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Bingo Séries #58

Salut les sériephiles,

Il paraît que c’est déjà l’heure de vous fournir une nouvelle grille de Bingo Séries. Autant vous dire que même si j’ai écrit que je voulais prendre de l’avance et que je l’ai tenu pour les articles du jour, ce n’est pas encore ça pour le Bingo. J’avais ma liste avant-hier, mais voilà, il est 18h38 au moment où je commence à écrire ça. Bref, c’est chaud cacao, mais l’essentiel, c’est d’avoir un article.

Et comme un article peut se passer d’introduction, passons à la suite. Bonne année tout de même à ceux qui ne passent sur le blog que pour les grilles… Content de vous revoir ici !

N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…

Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 janvier au 7 février 2021 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

2022

  1. Un épisode diffusé en 2022 : Allez, je repars sur un classique, parce que j’aime bien ce point. C’est important de donner des points faciles, parfois. Bref, à vous de choisir l’épisode que vous souhaitez : tant que sa première diffusion est en 2022, c’est bon. Cela dit, ça force quand même à être à jour dans au moins une série, ou dans commencer une nouvelle…
  2. Un personnage prend une résolution : Si le premier point est donné et recyclé, celui-ci est recyclé et compliqué. Bien sûr, en janvier, on pense tout de suite aux grandes résolutions de la nouvelle année (je suis déjà mis à mal dans mon désir de lire dix minutes de livre-plaisir par jour), mais la vérité, c’est qu’une résolution, ça peut aussi être quelque chose de moins dingue que ça, une décision que prend un personnage pendant une soirée alcoolisée, ou après, pendant sa gueule de bois. Et il n’a même pas besoin de s’y tenir, juste de la prendre.
  3. Quelqu’un évoque 2022 : Vraiment, je recycle mes points, mais je ne vois pas pourquoi m’en priver : l’année change. C’est un point compliqué, mais on peut ruser : même sans entendre l’année, s’il est question de « l’an prochain » dans un épisode de 2021 ou de « cet été » dans un épisode de janvier 2022, on peut déjà considérer que l’année 2022 est évoquée. Bref, les sous-entendus sont possibles, sinon on ne s’en sort plus.
  4. Un tigre à l’écran : Je finis mon recyclage par un point datant de 2020… En 2022, l’astrologie chinoise nous indique que nous sommes dans l’année du tigre (d’eau). Plus qu’à en trouver un dans nos séries, mais comme je doute que ce soit facile d’avoir un tigre d’eau, je le laisse plus ouvert encore avec cette fois un tigre, tout simplement. Et oui, ça peut être un dessin de tigre, ça fonctionne aussi.

Arnaque

Choisi par Frankie, ce thème est un peu de l’arnaque, parce qu’il sonne bien, mais je n’avais pas vraiment d’idée pour le développer finalement.

  1. Un personnage est arnaqué : au sens strict, il est question de voir un personnage être arnaqué lors d’une vente ou dans une situation où il est possible d’être arnaqué. Au sens large, en revanche, l’arnaque peut signifier plein d’autres choses, comme lorsqu’un personnage ne repère pas la vraie identité d’un super-héros et se laisse flouer par celui-ci. Je vous laisse voir ce que ça donne, donc, je sens que je vais me faire bombarder de messages. Mais c’est toujours rigolo tant qu’on ne me spoile pas.
  2. Une arnaque à l’assurance est évoquée : Pas de sens large pour ce point, il est assez explicite pour que je ne me sente pas l’obligation de le développer dans les moindres détails. On cherche un personnage qui ment pour toucher l’assurance ; ou qui soumet une assurance-vie parce qu’il sait qu’il est sur le point de mourir en omettant bien sûr de le préciser, etc. « Evoquée » signifie aussi qu’il suffit que ce soit mentionné au cours d’une enquête policière pour que ça marche ;
  3. Un personnage arrêté dans son arnaque : Ce peut être une arrestation en bonne et due forme par la police comme ce peut être une arrestation plus simple, à savoir quelqu’un qui dénonce l’arnaque en cours. Et je vais élargir le tout en indiquant aussi que ça peut avoir lieu après (et même bien après) l’arnaque.
  4. Les scénaristes nous arnaquent : Si c’est bien fait, on ne s’en rend pas compte… mais selon les séries, on peut le voir. Une arnaque d’un scénariste ? Ben écoutez, quelque chose se produit alors que c’est impossible ; un deus ex machina se met en place, une intrigue est totalement oubliée d’un épisode à l’autre, la saison gagne du temps avec un épisode bouche-trou… Il en existe plein.

Sacs

Un thème judicieusement choisi par Melifog !

