Les Anneaux de Pouvoir – S01E06

Épisode 6 – Udûn – 19/20
En évacuant les personnages que je n’aime pas et en se concentrant bien plus que prévu sur l’action, cet épisode s’avère l’un des meilleurs de cette saison pour l’instant. Il y a quand même trop de blabla et des longueurs qui donnent envie qu’il s’achève quand on arrive sur la fin, mais les nombreux retournements de situation et les scènes de combat à l’esthétique soignée donnent envie d’en voir bien plus ! C’était hyper prenant, et vraiment réussi.

Spoilers

Bronwyn et Arondir se préparent à affronter les Orques, sans savoir encore que Galadriel est en route pour leur venir en aide avec l’armée de Numénor.

Where is Sauron?

Déjà près d’une semaine que je n’ai plus regardé d’épisode, et j’ai un week-end juste assez chargé pour ne pas en regarder non plus. Il fallait donc que je me lance dans cet épisode ce soir ou jamais ; après une matinée avec les sœurs Sanderson – désolé Prime Video, Disney + avait clairement la priorité avec Hocus Pocus 2, et ça s’est fait sans regret parce que j’ai bien aimé. Ce n’est toutefois pas le sujet, puisque nous en sommes déjà à l’épisode 6 de cette série et qu’il va bien falloir le commenter à un moment ou un autre.

L’épisode commence par son générique, toujours sublime sans que je ne sois fan, et un gros plan sur la main d’Adar. Il n’a toujours pas confirmé qu’il était Sauron, mais il a toujours autant d’autorité sur les Orques : nous le voyons convaincre son armée d’aller se battre. Parmi l’armée, nous retrouvons aussi le paysan de la semaine dernière, qui n’a pas hésité à tuer le pote de Théo.

Difficile de lui pardonner ou de le comprendre, surtout qu’il est presqu’en position de bras droit à marcher aux côtés de son nouveau leader. Leur destination ? Le poste de garde où tous les humains et Arondir étaient la semaine dernière.

Ca, c’était la semaine dernière. Dans cet épisode, il n’y a plus personne en vue au poste de garde quand l’armée d’Orque arrive. Seulement, ça ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a plus personne du tout : Arondir est toujours là à monter la garde, bien caché. IL a beau se cacher, Adar est capable de le sentir – et ça n’est pas si étonnant quand on le voit tout plein de sueur hein.

Arondir se révèle finalement pour montrer tout l’ingéniosité de ce plan. Une petite flèche enflammée suffit en effet à provoquer l’effondrement d’une tour enflammée sur tout l’avant-poste. C’est une sacrée surprise et une victoire bien sympathique pour les villageois qui viennent ainsi à bout d’une grande partie des Orques. C’est un plan intéressant, avec beaucoup de ruse pour coincer tous les méchants au même endroit. C’est malin, et ça nous permet de comprendre aussi qu’Adar est peut-être bien à la recherche de Sauron finalement.

En tout cas, les villageois sont heureux d’avoir survécu, mais ils ne peuvent toujours pas chômer. Ils ont une journée de soleil pour se préparer à un second assaut, sans la moindre ruse cette fois. Arondir tente bien de détruire ce que convoite Adar, mais c’est un échec. Il motive donc les troupes, alors que tout le village s’arme comme il peut en attendant la nuit.

Bronwyn essaie d’en savoir plus sur le plan d’Arondir pour cacher l’objet convoité par les Orques, mais il refuse de lui dire quoique ce soit dessus. C’est trop risqué d’en dire trop selon lui, il préfère donc que personne ne sache rien ; et elle le comprend, surtout qu’elle veut mettre aussi son fils à l’abri. C’est malin cette affaire, je ne le sens pas son fils moi.

Elle est toutefois trop occupée à draguer Arondir pour se poser des questions sur lui. Arondir est un vrai séducteur avec elle, même qu’il veut planter sa graine avant le combat, hein. J’ai trouvé la scène un peu lourde sur ce coup, on a compris qu’ils se plaisaient, à quoi bon passer du temps à toucher les arbres ? Embrassez-vous qu’on en finisse !

Ils l’ont fait à peu près au moment où j’allais dire cette dernière phrase à voix haute. C’est romantique tout plein, mais sommes-nous vraiment là pour ça ? Je ne pense pas. Nous sommes devant cette série pour ses paysages et pour ses scènes d’action, non ? Cela tombe bien : la scène suivante est pleine d’action – ou en tout cas de suspense. L’elfe et les villageois observent donc ce qu’il reste de l’armée d’orques, encore un peu trop pleine.

Ce n’est pas grave, face au nombre de l’armée, l’elfe a toujours des ruses. Bronwyn a un peu du mal à craquer les allumettes qui sont au cœur du plan pour battre les Orques. Qu’à cela ne tienne, elle utilise la torche d’un Orque pour allumer l’incendie dont elle avait besoin. La scène nous confirme que Bronwyn est une excellente guerrière, mais elle montre aussi un Orque venir à bout de la villageoise qui faisait duo avec Bronwyn. C’est bien triste à voir, mais elle n’a pas le temps de se concentrer sur sa perte : il faut encore mettre en place tout le piège.

