Je m’inquiète un peu d’avance de savoir qu’il n’y aura que treize épisodes et que les scénaristes n’ont pas du tout réduit le nombre d’intrigues, bien au contraire. C’est un début de saison efficace pour… Plus
Bienvenue sur le blog
Septembre m’a un peu échappé. Entre la reprise du boulot, les semaines trop remplies et les retards accumulés, je n’ai clairement pas tenu le rythme d’août. J’ai quand même réussi à publier autour de Lanterns, Resident Evil, Disneyland, sans oublier mes hebdos et quelques autres articles. Bref, le blog a continué à vivre malgré tout, et avec la rentrée séries qui commence enfin vraiment, j’espère qu’octobre me permettra de retrouver un peu d’élan (et de sommeil !).
Bingewatcher The Good Wife (S02) : je voulais en savoir plus sur Kalinda, mais pas comme ça
À la fin de mon bilan de la saison 1 de The Good Wife, à laquelle j’avais mis un solide 17/20, j’expliquais que j’avais surtout envie d’en apprendre davantage sur Kalinda, de voir ce que Cary allait devenir et que je me méfiais beaucoup d’Eli Gold. Autant dire que je n’ai pas eu besoin d’attendre…
VisionQuest – S01E04 – Malware – 14/20
Je suis tellement frustré ! Je comprends les démarches et les intentions de réalisation, je vois en quoi c’est censé être brillant ou au moins réussi, mais ça ne prend pas du tout sur moi. Je suis hermétique à une grosse partie de l’humour, l’écriture est trop souvent prévisible et quand elle ne l’est pas, c’est la structure même de la série qui nous permet de comprendre à l’avance ce qu’il va se passer (le résumé de début d’épisode, par exemple). Bref, ce quatrième épisode est le moins bon pour l’instant. Je suis rassuré par la fin qui promet une suite sûrement plus efficace, mais je suis déçu que ce ne soit pas aussi génial que j’espérais. En fait, je crois que j’en attendais juste trop et que c’est finalement une série Marvel assez basique. Elle manque de l’originalité et du grain de folie des deux premières de la trilogie, alors qu’elle essaie pourtant de l’avoir et fait tout pour… sur le papier !
Spoilers
Butcherbird est la nouvelle menace qui occupe totalement l’esprit de Vision.
I control alt delete you from this place.
Si avec ces titres, on n’a pas compris que Vision était une machine informatique, je ne sais pas ce qu’il nous faut, hein. L’épisode commence par un très long résumé des épisodes précédents et ce n’est pas très utile avec une diffusion si précipitée de deux épisodes par semaine, hein. Je trouve ça vraiment dommage qu’en moins de 24h, je me retrouve à voir la moitié de la saison, mais en même temps, je n’arrive pas à m’arrêter. Quant au résumé, je n’aime pas trop qu’il me spoile l’air de rien sur les thématiques à venir. Je veux dire on commence par un long résumé sur Ultron que Vision ne veut pas tuer parce qu’il souffre, ça sent déjà le moment où Ultron va s’échapper et s’émanciper vraiment pour devenir le grand méchant de la série (il serait temps).
Dans la réalité, Vision est toujours à l’hôtel avec Tommy. Seulement, dans sa tête, il est en train de papoter avec Butcherbird. On voit Ultron se débarrasser sans mal de cette intruse et demander à Edith de couper la connexion, là où Vision préfère lui parler. Il cherche à apprendre plus d’elle, surpris de voir qu’une autre synthézoïde a été créée.
Moi, je la trouve particulièrement idiote : sa demande à Vision est simple, mais ridicule. Elle veut qu’on la laisse tranquille, sinon elle s’en prendra à lui et à Tommy. Soit. MAIS POURQUOI TU LE CONTACTES SI TU VEUX ÊTRE TRANQUILLE ? Il ne savait pas qu’elle existait ? C’est particulièrement idiot, tout ça. Je ne comprends pas. Il n’y a qu’Ultron qui semblait s’intéresser de loin à tout ça et maintenant l’attention de Vision est attirée.
Loin de la conversation Butcherbird/Vision, les autres IA tentent de libérer Vision de l’influence et de la connexion entre Vision et Butcherbird. Pour ce faire, la série part en parodie d’exorcisme, avec Edith qui prend une Bible et se met à réciter des prières dont certains mots ont été remplacés par du langage informatique un peu grand public. C’est supposé ajouter une touche comique, mais je n’accroche pas tellement à ce décalage : je le trouve, une fois encore, simpliste ; pas bien crédible et pas… Efficace ? Que c’est dommage.
S’il n’est pas efficace pour me faire rire ou me convaincre que c’est une écriture brillante (pourtant, tous les codes sont là, ça devrait me plaire !), il est efficace pour chasser Butcherbird de l’esprit de Vision.
Le lendemain matin, Tommy essaie de se renseigner sur ce dont son père a besoin pour fonctionner. Le truc, c’est que Vision est perdu dans ses « pensées », à savoir une conversation avec Edith et Friday. Je n’arrive pas à accrocher plus que ça à toute cette partie de la série, surtout que, sans surprise, ça mène à Ultron qui explique ce qu’il sait – c’est une tueuse en série – et à Vision qui décide de traquer Butcherbird. C’est tellement fabriqué comme intrigue ! Il suffisait que Butcherbird continue ses meurtres dans son coin pour être tranquille.
Et puis, je dois bien dire que je n’accroche pas plus que ça aussi parce que l’humour qu’apporte Edith me paraît un peu trop hors propos. Je n’arrive pas à détacher l’actrice, que j’adore, de son rôle de Jennifer dans 12 monkeys et du coup, je ne sais pas, il y a un décalage. Bref, la décision est prise de toute manière.
Une fois de plus, ce qui m’intéresse dans ce début d’épisode, c’est plutôt la dynamique entre Vision et Tommy. Alors que le père raconte ce qu’il a décidé de faire, Tommy se voit déjà en sidekick au côté de son père. Pourtant, ce n’est pas trop le plan de Vision si l’on en croit les interruptions permanentes d’Ultron. Je ne vais pas vous mentir, Ultron me soule peut-être encore plus sous cette forme humain que lorsqu’il était une machine voulant détruire le monde entier.
Bien sûr, les scénaristes en profitent pour mettre en place quelque chose qui pètera ensuite à la gueule de Vision : Tommy se confie, à l’occasion de l’anniversaire de Sokovie (ben voyons), sur sa peur et sa haine d’Ultron, avant de vouloir savoir à qui parle son père lors de ses absences. Comme en plus, juste avant ça, il vient de saluer l’importance de l’honnêteté entre eux, cela laisse Vision dans une position délicate. Plutôt que de lui dire qu’il parle à Ultron, Vision parle de toutes les autres IA. Ben super.
Tommy est fasciné par la présence de ces 4 fantastiques en Vision et il insiste pour l’aider dans sa traque de Butcherbird. Vision finit par accepter, mais malheureusement, toute la première étape se déroule dans sa tête. Je n’apprécie pas tellement la mise en scène qui en découle, principalement parce que je suis resté hermétique à leur humour. C’est vraiment dommage.
Dans sa tête (je le simplifie comme ça parce que je ne sais pas comment appeler cet espace), Friday explique qu’elle et Edith sont confrontées à une difficulté pour hacker Interpol. Il faut donc envoyer Vision et Ultron (pourquoi Ultron ??) faire face à ces bots. Il n’en faut pas plus pour que ça tourne en parodie de cop show. On a d’abord affaire à un duo d’enquêteurs en Vision et Ultron : ils se déplacent dans un commissariat où les flics sont des bots. Si Ultron veut tuer tout le monde, Vision a une approche plus subtile.
