Dollface – S01E10

Épisode 10 – Bridesmaid – 17/20
La conclusion retrouve l’humour du début, mais pas forcément le brio des messages qu’elle faisait passer. La saison se termine de manière sympathique, seulement, ce n’est pas le coup de coeur que j’avais pour les premiers épisodes. J’ai passé un bon moment devant la deuxième moitié de saison, m’enfin, c’était mieux avant. J’espère que la saison 2 parviendra à rétablir l’équilibre qui me plaisait tant !

Spoilers

Il est enfin temps pour la sœur de Jeremy de se marier. Mieux vaut tard que jamais.

That is definitely the cactus we passed an hour ago.

L’épisode précédent nous donnait l’espoir de voir Jules et Madison réconciliées… mais ce n’est pas le cas et c’est bien dommage. Ca l’est d’autant plus que Jules se rend donc en week-end pour le fameux mariage où elle est invitée depuis le début de cette saison. Pour se faire, elle a droit à un grand trajet en bus, mais le premier bus sur lequel elle tombe est celui de la femme-chat… sans le moindre effet spécial cette fois.

J’ai trouvé que c’était un bon gag de l’avoir en vraie chauffeuse de bus bien moins à l’écoute pendant que Jules voulait justement se confier à elle. Pour le coup, ça marchait bien, et mieux que la scène suivante qui voit Wes débarquer devant chez Jules pour récupérer son chat. Il est chargé du cat-sitting pour le week-end de mariage et, clairement, il y a encore beaucoup trop d’alchimie entre eux pour qu’on soit supposé l’ignorer.

Cependant, Jules se contente de lui raconter sa vie et lui, il l’écoute. Alors qu’elle essaie une fois de plus de se convaincre que ce week-end ne sera pas trop bizarre et qu’elle n’aura pas trop à parler à Jeremy pendant ce week-end à Mexico. C’est comme d’habitude un énorme fail, forcément : le bus qui devait l’emmener à Mexico ne passe pas à cause d’une erreur de réservation, ce qui fait que Jules doit faire tout le trajet… avec Jeremy et sa nouvelle copine.

Celle-ci est carrément plus débile que ce qu’on avait vu la dernière fois, et elle est absolument insupportable dans toutes ses scènes, étant incapables de faire deviner le moindre mot dans un jeu classique de roadtrip ou confondant l’oncle de son mec avec un portier à l’arrivée à Mexico. Ce n’est pas rien, tout de même, elle prend de haut la famille de son mec ? Eh, pas étonnant que Jeremy revienne en courant auprès de Jules pour lui demander de lui mettre de la crème solaire.

J’ai beaucoup ri dans cette scène où il est évident qu’il cherche surtout à la récupérer, mais Jules, elle, est juste laissée carrément mal à l’aise de la situation. La pauvre ! Ce n’est pas évident à vivre, mais clairement ce qui suit est pire : Stella, Madison et Izzy débarquent et découvrent Jules les mains pleines de crème solaire et Jeremy à moitié nu face à elle.

Le problème, c’est que théoriquement, Jules était au mariage de sa cousine, pas à celui de la sœur de Jérémy. L’autre problème, c’est que Madison s’était laissée convaincre après un week-end de dépression et rangement somme toute bien à elle de venir s’excuser auprès de Jules jusqu’à Mexico. Ouais, c’est classique de changer de pays pour s’excuser et s’incruster à un mariage.

Autant dire que ça tourne encore plus mal que ça n’était parti avant : Madison n’arrive pas à en croire ses yeux quand elle voit Jeremy, ses oreilles quand elle l’entend qu’ils sont tous au mariage de la sœur de Jeremy et ses sentiments quand elle comprend que Jules lui a menti à nouveau. La dispute qui s’ensuit est violente, avec Jeremy espérant encore se remettre avec Jules (en vain) et Jules qui affirme qu’elle en a marre du drama et des sentiments apportés en permanence par ses amies. Du coup, elle ne veut plus d’amies.

