Dernier dimanche des vacances, premier jour de novembre et Halloween est déjà derrière nous ! Pff. Cela me rend si triste de dire au revoir à la meilleure période de l’année – surtout que j’ai l’impression d’être passé à côté de ce que je préfère cette année, à savoir les sorcières. Pourtant, il y avait Coven Academy à tester, mais je n’ai pas pris le temps. Pas bien malin.
J’ai quand même bien profité de cette période, mais pas devant mon écran – j’ai testé plein de choses, jusqu’à passer ma soirée du 31 octobre à Disneyland Paris, évidemment. Le retour au travail demain me réjouit nettement moins, surtout quand je repense à toutes les réunions qui m’attendent.
En attendant, j’ai réussi à publier pas mal d’articles cette semaine… À défaut de préparer les articles de la période à venir. Autrement dit, je sens que le blog va encore tourner à vide ces prochaines semaines.
J’avais l’impression d’avoir tenu le rythme, mais en fait pas du tout : il n’y a eu que cinq nouvelles critiques d’épisodes cette semaine ! C’est moins que la semaine dernière, et moins d’un par jour. Mais qu’est-ce que je fais donc de mon temps libre ? Je ne regarde pas des séries, de toute évidence. Pas grave, on va dire que je privilégie la qualité à la quantité… même s’il y a débat puisque je ne suis pas si fan que ça de Lanterns.
Bon, après, j’ai aussi terminé la saison 3 de The Good Wife aussi, ce n’est pas comme si je n’avais rien vu du tout. Certes, je n’ai pas rattrapé toutes les nouveautés de la saison comme j’espérais, mais le bilan n’est pas si désastreux non plus.
Côté blog
À défaut de regarder des séries, Halloween a pris pas mal de place sur le blog cette semaine, entre le Parc de l’Étrange, le cinéma et Disneyland Paris. J’ai quand même trouvé le temps de mes articles Hunger Games et de parler un peu de VisionQuest autrement qu’à travers mes critiques d’épisodes :
Beaucoup moins d’articles, ça, c’est sûr ! Cette fois, les vacances des élèves sont vraiment terminées et avec elles, je perds de la liberté pour m’organiser comme je veux – le rythme est également plus intense, alors la fatigue aussi. Si rien n’est prêt à être publié comme je l’avais fait en septembre, j’ai tout de même plusieurs articles en préparation pour les semaines à venir. On verra maintenant si je parviens à finaliser les brouillons. Grosso modo, j’aimerais poster un article sur le 4e Hunger Games, mes Derniers coups et dans un monde idéal, le récapitulatif des Anneaux de pouvoir. Ben oui, la saison 3 débute le 11 novembre (avec quatre épisodes, je déteste tellement ce mode de diffusion, pourquoi ils changent les bonnes habitudes ?).
Avant cette nouvelle saison sur Amazon Prime, cependant, je vais rester sur Disney + pour VisionQuest (autre diffusion désastreuse…) et tenter de voir quelques épisodes à commenter ici. Bon, on verra ce que je réussis à caser entre les cours, les copies qui arrivent et les réunions.
Bonne semaine à tous, et bon courage à ceux qui reprennent demain !
Image à la une : photographie prise à Disneyland Paris le 31 octobre Capture d’écran de VisionQuest (saison 1)
Le parc est toujours aussi peu éclairé de nuit, mais cette fois, ça participe vraiment bien à l’ambiance !
Il y a un peu plus d’un mois, je vous parlais sur le blog de la saison d’Halloween de Disneyland Paris. Sachez qu’à ce moment-là, j’avais déjà réservé pour me rendre sur le parc en ce 31 octobre, parce que ça demande une réservation plusieurs semaines (si ce n’est plusieurs mois) à l’avance pour pouvoir en profiter. Malheureusement, le froid et la santé ne m’ont pas permis d’y aller toute la journée. Si j’ai raté le feu d’artifice final (allez, ce n’est que partie remise on va dire), j’ai quand même fait en sorte de profiter de la tombée de la nuit et d’une partie de ce qui était prévu en plus pour la soirée.
Forcément, je ne pouvais pas manquer la nuit du 31 octobre, même si les grandes soirées Halloween d’autrefois ont disparu au profit d’une simple prolongation des horaires du parc, jusqu’à 23 heures. Le programme annonçait quelques animations supplémentaires et des rencontres avec des personnages rares… et je ne suis pas (trop) déçu.
Je crois que c’est de loin la plus belle expérience d’Halloween que j’ai vécue sur le parc cette saison… Il serait temps ! Les éclairages verts et violets déployés pour l’occasion sont toujours aussi magnifiques, particulièrement du côté de Frontierland et d’Adventureland, et les chars de la Célébration Halloween de Mickey sont encore plus beaux lorsqu’ils défilent illuminés. J’ai notamment beaucoup aimé retrouver le char inspiré de Phantom Manor dans cette ambiance nocturne (oh, et c’était le retour des fontaines car les travaux du château sont terminés, alléluia !). C’est vraiment le genre de petits changements qui me donnent l’impression de redécouvrir cette parade, même après l’avoir vue des dizaines de fois ces dernières années.
