Sincèrement, cet épisode frôlait le 20/20 parfois, mais je n’ai aimé ni son premier quart, ni sa résolution. C’est toutefois une excellente fin de saison, qui sait faire monter le stress et l’adrénaline, en proposant… Plus
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À ne pas manquer sur le blog…
La page d’accueil reste totalement épurée et les menus sont de moins en moins à jour, je sais. C’est qu’après 10 ans d’existence, le blog représente un temps d’entretien conséquent, temps que je n’ai pas toujours, y compris parfois pour publier les critiques quand il le faudrait. M’enfin, je ne me lasse toujours pas du format blog, j’ai toujours envie d’écrire et de partager. Je ne me gêne donc pas pour le faire et j’espère vraiment que vous n’hésiterez pas à commenter ou entamer des échanges, parce que c’est bien plus fun quand on le fait 😉
9-1-1 – S09E15 – Pick Your Poison – 16/20
La subtilité n’a jamais été le point fort de la série, donc ça ne devrait pas me surprendre que cet épisode se comporte comme un éléphant dans un magasin de porcelaine avec certains personnages, mais en vrai, il y a vraiment eu de bons moments. Certes, l’enquête policière ne m’a pas passionné, mais tout le reste fonctionne à peu près, si on oublie la chronologie foireuse, alors ça me va.
Spoilers
Buck est accro à la drogue.
Teachers are nothing if not patient, I guess.
En théorie, je devrais voir Nashville pour voir dans l’ordre de diffusion, mais puisque je suis en retard et que je sais qu’il n’y pas d’autres crossovers (a priori en tout cas), autant finir une saison puis l’autre, non ? Il me reste un peu moins d’épisodes dans celle-ci, alors go.
Une première grosse intrigue tourne autour d’Athena qui voit un homme lui demander d’enquêter sur son propre meurtre. C’est si visible et si prévisible dès qu’il demande à la voir. C’est un cas classique dans les séries, en vrai. L’enquête la mène à se demander pourquoi il a voulu la voir avant de cracher du sang alors qu’il ne la connaît pas.
Elle la mène avec l’enquêteur attribué sur ce cas et se rend donc avec lui pour interroger les proches de l’homme – son fils – et les potentiels suspects. Pas hyper intéressant, en ce qui me concerne, mais ça la mène sur la piste d’assassins russes, rien que ça. L’homme n’étant pas mort comme elle le pensait sur le moment, Athena a l’occasion de l’interroger. Bon, ses jours sont comptés car il est empoisonné, mais il prévient tout de même Athena de ne pas faire confiance au détective sur l’enquête. Je n’ai pas trop compris pourquoi, d’ailleurs, parce que finalement, le coupable, c’est son fils, le prof de lycée qui met des produits de côté depuis des années pour empoisonner son père. Lol.
La deuxième intrigue importante de l’épisode est Buck, évidemment : il est en train de devenir un grand drogué, et ça se voit. Il voit un médecin qui se rend compte à son tour que Buck est en train de faire le tour des médecins de la ville pour avoir des opioïdes. Cela se développe aussi vite que je l’imaginais : en un épisode, on le retrouve totalement accro à ses pilules.
Il est visuellement mal et je ne comprends pas que ses collègues ne s’inquiètent pas plus que ça. Qu’il s’énerve ou quoi, ça passerait encore, mais quand on le voit dégoulinant de sueur et tout, ça n’a aucun sens que personne ne dise quoique ce soit. On a juste un side eye de la part d’Hen en pleine intervention ? Non mais franchement.
Et bien sûr, Buck est un pompier, alors il a accès à du matériel médical. Je préfère 1000x l’intrigue où TK est accro à la drogue que celle où l’on voit Buck inquiéter Eddie… mais Eddie le laisser de côté parce qu’il a un appel, possiblement de Christopher. C’est n’importe quoi, parce qu’il laisse donc le tiroir de médicaments ouvert devant Buck qui n’a plus qu’à se servir. C’est si énervant comme intrigue, et si abusé de voir Buck déjà dans cet état si terrible.
Par chance, l’alarme sonne et il repose le Fentanyl dans le tiroir… mais quand même, ce n’est pas passé loin. Buck décide donc d’aller se dénoncer auprès de Chimney, lui demandant carrément de le virer au passage. C’est plus simple selon lui. Chimney ne voit pas les choses comme ça et décide de protéger son beau-frère, évidemment, faisant le lien entre l’accident et la drogue, bien sûr, mais lui rappelant aussi que ça fait un an que Bobby est mort. Pour lui, c’est donc lié au deuil.
L’avantage pour Buck, c’est qu’il est entouré de personnes pouvant l’aider dans sa détox. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, mais bon, il part en retraite dans une belle maison où toute la caserne peut lui venir en aide : il est entouré d’Hen, Eddie, Maddie, Harry… Tout le monde peut l’aider à reprendre des forces. Quel petit chanceux.
Par contre, je ne peux pas croire que la série nous règle cette intrigue en deux épisodes, parce que ça ne servirait à rien.
Contre toute attente, l’épisode traite aussi l’intrigue May/Ravi. J’adore Ravi et je ne comprends pas bien ce qu’il s’est passé entre eux. Ce qui est drôle, c’est que Ravi aurait bien aimé continuer de sortir avec May, mais il a écouté l’interdiction d’Harry. Dans quel monde tu fais ça, déjà ? Et maintenant, il est jaloux de la voir avec Ian, l’infirmier de l’épisode précédent. Cela n’a aucun sens comme intrigue.
Ce qui est drôle, c’est que Ravi est jaloux comme tout de ce type sans même savoir si May est en couple avec. Je suppose que non, ce serait mal venu de nous faire cette intrigue, je trouve.
