Grey’s Anatomy – S22E18 – Bridge Over Troubled Water – 17/20

Il manque un ou deux épisodes à cette saison. Désolé, mais c’est un constat assez évident à faire quand on voit comment les scénaristes jonglent avec difficulté entre toutes les intrigues et tous les cliffhangers qu’ils veulent placer dans cet épisode. C’est un très bon épisode, en soi, mais c’est parce qu’on enchaîne toutes les histoires sans avoir de répit pour digérer ce qu’on est en train de regarder. Ce n’est pas que ça qui fait une bonne fin de saison, normalement.

Spoilers

Teddy apprend qu’Owen était sur un pont qui s’est effondré. Ah si seulement, il pouvait être mort.


Uh it’s not a good morning, a bridge collapsed.

J’avais juré que je regarderais l’épisode dès le réveil, mais ce n’est pas exactement ce que j’ai fait, bizarrement. J’ai privilégié le ménage et deux trois errances à scroller (clairement, pas sur Twitter, je ne suis pas fou), mais eh, me voilà enfin pour voir cet épisode et… J’ai tellement ri de la première scène. Je suis quelqu’un d’atroce, mais ça fait tellement longtemps que je suis soulé par l’existence d’Owen que j’ai bien le droit de me réjouir de le voir coincé dans sa voiture. Non ?

Je ne suis pas un psychopathe, promis. C’est la catharsis, je purge ma colère et mon énervement de la semaine dans cette scène où l’on voit Owen couler et Teddy s’inquiéter – même si Teddy, je l’ai adorée trop longtemps avant qu’elle ne me saoule pour que ça ne me fasse pas un peu de la peine. Le tout est saupoudré d’une voix-off de Meredith qui nous parle d’un homme bien sympathique qui a donné son sang pour sauver deux millions de vies.

Nous retrouvons Meredith dans cet épisode, d’ailleurs. Elle bosse toujours sur ses recherches avec Amelia. Cette dernière est toutefois plus préoccupée par sa relation avec Toni, apparemment : elle comprend que Toni veut rester avec son ex, refuse de lui parler pendant tout l’épisode, se faisant une raison sur ce qui leur arrive. Cet épisode marque également le retour de Catherine dont je me serais passé.

Jules découvre seulement ce matin-là que Kwan est viré, et elle ne semble pas plus affectée que ça. Elle ne demande même pas pourquoi ! En vrai, elle semble plus surprise de la coucherie entre Simone et Lucas. Tiens, d’ailleurs, tristesse : le SMS qu’elle a reçu était simplement un SMS de Bryant ; j’ai vu ça hier soir en revoyant la scène dans une meilleure qualité. Je préférais mon scénario.

Qu’est-ce que j’en ai à faire qu’elle culpabilise d’avoir trompé Bryant comme elle a trompé Lucas avant ça ? Elle est odieuse et je la déteste, rien de nouveau. Pourtant, en fin d’épisode, Lucas lui révèle qu’il ne regrette peut-être pas d’avoir couché avec elle, et on la voit qui bug face à cette révélation. Elle part tout de même de l’hôpital avec Bryant… Et franchement, j’espère qu’on va vite nous libérer Bryant de cette situation de merde !

Du côté du pont, j’ai trouvé la mise en scène bien moins impressionnante que ce qu’elle aurait dû. On nous vend un truc catastrophique, mais le plan large donne l’impression qu’il y a bien peu dans l’eau, finalement. Dans l’eau, il y a évidemment Owen. Il parvient à sortir de sa voiture qui coule et se met aussitôt en tête d’aller aider les autres victimes de l’accident.

Vraiment, cet épisode aurait été un crossover parfait avec Station 19 et c’est frustrant de ne pas avoir les pompiers qu’on connaît sur place. Owen fait tout ce qu’il peut pour aider les autres au détriment de sa propre santé : personne ne prend soin de lui. Trempé et blessé, il prend des décisions de l’extrême parfaitement impossibles. Donnez-lui son spin-off que personne ne regardera et rendez-nous Grey’s. Bon, la scène est dure comme tout, avec Owen qui prend la décision d’amputer la jambe d’une gamine qui risque autrement de mourir. Ce qui est dur, c’est que le père et le frère sont là pour tout entendre. Franchement, j’ai eu l’impression qu’on perdait beaucoup de temps avec ces scènes, parce que je m’en fiche pas mal d’Owen et que ça laisse Teddy stressée pour rien.

À l’hôpital, les victimes de l’effondrement du pont arrivent au compte-goutte. On commence d’abord par suivre le cas d’une femme en mauvais état. Quand Bryant parvient à avoir son mari au téléphone, il apprend qu’elle est enceinte. Cela permet à Jo de montrer qu’elle gère vachement dans cette spécialité, concours ou pas. Et en attendant, elle se retrouve dans une situation de l’impossible où elle doit bosser avec Link pour sauver le bébé. Le problème, c’est que Link se blesse encore à l’épaule au passage et que Jo est stressée de se retrouver à devoir sauver une mère en état critique.

Après une longue journée, Jo explique à Link qu’elle n’a pas passé son examen. Soit. Par contre, je suis énervé de la réplique qui suit : elle n’est plus sûre de vouloir être chirurgienne désormais. Qu’est-ce que c’est énervant ! C’est Jo. On l’a vue se battre pour ça pendant tellement d’épisodes… Link est plutôt cool à être un bon soutien pour elle, mais la saison se termine avec lui qui se drogue aux anti-douleurs. Le couple est mal barré. J’adore le fait que la série propose une intrigue où un personnage voudrait renoncer à la chirurgie… mais je n’aime pas le fait que ce soit Jo.

Cass revient également dans cet épisode, parce qu’elle ne peut pas rejoindre son hôpital suite à l’effondrement du pont. Elle préfère donc venir aider au Seattle Grace (je sais, ça a changé de nom depuis genre dix ans) pour s’occuper de patients avec des résidents dont elle connaît les noms. Je suis impressionné par sa mémoire.

