Mes derniers coups de… #53

Salut les sériephiles,

Nous sommes début septembre et c’est la rentrée scolaire, yeaah. On la sent ma motivation ? En vrai, je me dis que ce n’était peut-être pas ma meilleure idée de relancer les derniers coups le mois dernier parce que ça prend du temps à écrire et que j’ai forcément autre chose à faire en ce moment pour trouver mes marques avec mon nouvel emploi du temps. Je dis ça, mais si je suis honnête, je crois que le retour m’a encore plus plu qu’à vous parce que c’est quand même un article qui permet d’échanger, alors bien sûr que je prends du temps pour ce #53 !

Coup de cœur : J’ai recommencé un visionnage d’Agents of S.H.I.E.L.D. (critiques d’un épisode de la saison 1 chaque mercredi, donc) et c’est du recyclage que d’en faire mon coup de cœur, mais vraiment, qu’est-ce que je suis fou amoureux de Skye. Son introduction n’est pas dingue dans le premier épisode, mais dans les épisodes 2 et 3, elle est juste absolument parfaite. Elle enchaîne les répliques cultes, elle a un look fou, comment ne pas craquer ?

Coup de mou : Alors là, ça va à mon visionnage de The Shards, sans hésiter. Disney+ me l’a tellement mise sous le nez que j’ai fini par tester en me disant que ça pouvait être ma bonne découverte du mois d’août. Résultat : 08/20 au pilote et une énorme déception. C’est peut-être ça le pire avec toutes ces nouveautés moyennes : chaque fois que j’en lance une, j’ai envie de croire que ce sera enfin celle qui va me réconcilier avec les séries récentes… et ben non. Cela m’a cassé dans ma soif de nouveautés d’avoir une voix off qui me fait de l’audio-description et je n’ai pas eu le courage de continuer.

Coup de poing : Pas trop d’hésitation non plus tellement une scène m’a fait rire ce mois-ci. Fisk dans le dernier épisode de Daredevil: Born Again donne de sacrés coups de poing ! Je n’aime pas le perso, mais il faut reconnaître que sa brutalité physique est parfaitement rendue : chaque coup a l’air de peser une tonne et il envoie valser tout le monde sans la moindre difficulté. La scène valait le détour !

Coup de blues : On me demandait dans les commentaires du #52 ce qu’il en était de la lecture. Ben… rien. Et ce n’est même pas parce que je n’avais pas envie ! C’est déjà la fin de l’été et c’est normal d’avoir le blues de rentrée, mais cette année, il est particulièrement violent parce que je n’ai pas profité de ma saison préférée comme d’habitude. J’aime passer du temps allongé au bord de la piscine à lire… Or par 40°C, ça n’aurait pas été bien raisonnable d’aller s’exposer au soleil et pas agréable d’être dehors ; les horaires de ma piscine étaient moins intéressants qu’avant et je n’ai donc pas lu de l’été. En plus, quand il a arrêté de faire trop chaud, on a eu de la pluie (un livre sous la pluie, ça ne fonctionne pas), puis une fermeture technique et bim, septembre. Le pire dans tout ça ? Ils annoncent de nouveau des jours estivaux normaux pour ce mois de septembre. Mais en septembre, on bosse. Aaaah.

Coup de barre : Et en vrai, flemme de ce mois de septembre qui oscille entre orages dingues et températures estivales. Bien sûr, normalement, la fatigue et le temps maussade de la rentrée sont compensés par le retour tout proche des séries, mais cette année encore (comme l’an dernier), Grey’s Anatomy, 9-1-1 et 9-1-1: Nashville ne reviennent que le 15 octobre ! Un mois et demi à attendre ma vraie rentrée (je vais pas mentir, ce sont elles que j’attende pour avoir l’impression que la période commence, mais là, ce sera la fin de la période scolaire déjà), c’est quoi cette arnaque ?

Coup de vieux : Rachel Bilson dans Scrubs. La revoir après tant d’années, ça me faisait déjà bizarre par principe. Et puis j’ai découvert en préparant cet article qu’elle venait de fêter ses 45 ans le 25 août. SUMMER ROBERTS A 45 ANS. Voilà. Merci, au revoir, je vais m’allonger.

Coup de bol : En parlant de Scrubs, j’ai réussi à terminer tous mes visionnages prévus pendant l’été. Enfin, en quelque sorte. Je voulais terminer les saisons commencées sur la période 2025-26 et c’est désormais chose faite. Je peux donc attaquer la nouvelle saison avec une liste propre. Enfin, « propre », on s’entend. Il me reste à terminer la saison 8 de The Rookie, déjà.

