How I met your father – S01E02

Épisode 2 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein. 

Spoilers

Sophie tente de se remettre de sa rupture avec Ian et se rend dans un club nommé FOMO sous les conseils de Valentina.

They say there’s no such thing of having FOMO inside of FOMO.

En 2050, Sophie ne s’est pas encore resservie de son vin, mais elle est toujours au téléphone avec son fils qui ne lui raccroche toujours pas son nez. Pourquoi ? Mystère. Il a beau lui demander d’aller directement à la conclusion de son histoire, Sophie a vraiment envie de lui raconter tous ses rencards et tout le temps que ça lui a pris de rencontrer son père.

Est-ce que le gamin ne connaît pas le nom de son père du coup ? C’est possible, mais pas rassurant, tout de même. Allez, qu’importe, c’est reparti pour 2022. On y apprend que Sophie a peur du porno, apparemment, parce que le gouvernement peut traquer ce qu’elle fait et qu’elle fait du sport avec Valentina pour se réconforter – quand elle n’écoute pas sa chanson de réconfort.

On sent bien au rythme que l’équipe derrière la série est toujours la même que dans la série d’origine, mais ça ne marche pas aussi bien en 2022 qu’il y a quinze ans, désolé. En plus, ils avaient prévu que cet épisode serait diffusé une semaine après le précédent, et ce ne fut pas le choix d’Hulu. Dommage. Je suis en manque de sitcom, cela dit, alors pourquoi pas.

Bon, Ian étant reparti en Australie désormais, il faut trouver une nouvelle intrigue pour cet épisode : c’est Valentina qui nous l’apporte sur un plateau en voulant à nouveau rompre avec Charlie. On comprend bien que le but est de nous expliquer que ce couple ne va pas arrêter de rompre et de se remettre ensemble, mais ça permet aussi de mieux cerner le personnage de Valentina. Quant à Sophie, elle est persuadée que le vrai problème de Charlie est qu’il n’a pas d’amis à New-York.

Elle propose donc d’organiser une soirée avec le trio Sid, Jesse et la sœur de Jesse dont je n’ai toujours pas le prénom. Là-dessus, je dois bien reconnaître que c’est efficace : pour une fois, je trouve que ça ne fait pas trop forcé comme prétexte pour que les personnages se retrouvent. Et si Jesse devrait répondre non, le fait que ça vienne de Sophie pour qui il a bien un semblant de crush justifie qu’il dise oui, une fois forcé par son meilleur ami et sa sœur.

Bref, je dois dire que j’accroche à peu près à l’idée, de même que ça m’a fait rire de voir Charlie en costume. On sent qu’il est un peu une version soft et mixée de Barney et Robin à la fois, l’étranger qui apporte un lot de clichés, le riche à côté de la plaque avec des attentes bien différentes de ce qu’est la vie. Est-ce que je suis en train de réajuster mes attentes pour passer un bon moment devant la série ? Probablement.

J’ai aimé le fait que Sophie reçoive un message de Ian pile au moment où elle était prête pour une soirée fun en tout cas. Cela n’arrange pas les affaires de Jesse probablement, parce que bon, on vient d’apprendre qu’il avait un sacré budget de mouchoirs. Il est tout angoissé de voir que Sophie a toujours des pensées pour Ian, mais quand Sid entend Valentina parler d’une soirée arrangée, il est aussitôt persuadé que c’est pour Sophie et Jesse. Il est loin du compte le pauvre.

En attendant, le message de Ian pour Sophie n’est jamais qu’un selfie avec une private joke. La série s’embarque dans la longue tradition des running-gags de la série-mère… mais ça paraît moins efficace qu’avant. Peut-être que j’y suis trop habitué, peut-être que ce délire autour de Jason Momoa n’était pas drôle, peut-être que c’était original comme idée à l’époque mais que ça ne l’est plus en 2022. J’ai déjà fait mon choix.

Pour l’instant, la série manque aussi clairement d’un lieu culte où les personnages se retrouvent… et quelque chose me dit que ce ne sera pas FOMO. On n’a pas le droit d’y prendre de photos, la sœur de Jesse s’y ridiculise en essayant de draguer et Charlie ne parvient pas à se faire des amis parce qu’il est vraiment trop perché.