Je suis aussi super énervé, parce que le patient qu’elle prend en charge avec Jules et Simone s’appelle Nick Marsh. Putain. C’est bon, Meredith en a eu assez, laissez-la en paix, bordel ? Tout le monde s’en fout de Nick, pas besoin de le tuer ! Lui, il préfère faire en sorte de rassurer Meredith. Ce n’est pas évident. Elle se précipite évidemment aux urgences pour parler de sa condition médicale et confirmer qu’elle est sa femme. Est-ce que c’est la manière tordue des scénaristes de faire une demande en mariage ?

En tout cas, voir Nick dans cet état détruit toute la joie de Jules. Elle est stressée comme tout pour son ancien mentor (ce qui est aussi le cas, dans une moindre mesure, de Lucas et Simone, trop occupés à gérer leur coucherie, encore) et en parle avec Ndugu dans ce qui est une scène bien mignonne et bien sentie de la part des scénaristes.

Ce qui m’énerve le plus dans tout ça, c’est qu’en réfléchissant à quel personnage ils pourraient tuer autre que Owen dans l’effondrement de ce pont, je n’avais pas songé à Nick. C’est inutilement sadique de mettre Meredith dans cette position. Cela fonctionne bien, parce que bien sûr, elle demande à Miranda d’opérer Nick – et Miranda n’est pas censée opérer. Catherine apprend bien sûr qu’elle est au bloc, même si elle n’en a pas le droit. Elle l’engueule au pire moment, à savoir pendant l’opération au moment où il y a un problème. Pas de quoi s’inquiéter, Meredith veille au grain et sait comment faire pour le sauver. Elle sait quoi dire à Bailey pour qu’elle sauve Nick, avec Cass.

Cela fonctionne aussi vis-à-vis d’Amelia cette intrigue : elle voit Mer stresser pour Nick, ça ravive le souvenir de Derek et des médecins incompétents l’ayant tué juste ce qu’il faut. Et puis, finalement, Nick survit et est dans un état stable. Jules réussit à ramener ça à elle, bizarrement, en expliquant à Ndugu qu’elle veut être son contact d’urgence parce que tout ça la fait réfléchir à leur situation où personne n’aurait su qu’ils étaient en couple. Ah lala.

Et sinon, Meredith ? C’est elle qui demande à Nick de l’épouser. Evidemment. Je le savais depuis le début de l’épisode, franchement. C’est toutefois une bonne chose et une bonne évolution pour ces personnages. Allez, on est reparti pour un mariage dans la série, cela faisait un moment tout de même (quoique Jo et Link, c’était y a quoi ? Deux ou trois saisons ?).

Reste le cas de Bailey. Elle est frustrée de ne pas pouvoir prendre plus de décisions concernant l’hôpital, surtout quand elle apprend que l’effondrement du pont est dû à une coupe budgétaire, encore. Est-ce que les scénaristes critiquent l’administration Trump ou juste ABC à ce stade ? Non parce qu’eux aussi font face à des coupes. Et bien sûr, ça se termine par Bailey qui envisage de reprendre un master en relations publiques. C’est sûr que Teddy ou Richard ont dû faire ça, tiens mdr.

Loin de tout ça, Teddy fait en sorte de s’occuper de patients en oubliant l’existence d’Owen – dont elle a quelques nouvelles par Ben. Elle accepte aussi de faire bosser Kwan, même si elle sait qu’il est viré. Cela ne plaît pas à Richard, et ça se termine en clash entre Teddy et Richard dans le couloir de l’hôpital, où Teddy dit explicitement n’en avoir rien à foutre de l’avis de Richard quand il y a des vies en jeu – après tout, l’erreur faite par Kwan ne risque pas de se reproduire. Bim.

L’autorité de Richard est bien remise en cause, comme ça. Pourtant, il prend quand même le temps d’aller lui parler et la consoler par rapport à Owen. J’ai un peu de mal quand Teddy dit qu’elle a eu une grosse dispute avec Owen la veille – c’est loin d’être leur plus grosse dispute, franchement.

De toute manière, Teddy est rassurée concernant Owen quand elle reçoit une patiente qu’il a sauvée sur place. Elle reconnaît sa procédure médicale et est aussitôt souriante, loin de se douter qu’Owen est justement en train d’arriver dans une ambulance et refuse les soins pour suivre son patient jusqu’au bout. Quel idiot. N’a-t-il jamais vu un seul épisode de Grey’s Anatomy ?

En tout cas, au bloc, Teddy continue d’enseigner plein de choses à Kwan, ce qui est plutôt ironique vu que c’est supposé être sa dernière opération. Elle le félicite pour ce qu’il fait, mais lui donne aussi des conseils pour expliquer à Richard à quel point il est nécessaire dans l’hôpital. Pourtant, quand il le fait, avec un bon discours en plus, Richard ne lui laisse pas la parole, voulant simplement récupérer son badge et le virer.

Catherine est présente et ne semble pas tout à fait d’accord avec son mari, mais elle ne dit rien, pour ne pas saborder son autorité. Il est assez évident, pourtant, qu’elle n’a pas envie du tout de le laisser faire n’importe quoi – elle se fight même avec lui concernant Bailey et l’opération qu’elle a dû faire. Est-ce que je vais apprécier Catherine ?

Quant à Teddy, elle se rend ensuite dans le bloc voisin, où elle est rassurée de voir Owen opérer. Et pourtant, il reste le suspense de sa blessure. Je veux tellement qu’il meure, mais ça n’arrivera pas, hein ? C’est Owen. Après l’opération, Teddy peut expliquer à Owen qu’elle ne veut plus aller à Paris parce que sa maison sera toujours là où est Owen. Ce dernier décide donc de partir à Paris avec elle : il se rend compte, après tant d’années, qu’il a toujours été un putain d’égoïste la forçant à construire sa carrière autour de lui. Oh putain. Dégagez. Ca m’énerve que ça se termine comme ça pour Owen. Comment ça, vous lui donnez l’occasion d’avoir le bon rôle et de dire ça ? Putain, mais jusqu’au bout. Je le déteste. C’est donc un happy end que les scénaristes réservent aux deux personnages les plus détestés de la série, je crois. Même Burke n’a pas réussi à capitaliser autant de haine en son temps, parce qu’il est resté moins longtemps. Soyons honnêtes, ça fait cinq saisons que Teddy et Owen tournent en rond.