Cette fois-ci, le piège consiste simplement à encercler les Orques entre deux charrettes enflammées. C’est un plan plutôt sympa et efficace, qui permet de nous montrer une belle scène d’action. Les villageois s’en donnent à cœur joie pour tuer plein d’orques, et Arondir aussi. Ce dernier est toutefois attaqué par deux orques à la fois – puis par d’autres une fois tombé de son toit. Il est trop fort, cet Arondir, et la scène de combat est vraiment fluide et belle, avec plein de cascades.

C’est agréable de retrouver enfin une vraie scène d’action, et j’aime vraiment ce personnage d’elfe qui nous montre toute son agilité au combat. Il est toutefois pris de court par cet Orque qui est beaucoup plus fort que lui et est vraiment à quelques centimètres de le tuer en lui crevant l’œil. La scène a un petit côté gore, avec le sang qui coule de l’œil de l’Orque directement dans la bouche d’Arondir.

Celui-ci est finalement sauvé de justesse par Bronwyn, et je m’attendais à un mauvais retournement de situation qui nous la tuerait au moment où elle le sauverait. Ce n’est toutefois pas le cas : le retournement de situation ne la concerne pas directement. Il a lieu quand Arondir comprend un brin trop tard que si les hommes gagnent si facilement contre les Orques, c’est parce qu’ils ne se battaient pas contre des Orques, mais contre des hommes.

Oui, oui, les villageois ont juste tué les traitres de l’épisode précédent, déguisés en Orque. Et c’est là que ça part en vrille avec les Orques plus malins capables de les piéger eux aussi. Je m’y attendais, mais pas à ce moment-là. Bronwyn se prend deux flèches d’orque. Je la voyais bien mourir avant ça. Bref, tous les villageois se replient comme ils peuvent dans la taverne, mais ça ne pourra qu’être de courte durée.

On nous fait durer le plaisir avec une Bronwyn qui souffre énormément et dont il faut cautériser les plaies. La scène est bien foutue, même si c’est plus que prévisible que Bronwyn survivra au moment où ils essaient de nous faire croire à sa mort. Autant quelques minutes avant, j’envisageais de la voir mourir, autant après tout ça, sans l’effet de surprise, ça ne passait plus.

Bref, elle survit bien et les Orques peuvent envahir la taverne pour… menacer de la tuer. C’est fou, ça. Si elle n’avait pas survécu, le chantage sur Arondir aurait eu beaucoup moins d’effets je pense : il est peut-être prêt à mourir pour protéger le secret de la cachette de l’objet convoité par Adar, mais il n’est pas prêt à voir mourir Bronwyn pour autant. S’il résiste et ne dit rien tout de même, c’est Theo qui finit par révéler où l’objet se trouve.

Les Orques obtiennent donc ce qu’ils veulent, et je savais qu’on ne pouvait pas avoir confiance en Theo. Il fait le bon choix, je pense : oui, c’est une victoire pour les Orques, mais sa mère survit tout de même. Ce n’est pas rien.

Pendant ce temps, Isildur mange une pomme, littéralement. Il la partage avec un cheval dans la cale du bateau avant de la jeter en pleine mer, ce qui n’avait pas trop de sens franchement. Nous le retrouvons donc sur le même navire que Galadriel, et il ne faut pas longtemps pour que ces deux personnages centraux de la saga se croisent. C’est toutefois intéressant de découvrir ce moment de la rencontre entre eux.

Elle le prend pour un soldat quand il n’est qu’un garçon d’écurie et le dialogue s’instaure entre eux presque comme d’égal à égal – sauf qu’il est fasciné par la vue perçante de l’elfe, puis par le lever de soleil qui le laisse incapable de poursuivre la conversation. C’est un beau lever de soleil et je peux comprendre qu’Isildur reste bouche bée, mais là, on en est vraiment à une scène bizarre où Galadriel semble presque le draguer à lui dire qu’il ressemble à son père.

Ce dernier arrive justement pour vérifier ce que fait son fils, puis pour parler avec Galadriel qui a plein de questions sur la mère d’Isildur, morte noyée. Soit.

Sur son navire, la reine demande de hâter l’expédition pour que les bateaux atteignent plus vite la terre, et elle fait bien. Son armée arrive à temps pour venir en aide aux villageois coincés par les Orques dans la taverne. Oh bien sûr, quand ils entendent les chevaux de l’armée de Numénor, les Orques décident d’exterminer un tas de villageois, mais ceux-ci sont capables de se défendre sous l’impulsion de leur leader Arondir.

Galadriel mène évidemment la tête de cette expédition, et elle aide à sauver le village bien vite. Elle apprend toutefois d’Arondir où se situe le leader des Orques : Adar est en train de s’enfuir avec l’objet qu’il convoitait tant. Cela mène à une sympathique course poursuite en cheval, avec Galadriel s’arrangeant même pour que son cheval aille plus vite que celui d’Adar.

