Précédemment dans 9-1-1 (Récap Saison 5)

Salut les sériephiles,

On ne se quitte plus aujourd’hui, parce que c’est la rentrée des séries et qu’il y a plein d’épisodes disponibles – même si je ne les regarde pas tout de suite, donc, vous l’aurez compris. Il me reste ainsi à parler de 9-1-1, et voilà donc comment la saison se terminait ! Pour cette série, je me suis dit que j’allais procéder par groupe de personnages, afin que ça aille plus vite.

Athena, Bobby, May & Harry

La saison 5 fut éprouvante pour la famille, avec le kidnapping d’Harry en tout début de saison, le départ de Michael, l’ex-mari d’Athéna (parce que l’acteur ne voulait pas se faire vacciner contre le COVID, d’après les rumeurs), et avec May qui profitait d’une année sabbatique pour devenir opératrice du 911 – et pour manquer de cramer au boulot, aussi. C’était tellement éprouvant, donc, que Bobby en est venu à considérer de recommencer à boire. En effet, il a eu peur de perdre May dans un incendie, alors qu’il la considère désormais comme sa fille, mais il a aussi culpabilisé d’avoir fait entrer dans sa caserne Jonah, un grand taré de pompier qui a failli nous tuer Chimney. Sinon, ben May partait enfin à l’université car elle ne pouvait pas rester indéfiniment en année sabbatique pour rester à proximité de sa mère.

Chimney & Maddie

Pas évident à suivre ces deux-là, alors même qu’ils ont raté la moitié de la saison ! Après avoir accouché de Jee-Yun, Maddie a en effet fait une dépression post-partum, qui s’expliquait notamment par des problèmes de thyroïde. Quand elle a manqué de tuer sa fille dans sa baignoire et envisagé le suicide, Maddie a quitté la ville sans donner de nouvelles, ne laissant qu’une pauvre vidéo derrière elle pour expliquer son choix. Chimney s’est presqu’aussitôt lancé dans une quête pour la retrouver. Ce n’est qu’après plusieurs épisodes qu’on a pu les retrouver à Boston, et qu’ils ont pu se retrouver. Malheureusement, si Maddie allait mieux et voulait à nouveau s’occuper de Jee-Yun, le couple s’est rendu compte qu’ils avaient changé pendant ces six mois et qu’ils feraient mieux de rompre. La fin de saison nous prouvait que c’était une connerie sans nom de faire ça, heureusement. Ah, et Maddie reprenait son job aussi, il était temps !

Hen & Karen

Henrietta a eu une saison peut-être un peu plus facile cette année. Elle cherche certes à faire des études de médecine en parallèle de son boulot d’urgentiste, mais tout va bien dans sa vie. Elle a un instinct qui lui permet d’identifier Jonah comme un danger avant que quiconque le remarque et un ange gardien qui lui permet de sauver Chimney et de faire arrêter Jonah sans le moindre problème. En cours de route, elle s’est réconciliée avec sa mère et s’est débrouillée aussi pour la faire entrer de nouveau en contact avec son ancien amant. En fin de saison, sa mère, Toni, devait se marier, mais elle a finalement décidé de céder sa place à sa fille. Karen et Hen ont ainsi pu renouveler leurs vœux – et n’oublions pas qu’elles restent toujours sur la liste pour être famille d’accueil si je ne m’abuse.

Eddie & Christopher

Eddie est de loin le pompier aux intrigues les moins intéressantes, désolé pour tous ces fans. J’ai sacrément décroché en cours de saison, parce que je trouve qu’il était impossible de suivre ce que les scénaristes voulaient en faire. Un coup, il était en dépression et incapable de faire son travail ; un coup, il était en pleine forme et venait en aide aux autres. Difficile de savoir quoi en penser concrètement. Dans les faits, il a démissionné parce que Christopher avait peur de le perdre (et qu’il a failli se faire tirer dessus une deuxième fois, aussi), il l’a regretté très vite, mais n’a pas pu réintégrer son poste car Bobby lui a refusé. En cours de route, il a appris qu’il était le dernier survivant de son groupe de potes de l’armée. Et malgré tout ça, il a géré lors de l’incendie du poste de contrôle – au point de pouvoir revenir à la caserne 118 pour cette saison 6. De toute manière, le centre d’appels du 911 a brûlé et doit changer de locaux, alors pourquoi pas changer aussi le type qui gère les réseaux sociaux (mais espérons que Josh retrouvera Carson).

