What if…? – S01E06

Épisode 6 – What if Killmonger Rescued Tony Stark ? – 14/20
L’épisode s’adresse principalement aux fans d’Iron Man et Black Panther, comme l’indique le titre… et j’ai oublié les ¾ de ces quatre films car je n’avais pas tellement accroché à ces héros et intrigues, malheureusement. Pour autant, ça ne m’empêche pas de constater tout ce qui est fait dans cet épisode pour nous montrer à quel point les scénaristes débordent d’idées qui seraient des films à budget bien trop important, même pour le MCU. On se contente bien de l’animé, cela dit, et c’est très sympathique à suivre… Mais j’en attends plus de la série désormais. Là, ça aurait été pas mal dans les premiers épisodes, quoi.

Spoilers

Tony manque de mourir en Afghanistan… mais dans cet univers, il est sauvé de justesse par Killmonger qui en profite pour se faire un allié de pouvoir dans son espoir de reconquête du Wakanda.

I’d be out of job with peace.

Non, vous ne rêvez pas, j’ai un peu de temps aujourd’hui pour regarder cet épisode et je ne vais certainement pas m’en priver, parce que ça me fait toujours autant plaisir d’entendre le générique de Marvel Studios. Oui, je vous le dis dans chaque article, j’en ai conscience, m’enfin, l’attente entre les phases a été interminable et a créé une attente autant qu’une addiction apparemment. En plus, je ne passe jamais les génériques, alors il faut bien que je m’occupe pendant celui-ci, interminable.

L’épisode ne tarde pas à nous montrer le point Nexus qui changera tout au destin de cet univers : Tony Stark est en Afghanistan et s’apprête à subir l’accident qui le transformera en Iron Man… sauf que Killmonger débarque juste à temps pour lui sauver la vie. Cela ne le change pas du tout, du coup, et ça nous change toute sa destinée. J’ai aimé le début de cet épisode qui nous ressort en dessin des extraits des différents Avengers et des scènes cultes. Sans la voix de Tony, par contre, c’était un peu étrange.

Toujours est-il que Tony ne change pas de caractère, et il n’en reste donc que le pire… Quand il revient aux États-Unis, Tony promeut Killmonger pour en faire son chef de la sécurité. Le problème, c’est que ça part en vrille bien rapidement quand la presse force Killmonger a expliquer ce qu’il faisait là sur le lieu de l’attaque : il avait démasqué le complot en infiltrant les Dix Anneaux. Décidément, il faut que je revoie Iron Man, je n’ai aucun souvenir de rien, et surtout pas des dix anneaux avant Shang-Chi. Et pourtant, ils étaient bien là. Killmonger ? C’était dans Black Panther, le cousin de T’Challa voulant le trône. Ca, ça va, je m’en souviens.

Killmonger fait couler beaucoup d’encre avec le complot contre Tony qu’il révèle aux yeux du monde, mais ça n’empêche pas Pepper Potts de se méfier de lui. Il faut dire qu’elle a beau faire des recherches sur lui, elle ne trouve rien qui pourrait l’aider à se faire une idée sur ses désirs. C’est dommage, ça m’aurait aidé d’avoir un rappel sur lui grâce à elle. À la place, je me contente de quelques souvenirs flous et de scènes qui nous montre Killmonger devenir pote avec Tony et Jarvis.

Rapidement, il leur vient en tête de mettre au point une arme puissante pour « faire mieux », parce que Tony a vu de ses yeux à quoi servaient les armes qu’il vendait, et à ses yeux, il devrait être capable de mieux les vendre – et mieux protéger son pays de ceux utilisant ses armes contre lui. Certes. Pour réussir à créer un robot fonctionnel, ils décident d’utiliser du vibranium, ce qui est une bonne idée.

Encore faut-il en trouver. Killmonger en a autour du cou, et il explique vite à Tony qu’il y a moyen de s’en procurer d’autres. Tout ce dont ils ont besoin est l’accord de Pepper… et ce n’est pas comme si on lui laissait beaucoup de choix non plus. Bon, allez, je dois bien l’avouer, cet épisode m’ennuie à nouveau.

Je n’aime pas Tony Stark, je n’ai rien retenu de Killmongers et c’est clairement un épisode pour les fans d’Iron Man. Je n’en fais pas partie. Nous ramener le Wakanda dans le mix, c’était une idée intéressante par contre, et ça nous montre bien à quel point Killmonger a le potentiel pour être un bon méchant puisqu’il tue Black Panther (oui, oui ; c’est violent à voir et c’est expéditif pour T’Challa comme il a déjà eu son épisode) avant de ramener à son boss un petit cadeau : une lance du Wakanda.

Si l’idée est sympathique, son boss est loin d’être ravi de le revoir : Jarvis lui permet de découvrir que Killmonger l’a doublé et a tué T’Challa. Sans trop de surprise, Tony ne peut pas accepter ça du tout et se rebelle ainsi contre Killmonger. Il lance sa plus grande arme contre son nouvel ennemi, espérant que le soldat de vibranium pourra venir à bout de Killmonger. Malheureusement, il se méprend et, une fois n’est pas coutume, Tony se fait tuer bien rapidement. Cela devient une mode dans la série de le tuer, tout de même, c’en est au point où ce n’est même plus surprenant, même dans un épisode dont le titre nous indique que Tony est sauvé.

Et comme bien sûr la lance que Killmonger utilise pour tuer Tony est une lance wakandaise, on imagine aussitôt que l’assassinat de Tony est un complot politique. Pepper est loin d’être naïve, par contre, et elle accuse aussitôt Killmonger. Ce n’est pas très subtil. L’armée profite bien vite de la mort de Tony pour racheter totalement Stark industries sans débourser un centime grâce au Patriot Act, et hop, ça permet à Killmonger d’avoir une armée de robots en vibranium à disposition.