Ce dernier se fait toutefois avoir par Halbrand qui a clairement une dent contre lui. Il a en effet bien envie de le tuer, surtout qu’Adar ne se souvient pas de lui. Galadriel parvient contre toute attente à empêcher Halbrand de mener à bien son projet d’exécution d’Adar. Elle souhaite l’interroger pour retrouver Sauron, ce qui n’est pas des plus efficace. Fait prisonnier, Adar n’est pas trop du genre à révéler tout ce que Galadriel souhaite savoir. Au contraire, il papote avec elle, mais plutôt pour faire quelques rimes et énigmes. C’est chiant comme tout quand les personnages s’écoutent parler comme ça.

J’ai préféré la scène qui voyait Isildur être envoyé par la reine au combat contre les Orques, et la camaraderie qui s’est dégagée avec Valandil et Ontamo une fois la bataille achevée. Après, ça ne me fait pas passer à côté de la conversation Galadriel/Adar pour autant : il lui révèle qu’il préfère être appelé Uruk et lui assure qu’il a éventré Sauron lui-même.

Comme Galadriel, je ne le crois pas l’espace d’une seconde, mais c’est peut-être parce que je connais le futur avec la double trilogie, hein. En attendant, Galadriel torture Adar, qui est bien un elfe comme ses oreilles le laissaient supposer, en parlant indéfiniment avec lui. C’est assez insupportable, parce que je me sens torturé moi aussi, quand elle menace en vain de tuer des Orques ou lui assure un futur misérable où elle le tuera, après toute sa descendance.

C’est cette fois à Halbrand d’empêcher Galadriel de tuer Adar, alors que moi, j’en étais à penser « tuez-le qu’on en finisse ». Comme avec le baiser plus tôt donc. Bref, Halbrand et Galadriel nous empêchent de voir Adar mourir, mais tout cela les rapproche à nouveau. Halbrand confie ainsi à Galadriel que pour la première fois depuis longtemps, il allait peut-être pouvoir avancer dans son deuil et ses envies de revanche. Il est assez clair que ces deux-là se plaisent aussi, mais pas encore assez pour s’embrasser apparemment.

Il faut donc se contenter de changer de scène pour que les deux intrigues de l’épisode continuent de se croiser. Bronwyn et Arondir rencontrent ainsi la reine de Numénor… qui souhaite présenter Halbrand à Bronwyn. Ben oui, Halbrand est le roi qu’elle attendait tant. Cela sent le couple à plein nez, hein, et c’est frustrant parce que j’aimais bien Arondir et Bronwyn ensemble jusque-là.

Il faudra voir comment tout ça évolue dans l’épisode suivant. En attendant, Galadriel redonne à Arondir l’objet des Orques et Arondir tente de consoler Theo, persuadé qu’il se sent coupable d’avoir donné un objet si crucial aux Orques. Ce n’est toutefois pas la culpabilité qui l’étouffe, c’est la perte du pouvoir : en tenant l’objet de Sauron, il se sentait puissant. Bon, la série nous laisse entrevoir la possibilité que Theo soit Sauron là, avec une hache qu’il récupère pour qu’elle soit jetée à la mer.

Et alors que vraiment je pensais que l’épisode s’achevait, ce n’était toujours pas le cas : le paysan ayant tué le pote de Theo a encore son rôle à jouer loin du village : il nous ouvre un barrage qui craque complètement. L’eau s’engouffre et s’infiltre dans toute la vallée, passant par les souterrains sous le village, provoquant des explosions et des fuites tout au long de celui-ci.

Dire que les villageois pensaient une fois de plus avoir gagnés… C’est finalement un fail monumental qui les attendait. Cela nous donne une fin d’épisode incroyable : après quelques scènes de bavardages chiantes et trop longues, nous découvrons enfin le vrai plan des Orques concernant les terres du Sud. Les souterrains mènent ainsi directement au volcan au loin.

J’étais loin de me douter que l’épisode finirait sur une éruption volcanique quand je l’ai commencé, mais ça donne une sacrée scène finale avec des effets spéciaux de qualité. Les Orques sont heureux et s’écrient Udûn, alors qu’Adar parvient à s’enfuir et que le village est décimé par l’éruption. C’était une sacrée éruption, avec des boules de feu impressionnantes et un sentiment de défaite puissant qui s’inscrit sur les visages de tout le casting.

La fin nous laisse en suspense sur le devenir de Theo, du cheval d’Isildur et de Galadriel. Cette dernière reste complètement figée face à l’éruption et aux giboulés volcaniques qui lui foncent dessus à grande vitesse. Si on sait qu’elle survivra, ça faisait toutefois une fin pleine de suspense et vraiment marquante – avec une esthétique toujours aussi magnifique.

American Gigolo – S01E03

Épisode 3 – Rapture – 15/20
C’est étonnant, mais j’ai l’impression que l’intrigue de la série ne commence vraiment qu’avec cet épisode, parce que le rythme s’accélère un peu plus. Il y a un mystère auquel je ne comprends rien pour le moment, donc j’attends de voir le rôle que ça aura à jouer avec tout le reste, et une intrigue bien plus prenante, avec un côté policier qui va peut-être dépasser le guilty pleasure cette fois. Les personnages sont loin d’être tous appréciables, par contre…

Spoilers

Julian assiste à l’enterrement d’Olga, Michelle cherche toujours Colin.

She was a client.

