Je suis assez surpris par cet épisode dont je ne me souvenais finalement que de quelques images alors qu’il fonctionne plutôt bien. Il y a toutefois toujours ce côté un peu lourd du début de série, avec des agents qui donnent parfois l’impression de découvrir leur métier en même temps que nous et beaucoup de choses deviennent franchement ridicules dès qu’on commence à y réfléchir deux secondes.
Bienvenue sur le blog
Septembre m’a un peu échappé. Entre la reprise du boulot, les semaines trop remplies et les retards accumulés, je n’ai clairement pas tenu le rythme d’août. J’ai quand même réussi à publier autour de Lanterns, Resident Evil, Disneyland, sans oublier mes hebdos et quelques autres articles. Bref, le blog a continué à vivre malgré tout, et avec la rentrée séries qui commence enfin vraiment, j’espère qu’octobre me permettra de retrouver un peu d’élan (et de sommeil !).
Bingewatcher The Good Wife (S01)
Dix-sept ans après tout le monde, j’ai enfin commencé The Good Wife. Vingt-trois épisodes plus tard, j’ai compris pourquoi la série avait une telle longévité… malgré quelques juges insupportables, beaucoup trop de romance, il y a une addiction immédiate à Kalinda. Non, c’est pas que ça ?
À ne pas manquer sur le blog…
Mes derniers coups de… #54
Salut les sériephiles,
Je crois bien que septembre s’est étalé sur cinq semaines alors voilà, c’est déjà l’heure de faire le poing (jeu de mots, c’est technique : vous l’avez ?), même si on est le 1e octobre. Ah, octobre. C’est reparti pour l’automne et Halloween, c’est vraiment ma période préférée et il faut au moins ça pour se satisfair face à ces horribles couchers de soleil qui interviennent de plus en plus tôt. Après, ça m’arrange pour mon spectacle nocturne de ce soir cela dit.
Allez, trêve de blabla, il est temps de faire le point sur mes derniers…
Coup de cœur : Cela peut surprendre, mais je vais opter pour la sortie de Threshing Day de Rebecca Yarros. Oui, oui, un recueil de nouvelles qui se déroule dans l’univers de la saga Fourth Wing. Je n’en ai pas beaucoup parlé ici, mais je l’ai dévorée en deux mois cette saga (ouais, je bossais, j’ai pris mon temps et c’était en anglais, quoi). Encore des bouquins plein de sexe pour rien, en vrai, mais à part ça, je me suis retrouvé embarqué sans rien demander dans cet univers plein de dragons et de vocabulaire technique bien à lui. Et puis… plus rien. J’attends impatiemment la sortie du tome suivant, alors quand j’ai reçu un mail pour me dire qu’un recueil de nouvelles était dispo il y a deux jours, je me suis possiblement jeté dessus. J’aurais bien été capable d’y passer une nuit blanche pour le dévorer si j’avais eu le temps de faire ça, mais mon emploi du temps actuel n’est pas vraiment compatible avec ce genre de décision. Peu importe : après ma panne de lecture de ces derniers mois, j’ai au moins retrouvé très vite l’envie de lire et ça fait du bien. En vrai, j’adore le concept : on suit la cérémonie de treize personnages de la saga qui vont être choisi par leur dragon. Je n’en suis qu’au début, mais j’ai retrouvé mes repères avec cet univers beaucoup plus vite que je ne le pensais !
Coup de mou : Je vais faire mon vieux deux minutes, mais la météo, sérieusement ? J’ai passé le week-end à Marseille avec du soleil et du temps à la plage, mardi il faisait encore 33 degrés dans ma salle au boulot et, dès le lendemain (hier, donc), je suis arrivé complètement trempé parce qu’il pleuvait comme si on avait sauté trois saisons en une nuit. Je sais qu’on arrive en octobre, mais la transition aurait pu être un tout petit peu moins brutale.