Buck, Taylor et Lucy

Après un début de saison éprouvant pour Buck qui a appris qu’il avait un frère mort qu’il n’avait pas pu sauver et une sœur dépressive qui quittait la ville sans le prévenir (ou presque), les choses se sont calmées et arrangées pour lui. Il a enfin pu entamer une relation sérieuse avec Taylor… jusqu’à ce que ça se complique avec l’arrivée de Lucy, une pompier qui remplaçait Eddie. Lucy est grave belle et grave cool à la fois, c’est une Buck au féminin, alors forcément, ça fait des étincelles. Il l’embrasse et le regrette, ne l’avoue pas tout de suite à Taylor qui lui pardonne finalement après avoir emménagé avec lui, et tout est bien qui finit mal : Taylor décide de faire passer son boulot avant sa relation en faisant un reportage sur Jonah, sans l’autorisation de Buck. Bref, Buck rompt avec elle en fin de saison.

Voilà un bon gros récap d’où on a quitté chaque personnage. Ce n’est pas complet, car il reste des personnages secondaires (en saura-t-on enfin plus sur Ravi ? verra-t-on encore le frère de Chimney après sa démission ?), mais dans l’ensemble, ça devrait avoir réussi à vous rafraîchir la mémoire. Et si ce n’est pas le cas, la critique de tous les épisodes des saisons précédentes est dispo sur le blog !

Précédemment dans The Cleaning Lady (Récap Saison 1)

Salut les sériephiles,

Il y a quelques semaines seulement, je terminais la saison 1 de The Cleaning Lady. Aujourd’hui, le premier épisode de la saison 2 est disponible après diffusion aux États-Unis. Je me suis dit que certains d’entre vous auraient peut-être besoin d’un petit rafraîchissement de mémoire, alors nous y revoilà.

Voir aussi : Toutes les critiques de The Cleaning Lady

De quoi ça parle ?

La série raconte la vie de Thony, une chirurgienne forcée de fuir son pays afin de devenir immigrée illégale aux États-Unis, le tout afin de sauver son fils qui a besoin d’une greffe pour être soigné d’une maladie qui le condamnerait s’il n’était pas soigné correctement.

Ne pouvant pratiquer la médecine aux USA, Thony se trouve un petit job de femme de ménage, en compagnie de sa belle-sœur Fiona. Un jour, elle assiste à un crime et de fil en aiguille, elle se retrouve à bosser pour la mafia de Las Vegas, et plus concrètement pour Arman, comme nettoyeuse de scène de crimes. Et comme la vie fait très bien les choses, elle est aussi indic pour le FBI, et plus concrètement pour Garret.

Comment ça se terminait ?

Attention, spoilers – Après bien des péripéties, la saison se terminait sur une alliance improbable entre Garret et Arman, avec l’intermédiaire de Thony. Le but était simple : faire arrêter un criminel, Hayak, pour qui Garret bossait et organisait une vente d’armes. Si Hayak se fait bien arrêter grâce à l’aide d’Arman et Thony, Thony n’en oublie pas de doubler Garret : l’argent du deal n’est jamais retrouvé par le FBI.

C’est que la femme de ménage est maligne. Elle s’est servie de Fiona pour récupérer en toute discrétion la crypto-monnaie sur une clé USB. Arman lui fait en effet totalement confiance et s’est débrouillé pour monter à bien ce plan. La saison se termine ainsi sur une Thony ravie de faire équipe avec Arman, celui-ci n’hésitant pas à lui donner des codes secrets pour accéder à l’argent.

Et le cliffhanger ?

Alors que Thony décide de rester aux USA et d’ouvrir avec Fiona un business qui permettrait de blanchir l’argent d’Arman, Marco, son mari ayant une tendance à trop jouer au casino, n’apprécie pas trop les choix de sa femme. Par conséquent, il décide de repartir dans son pays, mais pas sans emmener son fils avec lui. Le problème ? Il n’est pas du tout compétent pour fournir les soins dont son fils a besoin et il fait ça sans prévenir Thony.

