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À ne pas manquer sur le blog…

La page d’accueil reste totalement épurée et les menus sont de moins en moins à jour, je sais. C’est qu’après 10 ans d’existence, le blog représente un temps d’entretien conséquent, temps que je n’ai pas toujours, y compris parfois pour publier les critiques quand il le faudrait. M’enfin, je ne me lasse toujours pas du format blog, j’ai toujours envie d’écrire et de partager. Je ne me gêne donc pas pour le faire et j’espère vraiment que vous n’hésiterez pas à commenter ou entamer des échanges, parce que c’est bien plus fun quand on le fait 😉


Pourquoi faut-il laisser trois épisodes à une série pour nous convaincre ?

Salut les sériephiles,

Vous le savez, il y a une règle que j’applique plus ou moins depuis des années quand je commence une série : essayer de lui laisser trois épisodes avant de décider si je continue ou non. Je dis « plus ou moins » parce que je suis comme tout le monde, c’est-à-dire plein de grands principes que je ne respecte pas toujours. Il y a des séries qui m’épuisent dès les dix premières minutes, des pilots qui sentent tellement mauvais que je sais déjà que je ne vais jamais revenir, et des soirées où je n’ai juste pas l’énergie de donner sa chance à quoi que ce soit. On appelle ça la vie adulte, je crois.

Pourtant, dans l’idée, je trouve que les trois épisodes restent un bon repère. Un premier épisode doit accrocher. Un deuxième peut confirmer ou montrer que ça manque de perspective. Par contre, si au bout de trois épisodes, je n’ai toujours aucune curiosité, aucune envie, aucun personnage auquel m’accrocher et aucune intrigue qui me donne envie de cliquer sur « épisode suivant », bon, c’est peut-être qu’il est temps de passer à autre chose. Je ne le fais pas toujours pour autant.

À une époque où les plateformes nous balancent cinquante nouveautés par semaine et où tout le monde semble attendre qu’une série soit géniale immédiatement, c’est un peu ironique. C’est un peu truqué aussi : Netflix adore finir le troisième épisode de ses saisons par un énorme cliffhanger. Ils savent qu’on fait facilement et naturellement une pause après trois épisodes. Alors ils font en sorte qu’on enchaîne, il y a tout un algorithme derrière le scénario et on le voit tellement que ça m’agace au point de ne plus accrocher à l’écriture Netflix – surtout que du coup ça manque de rythme avant l’épisode 4 maintenant.

Le problème avec les séries, c’est qu’un premier épisode ne peut pas tout faire. J’en parlais déjà dans un précédent article, mais maintenant que j’écris, ça me paraît encore plus évident. Certaines séries y arrivent avec une facilité indécente, et c’est généralement là qu’on comprend qu’on tient quelque chose de spécial. D’autres ont besoin d’un peu plus de place. Ce n’est pas forcément un défaut.

Voir aussi : La règle des trois épisodes (de retard)

Prenez The Good Place, par exemple. La série a la chance d’avoir un concept immédiatement lisible, une héroïne efficace et un univers qui fonctionne très vite. Pour autant, ce n’est pas seulement le pilot qui fait tout. Ce sont les épisodes suivants qui permettent de comprendre le rythme, les personnages secondaires, la logique absurde de cet au-delà et la manière dont la série va transformer une idée simple en machine à surprises. Le premier épisode est très bon, évidemment, mais c’est en enchaînant un peu qu’on comprend vraiment ce que la série peut devenir. Et encore, à ce moment-là, on est très loin d’imaginer tout ce qu’elle fera ensuite.

À l’inverse, il y a des séries qui commencent de manière beaucoup plus bancale, mais qui trouvent leur vitesse de croisière après quelques épisodes. Je repense à Wolf Pack, que je n’ai absolument pas trouvée incroyable, loin de là, mais dont le troisième épisode permettait déjà de mieux voir ce que la série voulait être. Ce n’était pas devenu un chef-d’œuvre, hein, mais au bout de trois épisodes, je savais davantage à quoi m’attendre : un simple guilty pleasure d’urban fantasy comme ils ne savent plus en faire…

Et c’est peut-être ça, le plus important dans cette règle des trois épisodes : elle oblige à distinguer la série qu’on voulait voir de la série qu’on a réellement sous les yeux. Ce n’est pas toujours agréable. On lance une nouveauté avec des attentes, un casting, une affiche, une bande-annonce, un nom de créateur, une promesse marketing plus ou moins honnête. Puis le premier épisode arrive et il y a souvent un décalage. Le deuxième épisode sert alors à vérifier si le décalage était accidentel ou volontaire. Le troisième commence à répondre à la vraie question : est-ce que j’ai envie de continuer cette histoire-là, pas celle que j’avais imaginée ?