Apparemment, chaque épisode sera plus court que le précédent, mais comme j’ai trouvé celui-ci à peu près au moment d’aller me coucher, ce n’est pas plus mal. L’avantage, c’est que je l’ai vu vite fait et que j’ai pu enchaîner les trois, au point où je sais désormais que je suis pris au piège de la série et que je la continuerai probablement jusqu’à la fin de la saison – ou série. Je comprends mieux la diffusion par trois épisodes.

Cet épisode commence par un flashback en 1993, où Olga apprend à un Julian qui a quinze ans comment conduire, juste parce qu’il lui dit qu’il aime les voitures. Elle fait de lui son chauffeur perso, quitte à abandonner son précédent chauffeur sur le bord de la route. C’est un étonnant début d’épisode, mais ça fait une bonne transition vers le générique. Ah, je kiffe vraiment le fait que la série propose un générique.

Dans le présent, la série reprend à l’enterrement d’Olga. Il n’y est pas question de Guy, qui n’a pas de cercueil, et on n’y voit pas grand-monde pour une Queen. Franchement, c’est un peu abusé : il ne reste que Lorenzo, Isabelle et Julian pour lui rendre hommage ? Et puis, le mot hommage est grand pour cette scène où Isabelle balance du whisky sur le cercueil.

Sans trop de surprise, Sunday est là aussi pour enquêter et pour mettre la pression à Julian afin d’obtenir plus d’informations. Il se débarrasse d’elle sans trop lui parler, avant que Julian ne retombe sur Isabelle. Elle ne compte pas le laisser partir comme ça, sans lui parler une nouvelle fois de leur nuit passée ensemble dans l’épisode précédent.

On ne va pas bien loin avec leur échange : Julian l’interroge sur Lisa Beck, sans obtenir de vraies informations et elle lui répond en lui parlant de son premier client à elle, un homme qu’elle n’a pas beaucoup aimé. Ma foi, ce n’est pas ce qu’on te demandait Isabelle.

Julian se retrouve à enquêter sur Lisa par lui-même, pour essayer de comprendre pourquoi le dossier est arrivé entre ses mains. On découvre que Liza s’est suicidée, pendant que des flashbacks nous montrent sa relation avec Julian qui la trainait à des fêtes. C’est étrange pour l’instant, car on ne sait pas où ils veulent en venir. Isabelle pourrait-elle être responsable du meurtre de Liza plutôt que du suicide ?

Difficile à dire. Après tout ça, Julian retourne au travail, mais il n’est pas gigolo hein, juste il bosse dans un restaurant. Ce n’est pas dingue, alors les scénaristes évacuent ça bien vite pour laisser Julian rentrer chez lui et parler avec Lizzy, sa propriétaire. C’est cool, mais ça aussi, ça ne sert pas à grand-chose pour l’instant. Du coup, ils sont interrompus par l’arrivée de Lorenzo qui décide d’apporter toutes les fringues hyper classes de Julian à lui. Oui, oui, il lui apporte des costumes et lui dit qu’ils sont à lui. Je veux bien un pote comme ça, moi.

Après, Lorenzo est un peu chiant à insister autant auprès de Julian quand celui-ci se dit peu intéressé par la soirée qu’il lui propose, une soirée avec Isabelle bien sûr. Tout ça semble raviver un autre flashback en Julian, un flashback où Liza allait se suicider, justement ; puis des flashbacks avec Michelle parce qu’on va y avoir droit à chaque épisode. Les deux semblent avoir eu une jolie relation malgré son boulot, et il a eu grâce à elle un tas de chemises toutes plus immondes les unes que les autres.

Pendant ce temps, Michelle continue de déprimer de la fugue de Colin, parce qu’à ses yeux, il a été kidnappé par une pédophile. Certes, ça y ressemble un peu, c’est vrai. Elle s’en confie à son mari, étonnamment, mais sans lui révéler toute la vérité sur l’enquête qu’elle mène de son côté. Quand elle est contactée par le mari d’Elizabeth, la maîtresse de Colin, elle ne dit rien à son mari.

Pourtant, elle finit avec l’adresse du motel où Colin et Elizabeth se cachent. Là, on y découvre ce qui était assez évident : Colin a une photo de Julian et sa mère, et ça nous confirme que Julian est son père – si jamais il restait un doute sachant que Colin est joué par le même acteur que Julian jeune. Cela reste bizarre, parce que Colin serait donc au courant, mais on ne sait pas comment.

Autrement, Elizabeth l’envoie faire quelques courses, et c’est une erreur qui lui coûte cher. La scène aurait pu être un cliffhanger excellent pour l’épisode précédent : Elizabeth est interrogée par l’homme de main du père de Colin, qui est un peu violent avec elle. Comme toujours dans les séries quand il est question d’un motel où on se cache, l’homme de main finit par tuer Elizabeth, par accident. C’est emmerdant.

À côté de son cadavre, il y a la photo de Julian et Michelle. Quand Colin retrouve sa maîtresse, il ne prend pas la peine de récupérer la photo et se barre, comme s’il était le criminel qui venait de la tuer. Tel père, tel fils, ça fait une intrigue déjà bien plus intéressante. En tout cas, il s’enfuit… et c’est sa mère qui retrouve le cadavre le lendemain.

