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Chaque année au mois d’août, j’ai envie de relancer le blog, je ne supporte plus son design et je passe un peu trop de temps à envisager tout ce qui a besoin d’être amélioré. J’en sors avec l’envie d’être plus régulier, et ensuite, j’oublie toutes mes résolutions quand je retourne au travail. Les habitués auront malgré tout remarqué des changements et croyez-moi ce ne sont que les premiers. J’ai hâte que tout se mette en place !


Critiques du moment



Widow’s Bay – S01E09 – Emergency Shelter – 16/20

Si c’est un bon épisode, on sent quand même que les scénaristes comblent autant que possible pour atteindre une durée à peu près décente. C’est juste une transition vers la fin de saison et je suis content de ne pas avoir eu à patienter une semaine pour voir ça et attendre à nouveau trente minutes. En vrai, l’épisode apporte sa révélation alors je me plains peut-être pour rien, mais je ne sais pas, je m’attendais à plus de développements.

Spoilers 

Une tempête se forme au large de Widow’s Bay.

Dead baby, dead baby, lesbian.

Tiens, cet épisode commence par un flashback parfaitement inutile : nous revenons dans la barque de Sarah Westcott où l’on sait déjà qu’un des enfants repartira vers le rivage. Il s’agit apparemment de Frances puisqu’elle tombe à l’eau bien rapidement, peu de temps après que ses frères commencent à tousser du sang. À trop vouloir s’éloigner de l’île, Sarah a condamné les enfants – mais peut-être elle aussi, puisqu’elle est mariée.

Ce n’est pas une surprise et c’est pour ça que je n’ai pas trop compris l’intérêt de nous montrer la scène : tout était résumé par le tableau, et ça suffisait. De retour dans le présent et dans la mairie, on en revient à là où on était en début de saison : Patricia conseille à Tom de sonner l’alarme. Elle est toujours aussi drôle et l’humour décalé de la série fonctionne bien quand elle ferme la porte au nez d’un vieillard les bassinant avec ses avertissements.

Il faut dire que rien ne va plus : le brouillard est de retour, il s’accompagne d’un énorme orage et d’une perte de communication avec le continent. À quoi bon les contacter de toute manière, ils ne les sauveront pas de la tempête, non ? Tom est dépité, en tout cas : il sait que raisonnablement, il doit décréter l’état d’urgence et demander aux gens d’aller dans les abris anti-tempêtes.

Pourtant, lui, il veut que son île soit un bon souvenir pour les touristes. Il comprend bien que ce ne sera pas le cas et est dépité, au point de s’en prendre aux tableaux de la mairie. Cela permet une petite scène comique où il est coincé sous le tableau, avec une Rosemary qui n’aide pas, et une scène de révélation. En effet, Patricia revient alors avec la clé de leur énigme : la fille de Richard a survécu et a été repêchée. Ce n’est que maintenant qu’ils font le lien, grâce au doigt coupé de la fille. Patricia est capable de comprendre que la lignée de s’est pas arrêtée – et la malédiction non plus. Malheureusement, Tom comprend que ça fait près de 400 ans de généalogie à retracer. C’est moins la merde que ce qu’il laisse supposer : toute la descendance est encore sur l’île puisque personne ne peut la quitter.

Bon, après, ça doit faire une grosse partie de l’île quand même. La situation est désespérée. Tout le monde peut aller se réfugier dans des abris et ma foi, putain, l’abri sous la mairie est gigantesque. Ils peuvent survivre à une apocalypse avec un tel bunker. Bon, malheureusement, il y a énormément de gens qui débarquent à la mairie – et Evan aussi. Evan sait même qu’il n’ira pas voir les Red Sox.

Tout paraît encore sous contrôle, mais ce n’est pas le cas bien sûr : le générateur de secours de la mairie est HS. Cela force Tom à se rendre au phare pour récupérer de quoi apporter du courant à tous les gens dans l’abri.

Alors que l’alarme commence à sonner, le shérif espérait encore pouvoir se barrer de l’île avec sa femme. Celle-ci n’est pas ravie par l’entêtement de son mari à quitter Widow’s bay. C’est hilarant de le voir s’obstiner pour nous, mais pour elle, c’est vrai que ça fait de sacrés dangers et risques à prendre, le tout en étant enceinte.

