Maximum Pleasure Guaranteed – S01E04 – Raisins – 16/20

Que je suis frustré que ça ne dure que trente minutes : autant la semaine dernière, le format m’allait bien, autant sur cet épisode, j’ai vraiment l’impression de rester sur ma faim et que ça aurait pu être plus long. La série ne fait pas du surplace, pourtant, et on apprend pas mal chose dans cet épisode, mais là tout de suite, j’aurais plutôt envie de binge-watcher la saison. Et c’est assez rare pour que ce soit souligné, croyez-moi !

Spoilers 

Paula révèle un de ses secrets à la police, et ça me donne l’impression que tout n’est pas encore dit.

You were supposed to help me and now you’re bad cop-bad coping me ?

Ce n’est pas raisonnable de regarder un épisode avant d’aller bosser, mais ce n’est pas grave, je vais le faire quand même : la série en est là à mes yeux. J’aime beaucoup, ça me donne envie de regarder l’épisode dès que j’ai une demi-heure devant moi. Et finalement, je vais me faire au format trente minutes…

Bon, le début d’épisode est quand même bien chelou : nous suivons Paula en train de faire l’amour avec un inconnu… qui n’est autre que Karl, son mari. Il dit s’appeler Kevin parce qu’ils font du jeu de rôle pour faire l’amour et on comprend évidemment que nous sommes dans un flashback. Le jeu de rôle excite plutôt bien Paula, mais elle doit se faire une raison : Karl n’aime pas ça et n’a pas envie de prolonger l’expérience. On la voit passer d’un état d’extase à l’ennui le plus ferme, et j’ai eu de la peine pour elle.

Nous sommes donc à Portland, deux ans plus tôt. Deux ans seulement ? Je m’attendais à un flashback datant de sa vie d’avant – pas de sa vie avec Karl. Autre choc du début d’épisode : qu’est-ce qu’elle est maigre, Tatiana Maslany ? Je ne m’en étais pas spécialement rendu compte sur les épisodes d’avant, mais un plan large me fait franchement m’inquiéter pour sa santé. Je sais que nous ne sommes pas là pour ça, mais tout de même.

Bon, la vie de famille de Paula ? Elle est basique à souhait, on suit donc une virée au centre commercial du coin où Karl achète un super jouet pour l’enfant de son boss, afin de l’impressionner. L’épisode a tout pour m’ennuyer – surtout que je n’aime pas les flashbacks – mais il fonctionne pour une raison simple : on sait qu’un meurtre va avoir lieu dans la vie de Paula. On souhaite donc savoir ce qu’il va se passer. Ils ont un voisin, Caleb, alcoolique et étrange (est-ce que Paula couche avec ?) et à la soirée du patron de Karl, il y a Mallory (est-ce que Karl couche avec ?). Qui sera donc la victime de meurtre ? Dur à dire, mais je pense bien que Mallory et Karl couchent déjà ensemble.

Les soupçons de Paula sont assez évidents. Elle décide donc de partir au plus vite avec Hazel qui est fatiguée. Ce n’est pas la meilleure de ses idées : son départ ressemble à une grosse scène quand elle l’annonce à Karl, tout le monde la voit bien partir de la fête.

En chemin, elle ne fait que penser à Mallory et Karl, alors même qu’elle est au volant. Cela ne peut que mal tourner. C’est sans surprise que la scène suivante nous montre Karl recevoir un coup de fil de sa femme alors qu’il est toujours à la fête (et avec Mallory) et apprendre que sa femme a eu un accident de voiture. Tout semble aller très bien quand ils la rejoignent – Mallory décidant de conduire Karl chez lui, où Paula l’attend.

Le truc, c’est que tout ne va pas bien : Paula a renversé Caleb, le voisin, et l’a… tué. Comment on peut tuer quelqu’un en rentrant sa voiture dans sa voie de garage ? Eh, qu’importe, la question n’est pas là (encore que). Si on n’a pas vu l’accident, Paula affirme qu’Hazel n’a rien vu et qu’elle ne sait pas quoi faire. J’ai quand même un gros doute : est-ce que Paula n’aurait pas encore quelques secrets à nous confier sur ce meurtre ?

On ne saura pas, car ce flashback est en fait son témoignage à la police – à Gonzales. Pour en revenir au meurtre du voisin, Mallory est celle qui, bizarrement, prend les choses en main. C’est peut-être parce qu’elle est moins impliquée que le couple, mais elle gère l’état de choc de Paula et appelle les flics.

