The Falcon and the Winter Soldier – S01E04

Épisode 4 – The Whole World is Watching – 17/20
L’épisode prend tout de même son temps, mais il va crescendo vers des pistes que je ne m’attendais pas forcément à voir exploitées comme elles le sont ici. L’intrigue commence à révéler sa force de frappe et l’on voit de mieux en mieux vers quoi on se dirige, avec une fin dont le ton était plutôt inattendu en ce qui me concerne. Nous sommes loin de ce qu’était l’épisode 1 et je me demande quel degré atteindra la série d’ici sa fin.

Spoilers

Bucky, Sam et Zemo sont toujours à la recherche de Karli, en remontant la piste qu’ils aient : celle de Donya Madani..

I’m not your enemy. I agree with your fight.

Si je ne suis pas aussi à fond que lors de la diffusion de WandaVision, je me rends compte que je veux bien ma petite dose de Marvel chaque semaine quand même, surtout que cette série est hyper protéiné niveau action. Bon, l’épisode commence directement par le flashback qu’on m’avait déjà spoilé, et l’avantage, c’est que ça me fait directement un point du Bingo Séries avec un flashback sur Bucky ayant plus de barbe que d’habitude.

Bon, et sinon, pour la vraie critique, nous voilà donc qui débarquons en plein Wakanda il y a six ans. Souvenons-nous : Bucky a accepté d’être cryogénisé là-bas en attendant qu’on trouve de quoi le guérir. D’après un comic sorti avant Infinity War, Suri l’a rapidement réveillé pour qu’il soit enfin déprogrammé et ne puisse plus devenir le Soldat de l’Hiver tueur à gage d’Hydra.

C’est embêtant, parce que la personne qui l’a aidé dans ce long combat avec lui-même est Ayo. Le flashback est sympathique et nous apprend donc que c’est principalement par la médiation que Bucky est soigné ? J’exagère bien sûr, mais ça nous mène rapidement au présent où les personnages sont maintenant dans une impasse, parce qu’ils veulent des choses différentes. Ayo n’est pas trop ravie de voir son protégé libérer Nemo après tout ce temps.

Ils se séparent malgré tout en plutôt bons termes et Bucky rentre ainsi dans sa nouvelle planque où il se rend compte que Karli a commis un attentat. C’est embêtant et ça pousse le trio à trouver un nouveau plan, qui consiste à tenter de se rendre à une cérémonie en l’hommage de la personne que Karli voulait sauver à tout prix, Donya Madani. Pourquoi pas. Les relations entre les trois hommes restent plutôt sympathiques, même si ça fait très bataille de mâles alpha, avec Zemo qui remercie tout de même Bucky d’avoir voulu l’aider.

Les voilà donc qui se rendent dans l’ancien immeuble de Donya Madani, pour mieux se retrouver confronté au silence global de l’immeuble. C’est finalement un professeur qui renseigne Samy quand il lui explique qu’il cherche Donya, mais malgré ça, le prof ne fait pas assez confiance à Samy pour lui parler plus longtemps que ça. Il lui explique juste qu’il ne veut pas parler, faute d’avoir confiance, et qu’il n’est pas un réfugié, parce qu’il n’a plus rien à fuir.

Finalement, celui qui a le plus de facilité à faire parler les membres de cette communauté, c’est Zemo. Il réussit vite à faire parler les enfants de l’immeuble en leur offrant des loukoums, et il obtient ainsi le lieu de la cérémonie en l’hommage de Donya. Le problème, c’est qu’il ne compte pas partager l’information du tout : il demande au contraire aux enfants de se taire et de ne surtout pas faire confiance à Bucky et Sam. C’est… frustrant.

Le duo de héros le regarde faire et ils ne se doutent de rien, en plus ! Oh, Bucky interroge bien Zemo, mais il aurait mieux fait de le surveiller comme il faut. En effet, Zemo fait ensuite du chantage à notre duo : il leur dit que la cérémonie sera durant l’après-midi, mais il refuse d’en donner la localisation, histoire de se garder leur protection face aux Dora Milaje. Comme ils se retrouvent à nouveau dans ce qui devrait être une impasse, Sam décide de contourner le problème en faisant appel une nouvelle fois à Sharon.

Difficile pour nous de continuer à lui faire confiance alors qu’elle cache clairement quelque chose, mais elle promet de leur venir en aide, puisqu’elle peut (ou pas) accéder à un ou deux satellite(s) pour les aider. Tss. Cela suffit à Sam qui se décide donc à aller à la cérémonie, en suivant Zemo et son « associée », une petite fille à qui il donne en plus de l’argent.

Oh, pour accéder à la petite fille, il y a toutefois un sacré obstacle : Captain America et son meilleur ami débarquent et tentent d’empêcher le trio de mener à bien son plan. Captain America est de plus en plus agressif et insupportable, refusant totalement le plan de Sam. Ce dernier veut se rendre à la cérémonie de manière paisible : il veut simplement parler à Karli pour tenter de la raisonner… pas l’attaquer ou lui tomber dessus comme le souhaite John, ce Captain America du pauvre.

Heureusement, il écoute son meilleur ami qui a la capacité de le raisonner, et ça nous mène rapidement à la cérémonie pour Donya, où Karli est bien présente. De son côté, Karli fait face en début d’épisode aux news la présentant comme une terroriste. Elle vient de tuer trois hommes et de faire onze blessés, en même temps, donc c’est plutôt logique. L’appellation semble tout de même la déranger, alors même qu’elle envisage de détruire le bouclier si jamais elle réussit à mettre la main dessus.

Elle a en tout cas les doses de sérum de Super Soldat avec elle, puisqu’elle avait eu la bonne idée de les planquer dans un cimetière. Elle papote tranquillement avec son pote terroriste, persuadée d’être en toute sécurité dans ce pays… mais ce n’est pas le cas : Sam se rapproche peu à peu d’elle et se montre à visage découvert pendant la cérémonie pour Donya, alors que Captain America monte la garde de Zemo, qu’il menotte. Où sont les Wakandais ?

On ne le saura pas tout de suite, parce qu’avant d’avoir de l’action et des combats, il nous faut de quoi discuter. Sam et Karli entament donc la discussion, et Sam fait tout ce qu’il faut pour tenter de la convaincre que la paix est possible. Il veut aussi lui montrer qu’elle est en train de devenir la menace qu’elle combat elle-même : elle créé une armée de Super Soldats et elle tue des gens au passage. Bizarrement, elle ne trouve pas la comparaison charmante !