Il ne faut pas leur dire deux fois : les filles se barrent en voiture aussitôt et se retrouvent perdues en pleine nuit au sud de la frontière américaine. Sans trop de surprise, elles finissent par avoir un accident. La surprise vient du fait qu’elles ont un accident à cause de Bronwyn, une ancienne amie de Stella qui traverse la rue nue avec juste un pack de bières. C’est n’importe quoi.

Et ce n’est que le début. Bronwyn les emmène dans un camp de femmes nudistes qui se droguent en permanence, parce que pourquoi pas, c’est le Mexique. Sur place, Madison découvre que Stella a finalement obtenu une école de commerce, à Philadelphie. Elle s’apprête donc à déménager et quitter Madison, ce qui explique pourquoi elle faisait tout pour garder intacte l’amitié entre Jules et Madison – elles sont déjà sur le point de perdre une amie.

C’est un parti pris intéressant qui pousse Madison à aller se droguer avec un psychotrope très puissant qui l’envoie dans un trip loin, très loin. Madison se retrouve donc nue à danser dans un feu de camp, et Izzy et Stella décident de suivre parce que c’est bien logique de faire ça, non ?

Non, pas vraiment, mais ça ne l’est pas plus quand ça vire au cauchemar pour Madison et qu’elle imagine Jules en train de se marier avec Jeremy et disparaître complètement. Forcément. Le lendemain matin, Madison se réveille donc avec une toute nouvelle résolution : récupérer Jules quoiqu’il arrive car elle ne veut pas la perdre une deuxième fois.

C’est mignon comme tout, mais elle est toujours nue sous son plaid, et Stella et Izzie le sont aussi. Ce n’est pas ça qui va les empêcher de récupérer Jules, cependant. Elles empruntent donc un moyen de locomotion bien à elles pour se rendre au mariage – ou à la réception du lendemain en tout cas. Et elles font bien, parce que Jules a vraiment besoin d’elles pour se sortir d’une situation où Jeremy insiste encore et encore pour finir avec elle. Il est insupportable, même quand il l’écoute lui dire qu’elle n’était pas heureuse en couple avec lui et qu’elle ne veut pas redevenir celle qu’elle était ce moment il trouve le moyen de penser que c’est uniquement parce qu’elle est en couple.

Le mariage pour Jules est un peu éprouvant : elle est évidemment triste d’y être seule et se retrouve à parler avec la mariée de son célibat et de l’évolution de la vie qui n’est pas simple avec ses amies. Si j’ai bien aimé le point de vue de la mariée sur les amis, j’ai surtout ri jaune de certaines de ses phrases. C’est décidé : plus de #WESéries avant un moment, j’ai besoin de ma vie sociale.

Non, plus sérieusement, Jules comprend donc qu’elle peut se trouver un mec à nouveau, et elle fait tout pour ça, à danser avec des inconnus. La scène se termine avec elle dansant avec une multitude de Jeremy, mais ça, je crois que c’est uniquement l’hallucination de Madison parce que finalement, Jules s’isole pour téléphoner à Wes. Alors qu’elle lui dit qu’elle était juste en train de penser à lui, elle entend ainsi qu’il a une femme chez lui lui demandant une serviette de bain pour ses cheveux.

La tristesse ! Jules comprend donc que le célibat va durer, parce que sa meilleure option pour être en couple l’est probablement déjà. J’ai eu de la peine pour elle, même si bon, il n’allait pas l’attendre indéfiniment non plus. Le lendemain, Jules se retrouve donc coincé avec un Jeremy persuadée qu’elle est en couple ou amoureuse d’un autre pour ne pas se remettre avec lui, jusqu’à ce qu’elle aperçoive dans la foule ses amies.