De son côté, Maddie a une grosse journée au boulot : toutes les ambulances et pompiers sont coincés au même hôpital où les patients ne sont pas admis assez rapidement. C’est assez amusant à voir dans une série, surtout que Ravi croise Ian, mais ça ne l’est pas du tout dans le contexte de la réalité que ça décrit : les coupes budgétaires, etc.
La série en profite évidemment pour nous mettre en scène une situation où une femme doit emmener par elle-même son fils aux urgences. Elle a un accident en route, alors qu’elle est en ligne avec Maddie – alors que Josh à côté est en ligne avec Josh. Ce dernier prévient donc l’infirmier qui quitte son poste à l’hôpital pour aller dans la rue, en courant, sauver le fils de la patiente. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour suivre, Maddie prévenant Chimney. C’est n’importe quoi cet infirmier sauveur !
Ravi reste bien jaloux, donc, et il finit par confronter May quand il la recroise, parce que oui, évidemment Ravi, Athena et même May aident à surveiller Buck quand il a besoin d’aide. C’est un peu exagéré, mais bon, je suppose qu’ils sont vraiment tous une grande famille désormais. Bref, May explique à Ravi qu’elle ne sort pas avec Ian et qu’elle veut devenir infirmière. C’est reparti pour ce couple, je suppose.
En attendant, Buck peut parler avec Athena, histoire de s’excuser de pourrir l’anniversaire de mort de Bobby. Athena semble s’être si vite remise, c’est dingue. C’est un peu émouvant de voir tous les persos réunis autour d’un feu pour lui rendre hommage, cela dit, mais si Buck accro aux médocs n’était qu’une excuse pour ça, c’est franchement nul.
One Piece – S02E08 – Deer and Loathing in Drum Kingdom – 17/20
C’est une fin de saison, certes, mais ça ne se sent pas forcément, malgré les artifices des scénaristes qui mettent en avant quelques infos pour donner des miettes donnant envie d’aller vers la saison 3. La fin de l’arc de Drum est très bien adaptée, comme tout le reste du manga, mais je trouve que l’on sent vraiment qu’il s’agit d’une adaptation. Vous allez me dire que c’est logique, car ça en est une… Mais tout de même, ça fait que ça traine en longueur et ça finit par me poser la question du vrai intérêt de l’adaptation. Encore.
Spoilers
Wapol revient dans son royaume plus puissant que jamais maintenant qu’il a mangé un fruit du démon.
Have fun dying, kiddo.
Ils nous auront fait tous les jeux de mots possibles avec « deer » sur trois épisodes, je crois ! C’est déjà la fin de saison et c’est bien dommage. J’avoue avoir enchaîné plus vite que je pensais les épisodes – mais j’ai fait une longue pause avant celui-ci, et ça m’a donné la flemme de reprendre. La série serait-elle victime de ce que je considère être habituellement « L’effet Apple » ? C’est étrange.
Bon, ce n’est pas aussi étrange que la première scène de cet épisode qui nous révèle que le roi Wapol a récupéré un super pouvoir grâce à son fruit du démon : il peut transformer son corps en fonction de ce qu’il mange. Ainsi, manger une épée lui permet de transformer son bras en épée. C’est un peu la classe. Par contre, que son ancien chef de la garde se transforme lui aussi en monstre et s’empale de lui-même sur l’épée, ce n’est pas dingue. L’armée que Wapol a décidé de bouffer, digérer et recréer ? Ca, c’est dingue et ça fait un bon sujet de fin de saison, en vrai.
De son côté, Vivi croise Miss Allsunday dans le village du royaume de Drum et est un peu terrifiée de voir qu’elle est poursuivie non stop. Elle essaie bien de s’en débarrasser, mais finalement, son adversaire est utile : elle la prévient du retour du roi Wapol en force, lui expliquant qu’il a eu un fruit du démon. Oh, son but n’est pas d’aider Vivi : son but est de savourer la défaite de Vivi et de la faire culpabiliser d’être incapable de sauver son peuple qui périra exactement comme celui de Wapol.
Et puis, l’avertissement n’est pas si utile en vrai : elle n’a pas le temps d’aller prévenir Usopp et Zoro que ceux-ci ont déjà vu arriver l’armée du roi. Si nos pirates sont prêts à faire face, ils savent aussi que la défaite les attend. Il faut donc prévenir au plus vite Luffy et le reste de leurs amis : Usopp explique à Vivi qu’il a concocté une petite invention qui lui permet effectivement de monter à toute vitesse la falaise.
J’aime beaucoup que la série récupère l’humour du manga (et plus particulièrement d’Usopp) sur ce coup-là. Bref, Vivi arrive au château de Kureha pour prévenir nos amis, mais avant ça, on a droit à un petit approfondissement du personnage de Sanji. Je l’aime bien, mais j’ai trouvé que son discours plombait un peu le rythme du dernier épisode. C’est étrange de ne pas l’avoir mis dans un autre épisode, ce sont des scénaristes, ils en seraient capables. Un épisode de fin de saison est censé nous montrer de l’action, non ?
Il le fait quand Vivi prévient Luffy, évidemment. Ce dernier veut aussitôt descendre au village pour participer à l’action et apporter son aide. Ce n’est pas l’avis de Kureha, par contre. Elle, elle préfère fuir et se planquer : elle a déjà vu ce dont Wapol était capable et elle n’a pas l’intention de rester voir ce que fera le tyran maintenant qu’il a mangé un fruit du démon.
Elle se barre donc en souhaitant une bonne mort à Chopper. Toutefois, en chemin, elle tombe sur le chef de la garde, encore en vie. Elle le voit prêt à se battre en étant blessé à mort, elle entend ses arguments qui consistent à se battre pour la liberté quoiqu’il arrive et… Elle change d’avis. Elle décide donc de le soigner, c’est déjà ça.
