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À ne pas manquer sur le blog…

La page d’accueil reste totalement épurée et les menus sont de moins en moins à jour, je sais. C’est qu’après 10 ans d’existence, le blog représente un temps d’entretien conséquent, temps que je n’ai pas toujours, y compris parfois pour publier les critiques quand il le faudrait. M’enfin, je ne me lasse toujours pas du format blog, j’ai toujours envie d’écrire et de partager. Je ne me gêne donc pas pour le faire et j’espère vraiment que vous n’hésiterez pas à commenter ou entamer des échanges, parce que c’est bien plus fun quand on le fait 😉


Widow’s Bay – S01E04 – Beach Reads – 20/20

La série prend une tournure bien plus efficace avec cet épisode qui commence à révéler comment les détails des précédents ont un rôle à jouer et comment tout s’inscrit dans une histoire plus large. On est loin du pilot peu convaincant et, mieux encore, on a enfin les développements que j’espérais concernant certains personnages secondaires – et une en particulier, d’accord. Une fois de plus, je surnote un peu, mais c’est vraiment parce que c’est mieux que ce que j’en attendais et que j’ai maintenant envie d’enchaîner toute la saison : on sait dès le départ de cet épisode ce que sera le cliffhanger, et je veux mes réponses.

Spoilers 

Patricia suit un peu trop à la lettre les conseils d’un livre de développement personnel.

Feeling like you could die tomorrow and no one would notice ? Well, that could be.

Je ne m’attendais pas à ce qu’on revienne quatre jours en arrière, mais en revanche, il était assez évident que cet épisode allait commencer par un flashback centré sur Patricia. Le but va être de nous montrer comment on en est arrivé à une situation qui dérape complètement. Pour tout comprendre, il faut donc revenir quatre jours avant quand Patricia regardait les touristes et attendait qu’on vienne lui faire un don de livres.

Elle ne semble pas bien appréciée par la communauté, en tout cas. En effet, Patricia passe la journée seule sans personne pour lui parler, puis se rend à une soirée où tout le monde l’ignore – ou presque. Oh, la solitude ! J’aimais déjà bien le personnage dans les épisodes précédents, mais je sens que cet épisode centré sur elle va être génial pour mieux la comprendre.

Elle rencontre toutefois une nouvelle arrivée sur l’île, Shelby. Cette dernière semble sympa et lui pose plein de questions sur le Croquemitaine. Nous y revoilà : il y a donc eu un tueur en série sur l’île quand Patricia était au lycée. On doit être devant une série, eh, c’est tellement une intrigue classique. Par contre, le fait que Patricia survive, ça fait d’elle un point d’intérêt évident pour Shelby.

Après un détour par les toilettes, Patricia revient pour entendre que tout le monde parle d’elle dans son dos. On l’accuse de mentir sur le Croquemitaine : personne ne croit qu’elle a failli être sa victime ; qu’elle aurait pu s’en sortir. De mon côté, je suis curieux. En vérité, elle pourrait tout à fait être en train de mentir ; mais ça pourrait aussi être une vraie victime que personne ne veut croire. C’est terrible de nous mettre dans cette position où on ne sait pas si on la croit.

Patricia rentre en tout cas chez elle et a la surprise de voir la lumière allumée dans sa caravane-bibliothèque avec les livres donnés. À l’intérieur, elle retrouve un livre de développement personnel reçu le jour même par terre. La caméra s’attarde trop sur ce livre pour que ce soit un hasard et bien sûr, Patricia passe la soirée à le lire et à écrire dedans. Oh lala, je ne l’imaginais pas du genre à écrire dans un livre la Patricia, mais soit.

C’est assez drôle parce que le premier chapitre lui conseille d’organiser une soirée pour améliorer sa vie sociale et elle se met aussitôt à la tâche. Le lendemain, elle invite tous ses collègues. Eh beh ! Je trouve ça amusant à voir, mais par contre, organiser si vite une soirée, je ne suis pas certain que soit un succès. On sait que ça va vite déraper, cela dit. En attendant, on la voit tout organiser et apprendre de ses « potes » qu’une autre soirée a lieu le même soir.

Elle s’organise alors pour faire annuler l’autre soirée en jouant de son rôle à la municipalité pour faire respecter les consignes de l’établissement où l’anniversaire de Bill devait avoir lieu. Cela lui permet de récupérer trois invités à sa soirée cocktails, yeah. En revanche, elle en oublie de surveiller ce qu’il se passe autour d’elle : absorbée par la lecture de son livre et l’organisation de sa fête où personne d’autre que ses collègues et quelques touristes ne viennent. On voit donc le shérif remarquer quelque chose à l’arrière-plan d’une caméra de surveillance, juste derrière Patricia.

