La semaine dernière, je vous annonçais que je n’avais plus d’avance sur les articles et, finalement, le blog aura encore plutôt bien tourné. Je triche un peu avec cet article-ci qui est planifié depuis vendredi, cela dit. Le bilan est bon : je suis à jour dans les séries hebdomadaires que je voulais regarder et j’ai réussi à publier normalement avant ce week-end où, comme prévu, je suis parti profiter d’un petit shoot de dopamine dans le sud. Oui, on est comme ça ici, on prévoit de fuir la grisaille parisienne l’année où il n’y a pas tellement de grisaille.
Ces sept derniers jours auront en fait été plutôt productifs : une nouvelle série testée, le retour de « Performance remarquable » et un article que je repoussais depuis un moment – oh, j’en ai d’autres qu’il va falloir que je prenne le temps de publier d’ailleurs.
Une fois de plus, c’est pas tellement le sujet, donc revenons-en à nos moutons :
C’est comme les semaines précédentes et vraiment ce mois de septembre aura été plus routinier que d’habitude sur le blog : The Rookie continue, mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. aussi, Last Seen fonctionne toujours bien sur moi et le succès de Lanterns me laisse assez perplexe (malgré des épisodes qui peuvent être très réussis individuellement, hein, je trouve que ce n’est pas si fou).
La vraie nouveauté de la semaine, c’est donc la diffusion du pilot de Line of Fire. J’espérais avoir le temps de tester et je suis vraiment content de l’avoir fait : le pilote m’a beaucoup plu. 18/20 pour commencer, c’est rare ces dernières années, mais voilà, c’est exactement le genre de nouveauté que j’espérais voir à la rentrée : une série de network avec plein de personnages, des relations déjà compliquées et plusieurs intrigues lancées dès le départ. Je ne peux que la conseiller !
Côté blog
Contre toute attente, j’ai aussi réussi à caser deux articles en dehors des critiques cette semaine. D’abord le retour de « Performance remarquable », que j’espérais avoir le temps d’écrire et puis… Disneyland Paris, évidemment ! Deux semaines que l’article me démangeait ! Bref, je comptais aller au cinéma, j’ai changé mes plans et ça m’a au moins permis de passer une soirée magique (forcément) sur le parc. Je vous partage ça avec une avalanche de photos des décos d’Halloween déjà en place, bien sûr :
Puisque Disneyland Paris a gagné cette semaine alors que je pensais passer dix jours loin du parc, le cinéma est normalement repoussé à demain soir. Bref, vous l’aurez compris, je vais ENFIN revoir Avengers Endgame sur grand écran. Je n’y vais pas tellement pour l’ambiance (petit cinéma, il n’y aura pas grand monde) ou pour les scènes supplémentaires (ça va m’agacer la bande-annonce du prochain et tout), mais vraiment juste pour le kiff et le repos (j’anticipe le contrecoup du week-end, quoi).
Pour le reste, pas le temps de me remettre de mon week-end : le prochain podcast 42 minutes est en direct mardi à 21h et, ensuite, ben DLP mercredi, puis un enchaînement spectacle, concert et crémaillère fera qu’on sera de nouveau dimanche. Entre ça et, forcément, le boulot, je ne vais pas poser les pieds par terre.
Autant dire que je ne m’attends pas à une semaine particulièrement riche en visionnages ou en articles, donc, surtout que je n’ai pas tellement d’avance ; même pour The Rookie, oui. Je vais essayer de suivre mes hebdos et de ne pas trop accumuler de retard ; mais je ne fais pas de promesse vaine.
Et pour ne rien arranger à mon planning qui déborde, Disney + va commencer la diffusion de Coven Academy vendredi. J’ai trop hâte !
Salut les sériephiles, Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en…
Allez, bonne semaine à tous – je vous la souhaite aussi chouette que celle qui se prépare pour moi !
Image à la une : affiche promotionnelle de Line of Fire (NBC) Affiche promotionnelle Avengers Endgame (Marvel)
Le blog continue de tourner, donc vu de l’extérieur, tout va bien. Il ne faut juste pas trop regarder quand je publie les articles des séries diffusées de manière hebdomadaire, parce que là, le retard commence à être franchement visible… Mais pas si catastrophique non plus, puisque je suis toujours les deux mêmes dans les sept jours de la sortie. On survit, quoi.
