Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques chaotiques entre les personnages et une enquête en trame de fond avec des twists qui vont révéler des secrets de famille plus soapesques les uns que les autres. Cela part extrêmement bien et ça attire encore plus mon attention que quand j’ai vu la bande-annonce.

Spoilers 

Une famille d’agents fédéraux (et autres) se réunit pour fêter la retraite du patriarche.

What your diner table conversations must be like.

J’ai tenté de voir cet épisode ce soir et autant dire que ça partait mal pour lui : il était un peu tard et je l’ai lancé parce que je voulais vraiment le voir, mais alors la première scène qui ne nous offre aucune vraie intro, se passe dans la nuit et voit une US Marshal poursuivre un homme dont on ne sait pas le crime qu’il a commis, ce n’était pas ce qu’il fallait pour me donner envie de rester.

Heureusement, le reste de la scène est bien plus intriguant. Profitant de l’obscurité, un mystérieux tueur abat son suspect, puis l’US Marshal au beau milieu de la forêt. Ensuite, il maquille la scène du crime pour faire en sorte de donner l’impression que les deux se sont entretués. Dire que le type allait se rendre bien gentiment, c’est con, tout de même !

Si la première minute ne me convainquait pas trop, ça n’a pas été le cas du tout du reste de l’épisode. La première scène qui présente un à un les personnages et leur fonction autour d’une conversation de groupe familiale était parfaite. Elle m’a rappelé ce que proposait Brothers & Sisters à la belle époque. Bon, les persos, vite fait : Mike, Clare, Russel, Micah, Jane. Je remercie la série d’avoir eu le bon goût de me mettre les prénoms en gros dès leur apparition. L’air de rien, ça m’aide bien pour la suite de la critique.

La conversation de groupe tourne autour d’une invitation à un pot de départ à la retraite du paternel, qui bossait pour les services secrets. Mike est sur le point de prendre sa retraite, donc : il lui reste tout de même une semaine de travail. Je n’arrive pas à me faire à l’idée que cet acteur est à l’âge de la retraite, il fait tellement jeune – enfin, non, mais pas vieux, quoi. Et pourtant, c’est bien le cas…

Tous les personnages disent ou non s’ils ont l’intention d’y aller, pendant qu’on les rencontre sur un matin tout ce qu’il y a de plus banal dans leur vie. Oui, oui, banal, même pour Jane, une autre US Marshall, qui est dans un hélicoptère et invite sa fille Clare, du FBI, à venir la rejoindre. Faut s’accrocher, mais ça se suit bien. Clare est en couple depuis quelques mois avec un type, Logan. Le truc, c’est que Logan en a marre de la voir s’éclipser tout le temps pour le boulot (je le sais parce qu’il s’en plaint à Joel, son voisin – putain, qu’est-ce que je suis content de retrouver cet acteur !). La relation entre Logan et Joel est forcément bizarre à mes yeux par contre, parce que j’ai vu Joel dans trop de rôles LGBT pour le penser tout à fait hétéro et, du coup, ce voisin pas si hétéro qui passe tout son temps chez Logan chaque fois qu’il se fait planter par sa copine ? Eh, ça ressemble à des rencards, quoi.

Loin de ces considérations romantiques, Clare rejoint sa mère sur la scène de crime, donc. L’US Marshall Farrel est morte et c’est suspicieux immédiatement pour Clare : elle ne comprend pas la précision de sniper du tir qui la tue (juste à côté du gilet pare-balle, quoi) ou la balle qu’elle semble s’être infligée. Bref, c’est parti pour une grande enquête, n’en déplaise à Brian.

Brian est le collègue de Jane qui milite pour une enquête simple : une simple fusillade entre une agente et un criminel. Il faut dire que la décédée, Libby, était son amie et qu’il veut l’enterrer au plus vite – il faut pour ça mettre un terme à l’enquête. D’accord. Cela fait un paquet de personnages à connaître, tout de même, et ce n’est que le début.

En tout cas, Clare a raison évidemment et comprend bien vite qu’il y a un a troisième tireur sur la scène de crime. Ce n’est toutefois qu’une théorie qu’elle doit prouver comme elle peut : sa mère lui laisse 12 heures pour le faire quand ils entendent tous que le suspect que Libby suivait n’était pas armé.