Au château, tout le reste du groupe décide de la marche à suivre. Grosso modo, les avertissements de Vivi sont entendus et la décision est prise de redescendre au village pour aider tout le monde à faire face à l’armée de Wapol. Si seulement ils savaient que le roi l’a divisée en deux, histoire d’avoir une partie prête à prendre d’assaut son château…
Le temps presse donc, mais Chopper veut tout de même changer la perf de Nami avant de partir. Sanji n’en voit pas l’intérêt, mais quand il découvre que Chopper est capable de se transformer en véritable guerrier, il cède. La transformation de Chopper intervient juste à temps, en plus : des guerriers de Wapol débarquent au même moment dans le château.
Le combat à mains nues pour Sanji et Chopper commence aussitôt. C’est rigolo de voir Nami observer tout depuis derrière son lit d’hôpital, ça l’est moins de voir que Sanji essaie encore de la draguer. Il baisse un peu son attention et se fait ainsi piéger par un des guerriers qui parvient à lui coller le pied au sol. Comme toute la technique de combat de Sanji consiste en des jeux de jambes, c’’est un peu problématique.
Il se fait un peu dégommer, mais Chopper peut heureusement intervenir pour l’aider, après s’être débarrassé de son ennemi (rigolo le passage de mignon à très vénère). Ce qui est essentiel à voir et retenir ici, c’est que Chopper et Sanji travaillent en équipe. Les voilà devenus super potes, sous les yeux de Nami qui se marre bien. Les techniques de combat ? On reprend vraiment les mouvements du manga. Cela paraît parfois ridicule dans un live-action (la toupie de Sanji ?!), mais ça fonctionne malgré tout.
Le roi Wapol parvient pendant ce temps à prendre par surprise le reste de l’équipe en débarquant au beau milieu d’une conversation entre Vivi et Luffy se préparant à la bataille. C’est bien, la bataille vient à domicile. Alors que Luffy s’échauffe (un bon humour), Vivi lui demande de la laisser prendre le lead. Elle n’accepte pas d’être insultée par Wapol et réussit même à lui foutre une baffe. Bon, après, face à ses pouvoirs, Luffy n’a pas d’autres choix que d’intervenir, hein.
Le combat entre eux fonctionne bien car les pouvoirs de Luffy ou de Wapol sont bien gérés par les effets spéciaux. Cela me choque beaucoup moins, même si c’est tout aussi perché. J’aime que ça se fasse avec l’humour autour du manteau de Nami ou que Luffy parvienne à mettre KO Wapol en lui fermant la bouche, avec l’aide de Vivi en plus, et c’est tout.
Pendant ce temps, dans le village, c’est la merde : l’armée de Wapol débarque et force les villageois à se battre. Emmenés par Zoro et Usopp, ceux-ci n’hésitent pas. Et oui, Usopp aussi se bat. Il est plutôt coriace, mais leurs ennemis aussi. Kureha débarque pour les aider avant la fin, et c’est toujours ça de pris.
Le combat ne prend fin, toutefois, qu’une fois que Wapol est tué. Le truc, c’est qu’il faut d’abord le tuer : Luffy l’a maîtrisé, mais il n’est pas encore victorieux. Non, pour ça, il faut un vrai travail d’équipe : Vivi et Luffy sont donc rejoints par Nami, Sanji et Chopper et c’est ensemble qu’ils parviennent à gagner. Avant ça, il faut que Luffy redécrive ce que c’est d’être un pirate en se sacrifiant pour le drapeau pirate de Chopper, et surtout qu’il survive à ce sacrifice. Ensuite, il est plus simple et évident d’envoyer valser Wapol à travers le vitrail qui le représente. CHEH.
Là, on sent le problème de l’adaptation d’un manga : on arrive à la fin de saison, mais le manga n’est pas conçu pour être divisé en saisons. En fait, là, on est sur la fin d’un arc et la défaite du méchant n’est pas suffisante pour marquer une fin de saison. Il reste encore plein de temps à l’épisode, alors on nous règle comme d’habitude les intrigues secondaires avec plein de scènes qui trainent en longueur.
On voit donc Nami être en pleine forme et régler sa dette avec Kureha (juste parce qu’ils ont sauvé le royaume, allez), le chef de la garde rencontrer à nouveau Chopper, Kureha prendre la tête de l’équipe des médecins et Luffy proposer à Chopper de les rejoindre sur le bateau. Mieux encore : il lui impose. Chopper ne veut pas s’imposer, il a peur aussi… mais bon, il s’agit d’être un pirate en compagnie de ses amis.
Quand il annonce sa démission à Kureha, elle le prend plutôt mal et l’insulte, lui disant qu’il est trop lâche et faible pour être un pirate. Il est toutefois sûr de pouvoir y arriver avec l’aide de ses amis qui, eux, s’amusent avec des boules de neige en attendant Chopper. Celui-ci débarque en étant attaché à un traineau qui sort de nulle part. Au moins, toute notre équipe de pirate peut ainsi se prendre pour le père Noël en rejoignant le Merry. C’est sympa comme tout.
Chopper rejoint donc l’équipage pour la saison 3 et peut dire adieu à son royaume de toujours. Usopp comprend sa tristesse et son angoisse, mais il le rassure en lui disant qu’il fait partie de l’équipage désormais. Mieux encore, il comprend que Kureha n’était pas si opposé que ça à son départ : elle a préparé son sac.