Coup de gueule : Ce recul des personnages féminins dans les séries (celles que je regarde en tout cas) en 2026, on en parle ? Lanterns cartonne, mais c’est encore un exemple flagrant de boys club, ça me tue. Autant dans Heated Rivalry, ça peut se comprendre d’avoir surtout des persos masculins parce que bon, c’est le sujet de la série quoi ; autant voir encore des séries incapables de passer le Bechdel Test en 2026 et de nous présenter des femmes badass, intéressantes et efficaces… C’est agaçant. En plus, je sais bien que le Bechdel Test ne dit pas si une série est bonne ou féministe, mais la barre est tellement basse que ne même pas réussir à la franchir, ça commence à me rendre dingue.

Coup de tête : J’ai commencé The Good Wife sur Prime Video il y a une dizaine de jours et oups, saison 1 terminée. En vrai, ça s’est lancé en lecture automatique après un film et je me suis dit que j’allais tenter. L’algorithme a bien fait les choses, ça doit être une des premières fois. La série vient du couple King (je leur dois Braindead) et ça fait au moins quinze ans (peut-être pas exactement) que je me dis qu’il faut que je la regarde. Elle passe si bien en bingewatching ! En plus, je me plaignais justement dans le coup précédent de l’absence de personnages féminins forts alors… Autant retourner voir du côté de 2009, non ? Logique, je vous dis. Gros plaisir de dévorer cette saison 1 en tout cas !

Coup tordu : Après des années à entendre régulièrement des réfs de La Flamme un peu partout et à voir des extraits sur les réseaux sociaux, je me suis dit qu’il était temps de m’y mettre. J’ai donc vu toute la saison en à peine 24 h sur France TV. Malheureusement, le site ne propose pas la suite, Le Flambeau. Il faudra que je trouve tout de même un moyen de la voir, ne serait-ce que pour LA réf que j’ai attendue pendant toute la saison 1 : tout le monde est lesbienne. Les acteurs, et surtout les actrices, sont incroyables dans cette série, j’ai passé un bon moment et je sais que je n’en parlerais pas ailleurs sur le blog, alors voilà, j’en parle ici. C’est un coup tordu de voir une saison pour une ref et apprendre qu’en fait, c’était d’ailleurs qu’elle venait !

Coup de pub : Non contente d’avoir sorti son album en juin, Olivia Rodrigo a sorti la semaine dernière une nouvelle chanson, « Serena Joy », un peu par surprise. Elle l’avait enregistrée pendant les sessions de l’album mais ne l’avait finalement pas gardée dessus et, franchement, ça s’entend : le morceau est bien plus punk, plus politique aussi, puisqu’il est inspiré du personnage de Serena Joy dans The Handmaid’s Tale. Une partie des bénéfices est reversée au Daisy Chain Fields Fund, lié à son festival à la programmation entièrement féminine, donc ça fait encore une excellente raison de l’écouter. J’ai adoré, justement parce que c’est très différent de l’album. Bref. J’adore, alors je partage.

Coup de grâce : Disneyland Paris a déjà sorti ses collections de Noël à Emporium alors qu’Halloween n’a même pas commencé. Je sais que c’est le cas chaque année, mais ça me bute de savoir qu’on prépare déjà la fin d’année et que les films de Noël vont déjà débarquer alors qu’il reste encore quatre mois – et c’est presque ma saison préférée, en plus.

Bref, impossible de conclure autrement qu’en oubliant la rentrée et en disant : vive l’automne, vive Halloween et vivement octobre pour les séries !

Mes derniers coups de… #52

Salut les sériephiles,

Si je vous dis : coup de cœur, coup de mou, coup de poing, coup de blues, coup de vieux, coup de barre, coup de bol, coup de gueule, coup de tête, coup tordu, coup de pub et coup de grâce… vous vous en rappelez, vous ?

Cela fait un an ou deux que j’ai publié le dernier article «  mes derniers coups de…  » et en ce début de mois d’août, comme chaque année, je fais le point sur le blog, le temps que je ne trouve plus (et que je ne prends plus) pour écrire comme pour regarder mes séries. Forcément, ça me travaille et comme c’est un article qui plaisait à tout le monde à l’époque, ben… le revoilà.

Allez,  trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

Coup de cœur : Je n’ai pas de série ou d’acteur en tête pour ce point (enfin si, mais ce ne serait pas bien original de parler de Tom Holland et du dernier Spiderman quoi), donc je vais déjà aller taper loin des sujets habituels du blog et parler… bouffe. J’ai découvert, au hasard d’un détour dans une roseraie (ouais, en plein mois d’août, pas ma meilleure idée, je sais), qu’il existait de la glace à la rose. C’est un goût que j’aime depuis la première fois que j’ai eu l’occasion d’en goûter, mais que je trouve souvent écoeurant ou trop fort. Ce n’est pas du tout le cas quand c’est en glace. Bref, une tuerie, je vous recommande si vous avez l’occasion un jour, même si ça ne se trouve pas facilement.