Clare accepte le défi, annule son repas avec Logan, puis passe sa nuit à fouiller la scène de crime en papotant avec son frère Micah au téléphone. Elle n’est pas aidée par la pluie qui se met à tomber, par contre.

Du côté des Services Secrets, Mike bosse avec Micah et on sent qu’il y a des tensions. Micah est assigné à la surveillance d’une actrice super belle, évidemment, histoire qu’on puisse avoir une romance interdite bien rapidement. Genre, en une scène. C’est tellement prévisible – en plus, évidemment que le frère beau gosse finit torse nu bien rapidement. Ce ne serait pas une série, autrement. C’est très cliché, mais c’est le soap qu’on cherche dans une série de network après tout.

Par contre, durant la soirée, Micah est terrifié de se rendre compte qu’il y avait une webcam connectée dans l’appartement supposément hyper sécurisé. Qu’il fait du bon boulot !

J’ai moins aimé la scène qui voit Clare débarquer à la soirée hyper chic de ses parents en étant trempée et dégoulinante de boue. Elle y négocie 24h de plus sur son enquête, d’accord, mais ça nous présente Jane comme une connasse hyper hautaine avec sa fille. Le fait qu’elle se méfie des inconnus et imagine le pire d’eux en fait un personnage intéressant, mais avec ses propres enfants, bof, quoi. La scène semble exagérée, quoi.

Sinon, on suit aussi Russel entamer son job en tant que DOJ. La première chose qu’on lui dit ? Sa réputation familiale, avec que des agents sur le terrain, le précède et il ne devra jamais rien raconter à sa famille. S’il dit qu’ils ne mangent jamais ensemble, il est amusant de voir son père venir le voir dès le premier déjeuner pour lui demander un service.

Le lendemain, c’est la grande réunion de famille qu’on attendait depuis le début de l’épisode. Nous sommes au milieu de celui-ci et il y a déjà tellement d’histoires qui s’entremêlent, j’adore ! C’est le genre de dynamique qui manque trop souvent à mon goût dans les séries modernes ou les prestige dramas là. Là, c’est chaotique, mais ça fonctionne bien. Clare ramène donc Logan pour la première fois dans sa famille – et elle fait plaisir à tout le monde comme ça car tous voulaient se rencontrer. Elle est quand même bien angoissée de laisser Logan dans le grand bain des agents fédéraux, et c’est rigolo.

En parallèle, Clare se retrouve embarquée par Micah qui veut un conseil sur la webcam qui a pu le filmer, par Russel qui veut son conseil et par sa mère, à qui elle doit faire un résumé de ce qu’elle a découvert dans son enquête. Libby avait donc décidé de mener sa propre enquête sur le boss de Carlos, le criminel tué. Le boss étant Sandoval. C’est un nom qui sonne bien, tiens. On note aussi que Libby était en phase terminale et Clare en fait aussitôt la source de beaucoup de théories. Malheureusement, Jane apprend en même temps que l’enquête va être rapidement fermée, puisque Clare est la seule à s’inquiéter.

La réunion de famille est hilarante à suivre, franchement. J’aurais peut-être préféré qu’on reste à suivre le point de vue de Logan, qui est clairement jeté au milieu d’un joyeux bordel. Il apprend que les parents sont séparés et se débrouille pour révéler assez vite que Jane a un petit-ami aussi, Terry. Bien joué. Le repas tourne court pour lui quand il apprend qu’il y a aussi un autre demi-frère dans la famille : Jack. Mort cinq ans plus tôt. Comme il n’était pas au courant, Jane décide que la relation avec Logan n’est pas bien sérieuse.

Logan se rend compte bien vite qu’il ne connaît pas grand-chose de Clare et surtout que la famille de sa copine qui décide de se blesser en permanence n’est pas une si bonne excuse. Il se barre donc après une rapide explication avec Clare. On ne peut pas dire que ce soit la joie de vivre. En plus, au passage, Russel apprend que son père lui a décroché son job sans le prévenir et Micah essaie toujours de régler son affaire de webcam, sans grand succès.

