Resident Alien – S01E07

Épisode 7 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.

Spoilers

Harry a bien compris que son vaisseau avait été trouvé par d’autres ; maintenant, il doit gérer les conséquences de cette découverte comme il peut – et tant pis si c’est déprimant.


Why do you have books? Don’t you own a computer?

Après de bons épisodes de Shonda Rhimes, rien de tel qu’un changement total d’univers, non ? Ce début d’épisode, un billion d’années plus tôt, est parfait pour ça. On voit donc rapidement des météorites qui s’entrechoquent et tombent sur la Terre et le temps passe rapidement, de la création d’une vie sous-marine à un aquarium de restaurant. Etonnant début, je me demande où ça mènera, tout ça.

Sans trop de surprise, on reprend après le générique là où nous en étions au cliffhanger précédent, et la voiture qui arrive n’est pas celle de l’armée, mais celle d’Isabelle. Bien évidemment qu’Isabelle a fait semblant de s’évanouir, j’en étais sûr et certain. Elle pose un problème à l’armée qui n’ose plus intervenir et qui comprend rapidement qu’ils ont simplement affaire à un couple qui se dispute.

Moui, c’est gros quand même, surtout qu’il explique qu’il la drogue et tout, hein ; mais bon, Harry est suffisamment malin pour savoir qu’il est surveillé. Aussitôt, il improvise donc une dispute de couple, mais c’en est trop pour Isabelle qui comprend qu’il a besoin de temps et d’espace pour lui. Elle l’imagine toujours comme son mari, et cette fois-ci, elle est prête à divorcer pour de bon. Le problème, c’est qu’Harry ne souhaite pas voir Isabelle partir finalement. Il a envie de la garder auprès d’elle, parce qu’il a envie de manger et qu’elle l’aide bien à faire manger.

C’était marrant comme écriture de scène, même si je trouve gros que l’armée laisse tomber Harry si vite. C’est leur seule piste, tu fais au moins attention et tu fais des recherches sur lui. En plus, les recherches iraient assez vite leur prouver qu’Harry a un comportement chelou, tout le monde s’en rend compte en ville, quoi.

La rupture est difficile pour Harry comme pour Isabelle, mais celle-ci obtient une part de vérité quand elle l’entend dire qu’il l’a aimé une fois, il y a longtemps. J’espère qu’on reverra Isabelle dans la série, parce que j’ai appris à aimer le personnage finalement. Quant à Harry, il continue ses recherches des débris de son vaisseau dans la neige, oubliant vite Isabelle.

Il pète un câble quand il comprend que l’armée a peut-être tout ce qui lui appartient, et il décide alors de réagir comme les humains dans ce cas-là : il se réfugie dans l’alcool. Bien sûr, oui. Ca et les médicaments, ce n’est pas un bon mélange, et il s’évanouit rapidement. À son réveil, il n’est pas seul chez lui, mais ce n’est pas Isabelle qui lui prépare à manger.

Non, non, c’est le cadavre d’Harry qui fait à manger. Oh, super, un épisode où le personnage de l’extraterrestre se met à halluciner, il ne manquait plus que ça ; surtout qu’il lui reproche d’être un mauvais coup parce qu’il l’a entendu coucher avec Isabelle. C’était drôle d’avoir un Alan Tudyk en cadavre, franchement, mais ça ne mène à pas grand-chose d’autre qu’un cadavre traitant un extra-terrestre d’humain pathétique et détruit. Allez, c’était drôle, surtout le moment de faux éveil d’Harry qui m’a décroché un rire.

Le problème, c’est que Harry se retrouve sans la moindre perspective d’avenir sur la planète Terre. IL en est donc à chercher un emploi quand il est embêté par Max. Ses parents viennent en effet de lui annoncer qu’il allait devoir quitter la ville pour un institut pourri, et il ne comprend pas trop pourquoi cela lui arrive alors qu’ils sont censés être en trêve. Harry n’en a rien à faire des problèmes de Max, par contre, donc il l’envoie balader bien vite, sans prêter attention au fait que Max sache qu’il a des produits aliens dans le coffre de sa voiture.

Autrement, l’enquête sur le meurtre de Sam continue dans le cabinet médical où Asta se pose des questions sur Harry. Elle vient de lire le diagnostic de Max et elle ne comprend pas trop comment un gamin chez qui elle n’a jamais vu le moindre problème peut se retrouver à devoir être envoyé si loin. Elle a beau poser des questions à Ethan, elle voit bien que celui-ci est si imbu de lui-même qu’il n’est pas de bons conseils.

Elle est ensuite perturbée par le fait que la police vienne une fois de plus enquêter sur son lieu de travail, et principalement sur Jay qui reste la principale suspecte. Si elle soupçonne plutôt Jimmy, Asta refuse catégoriquement de leur en parler, ce que je trouve quelque peu abusé parce que ça reste une piste importante à explorer, même si elle n’a pas de preuve. C’est à la police d’en trouver après tout, et tant pis si le shérif est incompétent.

Asta s’en confie alors à D’Arcy dans une scène sympa, mais pas incontournable, qui est surtout là pour nous expliquer ensuite que les filles se retrouvent à consoler Harry. Celui-ci a tenté de trouver un job au bowling, et ça n’a pas marché, comme l’alcool et les pilules. Face à tout ça, et à son divorce, la solution de D’Arcy est facile : il faut se droguer, tout simplement.

Venant de D’Arcy je ne suis pas surpris, mais ça continue de me décevoir d’avoir toujours des personnages qui sont présentés comme cools parce qu’ils se droguent. On a ça dans chaque série, c’est un peu lourd. Cela dit, ces personnages qui se droguent, c’est plus une manière de faire avancer le scénario : quand ils ont faim, ils se rendent au restaurant du début d’épisode, et ça aide bien Harry qui se rend compte que le poulpe dans l’aquarium est un cousin à lui. Il peut ainsi lui parler.

De son côté, Asta balance soudainement qu’elle soupçonne qu’Harry d’être un sociopathe, rien que ça. Je peux la comprendre cela dit, surtout qu’Harry est en train de parler un poulpe après tout. Les effets spéciaux ont du mal à tenir l’idée, mais oui, nous revoilà face à des scénaristes qui ont des idées bien marrantes en tête : Harry parle avec ce poulpe jusqu’à découvrir que Max est celui qui va pouvoir l’aider. Après, Harry n’est pas le plus cinglé dans l’affaire : Asta et D’Arcy aussi parlent aux animaux dans les aquariums.

