Widow’s Bay – S01E01 – Welcome to Widow’s Bay – 15/20

Je ne suis pas aussi hypé que je l’espérais quand j’entendais parler de la série, mais je vois tout le potentiel qu’elle a rien qu’avec ce pilot. L’épisode m’a paru un peu long par moment, parce qu’il introduit plein de pistes et de choses différentes. Il est plutôt inattendu dans ses twists et je ne vois pas du tout vers où ils se dirigent. Si vous en doutiez, si, c’est une bonne chose : la surprise est la bienvenue, l’ambiance est intéressante. J’attends juste d’accrocher davantage aux personnages, maintenant, je crois que c’est ce qu’il va me manquer malgré le casting excellent.

Spoilers 

Widow’s Bay est frappée par un phénomène étrange en pleine nuit : coupure de courant et tremblement de terre.

Why are you mayor of this town if you hate everyone this much ?

Etonnant début pour une série qui s’est attirée les faveurs de plein de sériephiles : j’ai l’impression d’être devant Les Dents de la Mer. On voit un vieil homme dans un bateau en train de papoter à la radio avec un autre type tout aussi âgé, probablement dans un phare. Toutefois, l’ambiance change radicalement très rapidement : l’homme aperçoit ainsi plein d’oiseaux qui s’affolent dans le ciel, une bonne brume arrive, le radar s’affole et tout est d’un coup super sombre. OK. On va dire que ça pose une ambiance.

Tout est sombre, oui, et ce n’est que le début. A quelques miles de là se trouve une petite île qui, à 2h06, perd toute l’électricité subitement. On enchaîne sur un tremblement de terre qui réveille le maire en pleine nuit. Tom, c’est son nom, se précipite dans la chambre de son fils, qui n’est pas là – trop occupé à se droguer dans sa voiture.

J’aime bien l’introduction qui nous montre directement une situation de crise pour le maire, mais j’ai un peu de mal à repérer les personnages à ce stade. À la mairie, il y a donc une certaine Rosemary et une Ruth, Rosemary a parlé à Mitch à propos des pannes de courant. Le courant met du temps à revenir jusqu’à la mairie, mais ça finit par être le cas. Soit.

Un tremblement de terre sur une petite île qui n’est pas habituée à ça, c’est étonnant. C’est une catastrophe pour Tom, surtout qu’il sait qu’un journaliste doit arriver bientôt pour faire un article sur son île – et c’est un article déterminant pour la survie de l’île, qui a besoin de son tourisme estival, apparemment.

J’avoue que j’ai eu du mal à accrocher à ce début (Ruth, l’assistante âgée, a l’air amusante), mais soit : le journaliste, Arthur, finit par arriver et Tom lui fait la pub comme il peut. Il n’est pas aidé : le ferry arrive en avance et est conduit par un homme qui assure au journaliste qu’il se passe d’horribles choses sur l’île, Tom essaie de faire un cours d’histoire positif sur l’île, mais le musée le contredit : celle qui le tient lui rappelle qu’il y avait 43 colons à la base et un article de journal encadré rappelle que dans l’histoire de l’île il y a du cannibalisme.

Voilà une île qui ne donne pas forcément envie de passer de bonnes vacances. En fait, je serais le journaliste, je crois que je prendrais la décision de me barrer au plus vite. Ce serait encore plus vrai si je savais que le maire tenait une réunion avec ses conseillers pour leur demander de me surveiller 24h/24. Et si en plus pendant cette réunion, il était question d’un brouillard qui fait disparaître des gens… Ouais, je me barre.

Heureusement pour nous, il ne s’agit que d’une série alors j’aime bien l’idée : Wyck, l’homme du phare si je ne me trompe pas, vient voir le maire pendant la réunion pour expliquer que l’île est maudite et que ça a commencé. Selon lui, le brouillard de la nuit précédente a fait disparaître Shep, l’homme sur le bateau, et ce n’est que le début avant que la malédiction ne s’abatte sur tous les habitants de l’île.

Bien sûr, le maire est hyper rationnel et ne croit pas à cette théorie. Il n’en faut pas plus pour que j’y adhère… sauf que le shérif appelle au même moment pour annoncer que Shep a été retrouvé. C’est du moins ce que dit le maire à ses conseillers et à Wyck. Malheureusement, ce n’est pas le cas : il ne fait que mentir à tous ses collaborateurs pour gagner du temps.

