Walker – S02E08 (express)

Épisode 8 – Two Points For Honesty – 12/20
J’y ai cru, mais on reste sur les mêmes schémas avec cet épisode qui tourne un peu trop en rond à mon goût et commence seulement à s’apercevoir du manque à combler après le départ de son meilleur personnage. Bon, d’accord, c’est subjectif, mais après tout j’écris des critiques avec mon avis, donc c’est bien normal.

Spoilers

James était laissé pour mort à la fin de l’épisode précédent, mais c’était sans compter sur Trey.

Je ne vais pas mentir : j’ai pensé pendant une grosse partie de l’épisode que les scénaristes allaient avoir plus de courage que ce qu’ils n’ont véritablement. Pour moi, il était évident que le capitaine James allait y passer au cours de l’épisode, surtout au moment de sa rechute. C’était un joli chant du cygne qu’il nous faisait là : il remettait son badge de chef à un Cordell bien incapable de gérer une équipe en lui faisant tout un tas de compliments et ça aurait été une intrigue sympathique de voir le personnage refiler l’insigne à quelqu’un d’autre pour aussitôt le regretter.

Ce n’est finalement pas la piste retenue par les scénaristes qui se contentent de nous expliquer que finalement James va très bien en fin d’épisode. Il peut ainsi reprendre du service, même s’il n’a jamais vraiment arrêté, bossant même depuis son lit d’hôpital. Cette vision du travail dans les séries américaines, c’est toujours quelque chose, quand même. Pourtant, James avait son ex-femme de retour dans sa vie pour tenter de le freiner.

Il y a deux scènes que j’ai particulièrement apprécié dans l’épisode, et je les ai déjà évoquées partiellement ici. La première concerne Cordell comprenant qu’il n’est pas fait du tout pour gérer l’ensemble des rangers. Je trouve ça bien de nous montrer que le personnage n’est pas encore prêt à prendre du gallon et j’ai également eu l’impression que c’était fait de manière intelligente : les scénaristes ont vu une opportunité et ont réussi à s’en saisir. Tant mieux. 

La deuxième scène cool fut étonnamment celle du cœur ouvert entre James et son ex-femme. James n’est pourtant pas un personnage auquel je suis particulièrement attaché, parce que je le trouve assez fade après une saison et demi. Et pourtant, cette scène où sa femme lui explique pourquoi elle a pris ses distances quand elle a compris qu’elle devenait invisible à ses yeux à lui, préférant le travail… je ne sais pas, ça a résonné, j’ai trouvé que c’était une bonne écriture de personnage. C’est hyper convenu, mais ça fonctionnait.

Et c’est tant mieux : on avait besoin de scènes qui fonctionnent dans cet épisode, parce qu’une fois de plus, les parents de Cordell sont trop aux abonnés absents et l’intrigue en fil rouge prend tout son temps à avancer. Bien sûr, le cliffhanger de l’épisode est censé nous donner envie de continuer pour le prochain épisode avec une menace en l’air qui finira par être portée à exécution, mais pour l’instant, les scénaristes ont trouvé une nouvelle manière de retarder l’inévitable. On en est à quoi ? Trois épisodes qui retardent l’avancée de cette intrigue ?

Je ne sais pas si c’est que je deviens impatient en vieillissant ou si c’est juste que la série tourne trop autour du pot – ou plutôt de la grange des Davidson. On sait qu’il y a quelque chose à savoir, faites nous votre épisode flashbacks et révélations, il est temps ! Franchement, quand ça finira par arriver, je suis sûr que ce sera décevant après autant d’attente. Pourtant, c’est un schéma assez classique de fil rouge pour une longue saison, et surtout pour un procédural, alors je devrais être habitué… mais cette saison, cette manière de ne pas avancer me frustre. 

En plus, on a perdu Micki et ça n’arrange rien. Son absence se fait plus ressentir que jamais dans cet épisode. Je me suis demandé si la ranger qui intervenait devant chez Tray avait pour vocation de remplacer à terme Micki. On la voit à plusieurs reprises dans l’épisode et elle a quand même tout ce qu’il faut pour remplir les conditions, le côté un peu inexpérimenté en plus. Je crois que je ne suis pas contre l’idée.

