L’épisode est court et se dirige trop vite vers la fin de saison. Je me doute que nous n’aurons pas toutes les réponses à la fin du suivant et je commence à stresser de ne… Plus
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À ne pas manquer sur le blog…
La page d’accueil reste totalement épurée et les menus sont de moins en moins à jour, je sais. C’est qu’après 10 ans d’existence, le blog représente un temps d’entretien conséquent, temps que je n’ai pas toujours, y compris parfois pour publier les critiques quand il le faudrait. M’enfin, je ne me lasse toujours pas du format blog, j’ai toujours envie d’écrire et de partager. Je ne me gêne donc pas pour le faire et j’espère vraiment que vous n’hésiterez pas à commenter ou entamer des échanges, parce que c’est bien plus fun quand on le fait 😉
Euphoria – S03E08 – In God We Trust – 08/20
Quel sursaut dans la réalisation ne suffisent pas à rendre à la série sa gloire d’antan. Quel gâchis que cette saison 3 qui vient ternir la quasi-perfection de la saison 1 et la très bonne fin proposée par la saison 2. Je suis passé complètement à côté de cette saison : son ambiance western dégueulasse, ses choix pour les intrigues des personnages, sa conclusion peu réaliste et certainement pas espérée, je crois que rien ne me plaît. À part le casting. Tout ça pour ça ? Immense gâchis, ça ne valait pas le coup de revenir quatre ans plus tard pour… ça.
Spoilers
Rue se réfugie chez Ali pour se remettre de ses émotions (et de ses blessures).
I dedicated my life to pussy.
Oui, je choisis cette citation pour le dernier épisode, et ça en dit long sur ce que je pense de cette fin. Cette saison 3 est un tel échec !
Cassie et Maddy se retrouvent dans un diner à être dévastées par la mort de Nate et ne plus savoir quoi faire de leur vie. Pardon, mais Maddy semble tellement plus triste que ce qu’elle devrait être vu ses relations avec Nate depuis quelques années. Mais bon, admettons. Que feront-elles de leur vie ? Elles improviseront, évidemment.
Voilà donc le dernier épisode de la série et ça commence par une très bonne scène de tension : Faye hurle pour réveiller Wayne. Rue est heureusement plus réactive que je ne l’aurais cru : elle parvient à défoncer le genou de Wayne et mettre Faye KO d’un bon coup de poing. Grâce à ça, elle peut s’enfuir de la ferme de Laurie. Il y a pas mal de pièges en route et j’ai adoré l’ambiance qui s’impose dans cette course-poursuite : Rue est d’abord bloquée par un cheval, puis finalement poursuivie par un cavalier. Le coup de lasso est excellent.
Quand tout semble perdu pour elle, l’homme de main d’Alamo se révèle être un bon sniper. Rue est ainsi sauvée et exfiltrée de la ferme de Laurie pour être ramenée auprès d’un Alamo très heureux de sa recrue. Il reste un problème tout de même : Alamo sait qu’elle bosse pour la DEA. Rue ne le sait pas. J’ai stressé pendant toute la scène où Alamo se montre pourtant hyper sympa avec elle. Oh, il la drogue, évidemment et je suppose que c’est sa manière tordue de se venger. J’ai même cru qu’il allait l’empoisonner plus directement que ça. Attendre que Rue se tue à petit feu ? Pourquoi pas.
L’essentiel, c’est que pour l’instant, elle survive. La DEA ne pointe pas le bout de son nez, mais elle, elle peut se reposer enfin. Elle va dormir chez Ali pour cela.
Tout pourrait bien se passer et se terminer pour elle. Malheureusement, ce n’est pas ce que souhaitent les scénaristes : ils préfèrent la faire se rendre à toute vitesse à la rescousse de Fez. Pardon ? Fez s’échappe de prison en faisant un peu de parkour, tout simplement. L’acteur est mort, donc on ne le reverra pas autrement qu’en flashback, mais je suppose que c’est le but : proposer des flashbacks pour conclure la série.
Rue ne brille pas par son intelligence une fois de plus : elle se précipite pour retrouver Fez, mais passe un barrage de flics sans en avoir le droit. Je ne comprends pas comment les flics ne parviennent pas à la rattraper plus vite que ça : elle a le temps d’entrer par effraction chez elle, dans la maison où elle espère retrouver Fez. Cela lui permet finalement de faire un câlin à sa mère qu’elle retrouve, et c’est le moment que la série choisit pour révéler que non, Rue n’est pas de retour chez elle.
