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Bienvenue sur le blog

L’été touche à sa fin et septembre est là : la majorité des nouveautés que j’envisageais pour le blog est désormais en ligne. Je sais d’avance que la reprise du travail va affecter le rythme que j’ai réussi à retrouver en août (j’ai déjà du retard dans mes hebdos), mais comme chaque année, j’ai espoir de réussir malgré tout à visionner des séries. En plus, la rentrée des séries se fait attendre alors… J’y crois !


Bingewatcher The Good Wife (S01)

Dix-sept ans après tout le monde, j’ai enfin commencé The Good Wife. Vingt-trois épisodes plus tard, j’ai compris pourquoi la série avait une telle longévité… malgré quelques juges insupportables, beaucoup trop de romance, il y a une addiction immédiate à Kalinda. Non, c’est pas que ça ?



Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques chaotiques entre les personnages et une enquête en trame de fond avec des twists qui vont révéler des secrets de famille plus soapesques les uns que les autres. Cela part extrêmement bien et ça attire encore plus mon attention que quand j’ai vu la bande-annonce.

Spoilers 

Une famille d’agents fédéraux (et autres) se réunit pour fêter la retraite du patriarche.

What your diner table conversations must be like.

J’ai tenté de voir cet épisode ce soir et autant dire que ça partait mal pour lui : il était un peu tard et je l’ai lancé parce que je voulais vraiment le voir, mais alors la première scène qui ne nous offre aucune vraie intro, se passe dans la nuit et voit une US Marshal poursuivre un homme dont on ne sait pas le crime qu’il a commis, ce n’était pas ce qu’il fallait pour me donner envie de rester.

Heureusement, le reste de la scène est bien plus intriguant. Profitant de l’obscurité, un mystérieux tueur abat son suspect, puis l’US Marshal au beau milieu de la forêt. Ensuite, il maquille la scène du crime pour faire en sorte de donner l’impression que les deux se sont entretués. Dire que le type allait se rendre bien gentiment, c’est con, tout de même !

Si la première minute ne me convainquait pas trop, ça n’a pas été le cas du tout du reste de l’épisode. La première scène qui présente un à un les personnages et leur fonction autour d’une conversation de groupe familiale était parfaite. Elle m’a rappelé ce que proposait Brothers & Sisters à la belle époque. Bon, les persos, vite fait : Mike, Clare, Russel, Micah, Jane. Je remercie la série d’avoir eu le bon goût de me mettre les prénoms en gros dès leur apparition. L’air de rien, ça m’aide bien pour la suite de la critique.

La conversation de groupe tourne autour d’une invitation à un pot de départ à la retraite du paternel, qui bossait pour les services secrets. Mike est sur le point de prendre sa retraite, donc : il lui reste tout de même une semaine de travail. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que cet acteur est à l’âge de la retraite, il fait tellement jeune – enfin, non, mais pas vieux, quoi. Et pourtant, c’est bien le cas…

Tous les personnages disent ou non s’ils ont l’intention d’y aller, pendant qu’on les rencontre sur un matin tout ce qu’il y a de plus banal dans leur vie. Oui, oui, banal, même pour Jane, une autre US Marshall, qui est dans un hélicoptère et invite sa fille Clare, du FBI, à venir la rejoindre. Faut s’accrocher, mais ça se suit bien. Clare est en couple depuis quelques mois avec un type, Logan. Le truc, c’est que Logan en a marre de la voir s’éclipser tout le temps pour le boulot (je le sais parce qu’il s’en plaint à Joel, son voisin – putain, qu’est-ce que je suis content de retrouver cet acteur !). La relation entre Logan et Joel est forcément bizarre à mes yeux par contre, parce que j’ai vu Joel dans trop de rôles LGBT pour le penser tout à fait hétéro et, du coup, ce voisin pas si hétéro qui passe tout son temps chez Logan chaque fois qu’il se fait planter par sa copine ? Eh, ça ressemble à des rencards, quoi.

Loin de ces considérations romantiques, Clare rejoint sa mère sur la scène de crime, donc. L’US Marshall Farrel est morte et c’est suspicieux immédiatement pour Clare : elle ne comprend pas la précision de sniper du tir qui la tue (juste à côté du gilet pare-balle, quoi) ou la balle qu’elle semble s’être infligée. Bref, c’est parti pour une grande enquête, n’en déplaise à Brian.

Brian est le collègue de Jane qui milite pour une enquête simple : une simple fusillade entre une agente et un criminel. Il faut dire que la décédée, Libby, était son amie et qu’il veut l’enterrer au plus vite – il faut pour ça mettre un terme à l’enquête. D’accord. Cela fait un paquet de personnages à connaître, tout de même, et ce n’est que le début.

En tout cas, Clare a raison évidemment et comprend bien vite qu’il y a un a troisième tireur sur la scène de crime. Ce n’est toutefois qu’une théorie qu’elle doit prouver comme elle peut : sa mère lui laisse 12 heures pour le faire quand ils entendent tous que le suspect que Libby suivait n’était pas armé.

Clare accepte le défi, annule son repas avec Logan, puis passe sa nuit à fouiller la scène de crime en papotant avec son frère Micah au téléphone. Elle n’est pas aidée par la pluie qui se met à tomber, par contre.