Harry ayant trouvé une piste, il se rend aussitôt chez Max et fait pipi dans son lit, mais pas avant d’avoir eu l’information qu’il voulait : Max aperçoit une lueur verte autour des objets du vaisseau d’Harry, et ça, c’est plutôt une bonne chose pour lui qui veut retrouver des morceaux du vaisseau pour s’en sortir de son problème. Il n’explique pas à Max qu’il a pour but de détruire l’humanité, et il obtient assez vite son aide.

Pour cela, il suffit en effet de confier à ses parents qu’il s’est trompé dans son diagnostic. C’est triste pour Harry, parce que ça permet à Ethan de se vanter de n’avoir jamais fait la moindre erreur de diagnostic – ce n’est pas crédible – et ça ruine sa réputation de médecin auprès du maire, et surtout de la femme du maire. En tout cas, ça fonctionne : Max n’est plus envoyé dans un institut lointain, il accepte donc de venir en aide à Harry.

Les deux se retrouvent à bosser ensemble dans l’école : Harry a l’idée d’utiliser un télescope pour que Max lui indique où est la machine qu’il cherche tant. En effet, ils ont besoin d’un télescope pour ça, parce qu’il est rapidement évident que Max ne peut pas voir sa lueur verte à travers un écran. Et hop, la machine est rapidement retrouvée.

Bien sûr, dans tout ça, on suit encore les parents de Max en proie à l’horreur d’avoir eu une confiance aveugle dans un seul médecin qu’il ne connaissait pas tant que ça. C’est compliqué à gérer, surtout avec Ben qui n’arrive jamais à dire les choses en face à sa femme. Celle-ci ouvre alors une boîte de Pandore parce qu’elle a besoin d’un partenaire qui lui dise la vérité et qui la confronte un peu… Be careful what you wish for : il lui dit certes qu’elle avait tort de faire confiance à Harry, mais il n’arrête pas d’enchaîner les reproches ensuite.

En parallèle, Asta se décide enfin à aller à la police pour balancer Jimmy. En un interrogatoire, celui-ci donne des informations qui permettent de rapidement arrêter l’homme de ménage de l’école du coin. Enfin, rapidement, c’est un euphémisme pour le shérif qui lui court après pendant un moment à travers tout le bâtiment ; mais beaucoup moins pour son adjointe qui connaît les raccourcis et m’a bien fait rire à marcher tout tranquillement.

J’ai eu beaucoup plus de mal à supporter le shérif lui faisant un tas de reproches sans queue ni tête, à commencer par le fait qu’elle lui manquerait de respect. J’ai aimé la voir démissionner, bien sûr, mais je me demande ce qu’elle va devenir ensuite.

En attendant, nous suivons Harry toujours à la recherche de sa machine, même si Max insiste pour dire qu’il ne devrait vraiment pas y aller : l’emplacement de la machine est en effet beaucoup trop risqué dans la montagne. Il crie après son extraterrestre préféré pour lui dire de ne pas y aller car c’est dangereux, et Asta et D’Arcy qui passent par là dans cette ville minuscule s’en inquiètent immédiatement. Elles interrogent Max qui refuse de trop en dire, mais qui leur donne quand même la direction à suivre.

Malgré le danger, elles se précipitent à la recherche d’Harry, et ça se termine mal : Harry retrouve certes l’engin qu’il cherchait, mais les trois personnages tombent lorsque le sol s’effondre sous leur pied. Ah, les cliffhangers sont toujours aussi efficaces, honnêtement.

Par contre, j’ai eu plus de mal à me faire à une autre partie de l’épisode qui voyait les personnages de l’armée continuer de mener leur enquête et en venir à la conclusion que l’extra-terrestre allait détruire la planète grâce à un livre de complotistes sur d’anciennes civilisations venues d’ailleurs que l’on retrouverait dans les animaux marins. Allez, soit. En fin d’épisode, l’armée parvient même à retrouver Harry : en retrouvant la machine sphérique qu’il cherchait depuis tout ce temps, il active les pièces de son vaisseau spatial – et le débris qu’il a laissé à Max, qui aimait bien voir cette lueur verte.

Debris – S01E05

Épisode 5 – Earthshine – 17/20
La série fonctionne vraiment toujours autant, surtout que l’on commence à comprendre que nous sommes au sommet d’un iceberg bien énorme. Il va falloir démêler peu à peu toute la mythologie de la cellule, partagée également par des divisions au sein des agences gouvernementales que nous observons. Chaque personnage a ses pièces du puzzle et j’ai hâte qu’on le reconstitue peu à peu.

Spoilers

Un bus disparaît en plein centre-ville et reparaît quelques kilomètres plus loin, et tant pis si ses passagers ne survivent pas tous.


Even if you stop it, you can’t stop it

Vous ne pensiez tout de même pas que j’allais recommencer à attendre le dimanche pour voir les épisodes de cette série ? J’ai beaucoup trop accroché la semaine dernière pour ne pas me jeter dessus cette semaine dès que j’ai eu un brin de temps… à plus de 23h, donc. Qu’importe, c’est chouette de retrouver la série quand même.

L’épisode commence par une banale scène dans les transports en commun qui était plutôt sympa, parce que c’était une représentation assez réaliste des transports pré-covid. C’est peut-être le plus gros problème de la série : ne pas traiter la pandémie, ça se comprend, mais ça leur posera un problème de cohérence/crédibilité si on garde les masques ad vitam aeternam.

Bref, on s’en fout, l’épisode commence lorsque le bus est frappé par un bruit qui rend sourd tout le monde, avant d’être happé par ce qui se ressemble à un portail… sauf que ce portail se rouvre au milieu de nulle part et laisse les passagers en très mauvais état, parce que le bus est en hauteur quand il sort du portail. Aïe. Il y a un passager qui survit, rampe hors du bus et peut tout de même demander où il est à un homme qui contemple les dégâts. Pardon ? Qui es-tu monsieur ?

Bien sûr, nos inspecteurs sont appelés sur le cas, ce qui les force à prendre l’avion ensemble, une fois de plus. Finola en profite pour continuer de faire la tronche à Bryan, et j’ai trouvé ça plutôt cool : elle refuse de lui donner à lire le rapport du cas à venir, comme il ne les lit jamais de toute manière.