Voilà, clairement, on se dirige vers la fin d’un univers là : l’armée de Killmonger se dirige vers le Wakanda et Killmonger peut ainsi y réclamer ce qui lui revient de droit : le trône. Ah oui, Killmonger est N’Jadaka, et ça surprend tout le monde au Wakanda. On connaît l’histoire des deux cousins du Wakanda. Et si N’Jadaka arrive à gagner la confiance de sa famille en leur offrant le corps du « voleur de Vibranium » (et dire que c’est lui-même), il n’en oublie pas ce qu’il souhaite le plus : le pouvoir.

Il lance donc l’armée de soldats vibranium sur le Wakanda, prétendant que l’attaque est américaine. Son but est clairement de passer pour le héros du Wakanda là, mais il leur envoie quand même une menace difficile à anéantir. Il révèle aussi l’existence du Wakanda au reste du monde : le bouclier est ouvert un instant pour faire entrer tous les soldats sur le territoire secret… avant d’être refermé pour désactiver tous les robots.

Si ça semble fonctionner, c’est sans compter sur Killmonger qui a une télécommande pour les réactiver. Son cheval de Troie est franchement efficace, il n’y a que Shuri pour se méfier de lui et ne pas lui faire confiance. C’est malheureusement trop tard pour nos héros et le Wakanda essuie quelques pertes, merci l’armée américaine. Cest du moins ce qu’ils pensent, loin de se douter que le traître se bat parmi eux.

La scène d’action – la guerre contre les robots – est incroyable à voir. Les dessins sont toujours aussi excellents et tout est superbement exécuté, franchement. En plus, ça mène à une scène o tout le monde se bat en hommage à T’Challa. J’ai envie de croire que les scénaristes savent ce qu’ils font et jouent avec notre propre tristesse de la mort de l’acteur, mais ce n’est même pas le cas : il était encore en vie lors de l’écriture et de l’enregistrement de cet épisode…

Et c’est donc super frustrant de voir Killmonger devenir le nouveau Black Panther dans cet épisode de la série. Au moins, ça suffirait à remplacer le Black Panther pour les films… mais je ne pense pas qu’ils chercheront à remplacer un héros pareil. En devenant Black Panther, Killmonger peut parler un peu avec son cousin, mais il ne regrette absolument rien.

Il devrait pourtant : il s’est fait une ennemie en Shuri, et celle-ci est trop maligne pour laisser passer ça. Elle décide ainsi de contacter Pepper Potts pour lui confirmer que Killmonger est bien le tueur de Tony. Mieux encore : elle lui propose une alliance pour détrôner Killmonger définitivement… et le combat pourra continuer pour elles, mais pas dans cet épisode. Eh, ça sentirait presque un retour en saison 2 ; pour une fois, l’univers n’est pas détruit.

What if…? – S01E05

Épisode 5 – What if… Zombies !? – 14/20
La série est une fois de plus très sympa à suivre avec ce nouvel épisode, mais je reste sur ma faim du point de vue de la continuité avec le format de l’anthologie. Le rythme est toujours aussi vif, ce qui fait qu’il est compliqué d’envisager toutes les ramifications de la question posée. Quant au genre auquel l’épisode s’attaque… Pourquoi pas, mais je suis sceptique sur l’enchaînement de clichés que ça provoquait. Heureusement que l’écriture reste incroyable.

Spoilers

Petit papa Hulk descend du ciel mais les cadeaux par milliers sont déjà sur la planète

Don’t eat me ! Don’t eat me !

Time, space, reality… C’est reparti pour un épisode de cette série que j’aime toujours autant. L’air de rien, je me rends compte que nous approchons progressivement de la fin de saison et je me demande vraiment vers quoi la série se dirigera. Il est très clair désormais qu’il y a une histoire plus large qui se dessine à l’échelle de la saison. Et puis, chaque épisode se dirige l’air de rien vers la destruction d’un univers, non ?

C’est déjà le cas au départ de cet épisode, puisque nous suivons Hulk tombant sur Terre pour avertir de l’arrivée prochaine de Thanos sur la planète. Au moins, on sait à peu près quand commence l’épisode… mais le monde est déjà envahi par les zombies. En effet, alors que les sbires de Thanos s’attaquent à un Bruce dépité de se rendre compte que Hulk ne veut pas pointer le bout de son nez, Tony débarque avec juste ce qu’il faut de musique des Avengers pour qu’on kiffe tout ce qui se déroule. Cela dit, ça tourne bizarrement ensuite, avec des bruits de zombies et une musique qui s’éclate bien à virer vers le film d’horreur.

La surprise serait totale si l’épisode avait eu un autre titre et si la promo n’avait pas été largement faite autour de cet épisode. Là, c’est un peu sans surprise que l’on découvre que Tony est un zombie. On comprend le message : Iron Man est mort, il faut qu’on se fasse une raison.

Et Bruce aussi. Il est sauvé des sbires de Thanos par les zombies, puis par la cape de Dr Strange qui ne risquait pas de devenir zombie. Surtout, ce qu’on comprend très vite, ce sont que les zombies maîtrisent toujours la maîtrise ou l’armure de Tony. Beaucoup de zombies donc, mais des zombies avec les pouvoirs de nos Avengers. Oups.

