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La page d’accueil reste totalement épurée et les menus sont de moins en moins à jour, je sais. C’est qu’après 10 ans d’existence, le blog représente un temps d’entretien conséquent, temps que je n’ai pas toujours, y compris parfois pour publier les critiques quand il le faudrait. M’enfin, je ne me lasse toujours pas du format blog, j’ai toujours envie d’écrire et de partager. Je ne me gêne donc pas pour le faire et j’espère vraiment que vous n’hésiterez pas à commenter ou entamer des échanges, parce que c’est bien plus fun quand on le fait 😉
Malcolm : Life’s still unfair (S01)
Salut les sériephiles,
Il y a six mois, j’étais hyper hypé par le retour de Malcolm et je vous en faisais un article. Et puis, la série est sortie et je n’ai pas regardé ces quatre mini-épisodes. Pourquoi ? J’ai eu peur d’être déçu, j’ai voulu trouver un moyen pour les voir les quatre d’un coup et puis les retours n’ont pas duré bien longtemps. J’ai réussi à ne pas être spoilé et il n’y avait plus d’urgence.
Quelle idée de ne faire que quatre épisodes et quelle idée de tous les diffuser d’un coup ! Bon, et donc, ça fait quelques mois maintenant. Est-ce qu’il ne serait pas temps de les voir ? Si, probablement. C’est pourquoi, j’ai décidé de m’y mettre.
Le résultat, c’est que je suis plutôt très déçu par le résultat et que j’aurais peut-être mieux fait de passer mon chemin. La folie est toujours là, mais contrairement à Scrubs, ce retour n’a pas réussi à me faire rire. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais ça m’a paru forcé. Bref, je ne vais pas en faire un retour complet épisode par épisode comme d’habitude pour cette raison. Histoire d’en garder une trace sur le blog tout de même, voilà donc ce que j’ai pensé au fur et à mesure, mais pour résumer, sachez que j’ai trouvé le trailer du retour meilleur et plus efficace – que ce soit pour l’humour ou le rythme. Quelle déception.
Episode 1 – 12/20
La série commence bizarrement par un montage « Previously on » qui nous rappelle toute l’ambiance de dingue de cette série. Est-ce qu’elle passerait encore comme ça en 2026 ? Je ne suis pas sûr. C’est peut-être une grande partie du problème, d’ailleurs : la série me faisait rire par son rythme de dingue et sa folie, mais elle peine à y revenir.
Dans cet épisode, la folie, c’est Hal qui fait un happening dans un magasin ? Vraiment ? La solution de Malcolm pour être normal est de rester loin de sa famille ? Mais toutes les saisons ont montré qu’on ne les quittait jamais vraiment et qu’ils étaient codépendants… Le nouveau Dewey ? je trouve que ça le fait. Je suis triste, évidemment, mais je suis surpris que l’acteur choisi arrive si bien à l’interpréter de manière cohérente – qu’il soit devenu un coureur de jupons, par contre, mouais. Ironiquement, je l’ai plus reconnu que Reese – je ne sais pas, Reese ne paraissait pas aussi à l’aise qu’avant dans son rôle de neuneu. C’est peut-être parce qu’il est adulte, en fait.
Malcolm ? Le voir adulte, ça fonctionne à peu près. Qu’il reprenne la narration, ça marche, surtout quand il décrit ses stratégies pour éviter sa famille (c’est ce que font tous les adultes, non ?) ou les crises qu’il piquait en leur présence. Qu’il assure être sain d’esprit et bien mieux loin d’eux, mais que la révélation finale soit que sa fille pense ses grands-parents morts et que les grands-parents ne soient même pas au courant de l’existence de leur petite fille ? Eh, c’est bon, je suis blasé.
Que sa fille reprenne la narration ? C’est un non. La série aurait dû rester 100% du point de vue de Malcolm OU 100% du point de vue de sa fille, mais proposer un épisode qui fait les deux… Je ne sais pas, pas convaincu par le pont entre les générations et par l’écriture des scènes au lycée. Il n’y a que quatre épisodes, a-t-on vraiment envie de suivre Leah au lycée ? Je ne pense pas. C’est un entre-deux étonnant. Au moins That ‘90s show avait fait un choix efficace sur le sujet.
Sinon, j’adore l’actrice qui joue Tristan… mais je la trouve mille fois trop jeune pour être la petite-amie de Malcolm parce que je l’ai vue jouer une ado dans l’excellente Trinkets près de dix ans après la fin de Malcolm. En vrai, ils n’ont que sept ans d’écart, mais quand même.
Episode 2 – 10/20
Il y avait beaucoup de taf pour me convaincre après ce premier épisode et ce cliffhanger pas convaincant. J’y ai cru dans les premières scènes en famille, mais quand il est révélé que Reese continue d’être un parfait idiot après un premier épisode où il était plus sérieux, c’est… déceptif ? Je le reconnais beaucoup plus dans cet épisode, mais du coup, ça me fait bizarre qu’il soit dans un entre deux. Ceci dit, la manipulation d’Hal, c’était un grand classique, ça ne devrait pas me surprendre.
Francis vit dans le garage de ses parents ? Je suis triste pour lui. Il s’apprête à devenir papa et c’est très bien, mais j’espérais tellement mieux pour le personnage. Je ne sais pas, on dirait que les scénaristes forcent les personnages à redevenir ce qu’ils étaient – ce n’est pas la trajectoire que j’imaginais pour eux.