Nous en arrivons toutefois à la soirée cocktail de Patricia, l’événement auquel toute la ville ne souhaite pas aller. L’autre soirée étant annulée, son groupe d’anciennes du lycée finit par venir pour constater à quel point il n’y a pas d’ambiance. Bref, Patricia finit par se ridiculiser face à ses potes. Le moment le plus gênant à voir n’est pas celui où elle appelle Tom en étant pleine de rage de voir qu’il n’est pas là comme je l’aurais imaginé ; non, c’est vraiment quand elle se met à danser seule – et qu’il y a une pub sur la musique.

J’ai ri. Par chance, il y a un enterrement de vie de jeune fille qui débarque et finit par mettre un peu d’ambiance pile au bon moment. Cela n’empêche pas Patricia d’entendre encore et toujours la même garce du lycée continuer de se comporter comme tel trente ans après : suite à un énième commentaire mesquin dans son dos, Patricia décide de la confronter. Evidemment, on tourne en boucle : la conversation n’est pas sur la soirée, mais sur le Croquemitaine qui aurait été incapable de trouver Patricia sous son lit quand il a su tuer toutes ses autres victimes bien mieux cachées.

Je comprends un peu la bitch qui en a marre de voir Patricia essayer d’attirer l’attention sur elle, du coup. Malgré la crise de larmes qui suit, Patricia décide de servir le punch car son livre insiste pour qu’elle le fasse : l’ambiance finit par arriver.

Comment est-ce que tout ça va déraper désormais ? Pour le savoir, il faut faire un détour par le shérif qui papote avec sa femme pendant qu’il surveille la ville à la recherche de l’évadée d’asile psychiatrique. Cela fonctionne bien comme détail revenant de l’épisode précédent. Il reçoit tout de même une plainte pour le bruit qui vient de la soirée de Patricia et… C’est terrifiant.

En effet, quand on voit la fête en question, on voit bien que Patricia s’éclate et danse avec toute la ville, sauf qu’un plan de la piste de danse nous révèle qu’en fait elle est la seule à danser. Autour d’elle, les gens ont la bouche grande ouverte et sont terrifiés. Elle fait ensuite un discours, acclamée par tous de son point de vue… mais face à de vrais zombies, en réalité.

Au milieu de tout ça, Rosemary semble encore normale et capte ce qu’il se passe, mais elle se contente de dire à Patricia qu’elle s’inquiète quand en fait Patricia est complètement en roue libre : en effet, c’est le moment que choisit le shérif pour venir lui dire qu’il y a trop de bruit et pour constater qu’en cuisine, Patricia est en train d’égorger des oiseaux. Pour les servir à ses invités. Gloups.

C’est une véritable soirée satanique que Patricia a organisé et le feu de camp vers lequel se dirige désormais tout le monde aurait tout du bucher, en fait. J’ai beaucoup aimé la révélation : on sent bien que le livre pose problème depuis le début, que le texte change, mais bim, quand Patricia retourne dans la salle de réception du bar, il y a des verres de sang au sol, des plumes un peu partout et pire, son livre de développement personnel est en fait un livre de sorcellerie. Elle a donc ensorcelé toute la ville ? Allons bon. Cela explique les gens avec la bouche ouverte, je suppose.

Le problème, c’est qu’ils sont toujours ensorcelés désormais : ils se rendent tous à un feu de camp à proximité et se dirigent, bouche ouverte, vers l’océan. Pour se noyer. Terrifiée, Patricia tente de les sauver, sans succès, et reçoit l’aide du shérif, paniqué par ce qu’il se passe. C’est là qu’il passe son appel à toutes les unités.

Patricia essaie alors de se débarrasser du livre de sorcellerie, en vain. Elle veut le jeter au feu, mais elle n’y parvient pas. Elle met donc finalement sa main au feu pour que ça fonctionne enfin. Quand le livre crame, toute la ville se réveille, les pieds dans l’eau. Ils étaient tous prêts à se suicider comme ça et Patricia vient littéralement de leur sauver la vie. Sauf que personne ne la croira, évidemment. Bizarrement, personne n’est reconnaissant : elle les sauve tous, mais ils l’accusent, plutôt à juste titre à vrai dire, de les avoir drogués.