Et pourtant, j’ai un petit pincement au cœur quand je vois les flashbacks en fin d’épisode. Ils ne me manqueront pas – ils ne me manquent jamais dans les épisodes où ils ne sont pas là, au contraire. Par contre, je me dis que les acteurs perdent leur job, quand même.

Teddy quitte la série en éteignant la lumière de son bureau. De manière logique, Owen quitte la série en regardant une dernière fois les urgences. Bordel, quel plaisir de savoir qu’il se barre ! C’est dingue à quel point ce double départ est étrange. Ils sont là depuis quinze ans et leur départ ne m’affecte pas plus que ça. Franchement, ça fait quinze ans que ces intrigues ne m’intéressent pas plus que ça. Honnêtement, je suis plus affecté et dépité du départ probable de Kwan, puisqu’il est viré par Richard, sans adieux aux autres résidents, que par ce départ d’Owen et Teddy. Autant le départ de Levi m’avait laissé sans dessus-dessous avec les mêmes flashbacks, autant l’hommage à Eric Dane m’a dégommé sur place, autant j’ai l’impression que je n’ai aucun souvenir des intrigues Teddy/Owen. Quinze ans que je suis leurs histoires sans en avoir rien à faire, finalement, et ça se sent quand je suis incapable de savoir ce que nous montre au moins la moitié de ces flashbacks. Oups.

Et puis, comment ça, ils quittent l’hôpital le jour-même ? Aucune période où ils annoncent qu’ils vont se barrer ? Pas une scène avec les autres personnages ? Pas une scène Teddy/Jo ? Franchement, quel aveu de faiblesse de la part des scénaristes. Tout est dit : ils vivaient en autarcie complète du reste du casting.

Ca se sentait avec l’arrivée de Cass, d’ailleurs. Pourtant, Sophia Bush réussit à peut-être se frayer un chemin vers la saison 23 : un cliffhanger parmi tant d’autres nous révèle ainsi qu’elle a couché avec Amelia – ce qui est con, parce que Toni venait dire à Amelia, justement, qu’elle voulait être en couple avec elle, qu’elle avait vraiment rompu une nouvelle fois avec son ex-femme et qu’elle était en train de tomber amoureuse. Outch. J’aurais aimé voir les scènes entre Cass et Amelia, parce que vraiment, ça sort de nulle part, même pour Grey’s.

En bref

Cette saison a tourné en rond et a fait ce que la série sait faire de mieux : être sur son rythme de croisière, sans se remettre particulièrement en question. Pourtant, la fin de saison me laisse un bon espoir pour la suite. Contrairement à l’an dernier qui terminait surtout sur une explosion qui promettait une remise en question toute relative et, à la rigueur, un cancer pour Richard, cette saison se termine avec une multitude de cliffhangers et de possibles pour la série : Kwan viré, Amelia dans un triangle avec Toni et Cass, Bailey qui n’a plus le droit d’exercer (et veut passer un master ??), Jules et Ndugu qui veulent officialiser leur couple (j’ai un gros espoir pour leur mettre des bâtons dans les roues perso), Lucas et Simone qui sont en passe de devenir les nouveaux Teddy/Owen, Mer qui veut se marier, le poste de Teddy qui est ouvert, Link qui se drogue ou encore et surtout Jo qui veut arrêter la médecine.

Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’il y a plein de graines d’intrigues et à l’exception de Lucas/Simone, il y a surtout des intrigues qui me donnent envie de revenir. Bon, d’accord, Link, ça me soule aussi, mais qui sait ? Ca peut être traité de manière intéressante, ça peut lui redonner des scènes avec Amelia, allez, je ne sais pas, il y a peut-être de quoi rendre ça intéressant.

Maintenant, la pause va être longue : c’est le problème avec une saison amputée de quatre à six épisodes (je veux dire, on a déjà eu des saisons à 25 épisodes, c’est pas la même que 18 quoi !). Il n’est pas encore annoncé que la saison 23 sera diffusée en septembre/octobre comme d’hab (logique, les upfronts ne sont pas encore passés, vu que c’est fin mai…), mais bon, on fait face à au moins cinq mois sans la série.

Comme d’hab, ça me paraît interminable, comme d’hab, je vais tout oublier dans l’entre saison, comme d’hab, ça va reprendre vite. Mais tout de même ! J’ai hâte d’en savoir plus sur le casting de la saison, je suis content du départ de Teddy et Owen qui va faire de la place (et surtout du temps d’écran) pour les autres et… Allez, à la revoyure !

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Grey’s Anatomy – S22E17 – Through the Fire – 16/20

La série joue un peu trop avec mes espoirs en ce qui concerne cet épisode. On sent à quel point la fin de saison approche (comment ça, il ne reste qu’un seul épisode ?!) dans le traitement des intrigues et dans la manière dont tout commence à s’emballer pour les personnages – et il y a beaucoup d’intrigues impactées ici. Je croise les doigts pour des conclusions plus positives et une saison 23 qui repartent sur de meilleures bases !

Spoilers

Maya Bishop débarque aux urgences.


How many crystals do you have in your pockets?

Cela doit faire un bon mois que je suis spoilé sur la guest de cet épisode et, en vrai, ça m’énerve énormément. Ce n’est pas que le spoil en lui-même qui me soule, c’est vraiment le retour en lui-même (elle a intérêt de ne pas être seule, déjà), et dans ces conditions en plus. La série est annulée, laissez les personnages vivre un happily ever after, je ne sais pas.

Elle met un moment à arriver, mais bien sûr, Maya débarque aux urgences comme annoncé il y a plusieurs semaines un peu partout sur Twitter déjà. Maya de Station 19, donc, continue d’être une super pompier dans son coin. Personne ne mentionne que sa femme est supposée bosser dans cet hôpital, mais bon, je suppose que ça aide d’être la compagne d’Owen dans la vraie vie pour avoir droit à un épisode de plus après l’annulation de sa série ?

