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Bienvenue sur le blog

Chaque année au mois d’août, j’ai envie de relancer le blog, je ne supporte plus son design et je passe un peu trop de temps à envisager tout ce qui a besoin d’être amélioré. J’en sors avec l’envie d’être plus régulier, et ensuite, j’oublie toutes mes résolutions quand je retourne au travail. Les habitués auront malgré tout remarqué des changements et croyez-moi ce ne sont que les premiers. J’ai hâte que tout se mette en place !




La purée à la truffe de Younger ?! Vous avez cherché, je vous réponds… #2

Salut les sériephiles,

Comment arrivez-vous sur le blog ? Parfois, c’est logique. Souvent, c’est par questions incongrues. Et quelques fois, c’est même tellement lunaire que ça en devient drôle… ou un peu trop -18. Vous êtes prévenus : vous avez cherché, je vous réponds... Et cette fois, c’est vraiment -18.

Je ne pensais pas forcément faire un deuxième Vous avez cherché si peu de temps après le premier, mais suite à celui-ci, j’ai eu une petite conversation dans les commentaires avec Yodabor qui m’a conduit à réinstaller Google Search Console. J’ai alors fait une découverte assez improbable ce soir en consultant les stats qui y sont disponibles : une des recherches Google qui m’a rapporté le plus de vues sur le blog ces derniers mois est « purée à la truffe Younger« . Comme la série a connu un vrai regain de popularité (dont j’avais parlé ici) depuis son arrivée sur Netflix l’an dernier, je m’étais habitué à voir remonter mes vieux articles dans les statistiques, mais là… On parle quand même de plus de 650 clics de gens venus tout droit de Google sur le blog avec ces mots-clés !

Le nombre impressionnant de personnes que ça concerne et l’étrangeté de la requête qui ne me rappelait absolument rien m’a bien sûr poussé à mener mon enquête, vous vous doutez bien. Effectivement, quand on tape ces mots-clés incongrus sur Google, on tombe bien sur mon blog, et plus précisément vers l’article de la saison 4 de Younger dans lequel j’ai… utilisé le mot « truffé », au sens « truffé de bonnes blagues ». Pas de purée, donc. Rien à voir avec ce que les gens cherchaient et certainement pas une explication satisfaisante à mon mystère du soir.

J’ai donc cherché à mon tour ce que tous ces gens voulaient savoir – et surtout la raison pour laquelle ils voulaient le savoir. Ce n’était pas bien sorcier, j’ai fini par retrouver le passage qui pose question assez simplement. Il est dans l’épisode 5 de la saison 2, Jersey, Sure, que j’avais vu à sa diffusion en février 2016. Liza retrouve Michelle et Tom, des amis de son ancienne vie dans le New Jersey, et Michelle est notamment très fière de son truffle butter. Elle cuisine avec du beurre de truffe, porte un t-shirt avec cette inscription et invite Josh et Liza pour qu’ils puissent y goûter. Si Josh dit adorer le t-shirt de Michelle, il est très vite évident dans l’épisode qu’il y voit un double sens et est mort de rire alors que Michelle, comme Liza, n’a absolument pas conscience du quiproquo que ça peut provoquer.

Parce que truffle butter, en plus de désigner du beurre à la truffe, est aussi une expression sexuelle popularisée (à l’époque) notamment par la chanson du même nom de Nicki Minaj. Sans trop entrer dans les détails, même si vous êtes là pour ça, cela désigne très vulgairement ce qui peut rester comme mélange de fluides après un rapport anal suivi d’un rapport vaginal. C’est… appétissant, effectivement. Josh conseille d’ailleurs à Liza pendant le repas préparé avec ce truffle butter de ne surtout pas aller chercher la définition sur Urban Dictionary, ce qui est évidemment la meilleure manière de pousser n’importe qui à le faire.

Et c’est là que le truc m’est revenu : j’avais cherché ça sur Urban Dictionary à l’époque. Je me souviens avoir voulu comprendre la blague pendant l’épisode. Ça m’avait fait rire dans le contexte et j’étais passé à autre chose, parce que ce n’est pas exactement un sujet qui revient facilement dans mes conversations quotidiennes franchement. Seulement, j’imagine que la VF n’évoque pas l’Urban Dictionary – ou juste que ça se contente du « Google it » de la conclusion de cette intrigue où Liza prévient Michele alors qu’elle est complétement défoncée. La vraie signification de cette expression n’est jamais explicitée dans l’épisode, ça fait partie du gag :

Je comprends que ça donne envie de chercher quand on tombe sur l’épisode, je l’avais fait aussi et ça explique tous les gens qui sont venus ici comme ça. Par contre, ce qui m’intrigue encore ce soir, c’est cette formulation de recherche « purée à la truffe ». En VO, le gag repose vraiment sur truffle butter (beurre à la truffe, donc, pas purée) : ce sont les mots écrits sur le tee-shirt, ce sont ceux qui reviennent dans la conversation et c’est cette expression précise qu’il faut chercher pour tomber sur son sens argotique. Je suppose donc que la VF rend la chose beaucoup moins claire, en traduisant ça par « purée à la truffe ». J’ai résilié Netflix alors je n’ai pas réussi à remettre la main sur le passage en français pour vérifier exactement la formulation, mais vu le nombre de personnes qui arrivent sur le blog avec ces mots précis, il y a quand même de fortes chances que ça vienne de là.