Même si le shérif est là, il semble n’y avoir aucune conséquence judiciaire pour Patricia. C’est un peu gros, mais la série veut avancer je suppose. Ainsi, en fin d’épisode, Tom et Wyck rejoignent Patricia qu’ils retrouvent au bord de la route. Finalement, Patricia a bien un ami, yay.

Tom, Patricia et Wyck se rendent donc ensemble à l’Eglise pour répondre à l’appel du prêtre. J’aime beaucoup comment la série a pris une nouvelle tournure depuis l’épisode précédent : là, je retrouve vraiment la manière dont une bonne série est écrite, sur plusieurs épisodes. À l’Eglise, notre trio retrouve le prêtre. Pendu. Oups.

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Widow’s Bay – S01E03 – The Inaugural Swim – 18/20

Si on s’éloigne de l’épisode 1 et de sa promesse initiale plus faiblarde, cet épisode est sacrément bon dans sa manière de jouer avec le suspense. J’aime la structure de la série qui s’amuse avec les légendes urbaines et le fait bien à peu près autant que la construction bien plus efficace de cet épisode. En fait, ça aurait été top de commencer par un épisode comme celui-ci. Ce côté « monster of the week » perd de son intérêt en binge-watching, c’est sûr, mais… qu’importe, j’ai hâte de voir la suite.

Spoilers 

Les premiers touristes arrivant, Tom doit prouver que c’est safe de se baigner. Mais est-ce que ça l’est vraiment ?

Island has a perimeter. It’s called the ocean.

L’épisode commence par une petite visite de touristes dans le musée de l’île. Il est assez clair qu’il y a plein de touristes, ce qui fait bien plaisir à Tom. L’économie de sa ville est boostée, c’est sûr. Je trouve ça dommage, par contre, qu’on n’arrive pas encore à bien cerner les limites géographiques de la ville. Je ne me sens pas encore sur une île.

Je suppose que les scénaristes s’attendent à cette critique, parce qu’ils insistent un peu sur cette idée de tout le monde connaît tout le monde dans l’épisode. Ainsi, Tom voit les touristes débarquer en bateau avec grande joie, puis aide une femme à retourner au motel quand il la voit être perdue, notamment à cause d’un panneau renommé Dickhole Street. J’ai ri. Tom pense bien sûr que c’est un panneau trafiqué par son fils, mais… N’y a-t-il qu’un seul adolescent, alors ?

Tom lui vend en tout cas la prochaine cérémonie officielle où il va se baigner dans la mer pour prouver qu’elle n’est pas dangereuse. Mais qui voudrait être maire de cette île, bordel ? De retour à la mairie, il fait remarquer à Patricia que personne n’est au courant de la cérémonie. Patricia me fait rire avec sa jalousie envers Marissa, la touriste, qui va devenir un running gag efficace de l’épisode. Il est donc assez clair que Patricia est amoureuse de Tom à ce stade, non ? Who cares.

J’ai hâte que la saison prenne le temps de développer un peu plus le personnage d’Evan. Je sens qu’il a une vie cachée, parce qu’on nous le fait bien comprendre, et je sens que les scénaristes vont en jouer par la suite. Pour l’instant, on le contente de le voir être un ado un peu chiant avec son père, mais il a du potentiel pour plus. Il semble être le seul ado présent sur l’île, mais il a ensuite deux potes – PJ et Shawn – qui viennent chez lui malgré sa punition. Tom accepte tout de même que son fils passe la soirée chez un pote et… what the fuck ? Il est puni ou pas ?

Bref, je m’emballe et je fais la critique dans le désordre le plus total, c’est n’importe quoi. Il faut dire que j’ai regardé cet épisode un peu tard, en vrai. Et puis, pas évident de tout résumer, parce qu’on suit la journée de Tom et surtout la soirée. Quand il rentre chez lui en voiture, il aperçoit une autre femme perdue au bord de la route. Il s’agit d’une femme âgée parfaitement terrifiante : trempée de la tête au pied, la vieille femme se met à courir vers lui et Tom bascule vraiment dans un film d’horreur. L’acteur est excellent pour passer à la comédie dans les pires moments. En tout cas, la femme parvient à le griffer avant qu’il ne réussisse à s’enfuir.