Les réconciliations entre elles sont chouettes, mais elles se terminent mal quand Celeste débarque avec son mari. Oui, Madison est mise face à la cruauté de la vérité : Colin est toujours en couple avec Celeste, et il fait même semblant de ne pas la connaître et d’être ravi de la connaître. C’en est trop pour Madison qui se barre, suivie d’Izzy et Stella quand Jules est coincée avec sa boss.

Si elle ne dit rien a priori, Jules retombe sur la femme-chat sans l’effet spécial tête de chat au bar du mariage. Appelée « dollface » par cette barmaid, Jules prend la résolution de l’ouvrir, finalement. Elle fait donc un discours avec un micro pour bien foutre la honte à Colin en révélant qu’il a brisé le cœur de sa meilleure amie en trompant sa femme – Celeste étant là juste à côté bien sûr. Au passage, Jules en profite pour faire passer un message à Jeremy – largué par Melyssa en plus – et à la sœur de celui-ci, parce que non, on ne choisit pas ses demoiselles d’honneur en fonction de la coupe et couleur de cheveux qu’elles ont.

Cela fonctionne à merveille comme fin de saison, car Jules s’affirme enfin davantage. Peut-être un peu trop, d’ailleurs. Bref, tout ça peut se terminer par Madison et Jules se disant qu’elles s’aiment, puis par un vol de voiture des mariés. Le marié n’en a rien à faire en même temps, préférant vomir quand sa femme ne s’inquiète que de savoir si elle a déjà fait les photos dedans. Clairement, ça ne va pas nous faire un mariage heureux ça.

EN BREF – J’ai adoré le début de la série que je trouvais rafraichissant dans son humour et dans les situations qui visaient très juste dès le départ. Il était facile de se reconnaître dans le personnage de Jules, ou de reconnaître au moins une amie dans sa situation. Le problème, c’est que les messages d’indépendance et féminisme de la série ont ensuite été un peu brouillés par certaines intrigues et certaines blagues.

Dans l’ensemble, c’était un début de saison super solide… mais qui est vide devenu un peu lourd. J’ai trouvé les derniers épisodes moins drôles quand le début était un vrai coup de cœur. Peut-être que je suis trop aigri ces derniers temps, allez savoir.

Dans tous les cas, j’ai beaucoup aimé la saison dans son ensemble et j’ai hâte de savoir quelle sera la suite des aventures de Jules. J’espère juste que Stella en fera partie malgré l’école de commerce et que Wes ne sera pas en couple avec une autre. Eh, ça peut très bien être sa sœur qui lui demande une serviette pour ses cheveux, non ?

Le déni, c’est très bien, OK ?

Dollface – S01E09

Épisode 9 – Feminist – 16/20
C’est déjà un peu plus drôle, mais je suis partagé devant cet épisode : je trouve qu’il était super bien écrit pour faire avancer les personnages. Malheureusement, la fin contraste énormément avec tout ce qui est mis en place au cours de l’épisode et avec la nouvelle maturité offerte à la série. Heureusement, le décalage comique fonctionne toujours.

Spoilers

Celeste trouve les chaussures de Madison dans sa chambre et suspecte une de ses employées d’avoir couché avec son mari.

Trying to be a good friend makes me bad feminist, can you believe that ?

Bon, encore une série où le vent souffle fort. C’est dingue, c’est un point du Bingo Séries de ce mois-ci que je pensais avoir du mal à trouver, mais bim, le revoilà encore une fois, pour genre la quatrième fois du mois. L’épisode commence en noir et blanc pour une situation bien dramatique : Celeste a trouvé des chaussures de femme dans sa chambre à coucher.

Elle comprend bien que quelqu’un a couché avec son mari, et elle soupçonne aussitôt ses employées après la retraite spirituelle chez elle de l’épisode précédent. Cela mène à une scène intéressante où Jules explique discrètement à Izzy ce qu’elle sait et où elle termine par n’avoir d’autres choix que de révéler qu’il s’agit de ses chaussures. Il va de soi que Celeste ne la croit pas une seule seconde, mais comme les chaussures vont à peu près à Jules, elle ne peut que lui faire quelques menaces où elle souligne qu’elle n’est vraiment pas une bonne féministe si elle ne soutient pas toutes les femmes face aux hommes.