Nous revenons alors dans le présent où Paula explique que c’était le pire jour de sa vie – et qu’est-ce que j’ai aimé la réflexion du flic qui lui rappelle que c’était le pire jour de la vie de Caleb. Apparemment, le tout est bien reconnu comme un accident aux yeux de la loi, et elle n’a même pas fait un seul jour de prison ? C’est… laxiste ? Bon, en tout cas, désormais, les flics l’interrogent car ils la soupçonnent du meurtre de Trevor, et Paula n’arrive pas à croire que ça lui arrive. Je la comprends, mais en vrai, je sens que les scénaristes nous cachent vraiment des choses, autant sur elle que sur Mallory. Cet épisode jette une lumière nouvelle sur les relations entre Paula et Mallory, aussi.

Autrement, les collègues de Paula continuent de mener l’enquête sur sa vie perso – et j’adore comment ça se fait de manière bien fluide. La collègue la plus curieuse retrouve donc Trev et apprend qu’il est mort. Elle partage aussitôt avec son autre collègue, dans un overshare hilarant, et ils décident (enfin elle décide tout pour lui) d’en parler avec Paula, pour savoir ce qu’il en est.

Si elle les envoie d’abord chier, le harcèlement qu’elle subit de la part de la police fait qu’elle décide finalement de les rejoindre en soirée. Ils sont dans un bar hyper bruyant, mais ça ne les empêche pas d’avoir une conversation hyper sérieuse ou de visionner la vidéo du faux passage à tabac de Trev. Là, la collègue s’avère encore plus maligne que prévu (non, je ne connais toujours pas les prénoms des collègues, désolé, mais la série s’intéresse trop à Tatiana Maslany pour ça) : elle repère la bague de l’agresseur qu’elle a déjà vu sur l’insta de Trev. Cela confirme que la personne qui tabasse Trev est quelqu’un qu’il connaissait bien, et comme Paula ne lui connaît qu’une seule connaissance, ils ont une piste… Mouais. C’est frustrant, car on en sait déjà plus, nous, et j’aurais aimé qu’on développe l’histoire de cette amie. Ce sera pour un autre flashback, je suppose.

En parallèle, le tueur continue de mener son double jeu. D’un côté, il mène son enquête sur Hazel et apprend que sa mère biologique est Paula (oups), de l’autre, il arnaque les flics : il assure qu’il savait que Trev était camboy et qu’il n’en avait rien à faire – et il joue très bien le petit ami éploré. Quel bâtard ! Le pire, c’est qu’il s’attire la sympathie d’un des deux flics, mais pas de Gonzalez, évidemment. Elle ne perd pas ses bons réflexes et cherche à savoir s’il a des bleus. Il est clairement son suspect n°1, même si elle accuse Paula de lui avoir menti et même si son collègue continue de l’appeler.

Le double jeu du tueur ? Il est plutôt malin, se créant des faux alibis en étant sûr d’être filmé à l’entrée d’un bâtiment, avant de sortir par la fenêtre. Cela lui permet de se déplacer tranquillement dans la ville et de se rendre devant chez Paula, alors qu’elle est en train de prendre sa douche. Ce sera le cliffhanger pour cette semaine et c’est tellement frustrant !

Sinon, j’oublie presque d’en parler, mais il y a encore autre chose. J’avais bon espoir pour Mallory en fin d’épisode précédent, j’en ai eu encore plus au début de celui-ci quand on a vu comment elle réagissait face à un meurtre. C’est donc presque sans surprise qu’elle survit. On la retrouve sur un lit d’hôpital à imposer à Karl un déménagement bien rapide. Quand les flics l’appellent, Karl pense donc qu’il s’agit de cette affaire, mais non, c’est évidemment à propos de Paula.

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J’écris la série que j’ai envie de regarder

Salut les sériephiles,

Il faut que je vous raconte un truc, update de rien du tout sur ma vie, mais tout de même. Vous savez comme ça fait des années que je dis que les séries ne parviennent plus à me satisfaire depuis le virage Netflix et la production à outrance de mini-saisons au format hyper convenu ?