Il y en a une qui commence à s’inquiéter tout de même, surtout qu’elle a elle-même vécu un événement traumatisant par le passé quand le Croquemitaine est venue chez elle pour la tuer. Voilà autre chose. Elle semble vraiment convaincue, contrairement à Tom.

OK, il y a énormément de pistes ouvertes pour une saison de dix épisodes là, mais l’introduction n’est toujours pas terminée : Tom rentre chez lui et trouve son fils en train de se faire un bon joint dans le jardin. Décidément, c’est un gamin insupportable, ça promet. Bon, il s’agit d’un ado défoncé, mais Tom essaie quand même de le raisonner et de lui parler sérieusement. En vain.

Je commençais à décrocher, mais la sirène d’alarme de l’île se met à sonner pour réveiller mon attention. C’est Wyck qui lance l’alarme, et tant pis pour le journaliste du New-York Times qui est venu écrire sur l’île. Tom le prend mal – et le prend personnellement – mais il décide tout de même d’aller parler avec Wyck.

Il semblerait qu’il soit l’ancien maire vu la tournure de leur conversation, mais bon, je ne le garantis pas. Ce qui est sûr, c’est que Wyck n’aime pas Tom, qu’il voit comme un énorme couard, et qu’il a plein d’infos sur le passé de l’île. Il promet donc une malédiction qui se réveille avec le tremblement de terre. C’est déjà arrivé en 1846, avec une brume mangeant les âmes et une terrible maladie s’emparant de tous les habitants de l’île, puis en 1873, avec un bateau crashé volontairement par le maire de l’époque qui convoitait la jeune épouse du capitaine.

Oddly specific, right ? Patricia a les meilleures questions, et ça me tue de la voir s’embarquer dans des explications délirantes sur la différence d’âge. La série avance toutefois rapidement vers autre chose, avec l’arrivée de Shep dans le bar où sont réunis nos personnages.

Il a passé la journée à être recherché par tous, mais il redébarque dans le bar. Tout va bien, donc. Il est emmené à l’hôpital où il reste dans le coma et où Tom vient le veiller. Pendant qu’il lit son dossier médical, Tom ne voit pas que Shep a les yeux blancs – un des premiers symptômes de la maladie en 1846. Oups.

Shep se réveille finalement pour tenter d’étrangler le maire, puis il fait un arrêt cardiaque avant d’y arriver. Cette fois, quelque chose me dit que Tom va commencer à croire à la malédiction. L’acteur est toujours aussi incroyable, en tout cas, et c’est un rôle qui va lui permettre de révéler tout son talent. Il essaie encore de rester dans son déni, pourtant : il fait la morale à Patricia qui laisse les gens l’influencer, mais on comprend bien que c’est une morale qu’il pourrait se faire à lui-même. J’aime la tournure que ça prend, à vrai dire.

Pendant son repas avec le journaliste, il oublie un temps la brume qui s’approche de l’île très clairement sur le radar, parce qu’Arthur préfère lui parler d’une autre légende urbaine : les habitants nés sur l’île seraient incapables de la quitter – et ceux qui le feraient, couic, morts. Le journaliste a vérifié le témoignage improbable de sa source, en plus, et même si c’est inconcevable, ça plante suffisamment de doute en nous pour que la série tienne la route.

J’aime bien l’idée en tout cas. Pour la suite, on repart sur du plus classique : Tom voit le brouillard s’installer en ville et flippe que son fils soit dehors. Quand les plombs sautent à nouveau, il essaie d’empêcher les clients du bar de sortir, hurle qu’il y a quelque chose dans le brouillard et… La lumière revient. Plus de brouillard. Aha. Le journaliste comprend que le maire lui joue un tour pour être le nouveau Salem. Le gag fonctionne bien.

Au-delà du gag, le doute s’installe plutôt bien, parce que le personnage de Tom est rationnel et critique les doutes qu’on veut lui imposer, mais aussi parce qu’il y a quelques fausses pistes et d’autres mystères inexpliqués, comme cette chaise de torture dans le sous-sol du bar. C’est un cliffhanger inattendu, ma foi.

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Widow’s Bay (S01)

De quoi ça parle ?

