The Legend of Korra (S01)

Salut les sériephiles,

Je suis fatigué ! Il est quasiment minuit, alors pardonnez mon absence de relecture (pour une fois que j’ai une excuse, j’en profite). Je viens aujourd’hui pour vous parler de mon visionnage de la saison 1 de La Légende de Korra, qui a eu lieu sur un coup de tête – et qui fait désormais partie de mon Challenge Séries 2021. Au départ, je me suis dit que j’allais regarder des épisodes pendant mes petits-déjeuners, et rapidement, je me suis retrouvé à me faire six épisodes le samedi et six le dimanche. Oups.

the legend of korra korra bending gif - Google Search

Ce n’est pas vraiment une surprise, c’est déjà ce qu’il s’était passé lors de mon visionnage de la saison 3 d’Avatar, j’avais tout enchaîné car j’étais vraiment dedans. Oh, la qualité de cette saison 1 de Korra n’est pas celle d’Avatar, attention, mais j’étais vraiment heureux de retrouver cet univers et de me replonger dedans… même s’il a bien changé. Un peu trop, d’ailleurs. Que le monde évolue en temps de paix, je comprends, mais en moins d’un siècle, ce monde nous fait toute une révolution industrielle dont on ne sait rien, et c’était un peu too much. J’ai bien accroché malgré tout, de toute évidence, mais voilà, petite surprise de découvrir un monde hyper moderne dans lequel les maîtres des éléments vivent plutôt bien.

lok gif Tumblr posts - Tumbral.comForcément, comme le monde ressemble de plus en plus au nôtre, il fallait des extrémistes pour jouer les antagonistes. Là-dessus, l’intrigue fil rouge de la saison est un véritable plaisir : il y a des rebondissements assez constants et dès l’épisode 3, on voit où ça veut en venir. J’ai trouvé en revanche les deux premiers épisodes longs à mettre en place, surtout que, et je vais me faire des ennemis, je ne suis pas super fan de Korra pour le moment. C’est une bonne héroïne, mais comme Aang, je n’accroche pas plus que ça à son personnage. Et je n’ai pas encore trouvé mon nouveau Zuko, même si Mako tente parfois de lui faire de la concurrence, je crois…

Meilleurs GIFs Mako X Bolin | GfycatL’arrivée de Mako et Bolin fait d’ailleurs beaucoup de bien à la saison, celle d’Asami encore plus. J’aime bien cette nouvelle génération, ce sont des personnages attachants, avec toujours failles et défauts. Je me serais passé du triangle amoureux devenant quadrilatère, mais je n’en suis pas vraiment surpris. C’était absent du dessin animé d’origine, c’est dommage de tomber là-dedans, mais je comprends pourquoi c’est fait et ça ne s’enferme pas infiniment dedans, puisqu’on aussi une amitié qui se développe entre eux tous.

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Bien sûr, il s’agit d’un spin-off et les scénaristes ne le perdent pas de vue. J’aime beaucoup le fait que les personnages du premier dessin-animé reviennent régulièrement dans les conversations, de notre avatar bien-aimé à Katara. Leurs enfants ont évidemment un rôle à jouer dans l’histoire de cette saison, et ça marche plutôt bien à chaque fois. wattpad #fanfiction ❝destiny is a funny thing. you never know how things are going to work out, but if you keep a… | Legend of korra, Avatar legend of aang, AvatarJ’ai beaucoup aimé le personnage de Tenzin en tant que maître de l’air, et le fait qu’on soit toujours en manque de maître de l’air puisqu’il n’y a que son adorable (et insupportable à la fois) famille fonctionne plutôt bien.

Quant à la chute de l’avatar précédent, elle est bien amenée. Une autre chose qui est bien amenée est l’arrivée de la technologie qui permet aux humains normaux de maîtriser certains éléments aussi, notamment l’électricité. Cela rajoute une menace plus pesante sur les maîtres, de même que le pouvoir d’Amon, très problématique pour la mythologie de la série.

Meilleurs GIFs Book 1 Air | Gfycat

Tout ça sont donc les éléments qui me plaisent le plus : les personnages sont toujours parfaitement écrits, les chorégraphies des combats magnifiques et l’intrigue est prenante, surtout sur la fin de saison – qui est conclue, étonnamment. Comme tout était présenté comme un livre sur l’Air, je pensais que la série avait tout de suite été commandée pour plusieurs saisons, mais il est assez clair en fin de saison qu’ils n’avaient aucune certitude de revenir. Tout est donc un peu trop bouclé en fin de saison, et ça explique pourquoi je prends un peu mon temps avant la saison 2 ; je veux en profiter !