Coup de poing : Hier soir, je me suis rendu au cinéma pour voir le film (français !) d’horreur Kraken. Si je n’ai pas accroché du tout au scénario (les téléphones ne captent pas mais eh détournons l’attention du méchant avec une sonnerie de téléphone ?) et aux longueurs (en début de film surtout, mais aussi pour certains jumpscare prévisibles), j’ai adoré les scènes qui versaient davantage dans le sanglant et le brutal. Eh, c’était pas sur mon bingo du mois de retrouver une ancienne actrice de Plus belle la vie en train de se moquer de la série (sort of, mais qu’est-ce que j’ai souri) et de se défoncer en donnant de tels coups. Bien joué, Manon Bresch. Elle n’est pas la seule à donner de sa sueur, ses cris et ses poings dans ce film, il y a franchement de très bonnes scènes parfaites pour se préparer à Halloween. Pas un incontournable, mais ça vaut le coup d’œil.
Coup de blues : Je n’ai déjà plus aucun article d’avance sur le blog. Je pensais pourtant avoir plutôt bien préparé la rentrée, avec plusieurs articles écrits ou au moins bien avancés pendant l’été, mais il aura suffi de quelques semaines un peu trop remplies pour tout écouler. Résultat : me voilà déjà à sec. On fera avec, je suppose.
Coup de barre : Mon retour de week-end à Marseille dimanche soir m’a tout simplement achevé. Le week-end était vraiment au top, avec notamment le gros plaisir de pouvoir encore profiter de la plage et du soleil deux jours de suite à la fin du mois de septembre, mais la SNCF a décidé de prolonger l’expérience beaucoup plus tard que prévu. À leur décharge, il y avait un incendie aux bords des voies, mais la communication a été particulièrement désastreuse sur place. Je suis finalement rentré chez moi vers 3 h du matin dans la nuit de dimanche à lundi, ce qui n’était pas exactement la meilleure façon de commencer une nouvelle semaine de boulot, on va dire. Bref, je suis éclaté pour la semaine entière, je pense.
Coup de vieux : Ma filleule m’envoie maintenant des messages depuis son propre portable. Jusque-là, bon, pourquoi pas vous me direz, mais c’est qu’elle a un portable et qu’elle est au COLLEGE. Elle a l’âge de mes élèves, eh, ça fait trop bizarre. Je suis vieux, que voulez-vous ?
Coup de bol : Je ne sais pas vraiment comment j’ai réussi ce miracle, mais tout mon planning de ces derniers jours s’est finalement emboîté presque parfaitement (le presque, c’est la SNCF d’une part et la météo de l’autre, avec quelques tracas administratifs à régler hier aprèm, histoire d’en ajouter une couche). Cela dit, même si je ne suis pas à jour dans mes hebdos, je suis franchement content de mon planning. Le merveilleux emploi du temps au boulot, le podcast, les spectacles, Marseille et les articles à publier, c’est un sacré rythme. Et pourtant, à quelques retards près, j’ai réussi à faire tout ce que j’avais prévu sans devoir renoncer à grand-chose – ou sans avoir l’impression de sacrifier des trucs essentiels. Vu l’état de mon agenda en regardant la semaine arriver, je n’aurais franchement pas parié dessus.
Coup de gueule : Vous avez dû le sentir venir plus haut, mais la SNCF, évidemment !, est destinataire de mon coup de gueule du mois. Même si je vais être obligé de modérer un peu mon coup de gueule puisque je vais être partiellement remboursé et qu’ils ont pris en charge le taxi pour rentrer chez moi, je trouve quand même que le traitement des gens laissés à l’abandon en gare laisse franchement à désirer. Les infos débarquent vraiment au compte-goutte, après plusieurs heures parfois. Certes, je râle beaucoup moins que je ne le pourrais car c’est une galère qui finit par participer au financement d’un prochain voyage (la SNCF rembourse une partie du billet en bon d’achat), mais ça n’enlève quand même pas le fait que j’aurais préféré terminer mon week-end à Marseille autrement qu’en rentrant à trois heures du mat’. Et bien sûr, ça m’a empêché de regarder Lanterns lundi. De quoi exploser comme dans ce gif, donc.
Coup de tête : Aller à Disneyland Paris jeudi dernier alors que mon planning de la semaine était déjà complètement absurde, c’était vraiment quelque chose. Il y avait probablement plein de bonnes raisons de rentrer tranquillement chez moi après le boulot, mais visiblement aucune n’était assez convaincante face à l’idée d’aller faire un tour sur le parc. J’avais besoin de voir où en étaient les préparatifs d’Halloween, après tout, c’est donc tout à fait légitime.