C’est encore plus vrai pour les séries à mystère ou les séries avec un univers un peu particulier. Orphan Black n’a pas seulement besoin de sa scène d’ouverture géniale pour fonctionner. Elle a besoin qu’on comprenne les secrets qu’elle recèle et ce vers quoi elle se dirige… Les clones, déjà : il faut arriver tard dans la série pour tout savoir. Franchement, ça fonctionne pour la plupart des séries. Je parlais de double épisode la dernière fois, et ce n’est qu’au troisième qu’on sait ce qui nous attend : pour reprendre l’exemple de Buffy contre les vampires, ce n’est pas seulement un concept cool de lycéenne qui tue des vampires. C’est une série qui installe un groupe, un lycée, une ville, des règles, un ton, une mythologie. C’est au troisième épisode qu’on a une bonne idée de ce que sera la série – et il n’y a pas de vampire dans cet épisode.

Il y a aussi une autre raison pour laquelle j’aime bien attendre trois épisodes : c’est souvent dans un troisième épisode que les personnages secondaires commencent à exister autrement que comme des fonctions. Le meilleur ami n’est plus seulement « le meilleur ami ». Le mentor n’est plus seulement « le mentor ». Le lieu principal cesse d’être un décor. Les détails posés au début commencent à trouver un début d’écho.

Vous me voyez venir, peut-être, mais c’est un peu ce qu’il s’est passé avec Sauveurs de rêves. Le premier épisode, « L’Éveil », devait faire entrer Chris dans l’histoire. Il fallait poser son cauchemar, l’étrangeté de ce qu’il vivait, l’arrivée d’Allyriane et d’Elisabeth, puis cette proposition impossible à croire au réveil. Le deuxième épisode, « Tempête », devait lui faire comprendre plus concrètement ce que la Fondation attendait de lui. Là, il n’était plus seulement question de se demander si tout ça était réel ou non, mais bien de voir ce que cela impliquait d’entrer dans les rêves pour empêcher des cauchemars de tuer.

Et le troisième épisode, justement, c’est « Le Lobby ». Il est disponible depuis hier sur Amazon et, sans surprise vu le sujet de cet article, il a pour moi une place un peu particulière. C’est l’épisode où l’on peut commencer à voir plus clairement la série que j’ai envie de raconter. Après la découverte et après la première vraie mission, il fallait revenir à la Forteresse, élargir un peu le décor et surtout laisser Chris croiser davantage de personnages.

Alors non, il ne faut pas toujours laisser trois épisodes à toutes les séries. Si une série vous insupporte vraiment au bout de vingt minutes, personne ne viendra vous arrêter parce que vous avez osé abandonner. En revanche, quand quelque chose vous intrigue malgré quelques maladresses, quand vous sentez un potentiel sans être encore convaincus, quand un univers semble avoir besoin d’un peu d’air pour respirer, trois épisodes me paraissent encore être un délai raisonnable avant de rendre le verdict.

Et si vous appliquez cette règle à Sauveurs de rêves, eh bien, l’épisode 3 est là. Le Lobby est disponible sur Amazon à moins d’un euro, comme les deux premiers. Si vous avez déjà lu L’Éveil et Tempête, merci beaucoup, vraiment. J’espère que ce troisième épisode vous donnera envie de rester encore un peu dans les couloirs de la Fondation. Si vous n’avez pas encore commencé, vous savez ce qu’il vous reste à faire : trois épisodes, donc. Ce n’est pas si long. En temps de lecture, ça fait à peu près une soirée de séries. Et comme sur Netflix, vous aurez droit à un cliffhanger pour vous donner envie de lire l’épisode 4.

Bonne lecture… ou bonne série, d’accord !

Encore un article sur la canicule ?!