  1. Un sac à dos sur les épaules d’un personnage : Il suffit de regarder une série qui se déroule à l’école pour obtenir ce point normalement. Une fois de plus, c’est assez explicite pour ne pas avoir à développer plus que ça ce point, non ?
  2. Un sac à main est ouvert à l’écran : Pareil, je simplifie vraiment ce thème pour compenser la difficulté de la grille par ailleurs. Je suis vraiment super sympa, en plus : la formulation n’est pas assez claire, le sac peut être ouvert dès le début de la scène ou être ouvert par un personnage pendant la scène, ça m’est égal. Et avec le bonus, c’est vraiment un point cool ça.
  3. Un sac de morgue est fermé à l’écran : Ouais, je sais, je ne m’y attendais pas non plus au sac de morgue quand j’ai commencé à écrire ce thème, mais l’idée vient de me venir. Et je suis méchant avec ce point, parce qu’on voit plus souvent des sacs de morgue être ouverts que fermés. Quoique. C’est un grand classique de toute manière le sac de morgue. À voir si on trouve ça au cours du mois désormais. Suspense.
  4. Un sac dont le contenu est renversé : Ah, quand quelqu’un cherche quelque chose dans un sac sans le trouver et décide de renverser tout le contenu du sac sur la table… Un grand classique que je n’ose jamais faire parce que putain, y a trop de trucs qui traînent au fond de mon sac, ce serait encore plus le bordel. Pour ce point, j’avoue, je compte sur Euphoria et une situation de manque de la part de quelqu’un pour fouiller des sacs et les renverser quand il ne trouve pas ce qu’il veut. Sinon, il y aura bien une perquisition dans The Rookie, hein.

Magie

Le choix a été fait par Tequi qui assure qu’elle ne regrette rien car elle trouve ce thème cool. Moi aussi, je le trouvais cool, mais en fait… à voir.

  1. Quelqu’un parle de magie : On commence assez simplement avec un point qui peut se trouver dans bien des séries. La magie, on la trouve dans les séries de science-fiction, mais aussi dans n’importe quelle série qui fait un épisode d’Halloween, ou qui fait un détour dans une fête foraine, ou allons savoir quoi d’autres. Eh, ça le fait aussi avec certains épisodes Marvel !
  2. Un magicien à l’écran : Non, je ne suis pas du tout en train de forcer pour que tout le monde regarde The Magicians au moins une fois ce mois-ci, c’est faux. Regardez cette série. Bon, et si vous l’avez déjà vu comme moi qui suis en plein rewatch, ben, regardez d’autres séries fantastiques, ou comme je le disais plus haut, n’importe qui se prenant pour un magicien dans un centre commercial peut faire l’affaire. Faut juste trouver quoi.
  3. Un personnage a un pouvoir magique : Les sœurs Halliwell, les X-Men, Sookie, tout ça, ça fonctionne. Il nous faut des pouvoirs qui soient attribués au personnage, c’est tout. Il peut en avoir un ou plusieurs, d’ailleurs ; mais par contre, il faut qu’il s’en serve au moins une fois pour que ça fonctionne. Peu importe l’origine du pouvoir.
  4. La magie est brisée : Deux possibilités, ici. Soit un sort qui fonctionnait bien prend fin pour une raison ou pour une autre ; soit quelque chose qui paraissait magique ne l’est subitement plus (genre un magicien de supermarché explique son tour). En tout cas, il n’y a d’un coup plus de magie et c’est triste. Non ?

Actions

  1. Une résolution séries à tenir pour un mois : Un classique du début d’année reste donc de prendre de bonnes résolutions ! Je n’ai aucune idée de ce que va être la mienne, mais je vous encourage à en trouver une concernant vos habitudes de visionnage. Ce peut-être de faire du sport devant les épisodes, de manger chaque jour devant une série, de terminer une saison en un mois, peu importe. Prenez une décision et tenez-vous y. Par contre, il y a obligation de la tenir pendant 21 jours pour que ça fonctionne… et il faut l’annoncer avant, dans l’idéal. De mon côté, je crois que ma résolution peut simplement être de revoir un épisode de The Magicians par jour – surtout que j’ai deux rewatchs de la série en parallèle en ce moment (j’en suis saison 1 et 3 à la fois ehe). Oui, les rewatchs comptent.
  2. Votre plus grosse arnaque télévisuelle : Racontez-nous la fois où vous vous êtes sentis super arnaqué par une série. Une diffusion qui s’arrête sans explication, une annulation injuste, un personnage qui ressuscite alors qu’il aurait dû rester mort… Quel est le moment où vous vous êtes dit que l’arnaque était trop grosse pour vous ?
  3. Customiser un sac aux couleurs d’une série : N’allez pas dégommer vos sacs pour le Bingo, hein, des badges, un sticker… ça peut suffire. Ou si vous savez broder, éclatez-vous. Ou prenez un sac en toiles avec un logo d’une série. Faites-vous plaisir et postez-nous de jolies photos de vos sacs !
  4. Commencer une série qui parle de magie : À tout hasard, ce pourrait être The Magicians ou Buffy par exemple. La magie doit être un élément principal de la série pour que ça fonctionne… Une série avec des sorciers, avec des pouvoirs. Il y en a plein ! Plus qu’à m’en choisir une… enfin, si je recommence à participer au bingo à un moment.