À Disneyland Paris, Halloween 2026 est déjà presque là
Salut les sériephiles, Dimanche, je vous expliquais que j’allais devoir survivre une dizaine de jours sans Disneyland Paris avant de pouvoir découvrir le Festival Halloween. Nous sommes vendredi et je suis retourné à Disneyland Paris… Hier soir. Fin, il est minuit, donc ce soir en fait. Oups. Les photos de l’article datent de septembre 2026,…
Coup tordu : L’article sur la saison 2 de The Good Wife est prêt depuis deux semaines. Entièrement prêt. Il ne me reste littéralement qu’à le mettre en page sur le blog, c’est-à-dire le relire pour les coquilles et ajouter les quelques photos habituelles avant de cliquer sur publier. C’est trois fois rien, mais c’est quand même l’affaire d’une vingtaine de minutes, plus si ça se met à buguer à cause de la longueur de l’article. Et évidemment, comme je manque de temps en ce moment, c’est précisément le genre de truc que je procrastine. Résultat : je continue à avancer dans la série pendant que l’article, lui, attend toujours sagement que je daigne m’occuper de lui. J’en suis donc à rédiger l’article sur la saison 3 avant de publier celui sur la 2. Un peu tordu comme je sais le faire, quoi.
Coup de pub : Hilary Duff va faire un concert en France ! C’est pour le mois de mai prochain et je l’ai vu dès qu’elle l’a annoncé sur Instagram. J’attendais un peu que ça arrive. Je savais que les ventes arrivaient en cette fin de semaine (demain, en vrai), mais je ne pensais pas forcément finir ma soirée de podcast mardi à essayer de récupérer une place en prévente alors qu’il était minuit. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé et j’ai réussi à avoir une place ! Après toutes ces années à attendre son retour musical, à dévorer Younger, à supporter How I met your father et espérer une vraie tournée internationale ensuite, je vais donc enfin la voir sur scène et rien que cette idée me fait déjà énormément plaisir.
Coup de grâce : Le retour de Scrubs, qui réussit à me prendre par surprise alors que je savais parfaitement qu’il arrivait. J’attendais cette reprise depuis des mois, j’avais la date en tête et pourtant septembre est passé tellement vite que j’ai découvert un peu violemment tout à l’heure (hum, j’écris ça hier soir) que les épisodes débarquaient… alors que j’ai déjà quelques hebdos en retard. Oups. Entre ça et Coven Academy, je sens que mon planning télé ne va pas spécialement s’alléger en octobre.
Bref, on va dire que ça fera de bons articles à parcourir pour vous dans les prochaines semaines – du moins j’espère qu’ils seront bons ! En attendant, bon début de mois d’octobre !
Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E05 – Girl in the Flower Dress – 14/20
Cinq semaines, ça commence déjà à faire long en temps série et il est finalement assez logique que Agents of S.H.I.E.L.D. installe plus sérieusement ses intrigues récurrentes. Avec le recul du rewatch, c’est assez impressionnant de voir les éléments que cet épisode 5 proposent. En tant qu’unité, celui-ci est pourtant un peu moins prenant que les précédents et je comprends assez bien que le public ait pu commencer à s’essouffler à l’époque.
Spoilers
À Hong Kong, un homme capable de créer du feu avec ses mains est enlevé par une mystérieuse femme en robe à fleurs.
Everyone wants to be remembered.
On commence donc une nouvelle fois loin de tous nos personnages, avec Chan qui fait son petit spectacle de rue à Hong Kong avant de rencontrer Raina. J’avais oublié que la saison 1 utilisait à ce point cette formule d’introductions complètement détachées du reste de l’équipe. C’est très série procédurale et ça fonctionne sans doute bien dans NCIS, où l’on sait à peu près pourquoi on nous montre un cadavre au bout de trente secondes, mais dans Agents of S.H.I.E.L.D., on ne sait jamais vraiment ce qu’on regarde ni où cela va nous mener… Et bof ?
