Ma critique du rewatch du pilot d’Agents of S.H.I.E.L.D. : je veux plus de séries comme ça aujourd’hui, c’est tellement bien !
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L’été touche à sa fin et septembre est là : la majorité des nouveautés que j’envisageais pour le blog est désormais en ligne. Je sais d’avance que la reprise du travail va affecter le rythme que j’ai réussi à retrouver en août (j’ai déjà du retard dans mes hebdos), mais comme chaque année, j’ai espoir de réussir malgré tout à visionner des séries. En plus, la rentrée des séries se fait attendre alors… J’y crois !
Bingewatcher The Good Wife (S01)
Dix-sept ans après tout le monde, j’ai enfin commencé The Good Wife. Vingt-trois épisodes plus tard, j’ai compris pourquoi la série avait une telle longévité… malgré quelques juges insupportables, beaucoup trop de romance, il y a une addiction immédiate à Kalinda. Non, c’est pas que ça ?
The Rookie – S08E03 – The Red Place – 19/20
Franchement, c’est fou que la série soit incapable de garder cette qualité sur chacun de ses épisodes. Parfois, c’est vraiment nul et parfois, comme dans cet épisode, j’accroche à toutes les intrigues, je suis positivement surpris par certaines idées et les personnages sont géniaux. En trois épisodes, on passe d’un retour franchement moyen à une série qui me donne envie d’enchaîner toute la nuit.
Spoilers
Nolan arrête un type random, Penn s’inquiète pour une vieille connaissance.
Les points forts
– Pardon ? Comment ça Penn vient voir Seth, son ex-coéquipier bleu, et s’inquiète pour lui maintenant qu’il n’a qu’une jambe ? Je ne m’attendais pas à le revoir, je ne sais pas encore si je continue de penser qu’il est un bâtard ou non, mais la surprise est bienvenue. Je trouve que c’est une bonne idée de prendre des news de ce personnage et, là encore, ça donne un sens au titre de la série, non ? Je n’aurais pas cru ça possible, mais j’ai beaucoup aimé Seth. Son trauma rajoute un intérêt narratif terrible.
– Pourquoi avoir attendu si longtemps pour les scènes Lucy/Tim finalement ? Ils trouvent tout ce qu’il y a à faire sur ce couple en ce début de saison et ça me plaît beaucoup. Je veux dire, c’est parfait de voir Tim agacé par les cartons de Lucy qui traîne partout, non ? C’est raccord avec les caractères des deux personnages, j’adore. En plus, je suis plutôt d’accord avec Tim sur les 48h qui suffisent à donner une place définitive à un objet.
– L’intrigue de la petite arrestation du type sympathique par Nolan qui lance un gros truc, c’est un classique. J’ai beaucoup aimé ce qui est proposé par la série cependant : un triple homicide, sérieux ? Nolan qui se retrouve à faire un interrogatoire en essayant de ne pas griller tout ce qu’il sait ? C’est efficace. Quand en plus on nous révèle qu’il n’a pas tué l’adolescente mais que Celine et Lucy (ce duo !) la retrouvent. J’adore.
– Lucy et Celine parlent enfin trauma, l’air de rien. Bon, ça ne dure pas, mais le fait que ça enchaîne par les filles retrouvant une ado kidnappée depuis trois ans ? Wow. Les performances d’actrices sont excellentes en plus. C’est tout bénef cet épisode ! Samantha pétant un câble en entendant « red place », énorme WOW. Je ne m’attendais pas à tant.
– Nolan a besoin des pompiers et CE N’EST PAS BAILEY qui sort du camion ! ALLELUIA.
– L’intrigue secondaire pour Wesley et Angela était sympa, ça fait plaisir. Et surtout : les intrigues de l’épisode sont liées les unes aux autres ; ça me donne l’impression que je m’inquiétais pour rien à propos des intrigues qui avancent un épisode sur trois. J’espère que le reste de la saison va poursuivre comme ça !
Les points faibles
– Il en faut bien et j’en ai deux évident : nous n’avons pas tout le casting dans cet épisode, ce qui est dommage tout de même, et pas le générique non plus. J’adore le générique, moi.
– On donne peut-être un peu trop le bon rôle à Nolan dans cet épisode : que ce soit lui qui trouve la victime suivante et que ça ramène Grey dans la série, c’était lourd. Oh et ce look pour Grey ? C’est étrange, va falloir s’y faire au fait qu’il soit plus un pote qu’un supérieur désormais.
– Lucy est dans l’abus en fin d’épisode et jamais de la vie on me fera croire qu’en une soirée après le taf et un dîner, Tim sera capable de se débarrasser des cartons.