Mais ce qui fait surtout la différence, ce sont les Méchants Disney, présents un peu partout dans le parc ! C’est exactement ça que j’attends pour Halloween – enfin, disons que c’est ce que j’attends au minimum. Entre Maléfique, la Méchante Reine, Yzma et les autres personnages spécialement sortis pour l’occasion, il y avait vraiment de quoi faire.
Oui, j’ai vu Yzma ce soir ! Rien que pour ça, je ne regrette pas d’être venu sur le parc. Je suis particulièrement content qu’elle soit interprétée par quelqu’un qui porte un masque, parce que j’ai toujours un peu de mal avec les acteurs qui, finalement, ne sont jamais que des gens en cosplay. Je dis ça, mais j’ai trouvé particulièrement fascinantes de justesse les actrices qui interprétaient la Méchante Reine, Maléfique et même Javotte. Ce ne doit pourtant pas être si simple, surtout qu’elles jonglent d’une langue à l’autre.
Bien sûr, et comme d’habitude, j’adore toujours autant l’idée de pouvoir croiser des personnages au détour d’une allée, sans forcément savoir où ils vont apparaître. On est notamment tombés sur Jafar alors qu’on se promenait, et c’était assez drôle de constater que beaucoup de visiteurs ne l’avaient même pas remarqué ! Il faut dire qu’à la nuit tombée et avec la foule, les personnages ne sont pas toujours très visibles.
Une fois de plus, je trouve dommage que Disneyland ne développe pas davantage de vraies interactions avec des personnages qui se déplacent dans le parc. Les rencontres classiques, avec leurs longues files d’attente pour obtenir une photo après inscription et tout, ne sont pas du tout ce que je préfère, parce que ça manque de spontanéité et que ça demande trop d’organisation pour vraiment apprécier la journée. Il faut parfois patienter énormément pour quelques secondes avec un personnage.
Bien que ce soit un entre-deux, j’aime beaucoup les points selfies également. Ces « selfies spot » permettent justement de profiter de la présence des personnages beaucoup plus spontanément. Et c’est top, même si certains restent trop longtemps devant les personnages ! J’aimerais tellement voir davantage de personnages se promener librement, s’arrêter pour discuter avec les visiteurs ou simplement interagir avec eux. Cela rend le parc beaucoup plus vivant, et c’est finalement ce que j’aime le plus dans ces soirées. En attendant, les selfies spots de Mickey, la Méchante Reine ou Maléfique faisaient très bien le taf ce soir. J’aurais juste aimé avoir des horaires précis pour simplifier les choses.
Évidemment, l’affluence était particulièrement pénible ce soir, notamment à Frontierland, où circuler devenait parfois franchement compliqué. C’est malheureusement aussi le revers de la médaille lorsque Disneyland concentre autant d’animations et de personnages dans un même secteur. Ça n’a pas gâché la soirée, mais je me serais bien passé de cette foule, et ça m’a empêché d’approcher de certaines des promesses du programme.
Cela dit, ça je ne le regrette pas, contrairement au fait que nous ne soyons pas rdestés pour Un Crépuscule avec les Méchants Disney, le spectacle spécial projeté sur le château après Disney Tales of Magic. J’aurais vraiment aimé le découvrir, surtout que j’aime vraiment les Méchants, mais rentrer vers une heure du matin pour assister à une dizaine de minutes de spectacle après deux heures d’attente dans le froid pour empirer le mal de gorge, franchement, flemme. Il faut parfois savoir être raisonnable, même à Disneyland. Si, si, je vous assure que ça m’arrive.
Et tant qu’on parle d’être raisonnable, il faut aussi que je mentionne la collection de produits dérivés Villains 2026, que je trouve absolument sublime. Il y a vraiment de très belles choses et je me retiens très fort pour ne pas craquer, surtout que j’avais déjà bien dépensé pour la collection de 2025. Il faut se raisonner un peu : entre le Pass Annuel et les visites régulières, Disneyland représente déjà un sacré budget, et ce n’est certainement pas le merchandising qui va arranger les choses. Mais franchement, ils ne nous facilitent pas la tâche avec des collections pareilles !
J’adore tout bonnement le t-shirt homme proposé, parce qu’Hadès est un de mes méchants préférés. Le nouveau pull est superbe aussi (mais je n’ai pas une très bonne photo) et même la collection pour les femmes me donnait envie de tout acheter alors que, de toute évidence, la coupe n’est pas du tout faite pour moi. Franchement, le taf accompli est excellent.
Et que dire des pins d’Halloween de cette année ? Je suis méga-frustré d’avoir raté les jours de sorties de ces pins. C’est bien simple, autant il y a des pins qui semblent increvables et toujours vendus sur le parc, autant les collections d’Halloween 2026 ont juste été sold out en deux jours.
Gaston n’est pas DU TOUT l’achat que je visais, mais comme il ne restait plus que lui, je l’ai pris sans regret il y a quinze jours et il complète très bien mon pull de la collection 2025.
