Les Anneaux de Pouvoir – S01E07

Épisode 7 – The Eye – 16/20
Il restait beaucoup de choses à démêler suite à l’épisode précédent. Si c’est bien ce qu’il se passe dans cet épisode, cela se fait avec beaucoup trop de bavardages et de longueurs cette semaine. Je ne suis pas forcément contre ça, surtout que les personnages sont développés, mais je n’aime pas trop quand ça traîne en longueur pour le plaisir de s’écouter parler. Cependant, on sent que l’intrigue avance et que toutes les pièces du puzzle se mettent en place ; c’est déjà ça !

Spoilers

Les cendres volcaniques impactent à peu près toutes les intrigues – à l’exception de celle de Durin et d’Elrond.

They’re dead, aren’t they ? Arondir. My friends. My… my mother.

Je sais, je sais, il y a plein de séries qui reprennent aujourd’hui et j’ai plus d’une bonne semaine de retard dans toutes mes séries puisque le dernier épisode que j’ai eu l’occasion de voir était l’épisode 6 de cette série… Mais bon, on fait ce qu’on peut et je me dis que je trouverai un autre moment pour tout rattraper. Avec un peu de chance, mon week-end se passera devant les écrans.

En attendant, avec un titre pareil, on sait qu’il va être question de Sauron, non ? Je crois bien que oui, en tout cas. Le résumé nous rappelle brièvement le volcan qui vient d’entrer en éruption, avant qu’on nous propose une nouvelle pause générique. Au moins, tous les grains de poussière et de sable prennent un peu plus de sens quand on sait que les personnages vont devoir survivre à un tas de cendres volcaniques.

Je n’aimerais pas être à la place de Galadriel quand elle se réveille en début d’épisode, et je n’aimerais pas non plus être à la place de l’actrice, car ça doit être très désagréable ces fausses cendres partout sur elle. Bon, l’avantage, c’est qu’elle se réveille, contrairement à un tas d’autres gens. L’inconvénient, c’est qu’elle est dans un paysage qui ressemble fort à l’Enfer.

Le volcan a laissé des flammes un peu partout derrière lui, même sur les chevaux. Le village est complètement détruit, on ne voit pas à cinq mètres dans la poussière, il y a des cadavres partout au sol et l’ado insupportable de la série a survécu. Cela fait beaucoup d’un coup, mais Galadriel semble le vivre bien quand même. Certes, elle se met en quête pour retrouver Halbrand, mais le suspense demeure encore sur son sort.

À la place, on insiste sur la défaite ressentie par Galadriel et la frustration de Theo face à la situation. Lui n’est pas encore prêt à reconnaître sa défaite, mais Galadriel ne lui en laisse pas vraiment le choix. Le déni et la colère laissent place à une acceptation difficile pour Theo : il est persuadé qu’Arondir et sa mère sont morts désormais. C’est vrai que Bronwyn était déjà bien mal en point.

Les deux personnages que sont Galadriel et Theo se mettent en route dans la forêt, pour échapper à la cendre volcanique. Il faut bien survivre après tout. On admire leur capacité à ne pas s’étouffer toutes les cinq secondes, d’ailleurs. En attendant, Galadriel donne une épée à Theo tout en lui faisant un petit discours plein d’espoir, lui rappelant de ne pas céder au mal et au deuil trop vite.

Bizarrement, les orques sont bien discrets dans cet épisode. J’entends bien leur victoire, mais ils pourraient la célébrer plus fortement en venant tuer quelques humains, surtout qu’avec les cendres, ils peuvent marcher en plein jour. Ce n’est pourtant pas le cas. Même pendant la nuit, Theo et Galadriel ont le temps de papoter et de faire une longue pause, histoire que l’on apprenne plus le passé de l’elfe. Elle a ainsi été mariée et a toujours une vision bien sage de la vie ; assurant à Theo que tout ce qu’il se passe n’est pas de sa faute. Sa culpabilité le dédouanerait de sa vraie responsabilité, car les sages sondent nos cœurs.