Lanterns – S01E03 – OutKast – 18/20
Cet épisode 3 est ce que j’appelle une très bonne origin story et, par conséquent, j’aurais aimé qu’elle soit le point d’origine de la série, tout simplement. Il est excellent, renverse les perspectives qu’on pouvait avoir depuis le début et répond à des questions qu’on ne savait pas forcément qu’on se posait. C’est à mon sens l’épisode le plus solide qui récompense enfin la patience qu’il fallait avoir sur le début. Je suis content d’être resté, ouf… mais par contre, on n’avance pas du tout sur le fil rouge là.
Spoilers
L’enfance de John n’a pas été de tout repos.
No. I know exactly why me.
Vous avez vu ? Septembre est là, je vois cet épisode en retard parce que c’est la rentrée ! L’essentiel, c’est tout de même de réussir à le voir et, pour le coup, je suis bien content de ne pas avoir laissé traîner celui-ci davantage car j’aurais détesté être spoilé.
Nous repartons en 2016, pendant l’entraînement de John. Il est catapulté dans un centre commercial désert où il semble suivre un jeu de piste géant – façon course d’orientation. Les flèches le mènent vers le bureau du manager et il est révélé, après une nuit entière d’attente dans la salle, qu’il est là pour être interviewé afin de devenir Green Lantern. Normalement, ce n’est pas comme ça qu’une Lanterne est choisie, mais voilà, l’un des Gardiens a été tué par Sinestro, Hal inquiète de plus en plus ses supérieurs et les règles semblent donc pouvoir être un peu adaptées quand ça les arrange.
La personne qui lui fait passer l’entretien, Lianna, prend l’apparence parfaitement rassurante de Laura Linney alors qu’elle est en réalité l’un des Gardiens. L’actrice est si bien choisie : elle a exactement le visage de quelqu’un à qui on aurait envie de raconter sa vie. Pourtant, son personnage est littéralement en train d’évaluer John pour savoir s’il mérite de devenir un policier intergalactique – il n’y a pas vraiment de suspense, on se doute bien que oui (encore que l’inverse aurait été intéressant comme remise en perspective !). Elle l’interroge sur son enfance, sa famille, sa carrière militaire et surtout sur Hal Jordan, ce qui permet à l’épisode de repartir encore plus loin dans le passé et de changer notre perception des deux premiers épisodes. C’est très artificiel et complètement guidé, mais c’est comme ça qu’on fait en 2026.
Bref, le flashback, l’enfance de John ! Déjà, il est révélé dès le départ que le père de John a failli être une Lanterne ! Cela explique pourquoi il était si instable dans les scènes que nous avions vues jusque-là : quand John était bébé, on est venu le chercher et lui a posé la fameuse question. Avait-il peur ? Il a répondu oui, contrairement à Hal, et a été abandonné aussi vite qu’on l’avait réveillé. Le pauvre homme se retrouve ensuite à voir Hal Jordan à la télévision raconter avec le sourire comment, lui, n’avait pas eu peur et avait donc été choisi. On comprend pourquoi ça finit avec un coup de feu dans la télévision.
Cependant, je comprends aussi Bernadette, la mère de John : elle pète un câble assez légitime en voyant son mari, complètement détruit par ce qu’il vient de vivre, utiliser un pistolet devant leurs enfants et elle lui demande de partir. Seulement voilà, ça ne s’arrête pas là : Lianna débarque ensuite chez elle pour présenter ses excuses au nom des dégâts causés par les Gardiens et confirmer par la même occasion que son mari n’était absolument pas fou. Elle lui offre même un énorme diamant en compensation – idée brillante d’extraterrestre qui ne comprend rien aux humains puisque, évidemment, lorsqu’une femme noire essaie ensuite de revendre un diamant pareil, elle se retrouve interrogée par la police.
J’aime beaucoup la manière dont la question raciale entre en compte à ce moment-là, parce que Bernadette remet immédiatement en question le fameux test des Gardiens. Demander à un homme noir américain s’il connaît la peur et conclure qu’il n’est pas digne de la bague parce qu’il répond oui, c’est peut-être oublier que tout le monde n’a pas eu les mêmes raisons d’apprendre à avoir peur dans sa vie. Pour toute réponse, Lianna lui explique que ce qui intéressait la bague chez son mari pourrait être génétique et donc se retrouver chez leurs enfants.