Finalement, je suis vraiment ravi de cette (courte) soirée, probablement la meilleure de toute la saison Halloween 2026. Et c’est justement là que j’ai un problème : pourquoi faut-il attendre le 31 octobre pour profiter d’un Disneyland aussi halloweenesque ? Les chars illuminés parce que la parade est (enfin !) nocturne, les personnages qui apparaissent partout, les éclairages d’Halloween, les petites animations supplémentaires… Tout cela devrait vraiment être proposé quotidiennement pendant le Festival Halloween Disney ! Franchement, ce sont chaque fois des petits plus qui ne paraissent pas être grand-chose pour un parc de l’envergure de Disneyland. Et si on avait tout ça quotidiennement, le 31 octobre pourrait alors devenir une soirée encore plus exceptionnelle, avec des spectacles et des surprises réellement exclusifs. Non parce que cet Halloween manque très clairement d’un spectacle, a minima. Malgré ma préférence pour Disneyland Paris de manière générale, c’est dur de ne pas comparer avec la superbe offre Halloween du parc Astérix qui propose quand même quatre parcours hantés et des spectacles nocturnes de très grande qualité… Peur sur le Parc terrasse ce Festival Halloween Disney !
Je trouve d’autant plus frustrant qu’Halloween semble progressivement perdre de sa superbe à Disneyland Paris. Les décorations sont toujours là, même si elles sont moins nombreuses. Certaines nouveautés de cette année sont très réussies, mais les animations restent finalement assez limitées pendant la saison. Cette soirée montre pourtant tout le potentiel du parc lorsqu’il décide de jouer pleinement le jeu. Je suis reparti avec de très belles images en tête, mais aussi un sentiment un peu amer : Disneyland sait parfaitement nous offrir une magnifique soirée d’Halloween, alors pourquoi ne pas en profiter davantage ?
Je suis très, très heureux d’avoir pu récupérer cette carte de collection gratuite aussi, d’autant que je n’ai eu aucun mal à l’avoir dès la première cast member à qui j’ai demandé, contrairement à celles de la Princess Week où ça avait été un peu plus… rock’n’roll.
Heureusement qu’on a gardé les projections sur Main Street. Et maintenant, il va falloir laisser les citrouilles disparaître et accepter l’arrivée de Noël – qui a déjà commencé à s’installer à plein d’endroits du parc (c’est un peu abusé, je trouve, d’avoir installé des sapins de Noël dans la nuit du 30 au 31 octobre !). Je ne vais pas prétendre que je déteste cette période de Noël qui débute dès le 7 novembre non plus, hein, et je vais en faire des articles aussi, c’est sûr, mais je trouve toujours que le Festival Halloween se termine beaucoup trop vite. Et cette année, encore plus que les précédentes.
Et ça aussi, j’aimerais que ça dure toute l’année… Très hâte de retrouver les projections de Noël !
PS : je n’ai pas encore eu l’occasion de retourner voir le spectacle Dr Strange et c’est un regret, parce qu’il aurait très bien complété cette soirée d’Halloween… Il n’y avait, une fois de plus !, littéralement rien de prévu dans Adventure World pour cette saison. Le parc était donc vide aujourd’hui. Pas très malin, comme calcul.
Toutes les photographies datent du 31 octobre 2026, à l’exception de celle de Gaston et des projections sur Main Street. Certaines photographies de l’article sont retouchées avec l’IA pour flouter les visages.
C’est le meilleur jour de l’année, enfin ! Quoi de mieux pour célébrer Halloween que de se faire une toile (bim, j’ai pris vingt ans d’un coup) dans le noir, hein ? Encore faut-il savoir lesquels méritent vraiment le déplacement, parce que la promesse de passer une soirée terrifiante n’est pas toujours tenue. Malheureusement pour moi, j’ai déjà fait le tour de tous les films d’horreur qui passent en salle aujourd’hui… C’est plutôt une bonne nouvelle pour vous, cela dit, je me suis dit que je pouvais tout à fait vous en faire un article comme ça.
J’ai donc fait mon petit tri, forcément très personnel, parmi les films que j’ai vus ces dernières semaines. Je précise tout de suite que certains sont encore largement diffusés, tandis que d’autres ne bénéficient plus que de quelques séances selon les cinémas. Et si vous êtes là mais sans avoir envie de dépenser dans un billet de cinéma ce soir, pas de souci, j’ai quelques recommandations quand même !
Le tout sans raconter les surprises des films, évidemment : pas de spoiler ici, ce serait quand même dommage de gâcher la fête !
Les films que je recommande vraiment
Obsession — 5/5
Un jeune homme tente de conquérir sa collègue avec qui il s’entend super bien, comptant sur l’aide de son meilleur ami… et d’un objet magique trouvé dans une boutique. On pourrait croire au point de départ d’une comédie romantique un peu étrange, sauf que l’histoire prend progressivement une tournure beaucoup plus inquiétante. Et franchement, Obsession mérite absolument tout son buzz.
Pour les fans de séries, ce n’est jamais, au fond, qu’une reprise de la thématique de l’épisode 13 de la saison 6 de Buffy contre les vampires. On ne se refait pas, pardon, mais je vais même oser dire que c’est mieux fait ici ! Le film avance tranquillement de la romance vers une horreur psychologique particulièrement efficace. Ce qui me frappe, c’est qu’on pourrait presque passer à côté de ce qu’il a de plus terrifiant en se focalisant sur ses jumpscares. Cinq mois après sa sortie, la hype ne semble toujours pas retombée : après être resté très longtemps à l’affiche, le voilà déjà de retour pour des séances spéciales d’Halloween. Si vous ne l’avez pas vu, foncez. Et rassurez-vous, il n’est pas si flippant que ça.