Tout ça fonctionne vraiment bien et mène les deux frères et la sœur à se bourrer la gueule dans le parc du quartier. C’est plutôt rigolo et je trouve que la série se suffit à elle-même comme ça sans avoir à tous les mettre sur une même enquête comme on nous l’a vendue dans le synopsis. Pendant que les trois se confient les uns les autres, il est révélé que les parents continuent de coucher ensemble – même si elle a un copain. Allons bon.

Ils sont interrompus alors qu’ils allaient remettre le couvert, cependant : Russel et Micah reviennent pour parler à leur père. Mike apprend ainsi à Russel qu’il n’aurait pas dû lui demander de récupérer des infos confidentielles et qu’il n’avait pas eu besoin de dire quoi que ce soit pour qu’il obtienne le job. Bien.

En parallèle, Micah découvre que la webcam n’enregistrait rien du tout et que tout va bien.

Même si Jane lui dit de lâcher l’affaire, Clare continue évidemment son enquête sur Libby. Elle contacte ainsi le veuf de Libby et découvre que Libby parlait sur Discord avec Sandoval. Allons bon. Cette fois, les US Marshall sont bien forcés de voir que la scène de crime était plus complexe qu’elle ne semblait. Quant à Jane, elle est très sympathique finalement : elle révèle à sa fille qu’elle ne croit pas en elle, elle est sûre d’elle. C’est meugnon. Elle explique qu’elle savait déjà que Libby n’était pas clean et agissait selon son propre agenda. Ramener un membre du FBI dans tout ça, c’était lui permettre de révéler ça sans avoir à le faire elle-même, parce que personne ne l’aurait cru.

Elle essaie alors de convaincre sa fille de donner une nouvelle chance à Logan, mais c’était déjà le plan de Clare. Malheureusement, ça n’arrivera pas. En effet, de son côté, cependant, Logan débarque à nouveau chez sa belle-famille afin de s’excuser. Il trouve la porte ouverte et rentre dans la maison sans y être vraiment invité. Que c’est triste, on sent tout de suite que ça va mal tourner pour un des personnages de la série. Dans le salon, Logan se décide à être curieux : il trouve ainsi une photo de Jack et découvre qu’il s’agit de Joel, son voisin. Oh non.

Joel est juste derrière lui et n’hésite pas à le poignarder, juste après avoir dit qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre pas qui ils prétendaient être. Autant je me doutais que Jake et Joel allaient être la même personne, autant le coup du meurtre de Logan, je ne l’ai pas vu venir du tout. Ceci dit, on ne confirme pas encore qu’il est mort – un petit coma ne serait pas étonnant pour un soap.

En attendant, Nia Wallace, du Homeland Security, est celle qui est en charge de l’enquête. Elle réunit toute la famille chez Jane, le lieu du crime, histoire de les informer de ce qu’il se passe : ils ont affaire à un tueur en série qui s’en prend à des agents fédéraux de différentes agences. Et comme si ça ne suffisait pas, Jane et Mike ont une piste concrète : les crimes sont signés d’un cygne en origami. Un fan de Prison Break ? Non : Jane sait que ça pourrait être Jack, même si elle ne veut pas y croire. Elle a fait disparaître le cygne de la scène du meurtre de Libby, Mike en fait de même pour celle de Logan.

Allons bon. Le mystère est bon, je mords avec l’hameçon avec plaisir. Quant à Mike, il doit repousser sa retraite tant que l’affaire n’est pas réglée, à la demande de Nia Wallace qui demande à la famille de continuer de vivre comme si de rien n’était, juste après avoir expliqué à Clare que son copain avait été tué à cause de sa famille. Ben oui, bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat, dans le papier alu !

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Line of Fire (S01)

De quoi ça parle ?

Les Hollingsworth ne sont pas exactement une famille comme les autres : entre FBI, US Marshals, Secret Service et Department of Justice, tout le monde travaille pour le gouvernement. Lorsqu’une affaire apparemment classique révèle un complot bien plus vaste, toute la famille se retrouve directement visée.

Ce que j’en attends

C’est probablement la nouveauté network de cette rentrée qui m’intrigue le plus (en même temps, y en a tellement peu…), ce qui n’était pourtant pas gagné avec Peter Krause en tête d’affiche : après 9-1-1, j’avais eu ma dose, je dois dire, et ça ne me dérangeait pas de ne plus le voir, j’avoue. Le concept n’a rien de révolutionnaire sur le papier, mais la bande-annonce donne l’impression d’une série plus ambitieuse visuellement que le procédural NBC classique, et le mélange famille dysfonctionnelle/complot impliquant plusieurs agences peut être très efficace… En tout cas, ça me parle, ça semble fait pour moi.