La mère demande alors à l’extraterrestre, qui lui montre son vrai visage (j’ai adoré ce plan où elle est de dos : on ne voit pas, mais la réaction de Bernadette est incroyable), ce qui arriverait si son fils était élevé sans peur. Comprenant que sa progéniture intéresse les gardiens et pourrait devenir une légende, elle retourne chercher son mari et ils prennent ensemble une décision assez dingue : puisque John pourrait un jour devenir Green Lantern, ils vont faire en sorte qu’il soit prêt. Il aura une éducation différente de celle de ses deux frères, quitte à ce qu’il les déteste tous les deux plus tard. John a donc passé sa vie entière à se former pour devenir une Lanterne. On le savait déjà, mais en connaître la raison apporte un éclairage très différent sur le premier épisode et sur son assurance permanente. C’est une bonne idée de la part des scénaristes de nous le révéler ENFIN. Je pense que ça aurait très bien fonctionné de commencer par-là, par contre. Pourquoi attendre trois épisodes pour apprécier vraiment un personnage ?
Le jour de ses cinq ans, John voulait des crayons de couleur parce qu’il adorait déjà dessiner. Ses parents lui offrent à la place un costume de Green Lantern et… un fusil. Ambiance. Ils lui annoncent également qu’il a une destinée, qu’il continuera d’être élevé différemment de ses frères pour cette raison et que les oiseaux autour de la maison travaillent pour les Gardiens : ils observent tout ce qu’il fait et rapportent ses progrès. C’était donc ça, l’oiseau de l’épisode 2 et le lien si fort que John semblait avoir avec lui !
Le flashback revient plusieurs fois dans l’épisode et, bizarrement, j’ai aimé ce saupoudrage. En fait, je crois que j’aime beaucoup Bernadette et les sacrifices qu’elle accepte de faire, même si elle est complètement tarée dans sa manière de les faire. Elle sait que ses deux autres fils ont déjà grandi avec leurs peurs et qu’ils ne seront pas les bons candidats pour le poste ; John, lui, peut encore être façonné. Bonjour la pression sur les épaules du gamin. Ce qui est bien, c’est que ça enlève aussi beaucoup le côté « c’est l’élu » qu’on retrouve dans énormément de fictions : John n’est pas miraculeusement né sans peur, on a méthodiquement essayé de lui apprendre à ne jamais en montrer. Bon, ça ne donne pas envie d’être à sa place, mais c’est efficace.
Forcément, ça l’isole aussi de ses frères. J’aime beaucoup la scène où ils écoutent OutKast ensemble en voiture – voilà donc le titre de l’épisode, surtout qu’il est également devenu l’outcast de sa propre famille (simple, efficace). Ses frères se moquent de lui parce qu’il parle comme un petit Blanc et pensent qu’il ne connaît pas les paroles ; John se met à rapper avec eux et, pendant quelques secondes, ils ont enfin l’air d’être simplement trois frères qui s’amusent ensemble. Évidemment, ça ne dure pas : ses parents arrêtent la voiture dans un quartier pourri et l’abandonnent là pour qu’il rentre à pied et seul chez lui.
John a passé sa vie à souffrir de la folie de ses parents qui avaient trop d’ambition pour lui. Je veux dire à quel moment tu abandonnes ton gamin dans un quartier mal famé pour savoir s’il est prêt à devenir lanterne ? À quel moment tu lui demandes de tirer en direction de son père ? La mère est une psychopathe, bien plus que le père, et ce n’est pas du tout ce qu’on avait senti pour le moment. L’enfance de John n’est pas très sympa quoi et ses frères le détestent assez logiquement pour l’attention particulière qu’il reçoit. Il vit dans la même maison qu’eux sans vraiment grandir avec eux et, lorsqu’il rentre de son excursion nocturne imposée par ses parents, il finit quand même en larmes sur son lit. Ça remet pas mal en perspective le John très froid et sûr de lui que nous avons rencontré depuis le début.
La scène de l’épisode 1 où le père tirait sur la pomme au-dessus de son fils m’avait un peu choqué, mais elle a une explication encore plus choquante. Bernadette est celle qui propose l’idée pour montrer qu’il n’a pas peur. Quelques années plus tard, Bernadette va plus loin et inverse toutefois l’exercice : cette fois, John doit tirer sur une pomme placée au-dessus de la tête de son père.
C’est là que Bernadette comprend enfin qu’elle est allée trop loin : son fils n’ose pas le faire et culpabilise qu’un oiseau le voit. Elle explique à son fils qu’il est parfaitement normal d’avoir peur de blesser quelqu’un qu’on aime et lui avoue surtout que toute l’histoire des oiseaux qui rapportaient ses progrès aux Gardiens était fausse. Elle avait tout inventé pour le pousser à se dépasser. Au risque de me répéter : la mère est une psychopathe, mais j’aime beaucoup le déplacement opéré par l’épisode : au départ, elle semble faire tout cela pour réparer ce qui est arrivé à son mari, puis elle finit par le faire pour son fils. Elle veut qu’il réussisse, mais elle comprend aussi qu’elle ne pourra pas y arriver uniquement en lui mentant.
