Cette semaine sur le blog #2 : une rentrée chargée avec diffusions M6, rewatch et soirée jeux pour 42 minutes

Salut les sériephiles,

Vous vous souvenez quand je vous disais dimanche dernier que j’avais pris de l’avance pour que la rentrée ne flingue pas immédiatement le rythme retrouvé sur le blog ? Eh bien, je crois que ça l’a fait ! Après, si la rentrée est quasi-invisible sur le blog, croyez-moi bien que du côté de mes visionnages, c’est la disette. Bon, comme d’habitude, réussir à tout faire rentrer dans mon nouvel emploi du temps (merveilleux, pour l’instant) va me demander des ajustements, mais en attendant, les articles prévus ont bien été publiés et j’ai tout de même réussi à en écrire un peu plus que ce que j’avais annoncé. Bref, il y a de la lecture à rattraper si jamais vous êtes passés à côté 😉

Côté visionnage

J’ai certes pris un retard de 24h, mais j’ai pu continuer cette semaine Lanterns avec l’épisode 3 et je suis bien content d’avoir été patient avec la série ! En effet, c’était le meilleur des trois et ça me donne espoir pour la suite d’avoir eu enfin l’origin story qu’il manquait au pilot.

Du côté de The Rookie, c’est toujours les montagnes russes : énorme 19/20 pour le 8×03, qui réussit à peu près tout ce que j’aime dans la série, avant de redescendre à 14/20 avec un épisode 4 beaucoup plus anecdotique. Bref, cette série restera incapable d’avoir deux épisodes de même qualité à la suite, visiblement, mais pour autant, ce petit côté roulette russe fonctionne bien : ça me donne envie de lancer l’épisode suivant à chaque fois, avec l’espoir d’être à fond. Et puis au pire, c’est un bon fond sonore.

Cependant, cette semaine, j’ai surtout officiellement commencé mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. ! Diffuser l’article me contraint un peu à le continuer désormais… mais treize ans après sa diffusion, je trouve qu’il est temps de confirmer que cette série est bien l’une de mes préférées et qu’elle mérite totalement son rewatch. Le but est de publier une critique par semaine pour l’instant et de me prendre un coup de vieux à chaque fois en constatant à quel point ils étaient jeunes au début de la série !

Côté blog

J’avais aussi promis quelques articles hors critiques et, là encore, j’ai réussi à tenir le programme. Cela donne ainsi trois lectures de rentrée à rattraper si vous les avez manquées :

Ce n’est pas le blog stricto sensu, mais bien sûr, mon jeudi soir (hum, à ce stade, c’était la nuit même) a aussi été consacré au podcast 42 minutes qui, une fois n’est pas coutume, portait bien mal son nom cette semaine. Si vous avez beaucoup de temps devant vous (qu’est-ce que c’est 5h après tout), vous pouvez ainsi rattraper une soirée jeux que j’ai passée en compagnie de Morgane et Aurélien, comme d’habitude. Sinon, vous pouvez aussi attendre qu’Aurélien fasse le montage, ce sera comme ça un peu moins long… mais bon, pas sûr que ça fasse une grande différence à ce stade !

La semaine prochaine sur le blog…

La semaine va être très clairement marquée par la sortie du film Dix pour Cent ce jeudi 10 septembre sur Netflix. Si je sais déjà que je ne vais pas le voir tout de suite, j’ai tellement hâte de le regarder que je ne pouvais pas ne pas vous en parler ici. D’ici jeudi, je vais également (évidemment) faire un petit récap d’où on en était quand on a quitté ces personnages il y a six ans.

Pour le reste, vous l’aurez compris, je vais poursuivre la publication des critiques de la saison 8 de The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., tout en espérant me maintenir à jour dans Lanterns. Ce sont clairement les trois séries qui feront vivre le blog ce mois-ci. Autrement, ce serait bien que je fasse un tour du côté des recherches menant ici, je suis sûr qu’il y a de quoi faire depuis le mois dernier – surtout maintenant que j’ai réinstallé Google Search Console qui est une petite mine d’or concernant les recherches extravagantes et marrantes que je vise pour ces articles.

On devrait donc se retrouver rapidement, mais croisons les doigts parce que j’ai aussi une semaine très chargée au travail – y compris le soir. Satanée rentrée, n’est-ce pas ?

Allez, bonne semaine à tous !

Capture d’écran de l’épisode 6 saison 4 de Dix pour Cent — France 2
Image à la une : affiche Agents of S.H.I.E.L.D. saison 1 — ABC Studios / Marvel Television

Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?

Salut les sériephiles,

Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en France sous le titre… Sorcières Academy. Euh… OK. Je ne sais pas pourquoi il fallait (mal) traduire « Coven » mais conserver « Academy », à part pour me donner immédiatement l’impression d’un spin-off chelou de la Star Academy. Sur le blog, je vais donc utiliser le titre original, hein, et on va prétendre n’avoir rien vu de cette « traduction » dégueulasse comme on en a le secret.