Le bonus geek : le point bonus consiste tout simplement à valider deux fois le même point. Ouep, cela laisse donc la possibilité de ne pas faire l’un des points difficiles et de privilégier un point plus facile. Comme il y a cette année encore pas mal de points super simples pour janvier, ça devrait aller !

Eric Dane (#174)

Salut les sériephiles,

Il y a des personnages que j’adore et sur lesquels j’ai envie d’écrire pour célébrer leurs interprètes… et puis, il y a ces acteurs que j’aime bien mais dont je déteste les personnages. On en arrive alors souvent au point où je ne pense même plus à eux quand vient le temps de rédiger une performance de la semaine. J’étais donc parti pour écrire sur quelqu’un d’autre avant de capter que, quand même, il méritait son article.

eric perez | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

Eric Dane

La série : Euphoria L’épisode concerné : S02E02 – Out of Touch – 18/20

Эрик дэйн GIFs - Get the best gif on GIFERPourquoi ?

Promis, cette fois, ce n’est pas parce qu’il s’est mis nu… même si évidemment ça a joué sur l’épisode 2 de cette saison, parce qu’il y a un fantasme de Nate où l’on voit des choses qu’on ne devrait probablement pas voir. Après, Eric Dane a quand même très souvent capitalisé sur son physique pour jouer ses rôles, donc c’est sans surprise qu’on le retrouve nu dans une série comme celle-ci. Cependant, il est surtout là pour jouer un papa, tout de même, alors il n’y a pas que ça. Ce n’est pas dans son rôle de père qu’il m’a le plus marqué : non, si j’en fais ma performance de la semaine dernière, c’est principalement pour la scène où on le voit entrer dans le magasin de Fezco. C’est con comme tout, mais l’acteur a une gravité sur son visage qui le rend parfaitement terrifiant. Je ne connaissais pas cette facette de l’acteur alors que j’ai eu l’occasion de le voir dans plusieurs séries. Pin by Kasia Litwin on Euphoria❤ | Eric dane, Skylar astin, EuphoriaUne fois n’est pas coutume, l’acteur est bien servi par des scénaristes excellents qui lui donne une intrigue lui permettant d’exploiter davantage une facette sombre de son personnage, mais il le fait avec brio. Le voir jouer un méchant pour une fois, c’est excellent, parce qu’il est brillant dans ce genre de rôle. C’est à se demander pourquoi il était toujours un gentil finalement – souvent un peu bâtard, mais toujours bon dans le fond. Contrairement à cette série. Oh, bien sûr, le personnage de Cal a un bon fond, mais bon, quand on le retrouve en train de menacer Fez parce qu’il aimerait retrouver une vidéo porno qu’il a tourné sans le consentement de la mineure avec qui il était en train de coucher. C’est gênant, tout de même et ce n’est pas un personnage gentil. Définitivement pas.


Vu aussi dans : 

https://media.melty.fr/article-4184615-raw/media.gifOula, dans tellement de choses que je vais forcément en oublier ! Le premier rôle dans lequel je l’ai découvert est probablement Charmed – mais il avait déjà quelques années de rôles à son actif. Beaucoup le détestait à l’époque de Charmed, alors qu’il était là pour être tout à fait charmant et draguer lourdement. Cela n’a jamais été mon personnage préféré, mais comme je n’aimais pas Cole non plus, il faut peut-être regarder du côté de ma jalousie vis-à-vis d’Alyssa Milano. Quand on y pense, elle a tout de même déménagé pour lui… mais le personnage a fini par disparaître dans la nature, et c’est super triste, car ils tenaient vraiment quelque chose. C’était trop adulte pour cette série peut-être. En parlant d’adulte, Eric Dane est ensuite entré dans un monde avec des séries un peu plus adultes. eric dane | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirIl a ainsi enchaîné ensuite avec le rôle de McDreamy dans Grey’s Anatomy. Vous voyez, je vous disais qu’il avait toujours compté sur son corps pour ses rôles, et clairement, il était juste là pour être un atout charme à la base. Cette scène d’introduction où il sort de la douche est absolument inoubliable. Avec le temps, le personnage a gagné en complexité et en profondeur, devenant un personnage passionnant à suivre. Malheureusement, l’acteur a demandé à quitter la série et on a rapidement su que ça se terminerait mal pour lui, ce qui est tout de même bien dommage. Depuis, l’acteur est passé par The Last Ship, une saison que je voulais regarder… et que je n’ai jamais trop pris le temps de regarder. C’est bien dommage. Un jour peut-être ? Côté films, je crois que je ne l’ai vu que dans X-men L’Affrontement final… Mais pour être tout à fait honnête, j’avais carrément oublié ça avant de regarder sa page IMDB.