Jesse en arrive aussi à essayer de draguer Sophie – et pourtant, elle a laissé tomber le décolleté, hein. Elle accepte donc de passer un moment à part avec Jesse… sauf qu’elle repère un autre sosie de Jason Momoa sur la piste de danse et décide aussitôt de le prendre en photo. Si elle avait fait la morale en début d’épisode à Valentina en lui expliquant qu’il fallait qu’elle soit plus mature et patiente avec Charlie (mais pourquoi ?), elle lui explique désormais qu’elles sont encore jeunes et peuvent prendre de mauvaises décisions, comme celle de rester en contact avec Ian et de rire un coup même si ça la fera souffrir.

Arf, je ne sais pas si je vais aimer la série quand elle s’embarquera sur tout ça. Quant à la photo qu’elle prend, elle lui vaut inévitablement une exclusion du club, sans plus d’explications que ça. Cela permet à Jesse de comprendre qu’elle ne veut pas de lui, et quand il en parle à Sid devant Charlie, ils comprennent tout le quiproquo. Jesse et Sid abandonnent donc la sœur du premier pour aller dans le bar du premier, alors que Valentina se retrouve à rompre avec Charlie.

L’avantage, c’est qu’elle lui explique les vraies raisons de la rupture, alors bon, ils se remettront ensemble, probablement. Et l’air de rien, son plan fonctionne : Charlie se rend au bar avec Sid et Jesse, et l’amitié prend complètement entre Charlie et Sid qui se découvrent des goûts communs. Par contre, va falloir m’expliquer comment ils ont pu sortir de la boîte sans tomber sur Sophie, assise sur le trottoir devant. Au moins, elle peut partager un moment réconfortant avec Valentina (qui s’assure que son manteau blanc TOUCHE le trottoir sur lequel elle est en train de s’asseoir ???).

L’épisode finit par amener tout le monde au bar, parce que même si on ne sait pas bien pourquoi, Valentina veut se réconcilier avec Charlie. Celui-ci décide de prendre son propre appartement finalement, de manière à pouvoir avoir des rencards avec Valentina sans continuer de l’étouffer. Bien sûr, oui, c’est comme ça que fonctionne la vie, c’est bien connu. Et c’est bien connu aussi qu’on peut facilement entrer dans ce qui ressemble à une réserve privée du bar pour faire l’amour.

Là-dessus, les scénaristes ne changent pas trop et se gardent les mêmes lieux que dans la série originale, avec la même disposition de bar. Le bar iconique dont on avait besoin est donc celui-ci, et ça se sent bien en fin d’épisode. Une fin d’épisode où je me suis dit que j’aimais bien malgré tout les défauts cette série. C’est cheesy, un peu, avec Sophie qui décide de rester ami avec Jesse et de ne pas envoyer la photo à de Jason FOMO-moa à Ian. Elle le regrettera probablement, mais la fin d’épisode révèle que Jesse a la même chanson de réconfort qu’elle – et un goût particulier pour les jeux de mots avec son chat nommé Jesse’s girl, comme une chanson que j’ai maintenant en tête.

Ah, et il est à noter que Kim Cattrall s’efface beaucoup plus dans cet épisode… et c’est une bonne chose car le rythme est bien moins cassé, ouf !

How I met your father – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…

Spoilers

En 2050, Sophie appelle son fils pour lui raconter comment elle a rencontré son père.

I had to meet you Sophie.

Bon. Cela commence déjà mal : ils ont foiré le générique ? C’est un vrai plaisir de réentendre les notes de musique qui participaient au succès de la série originale, mais cette superposition de photos est déjà clairement moins fun que le générique de base. Purée, on est en 2022, pourquoi ce look années 80 aux photos ?? Et pourquoi tant de photos où ils sont… seuls ? On dirait un book plus qu’un générique sur un groupe d’amis.

Eh, j’ai déjà fait pause avant même la fin de la première minute. Je m’étais promis de me regarder tout l’épisode sans interruption, mais j’ai trop envie de noter plein de choses. Difficile de regarder l’épisode sans comparer à l’originale, et ça blesse vraiment, parce que rien ne va par rapport à ce qui a fait le succès de la première : on commence en 2050, pourquoi pas, avec Kim Cattrall. Elle n’est donc pas que narratrice, on la voit.