Rendez-nous les années 2000

Eh bien, je n’ai pas changé d’avis : j’ai du mal à trouver ce qui me plaît à la télévision aujourd’hui. Forcément, j’ai décidé de faire le truc le plus raisonnable du monde dans ce cas-là : l’écrire moi-même. En vrai, c’est ironique de (rererere)publier un article sur le sujet aujourd’hui alors que, précisément, j’ai pris du retard dans des séries qui sortent un peu du moule (coucou Euphoria) et alors qu’il y a de plus en plus de séries qui semblent valoir le détour. On est à la fin d’un mois où les séries ont fait des propositions – je pense à The Boroughs par exemple ; à Off Campus qui semble avoir sa fanbase solide ou à Widow’s Bay qui semble intrigante. Vraiment, j’ai plein de séries que je voudrais bien tester, mais je n’en prends pas le temps, parce que je n’ai pas l’envie de le faire.

Dernièrement, j’ai accusé le travail (beaucoup), la canicule (un peu), mes aller-retours nombreux à Disneyland (devinez où j’étais aujourd’hui ?), ma vie sociale et/ou familiale… Et c’est une certitude qu’il y a un peu de tout ça dans mon manque d’envie de regarder des séries. Cela dit, il y a encore une autre raison, plus étrange probablement, mais c’est bien cette envie d’écrire ma nouvelle série préférée. Rien que ça, ouais. Et, en vrai, c’était facile : j’ai simplement déterré un vieux projet de mon ordinateur pour le remettre en chantier. Ça s’appelle « Sauveurs de rêves » et j’ai très – très – envie de vous en parler.

Le projet est simple

Ainsi donc, à défaut de trouver une série qui me plaît – c’est-à-dire une série forgée dans le moule du début des années 2000 – j’ai tout simplement décidé d’en écrire une. Le projet n’est pas tout récent et ça se sent peut-être dans la thématique (attention, spoilers, la thématique n’apparaît qu’au milieu du premier épisode) : une étrange fondation embauche des gens pour qu’ils aillent sauver des rêveurs en train de cauchemarder.

À l’origine, je me disais que j’allais écrire un roman, mais très vite, la structure de ce que j’écrivais s’est clairement transformée en « un chapitre = un épisode ». Avec genre 24 chapitres. Une saison, quoi. Est-ce vraiment étonnant que je sois formaté séries TV quand j’ai envie d’écrire quelque chose ? Probablement pas.

Le problème, c’est que j’ai d’abord eu le réflexe de lutter parce que je voulais écrire un roman. Puis, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire sans réfléchir à tout ça. Ce fut prolifique. Dernièrement, cette histoire m’est revenue en tête au détour d’une blague malencontreuse sur le fait que je n’écrivais plus – même sur le blog. Et je me suis dit tout simplement : pourquoi pas en faire une série ?

On se calme : il va de soi que je ne vais pas m’improviser scénariste du jour au lendemain et écrire des scripts, mais j’ai repris mes premiers chapitres, j’ai relu, j’ai réédité tout ça et je pense sincèrement que j’ai sur mon ordi la série que j’aimerais voir à la télévision aujourd’hui – celle qui propose des épisodes indépendants mais quand même feuilletonnants parce qu’il y a un petit fil rouge, des cliffhangers pas trop compliqués, des personnages auxquels on s’attache avec le temps et, ouais, des petits défauts (la structure prévisible, notamment). Tout ce que j’aime, donc.

Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout sans couverture. C’est un problème que j’avais déjà il y a quelques années (oui, ce projet est si vieux que ça). M’enfin, au moment de commencer la rédaction de l’épisode 16, je me suis dit que, peut-être, il fallait que j’en fasse quelque chose. Là, j’avoue, je suis passé par ChatGPT qui m’a suggéré ce que je savais déjà, mais il fallait un déclic : les autoéditer sur Amazon. Je m’évite la galère de la maison d’édition qui ne peut pas publier un « épisode » de 50 pages, je peux en parler ici aussi librement que je le veux (et vous aurez probablement des articles pour vous en parler, parce que ça me fait réfléchir sur les séries que je regarde aussi), et je peux surtout les avoir pour moi en format numérique bien plus cool qu’un Word ou un PDF. Vous aussi.

À quoi s’attendre ?

Donc voilà, vous aurez compris où tout ça va : j’ai écrit des épisodes (15 sur 24 pour l’instant), j’ai réédité les trois premiers (pour l’instant), j’ai demandé à l’IA de faire les couvertures dont je rêvais (je sais que c’est mal, mais je les adore et ça rend bien mieux que toutes mes tentatives perso de montage) et je me suis enfin décidé à les partager. Un épisode fait une cinquantaine de pages (type roman), ce qui représente grossièrement 30 à 50 minutes de lecture selon le rythme. 40 minutes, quoi. Un épisode, je vous dis.