L’info en + :

Cet article est écrit par rapport à l’épisode 2 de la série, mais c’est avec plaisir que j’ai découvert une nouvelle facette du personnage de Cal ce matin avec le troisième épisode de la série. C’était assez incroyable de voir Eric Dane jouer par un acteur plus jeune – Elias Kacavas, à gauche sur la photo ci-contre, qui fait un job assez fou (mais pas autant que son collègue pour qui il s’agissait d’un tout premier rôle ??). Et le plus intéressant, c’est qu’avec ce troisième épisode nous dévoilant le passé de son personnage, Eric Dane reste sacrément impressionnant.

Voir aussi : Euphoria – S02E03

En effet, je trouve qu’on lit davantage dans son jeu qu’il y a derrière cette façade dure une sensibilité, particulièrement lors d’une scène où Cal est en mauvaise posture. Je trouve ça passionnant de voir comment l’acteur change très subtilement son jeu maintenant qu’on en sait plus sur lui – même si peut-être que tout vient de moi projetant mes propres idées sur le personnage.


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Euphoria – S02E03

Épisode 3 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.

Spoilers

Cal reste perturbé par ce que son fils lui a révélé, Cassie est prête à tout pour quelques minutes avec Nate et Rue s’enfonce de plus en plus dans les emmerdes.

 

Everyone’s a fucking nun.

Je sais, j’avais écrit que je n’aurais probablement pas le temps de voir cet épisode dès ce matin, mais j’en avais trop envie, alors me

voilà. Et je suis récompensé de ma volonté de découvrir cet épisode par un bon gros plan sur des fesses que je n’avais absolument pas besoin de voir pour commencer ma journée, su-per, merci Euphoria pour ça.

En effet, cet épisode débute gratuitement par les fesses de Cal qui se prépare à aller voir Derek. Qui sont ces gens ? Eh bien, Cal, c’est le père de Nate. Sauf que là, il n’est pas joué par Eric Dane, parce que nous sommes dans le passé et qu’il est encore ado. Vraiment, la nudité est purement gratuite, et je ne la comprends pas trop. Après, je ne vais pas m’attarder plus longtemps que ça dessus, surtout que je suis bien heureux que le montage suivant se fasse sur Mistify me, une chanson que j’adore. On y suit donc une journée normale dans la vie de Cal et Derek, et ça ressemble fort à un épisode de Riverdale quand ils se mettent à faire de la lutte et être dragués par une nana.

Après un détour par les vestiaires nous montrant bien que ces meilleurs amis aiment se voir nus sous la douche. Enfin, c’est surtout Cal qui est intéressé par les jambes et l’entrejambe de son pote. Malgré tout, quand il rencontre Marsha, il la laisse faire tout ce qu’elle veut… et le raconte dès que possible à Derek. Allez, la série reprend son esthétique incroyable pour toutes ces scènes, avec des plans qui se font timides par moments quand à d’autres moments la nudité ne semble déranger personne.

L’introduction ne s’arrête plus en tout cas de nous montrer les personnages de Derek et Cal à poil, enchaînant ensuite avec une soirée qui finit par un bain de minuit dans la piscine. Et si tout le monde se fout à poil, il semble important de conserver ses chaussettes pour plonger. Pardon, mais c’est tout ce que j’ai réussi à penser, alors que les caméras reprenaient leur voyeurisme esthétique étrange. En fait, tout est étrange dans ce début d’épisode, parce que Cal semble vraiment être un personnage sympathique finalement.

Bon, il passe son temps à coucher avec sa copine, mais c’est un adolescent après tout, alors c’est bien normal. On comprend malgré tout que sa relation à son père est particulière et qu’il y a également quelque chose qui lui trotte en tête en permanence. Il a des envies clairement homosexuelles, mais heureusement, il aime faire des cunilingus à sa copine, alors ça le détourne un temps de ses fantasmes. Un temps, seulement, évidemment.