Elle est évidemment en plein bad trip à cause de la drogue fournie par Alamo. Il y avait un indice dès le départ et le fait que les flics ne la rattrapent pas était une confirmation. Le lendemain matin, Ali retrouve donc Rue allongée sur son canapé. Morte. Sans revoir Jules ? Je m’en doutais un peu après la mort de Nate que ça allait mal se terminer pour elle aussi, mais ça ne fonctionne pas, je trouve. Je n’arrive pas à pleurer pour Rue parce qu’ils n’ont pas réussi à me convaincre cette saison. Quelle hécatombe, en tout cas.
Bien sûr, on s’en tape mal, mais il y a aussi un fil rouge Alamo/Laurie dans cette saison. L’intrigue de l’ambulance commencée dans l’épisode précédent continue : on y suit de faux ambulanciers se débrouillaient pour faire passer du Fentanyl à la frontière avec le Mexique. Du côté de Laurie, ça pue le seum. Ils se sont fait doubler par Rue, tout de même. Heureusement tout le monde est en vie. Malheureusement, ils sont complètement piégés. Wayne comprend à temps, grâce à des laxatifs, qu’ils sont piégés. Il s’enfuie ainsi en compagnie de Faye avant le retour de l’ambulance à la ferme.
Tous les animaux de la ferme semblent apparemment comprendre la grosse opération en cours côté DEA, et j’ai trouvé ça étonnant. Après, il est vrai que les fédéraux débarquent de manière peu discrète : plein d’hélicoptères et 150 milles voitures, ce n’est pas rien. En vrai, j’ai eu l’impression que c’était une intervention disproportionnée par rapport au nombre de gens présents dans la ferme. Qu’importe : ça fonctionne bien.
Laurie comprend qu’elle risque d’aller en prison et veut absolument s’éviter ça : elle se pend donc en sautant du haut de la ferme là où tous ses hommes se rendent. Le pire ? C’est que c’est un coup de filet qui ne sert pas à grand-chose ! En effet, l’ambulance n’est pas pleine de drogue comme prévu : Alamo s’est arrangé pour la détourner et la récupérer, évidemment.
Quelques mois après tout ça, nous retrouvons Ali à une réunion des AA. Il reste alors 40 minutes à l’épisode pour apporter une conclusion satisfaisante et je ne vois pas bien comment ce sera possible. Lui, il est dévasté par la mort de Rue et a même envisagé de boire à nouveau. La série se veut apporter un message avec un peu plus d’espoir, cependant.
Nous retrouvons Jules dans son appartement où elle peint une toile sur Rue. On sent qu’elle est triste et en plein deuil, mais bon, elle est aussi toujours avec son mec. Pas une fin ouf.
Pendant ce temps, Cassie et Maddy ont monté un nouveau business où elles emploient des filles – elles ont toutefois besoin de Lexi pour scénariser ce qu’elles vendent. Nous découvrons au passage que personne ne sait ce qui est arrivé à Nate : Lexi pense qu’il a juste disparu du jour au lendemain et interroge sa sœur sur ce qu’elle ressent vis-à-vis de cette situation.
On découvre aussi que Lexi s’est mise à lire la Bible abandonnée par Rue. Je trouve ça un peu abusé de ramener encore à la religion tout ça, mais bon, c’est une série étatsunienne, alors pourquoi est-ce que ça me surprend encore ? Je suis frustré, en plus, parce qu’on voit que Lexi est dévastée par la mort de Rue elle aussi, mais… On n’a pas eu l’occasion de suivre l’enterrement ? Quelle drôle d’idée ! On ne nous laisse pas vraiment le temps de pleurer ou d’être aussi détruit que ne le sont les personnages. Le plan de Cassie seule dans sa chambre à pleurer Nate après le départ de Lexi est assez terrible, certes, mais dans le fond, est-ce que ces personnages ne méritent pas un peu les souffrances ? En vrai, que Cassie finisse en vie, c’est déjà une belle récompense.
Maddy ? Elle bosse désormais avec Alamo de manière régulière. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Si vous voulez mon avis, elle s’est entichée de l’homme de main d’Alamo et ce n’est pas une bonne idée, parce qu’Alamo tient beaucoup à elle aussi. Elle lui rapporte de l’argent, ils ont un bon business ensemble et Maddy lui vend juste ce qu’il faut d’excitation sexuelle pour le maintenir intéressée. Quelle relation tordue et perverse.
Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée d’Ali dans le club de strip tease. Habillé avec son costume de l’armée, Ali débarque pour venger Rue, évidemment. Il a mené son enquête : il sait qu’elle a fait une overdose à cause du Fentanyl donné par Alamo. Je peux comprendre son sentiment de vengeance, mais ça n’a tellement aucun sens de débarquer comme ça, tout seul avec juste un flingue dans un repaire de malfrats tous armés jusqu’aux dents.
Pourtant, il parvient tout de même à shooter un des hommes de main d’Alamo puis à foutre un bordel innommable dans le club de strip tease. La conclusion de la saison se fait alors dans un duel de cow-boy entre Alamo et Ali. Qu’importe si Ali aurait dû se faire tuer au moins cinq fois avant d’être confronté à Alamo, qu’importe si ça fait mauvais western : c’est le choix d’ambiance donné à cette saison de toute manière. Le duel ? Il est finalement remporté par Ali qui a au moins la sympathie de tirer plusieurs fois sur Alamo histoire de bien satisfaire notre catharsis. Alamo meure en se sachant trahi par son bras droit, dans plein de souffrance et en ayant conscience que c’est de la main de quelqu’un qui venge Rue.
L’homme de main d’Alamo révèle ensuite qu’il avait bien retiré les balles du flingue de ce dernier. Dans quel but ? Se taper Maddy évidemment ! Il lui propose ainsi de la ramener à la maison, ce qui en dit assez long sur ses intentions et sa volonté de reprendre le business. Non mais sérieux, c’est tellement abusé !
Le pire, c’est qu’Ali parvient en plus à s’échapper et ne pas se faire choper par les flics. Il descend un des plus gros barons de la drogue et personne ne vient le buter ? Mouais. Ali décide de changer d’identité : il se fait appeler Martin et se rend dans la ferme à la frontière du premier épisode de cette saison. Il s’y fait passer pour le père de Rue (Ruby) et vit désormais dans la foi. Nous ramener Rue pour dire Amen, vraiment ? Sérieusement ? C’est ça la fin de la série ? Le drapeau américain et « May God bless us all » ? Pardon, mais j’ai éclaté de rire.

En bref
Cette saison 3 est une telle déception de bout en bout ! Certes, j’étais content de retrouver les personnages, mais alors vraiment la conclusion apportée est on ne peut plus naze. Jules n’a pas vraiment de fin, Nate est tué mais ce n’est pas franchement une conclusion non plus, Rue a la fin qui l’attendait depuis toujours, certes, mais Lexie, Cassie et Maddy ont des fins ouvertes qui ne sont pas si satisfaisantes. Et puis, Kat n’est plus là non plus. Non, vraiment, déçu de bout en bout.
Il s’agit de la saison finale, bien sûr, et je suis passé à côté. A-t-elle ne serait-ce qu’essayé de faire passer un message ? Je ne suis vraiment pas sûr. La réalisation léchée n’était plus là, le casting était sous-exploité à fond, la nouvelle ambiance n’était pas spécialement convaincante. Eh, j’ai l’impression d’avoir perdu du temps et je ne vais pas m’éterniser plus dans cette conclusion. La frustration est totale, la déception aussi.

Euphoria – S03E07 – Rain or Shine – 10/20
Les intrigues se croisent enfin dans cet épisode qui mène très clairement à la fin de la série. Difficile de ne pas spoiler dans ces lignes, mais dans l’ensemble, j’ai surtout un sentiment de grand gâchis et de déception quand je contemple la saison entière. Je comprends ce qu’ils ont voulu faire, je trouve que certaines scènes sont marquantes, mais je n’accroche pas du tout aux décisions prises pour autant. Dommage.
Spoilers
Nate est retenu en otage par l’arménien, Rue doit regagner la confiance de Laurie.
There must be an end.
Oui, il doit y avoir une fin, Rue a raison. Il est temps pour moi de terminer la série histoire de conclure mon mois de juin et d’entamer juillet débarrassé de quelques épisodes en retard, au moins. Franchement, cette saison est tellement partie loin de tout ce que j’aimais dans la saison 1 que je ne sais pas trop quoi attendre de cette conclusion. De là à ce que Natasha Lyonne soit là pour me convaincre que tout le casting est un sans faute, c’était inattendu.
Je suis content de la retrouver, mais j’aurais préféré la voir dans un rôle autre que celui de la prostituée couchant avec Ali… J’adore l’acteur, mais franchement, faire encore un détour par un perso secondaire qu’ils n’ont jamais développé avant me pourrit cette saison 3. Quant à Natasha… Quel rôle inutile !