Voilà qui est fait. Jules se rend ainsi à la marche avec les chaussures trop petites de Madison, et ça a un vrai côté Cendrillon tout ça. Bon, bien sûr, Jules finit par être assommée plus ou moins dans la rue à cause du vent, et c’est assez marrant à voir. J’ai bien cru avoir droit à un paysage d’automne avec toutes les feuilles mortes au sol, mais à son réveil, on récupère les couleurs… et pas vraiment. 

A son réveil, toujours, la femme-chat conseille à Jules d’aller écouter un discours à la marche des femmes qui a lieu en ville et où elle est de toute manière censée se rendre. En chemin, elle tombe sur Stella, encore un peu bourrée de la veille et surtout déprimée d’être stupide. Ben oui, c’est tout ce qu’elle retient de son échec en école de commerce. Bon, rapidement, elles retrouvent Madison, toujours dans le déni concernant Colin et c’est plutôt intéressant comme manière de traiter le sujet.

Par contre, l’arrivée de Celeste telle une sorcière Disney, c’était abusé, surtout quand les filles laissent Jules seule face à sa boss. L’épisode devient assez vite une quête amusante : Celeste veut absolument la vérité quand Jules fait tout ce qu’elle peut pour la cacher. Ce n’est pas si évident par contre. En plus, Madison finit par s’énerver contre elle et lui dire que c’est Celeste « l’autre femme » de l’histoire. Pas vraiment.

Madison pète donc un de ses classiques câbles dans cet épisode, Stella a un super look comme d’habitude, Izzy fait une crise d’angoisse quand elle se rend compte qu’elle est incapable de survivre sans un groupe d’amies et Jules est poursuivie par sa boss qui lui envoie des messages dans le ciel et deux Alison pour l’enlever. Heureusement pour elle, Jules sort de cet interrogatoire/torture (avec un appel en visio de Jeremy ?) grâce à l’aide inattendue d’Izzy et Stella.

Les filles peuvent ainsi retrouver Madison, finalement restée sur place pour Jules puisqu’elle a appris ce qu’il en était de ses chaussures portées par Jules tout au long de l’épisode. Malheureusement, il est trop tard pour qu’elles entendent le discours inspirant qu’elles devaient écouter ensemble… mais heureusement, le chat de Jules, présent tout du long dans son sac (?) s’enfuit et se rend directement auprès de la femme devant faire le discours.

C’est une belle coïncidence qui leur permet de comprendre les différents visages du féminisme, la complexité du sujet aussi, et une petite part de l’hypocrisie qu’il peut y avoir quand on est une femme féministe. Euh… Soit ? Etonnant message, mais assez raccord avec le reste de la saison finalement, où l’humour repose souvent sur le décalage entre féminisme et situation qui impose de ne pas l’être. Si la femme, nommée Sylvia, a plein de conseils pour Madison, Izzy et Stella afin qu’elles fassent face à leurs problèmes, elle n’a rien à dire à Jules qui, apparemment, aurait les clés en main pour son problème.

Son problème qui se manifeste bien vite, avec Celeste débarquant à nouveau pour savoir la vérité. Par chance pour Jules, Celeste comprend qu’elle ne devrait pas mêler ses employées à ses problèmes et tout est bien qui finit bien… ou pas.

Finalement, Jules se réveille en fin d’épisode comme si de rien n’était : elle a encore toute la journée à vivre, ce qui explique que l’épisode était encore plus perché que d’habitude avec beaucoup de moments wtf. Un message vocal de Stella lui apprend que Madison ne veut pas aller à la marche, un d’Izzy, interminable et drôle, nous montre que rien n’a avancé finalement et un de Jeremy empire la situation encore puisqu’il aura un rencard pour un week-end qu’ils vont partager. Rien que ça.