Il cherche donc à quitter à tout prix la ville, même s’il ne sait pas naviguer, même s’il y a une tempête. Je comprends son désir de se barrer, mais c’est trop tard, quoi. Il décide donc de rejoindre la mairie où Patricia l’accueille. Ce faisant, elle déserte la salle de réunion où Wyck retrouve le journal de Sarah Westcott et se met à le relire. Pourquoi pas ? Hâte de savoir ce que ça lui apportera et pourquoi il demande ensuite de l’aide à Rosemary (elle est étrange, elle, on ne sait pas grand-chose sur elle, tout de même).

En attendant, Tom se précipite vers le phare et se retrouve coincé sous la tempête. Il est forcé d’escalader un grillage pour rejoindre Garret et espérer avoir du courant. Malheureusement, quand il grimpe au sommet du phare, c’est pour mieux se rendre compte que Garret est déjà à la mairie. Le quiproquo entre eux est hilarant : Garret se met en tête de retourner au phare avec le générateur. Finalement, tout ça n’est qu’un moyen pour les scénaristes de nous révéler qu’il y a une vraie tornade en approche de l’île.

Tom retourne au plus vite à la mairie, empêche Garret de partir et tombe sur le shaman qui met un temps fou à rejoindre l’abri. Quelque part ce qui lui arrive est donc bien fait pour lui et parfaitement cherché : le shaman est absorbé par la tornade qui se forme comme si de rien n’était. Oula. La série ne plaisante pas, je suppose. La bonne nouvelle, c’est que Tom s’en sort en vie et peut donc rejoindre l’abri. La ville est plutôt bien organisée.

J’ai adoré qu’à la réplique « personne ne quitte l’abri », Patricia réponde à Tom « Ruth n’est pas là ». Si on s’inquiète pour la survie de la vieille femme, Wyck et Rosemary détournent vite notre attention. Ils ont fait une petite recherche généalogique, puisque tout est consigné à la mairie. Ils annoncent que Richard n’a plus qu’un seul descendant en vie. Tom veut immédiatement savoir qui, nous aussi… mais Rosemary prend tout son temps pour raconter l’histoire de Frances.

Putain, meuf, t’as un arbre généalogique va en bas et dis la réponse, non ? Non. Elle raconte vraiment toute la vie de la branche. C’est un peu intéressant de savoir comment ils ont survécu – ou plutôt comment ils n’ont pas survécu. L’humour prend bien dans cette scène, en vrai. On voit plein de lignes généalogiques et j’imagine un nombre incalculable de fanfictions ou d’épisodes à écrire autour de toutes ces histoires. Rosemary est un personnage assez incroyable. Elle finit par conclure que la seule survivante directe de Richard est… Ruth.

Bon. Une vieille femme sans mari, sans enfant et qui est abandonnée au milieu de la tempête. La solution est toute trouvée. Cela choque Patricia de voir Tom et Wyck proposer le meurtre pour leur amie et collègue – Wyck va jusqu’à imaginer un meurtre sans la prévenir, histoire qu’elle ne souffre pas. Forcément, Patricia la défend corps et âme, surtout qu’il est assez vite évident qu’elle se reconnaît en la vieille femme célibataire.

L’épisode se termine par Tom prenant une mystérieuse décision (il part, probablement pour tuer Ruth) et… je ne m’y attendais pas. Je reste sur ma faim, là.

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Widow’s Bay – S01E08 – Your Baggage – 18/20

Je surnote parce que je me suis laissé embarquer à fond dans cet épisode qui, d’un côté, apporte la confrontation que j’attendais et, de l’autre, reprend une intrigue que j’espérais voir développer. Cela dit, je ne suis pas naïf et tout ne tient pas la route, par manque de cohérence et logique parfois. Ce n’est pas grave, je vais privilégier mon ressenti et ce que l’épisode a réussi à me faire vivre. Comme quoi quand c’est bien fait, parfois, ça suffit.

Spoilers 

Tom, Wyck et Patricia sont sûrs que tout est fini. Cette dernière va apprendre à ses dépends que non.

Welcome home, Tom.

Qui donc peut bien être le descendant de Richard ? J’aurais tendance à miser sur Patricia, ça expliquerait qu’elle survive au tueur en série. Cela pourrait aussi être Evan, parce que ce serait fun scénaristiquement parlant. En vrai, peu importe : la vie continue sur l’île et nos personnages sont heureux. Ils pensent avoir sauvé l’île de son malheur et sa malédiction. Il me reste aussi la question de savoir ce qu’il s’est passé pour que toute la malédiction se réveille d’un coup aussi.