Cela dit, cela lui permet de comprendre peu à peu que Sam est peut-être quelqu’un de bien. Celui-ci est assez diplomate pour la ramener du bon côté, oui, oui. Le seul problème qu’il reste, c’est que Captain America est un impatient. John décide de ne pas laisser dix minutes à Sam et il débarque sans prévenir pour arrêter Karli, ce qui est la pire idée du monde.

Karli n’apprécie pas du tout l’embuscade qu’on lui tend et utilise rapidement sa Super Force pour se barrer. Bien sûr, Bucky la suit en utilisant les mêmes dons, mais ça se termine mal avec une Karli qui parvient à s’enfuir et à semer Bucky et Sam. Elle ne sème pas tout le monde pour autant : Zemo n’a aucun mal à se débarrasser de ses menottes une fois sans surveillance, et il tombe nez à nez avec Karil.

Il n’hésite pas une seconde à lui tirer dessus dans une scène qui m’aura bien surpris. Karli perd même le super sérum au passage, et Zemo en profite pour récupérer une des seringues au sol avant de tout détruire. Il laisse la possibilité à Karli de s’enfuir, mais il fait au moins la bonne chose à tout détruire. Tout ? Non, il se fait assommer avant par le bouclier de Captain America. John remarque ainsi qu’il reste une seringue, et il la ramasse évidemment.

Il n’ose pas immédiatement se l’injecter, parce que ça ferait désordre, mais il la conserve sur lui sans en parler à aucun de ses alliés, évidemment. Fais chier. Karli s’est certes fait tirer dessus, mais elle peut résister à quelques balles, heureusement pour elle. Elle est dépitée d’avoir perdu ses doses de sérum, persuadée d’avoir perdue trop de temps, et elle a un peu raison. Elle reçoit toutefois un message du Power Broker qui va bien l’embêter : il veut récupérer ses doses de Super Sérum où il la tuera. C’est gênant, vu le contexte. Karli ne se laisse pas démonter pour autant, son nouveau plan est simple : séparer ses ennemis et tuer Captain America. Eh, je suis d’accord avec elle dis donc !

Du côté de la planque de nos héros, nous retrouvons Zemo et Sam en pleine discussion sur le sérum du Super Soldat et l’absence d’hésitation à en prendre. Je n’ai pas trop accroché à cette scène, parce que je préfère les chamailleries entre Sam et Bucky, qui heureusement reprennent vite… avant d’être interrompus par John.

Ce nouveau Captain America me saoule de plus en plus je dois dire, et c’est sans surprise qu’il vient pour récupérer Zemo. Quand Sam lui fait remarquer qu’il est bien plus utile que ce Captain America de pacotille dans leur combat, le dit Captain est prêt à en venir aux mains avec Sam, qui est dans un flou entre bien et mal de plus en plus problématique à ses yeux. Le truc, c’est que John tombe aussi dans ce flou à vouloir s’attaquer à Sam comme ça.

C’est à ce moment là que l’armée des wakandaises décide enfin d’intervenir. Je ne les attendais presque plus, mais les Dora Milaje qui débarquent sont exceptionnellement fortes et n’hésitent pas à remettre l’insupportable Captain America à sa place en deux temps, trois coups de poings dans la face. Lemar et lui ont bien du mal à s’en tirer. Bucky finit par intervenir pour empêcher Ayo de tuer Captain America, ce qu’elle n’apprécie pas.

Le combat se généralise alors à l’ensemble des personnages présents, à l’exception de Zemo, qui préfère s’éclipser discrètement comme il sait si bien le faire. Il a toujours un plan, c’est fou. C’est un méchant que j’apprécie bien plus maintenant que je le vois dans une série. Quant à Bucky, il se bat vraiment par principe pour empêcher les Dora d’aller trop loin. Ayo le connaît toutefois beaucoup trop pour se laisser faire, et elle n’hésite pas à désactiver son bras et le faire tomber sans prévenir.

Cela met quelque peu fin aux combats, surtout que Captain America se fait clairement martyriser là. Alors qu’une Dora Milaje voulait prendre le bouclier, Ayo l’en empêche finalement et Captain America comprend qu’il n’est qu’une petite frappe de bas étage. C’était tellement drôle à voir. Bien sûr, Zemo s’enfuit sans problème dans tout ça, Bucky est terrifié de découvrir qu’on peut lui retirer son bras comme ça et John en arrive à considérer pour de vrai la prise du Super Sérum. Loin d’être le compas moral qu’il est censé être, il en parle à son meilleur ami qui n’est pas non plus un exemple de moralité. Il avoue donc qu’il prendrait le serum sans hésiter et sans craindre les changements que cela pourrait provoquer sur lui.

Ah qu’il est con. Il rappelle tout de même à John qu’il prend toujours les bonnes décisions… mais il insiste sur toute la différence que ça aurait pu faire d’avoir ce sérum. Tout est dit. Je pensais que la prise de Super Serum serait la fin de l’épisode, mais il reste en fait encore quelques minutes, et les scénaristes comptent bien s’en servi.

Nous découvrons donc que Karli n’hésite pas à appeler Sarah pour en savoir plus sur Sam qui a fait l’erreur de vouloir raisonner Karli avec l’argument de sa sœur. Cette dernière protège son frère comme elle peut et sert de messagère à Karli auprès de Sam, ce qui fonctionne plutôt pas mal. J’ai vraiment aimé la conversation entre les deux femmes, jusqu’au moment où Karli s’est retrouvée à menacer Sarah et les neveux de Sam. Aïe, Karli donne exactement l’endroit où se donne Sarah, en plus. C’est que ça paraît super sérieux d’un coup, et Sam ne le prend pas bien du coup quand Sarah l’appelle pour lui transmettre le message.

Même si Karli lui demande de venir seul, Sam décide de se pointer avec Bucky… ce qui ne déplaît pas totalement à Karli pour autant. Je l’aime vraiment beaucoup elle, quand elle n’est pas dans l’action impulsive et violente. Peut-être que c’est la faute du Super Sérum ?

Sharon sort alors de nulle part (et pour pas grand-chose) dans une communication radio avec Sam pour le prévenir que le nouveau Captain America s’approche dangereusement. Tout le monde prend alors la fuite… et Karli s’en prend toutefois à Bucky, alors qu’ils sont encore plus ou moins du même côté ? Quelle drôle d’idée. Tout ça nous mène peu à peu à un cliffhanger que l’on voit arriver et qui est bien long à venir : John et Lemar se pointent sur les lieux, à la recherche de Karli. Quand Lemar disparaît soudainement, on voit bien que John est de plus en plus coincé : la disparition de Battlestar, c’est trop pour lui.