La surprise fonctionne malgré tout plutôt bien, surtout lorsque Raina révèle son côté méchant, mais tout de même, je trouve ça long. Raina, par contre… qu’est-ce que j’aime déjà ce personnage. Ruth Negga est tellement bonne actrice et elle me manque ! Son introduction fonctionne immédiatement parce qu’elle n’a besoin ni de menacer Chan ni de lui montrer une quelconque arme : elle comprend simplement son besoin d’être reconnu et lui vend exactement ce qu’il a envie d’entendre. C’est ici le côté manipulateur du personnage qui sert d’intro – et c’est très bien.
Même le nom « Scorch », qu’il trouve ridicule au départ, finit par lui plaire dès qu’elle commence à lui parler de Captain America et de célébrité. La séduction est clairement son arme principale ici et c’est d’autant plus intéressant quand on sait qu’elle deviendra tellement plus que simplement « la fille en robe à fleurs ».
Sur le Bus, Skye et Ward jouent pendant ce temps à la bataille navale et… c’est quand même sacrément difficile de ne pas shipper SkyeWard. Je sais, je sais. On va littéralement découvrir dans cinq minutes que Skye a un mec, mais chaque fois que ces deux-là sont ensemble à l’écran, l’alchimie fonctionne. Elle jubile en coulant son bateau, Ward réclame immédiatement une revanche et Coulson les regarde de loin avec satisfaction. Même May commence d’ailleurs à percer un peu sa carapace puisqu’elle plaisante avec Coulson et lui propose de reprendre leurs entraînements d’autrefois. C’est étonnant après quatre épisodes à la voir envoyer bouler tout le monde.
La disparition de Chan permet surtout d’introduire l’Index, cette liste du S.H.I.E.L.D. regroupant les individus et objets disposant de capacités particulières. Chan y figurait depuis plusieurs années et devait simplement rester discret pendant qu’un agent vérifiait régulièrement qu’il ne représentait pas de danger. Skye trouve évidemment le principe sacrément inquiétant et, franchement, elle n’a pas complètement tort. On nous présente ça comme une manière de protéger les gens, mais Ward reconnaît également que le S.H.I.E.L.D. peut intervenir contre eux si nécessaire. Mine de rien, on a déjà là tout un questionnement autour du contrôle des personnes dotées de pouvoirs qui finira par devenir énorme dans le MCU avec les accords de Sokovie… quelques années plus tard, quoi, et sans qu’on ne mentionne la série. Tss.
En attendant Civil War, le S.H.I.E.L.D. découvre surtout que quelqu’un a piraté ses fichiers sur Chan et que l’attaque vient du Rising Tide. Petit moment gênant pour l’équipe, c’était marrant et tellement le timing whedonien !
Skye jure qu’elle n’y est pour rien et remonte rapidement jusqu’à Miles Lydon, hacker suffisamment doué pour avoir pénétré le Kremlin et être connu de Fitzsimmons. Ward le repère à Austin mais, côté espionnage, il va falloir revoir un peu la copie : Miles le grille immédiatement et réussit à provoquer un immense embouteillage pour semer Coulson. Heureusement qu’on nous dit qu’ils sont géniaux, hein. Finalement, c’est Skye qui le retrouve parce qu’elle l’avait prévenu par SMS avant même son arrivée – et parce que Miles n’est pas simplement un membre du Rising Tide : c’est son mec.
Leur relation permet surtout de voir à quel point Skye a déjà commencé à changer. Miles continue de parler du S.H.I.E.L.D. comme de l’ennemi absolu, là où elle lui répond presque naturellement qu’elle travaille avec de bonnes personnes et refuse désormais de lui transmettre quoi que ce soit de confidentiel. Elle reste pourtant suffisamment attachée à lui pour saboter la mission et l’aider à échapper à Ward. Coulson avait anticipé le problème et May la retrouve tranquillement dans sa chambre au moment où Skye cherche ses vêtements. Le « Get dressed » glacial est parfait, tout comme la petite remarque de Simmons quelques minutes plus tard pour lui signaler qu’elle a oublié un bouton. On se marre bien, en vrai. Et Fitz qui demande à Simmons pourquoi Skye ferait ça alors qu’il pensait qu’elle était leur amie… C’est tout simple, mais ça fonctionne tellement bien pour révéler les dynamiques d’équipe. Cette dernière existe déjà suffisamment pour que sa trahison fasse mal.