Coup de mou : Comme lors des derniers articles « coups », je pense vraiment que nous sommes dans un ventre mou interminable du côté des networks et de la production des séries. C’est paradoxal d’avoir autant de nouveautés et si peu de réussites, mais vraiment, l’âge d’or des séries manque. Ce n’est pas pour rien que la nostalgie fonctionne avec tant d’effets dans les rewatchs et les reboots !

Si, si, il y a quand même des bonnes surprises dans les séries récentes, je suis désagréable et un vrai vieux con en devenir… à moins que je ne le sois déjà ?

Coup de poing  : Je vais peut-être entrer un peu plus dans  le vif du sujet et évoquer un de mes rares visionnages d u  moment, à savoir X-Men 97. La saison 2 se termine mercredi et je devrais donc publier mon article dessus dans la foulée, mais en attendant, je savoure les combats qu’on y trouve dans chaque épisode. C’est bien LA qualité la plus évidente de cet animé : les dessins sont tops comme à l’époque et les combats une certitude chaque semaine.

Coup de blues : Est-ce que c’est trop simple de parler ici de Joshua Bassett ? Comme il a sorti une chanson qui s’appelle « Blue », probablement. Il a annoncé son prochain EP qui sortira vendredi prochain. Le coup de blues, c’est que ça ne m’a pas spécialement motivé. Autant je continue de saigner quotidiennement l’album d’Olivia Rodrigo, autant les sorties récentes de Joshua Bassett ne me plaisent plus autant que ses premiers titres. Sa voix reste dingue, mais pas fan de sa direction artistique – et de ses choix d’ordre plus privés, mais ça, il fait bien ce qu’il veut, vous me direz. En vrai, je dis tout ça, mais j’ai déjà beaucoup écouté la dernière sortie et j’attends quand même cet EP :

Coup de barre  : Rien n’a changé depuis l’article 51, je n’arrive toujours pas à me décider à lancer des épi sodes.  J’ai presque l’impression que c’est c e qui me motiv e à écrire ces articles, pour aller piocher dans plein d’autres suj ets !  Ce mois-ci, je peux accuser la canicule pour expliquer ma flemme. Vraiment, ça me fatigue : l’éco-anxiété est là, la météo est en train de nous rendre tous accro avec des prévisions qui changent toutes les trois ou quatre heures et la perspective d’une cinquième vague de chaleur en deux mois (sérieusement, y a vraiment eu des pauses entre ?) me terrasse d’avant. J’angoisse et je fatigue.

Coup de vieux : En préparant cet article, je me suis mis à relire les articles « coups de » et j’ai découvert qu’en fait le dernier datait de 2022. Quatre ans déjà ? Pire que tout : dedans, je parlais du renouvellement de Riverdale pour deux saisons supplémentaires. D’où ? Comment ? J’ai l’impression que la fin de Riverdale était il y a une éternité. Le temps passe et faut que j’arrête de m’étonner de me découvrir des cheveux blancs si je me mets à croire que quatre ans n’en font que deux ou si je me dis, comme Ryan Murphy, qu’un retour de Glee ne ferait peut-être pas de mal !

Coup de bol : Je me plains de la chaleur, mais ce matin, j’ai eu l’occasion de faire un tour en forêt SOUS LA PLUIE. J’ai presque eu froid. J’ai savouré ce bonheur autant que ma glace à la rose, donc voilà, ça méritait de vous en parler, même si ça fait quand même deux coups juste pour vous parler de la météo. Arf. Les cheveux blancs, la météo, bientôt, je vais vous faire un article sur la morning routine en maison de retraite si je continue !

Coup de gueule : C’est totalement inutile comme coup de gueule car je sais que c’est nécessaire et que c’est pour le bien à long terme, mais sachez que j’en ai déjà marre des travaux du mois d’août. Voilà. Le plus impactant, c’est probablement ceux qui sont en cours sur le RER A depuis hier : ils m’empêchent d’aller à Disneyland parce que flemme de me rajouter, au mieux, 50 minutes de bus sur un trajet déjà long (encore à l’aller, pourquoi pas, mais au retour, eh !). Vous n’avez peut-être pas suivi, mais je passe ma vie là-bas désormais, c’est ma petite pause détente de la semaine, quoi. Bref, pas de détente au mois d’août, voilà, je vais me contenter de bosser (et c’est peut-être pas plus mal). Oui, je sais, je peux aussi rattraper mes séries, ça ne ferait pas de mal !

Coup de tête  : Je suis en  train d’écrire un article « mes derniers coups » quatre ans après le dernier et même pas trois heures après m’être rappelé l’existence de cette série d’articles. Non, vraiment, le b  log, nos interactions, mes  articles quotidiens, tout ça me manque. J’espère qu’à vous aussi, au moins un peu. Au pire, j’écris tout ça dans le vent et tant pis.