Bref, Maya est tombée dans un incendie et est gravement brûlée. Au moins, elle débarque consciente et ça lui permet de rattraper le temps perdu avec Ben. Bon, en vrai, ils semblent toujours se parler, ce qui serait bien le minimum quand on voit à quel point ils passaient tout leur temps ensemble il y a encore deux ans. D’ailleurs, Ben sert de soutien émotionnel pour elle plus qu’autre chose pendant que les médecins – Toni, Kwan, Amelia, Link – l’auscultent. Elle est entre de bonnes mains, je suppose.

Elle est aussi sacrément brûlée sur tout le corps, et ça n’est pas rassurant du tout. Carina ? On ne la verra pas de l’épisode, puisqu’elle a eu la bonne idée d’emmener les enfants en Italie. BEN VOYONS. Putain, les scénaristes se foutent de nous à ce stade ! Je trouve ça si nul. Maya refuse qu’on la prévienne – alors qu’elles passent leur vie à respirer le même air de l’autre depuis des années ; eh, je refuse de croire que le cordon puisse être coupé comme ça. C’est d’autant plus inconcevable qu’elle ne veut pas que Carina soit au courant alors que toute la caserne le sait, donc forcément y a un chat de groupe où ils en parlent ET alors qu’elle est emmenée au bloc opératoire pour une double opération – réparation du tibia et apaisement des brûlures.

C’est Ben qui se charge de l’apaisement des brûlures, et comme toujours avec lui, ça signifie qu’il n’écoute ni les conseils de Bryant, ni les ordres de Toni. Il insiste ainsi pour dire qu’il a été pompier et anesthésiste avant d’être chirurgien et promet à Toni qu’il ne fera aucun mal à Maya. On le laisse une fois de plus faire tout ce qu’il veut. C’est dingue comment il a tous les privilèges partout où il passe. Maya ? L’opération se termine bien, mais elle reste inconsciente dans une chambre d’hôpital où Miranda et Ben la veillent. Et c’est tout. Où sont tous les autres pompiers ? Comment peuvent-ils prévoir une intrigue comme ça sans nous ramener toute la caserne comme ils l’ont fait pendant des années ?

Oh, je ne suis pas naïf : je sais qu’ils n’ont pas l’argent pour ramer tout le casting… mais du coup, ne faites pas cette intrigue. Au minimum, il faudrait nous dire qu’ils sont toujours à s’occuper de l’incendie, mais non, on nous dit que celui-ci est maitrisé. À son réveil, il n’y a que Ben dans la chambre. C’est l’occasion de nous faire croire que Carina se contente d’emoji avec Ben (!) et de nous donner des nouvelles de la parfaite petite vie de famille de Maya. Pire encore : cela permet de convaincre Toni qu’il fait un bon candidat pour la chirurgie plastique, alors elle l’embauche. Se servir de Maya pour simplifier encore la carrière de Ben ? Pff. Lourd.

Autrement, l’épisode commence par Jules annonçant à Winston qu’elle a leur trouvé une chambre où coucher – une chambre de luxe en plus, c’est chouette. Elle peut le faire maintenant qu’elle a fini toute l’opération avec ses ovocytes – mais ce n’est pas encore le cas de Simone. Si Simone stresse pour une opération de routine la concernant en approche de fin de saison, c’est qu’il est possible qu’un impact soit prévu par les scénaristes.

Ainsi, en fin d’épisode, Simone apprend donc qu’elle ne pourra peut-être pas avoir d’enfant et qu’il n’est pas possible de faire la procédure ce mois-ci. Déprimée, elle en parle à… Lucas ? Putain, il peut pas continuer à la détester ? Ce serait plus simple. Non, au lieu de ça, ils couchent ensemble et au matin, Simone a plein de messages. Ils sont d’accord pour dire que c’est une erreur d’avoir couché ensemble et que personne ne doit être au courant, mais moi, je le vois comme la parfaite occasion de nous dire que Simone, persuadée qu’elle sera mauvaise mère en plus, est enceinte et que son médecin s’était trompé. Au secours.

En attendant, on se concentre toutefois sur Jules dont la chambre d’hôtel part en flammes – dans l’hôtel où Maya et son bleu sont blessés. C’est triste et elle passe son épisode à se renseigner sur l’hôtel, ce qui est plutôt amusant. Et oui, Jules est sur le cas d’un autre pompier : si Maya est brulée, elle n’est pas la seule : Richard, Jules et Meade (le nouveau) s’occupent ainsi de son bleu – eh, donnez-nous une nouvelle saison de Station 19 si c’est ça.

Le bleu s’en sort plutôt bien – et suffisamment pour que Jules et Ndugu puissent en profiter pour se confier leurs petites bizarreries, les secrets qu’ils gardent pour eux, et coucher ensemble parce que c’est si sexy d’avoir des petits secrets. OK.

Bien que divorcés, Owen et Teddy passent encore tout leur temps ensemble et il l’aide même à s’habiller quand il pense qu’elle part en rencard. C’est tellement n’importe quoi ce couple, je n’en peux plus, libérez-nous ! J’espérais au moins que les derniers épisodes de la saison serait l’occasion de leur donner une nouvelle intrigue.

C’est plus ou moins ce qui se passe dans cet épisode avec Teddy qui se voit offrir un poste par une ancienne mentor dont on n’a jamais entendu parler : adorant son ancienne interne, cette ex-boss lui propose de gérer un centre de recherches à Paris. Eh, laissez-nous en-dehors de ça ! C’est toutefois drôle de voir Owen conseiller à Teddy d’aller prendre l’air à Paris, hein. Et fou d’entendre des américains dire que les US sont plus à la traîne en recherches que la France. Trump est passé par là.

Teddy passe le reste de l’épisode à réfléchir à la proposition qui lui est faite. Quand elle en parle à Owen comme d’un possible projet sur lequel elle n’a pas encore pris sa décision, il se braque comme jamais. Il décide toute de même, le lendemain, de lui laisser un message vocal sur sa messagerie pour s’excuser de son comportement et lui dire qu’il a hâte d’en parler avec elle. Pas de bol, il fait ça depuis un pont qui est sur le point de s’effondrer.