Dollface – S01E08

Épisode 8 – Mama Bear – 14/20
Je ne sais pas exactement comment on en est arrivé là en tout juste 25 minutes, mais clairement nous sommes passés d’un épisode de comédie à un épisode au ton très différent de ce que j’en attendais. Et c’est tout ce dont je n’avais pas besoin ce soir où je voulais reprendre mon #WESéries par quelque chose de plus fun. C’est raté – même s’il y avait des moments funs.

Spoilers

Jules accepte de partir en retraite spirituelle avec son boulot, mais elle va vite le regretter.

Ruin ! As in « you are going to ruin Madison’s life ».

Je viens de me rendre compte que si je terminais cette saison, non seulement j’avançais dans mon Challenge Séries 2021, mais en plus je terminais le #WESéries avec le niveau ultime et tous les défis. Il est 22h20, j’ai donc tout à fait le temps de terminer. Enfin, j’ai pile le temps. Bref, ces critiques vont aller vite, parce que j’en suis à la quarantième page du week-end et que j’ai du mal à commenter les comédies en direct.

Anyways. Dans cet épisode, on se retrouve comme toujours avec plusieurs intrigues s’entrecroisant, avec Jules qui accepte de partir en retraite d’un week-end avec des collègues. Cela fait bien plaisir à ses amies, même si elles ont leur propre drama – Madison est heureuse de son copain lui ayant dit « je t’aime », Stella espère une lettre d’école de commerce. Passionnant. D’accord, j’avoue. J’adorais le début de la saison, mais ça fait quelques épisodes que je suis un peu déconnecté de tout ce qu’il se passe.

Et ce n’est pas le cours de yoga avec des chèvres chez la boss des filles qui arrive à me convaincre du contraire. Grosso modo la retraite du boulot est un truc de dingue. On a un week-end à la plage avec du yoga perché, des méditations où Laura semble se perdre en mer, des bougies à allumer malgré le vent et des tentes de méditation terrifiantes où Celeste, la boss, surveille ses employés. J’avoue, il y a de l’humour qui marche bien, notamment quand Laura est perdue en mer.

Par contre, faut m’expliquer le maquillage de Jules qui tient dans toutes les situations, même à la plage. Sérieusement. Dans les choses marrantes aussi, on peut noter cette prof de yoga qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Trelawney dans Harry Potter et qui fait le même genre de prédictions. Bon, sinon, pour une comédie, ça vire au drama très rapidement quand Jules se rend compte que le mari de sa patronne, Celeste, n’est autre que le copain de Madison.

C’est un bon rebondissement que j’aurais dû voir venir et qui me fait bien rire, surtout étant donné que Celeste était en train d’affirmer à Jules qu’il était possible de faire marcher un couple si l’on s’aimait vraiment. Aha. Il n’en faut pas plus pour donner envie à Jules d’aller vomir un coup. Izzy est aussitôt convaincue qu’elle est enceinte, ce qui mène à de nouveaux quiproquos totalement perchés entre Jules et ses amies.

Non parce que forcément, Jules vérifie pour être sûre de ne pas être enceinte. Si elle ne l’est pas, elle tombe inévitablement sur Madison qui pense aussitôt qu’elle est enceinte. Et comme c’est bien plus simple de lui mentir et se dire enceinte que de lui avouer la vérité maintenant qu’elle sait Colin aime Madison, Jules lui laisse croire ce qu’elle veut.

C’est plutôt marrant, surtout que l’intrigue est interrompue rapidement pour nous apprendre que Stella vient d’être refusée de l’école de commerce qu’elle visait. Sans surprise, Stella se bourre la gueule, mais le problème, c’est qu’elle le fait en plein milieu du campus. Jules et Madison se précipitent à sa rescousse, comme toujours. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est excellente ! Stella m’a fait mourir de rire à jouer la bourrée – que ce soit quand elle était bourrée de manière fun ou de manière triste. Dans tous les cas, ça marchait.