Du côté des Services Secrets, Mike bosse avec Micah et on sent qu’il y a des tensions. Micah est assigné à la surveillance d’une actrice super belle, évidemment, histoire qu’on puisse avoir une romance interdite bien rapidement. Genre, en une scène. C’est tellement prévisible – en plus, évidemment que le frère beau gosse finit torse nu bien rapidement. Ce ne serait pas une série, autrement. C’est très cliché, mais c’est le soap qu’on cherche dans une série de network après tout.

Par contre, durant la soirée, Micah est terrifié de se rendre compte qu’il y avait une webcam connectée dans l’appartement supposément hyper sécurisé. Qu’il fait du bon boulot !

J’ai moins aimé la scène qui voit Clare débarquer à la soirée hyper chic de ses parents en étant trempée et dégoulinante de boue. Elle y négocie 24h de plus sur son enquête, d’accord, mais ça nous présente Jane comme une connasse hyper hautaine avec sa fille. Le fait qu’elle se méfie des inconnus et imagine le pire d’eux en fait un personnage intéressant, mais avec ses propres enfants, bof, quoi. La scène semble exagérée, quoi.

Sinon, on suit aussi Russel entamer son job en tant que DOJ. La première chose qu’on lui dit ? Sa réputation familiale, avec que des agents sur le terrain, le précède et il ne devra jamais rien raconter à sa famille. S’il dit qu’ils ne mangent jamais ensemble, il est amusant de voir son père venir le voir dès le premier déjeuner pour lui demander un service.

Le lendemain, c’est la grande réunion de famille qu’on attendait depuis le début de l’épisode. Nous sommes au milieu de celui-ci et il y a déjà tellement d’histoires qui s’entremêlent, j’adore ! C’est le genre de dynamique qui manque trop souvent à mon goût dans les séries modernes ou les prestige dramas là. Là, c’est chaotique, mais ça fonctionne bien. Clare ramène donc Logan pour la première fois dans sa famille – et elle fait plaisir à tout le monde comme ça car tous voulaient se rencontrer. Elle est quand même bien angoissée de laisser Logan dans le grand bain des agents fédéraux, et c’est rigolo.

En parallèle, Clare se retrouve embarquée par Micah qui veut un conseil sur la webcam qui a pu le filmer, par Russel qui veut son conseil et par sa mère, à qui elle doit faire un résumé de ce qu’elle a découvert dans son enquête. Libby avait donc décidé de mener sa propre enquête sur le boss de Carlos, le criminel tué. Le boss étant Sandoval. C’est un nom qui sonne bien, tiens. On note aussi que Libby était en phase terminale et Clare en fait aussitôt la source de beaucoup de théories. Malheureusement, Jane apprend en même temps que l’enquête va être rapidement fermée, puisque Clare est la seule à s’inquiéter.

La réunion de famille est hilarante à suivre, franchement. J’aurais peut-être préféré qu’on reste à suivre le point de vue de Logan, qui est clairement jeté au milieu d’un joyeux bordel. Il apprend que les parents sont séparés et se débrouille pour révéler assez vite que Jane a un petit-ami aussi, Terry. Bien joué. Le repas tourne court pour lui quand il apprend qu’il y a aussi un autre demi-frère dans la famille : Jack. Mort cinq ans plus tôt. Comme il n’était pas au courant, Jane décide que la relation avec Logan n’est pas bien sérieuse.

Logan se rend compte bien vite qu’il ne connaît pas grand-chose de Clare et surtout que la famille de sa copine qui décide de se blesser en permanence n’est pas une si bonne excuse. Il se barre donc après une rapide explication avec Clare. On ne peut pas dire que ce soit la joie de vivre. En plus, au passage, Russel apprend que son père lui a décroché son job sans le prévenir et Micah essaie toujours de régler son affaire de webcam, sans grand succès.

Tout ça fonctionne vraiment bien et mène les deux frères et la sœur à se bourrer la gueule dans le parc du quartier. C’est plutôt rigolo et je trouve que la série se suffit à elle-même comme ça sans avoir à tous les mettre sur une même enquête comme on nous l’a vendue dans le synopsis. Pendant que les trois se confient les uns les autres, il est révélé que les parents continuent de coucher ensemble – même si elle a un copain. Allons bon.

Ils sont interrompus alors qu’ils allaient remettre le couvert, cependant : Russel et Micah reviennent pour parler à leur père. Mike apprend ainsi à Russel qu’il n’aurait pas dû lui demander de récupérer des infos confidentielles et qu’il n’avait pas eu besoin de dire quoi que ce soit pour qu’il obtienne le job. Bien.

En parallèle, Micah découvre que la webcam n’enregistrait rien du tout et que tout va bien.

Même si Jane lui dit de lâcher l’affaire, Clare continue évidemment son enquête sur Libby. Elle contacte ainsi le veuf de Libby et découvre que Libby parlait sur Discord avec Sandoval. Allons bon. Cette fois, les US Marshall sont bien forcés de voir que la scène de crime était plus complexe qu’elle ne semblait. Quant à Jane, elle est très sympathique finalement : elle révèle à sa fille qu’elle ne croit pas en elle, elle est sûre d’elle. C’est meugnon. Elle explique qu’elle savait déjà que Libby n’était pas clean et agissait selon son propre agenda. Ramener un membre du FBI dans tout ça, c’était lui permettre de révéler ça sans avoir à le faire elle-même, parce que personne ne l’aurait cru.