Par chance pour Hulk qui est sur le point d’y passer, des mouches noires débarquent en masse pour le sauver et bouffer les zombies jusqu’à ce qu’ils se désintègrent. Les mouches ? Elles sont dirigées bien sûr par la guêpe qui est chargée de faire le ménage afin de laisser le champ libre à Spiderman. L’araignée débarque alors pour sauver Bruce et l’emmener loin du lieu de bataille. Dans le ciel, le Watcher regarde tout ça pour nous expliquer ce qui a dérapé – et on voit sa bouche bouger, ça change. Il nous parle directement, et ça donne l’impression qu’il pourrait vraiment intervenir.

Les zombies dans le MCU ? Oui, il y a une explication à peu près logique à leur arrivée : c’est dans le royaume quantique que ça se passe, parce que la femme perdue pendant des années par le père d’Hope se choppe un virus mortel et la transformant en zombie dans le royaume quantique. Du coup, forcément quand ils reviennent dans le présent auprès d’Hope, ben…

La pauvre retrouve ses parents, mais ils sont morts. Et elle sent bien que c’est la merde, alors elle se barre super vite sous sa forme nano. Ant-man se fait tuer par contre, car il est moins réactif qu’elle quand il voit ses beaux-parents en zombies. C’est triste, et ça fait que les États-Unis, puis le reste du monde, ne fait pas du tout face à l’invasion de zombies aussi bien que dans les films.

Dans cet univers, pour lutter contre les zombies, on fait appel aux Avengers… qui sont tous bouffés en deux temps trois mouvements, à défaut de connaître les règles de survie pour s’en sortir. Les héros sont donc infectés – pauvre Captain America contaminé par Ant-Man, et c’est foutu pour l’humanité. Ou presque. Il nous reste Spiderman pour nous expliquer les règles dans un tuto vidéo digne de Zombieland. Et digne de faire péter un câble aux fans qui vont regretter que ce ne soit pas une série en live-action : Bucky est ainsi surpris sous la douche.

Sharon et Happy sont là aussi, et ça fait plaisir de les retrouver. De retour loin de cette vidéo que Peter montrait à Bruce, la générale Okoye se présente pour accueillir Bruce à la base de ces Avengers résistant aux zombies. La base ? Elle est dans les airs, entourée de toiles d’araignées, cela tombe bien. Les mouches ne peuvent pas passer, j’imagine. Par contre, la fin d’épisode me paraît assez prévisible : ils vont forcément se faire bouffer, non ? Je veux dire le coup de la mouche dans le cou de Captain America, c’est bien la preuve que l’humanité court à sa perte.

Concrètement, cet épisode nous présente Civil War avec des héros différents et une absence d’arguments autres que « on veut te bouffer ». Après, j’ai pas mal ri de la vidéo tuto de Peter indiquant qu’il faut porter des manches longues, suivie de nombreux personnages avec des bras découverts. L’épisode est plutôt sympathique, jouant parfois sur les codes de l’horreur dans la mise en scène ou la musique, avec toujours Peter pour les souligner, mais le plan m’a paru un peu faiblard.

Et même côté horreur, on a connu mieux. Je veux dire quand Happy se fait tirer par une chaîne, on est à fond dans le film d’horreur, quoi, mais je n’ai pas eu peur pour autant. C’est peut-être parce que l’on sait qu’on n’est là que pour un épisode. Sharon comprend alors qu’ils sont attaqués par des ennemis bien familiers : Hawkeye zombifie Happy avant de s’en prendre à Sharon. Au passage, cette dernière est forcée de tuer Happy définitivement, ce qui lui permet de récupérer son arme.

De son côté, Okoye nous tue Falcon devant un Bucky qui n’en a rien à foutre alors que la cape nous sauve Peter de justesse. La guêpe est toujours aussi efficace, elle aussi, et ça permet à nos héros de tous monter à bord du train qu’ils souhaitaient utiliser. Peter monte en dernier, en passant par une fenêtre comme il peut, le pauvre, et on découvre alors qu’il est… en couple avec la Guêpe ? Il y a clairement de la dragouille entre eux, en tout cas.

Pas le temps de s’y intéresser plus que ça, voilà Bucky qui doit s’occuper du cas de Steve Rogers. Captain America le zombie débarque en effet dans le train pour être mis à mal et découpé en deux par son ancien meilleur ami, récupérant au passage le fameux bouclier. Par contre, c’est loin de se passer bien pour tout le monde : Hope est ainsi blessée par Sharon au passage, alors que Sharon, avant d’être explosée par Hope, est transformée à son tour en zombie par Steve. Allons savoir comment elle a pu blesser Hope, franchement.

Il y avait besoin de blesser Hope pour en faire un centre de motivation pour les autres personnages et un vecteur d’émotions à transmettre. À ce propos, l’acteur qui double Spiderman fait un boulot super pour imiter Tom Holland, je trouve. Et une fois de plus, les scénaristes n’épargnent pas Peter : il a perdu tout le monde dans cette réalité aussi, y compris Happy. Cela ne l’empêche pas de garder l’espoir – et de garder Hope, d’ailleurs.

Infectée, celle-ci décide de se sacrifier pour que ses amis puissent accéder à la base où ils espèrent obtenir réponses et remède. C’est ambitieux. Voilà donc un autre moment émotion qui commence, avec Hope qui regrette d’avoir provoqué une invasion zombies juste parce qu’elle voulait retrouver sa mère.

Bon, géante, elle n’aurait qu’à redevenir petite plutôt que de s’effondrer comme elle le fait quand elle permet à ses amis de traverser une horde de zombies, mais admettons. Au moins, elle donne de la bouffe à tout le monde chez les zombies, tout en demandant à Peter de sourire pour elle. Et puis, ça donne un sacré rôle à la Guêpe, hein.