C’est un peu amusant, mais la parodie va trop loin. J’aime l’idée des vérifications à passer, avec le « combien de bouches à incendie y a-t-il ? » et « quel est le mot de passe ? » à base d’un calepin instagram, mais je trouve que c’est un univers qui ne correspond pas tout à fait à Vision en fait. Et aux IA Marvel en général. Tout le ton décalé, toute la parodie, c’est bizarre. En vrai, c’est brillant d’un point de vue formel : la trilogie est ainsi complète, on retrouve à nouveau un élément qui était vraiment dans l’ADN de WandaVision. Seulement voilà, ça ajoute un décalage et un humour qui n’était pas constitutif de Vision ou Ultron à la base. Ou Friday. C’est moins vrai pour Jarvis, mais il est mort de toute manière.
Ultron et Vision obtiennent ce qu’ils veulent et rentrent dans la tête de Vision où tout s’est transformé en salle d’enquêteurs. Franchement, la parodie est plutôt réussie, mais je ne suis pas fasciné par ce qui est proposé, à nouveau. Pourtant, les actrices sont exceptionnelles et même Dum-e et U ont leur rôle à jouer. Enfin, cela dit, l’humour autour de ces derniers… Je ne sais pas, je crois que ce n’est tout simplement pas mon humour qui est utilisé dans la série, en fait. Que c’est frustrant de voir à quel point c’est bien fait, mais à quel point j’y suis hermétique (que c’était lourd la blague autour de « I… » à compléter avec « A »). BREF, je ne peux que me répéter et je n’ai pas fini de le faire, mais sinon, du côté de l’intrigue, on apprend que les victimes travaillaient toutes pour Markridge Biotech, une société dont les recherches ont servi de base aux IA de Tony Stark. Mieux encore, sur chaque cadavre, Butcherbird récupère des éléments biologiques, cherchant clairement à réunir des clés biométriques pour ouvrir… quelque chose.
On finit par sortir de la tête de Vision, heureusement pour retrouver son duo avec Tommy. Ce dernier décide de présenter Lisa à son père. Je suis content qu’elle revienne dans la série car c’est un personnage que je trouve plutôt prometteur. Par contre, j’ai trouvé un peu lourd l’humour de Vision (décidément, c’est mon refrain répétitif pour cet épisode !) qui a largement les connaissances pour ne pas parler des phéromones de son fils en public comme ça. Bref, c’est pas le sujet.
Le sujet, c’est que Tommy pense avoir besoin de l’aide de Lisa pour infiltrer un gala où se trouve la prochaine victime du Butcherbird. J’attends le moment où on nous révèlera que c’est un piège, mais bon, en attendant, j’apprécie plutôt bien les répliques entre Tommy et Lisa. Je ne peux pas en dire autant de la scène où Lisa joue les pickpockets pour récupérer les invitations au Gala dans la poche des gens. Cela commençait plutôt bien avec une diversion en italien pour Vision et Tommy, mais c’est finalement terriblement mal écrit : ils hurlent, Lisa siffle quand elle a les places, ils la regardent et personne ne voit qu’elle a soudain quatre bras ? C’est trop dommage, car il y avait une belle idée.
Dans le même genre, je trouve qu’il y a une bonne idée à ajouter de la friction et un désaccord entre Lisa et Tommy, mais ça arrive trop vite dans l’épisode. Il est vraiment juste odieux avec elle sans vraie raison quand il lui balance qu’elle est orpheline et lui non. J’aime que ça ramène encore Wanda dans la conversation qui suit : Tommy explique à son père qu’il a déconné et que ses excuses n’ont pas servi à grand-chose, alors Vision lui fait remarquer qu’être désolé et dire désolé, ce n’est pas exactement la même chose. C’est ce que Wanda lui disait à lui. Tommy remarque comme moi que Vision parle de son ancien lui comme s’il s’agissait de lui. J’aime beaucoup !
Bon, ils sont en tout cas à un gala sur l’IA et la robotique, avec pour intention de protéger la prochaine victime de Butcherbird. Quand elle débarque sur scène, cette future victime fait un petit topo sur J.I.M le premier robot/IA qui a existé. Si Vision en conclut qu’il manquait une Pierre de l’Esprit à cette IA pour être vraiment efficace, Tommy en arrive à la conclusion un peu lourde qu’il lui manquait une famille.
Dans la conversation, Vision fait aussi une erreur de débutant en indiquant qu’il y a cinq IA en lui. C’est idiot : Tommy le confronte forcément sur cette cinquième IA dont il n’a pas parlé plus tôt au motel et, dans la conversation, lui rappelle qu’il est un ordinateur quantique incapable de faire une erreur. À quel moment un ordinateur quantique est-il capable de se planter sur un mensonge qui date de moins de 24h donc ?
Tout cela fait rire Ultron alors que Tommy insiste vraiment pour savoir qui est la cinquième IA. Vision tente de gagner du temps, mais Tommy comprend par lui-même que c’est Ultron qui est dans la tête de son père. C’est simple à comprendre vu qu’ils sont à une conférence sur ces deux IA spécifiquement. J’aime bien ce que ça donne, mais je pense que ça aurait pu être encore plus prenant si on avait eu un flashback (ouais, j’en suis à réclamer des flashbacks, rien ne va plus) pour vraiment comprendre la haine de Tommy envers Ultron.
De manière maladroite et vraiment détachée du reste de l’intrigue, la série continue sa réflexion sur l’identité et sur ce que chacun est avec le personnage d’Edith. Elle se retrouve dans une conversation avec Ultron à évoquer son passé et la personne à partir de qui son avatar a été créé. Elle veut en savoir plus sur cette humaine pour savoir qui elle est, mais Ultron lui fait remarquer qu’elle n’est pas exactement elle et qu’elle ne le sera jamais – elle prolonge son existence en vivant la sienne. J’ai eu l’impression que la scène était surtout un moyen de prolonger l’épisode. Il y a d’autres scènes que j’aurais aimé avoir à la place, notamment entre Lisa et Tommy, mais bon.
Ce n’est évidemment pas complètement détaché : le but est qu’Edith poursuive la réflexion sur l’identité afin de se demander à partir de qui est créé l’autre synthézoïde. Cela a son importance puisque Butcherbird débarque pour tuer sa victime au gala. Elle se retrouve ainsi opposée à Vision, à qui elle dit « Je t’avais prévenu de rester en dehors de ça ». OUI MAIS POURQUOI ? Si tu n’avais rien dit, il ne serait pas là. Non, ça ne prend pas cet épisode.
Vision tente d’empêcher Butcherbird de défigurer sa victime, mais se fait rapidement battre. Par chance, Tommy maîtrise assez ses pouvoirs pour sauver à temps la femme, attirant aussitôt la colère de Butcherbird sur lui. Vision le protège alors en se battant contre elle, mais elle est bien plus forte que lui. Ultron lui conseille de lui rappeler qui elle est, puisqu’Edith a fini par comprendre qu’elle était créée à partir du Dr Josephine Carrington.
