Last Seen – S01E04 – The Truth – 16/20

Avec toute la bonne volonté du monde, je ne peux pas surnoter plus que ça parce qu’il y a vraiment un personnage principal que je trouve agaçant de stupidité dans les choix qu’il fait dans cet épisode. Heureusement, la série reste savoureuse dans le drama qu’elle propose, la rapidité des twists et toute sa qualité globale. C’est un plaisir à suivre, tout simplement, on est sur une série agréable qui ne révolutionne rien du tout, mais qui le fait bien.

Spoilers 

L’étau se resserre autour d’Henry, et ce n’est pas plus mal.

She’s not our daughter.

L’épisode commence par Donnie qui flippe de ce que sait Ian, et je trouve ça assez dingue en vrai : il appelle Henry pour le prévenir, vraiment ? Comment c’est possible ? Il va vraiment couvrir son frère ?

Je veux dire, j’ai toujours du mal, de manière générale, quand on me vend des familles unies qui se protègent dans les pires horreurs, mais là, on ne peut pas vraiment dire que Donnie et Henry soient proches. Du coup, je trouve ça complètement fou de le voir envisager de protéger son frère coûte que coûte. On ne peut même pas dire qu’il protège sa nièce à ce stade.

Quant à la seconde scène de l’épisode, j’ai trouvé ça complètement dingue : Henry et Donnie se disent au revoir sur le parking de la réunion des AA alors que Ian les observe et ils ne se rendent même pas compte que Ian est dans sa voiture, sur la route d’en face ? Alors que Donnie stressait ?

C’est quand même du grand n’importe quoi. La conduite dangereuse de Ian ensuite est bien ridicule aussi : au départ, je me disais qu’il suivait Henry pour savoir où était retenue sa fille et c’était logique. Ensuite, il se met à conduire comme un rageux et à rentrer dans la voiture d’Henry.

À ce moment-là, je ne suis plus le personnage et je trouve que les scénaristes dérapent à peu près autant que les voitures de cette scène. Cela n’a aucun sens de provoquer un tel accident, ce n’est pas comme ça qu’il va retrouver Mags. Tout ce qu’il y gagne, c’est une sortie de route : c’est Ian qui a l’accident. Next.

Son mouvement suivant est d’aller à la police raconter tout ce qu’il sait. Il a enfin une piste sérieuse et il la grille tout seul. C’est ridicule : à la police, ses anciens collègues ne connaissent pas le laveur de vitres du commissariat autrement que par son prénom, à savoir Henry. Je trouve ça un peu gros, tout de même.

L’enquête ne mène nulle part, en plus : Henry a donné une fausse adresse à son employeur et à son vendeur de voiture. C’est si simple de disparaître, finalement. Reste une piste problématique : Donnie. Lui, il peut remonter à eux et il intéresse la police, surtout lorsque Damio confirme que sa voiture est celle qui a pris Sarah le soir de la fête.

Pendant que la police fait son travail, Ian est invité à rester assis tranquillement. Une fois au commissariat, Donnie (Donald, tiens), lui, essaie de s’emmurer dans le silence. Il n’est pas évident de protéger son frère quand on est face à la police et que cette dernière sait absolument tout – y compris ce qu’il ne sait pas lui-même sur le cadavre de la petite fille.

En rentrant chez lui, Henry est sacrément énervé. Sa voiture est dans un sale état et il a bien peur de ce qui l’attend désormais : il sait très bien que la police arrive. Il cherche ainsi Jenna qui n’est pas là, tout en s’engueulant avec Sarah. C’est le quatrième épisode et je trouve que c’est le premier où l’accent bien australien de Sarah m’a vraiment surpris. Je ne comprends pas trop pourquoi parce que l’actrice n’a certainement pas changé d’accent, mais ça s’entendait particulièrement quand elle engueulait son père.

Jenna est absente ? Elle est occupée à aller pleurer sur le mémorial pour Maggie. Elle se rend compte que la gamine est aimée et qu’elle a peut-être fait de la merde à élever une fille qui n’est pas la sienne. Je n’arrive pas à bien saisir ce qu’elle savait ou non, du coup ; parce que je suppose que le corps retrouvé est celui de sa fille quand même.

En attendant, il prend la décision de se rendre au commissariat pour expliquer que Ian a voulu le tuer. C’est plutôt malin : s’en prendre à lui permet de dire qu’il est persécuté et, concrètement, Ian est un criminel qui a voulu le faire sortir de la route. Par contre, je ne comprends pas son move suivant : la commissaire lui demande de se rendre chez lui pour pouvoir éliminer cette piste du kidnapping.

C’est un move hyper risqué pour Henry, mais il accepte. Je suppose que son but est d’être innocenté au plus vite – mais je n’y crois pas ; la police ne peut pas être si conne. Cela dit, je dis ça et juste après, Pena, la commissaire, accepte que Ian vienne avec eux s’il reste dans la voiture. Mouais. Je comprends le point de vue de Ian, mais vu son état après l’accident et son état de nerfs de manière globale, c’est un gros risque à prendre.

