J’écris la série que j’ai envie de regarder

Salut les sériephiles,

Il faut que je vous raconte un truc, update de rien du tout sur ma vie, mais tout de même. Vous savez comme ça fait des années que je dis que les séries ne parviennent plus à me satisfaire depuis le virage Netflix et la production à outrance de mini-saisons au format hyper convenu ?

Rendez-nous les années 2000

Eh bien, je n’ai pas changé d’avis : j’ai du mal à trouver ce qui me plaît à la télévision aujourd’hui. Forcément, j’ai décidé de faire le truc le plus raisonnable du monde dans ce cas-là : l’écrire moi-même. En vrai, c’est ironique de (rererere)publier un article sur le sujet aujourd’hui alors que, précisément, j’ai pris du retard dans des séries qui sortent un peu du moule (coucou Euphoria) et alors qu’il y a de plus en plus de séries qui semblent valoir le détour. On est à la fin d’un mois où les séries ont fait des propositions – je pense à The Boroughs par exemple ; à Off Campus qui semble avoir sa fanbase solide ou à Widow’s Bay qui semble intrigante. Vraiment, j’ai plein de séries que je voudrais bien tester, mais je n’en prends pas le temps, parce que je n’ai pas l’envie de le faire.

Dernièrement, j’ai accusé le travail (beaucoup), la canicule (un peu), mes aller-retours nombreux à Disneyland (devinez où j’étais aujourd’hui ?), ma vie sociale et/ou familiale… Et c’est une certitude qu’il y a un peu de tout ça dans mon manque d’envie de regarder des séries. Cela dit, il y a encore une autre raison, plus étrange probablement, mais c’est bien cette envie d’écrire ma nouvelle série préférée. Rien que ça, ouais. Et, en vrai, c’était facile : j’ai simplement déterré un vieux projet de mon ordinateur pour le remettre en chantier. Ça s’appelle « Sauveurs de rêves » et j’ai très – très – envie de vous en parler.

Le projet est simple

Ainsi donc, à défaut de trouver une série qui me plaît – c’est-à-dire une série forgée dans le moule du début des années 2000 – j’ai tout simplement décidé d’en écrire une. Le projet n’est pas tout récent et ça se sent peut-être dans la thématique (attention, spoilers, la thématique n’apparaît qu’au milieu du premier épisode) : une étrange fondation embauche des gens pour qu’ils aillent sauver des rêveurs en train de cauchemarder.

À l’origine, je me disais que j’allais écrire un roman, mais très vite, la structure de ce que j’écrivais s’est clairement transformée en « un chapitre = un épisode ». Avec genre 24 chapitres. Une saison, quoi. Est-ce vraiment étonnant que je sois formaté séries TV quand j’ai envie d’écrire quelque chose ? Probablement pas.

Le problème, c’est que j’ai d’abord eu le réflexe de lutter parce que je voulais écrire un roman. Puis, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire sans réfléchir à tout ça. Ce fut prolifique. Dernièrement, cette histoire m’est revenue en tête au détour d’une blague malencontreuse sur le fait que je n’écrivais plus – même sur le blog. Et je me suis dit tout simplement : pourquoi pas en faire une série ?

On se calme : il va de soi que je ne vais pas m’improviser scénariste du jour au lendemain et écrire des scripts, mais j’ai repris mes premiers chapitres, j’ai relu, j’ai réédité tout ça et je pense sincèrement que j’ai sur mon ordi la série que j’aimerais voir à la télévision aujourd’hui – celle qui propose des épisodes indépendants mais quand même feuilletonnants parce qu’il y a un petit fil rouge, des cliffhangers pas trop compliqués, des personnages auxquels on s’attache avec le temps et, ouais, des petits défauts (la structure prévisible, notamment). Tout ce que j’aime, donc.

Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout sans couverture. C’est un problème que j’avais déjà il y a quelques années (oui, ce projet est si vieux que ça). M’enfin, au moment de commencer la rédaction de l’épisode 16, je me suis dit que, peut-être, il fallait que j’en fasse quelque chose. Là, j’avoue, je suis passé par ChatGPT qui m’a suggéré ce que je savais déjà, mais il fallait un déclic : les autoéditer sur Amazon. Je m’évite la galère de la maison d’édition qui ne peut pas publier un « épisode » de 50 pages, je peux en parler ici aussi librement que je le veux (et vous aurez probablement des articles pour vous en parler, parce que ça me fait réfléchir sur les séries que je regarde aussi), et je peux surtout les avoir pour moi en format numérique bien plus cool qu’un Word ou un PDF. Vous aussi.