En attendant, le début fait plaisir à voir : Patricia, Tom et Wyck partagent un repas et sont tellement heureux. Tom achète même un billet pour un match des Red Sox à son fils et assure à Ruth que tout va bien. J’ai hâte qu’il croise son fils et commence à découvrir tout ce qui ne va pas, quand même. C’est rapidement le cas, ce qui mène à une bonne scène où le fils confronte son père.

Il apprend ainsi que sa mère était bien en vie à sa naissance, mais que son père la considérait comme morte depuis. Pendant l’accouchement, elle a eu des séquelles affectant son cerveau, la rendant d’abord catatonique, puis dangereuse à vivre. En effet, elle écrivait des lettres à son fils mais semblait surtout lui en vouloir de ne pas être capable de la soigner. Bref, Tom a décidé de la placer dans un asile, où elle est morte deux ans plus tard d’une rupture d’anévrisme. C’est triste comme tout. Dans les lettres, la mère demande aussi à son fils de venir la voir.

Puisque Evan a tout lu sans lui, Tom décide d’aller au bout du secret et lui donne finalement de bien plus jolies photos de sa mère – celles où elle était en pleine forme et heureuse. Pourquoi les avoir cachées derrière un meuble ? Parce qu’elles rendent Tom triste. J’aime bien que la scène soit à l’opposé de tout le reste de l’épisode et que ça permette une réconciliation rapide et efficace entre le père et le fils. Pauvre Evan : il est heureux d’avoir des tickets pour le match, mais ça ne va pas durer, quoi.

Pour célébrer sa victoire sur la vie, Wyck retourne voir la sœur de son meilleur ami et lui remet la photographie d’eux adolescents. Comme ils sont au musée, il découvre au passage que le masque de tueur du Croquemitaine a été volé. Il commence aussitôt à mener l’enquête et découvre que la maison hantée du tueur est elle aussi saccagée. On sait très bien qui est en danger dans l’affaire, du coup : Patricia.

De son côté, pour célébrer sa victoire sur la vie, Patricia se sert un petit verre de vin rouge face à une livraison bien peu appétissante. Il faut dire que ce n’est pas ce qu’elle a commandé. La pauvre n’a aucune idée de ce qui l’attend, en vrai. Elle commence à faire du rangement, allez comprendre pourquoi, puis sort de sa maison pour arrêter l’alarme de sa caravane-bibliothèque qui s’enclenche sans raison apparente. On la suit alors en train d’éteindre toutes les lumières de la baraque et… Bordel, que c’est suffisant pour faire peur. On a juste un doute sur le tueur, quoi.

Dans son histoire, Patricia dit qu’elle continue d’être flippée et d’avoir peur le soir. Cela ne l’empêche pas de sacrément bien gagner sa vie quand on voit la barraque qu’elle a, par contre. On joue bien sur le sentiment de peur à insuffler, en tout cas, avec une longue scène silencieuse où elle commence à se dire qu’il se passe quelque chose.

Je me suis retrouvé à espérer que ça avance plus vite, mais j’ai éclaté de rire de la voir se diriger vers un tazer qu’elle conserve précieusement et qui est… déchargé. C’était drôle et réaliste à la fois. Elle prend finalement la décision de sortir de la maison, même si elle n’a encore rien vu. C’étaitl a bonne décision : quelqu’un avec le masque du Croque-mitaine est effectivement là et sort de sa maison. Elle hurle et se met à courir.

Par chance, le tueur, couteau à la main, décide de ne pas courir. Elle gagne donc un peu d’avance sur lui, mais elle n’est pas si en forme que ça. Elle finit par essayer de frapper à toutes les portes qu’elle croise. Personne ne lui ouvre, menant à une bonne scène de course poursuite à vrai dire. Elle est un peu mal fichue du côté du réalisme, mais elle fait grimper la tension comme il faut. En plus, c’est techniquement ce que je voulais voir depuis un moment : des explications et un suivi sur ce qu’il s’est passé.

