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Bienvenue sur le blog

Septembre m’a un peu échappé. Entre la reprise du boulot, les semaines trop remplies et les retards accumulés, je n’ai clairement pas tenu le rythme d’août. J’ai quand même réussi à publier autour de Lanterns, Resident Evil, Disneyland, sans oublier mes hebdos et quelques autres articles. Bref, le blog a continué à vivre malgré tout, et avec la rentrée séries qui commence enfin vraiment, j’espère qu’octobre me permettra de retrouver un peu d’élan (et de sommeil !).




Grey’s Anatomy (S23)

On en était où ?

Alléluia, mais spoilers : Teddy et Owen ont enfin décidé de quitter Seattle pour Paris ! Quel bonheur de s’en débarrasser. Sinon, Meredith a demandé Nick en mariage, Kwan s’est fait virer et Amelia se retrouve dans un triangle amoureux avec Toni et Cass. Pendant ce temps, Jo envisage carrément d’abandonner la chirurgie, Link se drogue aux antidouleurs, Bailey est dans une situation compliquée et Lucas et Simone semblent bien décidés à continuer de nous faire subir leur romance.

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Ce que j’en attends

Après 22 saisons, la série revient pour seulement 13 épisodes et ça m’inquiète beaucoup. Je trouvais déjà que la saison précédente avait le problème d’avoir voulu bâcler certaines intrigues faute de temps et face à trop de personnages à gérer. S’il n’y a que treize épisodes, j’avoue me poser la question aussi de savoir ce que feront les acteurs. Certes, Kwan est parti faire Danse avec les stars, grand bien lui fasse, mais les autres ?

Après vous me direz Owen et Teddy sont partis ! Cela en fait déjà deux de moins à gérer, surtout qu’ils nous en auront bouffé du temps d’écran pour pas grand-chose. Dire que j’adorais Teddy avant qu’elle soit pourrie par Owen. M’enfin, faut que je m’en remette et que je passe à autre chose maintenant, parce que ça y est, c’est sûr, ils sont partis. CHAMPAGNE. J’espère que leur départ permettra de donner davantage de place aux autres personnages, notamment aux résidents dont les histoires m’intéressent bien plus. Bon, après, si on pouvait aussi éviter que Lucas et Simone deviennent les nouveaux Owen et Teddy, ce serait pas mal.

En attendant, je suis surtout curieux de voir ce que la série va faire de Jo, Amelia ou Kwan. Et puis, c’est Grey’s Anatomy : je sais déjà que je vais râler devant certains choix (Lincoln…), que des personnages vont possiblement me surprendre en bien (comme Jules ces deux dernières saisons). Je vais aussi oublier la moitié des intrigues d’ici un an, mais pas grave, je vais continuer à adorer retrouver tout ce petit monde chaque semaine. Comme d’hab.

Note moyenne de la saison : –/20

Grey’s Anatomy – S23E01 – Collide – 16/20

Je m’inquiète un peu d’avance de savoir qu’il n’y aura que treize épisodes et que les scénaristes n’ont pas du tout réduit le nombre d’intrigues, bien au contraire. C’est un début de saison efficace pour replacer tout le monde dans son contexte, nous redonner nos petites habitudes et apporter juste assez de nouveautés et de…

Grey’s Anatomy – S23E02 – Slippin’ and Slidin’ – 14/20

Comme je le pressentais à la fin de l’épisode précédent, la routine s’installe déjà à nouveau. On met de côté certaines intrigues, on avance vite sur d’autres et le tout donne un épisode on ne peut plus classique qui rétablit rapidement le statu quo de l’année passée. Croyez-le ou non, ça ne me dérange pas…

Glee revient : excellente nouvelle ou très mauvaise idée ?

Salut les sériephiles,

J’avoue, après avoir dit pas plus tard que cet été qu’on ne m’y reprendrait plus et que j’arrêtais définitivement tout ce qui portait le nom de Ryan Murphy, je ne m’attendais pas à écrire un article sur le retour de Glee aujourd’hui. Et pourtant, c’est officiel : onze ans après la fin de la série, Disney+ et Hulu viennent de commander en ce 21 octobre 2026 un reboot ! Il y avait bien quelques rumeurs depuis plusieurs mois, ça s’était intensifié ces dernières semaines quand Ryan Murphy disait y réfléchir puis annonçait au calme avoir écrit quelque chose… mais c’est désormais officiel et je ne sais vraiment pas quoi en penser !

Pour l’instant, on ne sait pas grand-chose du projet. Ryan Murphy a retrouvé Brad Falchuk et Ian Brennan pour écrire un scénario (bah oui, autant reprendre la même équipe chaotique connue pour faire du fan service qui se plante non stop car il arrive six mois après à chaque fois) et aurait discuté avec une dizaine d’acteurs de la série originale. Dingue, il en a trouvé dix encore en vie…

Bon, c’est plutôt un revival qui se profile, tant mieux, car recommencer à zéro aurait été bizarre. Et donc, dès ce soir, du côté du casting, on apprend que Lea Michele devrait reprendre son rôle de Rachel Berry, pendant que sur Twitter Chord Overstreet a annoncé le retour de Sam et qu’Heather Morris a confirmé sur Instagram celui de Brittany. Il n’y a pas encore de date de diffusion, ni même de véritable synopsis, c’est ridicule de s’en faire tout un pataquès car on a vu l’échec horrible que ça a été pour le reboot de Buffy annulé avant même le tournage (je les déteste !), qu’on sait les tensions entre les acteurs, qu’on sait les risques d’échec que ça représente… mais… C’est Glee !