Bref, elle termine la saison en panique car son fils n’est plus chez elle quand elle rentre. Allez, ça va lui donner une occasion de recontacter le FBI pour qu’ils l’aident à trouver son fils, à tous les coups. Nous verrons ça dans le premier épisode de la saison 2 – que je ne pense pas regarder immédiatement, mais comme ça, vous avez le résumé, au moins !

Précédemment dans NCIS (saison 19) & NCIS Hawai’i (saison 1)

Salut les sériephiles,

Grosse journée que celle de ce mardi : j’ai quatre séries qui reviennent, rien que ça. Autant vous dire que je vais rester bien à la bourre dans tout… Mais bon, ce n’est pas la question. On se retrouve avec cet article pour parler de la franchise NCIS – ou en tout cas de la série principale et de NCIS Hawai’i. Si comme moi la fin de saison précédente vous paraît loin, vous serez heureux de vous remettre en tête deux trois petites choses.

NCIS

NCIS

La saison 19 voyait Gibbs définitivement quitter l’agence gouvernementale après une intrigue plutôt bien gérée. Il était remplacé par l’agent Parker, alors que Bishop, elle, était remplacée par Jessica Knight. L’agent Knight a gagné petit à petit mon cœur en cours de saison, mais aussi celui de Jimmy. C’est surtout cette partie qui vous intéressera. La fin de saison 19 voyait les deux personnages s’embrasser pour la première fois après avoir pris bien du temps à se tourner autour – mais toujours moins que la moyenne de la série.

Voir aussi : Mark Harmon (#158)

Le cliffhanger principal n’était donc pas de ce côté, mais plutôt de celui de Parker. Dans le dernier épisode de la saison, Parker était au cœur de toutes les intrigues : son ex-partenaire se faisait assassiner alors que son ex-femme était kidnappée. D’abord soupçonné, Parker a réussi à blanchir à peu près son nom au moins auprès de son équipe quand son ex-femme, également ex-agent du FBI, a décidé de repointer le bout de son nez.

Le problème ? Il n’y a bien qu’auprès du NCIS que Parker est blanchi de tous soupçons. Le FBI le met sur écoute et le soupçonne de détournement de fonds. Tout cela est l’œuvre du Corbeau, le nouveau grand méchant de la série qui avait fait bien plus impressionnant en manquant de très peu de tuer Kasie et Jimmy. Parker est d’abord d’accord pour se rendre au FBI via le NCIS, mais une fois dans sa nouvelle agence, Parker est aidé par tous ses nouveaux subalternes qui n’acceptent pas de le voir être arrêté pour des crimes qu’il n’a pas commis.

Jessica, Nick et Tim, mais aussi Kasie, Jimmy et même Léon (!) décident donc d’aider Parker à s’enfuir juste avant d’être arrêté. Il s’enfuit avec son ex-femme… mais il est révélé dans les dernières secondes de l’épisode que celle-ci bosse pour le Corbeau. Manquait plus que ça.

ncis hawai'i

NCIS Hawai’i

Le spin-off s’est rapidement créé une identité propre l’an dernier en insistant bien plus sur des intrigues personnelles entre les agents. L’île est aussi magnifique chaque fois qu’on a l’occasion de nous la montrer, et elle est un personnage à part entière de la série. Et plus le temps passait, plus j’aimais la série – ce n’est pas négligeable.

Voir aussi : Double dose de NCIS Hawai’i cette semaine

Par contre, il n’y a pas grand-chose à rappeler avant la reprise de la nouvelle saison, je pense. Le gros moment de la fin de saison, c’était Lucy et Whistler qui se réconciliaient enfin et s’avouaient leur amour devant tous les collègues de Lucy. Pour les autres personnages, le happy end était aussi au rendez-vous : certes, Jane a perdu sa meilleure amie, mais elle a eu de bons moments à passer avec Joe – à voir s’il reviendra ou non maintenant qu’il a un petit rôle dans Resident Alien.

Kai a toujours sa famille sur l’île et il est réconcilié avec son père ; Jesse a sa fille, mais on ne l’a plus revue depuis l’épisode avec les pirates, donc j’imagine que ça ira creuser de ce côté-là. Il me semble enfin avoir lu qu’il y aurait un crossover entre les deux séries, donc il est toujours utile de rappeler qu’il y a une histoire à jouer entre Nick et Jane. M’enfin, ça n’aura jamais un grand impact : ils sont dans deux séries différentes pour un bon moment.