Dans la nouvelle base où nos héros – j’ai parfois eu du mal à discerner qui était qui, c’est gênant – arrivent, il est surprenant que les zombies se tiennent à distance tout naturellement. Vision débarque alors, et c’est assez logique qu’il soit pépère en apocalypse zombies : c’est un robot après tout. Et il a la Pierre d’Esprit pour éloigner les zombies. Mieux encore, il a eu le temps de bosser pour trouver un remède. Scott Lang décapité peut ainsi parler ???

Ce n’est plus un remède au virus zombies, là, c’est une avancée technologique digne des Tortues Ninja ! L’abus est total, mais c’est marrant à voir car les jeux de mots fonctionnent tous super bien. Et puis, ça donne une solution pour sauver le monde… Tout ça reste toutefois théorique car nos héros manquent d’une technologie suffisante – à moins d’arriver à retourner au Wakanda.

Pour cela, Bucky part alors avec le bouclier de Steve à la recherche d’un véhicule. Seul ? Pourquoi seul ? Comme dans tous les films de zombies, les héros se séparent et ça semble être une mauvaise idée, surtout que comme dans tous les films de zombies cette solution miraculeuse est en fait un piège du gentil qu’on vient de nous présenter.

Il faut être bien naïf pour faire confiance à Vision si aveuglément. Heureusement, T’Challa amputé est là pour prévenir Bucky de faire attention à Vision… Il veut simplement… oh boy. Il veut nourrir Wanda, zombifiée, en lui donnant de la chair fraîche régulièrement afin de contenir sa colère. Et le pire, c’est que c’est probablement une bonne idée.

Contrairement à Hank, Wanda résiste au traitement pour être sauvée alors Vision n’a d’autres choix que de donner des bouts de survivants à Wanda – et c’est ainsi que T’Challa perd une jambe. Okoye retrouve son roi et découvre ce que Vision à fait de lui, alors elle essaie de s’énerver contre lui, mais c’est une très mauvaise idée : quand elle souhaite le frapper, elle ne fait que réveiller Wanda. C’est plus qu’une très mauvaise idée, c’est la pire idée du monde. Wanda n’a pas mangé depuis quelques jours et elle est un ennemie bien trop puissante pour les quelques personnages encore en vie.

Ils ne peuvent que prendre la fuite pour échapper à la furie de Wanda. Okoye se fait tout de même choper par Wanda au moment où tout le monde s’échappe, grâce à l’aide de Vision, changeant finalement d’avis. Il ne parvient pas à tuer Wanda ? Pas grave. Il ne veut pas vivre sans elle, mais il peut encore se suicider. Et ça, ça réveille tous les zombies autour de lui tout en énervant encore plus Wanda. Heureusement, nos mini-Avengers peuvent récupérer la pierre d’Esprit et Wanda a la mauvaise idée de s’attaquer à Hulk en premier – inutile de vous dire que Hulk n’a pas du tout envie d’être le quatre heures de la sorcière rouge.

Cela ne peut suffire à la maintenir à distance éternellement. Bruce prend la décision de se sacrifier pour ses amis : il laisse leadership à Peter et compte vraiment sur Hulk pour se réveiller à temps lorsqu’il s’échappe dans la horde de zombies devant le hangar du jet privé que nos héros souhaitent prendre. Hulk reprend ainsi son combat contre Wanda alors que dans l’avion, tout le monde s’active pour partir au plus vite au Wakanda et sauver la planète de son infection zombie.

Hope tente alors de les arrêter, mais un petit propulseur de l’avion suffit finalement à lui échapper. Une pensée pour le zombie balancé contre l’avion… D’ailleurs, elle vise sacrément bien. Finalement, il nous reste donc dans le jet Peter, T’Challa et une tête coupée portant une cape ? Cela fait peu de monde pour sauver le monde, et la philosophie du roi du Wakanda n’est pas trop utile pour cela.

L’épisode se terminerait bien là… mais non, la note d’espoir ne peut être la manière dont l’épisode s’achève. Avant ça, il nous fallait la révélation que Thanos est bien arrivé sur Terre. Hulk avait légèrement oublié son message, apparemment, et Thanos a beau être armé des cinq gemmes d’infinité, il est tout de même un zombie. Aïe, encore un univers détruit. Clairement, le Watcher ne peut être une entité uniquement bienveillante s’il ne nous présente que des histoires de destruction de l’univers.

What if…? – S01E04

Épisode 4 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.

Spoilers

Stephen Strange a bien un accident de voiture, mais au lieu d’y perdre ses mains, il perd Christine.

Not any stranger than any other name in this world

Mercredi dernier, j’ai privilégié le visionnage de Shang-Chi à celui de What if, et il est largement temps de rattraper cette injustice, surtout que j’ai vu passer un spoiler sur cet épisode, m’indiquant qu’il allait être question de Doctor Strange. C’était avant de voir le titre de l’épisode, donc. Je trouve ça surprenant un épisode sur Doctor Strange avant d’avoir un nouveau film sur lui, mais j’approuve l’idée.

C’est un personnage que j’aime après tout, mais une fois de plus, je constate que j’ai oublié une grosse partie du film d’introduction du personnage, parce que cette histoire d’accident de voiture et de Christine, j’avais zappé. Ouais, je zappe tout du personnage, et alors ? Je n’ai vu le film qu’une seule fois, au cinéma à l’époque de sa sortie, et il n’y a pas eu d’épisode des Légendes pour tout me résumer. J’avais bien aimé, il pourrait être temps de le revoir.