Bref, cet épisode a été diffusé en février 2016, c’est-à-dire il y a un peu plus de dix ans déjà – et c’est amusant car je commence tout juste ma série d’articles Il y a dix ans sur le blog. C’était encore le temps où je regroupais seize séries dans le même article hebdomadaire (je ne sais pas comment vous faisiez pour lire ça si vous étiez déjà là !), j’avais mis 15/20 à l’épisode en disant que Younger continuait « sur son excellente lancée bien marrante », mais je ne parlais absolument pas de cette histoire de truffe. Après, la capture de l’épisode en disait déjà long sur la portée sexuelle de la série, je crois :

En tout cas, le mystère de la purée à la truffe est désormais percé pour vous comme pour moi. Je pense que j’aurais mieux fait d’écouter Josh et de ne jamais chercher ce que c’était, mais je comprends pourquoi il n’avait pas forcément envie de manger ce soir-là chez la pote de Liza. C’est un peu leur blue waffle à eux, mais non, ne me forcez pas à expliquer ce que c’est (et n’allez pas chercher, c’est encore pire !).

Je vous laisse là-dessus, du coup, et je vous souhaite une bonne soirée ! N’hésitez pas à lire toutes mes critiques de Younger ou à (re)lancer la série, elle est vraiment géniale. Cet article dix ans plus tard en est la preuve, d’ailleurs, non ?

Comment Younger s’offre une deuxième jeunesse

Salut les sériephiles, Je vous préviens tout de suite : je n’ai rien de particulier à vous dire aujourd’hui, mais comme j’ai repris goût ces deux derniers jours à l’écriture d’articles un peu blabla, je me suis dit que j’allais continuer. Trouver un sujet pour écrire 500 mots n’a jamais été aussi simple, en plus. En…

PS : si vous aussi vous tombez sur le blog de manière saugrenue, n’hésitez pas à me le dire en commentaire, c’est vraiment l’un des meilleurs aspects de ma vie de bloggeur.

Daredevil Born Again – S02E06 – Requiem – 13/20

Identifier le problème que j’ai avec la structure de la série et voir à quel point c’est flagrant encore dans cet épisode m’aide bien à me raccrocher et je me dis que je sous-note sûrement un peu trop… mais en même temps, je suis frustré. Il y a des personnages et des intrigues qui me passionnent vraiment, seulement, c’est dilué au milieu de tellement de fausses pistes. J’ai l’impression qu’ils ont écrit un film, puis qu’ils ont comblé avec un max de sous-intrigues qui n’ont pas tellement de liens avec celui-ci.

Spoilers 

Le désir de vengeance de Fisk ne peut que s’intensifier à présent et les alliées de Matt ont des choses à lui dire.

Because you let them live and people die!

Le résumé est un excellent moyen de comprendre le problème que j’ai avec cette saison : il y a trop de personnages secondaires qui prennent une importance soudaine pour un épisode ou deux… Je n’ai rien contre les castings larges, en théorie (j’ai suivi LOST tout de même), mais encore faut-il que l’intérêt de suivre ces personnages soit là. Il y a trop de fois où on me sort du chapeau un personnage et où je me demande qui c’est, en fait ; peut-être que je ne suis pas assez physionomiste. Pourquoi je continue de regarder alors ? Eh bien, pour Matt, un peu pour Karen, pour une possible chute de Fisk.

En attendant que ça arrive, Fisk est toujours aussi insupportable à être au-dessus de toutes les lois. Il n’hésite pas à tuer le chirurgien qui n’a pas réussi à sauver Vanessa et qui venait lui apporter ses condoléances. Le pauvre essaie de lui parler de l’esprit qui survit au corps et Fisk répond en l’étreignant jusqu’à le tuer. Nous le retrouvons ensuite en homme brisé à l’enterrement. J’espère tellement qu’il va y passer avant la fin de la saison. Je sais que c’est LE grand méchant et que tout tourne autour de lui, mais bon, je rappelle que ma saison préférée de la série était la deux pour Elektra, ça n’a jamais été lui (même si parfois, je l’aime bien comme méchant, j’avoue). Et puis, il a fait son temps à force, on le voit trop, flemme.