Salut les sériephiles,

Vous aurez remarqué que j’ai recommencé à voir quelques épisodes cette semaine et à publier des critiques sur le blog, que ce soit pour le retour de Zodiaque ou un petit bingewatching bienvenu de Maximum Pleasure Guaranteed. Ce n’est pas une aussi bonne nouvelle que ça, parce que malheureusement, on le doit uniquement à la canicule qui a fait qu’une énorme partie de mon emploi du temps est tombé à l’eau. Enfin, ce n’est pas la meilleure expression, je devrais plutôt dire que ça s’est… Je ne sais pas ? Évaporé au soleil.

Au moment où j’écris ces lignes, il fait officiellement plus de 40 degrés sur la région parisienne. Hier dans un article, le Washington Post a même publié une carte assez lunaire intitulée Places hotter than France on Tuesday. Spoiler : il ne restait plus grand-monde. Moins de 1% de la planète devait être plus chaud que les endroits les plus chauds de France, avec principalement des bouts du Sahara, du Moyen-Orient et du désert américain. Voilà.

C’est historique, incroyable, terrifiant. Il y a vingt ans, on nous prédisait ce scénario pour 2050 et la plupart des réactions étaient alors de ne pas y croire et de trouver la blague amusante.

Cela n’a finalement rien d’amusant, parce qu’avec ces températures et les photos d’intérieur de voitures où il fait plus de 50°C qui se multiplient, ben… C’est bien la réalité quoi. Après une nuit caniculaire où j’ai peu dormi, j’ai passé ma journée dans le noir, entre deux ventilos, avec la petite pointe de culpabilité de savoir que parfois je lançais la clim et faisais partie du problème. M’enfin, à même pas 1%, pas vrai ?

Ce qui est fou, c’est surtout que ces épisodes de canicule se multiplient vraiment – et moi, j’ai déjà écrit tout ce que j’avais à en dire. L’angle séries et canicule est assez limité, en vrai, et on finit par en trouver moins dans les séries que dans la vraie vie. Je veux dire… En 2020, j’en parlais sur le blog avec encore cette vue un peu naïve de « la canicule est un phénomène rare » : c’était l’époque où j’écrivais sur les clichés à la télé (une série d’articles qu’il faudrait que je recommence à faire, j’aimais bien).

En 2022, j’ai remis ça avec un angle bien plus pratico-pratique : comment survivre ? Rien de révolutionnaire, mais c’était ma petite pierre à l’édifice, on va dire. En 2026, bon… J’ai déjà cité la majorité des séries qui proposaient des épisodes de canicule sur le blog, quoi. Certes, depuis, Grey’s Anatomy a remis le couvert dans un double épisode pas si marquant (la critique est par ici), mais dans l’ensemble tout a déjà été dit.

Est-ce qu’on bascule dans une dystopie ? J’en ai l’impression, parfois. Marcher dans la rue alors qu’il fait 40°C ou vivre dans un appartement qui flirte de plus en plus avec les 32°C (eh, de quoi je me plains ? La température est tombée à 29 ce matin avec les fenêtres ouvertes toute la nuit), ça me donne l’impression d’être dans la série 3%. Le portugais en moins et, bien sûr, sans être dans les fameux 3% de plus chanceux (mais je suis loin des plus malheureux encore). Ou alors, c’est Praimfaya dans The 100. Je ne sais pas trop.

Une chose est sûre, par contre, je ne peux plus m’encadrer les climatosceptiques qui essaient encore l’argument du « on vivait déjà ça y a cinquante ans » ou « le réchauffement climatique n’existe pas ». J’ai du mal aussi (beaucoup, beaucoup de mal) avec l’inaction politique et l’absence de décision courageuse pour faire face à ce qui devient de plus en plus fréquent. Enfin, il faut bien le dire, mais la culpabilisation de l’utilisation de la clim… Eh, personne ne nous culpabilise sur le chauffage quand il fait moins cinq degrés dehors, non ? Il me semble que dépasser les 36°C, c’est l’équivalent. Bref.

Je me rends compte que j’écris tout ça, mais que je n’ai pas vraiment de conclusion. Enfin, si, je peux bien vous en faire une pour me faire de la pub après tout. Après plusieurs jours de canicule, il y a généralement un moment où tout le monde attend la même chose : l’orage. Celui qui promet de faire baisser la température, de nettoyer l’air, de rendre les nuits un peu plus supportables et de nous donner enfin la fraîcheur que l’on attend.