Plutôt que d’avoir une réaction logique, elle se met à nettoyer une partie de la chambre, sans chercher pour autant à récupérer la photo à côté de la tête d’Elizabeth, hein, en laissant ses empreintes partout et en parlant au manager. Forcément, ça n’arrange pas les affaires de son mari. Michelle prend quand même la peine de tout lui raconter.

Aussitôt, son homme de main se charge de couvrir le meurtre comme il peut. Il paie le manager pour acheter son silence et ses vidéos de surveillance, puis le mari d’Elizabeth, juste pour son silence. Cela n’empêche pas que la police trouve la photo de Julian et Michelle juste à côté d’Elizabeth. Lors d’un débrief général où Sunday parlait de Guy et Olga, elle découvre ainsi cette photo… C’est plutôt pratique.

Cela fait avancer ses affaires. Plutôt que de se rendre auprès de Julian, Sunday décide bizarrement d’aller interroger Michelle. Cette fois, je suis perplexe. Elle prêche le faux pour savoir le vrai, peut-être, mais ce serait quand même plus simple d’aller directement auprès de l’homme qu’elle connaît plutôt que d’aller auprès de Michelle, dont je ne sais même pas comment elle a pu trouver l’identité si vite – sans que ses empreintes ne soient relevées dans la chambre du motel apparemment ?

Comme Michelle ne lui répond pas vraiment et finit par dire que Julian n’était qu’un prostitué qu’elle avait embauché une fois ou deux, Sunday se met à appeler Julian pour en savoir plus. Elle lui répète ce mensonge, qu’il corrobore tout en le prenant mal, surtout avec la formulation utilisée : « elle dit vous avoir utilisé ». Eh. Pas agréable, j’imagine.

Cet idiot de Julian décide donc de sniffer un peu de drogue pour s’en remettre après sa douche. Cela nous lance un montage final où Julian hésite à enfiler le costume apporté plus tôt par Lorenzo, où Sunday prépare son tableau de détective pour mener l’enquête, où Michelle pleure son fils perdu quelque part en ville et où Colin s’endort justement dans un autre motel, dans la pièce réservée aux femmes de ménage qui ne disent rien de sa présence.

Allez, ça prend une tournure plus intéressante d’un coup, avec cette enquête policière qui se dessine en creux et Julian qui est surveillé quand il quitte son appartement.

American Gigolo – S01E02

Épisode 2 – Pretty Baby – 14/20
Je suis déçu car j’espérais vraiment que la série parvienne à surprendre ou plaire. Si la fin d’épisode promet une intrigue plus intéressante, je ne peux pas dire que je sois surpris pour l’instant. Au contraire, tout semble plutôt convenu pour le moment et un bon nombre de scènes donnent plutôt l’impression de perdre notre temps que de nous faire avancer. Les personnages ne sont pas vraiment développés dans ces scènes-là, alors c’est frustrant. Et pourtant, il y a toujours ce je-ne-sais-quoi qui accroche et un peu plus de scènes tentant de justifier le titre de la série… sauf que c’est gratuit.

Spoilers

Sunday continue de mener son enquête, ce qui l’amène assez vite jusqu’à Olga.

La police. C’est temps, it’s time.

Je suis plutôt heureux de découvrir que cet épisode est plus court de dix minutes que le précédent. Si je ne peux pas dire que je me suis fait chier devant l’épisode précédent, j’ai en effet senti passer certaines longueurs dans l’épisode et j’espère qu’on pourra y échapper en cinquante minutes. Quarante-cinq même, si on en retire le générique et… Oh mon dieu ? La série a un générique !  

Non seulement je suis content parce que j’adore les génériques, mais en plus la chanson « Call me » est géniale. C’est une super idée de proposer un générique pour cette série, même si ça paraissait redondant de revoir une grande partie des images du premier épisode. On enchaîne en début d’épisode avec une fête d’anniversaire bien particulier pour Julian.

Oui, l’épisode commence par un flashback où Julian est ado et joue avec Isabelle le jour de son anniversaire pendant que Lorenzo vit sa meilleure vie. Ah, la série semble vouloir justifier son titre à fond avec cet épisode : Lorenzo passe devant un couple nu, puis c’est au tour de Julian de se déshabiller parce qu’Olga lui demande.

Pour son anniversaire, elle lui offre un cours d’éducation sexuelle avec pratique et conseils. Le tout est surpris par Isabelle encore enfant. Pas du tout creepy cette scène, déjà. Comme cela ne suffit pas, on en revient ensuite au présent où Julian est en train de coucher avec cette même Isabelle. Cela ne se passe pas si bien pour lui : il est incapable de rester en érection, Isabelle est tarée et l’étrangle, ça fait juste peur à voir tout ça.

Julian finit par abandonner Isabelle sur son lit et se barre bien vite, tentant de rattraper Olga alors qu’elle quitte la villa. Elle le fait aussi sous les yeux de la détective Sunday qui ne manque pas d’interroger Julian sur tout ce qu’il se passe. La série reprend déjà ses longueurs : elle nous remontre en flashback plein de scènes du premier épisode, déjà revues avec le générique ou le résumé de l’épisode précédent. C’est un peu abusé à ce stade.