La mort de Vanessa fragilise tout de même sérieusement Fisk. Mr Charles découvre notamment que les armes du Northern Star qui lui étaient destinées ont été récupérées par l’AVTF et comprend que son accord avec le maire ne vaut plus grand-chose. Il se rapproche donc de la gouverneure, qui n’a elle-même plus tellement envie de soutenir Fisk. Voilà encore une intrigue politique qui existe, mais au moins, elle sert cette fois à faire vaciller le Caïd.

En parallèle, Karen et Daredevil font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Poindexter. C’est ironique. Avec la mort de Vanessa, New York est un lieu de plus en plus dangereux. Ils ont toutefois deux alliées pour les aider à sauver Bullseye : Soledad Ayala et sa nièce Angela del Toro, voilà, j’ai enfin les noms. Karen se demande toutefois pourquoi ils font tout ça pour lui : elle regrette d’avoir demandé à Matt d’épargner Fisk par le passé, comprenant bien que ça risque de mal tourner pour Matt cette fois-ci. Aux yeux de Fisk, il a aidé Poindexter, l’homme responsable de la mort de Vanessa.

Karen se fait tout de même à l’idée et respecte ce que lui dit Matt. Elle veille donc sur Poindexter et attend son réveil… pour mieux lui pointer un flingue sur le front. J’ai beaucoup aimé la scène qui suit : Daredevil débarque et empêche Karen de faire une grosse connerie, mais celle-ci le prend mal. Elle n’est plus tout à fait sur la même longueur d’onde que lui et n’a plus tellement de respect pour la décision de son mec : elle veut tuer Poindexter avant qu’il ne tue à son tour, parce qu’elle en a marre de la compassion de Daredevil pour les gens qui tuent ses alliés. Elle lui rappelle notamment que Dex a tué Foggy et le père Lantom, qu’il a failli les tuer eux aussi et que Fisk est toujours libre parce qu’ils ont refusé de franchir cette ligne par le passé. En vrai, je suis du côté de Matt sur ce coup-là, mais le point de vue de Karen s’entend complètement.

Contre toute attente, Jessica Jones revient ENFIN dans cet épisode. Cela ne fait jamais que six épisodes que j’attendais ça. Je n’ai pas vu toute la série Netflix et je le regrette dès l’introduction où on découvre une petite fille, Danielle, tranquillement chez elle avant que des hommes armés débarquent pour s’en prendre à sa mère. La mère en question est évidemment Jessica Jones et elle défonce tout le monde quasiment hors écran pendant que sa fille s’amuse avec une grenade, pour le suspense. Normal.

C’est étrange comme tout pour réintroduire Jessica Jones… Oh, ça la rend badass, ce petit combat hors écran, je ne dis pas, mais bon, ça rajoute encore un personnage dans l’équation et je n’aime pas la manière de gérer les intrigues dans cette série. Au moins, il y a une explication à l’attaque : les hommes viennent de Mr Charles. Jessica révèle ensuite à Matt qu’il avait déjà tenté de la recruter, comme d’autres personnes dotées de pouvoirs. Elle l’avait envoyé chier, parce que c’est Jessica, mais quelqu’un de proche d’elle avait visiblement accepté son offre. Qui ? Mystère pour le moment – Luke Cage, je suppose. Voilà encore une promesse pour plus tard et un autre personnage qu’on attend.

Jessica débarque donc auprès de Matt avec une raison d’être là, même si la série balance tout ça très rapidement et que ça donne l’impression que c’est pour checker une case « faire revenir Jessica ». Je sais bien qu’ils ont partagé l’écran dans Defenders, mais on ne comprend pas forcément les liens entre eux si on n’a pas vu ce vieux projet Netflix. Tant pis, je l’ai vu et critiqué sur le blog, faut bien que ça serve à quelque chose ! Jessica explique au moins à Matt que ses pouvoirs vont et viennent depuis qu’elle a eu Danielle et qu’elle peut donc parfois être blessée comme n’importe qui.

Cela ne l’empêche pas d’avoir envie d’action et d’accompagner Matt pour la scène suivante où il est question d’infiltrer l’entrepôt dans lequel l’AVTF a déplacé les armes destinées à Mr Charles. Au moins, tout se rejoint un peu mieux que je ne l’avais compris. Tout tourne évidemment à la baston et Jessica se retrouve justement en difficulté quand ses pouvoirs la lâchent en plein combat. Matt lui sauve la mise et les deux finissent par faire exploser le stock d’armes.