J’accuse comme toujours le boulot d’empiéter sur mon hobby, mais pas seulement. J’ai surtout passé une bonne partie de la semaine à gérer une situation administrative complètement ubuesque, avec soupçon d’usurpation d’identité, démarches dans tous les sens et dépôt de plainte. Pas de quoi en faire une série pour autant tant l’histoire est nulle, mais disons que ce n’était pas exactement la semaine idéale pour rentrer chez moi et me poser tranquillement devant trois épisodes.
Franchement, j’aurais préféré ça aux trois heures perdues au commissariat – non pas que je critique les policiers qui ont été top avec moi. Non, mais par contre, les services publics sans moyens, tout ça, tout ça, votez bien en 2027 – et ouais, ça veut dire votez pas pour ceux qui font des promesses creuses populistes qui derrière vont bien nous la mettre à l’envers car ça, ça affecte directement notre quotidien. Hum. À une époque, je disais pas de politique sur le blog. F*ck Ed Sheeran, hein.
C’est pas le sujet, cela dit, donc revenons-en à nos moutons :
Heureusement, j’avais encore un peu d’avance avec The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., donc le blog a pu continuer à être alimenté sans trop montrer la catastrophe qu’était ma vie perso derrière. Ce sont des sorties sympa et j’aime le fait que ça tourne sans que j’y réflechisse – mais j’oublie aussi d’en faire la promo un peu trop souvent.
Pour les séries que je suis vraiment à la semaine, c’est moins glorieux que la semaine dernière car j’ai tout vu hier, mais bon, comme je disais en intro, je suis content d’avoir pu les voir. Bref, Lanterns avance toujours avec un rythme qui me laisse perplexe tant tout est rushé (c’est tellement dommage, j’aurais aimé une saison plus longue !) et, en comparaison, j’ai surnoté Last Seen qui a tout bien calculé pour permettre des révélations à chaque épisode. J’ai trop hâte de voir la fin de cette courte saison 1 (il reste trois épisodes, faut que je me calme).
Côté blog
Direction septembre 2016, avec toutes les séries que je regardais déjà à l’époque et celles que j’avais complètement oubliées entre-temps… Mais aussi 2026 avec un article un peu en coup de tête sur Resident Evil ce matin ! En vrai, c’est en préparant cet article que je me suis rendu compte que je n’avais pas écrit grand-chose ici cette semaine et que je me suis décidé à transformer ma ligne de « je ne pense pas en faire un article ici, mais j’ai adoré » en article. Tout simplement.
Cette fois, je n’ai plus d’avance du tout dans les articles donc si le blog continue à tourner normalement, ce sera uniquement parce que j’aurai réellement trouvé le temps de voir les épisodes et d’écrire derrière. J’espère continuer mes hebdos et tester Line of Fire, dont j’avais déjà parlé dans cet article sur la rentrée des séries, mais je préfère ne rien promettre.
En théorie, je me dis que ce serait bien de trouver le temps avant de partir en week-end pour un article « Performance remarquable » aussi… On verra bien ce que j’arrive à caser avant vendredi où la semaine sera déjà terminée pour moi, parce que, oui, je serais complètement off sur trois jours.
Je disais aussi la semaine dernière que je voulais écrire sur Disneyland Paris, mais bon, ben, je ne l’ai pas encore fait et je ne crois pas le faire dans les sept prochains jours. Soyez rassurés, j’y suis allé tout l’après-midi quand même aujourd’hui 🙂 Quant à un prochain article, ça arrivera bien assez vite parce que le début des festivités d’Halloween est prévu pour le 26 – week-end où je n’y suis pas, si vous avez bien suivi cet article. C’est con, je sais, et j’ai tellement hâte d’y remettre les pieds (le mercredi ?). Pfiou, dix jours sans y aller, vais-je survivre même ?
En attendant, il y a toujours mon article d’il y a deux ans pour me donner envie d’y être…
Salut les sériephiles ! Aujourd’hui, premier petit détour pour le blog dans l’univers de Mickey, mais version Halloween ! Alors oui, c’est un peu hors-sujet par rapport aux séries, mais fallait que je vous en parle, surtout depuis que j’ai craqué pour un pass annuel en avril. Autant vous dire que depuis, Disneyland Paris, je…
Allez, bonne semaine à tous !