Pourtant, la visite de la maison d’Henry ne se passe pas si mal. Il leur présente la ferme, parle de sa femme et semble coopérer à fond. Un vrai gentil. Henry prend aussi la décision de leur présenter sa fille, Sarah. La police sent bien qu’elle tient une piste, tout de même. Henry a beau avoir entraîné Sarah et l’avoir prévenue que les flics arrivaient, elle est clairement sous surveillance (caméra, regard du père…). Le pote de Ian reconnaît Mags, évidemment, mais le problème, c’est qu’Henry a bien un certificat de naissance à montrer à la police.

En vrai, c’est une partie d’échec perdue d’avance, mais j’aime bien comment c’est développé dans cet épisode… Jusqu’à ce que la flic décide de faire confiance à Sarah, qui dit qu’Henry est son père, et à Henry, qui lui donne un certificat de naissance en bonne et due forme. Les soupçons sont trop lourds pour les ignorer. Pourtant, c’est ce qu’elle fait pour l’instant.

Henry en profite aussitôt pour expliquer à Sarah qu’elle doit nourrir les animaux « assez longtemps pour qu’ils tiennent » : il envisage de se barrer. Son problème est toutefois que Jenna n’est toujours pas rentrée – trop occupée qu’elle est à espionner la boutique de l’ex-femme de Ian. Ce n’est pas la subtilité qui l’étouffe, elle.

L’ex-femme a du mal à croire Ian, cependant, surtout quand son nouveau mec confirme la légitimité du certificat de naissance de Sarah. Cependant, elle apprend aussi le nom de Jennifer – Jenna – et j’ai bon espoir que cette dernière se trahisse ensuite quand elle se rend chez la fleuriste. Elle papote ainsi avec Debbie, qui ne fait pas le lien entre « Jen » et « Jennifer ». C’est fou.

En plus, Jenna pose des questions vraiment abusées sur la maternité de Debbie. Elle finit par se trahir en disant qu’elle est jalouse de sa capacité à avancer et en parlant de son mari. Malheureusement, Debbie est enceinte jusqu’au cou et a EVIDEMMENT des contractions quand elle comprend et que Jenna s’enfuit de la boutique. C’est frustrant tant c’est prévisible.

De son côté, Ian a bien envie de confronter Donnie et il ne se prive pas pour le faire. Malheureusement, Donnie qui SAIT que son frère est en train de fuir décide de ne pas aider Ian. Son pote, son filleul des AA, la victime de l’histoire ? Il arrive un moment où vraiment, juste, va te faire foutre Donnie. Je l’aimais bien dans les premiers épisodes, mais je pensais vraiment qu’il aurait l’intelligence de se mettre du bon côté dans cette histoire.

En plus, forcément, ça dérape à nouveau : Ian décide d’aller s’armer. Il prend donc un flingue chez lui et ça pue. Il est toutefois stoppé en cours de route, parce que Debbie est à l’hôpital. Elle est avec son nouveau mec, Bill, que Ian arrive à convaincre de partir à la recherche de Sarah au plus vite. Prévenir Pena est une option, c’est sûr, mais il a juste peur qu’Henry prenne la fuite. C’est malin.

Dans la scène suivante, Donnie rentre chez lui pour tomber non pas sur Ian comme je l’imaginais, mais sur Jenna. En larmes, celle-ci finit par expliquer un peu plus la vérité – ce n’est pas pour rien que c’est le titre de l’épisode. Jenna se confie à son beau-frère, mais c’est encore à demi-mots : elle en dit trop et pas assez à la fois. On sait très bien ce qu’il en est de toute manière.

Jenna rentre finalement chez elle, rassure bien peu Sarah et confronte enfin Henry. Elle lui révèle le contenu de sa journée bien peu productive et sa décision de dire la vérité à Sarah. Malheureusement, Henry ne voit toujours pas ça comme ça. Le plus frustrant, c’est que Sarah entend tout ça et ne dit rien – elle a pourtant vu Tommy un peu plus tôt et appris que son père menaçait son pote. Elle sait qu’il craint les flics. Je sais pas, ça fait beaucoup d’un coup.

La dernière scène est bien prévisible elle aussi, mais elle fait un très bon cliffhanger. Ian et Bill se rendent chez Henry pour le confronter. Là, Ian tombe sur Jenna qui s’excuse de ce qu’elle a fait à Debbie et sur Sarah qui s’interroge sur ce qu’il se passe. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’on sache le dérapage suivant : Ian parle à Sarah et réussit à lui faire entendre que son vrai prénom est Mags, qu’il la cherchait depuis des années et d’ailleurs, eh, il a même une preuve, avec un jouet qui fait la musique de la berceuse connue à travers le monde entier. Ils auraient pu faire un effort et trouver plus unique, je trouve.

Ceci dit, c’est suffisant : Maggie s’approche de son père et Jenna finit par confirmer qu’elle n’est pas leur fille. Ce n’est pas du goût d’Henry qui sort le flingue qu’il essayait de prendre depuis un moment et tire sans scrupule sur les deux hommes en face de lui, ignorant au passage sa fille et sa femme au beau milieu de son champ de tir – surtout que Bill riposte.

Bref, le cliffhanger est sanglant : Bill se prend une balle et est inconscient, Ian semble touché lui aussi (en tout cas, il est à terre et ferme les yeux ?) et Sarah… découvre que Jenna aussi est blessée. Henry, dépassé par la situation, fait monter sa femme et sa fille kidnappée dans leur voiture, se barrant loin de tout ça. Que c’est frustrant.

Photo promotionnelle de l’épisode – Apple

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