Je ne suis pas fou, par contre : ça prend du temps de relire, corriger les fautes du premier jet, éditer un peu. Il n’y aura pas un épisode par semaine – même si j’adorerais. Non, pour l’instant, je pars sur un épisode toutes les deux semaines, au moins pour les six premiers. Pour la suite, on verra. Je me dis que les vacances d’été vont peut-être m’aider un peu à achever enfin cette saison.

Vous voulez en savoir encore plus sur Sauveurs de rêves ? Déjà merci, parce que si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous êtes fidèles au blog. Pour ne pas faire durer le suspense, voici le synopsis du premier épisode :

Chaque nuit depuis l’enfance, Chris fait le même cauchemar.

Un toit parisien.
Une silhouette armée d’un sabre.
Et toujours la même fin.

Jusqu’au jour où deux inconnues débarquent dans ce rêve et bouleversent tout ce qu’il pensait savoir sur ses cauchemars… et sur les rêves eux-mêmes.

Seulement, Chris ne s’en rend compte qu’après le réveil, lorsqu’une des deux inconnues le retrouve dans le métro et lui fait une offre d’emploi impossible à croire…

C’est dispo sur Amazon, oui, oui

En bref, vous l’aurez compris, l’idée, ce n’est donc pas seulement de publier un roman découpé en morceaux, parce que ce n’est pas un roman. C’est vraiment d’essayer de retrouver, à ma petite échelle, ce plaisir très simple : découvrir un épisode, attendre le suivant, se demander où tout ça va mener, et râler éventuellement parce que le cliffhanger est un peu fourbe. Quand j’écris ou que je me relis (parfois un an après), je trouve que ça marche… Et si ça marche sur moi, ça marchera peut-être sur vous.

Si ça vous tente de découvrir cet univers (mon univers, vraiment, c’est inspiré d’un de mes rêves), l’épisode 1 s’intitule (évidemment) « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin. Le suivant le sera le 15 juin, le troisième le 29… Et toujours au même prix, parce que c’est le minimum, en fait.

Si ça ne vous tente pas, ben, merci d’avoir lu et ne vous inquiétez pas, je n’arrête pas le blog pour autant. C’est juste encore un truc de plus dans ma vie.

Bonne lecture ici ou là-bas et… bonne nuit, mais attention à vos rêves !

Maximum Pleasure Guaranteed – S01E03 – Chunnel – 17/20

Je trouve que l’épisode est court, mais il propose tout de même plein de choses : en fait, il ne perd pas de temps et la série me plaît de plus en plus, puisqu’elle réussit à prendre par surprise sur certains détails. Et puis, surtout, Tatiana Maslany ! Au-delà du casting, j’aime beaucoup comment tout est mené de front (pas toujours hyper efficacement) et comment la série révèle peu à peu les secrets des personnages. Bref, ça fonctionne très bien et j’ai hâte, hâte, hâte de voir la suite.

Spoilers 

Le tueur est sur la piste d’Hazel.

Would you get me a pretty poney ?

En théorie, je devrais commencer mes visionnages de la semaine (oui, je sais qu’on est samedi, écoutez, la canicule n’aide pas) par Euphoria, mais la réalité est que j’ai plutôt envie de continuer cette nouvelle série. Il faut croire que la saison 3 est vraiment de moins bonne qualité si elle n’arrive plus à me ramener ! En attendant, donc, j’ai lancé ce troisième épisode parce que la série m’a beaucoup plu la semaine dernière. Je suis un peu déçu que cet épisode ne dure que 30 minutes par contre.

La première scène de cet épisode est tellement surprenante. Nous y voyons un cam boy complètement à poil et tout fier de nous montrer son cul, apparemment. Je m’attendais vraiment à autre chose en lançant l’épisode, parce que la série semblait avoir abandonné cette idée du camboy. Et en même temps, il y a une enquête en cours, n’est-ce pas logique de nous montrer un peu le type de contenu que Paula aime visionner ?

Paula galère un peu à choisir comment s’habiller en début d’épisode, et on comprend vite pourquoi : elle a rendez-vous avec son ex et Mallory pour parler d’Hazel. Cela sent tellement le traquenard, elle est motivée d’accepter, franchement. Le couple veut déménager et propose désormais à Paula de les suivre : ils veulent carrément emménager avec elle et lui payer tout ce dont elle a besoin.