Image à la une : affiche promotionnelle du film Resident Evil
Deuxième semaine post-rentrée et même si je commence à ressembler à un survivant de The Walking Dead quand je me regarde dans le miroir, pour l’instant, le blog tient toujours debout. Moi aussi, à peu près, donc. Il faudra s’inquiéter quand je serai un zombie de cette série – qui me manque, il faudrait que je me mette à jour dans ses spin-offs. En vrai, prendre un peu d’avance dans la rédaction (et surtout la mise en page !) des articles pendant les vacances était une bonne idée. Mon nouvel emploi du temps, qui s’améliore dans sa version définitive, me dégage aussi davantage de possibilités pour regarder des séries sans impacter pour autant mon temps de (télé)travail, alors ça sera peut-être une bonne année !
Mais tout ça, vous vous en fichez, je crois ; vous êtes probablement là pour savoir ce qu’il y a de nouveau sur le blog cette semaine. C’est le but de l’article, quoi.
La surprise de la semaine, c’est le début de saison de Last Seen. C’est une surprise parce que je n’étais pas sûr d’avoir le temps de la regarder et finalement, j’ai enchaîné les deux épisodes d’un coup hier après-midi. C’est très sympa, mais l’autre surprise vient du fait que la promo d’Apple tourne complètement autour de la fin de l’épisode 2 – ce qui fait que j’ai commencé la série en étant spoilé. Et, si, c’est dérangeant car il n’y aura que six épisodes ! En tout cas, je vous la recommande et les critiques des deux premiers épisodes sont en ligne.
Toujours du côté des diffusions en cours, j’ai aussi continué Lanterns. Après l’excellent épisode 3 de la semaine dernière, ma hype redescend un peu avec le 1×04, mais reste suffisamment efficace pour que je sois désormais bien embarqué dans l’intrigue. Je suis impatient de voir le prochain épisode, c’est quand même très positif.
Sinon, je continue de publier à un rythme de croisière mes critiques de The Rookie histoire que le blog puisse avoir du contenu quand je n’ai pas le temps de regarder quoique ce soit d’inédit. On est revenu à quelque chose de beaucoup plus classique pour les épisodes 5 et 6 de la saison 8 – j’ai un peu d’avance dans mon visionnage par contre, et il y a de bons épisodes dans la suite de la série. Même principe pour Agents of S.H.I.E.L.D., j’avance un peu le visionnage, mais ce sera une critique par semaine (le mercredi). J’aime toujours autant voir cette équipe apprendre à fonctionner ensemble. C’est parfois lourd, c’est très série network des années 2010… et précisément pour ça, ça me plaît toujours autant.
Côté blog
Je vous annonçais la semaine dernière que Dix pour Cent allait beaucoup m’occuper et j’avais vu juste. J’ai commencé par replonger dans la fin de la série histoire de me rappeler précisément où on avait laissé tout le monde, puis Netflix a mis le film en ligne et il n’aura pas fallu bien longtemps avant que je craque.
Si les multiples critiques du blog ne vous suffisent pas, si vous préférez une version audio ou simplement si vous voulez des avis d’autres sériephiles sur des séries que vous ne regardez pas, il y a aussi ce qu’il vous faut du côté du podcast. Aurélien a mis en ligne le douzième Keskonavu, consacré à tous nos visionnages de l’été. C’est un poil plus long que d’habitude, forcément, parce qu’il y a eu deux mois et de quoi s’occuper. C’est dispo sur les plateformes habituelles, y compris Youtube :
La semaine prochaine sur le blog…
Après deux semaines de rentrée, je considère déjà comme une petite victoire le fait que ce récap hebdomadaire arrive à son numéro 3 sans que toute mon organisation se soit effondrée, alors j’ai envie d’annoncer un numéro 4. J’espère continuer à maintenir le rythme dans la publication des quatre mêmes séries. Il faudrait aussi que je trouve le temps de peaufiner mon article sur la saison 2 de The Good Wife, parce que d’ici dimanche prochain, je devrais avoir commencé la saison 3.
Côté blog, je pense qu’il va être temps d’aller faire un tour aussi dans ce qu’il s’est passé il y a dix ans – comme je l’avais fait le mois dernier. C’est déjà chargé, je sais, mais je suis également démangé par l’envie de refaire un article sur Disneyland Paris. Je trouve que ça commence à faire un moment que je n’en ai pas parlé ici alors que je continue d’y aller toutes les semaines. Il y a tant à dire, mais si peu qui ne soit pas déjà dit quelque part ailleurs… Bref, à voir si je trouve le temps et une idée avant que la période d’Halloween ne commence.