Le royaume de Drum ? Kureha en prend soin en trouvant le moyen d’administrer le remède d’Hiluluk sur le royaume : elle vise le ciel avec un canon qui permet une propagation à grande portée des fleurs de cerisiers : le but d’Hiluluk était de redonner de l’espoir à son royaume et de montrer qu’il ne fallait pas abandonner l’espoir avec ses fleurs de cerisiers.
Le moment émotion est un peu gâché, en ce qui me concerne par les pleurs de Chopper. C’est trop un bébé pour moi, pardon. La série avance un peu aussi, tout de même, la mythologie derrière One Piece : Kureha indique donc que Luffy lui rappelle Gold Roger, mais en appelant celui-ci Gol D. Roger. Comme D. Luffy ?
Cela faisait un bon cliffhanger de saison avec toute la conclusion déjà faite, mais non. L’épisode dure une heure et ça se sent : ça traine vraiment en longueur. On retrouve ainsi les pirates en train de faire la fête dans leur bateau. Vivi les remercie de la déposer à Alabasta, mais elle est aussi triste de savoir qu’ils vont bientôt se séparer. Luffy lui rappelle qu’ils sauveront d’abord Alabasta ensemble. Partant de là, Vivi décide de leur révéler tout ce qu’elle a appris de Baroque Works, à commencer par l’identité de Mr 0.
Bien sûr, Smoker décide aussi d’aller vers Alabasta (mais à quoi ça sert toute cette intrigue dans cette saison, franchement ?). La fin de saison nous révèle un peu plus que le manga, il me semble, en nous montrant enfin le visage de Mr 0, en nous indiquant que son bras droit a pour vrai nom Nico Robin et surtout en nous indiquant qu’il y a une Opération Utopia qui va voir le jour. Allez.

EN BREF
Il m’a fallu un peu de temps pour être embarqué par cette saison 2, mais elle y parvient principalement en adaptant à merveille le manga. Elle prend le temps d’aller dans les détails, réécrit certains arcs, fait du bon travail à mettre en scène l’impossible avec des effets spéciaux au point, non vraiment, on est sur un voyage qu’il est vraiment plaisant de suivre.
Par contre, il y a des limites assez claires : l’imagination sur le manga permet de raconter absolument tout ce qu’on veut, le budget des effets spéciaux n’est pas toujours super convaincant – désolé, mais Chopper n’est pas assez réaliste à mes yeux. Je sais, on est sur une série qui n’a rien de réaliste… mais ça me sort quand même un peu de l’histoire de voir autant d’images de synthèse. Heureusement que tout le casting est incroyable, à commencer par Luffy, Usopp et Vivi qui incarnent à la perfection les personnages, ça m’aide beaucoup.
Une autre limite est donc la longueur de l’histoire qui est racontée dans le manga. La série fait ce qu’elle peut, mais on sent souvent la limite qui va avec dans la longueur d’épisodes qui s’essoufflent à chaque fois sur leur dernier arc. Les transitions d’un arc du manga à l’autre ne sont pas faites pour une série et là on le sent. Je peux m’y faire cela dit.
Me reste l’interrogation principale du temps de production : s’il leur faut un an et demi pour adapter une dizaine de manga en épisodes, comment comptent-ils atteindre le tome 100 de One Piece, en fait ? Il va bien falloir tailler davantage à un moment ou un autre… Mais qui sait, peut-être que le manga le permet ? Après tout, je n’ai pas avancé ma lecture des mangas. Je sais quoi faire de mon été, on va dire.
One Piece – S02E07 – Reindeer Shames – 15/20
Alors là pour le coup, il y a besoin d’un épisode flashbacks dans la série et je ne vois pas comment ils pourraient faire autrement. Seulement voilà, je n’aime pas les épisodes flashbacks, aussi nécessaire que ce soit pour apporter toute la backstory d’un personnage qui va s’intégrer au casting pour la suite. C’est une construction qui nous vient tout droit du manga, alors il faut faire avec, je suppose… Seulement si on ajoute à ça des effets spéciaux auxquels je ne me fais pas tout à fait, ça fait que l’épisode est une pause un peu moins efficace que les autres.
Spoilers
Nos pirates rencontrent Chopper – et nous aussi.
I’m not a racoon. I was a reindeer.
La première scène nous montre une bataille assez peu lisible, et c’est dommage car je dis souvent que la série permet de mieux lire ce qui ne l’est pas dans le manga. En tout cas, on en revient vite à l’intérieur du château où on a abandonné nos héros dans l’épisode précédent, et c’est très bien comme ça. On y voit Sanji et Luffy s’interroger sur Chopper, en sa présence. Pour le faire parler et vérifier qu’il sait bien parler, ils envisagent même de le faire cuire en bouillon.
Ce qui fait réagir Chopper, toutefois, c’est quand Luffy touche à un drapeau dans la cuisine. Ce n’est qu’à ce moment que Chopper lui parle et lui explique qu’il était un renne avant. Nous n’en saurons pas plus dans l’immédiat, et ça titille la curiosité de nos pirates.
Sanji fait la cuisine malgré tout, un petit ragoût qui fait plaisir à Nami. Pendant le repas, Luffy pose évidemment des questions à leur hôtesse concernant Chopper. Kureha la « sorcière » raconte donc l’histoire de son exil, quand tous les médecins ont été capturés du royaume par le roi Wapol. Ils se sont retrouvés à deux, elle et un autre, Hiluluk, à tenter de se cacher.
L’autre médecin a fini par faire sa route de son côté, parce qu’ils ne se supportaient pas et que se séparer leur laisser plus de chance. C’est cet autre médecin qui a trouvé Chopper : le renne s’est fait tirer dessus dans les bois. Et alors qu’il y avait des traces de grandes pattes, il tombe sur un tout petit Chopper. Il gagne sa confiance en se foutant à poil (wtf) pour lui montrer qu’il n’a pas d’armes.