Elle essaie alors de convaincre sa fille de donner une nouvelle chance à Logan, mais c’était déjà le plan de Clare. Malheureusement, ça n’arrivera pas. En effet, de son côté, cependant, Logan débarque à nouveau chez sa belle-famille afin de s’excuser. Il trouve la porte ouverte et rentre dans la maison sans y être vraiment invité. Que c’est triste, on sent tout de suite que ça va mal tourner pour un des personnages de la série. Dans le salon, Logan se décide à être curieux : il trouve ainsi une photo de Jack et découvre qu’il s’agit de Joel, son voisin. Oh non.

Joel est juste derrière lui et n’hésite pas à le poignarder, juste après avoir dit qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre pas qui ils prétendaient être. Autant je me doutais que Jake et Joel allaient être la même personne, autant le coup du meurtre de Logan, je ne l’ai pas vu venir du tout. Ceci dit, on ne confirme pas encore qu’il est mort – un petit coma ne serait pas étonnant pour un soap.

En attendant, Nia Wallace, du Homeland Security, est celle qui est en charge de l’enquête. Elle réunit toute la famille chez Jane, le lieu du crime, histoire de les informer de ce qu’il se passe : ils ont affaire à un tueur en série qui s’en prend à des agents fédéraux de différentes agences. Et comme si ça ne suffisait pas, Jane et Mike ont une piste concrète : les crimes sont signés d’un cygne en origami. Un fan de Prison Break ? Non : Jane sait que ça pourrait être Jack, même si elle ne veut pas y croire. Elle a fait disparaître le cygne de la scène du meurtre de Libby, Mike en fait de même pour celle de Logan.

Allons bon. Le mystère est bon, je mords avec l’hameçon avec plaisir. Quant à Mike, il doit repousser sa retraite tant que l’affaire n’est pas réglée, à la demande de Nia Wallace qui demande à la famille de continuer de vivre comme si de rien n’était, juste après avoir expliqué à Clare que son copain avait été tué à cause de sa famille. Ben oui, bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier alu !

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Line of Fire (S01)

De quoi ça parle ?

Les Hollingsworth ne sont pas exactement une famille comme les autres : entre FBI, US Marshals, Secret Service et Department of Justice, tout le monde travaille pour le gouvernement. Lorsqu’une affaire apparemment classique révèle un complot bien plus vaste, toute la famille se retrouve directement visée.

Ce que j’en attends

C’est probablement la nouveauté network de cette rentrée qui m’intrigue le plus (en même temps, y en a tellement peu…), ce qui n’était pourtant pas gagné avec Peter Krause en tête d’affiche : après 9-1-1, j’avais eu ma dose, je dois dire, et ça ne me dérangeait pas de ne plus le voir, j’avoue. Le concept n’a rien de révolutionnaire sur le papier, mais la bande-annonce donne l’impression d’une série plus ambitieuse visuellement que le procédural NBC classique, et le mélange famille dysfonctionnelle/complot impliquant plusieurs agences peut être très efficace… En tout cas, ça me parle, ça semble fait pour moi.

Pourtant, Joshua Safran me rend quand même hyper méfiant. C’est le créateur de cette série (dont la saison 1 fait dix épisodes), mais aussi celui de… Quantico. Et autant j’avais adoré le point de départ de Quantico, autant je n’ai pas oublié le bourbier qu’elle est vite devenue avec des réinventions de l’ADN de la série tous les dix épisodes.

Ceci dit, elle avait réussi à me rendre accro (il y a onze ans déjà !) avec son délire de grandes conspirations qui se perdait dans les rebondissements et les fausses pistes. Avec seulement dix épisodes ici, il y a peut-être moins de risques de tourner en rond. Mon autre crainte vient justement de ce format : tout dans la promo me donne l’impression d’une mini-série qui ne sait pas qu’elle en est une. J’espère donc surtout une intrigue qui avance vraiment et, par pitié, pas un énorme cliffhanger pensé pour une saison 2 qui n’arriverait jamais. Bref, je milite déjà pour son renouvellement.

Note moyenne de la saison : –/20 

Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques…

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Last Seen – S01E04 – The Truth – 16/20

Avec toute la bonne volonté du monde, je ne peux pas surnoter plus que ça parce qu’il y a vraiment un personnage principal que je trouve agaçant de stupidité dans les choix qu’il fait dans cet épisode. Heureusement, la série reste savoureuse dans le drama qu’elle propose, la rapidité des twists et toute sa qualité globale. C’est un plaisir à suivre, tout simplement, on est sur une série agréable qui ne révolutionne rien du tout, mais qui le fait bien.

Spoilers 

L’étau se resserre autour d’Henry, et ce n’est pas plus mal.

She’s not our daughter.

L’épisode commence par Donnie qui flippe de ce que sait Ian, et je trouve ça assez dingue en vrai : il appelle Henry pour le prévenir, vraiment ? Comment c’est possible ? Il va vraiment couvrir son frère ?

