Je surnote parce que je me suis laissé embarquer à fond dans cet épisode qui, d’un côté, apporte la confrontation que j’attendais et, de l’autre, reprend une intrigue que j’espérais voir développer. Cela dit, je ne suis pas naïf et tout ne tient pas la route, par manque de cohérence et logique parfois. Ce n’est pas grave, je vais privilégier mon ressenti et ce que l’épisode a réussi à me faire vivre. Comme quoi quand c’est bien fait, parfois, ça suffit.
Spoilers
Tom, Wyck et Patricia sont sûrs que tout est fini. Cette dernière va apprendre à ses dépends que non.
Welcome home, Tom.
Qui donc peut bien être le descendant de Richard ? J’aurais tendance à miser sur Patricia, ça expliquerait qu’elle survive au tueur en série. Cela pourrait aussi être Evan, parce que ce serait fun scénaristiquement parlant. En vrai, peu importe : la vie continue sur l’île et nos personnages sont heureux. Ils pensent avoir sauvé l’île de son malheur et sa malédiction. Il me reste aussi la question de savoir ce qu’il s’est passé pour que toute la malédiction se réveille d’un coup aussi.
En attendant, le début fait plaisir à voir : Patricia, Tom et Wyck partagent un repas et sont tellement heureux. Tom achète même un billet pour un match des Red Sox à son fils et assure à Ruth que tout va bien. J’ai hâte qu’il croise son fils et commence à découvrir tout ce qui ne va pas, quand même. C’est rapidement le cas, ce qui mène à une bonne scène où le fils confronte son père.
Il apprend ainsi que sa mère était bien en vie à sa naissance, mais que son père la considérait comme morte depuis. Pendant l’accouchement, elle a eu des séquelles affectant son cerveau, la rendant d’abord catatonique, puis dangereuse à vivre. En effet, elle écrivait des lettres à son fils mais semblait surtout lui en vouloir de ne pas être capable de la soigner. Bref, Tom a décidé de la placer dans un asile, où elle est morte deux ans plus tard d’une rupture d’anévrisme. C’est triste comme tout. Dans les lettres, la mère demande aussi à son fils de venir la voir.
Puisque Evan a tout lu sans lui, Tom décide d’aller au bout du secret et lui donne finalement de bien plus jolies photos de sa mère – celles où elle était en pleine forme et heureuse. Pourquoi les avoir cachées derrière un meuble ? Parce qu’elles rendent Tom triste. J’aime bien que la scène soit à l’opposé de tout le reste de l’épisode et que ça permette une réconciliation rapide et efficace entre le père et le fils. Pauvre Evan : il est heureux d’avoir des tickets pour le match, mais ça ne va pas durer, quoi.
Pour célébrer sa victoire sur la vie, Wyck retourne voir la sœur de son meilleur ami et lui remet la photographie d’eux adolescents. Comme ils sont au musée, il découvre au passage que le masque de tueur du Croquemitaine a été volé. Il commence aussitôt à mener l’enquête et découvre que la maison hantée du tueur est elle aussi saccagée. On sait très bien qui est en danger dans l’affaire, du coup : Patricia.
De son côté, pour célébrer sa victoire sur la vie, Patricia se sert un petit verre de vin rouge face à une livraison bien peu appétissante. Il faut dire que ce n’est pas ce qu’elle a commandé. La pauvre n’a aucune idée de ce qui l’attend, en vrai. Elle commence à faire du rangement, allez comprendre pourquoi, puis sort de sa maison pour arrêter l’alarme de sa caravane-bibliothèque qui s’enclenche sans raison apparente. On la suit alors en train d’éteindre toutes les lumières de la baraque et… Bordel, que c’est suffisant pour faire peur. On a juste un doute sur le tueur, quoi.
Dans son histoire, Patricia dit qu’elle continue d’être flippée et d’avoir peur le soir. Cela ne l’empêche pas de sacrément bien gagner sa vie quand on voit la barraque qu’elle a, par contre. On joue bien sur le sentiment de peur à insuffler, en tout cas, avec une longue scène silencieuse où elle commence à se dire qu’il se passe quelque chose.
Je me suis retrouvé à espérer que ça avance plus vite, mais j’ai éclaté de rire de la voir se diriger vers un tazer qu’elle conserve précieusement et qui est… déchargé. C’était drôle et réaliste à la fois. Elle prend finalement la décision de sortir de la maison, même si elle n’a encore rien vu. C’étaitl a bonne décision : quelqu’un avec le masque du Croque-mitaine est effectivement là et sort de sa maison. Elle hurle et se met à courir.