A leur arrivée sur la scène du bus crashé, il est rapidement question de trou de vers et d’un homme qui a disparu. Il s’agit de notre seul survivant du bus qui a donc été emmené loin de son lieu de crash. L’enquête est intéressante et comme d’habitude, on ne sait pas trop vers quoi on va se diriger. Le coup du trou de vers, c’est déjà plus courant que ce que les premiers épisodes ont servi, mais ça marche tout de même parce qu’ici, le but de l’épisode est ailleurs.

En effet, on veut surtout nous montrer les divisions entre les agences de Bryan et Finola, ainsi que nous donner des informations sur les terroristes que l’on voit depuis le début sans jamais avoir d’informations sur eux. Grâce à un coup de fil, Bryan apprend que les gens en ville ont bien entendu un bruit sourd étrange avant la disparition du bus, mais c’est tout. En revanche, la caméra qui filme la disparition du bus est pleine d’informations pour nos agents.

La caméra permet à Finola de remarquer une tasse de café laissé à l’abandon par un homme suspect observant ce qu’il se passe. C’est tellement gros, je ne peux pas croire à la puissance de cette caméra et à la présence de cet homme, clairement un terroriste, pile là dans l’axe de la caméra. Mais bon.

Le survivant du bus ? Il est rapidement retrouvé par les agents accompagnant nos héros. Le problème, c’est qu’il est mort désormais : il s’est fait tirer dessus, mais pas que. Il a beaucoup de petites blessures, ce qui fait penser à Finola que quelqu’un a dû voulu faire des tests sur son ADN pour savoir si celui-ci avait été impacté par le trou de ver.

C’est intéressant, parce que bien sûr, elle demande à Bryan qui pourrait bien faire ça, et il ne répond pas, alors qu’il pense inévitablement à son père, non ? Ils pensent aussi à Influx, bien sûr, d’autant que cette histoire de trou de ver rappelle à Bryan l’existence d’un ancien débris volé quelques mois plus tôt. En essayant de retrouver une vidéo de celui-ci, qui a déjà été testé une fois par les terroristes – Influx – auparavant, Finola découvre qu’elle n’a pas l’accès pour la voir. Et ça signifie donc que les américains l’empêchent d’y accéder.

Cette fois, on part donc sur l’idée d’une entente entre agence qui a dû mal à être efficace à 100%, mais aussi sur l’idée d’une piste terroriste, et je trouve que ça fonctionne bien d’imaginer des terroristes voulant utiliser les morceaux du débris pour leur propre plan. Reste à savoir quel sera le plan. Pour cela, le duo d’enquêteurs s’intéresse donc à l’homme qui a laissé son café après avoir vu passer le bus dans le trou de vers.

Ils remontent rapidement une piste, surtout que l’homme est connu des services de la NSA. Vraiment, ce que j’aime avec cette série, c’est qu’elle avance vite à chaque épisode : les héros heurtent peu de murs et sortent toujours des impasses rapidement, mais sans que ça ne paraisse non plus être improbables.

Ils en arrivent rapidement à voir la vidéo de surveillance d’un hôtel où l’homme s’est rendu, et Finola remarque alors que parmi les terroristes, il y a un des hommes qui a été vu avec son père. Cela l’énerve de savoir qu’il y a une liaison possible entre son père et les terroristes, mais aussi que ces terroristes soient si près d’elle, et en même si loin. C’est un vrai cauchemar pour elle, qui envisage toutes les théories, y compris les clones et une possibilité pour Influx d’avoir utilisé l’ADN de son père.

C’est intéressant, parce qu’elle s’en plaint à sa boss qui reste aussi calme que possible. Une vraie british, dis donc. Au-delà du cliché, cela devient intéressant de repérer quelques points de tension dans l’alliance entre les agences. Finola est de plus en plus électron libre au fur et à mesure des épisodes, je me demande jusqu’où ça ira : elle est loin de respecter toujours les protocoles comme au début de la série par exemple.

Bryan sort alors, forçant Finola à raccrocher, et entend l’étrange son qui a été entendu en début d’épisode… Cela permet aux enquêteurs de comprendre qu’un nouvel incident va avoir lieu, mais ils n’ont aucune idée pour savoir quand et comment. La frustration doit être énorme. En plus, les scientifiques sont inquiétants à leur révéler que le bruit sourd s’étend sur un périmètre extra-large, bien plus large qu’en début d’épisode. Le bruit s’arrête alors qu’ils arrivent à cette conclusion, mais rien ne se passe. Ben oui, le périmètre est grand, il faut que les débris chargent ; et aussi que le trou de ver se forme.

Autrement, Craig continue d’avoir ses enquêtes solitaires en parallèle. Je n’arrive pas à savoir ce qu’ils veulent faire du personnage, mais sa femme veut désormais déménager pour aider son fils, Dario, à être mieux soigné. Elle a connaissance d’un institut qui pourrait les aider, mais Craig ne voit pas ça comme ça. J’imagine qu’il veut se servir des débris pour le guérir.

En tout cas, il reçoit ensuite un appel de Bryan qui n’est pas ravi de son boss : il cherche à comprendre pourquoi la vidéo cherchée par Finola a disparu. Concrètement, son boss aurait dû approuver la demande de la personne voulant la supprimer, mais il ne l’a pas fait. C’est louche, je ne lui fais pas confiance à ce Craig.

Finola aussi reçoit un appel de sa sœur en plein milieu de l’enquête. Sa sœur est obsédée par une étrange chanson, et Finola comprend rapidement que sa sœur noie le poisson de quelque chose de beaucoup plus grave : Dee Dee se sent seule, alors qu’elle est devant un hôpital au beau milieu de la nuit. Elles ne mettent pas longtemps à avoir les larmes aux yeux toutes les deux. Les pauvres.

Finola raccroche malgré tout, débordée par son boulot… mais ce n’est que le début. Les choses empirent quand Bryan et elle repèrent finalement l’homme qui a abandonné son café le matin même. C’est à croire qu’il voulait se faire repérer, ce coup du café, mais apparemment, c’est bien une erreur de sa part puisqu’il semble sincèrement surpris de voir les agents devant son hôtel. Pas bien malin ce terrorise !