Du côté de Malcolm… Bon, il rappelle Stevie, ça se tient vu la cata qu’est sa vie, mais apparemment ils ne se parlent plus vraiment ? Tristan veut le forcer à se réconcilier avec sa famille ? Cela ne colle pas. On sent aussi que les dramas sont expédiés rapidement ou écrits pour pouvoir l’être en quatre épisodes, quoi. Il en va de même pour les retours (Ritchie ?) : on sent la commande qui impose aux scénaristes de rusher et de vouloir faire un maximum de fan service.
Si j’ai préféré Leah dans cet épisode, je continue de trouver bizarre l’équilibre que la série ne trouve pas entre la vie de famille et sa vie au lycée. Je ne sais pas, ça ne me posait pas de problème dans la série d’origine. La scène où elle se plante dans le placard pour apprendre à connaître sa famille est bonne, mais pas aussi drôle qu’elle devrait l’être. Finalement, ma seule vraie bonne surprise de ces deux épisodes, c’est Kelly. J’avais lu tout et son contraire sur Twitter, mais je trouve que c’est efficace.
Episode 3 – 08/20
Tout le monde surjoue et force trop, je crois que c’est ce qui me pose problème avec ce revival. Cela fonctionnait dans la série d’origine, mais ça n’arrive pas à me convaincre parce que j’ai l’impression que le scénario force lui aussi pour qu’on retrouve les personnages d’avant… sans parvenir à nous les rendre vraiment. Il y a peut-être une exception pour Lois.
Que dire d’Hal ? L’acteur est devenu complètement exhibitionniste pour qu’on nous le foute à poil deux fois en trois épisodes ? Je suis à ça de le trouver plus exhib qu’Archie. La scène de l’autothérapie est toutefois bonne – mais là aussi, ça me perturbe. J’ai l’impression que ce revival a été écrit pour démontrer toutes ses capacités d’acteur (qui ne sont plus à prouver). Et c’était lourd, tout de même.
Je devrais en avoir quelque chose à faire de la rupture entre Malcolm et Tristan ? De Reese qui fait chier Kelly ? Cela ne prend pas du tout sur moi. J’ai préféré l’intrigue de Francis qui ressemblait un peu plus à ce qu’on avait à l’époque, mais cette compétition qui n’importe qu’à lui pour remonter dans l’estime de Lois était ridicule comme Malcolm sait le faire – et devrait le faire.
Le cliffhanger ?? Ne me lancez pas dessus, je suis énervé qu’ils osent faire un tel accident pour du suspense là. Comme si ! Et Malcolm qui se retrouve encore avec une nana qui a des casseroles improbables ? C’est trop ! Ils nous ont vendu un Malcolm qui restait loin de sa famille afin d’être stable. Pourquoi continuerait-il d’avoir tant de chaos dans sa vie ?
Episode 4 – 07/20
L’accident n’a aucune conséquence majeure et ne servait qu’à faire un cliffhanger, comme je m’y attendais. Tout le monde est réuni de manière artificielle pour l’anniversaire de mariage de Lois et Hal. Le but est clairmenet d’avoir une excuse pour réunir tout le monde, y compris ceux que nous n’avions pas encore revus. Je ne ssuis pas scénariste, mais quelque chose me dit que ça aurait mieux fonctionné si la mini-saison avait commencé par-là et par des retrouvailles à partir de là. Genre, la copine de Malcolm le traine avec sa fille sans le prévenir et hop, tout part de là, avec uniquement le point de Leah. Ouais, je ne sais pas, je n’aime pas du tout l’intrigue qu’on lui donne, mais je me dis que ça aurait pu donner quelque chose quand même.
Là… Non. On sent que les acteurs sont heureux d’être de retour dans leur rôle, mais je ne vois pas ce que cherche à raconter ces quatre épisodes. Le problème créé est artificiel et la résolution l’est tout autant, forcément. Allez, je leur reconnais tout de même que c’est cool d’avoir Malcolm qui arrive par lui-même à comprendre qu’il est un homme bien ou d’avoir Hal/Reese pour remettre les choses au point.
En fait, ces scènes m’ont fait croire que j’allais accrocher. Malheureusement, toute la fin est un énorme ramassis de bullshit. Le coup des paillettes aurait pu me faire rire, mais le fait que Lois consacre toute une vidéo à dire à quel point Hal est génial ou que Malcolm fasse une demande en mariage qui n’a rien de logique… Tss. Non, ça ne passe pas. En plus, sérieux, Hal a fait de jolis cadeaux à Lois avant, je sais, mais ça envoie quoi comme message encore ? C’est Lois qui est incroyable dans cette famille, pas Hal !
En bref
J’ai eu du mal à accrocher à ces quatre épisodes principalement parce qu’ils n’ont pas réussi à trouver leur ton et à rappeler le chaos qu’était la série d’origine. Pire encore, j’ai trouvé qu’ils ne savaient pas ce qu’ils voulaient raconter et qu’ils se perdaient souvent en route. Alors oui, ça fait plaisir de retrouver les personnages et de les revoir se crier dessus, mais ça n’a pas fonctionné sur moi car ça n’avait pas autant de sens qu’à l’époque – ça n’arrivait pas à être drôle, on forçait trop tout le monde à redevenir ce qu’il était et il n’y avait pas assez de temps pour que tout le monde retrouve ses marques ou soit développé de manière cohérente.