J’ai adoré cette série, même si je sais avoir passé bien plus de temps à la critiquer qu’à regarder ses épisodes. Il faut dire que côté écriture, les scénaristes faisaient absolument n’importe quoi – c’est ce qui faisait le charme, on va dire. Les personnages changeaient de personnalité d’un épisode à l’autre, les intrigues étaient abandonnées en cours de route et certaines chansons semblaient choisies avant même qu’on se demande comment les intégrer à l’histoire (oh, cet épisode où Rachel drague Will). C’était souvent ridicule, mais ça ne m’empêchait absolument pas de revenir chaque semaine.

Ben oui, il y avait la musique tout de même ! Je pense vraiment que la série a rempli mes playlists pendant des années et, franchement, combien de fois me suis-je retrouvé perdu sur Youtube à regarder des dizaines et des dizaines de vidéos de reprise des chansons ? Rien que pour ça, je suis heureux de cette annonce. J’écoute toujours certaines reprises de la série, des années après sa conclusion. Franchement, certaines reprises sont meilleures que les originales, vous ne me l’enlèverez pas de la tête !

En plus, je serais ravi de découvrir ce que Glee pourrait faire avec les tubes sortis depuis 2015. Il y a quand même de quoi s’amuser : j’attends déjà tellement impatient une reprise d’Olivia Rodrigo (je vais détester, c’est sûr, sauf s’ils l’invitent pour qu’elle chante Déjà Vu et alors je DECEDE parce qu’elle cite ses rewatchs de Glee dedans, c’est tellement leur humour meta, je veux que ça arrive !) ou le retour d’un épisode Lady Gaga. Puis, même, en vrai, il y a plein de chansons qui n’ont pas de version Glee. Franchement, comment ça, ils n’ont jamais repris Eternal Flame ?

Voir aussi : Les 5 meilleures bandes originales de séries

En revanche, j’ai beaucoup plus de mal à imaginer ce reboot avec les personnages originaux. Ils ont grandi, forcément, et le concept de départ reposait sur un groupe de lycéens qui chantaient dans une chorale. Retrouver les anciens acteurs me ferait plaisir, mais pour raconter quoi ? Les dernières saisons galéraient déjà à justifier les retours au lycée. Ils sont encore trop jeunes pour avoir des enfants au lycée, ça va juste être gênant, non ?

Cela dit, la série était aussi fabuleuse pour tous ses persos LGBT et j’ai souvent entendu dire qu’il y avait eu un avant et un après Glee pour la communauté gay. C’est vrai que niveau acceptation, elle a fait beaucoup pour… beaucoup. On la remercie fort et je vois un intérêt certain à son retour alors qu’on fait face à une montée terrifiante de l’homophobie et de la transphobie ces dernières années. Pour bosser en collège, je vous assure que c’est violent, l’air de rien ! Bref. Effectivement, rendez-nous un Glee de qualité pour contrer tout ça.

Et puis, impossible pour moi de ne pas penser au casting original. Finn, bien sûr, Puck (au secours) évidemment et puis… Santana, quoi. Elle était de très loin mon personnage préféré, et son absence avait déjà contribué à me faire décrocher de la dernière saison.

Alors imaginer Brittany revenir sans elle, forcément, ça me fait quelque chose – je ne suis pas tout à fait remis de la mort de l’actrice, même six ans après (putain, déjà !). Ce nouveau Glee ne pourra pas retrouver complètement ce que j’aimais dans la série originale sans elle – même si je ne doute pas qu’ils sauront nous inventer une nouvelle bitch hyper efficace.

Reste à savoir si c’est vraiment ce qu’on doit lui demander. J’aimerais surtout retrouver son humour, ses excellentes performances musicales et cette capacité qu’elle avait parfois à nous émouvoir entre deux intrigues complètement absurdes. Je suis en grand manque de séries musicales depuis quelques années, en tout cas, alors je sais que je vais retomber dedans et me lamenter énormément.

Je n’ai jamais eu l’occasion de critiquer Glee sur ce blog et je me demande vraiment comment je vais faire, parce que bon, je passais la moitié de mes épisodes à chanter et délirer sur les grimaces, mimiques et réactions de chacun à l’arrière-plan, quand je n’étais pas à trouver incroyables les tenues de chacun ou les répliques complètement lunaires et hilarantes… Quelle série chaotique et si parfaite tant elle était imparfaite ! C’était n’importe quoi, Will devrait être en prison et pourtant, on en redemandait toujours (en tout cas, moi j’en redemandais !) :

Bref, j’arrête de vous bombarder de quelques-unes des reprises les plus iconiques à mes yeux. Vous aurez compris que je suis curieux. Très curieux, même. Dire que ça fait cinq ans qu’on se dit qu’il faut qu’on ponde un podcast dessus, j’ai trop hâte (parce que maintenant, c’est sûr qu’on fera un 42 minutes sur la série). Quant à la réponse à la question que je pose en titre, vous aurez compris à la lecture de cet article que je pense à la fois que c’est une très mauvaise idée (peut-être même la pire du monde) et une excellente nouvelle.

Vraiment, je ne sais pas encore si c’est une bonne idée de ressusciter Glee, mais… Don’t stop believing, pas vrai ?