La série se contente d’une scène où il est au téléphone et on ne la voit même pas tomber ? ENCORE un accident de voiture pour lui ? Espérons qu’il soit fatal, mais je n’y crois pas.

Pendant ce temps, Bailey a pris la décision d’endosser toute la responsabilité des erreurs de Kwan. Ce n’est pas si évident pour elle : elle a un dossier impeccable donc ça devrait passer, mais Kwan est hyper stressé et se met à se dire que d’autres ont pu le voir faire. C’est clair que tout l’hôpital paraît au courant à ce stade… Mais quand Richard l’apprend en cours d’épisode, les choses se compliquent sacrément pour Kwan. Allez, on veut qu’il reste, putain, faites pas n’importe quoi ! La décision de Richard est évidemment de le virer, tout en interdisant Bailey d’aller au bloc. Oh, Bailey se battra pour Kwan et ce n’est pas encore la fin de saison, de toute manière.

Puisque c’est la fin de saison qui approche à grands pas désormais, Jo a besoin de réviser pour un énième examen. Le problème, c’est qu’elle se rend compte qu’elle est un peu à la traîne et que 24h avant son examen, elle se met à se demander si elle veut toujours être chirurgienne obstétricienne. Ce qui a changé pour elle n’est pas que la disparition de la joie de l’obstétrique, c’est aussi qu’elle est devenue maman et qu’elle se projette bien plus désormais.

J’ai trouvé que l’épisode mettait du temps à en arriver à Jo confiant ses doutes après sa fin d’épisode précédent, et je trouve ça surprenant aussi que ce soit à Teddy qu’elle se confie finalement. Elles sont potes, c’est vrai, on les a vu s’acheter une voiture ensemble, mais la saison les a tellement séparées depuis que c’est bizarre que les scénaristes s’en souviennent brutalement. Après, j’ai bien aimé voir Teddy réconforter Jo et lui dire à la fois qu’elle n’était pas obligée de poursuivre cette spécialité ET qu’elle se devait de passer l’examen pour savoir ses options. J’aime aussi sa perspective sur le job qui est le même, mais la personne qui est différente. On va dire quelle s’y connaît bien.

Meredith est de retour à l’hôpital et c’est hilarant à quel point elle pop-up sans avertissement ou explication. Elle n’est plus là depuis cinq ou six épisodes, elle revient et c’est comme si elle n’était jamais partie. Est-ce que l’actrice ne s’ennuie pas un peu de ne plus être là ?

Le personnage, non, apparemment : elle ne fait que passer voir Amelia vite fait, histoire de voir comment elle va et d’en savoir plus sur sa nouvelle relation. C’est l’occasion pour Mer de rencontrer Toni, au moins, puis de papoter avec Bailey lors d’une convention. On y suit les deux personnages visiter un centre où des médecins présentent leurs innovations et espèrent avoir quelques financements. C’est pour Miranda l’occasion de parler de sa crise de foi à Meredith.

Elle se rend compte que les US sont à la traîne et se retrouvent à juger des projets au lieu de les produire. J’aime bien voir qu’elles sont devenues super potes, par contre, avec Bailey qui se confie sur l’enquête en cours (ça n’inquiète pas tellement Mer, forcément) et Meredith qui se plaint de Catherine.

Elles font toujours une super équipe, en plus, et réussissent même à motiver Daphné sur son projet – la même que Bailey avait essayé de démotiver avant. C’est mignon.

Je me rends compte que je n’en ai tellement rien à faire d’Owen que j’en oublie de parler de son patient. Pourtant, il y a Winston, Simone et Lucas avec lui… mais non. Le patient est un homme qui se prend une œuvre d’art dans le bide et qui tient plus à l’œuvre d’art qu’à sa vie, parce que sa femme adorait l’œuvre. Je trouve ça amusant.

Sinon, on continue de suivre la relation d’Amelia et Toni. Cette dernière prend ses distances avec Amelia pendant tout l’épisode, ce qu’Amelia voit bien et qui la perturbe un peu. Elles finissent par se dire les choses clairement : Toni veut prendre une décision rationnelle, mais elle perd un peu la raison quand Amelia est dans la pièce. Soit. Honnêtement, j’ai passé l’épisode à m’inquiéter pour Maya plus qu’autre chose, moi, et finalement, ça n’était qu’un prétexte pour rien. Dingue.

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Grey’s Anatomy – S22E16 – Feel It Still – 15/20

Les multiples intrigues en parallèle permettent d’avancer à un rythme confortable dans la série et me donnent vraiment envie de continuer la série – et ça tombe bien, le prochain épisode est diffusé dans la nuit de demain aux US. C’est vraiment un épisode au rythme de croisière où tout se croise plutôt habilement et où l’on sent la fin de saison approcher à grands pas sans savoir encore exactement quel sort sera réservé à chacun cette fois-ci.

Spoilers

Owen voit sa mère débarquer aux urgences, Bailey fait le choix de couvrir Kwan.


You keep up the good work.

Je croyais naïvement que la pause dans la diffusion et les vacances scolaires allaient me permettre de me mettre à jour dans toutes mes séries. S’il faut se rendre à l’évidence et constater que non, je vais au moins être à jour pour la reprise de Grey’s ce vendredi. Je tiens à dire que la série continue de fonctionner toujours aussi bien pour moi, en tout cas, même quand les épisodes ne sont pas bons, j’ai envie d’enchaîner. Je suis sûr qu’il y aura de quoi faire pour la suite.

Comme la série a plein de coupes budgétaires, les personnages ne sont là qu’un épisode sur trois. On nous trouve de plus en plus d’excuses improbables pour nous justifier les absences – je crois que je préfère encore quand c’est passé sous silence. Helm n’est plus là depuis une éternité, par exemple. Dans cet épisode, ça se voit avec le retour de Bryant, par exemple. Il est en plein internat, mais il prend temps d’aller voir son frère. Cela a changé !

Je suis un peu dégoûté de voir Lucas toujours avec Spencer dans ce début d’épisode. Je pensais qu’avec son deuil, il allait regretter, mais non. Il oublie vite Katie – ils n’étaient pas en couple cependant. C’est assez fou, parce que l’intrigue nous montre Spencer draguer complètement Lucas. Elle lui propose à présent d’aller manger ensemble, ce qu’il accepte devant les autres résidents.