Le Lemar en question, il est enlevé par des hommes de Karli qui n’ont aucun mal à le maîtriser puisqu’ils ont des Super Soldats. Captain America se défend tout de même un peu mieux, heureusement. Le problème, c’est qu’il le fait parce qu’il a pris le Super Serum. Et ça, son assaillant s’en rend compte exactement en même temps que Sam qui le voit tordre du métal sans le moindre souci.

Le stress est plutôt bon, en vrai, avec un Lemar qui tente de s’échapper et des combats de Super Soldats en veux-tu en voilà quand Bucky débarque. C’est la même chose également du coté de Sam et John , chacun avec leur Super Soldat. Heureusement que Sam a la technologie pour se défendre, et un Super Bucky pour lui venir en aide. Ce n’est pas le seul à avoir un meilleur ami : John aussi en a un, et c’est tant mieux pour Captain America qui est à deux doigts de se faire tuer par Karli, débarquant par surprise. Lemar se précipite pour le sauver… et c’est une mauvaise idée parce qu’il ne peut pas faire face à Karli. Celle-ci n’a aucun mal à le repousser, mais elle le fait avec trop de facilité : le coup est super violent et elle le tue un brin par accident. Il est clair qu’elle ne voulait pas aller si loin, mais c’est le problème quand on ne maîtrise pas sa force.

Si elle parvient à s’enfuir le temps que tout le monde se remette du choc de voir Lemar se faire tuer comme ça, elle nous lance Captain America sur un chemin de vengeance vraiment peu propice à un héros comme celui-ci. Captain America s’élance par la fenêtre pour retrouver Karli, mais il ne tombe que sur un de ses hommes de main qui n’a aucune idée, le pauvre, de l’endroit où se trouve Karli.

Et c’est là que la série me prend par surprise en virant d’un coup vers un côté beaucoup plus sombre : Captain America le tue de sang froid, sans la moindre hésitation, devant toute la foule qui le filme – et Karli qui se fond dans celle-ci. La série peut s’arrêter cette semaine sur le bouclier couvert de sang et le symbole de l’Amérique complétement bafoué, observé par Sam et Bucky. Outch. Finalement, je ne l’avais pas vu venir ce cliffhanger.

Le Caméléon, c’est Dexter avant l’heure, en fait ? (The Pretender, #04)

Caméléon (le) - Geek-ItSalut les sériephiles,

Comme promis hier soir, me voilà donc de retour pour parler des épisodes du Caméléon que j’ai eu le temps de voir en début de semaine, et qui comptaient donc pour l’ancienne grille de Bingo Séries.

La série continue de proposer des épisodes que je trouve assez inégaux d’une fois à l’autre : parfois, je vais accrocher énormément, parfois, je vais m’ennuyer devant et me rappeler les a priori négatifs que j’avais parfois pour elle quand j’étais petit.

Épisode 8 – Not Even a Mouse – 16/20

S1E8 Not Even A Mouse. The most beautiful gift, a lovely bunny from...Jarod. | The pretenders, Favorite tv shows, Tv showsUn épisode de Noël dans la pure tradition des épisodes de Noël, avec un personnage qui fait un sapin et des échanges de cadeaux ? J’adore, ça me manque parfois dans les séries d’aujourd’hui d’avoir la certitude de tomber sur ces épisodes de Noël. En revanche, un peu déçu de constater que la trame générale ne s’accélère pas vraiment avant la pause hivernale dans la diffusion. Les indices commencent à pleuvoir toutefois avec cette histoire de jumeaux qui se retrouvent toujours et avec le lapin offert par Jarod à Miss Parker. J’ai hâte d’en savoir beaucoup sur cette intrigue, donc quelque part, c’est que ça fonctionne.

Le style de l’épisode est très différent des précédents : certes, Jarod mène une enquête comme d’habitude, mais cette fois-ci, il est médecin légiste. Cela nous le fait apparaître encore plus froid que d’habitude en présence de cadavres. Il s’attache à certains dont il veut trouver l’identité ou la cause de la mort, il est totalement détaché du reste. Et on le voit même se blesser volontairement avant de se jeter sur le capot d’une voiture, ce qui me fait sérieusement me demander quel est son rapport à la douleur : ça n’a pas l’air de le déranger plus qu’une piqûre de moustique de s’ouvrir jusqu’au sang. Là encore, j’ai envie d’en savoir bien plus sur Jarod et le Centre, mais vous commencez à le savoir.

Sinon, Sydney a donc un frère, et ça aussi c’était une révélation intéressante. De son côté, Jarod passe son premier Noël à l’extérieur du Centre, l’occasion pour lui de recevoir des cadeaux et nous montrer que le Centre a beau éduquer des génies capables de se faire passer pour n’importe qui (mais dans quel but, dites-nous tout !), ils oublient de toute évidence un aspect essentiel de l’être humain : la culture ? Jarod ne semble vraiment que commencer à comprendre ce qu’est Noël. D’accord, il n’a pas de famille, mais de là à ne pas connaître les classiques de la littérature et de la culture populaire comme Dickens, il y a un problème de la part du Centre.

Hâte d’avoir un épisode où il sera prof de littérature un jour, du coup. Cela arrivera forcément, cette saison va finir par être à court de profession franchement ! En attendant, l’épisode creuse ses mystères sans apporter de réponse, je suis frustré… mais également très investi !

Ah, et si j’oublie de préciser une fois que plus que Miss Parker est cool et badass, c’est parce qu’elle ne l’est pas tellement dans cet épisode où elle se fait poser un lapin par son père pour mieux en recevoir un de Jarod. Jarod est un génie de faire des cadeaux comme ça, mais le père de Miss Parker qui la néglige totalement à Noël, c’est juste beaucoup trop triste. Les scénaristes nous la rendent bien plus humaine, c’est une bonne idée !

Watch The Pretender S01E09 | followshowsÉpisode 9 – Mirage – 13/20

Alors, en introduction de cet épisode, je disais qu’il y avait des épisodes beaucoup moins bons, et celui-ci en fait clairement partie… Ca ne reste qu’un avis purement subjectif, mais on passe de la neige de l’épisode précédent au désert ; et je n’ai pas trouvé ça bien glorieux avec un développement lourd sur un natif américain qui serait un guide spirituel de Jarod, mais en fait non, parce que Jarod arrive finalement à disparaître comme lui le fait… La série surfe sur une culture en la tournant en dérision, comme beaucoup d’autres dans les années 90. Cela ne me plaisait déjà pas à l’époque, en plus.