N’hésitez pas à me dire dans les commentaires ce que vous pensez et surtout quelles sont vos reprises préférées, histoire de me perdre encore trois heures sur Youtube…

VisionQuest – S01E04 – Malware – 14/20

Je suis tellement frustré ! Je comprends les démarches et les intentions de réalisation, je vois en quoi c’est censé être brillant ou au moins réussi, mais ça ne prend pas du tout sur moi. Je suis hermétique à une grosse partie de l’humour, l’écriture est trop souvent prévisible et quand elle ne l’est pas, c’est la structure même de la série qui nous permet de comprendre à l’avance ce qu’il va se passer (le résumé de début d’épisode, par exemple). Bref, ce quatrième épisode est le moins bon pour l’instant. Je suis rassuré par la fin qui promet une suite sûrement plus efficace, mais je suis déçu que ce ne soit pas aussi génial que j’espérais. En fait, je crois que j’en attendais juste trop et que c’est finalement une série Marvel assez basique. Elle manque de l’originalité et du grain de folie des deux premières de la trilogie, alors qu’elle essaie pourtant de l’avoir et fait tout pour… sur le papier !

Spoilers 

Butcherbird est la nouvelle menace qui occupe totalement l’esprit de Vision.

I control alt delete you from this place.

Si avec ces titres, on n’a pas compris que Vision était une machine informatique, je ne sais pas ce qu’il nous faut, hein. L’épisode commence par un très long résumé des épisodes précédents et ce n’est pas très utile avec une diffusion si précipitée de deux épisodes par semaine, hein. Je trouve ça vraiment dommage qu’en moins de 24h, je me retrouve à voir la moitié de la saison, mais en même temps, je n’arrive pas à m’arrêter. Quant au résumé, je n’aime pas trop qu’il me spoile l’air de rien sur les thématiques à venir. Je veux dire on commence par un long résumé sur Ultron que Vision ne veut pas tuer parce qu’il souffre, ça sent déjà le moment où Ultron va s’échapper et s’émanciper vraiment pour devenir le grand méchant de la série (il serait temps).

Dans la réalité, Vision est toujours à l’hôtel avec Tommy. Seulement, dans sa tête, il est en train de papoter avec Butcherbird. On voit Ultron se débarrasser sans mal de cette intruse et demander à Edith de couper la connexion, là où Vision préfère lui parler. Il cherche à apprendre plus d’elle, surpris de voir qu’une autre synthézoïde a été créée.

Moi, je la trouve particulièrement idiote : sa demande à Vision est simple, mais ridicule. Elle veut qu’on la laisse tranquille, sinon elle s’en prendra à lui et à Tommy. Soit. MAIS POURQUOI TU LE CONTACTES SI TU VEUX ÊTRE TRANQUILLE ? Il ne savait pas qu’elle existait ? C’est particulièrement idiot, tout ça. Je ne comprends pas. Il n’y a qu’Ultron qui semblait s’intéresser de loin à tout ça et maintenant l’attention de Vision est attirée.

Loin de la conversation Butcherbird/Vision, les autres IA tentent de libérer Vision de l’influence et de la connexion entre Vision et Butcherbird. Pour ce faire, la série part en parodie d’exorcisme, avec Edith qui prend une Bible et se met à réciter des prières dont certains mots ont été remplacés par du langage informatique un peu grand public. C’est supposé ajouter une touche comique, mais je n’accroche pas tellement à ce décalage : je le trouve, une fois encore, simpliste ; pas bien crédible et pas… Efficace ? Que c’est dommage.

S’il n’est pas efficace pour me faire rire ou me convaincre que c’est une écriture brillante (pourtant, tous les codes sont là, ça devrait me plaire !), il est efficace pour chasser Butcherbird de l’esprit de Vision.

Le lendemain matin, Tommy essaie de se renseigner sur ce dont son père a besoin pour fonctionner. Le truc, c’est que Vision est perdu dans ses « pensées », à savoir une conversation avec Edith et Friday. Je n’arrive pas à accrocher plus que ça à toute cette partie de la série, surtout que, sans surprise, ça mène à Ultron qui explique ce qu’il sait – c’est une tueuse en série – et à Vision qui décide de traquer Butcherbird. C’est tellement fabriqué comme intrigue ! Il suffisait que Butcherbird continue ses meurtres dans son coin pour être tranquille.

Et puis, je dois bien dire que je n’accroche pas plus que ça aussi parce que l’humour qu’apporte Edith me paraît un peu trop hors propos. Je n’arrive pas à détacher l’actrice, que j’adore, de son rôle de Jennifer dans 12 monkeys et du coup, je ne sais pas, il y a un décalage. Bref, la décision est prise de toute manière.

Une fois de plus, ce qui m’intéresse dans ce début d’épisode, c’est plutôt la dynamique entre Vision et Tommy. Alors que le père raconte ce qu’il a décidé de faire, Tommy se voit déjà en sidekick au côté de son père. Pourtant, ce n’est pas trop le plan de Vision si l’on en croit les interruptions permanentes d’Ultron. Je ne vais pas vous mentir, Ultron me soule peut-être encore plus sous cette forme humain que lorsqu’il était une machine voulant détruire le monde entier.