Je ne sais pas bien : c’est l’histoire du maire d’une ville sur une petite île paumée et confrontée à d’étranges mystères lorsqu’une brume s’en approche d’un peu trop près.

Ce que j’en attends

J’aime l’acteur principal, mais j’avoue que depuis Brothers & Sisters, j’ai eu du mal avec la plupart de ses rôles. Il est passé à des séries trop sérieuses – ou se prenant trop au sérieux, je ne sais pas – et je n’ai jamais accroché. Pour autant, je ne perds pas espoir de le retrouver et j’ai vu arriver cette série avec un œil curieux. Je n’ai pas eu le temps de la voir lors de sa diffusion.

Depuis, je n’en entends que du bien. Série Apple, c’est toujours bon signe, Widow’s Bay fait forte impression chez tous ceux qui la regardent. J’ai donc bien trop d’attentes au moment de la commencer et ce n’est jamais très bon. Je ne sais pas à quoi m’attendre exactement pour autant : je sais qu’il y aura des mystères et un peu de science-fiction, et ça me suffit. Je crois. On verra bien.

Je la commence histoire d’avoir une série de plus à mentionner dans le podcast bilan de l’année, en vrai, et aussi parce que je sais que Morgane et Aurélien ont bien accroché. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Note moyenne de la saison : 17/20 

Widow’s Bay – S01E02 – Lodging – 17/20

J’ai l’impression que la série n’arrive pas à décider dans quelle direction elle veut aller à multiplier les pistes et les indices, mais je suis aussi à peu près sûr qu’elle sait parfaitement où elle va. Elle exige beaucoup d’attention…

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E06 – Rosebuds – 18/20

Cet épisode fonctionne déjà bien mieux que le précédent : cette fois, pas de scène paraissant superflue (ou presque) ou être là juste pour faire traîner la saison. Les petits détails ont leur importance, le rythme est bon, on avance vraiment dans le fil rouge et… qu’est-ce que ça fonctionne bien, je veux davantage de séries comme celle-ci ! Le casting est parfait, l’intrigue efficace.

Spoilers 

Dennis réussira-t-il enfin à tuer Paula ? Rien n’est moins sûr !

Great. Don’t hurry the fuck up.

Au milieu de tout ce merdier et malgré son achat de gun, Paula est toujours une super maman. Nous la voyons donc s’occuper de sa to-do list du jour : acheter un gâteau pour sa fille, apprendre à tirer au flingue. Tout va bien. Pendant qu’elle fait ses courses, ses collègues sont également au téléphone avec elle.

Si la préoccupation principale de Paula, c’est d’organiser une super fête pour que toutes les mamans de l’école d’Hazel lui écrivent une belle lettre, les collègues (eh, elle s’appelle Geri ! Bientôt, j’aurais le nom du mec, j’y crois) partent sur autre chose. Ils sont investis dans l’affaire criminelle de Paula bien plus qu’elle ne semble l’être : ils insistent donc pour traquer l’écouteur de Geri dans la voiture d’Ashley.

Ainsi, Paula organise sa soirée pizza pour les parents du foot et les deux collègues suivent à la trace Ashley. Inattendu. Il faut dire que Geri veut récupérer son écouteur aussi avant que la batterie ne lâche. Pourtant, l’opération tourne court : ils ne récupèrent pas l’écouteur, mais le portable d’Ashley dans la voiture. Au passage, le collègue se fait aussi mordre par le chien d’Ashley. Ce qui est cool avec cette intrigue ? À défaut d’être parfaite et crédible de bout en bout, elle permet aux collègues de trouver le numéro du tueur en remontant l’historique des appels du portable. D’accord, mais où est Ash ?

Et surtout, j’adore le fait que Geri oublie son écouteur dans la voiture : ça lui reviendra dans la gueule et je crois qu’elle le mérite un peu, parce qu’autrement, elle était trop parfaite. Cela dit, même ce défaut contribue à faire que je l’aime beaucoup, parce qu’elle m’a fait rire avec ses deux demi-tours en quinze secondes, à ne pas savoir où aller et quoi faire.