Au-delà de cet aspect, l’épisode a toutefois de bons points, notamment le choix d’un métier que j’ai trouvé plutôt original et cool, celui d’instructeur de sauts en parachute. Je ne sais pas où ils sont allés chercher l’idée, mais ça changeait de certains poncifs des épisodes précédents, et surtout, j’ai trouvé qu’il y avait quand même un bon budget pour la série – on a des vrais scènes de sauts en parachute (par des cascadeurs, certes, mais quand même, c’est trop cool pour une série de cette époque).

Comme d’habitude, Jarod est assez vicieux, mais certaines punitions passent mieux que d’autres à mes yeux parce que je n’ai pas aimé le personnage qu’il punissait. Cela dit, pas bien fan de cette intrigue, j’étais content de terminer cet épisode !

En revanche, si je suis monté à 13/20, c’est parce qu’il y avait un gros plus pour le développement de Miss Parker dans cet épisode. Pour son anniversaire, elle est en quête de ses origines et on nous dévoile une sensibilité qui la rend encore plus intéressante. On sent qu’ils ont des idées pour elle, mais ils prennent encore leur temps, c’est frustrant – mais c’est de la bonne frustration, ça veut dire que la série m’accroche. Et ça, je n’aurais pas parié dessus le mois dernier quand j’ai commencé en me disant que peut-être c’était une erreur de la commencer.

The Pretender S01E10 - video DailymotionÉpisode 10 – The Better Part of Valor – 15/20

Je ne sais pas trop par où commencer avec cet épisode, qui est un peu plus prenant que le précédent. Evacuons ce qui doit l’être tout de suite : le futur tueur du Seattle Grace Hospital est déjà un bon gros bâtard, et je découvre que même avec dix ans de moins (ou vingt ?), je n’arriverais jamais à dissocier cet acteur de ce rôle et aller au-delà de mon traumatisme de la fin de saison 6 de Grey’s Anatomy. Cependant, la punition réservée par Jarod au tueur de l’épisode ? Humph.

Vraiment, Jarod aurait de quoi faire un excellent méchant. Je me rends compte avec cette série que je ne suis pas du tout dans le « œil pour œil, dent pour dent ». Je le savais déjà, mais ça me paraît encore plus évident quand je vois toute une équipe de pompiers refuser de faire son travail et laisser brûler une maison juste pour se venger. C’est un crime aussi. Que leur chef aille en prison, OK, qu’il soit puni par la destruction de tous ses biens, franchement ? Jarod mérite autant la prison que les personnages qu’il condamne à force.

Je suis hyper tiraillé sur l’aspect vengeur que présente la série, surtout qu’il y a un autre problème : on ne connaît jamais vraiment les personnes qu’il venge. Cela brouille volontairement les frontières entre bien et mal dans la série, mais c’est perturbant car il reste érigé en héros de la série, pas tellement en anti-héros. Il a son code d’honneur, OK, mais c’est Dexter avant l’heure en fait. Le meurtre en moins. Quoique franchement, là, il force le type à se brûler la main et tout, mais il est donc à ça de le tuer !

Sinon, en ce qui concerne le Centre, ils ont ENFIN l’idée la plus logique du monde : utiliser un autre génie pour tenter de traquer Jarod. Il était temps d’y arriver. J’aime le fait qu’on nous souligne que le Caméléon soit si unique qu’aucun autre génie ne peut se glisser tout à fait dans sa peau, mais ça me pose toujours plein de questions sur le Centre, parce que concrètement, qu’est-ce qu’il voulait faire de ce Caméléon ?

En plus, Jarod a beau être un génie, il a du mal avec certains trucs assez simples, du genre dresser un chien en utilisant la sauce de la caserne, j’y ai pensé quarante bonnes secondes avant lui, alors que je ne pense pas être un génie. Bon, c’est un détail, mais les épisodes durent 46 minutes, et souvent, je trouve que les trois-quatre minutes supplémentaires par rapport au format des autres séries de l’époque se sentent sur les scènes où Jarod est seul. La série s’obstine aussi sur son enfance, sans forcément que je n’y trouve un intérêt à chaque épisode – et dans celui-ci, on aurait pu s’en passer, ça ne servait ni le fil rouge de la saison, ni l’enquête de la semaine.

Et sinon, Miss Parker ? Outch, étonnante écriture du personnage. Jusque-là, j’adorais ce qu’ils en faisaient malgré des touches de sexisme, mais là, le personnage est super maltraité à être hyper gentille et limite niaise après avoir couché avec un type ; genre changement de personnalité du tout au tout, si elle est comme ça dans les autres épisodes, c’est parce qu’elle est mal b… Bon, bref, j’étais content de la retrouver hyper énervée quand Sydney nous rappelle l’existence du patriarcat, ils ont au moins réussi ça – de quoi se mêle-t-il au juste et qui est-il pour avoir un avis sur la vie sexuelle de sa boss ?

La trahison de son amant ? Je l’ai vue arriver dès le coup de téléphone qu’elle reçoit, mais elle est bien amenée et ça donne une nouvelle dimension encore au Centre. C’est assez frustrant pour l’instant d’être tout en bas de l’échelle hiérarchique et de ne rien savoir de ce qu’il se passe. Bref, à deux doigts de me dire qu’il faudra que je la regarde une deuxième fois pour tout capter quand j’aurais eu toutes les réponses en fin de série.

Bon. Finalement, j’aurais mieux fait de faire un article par épisode comme pour les autres séries, je suis incorrigible, j’en arrive encore à faire des critiques de plus en plus longue. À la semaine prochaine, si tout va bien 🙂

Resident Alien – S01E07

Épisode 7 – The Green Glow – 16/20
S’il y a des morceaux d’intrigues auxquels j’ai eu du mal à accrocher, je suis bluffé par tout ce qu’il se passe en un épisode, et par la fluidité avec laquelle ça se passe chaque semaine. C’est efficace et accrocheur, j’aime vraiment beaucoup comment la série a réussi à créer son univers et à être convaincante en si peu de temps. En plus, je pense qu’elle est aussi efficace en diffusion hebdomadaire comme je le fais qu’en bingewatching, et ça, c’est rare.