La course poursuite mène évidemment Patricia à la maison de la bitch du lycée qui est la seule apparemment à organiser une soirée et avoir une vie sociale dans cette ville. Je me demande à quelle heure leur book club se réunit. Bien évidemment, personne dans le groupe des pestes du lycée ne la croit quand elle leur dit que le tueur est de retour. Les lignes téléphoniques sont coupées, personne n’a de portable apparemment et ça suffit à les mettre toutes en danger. En théorie.

En pratique, Patricia finit par reconnaître qu’elle a menti à propos des appels en espérant que la bitch se bouge enfin un peu. Elle mérite tant de mourir, mais elle ne se prendra qu’un coup de pistolet électrique. Patricia décide contre toute logique de quitter la maison et retourne dans la rue. Là, elle découvre que le Croquemitaine est à l’étage de la maison.

J’aurais aimé en apprendre davantage sur ce tueur, mais non. Il se contente de poursuivre Patricia. Il saute du premier étage de la maison et s’aplatit comme une crêpe sans pour autant mourir. Il se relève et fonce vers Patricia, qui tombe en s’emmêlant les jambes dans le fil du chargeur de son pistolet électrique. Le gag est bon.

Elle survit grâce à un accident de voiture improbable : quelqu’un, on ne saura pas qui du coup ?, fonce en voiture dans le Croquemitaine. Quand Patricia se réveille, elle est entre les mains d’un ambulancier, tandis qu’un autre est ravi d’entendre le pouls du tueur. Pardon, mais pourquoi ne retire-t-il pas le masque de son patient ? Pourquoi lui laisse-t-il le couteau en main ? C’est un mauvais ambulancier, non ? Enfin… C’était, parce qu’il se fait égorger.

La course poursuite reprend pour Patricia qui se réfugie dans la station-service. Plutôt que de demander de l’aide alors que le shérif est présent, elle demande de l’essence pour foutre le feu sur le tueur qui le poursuit. Cela ne suffit pas à arrêter le Croquemitaine qui, non content d’être en feu, continue de vouloir tuer. Il tue donc le pompiste sans hésiter quand ce dernier utilise l’extincteur et là… Là… Non ?

Cet idiot de shérif ne tire pas alors qu’il a le fusil en main ? C’est une blague ? Heureusement que Patricia est plus réactive, hein. Alors que le Croquemitaine s’apprête à tuer le shérif – après un premier coup de couteau – Patricia tire deux balles. Je ne pense pas que ce soit suffisant. Pourquoi s’approche-t-elle encore de lui ?

Enya est un bon choix musical pour le montage suivant en tout cas. Patricia me fait délirer à surveiller la dépouille du Croquemitaine dans l’ambulance, à la morgue et dans le four crématoire. Ce qui est sûr, c’est que désormais cette histoire est terminée… sauf qu’il faut encore qu’ils prennent conscience que la malédiction continue.

Le shérif, lui, termine à l’hôpital, veillé par sa femme. Je l’aime bien ce perso, mais le fait qu’il ne tire pas sur le tueur, ça me bute. On découvre aussi que sa femme est enceinte d’un bébé conçu sur l’île. Zut. Ils ne peuvent plus partir, c’est foutu. Cela inquiète légitimement Patricia, mais moi je me demande comment la meuf peut vivre sur une île sans que personne ne soit au courant de sa grossesse. Elle est enceinte jusqu’au cou, quoi.

Patricia explique au shérif qu’il ne peut pas avoir son enfant sur l’île, mais je pense que la conception suffit. La pauvre Chelle, sa femme, finira comme la mère d’Evan quoi. Tiens, d’ailleurs, on s’approche de la fin d’épisode et il est temps que Tom soit au courant que tout ça n’est pas terminé. Wyck vient donc frapper à sa porte pour l’informer, alors qu’une tempête se prépare… Oups.

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Widow’s Bay – S01E07 – Seasickness – 15/20

Si ça reste une bonne série, j’ai bien peur de ne pas accrocher autant que j’espérais à la manière dont les choses avancent. C’est souvent prévisible, on sent les scènes où on rallonge volontairement l’histoire pour qu’elle tienne sur un épisode complet et on perd de vue ce qui fonctionnait le mieux à mon sens. En fait, c’est comme d’hab : je regrette d’être en 2026 car ça aurait pu être une belle série avec des saisons de vingt-deux épisodes « monster of the week » il y a vingt ans. Je me contente toutefois ce qu’on nous donne !

Spoilers 

Wyck et Patricia trouvent un truc intéressant dans la tombe de Richard.