En attendant, les scénaristes ont tenté de justifier une fois de plus l’existence des adolescents dans cette série. C’est le dernier gros point noir de l’épisode : August et Stella ne servent vraiment pas à grand-chose et je n’ai pas accroché un seul instant à cette scène d’attente à l’hôpital. Purée, le rire forcé de Stella m’a profondément agacé, en fait, maintenant que j’y repense. J’ai vu l’épisode il y a trois jours et j’en suis encore là au moment d’écrire ces lignes, ça dit tout de même quelque chose sur le jeu de cette actrice…

Voilà donc pour la critique express de cet épisode. Comme je viens juste de l’écrire, j’ai vu l’épisode dès vendredi matin, mais je n’ai pas pris le temps durant le week-end d’en rédiger la critique. Il ne m’a pas franchement marqué et c’était franchement un épisode gap-filler à partir du moment où il est devenu évident qu’ils n’oseraient pas tuer James si peu de temps après le départ de Micki. C’était pourtant le seul moyen de proposer quelque chose de vraiment surprenant ici.


The Book of Boba Fett – S01E04

Chapter 4 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.

Spoilers

L’épisode révèle enfin comment les chemins de Boba et Fennec se sont croisés.

I want you to help me.

Ben voilà, j’ai réussi à voir davantage de séries tout au long de la semaine ; en contrepartie, je n’ai rien pris le temps de voir du week-end. C’est un peu faux, il me reste aussi une critique de Walker à écrire à un moment ou un autre. En attendant, j’avais quand même envie de terminer mon programme d’hebdos, et j’ai donc lancé cet épisode avant que minuit ne sonne, comme ça, j’ai la satisfaction d’avoir tout vu.

L’épisode débute par un flashback, puisque Boba est retourné dans son pod. On en a très peu eu la semaine dernière, alors ce n’est pas étonnant… Par contre, l’épisode commence assez mal pour moi qui le regarde tardivement dans la journée. Difficile de ne pas avoir envie de piquer du nez quand on voit Boba traverser le désert pendant un temps interminable. Au moins, on sait que le personnage se fait chier dans sa journée avec sa monture, hein. Le seul problème, c’est qu’à force, nous aussi.

Bref, ça partait mal cette semaine et heureusement, la nuit a fini par tomber sur le désert, comme ça, il a pu suivre une étrange lumière dans le ciel – pendant que moi, j’ajustais justement mes lumières. La lumière le mène à rencontrer Fennec, et je trouve que c’est une excellente chose. En effet, ça permet enfin de comprendre comment ces deux-là se sont rencontrés et pourquoi leur duo fonctionne si bien.

Et en plus, ça signifie qu’on aura plus de Fennec dans les épisodes, ce qui est un vrai plus. En tout cas, Boba la rencontre certes, mais elle est inconsciente dans le désert. Il décide de lui sauver la vie et de l’emmener avec lui jusqu’à… je ne sais pas trop. Il débarque dans ce qui ressemble à une boîte de nuit si l’on en croit la musique (est-ce toujours l’univers de Star Wars ?), un laboratoire high-tech si l’on en croit le scénario. Le but est d’apporter des modifications à Fennec afin qu’elle puisse survivre, car elle est sur le point de mourir et qu’apparemment, Boba n’a pas envie que ça arrive.

Allez comprendre pourquoi ! Une seule chose est sûre : Fennec se fait opérer de tous les côtés par un type avec des dreadlocks qui considère qu’il vient de créer une superbe machine. Il décide ainsi de ne pas recoudre Fennec, alors qu’elle est pleine de câbles et de boulons désormais. Le réveil est sympathique pour elle : elle est allongée dans le sable – pas sûr que ce soit génial quand on a le ventre ouvert ??? – et se rend compte qu’elle a été modifiée quand elle était inconsciente.