Spoilers

Harry a bien compris que son vaisseau avait été trouvé par d’autres ; maintenant, il doit gérer les conséquences de cette découverte comme il peut – et tant pis si c’est déprimant.


Why do you have books? Don’t you own a computer?

Après de bons épisodes de Shonda Rhimes, rien de tel qu’un changement total d’univers, non ? Ce début d’épisode, un billion d’années plus tôt, est parfait pour ça. On voit donc rapidement des météorites qui s’entrechoquent et tombent sur la Terre et le temps passe rapidement, de la création d’une vie sous-marine à un aquarium de restaurant. Etonnant début, je me demande où ça mènera, tout ça.

Sans trop de surprise, on reprend après le générique là où nous en étions au cliffhanger précédent, et la voiture qui arrive n’est pas celle de l’armée, mais celle d’Isabelle. Bien évidemment qu’Isabelle a fait semblant de s’évanouir, j’en étais sûr et certain. Elle pose un problème à l’armée qui n’ose plus intervenir et qui comprend rapidement qu’ils ont simplement affaire à un couple qui se dispute.

Moui, c’est gros quand même, surtout qu’il explique qu’il la drogue et tout, hein ; mais bon, Harry est suffisamment malin pour savoir qu’il est surveillé. Aussitôt, il improvise donc une dispute de couple, mais c’en est trop pour Isabelle qui comprend qu’il a besoin de temps et d’espace pour lui. Elle l’imagine toujours comme son mari, et cette fois-ci, elle est prête à divorcer pour de bon. Le problème, c’est qu’Harry ne souhaite pas voir Isabelle partir finalement. Il a envie de la garder auprès d’elle, parce qu’il a envie de manger et qu’elle l’aide bien à faire manger.

C’était marrant comme écriture de scène, même si je trouve gros que l’armée laisse tomber Harry si vite. C’est leur seule piste, tu fais au moins attention et tu fais des recherches sur lui. En plus, les recherches iraient assez vite leur prouver qu’Harry a un comportement chelou, tout le monde s’en rend compte en ville, quoi.

La rupture est difficile pour Harry comme pour Isabelle, mais celle-ci obtient une part de vérité quand elle l’entend dire qu’il l’a aimé une fois, il y a longtemps. J’espère qu’on reverra Isabelle dans la série, parce que j’ai appris à aimer le personnage finalement. Quant à Harry, il continue ses recherches des débris de son vaisseau dans la neige, oubliant vite Isabelle.

Il pète un câble quand il comprend que l’armée a peut-être tout ce qui lui appartient, et il décide alors de réagir comme les humains dans ce cas-là : il se réfugie dans l’alcool. Bien sûr, oui. Ca et les médicaments, ce n’est pas un bon mélange, et il s’évanouit rapidement. À son réveil, il n’est pas seul chez lui, mais ce n’est pas Isabelle qui lui prépare à manger.

Non, non, c’est le cadavre d’Harry qui fait à manger. Oh, super, un épisode où le personnage de l’extraterrestre se met à halluciner, il ne manquait plus que ça ; surtout qu’il lui reproche d’être un mauvais coup parce qu’il l’a entendu coucher avec Isabelle. C’était drôle d’avoir un Alan Tudyk en cadavre, franchement, mais ça ne mène à pas grand-chose d’autre qu’un cadavre traitant un extra-terrestre d’humain pathétique et détruit. Allez, c’était drôle, surtout le moment de faux éveil d’Harry qui m’a décroché un rire.

Le problème, c’est que Harry se retrouve sans la moindre perspective d’avenir sur la planète Terre. IL en est donc à chercher un emploi quand il est embêté par Max. Ses parents viennent en effet de lui annoncer qu’il allait devoir quitter la ville pour un institut pourri, et il ne comprend pas trop pourquoi cela lui arrive alors qu’ils sont censés être en trêve. Harry n’en a rien à faire des problèmes de Max, par contre, donc il l’envoie balader bien vite, sans prêter attention au fait que Max sache qu’il a des produits aliens dans le coffre de sa voiture.

Autrement, l’enquête sur le meurtre de Sam continue dans le cabinet médical où Asta se pose des questions sur Harry. Elle vient de lire le diagnostic de Max et elle ne comprend pas trop comment un gamin chez qui elle n’a jamais vu le moindre problème peut se retrouver à devoir être envoyé si loin. Elle a beau poser des questions à Ethan, elle voit bien que celui-ci est si imbu de lui-même qu’il n’est pas de bons conseils.

Elle est ensuite perturbée par le fait que la police vienne une fois de plus enquêter sur son lieu de travail, et principalement sur Jay qui reste la principale suspecte. Si elle soupçonne plutôt Jimmy, Asta refuse catégoriquement de leur en parler, ce que je trouve quelque peu abusé parce que ça reste une piste importante à explorer, même si elle n’a pas de preuve. C’est à la police d’en trouver après tout, et tant pis si le shérif est incompétent.

Asta s’en confie alors à D’Arcy dans une scène sympa, mais pas incontournable, qui est surtout là pour nous expliquer ensuite que les filles se retrouvent à consoler Harry. Celui-ci a tenté de trouver un job au bowling, et ça n’a pas marché, comme l’alcool et les pilules. Face à tout ça, et à son divorce, la solution de D’Arcy est facile : il faut se droguer, tout simplement.

Venant de D’Arcy je ne suis pas surpris, mais ça continue de me décevoir d’avoir toujours des personnages qui sont présentés comme cools parce qu’ils se droguent. On a ça dans chaque série, c’est un peu lourd. Cela dit, ces personnages qui se droguent, c’est plus une manière de faire avancer le scénario : quand ils ont faim, ils se rendent au restaurant du début d’épisode, et ça aide bien Harry qui se rend compte que le poulpe dans l’aquarium est un cousin à lui. Il peut ainsi lui parler.

De son côté, Asta balance soudainement qu’elle soupçonne qu’Harry d’être un sociopathe, rien que ça. Je peux la comprendre cela dit, surtout qu’Harry est en train de parler un poulpe après tout. Les effets spéciaux ont du mal à tenir l’idée, mais oui, nous revoilà face à des scénaristes qui ont des idées bien marrantes en tête : Harry parle avec ce poulpe jusqu’à découvrir que Max est celui qui va pouvoir l’aider. Après, Harry n’est pas le plus cinglé dans l’affaire : Asta et D’Arcy aussi parlent aux animaux dans les aquariums.