C’est un changement de focus qui casse une grosse partie de la série, parce que ça va être dur de nous faire avaler qu’Hilary Duff finira par ressembler à Kim Cattrall. Et puis, même, si tout commence par un coup de fil… pourquoi est-ce que son fils ne raccroche pas quand sa mère bourrée se met à lui raconter toute sa vie ? Je comprends l’idée du coup de fil, pourquoi pas, mais c’est super bizarre. Puis la blague facile sur la commande vocale, ça ouvre mal l’humour de la série, même si je vois bien l’hommage à la dernière scène de How I met your mother et Robin qui n’arrive pas à faire fonctionner sa télévision.

Au moins, les rires m’ont beaucoup moins dérangé que prévu. C’est une bonne chose… ou pas : je crois que j’étais plus dérangé par le jeu de l’actrice. Bon, allez, il est temps d’entrer dans la série cela dit : un flashback nous fait quitter 2050 pour nous rendre en 2022, le present day sans le moindre covid. Soit.

Sophie se rend donc à un rencard Tinder et utilise un Uber pour cela, Uber dans lequel elle va rencontrer deux meilleurs amis, Jesse et Sid, qui deviendront ses amis si l’on en croit le générique de départ. Alors. Comment dire ? Je ne prends pas de Uber, mais j’ai trouvé extrêmement forcé cette scène d’introduction où ils se mettent à se raconter leur vie. Déjà que Sophie monte dans la voiture alors qu’il y a deux types qu’elle ne connaît pas dedans, en plein New-York, bonjour la crédibilité.

Qu’ensuite l’un des deux se mettent à lui raconter toute sa vie et sa demande de fiançailles qui sent bon le fail… Je ne sais pas, c’était bizarre. Après, je ne peux rien dire, dans les Blablacar, on se raconte nos vies aussi parfois, mais ce n’est pas un Uber quoi. Toujours est-il que Sophie enchaîne en racontant son histoire, ce qui est étonnant aussi.

J’aime bien le plan dans la voiture qui ressemblait vraiment à la série d’origine, et en vrai, je me suis retrouvé plutôt bien embarqué par l’histoire de sa rencontre avec Iain. OK, je ne vais pas critiquer Tinder, ce serait facile et franchement malhonnête de ma part, parce que ça m’a réussi. Qu’elle fasse un rencard de merde, ça ne me surprend pas. Qu’elle réagisse en hurlant, j’y croyais vraiment moyennement. Qu’elle trouve l’amour au moment de supprimer Tinder ? Pourquoi pas.

Bref, tout ça passait bien, de même que tout le montage où elle apprend à connaître son futur par messages interposés. Il est vrai que la romance en 2022 peut commencer comme ça, et qu’elle commence souvent comme ça. Ce n’est pas la mythique introduction de Barney, mais admettons.

Par contre… Qu’est-ce que j’étais déçu de voir que Ian ressemblait à ses photos Tinder. J’espérais tellement qu’elle s’imagine tout un tas de scènes avec lui dedans alors que finalement non. Cela aurait été dans le style de la série d’origine, mais ce n’est pas le but ici. Le but ici est de nous présenter un rencard absolument parfait… sauf que Ian est sur le point de déménager en Australie. Pas la porte à côté donc.

Cela fonctionne, et ça fonctionne bien plus que les retours à Kim Cattrall. Vraiment, je n’accroche pas du tout à sa manière de raconter l’histoire en regardant la caméra – et donc nous. Cela casse le rythme de la série là où les enfants en donnaient par des réactions amusantes de temps en temps. Là, Kim Cattrall est omniprésente. Non, vraiment, je ne le sens pas.

Et c’est dommage, parce que la série, par d’autres aspects, fonctionne plutôt bien. J’ai beaucoup apprécié la scène où Sophie apprend le départ de Ian, ou le moment où il la ramène chez elle. Je n’ai pas été jusqu’au rire comme avec le premier épisode de l’originale, mais cette fin de rencard où chacun veut s’embrasser sans le faire, ça marche toujours aussi bien.

On enchaîne alors avec une bonne scène où l’on rencontre la colocataire de Sophie (Valentina ?). Là, j’ai commencé à sourire un peu plus et à m’embarquer dans l’humour de la série. Sans être exceptionnel, il est efficace par moment, notamment lorsque Sophie rencontre Charlie. Après, je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi elle a préféré le personnage de Sophie à celui de Kelsey, Hilary Duff. Enfin, si : il y aura plus de gens pour regarder How I met your Father, probablement.