Resident Evil — 5/5
Bryan, un coursier médical, doit livrer un colis à l’hôpital de Raccoon City. Une rencontre sur une route enneigée va transformer sa soirée en cauchemar, au moment où une épidémie commence à se répandre. J’ai déjà consacré un article entier à ceResident Evil, et mon avis n’a pas changé : j’ai adoré !
Il faut dire que je ne connais presque rien à la saga vidéoludique, ce qui m’a probablement permis de profiter du film sans attendre qu’il coche une liste de références. Zach Cregger sait installer la tension, ses jumpscares sont efficaces et sa mise en scène s’amuse intelligemment avec les codes du jeu vidéo.
Pour une séance d’Halloween qui cherche vraiment à faire peur, c’est l’un de mes premiers choix.
Hope — 4,5/5
Alors que des incendies dans la région mobilisent les secours, les communications sont coupées dans un petit village coréen et les habitants doivent se débrouiller face à une menace mortelle (et bien sanglante) qu’ils ne comprennent pas. Hope est un excellent film, mais je ne suis pas certain de le conseiller à quelqu’un qui cherche avant tout de l’horreur. Il emprunte beaucoup plus à la science-fiction et au thriller, avec une construction qui prend énormément son temps. C’est d’ailleurs ce qui lui coûte son demi-point : le film est parfois interminable, surtout lorsqu’il retarde la révélation de ce qui se passe réellement. Il n’empêche que quand elle arrive cette révélation est excellente et fonctionne vraiment bien, après une heure à se poser la question ! Allez-y sans rien savoir, franchement.
J’ai moins accroché à la dernière partie de ce film, qui semble soudain vouloir ouvrir les portes d’un univers et d’une mythologie beaucoup plus vastes. Pourquoi pas, après tout ? Ce n’est pas ce que j’attendais, mais j’ai passé un très bon moment. Et, en bonus, c’est probablement le meilleur film ever pour apprendre à dire « putain » en coréen. Et ça, ça ne s’invente pas.
Clayface — 4,5/5
À Gotham, Matt Hagen est un acteur particulièrement en vogue. Malheureusement, une mauvaise décision de sa part va mettre un terme brutal à sa carrière et le laisser défiguré.
Ce film est une belle histoire de vengeance et de transformation, dans un registre bien plus horrifique que ce qu’on associe habituellement aux adaptations DC. Cela dit, ça reste un film DC, donc c’est plutôt soft dans l’horreur. C’est une très bonne surprise pour moi, même si je n’ai absolument pas eu peur : il doit y avoir un ou deux jumpscares, pas beaucoup plus.
En connaissant un peu l’univers DC et après avoir vu le Joker, j’avais aussi l’impression que le titre me donnait une longueur d’avance sur la conclusion, ce qui est un peu dommage. Cependant, j’ai vraiment aimé la proposition, et pourtant elle flirte avec un genre dont je ne suis pas spécialement amateur (contrairement à ce que pourra vous laisser penser cet article) : le body horror. Rassurez-vous, ça reste relativement soft, et surtout, c’est exactement le type de film que j’aime découvrir au cinéma. C’est de la bonne SF, avec des persos sympas et des twists qu’on voit venir, mais qu’on savoure parfaitement.
Sanguine — 4/5
La première scène est celle de la bande-annonce : un employé de fast food un peu trop énergique finit par péter un câble à cause d’un client malpoli : c’est directement sanglant et on n’en sait pas beaucoup plus. Le sujet du film est ailleurs : Margot commence son internat aux urgences, où elle découvre des patients de son âge présentant d’étranges symptômes. Très vite, les cas se recoupent et la situation devient de plus en plus inquiétante – et stressante, parce que le film insiste vraiment sur le stress que provoque le taf.
Malgré une bande-annonce qui avait tout pour me donner envie, je m’étais préparé à être déçu par ce petit film d’horreur français. Et, finalement, c’est une bonne surprise ! Sanguine a un message à faire passer, mais certainement pas celui auquel je m’attendais, et c’est une de ses principales qualités : peu de films d’horreur font ça aussi bien que ce film, qui donne un peu à réfléchir tout de même (oh, n’en attendez pas trop non plus).
Là encore, je n’ai pas été particulièrement terrifié par ce que je voyais, mais l’horreur psychologique fonctionne bien si on se laisse prendre et surtout, surtout, le film ne lésine pas sur le body horror. On a parfois envie de détourner les yeux ou serrer les dents, ça me paraît très bien pour Halloween. Il y a même des scènes assez crues, donc. J’ai toutefois l’impression que son interdiction aux moins de 16 ans se justifie surtout par la nudité.
En tout cas, voilà une nouvelle preuve qu’on peut avoir de bonnes surprises avec le cinéma de genre français. Je pense que c’est un excellent choix pour Halloween, avec un très bon casting aussi !
De bonnes séances, malgré quelques réserves
Leviticus — 3,5/5
Deux adolescents australiens attirés l’un par l’autre doivent affronter une présence qui exploite précisément leurs sentiments, dans un environnement religieux particulièrement hostile à leur relation.
Sur le papier, le concept est vraiment intéressant et rappelle souvent l’excellent It follows, mais j’ai mis beaucoup de temps à entrer dans le film. Sa première partie est très lente, et comme la promotion m’avait déjà révélé la nature de la menace – c’était même l’argument de vente dans le synopsis !, j’ai eu l’impression d’attendre un peu trop longtemps quelque chose que je savais déjà.