De toute manière, Chopper n’a pas vraiment le choix de se laisser soigner à ce stade : il est trop blessé. Hiluluk s’occupe donc de lui et quand Chopper se réveille finalement, il révèle qu’il peut parler. Le médecin (avec sa superbe coupe de cheveux, en plus !) est surpris, mais s’occupe tout de même du petit renne. Il prend soin de lui, le rassure et lui indique qu’il n’a pas à avoir peur de lui parler, même si d’autres humains lui ont tiré dessus.
Et comment ce renne est-il devenu un mini-humain comme ça ? Eh bien, il a mangé un fruit du démon, évidemment. C’est la théorie d’Hiluluk, rapidement confirmée par Chopper, un nom qu’Hiluluk lui donne. Après tout, c’est un animal transformé en humain. J’ai vraiment du mal avec les images de synthèse. Je n’arrive pas à me faire à ces images de synthèse. J’essaie, pourtant.
Ce qui est sûr, c’est que Chopper a rapidement apprécié son sauveur : il reste vivre avec lui pendant plus d’un an et, peu à peu, ils finissent par se comporter comme un vieux couple. Chopper a même sa première dispute avec le médecin. La réconciliation ? Hiluluk lui offre un chapeau, LE chapeau. La série réussit plutôt bien à nous vendre cette relation et il faut bien dire que l’acteur aide beaucoup à cela. Ce ne doit pas être évident de tourner tout cet épisode tout seul, avec une créature en image de synthèse.
Hiluluk est le seul être humain qui parle à Chopper. Partant de là, il fait toute son éducation et lui raconte bien ce qu’il veut, d’une histoire sur des cerisiers en fleurs ou le fait qu’aucune maladie n’est incurable jusqu’à une définition toute personnelle de la piraterie. Il explique donc à Chopper que la piraterie, c’est super, et qu’aucune maladie ne pourra résister au médecin de génie qu’il est… seulement, ce n’est pas le cas. Hiluluk lui-même tombe malade, ce qui fait qu’il décide de se séparer de Chopper.
Il lui dit qu’il est guéri et peut s’échapper. Quand Chopper insiste pour rester, Hiluluk s’en débarrasse en étant un sacré connard avec. Son but est de rendre moins compliquée la séparation qu’il estime nécessaire, mais il est difficile de ne pas avoir de la peine pour Chopper. Son petit cœur de renne est brisé, et le notre aussi du coup. La série réussit bien à nous faire vivre les émotions du personnages – même Sanji laisse couler ensuite une larme.
Nos héros comprennent pourquoi Chopper déteste les humains, en tout cas, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Alors qu’Hiluluk tombe de plus en plus malade et est aidée par Kureha, le renne espionne la consultation médicale et comprend la vérité : Hiluluk s’est débarrassé de lui pour lui éviter une désillusion. Hiluluk comprend qu’il ne trouvera pas à temps le remède de sa maladie – ni le champignon de la vallée de la mort qui sauve de toutes les maladies – et il demande à Kureha de veiller sur Chopper.
Elle refuse. Chopper part seul de son côté pour aller chercher le champignon, une histoire qu’on ne nous raconte pas vraiment. On saura simplement que Chopper reviendra blessé de partout et borgne. Il revient pile au moment où Hiluluk réussit en plus le projet qu’il avait avec Chopper. Le renne décide de faire du médecin son premier patient, ce qu’Hiluluk accepte avec plaisir.
Cependant, il y a un hic important : il a appris à Chopper que la tête de mort des pirates signifiait que rien n’était impossible et qu’on pouvait guérir de tout. Le renne en a déduit que le champignon qu’il a trouvé était une panacée quand, en réalité, c’était simplement un champignon vénéneux. Hiluluk lui fait croire qu’il est guéri et s’en va pour mieux s’attaquer au château du roi Wapol.
Quand Chopper apprend la vérité, il est dévasté comme un bébé le serait – et c’est d’autant plus dur pour lui qu’il apprend la vérité de Kureha. Cette dernière est énervée et n’hésite pas à l’engueuler, lui reprochant d’avoir tué son ami. Chopper apprend la vérité, donc, et décide de se précipiter au château. Malheureusement, c’est déjà trop tard : le médecin est arrivé au château, a fait péter quelques bombes et s’est suicidé devant le roi. Avant ça, il porte toutefois un message d’espoir aux gardes, indiquant que le royaume peut encore être sauvé du roi Wapol, avec espoir.
Ses mots ont un poids qui fonctionne très bien sur le chef de la garde qui deviendra donc leader après le départ du roi. En attendant, celui-ci va au-devant de Chopper, qu’Hiluluk a présenté comme son fils, et l’empêche d’entrer dans le château où il risquerait de se faire tuer. Soit. Je n’ai pas aimé du tout la transformation de Chopper. Je sais que ça correspond à peu près au manga, mais alors vraiment, que ce soit son passage à quatre pattes ou son passage à un état gros combattant de MMA, ça ne fonctionne pas sur moi, surtout que ça se fait hors écran. En vrai, ce n’est pas évident à adapter – mais après, était-ce nécessaire d’adapter One Piece en série, me direz-vous ?
Quoiqu’il en soit, une telle histoire, ça régale – et ça régale surtout Luffy qui adore manger en même temps. Il se lève et décide d’aller faire ami-ami de la meilleure des manières avec Chopper. Il lui montre ainsi qu’il est un monstre lui aussi, utilisant ses pouvoirs pour accrocher le drapeau pirate. Merveilleux.