Je ne dis pas que je veux ça comme météo, je dis qu’un peu de pluie serait la bienvenue.

Pour cette canicule, malheureusement, les modèles ne sont pas très optimistes dans ma région. Rien n’est vraiment annoncé dans les jours à venir. Ailleurs, on parle parfois d’orages très violents, ce qui est tout de suite moins réjouissant. Comme quoi, même quand on attend une tempête, il faut se méfier de ce qu’on demande.

Et c’est ma transition toute trouvée pour la conclusion : l’épisode 2 de Sauveurs de rêves s’appelle justement Tempête. Il ne fera pas baisser la température de votre appartement, et j’espère sincèrement qu’il ne vous donnera pas envie de vivre un vrai orage comme celui que j’y décris, parce que j’écris quand même une série où les cauchemars peuvent être mortels. Au sens propre.

Autant vous dire que là tout de suite, je suis à ça d’écrire un épisode avec une canicule cauchemardesque. Ce ne sera toutefois pas le sujet de l’épisode 3 – qui s’intitule « Le Lobby » et sera disponible dès dimanche sur Amazon, si ça vous tente. Si ça ne vous tente pas, je peux vous dire qu’il permettra d’intégrer davantage de personnages et lieux, histoire de vraiment pouvoir avancer dans ce que je veux raconter ensuite !

Allez, prenez soin de vous, hydratez-vous, regardez plein de séries (ou la saison 14 de Secret Story commencée hier soir !) et… courage.

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E07 – Fighting – 17/20

Jamais de la vie personne ne réagira comme l’héroïne de cette série face à tout ce qui lui arrive, mais si je mets ça de côté, je dois bien avouer que c’est une série parfaitement kiffante. J’adore les personnages, les twists bien placés et surtout tout l’humour qui s’en dégage de manière inattendue à plein de moments différents. Quel plaisir, tout simplement… et avec une BO, en plus, ça aide bien aussi (même si je reste enfermé dans ma boucle Olivia Rodrigo).

Spoilers 

Paula se remet vite de l’état de choc du cliffhanger précédent.

He’s dead. He’s dead. I killed him.

C’est une excellente série pour un bingewatch caniculaire, je trouve. J’adore la sonnerie de Dennis et la manière dont cet épisode commence : le téléphone du cadavre frais n’arrête pas de sonner, en boucle. Paula fait par contre vraiment de la merde. Choquée par ce qu’elle vient de faire, elle sort du coffre et se barre, abandonnant le cadavre derrière elle.

Elle se rend ensuite dans un magasin où elle se rend compte être couverte du sang de son kidnappeur. Elle a alors la drôle d’idée de… s’essuyer, puis de rentrer chez elle. Cette fois, la série commence à me perdre un peu : je dis depuis le départ que c’est quasi impossible de tout enchaîner et faire face comme elle le fait, mais là, c’est trop.

Paula est en état de choc, on va dire. Elle semble en sortir quand ses collègues l’appellent – ils étaient si fiers d’avoir volé le téléphone d’Ash, j’adore. Geri a la bonne idée : elle demande simplement ce que la police a bien pu dire. Il est hilarant de voir les réactions des collègues (il s’appelle Rudy !) qui ne comprennent pas sa réaction puisqu’elle était en état de légitime défense alors que Paula, elle, ne souhaite que gérer le départ de sa fille pour sa soirée pyjama après l’aprèm pizza. Eh beh !

Une fois qu’Hezel n’est plus là, elle retourne donc voir le corps de Dennis et appeler les secours, mais… Le corps n’est plus là. Oups. Cela n’aide pas son état de choc. Geri et Rudy font ce qu’ils peuvent pour l’aider, mais Dennis a un portable bloqué, lui. Si Paula finit par se demander si tout ça s’est vraiment produit, Geri lui rappelle que le portable leur permet d’être sûr. J’adore ensuite la solution trouvée par les scénaristes pour avancer dans l’enquête sur Dennis !

Comme les notifications ne sont pas protégées sur le portable de ce tueur, Paula propose simplement d’utiliser son compte Amazon pour trouver son adresse. La double authentification est facile à passer : Amazon envoie le code sur le portable. J’adore, parce que c’est malin et tellement logique, en même temps. Je me plains tout le temps de la double authentification (je veux dire, en cas de perte de portable, on est quand même en galère pour retrouver nos accès), mais c’est hilarant ici.