Bien sûr, les scénaristes en profitent pour mettre en place quelque chose qui pètera ensuite à la gueule de Vision : Tommy se confie, à l’occasion de l’anniversaire de Sokovie (ben voyons), sur sa peur et sa haine d’Ultron, avant de vouloir savoir à qui parle son père lors de ses absences. Comme en plus, juste avant ça, il vient de saluer l’importance de l’honnêteté entre eux, cela laisse Vision dans une position délicate. Plutôt que de lui dire qu’il parle à Ultron, Vision parle de toutes les autres IA. Ben super.

Tommy est fasciné par la présence de ces 4 fantastiques en Vision et il insiste pour l’aider dans sa traque de Butcherbird. Vision finit par accepter, mais malheureusement, toute la première étape se déroule dans sa tête. Je n’apprécie pas tellement la mise en scène qui en découle, principalement parce que je suis resté hermétique à leur humour. C’est vraiment dommage.

Dans sa tête (je le simplifie comme ça parce que je ne sais pas comment appeler cet espace), Friday explique qu’elle et Edith sont confrontées à une difficulté pour hacker Interpol. Il faut donc envoyer Vision et Ultron (pourquoi Ultron ??) faire face à ces bots. Il n’en faut pas plus pour que ça tourne en parodie de cop show. On a d’abord affaire à un duo d’enquêteurs en Vision et Ultron : ils se déplacent dans un commissariat où les flics sont des bots. Si Ultron veut tuer tout le monde, Vision a une approche plus subtile.

C’est un peu amusant, mais la parodie va trop loin. J’aime l’idée des vérifications à passer, avec le « combien de bouches à incendie y a-t-il ? » et « quel est le mot de passe ? » à base d’un calepin instagram, mais je trouve que c’est un univers qui ne correspond pas tout à fait à Vision en fait. Et aux IA Marvel en général. Tout le ton décalé, toute la parodie, c’est bizarre. En vrai, c’est brillant d’un point de vue formel : la trilogie est ainsi complète, on retrouve à nouveau un élément qui était vraiment dans l’ADN de WandaVision. Seulement voilà, ça ajoute un décalage et un humour qui n’était pas constitutif de Vision ou Ultron à la base. Ou Friday. C’est moins vrai pour Jarvis, mais il est mort de toute manière.

Ultron et Vision obtiennent ce qu’ils veulent et rentrent dans la tête de Vision où tout s’est transformé en salle d’enquêteurs. Franchement, la parodie est plutôt réussie, mais je ne suis pas fasciné par ce qui est proposé, à nouveau. Pourtant, les actrices sont exceptionnelles et même Dum-e et U ont leur rôle à jouer. Enfin, cela dit, l’humour autour de ces derniers… Je ne sais pas, je crois que ce n’est tout simplement pas mon humour qui est utilisé dans la série, en fait. Que c’est frustrant de voir à quel point c’est bien fait, mais à quel point j’y suis hermétique (que c’était lourd la blague autour de « I… » à compléter avec « A »). BREF, je ne peux que me répéter et je n’ai pas fini de le faire, mais sinon, du côté de l’intrigue, on apprend que les victimes travaillaient toutes pour Markridge Biotech, une société dont les recherches ont servi de base aux IA de Tony Stark. Mieux encore, sur chaque cadavre, Butcherbird récupère des éléments biologiques, cherchant clairement à réunir des clés biométriques pour ouvrir… quelque chose.

On finit par sortir de la tête de Vision, heureusement pour retrouver son duo avec Tommy. Ce dernier décide de présenter Lisa à son père. Je suis content qu’elle revienne dans la série car c’est un personnage que je trouve plutôt prometteur. Par contre, j’ai trouvé un peu lourd l’humour de Vision (décidément, c’est mon refrain répétitif pour cet épisode !) qui a largement les connaissances pour ne pas parler des phéromones de son fils en public comme ça. Bref, c’est pas le sujet.

Le sujet, c’est que Tommy pense avoir besoin de l’aide de Lisa pour infiltrer un gala où se trouve la prochaine victime du Butcherbird. J’attends le moment où on nous révèlera que c’est un piège, mais bon, en attendant, j’apprécie plutôt bien les répliques entre Tommy et Lisa. Je ne peux pas en dire autant de la scène où Lisa joue les pickpockets pour récupérer les invitations au Gala dans la poche des gens. Cela commençait plutôt bien avec une diversion en italien pour Vision et Tommy, mais c’est finalement terriblement mal écrit : ils hurlent, Lisa siffle quand elle a les places, ils la regardent et personne ne voit qu’elle a soudain quatre bras ? C’est trop dommage, car il y avait une belle idée.

Dans le même genre, je trouve qu’il y a une bonne idée à ajouter de la friction et un désaccord entre Lisa et Tommy, mais ça arrive trop vite dans l’épisode. Il est vraiment juste odieux avec elle sans vraie raison quand il lui balance qu’elle est orpheline et lui non. J’aime que ça ramène encore Wanda dans la conversation qui suit : Tommy explique à son père qu’il a déconné et que ses excuses n’ont pas servi à grand-chose, alors Vision lui fait remarquer qu’être désolé et dire désolé, ce n’est pas exactement la même chose. C’est ce que Wanda lui disait à lui. Tommy remarque comme moi que Vision parle de son ancien lui comme s’il s’agissait de lui. J’aime beaucoup !