Je veux dire, j’ai toujours du mal, de manière générale, quand on me vend des familles unies qui se protègent dans les pires horreurs, mais là, on ne peut pas vraiment dire que Donnie et Henry soient proches. Du coup, je trouve ça complètement fou de le voir envisager de protéger son frère coûte que coûte. On ne peut même pas dire qu’il protège sa nièce à ce stade.

Quant à la seconde scène de l’épisode, j’ai trouvé ça complètement dingue : Henry et Donnie se disent au revoir sur le parking de la réunion des AA alors que Ian les observe et ils ne se rendent même pas compte que Ian est dans sa voiture, sur la route d’en face ? Alors que Donnie stressait ?

C’est quand même du grand n’importe quoi. La conduite dangereuse de Ian ensuite est bien ridicule aussi : au départ, je me disais qu’il suivait Henry pour savoir où était retenue sa fille et c’était logique. Ensuite, il se met à conduire comme un rageux et à rentrer dans la voiture d’Henry.

À ce moment-là, je ne suis plus le personnage et je trouve que les scénaristes dérapent à peu près autant que les voitures de cette scène. Cela n’a aucun sens de provoquer un tel accident, ce n’est pas comme ça qu’il va retrouver Mags. Tout ce qu’il y gagne, c’est une sortie de route : c’est Ian qui a l’accident. Next.

Son mouvement suivant est d’aller à la police raconter tout ce qu’il sait. Il a enfin une piste sérieuse et il la grille tout seul. C’est ridicule : à la police, ses anciens collègues ne connaissent pas le laveur de vitres du commissariat autrement que par son prénom, à savoir Henry. Je trouve ça un peu gros, tout de même.

L’enquête ne mène nulle part, en plus : Henry a donné une fausse adresse à son employeur et à son vendeur de voiture. C’est si simple de disparaître, finalement. Reste une piste problématique : Donnie. Lui, il peut remonter à eux et il intéresse la police, surtout lorsque Damio confirme que sa voiture est celle qui a pris Sarah le soir de la fête.

Pendant que la police fait son travail, Ian est invité à rester assis tranquillement. Une fois au commissariat, Donnie (Donald, tiens), lui, essaie de s’emmurer dans le silence. Il n’est pas évident de protéger son frère quand on est face à la police et que cette dernière sait absolument tout – y compris ce qu’il ne sait pas lui-même sur le cadavre de la petite fille.

En rentrant chez lui, Henry est sacrément énervé. Sa voiture est dans un sale état et il a bien peur de ce qui l’attend désormais : il sait très bien que la police arrive. Il cherche ainsi Jenna qui n’est pas là, tout en s’engueulant avec Sarah. C’est le quatrième épisode et je trouve que c’est le premier où l’accent bien australien de Sarah m’a vraiment surpris. Je ne comprends pas trop pourquoi parce que l’actrice n’a certainement pas changé d’accent, mais ça s’entendait particulièrement quand elle engueulait son père.

Jenna est absente ? Elle est occupée à aller pleurer sur le mémorial pour Maggie. Elle se rend compte que la gamine est aimée et qu’elle a peut-être fait de la merde à élever une fille qui n’est pas la sienne. Je n’arrive pas à bien saisir ce qu’elle savait ou non, du coup ; parce que je suppose que le corps retrouvé est celui de sa fille quand même.

En attendant, il prend la décision de se rendre au commissariat pour expliquer que Ian a voulu le tuer. C’est plutôt malin : s’en prendre à lui permet de dire qu’il est persécuté et, concrètement, Ian est un criminel qui a voulu le faire sortir de la route. Par contre, je ne comprends pas son move suivant : la commissaire lui demande de se rendre chez lui pour pouvoir éliminer cette piste du kidnapping.

C’est un move hyper risqué pour Henry, mais il accepte. Je suppose que son but est d’être innocenté au plus vite – mais je n’y crois pas ; la police ne peut pas être si conne. Cela dit, je dis ça et juste après, Pena, la commissaire, accepte que Ian vienne avec eux s’il reste dans la voiture. Mouais. Je comprends le point de vue de Ian, mais vu son état après l’accident et son état de nerfs de manière globale, c’est un gros risque à prendre.

Pourtant, la visite de la maison d’Henry ne se passe pas si mal. Il leur présente la ferme, parle de sa femme et semble coopérer à fond. Un vrai gentil. Henry prend aussi la décision de leur présenter sa fille, Sarah. La police sent bien qu’elle tient une piste, tout de même. Henry a beau avoir entraîné Sarah et l’avoir prévenue que les flics arrivaient, elle est clairement sous surveillance (caméra, regard du père…). Le pote de Ian reconnaît Mags, évidemment, mais le problème, c’est qu’Henry a bien un certificat de naissance à montrer à la police.

En vrai, c’est une partie d’échec perdue d’avance, mais j’aime bien comment c’est développé dans cet épisode… Jusqu’à ce que la flic décide de faire confiance à Sarah, qui dit qu’Henry est son père, et à Henry, qui lui donne un certificat de naissance en bonne et due forme. Les soupçons sont trop lourds pour les ignorer. Pourtant, c’est ce qu’elle fait pour l’instant.