Le lendemain, Tom prévient le shérif et se fait soigner chez son médecin. Celui-ci lui demande s’il est sûr que ce n’est pas un animal qui l’a griffé, et c’est hilarant car il ne pense pas lui-même que ce soit un animal. Au shérif, Tom assure qu’il s’agit probablement d’une évadée d’hôpital psychiatrique, tout simplement.

Il n’empêche qu’en voyant la blessure au bras du maire, Rosemary décide de raconter à Tom une autre légende urbaine, celle de la Sea Hag : elle griffe les marins pour pouvoir les traquer facilement ensuite car elle a leur ADN sous les ongles. C’est amusant comme tout, parce que le folklore existe bien et semble poursuivre Tom d’épisode en épisode. On se moque un peu de nous, mais pourquoi pas.

Quoi qu’il en soit, il est l’heure pour Tom d’aller à sa cérémonie pour prouver qu’il n’y a pas de danger à nager dans la mer. C’est un peu plus compliqué que prévu : il n’y a pas d’électricité et ce n’est pas prêt de s’arranger vu les habitants de l’île. C’est donc sans micro que Tom doit faire son discours avant d’aller se baigner et nager dans la mer.

Eh, ça me donne envie d’aller nager, même si je vois bien que la série essaie de nous faire flipper pour Tom. Il nage tout de même assez loin de la côte, puis voit clairement le haut du crâne de la sea hag dans l’eau. Cette dernière semble même être une sirène quand on l’entend chanter. Le maire essaie aussitôt de regagner le rivage à toute vitesse.

Il n’est pas assez rapide : elle le rattrape et lui griffe à présent la jambe. Le pire, c’est qu’on ose encore nous le faire passer pour fou alors qu’il devient clair qu’il y a un truc justement pas clair à élucider. Tom le sait et il décide donc d’aller voir Wyck pour en savoir plus. Il est bien servi : Wyck confirme le mythe de la sea hag et lui explique que son seul moyen de s’en sortir est de s’enfermer dans un coffre. Bientôt, il sera paralysé et le monstre n’aura plus aucun mal à le traquer.

Le truc, c’est toutefois qu’il faut rester enfermé 72h dans le coffre. Autant dire que ça ne motive pas le maire qui préfère largement passer sa soirée avec Marissa, la touriste du début d’épisode qui le drague clairement. À moins qu’elle ne soit le monstre, tout simplement ? Dur à dire. Elle semble si humaine, si compatissante, si gentille en apprenant que sa femme est décédée en couche.

Juste après elle essaie de s’inviter chez Tom alors même que Tom venait de lui dire qu’il était attendu ailleurs – et par Patricia, en plus. Comme il ne vient pas, elle décide de lui laisser un message pour le lui reprocher. Il l’entend quand il rentre seul chez lui et découvre que sa blessure au bras s’est rouverte. Il n’écoute pas le message de Wyck l’avertissant que la sea hag va trouver un moyen de rentrer chez lui.

C’est tellement Marissa ! Tom commence d’ailleurs à se méfier d’elle : il se rend compte qu’elle est supposée être là pour un enterrement de vie de jeunes filles mais qu’il n’a vu personne d’autre en parler sur l’île. La belle soirée perd de son charme pour Marissa quand il lui dit « je sais ce que t’es »… et Tom se met à flipper.

Il prend une batte de baseball qui ne lui sera pas d’une grande utilité s’il doit être paralysé ensuite. C’est exactement ce qu’il se passe, d’ailleurs. La suite est terrifiante : il s’endort sur sa chaise et est paralysé. C’est une belle paralysie du sommeil qui commence par le rêve que sa femme lui apporte un café. Il se réveille ensuite pour voir la sea hag lui grimper dessus, comme Wyck lui avait promis : elle va s’asseoir sur lui et l’étouffer.

Voilà une mort peu réconfortante. Il réussit tout de même à envoyer valser la femme grâce à sa chaise longue et wow, j’ai adoré ce move. Cela lui permet d’aller se planquer dans la salle de bain. Il est trop paralysé pour fermer à clé malheureusement et la baignoire n’est pas exactement un coffre. Par chance, Wyck, n’ayant pas de nouvelles de Tom, il décide de passer le voir. Il débarque à temps pour tirer sur la sea hag au moment où elle allait le tuer. Elle éclate en boue et laisse Tom avec LA question à mille balles : pourquoi tout ça se produit ? Oh, c’est un excellent cliffhanger, mais la série en propose d’autres, en plus.