L’appeler par son nom fonctionne un temps, mais un court instant seulement. Par contre, Butcherbird affirme qu’elle est réellement Joséphine. Une humaine transformée en robot ? Attendons de voir ce que nous dira. Perdant le combat, Vision parle avec Ultron et ce dernier réussit à le convaincre de lui faire confiance. C’est tellement téléphoné ! On le voit tellement venir de très loin : Ultron demande à Vision de lui laisser le contrôle car grâce à lui, ils pourront s’en sortir en vie. Non mais sérieux ?
Tu laisses ton corps à une IA qui voulait tuer tous les bots y a pas vingt minutes ? Evidemment que ça va mal tourner. Ce qui est top, c’est que Paul Bettany est suffisamment bon pour changer du tout au tout et devenir un vrai méchant aussitôt : quel kiffe d’entendre les phrases cultes d’Ultron à nouveau ! C’est une bonne chose et ça me donne envie de voir l’épisode suivant qui devrait être meilleur que celui-ci ! Après, c’est tellement peu surprenant que ce soit en fin d’épisode 4 qu’Ultron se réveille, c’est tellement la construction de toutes les séries Marvel habituellement que je suis un peu déçu. Je veux dire, je phase dessus, mais WandaVision et Agatha All-Along avaient au moins l’originalité pour elles et prenaient vraiment par surprise dans leur construction, il me semble.
En attendant, il faut finir cet épisode et bon, c’est pas glorieux, je n’ai pas assez accroché pour m’étendre beaucoup plus. Ultron prend le contrôle de Vision, enfermant toutes les IA dans un confinement prévisible et expliquant à Tommy qui il est. La victime de Butcherbird qu’il fallait protéger coûte que coûte ? Ultron la sacrifie sans hésiter une seule seconde, oups. Bon, en fait, il est malin : il fait en sorte qu’elle soit complètement anéantie afin que Butcherbird ne puisse récupérer d’elle ce qu’elle voulait (sa clé biométrique, donc). Effrayée par ce à quoi elle fait face et agacée d’avoir perdu le contrôle, Butcherbird s’enfuit tandis qu’Ultron demande à Tommy de l’appeler papa. Il l’embarque avec lui… Ouais, vivement la suite, hein. Rendez-vous la semaine prochaine pour… Firewall. Encore un titre bien inspiré !
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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television
VisionQuest – S01E03 – Reboot – 16/20
Je suis bien partagé devant cet épisode 3, je dois dire : j’adore le duo qui se dessine et l’écriture approfondie de ces personnages, mais pas tellement l’intrigue en elle-même. Il y a de grosses ficelles d’écriture et un humour qui ne prend pas toujours sur moi, ce qui affaiblit l’ensemble, mais ne m’empêche pas d’avoir envie d’absolument tout savoir de l’avenir de ces personnages. Pour moi, la série réussit quand elle se concentre sur leur dynamique et, heureusement, cet épisode le fait à plusieurs reprises. De toute manière, ce que j’attends, c’est le projet suivant avec de vraies retrouvailles – et il n’est pas encore annoncé alors je peux attendre longtemps.
Spoilers
Vision et Tommy ont le temps d’apprendre à se connaître entre deux possibles attaques de Paladin.
This is not a conversation for unstable systems.
Je sais, c’est un peu abusé : deux semaines sans critique de série et d’un coup, quatre épisodes de la même… Mais bon, j’accuse la diffusion Disney + que je trouve bien naze de nous proposer deux épisodes par semaine. Cette fois, je peux voir les épisodes le jour de leur diffusion, donc à quoi bon attendre ? En plus, hier soir, j’étais bien motivé par la série.
Je reconnais que c’est un peu moins le cas en la lançant ce matin : cela me fait le même effet que sur les séries Apple, c’est-à-dire que je suis à fond une fois devant, mais que j’oublie bien vite dès que l’épisode se termine. On n’est pas sur du Buffy, quoi. Bref, ce n’est pas le sujet, mais en même temps, la série semble oublier son sujet également quand elle reprend. En effet, on nous introduit à présent une nouvelle menace sous la forme d’un « butcherbird killer », un tueur en série qui grave des ailes au sol sous le corps de ses victimes. OK ? C’est vraiment étrange comme ça sort de nulle part au début de ce troisième épisode, mais soit.
Quand on les retrouve, Tommy est évidemment paniqué de voir que l’état de Vision ne va pas en s’améliorant. Il s’est fait tirer dessus et le petit humour autour du « tu peux m’appeler Monsieur Ultron » ne suffit pas à nous faire oublier que c’est la merde. La seule personne capable de sauver Vision serait Banner, mais Banner n’est pas disponible. Heureusement pour lui, Vision a plein d’IA dans sa tête pour chercher à le sauver.
Friday n’est pas encore remise de la mort de Jarvis qu’elle doit trouver un moyen de sauver son hôte. Finalement, Vision se débrouille bien tout seul – alors qu’Ultron semble n’en avoir rien à faire de voir son hôte en train de crever. En 187 secondes, Vision trouve heureusement un moyen de se sauver la vie avec l’acide sulfurique contenu dans une vieille batterie dans le coffre de la voiture. Je ne suis pas convaincu du tout sur ce coup-là, surtout qu’apparemment Paladin n’est pas à leur trousse. Cela n’a pas trop de sens de les laisser filer, c’est une solution sortie de nulle part l’acide sulfurique… Franchement, on se moque un peu de nous.
Vision s’évanouit quelques instants, on nous fait un petit gag avec des extincteurs utilisés sur Edith, puis on passe à ce qui pourrait être la meilleure partie de la série : une confrontation entre Tommy et Vision. Il est temps que Tommy cherche à obtenir des réponses, mais malheureusement, il se confronte à un Vision plein de bugs. Je vois que la série tente de faire de l’humour avec Vision qui parle à tout le monde dans la voiture, mais pas à Tommy qui ne voit pas les autres IA, mais ça n’a pas trop pris sur moi.
Pourtant, je suis convaincu par l’idée de voir Vision donner une leçon de conduite sur une voiture volée, faire la morale ou répondre comme il peut aux questions de Tommy. C’est un peu agaçant de découvrir ce nouveau Vision qui ne voulait pas être père et met tout sur le dos de Wanda, mais c’est efficace du côté de la construction de personnages – surtout pour Tommy. Vraiment, j’aime bien cette dynamique de duo entre eux.
Ils perdent par contre beaucoup de temps, surtout que Paladin est supposé être à leur trousse. Ce n’est pas si évident, cela dit. Paladin est blessé, certes, mais c’est apparemment juste une excuse pour mettre l’acteur torse nu. Pendant qu’il se soigne, il parle à son assistante geek sans nom qui me soule toujours autant à être omniprésente. Ce n’est pas un duo passionnant : on ne sait rien d’eux pour le moment et ils n’ont pas des interactions particulièrement intéressantes. Quand en plus Paladin se met à utiliser des drones qui font les mêmes bruits que ceux de Star Wars, je me retrouve sacrément sceptique.
Après une confrontation interminable, Tommy et Vision reprennent la route et finissent dans un motel en bord de route. Je ne trouve pas que ce soit particulièrement une bonne idée parce qu’ils seront vite retrouvés, mais la série réussit davantage à me convaincre dans cette scène où Vision a des bugs qui font réagir les machines autour de lui. Tommy ravi de pouvoir voler de l’argent comme ça, c’était marrant. Franchement, je suis embarqué à nouveau dans l’intrigue, même si j’y vois des points faibles.