La série est répétitive, et ça ne me paraît pas forcément utile. Peut-être que mon problème, c’est de voir les deux épisodes à la suite quand la série n’est clairement pas faite pour être bingewatchée. Ou alors elle l’est ? Difficile à dire avec une chronologie si éclatée, même quand on se concentre sur le présent où Sunday apprend la mort du tueur à gages alors que Julian passe toute une nuit à marcher et errer en vain.

Il suit un chien qui semble se comporter comme si c’était le sien et le mène l’air de rien vers un appartement à vendre. Le lieu est trop beau pour que la série ne se fasse chier à le dénicher sans que ça ne devienne vraiment l’appartement du personnage principal. Pour l’instant, il n’a pas de job, alors il ne peut pas le louer. Julian se retrouve à devoir retrouver un ancien co-détenu pour obtenir un travail. C’est gros, mais ma foi, ça aussi, on le voit dans toutes les séries. Bo semble prêt à l’aider juste pour le principe, de la même manière que le chien le suit partout.

Julian se retrouve rapidement avec un job dans un restaurant, et il se précipite donc voir la propriétaire de l’appartement magnifique. Il lui avoue être un ancien prisonnier, lui raconte toute sa situation et bizarrement, la femme semble vouloir lui faire assez confiance pour le prendre comme locataire de son appartement. Elle est sa voisine du dessus et elle saura tout ce qu’il fait.

Quand j’ai dit qu’il racontait toute sa situation, j’oubliais de capter qu’il oubliait de parler de sa situation de gigolo. Elle le découvre vite dans le journal, mais ça ne change pas grand-chose pour elle. Elle est un peu bizarre aussi, parce qu’elle refuse de voir les affaires de la précédente locataire, morte dans la salle de bain.

Le soir, elle accepte de manger avec Julian, tout en posant plein de questions sur son passé. J’imagine que ça rend curieux d’héberger un gigolo ex-tôlard, cela dit, donc je peux la comprendre. C’est tout de même bizarre comme intrigue – et ça ne justifie pas vraiment le titre de la série non plus.

Pendant ce temps, Sunday continue son enquête malgré tout, venant voir un certain Guy, qui est clairement le mari d’Olga. Entre français, c’est normal. Guy protège Olga, mais celle-ci semble désirer parler à la police si l’on en croit la traduction qu’elle fait. Comme Guy l’a envoyée balader, Sunday se retrouve pourtant à harceler une juge afin d’avoir un mandat de perquisition pour la maison d’Olga. Quelque chose me dit que ça ne servira à rien car Isabelle est celle qui gère le tout désormais. Le temps qu’elle l’obtienne, Guy se débrouille pour voler un dossier scolaire et le filer à Julian, en le posant dans sa voiture.

Bien qu’il ne le regarde pas immédiatement, Julian finit par rappeler le numéro de téléphone laissé là parce qu’il est intrigué par le dossier de Liza Beck, une ancienne cliente, si je comprends bien le flashback. Le problème, c’est qu’il appelle trop tard : Sunday retrouve en fin d’épisode Olga et Guy assassinés chez eux.

Pendant ce temps, Michelle essaie d’avoir des nouvelles de Colin, son fils, qui n’est pas en sécurité selon ce qu’elle lui dit au téléphone. On sent bien que son mari est un taré, il lui pique même ses médicaments. Il a beau promettre que son fils et sa maîtresse iront bien, je n’ai absolument pas confiance en lui. Le plan suivant, qui nous montre un homme surveiller le motel où se rendent Colin et sa maîtresse ne me dit rien qui vaille non plus.

Michelle mène en tout cas son enquête comme elle peut, seule, contactant un coach qui est en fait le mari de la maîtresse de Colin. C’est violent pour le mari tout ça, voir sa femme se barrer avec un gamin ? Les deux semblent pourtant très amoureux, parce qu’on les découvre au lit désormais, et Colin s’occupe bien de sa maîtresse – sous tous les sens du terme.

C’est le genre d’intrigue hyper creepy, parce que la différence d’âge entre les acteurs est visible et que les acteurs sont nus. Ca nous érotise une situation qui est loin de l’être normalement. C’est flippant, tout simplement, et c’est à peu près la seule scène qui nous montre vraiment de quoi justifier le titre de la série.

Un autre flashback nous montre les débuts de la relation entre Michelle et Julian. C’est tout bizarre : elle voulait l’embaucher pour une de ses amies, mais l’alchimie entre eux deux les a clairement détournés de ce plan. Il se renseigne sur son passé et la drague, et c’est mignon comme tout de les voir si beaux ensemble. Par contre, la scène ne sert pas à grand-chose puisqu’on sait déjà qu’ils ont eu une relation ensemble au point qu’il soit l’une des seules qu’il vienne voir à sa sortie de prison.

C’est loin d’être le seul flashback des amoureux pourtant… et tout ça, c’est de la perte de temps.

American Gigolo – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Sincèrement, le casting sauve beaucoup un épisode qui est lent, avec un scénario finalement assez peu surprenant malgré sa chronologie éclatée. La série est sympathique sans être incontournable, les personnages sont encore un peu plats à ce stade, mais quelque chose de positif se dégage tout de même de l’ensemble. Je ne sais pas encore ce que ça peut être, mais la série à ce petit côté irrévérencieux qui donne envie de la continuer – un peu en mode Guilty Pleasure.