Heureusement, la montée en tension finit par fonctionner et l’horreur psychologique prend le dessus, accompagnée de quelques jumpscares et d’un personnage particulièrement détestable dans l’entourage du personnage principal (c’est rare que je lâche une insulte en pleine séance, mais ouais, j’ai craché un « quelle connasse » à un moment).
Dommage que les personnages aient parfois des réactions qui manquent franchement de logique et, surtout, que la conclusion m’ait laissé à ce point sur ma faim. Il y avait de quoi faire encore mieux et ça m’a donné l’impression que ce n’était pas abouti.
Cela dit, ça reste un très bon film pour Halloween !
Englouti — 3,5/5
Un jeune plongeur part au large des côtes californiennes pour retrouver le corps de son père disparu et se retrouve dans une situation de survie particulièrement improbable.
Englouti est un petit thriller qui ne révolutionne pas grand-chose et qui nous sert exactement ce que l’on peut en attendre quand on lit ce synopsis : c’est un peu longuet, pas très surprenant et pas franchement réaliste. Pourtant, il y a largement moyen de s’y accrocher, surtout lorsqu’il nous colle à notre siège avec quelques passages un peu gore. Si vous n’êtes pas trop sadiques, vous devriez même avoir envie que le héros s’en sorte.
Après, entre les flashbacks et la lourdeur avec laquelle le message est parfois martelé, il y a aussi des moments où l’on aurait presque des envies de meurtre. Pas forcément celles que le réalisateur avait prévues, cela dit ! Une bonne séance malgré tout, et puis les envies de meurtre, c’est bien pour Halloween, non ? A minima, c’est raccord en tout cas !
Kraken — 3/5
Dans une cité, cinq jeunes décident (parfois malgré eux, il faut bien le dire) de retourner dans une tour abandonnée autour de laquelle circulent d’inquiétantes rumeurs, alors que des disparitions se multiplient.
Je vous ai déjà parlé en début de mois de Kraken dans mon article sur mes Derniers coups, donc je ne vais pas m’y attarder pendant des heures. Ce film d’horreur français ne brille pas spécialement par son intrigue (facile à dire quand on ne fait que critiquer, mais disons que le titre est bien déceptif quand même), assez simple et pas toujours convaincante, mais il sait créer une ambiance et s’y tenir à merveille. Le casting est vraiment bon : vous n’en sortirez pas tout à fait indemnes et une ou deux scènes, surtout sur la fin, pourraient vous hanter. Peut-être.
Attention à la bande-annonce qui en montre un peu trop ! C’est en tout cas efficace, étouffant par son ambiance de huis-clos et, paradoxalement, alors que je l’ai moins aimé que la plupart des films précédents, c’est peut-être l’un des plus horrifiques de cette sélection. Comme quoi, la qualité d’un film et sa capacité à faire peur ne vont pas nécessairement de pair.
Malfaisante — 3/5
La petite Bela voit son quotidien basculer lorsque quelque chose d’inquiétant semble s’immiscer dans sa relation avec sa mère.
J’attendais beaucoup du nouveau film de Rob Savage, notamment parce que Host reste une de mes références en matière d’horreur. J’en suis ressorti avec un sentiment très mitigé : le scénario et la réalisation sont intéressants, Jessica Chastain fonctionne très bien dans son rôle monstrueux, mais le film ne m’a quasiment jamais fait peur. Même les jumpscares tombent parfois à plat, tant on est saturé par la bande sonore. Je reconnais toutefois que le film parvient à créer le malaise, mais l’ensemble semble plus à destination des enfants parfois (enfin, des enfants qui regardent des films pas de leur âge, quoi… Disons que le message semble fait pour eux).
Je trouve qu’il aurait presque mieux fonctionné en assumant pleinement son côté fantastique, plutôt qu’en promettant une expérience horrifique. J’ai développé tout cela dans ma critique deMalfaisante, mais je ne regrette absolument pas la séance pour autant. Franchement, ça passe pour un Halloween pas trop effrayant.
Backrooms — 2/5
Une étrange porte découverte dans le sous-sol d’un magasin de meubles ouvre sur un dédale de lieux vides et absurdes, qui semblent obéir à leurs propres règles.
Je ne suis pas sûr qu’il reste des séances pour voir le film aujourd’hui, mais quitte à parler des films d’horreur de cette année, je me suis dit que je pouvais laisser une trace de celui-ci sur le blog. Je sais que Backrooms s’appuie sur tout un phénomène Internet, mais je crois que je suis complètement passé à côté de la private joke. Certaines séquences sont franchement malaisantes, et j’ai plutôt aimé la fin, mais le reste m’a surtout laissé avec un immense sentiment d’incompréhension face au succès et au buzz.
Je ne parle même pas forcément des mystères de l’histoire : je n’ai surtout pas compris pourquoi ce film suscitait autant d’enthousiasme. Je suis probablement passé à côté de quelque chose, mais avec 2/5, vous aurez compris que je ne suis pas celui qui va vous convaincre d’aller le voir. J’en attendais trop, peut-être.
Et si on préfère regarder un film à la maison ?