Ce qui fonctionne le mieux, ce sont les personnages, pas l’intrigue elle-même. On voit donc Thomas avoir peur de la piscine de l’hôtel, car ça le renvoie à son passé. Il ne comprend toujours pas comment Vision peut être son père, mais il se comporte du coup comme un adolescent vexé. Il refuse d’abord de parler avec Vision, puis s’y met enfin quand Vision tente à nouveau. C’est un peu répétitif d’avoir à nouveau des explications sur ce qu’a fait Wanda, mais ça fonctionne bien. J’aime le personnage de Tommy – j’aurais aimé qu’il cherche un peu plus son frère jumeau tout de même, mais soit.
On apprend surtout à connaître Tommy. Il a une personnalité de petit voleur, certes, mais il est aussi un jeune homme qui avait désespérément besoin d’une famille et qui aime les sitcoms. La conversation avec Vision ne peut que mal tourner car il n’y a pas de bons mots pour expliquer tout ça. Les scénaristes le savent et en jouent : pour la première fois, on voit donc Vision utiliser les simulations et comment ça fonctionne pour lui. J’ai beaucoup aimé cette scène (forcément, puisque ça a l’air de rien un petit côté Person of interest en moins abouti) où il envisage les différentes conversations possibles avec Tommy, surtout que ça mène toujours au gamin qui claque la porte. Enfin gamin, il n’est plus si gamin que ça.
Vision est frustré de ne pas trouver les mots et, dans la réalité, il coupe court en accusant ses systèmes d’être instables. J’ai trouvé ça plutôt drôle et ça me fait tellement une réplique culte à réutiliser plus tard. Je la garde en citation de cet épisode, allez. En tout cas, Tommy est vexé et se rend à nouveau dans le hall du motel. Il passe ainsi à côté de la piscine, qui lui fait peur, et devant le distributeur de snacks de l’hôtel. En essayant d’en prendre un, il se trouve face à une autre machine qui bugue.
S’il s’en plaint, il découvre que lui aussi bugue : ses pouvoirs prennent le dessus sur lui quand il est frustré et agacé. Sa main se met à bouger à toute vitesse, puis à phaser comme celle de son père : la main passe à travers la vitre du distributeur, puis y reste coincé. J’ai bien aimé la scène, même si forcément, Tommy se blesse en cassant la vitre pour sortir sa main de là. C’est sacrément intéressant à suivre.
Quand Tommy rejoint la chambre d’hôtel, Vision fait tout de même un bon père : il parle de boxe à son fils (sous conseil d’Edith) et prend soin de sa blessure. À défaut de parler des vrais sujets, ils peuvent papoter boxe entre eux et évoquer la peur de Vision qui n’est pas de mourir, mais de ne pas trouver de sens à sa vie. Il faut dire qu’à la base, il a été recréé pour tuer Wanda et maintenant, il est amoureux d’elle. Ce qui est cool, c’est que ça permet à Tommy d’évoquer sa propre peur de l’eau : quand il s’est noyé, il a été soudain incapable de contrôler ses mouvements, de plus en plus rapides. Bref, il a découvert ses pouvoirs quoi, tout en sentant une nouvelle conscience entrer en lui. Le truc, c’est qu’on a déjà eu ce genre de scènes avec Billy dans Agatha, alors j’ai l’impression d’une redite qui n’avance pas vraiment l’histoire globale, même si c’est chouette d’avoir ce nouveau point de vue.
Ils sont malheureusement interrompus par l’arrivée d’un des drones de Paladin pile à ce moment. La série commençait à être vraiment intéressante, mais comme toujours dans ces cas-là, il était temps d’enchaîner sur autre chose avant que ce ne soit trop long ou qu’on arrive à court de choses à dire. C’est encore une fois une écriture simpliste, mais efficace. Je me répète, mais c’est que je le pense vraiment, quoi.
Il s’agit finalement d’une fausse alerte : il y a bien un drone, mais Paladin le rappelle car il pense avoir trouvé Vision. Ce n’est toutefois pas le cas : alors qu’il traque une fuite le ramenant en théorie vers Vision, il se retrouve face au Butcherbird killer. OK, ça explique le détour du début d’épisode, je suppose. Paladin fait-il le poids ? Pas sûr. Le butcherbird killer, qui a une voix féminine, réussit à prendre le dessus sur Paladin. Elle peut ainsi s’infiltrer dans ses souvenirs et ses traumas d’enfance pour voir qui il est exactement. C’est l’occasion pour nous d’avoir un flashback qui m’a fait souffler très fort. Oh, ça alors : il avait un père qui le battait et le ridiculisait, quelle origin story d’une originalité folle.
Cela dit, cela a un côté amusant quand on découvre que le père s’est fait tuer par un Paladin. Paladin n’est donc pas un vrai Paladin : il a été recueilli et élevé par celui qui a tué son père. OK. On ne voit pas le visage du Paladin en question (une part de moi aurait envie que ce soit un petit Bucky, allez savoir pourquoi j’ai pensé à lui) donc il y aura peut-être un mystère à résoudre par la suite. En attendant, même affaibli, Paladin parvient à faire diversion grâce à ses drones et à s’enfuir, laissant la Butcherbird killer aux prises avec les drones. Elle est un personnage intrigant, qui semble être droid elle aussi. On verra bien.
En parallèle de tout ça, et dans une partie qui m’intéresse bien moins, Friday envisage de réécrire le code interne de Vision pour le sauver. Quand elle s’y met, elle part toutefois en vrille. Pour une IA, elle a beaucoup d’émotions tout de même : elle se perd dans ses souvenirs de Thanos, puis fait toute une révélation sur le fait que Stark s’est inspiré de personnes réelles pour ses IA. OK, j’avoue que ça ne prend pas spécialement sur moi là. Je suppose qu’il faut en retenir qu’Ultron est 100% original et n’est pas inspiré par un humain.
Quand elle finit par réussir à terminer son patch, Vision se retrouve plein de bugs. Je trouve que la série en fait un peu des caisses avec les bugs, parce que ça survient d’un coup avant de repartir tout aussi vite ; puis de revenir, et ça, pendant tout l’épisode. J’aime bien l’idée des bugs, mais j’aurais préféré quelque chose de plus continu.
En attendant, le fou rire enfantin sur le caca qui mène à un gros bug système a sa petite efficacité, je reconnais. Cela inquiète Tommy qui est ensuite rassuré de voir Vision reprendre ses esprits. Le soulagement est de courte durée : Vision s’inquiète à présent d’exploser et de détruire une bonne partie de Londres. Pour éviter ça, Friday explique qu’il faut débrancher et rebrancher Vision, sauf qu’une fois débranché, il n’y aura personne pour le rebrancher.
Personne ? Si, bien sûr que si : il y a Tommy. Il doit juste faire face à sa peur de l’eau. À ce stade, on approchait des 40 minutes d’épisode et je trouve qu’il aurait été temps de finir car ça commençait à traîner en longueur. Je ne change pas d’avis sur les longueurs d’épisode, quoi. Malheureusement, il restait encore un petit quart d’heure. On voit donc Vision expliquer à Tommy qu’il a besoin d’un reboot – c’est le titre de l’épisode après tout – et que pour ça, il va devoir utiliser ses pouvoirs. Le problème, c’est que Tommy ne sait pas contrôler son pouvoir. Pas grave, Vision trouve les mots justes pour le rassurer et le faire rester avec lui. Il lui explique que Tommy est réel, que tout ça n’est pas que dans sa tête et, franchement, c’est cool comme petit speech.