C’est une prostituée qui couche donc avec Ali de manière régulière – quand il n’est pas chez lui avec sa fille et sa femme qu’il tabasse parce que eh, il fallait bien qu’il soit un déchet lui aussi, comme tous les autres personnages de la série. Après plus d’un mois sans voir d’épisode, comment dire ? Ce n’est pas l’épisode que j’espérais.
En vrai, je trouve ça bien de montrer la déchéance d’Ali pour expliquer comment il est devenu ce qu’il est devenu, mais je trouve qu’il aurait fallu le faire bien avant. C’est l’avant-dernier épisode de la série et ça me donne l’impression qu’on revient en arrière sans raison : concrètement, ça ne change pas tellement ma vision du personnage et le peu que ça change n’apporte rien pour la suite. Juste, j’adore de plus en plus l’acteur et ça ne change pas.
Pendant ce temps, Rue continue de nous prêcher sa vision bien à elle de la Religion. Ainsi, elle confie à Lexi qu’elle pense que Dieu s’est révélé à elle et analyse la Bible en comparant les épisodes les plus célèbres à sa propre vie. La patience de Lexi est incroyable. Quand Rue commence à lui raconter sa vie, elle essaie de continuer à bosser, mais ce n’est pas évident. Il faut dire que la vie de Rue est pleine de détours improbables. J’aime bien le fait qu’elle finisse par confier bosser pour la DEA à quelqu’un, mais j’ai peur pour la survie de Lexi. J’ai peur aussi pour celle d’Ali, cela dit. C’est fou de ne pas avoir été spoilé du tout sur la fin de la série : elle est tellement tombée dans les oubliettes avec cette saison 3.
Cet épisode continue autrement de nous vendre une guerre des gangs et c’est terrible comme je m’en fiche. J’ai failli arrêter l’épisode, franchement. En vrai, Rue finit par aller raconter ce qui lui arrive à Ali. Il a un carnet avec tous les addicts qu’il a pu accompagner et voir mourir, mais il se montre quand même présent pour Rue et reste à ses côtés au milieu de ce bordel ?
Il lui fait heureusement la morale, lui demandant tout de même si elle s’interroge sur les gens que le Fentanyl qu’elle transporte tue. Soit. Pendant qu’ils papotent et qu’il réussit à faire douter Rue sur l’utilité de piéger Laurie pour Alamo (et la DEA), le trafic de drogue continue avec une ambulance détournée de ses fonctions premières.
J’avoue que j’ai bien décroché de cette intrigue, surtout que ça fait un moment que j’ai vu les épisodes précédents. Il faudra en retenir qu’à la demande d’Alamo, Rue décide de retourner auprès de Laurie et de regagner sa confiance, avec ce que ça implique de moments chiants. Rue a suffisamment la confiance de Faye en tout cas. Cela lui permet d’atteindre le fameux coffre-fort que j’avais oublié durant la nuit. Faye l’aide à l’ouvrir, espérant se faire plein d’argent au passage.
Malheureusement, dans le coffre, il y a surtout des cartes d’identités de filles. Rue ne comprend pas trop ce qu’elle vole, mais Faye, elle, comprend que Rue lui ment. Elle espérait de l’argent, elle n’en a pas ? Très bien : elle décide de réveiller Wayne, son mec, qui dort juste à côté pour qu’il empêche Rue de tout voler.
L’intrigue de Nate et Cassie se poursuit également. Cassie n’a plus de news de Nate et s’inquiète pour lui : elle a compris qu’il était enlevé et se retrouve à devoir payer les gens à qui il doit de l’argent à sa place. Cela lui offre plein de scènes dans lesquelles elle peut chouiner comme un bébé. C’est fou comme son personnage est trop souvent réduit à ça.
Elle a de bonnes raisons de pleurer cependant : Nate est enlevé, son compte OnlyFans est supprimé définitivement, l’intrigue écrite par Lexi est un succès fou mais se fera sans elle et Maddy est virée par sa boss. Le dernier point ne devrait pas impacter Cassie tant que ça, n’est-ce pas ? Eh bien si : Maddy lui reproche évidemment ce qui lui arrive depuis qu’elle est revenue dans sa vie et décide de redevenir sa boss.
Le nouveau plan pour Cassie est donc de continuer à s’afficher avec Dylan. Elle le drague de plus en plus et fait tout pour coucher avec. Ce n’est pas compliqué comme il se laisse faire avec beaucoup d’entrain. J’ai trouvé ça si dérangeant de voir comment il tombait dans le piège de Cassie, surtout quand le piège consiste à faire la bébé, encore.
