Widow’s Bay – S01E06 – Our History – 14/20

Je sais bien que ce genre d’épisode est inévitable dans les séries aujourd’hui, mais ce n’est pas du tout mon délire. Heureusement, le casting est excellent et les bribes de réponses que ça apporte sont suffisantes pour maintenir mon intérêt. Un autre point positif est décelable dans les choix de réalisation, notamment pour le format de l’image. Le truc, c’est que si je me sens forcé de le justifier comme ça, c’est que ça ne m’a pas plu autant que ça devrait, quoi.

Spoilers 

L’île a une histoire importante pour le présent. Reste à savoir comment exactement.

You kill ‘em all !

16 septembre 1702 ? Je ne m’attendais pas à un tel flashback ! Nous y suivons la rédaction du journal dont une page sera arrachée et retrouvée dans le bureau de Bryce des années plus tard. J’adore l’actrice, alors je suis content de la voir ; mais je crois que je préfèrerais un épisode sur la jeunesse de Patricia ou sur l’origine de Willy le clown.

La série me prend un peu par surprise avec ce long flashback, mais il est nécessaire d’en apprendre plus sur l’histoire de l’île, je suppose. Après, ce n’est pas trop mon délire le dix-huitième siècle. Allez, bon, il faut bien critiquer cet épisode et faire un résumé de ce qu’il se passe. On se concentre donc sur l’arrivée de Sarah Westcott sur l’île. Elle y vient pour se marier avec Richard Warren et semble être très heureuse d’avoir à le faire : il est le fondateur du village et elle est pleine d’espoir sur ce mariage.

Le truc, c’est qu’elle ne le connaît pas encore. Elle essaie donc de se renseigner sur lui, mais personne ne semble vouloir lui répondre réellement. Elle découvre aussi l’île, frappée par une peste étrange dont il était déjà question dans l’épisode précédent, c’est vrai. Je crois que j’ai oublié d’en parler dans la critique, mais c’est qu’il se passe trop de choses aussi.

Dans cet épisode aussi, il s’en passe des choses. Ainsi, Sarah rencontre le Pasteur Collin chargé d’officier son mariage, dont les vœux ont été écrits et modifiés par Richard. Sarah accepte de se marier, mais aussi de servir Richard quoiqu’il arrive. Sa nuit de noces n’est pas ce qu’elle espérait : elle se retrouve à devoir gérer les cinq gosses de son mari qui, lui, se barre après avoir entendu les cloches de l’église sonner. En pleine nuit.

Sans surprise, Sarah se tourne donc vers son journal pour se confesser sur ce qu’elle vit – et laisse ainsi un témoignage pour les personnages que l’on connaît. Dans la nuit, elle entend son mari revenir et découvre qu’il a les yeux complètement blancs. On en revient donc enfin au premier épisode ? On a vite oublié cette piste !

Sarah passe le reste de son temps à enquêter sur ce qu’il se passe sur l’île. Malheureusement, j’ai eu du mal à rester hyper intéressé. L’ambiance est bonne, les réponses sur l’épidémie tombent au compte-goutte comme elles le doivent, le casting est excellent, mais… je ne sais pas. Il y a trop de scènes où Sarah écoute aux portes, je trouve. Richard semble toutefois contrôler les moments où il va être malade, c’est étrange. Il congédie Sarah chaque fois que nécessaire, la protégeant ainsi de ce qu’elle ne doit pas voir ou savoir. Sa situation reste sacrément stressante.

Elle voit et entend son mari tabasser un homme, Ezra Lowery, elle stresse toute la nuit de se faire tuer elle aussi et le lendemain matin, elle trouve une trappe vers lequel le sang coule sous le salon, avec une arme ensanglantée dans le sous-sol. Est-ce qu’on va en savoir plus sur la chaise de torture ? En tout cas, le fait que son mari soit un meurtrier explique un peu mieux les disparitions, à défaut d’expliquer l’épidémie.