John accepte alors de reprendre le fusil, mais cette fois il refuse que son père serve de cible. Ce sera sa mère. J’ai pas mal ri et c’est mérité, mais je suis content qu’elle accepte de le faire. Disons que ça me rassure un peu sur son côté badass qui avait disparu au profit de la folie qu’elle m’inspirait. Eh, faites-moi une série rien que sur elle et sur cette enfance, je prends. John en profite même pour enfin avouer qu’il déteste les cheeseburgers, ce qui rend rétrospectivement encore plus triste le cheeseburger que son père lui promettait dans le pilote après le tir sur la pomme : le pauvre gosse n’osait même pas dire qu’il n’aimait pas ça.
En revanche, je dois dire que si j’ai aimé l’épisode, cette structure d’épisode avec trois temporalités en parallèle est un calvaire pour la critique. Elle fonctionnait vraiment bien à l’écran. Je reste beaucoup plus sceptique sur le choix de nous montrer aussi longuement John dans sa mission de sniper. La semaine dernière, je trouvais les scènes d’action chouettes ; cette semaine, beaucoup moins. La partie où John passe l’entretien, le flashback sur son enfance et tout ce qu’on découvre sur sa famille sont tellement plus intéressants que j’avais surtout envie d’y retourner.
Il faut tout de même reconnaître que la mission militaire sert à montrer jusqu’où l’éducation de John l’a conduit. Il est envoyé au Kamtchatka pour éliminer Gray Wolf, un homme que les Américains cherchent à abattre, et refuse même qu’on lui fournisse une solution simple pour demander son extraction : John ne panique pas, évidemment. Il attend sa cible pendant neuf mois, blessé et isolé dans la nature, et il est enfin sur le point d’accomplir sa mission lorsque… Hal Jordan débarque avec sa bague, détruit une partie du campement et repart tranquillement avec le type. Je trouve ça risible – mais tellement crédible avec les super-héros qui ne savent pas sur quoi ils empiètent avec leurs super-pouvoirs.
John s’en plaint à son supérieur, mais lui-même est dépité : Hal n’a absolument pas reçu l’ordre d’intervenir. Il aurait récupéré l’information auprès d’un haut responsable dans un strip-club et décidé de régler le problème tout seul, sauf qu’aller jouer au super-héros dans une opération secrète menée en Russie provoque évidemment un joli bordel diplomatique. Il faut donc quelqu’un qui prenne la responsabilité de la catastrophe et ce quelqu’un sera John, qui accepte un renvoi déshonorant de l’armée plutôt que d’exposer l’opération.
C’est assez dingue quand on y pense : Hal a déjà pourri la vie de John avant même de vraiment le connaître, mais même quand ils se croisent par hasard, il réussit à faire encore pire ? Il a obtenu la bague que son père rêvait d’avoir, son existence est indirectement à l’origine de toute l’éducation traumatisante de John et il vient maintenant de détruire sa carrière militaire. Pendant l’entretien, Lianna essaie de lui faire admettre qu’il lui en veut et John refuse. Il comprend même que Hal puisse continuer à aimer Sinestro malgré sa trahison parce que, bon, lui aussi sait ce que c’est que d’aimer les gens qui nous ont élevés alors qu’ils sont complètement fous.
J’aime aussi énormément l’idée que John a toujours voulu être dessinateur. C’est astucieusement réparti dans l’épisode, de son anniversaire des cinq ans où il n’obtient pas les crayons qu’il voulait jusqu’à son retour chez ses parents après l’armée. Pour une fois, Bernadette fait alors quelque chose qui ressemble à une décision de mère à peu près saine : elle l’inscrit à une école d’art à son insu. Il peut enfin essayer quelque chose simplement parce qu’il aime ça et non parce que ça doit le transformer en Green Lantern. C’est un bon message…
Mais c’est précisément là que les Gardiens viennent finalement le chercher. C’est même l’une des idées que j’aime le plus dans cet épisode : ses parents ont passé toute sa vie à développer son absence de peur, son endurance et ses capacités de tireur alors que ce qui va démontrer qu’il peut utiliser la bague, c’est aussi son imagination. Un homme lui demande de dessiner de mémoire le bâtiment dans lequel il se trouve avant de lui confier LA bague et de lui demander de recréer la montre de son père. John parvient à reproduire l’objet jusque dans ses mécanismes, mais la montre disparaît dès qu’il rend la bague (contrairement à l’oiseau, donc). L’homme ouvre alors un portail sous ses pieds et lui ordonne de sauter : on revient enfin au début de l’épisode et à son arrivée dans le centre commercial.