Pinocchio: Unstrung — 3/5
Le célèbre pantin de bois revient dans une relecture horrifique très, très libre de son histoire, avec des conséquences nettement moins enfantines que dans le conte.
J’avoue avoir été un peu perturbé par le parti pris du film au départ, parce que ça n’a rien à voir avec Pinocchio. La séquence d’intro du film est sublime en tout cas et ça met vraiment dans l’ambiance parfaite pour Halloween. Pour moi, il n’y a pas à hésiter : c’est LE film qui correspond le mieux à cette fête en ce moment en streaming.
Par contre, la qualité d’ensemble est moyenne. Les effets spéciaux ne sont pas particulièrement réussis, mais le film assume aussi une violence qui m’a surpris, avec des scènes qui vont parfois chercher du côté du gore de Terrifier. Franchement, je ne m’attendais pas à ça en lançant un film consacré à Pinocchio, même si c’était un film d’horreur ! Ce n’est pas une merveille, le scénario n’a parfois aucun sens (enfin disons que je n’ai pas compris la présence de certaines scènes) mais il fait le boulot pour ceux qui veulent leur dose d’horreur sans aller au cinéma.
The Last Kiss — 2,5/5
Une adolescente se prépare à vivre son premier baiser avec beaucoup, beaucoup, d’attente. Tout ne se passe pas comme prévu et elle s’en tire avec un étrange pouvoir : en embrassant quelqu’un, elle voit la manière dont il ou elle est censé(e) mourir.
Phoebe de Charmed n’a qu’à bien se tenir : la relève des prémonitions est là ! Bien sûr, l’héroïne entrevoit rapidement la mort très prochaine de certains de ses ami(e)s et tente aussitôt de comprendre ce qu’il se passe pour arrêter une tuerie à venir.
Malheureusement, la bande-annonce et le synopsis m’ont beaucoup trop plu par rapport à la qualité de ce qui est proposé. Avec McKenna Grace au casting et une bonne histoire comme ça, The Last Kiss avait vraiment de quoi me séduire. L’ambiance est celle d’un teen horror movie comme je les aime, mais ça n’a jamais vraiment pris, c’est trop… Trop.
C’est simpliste, prévisible, rarement effrayant, et j’ai surtout passé mon temps à m’amuser de ce que le film essayait de faire plutôt qu’à m’inquiéter pour ses personnages. Dans le même genre, on a vu bien mieux, et Happy Birthdead me vient immédiatement à l’esprit.
Grosse déception, donc, malgré un casting prometteur… Mais pour ceux qui veulent de l’horreur qui ne provoque pas de cauchemar, ça me paraît chouette pour Halloween !
Apocalypse Z : Nouveau Monde — pas encore vu (et pas sûr de le voir !)
Dans cette suite du film espagnol, des survivants réfugiés aux Canaries repartent sur le continent pour trouver des ressources, avec tout ce que cela suppose de mauvaises rencontres zombies.
Le film vient d’arriver sur Prime Video, mais je ne vais pas vous donner un avis sur quelque chose que je n’ai pas encore regardé. Pour être honnête, le premier Apocalypse Z m’avait moyennement accroché et je ne l’avais pas terminé. Je me dis que me faire les deux films à la suite pourrait être l’occasion d’une soirée sympa.
Après, j’ai probablement trop d’épisodes de The Walking Dead au compteur pour ne pas avoir la sensation de revoir éternellement les mêmes histoires de survie et de zombies. Je lui laisserai peut-être sa chance, mais ce n’est pas ma priorité de ce week-end, forcément.
Et si on ne veut surtout pas avoir peur ?
Il y a aussi au cinéma Shaun le Mouton : La Bêêête d’Halloween, dans lequel les habitants de la ferme se préparent à célébrer Halloween avant qu’une histoire de citrouilles ne vienne tout compliquer. C’est sympa, ça se regarde sans déplaisir, mais je ne suis pas certain que cela justifie à lui seul le prix d’une place de cinéma.
Quant à Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, dont l’histoire tourne autour d’une maison hantée, je l’ai complètement évité. Je crois qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer très longtemps pourquoi je ne suis absolument pas le public visé. Tant mieux pour les familles qui auront envie d’y aller, mais… voilà quoi.
Finalement, ce qui ressort de toutes ces séances, c’est que j’ai adoré plusieurs films qui ne m’ont pratiquement jamais fait peur, tandis que des propositions plus franchement horrifiques m’ont laissé beaucoup plus froid. Ce n’est pas nouveau, mais ça mérite d’être rappelé en cette période : un bon film d’horreur n’est pas forcément celui qui vous fait sursauter le plus. Et si vous cherchez malgré tout à vraiment flipper, vous savez maintenant lesquels j’ai trouvés les plus efficaces… ou pas !
Je suis surtout tellement frustré que Terrifier 4 ne soit pas sorti comme prévu pour cet Halloween ! Regardez cette trilogie si vous voulez vraiment de l’horreur, du sanglant, du fun.
Et vous, vous me conseilleriez quoi comme film pour aujourd’hui si je ne passais pas déjà ma soirée à Disneyland Paris ? 😉
En attendant la sortie du prochain Hunger Games en novembre et même si le livre m’avait moyennement emballé, je profite de la ressortie de la saga au cinéma pour revoir enfin un film chaque dimanche. Quitte à faire cet énorme sacrifice, autant vous en parler ici !