Il n’en faut pas plus pour qu’elle se vexe, et je la comprends un peu : son ex la traite comme une gamine. Ceci dit, je vois aussi le point de vue de Karl. Il lui parle si mal quand il lui rappelle qu’elle a une vie de merde, mais honnêtement, il est vrai qu’elle a une vie de merde et qu’elle ferait mieux d’accepter le déménagement. Genre, juste, fuis cette vie de merde ? Elle est carrément harcelée par téléphone au même moment, quoi.

Elle n’a vraiment pas envie de quitter sa petite vie apparemment : elle cherche donc à se prendre un avocat, parce qu’étant la mère de l’enfant, elle a une bonne chance d’obtenir la garde. Malheureusement, ce n’est que ça : une chance. Et est-elle prête à prendre le risque ?

Elle hésite suffisamment pour faire des recherches sur Boise, où Karl veut emménager. Ses recherches s’orientent surtout sur la vie que pourra avoir sa fille là-bas, et j’aime bien ce détail. Elle fait ses recherches, évidemment, au travail. J’aime beaucoup le fait que ça permette de continuer de développer ses collègues également, et la relation de dingue entre eux.

Rapidement, la série parvient à nous donner un petit coup de stress aussi : Paula reçoit un appel lui rappelant qu’elle doit toujours de l’argent à son arnaqueur. Et elle le doit avant 15h. Cela la stresse assez pour qu’elle essaie d’appeler plusieurs fois Gonzales, en vain. La policière est occupée ailleurs, malheureusement.

Paula se retrouve à devoir gérer la situation seule et le fait toujours depuis son lieu de travail. C’est dommage, parce que sur place, elle a une collègue qui n’est vraiment pas une bonne amie : quand elle voit que l’ordinateur de Paula est resté ouvert, elle n’hésite pas à mener sa petite enquête. Elle va tellement en faire un article, en plus !

Paula, elle, se rend à la banque et y effectue un virement sur le compte qu’on lui a donné. Son espoir est simple : pouvoir tracer où va l’argent, tout simplement. Elle fait donc un virement d’un dollar sur le compte et est fière d’elle, au point de se moquer de la personne qu’elle a au bout du fil pour lui faire remarquer qu’elle a désormais l’adresse où est arrivé l’argent. Ce n’est pas un souci pour le maître-chanteur qui l’informe alors qu’il va tuer Trev. Là, Paula comprend que quelque chose cloche : elle lui fait remarquer que Trev est mort. La série nous révèle alors que le maître-chanteur est Ash, une amie de Trev. Elle n’est pas au courant que Trev est mort et l’appelle aussitôt – en vain, évidemment.

Une autre situation qui donne vraiment envie que Paula se barre au plus vite de chez elle, c’est que le tueur de Trev est toujours à sa recherche. Je ne comprends pas trop pourquoi il veut absolument la retrouver alors qu’elle ne l’a clairement pas vu. En tout cas, il y met les grands moyens : il se rend dans le restaurant où Paula s’est rendue aussi, puis cherche les écoles à proximité.

Cela lui permet, ensuite, de déposer des paires de baskets au nom d’Hazel dans toutes les écoles du coin, en expliquant qu’il les a trouvées à proximité de l’école. C’est une dinguerie, tout simplement. Cela demande une sacrée patience en plus : il a mis des traqueurs sur chaque paire, mais il faut encore qu’Hazel les récupère et que les baskets bougent.

Notre espoir en tant que téléspectateur est simple : il faut qu’un autre enfant récupère les baskets et que le tueur s’en rende compte avant de faire de la merde. C’est toutefois peu probable et quand les baskets se mettent à bouger, il est dur de ne pas avoir un petit coup de stress, tout de même. Bien sûr, le tueur tombe bien sur Hazel… mais elle est accompagnée à ce moment-là par Mallory. Oh no. C’était si évident que je ne sais pas comment je ne l’ai pas vu venir avant ! Mallory dépose Hazel à son entraînement de foot – où Paula continue de se faire draguer par son collègue coach et où Karl revient à la charge pour faire déménager Paula. Je ne comprends pas comment Paula reste si calme et gère sa journée comme si de rien n’était. Elle est plongée dans une histoire de chantage sordide, mais elle prend encore le temps d’annoncer à Karl qu’elle va se battre pour la garde et ne pas déménager. Pardon, mais comment c’est possible ?