Finalement, ce revival nous montre exactement pourquoi parfois c’est une bonne idée de laisser mourir les séries dans un coin plutôt que de les forcer à revenir. Oui, c’est ironique de poster cette critique juste après mon article sur le retour à venir de The Guild dont je suis super content, je sais…
The Guild is (so) back !
Salut les sériephiles !
Il y a neuf ans, presque jour pour jour, j’écrivais sur ce blog un article pour célébrer les dix ans de The Guild. J’y racontais déjà à quel point cette websérie avait compté pour moi : elle faisait partie des toutes premières que j’avais regardées, m’avait aidé à progresser en anglais et m’avait surtout fait découvrir une bande de personnages complètement dysfonctionnels dont je n’avais ensuite plus vraiment eu envie de me séparer.
À une époque où Youtube n’était pas encore devenu le monstre qu’il est aujourd’hui, cette websérie (créée, écrite, produite et interprétée par Felicia Day) a réussi à tenir six saisons entre 2007 et 2013, en gagnant peu à peu en moyens, mais sans jamais perdre son identité. La saison 6 avait été diffusée sur la chaîne Geek & Sundry à raison d’un épisode par semaine, exactement comme une série télévisée classique. Puis le dernier épisode était arrivé et… c’était terminé, sans crier gare. Aucun avertissement, aucune grande campagne autour de la fin, rien. Nous avions simplement découvert pendant l’épisode que nous faisions nos adieux à Codex, Zaboo, Vork, Clara, Tink et Bladezz. Autant dire que j’étais dévasté, ce que j’avais d’ailleurs déjà pris le temps de raconter dans mon article de 2017.
Ils sont vraiment tous de retour
Le retour de The Guild cette année est ainsi tout aussi inattendu que sa disparition. À l’approche des vingt ans de la série, qui seront célébrés en 2027, Felicia Day a décidé de réunir toute l’équipe pour un film intitulé The Guild: Ren Faire’d. Et non, je n’en ai pas Ren à Faire. Jeu de mot nul, je sais, mais j’en suis fier !
Après plusieurs mois de teasing, le Kickstarter a finalement été lancé le 20 juillet 2026. Pour le moment, nous ne savons pas encore grand-chose de l’intrigue. Le film se déroulera dans l’univers d’une fête médiévale populaire, où toute la Guilde devrait évidemment se retrouver costumée. C’est peu, mais honnêtement, il ne m’en faut pas beaucoup plus pour avoir envie de voir ce que ça va donner – est-ce que les enfants de Clara sont devenus des gamers en 20 ans ? Il y a des tas de théories excellentes sur le Discord de Felicia Day. Je ne voudrais pas être à sa place, elle doit avoir une pression de malade, en vrai !
Il y a au moins un truc sur lequel elle peut dormir sur ses deux oreilles (et nous avec) : le casting principal est bien de retour au complet. Felicia Day, Sandeep Parikh, Jeff Lewis, Robin Thorsen, Vincent Caso et Amy Okuda reprendront tous leurs rôles. Wil Wheaton et plusieurs autres visages connus de la série sont également annoncés, et plus il y aura d’argent, plus il y aura de caméos. Amy Okuda n’était pas présente dans la vidéo tournée spécialement pour le lancement du Kickstarter, ce qui aurait pu être inquiétant, mais sa participation au film est bien confirmée. Tout va bien dans le meilleur des mondes.
Enfin, tout va bien sauf pour mon compte bancaire, parce qu’évidemment que j’ai donné dès le lancement de la plateforme participative. C’était fou d’ailleurs de suivre la montée de la cagnotte, avec limite 1000 balles toutes les dix secondes. Il en reste une petite trace sur mon compte Twitter, mais wow, quelle soirée ce fut ! Dès que Felicia Day a commencé à évoquer sérieusement le projet, j’ai su que j’allais participer. Il n’existait absolument aucune version de cette histoire dans laquelle je laissais passer le retour de l’une de mes séries préférées sans contribuer à son financement – j’ai déjà donné à l’époque de Veronica Mars le regret d’arriver après la bataille. Et en plus, je peux recevoir quelques cadeaux en échange de mon don, je ne vais pas faire semblant de regretter.
Vu le contenu de mon panier, j’ai même plutôt l’impression d’avoir payé un prix raisonnable vis-à-vis des goodies prévus. Et si jamais le colis disparaît mystérieusement quelque part entre les États-Unis et la France, qu’une taxe de douane surgit sans prévenir ou que Chronopost décide de vivre sa propre quête secondaire comme il sait si bien le faire, je pourrai au moins récupérer le film en numérique. Coucou Chronopost, je t’adore (non, c’est faux, putain, t’as encore perdu un de mes colis cette semaine, c’est quand tu veux).
Un financement bouclé en quelques heures
Felicia Day demandait 1,5 million de dollars pour pouvoir lancer la production. C’est tout simplement énorme et la question était donc simple : vingt ans après le lancement de la série, restait-il suffisamment de fans prêts à payer pour retrouver la Guilde ? La réponse ne me surprend pas du tout : oui, évidemment.