Enfin, le premier épisode. Les autres, je ne sais pas quand même, parce que le scénario est forcé à plein de moments. Il y a des répliques qui fonctionnent, comme celle sur les fruits, et il y a des stéréotypes qui foirent complètement. Charlie l’anglais très à poil qui s’installe avec elles sans l’accord de Sophie et qui découvre le métro, c’était en trop, franchement. Et tellement convenu dans l’humour !

L’échange de téléphones portables avec le meilleur ami du chauffeur Uber ? Beaucoup trop prévisible et complètement illogique. Prévisible au sens où on se doutait bien que Sophie allait devoir trouver une raison de retrouver Jesse et Sid après son rencard si bien qu’on ne regarde pas son téléphone (euuuh, n’est-ce pas la base d’un rencard ?? Regardez votre téléphone sans que ça ne fasse partie de la conversation et c’est NEXT direct perso). La réplique était déjà en trop, Kim Cattrall qui le surjoue, c’était atroce, et… ça aurait pu fonctionner comme twist si Sophie n’avait pas récupéré son téléphone en le regardant dans le Uber. « N’oublie pas ton téléphone », lui a-t-il dit en lui donnant alors qu’il crushait sur elle.

Bon, après, c’est utile pour l’intrigue : Sophie veut retrouver Ian pour l’embrasser finalement, parce qu’elle se rend compte que son rencard était parfait et que c’était con de ne pas en profiter pour tenter quelque chose, même à distance. Pour cela, elle a besoin de son portable. Cela dit, dans tous les cas, elle avait besoin de récupérer son téléphone, quoi.

Voilà donc Sophie qui embarque ses deux colocataires avec elle dans le bar où Sid va faire sa demande en mariage à sa fiancée… au lieu de l’emmener au concert de Beyoncé. Cela sent très fortement le fail, quand même, et c’était forcé par moments à nouveau, avec une Hillary Duff pas toujours convaincue par ou convaincante dans ce qu’elle faisait. Au moins, ça permettait à Jesse de passer un peu de temps avec Sophie. On apprend donc à le connaître comme un type qui s’est pris un râteau lors de sa demande en mariage.

Sa copine ne voulait pas de lui, c’était filmé et apparemment tout New-York a vu la vidéo où il finissait par tomber de scène. Elle n’est pourtant pas si drôle…

Pendant ce temps, Charlie et Valentina rencontrent la sœur de Jesse, dont on comprend assez vite qu’elle sera un ressort comique dans sa tendance à surgir par surprise d’un peu n’importe où. Eh, ça peut fonctionner, mais pour l’instant, elle était plutôt gênante. Pas autant que Charlie, l’anglais un peu riche qui est traumatisé par la vie à New-York et déprime complètement Valentina. Un beau couple, donc. Ils passent le reste de l’épisode à se disputer, ce qui fait rire Sophie et Jesse.

Le problème, c’est que Jesse est clairement séduit par le décolleté plongeant de Sophie, alors que Sophie est une grande romantique quand lui ne croit pas du tout en l’amour. Elle, elle y croit tellement qu’elle est prête à aller à l’aéroport pour lui balancer qu’ils sont faits pour être ensemble. Du grand n’importe quoi.

De son côté, Sid demande finalement Anna en mariage, et elle dit oui, mais avant de se barrer à nouveau à Los Angeles. Bien sûr, oui. La meuf traverse le pays, passe dix minutes avec son mec, se fiance et retourne à l’hôpital pour faire une greffe d’organe ? Ce n’est pas crédible, arrêtez de nous faire croire qu’il n’y a qu’un chirurgien dans les hôpitaux.

En tout cas, ça arrange les affaires de Sophie : Anna a besoin d’aller à l’aéroport, et elle aussi. Tina, toujours en t-shirt-culotte après un passage dans le métro, ça se souligne quand même, suit le mouvement parce qu’elle s’est rendue compte qu’elle détestait finalement Charlie, alors qu’elle l’a invité à rester chez elles. Et la sœur de Jesse est embarquée à son tour, parce que Jesse conduit. Donc oui, la série est en train de nous dire quand même que Jesse a un bar qu’il abandonne totalement avec plein de gens qui sont supposés être des amis d’Anna et Sid mais qui ne leur disent pas au revoir. Y a des problèmes gros comme ça dans ce scénario.