Ben super. Elle n’est pas ravie de savoir qu’elle a subi tout ça, mais au moins, elle est en vie, ce n’est pas si mal. Son réveil permet aussi à Boba de révéler qu’il sait très bien à qui il a affaire : une tueuse à gage dont la tête est à prix. L’argent n’est toutefois pas ce qui intéresse Boba, qui prend même le risque de lui révéler son véritable prénom. C’est l’occasion pour nous d’avoir confirmation que la nouvelle de la mort de Boba s’est déjà répandu.

Que veut Boba si ce n’est pas de l’argent ? Son vaisseau, bien sûr. Le problème, c’est que le vaisseau a été récupéré par Jabba le Hutt. Evidemment. En échange de son aide, Fennec souhaite recouvrir sa liberté, et c’est largement suffisant pour Boba. Voilà donc nos deux héros qui partent en mission avec un objectif précis. Il était temps : ça redonne de bons enjeux et ça nous permet de découvrir qu’ils ont fait une excellente équipe dès le début ces deux-là. La mission qu’ils se donnent nous donne rapidement l’impression d’être devant une bonne série d’espionnage, et ça donne un meilleur look à la série.

Après, ce n’est pas glorieux pour les aliens de Jabba : ils ne sont pas foutus de voir une caméra qui fait de la lumière, apparemment ? Jamais dans l’abus. Une chose est sûre : Boba est sûr de lui avant même que la moitié de la mission soit en place. Il est persuadé qu’il récupèrera son vaisseau, au point de laisser partir sa monture et de se confier davantage à Fennec en attendant le retour de sa caméra-drone. Et bordel, elle est carrément pratique sa caméra : c’est un droid qui est capable de fournir des plans 3D avec l’emplacement des gardes, tout de même. ET PERSONNE NE L’A CAPTÉ ?

Ce n’est pas une sécurité maximale pour cette base, donc. Et ça se confirme quand notre duo de personnages réussit à s’infiltrer en passant par les canalisations, débarquant sans mal dans la cuisine. C’est plutôt sympathique comme scène, car ils font une nouvelle fois du bon travail d’équipe et qu’ils se débarrassent des cuisiners, puis de la « vermine » avec pas mal d’humour. J’avais vu sur Twitter que Kevin Tancharoen était derrière cet épisode… et je dois dire que ça se voit assez rapidement dans la mise en scène aussi. Sans que les chorégraphies ne soient brillantes dès le départ, tout est bien fluide.

La qualité Disney+ est de retour, ça fait plaisir. Et ça fait plaisir aussi de voir à nouveau Ming-Na dans des scènes d’action. Le duo n’a ainsi aucun mal à retrouver le vaisseau de Boba et à s’en emparer… mais Boba a beau être un super pilote, il a un problème de taille : le hangar dans lequel est son vaisseau est complètement fermé. Il peut heureusement compter sur Fennec : grâce à elle et à ses astuces, il parvient ainsi à s’enfuir. La scène d’action était sympa au passage.

Par contre, je suis assez déçu : cette scène a beau être géniale, je ne vois pas trop ce qui décide Fennec à rester ensuite auprès de Boba. Pourtant, elle lui annonce quasiment aussitôt sa décision, parlant d’abord de la « prochaine fois » où ils s’en tiendront au plan avant d’expliciter son intention. C’est un peu gros : ils ont beau faire une bonne équipe, rien ne justifie qu’elle prenne cette décision a priori ? En plus, dans le présent, elle est totalement à ses ordres, alors qu’on voit bien qu’ils devraient plutôt être égaux ? Ou même qu’elle est plus forte et maligne que lui ?

Allez comprendre. En attendant, Boba décide d’aller venger ses amis morts à l’épisode précédent avant de mener une quête sentimentale pleine de fan-service. Il se rend à nouveau auprès du Sarlac, et même carrément dans celui-ci, pour retrouver son armure. On sait déjà qu’il y parviendra, mais il faut encore savoir comment. Il y a au passage une bonne péripétie et scène d’action quand le monstre se réveille et tente d’avaler Boba et Fennec dans le vaisseau.