Cela permet d’arriver au moment émotions qui prend moins que dans l’épisode précédent. Certes, avoir Vision et Ultron qui regardent au cinéma des extraits de la vie de Vision et surtout de Wanda, c’est prenant ; certes, ses souvenirs avec Billy et Tommy sont chouettes, mais je ne sais pas, c’est un peu artificiel à ce stade. En plus, on nous fait un suspense sur la capacité de Tommy à réussir le reboot, mais il n’y aurait plus de série s’il n’y arrivait pas.
Bref, c’est sans surprise que Tommy est dévasté de perdre son père, mais qu’il le retrouve bien vite. Il phase un peu dans la piscine, réussit à provoquer un petit courant électrique qui se transforme en grosse impulsion électromagnétique. Bon, cela réussit, mais ça attire aussi l’attention du Butcherbird killer. J’ai bien aimé l’écriture, heureusement, surtout la reprise du « 4 letters word » qui passe de shit à hope. C’était sympa, ça se termine par une étreinte père-fils qui est en fait la première, et… Ouais, j’aime ce duo, cette dynamique. Franchement, ça sauve la série.
En conclusion, Paladin est sacrément blessé et se retrouve à parler une fois de plus à son client. C’est ridicule car l’assistante lui demande s’il veut bien parler au client alors que jusque-là, à chaque fois, le client les piratait. C’est idiot comme introduction de scène, donc, mais c’est intéressant parce qu’inévitablement, Paladin se fait virer. Il ne peut pas l’accepter, il veut continuer de prolonger l’héritage du meurtrier de son père. OK, on a compris, ils ont tous des daddy issues, comme c’est original : Vision avec S.W.O.R.D, Tommy avec Vision, Paladin avec… ben Paladin, du coup. Je ne sais pas, mieux vaut donner un nom au perso, plutôt que nous faire tant de name dropping avec l’assistante.
Contre toute attente, à l’intérieur de Vision, les IA se mettent à vouloir enterrer Jarvis. On lui fait un petit mot d’adieu car il n’a pas survécu au reboot. Je ne suis pas spécialement convaincu par l’idée. Cela aurait eu sa place dans l’épisode précédent, peut-être, et ça aurait pris. Mais faire ça maintenant…Non, l’impact émotionnel n’est plus là. Ils le savent, les scénaristes : ils en font même de l’humour avec U qui ne trouve pas les mots – puis se met à chanter.
Tout ça est interrompu d’abord par Ultron, puis par le vrai cliffhanger de l’épisode. Pendant le reboot, un autre synthézoïde a pu se connecter avec Vision. Si cela est théoriquement impossible, ça arrive bien : l’espace mental de Vision vire au rouge et est envahi par Butcherbird. Cette dernière prend d’abord possession de Dum-e et U, qui se retrouvent avec les yeux rouges, avant de… s’en prendre à Vision. Allons bon.
On verra ce que ça donne dans l’épisode suivant, je suppose. En attendant, le générique final est envahi et piraté lui aussi, avec bien plus de rouge et d’images de cet épisode. Les génériques de fin sont vraiment soignés dans les séries Marvel et j’aime beaucoup ça – même si j’aurais aimé un vrai générique à la série. Le thème musical m’embarque lui aussi, mais n’est pas à la hauteur de ce que j’aurais espéré non plus. Allez, pas de suspense, je vais enchaîner avec l’épisode suivant de toute manière.
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Photographie promotionnelle de l’épisode — Marvel Television
Retour à Panem #2 : Hunger Games L’embrasement est-il toujours d’actualité ?
En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !
Après avoir retrouvé Hunger Games au cinéma la semaine dernière, j’ai continué dimanche soir mon retour à Panem avec L’Embrasement, en direct de ma petite place de ciné. Et quelle claque ! Cette fois, pas de doute, je suis ressorti de la salle avec une envie folle de voir la suite, même si je connais déjà l’histoire – mais c’est aussi parce que je n’ai jamais revu ces films et que j’ai oublié plein de choses avec le temps. Le final de ce second film est toujours aussi dingue et a même provoqué des applaudissements dans la salle (contrairement au premier film), c’est dire à quel point il est réussi… et à quel point il est encore d’actualité en 2026, mais j’y reviens dans la suite de l’article, vous vous doutez bien !
Pourtant, ce n’était pas gagné dès les premières minutes cette réussite ! Comme pour le premier film, j’ai du mal à accrocher aux scènes qui se déroulent dans le district 12. Je trouve que cet endroit manque toujours de crédibilité à l’écran, ce qui est quand même assez problématique pour l’univers de la saga, et que le début est toujours poussif. Et c’est un peu violent de dire ça quand on sait ce qui l’attend à la fin du film ! Je trouve d’ailleurs que le film de 2023 parvient bien mieux à nous faire croire à l’existence de ce district, mais nous n’en sommes pas encore là – pour l’instant, on nous vend une Katniss nostalgique et un stress post-traumatique qui surgit au milieu d’une romance à laquelle je n’accroche pas tant que ça.
En revanche, dès que Katniss se retrouve confrontée à Snow ou catapultée à travers Panem, tout devient beaucoup plus intéressant. Et c’est là, je crois, que L’Embrasement prend une autre dimension par rapport au premier film. Katniss a survécu aux Jeux, mais elle est loin d’être libre. Le traumatisme est toujours là, le Capitole surveille chacun de ses gestes et elle doit continuer à jouer un rôle devant les caméras. Snow a bien compris le danger que représente cette jeune fille devenue, malgré elle, un symbole d’espoir, alors il fait tout pour reprendre le contrôle de son image et c’est précisément là-dessus que le film est passionnant.
En fait, il est difficile de sortir de la vision de pur divertissement que sont les Hunger Games – comme si on était du Capitole, mais dès qu’on le fait, la manipulation des images et les positions politiques de chacun sont vraiment prenantes. Le fait que Katniss ne veuille que vivre en paix et soit malgré elle une figure de résistance est quelque chose qui est très bien mis en scène pendant sa tournée des districts. On sent que le film avance vite sur certaines scènes, d’ailleurs, mais il y a tous les éléments pour qu’on comprenne bien ce qu’il en est.
En plus, c’est assez passionnant de voir à quel point tout repose sur les apparences. Au-delà de Katniss et Peeta, dont le couple est une machination politique assez redoutable (j’adore comment tout n’est qu’apparence en théorie, mais comment en pratique ça fait souffrir Peeta et comment lui-même se met à jouer avec cette image), Effie est géniale dans cet exercice. On découvre aussi progressivement une autre facette du personnage – les films ne lui font pas totalement justice, il y a tant à découvrir. Haymitch, lui, m’a beaucoup surpris dans ce second volet, parce que je ne me souvenais pas d’une transition si brutale entre le déchet alcoolique du 1 et le sauveur révolutionnaire du 2.
Il y a aussi cette scène que j’attendais particulièrement : l’arrivée de Johanna dans l’ascenseur, lorsqu’elle se déshabille tranquillement devant Peeta. J’adore absolument tout dans cette séquence ! La comédie fonctionne à merveille, Jennifer Lawrence est hilarante dans ses réactions et le trio Katniss/Peeta/Haymitch est excellent. Johanna débarque, provoque tout le monde et semble se moquer complètement des règles du Capitole. Quel personnage !