Voir aussi : La critique du crossover

Westworld – S04E08

Épisode 8 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Spoilers

Dolores découvre (encore) la vérité sur sa réalité, William impose la loi du plus fort.

You’ve turned my world into a game.

La série n’étant toujours pas renouvelée, je crains vraiment le pire pour cet épisode qui est possiblement le dernier. Je ne suis psychologiquement pas prêt et j’espère vraiment une saison de plus, même si je ne sais pas ce qu’elle pourra raconter : l’épisode de la semaine dernière offrait la possibilité de servir une vraie conclusion cette semaine.

Nous verrons bien ce qu’il en est, en attendant, il faut reprendre cet épisode qui commence par le massacre provoqué par William en ville. Tout le monde essaye de s’entretuer parmi les humains, et ça craint beaucoup d’avoir survécu à tout ça pour finir comme ça. Même les robots se retrouvent terrifiés par ce qu’il se passe… mais ils aiment bien l’idée malgré tout – jusqu’à ce qu’ils soient tués eux aussi.

C’est un peu comme les humains le jour où le parc est parti en vrille, sauf qu’aucun humain n’a vraiment envie de tuer les robots en particulier. Ils ne font aucune distinction entre humains et robots, enfin, ce qui est forcément gênant. Franchement, ça part dans tous les sens, et nous suivons un tas de gens se faire exterminer les uns après les autres.

C’est une bonne première scène chaotique qui se termine sur un sniper plus malin que les autres, dernier survivant de la rue. Du moins, en apparence. En pratique, on se doute que ça risque de finir autrement. Le gamin – parce que c’est à peine un adolescent en vrai ce sniper – sort finalement de son immeuble pour aller voler un flingue et une voiture. Le pauvre se fait toutefois tuer à son tour. Je pensais qu’il allait pouvoir résister et être un personnage intéressant de l’épisode, mais non. Une fois n’est pas coutume, son meurtrier n’est autre que William. Encore et toujours lui.

On pourrait dire un peu la même chose de Charlotte : alors que William l’avait tué la semaine dernière d’une balle dans la tête, deux robots viennent récupérer son corps et nous la ressuscitent en deux temps trois mouvements. Plus concrètement, ils la réinitialisent et lui fournissent un nouveau corps. En bonne hypocrite, Charlotte demande qu’on lui conserve sa forme humaine, ses cicatrices et son visage, soi-disant pour que William puisse la reconnaître. La vérité est ailleurs : elle est aussi attachée à son apparence humaine que les autres, même si elle veut nous transcender.

Une fois ressuscitée, elle doit encore faire le point sur ce qu’il s’est passé dans sa cité. Elle découvre rapidement que William a décidé de l’exclure de la gestion de la ville : elle ne peut rien faire pour stopper le massacre qui, de toute manière, est déjà bien en place. Tout ce qu’il lui reste, c’est une vidéo de Bernard pour lui demander ce qu’elle compte faire ensuite. Il lui vend ainsi un dernier jeu avant la fin de tous les hosts, un jeu qui ne sera pas le sien. J’ai presque eu de la peine pour Charlotte, et pourtant, on sait à quel point elle est méchante. Et énervée, dans cet épisode.

Pendant ce temps, Dolores en arrive à comprendre qu’elle n’est qu’un programme parmi la réalité. Elle n’a donc pas vraiment de corps. Teddy tente bien de la convaincre qu’elle est réelle parce qu’elle a des pensées affectant le monde, mais la vérité est donc que Dolores n’est plus qu’un programme. A quoi bon se faire passer pour Christina dans ce cas ? J’ai du mal à suivre la logique, surtout que Teddy révèle finalement qu’il n’est pas celui qui a lui fait voir le labyrinthe.

Rapidement, Dolores comprend donc que quelqu’un d’autre joue avec elle : pas Teddy et, selon elle, pas Charlotte non plus. Il ne reste pas 36 possibilités, mais j’ai quand même eu peur qu’on nous sorte encore William. Ce n’est pas le cas, évidemment : c’est Dolores elle-même qui a décidé de se créer une vie dans ce monde digital. Il y a bien eu quelques indices au cours de la saison, notamment quand la coloc était imblairable à gérer en permanence la vie de Dolores/Christina, mais c’est un peu léger, je trouve.