Lors d’une soirée, Derek et Cal se retrouvent à conduire une décapotable sous une pluie battante et se réfugient dans un bar gay. La série voulant tout faire pour que je l’adore, elle enchaîne sur une autre chanson du groupe INXS où les deux amis s’éclatent et dansent ensemble. Oh bordel, mais non, mais qu’est-ce qu’ils font pour cette introduction ? C’est interminable et sérieusement, je suis en train de tomber amoureux de ces deux-là. Comme quoi, on peut raconter une belle histoire d’amour en 12 minutes.

Les deux amis finissent par partager leur premier baiser sur « Never tear us apart », ce qui est toujours un bon choix. Le réveil sera plus douloureux pour Cal le lendemain : alors qu’il vient de passer une belle soirée avec son copain, il découvre que sa copine est… Enceinte. Elle a vérifié avec trois tests avant de l’appeler, alors il n’y a aucun doute possible – même si la série ne nous le révèle pas exactement comme ça. Allez, félicitations Cal, tu vas devenir papa. Bizarrement, il s’effondre en larmes et casse toute la hype de ce début d’épisode.

Je m’attendais quand même à ce que le zoom arrière nous révèle que son lit soit partagé avec Derek, mais ce n’est tout de même pas le cas. Allez, il est temps de quitter le passé maintenant, mais bordel, qu’ils me fassent un spin-off sur Cal, ou un what if où il ne finisse pas par être le bâtard qu’il est.

La série enchaîne toutefois par un retour dans le présent qui continue de me convaincre que tout le monde veut que je tombe amoureux devant : je veux dire, Zendaya se met à chanter Call me irresponsable devant nous. Bon, le problème, c’est qu’on comprend assez vite que le fun de cette scène est provoqué par… la drogue. C’est dommage, mais ça ne m’a pas empêché d’être à fond avec elle. Je chantais, je me marrais et quand Gia la regarde, j’ai éclaté de rire.

Il était important de nous faire rire comme ça, parce que très rapidement, la série se dirige vers l’émotion exactement inverse : la dépression la plus importante quand Rue confie à sa petite sœur qu’elle se drogue pour oublier ses envies suicidaires. Mais ? Quel enfer. Avant d’en arriver là, la série nous propose un petit « How to get away with being a drug addict » qui est excellent, avec une petite référence à la saison précédente aussi. Zendaya est une actrice absolument brillante, l’écriture de cette série l’est encore plus.

On nous révèle ainsi qu’elle raconte tout ça à Jules, lui expliquant peut-être aussi pourquoi elle a avoué à sa sœur vouloir se suicider pour pouvoir tranquillement continuer à se droguer sans qu’elle ne l’en empêche. Ethiquement, je suis aussi dérangé par cette scène que lorsque Cassie de Skins expliquait comment être anorexique, mais en même temps, c’est le principe même de cette série d’être dérangeante.

Et elle est beaucoup plus que ça aussi, enchaînant avec Jules confiant à Rue qu’elle n’aime pas son nouvel ami, parce qu’il veut probablement la baiser et puis c’est tout. Ce n’est pas exactement tout et on enchaîne sur une scène incroyable où Jules va justement interroger ce pote. Les échanges entre eux sont si incroyables que j’en ai oublié la critique. Les références à Twitter, à la sexualité, à la notion de genre… Tout est joué avec une fluidité incroyable. J’ai adoré voir Jules et Elliot échanger sur le nombre de partenaires sexuels qu’ils avaient, parce que ça en disait long sur les deux personnages, l’air de rien. Et c’est sans trop de surprise que ça mène à Rue et Jules faisant l’amour, mais pas avant que Rue aperçoive le père de Nate, histoire de nous rappeler que nous sommes tout de même dans une série bien plus large que ça.

C’est un joli moyen de faire la transition vers la suite de l’épisode qui est… encore plus géniale ? Genre, je ne pensais pas que c’était possible, mais on se concentre sur le personnage de Lexi que j’adore et qui nous révèle avoir écrit un scénario. Et ce n’est pas si surprenant après tout : la série nous rappelle que Lexi a toujours été une observatrice de sa vie… et ça se fait par un moment tout à fait méta avec un miroir nous montrant les caméramen (bonjour) ou nous montrant Lexi en réalisatrice et Rue en actrice droguée.