En effet, dans les bois, le prêtre trouve une étrange entrée vers un souterrain. Il revient ensuite vers la civilisation en étant totalement flippant, annonçant à Evan et ses potes (je savais bien qu’on finirait par en voir plus de sa vie de merde) qu’il y a un mal ici – sur l’île. Le plan séduction des touristes échoue un peu avec un révérend si cinglé.

Ce dernier appelle ensuite chez Tom et laisse un message qu’on entend en fin d’épisode : il s’excuse alors que la cloche de l’Eglise sonne à nouveau de n’avoir rien pu faire. Et pendant ce temps, le shérif appelle toutes les unités à la rescousse au cocktail de Patricia. Oh, j’ai hâte de voir l’épisode 4, c’est bon, la série est top.

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Widow’s Bay – S01E02 – Lodging – 17/20

J’ai l’impression que la série n’arrive pas à décider dans quelle direction elle veut aller à multiplier les pistes et les indices, mais je suis aussi à peu près sûr qu’elle sait parfaitement où elle va. Elle exige beaucoup d’attention en tout cas, car il y a énormément de petits détails à capter et retenir pour la suite. J’aime l’exigence qu’elle demande et j’ai beaucoup d’espoir sur les réponses qu’elle apportera. Bref, je suis pris au piège et curieux de voir la suite.

Spoilers 

Tom accepte un défi des habitants de l’île pour prouver qu’il n’y a pas à avoir peur des malédictions et légendes urbaines.

Maybe all these things were real at one point, but they’re not anymore.

Quelqu’un a-t-il compris le début d’épisode dès le premier visionnage ? On voit une Eglise aux cloches qui sonnent et c’est tout. C’est pourtant par là que le doute va commencer à s’infiltrer dans cet épisode, il faut juste savoir être patient. Et ça me va, ça.

Contre toute attente, l’article du journaliste du New-York Times est hyper positif. Arthur fait une très belle promotion de l’île et ça fait plaisir au maire. Il est persuadé que cet article va ramener plein de touristes. Ce n’est pas le seul à le penser : Wyck aussi le pense et il n’aime pas ça du tout. Il essaie donc d’empêcher les touristes d’arriver. Son plan est simple : une planche, des clous et une porte de l’hôtel de l’île.

Je suis à peu près sûr qu’il a raison, mais comme il a la bonne idée d’être alcoolisé, personne ne l’écoute ou le croit. Il arrive tout de même à taper assez sur les nerfs de Tom pour que celui-ci fasse une sortie de route avec une petite insulte en public. Le traiter de péquenaud devant une partie de la ville ? Pas bien malin le Tom. Pas bien malin non plus le Wyck : sa planche n’empêche pas la porte de s’ouvrir. J’ai bien ri.

Le soir, Tom se rend au bar de la ville pour boire un coup. Il y croise le prêtre, parce que pourquoi pas, qui lui fait un petit sermon l’air de rien. C’est là que les cloches de l’Eglise reviennent hanter l’épisode : Tom reproche au prêtre de ne pas les surveiller assez si son fils, probablement, est capable de les faire sonner le matin. Le prêtre lui dit que c’est impossible, sans vraiment expliquer plus que ça. J’ai hâte d’en savoir plus, mais ça fait encore une piste. Va falloir que je commence à me faire une liste de questions, comme à l’époque de LOST. La réponse vient assez vite tout de même : on voit le prêtre aller vérifier que les cloches sont toujours enchaînées et qu’elles ne peuvent pas fonctionner.

De manière perlée dans l’épisode, on découvre ensuite que le prêtre a des instructions à suivre si la cloche devait se mettre à sonner.

De son côté, Tom souhaite rentrer chez lui, mais dans le bar, il est arrêté par un type qui se fait l’écho de son « péquenaud » de la journée. Un débat commence aussitôt avec les clients et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il soit obligé d’aller dormir dans l’auberge de l’île le soir-même. En effet, il y a plein de légendes urbaines de péquenauds autour de cet hôtel et les clients du bar lui demandent d’aller vérifier par lui-même. C’est aussi l’occasion pour lui de prouver qu’il n’est pas une poule mouillée.

Tom doit aussi se filmer pendant qu’il reste toute la nuit dans la suite du capitaine, bien évidemment. Rosemary a en plus la bonne idée de faire en sorte qu’il y soit enfermé toute la nuit par Kurt, le propriétaire. Oui, ce même propriétaire qui a peur de mettre un pied dans la chambre où Tom doit rester. On a beau être cartésien et rationnel comme Tom, je crois qu’on peut commencer à douter et remettre en question ses choix à un moment.