Spoilers

Julian est libéré de prison après y avoir passé injustement quinze années.

You’re a free man.

La série débute par une scène qui n’a rien de bien exceptionnel, avec le personnage principal qui est clairement déprimé, en prison. Il a de quoi : on comprend assez vite qu’il est accusé d’un meurtre qu’il jure ne pas avoir commis puisqu’il n’en a aucun souvenir. Julian, c’est son nom, est pourtant accusé très clairement par la détective qui lui reproche d’avoir ses empreintes sur l’arme du crime et du sang sur ses vêtements.

Cela se présente mal pour lui : il risque la prison à vie, au mieux. Il peut aussi viser les vingt ans en se confessant, et c’est très probablement ce qu’il fera. Le montage qui suit est parfaitement génial et tout à l’opposé de ce qu’on pourrait attendre d’un type qui est prêt pour la prison. En effet, nous le voyons dans son activité de gigolo, au son de Call me. Avec un autre titre pour la série, j’aurais pu penser qu’il faisait un autre travail et qu’il draguait à tout va… mais ce n’est pas le cas.

Ecoutez, il faut que je le dise tout de suite : j’adore le look de Julian dans ce début de série et je trouve que ça fonctionne super bien de le voir comme ça. Le look ? Je parle de ses fringues, promis, mais je reconnais qu’il a aussi tout à fait le corps pour ce genre de série, hein. Il ne faut pas bien longtemps pour qu’on le voit se déshabiller d’ailleurs. C’est un gigolo, c’est bien normal. Puis, même sans ça, on sent que la série va trouver des prétextes pour le déshabiller plus que nécessaire dès cette première scène.

Cela ne manque pas. Nous retrouvons ensuite Julian quinze ans plus tard. Il a toujours un très bon look sportif et des abdos à baver que l’on voit comme il dort en slip, alors tout va bien pour lui. Eh, ça aide la prison. Bon, le look des années 70 alors que la série semble plutôt moderne, par contre, je ne suis pas forcément fan. Quinze ans plus tard, Julian est donc en prison pour ce meurtre et il a sa petite routine bien définie. Il fait toujours du sport, sert les autres à la cantine et vient en aide aux prisonniers qui lui demandent, en échange d’argent.

On en revient toujours au même dans ces séries, il y a un criminel qui se fait violer par un autre, qui en fait sa chose. Eh, Prison Break vraiment. Alors que Julian est convoqué au parloir, un flashback nous montre la nuit du crime dont il est accusé : Julian est vu au-dessus d’une femme nue, lui-même torse nu et couvert de son sang, au moment où la police arrive.

Au parloir, Julian retrouve la détective Sunday qui l’a forcé à se confesser et qui après une introduction rapide et pas bien subtile lui avoue qu’il est désormais libre. Un autre homme a décidé de dévoiler le crime qu’il avait commis maintenant qu’il était en phase terminale de son cancer, et parmi ses victimes, il y a Janet Holmes, la femme que Julian était supposé avoir tué. Comme il a tranché la gorge de Janet alors que Julian dormait à côté d’elle, ben, Julian a été accusé.

Est-ce que pour autant Sunday s’excuse de ce qu’elle a fait ? Non. Cela ne change rien aux faits, mais ça fait parfois du bien d’entendre de vraies excuses. Julian n’y a pas droit, mais il est libre. Il décide de se rendre dans le quartier de son enfance, quand il s’appelait encore Johnny. Un flashback nous révèle son enfance, et ce n’est pas bien passionnant, honnêtement.

Julian/Johnny vient donc voir sa mère, aveugle, chez elle. Elle ne s’attend pas à sa visite, puisqu’elle pensait son fils en prison. Bon. La série est en train de commencer à m’ennuyer, et c’est embêtant pour un premier épisode. J’ai envie d’accrocher à ce personnage, mais l’omniprésence de flashbacks et une intrigue qui avance bien lentement ne me dit rien qui vaille.

On comprend bien que le personnage est nostalgique de son passé et qu’il a perdu sa virginité avec une MILF (sa voisine ?), mais est-ce vraiment utile pour autant d’avoir tant de flashbacks ? Je suis perplexe. Juste après avoir perdu sa virginité, le pauvre Johnny est carrément vendu par sa mère à une femme qui a juste vérifié son visage et sa capacité à ouvrir la bouche.

Charmant. La nana est française, apparemment, et elle emmène Johnny dans une villa de luxe où il rencontre Lorenzo, un type à moitié à poil, comme tous les gens dans la villa. La première réplique de Lorenzo ? Lui dire que leur vie est toujours mieux que de sucer des bites sur Santa Monica. Ben super. Johnny découvre rapidement sa nouvelle vie : Olga l’a acheté pour en faire un gigolo, et elle se met à l’appeler Julien – ce qui fait qu’il deviendra Julian.