Ça fait plaisir de revoir leur duo et Krysten Ritter n’a rien perdu du personnage, mais ça reste un peu court comme retour, en fait. On nous présente sa fille, ses pouvoirs qui déconnent, Mr Charles qui a voulu la recruter, quelqu’un de proche qui a accepté… puis hop, bagarre dans un entrepôt. Je me demande encore ce qu’il se passe avec Danielle pendant que sa mère repart faire exploser des bâtiments. Expéditif, vraiment.

Un autre retour que je n’attendais plus est celui de la psy, Heather. Je n’ai pas trop compris où elle avait disparu pendant tout ce temps, mais quand on la retrouve, elle est toujours en stress post-traumatique après l’attaque de Muse dans son appartement. Elle traîne à Gracie Mansion après l’enterrement et va même fouiller dans les affaires de Vanessa avant que Buck ne tombe sur elle. Pourquoi est-ce qu’elle fait ça ? Est-ce qu’il y a un intérêt à son perso finalement ?

Heather raconte alors ce que Muse lui a fait et Buck lui propose de reproduire la scène avec lui pour qu’elle reprenne le contrôle. Elle se retrouve donc à étrangler Buck pendant qu’il lui demande de serrer de plus en plus fort. What the fuck ? La scène est super bizarre, la tension sexuelle entre eux est dérangeante à souhait et Heather finit surtout par avoir de nouvelles visions de Muse. Voilà, c’est tout. À quoi sert-elle, cette scène ? À montrer que Heather est toujours complètement traumatisée et qu’elle ne va probablement pas mieux, j’imagine, mais c’est encore un fil de plus dans un épisode qui en a quinze et comme pour l’instant, le personnage ne sert plus trop dans la globalité de la saison, je peine à comprendre où ils veulent en venir.

Je finis par me faire à la présence de Daniel, par contre, là où j’avais le même sentiment pour lui en début de saison. À l’enterrement de Vanessa, Buck lui explique qu’il soupçonne BB d’être la taupe qui menace le bureau de Fisk avec ses publications de City Without Fear. Daniel la protège et jure que ce n’est pas elle, mais Buck utilise alors une technique simple et vieille comme le monde : il lui demande de donner une fausse info à BB pour vérifier ce qu’elle en fait. Elle est dans la merde, la madame. Et lui, il le vit mal parce que c’est son anniversaire.

Il le fait tout de même et balance une bombe à BB : il lui indique que Fisk ne se présentera pas pour un deuxième mandat à la tête de New York. En vrai, l’info est crédible après la mort de Vanessa. BB hésite forcément à la diffuser, mais elle est désormais trop proche de Daniel. Elle culpabilise de lui faire ça le jour de son anniversaire et décide finalement de le prioriser plutôt que son combat contre Fisk.

C’est con : sa décision arrive trop tard. Daniel est déjà persuadé qu’elle lui cache quelque chose et fouille dans ses affaires. Il trouve ainsi la carte SIM qui lui permet de comprendre qu’elle est derrière City Without Fear et la confronte, lui expliquant qu’il ne pourra plus la protéger contre Buck. Oups. Leur dispute est toutefois interrompue par une énième manifestation à New York.

Devant la mairie, la foule anti-Fisk se presse et la situation dégénère assez vite. Karen, Angela et Javi Espinosa, l’ami d’Angela, installent notamment un projecteur pour diffuser directement sur le bâtiment les témoignages des personnes emprisonnées et maltraitées par l’AVTF. Ça, j’aime bien : pour une fois, tout le travail fait par Karen depuis quelques épisodes débouche sur quelque chose de très concret et très visible… même si c’est expéditif, comme tout le reste.

La situation devient encore pire lorsque Powell comprend que Saunders était celui qui avait aidé Daredevil à infiltrer le centre de détention. Il l’emmène à l’écart et le tue froidement, avant de faire croire que le tir vient des manifestants afin de donner à l’AVTF une excuse pour charger la foule. Bon, là, on franchit encore un cap avec cette milice. Le collègue qui assiste plus ou moins à la scène commence d’ailleurs à comprendre que Powell est complètement taré, ce qui pourra peut-être servir plus tard… mais j’en doute un peu.

Au même moment, Matt s’infiltre auprès de Fisk et tente une négociation assez improbable : il propose que tous les deux quittent New York et mettent fin à leur guerre. Vu le timing, avec Vanessa qui vient de mourir et Fisk qui tient évidemment Daredevil pour responsable de ce qui s’est passé, c’est peine perdue, bien évidemment. Fisk se laisse une énième fois gagner par la rage et les deux hommes en reviennent encore et toujours aux mains. Au passage, le combat détruit même Rabbit in a Snowstorm, le tableau de Vanessa qui occupait tout l’épisode précédent. Encore des tâches de sang sur du blanc pas si immaculé.