Bon, ils sont en tout cas à un gala sur l’IA et la robotique, avec pour intention de protéger la prochaine victime de Butcherbird. Quand elle débarque sur scène, cette future victime fait un petit topo sur J.I.M le premier robot/IA qui a existé. Si Vision en conclut qu’il manquait une Pierre de l’Esprit à cette IA pour être vraiment efficace, Tommy en arrive à la conclusion un peu lourde qu’il lui manquait une famille.

Dans la conversation, Vision fait aussi une erreur de débutant en indiquant qu’il y a cinq IA en lui. C’est idiot : Tommy le confronte forcément sur cette cinquième IA dont il n’a pas parlé plus tôt au motel et, dans la conversation, lui rappelle qu’il est un ordinateur quantique incapable de faire une erreur. À quel moment un ordinateur quantique est-il capable de se planter sur un mensonge qui date de moins de 24h donc ?

Tout cela fait rire Ultron alors que Tommy insiste vraiment pour savoir qui est la cinquième IA. Vision tente de gagner du temps, mais Tommy comprend par lui-même que c’est Ultron qui est dans la tête de son père. C’est simple à comprendre vu qu’ils sont à une conférence sur ces deux IA spécifiquement. J’aime bien ce que ça donne, mais je pense que ça aurait pu être encore plus prenant si on avait eu un flashback (ouais, j’en suis à réclamer des flashbacks, rien ne va plus) pour vraiment comprendre la haine de Tommy envers Ultron.

De manière maladroite et vraiment détachée du reste de l’intrigue, la série continue sa réflexion sur l’identité et sur ce que chacun est avec le personnage d’Edith. Elle se retrouve dans une conversation avec Ultron à évoquer son passé et la personne à partir de qui son avatar a été créé. Elle veut en savoir plus sur cette humaine pour savoir qui elle est, mais Ultron lui fait remarquer qu’elle n’est pas exactement elle et qu’elle ne le sera jamais – elle prolonge son existence en vivant la sienne. J’ai eu l’impression que la scène était surtout un moyen de prolonger l’épisode. Il y a d’autres scènes que j’aurais aimé avoir à la place, notamment entre Lisa et Tommy, mais bon.

Ce n’est évidemment pas complètement détaché : le but est qu’Edith poursuive la réflexion sur l’identité afin de se demander à partir de qui est créé l’autre synthézoïde. Cela a son importance puisque Butcherbird débarque pour tuer sa victime au gala. Elle se retrouve ainsi opposée à Vision, à qui elle dit « Je t’avais prévenu de rester en dehors de ça ». OUI MAIS POURQUOI ? Si tu n’avais rien dit, il ne serait pas là. Non, ça ne prend pas cet épisode.

Vision tente d’empêcher Butcherbird de défigurer sa victime, mais se fait rapidement battre. Par chance, Tommy maîtrise assez ses pouvoirs pour sauver à temps la femme, attirant aussitôt la colère de Butcherbird sur lui. Vision le protège alors en se battant contre elle, mais elle est bien plus forte que lui. Ultron lui conseille de lui rappeler qui elle est, puisqu’Edith a fini par comprendre qu’elle était créée à partir du Dr Josephine Carrington.

L’appeler par son nom fonctionne un temps, mais un court instant seulement. Par contre, Butcherbird affirme qu’elle est réellement Joséphine. Une humaine transformée en robot ? Attendons de voir ce que nous dira.  Perdant le combat, Vision parle avec Ultron et ce dernier réussit à le convaincre de lui faire confiance. C’est tellement téléphoné ! On le voit tellement venir de très loin : Ultron demande à Vision de lui laisser le contrôle car grâce à lui, ils pourront s’en sortir en vie. Non mais sérieux ?

Tu laisses ton corps à une IA qui voulait tuer tous les bots y a pas vingt minutes ? Evidemment que ça va mal tourner. Ce qui est top, c’est que Paul Bettany est suffisamment bon pour changer du tout au tout et devenir un vrai méchant aussitôt : quel kiffe d’entendre les phrases cultes d’Ultron à nouveau ! C’est une bonne chose et ça me donne envie de voir l’épisode suivant qui devrait être meilleur que celui-ci ! Après, c’est tellement peu surprenant que ce soit en fin d’épisode 4 qu’Ultron se réveille, c’est tellement la construction de toutes les séries Marvel habituellement que je suis un peu déçu. Je veux dire, je phase dessus, mais WandaVision et Agatha All-Along avaient au moins l’originalité pour elles et prenaient vraiment par surprise dans leur construction, il me semble.

En attendant, il faut finir cet épisode et bon, c’est pas glorieux, je n’ai pas assez accroché pour m’étendre beaucoup plus. Ultron prend le contrôle de Vision, enfermant toutes les IA dans un confinement prévisible et expliquant à Tommy qui il est. La victime de Butcherbird qu’il fallait protéger coûte que coûte ? Ultron la sacrifie sans hésiter une seule seconde, oups. Bon, en fait, il est malin : il fait en sorte qu’elle soit complètement anéantie afin que Butcherbird ne puisse récupérer d’elle ce qu’elle voulait (sa clé biométrique, donc). Effrayée par ce à quoi elle fait face et agacée d’avoir perdu le contrôle, Butcherbird s’enfuit tandis qu’Ultron demande à Tommy de l’appeler papa. Il l’embarque avec lui… Ouais, vivement la suite, hein. Rendez-vous la semaine prochaine pour… Firewall. Encore un titre bien inspiré !