En parallèle, la police mène son enquête sur le bâtiment abandonné de l’épisode précédent. C’est plutôt amusant de les voir débarquer si tard… mais c’est aussi terriblement réaliste car c’est le taf de la police. Ils ne mettent pas bien longtemps à finalement trouver le corps de Skylar. Et tout ça va les mener sur les traces de Paula, encore : elle a laissé ses empreintes, vendus les affaires du mort avec qui elle avait rendez-vous… Elle est foutue. Autant dans la partie sans spoil, j’ai dit qu’il n’y avait pas de scènes superflues, autant celle-ci en était peut-être une.

De manière bien flippante, l’épisode créé une sacrée attente : Dennis est chez Paula et attend qu’elle rentre. Nous le voyons s’ennuyer et faire le tour de l’appartement, mais quand Paula revient finalement avec Hazel, il n’est de toute évidence plus là. La seule chose qui terrifie Hazel, c’est un cafard. C’est un problème que Paula sait bien gérer. Dennis ? En regardant par la fenêtre, il a trouvé quelque chose de plus urgent à faire !

C’est fou comme j’aime Tatiana Maslany et comme elle me vend n’importe quel rôle. Paula est un rôle pour elle, puisque ça lui permet de jouer plein de trucs différents. Nous la voyons donc débordée par la fête qu’elle a décidé d’organiser sur un coup de tête.

Elle est heureusement aidée par Steve, le père d’une autre gamine, et gère ainsi très bien les choses. La fête est un franc succès, même si autant de gamins dans un petit appartement, ça ne peut qu’être un désastre.

Le cliffhanger de l’épisode précédent ? Le type qui prenait en photo Paula à la fin de l’épisode précédent est en fait un détective privé engagé par Mallory. Décidément, Mallory est une sacrée manipulatrice. Le truc le plus dingue, c’est que le photographe n’a aucune idée de ce qu’il a entre les mains : il ne sait pas que Paula a acheté un flingue apparemment, mais il a une photo de Dennis seul chez elle. Il le présente comme un nouveau copain de Paula. Si elle savait…

Et elle sait vite : Karl ne peut s’empêcher d’être jaloux. Il se rend chez elle pendant la fête avec un prétexte plutôt bon et lui révèle qu’ils ont engagé un détective privé. Au passage, il lui reproche sa convocation au commissariat, le mensonge qu’il a dû faire à Mallory pour la couvrir et le fait qu’elle ne lui dise pas qu’elle a un nouveau mec qui a les clés de l’appartement.

Paula passe le reste de l’épisode terrifiée. Elle fait en sorte qu’Hazel dorme ailleurs et se méfie d’un peu tout le monde autour d’elle. Pourtant, elle n’a plus rien à craindre du détective privé : Dennis a évidemment remarqué sa présence et a eu la très bonne idée de le tuer. On a eu une petite scène superflue aussi, je sais, quand on voit que Dennis embêter un couple gay dans l’ascenseur de cet immeuble. En vrai, j’ai trouvé que c’était bien joué : ça fait des témoins qu’il laisse en vie, d’une part, mais ça nous fait aussi une fausse piste pendant l’épisode – décidément, ça ne donne pas envie d’être dans le même ascenseur que lui !

C’est con parce que ça aurait pu aider Paula d’être encore surveillée en fin d’épisode : alors qu’elle fait une course pour une amie qui s’impose un peu trop chez elle, Paula se fait kidnapper par Dennis. Elle se défend comme elle peut, le laissant le visage en sang, et hurle à l’aide, mais en vain.

Kidnappée et mise dans le coffre de Dennis, Paula est à ça de se faire tuer… C’est sans compter sur les scénaristes qui sont excellents : quand Dennis ouvre le coffre, il se fait tirer dessus par Paula. Bim. Le regard de surprise de Dennis, le regard perdu de Paula ? J’adore, tout simplement cette scène qui est un bon choc. Je ne pensais pas qu’elle avait l’arme sur elle, mais même si je m’étais dit qu’elle l’avait, elle est tellement réactive que la surprise fonctionne. L’art du cliffhanger est bien maîtrisé par ces scénaristes quoi, ça donne envie d’enchaîner, mais bon…  Je vous l’ai dit, j’ai autre chose à regarder cette nuit.