L’objectif de 1,5 million de dollars a été dépassé le jour même du lancement. En moins d’une journée, la cagnotte avait franchi les 2,5 millions et, au moment où j’écris ces lignes, elle dépasse déjà les 2,6 millions de dollars avec encore environ un mois de campagne devant elle. Voilà, c’est facile. Record battu haut la main.
Il leur reste un peu de marge pour battre le film Veronica Mars. Le film tiré de la série de Rob Thomas avait récolté 5,7 millions de dollars auprès de près de 92 000 contributeurs en 2013. The Guild n’a pas encore dépassé cette somme finale. En revanche, son lancement a été encore plus rapide et a établi une nouvelle référence pour le démarrage d’un projet cinématographique sur la plateforme. Treize ans après Veronica Mars, une autre série culte vient prouver que les fans sont parfois plus efficaces que les studios pour ressusciter ce qu’ils aiment…
Bien sûr, le succès de cette première journée sur Kickstarter ne signifie pas que la cagnotte va maintenant s’arrêter. Felicia Day a déjà commencé à parler (cette nuit, pour nous) de nouveaux objectifs, de surprises supplémentaires et de cadeaux débloqués pour les contributeurs. Pendant le direct accompagnant le lancement, elle évoquait même ce qui pourrait arriver autour des trois millions, puis des quatre millions et demi.
Suck it, Hollywood
Ce retour est d’autant plus satisfaisant qu’il aurait très facilement pu prendre une direction beaucoup moins intéressante.
Felicia Day a révélé pendant le live accompagnant le lancement du projet qu’un producteur hollywoodien l’avait contactée au début de l’année 2025 pour lui proposer de relancer The Guild. Sur le papier, la nouvelle avait tout pour lui faire plaisir. Jusqu’au moment où elle a compris que le projet imaginé n’était pas une suite, ni même une réunion du casting original, mais un reboot avec des acteurs plus jeunes et une histoire adaptée aux gamers d’aujourd’hui.
Bah non, Hollywood, tu fais chier. Ce n’est pas ce que nous voulons voir. The Guild avait également rassemblé plus de 21 000 personnes abonnées à la page avant même le lancement de la campagne, ce qui en faisait l’un des projets cinématographiques les plus suivis de l’histoire de Kickstarter avant son ouverture. Là encore, ce n’est pas exactement le signe d’une série que tout le monde aurait oubliée. En revanche, personne n’attend une nouvelle Codex de vingt ans en train de découvrir Twitch et Discord. Ces outils sont désormais tellement installés dans la vie quotidienne qu’ils ne pourraient plus provoquer la même révolution narrative qu’en 2007, quand voir les personnages discuter derrière leurs webcams suffisait à donner à la série une forme presque expérimentale.
The Guild appartient à une époque très précise d’Internet, mais cela ne signifie pas que ses personnages doivent y rester enfermés. Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est justement de découvrir ce qu’ils sont devenus. Vork joue-t-il toujours autant ? Bladezz est-il toujours persuadé d’être le type le plus cool de la planète ? Sont-ils encore en contact au bout de vingt ans ? Moi, c’est terrifiant, mais je crois que je reste en contact avec ma guilde de l’époque, j’ai même fait des journées à Disneyland y a pas si longtemps avec des amies rencontrées sur internet. Et d’autres sont déjà prévu.
Bref, tout ça pour dire que Felicia Day a heureusement conservé les droits de la série. Elle pouvait donc refuser le reboot, reprendre son scénario et se tourner directement vers les fans sans avoir besoin d’obtenir la permission d’un studio. Dans la vidéo de présentation, elle résume d’ailleurs la situation avec beaucoup de délicatesse : « Suck it, suits. » Hollywood, j’espère que tu retiendras la leçon. Quand le public réclame le retour d’une série, ce n’est généralement pas pour retrouver le même titre collé sur des acteurs ayant la moitié de l’âge du casting original.
Vingt ans plus tard
Il faut évidemment reconnaître que les acteurs ont changé. Vingt ans ont passé, c’est terrible, ils ont vieilli. Nous aussi, malheureusement. Au-delà du coup de vieux collectif (Vincent Caso, tu prends cher), je suis surtout curieux de voir comment chacun retrouvera son personnage. Certains membres du casting ont continué à tourner régulièrement, d’autres se sont faits plus discrets, mais je n’ai pas beaucoup de doutes sur leur capacité à reformer immédiatement cette bande. La vidéo du Kickstarter suffit déjà à retrouver leurs dynamiques, leurs regards et cette impression qu’ils pourraient recommencer comme si le dernier épisode avait été diffusé la semaine dernière.
Je ne sais pas encore ce que donnera l’intrigue, ni si le passage à un long-métrage conviendra vraiment à une série qui reposait un temps sur de très courts épisodes. Je ne m’attends pas non plus forcément à ce que le film serve de tremplin à une nouvelle saison, à la Veronica Mars. Felicia Day présente avant tout le projet comme une célébration des vingt ans de The Guild, et un film nostalgique avec tout le casting me suffit déjà largement pour ça. J’ai tellement hâte’d, je leur souhaite de récolter plein de thunes encore, histoire d’avoir un film de la meilleure qualité possible et avec un maximum de retours et caméo. J’ai trop hâte.
Prochaine étape : Community ? Je ne perds pas espoir… mais un peu, quand même.