Comme il n’y avait pas vraiment de quoi deviner qu’elle n’existait pas, la révélation tombe quelque peu à plat. J’aime bien l’idée que Christina se soit créée son monde après, et qu’elle embrasse Teddy comme ça.

Malheureusement pour elle, dans la réalité, Charlotte s’énerve sur le plan 3D de la ville détruite par William. Elle détruit ainsi la ville et nous révèle que sous celle-ci, il y avait… la perle de Dolores ! D’accord, ça devient un peu plus logique d’un coup, et j’aime beaucoup cette révélation – même si ça ne nous dit pas exactement ce que Teddy vient faire ici ou quel est le plan précis de Charlotte face à tant de chaos.

Elle est toujours bien badass en tout cas, et je l’adore. J’aurais aimé qu’elle ressuscite Maeve au passage, même si elle n’avait aucun intérêt à le faire. À la place, elle se balade en ville, toujours au son entêtant des ondes de la Tour, tue un humain et retourne voir son William dans une roue. Malheureusement, celui-ci est mort. Il lui reste heureusement Clémentine pour lui reprocher d’avoir voulu faire de William son animal de compagnie, parce que ça ne pouvait que déraper.

Clémentine reste une host clairement conçue pour venir en aide aux autres, alors elle propose son aide à Charlotte, avant de partir pour sa propre intrigue : elle souhaite retrouver les outliers, mais pas pour cohabiter avec eux. Ben super, cette apocalypse est vraiment peu rassurante pour les humains. En tout cas, Charlotte récupère enfin quelques accès informatiques depuis cette salle : elle peut ainsi localiser William.

Elle compte bien le ralentir avec le peu de pouvoir qu’il lui reste. C’est la loi du plus fort ? Très bien ! Elle lui envoie quelques hosts pour lui tirer dessus. Ils ne sont pas assez forts pour venir à bout de lui, évidemment, parce que c’est William, mais ils le ralentissent comme prévu. Ils détruisent sa voiture avant de se faire tuer.

Ils permettent aussi de donner des lunettes à William, lunettes qui permettent à William de voir un petit hologramme de Charlotte. Celle-ci a bien compris le but de William : il souhaite s’en prendre au Sublime et y propager la même violence que dans notre monde, où les hosts risquent même de se faire tuer par les humains tant ils sont dépassés par le nombre d’entre eux.

Cela craint un peu, et on comprend qu’ils sont désormais en train de mener une course pour arriver en premier sur place : Charlotte en jet privé, William en remontant sur un cheval. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dessus. Cela lui permet d’atteindre le barrage du Sublime, sous un ciel sans nuage cette fois (merci pour le Bingo Séries). Il n’arrive que quelques moments avant que Charlotte ne fasse de même avec son hélico-jet privé.

C’est toutefois assez de temps pour qu’il lance la destruction du barrage. La conversation qui suit entre William et Charlotte est intéressante, parce qu’elle ne fait que confirmer ce qu’on soupçonnait depuis le début avec le personnage de Charlotte : William n’est jamais vraiment mort à ses yeux, il a évolué en devenant un robot. C’est plutôt logique : il vit toute la vie de William en agissant comme lui, évidemment qu’il est encore un William, évidemment qu’il a sa loi du plus fort inscrit dans son ADN de robot là (comment ça, il n’a pas d’ADN ?).

C’est pareil pour Charlotte : humaine, elle avait soif de pouvoir et de contrôle, une fois robot, elle n’est pas bien différente, même si elle est censée être construite à partir de Dolores. J’aime bien l’idée, même si ça ne me donne pas envie de devenir un robot pour autant. Après, Charlotte a quelques extensions intéressantes – non, je ne parle pas de ses cheveux : sa mise à jour du début d’épisode fait qu’elle a désormais un corps métallique capable de résister au poignard de William.

C’est un bon plan. Le combat entre les deux tournent alors à la partie de cache-cache et Charlotte finit par manquer de munition pour tuer William. C’est bien dommage. Cela permet à William de la chercher pour lui indiquer qu’elle a perdu à son jeu. Cela lui convient : elle considère qu’ils ont perdu tous les deux. Elle réussit toutefois à tuer William (YES) en utilisant un flingue laissé dans le tunnel du barrage par… Bernard, bien sûr.