Henry en profite aussitôt pour expliquer à Sarah qu’elle doit nourrir les animaux « assez longtemps pour qu’ils tiennent » : il envisage de se barrer. Son problème est toutefois que Jenna n’est toujours pas rentrée – trop occupée qu’elle est à espionner la boutique de l’ex-femme de Ian. Ce n’est pas la subtilité qui l’étouffe, elle.

L’ex-femme a du mal à croire Ian, cependant, surtout quand son nouveau mec confirme la légitimité du certificat de naissance de Sarah. Cependant, elle apprend aussi le nom de Jennifer – Jenna – et j’ai bon espoir que cette dernière se trahisse ensuite quand elle se rend chez la fleuriste. Elle papote ainsi avec Debbie, qui ne fait pas le lien entre « Jen » et « Jennifer ». C’est fou.

En plus, Jenna pose des questions vraiment abusées sur la maternité de Debbie. Elle finit par se trahir en disant qu’elle est jalouse de sa capacité à avancer et en parlant de son mari. Malheureusement, Debbie est enceinte jusqu’au cou et a EVIDEMMENT des contractions quand elle comprend et que Jenna s’enfuit de la boutique. C’est frustrant tant c’est prévisible.

De son côté, Ian a bien envie de confronter Donnie et il ne se prive pas pour le faire. Malheureusement, Donnie qui SAIT que son frère est en train de fuir décide de ne pas aider Ian. Son pote, son filleul des AA, la victime de l’histoire ? Il arrive un moment où vraiment, juste, va te faire foutre Donnie. Je l’aimais bien dans les premiers épisodes, mais je pensais vraiment qu’il aurait l’intelligence de se mettre du bon côté dans cette histoire.

En plus, forcément, ça dérape à nouveau : Ian décide d’aller s’armer. Il prend donc un flingue chez lui et ça pue. Il est toutefois stoppé en cours de route, parce que Debbie est à l’hôpital. Elle est avec son nouveau mec, Bill, que Ian arrive à convaincre de partir à la recherche de Sarah au plus vite. Prévenir Pena est une option, c’est sûr, mais il a juste peur qu’Henry prenne la fuite. C’est malin.

Dans la scène suivante, Donnie rentre chez lui pour tomber non pas sur Ian comme je l’imaginais, mais sur Jenna. En larmes, celle-ci finit par expliquer un peu plus la vérité – ce n’est pas pour rien que c’est le titre de l’épisode. Jenna se confie à son beau-frère, mais c’est encore à demi-mots : elle en dit trop et pas assez à la fois. On sait très bien ce qu’il en est de toute manière.

Jenna rentre finalement chez elle, rassure bien peu Sarah et confronte enfin Henry. Elle lui révèle le contenu de sa journée bien peu productive et sa décision de dire la vérité à Sarah. Malheureusement, Henry ne voit toujours pas ça comme ça. Le plus frustrant, c’est que Sarah entend tout ça et ne dit rien – elle a pourtant vu Tommy un peu plus tôt et appris que son père menaçait son pote. Elle sait qu’il craint les flics. Je sais pas, ça fait beaucoup d’un coup.

La dernière scène est bien prévisible elle aussi, mais elle fait un très bon cliffhanger. Ian et Bill se rendent chez Henry pour le confronter. Là, Ian tombe sur Jenna qui s’excuse de ce qu’elle a fait à Debbie et sur Sarah qui s’interroge sur ce qu’il se passe. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on sache le dérapage suivant : Ian parle à Sarah et réussit à lui faire entendre que son vrai prénom est Mags, qu’il la cherchait depuis des années et d’ailleurs, eh, il a même une preuve, avec un jouet qui fait la musique de la berceuse connue à travers le monde entier. Ils auraient pu faire un effort et trouver plus unique, je trouve.

Ceci dit, c’est suffisant : Maggie s’approche de son père et Jenna finit par confirmer qu’elle n’est pas leur fille. Ce n’est pas du goût d’Henry qui sort le flingue qu’il essayait de prendre depuis un moment et tire sans scrupule sur les deux hommes en face de lui, ignorant au passage sa fille et sa femme au beau milieu de son champ de tir – surtout que Bill riposte.

Bref, le cliffhanger est sanglant : Bill se prend une balle et est inconscient, Ian semble touché lui aussi (en tout cas, il est à terre et ferme les yeux ?) et Sarah… découvre que Jenna aussi est blessée. Henry, dépassé par la situation, fait monter sa femme et sa fille kidnappée dans leur voiture, se barrant loin de tout ça. Que c’est frustrant.

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Lanterns – S01E06 – Bad Optics – 14/20

Très étrange épisode 6 : je ne parviens pas à comprendre la manière dont cette saison est construite ni où les scénaristes veulent nous amener avec ces twists. Si ça reste plutôt efficace, force est de constater que je n’aime pas les personnages et que j’ai l’impression de voir des bouts de films dans le désordre – ou rallongés sans intérêt parfois – plutôt qu’une vraie histoire de série. À croire que les prestige dramas ne sont pas vraiment pour moi…

Spoilers 

En 2026, John a repris sa vie de civil loin de Green Lantern… jusqu’à ce que son passé le rattrape.

I was the Green Lantern… for five minutes.