C’est excellent et ça enchaîne par un autre détour : Lexi partage sa chambre avec une Cassie qui a désormais décidé de se réveiller tous les matins à quatre heures pour… se préparer à aller au lycée. Oui, oui, 4h du matin. Elle a ainsi les meilleurs outfits et est aussi merveilleuse que possible. Elle fait tout ça pour que Nate la remarque – sauf que Nate ne la remarque que quand elle s’habille littéralement comme Maddy. C’était aussi drôle que déprimant, comme d’habitude.

La série est magnifique pour ça, et tout semble si parfaitement cohérent et logique. Même la construction de l’épisode l’est, d’ailleurs, puisque tout ça permet d’en revenir à Lexi et son scénario validé par un prof, à quelques mètres d’un action ou vérité de Rue, Jules et Elliot. Les trois passent désormais tout leur temps ensemble, et ça se fait avec ce jeu et des actions particulièrement stupides.

Si elles nous permettent de rire et de continuer à provoquer, le but de l’épisode est toutefois bien de se centrer sur Lexi et sa pièce de théâtre. Le problème, c’est que la pièce est totalement inspirée de sa vie, y compris de la vie de sa sœur… sauf que Cassie n’est pas au courant des talents de sa sœur, pas plus que Lexi n’est au courant des préoccupations de Cassie. À force de vouloir être toujours la plus sexy pour Nate, Cassie en arrive à un stade où elle paraît plus ridicule qu’autre chose. Son look la fait passer pour un personnage de la comédie musicale Oklahoma que je n’ai pas vu moi non plus.

Il était plus facile de s’identifier à Rue, comme ça. Par contre, ça ne dure qu’un temps, parce qu’on en revient au plus grand malaise de Cassie. Elle est magnifique, Cassie, à péter un câble sur Maddy, à lui révéler qu’elle est amoureuse de Nate et que Nate n’est de toute manière pas fait pour Maddy puisqu’ils sont toxiques ensemble.

Malheureusement, tout ça, ça se passe dans la tête de Cass. Dans la réalité, elle ne dit rien (mais quelle arnaque, j’y croyais !), ne se confie qu’à demi-mot à sa meilleure amie et… couche avec Nate tous les vendredis soirs. Oh putain, mais Nate ! Cassie ! J’aurais dû m’y attendre, bordel. La scène est violente, surtout qu’on nous montre ensuite que les parents de Nate entendent tout. Et la réplique de la mère qui donnerait beaucoup pour redevenir adolescente est vachement compréhensible après ce début d’épisode où on voit qu’elle avait de quoi s’éclater encore et encore. De toute manière, Cal s’en fout royalement désormais.

En effet, il est toujours perturbé, et c’est bien logique, par ce que son fils lui a révélé en fin d’épisode la semaine dernière. On nous révèle donc qu’il planque désormais devant chez Fez, et je n’aime pas ça du tout. Ash non plus n’aime pas ça, et il n’hésite pas à braquer Cal, hein. Il n’en faut pas plus pour que Fez interroge donc Cal, sauf que ça tourne mal. Ash s’éclate sur la tronche d’Eric Dane et ça finit par faire sortir la vérité du personnage de Cal.

C’est horrible : il est persuadé que Fez est au courant de ce qu’il a fait avec Jules, et il est sûr aussi que Fez a le DVD sur lequel il y a une vidéo de lui et Jules. Ce n’est toutefois pas le cas du tout : bien au contraire, il révèle tout lui-même à Fez, qui n’en revient pas de ce qu’il entend. TU M’ETONNES. C’est terrible à voir, parce que Cal se fait avoir comme un bleu et tabasser au passage, avant d’être libéré bien simplement par Fez qui comprend qu’il est dépassé par tout ce qu’il se passe.

Pendant ce temps, Kat est toujours sous-exploitée et j’attends impatiemment son épisode. Les scénaristes ne l’oublient pas totalement, avec une scène où elle rencontre les parents d’Ethan… et plante complètement le test qu’ils lui font passer. En parlant de test, il faut bien en revenir aussi à Lexi et son audition : cela permet de rencontrer Bobi, son assistante à la voix insupportable, et de voir Ethan obtenir un rôle dans la pièce. J’imagine que ça aura un impact pour la suite, parce que pour l’instant, on se contente d’avoir cette pièce comme alibi pour Rue.

Oui, en parallèle de tout ça, Rue a aussi une idée qui lui fait penser qu’elle est une véritable génie. Elle veut ainsi revendre de la drogue et demande à Fez de l’aider. Comme il refuse, elle se tourne vers la dealer du premier épisode, qui aime faire en sorte que tout le monde se déshabille chez elle. Je ne le sens pas du tout là. Il s’agit tout de même d’une psychopathe avec qui Rue passe un marché qu’elle ne peut probablement pas tenir. Et si elle ne tient pas sa part du marché, elle est bonne pour être revendue en pièces détachées.