Ben si, on peut spoiler l’Odyssée, la preuve :
Salut les sériephiles,
J’ai vu cette semaine passer des tweets qui se moquaient de personnes craignant de se faire spoiler L’Odyssée, parce que ahahah c’est une histoire que le monde entier connaît. OK, une fois de plus, je vais faire une remise au point : un spoil, ce n’est pas que ça : ce sont aussi les choix de réalisation, le casting (bon, ça, difficile d’être passé à côté, d’accord), les coupes inévitables de l’adaptation, tout ça, tout ça. J’en étais déjà convaincu avant de voir le film, je le suis encore plus après visionnage. Bref, il y aura des spoilers dans l’article, c’est sûr et certain. Je préviendrai avant d’en donner, vous pouvez lire le début pour avoir mon avis…
Un casting au top pour un excellent film, MAIS…
Là aussi, ce n’est pas aussi évident qu’il y paraît. Si je simplifie au maximum, en sortant de la séance, j’ai écrit ce message qui dit tout : c’est un excellent film au casting parfait et on ne s’ennuie pas des 3h, mais putain, c’est un exploit de foutre en l’air à ce point des épisodes-clés connus du monde entier et d’éclater encore plus la chronologie du bordel.
Voilà. Le film est génial, mais c’est précisément pour cette raison que ses choix d’adaptation ratés me frustrent autant. Bon, après, c’est le problème des adaptations, je suppose. D’un côté, je me plains du live-action de Vaiana qui reprend presque trop plan par plan (hum, pas You’re welcome) le film d’animation, de l’autre, je me plains de L’Odyssée qui prend trop de libertés, donc.
Certes, Christopher Nolan tient près de trois heures sans provoquer le moindre ennui, ce qui n’était pourtant pas gagné avec une histoire dont on connaît déjà les principales étapes. Il aligne surtout un casting si parfait qu’il paraît impossible : Matt Damon, Anne Hathaway, Tom Holland, Robert Pattinson, Lupita Nyong’o, Charlize Theron… Aucun ne semble simplement présent pour ajouter un nom sur l’affiche (pour ça, il y a Zendaya, déception !), et chacun trouve naturellement sa place dans cette gigantesque fresque.
Spoilers
Personne ne comprendra ce choix
La rencontre avec le Cyclope constitue ma plus grosse déception. Nolan garde la grotte, le monstre qui dévore les compagnons d’Ulysse et l’œil crevé, mais il retire pratiquement tout le reste. Plus de « Personne m’a crevé l’œil », plus de Cyclopes trompés par la réponse de Polyphème et, surtout, plus d’Ulysse incapable de résister à l’envie de révéler son véritable nom une fois qu’il pense avoir gagné. C’est franchement du grand n’importe quoi. Je vois bien que le but est de nous surprendre (l’esthétique du Cyclope à la tête de bite suffisait, non ?), mais on ne vient pas voir l’adaptation d’un texte aussi mythique pour être surpris.
Franchement, le choix me laisse plus que perplexe. Oh, oui, j’ai aimé la réplique d’Ulysse sur les fourmis, ça passe très bien, mais ça ne justifie pas piétiner à ce point cet épisode de l’Odyssée. C’est l’un des plus célèbres pour une bonne raison, quoi. Toute la scène repose sur la contradiction fondamentale du personnage : son intelligence lui permet de survivre, mais son orgueil transforme immédiatement sa victoire en catastrophe. Ulysse échappe au Cyclope grâce à sa ruse, puis provoque lui-même la colère de Poséidon parce qu’il veut que son exploit lui soit attribué. En supprimant cela, Nolan ne raccourcit pas seulement l’épisode, il le vide de son sens et de son intérêt. Malheureusement, il y a d’autres épisodes qui semblent bâclés (Les Lestrygons ?) ou mal compris (Les Enfers ?!!) par Nolan. C’est étonnant de reprendre une histoire connue et analysée dans le monde entier pour y coller ses intentions à ce point et cracher sur le matériau qu’il a pourtant voulu adapter ? Au moins, il y a une vision. Juste, je n’ai pas sa vision.
L’Odyssée ou L’Iliade ?
Les choix portant sur la chronologie m’interrogent encore davantage. L’Odyssée n’est pas un récit parfaitement linéaire, loin s’en faut. Le voyage d’Ulysse est en grande partie raconté après coup aux Phéaciens, alors que le poème commence à Ithaque auprès de Télémaque. Le problème n’est donc pas que Nolan bouleverse la linéarité de l’action. Le problème est que cette nouvelle construction finit par être un étonnant mélange difficile à suivre. On a des récits enchâssés à n’en plus finir, en fait. J’ai adoré les transitions qui se font simplement et paraissent naturelles, fluides : à chaque fois, on a une réplique qui nous introduit la partie suivante.
Malheureusement, ça ne permet pas de se faire une idée du temps qui passe, du coup. Pire, on revient sans cesse à des événements de la guerre de Troie, quitte à empiéter un peu sur L’Iliade. Je me suis demandé à un moment s’il n’avait pas envie d’adapter L’Iliade et si on allait avoir certains passages qui n’avaient rien à faire là. Le film décide de montrer la chute de Troie et tout ce qui concerne Ulysse – ce n’est pas la première adaptation à le faire évidemment et c’est dans L’Odyssée, mais ici, ça semble être un vrai refrain. Il faut dire que c’est aussi le message que l’adaptation veut faire passer. Mais à vouloir tout raconter, Nolan consacre énormément de place à Troie tout en réduisant (ou supprimant) certains épisodes emblématiques du voyage à leur version la plus élémentaire. Et Athéna sert tellement à rien ? Choqué, déçu.