Pendant ce temps, dans la vallée du royaume de Drum, Zoro et Usopp se réconcilient juste à temps : Zoro se retrouve nommé chef de la garde par intérim quand le vrai chef de la garde se doit de quitter son poste pour aller vérifier ce qu’il se passe dans la forêt où un feu de camp est allumé. Cela permet un cliffhanger sympa vers le dernier épisode, puisqu’évidemment, ça signifie que des ennemis du royaume sont à ses portes.
Grey’s Anatomy – S22E18 – Bridge Over Troubled Water – 17/20
Il manque un ou deux épisodes à cette saison. Désolé, mais c’est un constat assez évident à faire quand on voit comment les scénaristes jonglent avec difficulté entre toutes les intrigues et tous les cliffhangers qu’ils veulent placer dans cet épisode. C’est un très bon épisode, en soi, mais c’est parce qu’on enchaîne toutes les histoires sans avoir de répit pour digérer ce qu’on est en train de regarder. Ce n’est pas que ça qui fait une bonne fin de saison, normalement.
Spoilers
Teddy apprend qu’Owen était sur un pont qui s’est effondré. Ah si seulement, il pouvait être mort.
Uh it’s not a good morning, a bridge collapsed.
J’avais juré que je regarderais l’épisode dès le réveil, mais ce n’est pas exactement ce que j’ai fait, bizarrement. J’ai privilégié le ménage et deux trois errances à scroller (clairement, pas sur Twitter, je ne suis pas fou), mais eh, me voilà enfin pour voir cet épisode et… J’ai tellement ri de la première scène. Je suis quelqu’un d’atroce, mais ça fait tellement longtemps que je suis soulé par l’existence d’Owen que j’ai bien le droit de me réjouir de le voir coincé dans sa voiture. Non ?
Je ne suis pas un psychopathe, promis. C’est la catharsis, je purge ma colère et mon énervement de la semaine dans cette scène où l’on voit Owen couler et Teddy s’inquiéter – même si Teddy, je l’ai adorée trop longtemps avant qu’elle ne me saoule pour que ça ne me fasse pas un peu de la peine. Le tout est saupoudré d’une voix-off de Meredith qui nous parle d’un homme bien sympathique qui a donné son sang pour sauver deux millions de vies.
Nous retrouvons Meredith dans cet épisode, d’ailleurs. Elle bosse toujours sur ses recherches avec Amelia. Cette dernière est toutefois plus préoccupée par sa relation avec Toni, apparemment : elle comprend que Toni veut rester avec son ex, refuse de lui parler pendant tout l’épisode, se faisant une raison sur ce qui leur arrive. Cet épisode marque également le retour de Catherine dont je me serais passé.
Jules découvre seulement ce matin-là que Kwan est viré, et elle ne semble pas plus affectée que ça. Elle ne demande même pas pourquoi ! En vrai, elle semble plus surprise de la coucherie entre Simone et Lucas. Tiens, d’ailleurs, tristesse : le SMS qu’elle a reçu était simplement un SMS de Bryant ; j’ai vu ça hier soir en revoyant la scène dans une meilleure qualité. Je préférais mon scénario.
Qu’est-ce que j’en ai à faire qu’elle culpabilise d’avoir trompé Bryant ? Elle est odieuse et je la déteste, rien de nouveau. Pourtant, en fin d’épisode, Lucas lui révèle qu’il ne regrette peut-être pas d’avoir couché avec elle, et on la voit qui bug face à cette révélation. Elle part tout de même de l’hôpital avec Bryant… Et franchement, j’espère qu’on va vite nous libérer Bryant de cette situation de merde !
Du côté du pont, j’ai trouvé la mise en scène bien moins impressionnante que ce qu’elle aurait dû. On nous vend un truc catastrophique, mais le plan large donne l’impression qu’il y a bien peu dans l’eau, finalement. Dans l’eau, il y a évidemment Owen. Il parvient à sortir de sa voiture qui coule et se met aussitôt en tête d’aller aider les autres victimes de l’accident.
Vraiment, cet épisode aurait été un crossover parfait avec Station 19 et c’est frustrant de ne pas avoir les pompiers qu’on connaît sur place. Owen fait tout ce qu’il peut pour aider les autres au détriment de sa propre santé : personne ne prend soin de lui. Trempé et blessé, il prend des décisions de l’extrême parfaitement impossibles. Donnez-lui son spin-off que personne ne regardera et rendez-nous Grey’s. Bon, la scène est dure comme tout, avec Owen qui prend la décision d’amputer la jambe d’une gamine qui risque autrement de mourir. Ce qui est dur, c’est que le père et le frère sont là pour tout entendre. Franchement, j’ai eu l’impression qu’on perdait beaucoup de temps avec ces scènes, parce que je m’en fiche pas mal d’Owen et que ça laisse Teddy stressée pour rien.
À l’hôpital, les victimes de l’effondrement du pont arrivent au compte-goutte. On commence d’abord par suivre le cas d’une femme en mauvais état. Quand Bryant parvient à avoir son mari au téléphone, il apprend qu’elle est enceinte. Cela permet à Jo de montrer qu’elle gère vachement dans cette spécialité, concours ou pas. Et en attendant, elle se retrouve dans une situation de l’impossible où elle doit bosser avec Link pour sauver le bébé. Le problème, c’est que Link se blesse encore à l’épaule au passage et que Jo est stressée de se retrouver à devoir sauver une mère en état critique.
Après une longue journée, Jo explique à Link qu’elle n’a pas passé son examen. Soit. Par contre, je suis énervé de la réplique qui suit : elle n’est plus sûre de vouloir être chirurgienne désormais. Qu’est-ce que c’est énervant ! C’est Jo. On l’a vue se battre pour ça pendant tellement d’épisodes… Link est plutôt cool à être un bon soutien pour elle, mais la saison se termine avec lui qui se drogue aux anti-douleurs. Le couple est mal barré. J’adore le fait que la série propose une intrigue où un personnage voudrait renoncer à la chirurgie… mais je n’aime pas le fait que ce soit Jo.