À quoi s’attendre ?

Donc voilà, vous aurez compris où tout ça va : j’ai écrit des épisodes (15 sur 24 pour l’instant), j’ai réédité les trois premiers (pour l’instant), j’ai demandé à l’IA de faire les couvertures dont je rêvais (je sais que c’est mal, mais je les adore et ça rend bien mieux que toutes mes tentatives perso de montage) et je me suis enfin décidé à les partager. Un épisode fait une cinquantaine de pages (type roman), ce qui représente grossièrement 30 à 50 minutes de lecture selon le rythme. 40 minutes, quoi. Un épisode, je vous dis.

Je ne suis pas fou, par contre : ça prend du temps de relire, corriger les fautes du premier jet, éditer un peu. Il n’y aura pas un épisode par semaine – même si j’adorerais. Non, pour l’instant, je pars sur un épisode toutes les deux semaines, au moins pour les six premiers. Pour la suite, on verra. Je me dis que les vacances d’été vont peut-être m’aider un peu à achever enfin cette saison.

Vous voulez en savoir encore plus sur Sauveurs de rêves ? Déjà merci, parce que si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous êtes fidèles au blog. Pour ne pas faire durer le suspense, voici le synopsis du premier épisode :

Chaque nuit depuis l’enfance, Chris fait le même cauchemar.

Un toit parisien.
Une silhouette armée d’un sabre.
Et toujours la même fin.

Jusqu’au jour où deux inconnues débarquent dans ce rêve et bouleversent tout ce qu’il pensait savoir sur ses cauchemars… et sur les rêves eux-mêmes.

Seulement, Chris ne s’en rend compte qu’après le réveil, lorsqu’une des deux inconnues le retrouve dans le métro et lui fait une offre d’emploi impossible à croire…

C’est dispo sur Amazon, oui, oui

En bref, vous l’aurez compris, l’idée, ce n’est donc pas seulement de publier un roman découpé en morceaux, parce que ce n’est pas un roman. C’est vraiment d’essayer de retrouver, à ma petite échelle, ce plaisir très simple : découvrir un épisode, attendre le suivant, se demander où tout ça va mener, et râler éventuellement parce que le cliffhanger est un peu fourbe. Quand j’écris ou que je me relis (parfois un an après), je trouve que ça marche… Et si ça marche sur moi, ça marchera peut-être sur vous.

Si ça vous tente de découvrir cet univers (mon univers, vraiment, c’est inspiré d’un de mes rêves), l’épisode 1 s’intitule (évidemment) « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin. Le suivant le sera le 15 juin, le troisième le 29… Et toujours au même prix, parce que c’est le minimum, en fait.

Si ça ne vous tente pas, ben, merci d’avoir lu et ne vous inquiétez pas, je n’arrête pas le blog pour autant. C’est juste encore un truc de plus dans ma vie.

Bonne lecture ici ou là-bas et… bonne nuit, mais attention à vos rêves !

Retrouver ma passion des séries en 2024 ?

Proposition quotidienne de rédaction
Quels sont vos plus grands défis ?

Bonne année 2024 les sériephiles,

Oui, je sais, c’est incroyable de voir un nouvel article sur le blog, n’est-ce pas ? Nouvel an, nouvelle résolution, hein, et nouveaux défis. J’imagine qu’un premier grand défi pour cette année est de reprendre en main le chantier qu’est devenu le blog depuis un an et demi. C’était une grande fierté ce blog à la base, pas envie de finir par en avoir honte à force de le laisser trop souvent à l’abandon.