N’hésitez pas non plus à vous emparer des commentaires pour poser des questions ou me dire s’il y a des articles que vous avez plus envie de lire que d’autres, on ne sait jamais, comme ça roule bien sur le blog en ce moment, peut-être que je vous écouterais.
Allez, bonne semaine à tous !
Capture d’écran de l’épisode 2 saison 1 de Last Seen — AppleTV Image à la une : photographie promotionnelle du film Dix pour Cent — Netflix
Cinq ans après la fermeture de l’agence ASK, Dix pour cent revient enfin avec un film disponible sur Netflix depuis le 10 septembre, 9h. Eh, j’étais au boulot, mais pas grave, je l’ai lancé après une réunion interminable et me voilà déjà sur le blog pour en parler, parce que j’ai plein de choses à en dire.
Côté scénario et sans trop en dire, Andréa s’apprête désormais à réaliser son premier long-métrage mais, à quelques jours du tournage, elle va progressivement faire appel à tous ceux avec qui elle travaillait autrefois. Près de deux heures de Dix pour cent, ça fait long, surtout quand je décide de lancer ça à pas d’heure, mais franchement, j’avais bien besoin de retrouver tout ce petit monde après cette journée très longue et cette soirée pas dingue. Et rien que la musique du générique m’a fait un bien fou : quel bonheur de la retrouver !
Je vais pourtant beaucoup râler dans cet article, parce que le film est très loin d’être parfait. Les répliques sont toujours aussi efficaces et cinglantes, le casting retrouve immédiatement l’énergie de la série et j’ai parfois ri aux larmes comme à l’époque, mais le scénario est au mieux prévisible, au pire franchement poussif. Beaucoup de développements se voient venir très longtemps à l’avance et j’ai régulièrement eu la sensation que certaines situations sonnaient un peu faux, ce qui m’a surpris parce que je n’avais pas ce souvenir de la série – quoique, peut-être un peu plus sur la fin. En revanche, le simple plaisir de retrouver Andréa, Noémie, Gabriel, Mathias, Camille, Hervé et Arlette fonctionne complètement.
Il y a donc plein de défauts, je vais passer énormément de temps à les pointer du doigt, mais Dix pour cent : Le film a quand même réussi à me sauver la soirée (et empiéter sur ma nuit, hum). Merci pour ça.
Spoilers
Comme d’hab, c’est écrit au fil du visionnage, puis remis en forme comme j’ai pu malgré la fatigue.
Cinq ans plus tard, des retrouvailles parfois forcées
Pas ouf de retrouver Hervé comme ça, dès le début, pour relancer les choses. J’aime plutôt bien l’idée d’une introduction qui nous raconte rapidement ce que tout le monde est devenu depuis la fermeture d’ASK, parce qu’il faut forcément combler cinq ans et remettre les personnages en place, mais ça n’a pas tellement pris pour moi de l’avoir qui nous parle face caméra. Le procédé est un peu mécanique et je ne sais pas si le surjeu de Nicolas Maury aide vraiment dans cette scène, même s’il me fera énormément rire plus tard. Ce résumé pose au moins efficacement la nouvelle situation : ASK n’existe plus, tout le monde a continué sa vie séparément et Andréa essaie désormais de passer derrière la caméra.
Elle réalise seulement son premier film après cinq ans quand Noémie a déjà sa propre série ? J’ai un peu tiqué, je l’avoue. Bon, Noémie à la tête d’une série avec plein de produits dérivés improbables, ça me tue déjà suffisamment pour que je pardonne à peu près tout, cela dit.
Au contraire d’Hervé, retrouver Andréa totalement débordée est en revanche exactement ce qu’il fallait faire. Elle n’est plus agente, mais elle reste incapable de faire quoi que ce soit à moitié, veut contrôler chaque détail et semble toujours persuadée qu’elle pourra résoudre toutes les catastrophes en étant tyrannique. Camille Cottin retrouve immédiatement le personnage et les balles perdues sont déjà très bonnes, très cinglantes.