Matt finit par prendre le dessus, mais Fisk sait qu’il a le pouvoir sur lui de toute manière : il ne peut pas être arrêté par un justicier ; il ne peut pas être tué par lui… Alors qu’est-ce qu’il va faire maintenant ? Fisk lui pose lui-même la question et, pour une fois, elle est intéressante. Que décidera donc Matt ?

On verra dans le prochain épisode. En attendant, Javi se fait violemment frapper pendant la manif et Karen s’arrête pour essayer de l’aider. Dans le chaos, son énième perruque (pas si déconnante pour une fois ?) finit par se faire la malle. Évidemment, Powell la reconnaît immédiatement et lui pointe son arme dessus.

Purée, deux cliffhangers dans le même épisode ? Les scénaristes se donnent !

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La rentrée séries, quelle rentrée séries ?

Salut les sériephiles,

Il fut un temps où la fin du mois d’août signifiait une chose : une quantité beaucoup trop importante de nouvelles séries à tester courant septembre, souvent pour la troisième semaine du mois. En mai, puis en août, il fallait regarder les trailers, choisir les pilotes prioritaires, essayer de deviner ce qui serait annulé au bout de trois épisodes et, surtout, espérer tomber sur le prochain gros coup de cœur. En 2026, j’ai l’impression que le problème est réglé : il n’y a quasiment plus de rentrée séries. Comme en plus, ils annoncent une météo chaude et tout, venez, on reste sur nos transats et on prolonge les vacances d’un mois ! Non ? Bon.

Évidemment, les plateformes ont changé la donne depuis longtemps et les nouveautés sortent désormais toute l’année. Du coup, les networks américains semblent avoir complètement abandonné l’idée de faire de septembre un événement. ABC ne lance même aucune nouvelle fiction cet automne et, ailleurs, les nouveautés se comptent sur les doigts d’une main. Je ne réclame pas quinze chefs-d’œuvre. Je veux juste retrouver ce plaisir de tester beaucoup trop de pilotes, y compris ceux qui ont l’air mauvais, ceux qui seront annulés trop vite et ceux dont personne n’attend rien. Là, même les séries de retour ne reviennent pour la plupart qu’à la mi-octobre… Logique, puisque toutes les saisons sont raccourcies. Merci les plateformes, je vous déteste.

Le pire dans tout ça ? Je suis forcé de me tourner vers les plateformes pour avoir des choses à me mettre sous la dent. Et même comme ça : j’ai fait ma sélection avant de regarder les trailers et je ne regrette pas de les avoir regardés. Voilà ce que ça a donné :

Le 9 septembre, Apple TV lancera Last Seen. Pour une fois, je suis plutôt curieux : Patrick Brammall y incarne un opérateur des services d’urgence qui reçoit un appel lui faisant penser que son interlocutrice pourrait être sa fille disparue depuis des années. Je connais peu le casting, mais le mystère présenté dans la bande-annonce fonctionne et Apple reste suffisamment fiable pour me donner envie de tester. Je ne suis pas sûr du tout d’avoir le temps d’y jeter un oeil parce que la date est très proche de la rentrée scolaire, pour le coup, mais bon, je me la garde dans un coin… À défaut de rattraper le reste. Ce sera une mini-saison, encore une fois : six épisodes, dont deux dès le premier soir !

Dès le lendemain, Netflix proposera Crew Girl et… au secours. Il s’agit de huit épisodes autour de Teagan Tao, jeune prodige de l’aviron dont la vie bascule après un scandale familial. Nouvelle école, compétition, rivalités, romance… Je souffle fort. Je peux aimer une série adolescente, une romance ou une série sportive. En vrai, le synopsis me tentait presque, mais cette bande-annonce me donne vraiment l’impression d’avoir déjà vu cette série dix fois – en film. Le jeu des acteurs n’arrive pas à me convaincre, le postulat de base ne me tente pas ; bref, ce sera finalement sans moi parce que ça a l’air chiant, quoi. Et tant qu’on est dans le chiant, d’ailleurs :

Le 20 septembre, American Hostage arrivera sur MGM+ et c’est probablement ma plus grosse frustration. La série raconte une histoire vraie se déroulant dans les années 70 : un preneur d’otages exige d’être interviewé par un célèbre journaliste radio local. L’histoire me tente énormément, seulement le trailer me donne déjà envie de me barrer : tout a l’air très grave, très lent, très « prestige drama », très… chiant, en fait. Je n’ai juste pas envie en ce moment de regarder une série qui semble me demander de supporter pendant huit heures un concept qui pourrait tenir dans un film d’1h30. Ouais, c’est comme ça que je ressens un « prestige drama » ou un épisode de Game of Thrones d’ailleurs, je me fais chier, y a pas à se prendre autant au sérieux tout le temps et à trainer comme ça. Allez, critiquez, je suis un trentenaire aigri – pire ! Un millennial.