À ma décharge, 2023 a été chargé de plein d’événements, j’ai quand même eu espoir de réussir à tenir le blog comme avant pendant un bon moment (en vrai, jusqu’à mai à peu près ; puis pendant l’été), mais je me suis retrouvé la semaine dernière à m’entendre dire à un ami : « Mais comment tu trouves le temps de faire ça tous les jours ? ». Il n’était pas du tout question de séries ou d’écriture, mais la question m’a fait aussitôt tiquer, parce que, bordel, c’est à moi qu’on la posait cette question normalement ! Oui, c’était à propos des articles quotidiens que je l’entendais souvent avant. Les bugs de WordPress ont vraiment eu raison de ma constance en la matière, et je me retrouve désormais à poser des questions totalement stupides car j’ai déjà la réponse : il suffit de le faire, en fait.

Voir aussi : Comment tu fais pour tenir un blog ? Ben, j’ai un agenda.

La dernière semaine de 2023 étant (toujours) celle des vacances où je prépare chaque année mon agenda pour l’année suivante, j’ai eu l’occasion de réfléchir à ce qui déconnait sacrément ces derniers temps dans ma gestion du blog. Certes, je me suis remis au sport (plus ou moins) et j’ai décidé de profiter à fond de l’offre culturelle de la région parisienne pour me faire quelques spectacles et sorties funs (qui sait, on en reparlera peut-être sur le blog ? Je cherche encore le meilleur format), mais… est-ce vraiment une excuse ?

Si à l’époque, j’ai réussi à poster quotidiennement malgré deux déménagements à 500 km, alors non. Est-ce que l’excuse peut être que je ne regarde plus vraiment de séries ? Assurément, c’est une partie du problème. Des années à faire la blague qu’une grève des scénaristes m’arrangerait bien pour tout rattraper dans les séries en retard pour que, finalement, la grève des scénaristes ne soit qu’une manière d’enterrer (quasi) définitivement mon hobby principal, c’est l’ironie du sort. J’aime toujours regarder des séries, hein, mais il faut bien le dire : j’ai du mal à trouver de quoi être à fond. Souvent, ces derniers temps, je suis à fond le temps d’un épisode, mais une fois sorti de l’épisode, il n’y a rien qui me donne envie d’y revenir – enfin, il manque le truc qui me donnait envie d’y revenir immédiatement et d’enchaîner les épisodes.

Bref, tout ça pour dire qu’indépendamment des résolutions de début d’année, peut-être que mon plus grand défi pour 2024 va être de retrouver ma passion des séries. Il faut bien le reconnaître, ça me manque, la petite excitation qui précédait les épisodes d’Agents of S.H.I.E.L.D ou de The 100 ! J’ai toujours beaucoup de plaisir à suivre les séries hebdos que je regarde depuis 20 ans, mais ce n’est pas la même chose.

Et puis, ça va bientôt faire quatre ans que je me suis mis aux films, ça joue aussi : j’ai parfois du mal à supporter les artifices qui font qu’on va étirer une histoire au format séries. Le fameux « c’est un long film étendu en six (huit !) épisodes ». Bordel, arrêtez ça, rendez les séries de networks en 22 épisodes là. Ouais, j’ai un discours qui ne change pas, c’est rassurant, non ?

Autrement, je vous rassure, ma passion de l’écriture est toujours là, le blog me manque – oui, même l’article quotidien – et j’espère trouver une solution pour y revenir un peu plus régulièrement. Vous aurez remarqué en début d’article que j’ai décidé de répondre à une question posée automatiquement par WordPress, et je pense y revenir de temps en temps, en l’adaptant autant que possible au blog et aux séries. Blablater, ça me connaît après tout. Je ne sais pas si ça prendra vraiment – à la fois de mon côté (mais ça me manque quand même, donc ça devrait) et du votre (parce que j’ai bien remarqué qu’il n’y avait pas que mon blog qui avait cessé d’être mis à jour dernièrement). Oh, et ne comptez pas sur un article de 500 mots à chaque fois : j’ai compris la leçon, trop de règles peut tuer l’inspiration, il faut que j’apprenne à faire court. La preuve avec cet article.

Quant à savoir ce qui déconne tant dans ma gestion du blog, je crois que la réponse est dans mon agenda, tout simplement : j’ai perdu de vue à un moment ce qui en faisait l’essentiel. Plutôt que de l’utiliser pour planifier, il a pris, de plus en plus pendant 2023, la fonction de témoin de ce que je faisais. C’est une nuance toute bête et commune pour les adeptes de Bullet Journal, je pense, mais je crois que je me suis trop concentré sur les trackers et les bilans, mais pas assez sur la planification pour les mener à bien. Pourtant, je le sais : je ne suis jamais aussi productif dans une journée que quand je la planifie heure par heure. Je le fais toujours, un control freak ne se refait pas, mais je ne le fais plus en amont – la veille, quoi.

