fait bien savoir tout le bien qu’elle pense d’elle. Cette riche la réclame ? Très bien, elle aura le service Meredith, hein. Grey insiste donc pour que les internes puissent apprendre sur ce cas en s’en occupant, même si c’est contraire aux ordres de Richard. Meredith arrête même l’opération en cours de route pour aller s’occuper de son autre patient, dont le cas est bien plus urgent et s’empire.
Bien sûr, Charlie refuse que Mer s’occupe de lui un temps, mais finalement, il accepte son aide. Elle l’opère donc, puis lui trouve ce qui ressemble fort à un cancer. Il faut attendre le résultat des examens pour savoir, mais Mer lui promet déjà l’impossible : d’être là pour lui et de s’occuper de lui sans le faire attendre et sans le décevoir. Mouais. Ce n’est pas cohérent avec la médecine ça. C’est peut-être l’un des aspects les plus terrifiants : devoir attendre sans savoir ce qu’il en est. Charlie, qui n’a pas de parents mais est depuis deux semaines en famille d’accueil, demande à rester seul pour réfléchir à tout ça.
Mer, elle, est plutôt énervée de voir que son hôpital n’est plus à la hauteur de ses attentes. C’est la première fois en plus de vingt ans qu’elle se retrouve à ne pas s’occuper correctement d’un de ses patients. Selon elle, le Grey Sloan a toujours géré à merveille tous les cas et patients : c’est la première fois qu’elle se retrouve à devoir donner la priorité au mauvais patient. Devant Catherine et Richard, elle explique donc à Seth tout le mal qu’elle pense de ce programme.
Pourtant, Catherine lui annonce que Seth est le nouveau chef des chirurgiens de l’hôpital. Il remplace donc Teddy et sera là chaque jour à l’hôpital – pas comme Meredith. Aha. C’est une vraie phrase de vipère et Mer fait alors ce qu’elle fait de mieux : elle se barre. Richard la rattrape, mais tout ce qu’il dit (principalement des histoires d’argent) ne suffit pas à convaincre Mer qui prophétise l’implosion de ce centre VIP. Hâte de voir ça !





