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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television

VisionQuest – S01E03 – Reboot – 16/20

Je suis bien partagé devant cet épisode 3, je dois dire : j’adore le duo qui se dessine et l’écriture approfondie de ces personnages, mais pas tellement l’intrigue en elle-même. Il y a de grosses ficelles d’écriture et un humour qui ne prend pas toujours sur moi, ce qui affaiblit l’ensemble, mais ne m’empêche pas d’avoir envie d’absolument tout savoir de l’avenir de ces personnages. Pour moi, la série réussit quand elle se concentre sur leur dynamique et, heureusement, cet épisode le fait à plusieurs reprises. De toute manière, ce que j’attends, c’est le projet suivant avec de vraies retrouvailles – et il n’est pas encore annoncé alors je peux attendre longtemps.

Spoilers 

Vision et Tommy ont le temps d’apprendre à se connaître entre deux possibles attaques de Paladin.

This is not a conversation for unstable systems.

Je sais, c’est un peu abusé : deux semaines sans critique de série et d’un coup, quatre épisodes de la même… Mais bon, j’accuse la diffusion Disney + que je trouve bien naze de nous proposer deux épisodes par semaine. Cette fois, je peux voir les épisodes le jour de leur diffusion, donc à quoi bon attendre ? En plus, hier soir, j’étais bien motivé par la série.

Je reconnais que c’est un peu moins le cas en la lançant ce matin : cela me fait le même effet que sur les séries Apple, c’est-à-dire que je suis à fond une fois devant, mais que j’oublie bien vite dès que l’épisode se termine. On n’est pas sur du Buffy, quoi. Bref, ce n’est pas le sujet, mais en même temps, la série semble oublier son sujet également quand elle reprend. En effet, on nous introduit à présent une nouvelle menace sous la forme d’un « butcherbird killer », un tueur en série qui grave des ailes au sol sous le corps de ses victimes. OK ? C’est vraiment étrange comme ça sort de nulle part au début de ce troisième épisode, mais soit.

Quand on les retrouve, Tommy est évidemment paniqué de voir que l’état de Vision ne va pas en s’améliorant. Il s’est fait tirer dessus et le petit humour autour du « tu peux m’appeler Monsieur Ultron » ne suffit pas à nous faire oublier que c’est la merde. La seule personne capable de sauver Vision serait Banner, mais Banner n’est pas disponible. Heureusement pour lui, Vision a plein d’IA dans sa tête pour chercher à le sauver.

Friday n’est pas encore remise de la mort de Jarvis qu’elle doit trouver un moyen de sauver son hôte. Finalement, Vision se débrouille bien tout seul – alors qu’Ultron semble n’en avoir rien à faire de voir son hôte en train de crever. En 187 secondes, Vision trouve heureusement un moyen de se sauver la vie avec l’acide sulfurique contenu dans une vieille batterie dans le coffre de la voiture. Je ne suis pas convaincu du tout sur ce coup-là, surtout qu’apparemment Paladin n’est pas à leur trousse. Cela n’a pas trop de sens de les laisser filer, c’est une solution sortie de nulle part l’acide sulfurique… Franchement, on se moque un peu de nous.

Vision s’évanouit quelques instants, on nous fait un petit gag avec des extincteurs utilisés sur Edith, puis on passe à ce qui pourrait être la meilleure partie de la série : une confrontation entre Tommy et Vision. Il est temps que Tommy cherche à obtenir des réponses, mais malheureusement, il se confronte à un Vision plein de bugs. Je vois que la série tente de faire de l’humour avec Vision qui parle à tout le monde dans la voiture, mais pas à Tommy qui ne voit pas les autres IA, mais ça n’a pas trop pris sur moi.

Pourtant, je suis convaincu par l’idée de voir Vision donner une leçon de conduite sur une voiture volée, faire la morale ou répondre comme il peut aux questions de Tommy. C’est un peu agaçant de découvrir ce nouveau Vision qui ne voulait pas être père et met tout sur le dos de Wanda, mais c’est efficace du côté de la construction de personnages – surtout pour Tommy. Vraiment, j’aime bien cette dynamique de duo entre eux.

Ils perdent par contre beaucoup de temps, surtout que Paladin est supposé être à leur trousse. Ce n’est pas si évident, cela dit. Paladin est blessé, certes, mais c’est apparemment juste une excuse pour mettre l’acteur torse nu. Pendant qu’il se soigne, il parle à son assistante geek sans nom qui me soule toujours autant à être omniprésente. Ce n’est pas un duo passionnant : on ne sait rien d’eux pour le moment et ils n’ont pas des interactions particulièrement intéressantes. Quand en plus Paladin se met à utiliser des drones qui font les mêmes bruits que ceux de Star Wars, je me retrouve sacrément sceptique.

Après une confrontation interminable, Tommy et Vision reprennent la route et finissent dans un motel en bord de route. Je ne trouve pas que ce soit particulièrement une bonne idée parce qu’ils seront vite retrouvés, mais la série réussit davantage à me convaincre dans cette scène où Vision a des bugs qui font réagir les machines autour de lui. Tommy ravi de pouvoir voler de l’argent comme ça, c’était marrant. Franchement, je suis embarqué à nouveau dans l’intrigue, même si j’y vois des points faibles.