Les premiers articles sont également disponibles sur le blog :
Troisième dimanche, troisième Hunger Games au cinéma et troisième article du mercredi ! Après la claque monumentale que m’avait mise L’Embrasement, j’avais hâte de découvrir si La Révolte – Partie 1 me ferait autant d’effet. Bon, je savais aussi qu’il s’agissait de l’un des volets les moins appréciés de la saga, mais j’avais oublié pourquoi parce que vraiment, je ne l’avais jamais revu. Maintenant, je m’en souviens et je dois bien reconnaître qu’il est mal-aimé pour une bonne raison : c’est un film génial, qui regorge de moments incroyables, mais qui ne fonctionne pas franchement comme un… film. C’est une adaptation d’un roman, et ça se sent. Je crois que tout le problème vient de cette fichue décision de couper le dernier roman en deux.
Souvenez-vous de cette mode hollywoodienne des années 2010 qui consistait à transformer systématiquement le dernier tome d’une saga en deux films. Harry Potter s’y était essayé, avec un septième film incroyable avant un huitième qui expédie beaucoup trop de choses. Twilight avait également tenté le coup, et franchement, quelle catastrophe ! Hunger Games a suivi le mouvement, avec une adaptation manifestement très fidèle au roman, mais qui me donne l’impression de regarder une succession de chapitres plutôt qu’un véritable film. Ça ressemble bien à la première moitié d’un excellent roman, car c’est c’est qu’il est.
C’est assez paradoxal puisque La Révolte – Partie 1 est le plus court de la saga, mais il paraît parfois interminable. On nous installe les personnages, on découvre le district 13, on assiste à la naissance de la rébellion et on enchaîne les événements sans qu’ils parviennent vraiment à former un tout. C’est ce qui donne l’impression que c’est interminable : ça ne commence jamais vraiment, on enchaîne des moments, c’est tout.
De ce point de vue-là, il faut reconnaître que l’absence des Hunger Games se fait terriblement sentir. Plus d’arène, plus de compétition qui structure le récit, plus de mort abominable toutes les cinq minutes ; non, vraiment, l’univers change. C’est toujours violent, mais voilà, les préparatifs d’une révolution, aussi passionnants soient-ils, ne remplacent pas forcément l’adrénaline que procurait l’arène et qui sauvait souvent les opus précédents des moments creux et plus ennuyeux. Je pense que c’est vraiment voulu : Katniss est isolée et ça se ressent. On ne peut pas dire qu’elle s’ennuie, hein, et nous non plus, mais c’est plus long – et on nous impose beaucoup de texte l’air de rien. Les discours fleuves n’en finissent plus !
Pourtant, qu’est-ce qu’il y a de bonnes idées, à commencer par toute cette réflexion autour de la propagande, que j’adorais déjà dans L’Embrasement et qui prend ici une place considérable. Pour que la révolution fonctionne, il lui faut un visage. Les rebelles ont Katniss (on notera d’ailleurs qu’il y a un vrai souci dans le scénario, puisque Snow ne veut pas que le Capitole les appelle Rebelles, mais c’est le nom que tout le monde utilise ensuite, y compris au Capitole ?), le président Snow a Peeta, et chacun tente de convaincre Panem que son camp détient la vérité. On fabrique des images, on construit des discours, on cherche à provoquer les émotions qui permettront de rallier la population à sa cause – et ça, des deux côtés. Bien sûr, on sait que le camp de Katniss est celui qui a raison, mais c’est passionnant de voir comment Katniss, qui n’a absolument rien demandé, devient malgré elle le symbole d’un mouvement politique et est instrumentalisée aussi quand elle est du bon côté.
J’aime particulièrement le fait qu’elle soit incapable de jouer correctement le rôle qu’on lui a écrit. On la filme, on lui demande de réciter des textes et ça ne fonctionne pas. En revanche, dès qu’elle se retrouve confrontée à la réalité de la guerre et que ses émotions prennent le dessus, elle devient immédiatement convaincante. C’est assez terrible, finalement : pour fabriquer une bonne propagande, il faut exploiter les véritables souffrances de Katniss.
C’est aussi ce qui donne lieu à l’une des scènes les plus cultes de toute la saga : The Hanging Tree. Cette chanson que Katniss interprète et qui devient progressivement un chant de révolte repris par la population. Quelle réussite ! Je le disais déjà la semaine dernière, mais la musique joue un rôle absolument essentiel dans Hunger Games, et cette séquence en est probablement l’une des meilleures démonstrations – j’adore aussi la scène où Katniss sursaute en entendant le générique des jeux.
Difficile, surtout, de regarder cette scène de la révolte au barrage aujourd’hui sans penser aux manifestations françaises de ces dernières semaines, durant lesquelles The Hanging Tree a justement été repris. Voir une chanson de fiction devenir un véritable chant de contestation, ce n’est quand même pas rien ! J’avais déjà fait le rapprochement entre Panem et l’actualité dans mes précédents articles, mais il est encore plus frappant cette semaine. Le discours de Snow au début du film, qui érige l’ordre en valeur absolue, m’a notamment rappelé celui d’Emmanuel Macron au lendemain des manifestations. Les situations sont évidemment différentes, mais cette résonance politique est assez troublante.