Bon, le compte Amazon appartient à « John Smith », le tueur reste malin lui aussi. Paula décide d’aller voir sur place ce qu’il en est, mais l’opinion inquiète de Rudy est plutôt que c’est une mauvaise idée. De son côté, Geri contacte Drew, un autre de leur collègue. On ne le voyait plus depuis un moment et apparemment ils couchent ensemble suffisamment souvent pour que Geri se sente complètement à l’aise chez lui. Allez. Elle l’embarque dans cette histoire parce qu’elle a besoin de lui pour craquer le téléphone de Dennis.

Elle fait bien, parce que dès le lendemain, il lui apporte les infos dont elle a besoin. C’est impressionnant cette efficacité ! On ne peut pas en dire pour Rudy. Lui, il se met à douter de tout ce que raconte Paula : il ne comprend pas pourquoi ils la croient et la suivent dans cette histoire complètement dingue. Bien sûr, Geri le rassure : elle a besoin de suivre cette folie jusqu’au bout si elle veut son article.

Ceci dit, Rudy peut avoir partiellement raison : on retrouve ensuite Paula à son cours de gym pour mamans, parce que pourquoi pas. Autant la scène est exceptionnelle parce que j’aime Tatiana Maslany et que c’est hyper drôle de la voir comme ça, autant j’ai trouvé que c’était idiot de nous faire croire qu’elle continuait sa vie comme si de rien n’était. Elle parvient même ensuite à parler de sa lettre de recommandation à une maman qui s’inquiète de la voir saigner, puis à se négocier une promotion avec sa boss.

J’ai adoré la scène où Paula parle à sa boss. Bon, je plains un peu cette boss qui ne sait pas à qui elle donne le titre (sans l’argent qui va avec), parce que tout ça va finir par leur péter à la gueule.

En attendant que ça arrive, Paula emmène Rudy et Gerri chez Dennis. Ils découvrent ainsi la maison de banlieue toute calme de ce tueur et Rudy m’a bien fait rire à stresser pour tout. Malheureusement, en sonnant à la porte, ils découvrent que c’est juste la maison d’une vieille dame. Celle-ci les informe que John Smith fait livrer ses colis chez elle, mais qu’elle ne le connaît pas et est énervée de devoir se rendre chez UPS pour les remettre.

L’enquête s’arrête là pour Rudy, par contre : il n’apprécie pas que Paula, qu’il ne connaît pas bien, le traite comme de la merde et décide à présent de suivre une grand-mère. J’adore ce revirement pour le personnage : c’est une bonne chose qu’il se barre, mais c’est malheureusement trop tard. En effet, Paula a raison : la grand-mère leur ment et est une psychopathe en puissance elle aussi. Nous la voyons donc passer un coup de fil et envoyer une vidéo des trois journalistes à un certain Brian. Ce dernier contacte aussitôt Jennifer, qui est a priori une grande méchante aussi, puisqu’elle faisait peur à Dennis.

La série n’en finit plus de fournir de nouvelles pistes et de révéler les strates d’une organisation qui dépasse complètement Paula.

Bien sûr, l’épisode repart aussi sur l’intrigue du divorce de Paula. Mallory et Karl apprennent ainsi que leur détective privé a disparu et ne donne plus de nouvelles. Ils s’inquiètent plus de devoir en embaucher un autre que de cette disparition – il est amusant de voir Mallory insister pour en prendre un autre.

En parallèle, Ashley se barre le plus loin possible. J’avais beaucoup d’espoir pour son personnage quand elle a été introduite dans la série, mais finalement, je doute un peu de l’utilité de son personnage et je commence à en avoir marre d’elle. Sa fuite la mène à une ferme où elle décide déterrer une boîte métallique. Cette dernière appartient à Trevor : elle y trouve un flingue, de la thune et quelques vidéos sur des clés USB.

Dès qu’on voit les clés, on comprend ce qu’il en est : il s’agit des enregistrements des sessions vidéos qu’il faisait avec ses clients sur le site. Il a arnaqué plein d’hommes et de femmes, et c’est plutôt marrant de voir tout ça. Malheureusement, ça mène Ashley à la vidéo qui a suivi la fausse agression de Trevor. Apparemment, elle cherche des infos sur Paula, en fait, et comme elle a un flingue, ce n’est pas bien rassurant.