Pourtant, Joshua Safran me rend quand même hyper méfiant. C’est le créateur de cette série (dont la saison 1 fait dix épisodes), mais aussi celui de… Quantico. Et autant j’avais adoré le point de départ de Quantico, autant je n’ai pas oublié le bourbier qu’elle est vite devenue avec des réinventions de l’ADN de la série tous les dix épisodes.

Ceci dit, elle avait réussi à me rendre accro (il y a onze ans déjà !) avec son délire de grandes conspirations qui se perdait dans les rebondissements et les fausses pistes. Avec seulement dix épisodes ici, il y a peut-être moins de risques de tourner en rond. Mon autre crainte vient justement de ce format : tout dans la promo me donne l’impression d’une mini-série qui ne sait pas qu’elle en est une. J’espère donc surtout une intrigue qui avance vraiment et, par pitié, pas un énorme cliffhanger pensé pour une saison 2 qui n’arriverait jamais. Bref, je milite déjà pour son renouvellement.

Note moyenne de la saison : –/20 

Line of Fire – S01E01 – Pilot – 18/20

C’est parti pour mon avis sur ce premier épisode et, franchement, enfin une série de network qui sait précisément ce qu’elle est et ce qu’on attend d’elle : une multitude de personnages, des liens absolument pas crédibles entre eux, des dynamiques…

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Last Seen – S01E04 – The Truth – 16/20

Avec toute la bonne volonté du monde, je ne peux pas surnoter plus que ça parce qu’il y a vraiment un personnage principal que je trouve agaçant de stupidité dans les choix qu’il fait dans cet épisode. Heureusement, la série reste savoureuse dans le drama qu’elle propose, la rapidité des twists et toute sa qualité globale. C’est un plaisir à suivre, tout simplement, on est sur une série agréable qui ne révolutionne rien du tout, mais qui le fait bien.

Spoilers 

L’étau se resserre autour d’Henry, et ce n’est pas plus mal.

She’s not our daughter.

L’épisode commence par Donnie qui flippe de ce que sait Ian, et je trouve ça assez dingue en vrai : il appelle Henry pour le prévenir, vraiment ? Comment c’est possible ? Il va vraiment couvrir son frère ?

Je veux dire, j’ai toujours du mal, de manière générale, quand on me vend des familles unies qui se protègent dans les pires horreurs, mais là, on ne peut pas vraiment dire que Donnie et Henry soient proches. Du coup, je trouve ça complètement fou de le voir envisager de protéger son frère coûte que coûte. On ne peut même pas dire qu’il protège sa nièce à ce stade.

Quant à la seconde scène de l’épisode, j’ai trouvé ça complètement dingue : Henry et Donnie se disent au revoir sur le parking de la réunion des AA alors que Ian les observe et ils ne se rendent même pas compte que Ian est dans sa voiture, sur la route d’en face ? Alors que Donnie stressait ?

C’est quand même du grand n’importe quoi. La conduite dangereuse de Ian ensuite est bien ridicule aussi : au départ, je me disais qu’il suivait Henry pour savoir où était retenue sa fille et c’était logique. Ensuite, il se met à conduire comme un rageux et à rentrer dans la voiture d’Henry.

À ce moment-là, je ne suis plus le personnage et je trouve que les scénaristes dérapent à peu près autant que les voitures de cette scène. Cela n’a aucun sens de provoquer un tel accident, ce n’est pas comme ça qu’il va retrouver Mags. Tout ce qu’il y gagne, c’est une sortie de route : c’est Ian qui a l’accident. Next.

Son mouvement suivant est d’aller à la police raconter tout ce qu’il sait. Il a enfin une piste sérieuse et il la grille tout seul. C’est ridicule : à la police, ses anciens collègues ne connaissent pas le laveur de vitres du commissariat autrement que par son prénom, à savoir Henry. Je trouve ça un peu gros, tout de même.