L’homme se suicide, non sans affirmer qu’il est persuadé que la technologie sera libérée et que quelqu’un d’autre prendra sa place. Personne ne pourra arrêter le trou de ver selon lui. Bien sûr, Finola appelle sa boss pour lui faire un rapport de cet échec et demander des ressources supplémentaires, mais ce qu’elle obtient, c’est à la place un rendez-vous mystérieux à ne nouvelle intersection où on lui file une clé USB. On ? Oh, cet acteur, je le connais et ça fait plaisir de le revoir ! Par contre, il est sacrément mystérieux : il annonce à Finola que son père n’est pas un clone et que sa boss en sait plus qu’elle ne veut bien le dire.

L’homme s’enfuit avant que Finola ne puisse faire quoique ce soit, et j’ai trouvé qu’elle prenait la nouvelle plutôt bien. Elle encaisse le coup quasiment sans réaction, ce que je trouve étonnant. En tout cas, l’enquête peut avancer maintenant qu’ils retrouvent la vidéo des premières expérimentations d’Influx.

Si au départ, elle n’a pas l’impression de voir quoique ce soit qui puisse l’aider, elle repère rapidement deux tours en acier sur la vidéo… exactement comme le bus ayant disparu et étant réapparu à proximité de deux grands poteaux d’acier lui aussi. Bon, ils n’ont plus qu’à trouver deux immeubles en plein Manhattan… C’est pratique, ça. Ce n’est pas vraiment un avantage, ni un coup d’avance, finalement.

Comme on est à New-York, Maddox finit par arriver, histoire de donner quelques ordres et de séparer nos héros. En effet, ils comprennent que le débris a besoin d’un chargement et qu’ils ont un temps limité avant l’ouverture du trou de vers. Il faut à présent faire en sorte de désarmer le débris, ce qui n’est pas gagné d’avance quand tout ce qu’ils savent, c’est qu’il se trouve probablement dans un grand immeuble de Manhattan.

Ils arrêtent leur choix sur trois immeubles particulièrement riches en acier et se séparent ainsi. Si le débris n’est pas dans l’immeuble de Bryan, il est dans celui de Finola. L’agent du MI-6 fait tout ce qu’elle peut pour arrêter les terroristes, mais ce n’est pas si évident ou simple. Un des hommes qui l’accompagne se fait toucher par des balles et les terroristes plient bagage bien rapidement.

S’ils sont rapides, ils ne se téléportent toutefois pas, ce qui m’a paru surprenant. Je m’attendais à autre chose avec eux, mais rapidement, on apprend qu’il y a une limite du nombre de fois où l’on peut se téléporter. Un des agents d’Influx n’est ainsi pas ravi d’apprendre que sa seule possibilité pour s’en sortir vivant va être de se téléporter… et probablement de finir comme son pote qu’on avait retrouvé à moitié enfoncé dans un bout de pont ?

Je ne sais pas ce qui est la meilleure option entre ça et Finola qui le traque avec difficulté et pourrait bien le tuer pour le principe, parce que je sens qu’elle va finir par péter un câble. En tout cas, Maddox finit par appeler Bryan pour lui dire que ce n’est pas dans son immeuble que se trouve le deuxième débris… Ce qui signifie qu’il y aurait bien un débris dans celui où est Bryan.

Il faut en effet deux débris pour ouvrir le trou de ver. Bryan fait demi-tour et ne tarde pas à apercevoir le débris, finalement, mais on nous explique que celui-ci n’étant pas synchronisé avec l’autre, il n’émet aucune radiation. Moui. C’est du charabia scientifique pour arranger les scénaristes, ça. D’ailleurs, la scientifique qui accompagne Bryan, restée en arrière avec un garde, se rend compte qu’il y a une mare de sang derrière une porte. Et hop, la voilà qui se fait tirer dessus, de même que l’agent moins chanceux qui se fait carrément tuer.

Bryan étant occupé, cela force Maddox à être celui qui contacte Finola pour suivre avec elle où elle en est et ce qu’il se passe. Celle-ci n’a pas du tout envie de bosser avec ce traitre, alors elle retire son oreillette, tout simplement, sans se douter qu’elle perd son avantage lorsque l’homme utilise de quoi se téléporter. On comprend toutefois que la téléportation l’affecte vraiment : non seulement, il ne maîtrise pas son point de chute, mais en plus, son front devient violacé. Et pas comme l’oncle Vernon, hein.

Malgré tout, il parvient à échapper aux agents à sa poursuite et à lancer son propre morceau de débris. L’événement va pouvoir commencer, avec les débris qui se synchronisent à nouveau. La scientifique, même si blessée à mort, l’annonce à Bryan. Evidemment, il s’inquiète aussitôt de ce qu’il va se passer, et il traine alors la scientifique jusqu’au lieu où est leur partie du débris. Le but est évidemment de réussir à désamorcer les débris et les pouvoirs qu’ils ont, à coups de fréquence.

J’aime bien l’idée, parce que ça nous montre enfin quel est le travail des scientifiques. Oh, je n’y comprends absolument rien bien sûr, mais au moins, on fait genre qu’il y a une logique derrière les débris. Finola, elle, perd la trace des terroristes, mais est retrouvée par l’un d’eux, qui l’empêche de sortir son flingue et semble surpris de découvrir qu’elle a les yeux de son père.

Alors qu’elle tente de l’interroger pour en savoir plus, le bruit sourd l’interrompt et l’empêche de pouvoir parler avec ce terroriste. L’événement peut alors commencer… mais ne va pas au bout : Bryan parvient à l’arrêter, même s’il n’entend plus rien des instructions de la scientifique. Bien sûr. Il est chouette de le voir travailler en équipe avec un autre personnage que Finola, surtout que les scénaristes commencent à étoffer les rôles secondaires. C’est bien, ça me fait plaisir.

J’aime beaucoup d’ailleurs la relation qui se noue tout au long de l’épisode entre Finola et un autre agent, un homme noir tout à fait charmant et s’inquiétant toujours de savoir comment elle va. Par contre, cet agent revient un peu trop souvent à la charge pour que ce soit innocent de la part des scénaristes : il sera soit un love interest, soit un homme d’Influx, soit les deux.