Pendant l’entretien qu’elle lui fait passer, Lianna s’inquiète aussi de savoir si toute cette histoire de Lanternes a compliqué les relations de John avec sa famille. Euh… un peu, oui. John a passé dix-huit ans dans la même maison que ses frères en ayant l’impression de grandir sans eux et, surtout, toute sa vie a été organisée autour de l’idée qu’un jour les Gardiens viendraient le chercher. Il est d’ailleurs tellement certain d’obtenir le poste qu’il ne se demande même pas vraiment pourquoi lui. Il le sait.
La révélation finale est un pétard mouillé car j’avais déjà compris ça comme ça : John ne doit pas devenir le protégé de Hal comme on nous le vend depuis l’épisode 1, il doit le remplacer. Disons qu’on nous confirme ici que les Gardiens reprochent depuis longtemps à Hal d’intervenir dans les affaires terrestres sans autorisation et sa relation passée avec Sinestro ne joue clairement pas en sa faveur non plus. Lianna demande donc à John s’il serait prêt à prendre sa place tout en laissant Hal croire qu’il ne fait que former son futur remplaçant éventuel. John l’est, bien sûr. On sent bien que l’éducation parfaitement saine de ses parents a porté ses fruits !
John se précipite d’ailleurs chez lui pour raconter à ses parents qu’il a enfin réussi, et c’est probablement la première fois de l’épisode qu’il paraît réellement heureux, sauf qu’Hal est déjà dans leur cuisine et leur a tout raconté à sa place. Évidemment. Il se montre charmant avec eux (ça n’a pas l’air de les contenter, cela dit), avant de sortir avec John et de changer immédiatement de ton.
Hal ne veut ni protégé, ni second, ni remplaçant : John n’aura sa bague que sur son cadavre. Bon. Sachant que la série a littéralement commencé avec le cadavre de ce Green Lantern, ça finira bien par arriver, mais je pense que ça arrivera bien avant la mort d’Hal… Il conclut tout de même qu’ils commenceront l’entraînement le lundi suivant, s’envole et John regarde un oiseau posé devant chez lui en estimant que Hal doit bien l’aimer. Maintenant que l’on sait ce que représentent les oiseaux pour lui (la surveillance supposée des Gardiens pendant son enfance, même s’il a appris que c’était un mensonge de sa mère), la scène fonctionne très bien et éclaire les deux premiers épisodes.
C’est très chouette tout ça, mais je ne comprends toujours pas pourquoi ce n’est pas raconté dès le premier épisode finalement. Là, on fait une pause complète dans l’intrigue en fil rouge alors que John avait 48 heures pour retrouver un Manhunter susceptible d’entraîner la destruction d’une moitié du Nebraska et que Sinestro venait justement de demander à Hal ce qu’il savait de John. Je comprends donc la logique scénaristique qui consiste à répondre maintenant à ces questions et je reconnais que l’épisode fonctionne extrêmement bien comme ça, mais ça reste très artificiel.
Je sais que c’est comme ça qu’on raconte beaucoup de séries en 2026 : on nous montre d’abord des comportements étranges, on nous fait nous poser des questions pendant deux épisodes et on nous offre ensuite l’épisode flashback qui change notre perception de tout ce qu’on a vu. Ici, c’est particulièrement réussi parce que l’oiseau, la relation entre John et Hal, son obsession pour les ordres ou même sa manière d’utiliser la bague prennent soudain un autre sens… Mais ces éléments auraient aussi pu être apportés dès le début, dans l’ordre, et rester sacrément cool. Bref, je ne vois pas l’intérêt et je vieillis mal, encore une fois.
Allez, ça reste un excellent épisode quand même. Maintenant, ce serait sympa de sauver le Nebraska.
Cette semaine sur le blog #1 : en attendant la rentrée…
Salut les sériephiles,
Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :
Côté visionnage
C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !
Côté blog
Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :
La semaine prochaine sur le blog…
Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).
Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉
Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…
Bingewatcher The Good Wife (S01)
Salut les sériephiles,
Il y a des séries qu’on sait qu’on regardera un jour sans jamais vraiment trouver le bon moment et j’en ai une liste longue comme le bras. The Good Wife faisait clairement partie de celles-là pour moi. Elle est disponible sur Prime Video, ça faisait des années que je savais avoir envie de la voir et il aura finalement suffi que la plateforme lance le premier épisode avec son algorithme de lecture automatique pour que je m’y mette. Vingt-trois épisodes plus tard, me voilà donc à publier un article sur une série diffusée en 2009. Tout va bien.
Ça raconte quoi ?