L’enquête ne mène nulle part, en plus : Henry a donné une fausse adresse à son employeur et à son vendeur de voiture. C’est si simple de disparaître, finalement. Reste une piste problématique : Donnie. Lui, il peut remonter à eux et il intéresse la police, surtout lorsque Damio confirme que sa voiture est celle qui a pris Sarah le soir de la fête.

Pendant que la police fait son travail, Ian est invité à rester assis tranquillement. Une fois au commissariat, Donnie (Donald, tiens), lui, essaie de s’emmurer dans le silence. Il n’est pas évident de protéger son frère quand on est face à la police et que cette dernière sait absolument tout – y compris ce qu’il ne sait pas lui-même sur le cadavre de la petite fille.

En rentrant chez lui, Henry est sacrément énervé. Sa voiture est dans un sale état et il a bien peur de ce qui l’attend désormais : il sait très bien que la police arrive. Il cherche ainsi Jenna qui n’est pas là, tout en s’engueulant avec Sarah. C’est le quatrième épisode et je trouve que c’est le premier où l’accent bien australien de Sarah m’a vraiment surpris. Je ne comprends pas trop pourquoi parce que l’actrice n’a certainement pas changé d’accent, mais ça s’entendait particulièrement quand elle engueulait son père.

Jenna est absente ? Elle est occupée à aller pleurer sur le mémorial pour Maggie. Elle se rend compte que la gamine est aimée et qu’elle a peut-être fait de la merde à élever une fille qui n’est pas la sienne. Je n’arrive pas à bien saisir ce qu’elle savait ou non, du coup ; parce que je suppose que le corps retrouvé est celui de sa fille quand même.

En attendant, il prend la décision de se rendre au commissariat pour expliquer que Ian a voulu le tuer. C’est plutôt malin : s’en prendre à lui permet de dire qu’il est persécuté et, concrètement, Ian est un criminel qui a voulu le faire sortir de la route. Par contre, je ne comprends pas son move suivant : la commissaire lui demande de se rendre chez lui pour pouvoir éliminer cette piste du kidnapping.

C’est un move hyper risqué pour Henry, mais il accepte. Je suppose que son but est d’être innocenté au plus vite – mais je n’y crois pas ; la police ne peut pas être si conne. Cela dit, je dis ça et juste après, Pena, la commissaire, accepte que Ian vienne avec eux s’il reste dans la voiture. Mouais. Je comprends le point de vue de Ian, mais vu son état après l’accident et son état de nerfs de manière globale, c’est un gros risque à prendre.

Pourtant, la visite de la maison d’Henry ne se passe pas si mal. Il leur présente la ferme, parle de sa femme et semble coopérer à fond. Un vrai gentil. Henry prend aussi la décision de leur présenter sa fille, Sarah. La police sent bien qu’elle tient une piste, tout de même. Henry a beau avoir entraîné Sarah et l’avoir prévenue que les flics arrivaient, elle est clairement sous surveillance (caméra, regard du père…). Le pote de Ian reconnaît Mags, évidemment, mais le problème, c’est qu’Henry a bien un certificat de naissance à montrer à la police.

En vrai, c’est une partie d’échec perdue d’avance, mais j’aime bien comment c’est développé dans cet épisode… Jusqu’à ce que la flic décide de faire confiance à Sarah, qui dit qu’Henry est son père, et à Henry, qui lui donne un certificat de naissance en bonne et due forme. Les soupçons sont trop lourds pour les ignorer. Pourtant, c’est ce qu’elle fait pour l’instant.

Henry en profite aussitôt pour expliquer à Sarah qu’elle doit nourrir les animaux « assez longtemps pour qu’ils tiennent » : il envisage de se barrer. Son problème est toutefois que Jenna n’est toujours pas rentrée – trop occupée qu’elle est à espionner la boutique de l’ex-femme de Ian. Ce n’est pas la subtilité qui l’étouffe, elle.

L’ex-femme a du mal à croire Ian, cependant, surtout quand son nouveau mec confirme la légitimité du certificat de naissance de Sarah. Cependant, elle apprend aussi le nom de Jennifer – Jenna – et j’ai bon espoir que cette dernière se trahisse ensuite quand elle se rend chez la fleuriste. Elle papote ainsi avec Debbie, qui ne fait pas le lien entre « Jen » et « Jennifer ». C’est fou.