Coup tordu : Et si on parlait séries un peu ? Cette semaine, il y a eu une annonce de casting pour la saison 2 de Heated Rivalry. Je me plains tout le temps des annonces de casting qui spoilent trop de choses et j’essaie généralement de passer à côté autant que possible, mais sur cette série, difficile de ne pas voir mes réseaux sociaux envahis… Surtout quand on annonce la présence de Charlie Gillespie, que j’avais déjà découvert dans l’excellente et partie trop tôt Julie and the phantoms. Bref. C’est tordu d’avoir l’impression d’être de retour en 2020 quand j’ouvre Insta et que j’ai Charlie partout dans mon feed. C’est tordu aussi que ça arrive une semaine après que sans crier gare une photo de lui à poil sous sa guitare se soit faufilée sur mon Twitter (vraiment, faut pas l’appeler « X » ce réseau social, vous imaginez comme cette phrase sonnerait encore plus mal ?). Et c’est tordu car ce n’est pas du tout comme ça que j’imaginais son personnage quand j’ai lu le bouquin. C’est pire encore pour Justice Smith, car vraiment, ce n’est pas du tout le Harris que j’imaginais. Comme j’aime les deux acteurs, je suis content quand même.

Pour les déçu(e)s, les curieux/ses, les amateurs/trices de musique et l’algorithme, la photo de la guitare que vous cherchez est tirée de Splitville, sortie le 5 septembre.

Coup de pub : Il y a quelques semaines, je vous parlais sur le blog de Bingeboxd. Aujourd’hui, je vais vous parler de Bingers. Le principe est toujours le même : trouver une application qui permette de remplacer TVtime ! Bingers est peut-être la promesse la plus convaincante pour l’instant : c’est le nouveau bébé du créateur de TVtime (qui était parti du projet il y a fort longtemps et n’a rien à voir avec sa fermeture) et on y retrouve la grande majorité de ce qui faisait le succès de l’application. Ils ont l’air dans l’équipe derrière l’application assez à l’écoute des retours d’utilisateurs pour l’instant, comme aux débuts de TVshowtime, alors profitez-en, même si…

Coup de grâce : … ma sauvegarde TVtime n’a pas fonctionné comme il fallait alors je m’étais rabattu sur une sauvegarde moins conséquente. Si elle a fonctionné sur Bingeboxd, ça n’a pas été le cas sur Bingers. Au départ, je voulais bidouiller les fichiers et tout pour tout récupérer comme personne ne me répondait du côté de Bingers. Finalement, j’ai ajouté Laura puis (surtout) Frankie et elles avaient déjà tellement de séries comme leurs sauvegardes fonctionnaient que… J’ai tout pillé. Merci les filles ! J’ai donc passé deux heures hier à ajouter des centaines d’épisodes (des milliers, même, gloups) sur l’application. Et je ne suis toujours pas au bout de mes peines, il m’en manque encore. On pourrait croire que c’est déjà un coup de grâce suffisant, mais sachez qu’il y a pire : ça m’a donné envie de faire plein de rewatchs de séries dont j’avais oublié l’existence… ou pourquoi pas de terminer toutes les saisons dans lesquels il me reste genre 4 à 10 épisodes à regarder ou, pire !, même de commencer d’autres énormes morceaux jamais vus. Bon, pas sûr de sauter le pas pour autant, mais rien que l’envie, ça me terrasse autant que la chaleur !

Un autre coup de grâce terrible – ouais, je joue les prolongations avec cet article, parce que ça me manque d’écrire – cette semaine a été la sortie de l’album d’Ariana Grande. Musicalement, j’aime beaucoup et il y a de bonnes choses, mais le clip m’a tellement choqué, comme beaucoup. Cela me rend triste de ne pas la savoir mieux entourée et suivie, l’anorexie (et de manière général, tous les troubles alimentaires), c’est terrible. Je comprends qu’elle ne veuille pas de commentaire sur son poids et tout, mais ne rien dire, c’est quand mêm e être complice. Elle se détruit à petit feu et ça me rend triste.

Voilà, c’est tout. Difficile de conclure après ce paragraphe sans que ça ne sonne étrange, je sais, mais je vais le faire quand même, parce qu’il faut bien. Bon dimanche à tous, je vous souhaite de la fraîcheur dans vos vies et… à très vite.

The Guild is (so) back !

Salut les sériephiles !

Il y a neuf ans, presque jour pour jour, j’écrivais sur ce blog un article pour célébrer les dix ans de The Guild. J’y racontais déjà à quel point cette websérie avait compté pour moi : elle faisait partie des toutes premières que j’avais regardées, m’avait aidé à progresser en anglais et m’avait surtout fait découvrir une bande de personnages complètement dysfonctionnels dont je n’avais ensuite plus vraiment eu envie de me séparer.