Je trouve aussi intéressant que l’épisode ne donne pas totalement tort au Rising Tide. Miles reproche au S.H.I.E.L.D. ses secrets, sa surveillance et son absence de respect des libertés individuelles, et il y a franchement des moments où je suis davantage de son côté. Ce n’est pas comme si l’Index que l’on venait de découvrir rendait soudain l’organisation irréprochable. Seulement, tout est bien fichu pour que la balance penche progressivement : Ward découvre que Miles n’a pas simplement diffusé des informations par idéalisme comme Skye pouvait le faire, il les a vendues pour un million de dollars. Et surtout, ces informations ont permis à une certaine femme en robe à fleurs de mettre la main sur Chan. L’argent venait d’un laboratoire qui travaillait sur des centipèdes. Ah.
Centipede est donc bien de retour après le pilot. Raina fait injecter à Chan le sérum qui renforce considérablement ses pouvoirs et tout l’humour autour du nom « Scorch » est extrêmement Whedon dans l’esprit. Lui commence à l’adopter avec enthousiasme pendant que Debbie, la scientifique déjà vue avec Mike Peterson, est visiblement ravie de ne jamais avoir à l’appeler comme ça. Seulement, Chan n’est pas là pour devenir leur nouveau super-héros : ses plaquettes sanguines résistent naturellement au feu et permettent de stabiliser Extremis. Dès que Centipede a compris ça, il ne reste plus qu’à le vider de son sang. Le passage d’une Raina extrêmement douce qui lui promettait la célébrité à la torture pure fonctionne vraiment bien. Lorsqu’il lui rappelle qu’elle parlait de son « don », elle répond simplement qu’il est justement en train de le donner. Glacial.
Miles et Skye apprennent parallèlement ce qui est arrivé à Chan et leur opposition devient beaucoup plus intéressante. Lui continue d’expliquer qu’il voulait seulement gagner suffisamment d’argent pour vivre et financer leur combat, tandis qu’elle lui rappelle qu’un innocent risque de mourir à cause de ses beaux principes. On comprend aussi que Skye a rejoint le S.H.I.E.L.D. avec un objectif très précis que Miles connaît déjà, ce qui confirme qu’elle continue de cacher quelque chose à Coulson. La relation entre Ward et Miles est en revanche un peu lourde, avec les deux mecs qui se regardent de travers dès qu’il est question de Skye. On a compris, merci, vous êtes en kiff, rah lourdeur.
Coulson et May arrivent finalement au laboratoire avec l’agent Kwan pour libérer Chan, mais celui-ci a déjà été suffisamment manipulé et torturé pour considérer tout le monde comme son ennemi. Il tue Kwan presque immédiatement et décide qu’il est désormais Scorch. Le S.H.I.E.L.D. n’est d’ailleurs pas totalement innocent dans sa colère : Chan leur reproche de l’avoir obligé pendant des années à cacher ce qu’il était et May ne peut pas réellement lui répondre autre chose que la violence ne résoudra rien. Évidemment, il choisit quand même la violence, parce que même si elle le dit en chinois, c’est creux, quoi.
Ward finit par libérer Skye parce que Coulson et May ont besoin d’aide – et d’un piratage des systèmes du laboratoire. Elle réussit à réactiver les systèmes pendant que Scorch se retourne contre Centipede et retrouve Debbie. Raina, merveilleuse jusqu’au bout, monte tranquillement dans l’ascenseur et abandonne la scientifique avec lui après lui avoir souhaité bonne chance. Quelle connasse, Raina, je l’adore. J’ai beau savoir que Debbie vient de faire torturer un homme pour récupérer son sang, sa mort est atroce – et c’est une surprise de faire revenir l’actrice juste pour s’en débarrasser franchement.