Pour ceux qui seraient passés à côté eux aussi, The Good Wife suit Alicia Florrick, épouse d’un procureur de Chicago que l’on découvre en plein scandale politique et sexuel. Après treize années passées loin des tribunaux, elle reprend son métier d’avocate pour faire vivre ses deux enfants, tout en restant mariée à un homme qui tente, depuis sa prison, de prouver qu’il a été victime d’un complot. Chaque épisode apporte donc son affaire judiciaire, tandis que la série déroule en parallèle un fil rouge sur les conséquences du scandale, les intrigues politiques et tout ce qui se joue au cabinet.
Et comme toute bonne série, c’est sacrément addictif.
Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?
À l’origine, The Good Wife ne me tentait absolument pas. Je crois même que les affiches avaient leur part de responsabilité : ironique pour une série qui allait s’avérer aussi intéressante dans son écriture des femmes, mais son actrice principale qui nous montre ses jambes (l’affiche ci-contre, littéralement) n’était visiblement pas la meilleure manière de me vendre le programme. Je me souviens tellement d’avoir des magazines avec ce visuel…
Quand, quelques années après, j’ai commencé à entendre beaucoup de bien de la série, le problème était devenu tout autre : je regardais déjà Suits. Deux séries judiciaires en même temps, c’était trop. C’est idiot, je sais, et c’est une excuse un peu conne car j’ai bien regardé How to get away with murder. Cela dit, c’est un peu la même raison qui fait que j’ai regardé finalement assez peu d’autres séries médicales depuis Grey’s Anatomy : quand j’ai déjà ma dose d’un genre, j’ai tendance à ne pas aller voir ailleurs, quitte à passer à côté de pépites comme The Good Wife. Oui, parce que si j’écris cet article, c’est que j’ai adoré.
Alicia Florrick est une sacrée bonne héroïne
Je comprends évidemment pourquoi la série a fonctionné aussi bien. Alicia n’a peut-être pas immédiatement l’aura incroyable que pouvait avoir une Olivia Pope dans Scandal, mais c’est justement son mélange de forces, de faiblesses et d’hésitations qui la rend rapidement attachante.
Le choix de la faire rester avec Peter après tout ce qu’il lui a fait subir est particulièrement risqué, mais ça rend la série fascinante et plus adulte. La série aurait facilement pu transformer son histoire en grande émancipation spectaculaire avec divorce, nouvelle vie et grand discours dès le pilote… Si on était sur ABC.
Sur CBS, on choisit quelque chose de beaucoup plus compliqué et, franchement, ça fonctionne. Alicia peut être excellente au tribunal, complètement perdue dans sa vie personnelle, étonnamment pédagogue avec ses enfants puis faire un choix qui me donne envie de lui demander ce qui lui passe par la tête.
Autour d’elle, le casting est tout aussi efficace. Peter m’agace énormément parce que la série ne cherche heureusement jamais à faire de lui un homme parfait : il est peut-être victime d’un complot, mais il reste coupable de beaucoup de choses. En vrai, Will m’intéresse davantage par son ambivalence. Alicia l’adore et les premiers épisodes nous le présentent justement comme l’homme parfait, avant que les avertissements sur ses méthodes et son passé commencent à s’accumuler. J’ai ensuite surtout eu envie de découvrir ses parts d’ombre… avant de le regretter un peu, parce que goujat.
Diane, en revanche, m’a demandé un peu plus de temps – la suite du paragraphe est spoiler. C’est lorsque Kalinda commence à enquêter autour de l’homme qu’elle fréquente que quelque chose se débloque pour moi : elle devient plus drôle, plus humaine et beaucoup plus intéressante. Christine Baranski est de toute façon excellente.
Kalinda, évidemment
Mon personnage préféré reste cependant Kalinda, et assez largement. Elle avait déjà beaucoup d’humour au début de la saison, le 1×04 montre vraiment ce qu’elle peut apporter à la série lorsqu’on lui donne davantage de place. J’adore ses certitudes, son efficacité, son look absolument incroyable et toutes les petites failles qui commencent progressivement à apparaître derrière son assurance.
Et à partir de maintenant, spoilers sur toute la saison 1.
Concernant Kalinda toujours, j’aime aussi énormément la manière dont sa sexualité est amenée. La série ne donne pas immédiatement toutes les réponses et laisse les informations arriver naturellement. Pour une série diffusée sur CBS en 2009-2010, je suis même assez surpris de la place accordée à sa bisexualité. Bon, le fameux baiser du final (je sais qu’il est fameux sans rien avoir à chercher) entre deux femmes filmé en ne montrant pratiquement que leurs jambes, c’est quand même du foutage de gueule. Il ne faudrait pas non plus traumatiser l’Amérique.
Kalinda est parfois sous-exploitée dans cette première saison, mais chaque épisode qui la met davantage en avant gagne immédiatement quelques points. Le 1×14, notamment, est un bonheur.