La drogue ? Elle la récupère avant d’aller à une réunion de drogués anonymes ? WTF. Ali se rend immédiatement compte de ce qu’il se passe et l’interroge, forcément. Rue se sert toutefois de ce qu’elle sait sur lui pour le blesser, et ça marche tellement bien qu’il finit par la laisser tranquille. Putain, Rue ! Elle dépasse les bornes des limites comme dirait l’autre, et ça fait de la peine de la voir s’enfoncer encore plus sans que personne ne puisse rien y faire. Franchement, sa mère ne se rend compte de rien et lui fait totalement confiance quand elle affirme passer l’audition pour Oklahoma, en plus.

Pendant que Rue fait tout ça, elle ne répond pas à Jules qui s’inquiète de savoir où elle est et se rend logiquement chez Elliot. Ce dernier est vraiment une bonne addition au casting, parce qu’après Rue, c’est au tour de Jules d’avoir une scène vraiment intéressante avec lui. J’ai eu peur que ça déconne et qu’ils couchent ensemble, mais heureusement, ce n’est pas le cas. On se contente d’une scène où Elliot reconnaît avoir un crush pour Rue.

Le cliffhanger est moins violent que la semaine dernière et n’est vraiment pas celui que j’attendais : Nate pose un lapin à Cassie un vendredi soir pour… retourner voir Maddison en plein babysitting. OK, c’est violent, d’accord, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais maintenant que Cal est au courant du mensonge de son fils – mensonge qui lui a fait considérer le suicide, tout de même.

Moi, je ressors de l’épisode bien embêté en plus : j’ai maintenant envie d’aimer davantage le personnage de Cal, parce que sa vie d’ado était incroyable et qu’il méritait de tourner mieux que ce qu’il fait.

Vus cette semaine #03

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Euphoria – S02E02 – Out of Touch – 18/20
J’ai préféré l’épisode de cette semaine, qui change un peu les habitudes de la série. La narration se fait différemment, avec une introduction plus inhabituelle et une Rue qui nous cache parfois des choses, pour mieux nous surprendre et nous faire changer d’avis. J’aime surtout le fait qu’on se concentre davantage sur tout le monde dans cet épisode, même si la chronologie finit par être un peu chaotique pour écrire une critique linéaire. J’ai oublié de dire plein de choses dans mon avis, je crois, mais eh, ça fait déjà quatre pages de critique.

Mardi

How I met your father – S01E01 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…
How I met your father – S01E02 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein.
NCIS – S19E11 – All Hands – 15/20
Sincèrement, ça commençait vraiment mal pour cet épisode, mais il se rattrape de manière surprenante en cours de route. J’ai fini par aimer les différentes idées mises en place en début d’épisode qui me paraissaient pourtant toutes plus soporifiques les unes que les autres. Comme quoi !
NCIS Hawai’i – S01E11 – The Game – 15/20
L’épisode a la bonne idée de se concentrer sur un personnage que j’aime, ce qui lui vaut de récupérer quelques points, mais bon, il n’en reste pas moins extrêmement prévisible dans ses twists et sa construction – une construction que je n’aime pas particulièrement, en plus, surtout qu’elle n’apporte rien de particulier à l’épisode.

Mercredi

This is us – S06E03 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.
The Book of Boba Fett – S01E04 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.

Vendredi

Walker – S02E08 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Rattrapage

Riverdale – S06E05 – The Jughead Paradox – 17/20
J’aimerais mettre un 20 pour le centième épisode de la série, mais il y a trop d’incohérences qui ne trouvent pas de réponses dans ce paradoxe et dans les anomalies évoquées par les séries. Dire qu’il y en a ne justifie pas tout, chers scénaristes. En revanche, force est de constater qu’ils ont pour une fois eu une bonne idée avec cet arc narratif menant au centième épisode. Ce dernier est fun, faisant clin d’œil aux cinq saisons précédentes comme aux comics dont il s’inspire et nous fait presque croire qu’on est face à une bonne série.
 

J’ai n’ai pas réussi à poursuivre mon rewatch de The Magicians hier, mais ce n’est pas l’envie qui manquait pourtant. En revanche, j’ai vu également un épisode de Law & Order Special Victims Unit

> Vus en 2022 

 

Walker – S02E08 (express)

Épisode 8 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Spoilers

James était laissé pour mort à la fin de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur Trey.