Bon. On ne va pas se mentir : je vois l’intérêt de la scène pour la construction des personnages, mais on s’est un peu fait chier quand même, non ? Heureusement que les orques arrivent enfin pour interrompre ça. Galadriel et Theo manquent de très peu de se faire griller par leurs ennemis, mais finalement, les orques abandonnent bien vite la recherche. Dommage, ça aurait fait une petite scène d’action sympa ! En tout cas, il est loin le temps où Galadriel était perdue en mer, je trouve.

Bien sûr, la série se concentre également sur Isildur au réveil de l’éruption. Il est retrouvé par la Reine de Numénor au moment où il essaie de sortir des décombres Valandil, le tout pour mieux découvrir leur autre pote complètement mort. Pas cool du tout ce début d’épisode. Je suis content que la série prenne le temps tout de même de nous montrer ce réveil apocalyptique. Pour le suspense, on termine cette première séquence avec Isildur coincé sous de nouveaux décombres quand un bâtiment qu’il évacuait pour sauver des enfants s’effondre sur lui.

Cela laisse son père bien angoissé : il gère comme il peut les troupes dans la forêt, récupérant un tas de survivants tout de même. Il retrouve également la reine, mais celle-ci n’a pas de bonnes nouvelles pour son capitaine. Elle était avec Isildur lorsqu’il est mort – supposé mort – après tout. Elendil apprend ainsi la mort de son fils, même si personne ne semble capable de mettre des mots dessus. Malgré le chagrin, les personnages se remettent en chemin. Ce n’est que là qu’on comprend que la reine a perdu une bonne partie de la vue : le chemin suivi les éloigne peu à peu des fumées volcaniques, mais elle continue de ne rien voir – de ne voir que du gris. C’est triste ça, mais elle le prend bien, guidant toujours son peuple avec sérénité.

Au petit matin, Elendil retrouve le cheval de son fils, mais celui-ci n’obéissant plus, il est convaincu par Valandil qu’il vaut mieux le laisser s’échapper. Je ne doute pas qu’il ira retrouver bien vite Isildur pour le sauver d’un sort funeste. En attendant, Galadriel et Theo rejoignent enfin le campement. On ne sait pas bien pourquoi ils ont mis tant de temps à retrouver les autres quand les autres semblent ensemble depuis un moment…

Il n’empêche que Theo se précipite vers l’infirmerie pour retrouver sa mère. Après un faux suspense, nous découvrons donc que Bronwyn est bien en vie, et même qu’elle pète la forme. Ca n’a rien de bien crédible vu qu’en 24h, elle s’est prise trois flèches et une éruption dans la gueule, mais bon, Arondir a dû la protéger ? Lui aussi est en vie, et je regrette un peu de ne pas avoir vu comment il s’en était sorti.

Galadriel coupe court aux retrouvailles avec Theo en tout cas, parce qu’elle veut retrouver au plus vite la reine Mitrel. Celle-ci semble avoir avoué à son peuple qu’elle était aveugle désormais, mais elle promet surtout à Galadriel que son armée reviendra aider les elfes. Cela ne semble pas plaire à Elendil, par contre.

Elendil, Mitrel, Valandil et le reste de Numénor rentrent au bercail après cette défaite considérable. Ils laissent derrière eux Galadriel et Arondir. Ce dernier, accompagné de Bronwyn, a décidé de mener les humains vers un autre village pour les protéger. Pas tous, cependant ! Galadriel apprend en effet qu’Halbrand a bien survécu, finalement… Il est toutefois très mal en point : blessé par les orques, le roi des Terres du Sud a besoin d’un remède elfique. Le voilà qui repart en quête avec Galadriel, donc, sous les acclamations de son peuple – et de Theo – heureux de retrouver un roi pour les Terres du Sud.