Avant tout ça, Tom demande à son fils Even d’aller passer la nuit chez Ruth et se fait emmener à l’auberge par… Patricia. Elle est tout le temps là, c’est fou. Le motel ? Il est très vieillot et désuet, franchement, pour une auberge qui vient d’être rénovée pour la saison. Il n’empêche que Tom doit y passer la nuit pour vérifier une à une les légendes urbaines sexistes. J’aime bien ce que ça donne pour l’ambiance : le vieux motel, la lumière du phare qui donne sur le lit, la surveillance de Kurt par caméra, les jeux de société… Gloups.

Les légendes urbaines sont testées une à une sans que rien ne se passe : l’île a sa version de Bloody Mary (pauvre Hortense moche !), son placard hanté, ses mythes que Tom vérifie tous un à un. Si rien ne semble se passer à première vue, quand il retourne dans sa chambre, Tom constate que les rideaux qu’il avait pourtant fermés sont à nouveau ouverts. Il entend aussi, dans la ventilation de la salle de bain, le décompte pour la nouvelle année.

En vrai, tout ça instille pile ce qu’il faut de fantastique pour que ça m’intrigue. Il peut tout aussi bien être en train de rêver – ou subir les effets du whisky qu’il vient de boire. Si je vous dis qu’en plus ma fenêtre s’est mise à grincer pile à ce moment, vous comprendrez que j’étais bien dans l’ambiance quand Tom rencontre son voisin de chambre, William.

Oh lala, c’est tellement évident que ce William a résidé à l’auberge dans le passé et n’est pas là, non ? J’ai hâte d’en savoir plus. Cela tombe bien : l’épisode ne traine pas trop à y revenir. Tom accepte de boire un verre avec William après avoir tenté de regarder la télé. Malheureusement pour lui, la télé est bloquée sur un film de pub pour l’île d’un ancien maire. Et ça ne donne pas envie de s’y attarder – dommage, il aurait pu faire la silhouette étrange s’il l’avait fait.

Finalement, Tom passe une très bonne soirée avec William, jouant avec lui aux jeux de société et lui racontant un peu sa vie – tiens, Tom a été élu sans concurrent. William est sympathique, avec une face un peu sombre qu’il fait passer pour de l’alcoolémie. Il parvient à convaincre Tom de poursuivre sa liste avec le dernier défi de la ville : passer par un trou dans le sous-sol de l’hôtel. Franchement, légende urbaine ou non, c’est tout à fait le genre d’endroit où je n’irais pas quoiqu’il, comme on dit aujourd’hui. Ouais, je suis une poule mouillée, je suppose.

Maintenant que j’ai vu cette scène, je vais l’être encore plus. Je suis coulrophobe, rien de nouveau ici, mais quand William décide de venir rendre visite à Tom dans le sous-sol de l’hôtel avec son masque de clown, irk. Juste irk. Voilà, je n’aime pas ça : le clown à quatre pattes qui se jette sur Tom, coincé dans le sous-sol à côté d’un cadavre, c’est un cauchemar.

Oui, précisément, un cauchemar. Tom se réveille, évidemment. Le lendemain matin, il fait venir le shérif et Kurt pour leur parler de William, cet étrange invité de l’hôtel. Le problème, c’est qu’il n’y a personne d’autre dans l’hôtel et que la caméra de surveillance nous montre Tom parler tout seul et jouer aux jeux de société tout seul. Aha. C’était tellement prévisible !

Au moment où Tom essaie de se dire que peut-être il était somnambule, Wyck débarque pour confirmer que ce William est évidemment celui de la légende urbaine de Willy le clown. Kurt essaie bien de calmer le jeu, mais il va vite le regretter : Wyck le met tout simplement au défi de rentrer dans la chambre du capitaine.

Wyck est un vrai bourreau sur ce coup-là. Il torture Kurt, il essaie de convaincre Tom de reconnaître qu’il s’est trompé et il s’amuse de mettre Kurt 10, puis 30 secondes dans la chambre. Le temps semble être bien plus long pour Kurt que pour les gens dans le couloir. Cette fois, Kurt n’est pas ravi d’avoir passé 30 secondes de plus, quoi, même s’il a prouvé qu’il n’avait pas peur. Tout pour son business. Le problème, c’est qu’entre temps, la chambre a bien changé : Kurt y a passé plus de trente secondes, c’est sûr.