On enchaîne sur un moment assez classique où l’amie bourrée devient une métaphore d’un bébé à gérer pour Madison et Jules. Cela fonctionne à merveille, mais ça se termine par ce qui devait arriver : Jules accouchant de la vérité auprès de Madison. Et la vérité fait mal. Si Madison savait que Colin était marié, elle ne voulait pas savoir qui était son ex-femme. C’est donc pire que tout de savoir qu’elle n’est pas son ex-femme du tout, mais bien sa femme.

Comme toujours dans ces cas-là, par contre, on se retrouve avec un cas classique de « shoot the messenger » : Madison reproche à Jules de lui mentir et de vouloir ruiner sa vie. Quelle tristesse de finir l’épisode sur une dispute entre les deux.

Dollface – S01E07

Épisode 7 – F*** Body – 15/20
J’ai moins ri que ce que je pensais devant cet épisode, et c’est dommage, c’était une bonne occasion de le faire en théorie. En tout cas, ça me fait plaisir de reprendre la série après quelques mois et je continue de penser qu’elle est très bien. M’enfin, c’est mon problème avec les comédies, une fois de temps à temps, ça me suffit bien apparemment. Reste à voir si je vais finir la saison ce week-end ou pas, donc.

Spoilers

Jules a besoin d’oublier Jérémy, et d’après ses amies, ça ne peut se faire qu’avec un sex-friend dans sa vie.

Burn your phone and then kill yourself.

La voix de Jules me manquait, je crois. Et puis, je suis en plein #WESéries, le repas est en train de cuire, c’était le moment parfait pour lancer cet épisode. Après des mois sans épisode, oui. J’avais dit dans mon planning que je l’envisageais, alors c’est bien normal, non ?

L’épisode commence par un petit gag comme toujours : Jules remonte l’instagram de la nouvelle copine de son ex, et ça termine par un accident prévisible où elle like la photo. Elle est complétement bourrée de toute manière, elle a aussi appelé la sœur de Jérémy pour savoir s’il venait seul ou non à son mariage. Jules a la réaction la plus censée : elle balance son portable, avant d’appeler le 9-1-1 de la série, à savoir la fameuse femme-chat. On s’amuse bien de la situation, avec une bonne métaphore qui est filée jusqu’à l’arrivée d’urgentistes constatant le décès.

Il est bien trop tard pour qu’elle puisse fasse marche arrière, donc, et elle est ainsi forcée d’en parler à son groupe d’amies. On s’amuse bien de sa situation pourrie autour de la télévision du salon, on fait quelques blagues sur le féminisme à géométrie variable de ses amies et hop, toutes les filles la poussent à faire quelques dates supplémentaires, mais certainement pas avec son vétérinaire. Les filles pensent en effet que Jules a besoin de se changer les idées de Jeremy, mais pas de se retrouver un petit-ami trop vite.

J’ai toujours du mal avec ce genre de théories fumeuses, mais admettons, puisque c’est là qu’on en est. Jules ne sait pas trop où trouver un type qui pourra lui servir de plan cul. Par chance, Madison a de bonnes idées pour ça, et surtout, la série lui sert ça sur un plateau d’argent avec un concessionnaire pour hommes, plutôt qu’un concessionnaire de voitures. C’était bien drôle à suivre, avec plein de types qui sont présentées à Jules. Au moins, cela permet à Jules de faire son tri, on va dire.