Harry ayant trouvé une piste, il se rend aussitôt chez Max et fait pipi dans son lit, mais pas avant d’avoir eu l’information qu’il voulait : Max aperçoit une lueur verte autour des objets du vaisseau d’Harry, et ça, c’est plutôt une bonne chose pour lui qui veut retrouver des morceaux du vaisseau pour s’en sortir de son problème. Il n’explique pas à Max qu’il a pour but de détruire l’humanité, et il obtient assez vite son aide.

Pour cela, il suffit en effet de confier à ses parents qu’il s’est trompé dans son diagnostic. C’est triste pour Harry, parce que ça permet à Ethan de se vanter de n’avoir jamais fait la moindre erreur de diagnostic – ce n’est pas crédible – et ça ruine sa réputation de médecin auprès du maire, et surtout de la femme du maire. En tout cas, ça fonctionne : Max n’est plus envoyé dans un institut lointain, il accepte donc de venir en aide à Harry.

Les deux se retrouvent à bosser ensemble dans l’école : Harry a l’idée d’utiliser un télescope pour que Max lui indique où est la machine qu’il cherche tant. En effet, ils ont besoin d’un télescope pour ça, parce qu’il est rapidement évident que Max ne peut pas voir sa lueur verte à travers un écran. Et hop, la machine est rapidement retrouvée.

Bien sûr, dans tout ça, on suit encore les parents de Max en proie à l’horreur d’avoir eu une confiance aveugle dans un seul médecin qu’il ne connaissait pas tant que ça. C’est compliqué à gérer, surtout avec Ben qui n’arrive jamais à dire les choses en face à sa femme. Celle-ci ouvre alors une boîte de Pandore parce qu’elle a besoin d’un partenaire qui lui dise la vérité et qui la confronte un peu… Be careful what you wish for : il lui dit certes qu’elle avait tort de faire confiance à Harry, mais il n’arrête pas d’enchaîner les reproches ensuite.

En parallèle, Asta se décide enfin à aller à la police pour balancer Jimmy. En un interrogatoire, celui-ci donne des informations qui permettent de rapidement arrêter l’homme de ménage de l’école du coin. Enfin, rapidement, c’est un euphémisme pour le shérif qui lui court après pendant un moment à travers tout le bâtiment ; mais beaucoup moins pour son adjointe qui connaît les raccourcis et m’a bien fait rire à marcher tout tranquillement.

J’ai eu beaucoup plus de mal à supporter le shérif lui faisant un tas de reproches sans queue ni tête, à commencer par le fait qu’elle lui manquerait de respect. J’ai aimé la voir démissionner, bien sûr, mais je me demande ce qu’elle va devenir ensuite.

En attendant, nous suivons Harry toujours à la recherche de sa machine, même si Max insiste pour dire qu’il ne devrait vraiment pas y aller : l’emplacement de la machine est en effet beaucoup trop risqué dans la montagne. Il crie après son extraterrestre préféré pour lui dire de ne pas y aller car c’est dangereux, et Asta et D’Arcy qui passent par là dans cette ville minuscule s’en inquiètent immédiatement. Elles interrogent Max qui refuse de trop en dire, mais qui leur donne quand même la direction à suivre.

Malgré le danger, elles se précipitent à la recherche d’Harry, et ça se termine mal : Harry retrouve certes l’engin qu’il cherchait, mais les trois personnages tombent lorsque le sol s’effondre sous leur pied. Ah, les cliffhangers sont toujours aussi efficaces, honnêtement.

Par contre, j’ai eu plus de mal à me faire à une autre partie de l’épisode qui voyait les personnages de l’armée continuer de mener leur enquête et en venir à la conclusion que l’extra-terrestre allait détruire la planète grâce à un livre de complotistes sur d’anciennes civilisations venues d’ailleurs que l’on retrouverait dans les animaux marins. Allez, soit. En fin d’épisode, l’armée parvient même à retrouver Harry : en retrouvant la machine sphérique qu’il cherchait depuis tout ce temps, il active les pièces de son vaisseau spatial – et le débris qu’il a laissé à Max, qui aimait bien voir cette lueur verte.

The Falcon and the Winter Soldier – S01E03

Épisode 3 – Power Broker – 15/20
Je n’ai clairement pas revu les bons films pour cette série, qui prolonge tous les opus auxquels j’ai le moins accroché apparemment. Les scènes d’action restent des spectacles d’action incroyables et on avance vraiment vite dans l’intrigue, puisque nous sommes déjà à la mi-saison. Tant mieux, d’ailleurs, parce que c’est bien, mais pas à la hauteur des films que je préfère dans le MCU.

Spoilers

Sam et Bucky demandent de l’aide à Zemo, qui leur apporte en échange d’une condition improbable à première vue.

Listen, Sharon, we need your help.

Heureusement qu’il y avait un résumé de l’épisode précédent, parce que j’avais déjà zappé que le cliffhanger précédent nous emmenait voir Zemo. Comme à la bonne époque de WandaVision, on commence toutefois par une publicité du Conseil Mondial du Rapatriement qui nous promet une manière de nous réconcilier et de recommencer à vivre normalement après la réapparition de 50% de la population mondiale. Ben ma foi, il était temps qu’on nous dise que ça avait été la méga-merde, mais le slogan de la compagnie en trois mots là ? J’ai eu l’impression d’avoir notre gouvernement et ses stratégies anti-Covid, c’était quelque chose.

Une fois la pub terminée, nous suivons une nouvelle intervention de Captain America qui ne fait toutefois pas grand-chose lors de son intervention : il demande aux hommes l’accompagnant de ne pas leur laisser le temps de détruire quoique ce soit, mais il entre tranquillement en marchant et en disant qu’il s’appelle John Walker. Pas de bol pour lui, Captain America se fait cracher dessus par le terroriste, et j’ai bien rigolé.

Bien sûr, lui et Lemar étaient là pour retrouver Karli, et le pote de Captain America n’hésite pas à lui expliquer que c’est bien normal de ne pas avoir de bonnes pistes pour lui mettre la main dessus : elle vient en aide aux réfugiés et donne des papiers pour restaurer le monde tel qu’il était avant le « blip », elle a des alliés fidèles, inévitablement.

Pendant ce temps, les héros de la série se débrouillent comme ils peuvent pour entrer en contact avec Zemo, mais ce n’est finalement pas Sam qui le fera : Bucky lui demande d’aller voir Zemo seul, parce qu’il sait très bien qu’il parlera plus facilement à un ancien agent d’Hydra qu’à un Avenger. Il n’a pas tout à fait tort : Zemo prend clairement son pied quand il voit Bucky, et il tente tout de suite d’essayer les mots qui faisaient partir en vrille Bucky… Avant de lui demander de le faire s’évader.