Legend of Korra Creators Officially Confirm Your Suspicions About That Ending | Vanity Fair

Du côté de ce que j’aime le moins, par contre, je retrouve l’humour lourd de Sokka ; un côté vraiment pipi-caca qui me laisse de marbre, voire m’exaspère. La construction de la saison est aussi très étrange, avec une insistance toute particulière dans la première moitié de saison sur un sport lié à la maîtrise. J’ai eu un peu de mal à m’y faire, j’ai fini par vraiment aimer l’ambiance des matchs au milieu de tout le reste… et ça s’éclipse totalement en cours de saison pour ne plus être évoqué ensuite.

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En fait, j’ai eu l’impression que les scénaristes débordaient d’idées et ne savaient pas comment tout gérer sur si peu d’épisodes. Le rythme est ainsi haletant, avec malgré tout des pauses tournées vers le passé. Les épisodes sont assez inégaux, finalement, mais quand l’action est présente, c’était vraiment génial. Et les combats ! Les combats ! On est directement au niveau de la saison 3, et ça, c’est très chouette. Certains dessins sont magnifiques en cours de route…

dearbabywithpepe on DeviantArt | Legend of korra, Anime, Anime expoBref, je recommande à tous les fans d’Avatar qui n’auraient pas encore vu ce petit bijou. Aux autres, je conseille de commencer par le début, parce que même si c’est écrit de manière à ce qu’on comprenne ce qu’il se passe indépendamment de la série d’origine, je pense qu’on passe vraiment à côté d’une grosse partie de la richesse de cette saison 1 si on n’a pas les références. Quant à moi, eh bien, je n’ai plus qu’à me motiver à continuer – ça me fait un peu peur, par contre : je sais que je vais enchaîner les épisodes quand je vais reprendre, il me faut du temps !

PS : tous les épisodes de la série sont disponibles (en VF uniquement, malheureusement) sur le site de France Télévision en ce moment 😉

WandaVision – S01E01

Épisode 1 – 18/20
Est-on vraiment surpris que je sois fan avec un tel casting ? Tout de même, je dois dire que cet épisode est une petite pépite par rapport à ce que j’en attendis – quelque chose de peut-être plus classique ! Sous la forme de la parodie, toute l’équipe de production de la série s’éclate à proposer un épisode de sitcom à l’ancienne, et c’est fait avec une maîtrise parfaite des codes d’écriture de l’époque. Les gags s’enchaînent, je me marre bien, et je commence à glaner les indices comme je peux : c’est un bon début, pas besoin d’en faire plus honnêtement.

> Saison 1


Spoilers

101

We are an unusual couple, you know?

ENFIN ! C’est si parfait d’entendre enfin à nouveau ce petit générique des studios Marvel. Ça me remet tout de suite dans l’ambiance, même si je sais déjà que la série va être déstabilisante. Ça ne manque pas avec immédiatement un passage au noir & blanc et un générique de folie nous présentant Wanda et Vision comme un couple tout récemment marié venant s’installer en banlieue américaine. Oh, on est totalement dans l’ambiance sitcom dès le départ, avec des gags que l’on sent venir à des kilomètres, mais qui fonctionnent assez bien tout de même.

En revanche, je me rends compte que ça va être compliqué à critiquer parce que rien ne se raconte vraiment – ou alors, ça fera beaucoup de détails. À la manière de Ma Sorcière Bien-Aimée, la série se concentre sur Wanda en femme au foyer, utilisant ses pouvoirs pour faire le ménage ; loin de sa vie – et sa tenue ! – de super-héroïne habituelle, alors que Vision, en costard cravate malgré le maquillage de super-héros, est le vecteur de nombreux gags.

Les deux acteurs s’éclatent tellement ! Ils sont incroyables de justesse dans le style choisi, avec un surjeu de certaines répliques. Et tout le monde s’éclate à la production de cette série, en fait ! Je veux dire, c’est en noir & blanc, certes, mais le format d’image est aussi adapté aux années 60, de même que la musique ou le script. Bref, on est loin des films Marvel, loin de tout ce qu’on connaît des personnages, mais l’on s’éclate tout de même !