Voilà donc un autre défi pour 2024 : reprendre l’habitude chaque soir de planifier ce que je dois faire le lendemain. Et si possible, ne pas lâcher l’affaire de septembre à décembre comme je le fais tous les ans depuis deux ou trois ans apparemment. Et peut-être qu’il serait bon d’y inclure les séries à nouveau. Un épisode par jour, ce n’est pas censé être si difficile (ça l’est juste car je rédige des critiques en permanence dessus… mais ça aussi, il va peut-être falloir que je le travaille et que je réduise la charge, tout simplement).

Sur ce, j’imagine que je n’aurais pas de meilleure conclusion que celle que WordPress me posait à la base et qui m’a donné l’occasion de papoter de tout sauf de la question posée : « Et vous, vous avez un défi pour 2024 ? ». Ou tiens, si, j’ai mieux : « Des idées pour m’aider à retrouver vraiment la passion des séries comme avant ? ».

Et pire : « Vous aussi, vous êtes vieux et c’était mieux avant ? ». Elle va être belle l’année 2024 en commençant comme ça !

Sept astuces pour se remettre à WordPress

Salut les sériephiles,

Il est temps pour moi de revenir avec un article du jour… avant que ça ne fasse un mois sans article du jour et que je ne sache plus du tout publier. Cet article est théoriquement la conclusion d’un triptyque, mais pour l’instant, les deux premiers articles vont rester sur mon ordinateur. En effet, j’ai décidé de mettre mes priorités ailleurs, sinon, je n’allais jamais pouvoir revenir sur WordPress.

Que s’est-il passé alors ? Je pense qu’il est difficile d’être passé à côté : la période de fin d’année est toujours chargée pour les professeurs, et j’ai eu droit à une succession de bugs WordPress qui font que publier un article me prenait désormais une heure au lieu de vingt minutes, et encore, quand tout allait bien. Je n’ai pas tout réglé, mais voilà quelques astuces que j’ai décidé de mettre en place pour tenter de revenir à mon rythme habituel.

Les articles non publiés ? Vous en avez la liste sur la page 500 mots, et ils seront publiés au fur et à mesure du temps, quitte à ce que ce soit dans deux mois.

1 – Publier aussitôt que c’est écrit – ou dès que j’ai le temps.

C’est l’astuce la plus bête que je puisse écrire ici, mais c’est un peu comme lorsqu’on a la page blanche. Le meilleur moyen d’y remédier, c’est d’écrire. Et bien, le meilleur moyen de me remettre à jour sur le blog, c’est de publier, mais pas n’importe quoi : il faut que je publie ce que j’écris le jour-même, sinon, je ne vais jamais m’en sortir. Et ça veut dire faire le deuil de l’actualité du mois qui vient de s’achever. Tant pis. Grosso modo, plutôt que d’attendre d’avoir le temps de publier plusieurs articles d’un coup, publier ceux que j’ai envie de publier en premier. Et aussi, publier de n’importe où dès que j’en ai le temps. Certains articles sont dans les brouillons du blog, attendant plutôt une mise en page… mais pour ça, je peux tout à fait le faire depuis le RER ou même depuis mes toilettes, hein.

2 – Tout remettre à jour sur l’ordinateur.

Astuce de base, mais peut-être que c’est ce que j’avais tendance à ne plus faire : j’ai remis à jour mon explorateur (bon, il l’était), mais j’ai surtout viré toutes les extensions dont je ne me servais plus, pris le réflexe de désactiver les autres en attendant d’avoir besoin de m’en servir à nouveau, vidé les caches, historiques, cookies… et ça va déjà beaucoup mieux. Oh, ça ne règle pas tous les problèmes que je rencontrais, mais le chargement des pages est légèrement plus rapide. Rien de bien nouveau sous le soleil, mais ça m’aide déjà pas mal. De même, suite à une conversation avec des amis le week-end dernier, j’ai décidé de me pencher plus sérieusement sur mes problèmes avec WordPress, parce que tout de même, je paie un service et il n’est pas au point, ce n’est pas normal. Quelques pages d’aides plus tard, j’ai donc allégé les widgets WordPress ; créé de nouveaux articles plutôt que d’en faire des copies à chaque fois et perdu beaucoup de temps pour un rendu qui n’est toujours pas parfait, mais qui s’améliore. Cela ne m’aide pas trop sur le portable en revanche, même si j’ai mis à jour (en vain) l’application. Bref, une semaine de mise à jour de tous les côtés et de mise en place de rappels pour le faire plus automatiquement devraient aider. J’espère.