Mon autre chouchou est peut-être Cary, mais c’est plus difficile à assumer et pas forcément pour les bonnes raisons. Il fonctionne presque à l’inverse de Kalinda : il m’agace très régulièrement et je trouve ça génial. Il est faussement gentil, parfois vraiment gentil, possède un sourire beaucoup trop mignon pour son propre bien et peut passer en quelques secondes de petite tête à claques à collègue auquel on aurait envie de tout pardonner (parce que le sourire, mais va-t-il arrêter de sourire enfin ?). Son comportement dans la dernière ligne droite face à Alicia est délicieusement mesquin. J’aurais aimé qu’il digère sa défaite avec un minimum d’élégance, mais le voir finir par passer chez l’ennemi est évidemment bien plus intéressant (et prévisible) pour la suite.
Une série procédurale… que j’ai pourtant binge-watchée
Le principal défaut de cette saison vient aussi directement de son format : The Good Wife est une série procédurale. En binge-watching, enchaîner les nouvelles affaires peut devenir un brin répétitif. Il faut également survivre au défilé de juges tous plus barrés les uns que les autres, avec leurs règles impossibles et leurs exigences absurdes. J’aime beaucoup que certains reviennent, mais plusieurs m’ont donné envie de lever les yeux au ciel.
Toutes les affaires ne se valent pas non plus. Le 1×09 est probablement l’épisode qui m’a le moins convaincu : Stern y est franchement imbuvable, les associés se déchirent façon mauvais épisode de Suits, la grand-mère (que j’aime bien autrement) jette tranquillement des preuves importantes et Alicia ne croit pas une prostituée qui dit pourtant la vérité. Cette mi-saison m’a étonnamment moins plu.
À l’inverse, quand la série exploite vraiment son format judiciaire pour réfléchir à quelque chose, elle peut être excellente. Le 1×06 et sa réflexion sur la reconnaissance faciale des suspects par des témoins, biaisée notamment par la couleur de peau, fonctionne remarquablement bien encore aujourd’hui. Le simple échange des photographies en fin d’épisode suffit à rendre toute la démonstration limpide.
Le 1×10 m’a aussi beaucoup plu malgré son énorme détour autour de la femme du juge et d’une tentative assez douteuse de justifier son racisme par un supposé viol. Le retournement final et l’histoire de pots-de-vin fonctionnent parfaitement pour rétablir la course de cette intrigue. Enfin, le 1×18 avait quant à lui une excellente idée en adoptant davantage le point de vue des jurés… malheureusement parasitée par une dose de romance dont je commençais sérieusement à me passer.
Vingt-trois épisodes, de vraies intrigues et des messages : qu’est-ce que ça manque aujourd’hui !

C’est probablement ce qui m’a le plus frappé en regardant cette saison aujourd’hui : elle possède 23 épisodes, des affaires bouclées chaque semaine, une intrigue autour de Peter qui progresse régulièrement, des personnages secondaires développés et encore suffisamment de temps pour laisser respirer tout ça. Quelle époque qui me manque, vraiment !
Le fil rouge justifie parfaitement le titre de la série et m’a réellement fait douter à plusieurs reprises. La confrontation entre Childs et Alicia dans le 1×11 fait enfin avancer franchement les révélations sur la conspiration et l’épisode se permet en plus un cliffhanger hilarant autour de l’identité supposée de la lesbienne cachée du cabinet. C’est mon fou rire série de l’année pour le moment, je crois ! Voir Diane désignée alors qu’Alicia jette un regard absolument pas discret vers Kalinda m’a fait mourir de rire.
La série sait aussi apporter de vraies réflexions sur la justice, le racisme ou l’inclusion. Elle est parfois en avance sur son temps, à un point où ça peut faire peur, d’ailleurs : elle a tout un épisode sur une caricature religieuse qui n’est pas sans rappeler Charlie Hebdo… Mais bien avant.
Il y a en plus quelque chose d’assez fascinant à voir une série de 2009 aborder certains sujets aussi frontalement. Je ne suis pas sûr que ça se ferait aussi facilement dans le climat politique actuel aux États-Unis. Cela dit, je dis tout ça, mais c’est avec tout de même une sacrée contradiction : le casting principal est incroyablement blanc. La série parle beaucoup de discriminations raciales alors qu’aucun personnage noir ne fait réellement partie du groupe principal de cette première saison. Quelques personnages prennent progressivement davantage de place autour de Peter et dans les intrigues secondaires, mais le contraste reste frappant.