En plus, Jenna pose des questions vraiment abusées sur la maternité de Debbie. Elle finit par se trahir en disant qu’elle est jalouse de sa capacité à avancer et en parlant de son mari. Malheureusement, Debbie est enceinte jusqu’au cou et a EVIDEMMENT des contractions quand elle comprend et que Jenna s’enfuit de la boutique. C’est frustrant tant c’est prévisible.

De son côté, Ian a bien envie de confronter Donnie et il ne se prive pas pour le faire. Malheureusement, Donnie qui SAIT que son frère est en train de fuir décide de ne pas aider Ian. Son pote, son filleul des AA, la victime de l’histoire ? Il arrive un moment où vraiment, juste, va te faire foutre Donnie. Je l’aimais bien dans les premiers épisodes, mais je pensais vraiment qu’il aurait l’intelligence de se mettre du bon côté dans cette histoire.

En plus, forcément, ça dérape à nouveau : Ian décide d’aller s’armer. Il prend donc un flingue chez lui et ça pue. Il est toutefois stoppé en cours de route, parce que Debbie est à l’hôpital. Elle est avec son nouveau mec, Bill, que Ian arrive à convaincre de partir à la recherche de Sarah au plus vite. Prévenir Pena est une option, c’est sûr, mais il a juste peur qu’Henry prenne la fuite. C’est malin.

Dans la scène suivante, Donnie rentre chez lui pour tomber non pas sur Ian comme je l’imaginais, mais sur Jenna. En larmes, celle-ci finit par expliquer un peu plus la vérité – ce n’est pas pour rien que c’est le titre de l’épisode. Jenna se confie à son beau-frère, mais c’est encore à demi-mots : elle en dit trop et pas assez à la fois. On sait très bien ce qu’il en est de toute manière.

Jenna rentre finalement chez elle, rassure bien peu Sarah et confronte enfin Henry. Elle lui révèle le contenu de sa journée bien peu productive et sa décision de dire la vérité à Sarah. Malheureusement, Henry ne voit toujours pas ça comme ça. Le plus frustrant, c’est que Sarah entend tout ça et ne dit rien – elle a pourtant vu Tommy un peu plus tôt et appris que son père menaçait son pote. Elle sait qu’il craint les flics. Je sais pas, ça fait beaucoup d’un coup.

La dernière scène est bien prévisible elle aussi, mais elle fait un très bon cliffhanger. Ian et Bill se rendent chez Henry pour le confronter. Là, Ian tombe sur Jenna qui s’excuse de ce qu’elle a fait à Debbie et sur Sarah qui s’interroge sur ce qu’il se passe. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on sache le dérapage suivant : Ian parle à Sarah et réussit à lui faire entendre que son vrai prénom est Mags, qu’il la cherchait depuis des années et d’ailleurs, eh, il a même une preuve, avec un jouet qui fait la musique de la berceuse connue à travers le monde entier. Ils auraient pu faire un effort et trouver plus unique, je trouve.

Ceci dit, c’est suffisant : Maggie s’approche de son père et Jenna finit par confirmer qu’elle n’est pas leur fille. Ce n’est pas du goût d’Henry qui sort le flingue qu’il essayait de prendre depuis un moment et tire sans scrupule sur les deux hommes en face de lui, ignorant au passage sa fille et sa femme au beau milieu de son champ de tir – surtout que Bill riposte.

Bref, le cliffhanger est sanglant : Bill se prend une balle et est inconscient, Ian semble touché lui aussi (en tout cas, il est à terre et ferme les yeux ?) et Sarah… découvre que Jenna aussi est blessée. Henry, dépassé par la situation, fait monter sa femme et sa fille kidnappée dans leur voiture, se barrant loin de tout ça. Que c’est frustrant.

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Last Seen – S01E03 – The Lie – 19/20

Voici une série qui ne perd pas de temps et un épisode 3 vraiment efficace. Je suis tout simplement accroché à l’intrigue et j’aime beaucoup sa rapidité de développement. Autant j’ai tendance à critiquer toutes les mini-saisons qui vont trop vite en besogne après des épisodes lents, autant je trouve hyper satisfaisant que celle-ci ne fasse pas semblant et ne ralentisse jamais son rythme. Chaque épisode a une fonction claire pour mener à la conclusion et le voyage pour y parvenir est bien foutu pour l’instant.