3 – Laisser tomber la mise en page ?

Oui et non. Disons que pour les articles du mois qui vient de s’écouler, je pense qu’il n’y aura pas énormément de photos ou mises en page. Je publierai le texte de manière brute pour plusieurs raisons : déjà, parce qu’il est écrit. Ensuite, parce que ça m’embête de ne pas avoir pu publier pendant tout ce temps. Enfin, parce que c’est important pour moi (et pour mon égo là, j’avoue) de me dire que tout est en ligne. Malheureusement, la mise en page avec les photos, les gifs et tout le gras dans tous les sens est aussi ce qui prend un temps fou, et avec une vingtaine d’articles à publier sur mon très peu de temps libre, ben… ce ne sera pas la priorité !

4 – Actualiser et contourner

Cette astuce est plus inattendue, mais je me suis rendu compte qu’en actualisant régulièrement la page d’édition WordPress, beaucoup de problèmes que je rencontrais à l’écriture disparaissaient. Il suffit donc d’enregistrer toutes les cinq minutes et d’actualiser. J’y perds du temps, mais moins qu’avant quand j’attendais patiemment la fin du bug. Et vraiment, ce n’est pas un problème d’ordinateur, parce que ça me fait la même chose absolument partout. Je pense juste que c’est mon blog qui est trop lourd pour WordPress, un comble car je paie. Ils attendent probablement que je paie encore plus, mais bon, on va se calmer, tout de même !

5 – Contourner les difficultés : le retour du HTML

Il me reste aussi à contourner d’autres difficultés et complications, notamment en ce qui concerne le copier/coller. Recommencer sur de nouveaux articles aide un peu, abandonner les blocs chaque fois que possible aussi. Ce sont eux le cœur du problème, je le sais. Cela fait de jolies pages, mais il faut tout recommencer à zéro à chaque fois, surtout que mes pages sont lourdes. Partant de là, je vais tenter de me remettre au HTML plus souvent pour voir si ça débloque des problèmes. Enfin, j’ai redécouvert le clic droit pour couper/coller, puisque les raccourcis clavier aboutissaient à du grand n’importe quoi.

6 – Ne pas se mettre la rate au court bouillon

J’ai découvert au cours des trois dernières semaines que c’était bien aussi de lâcher la pression qu’il m’arrivait de me mettre tout seul sur les articles du jour. Je le savais déjà car ça arrivait de plus en plus souvent que je publie sans être à jour, et je sais désormais que ça va continuer : ma priorité sera d’écrire et publier ce que j’ai envie d’écrire et publier, pas ce que je dois. Dans tous les cas, ce sera écrit ; ce sera publié parfois au stade un peu plus du brouillon… mais est-ce grave ? Non.

7 – Rester sur WordPress ?

La décision a été plus compliquée à prendre que prévu, parce qu’il y a une semaine, j’étais vraiment sur le point d’abandonner définitivement le blog. Après tout, qui tient encore un blog en 2022 ? Eh bien… moi, entre autres. Cela me manque de voir le rendu de mes articles, alors me revoilà. Entre temps, j’ai sérieusement envisagé d’ouvrir un serveur Discord, et je crois que ça va finir par se faire ; mais plutôt en complément du blog. Bref, je n’ai pas de temps et j’envisage encore un prolongement, c’est malin.

On verra bien, écoutez. En attendant, on va profiter du week-end et tenter de regarder quelques épisodes aujourd’hui. C’est plus urgent que de publier des articles, non ?

Pourquoi tant d’articles et critiques ?