Rien que ça. Sam n’approuve pas du tout l’idée de Bucky, mais il n’a pas vraiment son mot à dire : il déteste Zemo qui a tué le roi T’Chaka après tout, sauf que Bucky a déjà fait en sorte que Zemo puisse s’enfuir. Euh. Tu m’étonnes qu’il était sous surveillance le Bucky ! Cela n’a pas de sens, en plus, je ne comprends pas bien comment il s’y est pris pour mettre une carte d’accès dans le livre de Zemo.

Pour le reste, Bucky s’arrange tout simplement pour faire en sorte que deux prisonniers se battent et Zemo fait le reste. Tu parles d’une prison de haute sécurité ! Et Zemo rejoint finalement Bucky et Samy… dans son propre hangar secret. C’est sacrément abusé, parce que Sam finit par se faire rapidement à l’idée d’être aidé par ce fugitif qui devrait franchement rester en prison. Je ne sens pas tellement la tournure de la série sur ce coup-là, je n’ai pas envie de la voir nous mettre ces deux personnages du côté négatif de l’œil du grand public.

J’avais plutôt envie de voir ces héros devenir les héros que l’on veut qu’il soit, pas de les voir se mettre à parler de Marvin Gaye avec l’un de leur ennemi mortel ? Franchement ! Zemo est donc toujours super riche, il a un hangar, mais aussi un jet privé dans lequel il emmène nos personnages à la recherche d’une certaine Selby. La direction du jet ? Madripoor, un bel Etat pirate qui ne donne pas du tout envie comme destination de vacances.

Avant d’y arriver, Zemo trouve bien sûr la liste des anciennes victimes du Soldat de l’Hiver, ce qui énerve passablement Bucky, mais qui n’a pas grand intérêt autre que nous rappeler qu’il y a eu un premier épisode à cette saison. Bien sûr, à Madripoor, ils changent vite d’identité, Sam devenant un autre homme au goût vestimentaire douteux, Smiling Tiger, parce que celui-ci lui ressemble.

Malgré tout, les voitures de luxe et la ville de débauche qu’est Madripoor fonctionne plutôt bien à l’écran. La série a toujours du budget et permet à nous immerger dans une ville que j’étais impatient de découvrir depuis qu’il en avait était question quelques minutes plus tôt.

Le reste n’est pas passionnant par contre : Zemo s’arrange bien vite pour que la rumeur se répande que le Soldat de l’Hiver est par là, alors que Sam est vraiment pris pour Smiling Tiger. Il doit ainsi boire un drôle de cocktail à base d’entrailles de serpent, et franchement, ça ressemblait plus à un test pour s’assurer que c’était lui… sauf que bon, ça se voit bien que ce n’est pas lui ? Il met trois plombes à le boire.

Bucky est meilleur sous couverture : Zemo lui dit d’attaquer un homme et ça ne prend pas deux secondes pour qu’il se remette à ses anciennes habitudes et nous détruise le bar en deux temps, trois mouvements. Allez, quatre mouvements. Tout ce grabuge fait assez d’effet pour que Selby accepte de les recevoir : Selby est donc une figure d’importance de Madripoor avec tous les pouvoirs pour les aider à obtenir des informations sur le sérum.

Zemo avait promis qu’il faudrait remonter la piste et les échelons pour arriver à la personne derrière tout ça, après tout. L’échange commence plutôt bien entre eux, mais est interrompu par un coup de fil de Sarah, la sœur de Sam. Bien malgré elle, elle fait tout foirer en appelant son frère par son prénom, mais avant que Selby ne puisse réagir, elle se fait tirer dessus par un tireur mystérieux dont on ne sait rien.

Notre trio ne demande pas son reste et s’enfuit aussitôt, loin de se douter qu’ils viennent directement de se prendre un contrat sur leurs têtes. Le pauvre Smiling Tiger qui n’est même pas à Madripoor et va se retrouver à mourir pour le meurtre de Selby qu’il n’a pas commis ! En attendant, notre trio se retrouve avec tout un tas de tueurs à gage prêts à les abattre. Clairement, dans une ville de vice et débauche comme Madripoor, ce n’est pas terrible d’avoir sa tête mise à prix.

En tout cas, pour leur venir en aide, ça y est, la série nous ramène enfin Sharon ! On m’avait vendu Emily VanCamp dans cette série, donc attendre trois épisodes pour la voir, ce fut long, surtout que le casting est autrement beaucoup trop masculin pour 2021. Le personnage nous est rapidement réintroduit avec habileté lorsqu’elle résume sa relation à chacun des héros de la série, mais aussi à Zemo.

C’est une équipe plus qu’improbable qui se constitue, si je le dis autrement. Elle a bien sûr un endroit où se rendre avec les réfugiés. Elle s’est habituée à la vie dans l’illégalité, et je l’aime beaucoup cette ex-agent vivant désormais dans un luxe très cool. J’adore l’actrice, ça aide. Le personnage, lui, est moins convaincant dans les films, alors je la redécouvre totalement, parce que j’avais zappé qu’elle n’était plus tout à fait en bon terme avec les USA.

Madripoor n’accepte bien sûr pas les extraditions et ça explique ce qu’elle fait là désormais. Je pensais qu’elle avait réussi à se réhabiliter la pauvre, je l’imaginais vraiment haut placée dans le S.H.I.E.L.D, je suis à l’Ouest. Là, Sam essaie clairement de marchander avec elle et de lui promettre qu’il blanchira son nom en échange de son aide.

Elle se laisse étonnamment convaincre, même si elle ne le croit pas tellement, et les emmène ensuite dans une boîte de nuit pour les riches de Madripoor. Sam peut ainsi troquer ses talons et son costume (pas si) horrible pour une tenue bien plus classe. On change ainsi d’ambiance tout en restant dans le monde de la nuit, quoi. Elle trouve rapidement un contact qui lui permet d’emmener Zemo, Sam et Bucky dans un conteneur où ils doivent rencontrer un autre contact pendant qu’elle montera la garde.

Le conteneur a un faux fond et est en fait emménagé en un véritable immeuble.

C’était plutôt classe, il faut bien le dire, mais les fenêtres, c’est chouette aussi. Le type qui y vit est donc un certain Docteur Nagel, qui a recréé le sérum de Super Soldat. Il est bien sûr un méchant, c’est évident et il négocie aussitôt avec eux, ne voulant pas céder ce qu’il sait sans une contre-offre intéressante.