À une époque où Youtube n’était pas encore devenu le monstre qu’il est aujourd’hui, cette websérie (créée, écrite, produite et interprétée par Felicia Day) a réussi à tenir six saisons entre 2007 et 2013, en gagnant peu à peu en moyens, mais sans jamais perdre son identité. La saison 6 avait été diffusée sur la chaîne Geek & Sundry à raison d’un épisode par semaine, exactement comme une série télévisée classique. Puis le dernier épisode était arrivé et… c’était terminé, sans crier gare. Aucun avertissement, aucune grande campagne autour de la fin, rien. Nous avions simplement découvert pendant l’épisode que nous faisions nos adieux à Codex, Zaboo, Vork, Clara, Tink et Bladezz. Autant dire que j’étais dévasté, ce que j’avais d’ailleurs déjà pris le temps de raconter dans mon article de 2017.

Ils sont vraiment tous de retour

Le retour de The Guild cette année est ainsi tout aussi inattendu que sa disparition. À l’approche des vingt ans de la série, qui seront célébrés en 2027, Felicia Day a décidé de réunir toute l’équipe pour un film intitulé The Guild: Ren Faire’d. Et non, je n’en ai pas Ren à Faire. Jeu de mot nul, je sais, mais j’en suis fier !

Après plusieurs mois de teasing, le Kickstarter a finalement été lancé le 20 juillet 2026. Pour le moment, nous ne savons pas encore grand-chose de l’intrigue. Le film se déroulera dans l’univers d’une fête médiévale populaire, où toute la Guilde devrait évidemment se retrouver costumée. C’est peu, mais honnêtement, il ne m’en faut pas beaucoup plus pour avoir envie de voir ce que ça va donner – est-ce que les enfants de Clara sont devenus des gamers en 20 ans ? Il y a des tas de théories excellentes sur le Discord de Felicia Day. Je ne voudrais pas être à sa place, elle doit avoir une pression de malade, en vrai !

Il y a au moins un truc sur lequel elle peut dormir sur ses deux oreilles (et nous avec) : le casting principal est bien de retour au complet. Felicia Day, Sandeep Parikh, Jeff Lewis, Robin Thorsen, Vincent Caso et Amy Okuda reprendront tous leurs rôles. Wil Wheaton et plusieurs autres visages connus de la série sont également annoncés, et plus il y aura d’argent, plus il y aura de caméos. Amy Okuda n’était pas présente dans la vidéo tournée spécialement pour le lancement du Kickstarter, ce qui aurait pu être inquiétant, mais sa participation au film est bien confirmée. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Enfin, tout va bien sauf pour mon compte bancaire, parce qu’évidemment que j’ai donné dès le lancement de la plateforme participative. C’était fou d’ailleurs de suivre la montée de la cagnotte, avec limite 1000 balles toutes les dix secondes. Il en reste une petite trace sur mon compte Twitter, mais wow, quelle soirée ce fut ! Dès que Felicia Day a commencé à évoquer sérieusement le projet, j’ai su que j’allais participer. Il n’existait absolument aucune version de cette histoire dans laquelle je laissais passer le retour de l’une de mes séries préférées sans contribuer à son financement – j’ai déjà donné à l’époque de Veronica Mars le regret d’arriver après la bataille. Et en plus, je peux recevoir quelques cadeaux en échange de mon don, je ne vais pas faire semblant de regretter.

Vu le contenu de mon panier, j’ai même plutôt l’impression d’avoir payé un prix raisonnable vis-à-vis des goodies prévus. Et si jamais le colis disparaît mystérieusement quelque part entre les États-Unis et la France, qu’une taxe de douane surgit sans prévenir ou que Chronopost décide de vivre sa propre quête secondaire comme il sait si bien le faire, je pourrai au moins récupérer le film en numérique. Coucou Chronopost, je t’adore (non, c’est faux, putain, t’as encore perdu un de mes colis cette semaine, c’est quand tu veux).

Un financement bouclé en quelques heures

Felicia Day demandait 1,5 million de dollars pour pouvoir lancer la production. C’est tout simplement énorme et la question était donc simple : vingt ans après le lancement de la série, restait-il suffisamment de fans prêts à payer pour retrouver la Guilde ? La réponse ne me surprend pas du tout : oui, évidemment.

L’objectif de 1,5 million de dollars a été dépassé le jour même du lancement. En moins d’une journée, la cagnotte avait franchi les 2,5 millions et, au moment où j’écris ces lignes, elle dépasse déjà les 2,6 millions de dollars avec encore environ un mois de campagne devant elle. Voilà, c’est facile. Record battu haut la main.