Salut les sériephiles,

Il y a quelques jours sur Twitter est venue la question qui revient régulièrement dans ma vie depuis que j’ai un blog : pourquoi tant d’articles ? La question est plutôt valable, je trouve, et il paraît que ça intéresse au moins un d’entre vous, alors hop, je l’ai mis sur ma liste d’idées d’articles à écrire un jour. Le jour est vite arrivé : la question a tourné dans ma tête au cours des dernières 48h.

Ce n’est pas exactement comme si je n’avais jamais répondu à cette question : concernant les articles du jour, j’explique tous les 1er août que l’idée un peu folle m’était venue pour m’occuper un mois d’août mort, et que je me suis lancé le défi de tenir un deuxième mois, puis un an, puis deux… et nous voilà maintenant parti sur les cinq ans. C’est devenu une habitude et j’aime écrire chaque jour (ou presque), ça me fait du bien, c’est thérapeutique. J’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de ma journée quoiqu’il arrive. Et certes, ce n’est pas grand-chose, mais ça fait plaisir en fin de journée, en fin de mois, en fin d’année. La petite récompense d’autosatisfaction individuelle, c’est bien suffisant, non ?

Moi, ça me suffit, comme les Kinder Bueno. Bordel, la pub, je vous jure, ça sature l’esprit. Et tout n’est pas positif en plus, j’entretiens un rapport malsain avec mon compteur de jours de publication d’articles depuis qu’il est revenu là. Je m’étais planté une fois et je ne l’avais plus, mais là, il est de retour. Aujourd’hui, c’est le 613e jour d’affilée que je publie un article avant minuit. C’est juste impossible à recommencer une nouvelle fois si je me plante, alors bonjour le stress hier soir quand mon ordi s’est mis à planter à 23h50 alors que je n’avais rien mis en ligne. Soulagement de la publication à 23h59. Autosatisfaction maximale. Ce type est dingue.

Au moins, ça vous donne une idée de comment et pourquoi le blog tourne. Un jour, je vais me lasser, ou juste, je vais me planter, et ce sera le début de la fin, comme ça a pu l’être avec d’autres projets avant ou même sur le blog (snif, RIP le TFSA). Seulement l’article du jour, ce n’est qu’une (énorme) partie du blog, mais ce n’est pas la seule : il reste la question de pourquoi un article par épisode (et pourquoi un article si long, en plus).

Plusieurs réponses sont possibles, en vrai, et je vais essayer d’être synthétique car on est déjà à 426 mots en vrai. À l’origine, je critiquais en quelques lignes les épisodes, après les avoir vus. Ca me prenait cinq minutes, je compilais ça dans un article par semaine, c’était mignon… et pas si satisfaisant, au fond. Moi, j’ai voulu ouvrir un blog pour échanger avec des fans sur chaque série, après tout. Et puis, je suis (j’étais ?) un fana de séries, je lisais plein de reviews sur des sites américains, avec chaque fois un résumé et un avis de l’auteur. Et je trouve ça génial tous les gros sites américains qui le font.

En France, pour ça, on n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent, à part peut-être Melty… Et ce n’est pas trop ma came. Au fond, petit à petit, je me suis mis à écrire ce que j’avais envie de lire ailleurs (et c’était pareil pour le TFSA d’ailleurs, comme pour le Bingo). Et avec des séries comme The 100 ou Agents of S.H.I.E.L.D, j’étais tellement à fond que je me suis mis à écrire des critiques de plus en plus longues. Trop longues : comment voulez-vous que je compile sur une seule page internet une quinzaine de critiques de plus d’une page word chacune, tout en restant lisible ?

Bon, j’ai fini par trouver avec la saison 3 d’Atypical, mais c’est chronophage et pas terrible pour avoir des vues… et donc des interactions avec les fans. En plus, ça faisait trop de spoilers dans les commentaires pour des gens commençant la saison en retard, et paf, on est passé à un article par épisode. Un autre truc qui m’a motivé à écrire un article par épisode fut la saison 4 d’Agents of S.H.I.E.L.D. J’adore cette série, mais cette saison a connu un coup de mou au départ… ce qui fait que je me retrouvais à manquer des bouts d’épisode parce que j’étais sur mon portable.