Comme je le supposais la semaine dernière, cet épisode prend la décision – et la direction – de commencer en 2026, où nous suivons John essayer de convaincre un ensemble d’officiels d’acheter son produit de défense de la ville. Nous sommes dans une série DC et il est bien sûr question de Metropolis et Superman, ce que je trouve toujours un peu perturbant ici. J’avais du mal à savoir dans quel univers DC on était exactement, mais l’épisode confirme plus tard qu’on est bien dans celui des films récents. John, lui, a complètement repris sa vie de civil et travaille désormais avec son frère Marcus, loin de tout ce qui concerne Green Lantern.

Il reçoit aussi des appels de sa mère, qui l’informe qu’Hal Jordan veut s’excuser auprès de lui. Lol. Bernadette a gardé le contact avec Hal pendant qu’il était enfermé, puis après sa libération, parce que le pauvre homme n’avait apparemment pas de famille. Depuis quand Bernadette a un cœur exactement ? C’est étrange comme tout, mais ça fonctionne suffisamment pour que John prenne immédiatement la route vers Rushville. Il veut ses excuses et ça m’intéressait parce que je pensais vraiment qu’il retrouverait Hal mort après dix ans sans lui parler… Sauf que Bernadette lui a menti : Hal n’a jamais demandé à le voir pour s’excuser et semble même surpris lorsque John lui réclame ces fameuses excuses.

Hal considère plutôt qu’il a pris ses responsabilités puisqu’il a fait son temps en prison et qu’il n’a jamais révélé le rôle de John dans tout ce qui s’était passé dix ans plus tôt. C’est loin d’être suffisant pour John, évidemment, et Hal reprend aussitôt ses manipulations psychologiques avec son ancien bleu : il lui parle de la peur qu’il aurait eue une fois la bague entre les mains et qui expliquerait finalement pourquoi il l’a abandonnée. Perso, je ne suis pas convaincu du tout par ce choix de la série. Il aurait été beaucoup plus intéressant d’avoir les conséquences directes de ce qu’on a suivi jusqu’ici. Là, franchement, avoir un bond de dix ans pour qu’on nous raconte après coup comment les personnages ont vécu tout ça, ça ne me plaît pas, surtout qu’encore une fois, ils vont vouloir nous faire croire qu’ils sont brillants quand ils révèleront des parties manquantes à la compréhension dans un épisode flashback. C’est tellement artificiel et paresseux, ça m’énerve.

Les deux hommes s’embrouillent, John frappe Hal puis reprend la route. Avant qu’il parte, Hal lui demande toutefois de ne révéler à personne qu’il était là et qu’ils se sont vus. Le truc, c’est que le soir même, Kerry appelle John pour lui annoncer la mort d’Hal. C’est d’autant plus problématique que John vient précisément de lui péter le nez quelques heures plus tôt. Nous retrouvons donc enfin la scène qui terminait le pilot : Hal est assis mort dans les gradins du stade avec une balle dans la tête.

Je m’interroge toujours sur la raison qui explique que John vérifie immédiatement la main du cadavre d’Hal. Cela fait dix ans qu’il n’est plus Green Lantern et John sait mieux que personne ce qu’est devenue sa bague puisqu’il la lui a prise avant de la rendre aux Gardiens. Pourtant, la scène du pilot donnait clairement l’impression qu’il s’attendait à la trouver. À moins qu’il me manque quelque chose (wink, wink, on vous fera un flashback), c’est franchement étrange ou juste une fausse piste du pilot très mal écrite.

Kerry, de son côté, se demande qui a bien pu tuer Hal mais reconnaît que toute la ville le détestait. Elle révèle surtout ce qui s’est passé pendant ces dix années : elle et Billy sont séparés depuis trois ans et Hal lui écrivait déjà lorsqu’il était en prison. À sa sortie, il est revenu vivre à Rushville pour essayer de réparer ce qu’il avait fait. Il frappait aux portes des habitants pour proposer de tondre leur pelouse, faire leurs courses ou les aider de n’importe quelle manière. La ville qu’il a participé à détruire dix ans plus tôt ne lui a évidemment pas pardonné et il s’est surtout pris énormément de portes au nez.

Le pire pour Kerry, c’est qu’elle a l’impression qu’il est revenu pour elle. Et c’est là que la série commence à me perdre encore davantage : à quel moment Kerry et Hal sont-ils supposés être devenus si proches ? Leur relation en 2016 ne me faisait pas du tout croire à une romance et j’ai vraiment l’impression qu’on me demande d’accepter qu’un couple s’est développé simplement parce que c’est un homme et une femme qui se côtoyaient. On nous raconte une relation entière dix ans plus tard sans nous l’avoir vraiment montrée et je ne trouve pas ça très convaincant.

Comme John a fait pas mal de route dans la journée, Kerry lui propose de dormir chez elle. Il préfère finalement passer la nuit dans la maison qu’Hal occupait depuis sa sortie de prison et y retrouve Earl, la plante carnivore de l’ancien Green Lantern. Pardon ? Bon, Hal vivait là récemment, donc Earl n’est pas resté seul dix ans dans cette baraque, mais qui s’en est occupé pendant toutes les années où Hal était en taule exactement ? La plante semble en plus comprendre ce que dit John : quand il annonce la mort d’Hal au téléphone, elle réagit d’une manière assez triste. Je ne sais pas comment John parvient à dormir tranquillement juste à côté de cette chose carnivore, mais soit.