Elle rencontre ainsi un type fan de lego, et c’est apparemment son seul gros défaut. Euh, ça va, y a pire dans la vie. Pff, je crois que je suis trop un geek, même pour cette série. Au restaurant, elle se trouve coincée entre ses instincts et le type. C’est plutôt drôle à suivre, jusqu’à ce qu’il devienne évident que Jules était en train de tomber amoureuse du type. Je veux dire, on les voit coucher ensemble et faire comme s’ils n’étaient que plan cul… Mais aussi s’échanger plein de SMS. Et l’avantage, c’est qu’on se retrouve avec plein de bulles de BD à l’écran parce que c’est comme ça que la série nous les montre à l’écran, ces SMS. D’ailleurs, avec ces échanges, j’ai même eu une dinde dans l’épisode, et ça c’est dingue.

Bref, Jules finit par parler aux filles de sa relation avec ce type qui la pousse à ne sortir qu’au milieu de la nuit. Inquiète pour sa sécurité sanitaire, elle se rend chez la gynécologue pour un check-up et apprend qu’elle a bien chopé quelque chose : des sentiments. Et ce n’était pas le but. Le pauvre type au logo va donc se faire dégager bien vite de sa vie, puisque la gynéco lui conseille de ne pas le recontacter tout de suite et d’apprendre à faire tourner les différents hommes de sa vie avec un bon planning.

Le problème, c’est que Jules recontacte alors Wes, persuadée que ça l’aidera à y voir plus clair sur la manière de ne pas s’engager trop vite. C’est une catastrophe de ce point de vue-là, parce qu’il passe un excellent rencard à manger de la pizza et regarder des films allongés sur le canapé. Voilà qui est fait, hein.

Au matin, Jules est forcée de le virer avant le lever total du soleil pour sauver les apparences, mais elle n’y arrive pas face à Madison, Izzy et Stella. Ces dernières décident donc de l’emmener à une fête d’anniversaire terriblement angoissante : celle de Paul, un pote de fac qui fait chaque année la même fête d’anniversaire. Sauf que bon, entre la fac et l’âge adulte, les mêmes idées deviennent craignos. J’ai utilisé le mot craignos, bordel, je le suis moi-même.

En tout cas, le but des filles est de s’assurer de ne pas avoir trop vite envie de retomber dans une relation sérieuse. Pas si simple : Wes est présent lui aussi, et Jules est forcée d’avoir une conversation honnête avec lui, lui expliquant qu’elle a terriblement envie qu’ils s’embrassent, mais qu’elle ne le souhaite pas non plus car ce serait le début de quelque chose pour lequel elle n’est pas prête. C’est honnête, au moins.

L’épisode se termine là pour elle. Pour Madison, on termine sur Colin qui lui avoue qu’il l’aime après avoir été pressé de définir leur relation. Oui, Madison passe peut-être son épisode à demander à Jules de ne pas prendre les choses trop au sérieux, mais elle le fait elle-même, hein.

Pour Stella, c’est encore plus compliqué : alors qu’elle est employée pour garder la maison d’un type avec qui elle couche quand il est de passage en ville, elle finit par se rendre compte qu’il est plus que probable que le type la considère comme sa petite amie. Pire que ça, même : il la décrit comme « the one » sur Instagram et elle l’a donc trompé un sacré paquet de fois. Du pur Stella, j’ai bien ri.

Pour rompre avec lui, comme elle ne peut le faire par SMS, elle lui présente donc Izzy. C’est l’occasion d’un quiproquo gênant où le type comprend que Stella et Izzy veulent un plan à trois, avant que ça ne se termine bien pour Stella : « the one », c’était l’objectif Nikon utilisé pour la photo, pas elle. Pour le reste, il ne la considère que comme une sex-friend et ils peuvent coucher ensemble, sans Izzy. Par contre, les chaussures sur le canapé, c’est trop. Oui, c’est tout ce que j’ai retenu de la scène, et alors ?

Izzy finit désespérée de n’avoir jamais rien vécu dans sa vie, mais comme Stella l’embrasse à la fête de Paul, elle commence au moins à expérimenter comme le veut la vingtaine. Mouais, pas terrible ce développement pour Izzy, franchement.