Cependant, côté Orques, on n’appelle plus ça Terres du Sud et on ne considère pas qu’Halbrand en soi le leader. En effet, côté Orques, on est plutôt parti pour parler d’un Mordor où on acclame Adar. Je crois bien que les méchants vont gagner ce combat…

Loin de cette intrigue bien plus intéressante et ayant donné un vrai coup de fouet positif à la série, nous reprenons également celle de la migration des hobbits. C’est beaucoup moins intéressant, mais c’est inévitablement lié à l’éruption volcanique là aussi : Nori et sa meilleure amie découvrent ainsi, avec le reste de la communauté, des roches volcaniques ayant cramé une partie des bois. Inévitablement, la réponse du sage du village est de se tourner vers l’étranger.

Il compte sur lui et sa magie pour leur venir en aide, notamment en parlant à un arbre affecté par l’éruption et dont ils auraient bien besoin pour se nourrir. Malheureusement, une des gamines du village est assez débile pour s’approcher de l’arbre dont les branches sont clairement en train de craquer, alors ça ne termine pas si bien.

La gamine est sauvée de justesse par Nori, mais tout le village se retourne désormais contre l’étranger. Ils ont tort, parce que l’arbre est bien régénéré comme tout le monde le souhaitait. Malgré tout, personne ne semble s’en rendre compte à temps. Le sage propose donc à l’étranger de partir pour rejoindre une ville d’humains adaptée à sa taille. En guise d’adieu, Nori lui adresse tout de même une pomme, un symbole de réconciliation comme un autre.

L’étranger s’en va donc, sans Nori. Cette dernière commence à comprendre les enseignements de sa mère et elle le lui dit, reconnaissant qu’elle n’est qu’une Hobbit et qu’elle ne pourra pas s’émanciper des traditions comme elle l’envisageait en début de série. Mouais. Je ne suis pas convaincu par son revirement là, tout ce qu’il s’est passé lui donne plutôt raison.

D’ailleurs, ça se confirme encore au petit matin : tous les arbres sont régénérés et fournissent de belles pommes aux hobbits, prêts à faire la fête à nouveau. La fête est de courte durée quand la meilleure amie de Nori trouve finalement une empreinte bien flippante en allant chercher de l’eau.

Elle abandonne aussitôt son seau qui descend la rivière jusqu’aux étranges êtres qui sont à la recherche de l’étranger. J’ai hâte d’en savoir plus sur eux quand même, le mystère est trop plombant cette fois-ci. Bon, ils sont loin d’être gentils en tout cas. Nori les observe partir sur la trace de l’étranger et elle tente de les détourner de ce chemin.

Tout ce qu’elle y gagne, c’est de se mettre en danger. Son père arrive donc de nulle part pour la protégeant, menaçant ces étranges êtres… On découvre qu’ils ne craignent pas le feu et qu’ils sont des ennemis redoutables, foutant le feu à tout le village hobbits en quelques braises redoutables. Pour le coup, la scène est allée beaucoup trop vite par rapport au reste de l’épisode très lent. On passe en quelques minutes à peine de hobbits dégoûtés à hobbits qui font la fête, pour en revenir à des hobbits encore plus dégoûtés. Et Nori a encore fait de la merde, en plus.

C’est toutefois son père qui redonne de l’espoir à tout le village quand même le sage, Sadoc, veut juste du temps pour pleurer. L’intrigue se termine ainsi sur Nori qui décide de s’écarter du chemin des hobbits, pour aller avertir son ami. Contre toute attente, elle ne part pas seule : il y a sa meilleure amie, bien sûr, mais il y a aussi sa mère, Goldie, et Sadoc. C’est abusé de le voir changer d’avis si vite, comme le reste du village d’ailleurs, mais ce n’est pas nouveau : l’intrigue des hobbits est malmenée depuis le début.