Cassie couche donc avec Dylan. Quand ce dernier va boire un verre d’eau pour s’en remettre, elle poste sur l’insta de Dylan qu’ils ont couché ensemble, puis planque le portable. Et voilà, sa renommée à elle explose à nouveau, avec un buzz pendant plus de sept heures. Dans quel monde Dylan n’entend-il pas son portable vibrer sous le matelas franchement ?
Dylan étant étatsunien, on note aussi qu’il ne se sert pas un verre d’eau, mais un verre de glaçons. Boire si glacé, je ne comprends pas le concept, vraiment. Il ne se rend même pas compte qu’il boit des glaçons qui sont en contact avec le DOIGT de Nate. Putain. Pauvre Nate ne récupèrera pas son doigt puisque ce dernier ne sera trouvé que le lendemain matin par Maddy. Cela permet au moins de réunir quelques intrigues, avec Maddy qui apprend ce qui arrive à Nate.
Nous aussi on a quelques nouvelles de Nate au passage : il est retenu en otage par l’arménien qui lui a coupé le doigt et menace maintenant de le mettre dans un cercueil. Franchement… Je suis plus que mitigé sur cette intrigue. Nate était tellement flippant en saison 1 et maintenant il n’est plus que l’ombre de lui-même, sans vraie raison.
Nate finit enterré vivant dans le désert. Pour le coup, c’est un twist qui fonctionne plutôt bien, je trouve : on lui laisse de quoi respirer et la torture est horrible. Il appelle à l’aide en boucle, ce qui est finalement la pire idée. Son frère qui le cherche (il a un frère ?) ne le trouve pas… mais il attire l’attention d’un serpent. Quel enfer. J’ai bien stressé de voir le serpent rentrer dans le cercueil et finalement mordre Nate. Le pauvre.
En parallèle, Cassie est retenue en otage par les arméniens. Ils lui laissent 72h pour trouver de quoi payer les dettes de Nate : au bout de 72h, il sera mort. J’ai du mal à voir la logique du truc : ils ligotent Cassie et laissent pour mort son mari, je vois mal comment ça peut leur rapporter de l’argent. C’est un truc qui me laisse toujours bien perplexe dans les intrigues de gang et d’argent : franchement, à quoi bon tuer ceux qui te doivent de l’argent ? À quoi bon lui couper le doigt et l’envoyer à l’hôpital ? Ce n’est pas là-bas qu’il pourra trouver l’argent, non ?
Bref, on s’en fout. Ce qui est cool, c’est que Maddy finit par apprendre tout ce qu’il se passe : Cassie l’appelle au secours. Elle décide d’aller demander de l’aide à Alamo. Pff. La scène se déroule dans son jacuzzi et Maddy y fait preuve d’encore plus de débilité que d’habitude : elle révèle ainsi à Alamo que Rue est en contact avec la DEA – parce que Lexi est assez conne aussi pour lui avoir dit. Non, franchement, ils méritent tous de mourir, en fait.
Maddy fait toutefois ce qu’elle peut pour récupérer Cassie : elle demande l’aide d’Alamo qui accepte de procéder à un échange intéressant, à savoir un sac plein d’argent contre Cassie. C’est hilarant : l’échange est organisé juste au-dessus de Nate, qui n’est plus capable de parler et ne sait pas ce qu’il se passe à la surface. Maddy suit le plan d’Alamo à la lettre : elle donne aux arméniens un sac vide, mais elle récupère bien Cassie. En effet, le boss arménien se fait tuer par Alamo et ça suffit à convaincre son homme de main de ne pas faire trop de merde.
L’épisode peut ainsi se terminer par une pelleteuse qui déterre le cercueil de Nate. Cassie est inquiète pour lui et espère être là à temps pour le sauver. Maddy, elle, a fait un pacte avec le diable pour sauver Cassie et Nate. Tout ça pour ça : Nate est bel et bien mort dans son cercueil. Putain, j’ai les boules ! Comment ça, Nate est mort ? Il n’a servi à RIEN cette saison. Le tuer de cette manière est si frustrant, en plus. Il a un peu les souffrances qu’il aurait mérité en saison 1, mais c’était il y a si longtemps ? Et puis, c’est une mort quasi-accidentelle et complètement vaine en plus. Dégoûté pour son personnage. Heureusement que la scène du serpent restera en tête, tout ça n’est pas vain comme ça.
Pourquoi faut-il laisser trois épisodes à une série pour nous convaincre ?