Seulement, jouer avec son image, à Panem, ça peut aussi coûter très cher. Et c’est là qu’intervient l’autre scène que j’avais en tête avant mon revisionnage : le passage à tabac de Cinna juste avant l’entrée de Katniss dans l’arène. Le styliste savait parfaitement qu’il prenait des risques en défiant le pouvoir avec ses créations. Snow choisit de le faire frapper sous les yeux de Katniss, au pire moment possible, alors qu’elle est déjà condamnée à retourner se battre pour survivre. Elle ne peut absolument rien faire pour le protéger. Quelle violence psychologique ! Le Capitole ne cherche même plus seulement à imposer ses règles : il veut détruire Katniss de l’intérieur. La scène est terrifiante, terriblement culte et tellement marquante.

Et c’est finalement tout l’intérêt de ces 75e Hunger Games. Je ne sais toujours pas si l’idée des Jeux de l’Expiation est absolument géniale ou complètement ridicule. Faire revenir d’anciens vainqueurs pour une édition spéciale, franchement, on dirait une saison All Stars de téléréalité et bien sûr qu’en tant que spectateurs, c’est hyper passionnant à suivre. Cet intérêt est problématique et nous fait comprendre pourquoi les Hunger Games fonctionnent si bien. C’est terrifiant car on voit bien pourquoi et comment ça peut marcher une telle entreprise.
Seulement, la critique est justement là : les candidats n’ont évidemment rien demandé, le Capitole compte bien rappeler à tout le monde qu’on ne lui échappe jamais vraiment et politiquement c’est affreux de montrer comment le pouvoir s’exerce sur de simples citoyens. Certes, d’un point de vue narratif, le concept fonctionne merveilleusement bien. Les nouveaux personnages sont excellents, les alliances beaucoup plus intéressantes et le fait de ne plus avoir uniquement des enfants dans l’arène change énormément de choses. D’un point de vue politique, c’est glaçant – et c’est tout le but.
L’expiation, c’est aussi cette arène incroyable pour le divertissement qu’est un Hunger Game et pour la narration ! Cette histoire d’horloge avec un danger par heure est absolument géniale. Tout est pensé pour imposer un rythme aux tributs, avec de nouvelles menaces à chaque heure et des épreuves bien plus terrifiantes que dans le premier volet. La brume toxique, notamment, est horrible. Les singes, ça dérange et ça fait peur. On ressent constamment le danger, avec une vraie impression que les personnages n’ont aucune prise sur ce qui leur arrive – c’est terrible pour eux, jouissif en tant que spectateur et mon dieu, le Capitole est cinglé.
Et puis, bien sûr, on retrouve tout l’univers de ces jeux. La musique contribue énormément à l’immersion dans l’arène. Je ne l’avais pas suffisamment souligné la semaine dernière, mais cette saga ne serait vraiment pas la même sans sa bande originale – le coup de canon, la musique pour annoncer les décès, la musique du show télévisuel Vraiment, la musique est tellement efficace !
Difficile, autrement, de ne pas faire le lien avec l’actualité politique – oui, on en arrive au titre de l’article. J’avais déjà évoqué cette résonance dans mon premier article, mais voir L’Embrasement au lendemain d’une manifestation (celle du 17 octobre) donne une dimension assez particulière à certaines scènes. La brume toxique m’a immédiatement fait penser aux gaz lacrymogènes, et j’ai même entendu des spectateurs comparer les charges des singes tueurs à celles des CRS en sortant de la salle. Bon, ce dernier parallèle ne me serait pas forcément venu à l’idée, mais il montre bien à quel point le film continue de parler aux spectateurs aujourd’hui. Entre la peur, l’espoir, la répression et le contrôle des images, la saga n’a décidément pas pris une ride. Votons bien en 2027, hein.
Et puisqu’on parle d’espoir, eh bien, essayons de ne pas penser à Cinna (et à l’orchestre du Nouveau Monde à Paris), mais plutôt à cette fin. Cette fin, franchement ! Je me souvenais des grandes lignes, mais pas de la puissance du retournement. Pendant tout le film, on nous montre un Capitole qui tente de reprendre le contrôle de Katniss en organisant les Jeux les plus cruels possible. Et soudain, on découvre qu’une partie des personnages préparait quelque chose de complètement différent. Haymitch et Plutarch Heavensbee ne jouaient pas du tout le jeu qu’on imaginait. L’arène, censée démontrer la toute-puissance du Capitole, finit même par devenir le symbole de sa vulnérabilité. C’est tellement satisfaisant, même si ô combien surprenant de voir Katniss être si maligne et forte quand il s’agit de décocher une flèche vers le ciel !
Comme à l’époque, je garde aussi une petite frustration de voir les Jeux s’interrompre ainsi. J’aurais presque voulu en profiter davantage… Mais c’est précisément ce qui fait la force de la saga : on a beau savoir la manipulation politique, on en est victime aussi, et nous aussi on se comporte comme les tarés du capitole qui aiment les jeux. De ce point de vue-là, d’ailleurs, je trouve que Plutarch est un personnage franchement dérangeant : il maîtrise son job à la perfection et est incroyable dans chacune de ses scènes avec Snow. Je trouve bien sûr assez terrible de découvrir que Plutarch a laissé Katniss subir autant d’horreurs pour donner le change auprès de Snow, mais ça en fait un personnage vraiment riche et complexe là où on nous le présente comme lisse.
C’est bien joli de vouloir sauver Katniss sur le papier et d’envoyer des tributs le faire à sa place, mais elle n’a encore une fois rien choisi quand il en fait le symbole de la révolution. Finalement, le Capitole n’est pas le seul à décider à sa place : Katniss est instrumentalisée par la révolution au moins autant que par Snow. Cette révélation donne une dimension assez ambivalente au dénouement. C’est ce qui explique toute la rage de Katniss, très bien contenue dans son regard. Elle passe des larmes insupportables durant tout le film à la colère qui va porter la révolution. Yay.
Hunger Games L’Embrasement est donc une sacrée réussite, même si ça sonne mieux en anglais : Catching Fire, quoi ! En vrai, même ce titre est une belle réussite de la romancière, je trouve. Je comprends pourquoi j’en gardais un aussi bon souvenir. Ce deuxième volet nous offre une arène iconique, des personnages qu’on aimerait connaître encore davantage et surtout un final qui donne terriblement envie de poursuivre l’histoire. Je suis impatient de relire les romans, mais pour l’instant, vivement dimanche prochain et La Révolte ! J’ai particulièrement hâte de retrouver Prim, parce que ce deuxième film m’a rappelé que le personnage gagnait rapidement en épaisseur.
PS : la qualité d’image est déjà bien meilleure, ouf !
VisionQuest – S01E02 – Theseus – 17/20
C’est une tradition chez moi : ce ne sera pas le personnage principal mon personnage préféré dans cette série. Cela me surprend tout de même, parce que ce n’était pas le cas dans les deux autres séries de cette trilogie. Il faut pourtant s’en détacher pour apprécier à sa juste valeur cette nouvelle proposition, et je l’apprécie : elle propose davantage d’action et de scènes dignes d’une aventure de super-héros, tout en réussissant à toucher bien plus vite que je ne le pensais. Si elle n’a pas l’étoffe pour être une de mes séries préférées du côté de l’écriture, elle réussit en tout cas très bien à m’embarquer émotionnellement dans son histoire et j’ai tellement hâte de voir la suite cette fois !
Spoilers
Vision cherche à en savoir plus sur Paladin, mais aussi sur Thomas, forcément.
And then, I wasn’t just me anymore.