Bref, j’ai lancé cette bande-annonce sans rien savoir de la série et au bout de trente secondes, j’avais surtout une question : mais qui donc a enfin essayé de ressusciter la CW ?

Parce que franchement, tout y est. Des adolescents dans une école de magie, des sorcières, des vampires, des histoires d’amour qui vont forcément devenir compliquées, des pouvoirs dans tous les sens et même des effets spéciaux qui paraissent parfois tellement cheap qu’on pourrait croire qu’une IA s’est occupée de les faire. Ça fait longtemps qu’une nouvelle série fantastique pour ados (enfants ?) ne m’avait pas donné autant l’impression d’être revenu quinze ans en arrière et, vraiment, qu’est-ce que je regrette la CW !

Évidemment, je pensais immédiatement à Charmed en regardant tout ça et il se trouve que ce n’est pas vraiment un hasard. Tim Federle, le créateur de la série, cite notamment Charmed, The Craft, Hocus Pocus, Practical Magic et même Dawson’s Creek parmi ses inspirations. Bon ben voilà, fallait commencer par là, même si je ne connais pas l’avant-dernière et que Dawson… Bon, c’est Dawson.

N’empêche que j’adore The Craft, j’adore Hocus Pocus et vous savez déjà probablement ce que je pense de Charmed. Quant au reboot de 2018, je ne l’ai toujours pas terminé parce que je vis dans le déni de son annulation. Oui, oui, je sais qu’elle est annulée et qu’il me reste une saison à rattraper, merci, mais tant que je ne regarde pas la fin, il me reste des épisodes. Logique, non ?

Et puis, cette bande-annonce, franchement ! Le fond sonore, c’est Brutal d’Olivia Rodrigo, comme ça, gratuitement, histoire de me donner une raison supplémentaire de regarder, je suppose.

Je ne sais pas encore si la série sera bonne (en fait, je me doute déjà que non, ça va être cheap et tellement naze, mais j’espère du bon naze que je peux kiffer). Déjà, elle sait parfaitement comment me vendre son concept. Et puis, l’urban fantasy et moi, on est très, très copains.

Autre très bonne raison de regarder : Malina Weissman tient le rôle principal. Je l’avais adorée dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, où elle était extraordinaire en Violet. J’ai sursauté en la reconnaissant devant le trailer et je suis très heureux de la retrouver. J’avais beaucoup aimé les trois saisons de la série sur Netflix. Alors, certes, je n’avais plus vraiment suivi sa carrière depuis la fin, mais justement ça fait particulièrement plaisir de la retrouver, huit ans plus tard (déjà ?!), en héroïne d’un nouveau teen drama fantastique.

Le format de diffusion est aussi assez curieux. Coven Academy compte 21 petits chapitres en streaming, mais ceux-ci formeront en réalité dix épisodes pour sa diffusion sur Freeform : quatre seront proposés le 1er octobre, trois la semaine suivante, puis les trois derniers le 15 octobre. Halloween en avance, donc.

J’aime beaucoup l’idée : dix épisodes répartis sur trois semaines en plein mois d’Halloween, c’est suffisamment rapide pour pouvoir enchaîner un peu, mais sans balancer toute la saison d’un coup et l’oublier trois jours plus tard. Les plateformes ont tellement imposé le binge-watching ces dernières années que les voir recommencer à chercher des formats de diffusion intermédiaires me plaît beaucoup, même si rien ne vaut le format hebdomadaire.

Ceci étant dit, douche froide et déception : Disney+ ne nous laissera pas vraiment profiter de cette expérience en France puisque les 21 chapitres seront disponibles dès le 2 octobre. Rien ne m’empêchera de les regarder tranquillement, cela dit… et soyons réalistes, je vais de toute façon prendre du retard, même si j’ai envie de me motiver pour un par jour. Ce serait une sorte de calendrier de l’avent comme ça. On y croit ?

Quoiqu’il en soit, la série arrive au moment parfait et avec une esthétique qui me donne l’impression de regarder une promo de la CW en 2012… Je ne savais même pas que Coven Academy existait ce matin et maintenant, j’ai déjà hâte d’être au 2 octobre pour découvrir ce qui promet déjà d’être une petite pépite de fun. J’ai si hâte d’avoir des scènes complètement barrées. Qui sait? Ça surpassera peut-être la converse volante de Once Upon a time ?!

Et en attendant le premier épisode…

Affiche promotionnelle de la série — Chorus Boy Productions / Disney Kids & Family

Mes derniers coups de… #53

Salut les sériephiles,

Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !

Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?

Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.

Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !

Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.

Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?

Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.

Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.

Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.

Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !

Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !

Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.

Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.

Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !

Qu’est-ce qui ne va pas avec ce début de saison 9 de 9-1-1 sur M6 ?