Bon, en tout cas, à l’aéroport, Sophie parvient à retrouver Ian sans trop de mal et lui propose vraiment de s’engager dans une relation avec lui. Il lui fout alors un bon gros râteau, ne croyant pas à une relation avec 14h de décalage horaire. Voilà qui est fait pour le personnage de Sophie, qui vient aussi de se ridiculiser en avouant avoir eu plus d’un rencard Tinder par semaine « cette année ». J’espère pour elle que c’est 2021, hein, sinon ça fait vraiment beaucoup pour 2022.

Ce n’est toutefois pas encore la conclusion de l’épisode : allez savoir pourquoi, j’ai dû rater une référence, Sophie veut ensuite marcher seule sur un pont, mais avec tout le groupe. Ce groupe qui s’apprête à devenir son groupe d’amis inséparables. C’est gros comme manière de rencontrer ses amis, mais ouais, après tout ça, et alors que Valentina et Charlie se réconcilient, Sid et Jesse invitent leurs nouveaux amis à venir boire un verre chez Lily & Marshall. Pardon, chez eux. Le clin d’œil est sympathique et discret.

Me reste à évoquer la sœur de Jesse qui ne se remet pas encore de son divorce mais est prête à redonner une chance aux rencards lesbiens et j’aurai fait le tour de cet épisode. La conclusion est sympathique : on en revient à Kim Cattrall qui annonce que c’est la nuit où elle a rencontré le père de son fils. Si l’on en croit le montage, cela nous laisse donc quatre possibilités : Sid, Jesse, Charlie ou Ian. Difficile de ne pas être déjà team Ian ; ce sera probablement Sid pour la surprise. Ils auraient pu ajouter un ou deux randoms dans l’épisode pour que ce soit drôle.

Le twist est donc ici qu’on nous confirme qu’elle a déjà rencontré son mari. Il fallait bien revoir la formule originale de toute manière, deux fois de suite, ça ne pouvait pas marcher. Je ne suis pas sûr d’accrocher totalement, mais la fin d’épisode m’a donné un peu d’espoir tout de même. Reste à voir ce que ça donnera sur du long terme, mais va falloir virer Kim Cattrall. Et puis, bordel, elle n’a même pas fini son verre, pourquoi irait-elle déjà chercher la bouteille de vin ???

How I met your father (S01)

Synopsis : Sophie raconte à ses enfants sa quête de l’amour et la manière dont elle a rencontré leur père quelques années plus tôt, en 2022.

Pour commencer, je suis super impatient de découvrir cette série, pour tout un tas de raisons. Déjà, j’adorais la série d’origine, alors savoir qu’un reboot a lieu me donne vraiment envie de le découvrir. Je sais bien que la série d’origine vieillit mal, mais voilà, je suis en manque de bonne sitcom. Malheureusement, les retours que j’ai pu en voir sont tous franchement négatifs ou au moins mitigés, ce qui n’annonce rien de bon.

Pourtant, l’autre raison qui me donnait envie de voir ça, c’est que j’adore complètement le casting. Hilary Duff a lâché son spin-off de Younger pour ça, il n’y a que des acteurs que j’aime, que ce soit à la narration ou dans le groupe d’amis, tout est fait pour que ça me plaise. Seulement, un peu comme pour Powerless à l’époque, je sens bien que ça ne va pas passer et que la mayonnaise ne va pas prendre.

Voir aussi : Le très bon casting d’How I met your father

C’est l’une des rares séries de cette année dont j’ai vu la bande-annonce… et c’était plutôt catastrophique. N’empêche que, j’avais trop envie de découvrir ce que ça pouvait donner !

S01E01 – Pilot – 12/20
C’est moins bien que ce que j’en attendais, et c’est bourré de petits défauts qui ne parvient pas à la rendre charmante pour le moment. Je suis frustré parce que j’avais bon espoir d’accrocher à fond avec ce casting, mais une partie des changements opérés à la formule d’origine ne fonctionnent pas du tout. Les gags sont loin d’être aussi efficaces que dans la première série, et on a surtout peine à voir comment ils arriveront à être en avance sur leur temps si la série reste si convenue. Pas de quoi devenir culte, donc, Et comme toute la saison est déjà filmée, je doute que ça s’améliore rapidement, puisqu’ils n’ont pas eu le recul des critiques avant…
S01E02 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein.

The Cleaning Lady – S01E02

Épisode 2 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.

Spoilers

Le FBI entre en contact avec Thony.