Si j’ai bien aimé le premier épisode, la vérité est que je n’étais pas obligé d’enchaîner directement sur le deuxième. J’aurais vraiment préféré avoir un épisode par semaine, mais comme il y en a déjà deux autres qui seront diffusés quand je me réveillerai demain matin, autant enchaîner, parce que j’ai peur d’être spoilé à force ! Cela dit, je ne l’ai pas été plus que ça pendant cette première semaine de retard déjà accumulée.
Le résumé de l’épisode précédent est intéressant, parce qu’il commence par nous raconter la confrontation entre les deux Vision dans WandaVision. J’avais un peu zappé cette histoire du bateau de Thésée (quand toutes les planches du bateau sont remplacées, est-ce toujours le même bateau ?) déjà évoquée à l’époque, or cela va clairement être important puisque c’est le nom de l’épisode.
Avant d’en arriver là, cependant, la série propose un détour par un flashback. Vous savez à quel point je déteste ce procédé habituellement, mais la vérité est que là, je suis plutôt content. J’ai une très grande préférence pour Tommy par rapport à Vision, pour la bonne et simple raison que les jumeaux sont vraiment des personnages que j’aime croiser quand je lis les comics (bon, ça fait un moment que je n’en lis plus, mais pas grave), contrairement à Vision.
En plus, l’acteur est déjà si excellent dès la première scène de cet épisode. C’est incroyable comme ses yeux expriment toute la douleur improbable que vit son personnage. La première scène revient sur le fameux interrogatoire de police où il a expliqué aux flics londoniens ce qui lui est arrivé : un groupe d’abrutis a voulu le noyer quelques mois plus tôt. Il est resté trop longtemps sous l’eau, il y a eu un éclair étrange et il est revenu avec les souvenirs d’une autre vie. J’adore cette origin story, franchement, je trouve ça vraiment intéressant pour la suite. J’aime que ça traîne moins que pour son jumeau.
Bref, la police ne le croit pas et le transfère aussitôt. Comment ça c’est déjà Noël à Londres ? Ils font chier, moi je veux fêter Halloween ! Pas grave, il va falloir supporter le petit chant de Noël alors que Tommy est transporté par la police. Dans le fourgon qui le mène on ne sait trop où, il croise d’autres petits criminels comme lui. C’est là qu’il rencontre sa future complice. Celle-ci s’assoit à côté de lui et sympathise rapidement avec lui.
Très rapidement, elle l’aide à se calmer quand il panique un peu d’être dans ce bus et qu’il a quelques souvenirs du jour où on a voulu le noyer. Pourquoi pas. J’aime bien qu’on nous raconte comment les deux personnages se sont rencontrés, même si ce n’est pas ce que j’attendais d’une série nommée VisionQuest. En fait, ça me donne l’impression de regarder une autre série, et probablement une qui me donne davantage envie de la regarder.
Bref, c’est efficace sur moi et j’aime beaucoup le dialogue qui suit entre les deux. Ils apprennent ainsi à se connaître, on découvre la raison pour laquelle les flics les ont mis là et l’amitié qui naît entre eux est déjà très sympathique. En fait, ça permet même à la jeune femme de s’endormir ensuite sur l’épaule de Tommy. Pas que de l’amitié, du coup ?
Allez savoir. Ce qui est sûr, c’est qu’elle se réveille quand un autre criminel du bus fait beaucoup de bruit en criant son inquiétude de ne pas savoir où ils vont – et son inquiétude de retourner quelque part où il ne veut pas aller. Il a bien raison de s’inquiéter car le flic chargé de surveiller le bus révèle leur destination : St-Mabyn, un terrible asile psychiatrique dont personne ne sort jamais.
En vrai, ça correspondrait bien à Tommy, mais personne ne semble vouloir y aller, surtout pas celui qui avait peur de cette destination. Le flic décide d’utiliser une matraque électrique pour le calmer, parce que c’est bien connu, la violence, ça apaise vachement les situations de crise. La nouvelle amie de Tommy essaie alors de dire au flic de se calmer et, là aussi c’est connu, le flic prend ça très bien et n’essaie pas du tout de s’en prendre à elle pour cette raison.
Tommy s’interpose et prend à sa place le coup de matraque électrique. C’est inattendu, mais le choc électrique ne lui fait pas du bien. En fait, cela provoque les pouvoirs qu’il ne sait pas avoir : ses mains bougent hyper vite et il y a une petite réaction électrique qui se retourne contre le flic. Si ce dernier pense que c’est sa matraque qui déconne et prend relativement bien la brûlure qui lui apparaît sur la joue, nous, on sait ce qu’il en est. Par chance, la complice en profite pour récupérer les clés du gardien. Après tout, elle a avoué être une excellente pickpocket. Elle propose donc à Tommy de s’enfuir par l’arrière du bus grâce à ces clés.
Ils peuvent en effet défaire les menottes qu’ils ont, puis se rendre à l’arrière du bus où une grille fermée à clé les sépare de la porte. Comme ils ont les clés, ce n’est pas un souci. Le souci, c’est que le flic qui les surveille a un double des clés. J’ai bien aimé ce faux twist et la scène qui suit, même s’il y a un détail que je trouve ridicule. En effet, tous les prisonniers se mettent à chanter des chants de Noël et apparemment, ça suffit à ce que le chauffeur n’entende pas qu’il faut arrêter le bus. Tommy et Lisa (elle a enfin un nom !) parviennent donc à s’échapper du bus en marche comme cela, à nouveau grâce aux pouvoirs de Tommy. C’est un peu too much que ça prenne tant de temps de sortir du bus et que le chauffeur ne l’arrête pas, mais soit.
On revient alors dans le présent et du côté de Vision alors que je serais bien resté avec Tommy un peu plus longtemps. En plus, on reprend par un débat entre Vision et Ultron. Je ne sais pas si j’accroche tant que ça aux grands débats stériles dans un anglais soutenu, en plus. C’est raccord avec le personnage de Vision, mais pas forcément ce que j’ai envie de voir en ce moment.
Heureusement, la scène suivante nous ramène Friday. Elle s’est renseignée sur le Paladin et peut nous dire que, justement, l’article « le » n’est pas le bon. C’est un paladin, le dernier d’une longue série de chasseurs de primes qui se pensent vertueux et ne lâchent jamais la cible qu’ils visent. Bon, ça, c’est pour la partie grand-méchant qui le poursuit.
Il se renseigne ensuite sur Tommy en revoyant la vidéo de l’interrogatoire envoyé par Paladin la veille. Cette fois, il voit la version longue de l’interrogatoire où Tommy partage davantage de souvenirs de Westview et de ses parents. C’est perturbant, parce que Vision a beau penser que ce n’est pas son fils et juste une ruse pour l’attirer, il finit par comprendre que ce ne peut pas être un hasard. Il y a trop de détail, surtout quand Tommy dit que le deuil n’est que l’amour qui perdure. Aaah. C’est à finir fou.
Bien sûr, Vision comprend ce qu’il en est et il se sent obligé d’accepter l’invitation que Paladin lui fait. Oh, Edith et Friday débattent bien de la pertinence de cette idée, surtout qu’on ne sait pas qui a embauché Paladin. Friday a la même idée que moi dans l’épisode précédent : le S.W.O.R.D. Toutefois, je me rends compte maintenant que c’est trop simple.