Les réussites
Là où cette transformation devient vraiment intéressante, c’est dans le regret qu’elle ajoute au personnage. Le film ne présente pas simplement Ulysse comme un héros impatient de retrouver son royaume, sa femme et son fils. Nous sommes loin de cette caricature, avec plutôt un homme profondément marqué par ce qu’il a imaginé et provoqué à Troie, incapable de considérer le massacre comme une simple victoire militaire. Au fond, c’est là que se trouve la véritable modernité de cette adaptation. Nolan ne veut pas seulement célébrer l’homme rusé qui triomphe de tous les obstacles, il s’intéresse à celui qui doit vivre avec les conséquences de ses décisions et se demander s’il mérite encore de rentrer chez lui.
Cette culpabilité donne au film une cohérence. Les morts de Troie, les compagnons qu’Ulysse perd les uns après les autres et les reproches qui lui sont adressés sont modifiés en cours de route pour coller à ce message, et tant pis pour les moments cultes (Personne, sa mère aux Enfers, etc.)…
Pardon, j’ai dit que je me concentrais sur les réussites. Il y en a d’autres, heureusement ! J’ai adoré la vision proposée de Circé. Ce n’est pas du tout ce que j’en aurais fait, mais la scène de la transformation est efficace et tout ce segment était une vraie bonne découverte. De manière plus générale, personne ne sera surpris de découvrir que j’ai adoré le choix qui est fait de se concentrer davantage sur Télémaque.
Déjà, Télémaque est un personnage que j’aime beaucoup dans le mythe, mais en plus, il est interprété par Tom Holland. Et à l’exception de sa scène de retour, j’ai adoré l’interprétation de Tom Holland, forcément. Je suis amoureux, ça ne change pas d’un film à l’autre : quel acteur ! Je sais, c’est paradoxal : ça ne fait pas exactement partie du mythe tout ça, mais écoutez, ça a marché sur moi.
Quelle actrice, aussi, qu’Anne Hathaway ! Je ne misais vraiment pas sur elle, pourtant son interprétation de Pénélope était impressionnante de justesse. Oh, et cette petite touche de féminisme qui fait dérailler l’Odyssée ? Il est temps de lui rendre sa voix, merde, c’est donc bien joué, même si un peu forcé.
Ce ne sont pas les seuls à vraiment gérer, hein. Je trouve que Matt Damon fait bien le taf, mais tous les rôles secondaires ont tendance à lui voler la vedette (Hélène ! Calypso ! Tous !). Il y a tellement de monde que je n’ai pas pris le temps encore de faire une petite place à Robert Pattinson, mais il s’en sort très bien aussi, malgré un scénario pas évident sur la fin (franchement, le coup des armes, le pauvre, c’est en trop !).
Dernière réussite dont j’ai envie de parler, encore et toujours : la musique de Ludwig Göransson. C’est un génie de la musique depuis des années à mes yeux (et mes oreilles surtout), mais il le confirme une fois de plus. Ce ne fut pas une surprise de voir son nom au générique final (pas de scène post-générique, évidemment, hein). Ce qui est le plus efficace est à mon sens les scènes de bataille lors desquelles la musique arrive à être étouffante. Nolan gère bien le son, et ça ne lui était pas arrivé depuis fort longtemps. J’ai pu entendre toutes les répliques du film sans avoir à galérer et les bruitages des combats avec la musique étaient top ! Et ça, ça fait plaisir.
Une adaptation frustrante, un film réussi
Avant de conclure l’article, il faut quand même que j’évacue tout de suite un dernier point : JE SAIS, je n’ai pas vu le film dans le format voulu par le réalisateur, blablabla. Soyons honnêtes : avec quarante cinémas dans le monde, c’est une forme d’élitisme ridicule et inutile à mon sens de persister à faire des films dans ce format. Certains se sont obstinés avec la 3D, lui c’est ce format, OK cool. Cela ne se sent pas tellement quand on le voit recadré différemment.
Bref, une fois de plus : j’ai adoré le film tout en étant profondément déçu par ce qu’il fait de plusieurs moments essentiels de L’Odyssée. Il faudrait être de mauvaise foi pour nier l’ampleur du spectacle, l’efficacité du film (putain, Nolan sait ENFIN gérer le son) ou la perfection du casting. Il faut néanmoins une autre forme de mauvaise foi pour prétendre que l’on peut retirer « Personne » de la scène de Polyphème sans lui enlever une bonne partie de son intérêt.
Maximum Pleasure Guaranteed – S01E10 – Queens – 18/20
La saison est maîtrisée de bout en bout et son épisode final conserve quelques twists surprenants. Je suis surtout impressionné par la maîtrise d’écriture qui permet d’apporter une conclusion satisfaisante aux pistes ouvertes jusqu’à présent, tout en faisant la promesse de nouvelles histoires en saison 2. OK, tout n’est pas forcément cohérent pour la suite, mais si suite il y a, je ne doute pas que les scénaristes trouveront des réponses satisfaisantes. Ils ont réussi jusqu’ici après tout.