How do you expect to protect me ?

Allez, je regarde ce deuxième épisode en écrivant une critique détaillée pour décider si j’en fais des critiques complètes ou express. Je trouve que la série est pas mal pour le dimanche, et tant pis si ça suppose d’attendre quelques jours après la diffusion officielle. On reprend cette semaine avec Thony s’occupant de son fils.

On sent bien que le but est de nous faire s’attacher à son personnage quand on la voit s’occuper de Luca, et c’est important après tout : Luca est la raison pour laquelle elle accepte de bosser pour la mafia après tout. Cela ne semble toujours pas l’inquiéter outre mesure d’ailleurs. C’en est ridicule : elle paraît presque plus inquiète d’apprendre que le fils de sa belle-sœur conduit sans permis que de savoir qu’elle bosse pour nettoyer des scènes de crime.

Bon, pas que, elle doit aussi nettoyer des toilettes publiques d’un bowling, où un joli papa célibataire,

Garret Miller, l’approche. Je me doutais bien que le personnage allait avoir une importance, mais j’avoue que j’ai carrément explosé de rire quand il met son bébé dans les bras de Thony avant de lui révéler qu’il est agent du FBI. Il n’a pas peur, sérieusement : il la soupçonne de bosser pour des criminels, il lui fout un bébé dans les bras ?? Je veux dire, je veux bien que ça permette une approche plus humaine, mais c’est carrément risqué.

En tout cas, Thony lui ment bien mal quand il s’agit d’expliquer pourquoi elle a fait un cadeau à la fille de son ancien boss mort. Et quand ils sont interrompus par une autre femme de ménage, il reprend sa couverture. Allez comprendre. En plus, je trouve qu’il s’est grillé bien vite auprès de Thony et qu’il aurait pu trouver plus subtil pour l’interroger et lui faire comprendre qu’il était sur la trace de nos méchants.

De manière peu convaincante, la série prend aussi le temps de développer l’histoire des mafieux. On apprend assez vite qu’il y a des soupçons de vol entre deux groupes et… non seulement je n’accrochais pas à la scène, mais en plus, ça vire au bain de sang parfaitement inutile. Il fallait bien justifier l’utilité de Thony de toute manière. Ainsi, un des hommes de main de notre dealer préféré meurt, et hop, Thony se retrouve avec un nouveau job.

Le pire, c’est qu’ils n’utilisent même pas un vrai sac de morgue pour se débarrasser du corps, alors je ne marque pas mon point de Bingo Séries. Pourtant, vraiment, ça devrait pouvoir compter. Allez, qu’importe, Thony se retrouve à devoir faire le ménage et allez comprendre pourquoi il y a eu soudainement tant de papiers au sol ou pourquoi elle pense que c’est une bonne idée d’utiliser un aspirateur sur des bonbons ??

J’ai bien aimé la scène quand même, parce qu’il y a des détails sympathiques dans le nettoyage, notamment le sang sur le clavier de l’ordinateur. Je galère déjà à nettoyer mon clavier avec juste de la saleté normale, je n’imagine pas avec du sang, hein. En tout cas, Thony fait le ménage et tout est bien qui finit bien. Enfin, presque. En vrai, elle voulait tout de même essayer de mettre fin à son arrangement avec la mafia, en vain, et Matteo, l’homme de main de notre mafieux beau goss est mort.

Oui, c’est con, je connais le nom de Matteo, mais pas celui d’Arman. Ce n’est que quelques minutes plus tard que j’ai réussi à le comprendre, quand on le suit dans un casino à négocier avec un autre homme d’affaire. Franchement, ce n’est pas intéressant du tout ce côté de la série, et je suis déçu qu’on passe tant de temps avec les malfrats.

J’ai trouvé que c’était moins intéressant que le reste de l’épisode où le FBI s’acharne sur Fiona, la belle-sœur, et sur Thony. Eh, ça énerve cette dernière qui revient bien agacée et débarque pour râler sur l’agent du FBI qui interroge Fiona. C’est abusé, parce que Garret et sa collègue laissent finalement les filles partir juste quand Thony leur dit que l’interrogatoire est terminé parce qu’elles ont dit tout ce qu’elles savaient. Cela nous permet d’apprendre que Garret a déjà couché avec une témoin auparavant, au moins, mais c’’est gros.