Il leur reste un peu de marge pour battre le film Veronica Mars. Le film tiré de la série de Rob Thomas avait récolté 5,7 millions de dollars auprès de près de 92 000 contributeurs en 2013. The Guild n’a pas encore dépassé cette somme finale. En revanche, son lancement a été encore plus rapide et a établi une nouvelle référence pour le démarrage d’un projet cinématographique sur la plateforme. Treize ans après Veronica Mars, une autre série culte vient prouver que les fans sont parfois plus efficaces que les studios pour ressusciter ce qu’ils aiment…

Bien sûr, le succès de cette première journée sur Kickstarter ne signifie pas que la cagnotte va maintenant s’arrêter. Felicia Day a déjà commencé à parler (cette nuit, pour nous) de nouveaux objectifs, de surprises supplémentaires et de cadeaux débloqués pour les contributeurs. Pendant le direct accompagnant le lancement, elle évoquait même ce qui pourrait arriver autour des trois millions, puis des quatre millions et demi.

Suck it, Hollywood

Ce retour est d’autant plus satisfaisant qu’il aurait très facilement pu prendre une direction beaucoup moins intéressante.

Felicia Day a révélé pendant le live accompagnant le lancement du projet qu’un producteur hollywoodien l’avait contactée au début de l’année 2025 pour lui proposer de relancer The Guild. Sur le papier, la nouvelle avait tout pour lui faire plaisir. Jusqu’au moment où elle a compris que le projet imaginé n’était pas une suite, ni même une réunion du casting original, mais un reboot avec des acteurs plus jeunes et une histoire adaptée aux gamers d’aujourd’hui.

Bah non, Hollywood, tu fais chier. Ce n’est pas ce que nous voulons voir. The Guild avait également rassemblé plus de 21 000 personnes abonnées à la page avant même le lancement de la campagne, ce qui en faisait l’un des projets cinématographiques les plus suivis de l’histoire de Kickstarter avant son ouverture. Là encore, ce n’est pas exactement le signe d’une série que tout le monde aurait oubliée. En revanche, personne n’attend une nouvelle Codex de vingt ans en train de découvrir Twitch et Discord. Ces outils sont désormais tellement installés dans la vie quotidienne qu’ils ne pourraient plus provoquer la même révolution narrative qu’en 2007, quand voir les personnages discuter derrière leurs webcams suffisait à donner à la série une forme presque expérimentale.

The Guild appartient à une époque très précise d’Internet, mais cela ne signifie pas que ses personnages doivent y rester enfermés. Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est justement de découvrir ce qu’ils sont devenus. Vork joue-t-il toujours autant ? Bladezz est-il toujours persuadé d’être le type le plus cool de la planète ? Sont-ils encore en contact au bout de vingt ans ? Moi, c’est terrifiant, mais je crois que je reste en contact avec ma guilde de l’époque, j’ai même fait des journées à Disneyland y a pas si longtemps avec des amies rencontrées sur internet. Et d’autres sont déjà prévu.

Bref, tout ça pour dire que Felicia Day a heureusement conservé les droits de la série. Elle pouvait donc refuser le reboot, reprendre son scénario et se tourner directement vers les fans sans avoir besoin d’obtenir la permission d’un studio. Dans la vidéo de présentation, elle résume d’ailleurs la situation avec beaucoup de délicatesse : « Suck it, suits. » Hollywood, j’espère que tu retiendras la leçon. Quand le public réclame le retour d’une série, ce n’est généralement pas pour retrouver le même titre collé sur des acteurs ayant la moitié de l’âge du casting original.

Vingt ans plus tard

Il faut évidemment reconnaître que les acteurs ont changé. Vingt ans ont passé, c’est terrible, ils ont vieilli. Nous aussi, malheureusement. Au-delà du coup de vieux collectif (Vincent Caso, tu prends cher), je suis surtout curieux de voir comment chacun retrouvera son personnage. Certains membres du casting ont continué à tourner régulièrement, d’autres se sont faits plus discrets, mais je n’ai pas beaucoup de doutes sur leur capacité à reformer immédiatement cette bande. La vidéo du Kickstarter suffit déjà à retrouver leurs dynamiques, leurs regards et cette impression qu’ils pourraient recommencer comme si le dernier épisode avait été diffusé la semaine dernière.

Je ne sais pas encore ce que donnera l’intrigue, ni si le passage à un long-métrage conviendra vraiment à une série qui reposait un temps sur de très courts épisodes. Je ne m’attends pas non plus forcément à ce que le film serve de tremplin à une nouvelle saison, à la Veronica Mars. Felicia Day présente avant tout le projet comme une célébration des vingt ans de The Guild, et un film nostalgique avec tout le casting me suffit déjà largement pour ça. J’ai tellement hâte’d, je leur souhaite de récolter plein de thunes encore, histoire d’avoir un film de la meilleure qualité possible et avec un maximum de retours et caméo. J’ai trop hâte.