En attendant, je devrais me consacrer au visionnage de cet épisode, peut-être, parce que la mort de Christine, Strange ne l’accepte pas. C’est pourtant grâce à celle-ci qu’il se tourne vers les arts mystiques et qu’il se fraie un chemin pour devenir Sorcier suprême. L’enchaînement se fait super vite pour nous, et franchement, pas le temps de tout détailler, mais les scènes avec Wong ou the Ancient One fonctionnent.

Au moins, cette fois, on en revient vraiment à une explication de ce qui provoque une destinée changée pour Strange, et je trouve ça intéressant. La variation vient de l’accident de voiture, et ça marche à merveille. Deux ans passent donc en quelques instants, et comme d’habitude, la série enchaîne très rapidement les choses. Trop, même.

Cela dit, autant il peut s’en remettre de perdre ses mains, autant perdre son cœur, son amour, c’est trop pour lui. Stephen Strange utilise donc ses pouvoirs pour remonter le temps et retrouver Christine la nuit de son accident, avant l’accident. Et là, il a l’occasion de tout changer et… il reprend la même route ?

Le dialogue est différent et il utilise ce qu’il sait pour passer de bons moments avec elle, mais bien sûr, tout cela mène à nouveau à un accident même quand il croit être capable de l’éviter. Qu’à cela ne tienne, il peut revenir en arrière de toute manière. Pour ce nouveau retour, il est évident qu’il décide de changer de route, mais cela ne fonctionne pas non plus : paf, un autre accident de voiture nous tue Christine.

En fait, elle meurt à chaque fois qu’il revient en arrière, toujours la même nuit, jamais au même moment. Parmi les versions que l’on peut voir, le coup de la pizza n’a aucun sens par contre, parce qu’elle ne veut pas de gras sur sa robe, mais elle n’hésite pas à manger une part de pizza dans un diner ? Bref, il a beau s’acharner à revenir encore et toujours en arrière, Christine meurt à chaque fois.

Il doit en créer des branches temporelles différentes au passage, tout de même. Et je ne comprends pas son obsession de revenir toujours sur la même nuit ? Ne pourrait-il pas simplement revenir encore plus en arrière ? Ce serait plus simple comme solution. Strange préfère de toute évidence s’acharner et hurler un coup, cela dit.

La mort de Christine est donc inévitable, et il finit par comprendre pourquoi grâce au personnage de l’Ancienne (comment elle s’appelle en VF ? J’oublie à chaque fois). The Ancient One, en tout cas, est aussi increvable que Christine ne peut être sauvée. Elle explique à Stephen qu’il existe des points temporels absolus, qui ne peuvent être changés quoique l’on fasse. C’est intéressant comme tout pour la suite de la phase 4 d’apprendre ça. Ils sont malins les scénaristes de tout introduire dans les séries… Quand on le verra dans les films, on se sera fait à l’idée.

En plus, ça va à l’encontre de ce que paraissait être la série : on ne peut pas tout refaire avec des « et si ? ». Il existe des choses que personne ne pourra jamais changer – et cet épisode est juste là pour nous le faire comprendre : effacer la mort de Christine, ce serait impossible sans mettre en danger le sort de l’univers tout entier. Seulement voilà, l’impossible, ça n’existe pas selon Strange. Il fait donc tout ce qu’il peut pour prouver qu’il a raison.

Notre Sorcière suprême n’hésite pas à s’en prendre à lui après une dernière mise en garde sur son projet destructeur, mais c’est apparemment sans succès qu’elle s’attaque à lui, puisqu’il disparaît sans laisser de trace. Strange se retrouve alors dans une jungle où il se met en quête de la bibliothèque de Cagliostro, où un étrange homme muet refuse de lui parler… mais le mène à un temple magnifique. Le temple n’ayant pas de porte, il est forcé d’utiliser un portail, puis de contourner un premier piège. Il se sent toutefois un peu trop en sécurité et oublie de vérifier s’il y en a d’autres.

Le voilà donc qui tombe pour finalement tomber sur O’Bengh, l’archiviste de Cagliostro qui refusait de lui parler juste avant et le conduit vraiment aux livres perdus, avec un arbre digne de Dollhouse si vous voulez mon avis. C’est un nouveau lieu introduit officiellement dans le MCU, en tout cas, je me demande si on le reverra dans les films live. Quoiqu’il en soi, Strange se met aussitôt à lire pour trouver la solution à son problème, et on se croirait presque dans Harry Potter quand il apprend qu’il doit absorber d’autres êtres pour s’en sortir. Reste à comprendre ce que cela signifie. Pour le faire, il a une solution vraiment intéressante : il convoque le monstre aux nombreux tentacules de Captain Carter. C’est forcément lui, non ?

Comme tout le monde s’en doutait, ça ne se déroule pas super bien pour Strange qui est clairement blessé et mis à mal par le monstre. O’Bengh n’est pas convaincu par le plan de Strange, mais celui-ci n’en a que faire : il n’a pas pu marchander avec un autre être suprême ? Pas grave, il peut s’attaquer à plus petit et commencer à absorber d’autres êtres magiques puissants.

Par contre, cela ne le dérange pas d’engloutir un nain de jardin, mais un insecte, c’est non ? Il est étrange. Il absorbe ensuite un oiseau, puis un dragon, puis… Ouais bon, il lui en faut toujours plus et il est dans l’abus. Là, les scénaristes se font plaisir en plus, à nous présenter un tas de créatures qui doivent venir forcément d’autres comics. Je ne suis pas assez spécialiste pour tout reconnaître.

Plus il absorbe de créatures, plus il se perd en tout cas, et on était à ça de la crise d’épilepsie à force. Le Watcher craint surtout une crise pour l’univers, mais il considère également que sauver Strange et son univers n’est pas un risque à prendre car cela déstabiliserait les autres univers aussi. C’est assez fou : le Watcher peut intervenir et il le reconnaît. Cette saison est intéressante, l’air de rien, à nous donner un semi fil rouge dans ses interventions.