Les adolescents, eux, me plaisent nettement moins. Le 1×07 est particulièrement chargé en ados écrits de manière très schématique et la copine de Zach m’a rapidement épuisé. La voir essentiellement servir à vendre du sexe, fantasmer sur Peter et pousser Zach à faire des conneries… aaaah. Heureusement, elle fait partie des (nombreux) personnages secondaires qui disparaissent en cours de saison. C’était parfois un peu agaçant de voir des persos évincés comme ça, d’ailleurs… Mais pas elle.
Le grand rendez-vous des acteurs de 2009
Regarder The Good Wife aujourd’hui apporte également un plaisir classique sur ce genre de marathon : reconnaître une guest star par épisode en moyenne. Community, Desperate Housewives, Scandal, Grey’s Anatomy… j’ai passé la saison à pointer l’écran devant des acteurs que j’ai vus ailleurs depuis.
La saison se termine même avec Amy Acker, parce qu’Amy Acker est dans le dernier épisode évidemment. Pourquoi Amy Acker apparaît-elle toujours dans le dernier épisode des saisons 1 ? Je vais vraiment finir par avoir fait le tour complet de sa filmographie, par contre. Et pfiou, ça me rend triste, parce que qu’est-ce qu’elle est parfaite. Je l’adore.
Au rang des guests que j’ai adoré, l’avocate Nyholm, enceinte pour sa première apparition, fait notamment partie de ces personnages que j’espère vraiment revoir parce qu’elle me fait mourir de rire. Et puis Elsbeth débarque, bien sûr, et éclipse tout le monde. Je ne pensais absolument pas qu’elle arrivait aussi tôt dans The Good Wife, et je viens donc apparemment de signer pour trois séries différentes simplement parce que Prime Video a décidé un soir de lancer automatiquement l’épisode 1. Comme tout le monde, je crois, je l’ai adorée dès son apparition, évidemment.
Trop de romance par contre
Ma principale réserve, notamment sur la dernière partie de saison, concerne le triangle Alicia / Peter / Will, qui finit par prendre beaucoup trop de place à mon goût. Je n’accroche pas tellement aux relations amoureuses de la série, en fait ; je ne sis pas là pour ça.
Le 1×17 résume assez bien mon problème : Alicia couche avec Peter alors qu’elle est clairement troublée par Will et j’ai beaucoup de mal à comprendre cette décision – je sais que c’est un moyen de fuir ce qu’elle ressent, mais je n’approuve pas trop ça. Julianna Margulies joue remarquablement tout ça et les hésitations d’Alicia donnent quelques scènes amusantes (le demi-tour une fois dans le parking !), mais je ne suis déjà pas spécialement client du couple Will/Alicia, alors voir ça comme ça… C’est frustrant. Prends tes décisions et agis en conséquence.
Forcément, quand le grand cliffhanger final repose sur cette relation, je suis moins emballé. Cela dit, sa demande m’a donné envie de crier « enfin ! ». Heureusement, la fin de saison a d’autres cartes à jouer. J’aime beaucoup plus ce qui se passe autour de Kalinda. C’est ce genre de choix (et de trahison, pourquoi tu fais ça Kalinda ?) qui me donne réellement envie de lancer la saison suivante : pas uniquement savoir avec qui Alicia va finir, mais voir jusqu’où tous ces personnages sont prêts à aller lorsqu’on commence à gratter derrière l’image qu’ils donnent.

En bref, c’est une excellente première saison, à laquelle je mets un solide… 17/20
La moyenne est peut-être un peu haute, je sais, mais je me suis fait avoir : The Good Wife est extrêmement bingeable. Tout n’est pas parfait. Certaines affaires sont moins engageantes, quelques personnages secondaires sont trop caricaturaux, la romance devient envahissante alors que bof et regarder autant de procedural à la suite finit forcément par produire un peu de lassitude. Pourtant, j’ai avalé les 23 épisodes avec une facilité assez remarquable, alors bien sûr que la note doit être haute !
Surtout, j’ai envie de retrouver Alicia, Diane, Will, Cary et évidemment Kalinda. J’ai envie de savoir ce que cache réellement Will, jusqu’où Peter peut aller, ce que Cary va devenir de l’autre côté et pourquoi tout Internet semblait déjà connaître Elsbeth alors que je viens à peine de la rencontrer.
Dix-sept ans pour commencer The Good Wife, donc. J’aurais peut-être pu me décider un peu plus tôt, mais je ne regrette pas de la découvrir maintenant car elle n’a rien perdu de sa superbe. Et vous, vous l’aviez regardée lors de sa diffusion ou vous l’avez découverte bien plus tard ? Surtout : quel était votre personnage préféré à ce stade de la série ? Parce que pour détrôner Kalinda chez moi, il va maintenant falloir travailler très fort – mais chut, ne me racontez rien de la suite !