Par chance, le tueur, couteau à la main, décide de ne pas courir. Elle gagne donc un peu d’avance sur lui, mais elle n’est pas si en forme que ça. Elle finit par essayer de frapper à toutes les portes qu’elle croise. Personne ne lui ouvre, menant à une bonne scène de course poursuite à vrai dire. Elle est un peu mal fichue du côté du réalisme, mais elle fait grimper la tension comme il faut. En plus, c’est techniquement ce que je voulais voir depuis un moment : des explications et un suivi sur ce qu’il s’est passé.
La course poursuite mène évidemment Patricia à la maison de la bitch du lycée qui est la seule apparemment à organiser une soirée et avoir une vie sociale dans cette ville. Je me demande à quelle heure leur book club se réunit. Bien évidemment, personne dans le groupe des pestes du lycée ne la croit quand elle leur dit que le tueur est de retour. Les lignes téléphoniques sont coupées, personne n’a de portable apparemment et ça suffit à les mettre toutes en danger. En théorie.
En pratique, Patricia finit par reconnaître qu’elle a menti à propos des appels en espérant que la bitch se bouge enfin un peu. Elle mérite tant de mourir, mais elle ne se prendra qu’un coup de pistolet électrique. Patricia décide contre toute logique de quitter la maison et retourne dans la rue. Là, elle découvre que le Croquemitaine est à l’étage de la maison.
J’aurais aimé en apprendre davantage sur ce tueur, mais non. Il se contente de poursuivre Patricia. Il saute du premier étage de la maison et s’aplatit comme une crêpe sans pour autant mourir. Il se relève et fonce vers Patricia, qui tombe en s’emmêlant les jambes dans le fil du chargeur de son pistolet électrique. Le gag est bon.
Elle survit grâce à un accident de voiture improbable : quelqu’un, on ne saura pas qui du coup ?, fonce en voiture dans le Croquemitaine. Quand Patricia se réveille, elle est entre les mains d’un ambulancier, tandis qu’un autre est ravi d’entendre le pouls du tueur. Pardon, mais pourquoi ne retire-t-il pas le masque de son patient ? Pourquoi lui laisse-t-il le couteau en main ? C’est un mauvais ambulancier, non ? Enfin… C’était, parce qu’il se fait égorger.
La course poursuite reprend pour Patricia qui se réfugie dans la station-service. Plutôt que de demander de l’aide alors que le shérif est présent, elle demande de l’essence pour foutre le feu sur le tueur qui le poursuit. Cela ne suffit pas à arrêter le Croquemitaine qui, non content d’être en feu, continue de vouloir tuer. Il tue donc le pompiste sans hésiter quand ce dernier utilise l’extincteur et là… Là… Non ?
Cet idiot de shérif ne tire pas alors qu’il a le fusil en main ? C’est une blague ? Heureusement que Patricia est plus réactive, hein. Alors que le Croquemitaine s’apprête à tuer le shérif – après un premier coup de couteau – Patricia tire deux balles. Je ne pense pas que ce soit suffisant. Pourquoi s’approche-t-elle encore de lui ?
Enya est un bon choix musical pour le montage suivant en tout cas. Patricia me fait délirer à surveiller la dépouille du Croquemitaine dans l’ambulance, à la morgue et dans le four crématoire. Ce qui est sûr, c’est que désormais cette histoire est terminée… sauf qu’il faut encore qu’ils prennent conscience que la malédiction continue.
Le shérif, lui, termine à l’hôpital, veillé par sa femme. Je l’aime bien ce perso, mais le fait qu’il ne tire pas sur le tueur, ça me bute. On découvre aussi que sa femme est enceinte d’un bébé conçu sur l’île. Zut. Ils ne peuvent plus partir, c’est foutu. Cela inquiète légitimement Patricia, mais moi je me demande comment la meuf peut vivre sur une île sans que personne ne soit au courant de sa grossesse. Elle est enceinte jusqu’au cou, quoi.
Patricia explique au shérif qu’il ne peut pas avoir son enfant sur l’île, mais je pense que la conception suffit. La pauvre Chelle, sa femme, finira comme la mère d’Evan quoi. Tiens, d’ailleurs, on s’approche de la fin d’épisode et il est temps que Tom soit au courant que tout ça n’est pas terminé. Wyck vient donc frapper à sa porte pour l’informer, alors qu’une tempête se prépare… Oups.