Strange entend même le Watcher ! C’est dire à quel point cet épisode pourrait être capital pour la suite. Il marque un tournant de mi-saison, en tout cas, c’est très clair. Allez, qu’importe, Strange absorbe tellement de magie et d’êtres qu’il finit par être capable de couper les tentacules dont il avait besoin. Seulement voilà, à force de remonter le temps et de vivre des siècles, ce Strange a changé d’univers… et il se retrouve dans le même univers qu’un autre Stephen. Cela ne semble pas lui plaire exactement, mais moi, je me suis surtout poser des questions sur ce que j’étais en train de regarder.

Finalement, tout est expliqué par l’Ancienne, encore et toujours : elle a ainsi fait appel à la dimension noire lors de sa dernière confrontation à Strange, et c’est elle qui a divisé le monde en deux timelines, pour que ce Strange puisse se battre contre son jumeau maléfique. Ce n’est pas évident comme option ce qu’elle lui laisse par contre : Stephen (appelons le gentil comme ça) doit sauver le monde en se battant contre lui-même et en acceptant de ne pas sauver Christine ?

Stephen résume tout comme il peut à Wong, qui est celui qui pose les bonnes questions, alors même qu’il est en train de disparaître. Heureusement que cette division temporelle met un peu plus de temps que Thanos à agir quand même… Le temps, c’est précisément ce qui finit par manquer à Stephen alors que Wong l’aide à se préparer à être confronté à son jumeau maléfique.

La confrontation n’est toutefois pas un combat dès le départ : il faut d’abord que cet Evil Strange essaie de convaincre Stephen que ça vaut le coup de sauver Christine. Dire qu’il est capable de vivre des siècles et qu’il en est encore à vouloir retrouver Christine. Genre… Elle ne voudrait plus de lui dans cet état de magie, non ? Il est carrément incapable de se concentrer et de ne pas criser de temps en temps, avec des monstres qui semblent sortir de lui.

Tout cela fait donc peur à un Stephen plutôt gentil qui n’aime pas cette version très Tony Stark de lui-même. Pardon, très imbu de lui-même, et arrogant, aussi. Les mots ne peuvent suffire toutefois, surtout qu’on est dans un Marvel, et assez vite, on en vient donc à un combat entre les deux alter-égo. C’est une fois de plus plutôt merveilleux à suivre comme combat.

Les scènes d’action de cet animé sont réussies, il n’y a pas à dire… mais cette histoire, en revanche… Elle était vraiment digne d’un film. Ce pourrait être ça le Multiverse of Madness, non ? Finalement, Stephen manque de peu de mourir, est sauvé de justesse par sa cape, et pense gagner le combat… quand finalement il est aspiré par le sol.

Est-ce une vision marvelesque de l’Enfer ? On dirait bien… mais alors que Stephen y trouve une Christine prête à l’aimer, il comprend qu’il est en train de perdre le combat contre son double maléfique. Un peu comme Loki dans l’épisode précédent, il utilise des illusions pour l’emporter. Et si l’illusion ne prend pas exactement, elle prend tout de même de court Stephen, qui se laisse absorber bien malgré lui par son ennemi n’ayant aucun mal à se débarrasser du sort de protection de Wong.

Ainsi, voilà cet Evil Doctor Strange qui tue son double sans scrupule pour enfin retrouver Chrisine. Et ça marche. Provisoirement, en tout cas. Malgré tout ce qu’il a fait, il n’est toujours pas capable de sauver Christine : son univers entier est en train de se détruire sous leurs yeux, alors que comme je l’envisageais, Christine est dégoûtée par le monstre qu’il est devenu. Il ressemble limite à Thanos, franchement, et il a des pierres d’infinités sur lui.

Le Watcher observe encore et toujours alors qu’on nous confirme que Stephen Strange a assez de pouvoir pour détruire l’univers. Le Watcher ? Il nous est enfin présenté comme un Dieu à qui les êtres puissants peuvent s’adresser – mais il est sans pitié et sans merci. Stephen – parce que cet Evil Strange redevient gentil maintenant qu’il est sur le point de perdre à nouveau Christine – fait tout ce qu’il peut pour convaincre le Watcher d’intervenir et d’empêcher la destruction de son univers et… Wow. On assiste vraiment à la destruction complète d’un univers là ? Il y a des variants qu’il vaut mieux ne pas connaître dans Marvel décidément. Le monde est détruit, et forcément, Christine disparaît elle aussi.

C’est une fin sacrément sombre pour cet épisode, et ça nous fait voir le Watcher différemment également. Ce n’est pas bien rassurant, tout ça, il est capable de tourner le dos à la destruction d’un univers sans le moindre scrupule. Et Stephen Strange peut nous détruire l’univers à lui tout seul. Ben super, merci les histoires d’amour. Sinon, quand je vois le look de Strange une fois maléfique, ils auraient pu appeler cet épisode « Et si Strange était Jafar ? ».

What if…? – S01E03

Épisode 3 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?

Spoilers

Le projet Avengers n’est pas encore lancé par Fury qu’il connaît déjà sa première attaque : quelqu’un ou quelque chose semble traquer un à un tous les candidats…

I’m not the only Avenger left.

Voilà un titre d’épisode auquel je ne m’attendais pas du tout, mais qui a eu le mérite de me hyper dès que je l’ai lu. Je trouve ça super original comme idée, j’aime déjà beaucoup ! Je me suis donc posé en terrasse en attendant que le soleil chauffe un coup pour pouvoir me baigner, et hop, j’ai commencé ce dernier mercredi de vacances avec cet épisode et le Watcher nous rappelant le concept de la série dans ce générique toujours aussi sympathique après trois épisodes.