Comme dans toute bonne histoire fantastique, le doute reste sauf quand le shérif trouve ensuite de la moisissure dans un coin de la chambre. Et si Tom avait halluciné à cause de cette moisissure ? Moi, je commence à être agacé par le déni de Tom, par contre. C’est trop, franchement. Tu ne peux pas continuer de prétendre que rien ne s’est passé après tout ça, mec. Juste NON.

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Widow’s Bay – S01E01 – Welcome to Widow’s Bay – 15/20

Je ne suis pas aussi hypé que je l’espérais quand j’entendais parler de la série, mais je vois tout le potentiel qu’elle a rien qu’avec ce pilot. L’épisode m’a paru un peu long par moment, parce qu’il introduit plein de pistes et de choses différentes. Il est plutôt inattendu dans ses twists et je ne vois pas du tout vers où ils se dirigent. Si vous en doutiez, si, c’est une bonne chose : la surprise est la bienvenue, l’ambiance est intéressante. J’attends juste d’accrocher davantage aux personnages, maintenant, je crois que c’est ce qu’il va me manquer malgré le casting excellent.

Spoilers 

Widow’s Bay est frappée par un phénomène étrange en pleine nuit : coupure de courant et tremblement de terre.

Why are you mayor of this town if you hate everyone this much ?

Etonnant début pour une série qui s’est attirée les faveurs de plein de sériephiles : j’ai l’impression d’être devant Les Dents de la Mer. On voit un vieil homme dans un bateau en train de papoter à la radio avec un autre type tout aussi âgé, probablement dans un phare. Toutefois, l’ambiance change radicalement très rapidement : l’homme aperçoit ainsi plein d’oiseaux qui s’affolent dans le ciel, une bonne brume arrive, le radar s’affole et tout est d’un coup super sombre. OK. On va dire que ça pose une ambiance.

Tout est sombre, oui, et ce n’est que le début. A quelques miles de là se trouve une petite île qui, à 2h06, perd toute l’électricité subitement. On enchaîne sur un tremblement de terre qui réveille le maire en pleine nuit. Tom, c’est son nom, se précipite dans la chambre de son fils, qui n’est pas là – trop occupé à se droguer dans sa voiture.

J’aime bien l’introduction qui nous montre directement une situation de crise pour le maire, mais j’ai un peu de mal à repérer les personnages à ce stade. À la mairie, il y a donc une certaine Rosemary et une Ruth, Rosemary a parlé à Mitch à propos des pannes de courant. Le courant met du temps à revenir jusqu’à la mairie, mais ça finit par être le cas. Soit.

Un tremblement de terre sur une petite île qui n’est pas habituée à ça, c’est étonnant. C’est une catastrophe pour Tom, surtout qu’il sait qu’un journaliste doit arriver bientôt pour faire un article sur son île – et c’est un article déterminant pour la survie de l’île, qui a besoin de son tourisme estival, apparemment.

J’avoue que j’ai eu du mal à accrocher à ce début (Ruth, l’assistante âgée, a l’air amusante), mais soit : le journaliste, Arthur, finit par arriver et Tom lui fait la pub comme il peut. Il n’est pas aidé : le ferry arrive en avance et est conduit par un homme qui assure au journaliste qu’il se passe d’horribles choses sur l’île, Tom essaie de faire un cours d’histoire positif sur l’île, mais le musée le contredit : celle qui le tient lui rappelle qu’il y avait 43 colons à la base et un article de journal encadré rappelle que dans l’histoire de l’île il y a du cannibalisme.

Voilà une île qui ne donne pas forcément envie de passer de bonnes vacances. En fait, je serais le journaliste, je crois que je prendrais la décision de me barrer au plus vite. Ce serait encore plus vrai si je savais que le maire tenait une réunion avec ses conseillers pour leur demander de me surveiller 24h/24. Et si en plus pendant cette réunion, il était question d’un brouillard qui fait disparaître des gens… Ouais, je me barre.

Heureusement pour nous, il ne s’agit que d’une série alors j’aime bien l’idée : Wyck, l’homme du phare si je ne me trompe pas, vient voir le maire pendant la réunion pour expliquer que l’île est maudite et que ça a commencé. Selon lui, le brouillard de la nuit précédente a fait disparaître Shep, l’homme sur le bateau, et ce n’est que le début avant que la malédiction ne s’abatte sur tous les habitants de l’île.