Are you out of your fucking mind ?

Ah tiens, enfin un épisode de 42 minutes ! On reprend là où l’avant-dernier épisode nous avait laissé : avec Tom la tête sur ses toilettes. Il semble en avoir terminé avec son bad trip, c’est déjà ça. Il reçoit un coup de fil qui lui permet d’apprendre qu’il a dormi pendant 24h et ne fait que me poser davantage de questions. Qu’importe, cet épisode va continuer à faire avancer la série, au moins.

Tom se rend donc auprès du reste de l’équipe qui a bien mené l’enquête en l’attendant. Ainsi, Patricia peut lui expliquer qu’ils ont retrouvé une page du journal de Sarah Westcott leur permettant de déduire que l’objet ensorcelé – maudit – pourrait bien être dans la tombe de Richard Warren, leur fondateur. C’est pour ça qu’ils l’ont déterré et ont découvert que Richard était… en vie.

Pardon, 300 ans dans une tombe ? Cela fait beaucoup. Ce n’est que le début : il est en vie et à l’étage, il veut parler à Tom – le protecteur de l’île – et Wyck comme Patricia ont une autre requête pour Tom. Ils ont réussi à lui confisquer son collier, mais pas à l’ouvrir. Ils demandent donc à Tom de trouver un moyen pour convaincre Richard d’ouvrir ce collier.

Dans la chambre, Tom rencontre donc Richard. Comment ça Richard est encore habillé ? 300 ans et ses habits ne se décomposent pas ? Oui, mes questions sont pertinentes, je sais. Tom préfère demander à Richard comment il s’appelle, sérieusement. Le truc, c’est qu’on vient de voir qu’il était un peu possédé par le Diable, alors il est inquiétant ce Richard. Je ne doute pas que les scénaristes ont plus d’un tour dans leur sac et qu’il y aura d’autres choses à savoir, mais pour l’instant on en reste là.

Quand Richard prend enfin la parole, c’est pour justifier qu’il est en vie parce qu’il a été piégé par le Mal et trahi par ses inférieurs. Voilà qui donne envie de lui faire confiance ! Pourtant, Tom accepte de le détacher, dans l’espoir qu’il ouvre effectivement le collier. Tout ça nous éloigne un peu des autres malédictions démoniaques de l’île et j’ai du mal à voir le puzzle complet pour le moment.

En tout cas, Richard explique que son pacte avec le Diable était ce qu’il pensait être sa salvation : à défaut de trouver de la nourriture, certains s’étaient tournés vers le cannibalisme. La réponse aux prières de Richard fut un champignon, mais avec le champignon est arrivé un démon. C’est avec lui que Richard a passé un pacte et c’est pour cela que tous sont coincés sur l’île désormais. Tom est légitimement agacé par ce qu’il se passe.

Malgré tout, il entre dans le jeu de Richard et ne pose pas assez de questions sur ce qui est en train de lui arriver, je trouve. Très clairement, le doute fantastique n’est plus là. Richard demande à voir les objets ayant appartenu à ses enfants. Cela tombe bien : il est le fondateur de la ville et ils sont dans le musée sur celle-ci. Tom l’emmène donc face aux jouets de ses enfants, aux T-shirts à son effigie et à la statue de Sarah.

Il n’hésite pas une seconde à crever les yeux de Sarah, cassant l’image triste que Patricia y voyait. Elle ne sait pas qu’il la détestait et qu’elle l’a trahi, je suppose. Cependant, Richard donne au moins une solution aux problèmes de Tom et de l’île : il demande à être emporté en mer, au-delà du point que les marins craignent. Son espoir est d’y vieillir et d’y mourir. C’est top qu’il ne s’accroche pas à la vie après 300 ans coincé sous terre. Il accepte même de retourner dans son cercueil le temps d’aller sur le bateau et ne pose aucune question sur la modernité. Il y a pourtant de quoi faire.

Bon, donc : Richard veut mourir au large et tout le monde espère que ça lèvera la malédiction, surtout que sa descendance n’est plus. Lol. C’est bon, tout est dit : il reste trop d’épisodes pour que ce soit si simple. La malédiction ne s’arrêtera pas là, probablement parce qu’un de ses enfants aura survécu. On verra bien.