Heureusement, le lendemain, NBC lancera Line of Fire. Enfin une nouvelle série de network ! Et c’est peut-être celle qui me tente le plus, même si j’ai failli passer mon chemin parce que Peter Krause, je me le suis assez bouffé dans 9-1-1. La série suit la vie d’une famille dont les membres travaillent pour différentes agences américaines, entre FBI, Marshals, Secret Service et Department of Justice. Bien sûr, ils se retrouvent tous sur la même affaire à un moment. Si le concept peut être sympa sans être franchement novateur pour un network, j’ai davantage l’impression devant ce trailer de voir une grosse série destinée à une plateforme qu’une nouvelle série NBC pensée pour s’installer pendant plusieurs saisons. C’est probablement beaucoup trop tôt pour annoncer son annulation, j’en ai conscience, mais disons que je ne parierais pas encore sur une saison 2 : ça a tout de la mini-série. Du coup, j’ai peur d’avance de la fin en queue de poisson pour ouvrir vers une saison 2 alors que ce sera annulé. Les grands classiques.

Vous voyez où j’en suis : je regarde du côté des séries françaises pour trouver des nouveautés de rentrée. Jérôme Niel (putain, il a des cheveux longs et ça lui va grave bien ?) incarne un homme qui retrouve un ancien camarade d’école, désormais candidat à la mairie de sa ville. Son admiration pour lui va progressivement tourner à l’obsession. Sept épisodes sont prévus à partir du 25 septembre sur HBO Max. L’affiche et le concept m’intriguent vraiment, Jérôme Niel aussi parce que je l’aime bien en général quand il n’est pas à faire des tutos (jamais compris, ça), mais la bande-annonce me laisse beaucoup plus dubitatif. Là encore, je testerai si je trouve du temps (lol, de qui je me moque ?), mais davantage par curiosité qu’autre chose.

Et enfin, le 30 septembre : Scrubs. Une saison 2 d’un revival d’une série lancée en 2001 est ce que j’attends le plus impatiemment en ce mois de septembre… Et encore, ce sera dans la nuit du premier octobre, ici, hein. C’est probablement ce qui résume le mieux mon problème avec cette rentrée 2026 : parmi tout ce que j’ai repéré pour septembre, la série que j’attends le plus n’est même pas une nouveauté et même pas en septembre. Les séries n’ont pas disparu et certaines de celles citées ici seront peut-être excellentes, mais en attendant, c’est la disette, cette rentrée séries… Bref, ça me donne envie de rester en vacances.

Daredevil Born Again – S02E05 – The Grand Design – 12/20

Si l’épisode précédent a rebattu quelques cartes durant sa toute fin et relancé des pistes intéressantes pour la saison, je suis déçu que les scénaristes prennent en cours de route une voie détournée. Cela me donne l’impression qu’ils font du remplissage et comblent comme ils peuvent pour garder un peu de suspense. Cela se sent et ça donne envie que le temps passe pour en arriver à l’essentiel. En plus, à l’inverse, les annonces de casting bien en amont dans la saison font vraiment pétard mouillé à se faire désirer comme ça !

Spoilers 

Vanessa lutte entre la vie et la mort pendant que Matt refuse d’abandonner Bullseye.

What’s with him, is he blind or something?

OK, le cliffhanger donnait très envie de revenir finalement, alors même que je disais beaucoup de mal de l’épisode précédent. Vanessa est-elle morte ? La série sait conserver son suspense en commençant par le résumé et le générique plutôt que par une scène qui nous révèle ce qu’il en est. Il faut bien apporter une réponse toutefois, et ça finit par se faire : elle est à l’hôpital et respire encore. On nous mêle la catastrophique scène des chirurgiens qui font ce qu’ils peuvent pour la sauver à quelques images du couple sur une plage.

C’est plutôt boring d’avoir droit à autant de flashbacks dans l’épisode. Vanessa lutte pour rester en vie avec une grave blessure au cerveau qui pourrait bien la laisser dans un mauvais état, mais les scénaristes en profitent pour revenir sur celle qu’elle était avant le Caïd. Elle travaillait déjà dans une galerie d’art et avait un goût certain pour les tableaux blancs, on va dire.

On retrouve notamment Rabbit in a Snowstorm, le tableau qui avait permis à Vanessa et Fisk de se rencontrer dans la première saison de la série Netflix. Les scénaristes s’amusent cette fois à nous montrer les coulisses de cette rencontre : Wesley conseillait à Fisk de diversifier ses investissements et lui avait parlé du marché de l’art, pendant que Vanessa insistait pour exposer ce tableau en bonne place dans sa galerie, persuadée que le bon acheteur finirait par venir. Bon, au moins, les flashbacks ne sortent pas totalement de nulle part.