Cass revient également dans cet épisode, parce qu’elle ne peut pas rejoindre son hôpital suite à l’effondrement du pont. Elle préfère donc venir aider au Seattle Grace (je sais, ça a changé de nom depuis genre dix ans) pour s’occuper de patients avec des résidents dont elle connaît les noms. Je suis impressionné par sa mémoire.
Je suis aussi super énervé, parce que le patient qu’elle prend en charge avec Jules et Simone s’appelle Nick Marsh. Putain. C’est bon, Meredith en a eu assez, laissez-la en paix, bordel ? Tout le monde s’en fout de Nick, pas besoin de le tuer ! Lui, il préfère faire en sorte de rassurer Meredith. Ce n’est pas évident. Elle se précipite évidemment aux urgences pour parler de sa condition médicale et confirmer qu’elle est sa femme. Est-ce que c’est la manière tordue des scénaristes de faire une demande en mariage ?
En tout cas, voir Nick dans cet état détruit toute la joie de Jules. Elle est stressée comme tout pour son ancien mentor (ce qui est aussi le cas, dans une moindre mesure, de Lucas et Simone, trop occupés à gérer leur coucherie, encore) et en parle avec Ndugu dans ce qui est une scène bien mignonne et bien sentie de la part des scénaristes.
Ce qui m’énerve le plus dans tout ça, c’est qu’en réfléchissant à quel personnage ils pourraient tuer autre que Owen dans l’effondrement de ce pont, je n’avais pas songé à Nick. C’est inutilement sadique de mettre Meredith dans cette position. Cela fonctionne bien, parce que bien sûr, elle demande à Miranda d’opérer Nick – et Miranda n’est pas censée opérer. Catherine apprend bien sûr qu’elle est au bloc, même si elle n’en a pas le droit. Elle l’engueule au pire moment, à savoir pendant l’opération au moment où il y a un problème. Pas de quoi s’inquiéter, Meredith veille au grain et sait comment faire pour le sauver. Elle sait quoi dire à Bailey pour qu’elle sauve Nick, avec Cass.
Cela fonctionne aussi vis-à-vis d’Amelia cette intrigue : elle voit Mer stresser pour Nick, ça ravive le souvenir de Derek et des médecins incompétents l’ayant tué juste ce qu’il faut. Et puis, finalement, Nick survit et est dans un état stable. Jules réussit à ramener ça à elle, bizarrement, en expliquant à Ndugu qu’elle veut être son contact d’urgence parce que tout ça la fait réfléchir à leur situation où personne n’aurait su qu’ils étaient en couple. Ah lala.
Et sinon, Meredith ? C’est elle qui demande à Nick de l’épouser. Evidemment. Je le savais depuis le début de l’épisode, franchement. C’est toutefois une bonne chose et une bonne évolution pour ces personnages. Allez, on est reparti pour un mariage dans la série, cela faisait un moment tout de même (quoique Jo et Link, c’était y a quoi ? Deux ou trois saisons ?).
Reste le cas de Bailey. Elle est frustrée de ne pas pouvoir prendre plus de décisions concernant l’hôpital, surtout quand elle apprend que l’effondrement du pont est dû à une coupe budgétaire, encore. Est-ce que les scénaristes critiquent l’administration Trump ou juste ABC à ce stade ? Non parce qu’eux aussi font face à des coupes. Et bien sûr, ça se termine par Bailey qui envisage de reprendre un master en relations publiques. C’est sûr que Teddy ou Richard ont dû faire ça, tiens mdr.
Loin de tout ça, Teddy fait en sorte de s’occuper de patients en oubliant l’existence d’Owen – dont elle a quelques nouvelles par Ben. Elle accepte aussi de faire bosser Kwan, même si elle sait qu’il est viré. Cela ne plaît pas à Richard, et ça se termine en clash entre Teddy et Richard dans le couloir de l’hôpital, où Teddy dit explicitement n’en avoir rien à foutre de l’avis de Richard quand il y a des vies en jeu – après tout, l’erreur faite par Kwan ne risque pas de se reproduire. Bim.
L’autorité de Richard est bien remise en cause, comme ça. Pourtant, il prend quand même le temps d’aller lui parler et la consoler par rapport à Owen. J’ai un peu de mal quand Teddy dit qu’elle a eu une grosse dispute avec Owen la veille – c’est loin d’être leur plus grosse dispute, franchement.
De toute manière, Teddy est rassurée concernant Owen quand elle reçoit une patiente qu’il a sauvée sur place. Elle reconnaît sa procédure médicale et est aussitôt souriante, loin de se douter qu’Owen est justement en train d’arriver dans une ambulance et refuse les soins pour suivre son patient jusqu’au bout. Quel idiot. N’a-t-il jamais vu un seul épisode de Grey’s Anatomy ?
En tout cas, au bloc, Teddy continue d’enseigner plein de choses à Kwan, ce qui est plutôt ironique vu que c’est supposé être sa dernière opération. Elle le félicite pour ce qu’il fait, mais lui donne aussi des conseils pour expliquer à Richard à quel point il est nécessaire dans l’hôpital. Pourtant, quand il le fait, avec un bon discours en plus, Richard ne lui laisse pas la parole, voulant simplement récupérer son badge et le virer.
Catherine est présente et ne semble pas tout à fait d’accord avec son mari, mais elle ne dit rien, pour ne pas saborder son autorité. Il est assez évident, pourtant, qu’elle n’a pas envie du tout de le laisser faire n’importe quoi – elle se fight même avec lui concernant Bailey et l’opération qu’elle a dû faire. Est-ce que je vais apprécier Catherine ?