En attendant, le plan est clair et le shérif vient encore interrompre tout ce qu’il se passe en étant présent au mauvais moment. Patricia essaie de détourner l’attention du shérif, sans y parvenir vraiment. Elle finit par prendre le volant de la voiture du shérif et l’emmener loin du musée comme cela. J’ai beaucoup ri. Elle est complètement perchée, je l’aime vraiment bien et elle sauve souvent la série par son humour. Mais bon, encore une fois, on est en 2026 et la série se contente d’un personnage féminin principal, pour trois ou quatre hommes. Bref, on ne passe pas le Bechdel Test, hein.

Contre toute attente, le shérif n’arrête pas Patricia : il la ramène chez elle en lui précisant toutefois être au bout de sa patience cette fois. Il essaie d’en savoir plus sur ce qu’il se passe sur cette foutue île, mais Patricia n’ose pas pour autant tout lui raconter. Elle ne veut pas causer la panique, même s’il est convaincant.

En fait, il l’est tellement qu’elle finit par lui expliquer. Le shérif a la meilleure réaction possible : il refuse d’être mêlé à tout ça, tout simplement. Il demande à Patricia d’annoncer sa démission à Tom et souhaite à présent se barrer : il n’aimait pas l’île avant et maintenant, dans le doute, il préfère abandonner. J’ai tellement ri.

En parallèle, Tom et Wyck emmènent Richard en bateau jusqu’au bord. Comme annoncé par Wyck, l’île ne se laisse pas faire et refuse que Richard lui soit retiré. Des messages se font entendre à la radio du bateau, par exemple. Par contre, Tom fait une erreur de débutant : il promet à Richard de le laisser hors du cercueil une fois sur le bateau, mais refuse de le laisser sortir. Le problème est que Wyck refuse catégoriquement de le laisser sortir, effrayé par ce qu’il pourrait faire.

La série en profite pour développer un peu le personnage de Wyck. On découvre donc qu’il est pote depuis bien longtemps avec Gerrie, la femme du musée : elle est la sœur de son meilleur pote, mort quand ils ont voulu quitter l’île. Blablabla. Tout ça mène à la révélation que Tom a bien libéré Richard comme il lui avait promis et c’est plutôt amusant, à défaut de servir à grand-chose pour le moment. Je ne doute pas que ces détails auront un intérêt plus tard.

Je suis plus sceptique sur l’utilité de la scène où Richard mange et chante devant Tom, mais bon, soit. Bien sûr, ils sont sur un bateau allant vers le large avec Wyck. Comme ce dernier ne peut pas quitter l’île, le plan est désormais qu’il quitte le bateau à temps. L’île le sait et sait comment faire : une vague plus forte que les autres suffit à détacher le canot. Wyck n’a plus d’autres choix que de rester à bord. Aura-t-il le courage de passer la limite interdite ?

Peut-être bien, mais on ne le saura pas : Richard change d’avis et décide finalement de vivre. Il s’en prend donc physiquement à Tom et Wyck. Ces deux derniers ont toute la technologie moderne à portée de main, mais non, ils se laissent surprendre comme des bleus et sont incapables de s’en prendre à Richard à temps. C’est un peu triste. Même avec un harpon, Tom ne parvient pas à se débarrasser de Richard. Je dis ça comme ça, mais bien sûr, il y a fort à parier que je serais tout aussi mauvais que lui.

Ce qui est intéressant, c’est que Wyck et Tom parviennent malgré tout à remettre Richard dans on cercueil. Le bateau continue de foncer tout droit, en attendant. Il parvient ainsi à la limite qui serait mortelle pour Richard et Wyck.

Dans la panique, Tom décide de jeter une bouée à Wyck et de le passer par-dessus bord, sans lui demander son avis. C’est le meilleur plan, mais bon, pauvre Wyck, il est abandonné dans l’eau. On nous fait un suspense sur sa survie, alors qu’il me paraît évident qu’il ne peut pas mourir comme ça. Par contre, Richard, lui, il finit bien à l’état de squelette. C’est triste : il voulait vivre et il est assassiné par Tom, se transformant en squelette dans son cercueil.

Nos deux héros sont trop certains d’avoir levé la malédiction, par contre. Je n’y crois pas une seule seconde. Ce n’est pas terminé à trois épisodes de la fin, même s’il reste d’autres pistes intéressantes à explorer. Et effectivement, ça ne l’est pas : on le savait déjà. Un enfant a survécu et a quitté le radeau de Sarah. On l’a déjà vu : c’est le tableau que Tom observait dans l’hôtel de l’île. Bien joué.