Salut les sériephiles,
Vous le savez, il y a une règle que j’applique plus ou moins depuis des années quand je commence une série : essayer de lui laisser trois épisodes avant de décider si je continue ou non. Je dis « plus ou moins » parce que je suis comme tout le monde, c’est-à-dire plein de grands principes que je ne respecte pas toujours. Il y a des séries qui m’épuisent dès les dix premières minutes, des pilots qui sentent tellement mauvais que je sais déjà que je ne vais jamais revenir, et des soirées où je n’ai juste pas l’énergie de donner sa chance à quoi que ce soit. On appelle ça la vie adulte, je crois.
Pourtant, dans l’idée, je trouve que les trois épisodes restent un bon repère. Un premier épisode doit accrocher. Un deuxième peut confirmer ou montrer que ça manque de perspective. Par contre, si au bout de trois épisodes, je n’ai toujours aucune curiosité, aucune envie, aucun personnage auquel m’accrocher et aucune intrigue qui me donne envie de cliquer sur « épisode suivant », bon, c’est peut-être qu’il est temps de passer à autre chose. Je ne le fais pas toujours pour autant.
À une époque où les plateformes nous balancent cinquante nouveautés par semaine et où tout le monde semble attendre qu’une série soit géniale immédiatement, c’est un peu ironique. C’est un peu truqué aussi : Netflix adore finir le troisième épisode de ses saisons par un énorme cliffhanger. Ils savent qu’on fait facilement et naturellement une pause après trois épisodes. Alors ils font en sorte qu’on enchaîne, il y a tout un algorithme derrière le scénario et on le voit tellement que ça m’agace au point de ne plus accrocher à l’écriture Netflix – surtout que du coup ça manque de rythme avant l’épisode 4 maintenant.
Le problème avec les séries, c’est qu’un premier épisode ne peut pas tout faire. J’en parlais déjà dans un précédent article, mais maintenant que j’écris, ça me paraît encore plus évident. Certaines séries y arrivent avec une facilité indécente, et c’est généralement là qu’on comprend qu’on tient quelque chose de spécial. D’autres ont besoin d’un peu plus de place. Ce n’est pas forcément un défaut.
Voir aussi : La règle des trois épisodes (de retard)
Prenez The Good Place, par exemple. La série a la chance d’avoir un concept immédiatement lisible, une héroïne efficace et un univers qui fonctionne très vite. Pour autant, ce n’est pas seulement le pilot qui fait tout. Ce sont les épisodes suivants qui permettent de comprendre le rythme, les personnages secondaires, la logique absurde de cet au-delà et la manière dont la série va transformer une idée simple en machine à surprises. Le premier épisode est très bon, évidemment, mais c’est en enchaînant un peu qu’on comprend vraiment ce que la série peut devenir. Et encore, à ce moment-là, on est très loin d’imaginer tout ce qu’elle fera ensuite.
À l’inverse, il y a des séries qui commencent de manière beaucoup plus bancale, mais qui trouvent leur vitesse de croisière après quelques épisodes. Je repense à Wolf Pack, que je n’ai absolument pas trouvée incroyable, loin de là, mais dont le troisième épisode permettait déjà de mieux voir ce que la série voulait être. Ce n’était pas devenu un chef-d’œuvre, hein, mais au bout de trois épisodes, je savais davantage à quoi m’attendre : un simple guilty pleasure d’urban fantasy comme ils ne savent plus en faire…
Et c’est peut-être ça, le plus important dans cette règle des trois épisodes : elle oblige à distinguer la série qu’on voulait voir de la série qu’on a réellement sous les yeux. Ce n’est pas toujours agréable. On lance une nouveauté avec des attentes, un casting, une affiche, une bande-annonce, un nom de créateur, une promesse marketing plus ou moins honnête. Puis le premier épisode arrive et il y a souvent un décalage. Le deuxième épisode sert alors à vérifier si le décalage était accidentel ou volontaire. Le troisième commence à répondre à la vraie question : est-ce que j’ai envie de continuer cette histoire-là, pas celle que j’avais imaginée ?
C’est encore plus vrai pour les séries à mystère ou les séries avec un univers un peu particulier. Orphan Black n’a pas seulement besoin de sa scène d’ouverture géniale pour fonctionner. Elle a besoin qu’on comprenne les secrets qu’elle recèle et ce vers quoi elle se dirige… Les clones, déjà : il faut arriver tard dans la série pour tout savoir. Franchement, ça fonctionne pour la plupart des séries. Je parlais de double épisode la dernière fois, et ce n’est qu’au troisième qu’on sait ce qui nous attend : pour reprendre l’exemple de Buffy contre les vampires, ce n’est pas seulement un concept cool de lycéenne qui tue des vampires. C’est une série qui installe un groupe, un lycée, une ville, des règles, un ton, une mythologie. C’est au troisième épisode qu’on a une bonne idée de ce que sera la série – et il n’y a pas de vampire dans cet épisode.