Ce qui fonctionne le mieux, ce sont les personnages, pas l’intrigue elle-même. On voit donc Thomas avoir peur de la piscine de l’hôtel, car ça le renvoie à son passé. Il ne comprend toujours pas comment Vision peut être son père, mais il se comporte du coup comme un adolescent vexé. Il refuse d’abord de parler avec Vision, puis s’y met enfin quand Vision tente à nouveau. C’est un peu répétitif d’avoir à nouveau des explications sur ce qu’a fait Wanda, mais ça fonctionne bien. J’aime le personnage de Tommy – j’aurais aimé qu’il cherche un peu plus son frère jumeau tout de même, mais soit.

On apprend surtout à connaître Tommy. Il a une personnalité de petit voleur, certes, mais il est aussi un jeune homme qui avait désespérément besoin d’une famille et qui aime les sitcoms. La conversation avec Vision ne peut que mal tourner car il n’y a pas de bons mots pour expliquer tout ça. Les scénaristes le savent et en jouent : pour la première fois, on voit donc Vision utiliser les simulations et comment ça fonctionne pour lui. J’ai beaucoup aimé cette scène (forcément, puisque ça a l’air de rien un petit côté Person of interest en moins abouti) où il envisage les différentes conversations possibles avec Tommy, surtout que ça mène toujours au gamin qui claque la porte. Enfin gamin, il n’est plus si gamin que ça.

Vision est frustré de ne pas trouver les mots et, dans la réalité, il coupe court en accusant ses systèmes d’être instables. J’ai trouvé ça plutôt drôle et ça me fait tellement une réplique culte à réutiliser plus tard. Je la garde en citation de cet épisode, allez. En tout cas, Tommy est vexé et se rend à nouveau dans le hall du motel. Il passe ainsi à côté de la piscine, qui lui fait peur, et devant le distributeur de snacks de l’hôtel. En essayant d’en prendre un, il se trouve face à une autre machine qui bugue.

S’il s’en plaint, il découvre que lui aussi bugue : ses pouvoirs prennent le dessus sur lui quand il est frustré et agacé. Sa main se met à bouger à toute vitesse, puis à phaser comme celle de son père : la main passe à travers la vitre du distributeur, puis y reste coincé. J’ai bien aimé la scène, même si forcément, Tommy se blesse en cassant la vitre pour sortir sa main de là. C’est sacrément intéressant à suivre.

Quand Tommy rejoint la chambre d’hôtel, Vision fait tout de même un bon père : il parle de boxe à son fils (sous conseil d’Edith) et prend soin de sa blessure. À défaut de parler des vrais sujets, ils peuvent papoter boxe entre eux et évoquer la peur de Vision qui n’est pas de mourir, mais de ne pas trouver de sens à sa vie. Il faut dire qu’à la base, il a été recréé pour tuer Wanda et maintenant, il est amoureux d’elle. Ce qui est cool, c’est que ça permet à Tommy d’évoquer sa propre peur de l’eau : quand il s’est noyé, il a été soudain incapable de contrôler ses mouvements, de plus en plus rapides. Bref, il a découvert ses pouvoirs quoi, tout en sentant une nouvelle conscience entrer en lui. Le truc, c’est qu’on a déjà eu ce genre de scènes avec Billy dans Agatha, alors j’ai l’impression d’une redite qui n’avance pas vraiment l’histoire globale, même si c’est chouette d’avoir ce nouveau point de vue.

Ils sont malheureusement interrompus par l’arrivée d’un des drones de Paladin pile à ce moment. La série commençait à être vraiment intéressante, mais comme toujours dans ces cas-là, il était temps d’enchaîner sur autre chose avant que ce ne soit trop long ou qu’on arrive à court de choses à dire. C’est encore une fois une écriture simpliste, mais efficace. Je me répète, mais c’est que je le pense vraiment, quoi.

Il s’agit finalement d’une fausse alerte : il y a bien un drone, mais Paladin le rappelle car il pense avoir trouvé Vision. Ce n’est toutefois pas le cas : alors qu’il traque une fuite le ramenant en théorie vers Vision, il se retrouve face au Butcherbird killer. OK, ça explique le détour du début d’épisode, je suppose. Paladin fait-il le poids ? Pas sûr. Le butcherbird killer, qui a une voix féminine, réussit à prendre le dessus sur Paladin. Elle peut ainsi s’infiltrer dans ses souvenirs et ses traumas d’enfance pour voir qui il est exactement. C’est l’occasion pour nous d’avoir un flashback qui m’a fait souffler très fort. Oh, ça alors : il avait un père qui le battait et le ridiculisait, quelle origin story d’une originalité folle.

Cela dit, cela a un côté amusant quand on découvre que le père s’est fait tuer par un Paladin. Paladin n’est donc pas un vrai Paladin : il a été recueilli et élevé par celui qui a tué son père. OK. On ne voit pas le visage du Paladin en question (une part de moi aurait envie que ce soit un petit Bucky, allez savoir pourquoi j’ai pensé à lui) donc il y aura peut-être un mystère à résoudre par la suite. En attendant, même affaibli, Paladin parvient à faire diversion grâce à ses drones et à s’enfuir, laissant la Butcherbird killer aux prises avec les drones. Elle est un personnage intrigant, qui semble être droid elle aussi. On verra bien.