En parallèle, la police mène son enquête sur le meurtre de Trev. Nous retrouvons Gonzales dans la maison de Trev : elle mène son enquête avec la police scientifique. Sur le toit, elle trouve de nouveaux indices, puis s’intéresse à l’enquête de voisinage. Elle gagne au passage un chat et une information intéressante : Trev avait un petit-ami.

Elle espère que la piste pourra leur servir, mais elle se rend compte qu’elle a affaire à un pro et ne le sent pas trop. Gonzales pense surtout que Trev s’est fait tuer par vengeance, parce qu’il devait arnaquer plein de gens. C’est une bonne théorie, je trouve. En attendant, la policière doit toutefois appeler le petit-ami de Trev, dont le vrai nom est Jeff, pour lui annoncer sa mort. C’est horrible parce qu’elle le fait au moment où nous le voyons suivre Mallory jusqu’à chez elle.

Le tueur est un bon psychopathe, qui parvient à faire semblant de pleurer. La scène est à ça d’être drôle, en plus, parce qu’on sait à quel point il est hypocrite et comment il réussit à balader Gonzales. La policière ne se doute de rien, ce qui permet à l’assassin de continuer sa journée comme si de rien n’était. Il suit donc Mallory qui part faire un tour en vélo, et on se doute bien que ça va mal finir pour elle.

Je m’attendais tellement à ce qu’il la renverse en voiture. Finalement, il préfère la faire tomber par surprise et lui mettre un sac plastique sur la tronche. Mais quel taré ? Le pire, c’est qu’il se rend compte qu’il a la mauvaise victime à cause du tatouage que Paula avait à la cheville. Il laisse quand même Mallory pour morte (le fait qu’elle respire encore en fin d’épisode, dans son sac poubelle, me terrifie) après l’avoir dépouillée.

La série nous laisse évidemment aussi sur deux autres cliffhangers : Ash contacte quelqu’un pour lui annoncer la mort probable de Trev (elle appelle cette personne « babe », ça sent donc la relation amoureuse ?) après avoir vu les scellés de la police sur la maison ; Gonzales découvre que les empreintes de Paula sont partout dans la maison (pas une vraie découverte) et sur le toit… mais surtout que ses empreintes sont déjà dans le système. Paula cache apparemment un passé tout aussi sordide à Portland. Pas si soccer mom que ça, donc ?

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Maximum Pleasure Guaranteed – S01E02 – YABA – 17/20

Les choix qui sont faits ne sont pas ceux auxquels je m’attendais : j’ai l’impression qu’on va passer à côté d’une intrigue très chouette et évidente sur les dangers d’internet pour se diriger vers un thriller plus inattendu, plus complexe et peut-être même plus sanglants. Une chose est sûre : la série fonctionne et est diablement efficace pour l’instant. J’ai déjà hâte de voir la suite. Quelle idée de voir ces épisodes le jour même de la diffusion, maintenant, il faut que j’attende !

Spoilers 

Paula est paniquée par sa découverte et elle se laisse guider par sa peur – qui lui dicte des choses parfois inattendues.

I think I’ll solve a murder instead. It’s fun too. You should try it sometimes.

Je peux bien caser 36 minutes de visionnage supplémentaire avant d’aller me coucher, pas vrai ? L’épisode reprend a priori sur son cliffhanger avec des plans de la maison de Trevor et Paula qui se cache dans la maison… mais on nous sort finalement un flashback. Est-ce que je suis convaincu par cette structure ? Non, car je ne supporte plus les flashbacks dernièrement – je sais que c’est nécessaire parfois, mais là, rien n’empêchait de monter cette histoire dans un ordre linéaire, si ?

Bon, l’avantage, c’est que Trevor est encore en vie. Je trouvais ça étonnant que la série se débarrasse si vite de son lead masculin sexy – en le mettant en slip, certes, mais tout de même. On retrouve Trevor en vie dans sa baignoire puis dans un bar. J’ai d’abord cru qu’il parlait à son père, mais la scène tourne très clairement à la romance gay et ça m’a tendu. Trev est clairement en train de manipuler un daddy pour se récupérer de la thune, non ? Pourquoi faut-il toujours que les bisexuels dans les séries soient psychopathes, arnaqueurs ou salopards, hein ?