Il propose en effet à Charlotte de se sauver en la laissant choisir de lancer un test. Et quand je dis que Charlotte tue William, c’est vraiment pour de vrai cette fois. Alléluia. Elle lui arrache la perle de son crâne et la réduit en miettes. Il n’y a plus trop de doute.

 

En parallèle, en ville, Frankie, Ashley et Caleb tentent toujours de s’enfuir de la ville. Ce n’est pas si évident – il est apparemment plus facile pour Caleb d’avoir des billets pour payer un manteau après une captivité durant toute sa vie que de sortir de la ville. Même si Caleb est persuadé d’avoir le temps d’emmener sa fille jusqu’au bateau qui l’éloignera de ce merdier, Ashley nous fait rapidement un petit check-up de réalité : ce n’est pas le cas.

Les anciennes expériences de Delos rejetaient souvent le corps, et c’est clairement ce qui est en train de lui arriver. Le but est d’arriver au plus vite sur un bateau ? Très bien, prenons le temps de s’arrêter dans un supermarché dévasté alors. Ce n’est pas la meilleure des idées franchement. Frankie prend aussi le temps de papoter avec son papa comme ça, lui expliquant que sa mère est morte d’un cancer. Pauvre Caleb.

Il n’a pas la meilleure des vies robotiques, à échapper à l’enfer pour se retrouver dans un autre enfer. La scène est énervante pour la perte de temps qu’elle représente, mais elle permet au moins aux personnages de converser – et dans le fond, c’est tout ce qu’ils ont toujours voulu, non ? La scène est presque touchante, à parler des souvenirs d’enfance de Frankie qui n’étaient qu’il n’y a quelques jours pour Caleb. Non, vraiment, le pauvre, il prend cher. Il arrive toutefois à s’ajuster assez bien à la réalité, en chantant Que sera, sera. Ca leur correspond bien.

Ashley ? On ne sait pas trop ce qu’il fait en attendant, mais heureusement, il les protège d’un homme qui voulait les tuer… avant de se faire dégommer à son tour par Clémentine. J’ai cru qu’elle allait prendre le temps de lui parler, mais non, pas du tout : elle lui tire une fois dessus et l’achève en lui crevant l’œil. C’était expéditif comme mort, je ne m’y attendais pas, surtout que c’est possiblement la dernière pour lui (si jamais la série n’est pas renouvelée).

Clémentine retrouve finalement Frankie et lui fait le meilleur des doigts d’honneur quand elle sait d’avance qu’elle n’a pas de munition dans son flingue. J’aime bien ce point de Bingo Séries, franchement, et j’aime que Clémentine prenne enfin de l’importance avec sa propre intrigue dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais ? Elle a toujours été un personnage que j’aimais, après tout.

Son intrigue est donc de retrouver les outliers et il est clair qu’interroger Frankie sur le lieu où se planque la Résistance est le meilleur moyen d’y arriver. Elle oublie un petit trop Caleb, en revanche. Il met trois plombes à se pointer, mais quand il revient, il lui fait perdre pas mal de temps pour en gagner autant que possible à Frankie.

Celle-ci révèle finalement qu’elle a encore une balle dans son flingue, et elle la réserve bien comme il se doit pour le crâne de Clémentine. Bon, ben, elle aura eu son heure de gloire, mais ça n’aura pas durer longtemps. Tout ça permet à Frankie et Caleb d’arriver à temps au bateau. Frankie peut y retrouver sa copine, Odina, lui présenter son père… et y dire adieu à son père. Il refuse en effet de monter sur le bateau, parce qu’il se sait condamner.

Frankie a donc passé sa vie à chercher son père, pour mieux apprendre qu’il était mort et qu’elle avait un ersatz pas foutu de survivre plus d’une journée avec lui. Au moins, Caleb a une belle conclusion puisqu’il voit sa fille « grandir » et Frankie a l’occasion d’avoir une vraie conclusion avec lui, en lui disant qu’elle l’aime. Bon, ça sent un peu trop la fin pour moi tout ça. Leur séparation est un peu triste, mais je pense pouvoir m’en remettre.