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E05 – Scamboy – 15/20

C’est quand même fou. Les saisons de 22 épisodes me semblent bien souvent moins trainer en longueur que les mini-saisons. Cet épisode est le parfait exemple de ce qui ne va pas : après un début sur les chapeaux de roue, le rythme ralentit d’un seul coup et on nous propose un tas de scènes calmes qui ne visent qu’à développer les personnages secondaires dans des scènes trop détachées de l’intrigue principale pour vraiment convaincre. J’aime toujours, mais quel dommage ce rythme haché !

Spoilers 

Le tueur est détourné juste à temps de Paula qui, elle, mène une enquête plus efficace que la police.

Right, cause no one gets killed in the daytime.

Il me reste un peu plus d’une heure avant le début de Secret Story (comment je vais publier la critique pendant les pubs !) et je meurs de chaud en pleine canicule. Il est donc temps de regarder un épisode de cette série que je procrastine depuis un peu trop longtemps. Elle ne pourra pas réchauffer l’atmosphère en tout cas.

Bref, l’épisode. Paula est sauvée in extremis par un coup de téléphone. Le tueur reçoit en effet un appel de menace de quelqu’un encore au-dessus de lui. Cela permet de savoir que ce tueur est bien lié au trafic que menait Trevor – il est censé vérifier que personne ne les grille ? Mouais. Il ne fait pas un super taf. C’est précisément pour ça qu’il est détourné de sa première intention : il voulait tuer Paula, mais il doit d’abord aller s’occuper d’une autre mission. On le voit donc corrompre un jury d’admission de grande école super simplement, parce que la femme du jury a eu la bonne idée de commettre un crime de manière pas bien discrète. Je n’ai pas accroché des masses, même si on sent bien que ça permet d’étendre un peu plus le mystère de la série.

Le lendemain, Paula s’occupe de sa fille comme elle peut, en regardant une vidéo sur son site de camboy qui s’appelle donc Maximum Pleasure Guaranteed – elle s’inscrit à un nouveau jeune mec qui paraît vraiment adolescent à ce stade mais qu’elle sait être pote avec Trevor – et en gérant la bataille judiciaire contre son mari. Elle apprend donc qu’elle a besoin de lettres de recommandation de la part de ses proches pour espérer avoir la garde.

Nous la suivons donc en train de faire le nécessaire pour convaincre plein de gens qu’elle est cool et qu’il faut lui écrire la meilleure lettre. C’est un peu long comme scène, mais soit, c’est nécessaire sur cette intrigue plus que secondaire qu’est la garde d’Hazel.

Il est plus intéressant de voir Paula enquêter sur le meurtre de Trevor. Elle parle donc avec Skylar, l’ado qui bossait avec lui aussi, histoire d’en savoir plus : elle arrive assez vite à ses fins. C’est simple : elle n’écoute pas ses collègues et obtient ainsi un RDV avec Skylar. Si on était en droit de s’attendre à la classique scène dans un cybercafé, comme elle, on se retrouve finalement dans un motel abandonné.

Heureusement, Paula est accompagnée de ses collègues qui sont plein de ressources et de shampoing sec. Il n’empêche que Paula rencontre vraiment Skylar. Le lieu de RDV ? C’est le bâtiment que Trevor voulait transformer en résidence pour les étudiants. En attendant, il y a des peep holes pour observer l’entretien entre Paula et Skylar.

La conversation commence plutôt bien avec un Skylar tout sympathique qui sonde Paula pour plus d’informations. En cours de route, toutefois, Paula observe qu’il lui ment encore : c’est lui qui a agressé Trevor dans la vidéo fake qui a lancé son chantage. Elle le reconnaît à de mini détails… qui prouvent à quel point la HD est terrible désormais. J’ai bien aimé ce travail d’enquête de la part de Paula.

C’est dommage que tout – y compris son honnêteté quand elle confronte Skylar – soit ruiné par l’arrivée de la pote de Trevor. Cette dernière débarque en entendant Paula accuser le petit-ami de Trevor – pas en ces termes évidemment – de son meurtre. J’aime le fait que ça fasse avancer d’un coup l’intrigue d’un pas de géant : Paula commence à comprendre dans quelle merde elle est en voyant précisément les visages des jeunes qui l’arnaquent.

Le truc, c’est que la fille montre son visage en sachant pertinemment qu’elle a l’avantage sur Paula : elle la menace avec un flingue. La scène prend donc une tournure bien plus dramatique. Ce qui est intéressant sur du plus long terme et pour avancer dans l’épisode, c’est que Paula découvre ainsi ce couple d’arnaqueurs et qu’elle sait qu’ils connaissent le tueur. La fille peut même appeler le tueur, toujours en trafiquant sa voix.