L’avantage de tout ça, c’est que le terroriste qui s’en prenait à Finola est arrêté par d’autres agents. Reste à savoir ce que nos héros pourront tirer de lui, en espérant qu’ils pourront l’interroger. Ce ne sont toutefois pas nos agents qui l’interrogeront : l’homme est emmené par Maddox ailleurs, là où on ne pourra pas l’entendre crier d’après Bryan. Mouais. Finola n’est pas tout à fait convaincue, par contre.

Elle décide donc de fuir Bryan, avant de mentir à Maddox en affirmant que le terroriste ne lui a rien dit. Elle demande quand même à l’interroger, mais ce n’est pas comme ça que Maddox envisage la coopération avec le MI-6. C’est bien dommage, et cette intrigue géopolitique entre les agences va me souler s’ils n’arrivent pas rapidement à se mettre d’accord.

Heureusement pour Finola, elle a toujours sa sœur pour lui envoyer une vidéo du passé et lui remonter le moral avec. C’est une vidéo où elles étaient petites et chantaient une chanson en espagnol avec leur père, dansant dans la maison. C’est tout mignon et ça fait pleurer Finola d’entendre Porque te vas, même si elle ne doit pas entendre grand-chose dans New-York sans écouteurs.

Pendant toute la scène, j’étais toutefois à l’affût d’un indice. Je connais trop ce genre de séries, il y a forcément quelque chose… Et c’est finalement le terroriste arrêté en train de chanter la chanson dans son van qui m’a fait faire la plus belle des grimaces.

Je suis vraiment pris dans cette intrigue, j’espère que la série apportera des réponses ! Et le pire dans tout ça, c’est que je veux des réponses sur tout ça et que j’en oublie presque qu’on ne sait pas d’où viennent ces débris, hein.

Resident Alien – S01E06

Épisode 6 – Sexy Beast – 16/20
Les différentes pièces du puzzle s’emboîte bien dans cet épisode qui change un peu de sa narration habituelle et accélère finalement le rythme du fil rouge, l’air de rien. L’épisode précédent permet de mettre de côté certains éléments qui ralentissaient Harry jusque-là, et le changement fonctionne plutôt pas mal pour la série, je trouve. L’épisode est très sympathique et donne toujours envie de revenir, encore et encore. Un vrai plaisir.

Spoilers

Un nouveau médecin débarque en ville pour remplacer Sam, et tant pis si Harry ne le voit pas d’un bon œil.


Hey that’s miss chlamydia. I’m not my mother.

Vous ne rêvez pas, j’ai bien vu cet épisode avant le dimanche. Rien ne va plus dans ma vie ! Je profite de la possibilité de me coucher un peu plus tard pour regarder cet épisode, en vrai, surtout que j’accroche bien à la série et que je me demande toujours où elle va m’emmener et quel gag elle va bien pouvoir pondre.

Je devrais aussi me poser quelques questions sur les rebondissements prévus, parce que la série nous embarque dans un flashback pour son premier épisode. Cinquante ans plus tôt, nous suivons la vie d’une petite fille en plein orage, vivant chez son père, un étrange monsieur qui semble avoir une passion pour les horloges. Cela tombe bien : cela permet de savoir que le temps s’arrête brusquement durant l’orage.

C’est ensuite l’électricité qui s’arrête, les forçant à grimper plusieurs étages. On découvre ainsi qu’ils vivent dans un phare et doivent s’assurer qu’il émette de la lumière à nouveau. Cela dit, au lieu d’allumer la lumière, ils découvrent que la pluie ne tombe plus… et pour cause : il y a un vaisseau d’alien au-dessus d’eux. La petite fait alors l’erreur de prendre des photos du vaisseau… et ça ne plaira pas aux aliens, ça. Non ? On ne saura pas immédiatement, parce que c’est la fin de ce flashback.

Quatre mois plus tôt par rapport au présent de la série, un militaire repère le vaisseau d’Harry en train de s’écraser. Le problème, c’est que la signature infra-rouge du vaisseau semble se téléporter avant de s’écraser, alors ça le fait pour un dingue quand il en parle lors d’une réunion officielle avec une major.

Cette dernière le force donc à prendre quelques vacances… avant de le retrouver à l’arrière de sa voiture, pour lui assurer qu’il a parfaitement raison. Il a repéré un OVNI et elle refuse que cela suive la chaîne officielle de commandement, parce qu’elle ne veut pas que ce dossier finisse dans un trou noir. À la place, elle s’assure que sa petite-amie soit larguée par SMS et offre à l’homme une nouvelle femme, Lisa Casper. Voilà donc notre duo de chasseurs d’extraterrestres constitué.

Bien. J’avoue que je ne m’attendais pas à voir ça comme. On retrouve ensuite le duo trois mois et demi plus tard, au New Mexico, où ils sont sûrs de pouvoir retrouver le vaisseau. Celui-ci est invisible, mais par un joli coup de hasard, ils parviennent effectivement à mettre la main dessus, exactement aux coordonnées indiquées lorsqu’il s’est téléporté. Trop simple.

Bien sûr, ils reportent aussitôt la trouvaille à la générale qui met une bonne semaine à se pointer auprès du vaisseau. Celui-ci est dans un hangar où une lumière bleue le révèle, et où la série peut nous révéler que cette militaire est en fait la petite fille du début d’épisode. Ceci explique cela.

Dans le présent, nous retrouvons Harry persuadé d’avoir rêvé tout l’épisode précédent. Ce n’est pourtant pas le cas, sa femme est toujours là. Non seulement elle est là, mais en plus, elle passe la journée avec lui. C’est une journée bien romantique, même s’il en profite pour lui donner plein de vin afin de s’assurer qu’elle s’endorme rapidement.

Son but est en effet de profiter du fait qu’elle dorme pour recommencer à travailler sur son vaisseau. Côté travail, il a de quoi faire au sein de l’épisode, avec une cafetière cassée et un remplaçant pour lui qui débarque, Ethan Stone. Oui, ça y est, Sam est remplacé officiellement, et en plus, il l’est pile le jour où le rapport d’autopsie confirme que Sam est mort empoisonné.

Ethan Stone est un beau gosse qui charme une infirmière rien qu’avec son look et il n’en faut pas plus pour éveiller la jalousie d’Harry. Il ne comprend pas bien qu’il est jaloux, mais on sent rapidement que le médecin va éveiller toute sa jalousie. En plus, il casse la tranquillité de la série, parce qu’Harry n’a plus de raison de rester en ville.