Coulson et May comprennent qu’ils ne pourront plus sauver Chan et lui injectent suffisamment de Centipede pour provoquer sa combustion. Miles aide ensuite FitzSimmons à diriger l’explosion vers le toit afin d’éviter de détruire tout le bâtiment. C’est assez cruel puisque le S.H.I.E.L.D. finit donc bien par tuer l’homme qu’ils étaient venus sauver. Certes, ils n’ont plus vraiment le choix après la mort de Kwan et tout ce que Chan vient de faire, mais ça entretient justement cette zone grise que j’aime bien dans l’épisode : le Rising Tide n’a pas complètement tort sur le S.H.I.E.L.D., le S.H.I.E.L.D. n’a pas complètement tort sur le Rising Tide et, au milieu, Centipede profite des failles de tout le monde.
Miles repart avec un bracelet qui l’empêche d’utiliser des appareils électroniques et Coulson le laisse en plus se débrouiller pour rentrer au Texas depuis Hong Kong. Je me souvenais pas que Coulson pouvait être un bâtard aussi. Je sais bien qu’ils sont ennemis, mais en vrai, ça n’a aucun sens de le larguer à l’autre bout du monde sans fric (qu’ils ont détourné pour la famille de Chan) et sans accès à internet ?
À nouveau, je ne suis pas sûr d’être d’accord avec le S.H.I.E.L.D. en fait. La dernière discussion entre Miles et Skye résume assez bien leur évolution : il lui reproche d’avoir changé et elle lui répond qu’il n’est pas celui qu’elle croyait. Cette fois, plus de doute, c’est son ex. Quant à elle, elle n’est pas larguée par l’équipe à Hong-Kong – elle est juste lâchée par tous quand il s’agit d’aller dans le bureau de Coulson. J’ai eu de la peine pour elle, surtout qu’en plus, ça montre que Ward passe son temps off avec May. Dingue.
La confrontation avec Coulson fonctionne très bien malgré un jeu de Chloe Bennet que je trouve peut-être un peu trop appuyé par moments. Elle est encore jeune à ce stade et je ne suis pas certain qu’elle soit toujours très bien dirigée dans les scènes les plus dramatiques. Pour autant, la révélation est importante : Skye cherche ses parents depuis toujours et la seule piste qu’elle a jamais trouvée est un document presque entièrement censuré par le S.H.I.E.L.D. C’est pour ça qu’elle a appris à hacker, rejoint le Rising Tide puis infiltré l’équipe. C’est un peu téléphoné, mais je sais où ça mène et ça me plait encore plus aujourd’hui qu’à l’époque.
Coulson est logiquement furieux d’avoir été trahi après avoir autant défendu Skye, mais il comprend également pourquoi elle a agi ainsi et lui promet de l’aider. En revanche, la confiance est cassée et elle doit porter le même bracelet que Miles. La voir se le mettre elle-même, toute seule dans le bureau après le départ de Coulson, est une sacrée belle image.
Et pendant que Skye se retrouve privée de tout appareil électronique, Raina rend visite en prison à Edison Po. Debbie est morte mais ses recherches ont permis de régler une partie du problème d’Extremis et Centipede peut désormais envisager la suite. Il ne reste plus qu’à prendre contact avec quelqu’un dont on entend le nom pour la première fois : le Clairvoyant. Mine de rien, en cinq épisodes, Agents of S.H.I.E.L.D. a déjà installé Centipede, Raina, le mystère autour de Coulson, celui autour des parents de Skye et maintenant le grand ennemi caché de la saison. L’intrigue générale était quand même sacrément bien préparée dès le départ.
D’ailleurs, cette histoire de Debbie qui meure super vite là, ça me fait tiquer. Y a quand même un petit quelque chose que je remarque sur ces cinq premiers épisodes : tous les acteurs secondaires sont restés des inconnus depuis la fin de la série, non ? C’est marquant, parce qu’en parallèle, je regarde (pour la première fois) The Good Wife et il y a plein de guest-stars qui, depuis, sont devenues super connues dans d’autres séries. Je m’attendais à voir quelques visages devenus familiers, mais pour l’instant, rien – à part Raina, bien sûr, mais elle a un rôle qui va dépasser ce simple épisode alors elle est déjà un peu à part, je trouve. C’est fou : personne n’a donc fait ses armes dans Agents of S.H.I.E.L.D. ?