Il y a aussi une autre raison pour laquelle j’aime bien attendre trois épisodes : c’est souvent dans un troisième épisode que les personnages secondaires commencent à exister autrement que comme des fonctions. Le meilleur ami n’est plus seulement « le meilleur ami ». Le mentor n’est plus seulement « le mentor ». Le lieu principal cesse d’être un décor. Les détails posés au début commencent à trouver un début d’écho.
Vous me voyez venir, peut-être, mais c’est un peu ce qu’il s’est passé avec Sauveurs de rêves. Le premier épisode, « L’Éveil », devait faire entrer Chris dans l’histoire. Il fallait poser son cauchemar, l’étrangeté de ce qu’il vivait, l’arrivée d’Allyriane et d’Elisabeth, puis cette proposition impossible à croire au réveil. Le deuxième épisode, « Tempête », devait lui faire comprendre plus concrètement ce que la Fondation attendait de lui. Là, il n’était plus seulement question de se demander si tout ça était réel ou non, mais bien de voir ce que cela impliquait d’entrer dans les rêves pour empêcher des cauchemars de tuer.
Et le troisième épisode, justement, c’est « Le Lobby ». Il est disponible depuis hier sur Amazon et, sans surprise vu le sujet de cet article, il a pour moi une place un peu particulière. C’est l’épisode où l’on peut commencer à voir plus clairement la série que j’ai envie de raconter. Après la découverte et après la première vraie mission, il fallait revenir à la Forteresse, élargir un peu le décor et surtout laisser Chris croiser davantage de personnages.
Alors non, il ne faut pas toujours laisser trois épisodes à toutes les séries. Si une série vous insupporte vraiment au bout de vingt minutes, personne ne viendra vous arrêter parce que vous avez osé abandonner. En revanche, quand quelque chose vous intrigue malgré quelques maladresses, quand vous sentez un potentiel sans être encore convaincus, quand un univers semble avoir besoin d’un peu d’air pour respirer, trois épisodes me paraissent encore être un délai raisonnable avant de rendre le verdict.
Et si vous appliquez cette règle à Sauveurs de rêves, eh bien, l’épisode 3 est là. Le Lobby est disponible sur Amazon à moins d’un euro, comme les deux premiers. Si vous avez déjà lu L’Éveil et Tempête, merci beaucoup, vraiment. J’espère que ce troisième épisode vous donnera envie de rester encore un peu dans les couloirs de la Fondation. Si vous n’avez pas encore commencé, vous savez ce qu’il vous reste à faire : trois épisodes, donc. Ce n’est pas si long. En temps de lecture, ça fait à peu près une soirée de séries. Et comme sur Netflix, vous aurez droit à un cliffhanger pour vous donner envie de lire l’épisode 4.
Bonne lecture… ou bonne série, d’accord !
Encore un article sur la canicule ?!
Salut les sériephiles,
Vous aurez remarqué que j’ai recommencé à voir quelques épisodes cette semaine et à publier des critiques sur le blog, que ce soit pour le retour de Zodiaque ou un petit bingewatching bienvenu de Maximum Pleasure Guaranteed. Ce n’est pas une aussi bonne nouvelle que ça, parce que malheureusement, on le doit uniquement à la canicule qui a fait qu’une énorme partie de mon emploi du temps est tombé à l’eau. Enfin, ce n’est pas la meilleure expression, je devrais plutôt dire que ça s’est… Je ne sais pas ? Évaporé au soleil.
Au moment où j’écris ces lignes, il fait officiellement plus de 40 degrés sur la région parisienne. Hier dans un article, le Washington Post a même publié une carte assez lunaire intitulée Places hotter than France on Tuesday. Spoiler : il ne restait plus grand-monde. Moins de 1% de la planète devait être plus chaud que les endroits les plus chauds de France, avec principalement des bouts du Sahara, du Moyen-Orient et du désert américain. Voilà.
C’est historique, incroyable, terrifiant. Il y a vingt ans, on nous prédisait ce scénario pour 2050 et la plupart des réactions étaient alors de ne pas y croire et de trouver la blague amusante.