Et en même temps, je dis ça, mais il est plutôt honnête avec lui, à parler de son envie de projet immobilier pour étudiants et à écouter les conseils de ce daddy qui veut apparemment l’aider à faire fortune. Touché par ça, Trevor lui explique qu’il a déjà mis 30% de l’argent de son projet de côté et qu’il aimerait vraiment qu’il investisse avec lui. Comment son mec pourrait-il dire non à Trevor ?

Apparemment, il ne peut pas. Ils passent tout de même la nuit séparés, parce que le copain aurait un job et des responsabilités. Trevor n’en est pas moins accro à son mec – et lui fait comprendre en envoyant une dickpic avec un bonbon qu’il continue à manger après. Etrange.

Contre toute attente, c’est le lendemain matin qu’un tueur s’en prend à Trevor. OK. Je m’y attendais quand j’ai vu son slip, et la petite musique qui pouvait facilement tourner au drame ironique. Le tueur ne laisse aucune chance à Trevor, en plus, c’est terrible et on ne nous épargne pas les détails de la manière dont il se fait tuer.

Le tueur qui sort de nulle part a priori ? C’est son mec. Je ne m’y attendais pas, franchement. Le type décide ensuite de faire un grand ménage dans la maison, mais c’est pour mieux retrouver une clé USB. Quand il va mettre toutes ses affaires dans sa voiture, le tueur ne fait pas attention à Paula. C’est pourtant le moment qu’elle choisit pour se rendre chez Trevor. Il ne la voit pas s’introduire dans la maison comme nous ne l’avions pas vue repérer cet homme dans l’épisode précédent.

Et voilà, fin du flashback, retour au présent pour le générique : Paula entend le meurtrier de Trevor s’approcher. Elle n’a vraiment pas de chance, franchement. Se faire arnaquer comme ça par un type, le traquer pour mieux le trouver mort, elle a un karma de merde. Elle se cache dans un placard et fait bien : ça lui permet de voir les chaussures du tueur, qu’elle identifiera plus tard comme celles de Trevor.

Je n’ai pas trop compris pourquoi elle s’est mise à bouger alors que le tueur se servait d’une scie, par contre. Autant rester immobile dans ce cas-là non ? Comme pour me contredire, son portable sonne alors. Elle a bon espoir de ne pas être entendue, mais bien sûr, le tueur l’a bien repérée. La musique est une nouvelle fois ô combien top pour un thriller et de l’action. Elle s’échappe comme elle peut par la fenêtre de la salle de bain, sur le toit.

Elle tombe dans les poubelles et réussit à se couper le bras. J’en retiens qu’il vaut mieux laisser la police faire son travail, putain. En plus, évidemment, elle réussit à se barrer au volant de sa voiture MAIS pas sans laisser un sac plastique derrière elle. C’était sûr. Il y aura l’adresse de son bar préféré, c’est évident.

Elle s’éloigne à toute vitesse de la maison de Trevor, puis finit par s’arrêter pour s’occuper de sa blessure au bras et appeler le 911 – bon, sauf que Karl l’appelle au même moment. Elle a la drôle d’idée de décrocher et de devoir gérer le drama insupportable et inutile de sa fille (elle n’avait qu’à pas être une soccer mom) qui veut ses nouveaux crampons. Paula a plutôt peur d’avoir été suivie elle, mais quand ça commence enfin à s’arranger pour elle, Karl se sépare d’Hazel et recommence à lui parler de la garde qu’elle n’aura jamais.

La menace des avocats est efficace sur Paula : elle décide finalement de ne pas appeler le 911. C’est la pire des idées, franchement ! Elle raccroche et continue sa journée comme si de rien n’était. Je ne comprends pas. Enfin, si, et c’est ça le pire : je comprends bien que la menace des avocats lui fait faire n’importe quoi.

Pendant ce temps, la voisine de Trevor voit le chat de celui-ci débarquer chez elle avec… la langue de Trevor. Bon dieu, voilà une scène inattendue.

Paula tente ensuite de soigner son bras comme elle peut, et alors qu’elle le fait, elle est bombardée de messages et d’appel, principalement du boulot, mais aussi d’un certain Steve qu’elle ne connaît pas et de Karl. Paula ignore son téléphone, ce qui est une mauvaise idée, et se rend plutôt chez son ex, où elle tombe comme prévu sur Mallory, la nouvelle copine de Karl. C’est terrible comme elle a l’air parfaite cette copine.