Côté écriture, l’épisode propose donc au couple de célébrer une journée importante un 23 août, mais aucun des deux membres du couple ne se souvient vraiment ce qu’ils ont à célébrer. L’épisode passe donc son temps à contourner la vraie raison de ce qu’ils ont à célébrer, et ça marche plutôt bien. J’ai beaucoup aimé le pastiche proposé par cette sitcom ; mais je comprends ce que j’ai pu en lire : j’ai vu autant d’avis positifs que d’avis négatifs dessus, la plupart des négatifs critiquant la forme.

C’est vrai que c’est déroutant, surtout qu’on ne sait rien de ce qu’il se passe : Wanda accueille une voisine chez elle et tente de comprendre ce qu’elle va fêter le soir-même grâce à elle, mais c’est en vain. De son côté, Vision récupère un visage humain avant de sortir et se rend au travail où il utilise ses pouvoirs à la Clarke Kent sans savoir exactement ce qu’il fait au travail.

Les blagues fonctionnent bien sur moi… mais c’est uniquement parce que j’aime ces acteurs et que je suis curieux de savoir vers quoi ça va évoluer avec le temps. On sent bien qu’il y a des réponses qui vont mettre du temps à arriver, mais qui seront exceptionnelles pour le personnage de Scarlet Witch. Je veux y croire.

En attendant, on a une sitcom qui s’amuse du quiproquo de cette célébration étonnante : on apprend vite qu’il est question en fait d’un dîner d’affaire avec le patron de Vision… mais comme et Wanda, et Vision ont oublié ce qu’il en était, tout l’épisode s’enferme dans des quiproquos. Fort heureusement, en 29 minutes, on ne perd pas trop de temps – malgré de fausses réclames pour Stark Industries.

On en arrive donc vite à la révélation que le patron de Vision, Mr Hart – d’où le cœur sur le calendrier – vient dîner, et ça se fait de la meilleure des manières avec Wanda en petite tenue pour l’arrivée des invités. Tout s’emballe alors et on enchaîne les petits gags sur la préparation d’un dîner qui n’existe pas – Wanda s’attendait à une soirée romantique ne nécessitant pas forcément un grand repas.

En plus, avec la mère de That ‘70s show en invitée, il y a intérêt à gérer tout ça. Quel plaisir de la retrouver cette actrice, d’ailleurs, elle cartonne toujours autant dans ce genre de rôle, c’est une vraie réussite !

La voisine est heureusement toujours prête à donner un coup de main avec un dîner pour quatre déjà prêt. Tous les gags s’enchaînent à merveille, et j’ai ri plusieurs fois, parce que franchement… IYA IYA OH. Tout semble mal se dérouler pour la promotion de Vision qui risque fort d’être viré si le dîner se passe mal, mais heureusement, les pouvoirs de Wanda finissent par permettre de dresser une table magnifique en un rien de temps – mais pas avant d’avoir cramé un poulet ensuite transformé en boîte d’œufs.   

Lorsque Mrs Hart pose des questions sur la vie perso de ses hôtes en plein dîner, on en arrive alors à la scène qui ne pouvait être évitée : Wanda et Vision prennent conscience qu’ils ne savent pas comment ils sont arrivés là. On est clairement dans un rêve, un cauchemar, un monde parallèle… Allez savoir, mais il y a un mystère à éclaircir, et pour le moment, nos personnages ne veulent pas s’y frotter. Wanda est en train de nous faire un AVC, en fait.

Pour ne plus y penser, la solution est simple : le patron s’impatiente, s’étouffe avec son dîner/petit-déjeuner (how European !) et personne ne réagit, à part sa femme lui demandant de s’arrêter, d’arrêter, d’arrêter. Le petit tic tac en dit long, je pense, il y a un compte à rebours déclenché quelque part, c’est sûr. Vision sauve finalement la vie de son patron avec ses pouvoirs. Une fois que c’est fait, il est temps pour les Hart de partir, avec quelques gags supplémentaires sur l’Europe et le dîner.

L’épisode se termine alors sur Wanda créant des bagues de mariage pour ces deux-là, sur un baiser entre eux et un zoom arrière qui nous révèle que cette sitcom était visionnée dans une sorte de laboratoire où quelqu’un prend des notes. Le générique de fin est franchement intéressant pour son jeu de couleurs sublime et les indices cathodiques qu’il semble contenir. Il va juste falloir voir si l’ensemble tient la route et si une cohérence pourra être trouvée à l’ensemble de la série.

> Saison 1