De toute manière, la série n’a pas de temps à perdre car elle veut continuer d’introduire ses personnages. On apprend ainsi que ni Fiona, ni son fils ne sont américains. Certes, Fiona est là depuis quinze ans, mais elle a accouché avant d’arriver aux USA. C’est con. L’autre truc bien con, c’est que Thony finit par être obligée de compter sur la mafia pour sauver la vie de son fils. En effet, celui-ci est à court de médicaments et le médecin qui lui fait ses prescriptions habituellement ne répond plus, préférant carrément changer de numéro pour ne plus avoir affaire à Thony.

Comme son contact à la clinique ne fonctionne pas, elle est supposée allée aux urgences… Le problème, c’est qu’elle risque d’être déportée pour ça. Elle n’a pas de papier et les hôpitaux, ça peut poser un gros problème. Elle tente donc d’appeler son contact mafieux, en vain, et se retrouve forcée d’aller à l’hôpital. À court d’idées un temps, elle se fait à cette perspective… avant de changer d’avis et de se rendre plutôt chez Arman, avec son gosse en combinaison, oui oui.

C’est complètement ridicule et j’ai éclaté de rire de la voir débarquer dans un club privé du casino pour obtenir de l’aide. C’est en plus la pire des idées : bien sûr qu’elle est suivie par Garret, et bien sûr qu’il la voit monter dans la voiture d’Arman. Celui-ci l’amène finalement dans la clinique du Dr Saroyan, où son absence de papiers ne sera pas un problème. C’est une bonne idée, et ça tombe quand même vachement bien qu’Arman possède de quoi faire chanter le Dr Saroyan à ce point.

L’idée est évidemment de nous faire nous attacher au personnage d’Arman, parce qu’il cache bien sûr une grande sensibilité sous ses airs de gros durs : il révèle à Thony qu’il a dû s’occuper de son père quand il était malade, mais que maintenant le père ne lui parle plus. Est-ce que tout ça n’est pas encore plus ridicule que le triangle amoureux qu’on veut former avec Garret, Thony et Arman ?

Et la femme d’Arman, elle ne va pas aimer la présence de Thony si vous voulez mon avis. En tout cas, la situation médicale de Luca ne va pas en s’améliorant : le docteur est forcé d’avouer à Thony que les choses dérapent pour lui et que sa santé est vraiment en danger désormais. Encore une fois, Thony semble plutôt bien vivre le choc. Son fils est en train de mourir, mais à part quelques larmes, elle s’en remet bien vite.

Elle diagnostique une maladie que Saroyan ne voulait pas traiter sans confirmation, mais qu’il se retrouve à traiter quand même parce que de toute manière, c’était ça ou la mort pour Luca, puis est rapidement amenée au travail. Arman a beau défendre sa vie comme il peut face à son boss, Hayak, ce dernier ne comprend pas pourquoi Thony est encore en vie (moi non plus d’ailleurs) et pourquoi le médecin de famille se retrouve à devoir s’occuper de son fils.

Il va vite le découvrir : Thony sait comment survivre dans toutes les situations. Alors qu’Hayak est sur le point de la tuer, Thony révèle qu’elle a aperçu un homme dans l’entrepôt plus tôt, quand elle faisait le ménage. Cela tombe bien : cet homme, Jimmy, est évidemment celui qui a volé les pistolets et est donc responsable du bain de sang en début d’épisode. Autant vous dire que Jimmy ne survit pas à l’épisode, hein. Thony si par contre.

Reste à traiter les intrigues secondaires : Fiona avoue à son fils qu’il n’est pas américain, et ça l’énerve beaucoup l’ado, alors que Luca survit grâce au bon diagnostic de sa mère. C’est un peu comme si tout était bien qui finissait bien, même si le gamin reste bien malade. En plus, ce n’est pas terminé pour Thony : elle ne le sait pas encore, mais Garret envisage de faire d’elle son indic puisque Théo devait l’être et est désormais mort.

Le problème, c’est qu’au même moment, Arman s’assure que Thony a bien conscience que maintenant qu’elle a la confiance d’Hayak, elle est trempée jusqu’au cou dans les affaires de la mafia. Allez, cliffhanger sympa et série qui risque de continuer à avoir des critiques complètes ici. Il y a plein de moments ridicules et tout, mais je manque de séries de ce genre-là depuis quelques années et le divertissement est prenant, je trouve. Ou alors, c’est Elodie Yung qui me suffit, allez savoir.