Je ne vais pas mentir : j’ai pensé pendant une grosse partie de l’épisode que les scénaristes allaient avoir plus de courage que ce qu’ils n’ont véritablement. Pour moi, il était évident que le capitaine James allait y passer au cours de l’épisode, surtout au moment de sa rechute. C’était un joli chant du cygne qu’il nous faisait là : il remettait son badge de chef à un Cordell bien incapable de gérer une équipe en lui faisant tout un tas de compliments et ça aurait été une intrigue sympathique de voir le personnage refiler l’insigne à quelqu’un d’autre pour aussitôt le regretter.

Ce n’est finalement pas la piste retenue par les scénaristes qui se contentent de nous expliquer que finalement James va très bien en fin d’épisode. Il peut ainsi reprendre du service, même s’il n’a jamais vraiment arrêté, bossant même depuis son lit d’hôpital. Cette vision du travail dans les séries américaines, c’est toujours quelque chose, quand même. Pourtant, James avait son ex-femme de retour dans sa vie pour tenter de le freiner.

Il y a deux scènes que j’ai particulièrement apprécié dans l’épisode, et je les ai déjà évoquées partiellement ici. La première concerne Cordell comprenant qu’il n’est pas fait du tout pour gérer l’ensemble des rangers. Je trouve ça bien de nous montrer que le personnage n’est pas encore prêt à prendre du gallon et j’ai également eu l’impression que c’était fait de manière intelligente : les scénaristes ont vu une opportunité et ont réussi à s’en saisir. Tant mieux. 

La deuxième scène cool fut étonnamment celle du cœur ouvert entre James et son ex-femme. James n’est pourtant pas un personnage auquel je suis particulièrement attaché, parce que je le trouve assez fade après une saison et demi. Et pourtant, cette scène où sa femme lui explique pourquoi elle a pris ses distances quand elle a compris qu’elle devenait invisible à ses yeux à lui, préférant le travail… je ne sais pas, ça a résonné, j’ai trouvé que c’était une bonne écriture de personnage. C’est hyper convenu, mais ça fonctionnait.

Et c’est tant mieux : on avait besoin de scènes qui fonctionnent dans cet épisode, parce qu’une fois de plus, les parents de Cordell sont trop aux abonnés absents et l’intrigue en fil rouge prend tout son temps à avancer. Bien sûr, le cliffhanger de l’épisode est censé nous donner envie de continuer pour le prochain épisode avec une menace en l’air qui finira par être portée à exécution, mais pour l’instant, les scénaristes ont trouvé une nouvelle manière de retarder l’inévitable. On en est à quoi ? Trois épisodes qui retardent l’avancée de cette intrigue ?

Je ne sais pas si c’est que je deviens impatient en vieillissant ou si c’est juste que la série tourne trop autour du pot – ou plutôt de la grange des Davidson. On sait qu’il y a quelque chose à savoir, faites nous votre épisode flashbacks et révélations, il est temps ! Franchement, quand ça finira par arriver, je suis sûr que ce sera décevant après autant d’attente. Pourtant, c’est un schéma assez classique de fil rouge pour une longue saison, et surtout pour un procédural, alors je devrais être habitué… mais cette saison, cette manière de ne pas avancer me frustre. 

En plus, on a perdu Micki et ça n’arrange rien. Son absence se fait plus ressentir que jamais dans cet épisode. Je me suis demandé si la ranger qui intervenait devant chez Tray avait pour vocation de remplacer à terme Micki. On la voit à plusieurs reprises dans l’épisode et elle a quand même tout ce qu’il faut pour remplir les conditions, le côté un peu inexpérimenté en plus. Je crois que je ne suis pas contre l’idée.

En attendant, les scénaristes ont tenté de justifier une fois de plus l’existence des adolescents dans cette série. C’est le dernier gros point noir de l’épisode : August et Stella ne servent vraiment pas à grand-chose et je n’ai pas accroché un seul instant à cette scène d’attente à l’hôpital. Purée, le rire forcé de Stella m’a profondément agacé, en fait, maintenant que j’y repense. J’ai vu l’épisode il y a trois jours et j’en suis encore là au moment d’écrire ces lignes, ça dit tout de même quelque chose sur le jeu de cette actrice…

Voilà donc pour la critique express de cet épisode. Comme je viens juste de l’écrire, j’ai vu l’épisode dès vendredi matin, mais je n’ai pas pris le temps durant le week-end d’en rédiger la critique. Il ne m’a pas franchement marqué et c’était franchement un épisode gap-filler à partir du moment où il est devenu évident qu’ils n’oseraient pas tuer James si peu de temps après le départ de Micki. C’était pourtant le seul moyen de proposer quelque chose de vraiment surprenant ici.