Le lendemain matin, Kerry lui paie un café dans le même diner où John a frappé Hal quelques heures plus tôt. C’est intéressant parce que Maggie, la serveuse, décide aussitôt de couvrir John en affirmant qu’Hal était seul. C’est plutôt pratique pour lui, même si je suppose que la haine générale envers Hal aide pas mal. John participe ensuite officiellement à l’enquête sur sa mort, ce que je trouve toujours particulièrement improbable : Kerry enquête sur un homme avec qui elle était liée et prend comme partenaire un type qui connaissait la victime, vient de la frapper et lui cache précisément ce détail. Elle le « députe » (oups, ça sonne mal en français comme ça, mais je sais pas comment on dit, alors on fera avec) rapidement pour régler le problème administratif, mais franchement, ça ne rend pas la situation beaucoup moins étrange.

À la morgue, Bitsy, la légiste, n’aime clairement pas John non plus et l’ignore quasiment. Elle leur apprend surtout qu’Hal a reçu une balle à bout portant et qu’il ne semble pas avoir essayé de se défendre. Parmi les affaires retrouvées sur lui, une clé les mène ensuite vers un box de stockage où ils découvrent une sorte de coffre extraterrestre. Malheureusement, celui-ci ne peut être ouvert que grâce à la voix d’Hal en direct. Kerry tente d’utiliser un ancien message vocal qu’il lui avait laissé, mais l’IA repère immédiatement qu’il s’agit d’un enregistrement. C’est encore une manière de nous montrer que Kerry et Hal étaient assez proches pour qu’elle ait conservé ses messages. Encore une fois, j’ai vraiment l’impression d’avoir raté plusieurs épisodes de leur relation.

Alors que John envisage ensuite de rentrer chez lui, Kerry lui propose de rester un peu plus longtemps à Rushville et de dîner avec elle. Avant ça, il découvre une énorme lampe permettant d’appeler Green Lantern, sorte de Bat-Signal local installé près du mémorial consacré aux victimes de la catastrophe de 2016. Il l’allume parce qu’il cherche le Green Lantern actuel, mais forcément, dans une ville qui déteste tout ce que ce symbole représente (mais dans ce cas pourquoi est-ce que la lampe est présente sur le mémorial ???), ça ne passe pas très bien. Billy et plusieurs de ses potes débarquent pour lui demander d’éteindre la lumière, John refuse et finit par leur mettre une raclée.

Il se rend ensuite comme si de rien n’était chez Kerry pour dîner avec elle et Noah, devenu adulte. Enfin, je suppose qu’il est encore censé être assez jeune, mais comme toujours avec des adultes qui jouent des ados, c’est perturbant. Évidemment, Kerry reçoit pendant le repas un appel lui apprenant que John vient de tabasser son ex-mari et plusieurs habitants. Elle l’arrête aussitôt. C’est tellement idiot : le type frappe Billy en pleine ville et espère tranquillement passer toute la soirée chez Kerry sans qu’elle l’apprenne ? On l’a connu plus malin que ça (quoique… peut-être pas finalement ?).

Une fois en cellule, John appelle Marcus pour obtenir l’argent nécessaire à sa caution le lendemain matin. Et c’est là qu’il reçoit la visite du Green Lantern du moment qui… n’est autre que Nathan Fillion ? Il est partout celui-là. Marvel, DC, ABC, ça fait une sacrée carrière à gérer de front. Et la coupe blonde dégueulasse qu’il arbore ? On est à ça du crime contre l’humanité comme je le pensais déjà la dernière fois que je l’avais vu sur grand écran. On comprend surtout que Guy Gardner est bien celui que nous connaissons déjà dans le nouveau DCU, donc voilà au moins ma question du début sur la continuité réglée.

John veut que Guy récupère sur Oa l’ancien costume d’Hal et sa bague désactivée afin qu’il puisse être enterré avec. Guy n’est pas spécialement motivé à se mêler de tout ça – « bad optics », apparemment – et John lui rappelle alors qu’il ne possède sa propre bague que parce que lui-même a refusé celle d’Hal. Bon, ça remet un peu Guy à sa place, on va dire, mais que c’était lourdingue. Celui-ci finit par accepter et glisse aussi au passage que Sinestro s’est échappé de prison. OK, cool, ça manquait d’un objectif pour la suite ?

Sinon, une fois de plus, il est question d’Harry Potter dans cette série avec une nouvelle blague autour d’Azkaban. HBO en fait des caisses, on a compris qu’ils avaient les droits et bientôt une série à diffuser. Là, ça devient juste lourdingue (encore). Quant à Nathan Fillion, il n’est finalement pas si différent d’Hal dans sa manière de jouer Lantern : arrogant, agaçant et persuadé d’être beaucoup plus cool qu’il ne l’est réellement. Pfiou, quel enfer. À croire que c’est un trait de caractère obligatoire pour porter cette bague.

À sa sortie de cellule, John découvre que son père a utilisé un flingue pour exploser une fenêtre dans sa maison de retraite. Son frère refuse d’abord de s’en occuper et rappelle au passage que leur père a toujours consacré toute son attention à John, le fameux élu de la famille. Comme John finance l’album de son frère, il dispose quand même d’un argument suffisant pour qu’il aille régler le problème. Super la famille !