En parallèle de tout ça, il ne faut pas oublier que Dolores est toujours… nulle part. N’étant plus connectée à la ville de Charlotte, elle n’a plus rien qu’elle-même, et elle-même, ça la fait s’auto-parler à sa colocataire. Ce n’était pas la meilleure des scènes de la série, même si elle décidait de porter un message d’espoir : au milieu du chaos qui règne partout, il existe un sens de l’ordre et une vraie paix. Il suffit de rester immobile dans le désordre pour le voir – pour voir la beauté dans ce monde.

On retrouve ici la philosophie de la série, et elle reste efficace, même atténuée de cette manière. C’est une jolie conclusion pour Dolores après quatre ans. Merde, est-ce que ça va vraiment être une fin de série alors ? Cela y ressemble grandement, même s’il y aura toujours le prochain monde à explorer.

C’est Charlotte qui nous prépare ce prochain monde. De manière inattendue, Charlotte se fait en effet à l’idée qu’elle a perdu. Elle décide de sauver le barrage puis d’utiliser la perle de Dolores pour qu’elle puisse lancer un test : c’est le plan de Bernard depuis le début. La porte du Sublime se referme.

Dans le Sublime, Dolores se réveille et se retrouve à nouveau avec Teddy, son plus grand amour. Le Sublime reprend la forme de la ville de cette saison 4, Dolores comprend que Teddy n’est pas vraiment là non plus et qu’elle l’a recréé de toutes pièces. Je m’y attendais : Teddy est dans le Sublime après tout, pas dans la perle de Dolores. Cette dernière a désormais un but clair : retrouver Teddy dans le Sublime, tout en laissant de côté les défauts des humains. Ce n’est pas évident quand Dolores/Christina se confronte aussi à la Dolores de la saison 1 lui rappelant qu’elles sont à l’image de leur créateur.

La conclusion ? Les humains ne peuvent pas changer précisément parce que nous avons des cellules et de l’ADN, ça ne peut pas se réécrire comme le code de Teddy. Voilà alors l’ouverture attendue pour une possible saison 5 : Dolores décide de laisser une chance à l’humanité en lui offrant un dernier test, un jeu très dangereux. Elle veut créer tout un monde à partir de ses souvenirs – pour voir si ça vaut la peine de sauver l’humanité.

Ce n’est pas bien clair tout de même. Pourtant, la saison se termine sur Dolores, dans son costume de la saison 1, parcourant la ville de cette saison 4, pleine de corps et de cadavres. En voix off, elle nous reproche d’avoir utilisé le don de l’intelligence pour mettre fin à notre espèce, mais elle le reproche aussi aux robots. C’est un peu nouveau comme discours : les robots ne valent pas mieux que les humains à ses yeux.

Elle seule se rappelle des deux toutefois, et nous vivrons tous tant qu’elle se souviendra de nous. La vie sur Terre est terminée selon Dolores, et effectivement Charlotte se suicide carrément (je ne m’y attendais tellement pas à la voir en version robotique détruire sa perle… Je sais bien qu’elle a perdu, mais je suis dégoûté de la voir se détruire quand même).

Dolores veut donc un dernier jeu pour l’humanité, afin de décider si nous survivrons ou si l’extinction nous attendra. Pour cela, son jeu propose une dernière itération qui revient au début de la boucle : elle recréé Westworld en espérant pouvoir se libérer cette fois.

EN BREF – Cette saison 4 revient aux sources après une saison 3 qui avait trop eu tendance à nous perdre dans un futur de science-fiction moins agréable que le parc, mais surtout moins original également. En effet, la saison 3 reprenait trop les thèmes chers aux créateurs pour vraiment surprendre, et c’était une redite moins efficace.

Cette fois-ci, en revanche, la saison nous a mené tout du long sur la piste d’une intrigue cohérente, facile à suivre malgré sa complexité et ses révélations renversant parfois ce qu’on pensait acquis. C’était agréable et ça mène à un final réussi – qui peut servir de fin de série ouverte si jamais la série venait à ne pas être renouvelée, qui prépare parfaitement le terrain pour une saison 5 si elle l’était.

Et franchement, j’espère qu’elle le sera. Un retour à Westworld, même pour une saison encore plus courte, ça me conviendrait très bien. Cependant, le tournage ne commencerait pas avant le printemps 2023… On a le temps de voir venir.