Il est alors plutôt drôle de voir Simone être dépassée de voir son ex si bien et amoureux si tôt après son deuil tandis qu’elle se retrouve à gérer son nouveau mec qui n’est pas très loquace. Le frère de Bryant est dans le coma, sa famille ne donne pas de news et Simone passe un super repas en compagnie de son ex et son mec. Simone essaie bien de confronter Bryant (pendant qu’ils font l’amour, super timing), mais il lui assure qu’il lui parlera en temps voulu. Qui a besoin de parler, après tout ?

Bizarrement, la réponse à cette question est : Lucas. Il a envie de parler et de répandre la joie, car il sait désormais que si la vie est cauchemardesque, il ne faut pas oublier qu’on peut choisir de la vivre de manière fun à la place. Malheureusement, la patiente à qui il vend cette joie de vivre décède sous sa surveillance, alors ça le renvoie à son deuil. Il va de soi qu’il envoie bouler Spencer ensuite pour mieux lire ses SMS avec Katie. Logique, mais triste.

On oublie un peu trop que Teddy et Owen ont des enfants quand on les voit faire de la merde et coucher ensemble dès qu’ils rompent, mais bordel, les pauvres gamins en vrai. En parallèle, Amelia vit toujours la parfaite romance avec sa nouvelle copine, mais il y a tout de même une ombre au tableau, encore et toujours : l’ex. C’est totalement inconcevable qu’Amelia aille demander son avis sur cette situation à Teddy, pas vrai ? C’est pourtant ce qu’elle fait.

Amelia reste coincée avec Owen et Teddy cette saison, après tout. Cela fonctionne plutôt bien dans cet épisode, puisqu’elle se retrouve à être là pour l’admission de la mère d’Owen à l’hôpital. Avant même de savoir ce qu’elle a, elle demande à ce qu’Owen soit bippé… sans se demander si sa patiente est OK pour ça, mais bon.

En deux temps trois mouvements, la mère est entourée de son fils, de son ex-femme, de son autre ex-femme et du couple Simone/Bryant, parce que pourquoi pas. Owen est aussi insupportable en fils de patiente qu’il peut l’être dans le reste de sa vie, évidemment. Bon, après, il n’a pas la vie facile le pauvre, puisque sa mère a clairement des problèmes médicaux graves, même si elle essaie de se persuader du contraire.

Amelia doit donc l’opérer en urgence – et tellement en urgence qu’Owen refuse de parler des vœux de fin de vie de sa mère. Dur pour Amelia. Pour la première fois, elle se rend compte qu’opérer quelqu’un de proche, c’est difficile. Elle sait qu’elle ne devrait pas le faire, en parle avec Teddy, mais veut le faire quand même, parce que comment se pardonner si un autre médecin venait à la rater. Depuis quand Amelia a besoin de Teddy pour avoir du courage ? Depuis quand c’est une bonne idée que Teddy soit là aussi !

Bon, après, ce n’est pas plus mal pour Amelia, je suppose, mais vraiment ce sont les deux ex-femmes du fils de la patiente, quoi. Et forcément, elles l’écoutent lui plutôt que leur instinct et leur avis médical. Quelle idée de merde ! Owen insiste pour qu’Amelia aille plus loin que prévu dans l’opération contre son avis médical qui serait d’attendre quelques semaines pour laisser une chance à Teddy de faire l’opération. J’aime bien le dilemme qui se dessine d’un point de vue scénaristique, mais je le trouve horrible du point de vue médical : Owen veut que sa mère soit opérée car il ne veut pas lui risquer d’autres attaques ou lésions au cerveau. Triste.

Il fait finalement le bon choix : sa mère survit à l’opération. Amelia est contente de dire à Owen que tout a fonctionné et qu’il avait raison – le jeu en valait la chandelle. MOUAIS. Si elle était morte, le discours et la responsabilité seraient bien différents. Mais bon, ne réécrivons pas l’histoire, je suppose. Il reste quelques épisodes dans la saison pour la tuer si nécessaire.

Amelia et Toni ? Malgré tout, l’intrigue amoureuse continue comme si elle datait d’il y a plusieurs années, mais bon, Toni est divorcée depuis neuf mois seulement. Quand son ex veut se remettre avec elle (encore !), Toni se met à douter. Elle en parle à Amelia, qui réagit en montant ses défenses, comme toujours. C’est idiot.

Le cas de la mère d’Owen redonne confiance à Amelia, en tout cas : elle décide d’aller voir Toni pour se battre un peu et pour leur relation. Elle lui assure qu’elle n’est pas qu’un crush et qu’une relation sérieuse. Allez.

De son côté, Jo reprend le travail dans cet épisode. Les scénaristes semblent avoir oublié qu’elle a déjà fait une reprise soft il y a une semaine, mais bon, admettons. C’est une reprise sur les chapeaux de roue, avec une maman dont le travail commence plusieurs semaines trop tôt. Le bébé survit sans trop de problème, comme Jo le prévoyait, mais elle a besoin d’aide pour sauver la mère. C’est Jules et Helm (mais d’où sort-elle ?) qui débarquent pour cela.

Jo doit les écouter et c’est une bonne chose qu’Helm arrive : elle lui fait prendre conscience à trop s’acharner et suivre son instinct, Jo risque de tuer la patiente, dont le corps est trop épuisé pour que l’opération continue aussi longtemps qu’elle le voudrait. Jo n’arrive pas à se concentrer autant qu’elle le voudrait, ou du moins, elle ne trouve pas la solution. Elle sent qu’Helm la juge, Link ne lui apporte aucune aide quand il essaie, évidemment, et j’ai de la peine pour Jo. Elle est si mal entourée, elle a perdu tout le monde en fait.