Il veut toutefois paraître plus brillant que son successeur et fait tout pour cela, même si cela finit par lui imposer d’avouer qu’un bloc d’ordonnances de Sam a été volé. Et tant pis si ça grille Asta au passage, parce que devant les flics, elle se sent un peu conne d’un coup d’avoir caché ça. Elle leur dit une partie de ce qu’elle sait, y compris le fait qu’un gamin du lycée se servait du bloc, mais elle laisse de côté Jay. Grillée de ouf, la Asta.

De son côté, Harry tente de faire croire qu’il a réparé la cafetière et tente vraiment par tous les moyens d’être plus brillant qu’Ethan. Ce n’est toutefois pas si simple… De toute manière, il est forcé d’aller ranger ses affaires, même s’il n’en a pas, et d’accepter un cadeau de remerciement de la part de Ben, même si le remerciement, il le met rapidement à la poubelle, devant lui.

Pauvre Ben. D’ailleurs, Harry révèle la vérité à Ben : Max n’est pas malade… mais quand Ethan débarque et propose son aide pour diagnostiquer le petit, Harry affirme que si, Max est bien malade. Allez, il est marrant, Harry. Il se barre donc, et il le fait sans dire au revoir à Asta. Elle est énervée de voir qu’Harry se barre comme ça, mais elle insiste tout de même pour un câlin… surpris par la femme d’Harry.

Elle est partout cette femme, c’est fou. Elle est heureuse de savoir que son mari est enfin libre et lui propose aussitôt son aide pour tout ce qu’il a à faire… avant de l’emmener au bar de D’Arcy. Celle-ci est aussi ravie que ce qu’on peut imaginer, hein. Elle est toutefois bien forcée de servir le couple et le fait pas si mal.

Malheureusement pour Harry, la journée d’Ethan n’est pas terminée : il est amené au bar par Ben et Asta. Forcément. Lui aussi doit découvrir la ville, mais il a déjà fait toutes les recherches qu’il faut sur l’histoire de la ville et du 59 pour en sauver 1. Pour faire bonne mesure, Harry s’impose à nouveau et insiste pour souligner que cela fait finalement soixante morts pour en sauver un. C’est con, l’humanité.

Malgré tout, Ethan marque des points auprès de tout le monde, y compris Isabelle, la femme d’Harry. C’est donc ça son nom. Il était temps que je l’entende, et je l’ai fait alors qu’Ethan enchainait à nouveau des mots de français : après médecin sans frontière, ce fut de jolis compliments en français. Ils parlent un bon français tous les deux, mais on ne les entend pas vraiment, parce qu’Harry nous recouvre de sa voix-off tout ça.

Bien sûr, comme Ethan plaît autant à Isabelle qu’à D’Arcy – à deux doigts de littéralement baver sur Ethan – cela finit en concours d’égo entre Harry et Ethan, avec un bras de fer… qui ne peut pas tourner à l’avantage d’Ethan. Harry est sûr de gagner, et c’est ce qu’il se passe quand il s’attaque à son adversaire et lui démet l’épaule. C’était plutôt drôle à voir, et bien sûr, c’est Ethan qui finit par être acclamé dans le bar, parce qu’il est un dur à cuire. Pauvre Harry.

Il m’a fait de la peine cet alien. Il a encore du mal à se faire à l’humanité, clairement. Il tente pourtant autant qu’il peut de le faire, séduisant ensuite sa femme avec un petit-déjeuner maison et un peu de dirty talk. Malheureusement pour elle, elle ne se méfie pas assez de cet extra-terrestre romantique qui n’hésite pas un seul instant à l’empoisonner pour être davantage tranquille avant de partir à la montagne.

Au petit matin, nous retrouvons également D’Arcy dans le lit du nouveau docteur. Elle me fait tellement rire. Ethan a carrément une maison gigantesque et déjà bien rangée alors qu’il vient juste d’arriver. Les américains, j’adore. Il est si insupportable cet Ethan. Bien sûr, il est déjà in love de D’Arcy, mais celle-ci fait beaucoup trop peur à notre barmaid qui a clairement oublié une bonne partie de la soirée, en plus.

Elle est occupée de toute manière D’Arcy : elle doit aussi aller surveiller la montagne… et y découvrir Harry, au moment où l’alien met enfin la main sur la dernière pièce manquante de son vaisseau. Elle fait aussitôt poser l’hélicoptère pour engueuler Harry et le convaincre de quitter le sommet dangereux sur lequel il est en train de faire sa randonnée. Cela ne le dérange pas vraiment maintenant qu’il a la pièce manquante de son vaisseau. Il peut vraiment quitter la ville.

L’enquête sur le meurtre de Sam continue bien sûr, au lycée cette fois. C’est l’occasion de donner un job à la femme du maire : la voilà désormais professeur. Elle confie l’étudiant suspecté d’avoir utilisé les ordonnances de Sam aux flics, qui jouent aussitôt au duo gentil/méchant. Enfin, c’est le shérif qui fait le duo, en laissant son adjointe gérer la surveillance du périmètre.

Sans trop de surprise, le shérif se ridiculise alors que bien sûr, sa collègue n’a aucun mal à avoir les informations dont ils ont besoin… à l’exception de l’existence de Jay dans ce lycée. Malheureusement, le shérif la repère, comme quoi il est encore capable de faire ce job. Et bien sûr, c’est étrange qu’Asta ne parle pas de Jay.

En tout cas, plus le temps passe, plus je m’attache aux flics, surtout quand l’adjointe danse un peu dans son placard tout en faisant un joli murder board. Le shérif découvre tout ça et peut alors s’approprier toutes les bonnes théories qu’elle lui propose. Ainsi, elle envisage que si Sam est diabétique, il est possible que le poison vienne carrément de son insuline. Maligne.

Bizarrement, elle est ensuite invitée à une soirée entre filles au bowling avec Asta, D’Arcy et leur amie. Elles sont quelque peu perchées avec un look coordonné de chemises immondes. Asta y passe une soirée de merde, en plus, entre la flic qui lui indique que ce n’est pas super de sa part d’avoir voulu protéger Jay parce que ça semble super bizarre à présent alors que Jimmy, son ex, s’affiche dans le bowling avec une nouvelle copine, Becky.