Dans le présent, Fisk espère que Bullseye et Daredevil seront vite capturés par ses équipes et il leur demande de les attraper vivants. Il va de soi que c’est la panique dans New York. Daredevil prend soin de son ennemi dans les rues d’Hell’s Kitchen, puis dans les souterrains du quartier. Poindexter est blessé par balle depuis l’attaque du ring et préférerait que Matt le laisse crever, surtout si justice est faite.

En effet, il explique au passage qu’il espère que Vanessa est morte. Ce serait un meurtre, certes, mais au moins les comptes seraient équilibrés avec Fisk après la mort de Foggy. Le nom, Matt ne veut pas l’entendre dans la bouche de son meurtrier, par contre. Ce n’est pas l’alliance du siècle.

Si je critique les flashbacks, j’ai plutôt bien aimé revoir Foggy dans cet épisode. C’est le principal intérêt que j’y vois, parce que pour le reste, c’était long d’avoir une intrigue où l’on voit Matt et Foggy bosser ensemble sur un cas qui m’a d’abord semblé totalement déconnecté du reste. Je veux dire : le sort de Vanessa ou de Poindexter est plus intéressant à mes yeux que… ça.

Leur client s’appelle Lionel McCoy, surnommé Ray, et il connaît Foggy depuis l’enfance. Il n’était d’ailleurs pas particulièrement tendre avec lui et continue de le traiter comme de la merde des années plus tard. Le type est accusé de trafic de drogue, possession d’armes et tout un tas d’autres trucs qui peuvent lui valoir quelques années de prison. Problème : il explique à Matt et Foggy que les criminels pour lesquels il travaillait le feront tuer dès son arrivée derrière les barreaux.

Foggy trouve finalement de quoi le faire libérer à cause d’un vice de procédure : le mandat de perquisition comportait une mauvaise adresse, ce qui rend les preuves récupérées inutilisables. Matt ne veut pas qu’il soit libéré : il s’agit après tout d’un criminel qui vend de la drogue et participe à pourrir le quartier. Apparemment, il n’a pas bien compris le fond de son métier, Matt. Foggy lui rappelle précisément qu’ils sont ses avocats et que leur boulot consiste à le défendre, qu’ils l’apprécient ou non.

Le type est libéré en tout cas. Foggy, qui connaît surtout son histoire personnelle et sait qu’il n’a pas eu une enfance facile, essaie ensuite de lui venir en aide en lui donnant de l’argent pour qu’il puisse repartir de zéro. Il voyait le bon en tout le monde, quoi. C’est meugnon.

Et c’est là que le flashback devient finalement un peu moins gratuit que je ne le pensais. Ray travaillait en réalité pour l’organisation de Fisk et savait trop de choses. Wesley décide donc de régler le problème et engage pour cela… Buck. Le même Buck qui est toujours aux côtés de Fisk aujourd’hui. Il arrive chez Ray pour le tuer, mais Foggy a eu le temps de le convaincre de se barrer avec l’argent. Le type a donc probablement la vie sauve grâce à lui.

Dans le présent, Matt se rend compte que Fisk voudra se venger de lui aussi et pas seulement de Poindexter, surtout si Vanessa devait mourir. Il le connaît bien. Il prend le temps de papoter avec Bullseye et ça traîne un peu en longueur. Ils sont heureusement interrompus par le séminariste de l’épisode précédent. Ils se sont réfugiés dans son église (forcément) et il se rend compte que l’AVTF les a repérés, alors il les prévient. Il essaie aussi d’empêcher les hommes de Fisk d’entrer avec leurs flingues, mais bon, l’AVTF ne respecte rien (qulele surprise). En bref, Matt se retrouve obligé d’abandonner Poindexter derrière lui.

Seulement voilà, le souvenir de Foggy qui voyait le bon en tout le monde lui revient et il décide finalement d’aider son meurtrier. C’est meugnon (bis).

Daredevil retourne donc chercher Bullseye et parvient à le sortir de l’église avant que l’AVTF ne mette la main sur lui. Il le ramène ensuite jusque dans l’ancienne planque du Punisher. Karen est évidemment ravie de voir débarquer l’assassin de Foggy chez elle. Malgré tout, elle accepte pourtant de l’aider, parce que c’est Matt qui demande. C’est meugnon (ter).