Les méthodes sont claires : voix trafiquée et chantage pour soutirer de l’argent ; Paula comprend à qui elle parle depuis quatre épisodes. Le plus étonnant, c’est que le chantage fonctionne : Skylar et sa pote reçoivent plein d’argent en échange de la promesse de livrer Paula au tueur.

Comprenant qu’elle est foutue quand ils s’énervent face à elle, Paula joue le tout pour le tout et parvient à s’échapper de manière hautement improbable. Grâce à un pistolet à clous un peu fou, elle obtient l’élément de surprise qui lui permet de s’échapper. Elle cloue au passage la main de Skylar qui n’a rien demandé dans l’affaire. Il semble vraiment être la victime manipulée à tous les niveaux ! En attendant, il n’en est pas moins coupable de tout un tas de crime et il semble prêt vraiment à laisser Paula se faire tuer, alors bien fait pour lui le clou ! Malheureusement, ça le précipite aussi vers sa mort.

Pendant que sa pote, Ashley, retourne à sa voiture pour lui venir en aide vis-à-vis du clou, le tueur arrive en effet sur place. Ashley a eu la bonne idée d’envoyer l’adresse du motel en échange de l’argent. Entre temps Paula s’est enfuie, malheureusement. Dennis, c’est le nom de notre tueur (putain, enfin je l’ai !) n’apprécie pas trop d’être baladé et est vraiment un tueur terrifiant.

Je veux dire, la mort de Sky est absolument horrible : il lui fout un pistolet à colle (je crois ?) dans la bouche et l’étouffe avec en s’assurant que la colle lui ressorte par le nez. C’est terrible et d’autant plus triste que juste avant ça, Skylar pensait avoir tué Dennis en tirant à travers la porte. Comment c’était évident que non ! Tirer à travers une porte ? Quelle idée de merde.

Dennis parvient à le surprendre par derrière et le tuer, le tout pendant qu’Ash est encore au téléphone avec lui. En plus, Dennis entend donc Ashley : il la confronte donc et lui promet de la tuer bien vite. Ash se barre, ignorant au passage que la collègue de Paula a laissé un écouteur dans sa voiture afin de pouvoir la traquer.

Pour le coup, j’ai trouvé l’épisode poussif et long sur certaines scènes, mais là au moins, les choses avancent vite et bien !

Karl est surpris de voir qu’il est convoqué par la police non pas pour parler de Mallory, mais pour parler de Paula. On lui a montré les photos de Trevor dans sa baignoire, mais il continue de défendre Paula sans l’ombre d’un doute. Il la défend d’une manière bien particulière, en descendant Trevor et en ne s’arrêtant pas de parler quitte à avouer quelques crimes passés.

Il n’est pas d’une grande aide pour la police. Heureusement, celle-ci avance dans son enquête sans lui : en remontant la trace de quelques paiements du compte de Trevor, ils trouvent l’adresse du motel où s’est rendue Paula et où Sky est mort.

Autrement, Mallory est déjà sur pied et elle reprend même le travail. Elle est dans l’abus le plus total : elle fait ça pour s’assurer que le dossier de la garde d’Hezel tombe sur le bon juge. Elle s’arrange pour soudoyer le gardien du tribunal avec une carte Magic afin de pouvoir mettre le dossier dans le casier qu’elle souhaite. C’est dingue, mais ça fonctionne. Elle peut se réjouir en compagnie de Karl quand il lui apprend le nom du juge qui s’occupera de leur cas. Et bien sûr, Karl n’a aucune idée des manipulations de Mallory…

Le cliffhanger ? Nous voyons la super collègue commencer son article sur l’affaire (pas de surprise de ce côté, à part que je m’attendais à ce que le titre de son article soit celui de la série) ; mais nous voyons aussi Paula faire de la merde. En effet, elle revend la chaîne qu’elle a arraché dans sa lutte contre Skylar et l’échanger contre un tas de monnaie et un flingue. Comme si cela ne suffisait pas, elle est aussi prise en photo par un mystérieux homme… L’intrigue se poursuit.

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