Et puis, pendant que Katniss devient le Geai moqueur, Peeta apparaît régulièrement à la télévision dans un état de plus en plus inquiétant. Josh Hutcherson est excellent et Jennifer Lawrence aussi. Je continue de regretter qu’on n’ait pas accès aux pensées de Katniss, parce que les films ne parviennent pas toujours à me faire comprendre ses sentiments pour Peeta. On nous dit qu’elle l’aime, tout concourt à nous le montrer, mais il manque parfois quelque chose. À l’inverse, Gale continue d’être présent pour elle, quitte à comprendre qu’il n’a plus vraiment sa place dans cette histoire d’amour. Il a beau avoir sauvé une partie des habitants du district 12, je n’accroche toujours pas tellement au personnage. Dommage pour lui – l’acteur est bien meilleur des années plus tard dans Most Dangerous Game.
Ce qui me frustre davantage, en revanche, c’est que le film multiplie les personnages et les situations sans toujours leur donner la place qu’ils mériteraient. Finnick, Annie, Johanna, l’équipe de tournage de Katniss… Il y a tellement de choses à raconter ! On aimerait aussi découvrir davantage ce qui se passe dans les autres districts, notamment les districts 1 et 2, ou même du côté du Capitole. Après la destruction du district 12, les contre-attaques de Snow et les opérations des rebelles, on comprend bien que cette guerre civile menace de détruire Panem tout entier. Le Capitole privé d’électricité en est d’ailleurs une excellente illustration. Mais tout cela reste souvent survolé, alors même que le film prend énormément de temps pour installer ses enjeux… Et je peux dire la même chose pour Peeta : on le voit diminué physiquement, mais on ne sait pas exactement ce qui lui arrive. Peut-être que ça joue beaucoup sur l’ambiance menaçante, mais ça marche mieux en livre qu’en film.
Il ne change pas tant que ça physiquement pourtant : c’est donc que tout passe dans le jeu d’acteur (et un peu le maquillage, OK) !
Bref, une fois n’est pas coutume : j’ai envie de relire les romans et il va vraiment falloir que je m’y mette. C’est un peu compliqué parce que j’ai les versions illustrées, donc ce sont d’énormes bouquins que je ne peux pas trimballer dans le train quoi. C’est loin d’être un regret en revanche, ces livres sont magnifiques !
Je suis persuadé que la saga fonctionne bien mieux à l’écrit qu’à l’écran – et pourtant j’adore les films. Seulement voilà, on nous demande vraiment de réfléchir et de se projeter, et l’écran impose trop une rapidité d’action qui ne permet pas autant la réflexion. En lisant, on peut prendre le temps de comprendre le sentiment d’injustice, la peur, la colère et cette révolte qui se construit progressivement. Au cinéma, en revanche, j’ai parfois l’impression qu’on a voulu absolument tout conserver sans suffisamment réfléchir à la façon de transformer ces chapitres en un véritable récit.
Heureusement, la dernière partie du film rappelle à quel point Snow est un adversaire terrifiant. Son face-à-face avec Katniss, lorsqu’il la laisse dans l’incertitude concernant la survie de Peeta et Gale, est glaçant. La révélation qui suit est encore pire : Peeta a été sauvé, mais Snow l’a préalablement torturé et manipulé pour qu’il haïsse Katniss au point de vouloir la tuer. Après l’avoir utilisé pour sa propagande, il en a fait une arme contre elle. C’est absolument horrible et le retournement fonctionne toujours aussi bien.
Malheureusement, contrairement au final complètement dingue de L’Embrasement, celui-ci me laisse surtout sur ma faim. On vient d’assister à une révélation terrible, mais le film se termine sur un discours de la présidente Coin qui n’a pas franchement la même puissance qu’un bon « If we burn, you burn with us! » de Katniss. Inévitablement, on a cette impression désagréable de devoir interrompre une histoire qui n’est absolument pas terminée, mais bizarrement, j’ai trouvé que la fin du deuxième film était un bien meilleur cliffhanger que celui-ci… Forcément, car celui-ci est artificiel et n’a jamais été envisagé comme tel à l’écriture.
C’est là tout mon problème avec La Révolte – Partie 1. À force de vouloir respecter chaque étape du roman, on a peut-être oublié qu’une adaptation devait aussi fonctionner indépendamment du livre dont elle est tirée – ou alors, il aurait fallu faire un film de 3h30, tout simplement… Aujourd’hui, ça se fait, à l’époque, ça ne passait pas tellement, et j’aurais probablement détesté qu’on retire des moments cultes. Alors, fallait-il vraiment couper La Révolte en deux ? Je ne suis pas persuadé que c’était une bonne idée quand même. Peut-être juste qu’il fallait se contenter des romans. Ou mieux encore : faire une série, tout simplement. Qu’est-ce que ça aurait été chouette une série Hunger Games !
En tout cas, j’attends quand même de revoir la deuxième partie pour trancher définitivement. J’ai regretté que la programmation UGC ne nous fasse pas enchaîner les deux films le même soir, parce que je suis sorti encore une fois avec une envie folle de découvrir la suite et que ça aurait été totalement justifié de les enchaîner… Non ?
Et vous, vous en pensez quoi de cette coupure en deux parties ?