En parallèle de tout ça, et dans une partie qui m’intéresse bien moins, Friday envisage de réécrire le code interne de Vision pour le sauver. Quand elle s’y met, elle part toutefois en vrille. Pour une IA, elle a beaucoup d’émotions tout de même : elle se perd dans ses souvenirs de Thanos, puis fait toute une révélation sur le fait que Stark s’est inspiré de personnes réelles pour ses IA. OK, j’avoue que ça ne prend pas spécialement sur moi là. Je suppose qu’il faut en retenir qu’Ultron est 100% original et n’est pas inspiré par un humain.

Quand elle finit par réussir à terminer son patch, Vision se retrouve plein de bugs. Je trouve que la série en fait un peu des caisses avec les bugs, parce que ça survient d’un coup avant de repartir tout aussi vite ; puis de revenir, et ça, pendant tout l’épisode. J’aime bien l’idée des bugs, mais j’aurais préféré quelque chose de plus continu.

En attendant, le fou rire enfantin sur le caca qui mène à un gros bug système a sa petite efficacité, je reconnais. Cela inquiète Tommy qui est ensuite rassuré de voir Vision reprendre ses esprits. Le soulagement est de courte durée : Vision s’inquiète à présent d’exploser et de détruire une bonne partie de Londres. Pour éviter ça, Friday explique qu’il faut débrancher et rebrancher Vision, sauf qu’une fois débranché, il n’y aura personne pour le rebrancher.

Personne ? Si, bien sûr que si : il y a Tommy. Il doit juste faire face à sa peur de l’eau. À ce stade, on approchait des 40 minutes d’épisode et je trouve qu’il aurait été temps de finir car ça commençait à traîner en longueur. Je ne change pas d’avis sur les longueurs d’épisode, quoi. Malheureusement, il restait encore un petit quart d’heure. On voit donc Vision expliquer à Tommy qu’il a besoin d’un reboot – c’est le titre de l’épisode après tout – et que pour ça, il va devoir utiliser ses pouvoirs. Le problème, c’est que Tommy ne sait pas contrôler son pouvoir. Pas grave, Vision trouve les mots justes pour le rassurer et le faire rester avec lui. Il lui explique que Tommy est réel, que tout ça n’est pas que dans sa tête et, franchement, c’est cool comme petit speech.

Cela permet d’arriver au moment émotions qui prend moins que dans l’épisode précédent. Certes, avoir Vision et Ultron qui regardent au cinéma des extraits de la vie de Vision et surtout de Wanda, c’est prenant ; certes, ses souvenirs avec Billy et Tommy sont chouettes, mais je ne sais pas, c’est un peu artificiel à ce stade. En plus, on nous fait un suspense sur la capacité de Tommy à réussir le reboot, mais il n’y aurait plus de série s’il n’y arrivait pas.

Bref, c’est sans surprise que Tommy est dévasté de perdre son père, mais qu’il le retrouve bien vite. Il phase un peu dans la piscine, réussit à provoquer un petit courant électrique qui se transforme en grosse impulsion électromagnétique. Bon, cela réussit, mais ça attire aussi l’attention du Butcherbird killer. J’ai bien aimé l’écriture, heureusement, surtout la reprise du « 4 letters word » qui passe de shit à hope. C’était sympa, ça se termine par une étreinte père-fils qui est en fait la première, et… Ouais, j’aime ce duo, cette dynamique. Franchement, ça sauve la série.

En conclusion, Paladin est sacrément blessé et se retrouve à parler une fois de plus à son client. C’est ridicule car l’assistante lui demande s’il veut bien parler au client alors que jusque-là, à chaque fois, le client les piratait. C’est idiot comme introduction de scène, donc, mais c’est intéressant parce qu’inévitablement, Paladin se fait virer. Il ne peut pas l’accepter, il veut continuer de prolonger l’héritage du meurtrier de son père. OK, on a compris, ils ont tous des daddy issues, comme c’est original : Vision avec S.W.O.R.D, Tommy avec Vision, Paladin avec… ben Paladin, du coup. Je ne sais pas, mieux vaut donner un nom au perso, plutôt que nous faire tant de name dropping avec l’assistante.

Contre toute attente, à l’intérieur de Vision, les IA se mettent à vouloir enterrer Jarvis. On lui fait un petit mot d’adieu car il n’a pas survécu au reboot. Je ne suis pas spécialement convaincu par l’idée. Cela aurait eu sa place dans l’épisode précédent, peut-être, et ça aurait pris. Mais faire ça maintenant…Non, l’impact émotionnel n’est plus là. Ils le savent, les scénaristes : ils en font même de l’humour avec U qui ne trouve pas les mots – puis se met à chanter.

Tout ça est interrompu d’abord par Ultron, puis par le vrai cliffhanger de l’épisode. Pendant le reboot, un autre synthézoïde a pu se connecter avec Vision. Si cela est théoriquement impossible, ça arrive bien : l’espace mental de Vision vire au rouge et est envahi par Butcherbird. Cette dernière prend d’abord possession de Dum-e et U, qui se retrouvent avec les yeux rouges, avant de… s’en prendre à Vision. Allons bon.

On verra ce que ça donne dans l’épisode suivant, je suppose. En attendant, le générique final est envahi et piraté lui aussi, avec bien plus de rouge et d’images de cet épisode. Les génériques de fin sont vraiment soignés dans les séries Marvel et j’aime beaucoup ça – même si j’aurais aimé un vrai générique à la série. Le thème musical m’embarque lui aussi, mais n’est pas à la hauteur de ce que j’aurais espéré non plus. Allez, pas de suspense, je vais enchaîner avec l’épisode suivant de toute manière.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television