Et dans tout ça, on en oublie presque la police, mais ce n’est pas le cas de la police. Le collègue de Gonzales est sûr que Paula est coupable du meurtre. La flic n’est pas de cet avis car ça ne colle pas. Pourtant, ça ne ferait pas de mal à Paula d’être arrêtée par la police et mise à l’écart de tout le merdier dans lequel elle s’enterre.

Cela dit, ça l’empêcherait de profiter de sa liberté pleinement. On sait qu’elle l’aime : ça lui permet de continuer de coacher les filles au foot, de les voir gagner un match et de se faire draguer par Steve. Peut-on vraiment lui faire confiance à ce daddy ? J’ai envie de croire que oui, mais je commence à me méfier de tout le monde dans cette série.

C’est aussi le cas de Paula qui s’étonne de voir un père qu’elle ne connaît pas au match – le type la fixe, ça pourrait tout à fait être un tueur – mais accepte quand même un rencard avec Steve. Alors qu’elle se prépare, elle reçoit un appel de Geri. Ce n’est pas bien grave : elle la dégage vite fait et attend Steve en dansant un peu. Steve, lui, se prépare au date en allant acheter des fleurs dans la boutique où Paula s’est rendue la veille (j’adore qu’on nous dise qu’il n’y a plus de caméra dans ce magasin).

Malheureusement, le rencard est interrompu avant même de commencer : la police débarque chez Paula pour l’arrêter. Cela se fait au moment où on ne s’y attend plus dans la série, franchement, et ça gâche totalement la liberté et le bonheur que Paula ressentait juste avant. L’arrestation ? Elle est soupçonnée du meurtre de Trevor et Skylar, tout simplement.

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E06 – Rosebuds – 18/20

Cet épisode fonctionne déjà bien mieux que le précédent : cette fois, pas de scène paraissant superflue (ou presque) ou être là juste pour faire traîner la saison. Les petits détails ont leur importance, le rythme est bon, on avance vraiment dans le fil rouge et… qu’est-ce que ça fonctionne bien, je veux davantage de séries comme celle-ci ! Le casting est parfait, l’intrigue efficace.

Spoilers 

Dennis réussira-t-il enfin à tuer Paula ? Rien n’est moins sûr !

Great. Don’t hurry the fuck up.

Au milieu de tout ce merdier et malgré son achat de gun, Paula est toujours une super maman. Nous la voyons donc s’occuper de sa to-do list du jour : acheter un gâteau pour sa fille, apprendre à tirer au flingue. Tout va bien. Pendant qu’elle fait ses courses, ses collègues sont également au téléphone avec elle.

Si la préoccupation principale de Paula, c’est d’organiser une super fête pour que toutes les mamans de l’école d’Hazel lui écrivent une belle lettre, les collègues (eh, elle s’appelle Geri ! Bientôt, j’aurais le nom du mec, j’y crois) partent sur autre chose. Ils sont investis dans l’affaire criminelle de Paula bien plus qu’elle ne semble l’être : ils insistent donc pour traquer l’écouteur de Geri dans la voiture d’Ashley.

Ainsi, Paula organise sa soirée pizza pour les parents du foot et les deux collègues suivent à la trace Ashley. Inattendu. Il faut dire que Geri veut récupérer son écouteur aussi avant que la batterie ne lâche. Pourtant, l’opération tourne court : ils ne récupèrent pas l’écouteur, mais le portable d’Ashley dans la voiture. Au passage, le collègue se fait aussi mordre par le chien d’Ashley. Ce qui est cool avec cette intrigue ? À défaut d’être parfaite et crédible de bout en bout, elle permet aux collègues de trouver le numéro du tueur en remontant l’historique des appels du portable. D’accord, mais où est Ash ?

Et surtout, j’adore le fait que Geri oublie son écouteur dans la voiture : ça lui reviendra dans la gueule et je crois qu’elle le mérite un peu, parce qu’autrement, elle était trop parfaite. Cela dit, même ce défaut contribue à faire que je l’aime beaucoup, parce qu’elle m’a fait rire avec ses deux demi-tours en quinze secondes, à ne pas savoir où aller et quoi faire.