Cela lui ferait un meilleur repas que la bombe qu’il finit par avaler. Une fois de plus, Fennec sauve la vie de Boba… mais ils ne retrouvent pas l’armure recherchée. Qu’à cela ne tienne : en attendant, ils discutent un peu de ce dont il a vraiment besoin, un pod pour survivre et ne plus avoir de cicatrices déjà, une partenaire ensuite. La conversation était intéressante et apprendre que la loyauté suffisait à convaincre Fennec de bosser pour lui était sympathique.

Et apparemment, voilà que nous avons déjà fait le tour des flashbacks : Boba se réveille dans le présent sans la moindre cicatrice. C’est donc après un bon lifting qu’il se rend dans le casino-bar habituel des épisodes précédents. Il débarque pile à temps pour le Krrsantan faire un petit massacre… sans la moindre raison ? L’hôte des lieux parvient toutefois à le calmer avec un petit discours marrant à observer – et pas assez efficace, aussi. Le Krrsantan n’hésite ainsi pas à arracher le bras d’un homme qu’elle essayait de sauver. Cela n’empêche pas Boba de nous l’embaucher en moins de deux.

En parallèle, Fennec invite tout un tas des bras droits de Jabba à un petit dîner ayant pour but de faire respecter Boba davantage. Il y a du boulot, tout de même. Ce n’est toutefois pas impossible, même si un bon nombre d’entre eux continue de remettre en question son autorité. Il a la meilleure réponse à leur fournir : la menace, évidemment. Sous la table de leur dîner, il y a un monstre qui attend de quoi manger. Cela aide cette bande de criminels et de petits chefs à se ranger derrière Boba, surtout que tout ce qu’il leur demande est de rester neutre dans son conflit face au Syndicat, même pas de lui venir en aide.

Boba n’est pas complètement inconscient pour autant : il ne leur fait pas entièrement confiance, mais il sait que son offre est meilleure que celle du Syndicat. La guerre peut donc commencer à se préparer tranquillement : il ne reste plus qu’à trouver des muscles pour les aider lui et Fennec à gagner la guerre.

NCIS Hawai’i S01E11 (express)

Épisode 11 – The Game – 15/20
L’épisode a la bonne idée de se concentrer sur un personnage que j’aime, ce qui lui vaut de récupérer quelques points, mais bon, il n’en reste pas moins extrêmement prévisible dans ses twists et sa construction – une construction que je n’aime pas particulièrement, en plus, surtout qu’elle n’apporte rien de particulier à l’épisode.

Spoilers

Lucy travaille sous couverture… mais se fait griller.

Je ne comprends pas pourquoi les scénaristes aiment tant cette construction en mode « 16h plus tôt ». C’est un truc qui a tendance à me frustrer dans les séries, surtout quand c’est fait comme ici et qu’il n’y a vraiment aucune question que l’on se pose. Dès que l’on voit Lucy en train de jouer au poker, on comprend qu’il s’agit d’une mission sous couverture. Alors oui, il était haletant de la voir être grillée comme une bleue parce qu’elle ne s’enferme pas dans les toilettes pour vérifier l’état du transfert (mais putain, c’est la base ???), mais bon, on savait déjà de quoi il en retournait, franchement.

Pourtant, voilà que les scénaristes nous proposent un flashback de seize heures pour mieux comprendre comment elle se retrouve dans cette situation. Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas prêté spécialement attention à l’intrigue de fond de l’épisode : il est rapidement évident que le but est de se concentrer sur Lucy, un personnage que tout le monde adore, alors les raisons derrière la couverture, bon, on s’en fiche un peu.