Spoilers
Il est temps pour Paula de mettre derrière elle toute cette histoire.
You fucked with the wrong mom.
C’est déjà le dernier épisode et je me demande en le lançant si on aura droit à une conclusion digne de ce nom ou juste à une fin ouverte pour une possible saison 2 encore non annoncée. Cela me rappelle que les séries sont moins confortables que les films : les cliffhangers, j’adore ça, mais j’adore aussi la certitude d’avoir une fin de série. Bref.
Paula y va tellement fort dès le début de cet épisode ? Nous la retrouvons sur un terrain de golf, car c’était en fait là qu’elle se rendait. La détonation ne semble pas interrompre la partie de golf en cours pour Cecilia Vanderwale. C’est elle que Paula venait voir, pour lui parler de Dennis O’Neil.
Sans surprise, post-générique, on passe à totalement autre chose pour ralentir le rythme. La surprise, en revanche, c’est que la série trouve que c’est une bonne idée de nous montrer un chat sur Tiktok. On en revient en fait au cliffhanger de l’épisode précédent : c’est le chat du flic que l’on vient de voir en vidéo, et lui, il vient de se prendre une balle en plein torse. Ce n’est pas exactement une surprise, c’est ce à quoi je m’attendais.
En tout cas, je trouve ça assez fou que Paula ou Cecilia n’entende pas le coup de feu. Qu’importe, je suppose ? Paula confronte Cecilia à propos de Dennis qui est son bras droit armé, l’air de rien. La scène est intéressante : Cecilia fait appeler la sécurité et s’arrange pour gagner du temps en niant savoir quoi que ce soit. Comme Paula continue son speech en disant qu’elle est accusée de deux meurtres, elle paraît complètement folle.
Seulement voilà, le métier de Paula est d’être fact-checker. Elle en profite pour expliquer son enquête à Cecilia, voit bien que les gens que Dennis faisait chanter étaient tous des clients de Souter, l’entreprise de Cecilia et réussit à faire admettre à celle-ci qu’il s’agit bien de clients de la firme.
Comme ce n’est toujours pas suffisant, Paula finit par menacer la PDG en parlant de son fils : comment menacer efficacement une maman autrement que comme ça, après tout ? Le chantage, ça connaît à Paula maintenant : elle sait que Cecilia a fait entrer son fils à Yale de manière illégale et ça elle peut le prouver.
Elle menace Cecilia comme cela et part tout simplement du golf. La scène est excellente et vient proposer une conclusion vraiment inattendue.
Contre toute attente, il est finalement révélé que Dennis n’est pas mort. C’est extrêmement bien joué de la part des scénaristes. Il s’est pris une balle à laquelle il paraissait impossible de survivre, mais eh, il y a bien eu deux candidats de Secret Story avec une balle dans la tête après tout. Non seulement Dennis est encore en vie, mais en plus, on s’occupe bien de lui pour le remettre sur pied au plus vite.
Il est apparemment dans une résidence hautement sécurisée où une femme s’occupe de lui avec un infirmier. J’espère qu’on aura vite des réponses, mais en attendant, on a des questions : la femme et l’infirmier s’arrangent en fait pour le faire tomber du haut d’un immeuble. C’est terrible parce que je ne l’ai pas vu venir avant, tout comme lui.
La scène est horrible. Il tombe du haut d’un immeuble et se prend un lampadaire qui résonne… et bordel, j’ai eu envie de rire au milieu de ce meurtre terrifiant. Les scénaristes sont forts : on a peur pour lui alors qu’on le déteste, on rit alors qu’on est horrifié ? Quelle série !
Ce qui est bien, c’est que Paula est aussitôt innocentée. Je suppose qu’ils ont sauvé Dennis car ils avaient besoin de lui mais que le chantage de Paula a été efficace. Notre héroïne laisse tout en plan pour se précipiter auprès de sa fille. Bien sûr, elle veut aussi la garde partagée de sa fille : le lendemain, il y a l’audience pour décider de son sort après tout.
La libération de Paula fait chier Mallory dans son plan, mais ça ne suffit pas à ce que Karl et elle renoncent à la garde exclusive loin de Paula. L’audience ? Paula et Karl sont interrogés pour savoir ce qu’il s’est passé dans leur mariage et quel futur ils imaginent pour Hazel. C’est difficile d’être pleinement du côté de Karl dès le départ, mais ça l’est encore plus quand on voit son avocat interroger Paula plus en détails.
Il parle ainsi du double meurtre dont elle a été accusée et montre bien tous les problèmes de Paula. L’alcool au volant, le meurtre accidentel à Portland, le travailleur du sexe à qui elle parlait quand Hazel dormait dans la pièce d’à côté, la fois où Hazel a décroché le téléphone et parlé à Trev… Ce n’est pas évident du tout.
Karl ne comprend pas pourquoi Paula ne veut pas juste déménager avec eux plutôt que de s’imposer un tel calvaire, mais le calvaire, c’est lui qui le permet en fournissant à l’avocat toutes les armes dont il a besoin pour abattre Paula. Cette dernière fait pourtant un bon discours de maman pour prouver qu’elle aime sa fille. Reste à savoir si c’est assez.