Aussi, je commence à regretter d’avoir voulu en savoir plus sur Evan : on a encore des scènes où il critique son père avec une des touristes. Cette dernière lui conseille de fouiller les affaires de son père pour savoir exactement ce qu’il lui cache. Pff. Les ados. Insupportables. Elle est particulièrement chiante : non seulement elle fouille les affaires de Tom, mais en plus, elle déverrouille ce qu’il a enfermé à clé. Là, Evan découvre des photographies perturbantes : sa mère morte en couche était encore en vie après l’accouchement. Il y a des photos d’eux ensemble. Les scènes n’étaient pas dingues, mais je suis pris au jeu de cette intrigue, aussi.

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Widow’s Bay – S01E06 – Our History – 14/20

Je sais bien que ce genre d’épisode est inévitable dans les séries aujourd’hui, mais ce n’est pas du tout mon délire. Heureusement, le casting est excellent et les bribes de réponses que ça apporte sont suffisantes pour maintenir mon intérêt. Un autre point positif est décelable dans les choix de réalisation, notamment pour le format de l’image. Le truc, c’est que si je me sens forcé de le justifier comme ça, c’est que ça ne m’a pas plu autant que ça devrait, quoi.

Spoilers 

L’île a une histoire importante pour le présent. Reste à savoir comment exactement.

You kill ‘em all !

16 septembre 1702 ? Je ne m’attendais pas à un tel flashback ! Nous y suivons la rédaction du journal dont une page sera arrachée et retrouvée dans le bureau de Bryce des années plus tard. J’adore l’actrice, alors je suis content de la voir ; mais je crois que je préfèrerais un épisode sur la jeunesse de Patricia ou sur l’origine de Willy le clown.

La série me prend un peu par surprise avec ce long flashback, mais il est nécessaire d’en apprendre plus sur l’histoire de l’île, je suppose. Après, ce n’est pas trop mon délire le dix-huitième siècle. Allez, bon, il faut bien critiquer cet épisode et faire un résumé de ce qu’il se passe. On se concentre donc sur l’arrivée de Sarah Westcott sur l’île. Elle y vient pour se marier avec Richard Warren et semble être très heureuse d’avoir à le faire : il est le fondateur du village et elle est pleine d’espoir sur ce mariage.

Le truc, c’est qu’elle ne le connaît pas encore. Elle essaie donc de se renseigner sur lui, mais personne ne semble vouloir lui répondre réellement. Elle découvre aussi l’île, frappée par une peste étrange dont il était déjà question dans l’épisode précédent, c’est vrai. Je crois que j’ai oublié d’en parler dans la critique, mais c’est qu’il se passe trop de choses aussi.

Dans cet épisode aussi, il s’en passe des choses. Ainsi, Sarah rencontre le Pasteur Collin chargé d’officier son mariage, dont les vœux ont été écrits et modifiés par Richard. Sarah accepte de se marier, mais aussi de servir Richard quoiqu’il arrive. Sa nuit de noces n’est pas ce qu’elle espérait : elle se retrouve à devoir gérer les cinq gosses de son mari qui, lui, se barre après avoir entendu les cloches de l’église sonner. En pleine nuit.

Sans surprise, Sarah se tourne donc vers son journal pour se confesser sur ce qu’elle vit – et laisse ainsi un témoignage pour les personnages que l’on connaît. Dans la nuit, elle entend son mari revenir et découvre qu’il a les yeux complètement blancs. On en revient donc enfin au premier épisode ? On a vite oublié cette piste !

Sarah passe le reste de son temps à enquêter sur ce qu’il se passe sur l’île. Malheureusement, j’ai eu du mal à rester hyper intéressé. L’ambiance est bonne, les réponses sur l’épidémie tombent au compte-goutte comme elles le doivent, le casting est excellent, mais… je ne sais pas. Il y a trop de scènes où Sarah écoute aux portes, je trouve. Richard semble toutefois contrôler les moments où il va être malade, c’est étrange. Il congédie Sarah chaque fois que nécessaire, la protégeant ainsi de ce qu’elle ne doit pas voir ou savoir. Sa situation reste sacrément stressante.