Un peu, mais pas totalement : elles permettent le retour de Dalia dans la série. Si je n’avais pas tellement aimé ce personnage qui flirte sur son lieu de travail avec Ernie dans son premier épisode, je l’ai trouvée plus intéressante cette semaine. Cela dit, ça reste assez peu passionnant de les voir se tourner autour comme des lycéens. J’ai ri de leur scène finale avec le « time of my life », mais c’est vite gâché avec la suggestion qu’ils font l’amour directement dans le NCIS – ou en tout cas qu’ils s’y comportent comme des animaux. Ils sont au travail, merde.

Là-dessus, je trouve que NCIS Hawai’i est assez surprenante d’ailleurs : contrairement à la série-mère, nous avons des couples clairement établis entre les collègues – Jane et son militaire pour un temps, Dalia et Ernie maintenant, Lucy et Whistler évidemment. C’est assez déroutant et ça explique peut-être pourquoi ça paraît si forcé par moments : les équipes de CBS n’ont pas l’habitude de gérer tant de romances. On se croirait presque chez ABC.

Presque seulement, cela dit, parce que l’évolution des relations est trop prévisible. Je veux dire, tout commence à aller super bien entre Whistler et Lucy en début d’épisode, alors forcément, il fallait un drama en cours de route. Le drama, c’est que Whistler a encore une petite amie – Cara. J’ai trouvé ça tellement abusé ! Les explications qu’elle fournit en fin d’épisode à Lucy sont plutôt crédibles… mais pas vraiment rassurantes pour autant : concrètement, elle est incapable de rompre et préfère ghoster son ex ? Et quand elle reçoit un message de sa part lui annonçant son arrivée, elle ne prévient pas Lucy ?

Eh, je comprends que Lucy la dégage, au moins pour un temps. Il ne faudra pas que ça dure trop longtemps, surtout qu’on sait bien que Whistler est là pour rester dans la série. Autant que les deux se remettent assez vite ensemble pour que ce soit intéressant de nous révéler que finalement Whistler est une méchante. Désolé, mais je ne la sens pas : soit elle sera une vraie méchante, soit elle sera forcée d’enquêter contre le NCIS, mais il y a trop un potentiel de drama pour que les scénaristes le mettent de côté. C’est peut-être la seule surprise de cet épisode d’ailleurs : ils ont retardé le moment où ça arrivera grâce à l’existence de Cara.

Avant la rupture, il fallait tout de même un moment pour qu’on accroche enfin vraiment au personnage de Whistler, et on l’a quand elle s’inquiète comme jamais pour Lucy. Elle débarque en effet au NCIS pile au moment où la couverture de Lucy tourne mal. C’est un peu gros quand même de débarquer sur son lieu de travail, mais ça marchait bien de la voir s’inquiéter pour elle puis tout faire pour lui venir en aide à sa manière.

La couverture en elle-même était sympathique à suivre, avec tout un tas de nouvelles informations sur Lucy. Voici donc qu’elle est capable de proposer un accent texan et de jouer au poker. Le discours était un peu double tout au long de l’épisode, parce que sa grande confiance en elle nous montre qu’elle est capable de bluffer, mais ça semble être du bluff par moments, vraiment. Genre la première manche qu’elle perd, on ne sait pas si c’était intentionnel pour gagner leur confiance ou non. C’est dommage !

Pour le reste, le message féministe ne fait jamais de mal sur CBS et on avait toujours les mêmes très bonnes scènes d’action. J’ai adoré la chorégraphie du combat contre le juge, même si je me doutais de la conclusion fracassante pour lui. D’ailleurs, je me doutais aussi, vu le choix de l’acteur, qu’il n’allait pas rester gentil tout du long. Niveau écriture, c’était en revanche bien mené. Bref, la série fournit un bon divertissement cette semaine : c’était un bon choix de se concentrer sur Lucy, même si ça éclipse peut-être un peu trop les autres.

Ah, et je n’ai pas accroché à la scène finale aussi, mais ça, ce n’est jamais que moi qui commence à ne pas aimer Jane.