La scène est toutefois longuette, surtout qu’on sait qu’il va parler et que c’est entrecoupé de moments où Sharon annonce que les tueurs à gage de la ville les ont retrouvés. Comment ? Mystère. Nagel finit par parler, heureusement. Après avoir bossé pour Hydra, il a bossé pour la CIA qui lui a demandé de recréer le sérum grâce à un peu de sang de l’autre Super Soldat qui n’était pas Captain America. Of course. C’est rapidement expédié comme explication, et j’ai aimé le fait que Nagel balance ensuite qu’il a disparu pendant le Blip pour expliquer que sa trouvaille soit restée secrète si longtemps.

A son retour, tout son labo avait disparu et seul le big boss de Madripoor avait encore les moyens de l’aider à produire des doses du sérum : son nom est Power Broker. OK, ça, c’est un nom qu’il va falloir retenir, parce que c’est clairement quelqu’un qui aura son rôle à jouer. Malheureusement pour lui, Karli a toutefois volé les vingt doses de sérum que Nagel avait créé pour lui.

D’humeur bavarde, Nagel révèle ensuite que Karly est auprès d’une femme malade, une certaine Donya Madani, qu’elle voulait absolument sauver. Pas de bol, c’est en Lettonie qu’on finit par retrouver Karli, auprès d’une proche âgée qui décède. Soit ? J’ai vraiment l’impression qu’on veut nous faire compatir avec les méchants et qu’on doit voir les gentils comme de possibles méchants pour l’instant. C’est donc Donya qui vient de mourir, parce que Nagel n’a pas réussi à lui venir en aide. Et pendant qu’il explique tout ça au trio de tête de la série, cette pauvre Sharon se bat contre les tueurs en gage dans d’excellentes scènes d’action où la cascadeuse s’en donne à cœur joie.

Sharon finit tout de même par débarquer dans le conteneur pour indiquer qu’ils n’ont plus vraiment le temps car les tueurs à gage qu’elle met KO les uns après les autres se rapprochent de plus en plus. Zemo tue alors sans hésiter Nagel, profitant de la diversion créée bien malgré elle par Sharon. Quelle idée aussi de faire confiance à Zemo. Il parvient même à s’échapper ensuite quand un sniper nous balance une rocket dans le tas de conteneurs qui servait de maison à Nagel. L’explosion qui s’ensuit est vraiment sympathique, la fusillade un peu moins.

On est clairement en plein film d’action avec ce type de scènes, et je n’arrive pas à savoir où la série veut aller avec tout ça. On a une route assez claire, hein, mais quel est le but de tout ça ? Les tueurs à gages sont heureusement ralentis par le retour de Zemo qui n’hésite pas à créer à son tour une explosion pour sortir Sam et Bucky d’affaire, ces deux-là étant en train de s’engueuler en pleine fusillade parce qu’ils sont incapables de prendre la place de second vis-à-vis de l’autre. C’était drôle, allez.

Le nouveau trio constitué par Sam, Buck et Sharon parvient donc à survivre à ce guet-apens… grâce à l’aide de Zemo. Il ne s’est pas échappé, finalement, il est venu en aide à nos héros, et ça, c’est inattendu. Tous les personnages peuvent alors s’enfuir, mais Sharon refuse de partir avec eux, ne voulant/pouvant pas remettre les pieds aux Etats-Unis. À la place, elle monte dans une voiture en expliquant à une femme qu’elles ont de gros problèmes. Ah, on la reverra, ouf.

De son côté, le nouveau Captain America découvre que Sam et Bucky ont fait en sorte de libérer Zemo, et il n’est pas très content. Lemar n’est pas convaincu, mais il se laisse embarquer par son pote qui lui promet de mener l’enquête avant d’en parler à qui que ce soit. Admettons

Nous retrouvons alors Karli auprès d’un centre du CMR (Conseil Mondial de Rapatriement, donc). On sent que ça va mal tourner, mais avant ça, elle nous explique qu’elle a envisagé un temps de devenir professeur, avant de se retrouver à prendre le sérum et de prendre cette voie du terrorisme. Elle explique alors à l’homme avec elle qu’ils ont les toutes dernières doses du sérum maintenant que Nagel est mort. Elle est vachement bien informée, n’empêche.

L’avantage, c’est qu’elle aussi en mesure de négocier avec Power Broker, maintenant. Et histoire de s’assurer que Karli reste bien une terroriste, la fin d’épisode est claire : oui, elle nous paraît gentille, mais elle est tout de même dangereuse. En effet, Karli a réussi son coup dans le centre de CMR et volé six mois de provisions sans problème. Le problème, elle finit par le créer en faisant exploser le bâtiment par contre. Cela ne plaît pas tellement à son coéquipier, puisqu’il restait des hommes en vie dedans… mais bon, c’est trop tard. De toute manière, il n’y a que ce type de violence que les hommes comprennent d’après elle. Mouais.

Pendant ce temps, dans le jet de Zemo, Sam comprend enfin qu’il a fait une erreur en rendant le bouclier à un musée, mais ce n’est toujours pas parce qu’il aurait voulu le porter lui-même. Nope, c’est parce qu’il pense maintenant qu’il fallait le détruire. Bon, toujours pas Sam, mais j’ai hâte que tu comprennes que ce bouclier est pour toi.

En attendant, ils apprennent que la femme que voulait aider Karli est morte en Lettonie. Et Zemo a bien sûr un endroit où aller en Lettonie, ça va de soi. Ce n’est toutefois toujours pas la fin de l’épisode, et ça, vraiment, c’était surprenant : la vraie fin voit Bucky laisser Sam et Zemo ensemble pour faire demi-tour et jouer au petit poucet dans toute la ville de Riga. Il récupère chaque fois des petites boules numériques et remonte ainsi la piste, cherchant à tomber sur la personne qui les sauve depuis le début de l’épisode, j’imagine. Et contre toute attente, il s’agit d’une guerrière du Wakanda, Ayo. Purée, il faut que je revois le film, j’en avais entendu tellement de bien que ça m’avait fait le même effet qu’avec Winter Soldier, j’en attendais trop.

Pour en revenir à la série, Ayo est évidemment là pour venger la mort de son ancien roi, T’Chaka, en tuant Zemo, même si T’Challa l’avait laissé en vie. Est-ce un moyen de nous introduire Black Panther 2 ?