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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television
The Rookie – S08E11 – Aftermath – 14/20
L’épisode s’en tire bien pour montrer les conséquences du bordel mis en scène dans le précédent, sans pour autant se concentrer uniquement là-dessus. J’aime bien le développement de l’intrigue et des fils rouges. Pour autant, j’ai du mal à enchaîner les épisodes comme j’ai pu le faire sur d’autres saisons. La série passe toujours bien, mais elle n’est pas ma priorité.
Spoilers
Il y a forcément des conséquences à l’apocalypse de zombies. Les voici.
Les points forts
– L’épisode se concentre sur la reprise du taf de Lucy après quelques semaines de pause. Elle s’en veut toujours d’avoir tué Martin qui était aussi une victime et elle peut compter sur Tim pour l’aider à faire la part des choses. Elle est bien sur confrontée à la famille de Martin. Je n’en attendais pas moins de la part de la série et ça fonctionne bien quand la sœur vient l’accuser d’être meurtrière. J’ai adoré l’explication finale, mais j’ai peur que la série n’en reste pas là.
– La série en revient à l’intrigue de Liam et j’aime suffisamment l’ensemble pour que ça me motive. Cet épisode a un capital sympathie après le précédent de toute manière ; mais aussi avec sa guest (super costume rouge, en plus). C’est un peu gros d’avoir Novack qui s’accuse des crimes de Liam, mais le fait que ça énerve Nyla et Angela, ça me va. Il est bon en plus : il a des détails que personne ne peut avoir et sait reconnaître ou non ses victimes. Bien sûr, Wes, Nyla et Angela n’achètent pas du tout cette histoire et cherchent aussitôt à comprendre ce qu’il s’est passé – allant jusqu’à soupçonner Vivian de communiquer des infos top secrètes.
– Bien évidemment, Lucy est confrontée dès son premier jour à une fusillade, même si Tim fait tout pour la protéger. C’est très bien pour montrer qu’elle est prête à revenir sur le terrain, je suppose.
Les points faibles
– Gray parlant de sa vie romantique à Tim, je ne m’y fais pas. Je sais que ça fait plusieurs saisons que Gray est devenu pote avec tout le monde pour donner un rôle à l’acteur, mais ça n’empêche que je le vois toujours comme leur supérieur et ça me fait étrange – pas faute d’être pote moi-même avec des gens qui ont des postes à responsabilité, pourtant. Je sais que ce sont des humains… mais je n’accroche pas.
– J’ai trouvé que c’était étrange d’avoir Celina qui s’inquiète pour Lucy en passant par John. Qu’elle ne puisse pas parler de l’affaire avec elle, admettons, mais la série ne fait pas tant état des règles ou de la crédibilité habituellement.
– Le fil rouge autour de Bailey continue et c’est toujours aussi peu intéressant. Le fait que Zuzu s’inquiète pour Bailey est un retour sympa d’une vieille intrigue, on va dire, mais ils n’ont jamais trop su quoi faire de cette IA quoi.
– Pas fan du tout de l’arrivée des prisonniers dans cet épisode, ça faisait tellement western !
– Ai-je déjà dit que Randy ne me faisait pas rire et que je le trouvais agaçant ? Parce que ça ne change pas. Le priver de son accent ne change rien au fait que le perso me soule, sorry, et tout l’humour autour de lui ne me fait pas rire. Je n’arrête pas d’écrire ça en ce moment sur les séries, elles ne parviennent pas à me faire rire. C’est fou.
– Smitty est plus malin que Tim avec la photo ? Franchement, c’est abusé tellement c’est évident. Lucy n’a aucun mal à s’en rendre compte quoi.
– Même si ça fait un bon cliffhanger d’avoir Liam qui sort de prison, Nyla n’apprend pas de ses erreurs et le menace à nouveau. Franchement, ça m’a soulé, pourtant j’aime l’intrigue et les persos… Pas malin.
Photograpie promotionnelle de l’épisode — Lionsgate Television / 20th Television.