Encore plus loin du volcan (et du Mordor), les nains et les elfes continuent de se parler de Mithril, comme si de rien n’était. Il faut dire qu’il n’en est rien, pour eux, l’éruption est trop loin. Elrond essaie donc de convaincre le roi Durin qu’il peut lui faire confiance, s’engageant dans une promesse sur cinq siècles. Avant d’accepter, le roi souhaite parler à son fils et lui faire à nouveau la leçon.

Il est loin d’apprécier la proposition d’Elrond : il craint un éboulement dans sa cité et ne souhaite pas venir en aide aux Elfes dans une entreprise qu’il considère comme un moyen de tromper la mort. Effectivement, ce n’est pas très raccord avec les valeurs des nains, ça. Le jeune (pas si jeune) Durin est énervé, mais il se range à l’avis de son père. Ce n’est pas tout à fait le cas de sa femme qui est extrêmement énervée. Bon, elle finit par se taire toutefois.

C’est ensuite au tour d’Elrond d’apprendre la décision du roi et d’en être dégoûté. Il sait que cela signifie la fin prochaine de Lindon : il devait sauver son peuple sur la Terre du Milieu avec le Mithril et il s’en sait désormais incapable. Cela sent bon le petit conflit armé si le roi ne meure pas bien vite, mais en attendant, Durin et Elrond se disent Namarië, pour aller vers le bien.

Elrond quitte les nains en laissant derrière lui une pierre de MIthril… et celle-ci régénère aussitôt une feuille morte devant Durin et sa femme. Le prince décide donc de ne pas obéir à son père, assistant au miracle du Mithril. Il commence donc à miner avec Elrond, au risque de provoquer un éboulement. Là encore, nous n’avons pas beaucoup d’action, mais des scènes sympathiques où Elrond et Durin continuent de sympathiser. Il est ainsi question de nom secret pour les nains, mais Durin n’annonce pas encore le sien à Elrond. Ce dernier l’en empêche en effet.

Là aussi, la scène a semblé traîner en longueur mais le but était de réaffirmer leur amitié, j’imagine. Le problème, c’est que quand ils trouvent enfin le Mithril, le roi est là aussi. Alors qu’Elrond venait juste de trouver exactement ce dont il avait besoin pour sauver son peuple, le roi pète un petit câble et nous l’exile. Bon, le roi a raison d’être énervé après tout, son fils lui désobéit. Elrond parvient tout de même à récupérer un petit bout de mithril avant d’être mis à la porte.

De son côté, Durin se retrouve à avoir droit à un nouveau sermon de son père et… bon, ben voilà, je sais qu’il y a eu trop d’action pour un seul épisode la semaine dernière, mais cette intrigue me fascine quand même beaucoup moins que celle du volcan. Je retrouve ce que je n’aimais pas dans Le Seigneur des Anneaux, avec des personnages qui s’écoutent parler sans fin pour donner des idées très simples, qui se résument en une phrase ou deux. Genre, c’est bon, accouchez. On a compris que le prince Durin fait sa crise d’adolescent à quarante ans.

Père et fils en viennent enfin à s’engueuler comme il faut, parce que Durin précise qu’il voit Elrond comme un frère et qu’il considère que son père est en train de trahir son père. Il le trouve indigne de sa couronne – mais tout ce qu’il gagne, c’est que son père le considère lui aussi indigne de ses têtes de noblesse. Ce n’est pas si grave, cependant : il a toujours le soutien de sa femme.

Elle lui assure qu’ils creuseront de nouveau même si le roi fait de nouveau sceller la galerie avec le Mithril. Gros connard ce roi, surtout qu’il y balance, juste avant, la feuille plus si morte du début de l’épisode. Elle s’engouffre au fond des galeries souterraines pour mieux cramer une fois au sol. Le fait qu’elle crame, ce n’est pas si grave. Par contre, le fait que Balrog, démon du feu, s’y réveille, ce n’est pas terrible pour la suite. C’est un bon cliffhanger, allez.

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