How I met your father – S01E02

Épisode 2 – FOMO – 13/20
Voilà, on est cette fois sur ce que j’attendais de la série : c’est un spin-off raté mais une série pas si désagréable, voire divervtissante. je sens que je vais être bon public et bien aimer l’ensemble, sans plus. La série rend nostalgique de l’originale sans jamais parvenir à l’égaler, parce qu’on en arrive à un vrai problème : l’équipe de producteurs regarde toujours ce qu’il se passe… ce qui fait que les gags semblent en permanence tomber à côté. Je crois que le problème vient du fait que la série est partiellement supervisées par des personnes ayant entre 45 et 60 ans, tentant de nous raconter la vie de jeunes trentenaires. On sait qui a la FOMO, hein. 

Spoilers

Sophie tente de se remettre de sa rupture avec Ian et se rend dans un club nommé FOMO sous les conseils de Valentina.

They say there’s no such thing of having FOMO inside of FOMO.

En 2050, Sophie ne s’est pas encore resservie de son vin, mais elle est toujours au téléphone avec son fils qui ne lui raccroche toujours pas son nez. Pourquoi ? Mystère. Il a beau lui demander d’aller directement à la conclusion de son histoire, Sophie a vraiment envie de lui raconter tous ses rencards et tout le temps que ça lui a pris de rencontrer son père.

Est-ce que le gamin ne connaît pas le nom de son père du coup ? C’est possible, mais pas rassurant, tout de même. Allez, qu’importe, c’est reparti pour 2022. On y apprend que Sophie a peur du porno, apparemment, parce que le gouvernement peut traquer ce qu’elle fait et qu’elle fait du sport avec Valentina pour se réconforter – quand elle n’écoute pas sa chanson de réconfort.

On sent bien au rythme que l’équipe derrière la série est toujours la même que dans la série d’origine, mais ça ne marche pas aussi bien en 2022 qu’il y a quinze ans, désolé. En plus, ils avaient prévu que cet épisode serait diffusé une semaine après le précédent, et ce ne fut pas le choix d’Hulu. Dommage. Je suis en manque de sitcom, cela dit, alors pourquoi pas.

Bon, Ian étant reparti en Australie désormais, il faut trouver une nouvelle intrigue pour cet épisode : c’est Valentina qui nous l’apporte sur un plateau en voulant à nouveau rompre avec Charlie. On comprend bien que le but est de nous expliquer que ce couple ne va pas arrêter de rompre et de se remettre ensemble, mais ça permet aussi de mieux cerner le personnage de Valentina. Quant à Sophie, elle est persuadée que le vrai problème de Charlie est qu’il n’a pas d’amis à New-York.

Elle propose donc d’organiser une soirée avec le trio Sid, Jesse et la sœur de Jesse dont je n’ai toujours pas le prénom. Là-dessus, je dois bien reconnaître que c’est efficace : pour une fois, je trouve que ça ne fait pas trop forcé comme prétexte pour que les personnages se retrouvent. Et si Jesse devrait répondre non, le fait que ça vienne de Sophie pour qui il a bien un semblant de crush justifie qu’il dise oui, une fois forcé par son meilleur ami et sa sœur.

Bref, je dois dire que j’accroche à peu près à l’idée, de même que ça m’a fait rire de voir Charlie en costume. On sent qu’il est un peu une version soft et mixée de Barney et Robin à la fois, l’étranger qui apporte un lot de clichés, le riche à côté de la plaque avec des attentes bien différentes de ce qu’est la vie. Est-ce que je suis en train de réajuster mes attentes pour passer un bon moment devant la série ? Probablement.

J’ai aimé le fait que Sophie reçoive un message de Ian pile au moment où elle était prête pour une soirée fun en tout cas. Cela n’arrange pas les affaires de Jesse probablement, parce que bon, on vient d’apprendre qu’il avait un sacré budget de mouchoirs. Il est tout angoissé de voir que Sophie a toujours des pensées pour Ian, mais quand Sid entend Valentina parler d’une soirée arrangée, il est aussitôt persuadé que c’est pour Sophie et Jesse. Il est loin du compte le pauvre.