Lundi – Nick Fury est de retour dans le MCU avec cet épisode qui a une construction plus originale que d’habitude. Nous le retrouvons au début d’Avengers, grosso modo, ou plutôt juste avant le premier volet. Il essaie ainsi de convaincre Natasha que Tony est un choix intéressant pour son équipe d’Avengers.

Malheureusement, il lui demande aussi d’injecter un produit dans le coup d’Iron Man, pour le guérir de sa maladie. C’est loin d’être un succès : l’antidote se révèle être un poison qui tue Tony. Décidément, ils aiment jouer avec nos nerfs et nos sentiments chez Marvel. Pourquoi nous le retuer si vite ! C’est difficile à voir, mais ça lance l’épisode avec le Watcher expliquant que notre univers a vu la naissance des Avengers en une semaine (ah, ces quelques notes de musique, j’adore !)… mais dans une autre branche, ça ne s’est pas déroulé exactement comme ça.

Mardi – COULSON ! Tellement heureux de réentendre la voix de Clark Gregg dans mes écouteurs ! Il contacte Fury, et sa simple présence était déjà une excellente chose – mais ça m’a fait perdre de vue une partie de l’intrigue. L’excitation retombée, nous découvrions Fury en train d’accompagner Natasha vers un fourgon blindée. Retenue prisonnière pour le meurtre de Tony Stark par le S.H.I.E.L.D, Natasha se défend comme elle peut auprès de son boss.

Celui-ci n’a pas vraiment besoin d’entendre sa défense pour savoir qu’elle dit vrai, par contre : il sait déjà qu’elle est innocente de ce dont elle est accusée. Il l’aide ainsi à s’enfuir, et la scène où elle se retrouve dans le fourgon à faire la conversation était vraiment super bien écrite. Je dis ça uniquement parce que ça nous renvoie gentiment aux films et à l’humour assez classique des Marvel depuis que Whedon est passé par là. Bref, j’adore, tout simplement.

Ailleurs, Fury et Clint surveillent le marteau de Thor, sans avoir jamais entendu parler de Thor. Ils sont perturbés par l’existence de ce marteau ressemblant en tous points à Excalibur, puisque personne ne semble capable de le soulever. Personne ? C’est sans compter sur Thor lui-même.

Oui, il fait son apparition à son tour dans cet épisode qui a ainsi tout du film Avengers. Difficile de ne pas adorer ce qui se déroule sous nos yeux à partir de ce moment-là, avec Coulson faisant une description géniale du demi-dieu. J’adore Coulson, son utilisation ici est réussie et apporte pas mal d’humour, à la fois grâce aux réactions de Fury et de Barton. Ce dernier a toutefois pour instruction de ne surtout pas tirer sur Thor avant qu’il ne touche le marteau, pour voir ce qu’il se passerait s’il tentait de le soulever.

Malheureusement, un coup de tonnerre plus tard et la flèche de Barton finit dans les pectoraux de Thor. Il ne s’attendait certainement pas à ça notre demi-dieu… Et Barton non plus, parce qu’il ne se rate jamais. Son professionnalisme est remis en cause par le S.H.I.E.L.D qui le place en détention provisoire… pour mieux le voir mourir sous leur surveillance.

Notre pauvre Coulson est complètement débordé par les événements, mais ça avait une vraie vibe Agents of S.H.I.E.L.D de le retrouver comme ça, si léger. Tony, Thor et Hawkeye, cela fait en tout cas trois personnes très intéressantes pour le S.H.I.E.L.D qui viennent de mourir – surtout que Thor s’avère être un extra-terrestre à l’odeur de lavande quand il se décompose, ça fait beaucoup pour un inconnu. J’ai eu un peu de mal avec l’obsession de Coulson pour Thor, car c’était vraiment trop accentué par rapport à d’habitude, mais l’humour prenait autrement plutôt bien.

Mercredi – Natasha se rend auprès du docteur Ross pour obtenir des informations, non sur Hulk, mais sur la mort de Tony. Elle est sûre que Tony s’est fait tuer, et elle veut savoir exactement comment. La biologiste ne peut pas trop l’aider, toutefois : l’antidote n’est pas sorti de la seringue, celle-ci a simplement lancé un projectile dans le corps de Tony, le tuant sur le coup. C’est plus qu’intrigant tout ça.

Alors que Natasha est congédiée par Ross, elle reçoit un coup de fil de Fury qui la tient au courant de ce qu’il se passe. La scène est super triste, parce que l’on voit bien que Natasha est peinée du décès de Clint… par contre, les dessins ont du mal à rendre la pause dramatique aussi bien que ne l’aurait fait Scarlett, franchement. J’ai eu du mal avec les moments de pause, même si l’écriture restait très sympathique.

Fury lui annonce en effet que quelqu’un semble s’en prendre au projet Avengers, avant de lui souligner qu’il ne reste plus que Bruce et elle sur la liste. Cela tombe bien : elle est justement dans le labo où Bruce se cache bien même. Hop, il n’en faut pas plus pour que ces deux-là se retrouvent, désolé Dr. Ross. Natasha n’est toutefois pas rassurée d’être aussi exposée à un potentiel meurtrier, et elle le souligne à Bruce.