Spoilers 

Sarah retourne chez elle, mais pas comme on le supposait.

The world is a wicked place, honey.

C’est marrant comment je n’ai aucune compassion devant la première scène de cet épisode. On y suit la mère adoptive de Sarah, Jenna, s’inquiéter de la disparition de sa fille. Mais CHEH. Bien fait ! Y a pas à kidnapper les enfants des autres, sérieux. Je suis soulé en plus que le kidnappeur appelle ensuite son frère et que ce soit lui qui retrouve Sarah/Mags dans les rues de la ville.

Elle aime trop son oncle pour se barrer et forcément, elle le suit en toute confiance. L’oncle la ramène directement chez ses kidnappeurs, sans savoir ce qu’il est en train de faire. C’est si énervant ! Les deux kidnappeurs sont très heureux de retrouver leur fille, mais on découvre aussi que Jenna n’est peut-être pas aussi néfaste que je le pensais : son mari lui demande à quel moment il a compris qu’il s’agissait de Mags.

Après, elle n’est pas toute blanche non plus : littéralement, elle le suit quand il lui explique que les parents de Mags ne sont pas des bonnes personnes. C’est si agaçant. Il est alcoolique, elle est… une pêcheresse ? Mais ça va pas ! En plus, Sarah aussi découvre les joies de l’alcool dans cet épisode.

Elle se réveille en gueule de bois, mais veut tout de même faire ses corvées quand elle voit son père les faire. C’est si ridicule. Maintenant qu’elle est de retour dans sa prison, elle demande à son père comment se faire pardonner. Ce qui m’agace le plus, c’est qu’elle lui parle ensuite de Tommy et Mags à son père. Il peut lui servir tous les mensonges qu’il veut comme ça, notamment lui dire que Mags est morte. C’est si énervant.

De son côté, en ville, Jenna commence à errer et se renseigner davantage sur les parents qui ont vu leur fille être kidnappée. C’est fou. Elle retrouve rapidement la mère de Mags… Mais ne dit rien, ça va de soi. Peut-être que la culpabilité la rongeant lui permettra de faire de meilleurs choix par la suite.

Sinon, forcément, Ian pète un câble quand on le retrouve : c’est le lendemain du soir où il a raté de peu Mags. Il se rend chez la flic pour lui dire ce qu’il a découvert la veille au soir, enregistrement téléphonique à l’appui. Bien sûr, c’est loin d’être suffisant pour rouvrir une enquête, surtout que le timing est hyper suspicieux.

Ian retrouve ensuite son amante au taf et s’énerve encore sans raison contre elle, surtout qu’elle lui est d’une aide précieuse : elle retrouve les appels de plainte sur les soirées de la veille en ville. Cela lui permet d’avoir une piste sérieuse : il retrouve assez vite Damo sur un terrain de jeu de la ville. Tommy assiste à la ville et ne dit rien alors qu’il est très clair que notre héros cherche à mettre la main sur Sarah par tous les moyens possibles.

Cet abruti de Damo fait ce qu’il peut pour paraître innocent et jure que personne n’a forcé personne, mais il a aussi et surtout vu que Sarah est montée dans un van de son plein gré. La piste est solide, mais pas suffisant. Je suis hyper frustré par la scène suivante où Ian fait appel à son parrain, Donnie, et lui raconte ce qui lui est arrivé.

C’est tout à fait logique, mais c’est énervant : Donnie entend que Ian pense avoir parlé à Mags, entend le nom de la rue de la cabine téléphonique, fait très clairement le lien avec Sarah… mais c’est tout. À aucun moment Ian ne le voit percuter et changer de face, à aucun moment Donnie sait ce qu’il dit.

Et bien sûr, le parrain appelle ensuite son frère pour en savoir davantage sur la raison du mensonge de Sarah : pourquoi se ferait-elle passer pour une autre, c’est tout de même étrange, non ? Que c’est énervant ! Il est tellement con, en plus ! Il voit son frère sur un bateau ? J’étais si sûr qu’il allait y passer, eh, j’ai soufflé fort.