Maggie, la serveuse du bar, vient ensuite lui faire son propre chantage. Elle sait que John était avec Hal avant sa mort et qu’il lui a cassé le nez. Elle l’a couvert auprès de Kerry mais son silence a un prix très précis : 314 536,27 dollars, plus la montre de John. Elle appelle ça des réparations pour ce qui est arrivé à Rushville dix ans plus tôt. C’est là qu’on comprend qu’elle est la petite fille à qui John s’était excusé dans les ruines à la fin de l’épisode précédent. J’aime bien l’idée de montrer que dix ans plus tard, les habitants paient encore littéralement les conséquences de tout ce chaos, mais qu’est-ce qu’elle est ridicule avec ses 27 centimes. À quel moment le calcul « avec les intérêts » est si précis, si arrêté ? Elle m’a soulé en une scène.

C’est vraiment un étrange choix, en plus, de placer la série en 2026 seulement maintenant. Je comprends l’idée de nous montrer les conséquences de tout ce qu’on a vu et ce qu’est devenu ce Lantern qui a refusé de l’être, mais pourquoi commencer cette histoire uniquement à l’épisode 6 et/ou dès l’épisode ? On a passé cinq épisodes à raconter une première intrigue avant de bondir dix ans plus tard et de repartir presque de zéro. Je ne comprends toujours pas la construction de cette saison.

John se rend ensuite aux funérailles d’Hal et croise à nouveau Guy Gardner, toujours parfait connard avec lui. Cela ne donne décidément pas très envie d’être Green Lantern. Il rencontre aussi Carol Ferris, une ancienne compagne d’Hal, qui lui confie l’éloge funéraire que celui-ci avait rédigé lui-même des années auparavant. Évidemment qu’Hal avait écrit son propre éloge, et évidemment qu’il s’imaginait une cérémonie gigantesque pleine de gens importants parce que lolilol c’est drôle de faire le contraste comme il n’y a quasiment personne. Il est pas drôle en fait, il est… lourdingue. Ma critique aussi, je me répète et je m’agace de plus en plus.

John finit par lire le texte devant Kerry et Carol. Pfiou, c’était… non, désolé, je n’ai pas d’autres mots : lourd. Honnêtement. Je n’aime pas les personnages, en fait, et c’est probablement l’un de mes gros problèmes avec la série. L’humour d’Hal, franchement, je ne le trouve pas drôle et son éloge funéraire volontairement grandiloquent m’a surtout ennuyé – je voulais juste la scène suivante où John allait récupérer sa bague.

L’enterrement n’est pas crédible non plus en plus. Comment ça, il n’y a PERSONNE qui se pointe au cimetière pour l’enterrement d’un ancien super-héros ? Vous ne me ferez pas croire que le monde entier lui a tourné le dos, y compris tous les gens qu’il a sauvés à une époque. On nous l’a vendu comme une superstar pendant des décennies, tout de même. De là à ce qu’il n’y ait pratiquement que John, Carol et Kerry devant sa tombe ? Pas un journaliste ? J’ai vraiment du mal à y croire.

Durant la nuit, John reçoit un appel de Marcus qui est avec le colonel censé finaliser leur gros contrat. John a tellement laissé son travail de côté depuis son arrivée à Rushville que la situation commence à dégénérer. Le colonel lui raccroche donc au nez, parce qu’il n’aime pas être négligé et passé au second plan. Quelqu’un de bien, encore. Lés zhommes, t’sais. Marcus en veut logiquement à son frère mais, au lieu de rentrer enfin chez lui, John continue ses propres occupations qui consistent désormais à… déterrer la tombe d’Hal.

Son plan devient alors assez évident si vous n’aviez pas encore compris ce qu’il regardait lorsque le cercueil d’Hal était ouvert. Il voulait faire venir Guy pour récupérer l’ancienne bague désactivée et faire en sorte qu’Hal soit enterré avec elle. Maintenant que la cérémonie est terminée, il peut tranquillement revenir la chercher. Il ouvre donc le cercueil, passe la bague au doigt et découvre qu’elle possède encore assez d’énergie pour faire apparaître l’hologramme d’Hal… qui se retrouve à regarder son propre cadavre.

Bon, ça fait un bon cliffhanger. Quelques scènes plus tôt, le coffre refusait précisément de s’ouvrir sans la voix vivante d’Hal Jordan et John vient maintenant de récupérer une sauvegarde consciente capable de parler avec sa voix. Je suppose donc qu’il va essayer de s’en servir pour accéder au box et comprendre ce qu’Hal cachait avant sa mort, voire résoudre le crime.

Si le mystère fonctionne et me donne envie de voir la suite, je reste très sceptique devant cet épisode qui relance la série sur une toute nouvelle piste ne justifiant pas tellement tout le temps investi sur 2016. En fait, c’est peut-être le côté prestige drama qui veut ça, mais je n’arrive pas à avoir l’impression d’être devant une série. Pourtant, on a bien un épisode par semaine comme j’aime et comme je le réclame toujours… Comme quoi, il ne suffit visiblement pas de découper une histoire en huit morceaux pour me donner cette sensation.

Photo promotionnelle de l’épisode — HBO / Warner Bros. Television / DC Studios.

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