En attendant, le message de Ian pour Sophie n’est jamais qu’un selfie avec une private joke. La série s’embarque dans la longue tradition des running-gags de la série-mère… mais ça paraît moins efficace qu’avant. Peut-être que j’y suis trop habitué, peut-être que ce délire autour de Jason Momoa n’était pas drôle, peut-être que c’était original comme idée à l’époque mais que ça ne l’est plus en 2022. J’ai déjà fait mon choix.

Pour l’instant, la série manque aussi clairement d’un lieu culte où les personnages se retrouvent… et quelque chose me dit que ce ne sera pas FOMO. On n’a pas le droit d’y prendre de photos, la sœur de Jesse s’y ridiculise en essayant de draguer et Charlie ne parvient pas à se faire des amis parce qu’il est vraiment trop perché.

Jesse en arrive aussi à essayer de draguer Sophie – et pourtant, elle a laissé tomber le décolleté, hein. Elle accepte donc de passer un moment à part avec Jesse… sauf qu’elle repère un autre sosie de Jason Momoa sur la piste de danse et décide aussitôt de le prendre en photo. Si elle avait fait la morale en début d’épisode à Valentina en lui expliquant qu’il fallait qu’elle soit plus mature et patiente avec Charlie (mais pourquoi ?), elle lui explique désormais qu’elles sont encore jeunes et peuvent prendre de mauvaises décisions, comme celle de rester en contact avec Ian et de rire un coup même si ça la fera souffrir.

Arf, je ne sais pas si je vais aimer la série quand elle s’embarquera sur tout ça. Quant à la photo qu’elle prend, elle lui vaut inévitablement une exclusion du club, sans plus d’explications que ça. Cela permet à Jesse de comprendre qu’elle ne veut pas de lui, et quand il en parle à Sid devant Charlie, ils comprennent tout le quiproquo. Jesse et Sid abandonnent donc la sœur du premier pour aller dans le bar du premier, alors que Valentina se retrouve à rompre avec Charlie.

L’avantage, c’est qu’elle lui explique les vraies raisons de la rupture, alors bon, ils se remettront ensemble, probablement. Et l’air de rien, son plan fonctionne : Charlie se rend au bar avec Sid et Jesse, et l’amitié prend complètement entre Charlie et Sid qui se découvrent des goûts communs. Par contre, va falloir m’expliquer comment ils ont pu sortir de la boîte sans tomber sur Sophie, assise sur le trottoir devant. Au moins, elle peut partager un moment réconfortant avec Valentina (qui s’assure que son manteau blanc TOUCHE le trottoir sur lequel elle est en train de s’asseoir ???).

L’épisode finit par amener tout le monde au bar, parce que même si on ne sait pas bien pourquoi, Valentina veut se réconcilier avec Charlie. Celui-ci décide de prendre son propre appartement finalement, de manière à pouvoir avoir des rencards avec Valentina sans continuer de l’étouffer. Bien sûr, oui, c’est comme ça que fonctionne la vie, c’est bien connu. Et c’est bien connu aussi qu’on peut facilement entrer dans ce qui ressemble à une réserve privée du bar pour faire l’amour.

Là-dessus, les scénaristes ne changent pas trop et se gardent les mêmes lieux que dans la série originale, avec la même disposition de bar. Le bar iconique dont on avait besoin est donc celui-ci, et ça se sent bien en fin d’épisode. Une fin d’épisode où je me suis dit que j’aimais bien malgré tout les défauts cette série. C’est cheesy, un peu, avec Sophie qui décide de rester ami avec Jesse et de ne pas envoyer la photo à de Jason FOMO-moa à Ian. Elle le regrettera probablement, mais la fin d’épisode révèle que Jesse a la même chanson de réconfort qu’elle – et un goût particulier pour les jeux de mots avec son chat nommé Jesse’s girl, comme une chanson que j’ai maintenant en tête.

Ah, et il est à noter que Kim Cattrall s’efface beaucoup plus dans cet épisode… et c’est une bonne chose car le rythme est bien moins cassé, ouf !