Le juge voit bien qu’Hazel pourrait avoir une belle vie avec son père et Mallory, mais comme Paula est restée un parent stable pour Hazel au milieu de toutes ses galères, il finit par concéder que la garde ne devrait absolument pas changer. Paula obtient donc la garde partagée à New-York qu’elle souhaitait, et cheh pour Mallory et Karl.
Autrement, maintenant que Paula est innocentée, Rudy est déçu de ne pas être vu comme le héros qu’il devrait être. Il ne reste que Geri pour savoir ce qu’ils ont fait, mais elle n’est pas assez pour lui apparemment. Au boulot, il se rend compte aussi qu’il y a article top secret en cours de rédaction car Drew lui cache des choses – au sens littéral, avec des rideaux aux fenêtres. Geri recommence à chercher des idées d’articles, Rudy se concentre à nouveau sur le droit.
De son côté, Gonzales s’arrange pour récupérer la vidéo de la visite en prison de la fausse avocate de Paula. C’est intéressant de la voir continuer de mener l’enquête au chevet de son collègue qui s’est fait tirer dessus – mais je me dis que ça pose question quand même, parce qu’elle écoute la confession de Paula qui pensait parler à son avocate. Heureusement qu’elle a toujours dit la vérité à la police, quoi. L’enquête patine beaucoup, cela dit.
Que fait Paula une fois qu’elle a la garde d’Hazel ? Elle organise encore une énorme soirée chez elle. Je ne comprends pas comment elle trouve l’énergie de faire tout ça, mais admettons ! Elle boit un peu trop, en plus. Je comprends son besoin de décharger ses soucis et de faire la fête, seulement, on sait que c’est trop tôt. Rudy et Geri cherchent à comprendre l’histoire du suicide de Dennis, l’avocat la complimente, Steve propose un nouveau rencard et Paula l’embrasse… Mais dans tout ça, elle oublie sa fausse avocate !
Cette dernière est toujours dans l’équation, évidemment. Elle brûle son ancienne voiture, se fait une teinture, récupère une nouvelle voiture grâce à l’homme qui accompagnait Cecilia au golf et… se fait tuer par lui. Oh, ce n’est pas la piste que j’imaginais, mais soit.
Tout n’est pas terminé pour autant. On aurait pourtant là une belle conclusion avec presque toutes les réponses, mais non, ce n’est pas ce que la série vise. Au contraire, on se retrouve alors avec Gonzales qui rend une visite à Paula. Elle a bien conscience que celle-ci sait quelque chose et que toute cette affaire se termine trop bien, trop vite : pas d’autopsie pour Dennis, plus aucune charge contre Paula. C’est louche et elle le lui dit. Paula ne veut plus rien savoir, cependant, alors elle lui claque la porte au nez, tout simplement.
Paula fait beaucoup ça dans cet épisode, je trouve. Elle essaie aussi de claquer la porte au nez de Karl, en vain : elle continue encore à lui parler. C’est vraiment une bonne mère : elle se force à le faire pour Hazel, mais elle prend aussi son indépendance vis-à-vis de son ex. Elle n’hésite pas à lui dire de se démerder et gérer ses problèmes seul quand il lui demande son aide. C’est beau comment il est un ex toxique qui s’appuie encore sur elle tout le temps malgré Mallory.
C’est une belle conclusion pour Paula, en tout cas. J’en étais à vouloir une saison 2 qui se concentre sur Geri maintenant. En effet, celle-ci essaie de se rapprocher de Rudy et de se mettre en couple avec, mais il vient juste de se remettre avec son ex, alors c’est la douche froide pour elle. Elle décide ainsi de reprendre son article, celui qu’elle avait arrêté d’écrire sur Paula et qui pourrait refoutre la merde maintenant que Paula a tout géré. Dans le même genre, Gonzales apprend la mort de la fausse avocate et ne lâche pas l’affaire. Elle veut comprendre ce qu’il s’est passé et le fera avec son collègue.
Les scénaristes ont d’autres plans cependant. La saison 2 sera bien centrée sur Paula : il est révélé en fin d’épisode qu’elle a bien tué son voisin à Portland. Ce n’était pas un accident, mais une querelle (d’amoureux ?). Le problème, c’est qu’il existe une vidéo de ce meurtre. Cela paraît dingue qu’aucun flic ne trouve cette vidéo lors de l’enquête de voisinage à l’époque, mais soit, il faudra faire avec : quelqu’un se sert de cette vidéo pour faire à nouveau du chantage à Paula. Je suis moins convaincu.

EN BREF
Ce fut une excellente première saison et je ne vois pas comment la saison 2 pourra être à la hauteur. J’espère tout de même qu’elle existera car il y a des pistes intéressantes pour la suite, notamment en ce qui concerne les personnages de Geri et Rudy que j’aimerais voir être autre chose que les sidekicks de Paula.
En plus, la série a réussi à me balader le long de ses fausses pistes à plusieurs reprises, avec des twists bien placés et des surprises jusque dans son dernier épisode (ressusciter Dennis pour le tuer à nouveau ? C’est une belle solution de facilité, mais j’ai cru un temps que Dennis allait vraiment redevenir une menace).
Finalement, ça me rappelle un peu ce que j’avais ressenti avec The Watchful Eye : enfin une série capable de me maintenir en haleine et m’accrocher d’épisode en épisode. Le casting est exceptionnel, la série est toujours bien dosée. Vraiment, je souhaite une suite !





