Loin de tout ça et à l’hôpital, Daniel, le copain de BB, passe de son côté une mauvaise soirée : il est harcelé par la presse, mais aussi par sa copine. Tout le monde veut savoir si Vanessa est en vie. Il prend mal qu’elle le presse pour avoir des infos, mais il finit par lui donner ce qu’elle veut suite à un câlin. Pas bien persistant, le garçon. Le pire, c’est qu’il est énervé de voir que l’information se retrouve à la télévision quand il entend que Vanessa est dans un état critique. Lol. A-t-elle vraiment besoin qu’il lui dise ça ? S’ils sont à l’hôpital, ce n’est pas pour rien.

Bref, le personnage plus que secondaire continue de beaucoup intéresser les scénaristes dans cet épisode. Buck lui propose d’aller manger un hot-dog, ce qui ne va évidemment pas du tout se terminer par un hot-dog. Daniel le suit en toute confiance au départ, mais il comprend progressivement qu’il est possiblement en danger. Il en sait trop et, surtout, il vient peut-être de faire fuiter une information confidentielle sur Vanessa.

Buck lui annonce qu’ils vont à Albany, puis s’arrête dans un magasin pour acheter une pelle et une scie. Là, on en est au stade où Daniel regarde son collègue acheter de quoi le tuer, le découper et l’enterrer, mais l’aide encore. C’est presque hilarant – sauf que c’est triste, en fait ? Il envisage bien de se barrer avec la voiture pendant que Buck est dans le magasin, mais il n’ose pas.

Ensuite, Daniel essaie de s’en sortir comme il peut et a peur de se faire tuer. Il négocie aussi bien qu’il le peut, promet qu’il est loyal envers Fisk et raconte à Buck tout ce qui peut lui sauver la vie… pour mieux se rendre compte qu’il n’est absolument pas là pour être enterré. Buck ouvre le coffre et lui révèle le cadavre de Christopher Savva, le second du Northern Star qui avait témoigné contre Fisk dans l’épisode précédent. Ils sont simplement venus se débarrasser du corps.

Ma foi, ça fonctionne. Et là encore, le parallèle avec les flashbacks est assez clair finalement : Buck faisait déjà disparaître les problèmes de Fisk des années auparavant et il continue exactement le même boulot aujourd’hui. Je comprends ce que l’épisode essaie de faire avec sa construction, mais je trouve quand même que tout cela prend beaucoup de temps pour raconter finalement assez peu de choses.

En attendant, Vanessa se fait opérer et ça se passe plutôt bien. Tant qu’elle n’est pas réveillée, il n’y a toutefois aucun moyen de savoir dans quel état elle se trouve réellement. Quand elle ouvre enfin les yeux, Fisk est évidemment fou de joie. Elle lui demande alors un verre de jus d’ananas, alors qu’elle n’aime normalement pas ça parce que ça lui fait picoter les lèvres. Ouais, alors attention, l’ananas, ça ne pique pas en théorie, je rappelle. C’est souvent preuve qu’il y a (un début au moins) allergie.

Très clairement, quelque chose ne va pas en tout cas parce que c’est étrange qu’elle demande ça. Elle paraît un peu différente, semble surprise de voir Fisk aussi émotif et ne se souvient même plus de certaines choses qu’il connaît parfaitement à son sujet. Ce n’est pas vraiment qu’elle est redevenue celle qu’elle était avant qu’il ne la corrompe : c’est surtout que sa mémoire semble avoir pris un sacré coup.

Elle lui demande alors de lui raconter l’histoire de leur rencontre et c’est là que les flashbacks de l’épisode finissent vraiment par prendre tout leur sens. Fisk lui raconte comment Wesley l’a amené à s’intéresser à l’art, un peu par hasard finalement. Vanessa refuse de parler de hasard : selon elle, leur rencontre faisait partie du « grand design ».

Pendant quelques instants, on pourrait presque croire que tout va pour le mieux. Vanessa plaisante même avec Fisk sur le prix absurde qu’il avait payé pour son tableau. Seulement, elle lui demande soudain… de lui raconter comment ils se sont rencontrés. Encore. Elle a déjà oublié toute la conversation qu’ils viennent d’avoir.

Et là, forcément, ça sent beaucoup moins bon. Vanessa se fige en essayant de reformuler sa question, les machines s’emballent et son cœur finit par s’arrêter. Fisk appelle les médecins à l’aide, mais l’épisode se termine sur le moniteur qui indique une ligne plate et le bruit des vagues de la plage que l’on voyait depuis le début. Plus trop de doute cette fois.

Si vous voulez mon avis (probablement, puisque vous êtes là), les scénaristes sont cruels et sadiques de faire croire pendant tout l’épisode qu’elle va y passer, de la sauver, de lui offrir quelques minutes de retrouvailles avec Fisk… pour lui réserver finalement cette fin. Le procédé est efficace, je reconnais, mais c’est très schématique et ça donne l’impression, une fois de plus, qu’on comble du temps dans la saison. Non ?

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