Prochaine étape : Community ? Je ne perds pas espoir… mais un peu, quand même.

TVtime ferme ses portes… Et nous alors ?

Salut les sériephiles,

Ça va bientôt faire une semaine qu’un coup de tonnerre est tombé sur à peu près tous les sériephiles que je connaisse : TV Time a annoncé sa fermeture. J’ai pensé presqu’aussitôt à publier un article, mais la vérité, c’est qu’une fois la période de gros choc passé, je ne savais pas trop par où commencer. En plus, ce fut soudain : c’est tombé un jour où j’avais du travail à faire et où tout s’enchaînait aussi avec une soirée qui finit si tard qu’il en est tôt, puis une seconde, puis le week-end… Bref, voilà : l’application de tracking d’épisodes que j’utilise depuis plus de dix ans ferme dans moins de dix jours.

Le 15 juillet, TV time fermera ses portes et supprimera nos comptes, nos données, possiblement nos commentaires aussi. C’est une sacrée perte dans ma mémoire interne, hein. Je peux relativiser : je tiens le blog depuis dix ans, donc je ne perds pas toutes les traces de mes visionnages. C’est déjà ça. Depuis l’annonce, j’ai tout de même exporté mes données (il existe des extensions Google Chrome pour ça), testé plusieurs alternatives, rouvert des statistiques que je ne regardais plus depuis longtemps et relancé TV Time plus souvent qu’au cours des derniers mois, histoire de me rendre compte de tout ce qui allait me manquer.

Évidemment, l’application en profite pour buguer encore plus que d’habitude, parce que je ne suis pas le seul à ne pas y croire. Ce serait dommage de partir sans nous rappeler pourquoi on râlait déjà contre elle. Parce que oui, il faut quand même être honnête : TV Time n’était plus vraiment dans sa meilleure forme. L’application ramait, plantait, affichait parfois les choses quand elle voulait bien et donnait régulièrement l’impression de tenir debout uniquement parce qu’on était tous trop attachés à nos historiques pour partir ailleurs. C’est peut-être ce qui rend l’annonce encore plus frustrante : ça fait plus de dix ans qu’on supporte les bugs, respectez-nous un peu et laissez-nous plus de quinze jours ?

Quand je pense qu’à l’origine, c’était une petite application française ! Quand je pense que j’ai suivi leur compte snap pendant longtemps… Quand je pense que leur rachat et le passage sur les serveurs USA m’avait soulé ! Eh, c’est toute une page de ma vie de sériephile qui se tourne, en fait. Des années que j’aurais dû quitter cette appli qui favorisait (depuis le rachat) ios et laissait à l’abandon sa version Android, en vrai.

Voir aussi : Mon organisation pour gérer le blog en cette rentrée (aka quand j’ai parlé de TVtime en 2017)

L’explication officielle sur cette fermeture tient en peu de mots : TV Time n’était plus viable gratuitement, et il n’y avait pas assez de demande pour une version payante. J’entends, mais je trouve l’argument un peu facile. Si l’on demande vaguement à des utilisateurs d’une application gratuite s’ils sont prêts à payer, surtout quand l’application bugue déjà régulièrement, il ne faut pas s’attendre à un immense élan populaire. Bien sûr que sans précision, on a tous voté « non, je ne veux pas payer ». J’avais même oublié qu’ils avaient fait ce sondage il y a plusieurs mois. Je peux adorer TV Time et ne pas avoir envie de payer pour une application qui met trois plombes à charger. Il y a aussi « payer » et « payer », quoi : quand je vois le nombre de gens qui sont impactés (certaines autres applis ont donné le chiffre de nouveaux inscrits et c’est… effarant), je me dis qu’un euro par an aurait peut-être été suffisant, quoi.

Cela dit, comme d’autres, je cherche tout ce que je peux sur le sujet. Et plus je lis les explications qui circulent, moins j’ai l’impression qu’un abonnement aurait miraculeusement sauvé la situation. Sur Reddit, le créateur de TheTVDB, qui a aussi travaillé comme lead engineer chez TV Time, explique que le problème ne se résume pas à ajouter un bouton “payer 2,99 € par mois” dans un coin de l’application. Il faut apparemment en cas d’abonnement une équipe, du support, des serveurs, des corrections de bugs, une base technique capable de suivre et probablement beaucoup d’argent. Franchement ? Je ne trouve pas ça satisfaisant, parce que c’est déjà ce qu’ils devraient avoir vu le nombre d’utilisateurs. Je suis très heureux qu’ils n’utilisent pas de pub, mais bon, un appel aux dons comme Wikipedia et ça aurait été plié. On serait en train de faire la fête, là.