J’ai cru qu’elle pourrait avoir du soutien de Jules, mais celle-ci la remet en question aussi quand il est question d’opérer la patiente en urgence, à nouveau. Et pourtant, une fois la patiente ouverte et toujours en train de saigner, Jo constate qu’elle avait raison depuis le début : elles avaient raté la première fois une blessure interne. Jules est si heureuse de voir que Jo a raison que ça m’a fait rire, mais c’est terrible de voir ça. Faites confiance à Jo, bordel, depuis le temps, elle le mérite !

Jo rentre donc chez elle en ayant sauvé une vie – et un bébé – mais elle n’est pas si heureuse que ça apparemment. Tout ça la renvoie à son propre trauma, en fait : elle n’est pas heureuse dans sa vie, du tout. Elle est très clairement en post-partum, parce que quand elle voit ses bébés, c’est pour mieux penser qu’elle a failli mourir. Elle a beau les aimer, c’est dur. Link lui fait un câlin en réponse à cette révélation – et je ne sais pas si ça peut suffire.

Sinon, rien ne me rend plus fou que ces médecins qui bossent dans un hôpital avec des vraies urgences et qui décident d’interrompre les ascenseurs qui peuvent servir à des patients, franchement. Pour la première fois en 22 ans, quelqu’un en arrive à se demander s’il y a des caméras dans l’ascenseur : Jules embrasse Ndugu jusqu’à ce qu’elle se fasse cette réflexion. C’est amusant – mais en fin d’épisode, il lui fait un câlin quand même.

On reprend dans cet épisode, également, l’intrigue de Kwan et Bailey. C’est fou toutes les intrigues qui se déroulent en même temps, l’air de rien. Bailey refuse que Kwan s’occupe du patient à qui il a donné illégalement un traitement expérimental… mais il est évident que ça fonctionne : même Richard qui n’a pas vu le patient depuis plusieurs mois (évidemment que c’est son ancien patient) s’en rend compte et est impressionné.

Kwan, lui, se retrouve embarqué sur le suivi du patient malgré tout ; parce que Ben n’est pas au courant et ne s’y oppose pas quand c’est la demande de la famille du patient. Qui s’y opposerait ? Et bien, Bailey : quand elle s’en rend compte, elle récupère le patient des mains de Ben, Kwan et Spencer. Si la dernière ne se rend pas forcément compte du problème, Ben sait évidemment que quelque chose cloche. Elle n’est pas des plus discrètes.

Ben sent bien ce qu’il se passe mais il n’est pas des plus vif d’esprit pour autant : il se rend compte qu’il manque une fiole de produit de l’essai clinique, la cherche… mais ne fait pas le lien avec le patient de sa femme ? Pour sa défense, l’état de santé du patient se dégrade ; ce qui n’est pas cool. Quand Ben en informe le fils du patient, il comprend enfin tout ce qu’il s’est passé ; parce que Bailey a fait l’erreur de parler du traitement expérimental à la famille. C’est fou.

Ben comprend que Kwan est responsable de tout et en parle vite à Bailey. Confrontée, celle-ci raconte la vérité à son mari et lui expose son point de vue : elle ne veut pas dénoncer Kwan, parce qu’il a juste tenté de faire le bien après tout. Si tout le monde semble d’accord pour le faire, le cliffhanger tombe comme un couperet très attendu : Richard apprend par Spencer ce qu’il s’est passé et annoncer à Bailey qu’une enquête vient d’être ouverte pour savoir ce qu’il s’est passé. Bailey gardera-t-elle sur elle la responsabilité de ce qu’il s’est passé ou balancera-t-elle Kwan sous le bus ? (hum, expression désastreuse dans cette série, tiens).

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Grey’s Anatomy – S22E15 – Take Me to the River – 12/20

L’épisode précédent était tellement meilleur que celui que c’est dur de prétendre que celui-ci est intéressant… C’est simple, je me suis ennuyé dans un épisode qui fait clairement partie du ventre mou de la saison : il faut garder les gros moments pour le suivant, qui est avant une pause, et pour la fin de saison. En attendant, donc, on subit des intrigues pas bien exceptionnelles et j’ai l’impression qu’on me détruit des personnages que j’aimais jusque-là avec des décisions complètement idiotes.

Spoilers

Tout l’intérêt de la série repose désormais sur Jules, non ? Du coup, elle est en galère parce que son mec n’a pas encore rompu avec sa copine.


You were right, never a dull moment.

Après le décès de Katie, Simon et Lucas ne se parlent plus. Vraiment, ils auront trouvé toutes les excuses pour éloigner les deux personnages. Dans cet épisode, Simone décide donc d’aller prendre l’air en partant avec Presley, Teddy et Owen pour prêter main forte loin de leur hôpital dans un autre hôpital avec beaucoup moins de moyens. Décidément, elle ne passe pas beaucoup de temps à l’hôpital cette saison. Sinon, bien sûr, la série nous sert encore et toujours du Teddy/Owen. C’est dingue comme les scénaristes se seront acharnés sans la moindre raison valable sur ce couple.

La petite troupe se retrouve ainsi dans un hôpital où il n’y a apparemment qu’une seule médecin pour tout gérer – mais une médecin qu’Owen connaît bien. Teddy comprend donc qu’on lui a proposé un job. La journée commence donc par une conversation qu’ils évitent, ce qui ne les empêche pas de faire équipe pour sauver des vies ensuite. Comme souvent dans ce genre d’épisodes, je trouve ça assez amusant de voir que même avec du renfort, cet hôpital est débordé.

Après, je regarde Grey’s depuis trop d’années et je sais bien qu’on nous prépare une sortie pour Owen qui serait douce et chouette (le voir avoir un poste ailleurs faire ce qu’il a toujours rêvé de faire en montant des urgences pour un autre hôpital qui en a besoin)… Ce qui n’arrive jamais. Mes espoirs sont donc hauts : j’ai bon espoir que comme pour George en son temps (par exemple), ce soit une fausse piste et que les scénaristes nous en débarrassent d’une manière bien violente. Peut-on toutefois être plus violent que George se faisant écraser par un bus ?

Cet épisode confirme en tout cas qu’il y a un poste qui l’attend (poste qu’il occupe déjà trop en venant chaque semaine apparemment), parce que ce petit hôpital a vraiment besoin de rouvrir des urgences et d’avoir des médecins pour les aider… mais Owen refuse bien sûr le poste. Il ne va quand même pas partir loin du Grey Sloan si simplement.