Depuis 2016, je regarde ainsi mes séries avec le portable en mode silencieux écran retourné. C’est le pied ! Et si je m’ennuie pendant une scène ? Paf, je prends des notes. Et puis, petit à petit, j’ai appris à écrire au fur et à mesure de l’épisode 95% de la critique. J’écris ce que je pense quand je le vois, et hop. En cas de fatigue, je n’y arrive pas, par contre. Parfois, je fais pause pendant l’épisode pour écrire au fur et à mesure. Parfois, je me fais quinze minutes de rédaction après l’épisode.

Qu’est-ce que j’y gagne vraiment, au fond, à part un hobby chronophage ? Eh bien… Pas tellement d’interactions dans les commentaires. Je remercie quand même une fois de plus la douzaine d’abonnés fidèles qui commentent, parce que c’est chouette d’échanger avec vous, ici, sur Twitter, sur vos blogs/youtube ; évidemment. M’enfin, on ne va pas se mentir, la perspective d’avoir un blog pour échanger avec les fans est caduque maintenant, parce qu’avoir Twitter suffirait pour se parler.

Seulement voilà, j’ai pris l’habitude. Eh, ça fait plus de cinq ans que je publie des critiques de chaque épisode que je regarde, je ne peux plus arrêter, c’est un automatisme, c’est une partie de moi. J’essaie parfois d’arrêter (The Rookie, Blindspot ou NCIS le prouvent, mais le naturel revient toujours au galop. Même pour Walker, bordel). J’aime bien voir les épisodes qui attirent beaucoup de lecteurs – généralement, ceux avec des décès de personnages, de gros twists ou des fins de saisons, tout simplement. J’aime bien cerner aussi les ventres mous des saisons, ou juste les articles qui floppent. Et oui, il y a eu des articles qui ont fait des flops monumentaux et qui ont été très peu lus.

Je veux dire, j’ai bien conscience qu’absolument personne n’a lu toutes les pages de ce blog. Non, personne, pas même moi. Oui, j’ai tout écrit, mais si vous avez bien lu, je tape parfois (souvent) en regardant des épisodes et non, je ne relis pas, ça prendrait trop de temps. Si je ne relis pas immédiatement, il y a des articles sur lesquels je reviens après une semaine, un mois, un an… Plus, parfois. Et parfois, pas du tout. Dans l’ensemble, j’ai tout parcouru quand même… mais même cet article, eh, je ne vais pas tout relire tout de suite c’est trop long. Je sais que je le relirai par contre, parce que c’est un sujet sur lequel je réfléchis parfois : pourquoi écrire autant si personne ne lit tout franchement ? Memento mori.

Sérieusement, j’adore avoir une trace de tout ce que j’ai vu, séries comme films désormais : c’est super pratique au commencement de chaque nouvelle saison pour se remettre en tête les histoires où elles en étaient. C’est aussi chouette pour moi d’aller revérifier certains détails dans des critiques parce qu’une série va réaborder un point d’un épisode passé ; ou parce qu’on va me poser une question sur un épisode que j’ai vu un an plus tôt. De manière encore plus égocentrée, ce blog est un chouilla un journal intime pas si intime dans lequel je me repère aussi visuellement (les 500 mots avec une couverture par mois). Cinq ans. Autant vous dire que ce blog est mon horcruxe, c’est un bout de mon âme – et un sacré bout de vie, parce qu’il m’accompagne clairement sur toute ma vingtaine.

Certaines mauvaises langues dégagées depuis de ma vie (oups, bisou) pensaient très discrètement dans mon dos (pardon, derrière la porte de la cuisine) que je compensais mon célibat dans ma vie virtuelle et mes innombrables projets en ligne (il y en a eu d’autres avant le blog). Peut-être. À l’origine, probablement même.

Aujourd’hui, ben, je sais que non et que c’est autre chose puisque le blog se porte toujours très bien. Il a survécu à tout un tas de choses du quotidien ce blog, deux déménagements, des changements de dingue dans ma vie professionnelle, des changements totalement inattendus dans ma vie perso, des amitiés qui se nouent ou se dénouent, l’arrivée d’un podcast, mon couple dans lequel il s’est fait une place (parfois trop imposante, d’accord, mais la réciproque est vraie et visible… seulement entre les lignes du blog), des décès, aussi, malheureusement ; des grands écarts dans mes choix de séries… Sérieusement, c’est mon journal intime quotidien, même si je n’y raconte pas mon intimité. Comme moi, ce blog évolue et change, son contenu n’a plus rien à voir avec ce qu’il était, et c’est très bien comme ça.