Salut les sériephiles,

M6 commence ce soir la diffusion de la saison 9 de 9-1-1 et j’ai eu envie de profiter de l’occasion pour revenir dessus, parce que j’ai passé une bonne partie du deuxième épisode à être dépité – j’imagine que je ne dois pas être le seul, alors me voilà. Le plus étrange, c’est qu’elle commence très bien cette saison : j’avais mis 17/20 au premier épisode et j’étais même plutôt rassuré de voir que la série pouvait continuer après la mort de Bobby sans donner immédiatement l’impression qu’il manquait la moitié de son ADN. Dès le deuxième épisode, par contre, je tombais à 7/20. Ça donne une petite idée de la chute terrible de cette saison.

L’image à la une le montre : je pensais vraiment que l’absence de Bobby serait le gros problème de la saison 9. Finalement, pas tellement. Elle se ressent, évidemment, mais le premier épisode a même réussi à me convaincre que la série pouvait continuer sans lui. Ce qui ne va pas dans cette saison est beaucoup plus simple : 9-1-1 veut parfois tellement être plus spectaculaire, plus folle et plus énorme qu’avant qu’elle oublie ce qu’elle fait de mieux, et ça, dès son horrible deuxième épisode.

Rien que les trois premières critiques montrent tout le problème que traverse cette saison :

Je crois que mon principal problème avec cette saison 9, c’est que 9-1-1 ne sait plus très bien jusqu’où elle peut aller dans le n’importe quoi, ce qui est tout de même embêtant pour une série dont le n’importe quoi fait justement partie du concept depuis le début. J’ai accepté sans broncher des tsunamis, des tremblements de terre, des accidents complètement improbables et à peu près toutes les catastrophes possibles tombant régulièrement sur les mêmes personnages. Je ne vais donc certainement pas me réveiller après neuf saisons pour réclamer du réalisme.

Seulement, il y a une marge entre s’arranger avec le réalisme et raconter n’importe quoi. On appelle ça « jumping the shark » dans le jargon des séries, et la série le fait très bien dans ce deuxième épisode. Athena et Hen dans l’espace, j’ai eu du mal – et pas uniquement parce qu’elles vont dans l’espace, d’ailleurs. Toute cette première grosse intrigue veut constamment en rajouter une couche (attention, je spoile un peu l’arc dans ce paragraphe, sans trop en dire) : la tempête géomagnétique, les problèmes de communication, les satellites, les machines qui se mettent à déconner sur Terre… Au bout d’un moment, je ne suis plus inquiet pour les personnages, je regarde simplement la série essayer de trouver la prochaine idée encore plus énorme et idiote que la précédente.

Ce qui m’agace d’autant plus, c’est que la saison prouve ensuite plusieurs fois qu’elle n’a absolument pas besoin de ça pour fonctionner. Sans trop entrer dans les détails pour ne pas spoiler, mais pour rassurer ceux qui auraient envie d’arrêter la série à ce stade : le 9×07, par exemple, m’a beaucoup plu et a terminé à 18/20. Il y a des interventions, de l’humour, du suspense, des interactions entre les personnages et juste ce qu’il faut de drama. Rien de révolutionnaire, mais j’ai retrouvé 9-1-1 dans cet épisode, qui sera diffusé d’ici quelques semaines en France. Il suffit de tenir bon, en attendant.

En bref, à chaque fois que la série arrête d’essayer de battre son propre record de catastrophe, elle redevient bien meilleure et le problème, c’est que ce début de saison est trop dans la surenchère. Après, l’autre gros souci habituel avec la série mais qui n’aide en rien, c’est cette impression que tout doit aller beaucoup trop vite. Cela va encore traverser toute la saison 9 et être frustrant à plus d’une reprise. L’avantage, c’est que ça permet de se débarrasser de ce début de saison raté. L’inconvénient, encore et toujours, c’est que la série trouve encore des choses intéressantes à raconter sur ses personnages mais elle semble parfois vouloir les résoudre avant même qu’elles aient réellement commencé.

Après neuf ans, je regarde 9-1-1 parce que j’aime ces personnages. Bien sûr que j’ai envie de voir quelle idée absurde les scénaristes ont trouvée pour coincer quelqu’un dans un lave-vaisselle ou faire tomber un satellite sur Los Angeles, mais ce n’est plus vraiment ça qui me fait revenir chaque semaine. J’ai davantage envie de voir Buck, Hen, Chimney, Maddie et Athena évoluer – allez, même Eddie hein. La saison 9 ajoute un peu plus à la liste Ravi, Harry et May ; ce qui me va parfaitement. Mes meilleures notes de la saison correspondent justement aux épisodes où la série se souvient de ses personnages et arrête de vouloir envoyer tout le monde dans l’espace. J’espère que quelqu’un s’en est rendu compte avant la saison 10 qui commencera aux US mi-octobre.

Et en attendant, vous pouvez (re)voir la saison 9 sur M6 et retrouver toutes mes critiques de celle-ci semaine après semaine sur le blog.

PS : je critique également la saison 8 de The Rookie, diffusée le samedi sur M6 en ce moment :

Image à la une : capture d’écran d’un épisode de la saison 8 — ABC / 20th Television / Ryan Murphy Television / Brad Falchuk Teley-Vision