Quant à Teddy, elle se rend ensuite dans le bloc voisin, où elle est rassurée de voir Owen opérer. Et pourtant, il reste le suspense de sa blessure. Je veux tellement qu’il meure, mais ça n’arrivera pas, hein ? C’est Owen. Après l’opération, Teddy peut expliquer à Owen qu’elle ne veut plus aller à Paris parce que sa maison sera toujours là où est Owen. Ce dernier décide donc de partir à Paris avec elle : il se rend compte, après tant d’années, qu’il a toujours été un putain d’égoïste la forçant à construire sa carrière autour de lui. Oh putain. Dégagez. Ca m’énerve que ça se termine comme ça pour Owen. Comment ça, vous lui donnez l’occasion d’avoir le bon rôle et de dire ça ? Putain, mais jusqu’au bout. Je le déteste. C’est donc un happy end que les scénaristes réservent aux deux personnages les plus détestés de la série, je crois. Même Burke n’a pas réussi à capitaliser autant de haine en son temps, parce qu’il est resté moins longtemps. Soyons honnêtes, ça fait cinq saisons que Teddy et Owen tournent en rond.
Et pourtant, j’ai un petit pincement au cœur quand je vois les flashbacks en fin d’épisode. Ils ne me manqueront pas – ils ne me manquent jamais dans les épisodes où ils ne sont pas là, au contraire. Par contre, je me dis que les acteurs perdent leur job, quand même.
Teddy quitte la série en éteignant la lumière de son bureau. De manière logique, Owen quitte la série en regardant une dernière fois les urgences. Bordel, quel plaisir de savoir qu’il se barre ! C’est dingue à quel point ce double départ est étrange. Ils sont là depuis quinze ans et leur départ ne m’affecte pas plus que ça. Franchement, ça fait quinze ans que ces intrigues ne m’intéressent pas plus que ça. Honnêtement, je suis plus affecté et dépité du départ probable de Kwan, puisqu’il est viré par Richard, sans adieux aux autres résidents, que par ce départ d’Owen et Teddy. Autant le départ de Levi m’avait laissé sans dessus-dessous avec les mêmes flashbacks, autant l’hommage à Eric Dane m’a dégommé sur place, autant j’ai l’impression que je n’ai aucun souvenir des intrigues Teddy/Owen. Quinze ans que je suis leurs histoires sans en avoir rien à faire, finalement, et ça se sent quand je suis incapable de savoir ce que nous montre au moins la moitié de ces flashbacks. Oups.
Et puis, comment ça, ils quittent l’hôpital le jour-même ? Aucune période où ils annoncent qu’ils vont se barrer ? Pas une scène avec les autres personnages ? Pas une scène Teddy/Jo ? Franchement, quel aveu de faiblesse de la part des scénaristes. Tout est dit : ils vivaient en autarcie complète du reste du casting.
Ca se sentait avec l’arrivée de Cass, d’ailleurs. Pourtant, Sophia Bush réussit à peut-être se frayer un chemin vers la saison 23 : un cliffhanger parmi tant d’autres nous révèle ainsi qu’elle a couché avec Amelia – ce qui est con, parce que Toni venait dire à Amelia, justement, qu’elle voulait être en couple avec elle, qu’elle avait vraiment rompu une nouvelle fois avec son ex-femme et qu’elle était en train de tomber amoureuse. Outch. J’aurais aimé voir les scènes entre Cass et Amelia, parce que vraiment, ça sort de nulle part, même pour Grey’s.

En bref
Cette saison a tourné en rond et a fait ce que la série sait faire de mieux : être sur son rythme de croisière, sans se remettre particulièrement en question. Pourtant, la fin de saison me laisse un bon espoir pour la suite. Contrairement à l’an dernier qui terminait surtout sur une explosion qui promettait une remise en question toute relative et, à la rigueur, un cancer pour Richard, cette saison se termine avec une multitude de cliffhangers et de possibles pour la série : Kwan viré, Amelia dans un triangle avec Toni et Cass, Bailey qui n’a plus le droit d’exercer (et veut passer un master ??), Jules et Ndugu qui veulent officialiser leur couple (j’ai un gros espoir pour leur mettre des bâtons dans les roues perso), Lucas et Simone qui sont en passe de devenir les nouveaux Teddy/Owen, Mer qui veut se marier, le poste de Teddy qui est ouvert, Link qui se drogue ou encore et surtout Jo qui veut arrêter la médecine.
Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’il y a plein de graines d’intrigues et à l’exception de Lucas/Simone, il y a surtout des intrigues qui me donnent envie de revenir. Bon, d’accord, Link, ça me soule aussi, mais qui sait ? Ca peut être traité de manière intéressante, ça peut lui redonner des scènes avec Amelia, allez, je ne sais pas, il y a peut-être de quoi rendre ça intéressant.
Maintenant, la pause va être longue : c’est le problème avec une saison amputée de quatre à six épisodes (je veux dire, on a déjà eu des saisons à 25 épisodes, c’est pas la même que 18 quoi !). Il n’est pas encore annoncé que la saison 23 sera diffusée en septembre/octobre comme d’hab (logique, les upfronts ne sont pas encore passés, vu que c’est fin mai…), mais bon, on fait face à au moins cinq mois sans la série.
Comme d’hab, ça me paraît interminable, comme d’hab, je vais tout oublier dans l’entre saison, comme d’hab, ça va reprendre vite. Mais tout de même ! J’ai hâte d’en savoir plus sur le casting de la saison, je suis content du départ de Teddy et Owen qui va faire de la place (et surtout du temps d’écran) pour les autres et… Allez, à la revoyure !