Puis, j’ai tendance à associer le visionnage de certains épisodes au moment précis où je les ai vus… Par conséquent, ça me permet parfois de retrouver la date d’anniv d’un pote car je me souviens avoir vu tel épisode avant d’aller à sa fête d’anniversaire, ou juste de me souvenir que je peux retrouver la date exacte de diffusion de l’épisode 3×07 (trop facile la référence) et que c’est utile parce que c’est le jour où j’avais donné un cours sur tel truc et j’aimerais bien retrouver ce cours pour le réadapter avec une nouvelle classe. Ce n’était pas avec le 3×07, mais c’est une anecdote véridique, j’ai vraiment retrouvé des fichiers sur mon disque dur grâce à la date de publication de certains articles. Vraiment, ça sert d’être fan de séries.

Je suis un psychopathe, je sais. C’est la conclusion de cet article, je crois. Je fais des sauvegardes parfois. Le jour où WordPress crame, je suis foutu quand même.

Et alors pourquoi des critiques si longues pour les épisodes ? Une fois lancé, c’est dur de s’arrêter : on sait bien que tout le monde ne s’intéresse pas forcément à la même intrigue, et je n’ai pas envie de faire de déçus. Je sais bien que les gens qui viennent lire les articles ne lisent pas tout, mais visent dans l’article la partie de l’intrigue qui les intéresse car ils en veulent un résumé ou, au contraire, visent un moment où je donne mon avis sur tel personnage ou telle intrigue, parce que c’est ça qui est intéressant à ce moment-là pour ce lecteur. Et puis, maintenant, je mets même des petits résumés en haut des épisodes, parce que je me suis rendu compte que ça me manquait parfois d’avoir une phrase-clé pour me souvenir de l’épisode quand je faisais moi-même des recherches sur le blog (pour préparer un podcast par exemple). C’était totalement le but de la citation par épisode à l’origine. D’ailleurs, je choisis ces citations un peu au hasard, parce qu’elles me font rire, sont marquantes ou me paraissent bien résumer un point de l’épisode.

Je ne suis pas Netflix, mais je suis sûr que si WordPress me permettait d’avoir des stats aussi précises qu’eux qui décortiquent nos visionnages pour savoir comment nous piéger, je débusquerais précisément quels sont les passages de mes articles qu’on zappe (les intros par exemple) et quels sont les paragraphes les plus lus… et je suis sûr qu’on fait tous un peu pareil. Pourquoi m’arrêter d’écrire alors qu’on s’est tous habitués à chercher ce qui nous intéresse au milieu des paragraphes ?

Et pourquoi me lisez-vous, si ce n’est pour obtenir un avis sur une série que vous aimez (ou que vous n’aimez pas d’ailleurs) ou un résumé d’un épisode vu il y a trop longtemps (ou d’une série que vous ne regardez plus, mais quand même, on sait jamais, ça pourrait redevenir bien) ? À vous de me répondre. Apparemment, vous avez un peu plus de 2000 mots pour le faire dans les commentaires et me rattraper 😉

PS : merci quand même aux ami(e)s qui me relisent parfois et corrigent les multiples fautes sur ce blog. Je n’assume pas toujours en tant que prof, surtout que je laisse passer de sacrées coquilles. La quantité avant la qualité, oups. D’ailleurs, ça se voit aussi à la longueur de cet article ; mais bon, c’est comme ça. Désolé, je n’ai pas mis de gif : je trouve que ça dénaturerait l’ensemble pour un article comme ça car ce serait forcé. Et puis, j’ai déjà passé trop de temps à la rédaction – je suis sur mon rythme de la semaine, j’étais réveillé avant sept heures ce matin.

Bref, bonne nuit. Mais commentez, je vous lirai, promis !

Et, oui, Pauline, je sais que j’ai toujours un roman à finir d’écrire. Écoute, j’ai un blog, ça compense mes envies de vivre éternellement par la renommée (lol).