Comment ne peut-il pas se douter que son frère est un kidnappeur ? Genre si c’est ne serait-ce qu’un soupçon, tu le confrontes pas comme ça, si ? Sur un bateau au milieu de nulle part ? Certains personnages cherchent vraiment à se faire tuer.

Pour moi, c’était tellement évident qu’Henry, le kidnappeur, allait tuer son frère dès le début de cette intrigue ! Henry tente bien de convaincre son frère de ne rien dire et d’oublier toute cette histoire, mais comment pourrait-il oublier que sa nièce est l’enfant d’un autre ? En tout cas, on nous confirme qu’il y avait bien une Sarah avant que Mags ne soit enlevée dans cette scène. Et contre toute attente, Donnie est laissé en vie par Henry. Il y a trop de pistes qui vont mener à eux, désormais, c’est une question de temps avant que Ian ne la retrouve, hein.

En parallèle, Sarah est enfermée dans sa chambre par Henry. C’est vraiment une prison, désormais… Sauf que Tommy peut entrer sans trop de mal sur la propriété. Elle lui parle par la fenêtre et le guide jusqu’à sa chambre. Tommy est un vrai prince charmant sur ce coup-là. En plus, elle lui raconte sa vie, sa gueule de bois et les souvenirs bizarres qu’elle a à cause de l’alcool.

Notre prince charmant obtient rapidement une nouvelle quête grâce à ça : il lui raconte qu’un homme vieux cherchait Mags – ce qui est étrange puisqu’Henry lui a dit que Mags était morte – et elle lui réclame aussitôt un flyer. Malheureusement, ils sont interrompus par le retour d’Henry à la maison.

Tommy se barre juste à temps, à un point où c’est suspect qu’Henry ne le remarque pas. Il a quelques doutes, mais croit sa fille quand elle lui dit qu’elle était seule pendant tout ce temps. Henry retrouve ensuite Jenna, complètement au bout de sa vie car rongée par la culpabilité, puis voit que sa fille essaie à nouveau de se faire la malle.

Comprenant qu’elle se rend auprès de son nouvel ami, il se renseigne sur sa destination, l’enferme dans la cuisine (la juste place des femmes, merci la religion, tiens – oui, c’est un raccourci facile, mais c’est encore une histoire qui tient uniquement à cause d’un fanatisme religieux ce kidnapping), puis se rend lui-même à la cabane où elle avait rendez-vous avec Tommy.

Cela lui permet de découvrir que Tommy avait pour mission de ramener un flyer sur la veillée pour Mags à Sarah, mais aussi de le menacer pour qu’il n’entre plus en contact avec elle. Je ne suis pas sûr que ça puisse fonctionner, mais va falloir qu’il trouve un moyen pour la recontacter maintenant. C’est pas gagné.

La fin d’épisode se concentre davantage sur Ian, cependant. En réécoutant en boucle l’enregistrement de l’appel de la veille, il se rend compte qu’il y a en fin d’enregistrement d’autres bruits, très faibles sur la bande. Ian demande alors l’aide de son fils pour identifier le son suspect qu’il pense entendre.

Dans la première scène, c’est clairement la voix de Donnie qu’on entend, mais une fois le son monté, c’est compliqué de distinguer vraiment quelque chose. Par contre, juste après, Ian reconnaît très bien le son du van de Donnie – et il appelle aussitôt son parrain des AA, cherchant à savoir la vérité. Donnie lui explique qu’il ne va pas bien et qu’il pensait annuler la réunion des AA, et on voit très bien qu’il sait ce qu’a fait son frère et est terrifié par la boîte de Pandore qui est en train de s’ouvrir. Le but de Ian est toutefois d’éloigner Donnie de chez lui. Il y parvient par un mensonge habile, puis rentre par effraction chez son parrain.

En fouillant la maison, il trouve la trousse de maquillage que Donnie avait acheté pour Sarah – sans pouvoir lui offrir. C’est donc plein de rage qu’il débarque ensuite à la réunion des AA pour partager à tous son ressenti. Il se lance dans un monologue sur l’honnêteté et c’est un cliffhanger tellement frustrant de le voir s’interroger sur la raison qui pousserait quelqu’un qu’il aime à lui mentir sans avoir la réponse de Donnie !

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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