Cette semaine sur le blog #5 : j’ai bien accroché au pilot de Line of Fire
Salut les sériephiles,
La semaine dernière, je vous annonçais que je n’avais plus d’avance sur les articles et, finalement, le blog aura encore plutôt bien tourné. Je triche un peu avec cet article-ci qui est planifié depuis vendredi, cela dit. Le bilan est bon : je suis à jour dans les séries hebdomadaires que je voulais regarder et j’ai réussi à publier normalement avant ce week-end où, comme prévu, je suis parti profiter d’un petit shoot de dopamine dans le sud. Oui, on est comme ça ici, on prévoit de fuir la grisaille parisienne l’année où il n’y a pas tellement de grisaille.
Ces sept derniers jours auront en fait été plutôt productifs : une nouvelle série testée, le retour de « Performance remarquable » et un article que je repoussais depuis un moment – oh, j’en ai d’autres qu’il va falloir que je prenne le temps de publier d’ailleurs.
Une fois de plus, c’est pas tellement le sujet, donc revenons-en à nos moutons :
Côté visionnage
C’est comme les semaines précédentes et vraiment ce mois de septembre aura été plus routinier que d’habitude sur le blog : The Rookie continue, mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. aussi, Last Seen fonctionne toujours bien sur moi et le succès de Lanterns me laisse assez perplexe (malgré des épisodes qui peuvent être très réussis individuellement, hein, je trouve que ce n’est pas si fou).
La vraie nouveauté de la semaine, c’est donc la diffusion du pilot de Line of Fire. J’espérais avoir le temps de tester et je suis vraiment content de l’avoir fait : le pilote m’a beaucoup plu. 18/20 pour commencer, c’est rare ces dernières années, mais voilà, c’est exactement le genre de nouveauté que j’espérais voir à la rentrée : une série de network avec plein de personnages, des relations déjà compliquées et plusieurs intrigues lancées dès le départ. Je ne peux que la conseiller !
Côté blog
Contre toute attente, j’ai aussi réussi à caser deux articles en dehors des critiques cette semaine. D’abord le retour de « Performance remarquable », que j’espérais avoir le temps d’écrire et puis… Disneyland Paris, évidemment ! Deux semaines que l’article me démangeait ! Bref, je comptais aller au cinéma, j’ai changé mes plans et ça m’a au moins permis de passer une soirée magique (forcément) sur le parc. Je vous partage ça avec une avalanche de photos des décos d’Halloween déjà en place, bien sûr :
La semaine prochaine sur le blog…
Puisque Disneyland Paris a gagné cette semaine alors que je pensais passer dix jours loin du parc, le cinéma est normalement repoussé à demain soir. Bref, vous l’aurez compris, je vais ENFIN revoir Avengers Endgame sur grand écran. Je n’y vais pas tellement pour l’ambiance (petit cinéma, il n’y aura pas grand monde) ou pour les scènes supplémentaires (ça va m’agacer la bande-annonce du prochain et tout), mais vraiment juste pour le kiff et le repos (j’anticipe le contrecoup du week-end, quoi).
Pour le reste, pas le temps de me remettre de mon week-end : le prochain podcast 42 minutes est en direct mardi à 21h et, ensuite, ben DLP mercredi, puis un enchaînement spectacle, concert et crémaillère fera qu’on sera de nouveau dimanche. Entre ça et, forcément, le boulot, je ne vais pas poser les pieds par terre.
Autant dire que je ne m’attends pas à une semaine particulièrement riche en visionnages ou en articles, donc, surtout que je n’ai pas tellement d’avance ; même pour The Rookie, oui. Je vais essayer de suivre mes hebdos et de ne pas trop accumuler de retard ; mais je ne fais pas de promesse vaine.
Et pour ne rien arranger à mon planning qui déborde, Disney + va commencer la diffusion de Coven Academy vendredi. J’ai trop hâte !
Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?
Salut les sériephiles, Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en…
Allez, bonne semaine à tous – je vous la souhaite aussi chouette que celle qui se prépare pour moi !
Image à la une : affiche promotionnelle de Line of Fire (NBC)
Affiche promotionnelle Avengers Endgame (Marvel)