Elle voit et entend son mari tabasser un homme, Ezra Lowery, elle stresse toute la nuit de se faire tuer elle aussi et le lendemain matin, elle trouve une trappe vers lequel le sang coule sous le salon, avec une arme ensanglantée dans le sous-sol. Est-ce qu’on va en savoir plus sur la chaise de torture ? En tout cas, le fait que son mari soit un meurtrier explique un peu mieux les disparitions, à défaut d’expliquer l’épidémie.

Bien sûr, Sarah est terrifiée et se réfugie donc à l’Eglise. Le pasteur l’informe qu’il a bien peur que le Mal se soit emparé de son mari, mais il n’est pas d’une grande aide autrement. En effet, plutôt que de l’aider à fuir, il lui apprend que Dieu a un plan pour elle et qu’elle n’est pas là pour la raison qu’elle imagine. Il lui demande ensuite de laisser la porte de la maison ouverte cette nuit-là, histoire de faire ce qui doit être fait. Mouais, c’est faussement dramatique tout ça.

Le soir, Sarah fait quelques gaffes face à son mari paranoïaque, mais elle déverrouille bien la porte de la maison. Dans la nuit, ce qui doit être fait peut donc être fait : un homme encapuchonné entre dans sa maison et lève un couteau vers elle. C’est hilarant de la voir donner l’ordre de tuer son mari et de savoir que c’est passé si près d’être son meurtre à elle.

Je me demande quand même si elle écrit tout ça dans son journal, mais on comprend mieux pourquoi elle est si cryptique dans son journal. Elle assiste à des choses flippantes et bien mystérieuses. Ainsi, Richard s’en tire bien : non seulement, les coups de poignards ne le tuent pas, mais en plus, il parvient à tuer son agresseur. Il menace ensuite Sarah, lui ordonnant de ne plus jamais quitter la maison. Évidemment.

Si elle respecte son ordre, elle mène aussi son enquête sur ce qu’il se passe en sous-sol. Sans surprise, elle y trouve des taches de sang et surtout une chaise de torture. En chemin, elle trouve un moyen de s’échapper de la maison fermée à clé : elle remonte ainsi une échelle qui la mène à la surface. Elle se précipite aussitôt à l’Eglise pour raconter que son mari est le Diable en personne et ordonner qu’il soit tué. Elle m’a fait délirer à frapper des mains en donnant son ordre.

C’est là qu’elle se retrouve à écrire la page retrouvée par Bryce. Comme Richard la surprend, elle bâcle la fin, mais il est déjà trop tard : il récupère le journal et le lit. Le soir, elle essaie de le droguer comme prévu, mais il refuse son verre de vin.

Elle est sauvée in extremis par l’un des fils de Richard, bien conscient que sa mère a été tuée par cet homme. Sarah décide donc de partir avec les enfants de Richard et se dirige vers le bateau qui lui était réservé. Celui-ci est déjà parti sans elle, malheureusement. Qu’à cela ne tienne, elle embarque à bord d’un canot pour les rattraper. Avant ça, elle doit se débarrasser de la femme du médecin qui débarque avec plein de sang sur elle. Elle affirme ne pas être malade, on comprend qu’elle a tué son mari et qu’elle est prête à en faire autant avec Sarah, mais eh, Sarah en a assez de suivre les ordres et parvient à se débarrasser d’elle en la jetant à l’eau. Sarah et les enfants de Richard peuvent donc quitter l’île en direction du bateau.

Pendant ce temps, Richard explique aux villageois qu’il n’a pas passé un deal avec le Diable, mais avec Dieu. Rien que ça. C’est un peu gros comme certitude, mais bon, il y croit vraiment. Il assure aussi que l’île ne laissera pas sa femme et ses enfants partir. Alors qu’il est enterré vivant, il affirme qu’ils les ont tous tués en les laissant partir. Et c’est tout. Certes, on a des éléments de réponse, mais cet épisode flashback ne répond pas à tout, en fait. J’ai l’impression qu’il aurait fallu deux ou trois épisodes dans le passé pour avoir tous les éléments dont on a besoin.

On revient alors dans le présent pour la fin d’épisode. Nous suivons Wyck en train de creuser une tombe, ce qui est tout de même intrigant car nous n’en étions pas là la dernière fois qu’on l’a vu. On comprend assez vite qu’il déterre Richard dans l’espoir d’avoir quelques réponses, mais il faudra attendre l’épisode suivant pour avoir les réponses.

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