Comme la flic insiste également pour dire que le voleur est forcément quelqu’un qu’Asta connaît, celle-ci se décide à aller confronter Jimmy. Ce ne peut qu’être son ex qui a volé ce bloc d’ordonnances selon elle. Mouais. Moi, je penche plutôt du côté de D’Arcy pour l’instant, ou de la femme de Ben. Il faut quelqu’un qu’on connaisse déjà et qu’on n’envisage pas dans l’enquête, après tout. Non ? Qu’importe, pour l’instant, on a une scène sympa où Asta met en garde Becky sur les violences de Jimmy.

De son côté, Harry se retrouve bien embêté pendant la soirée : il se rend compte qu’une fois que toute l’humanité sera anéantie, personne ne sera plus là pour constater qu’il était plus intelligent qu’Ethan. Cette nouvelle jalousie fonctionne bien comme motivation pour le personnage, c’est amusant. Ses pensées sont toutefois interrompues par Isabelle. Il ne met pas longtemps à vouloir la ré-empoisonner. Le problème, c’est qu’Isabelle ne boit pas immédiatement son café devant lui et le trouve bizarre… Tu m’étonnes qu’il est bizarre à la droguer comme ça !

Il l’entend tomber, alors il est sûr que tout va bien… mais je ne parierais pas là-dessus, moi. Elle a commencé à se méfier de lui en le trouvant sacrément bizarre, non ? En tout cas, il est persuadé qu’elle dort à nouveau et abandonne donc le chalet, définitivement probablement, pour se rendre auprès de son vaisseau. Le problème, c’est que son vaisseau n’est plus là, et aussi que l’emplacement est surveillé par l’armée.

Ils voient débarquer Harry, se demandent qui il est… et l’épisode se termine alors que notre extra-terrestre est confronté à eux. Eh, la série avance vite, qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir nous raconter en saison 2 à ce rythme-là ? Parce que oui, la série est renouvelée !

Debris – S01E04

Épisode 4 – In Universe – 19/20
Cet épisode est vraiment exceptionnel, car pour la première fois, j’aperçois toutes les possibilités offertes par la mythologie de la série. Si le fil rouge n’avance pas énormément, on sent que la série entre déjà dans la cour des grands. La photographie est magnifique, la musique l’est tout autant et n’a plus rien à envier à Fringe… Les personnages ont droit à une vraie évolution et les dynamiques sont bien plus intéressantes à suivre, alors que l’intrigue de la semaine reste bluffante d’inventivité et d’innovation. Cette fois, j’accroche au point d’en faire un coup de cœur, et j’espère vraiment que la série sera renouvelée !

Spoilers

Un homme a du mal à respirer lorsqu’une pluie étrange se met à tomber sur la ferme où il réside. Lorsqu’il quitte le champ sur lequel la pluie s’abat, il meurt sur le coup.


 

Something you’re not willing to believe, but every word of it is true.

Allez, la série me plaît tout de même assez pour que j’arrête de me le réserver pour le dimanche soir. Elle mérite mieux que ma somnolence – même si elle continuera de l’avoir, je suis sûr. Puis, en vrai, le mardi soir aussi je somnole. La première scène de cet épisode est sympathique, principalement grâce au personnage de Sophia. À peu près sûr d’avoir déjà vu cette actrice ailleurs avant, franchement.

Ce n’est toutefois pas elle qui brille le plus dans cette scène, c’est son collègue qui prend cher quand une flamme vive semble soudainement s’éteindre. Son collègue s’étouffe alors, avant d’entendre qu’il n’est pas le seul. Tout le monde semble être en sérieux manque d’oxygène, d’un seul coup, y compris dehors.

Dehors, il pleut des cordes, et ça semble être une pluie qui fait germer les champs tout autour, tout en provoquant des jeux de lumière étranges. L’homme réussit à traverser le champ sous la pluie, atteint un endroit où il ne pleut pas et… meurt sur le champ, clairement en manque d’oxygène à nouveau. C’est étrange comme tout ce début d’épisode, et ça promet déjà : on a un nouveau cas étrange et mystérieux, le quatrième d’affilée. J’aime que la série parvienne à surprendre à chaque épisode, même si le délire des débris n’est pas encore mon kiff, je dois dire.

La série fonctionne bien grâce à ses personnages également. Cette semaine, on nous permet de les apprécier davantage avec un peu d’humour quand Bryan achète des lunettes de soleil et oublie d’acheter une bouteille d’eau pour Finola. Ce n’est pas le gag du siècle, mais ça fait sourire et ça fonctionne. Les deux agents sont en route pour le cas de la semaine où la pluie continue de tomber. Le problème, c’est que cette pluie semble être un poison, ce qui fait que le débris est considéré de classe 3.

Le scientifique sur place confirme ma première théorie : le débris change l’atmosphère et prive d’oxygène les gens qui le traversent. Le problème, c’est qu’il va bien falloir enquêter là-dessus. Bryan et Finola endossent donc leur plus belle tenue de cosmonaute et se rendent à leur tout dans le champ, où les bourgeons sont devenus de jolies fleurs qui n’ont rien à faire là. Finola pense alors à récupérer une plante pour ses recherches.

Ils nous confirment que la lumière y agit différemment, de même que l’eau. Sous la pluie, tout le monde peut donc survivre. En revanche, une fois en-dehors de son champ d’action, les personnes se mettent a priori à mourir. C’est la théorie qui se développe le plus vite dans cet épisode puisque le duo d’enquêteurs trouve tout un tas de travailleurs (illégaux ? immigrés en tout cas) dans une serre, à l’abri de la pluie.

On y retrouve notamment Sophia, à la recherche de son fils de huit ans, Arturo. Bryan ne met pas longtemps à le retrouver, mais il le retrouve à proximité d’un tas de cadavres : d’autres travailleurs ont voulu s’enfuir en voiture, puis à pied quand ils ont constaté que les voitures ne démarraient pas. Grossière erreur. Bryan le ramène à sa mère, tandis que Finola fait la rencontre d’un homme qui affirme vivre dans la ferme et s’inquiète bien sûr pour le reste de sa famille, dont son neveu Antonio.

Il a bien raison de s’inquiéter parce que Finola fait des découvertes scientifiques peu rassurantes juste après ça : l’atmosphère sous la pluie est composée en grande partie de chlore. En d’autres termes – merci Bryan pour la simplification – il semblerait donc que la pluie soit en train de terraformer notre planète de manière à développer une nouvelle atmosphère.