Bien sûr, le maire est hyper rationnel et ne croit pas à cette théorie. Il n’en faut pas plus pour que j’y adhère… sauf que le shérif appelle au même moment pour annoncer que Shep a été retrouvé. C’est du moins ce que dit le maire à ses conseillers et à Wyck. Malheureusement, ce n’est pas le cas : il ne fait que mentir à tous ses collaborateurs pour gagner du temps.

Il y en a une qui commence à s’inquiéter tout de même, surtout qu’elle a elle-même vécu un événement traumatisant par le passé quand le Croquemitaine est venue chez elle pour la tuer. Voilà autre chose. Elle semble vraiment convaincue, contrairement à Tom.

OK, il y a énormément de pistes ouvertes pour une saison de dix épisodes là, mais l’introduction n’est toujours pas terminée : Tom rentre chez lui et trouve son fils en train de se faire un bon joint dans le jardin. Décidément, c’est un gamin insupportable, ça promet. Bon, il s’agit d’un ado défoncé, mais Tom essaie quand même de le raisonner et de lui parler sérieusement. En vain.

Je commençais à décrocher, mais la sirène d’alarme de l’île se met à sonner pour réveiller mon attention. C’est Wyck qui lance l’alarme, et tant pis pour le journaliste du New-York Times qui est venu écrire sur l’île. Tom le prend mal – et le prend personnellement – mais il décide tout de même d’aller parler avec Wyck.

Il semblerait qu’il soit l’ancien maire vu la tournure de leur conversation, mais bon, je ne le garantis pas. Ce qui est sûr, c’est que Wyck n’aime pas Tom, qu’il voit comme un énorme couard, et qu’il a plein d’infos sur le passé de l’île. Il promet donc une malédiction qui se réveille avec le tremblement de terre. C’est déjà arrivé en 1846, avec une brume mangeant les âmes et une terrible maladie s’emparant de tous les habitants de l’île, puis en 1873, avec un bateau crashé volontairement par le maire de l’époque qui convoitait la jeune épouse du capitaine.

Oddly specific, right ? Patricia a les meilleures questions, et ça me tue de la voir s’embarquer dans des explications délirantes sur la différence d’âge. La série avance toutefois rapidement vers autre chose, avec l’arrivée de Shep dans le bar où sont réunis nos personnages.

Il a passé la journée à être recherché par tous, mais il redébarque dans le bar. Tout va bien, donc. Il est emmené à l’hôpital où il reste dans le coma et où Tom vient le veiller. Pendant qu’il lit son dossier médical, Tom ne voit pas que Shep a les yeux blancs – un des premiers symptômes de la maladie en 1846. Oups.

Shep se réveille finalement pour tenter d’étrangler le maire, puis il fait un arrêt cardiaque avant d’y arriver. Cette fois, quelque chose me dit que Tom va commencer à croire à la malédiction. L’acteur est toujours aussi incroyable, en tout cas, et c’est un rôle qui va lui permettre de révéler tout son talent. Il essaie encore de rester dans son déni, pourtant : il fait la morale à Patricia qui laisse les gens l’influencer, mais on comprend bien que c’est une morale qu’il pourrait se faire à lui-même. J’aime la tournure que ça prend, à vrai dire.

Pendant son repas avec le journaliste, il oublie un temps la brume qui s’approche de l’île très clairement sur le radar, parce qu’Arthur préfère lui parler d’une autre légende urbaine : les habitants nés sur l’île seraient incapables de la quitter – et ceux qui le feraient, couic, morts. Le journaliste a vérifié le témoignage improbable de sa source, en plus, et même si c’est inconcevable, ça plante suffisamment de doute en nous pour que la série tienne la route.

J’aime bien l’idée en tout cas. Pour la suite, on repart sur du plus classique : Tom voit le brouillard s’installer en ville et flippe que son fils soit dehors. Quand les plombs sautent à nouveau, il essaie d’empêcher les clients du bar de sortir, hurle qu’il y a quelque chose dans le brouillard et… La lumière revient. Plus de brouillard. Aha. Le journaliste comprend que le maire lui joue un tour pour être le nouveau Salem. Le gag fonctionne bien.

Au-delà du gag, le doute s’installe plutôt bien, parce que le personnage de Tom est rationnel et critique les doutes qu’on veut lui imposer, mais aussi parce qu’il y a quelques fausses pistes et d’autres mystères inexpliqués, comme cette chaise de torture dans le sous-sol du bar. C’est un cliffhanger inattendu, ma foi.

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