Bien sûr, Sarah est terrifiée et se réfugie donc à l’Eglise. Le pasteur l’informe qu’il a bien peur que le Mal se soit emparé de son mari, mais il n’est pas d’une grande aide autrement. En effet, plutôt que de l’aider à fuir, il lui apprend que Dieu a un plan pour elle et qu’elle n’est pas là pour la raison qu’elle imagine. Il lui demande ensuite de laisser la porte de la maison ouverte cette nuit-là, histoire de faire ce qui doit être fait. Mouais, c’est faussement dramatique tout ça.

Le soir, Sarah fait quelques gaffes face à son mari paranoïaque, mais elle déverrouille bien la porte de la maison. Dans la nuit, ce qui doit être fait peut donc être fait : un homme encapuchonné entre dans sa maison et lève un couteau vers elle. C’est hilarant de la voir donner l’ordre de tuer son mari et de savoir que c’est passé si près d’être son meurtre à elle.

Je me demande quand même si elle écrit tout ça dans son journal, mais on comprend mieux pourquoi elle est si cryptique dans son journal. Elle assiste à des choses flippantes et bien mystérieuses. Ainsi, Richard s’en tire bien : non seulement, les coups de poignards ne le tuent pas, mais en plus, il parvient à tuer son agresseur. Il menace ensuite Sarah, lui ordonnant de ne plus jamais quitter la maison. Évidemment.

Si elle respecte son ordre, elle mène aussi son enquête sur ce qu’il se passe en sous-sol. Sans surprise, elle y trouve des taches de sang et surtout une chaise de torture. En chemin, elle trouve un moyen de s’échapper de la maison fermée à clé : elle remonte ainsi une échelle qui la mène à la surface. Elle se précipite aussitôt à l’Eglise pour raconter que son mari est le Diable en personne et ordonner qu’il soit tué. Elle m’a fait délirer à frapper des mains en donnant son ordre.

C’est là qu’elle se retrouve à écrire la page retrouvée par Bryce. Comme Richard la surprend, elle bâcle la fin, mais il est déjà trop tard : il récupère le journal et le lit. Le soir, elle essaie de le droguer comme prévu, mais il refuse son verre de vin.

Elle est sauvée in extremis par l’un des fils de Richard, bien conscient que sa mère a été tuée par cet homme. Sarah décide donc de partir avec les enfants de Richard et se dirige vers le bateau qui lui était réservé. Celui-ci est déjà parti sans elle, malheureusement. Qu’à cela ne tienne, elle embarque à bord d’un canot pour les rattraper. Avant ça, elle doit se débarrasser de la femme du médecin qui débarque avec plein de sang sur elle. Elle affirme ne pas être malade, on comprend qu’elle a tué son mari et qu’elle est prête à en faire autant avec Sarah, mais eh, Sarah en a assez de suivre les ordres et parvient à se débarrasser d’elle en la jetant à l’eau. Sarah et les enfants de Richard peuvent donc quitter l’île en direction du bateau.

Pendant ce temps, Richard explique aux villageois qu’il n’a pas passé un deal avec le Diable, mais avec Dieu. Rien que ça. C’est un peu gros comme certitude, mais bon, il y croit vraiment. Il assure aussi que l’île ne laissera pas sa femme et ses enfants partir. Alors qu’il est enterré vivant, il affirme qu’ils les ont tous tués en les laissant partir. Et c’est tout. Certes, on a des éléments de réponse, mais cet épisode flashback ne répond pas à tout, en fait. J’ai l’impression qu’il aurait fallu deux ou trois épisodes dans le passé pour avoir tous les éléments dont on a besoin.

On revient alors dans le présent pour la fin d’épisode. Nous suivons Wyck en train de creuser une tombe, ce qui est tout de même intrigant car nous n’en étions pas là la dernière fois qu’on l’a vu. On comprend assez vite qu’il déterre Richard dans l’espoir d’avoir quelques réponses, mais il faudra attendre l’épisode suivant pour avoir les réponses.

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