Le chlore à la place de l’oxygène ? Ma foi, je ne sais pas trop pourquoi Finola s’inquiète pour les habitants de la ferme, ils pourront vivre dans une piscine à vie. Hum. Pas idéal, je sais, surtout que le tonton d’Antonio ne peut pas vivre avec eux et que la pluie se transforme peu à peu en tempête, inquiétant tous les scientifiques sur place.

Alors qu’une évacuation est à envisager, Finola prend tout son temps à faire la connaissance de l’oncle, lui prélevant du sang pour tenter une comparaison d’ADN entre lui et l’enfant. Le but est surtout d’essayer de trouver une solution pour inverser les effets du débris tombé durant la nuit précédente et les empêchant désormais de respirer sur leur planète d’origine. C’est con, tout de même. Et il est intéressant que pour une fois il soit question de vie extraterrestre, parce que Finola souligne qu’il existe des théories selon lesquelles la vie pourrait se développer sur d’autres planètes avec beaucoup de chlore. Et peu d’oxygène – même s’il y en a dans l’eau qui tombe.

Bref, le type mort aurait mieux fait de faire demi-tour en début d’épisode. En tout cas, en attendant, la tempête menace et les scientifiques veulent de plus en plus mettre un terme à l’activité du débris. Cela pose un cas de conscience à Finola : elle veut absolument avoir plus de temps pour trouver un moyen d’inverser le processus mis en place par le débris et empêcher la population de l’exploitation agricole de mourir.

C’est effectivement ce qu’il risque d’arriver, et Bryan est OK avec ça, préférant se concentrer sur les personnes qu’ils arrivent à sauver plutôt que celles pour qui ils ne peuvent plus rien faire. Effectivement, c’est moins bien parti pour ceux de cette semaine, et c’est logique d’avoir parfois des coups durs pour les personnages. En même temps, la série nous a habitué à un certain espoir et à des héros surdoués.

C’est encore le cas cette semaine : alors que la transformation provoquée par le débris n’est pas terminée et que d’autres aspects risquent de changer chez les personnes contaminées, Finola comprend qu’il n’y a qu’un seul moyen de les sauver. La technologie humaine n’est pas encore au point pour les sauver ? Ce n’est pas grave ! Il y a la technologie des débris !

La chance, c’est que Finola se souvient du débris 489 qui va lui permettre de tester une solution pour sauver tout le monde. C’est un débris qui permettrait de les garder en suspension le temps de trouver un vrai remède, mais en même temps, personne n’a jamais fait de tests sur des humains avec les débris. Il y a un début à tout. J’aime beaucoup que cela provoque de grosses tensions entre Finola, qui veut sauver tout le monde, et Bryan, qui a moins de cœur qu’elle et suit les protocoles aveuglément.

On sent bien que la série provoque volontairement une tension entre ses personnages, mais c’est une tension sacrément efficace qui les rend plus chouette l’un et l’autre. Ma préférence va évidemment à Finola, mais je vois le point de vue de Bryan aussi, et il n’est pas surprenant après les trois premiers épisodes. J’aime beaucoup le fait que Finola insiste pour dire qu’il est important de savoir ce qui arrive à nos proches quand elle envisage aussi d’aller parler à l’oncle d’Antonio pour tout lui expliquer.

Elle se laisse convaincre par Bryan de ne rien lui dire et de le garder dans le doute, puisqu’elle est censée rester un « blip » dans sa vie, pas un souvenir important. Si elle fait ce que Bryan lui demande, elle va vite le regretter. En effet, le lendemain matin, elle a un appel de sa boss qui lui révèle que son père est probablement en vie et que les américains le savaient depuis un moment. Y compris Bryan.

Wow. Je pensais que le secret serait tenu plus longtemps et qu’il serait révélé différemment. Là, Finola se retrouve seule à se raccrocher à son téléphone, et sa boss lui demande en plus de ne rien dire à personne pour ne pas avoir à justifier qu’elle écoute les communications américaines.

En tout cas, forte de cette nouvelle information, Finola se décide à révéler à l’oncle d’Antonio, désormais menotté, ce qui est en train de se passer. Elle n’hésite pas à lui donner l’information que toute sa famille va être suspendue, figée, comme cryogénisée en attendant de trouver une solution plus viable. Et bien sûr, cette cryogénisation les empêche également de voir le temps passer.

L’oncle court alors à travers la pluie, préférant prendre le risque d’être suspendu à son tour pour pouvoir vivre ensuite avec sa famille. C’est une jolie scène, et c’est tout de même le minimum. J’aurais fait pareil, et je suis sûr que j’aurais fait exactement pareil. Il n’ose pas dire à sa famille ce qu’il se passe, et comme on a pu lire les doutes sur son visage, j’ai eu un peu peur.

Les notes de musique au moment où le débris arrive ? Elles avaient un vrai côté Fringe, j’adore ! J’aime bien aussi le fait que Bryan prenne le temps d’observer un à un tous les gens figés dans le temps et y découvre l’oncle. Toute la famille est ainsi réunie au moment d’être figé, et c’est un joli choix qui est fait par le personnage.

Vraiment, c’est un excellent épisode, à la fois pour son intrigue sur le débris, finalement neutralisé, et pour les personnages, parce qu’on sent bien que Bryan évolue peu à peu tout en restant aussi convaincu que possible d’avoir raison. Et Finola aussi. Elle a désormais le secret de savoir qu’il a un secret, et elle a bien du mal à rester bosser avec lui.

Elle décide donc de partir seule de la ferme et le début d’épisode où ils bossaient ensemble paraît bien loin. Et la musique ! Cette musique ! C’est forcément du Giacchino, non ? Non, je n’ai pas vu son nom dans le générique final. Quelle fin d’épisode, wow, c’était hyper prenant, je trouve !

Autrement, une scène nous éloigne aussi du cas de la semaine pour se concentrer sur le patron de Bryan, comme d’habitude. J’ai vraiment du mal avec cette intrigue pour l’instant. Comme il y a un adolescent handicapé dans le tas, j’imagine que Craig Maddox – c’est son nom – fait de la merde avec les « méchants » de la série pour le guérir ? On verra ça plus tard, il n’était vraiment pas le point important de l’épisode, et tant mieux. Il est toutefois celui qui accepte l’utilisation du débris 489 pour tenter de sauver la famille d’Antonio…