Sous les yeux d’un Watcher décidément partout, Coulson se rend quant à lui dans une base sécurisée du S.H.I.E.L.D où se trouvent les corps de Clint et surtout Thor, quand il se rend compte que la gravité semble avoir quelques problèmes. Et pour cause : Loki et tout un tas de soldats d’Asgard débarquent pour venger la mort de Thor. Oh bordel, Loki est dans cet épisode aussi ?

Ils y vont fort, et ils y vont fort dans l’humour qui n’est pas sans rappeler les films, encore une fois, quand le speech d’introduction de Loki est interrompu par Fury forcé de prendre un des multiples appels de Natasha. Elle est confrontée en effet au Général Ross et ses hommes, et elle espérait avoir de l’aide de Fury. Vu sa situation, elle ne peut pas trop compter sur lui, malheureusement. Livrée à elle-même, Natasha s’en sort plutôt bien… jusqu’à ce que quelqu’un décide de nous tirer sur Bruce Banner.

S’il n’est pas tué d’un coup, Bruce se retrouve à se changer en Hulk, ce qui ne plaît pas à l’armée. On essaie aussitôt de le fusiller, alors que Natasha se met à l’abri comme elle peut. Elle en profite aussi pour mettre sous sa protection la pauvre fille du général qui voulait empêcher son père de tuer son mec. C’était peine perdue : Hulk se met à grossir, grossir et explose. Ant-man ? C’est vraiment la seule idée qui me vient à l’esprit, à force.

En parallèle, dans la base du S.H.I.E.L.D, tout part en vrille quand Loki s’énerve face à l’insolence de Fury – qui n’en a pas grand-chose à faire de Thor, clairement. Loki s’amuse donc à utiliser le Tesseract sur des agents débordés, jusqu’à ce que Maria Hill (oh !) parvienne à convaincre Fury de demander à Loki un cessez-le-feu. Et bizarrement, ça fonctionne : Loki lui laisse une journée pour trouver le meurtrier de son frère et lui remettre.

Eh, il ne reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Natasha avance bien de son côté : elle fait quelques recherches grâce au mot de passe de Coulson (il m’a fait tellement rire à kiffer Steve, encore) et découvre que tout est connecté à Hope. Le jeu de mot avec espoir fait que Fury ne comprend pas immédiatement ce qu’elle compte dire par là, mais elle ne peut pas vraiment expliquer : elle est attaquée par quelque chose qui parvient à la mettre hors course.

Fury est donc aux yeux de Coulson le dernier Avenger de la liste, mais Nick envisage très clairement de faire appel à Captain Marvel. Oh bordel, j’étais tellement convaincu par l’idée ! Je veux dire, tout l’épisode nous rappelle à quel point elle manque dans cette première phase des films, parce qu’elle aurait dû pouvoir faire partie de l’équipe originale.

Jeudi – Malheureusement, au moment de l’appeler, Fury comprend le message de Natasha, et il se rend sur la tombe d’Hope Van Dyne, pour y retrouver son père, Hank. Bon, ce n’était donc pas Antman le responsable de tout ce qu’il se passait, mais je n’étais vraiment pas loin du compte avec Hank. C’est donc bien lui qui provoquait tous les remous depuis le début de l’épisode, pour venger sa fille, tuée par le S.H.I.E.L.D à ses yeux.

Fury parvient toutefois à résister à toutes les attaques d’Hank. C’est très étrange, hein, et on comprend bien vite que ce n’est pas vraiment Fury qui se bat contre Hank. Cela dit, ça fonctionne merveilleusement bien comme scène d’action jusqu’à la révélation finale : Fury a fait équipe avec Loki, tout simplement.

Le dieu de la malice balance quelques illusions hyper efficaces sur notre méchant, rapidement mis KO. Par contre, tout ça donne à Loki l’idée d’une alliance avec la Terre. Par contre, ce qu’il appelle alliance, c’est évidemment une génialissime manière de conquérir notre monde en quelques instants. Il faut dire qu’il n’y a plus aucun Avenger pour arrêter la menace Loki.

Vendredi – Aucun Avenger ? Alors que Loki annonce au monde entier qu’il est désormais l’unique maître de la Terre, Fury rappelle une dernière fois à Coulson que les Avengers ne sont qu’un concept : ils représentent un espoir et tout est loin d’être terminé pour Fury. Certains sont morts, d’accord, mais il en reste d’autres pour incarner cet espoir et faire en sorte que l’humnité se relève. 

Fury retourne donc en Antarctique où se trouve Steve Rogers, mais il ne le fait pas seul : il a bel et bien appelé Captain Marvel, qui est là à son tour pour aider à sauver le monde. Quel plaisir cette fin qui relance l’espoir pour la survie de l’humanité face à l’invasion de Loki…

Cela fonctionnait merveilleusement bien, une fois de plus… Même si ça manquait de précision sur ce qui provoquait le Nexus event, cette déviation de la timeline sacrée ! Bref, sur le moment, l’épisode m’a vraiment hypé et j’étais à fond dedans. Avec un recul de cinq minutes, je cherche maintenant à comprendre où ça voulait aller avec cet épisode, ce que ça cherchait à démontrer exactement…

Le premier épisode était clair dans ses intentions – réécrire un film, plus de féminisme, un clin d’oeil sympa. Le deuxième nous montrait jusqu’où la série pouvait aller et ce qu’un petit changement pouvait provoquer à l’échelle de l’univers – démontrant l’effet papillon. Là, cet épisode s’amuse à réinventer tout le passage à la phase 2 en nous montrant une histoire bien plus dramatique… mais sans préciser le changement d’origine, sans montrer vraiment ce que c’est censé représenter. Un peu dommage, je trouve, mais pas au point de bouder complètement le plaisir du visionnage.

Sur ce, j’ai une baignade à faire, bonnes vacances, hein.