Loin de ce couple insupportable, Simone est énervée de l’attitude de Lucas et s’en confie à Presley. Est-ce que Presley essaie de draguer Lucas en lui achetant des cookies de deuil ? Elle semble beaucoup trop s’attacher à lui en très peu de temps d’écran, et dans cette série, on sait ce que ça veut dire.

Les deux se retrouvent à s’occuper seules du bras d’une patiente qui est sacrément endommagé. Elles sont dans un hôpital qu’elles ne connaissent pas et Simone me semble prendre de mauvaises décisions pleine d’égo, mais soit, Presley la suit, parce qu’elle ne fait que suivre sa boss. Tout ne se passe pas si mal, cependant, et le but est simplement de faire un parallèle entre la patiente qui ne veut pas que son copain la déteste même s’ils ne finissent pas ensemble et Simone coincée dans la même situation avec Lucas.

J’avais complètement oublié que Ndugu était en couple, ma foi. Les scénaristes, non, apparemment et ils nous rappellent que ce n’est pas censé être un connard.

Il veut donc rompre avec Iris qui revient à l’hôpital ce jour-là pour faire les choses proprement avec elle. Pas de bol, cependant, c’est aussi son anniversaire. Alors, pardon, mais il est en couple avec elle depuis au moins un mois à ce stade. Ne pas savoir que c’est son anniversaire le jour où elle revient à l’hôpital – donc elle revient clairement pour cette raison, en plus ? – c’est quand même du grand foutage de gueule. Peut-être qu’il est un connard, finalement, ou alors les scénaristes ne sont pas au top de leur forme.

En plus, Jules et Iris se retrouvent à bosser ensemble, évidemment, ce qui permet à Jules de découvrir qu’Iris est contente de sortir avec un neurochirurgien le jour de son anniversaire. Il n’y a que Grey’s pour nous imposer une intrigue pareille, pas vrai ? J’ai eu beaucoup de mal avec ce qui était proposé, malheureusement, parce que putain, Jules est insupportable ?

J’adore Jules. J’aime qu’elle se batte pour avoir ce qu’elle veut, mais là… Elle fait des sous-entendus extrêmement lourds pour qu’il soit bien clair qu’elle est jalouse d’Iris et qu’Iris elle-même sache ce qu’il se passe entre Jules et Ndugu. Quel dommage de pourrir Jules comme ça (par contre, j’ai beaucoup ri de l’interne qui veut manger du gâteau là ou même du « Je ne peux pas t’embrasser le jour de l’anniv de ta petite-amie ») ; elle pourrait comprendre la situation pour de vrai… Non ?

Les scénaristes lui trouvent une circonstance atténuante parce qu’elle a aussi des pics d’hormones puisqu’elle continue ses démarches pour congeler ses ovaires. La conversation avec Kwan où elle lui demande son avis sincère sur Ndugu est ainsi hilarante ; surtout qu’elle ne donne pas toutes les infos à chaque fois.

Par contre, ça fait aussi que Ndugu rompt avec Iris le jour de son anniversaire et… Ouais, non, désolé, connard jusqu’au bout. Je suis pro-vérité, hein, mais y a des timings qui sont plus ou moins bons, tout de même. Pauvre Iris, j’ai de la peine pour elle.

Kwan ne semble pas trop se préoccuper du drama que représente Katie pour sa coloc, et je trouve ça étrange, tout de même. Qu’il se concentre sur la médecine, c’est plutôt une bonne chose, mais… tout de même ! Nous le voyons bosser tout l’épisode avec Miranda, mais je dois dire que ça n’a pas été très passionnant.

Pourtant, on nous développe Kwan que j’aime bien (et c’est peut-être le seul qu’on ne sabote pas) : il parle avec le fils de son patient pour lui parler de l’état de santé bien dégradé de son père, puis pour faire le parallèle avec sa propre vie où il a passé beaucoup de temps en tant que patient à l’hôpital.

Peut-être que le but est de nous convaincre qu’il fait la bonne chose quand il décide d’essayer un traitement expérimental sur un patient sans prévenir ni le patient, ni Bailey. Le truc, c’est que Bailey se rend compte de ce qu’il se passe, ce qui fait d’elle une complice, tout de même.

Lucas étant en deuil, il a droit à un petit look de bad boy avec barbe de trois jours, cernes et toute une intrigue où il se retrouve à bosser avec Richard. Bailey essaie bien de lui dire de ne pas bosser, mais ça ne prend pas sur Lucas. Au lieu de ça, les scénaristes lui proposent donc de faire de la prévention pour le cancer de la prostate. Je ne sais pas si je trouve ça bien crédible – et surtout, c’est loin d’être incroyable. Après un excellent épisode sur la mort de Katie, je trouve que la série perd énormément en impact émotionnel (même Bailey semble s’en être remis).

Je ne peux pas dire que ça me passionne de voir Lucas essayer de faire ami-ami avec le barbier de Richard pour lui parler de sa prostate. Franchement, c’est une idée nulle. Et le pire, c’est qu’il semble s’en vouloir de vexer Richard ensuite alors que putain, ton boss te fait faire de la merde toute la journée alors que t’es en plein deuil ? Bof, quoi. Puis son deuil qui passe par la colère, là, je le déteste de plus en plus ! Faut le faire, ça va finir par me faire aimer Simone qui se comporte vachement bien avec lui pour le coup.

En plus, ça ne servait à rien : Richard finit par parler à son barbier sans passer par l’intermédiaire de Lucas. C’est LOGIQUE : c’est son pote, à qui il confie qu’il s’est fait retirer la prostate et que tout le monde devrait voir un médecin. Le plus improbable, c’est que Richard tient Lucas pour responsable de sa prise de conscience : ce serait grâce à lui qu’il aurait pris conscience qu’il fallait parler en tant que survivant, pas en tant que médecin.

Quant à Lucas, son deuil lui fait faire de la merde. Il cède donc aux avances très malhabiles de Presley et ça m’énerve tellement !

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