Cela n’a finalement rien d’amusant, parce qu’avec ces températures et les photos d’intérieur de voitures où il fait plus de 50°C qui se multiplient, ben… C’est bien la réalité quoi. Après une nuit caniculaire où j’ai peu dormi, j’ai passé ma journée dans le noir, entre deux ventilos, avec la petite pointe de culpabilité de savoir que parfois je lançais la clim et faisais partie du problème. M’enfin, à même pas 1%, pas vrai ?
Ce qui est fou, c’est surtout que ces épisodes de canicule se multiplient vraiment – et moi, j’ai déjà écrit tout ce que j’avais à en dire. L’angle séries et canicule est assez limité, en vrai, et on finit par en trouver moins dans les séries que dans la vraie vie. Je veux dire… En 2020, j’en parlais sur le blog avec encore cette vue un peu naïve de « la canicule est un phénomène rare » : c’était l’époque où j’écrivais sur les clichés à la télé (une série d’articles qu’il faudrait que je recommence à faire, j’aimais bien).
En 2022, j’ai remis ça avec un angle bien plus pratico-pratique : comment survivre ? Rien de révolutionnaire, mais c’était ma petite pierre à l’édifice, on va dire. En 2026, bon… J’ai déjà cité la majorité des séries qui proposaient des épisodes de canicule sur le blog, quoi. Certes, depuis, Grey’s Anatomy a remis le couvert dans un double épisode pas si marquant (la critique est par ici), mais dans l’ensemble tout a déjà été dit.
Est-ce qu’on bascule dans une dystopie ? J’en ai l’impression, parfois. Marcher dans la rue alors qu’il fait 40°C ou vivre dans un appartement qui flirte de plus en plus avec les 32°C (eh, de quoi je me plains ? La température est tombée à 29 ce matin avec les fenêtres ouvertes toute la nuit), ça me donne l’impression d’être dans la série 3%. Le portugais en moins et, bien sûr, sans être dans les fameux 3% de plus chanceux (mais je suis loin des plus malheureux encore). Ou alors, c’est Praimfaya dans The 100. Je ne sais pas trop.
Une chose est sûre, par contre, je ne peux plus m’encadrer les climatosceptiques qui essaient encore l’argument du « on vivait déjà ça y a cinquante ans » ou « le réchauffement climatique n’existe pas ». J’ai du mal aussi (beaucoup, beaucoup de mal) avec l’inaction politique et l’absence de décision courageuse pour faire face à ce qui devient de plus en plus fréquent. Enfin, il faut bien le dire, mais la culpabilisation de l’utilisation de la clim… Eh, personne ne nous culpabilise sur le chauffage quand il fait moins cinq degrés dehors, non ? Il me semble que dépasser les 36°C, c’est l’équivalent. Bref.
Je me rends compte que j’écris tout ça, mais que je n’ai pas vraiment de conclusion. Enfin, si, je peux bien vous en faire une pour me faire de la pub après tout. Après plusieurs jours de canicule, il y a généralement un moment où tout le monde attend la même chose : l’orage. Celui qui promet de faire baisser la température, de nettoyer l’air, de rendre les nuits un peu plus supportables et de nous donner enfin la fraîcheur que l’on attend.
Pour cette canicule, malheureusement, les modèles ne sont pas très optimistes dans ma région. Rien n’est vraiment annoncé dans les jours à venir. Ailleurs, on parle parfois d’orages très violents, ce qui est tout de suite moins réjouissant. Comme quoi, même quand on attend une tempête, il faut se méfier de ce qu’on demande.
Et c’est ma transition toute trouvée pour la conclusion : l’épisode 2 de Sauveurs de rêves s’appelle justement Tempête. Il ne fera pas baisser la température de votre appartement, et j’espère sincèrement qu’il ne vous donnera pas envie de vivre un vrai orage comme celui que j’y décris, parce que j’écris quand même une série où les cauchemars peuvent être mortels. Au sens propre.
Autant vous dire que là tout de suite, je suis à ça d’écrire un épisode avec une canicule cauchemardesque. Ce ne sera toutefois pas le sujet de l’épisode 3 – qui s’intitule « Le Lobby » et sera disponible dès dimanche sur Amazon, si ça vous tente. Si ça ne vous tente pas, je peux vous dire qu’il permettra d’intégrer davantage de personnages et lieux, histoire de vraiment pouvoir avancer dans ce que je veux raconter ensuite !
Allez, prenez soin de vous, hydratez-vous, regardez plein de séries (ou la saison 14 de Secret Story commencée hier soir !) et… courage.