Bref, Vision ignore tout ça et décide de se rendre au rendez-vous fixé par Paladin. Il le retrouve à Edimbourg, dans le bar de Fiona. Avant de s’y rendre, il fait plein de simulations pour savoir ce qu’il en est et dans quoi il s’embarque. Cela déstabilise un peu Paladin, mais ça ne l’empêche pas de dérouler le discours qu’il avait prévu. On apprend que Thomas est un enfant qui a été trimballé d’un foyer à l’autre et a fini dans les petits crimes. Si Vision prétend n’en avoir rien à faire de lui, tout le monde sait bien que c’est faux, même Paladin qui nous fournit sa petite théorie sur Wanda s’étant débrouillée pour sauver ses fils en les balançant dans d’autres corps au passage. Le pire, c’est que c’est sensiblement ce qu’il s’est passé.
Je trouve ça par ailleurs franchement étonnant, mais le Paladin (si c’est le dernier de sa lignée, je peux bien dire « le », non ?) explique littéralement à Vision où est Tommy. C’est complètement con, autant que l’endroit où est Tommy d’ailleurs. En effet, Paladin décide de ramener Tommy à St-Mabyn, l’asile où il devait aller un an plus tôt. C’est un peu gros, surtout quand Tommy y tombe sur le même flic qu’un an avant. Si le flic veut prendre sa revanche, il n’en a pas le temps : Paladin l’arrête, puis le tue sur place, gratuitement. Faudrait savoir ? Il est vraiment méchant et tue à vue, en fait. Cela permet en tout cas à Tommy de voir ce dont le chasseur de primes est capable, et ça lui fait bien peur.
Pour autant, c’est Paladin qui devrait être terrifié. Il a bien mal calculé qui était son ennemi : Vision lui rappelle qu’il n’est pas l’Avenger qu’il était. Il s’en prend donc à Paladin – physiquement. Il le laisse tout de même en vie, histoire que Paladin soit également menacé par son employeur qui n’apprécie pas de voir Vision lui échapper constamment. Soit. C’est un peu simpliste ; comme le piège que vient de tendre Paladin en disant où était retenu Tommy.
Je m’attendais à ce que Vision se rende sauver Tommy directement à St-Mabyn, mais il préfère retourner charger ses batteries et papoter avec Ultron. Pourquoi lui fait-il si confiance ? Pourquoi sont-ils si potes ? Ultron est amusé par la situation, alors que Vision est clairement perturbé par le conflit d’émotions qu’il ressent. Il a les souvenirs et la mémoire de Vision, mais il n’a pas ressenti tout ça ; il n’a pas toutes ses émotions. Et puis, il s’en veut de ce qui arrive à Tommy, même si c’est totalement la faute d’Ultron. Pas évident d’être un robot, dis donc !
Il est à nouveau question du bateau de Thésée, en tout cas, et Ultron a son avis sur la question philosophique : elle est complètement conne et détourne l’attention de Thésée, le vrai héros qui a été sauver les enfants du Minotaure. Le raccourci qui suit est tellement simple que je ne sais pas si c’est du génie ou juste de l’écriture lourde : Ultron demande à Vision de ne pas être le bateau, mais le roi. Bref, il doit aller sauver Tommy. Est-ce qu’on avait vraiment besoin d’une scène pour qu’il en arrive là ?
Franchement, je suis perplexe. C’était si évident que c’était la chose à faire – et en même temps, c’est tellement un piège grossier de la part de Paladin ! Jarvis s’inquiète bien sûr pour Vision et lui déconseille de partir sauver Tommy, avant de l’encourager malgré tout. Toutes les IA en lui savent très bien qu’il les met tous en danger et marche dans un piège, mais en même temps, tout le monde est avec lui.
Je trouve ça plutôt amusant que Vision se retrouve dans un hôpital psychiatrique si vite dans cette série. Franchement, il serait temps qu’il y mette les pieds comme patient. Malheureusement, ce n’est pas le but : il met les pieds dans un piège et analyse très vite ce qu’il en est. Les infirmiers sont armés jusqu’aux dents. Pfiou. La scène d’action qui suit est franchement drôle et je tiens à souligner à quel point je suis surpris par l’acteur. Je trouve qu’il a sacrément bien vieilli – ou alors c’est cette coupe de cheveux. Allez savoir. Je le trouve sacrément classe, en tout cas.
Il n’a aucun mal à mettre KO et tuer tous les ennemis sur son chemin, bien aidé par les IA dans sa tête. Cela lui permet d’atteindre rapidement Tommy. Ce dernier est terrifié de voir débarquer Vision, persuadé qu’il est dans sa tête. Ce n’est évidemment pas le cas. Pas le temps de s’en remettre, cependant : la porte se referme derrière eux avant qu’ils puissent s’enfuir. Sans surprise, Vision est tombé dans le piège prévu : il est ainsi dans une cage à impulsion électromagnétique qui l’affaiblit et l’empêche de s’enfuir.
Ultron m’a fait rire avec sa petite citation des paroles de chanson pendant que tout le monde paniquait dans la tête de Vision. Les lumières clignotent, il y a un bruit sourd et Vision est trop affaibli pour faire quoi que ce soit. Tommy essaie d’utiliser ses pouvoirs pour sortir, mais il a finalement besoin de Vision pour cela.
J’aime bien, même si c’est un peu simpliste de simplement défoncer la porte. Cela dit, Paladin voulait juste gagner du temps. Son but était en fait d’arriver à temps pour tirer sur Vision. Contrairement aux hommes qu’il a sacrifiés avant, Paladin utilise des balles en adamantium (c’était évoqué par les journaux dans la tête de Vision l’adamantium, dingue) et réussit à blesser Vision. Celui-ci parvient quand même à se défendre et à sortir de l’asile avec Tommy.
Il demande alors à son fils de l’abandonner – mais Tommy résiste un peu. Il a tellement de questions et aimerait tant avoir des réponses, parce que dans le fond, lui aussi il est un bateau de Thésée qui a été réécrit… Ce serait plus simple de parler de palimpseste, mais bon, on va rester avec cette image foireuse pour le moment. Malheureusement, Vision est en train de mourir et Paladin ne les lâche pas comme ça. Il ordonne à Tommy de se barrer, ce qu’il fait, pendant que toutes les IA dans Vision sont en train de mourir.
J’ai alors eu envie de hurler sur ma télé : Ultron propose aux autres de récupérer de l’énergie par le sacrifice de l’un d’entre eux. Bien sûr, il ne se propose pas d’être le sacrifice en question. C’est Jarvis qui s’y colle et… Non ? Putain ! On vient juste de récupérer l’acteur, je ne veux pas déjà le perdre ! Qu’est-ce que ça me soule de le voir disparaître comme ça… J’aurais préféré me débarrasser d’Ultron, mais je sais bien que ce n’est pas le but de la série qui en fait au contraire un perso principal. Et puis, c’est bien plus touchant que ce soit le « frère » de Vision qui se sacrifie. Pour un type qui n’a pas de famille, Vision est quand même sacrément entouré par sa famille, hein.
Le sacrifice est efficace en tout cas – il y a des enjeux émotionnels et ça restaure assez d’énergie pour que Vision survive. En plus, ça permet de nous laisser sur un excellent cliffhanger : Tommy revient chercher son père en voiture et l’embarque aussi loin que possible de Paladin… qui ne doit tout de même pas être très loin derrière lui. Sinon, tout ça permet aussi à Ultron de récupérer bien plus de liberté qu’il n’en avait : il est désormais capable de sortir tout seul de la pièce où il était enfermé et apparaît même dans la voiture à la fin. Petit à petit, il se libère donc.
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