Bon, en revanche, parfaite, mais maligne à essayer de faire avouer à Paula ce qu’il se passe ou son alcoolisme pour lui retirer la garde. Bitch. La scène où Paula remet Mallory à sa place est exceptionnellement parfaite – j’adore comment elle lui dit très justement qu’Hazel est sa fille et que c’est à elle, pas à Mallory, de pourrir sa vie. Paula n’en est pas moins très en retard à son travail. Elle s’y rend finalement pour mieux se faire engueuler comme une gamine par sa boss. Elle est un peu insupportable, même si elle a raison. Je m’attendais vraiment à ce que le harcèlement sur son téléphone mène à autre chose et je suis surpris que ce ne soit pas le cas – il reste qu’elle reçoit beaucoup de messages de Steve sans savoir qui il est.

Forcément, ça aura un impact à jouer, mais pour l’instant, elle doit d’abord bâcler son travail en rushant comme elle peut… jusqu’à ce qu’elle soit interrompue par l’arrivée de Gonzales à son boulot. Cette dernière est l’enquêtrice que Paula a contacté dans le premier épisode et qui débarque pour laisser une chance à Paula de raconter sa version des faits : le corps de Trevor a été retrouvé.

Paula est assez maligne pour dire toute la vérité. La vérité est étrange, toutefois. J’ai adoré la scène où ses deux collègues voient l’inspectrice et se mettent à bitcher sur Paula, pour savoir ce qu’elle a bien pu faire. Ils m’ont fait tellement rire là où la série aurait dû choisir la voie du drama. C’est un drama après tout, surtout que Tatiana Maslany déchire tout dans sa prestation.

De manière étonnante, Gonzales décide de croire Paula quand elle lui explique sa version des faits et sa peur des avocats de son ex. Je ne sais pas, c’est un peu déroutant : elle était sur la scène de crime, n’a pas signalé le crime et est la seule à avoir un mobile a priori, à ce stade de l’enquête. D’ailleurs, j’ai hâte de savoir le mobile du mec.

De manière encore plus étonnante, Paula décide de dire toute la vérité à ses collègues : elle parle d’abord de rencontre amoureuse, puis avoue qu’elle ne l’a pas croisée sur un site de rencontres. Tatiana Maslany est une actrice incroyable, je suis tellement heureux de la revoir sur mon écran – sa prestation suffit à comprendre le besoin de parler du personnage ; même si elle semble terriblement isolée et sans aucune personne à qui faire confiance. Elle mérite tous les rôles du monde, non ? Elle est incroyable dans cette scène où elle s’ouvre totalement à ses collègues et est au bord de la dépression. Les collègues me font plus rire qu’autre chose, eux, mais je ne sais pas pourquoi elle leur fait confiance.

Pour autant, la vie continue et c’est peut-être le plus impressionnant : elle parvient à continuer de vivre comme si de rien n’était au milieu de tout le bordel qui lui arrive. C’est sûrement ça qui donnait l’impression, dans la bande annonce, d’avoir à nouveau affaire à Orphan Black. Ainsi, Paula se rend ensuite à l’entraînement de foot de sa fille où elle est désormais coach. Elle y rencontre le fameux Steve qui envoyait plein de messages et qui est un autre papa divorcé, mais prend encore le temps de s’occuper de sa fille. Elle est une mère incroyable avec elle. Mallory peut dire ce qu’elle veut, Paula est une bonne mère qui explique à sa fille qu’elle est une badass (YABA : You’re a badass).

En parallèle, la collègue de Paula se rend auprès de leur boss pour proposer un papier et se faire remarquer pour une promotion en tant que journaliste. On voit bien où ça va, surtout quand son papier n’est pas assez bon aux yeux de la boss qui veut quelque chose de plus accrocheur. La collègue va tellement raconter l’histoire de Paula, c’est fou.

Loin de s’en douter, Paula passe ensuite une soirée parfaite avec Hazel. Elle est loin aussi de se douter qu’un tueur est à présent sur ses traces. Devant la maison de Trevor, le tueur retrouve le sac plastique oublié par Paula. Il contient les fameux crampons d’Hazel. Comment ça, la police n’a pas trouvé ce sac suspect juste à côté de la maison ? Ah lala que c’est frustrant. Pendant que les flics visionnent des heures de sexe entre Trevor et ses clients prêts à être arnaqués, le tueur lui est déjà sur la piste d’Hazel. Et avec un prénom pareil, ça va être facile de remonter jusqu’à Paula, je pense.

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