En parallèle, la police mène son enquête sur le bâtiment abandonné de l’épisode précédent. C’est plutôt amusant de les voir débarquer si tard… mais c’est aussi terriblement réaliste car c’est le taf de la police. Ils ne mettent pas bien longtemps à finalement trouver le corps de Skylar. Et tout ça va les mener sur les traces de Paula, encore : elle a laissé ses empreintes, vendus les affaires du mort avec qui elle avait rendez-vous… Elle est foutue. Autant dans la partie sans spoil, j’ai dit qu’il n’y avait pas de scènes superflues, autant celle-ci en était peut-être une.

De manière bien flippante, l’épisode créé une sacrée attente : Dennis est chez Paula et attend qu’elle rentre. Nous le voyons s’ennuyer et faire le tour de l’appartement, mais quand Paula revient finalement avec Hazel, il n’est de toute évidence plus là. La seule chose qui terrifie Hazel, c’est un cafard. C’est un problème que Paula sait bien gérer. Dennis ? En regardant par la fenêtre, il a trouvé quelque chose de plus urgent à faire !

C’est fou comme j’aime Tatiana Maslany et comme elle me vend n’importe quel rôle. Paula est un rôle pour elle, puisque ça lui permet de jouer plein de trucs différents. Nous la voyons donc débordée par la fête qu’elle a décidé d’organiser sur un coup de tête.

Elle est heureusement aidée par Steve, le père d’une autre gamine, et gère ainsi très bien les choses. La fête est un franc succès, même si autant de gamins dans un petit appartement, ça ne peut qu’être un désastre.

Le cliffhanger de l’épisode précédent ? Le type qui prenait en photo Paula à la fin de l’épisode précédent est en fait un détective privé engagé par Mallory. Décidément, Mallory est une sacrée manipulatrice. Le truc le plus dingue, c’est que le photographe n’a aucune idée de ce qu’il a entre les mains : il ne sait pas que Paula a acheté un flingue apparemment, mais il a une photo de Dennis seul chez elle. Il le présente comme un nouveau copain de Paula. Si elle savait…

Et elle sait vite : Karl ne peut s’empêcher d’être jaloux. Il se rend chez elle pendant la fête avec un prétexte plutôt bon et lui révèle qu’ils ont engagé un détective privé. Au passage, il lui reproche sa convocation au commissariat, le mensonge qu’il a dû faire à Mallory pour la couvrir et le fait qu’elle ne lui dise pas qu’elle a un nouveau mec qui a les clés de l’appartement.

Paula passe le reste de l’épisode terrifiée. Elle fait en sorte qu’Hazel dorme ailleurs et se méfie d’un peu tout le monde autour d’elle. Pourtant, elle n’a plus rien à craindre du détective privé : Dennis a évidemment remarqué sa présence et a eu la très bonne idée de le tuer. On a eu une petite scène superflue aussi, je sais, quand on voit que Dennis embêter un couple gay dans l’ascenseur de cet immeuble. En vrai, j’ai trouvé que c’était bien joué : ça fait des témoins qu’il laisse en vie, d’une part, mais ça nous fait aussi une fausse piste pendant l’épisode – décidément, ça ne donne pas envie d’être dans le même ascenseur que lui !

C’est con parce que ça aurait pu aider Paula d’être encore surveillée en fin d’épisode : alors qu’elle fait une course pour une amie qui s’impose un peu trop chez elle, Paula se fait kidnapper par Dennis. Elle se défend comme elle peut, le laissant le visage en sang, et hurle à l’aide, mais en vain.

Kidnappée et mise dans le coffre de Dennis, Paula est à ça de se faire tuer… C’est sans compter sur les scénaristes qui sont excellents : quand Dennis ouvre le coffre, il se fait tirer dessus par Paula. Bim. Le regard de surprise de Dennis, le regard perdu de Paula ? J’adore, tout simplement cette scène qui est un bon choc. Je ne pensais pas qu’elle avait l’arme sur elle, mais même si je m’étais dit qu’elle l’avait, elle est tellement réactive que la surprise fonctionne. L’art du cliffhanger est bien maîtrisé par ces scénaristes quoi, ça donne envie d’enchaîner, mais bon…  Je vous l’ai dit, j’ai autre chose à regarder cette nuit.

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