Et c’est là que ça devient pénible, parce que je peux très bien comprendre la logique économique tout en étant agacé : maintenant, l’appli n’est plus viable et ne le serait pas même avec énormément d’argent, faute d’anticipation, quoi. L’application fait partie de mes habitudes depuis tellement longtemps que je n’arrive même plus à dater précisément son arrivée dans ma vie. Ils auraient pu prévoir le coup. Et le coût. J’avoue avoir espéré que tout ça ne soit qu’un coup de com (vous vous souvenez de Sense8 et l’annulation d’un mois par Netflix là ?).

Est-ce que j’ai vraiment le droit de m’offusquer de leur manque d’anticipation ? En 2018, je découvrais avec horreur qu’il me restait 20 jours et 11 heures de séries à voir non-stop, rien qu’avec les séries commencées. Je trouvais ça énorme. Ai-je anticipé et arrêté les nouvelles séries pour autant ? J’en suis aujourd’hui à 112 jours de séries à voir… Je ne suis pas mieux qu’eux. Aujourd’hui, mes statistiques TV Time me disent que j’ai passé 22 mois et 10 heures devant des épisodes. À côté, trois mois et demi, ce n’est pas grand-chose, mais bon. L’application compte aussi 20 961 épisodes vus sur 448 séries ajoutées contre 4 583 épisodes restants de 110 séries commencées. Une date de rattrapage estimée au 28 septembre 2057. Allez, qu’est-ce que trente ans dans une vie ?

Ce genre de statistiques est totalement inutile, donc évidemment j’adore. C’est précisément ce que TV Time faisait mieux que beaucoup d’autres applications : sa partie « Statistiques » ! Et puis, après chaque épisode, l’application proposait de voter pour un personnage, et je le faisais presque toujours. Le plus frustrant, c’est que je ne retrouve pas ça ailleurs. Les autres applications savent plus ou moins suivre les épisodes, importer une liste, afficher un calendrier, proposer des notes, organiser les séries vues et à voir. Très bien. C’est la base.

Bien sûr, les tops TVtime étaient évidemment biaisés : une série avec dix saisons ou avec peu de personnages vraiment importants avait beaucoup plus de chances de se retrouver mise en avant qu’une mini-série vue en une soirée. Cela ne m’a pas empêché d’en faire des articles régulièrement entre 2018 et 2022 :

C’est bien beau d’être nostalgique, mais en attendant, TVtime ferme. J’ai donc testé d’autres applications. Rassurez-vous, je ne vais pas transformer cet article en comparatif détaillé, parce que ce serait aussi passionnant qu’un tableau Excel sur mes épisodes en retard (peut-être moins, même), mais disons que rien ne m’a paru évident.

Aucune ne peut arriver et remplacer instantanément des années d’habitudes. Forcément, je compare tout à TV Time, et si je l’avais choisie à l’origine, c’est parce qu’elle était la meilleure. L’interface, les imports, les calendriers, les listes, les statistiques, les petits détails dont je ne me souvenais même pas avant de constater qu’ils manquaient ailleurs. C’est un peu comme chercher un nouvel appartement en expliquant à chaque visite que mon actuel est mieux parce que traversant, avec une cuisine non intégrée au salon ou des toilettes séparées. Très utile, mais aussi très pénible, parce qu’impossible à satisfaire tellement tout ça semble passé de mode du côté des constructions.

Bon, là, le problème n’est pas la mode, mais la conclusion est la même : je ne trouve pas ce que je cherche. Pour l’instant, Bingeboxd est l’application qui me semble la plus proche et probablement celle que je vais garder. Elle n’est pas parfaite et pas capable de remplacer d’un coup tout ce que TV Time représentait, mais elle reste suffisamment convaincante pour que j’y tente le déménagement. J’aime bien son esthétique, son catalogue séries/film et l’existence de ses « diaries » qui me font penser à mon blog, finalement. Si j’avais eu cette appli à l’époque, aurais-je ouvert mon blog même ? On ne va pas refaire l’histoire. En attendant, et si l’anglais ne vous fait peur (ouais, pardon, c’est qu’en anglais), vous pouvez me retrouver sur cette application : je suis inscrit avec le pseudo @shipou et j’ai pu y charger mon historique TV Time. Mieux que rien, donc. Même si vous ne savez pas encore où aller, je vous conseille au minimum d’exporter vos données vous aussi.

Et ensuite, pensez à repasser sur le blog, parce que si TV Time ferme le 15 juillet, moi, je vais vous refaire un dernier tour dans mes stats dans quelques jours. Parce que 22 mois de séries et 20 961 épisodes vus, ça mérite au moins un dernier article avant de disparaître.