On passe à un autre flashback ensuite, avec Julian rencontrant une belle blonde sur la plage, son chien à lui allant passer du temps avec elle. C’est une manière super décousue de nous présenter l’intrigue de la série – et plutôt que l’intrigue de la série, d’ailleurs, c’est plutôt l’intrigue passée du personnage qui est présentée. A priori, la belle blonde que j’identifiais d’abord comme Janet est en fait la femme d’un richissime homme d’affaires. Julian le découvre par l’intermédiaire d’une cliente, puisqu’ils se retrouvent tous les quatre dans la même soirée.

La cliente de Julian est clairement une habituée très sympa avec lui, mais il la trahit un peu puisqu’il est beaucoup plus attiré par Mrs Stratton, la femme blonde de la plage. Il se débrouille pour l’attirer à une autre soirée plus mouvementée et musicale, histoire de passer un bon moment à la draguer. Etonnamment, il lui fournit même son vrai nom.

Les deux entament évidemment une relation extra-conjugale et tout s’y passe pour le mieux, avec une Mrs Stratton qui s’intéresse au Julian intérieur, pas qu’à celui qu’elle voit à l’extérieur. Elle lui pose des questions sur son travail, pour mieux comprendre comment il peut se prostituer comme ça. Rien de bien passionnant, sérieusement.

Dans le présent, Mrs Stratton – Michelle – semble avoir des choses à cacher. Elle continue de s’intéresser à la vie de Julian, dont elle a vu la libération de prison dans le journal. Désormais, elle porte une perruque et doit supporter de voir son mari rentrer chez lui avec une femme. L’intrigue qui suit n’est vraiment pas ce que j’imaginais : leur fils adolescent est tombé amoureux de sa maîtresse (scolaire, hein). Sympa comme intrigue, mais je ne sais pas trop ce que ça donnera.

Le gamin, Colin, s’enfuit avec sa prof, le père embauche clairement un tueur pour les retrouver quand on voit la réaction de sa femme… et bim, tous mes soupçons vont se porter sur lui pour la suite de la série. Sinon, on est d’accord que Colin, c’est le même acteur que Johnny/Julian jeune ? Je trouve ça super perturbant.

Loin des Stratton, Julian se rend ensuite chez Lorenzo. C’est marrant, parce que Julian n’a pas trop changé en quinze ans, mais Lorenzo a changé énormément en, quoi ?, vingt-cinq ans ? On découvre en tout cas qu’il est resté fidèle à son frère, parce que c’est comme ça que Lorenzo l’appelle. Il lui fait aussi sacrément confiance, en lui confiant directement le volant de sa décapotable. Genre. Qui fait ça ? Il sort de quinze ans de prison, ne lui file pas une super décapotable comme ça ?

Les deux hommes se rendent dans ce qui ressemble à un hôtel. Lorenzo y abandonne Julian au bar avant de le ramener chez lui. Julian finit par lui expliquer, au milieu de la nuit, qu’il avait fini par croire qu’il avait vraiment tué la femme, comme il se souvenait avoir défoncé la tête d’un autre gamin, petit. Mouais. Il a dégommé un type et a oublié qu’il l’avait fait juste après, mais il sait que c’est lui. Il est accusé d’un meurtre dont il ne se souvient pas et se reconnaît coupable… On va dire que ça colle.

Il n’empêche qu’il nous reste encore à découvrir qui est responsable du meurtre de Janet : son meurtrier n’est qu’un tueur à gage. La détective cherche évidemment à l’interroger, mais c’est en vain : le tueur ne parle pas pour autre chose que demander l’euthanasie. Elle rencontre ensuite Julian pour lui expliquer que le type lui a simplement dit « Keen » comme nom de recruteur.

Cela semble signifier quelque chose pour Julian : il entend Queen, et il pense aussitôt à Olga. Mouais. Sachant que juste avant, il a croisé Michelle qui est terrifiée que son mari recommence à leur faire subir ce qu’il a déjà fait… je ne sais pas, c’est une drôle d’idée. En tout cas, ce « Keen » suffit à ce que Julian se précipite loin de la détective Sunday et directement auprès de Lorenzo afin de lui demander à retrouver la Queen, Olga.

Il se dit prêt à reprendre le travail pour elle, parce que de toute manière, il n’a pas vraiment autre chose à faire. Certes. Olga n’est plus tout à fait la reine, par contre : c’est Isabelle, sa fille, qui a pris la suite des affaires. Olga a beau dire à Julian, depuis son fauteuil roulant, de s’enfuir, il ne l’écoute absolument pas. Il ferait peut-être mieux : l’entretien avec Isabelle consiste simplement en un petit striptease. Elle était amoureuse de lui petite, alors elle veut profiter de lui à présent.

La scène est dérangeante, quand même. Sans dire qu’on en est au viol, c’est perturbant de voir Julian accepter de coucher avec elle alors qu’il la connaissait enfant et alors qu’elle lui avait promis qu’il travaillerait pour elle un jour. C’est toutefois comme ça que se termine ce premier épisode. Meh. Ce cliffhanger devrait me faire fuir… Mais Isabelle est jouée par Lizzie Brocheré, et j’adorais cette actrice dans Les Bleus. Je suis content de voir qu’elle a retrouvé un job après Falling Water à laquelle je n’avais pas vraiment accroché !