Cependant, cela sonne un peu faux côté histoire et c’est d’autant plus étrange que je pensais en fin de saison 4 que réunir tous les anciens d’ASK serait justement la chose la plus simple à écrire. Andréa prépare un film, ça part mal, elle a besoin de ses anciens collègues : voilà, sur un post-it, ça fonctionne très bien. Pourtant, le scénario donne régulièrement l’impression de devoir trouver une raison à chacun d’être là, et certains retours semblent plus forcés que je ne l’aurais imaginé. Le film repose énormément sur le plaisir que l’on éprouve déjà à revoir les personnages plutôt que sur la manière dont il organise réellement ces retrouvailles.
C’est aussi (et surtout) pour ça que je ne trouve pas du tout que Dix pour cent : Le film puisse servir de porte d’entrée à quelqu’un qui n’a jamais regardé la série – et ça se sent très, très vite, dès le début. Je trouve ça un peu dommage : un long-métrage Netflix aurait justement pu permettre à un nouveau public de découvrir l’univers tout en offrant aux fans toutes les références attendues. Ici, il vaut mieux connaître ASK, StarMédia, les anciennes relations entre Andréa et Gabriel ou entre Mathias et Camille, savoir qui est Noémie et avoir déjà suivi les histoires de couple de tout le monde… Sinon on perd beaucoup de l’intérêt du film et des gags.
Bref, je m’égare de la critique : Andréa découvre rapidement que Laurent Lafitte tourne un autre film en même temps que le sien et la situation dégénère immédiatement. Toute la scène où Mathias et Jérôme (j’ai failli mal le prendre que ce personnage porte mon prénom quand on voit les répliques que ça mitraille ensuite) commencent à parler à sa place avant qu’elle ne balance son « boys club » fonctionne très bien et, franchement, merci encore à cette série d’avoir fait exister pour le grand public un personnage comme Andréa Martel. Elle peut être brillante, odieuse, égoïste, touchante, totalement de mauvaise foi et extraordinairement vive dans la même scène sans que l’écriture ait jamais besoin de s’excuser de la rendre aussi compliquée. Camille Cottin a évidemment beaucoup à voir là-dedans et pfiou, que c’est génial.
Mathias qui se fait larguer par une cliente après une manipulation d’Andréa et qui la voit récupérer Camille comme agente ? J’ai aimé, notamment parce qu’Andréa continue à utiliser absolument tout le monde pour régler ses propres problèmes, mais c’est sacrément rapide. Le film a beaucoup de personnages à remettre en mouvement et cela se sent : une intrigue qui aurait probablement occupé une bonne partie d’un épisode est parfois réglée en quelques minutes pour pouvoir passer au suivant.
Ce qu’on veut, pas ce dont on a besoin
Dans le même genre, le cœur de la série était de voir les agents gérer des caprices de stars, ce qui permettait les guests. Centrer le film sur Andrea et son film, ça met ce côté-là à la poubelle. Les guests stars sont incroyables, mais n’ont plus la même raison d’être. Ainsi, la scène avec Eva Longoria, je ne l’avais absolument pas vue venir et ça m’a fait rire, mais ça montre bien la limite de ce film. Pour moi, c’est vraiment là que Dix pour cent retrouve son concept avec le plus de facilité : faire apparaître des célébrités en versions légèrement décalées d’elles-mêmes et jouer avec tout ce que l’on sait déjà de leur image publique. Le film peut se permettre quelques guests complètement absurdes et il en profite bien, mais j’aurais peut-être préféré que le cœur de l’histoire soit là, quitte à passer moins de temps avec les personnages que j’adore. Pour reprendre une expression utilisée à foison aux USA, ce film nous donne ce qu’on veut (beaucoup d’Andrea et Noémie), pas ce dont on a besoin (les histoires des guests et des agents, c’est ça le cœur de la série) ; alors que d’après les scénaristes, une série doit nous donner ce dont on a besoin, pas ce qu’on veut.
Bien sûr, ne vous méprenez pas, j’ai kiffé quand même, hein, surtout parce que… Laure Calamy et Camille Cottin, quoi. Je vous aime tellement (on sait jamais, si elles passent par là). Elles sont parfaites et portent le film. Tout le casting fonctionne et chacun retrouve son personnage en quelques secondes, mais elles volent quasiment tous les moments du film et j’ai l’impression que c’est encore plus visible ici que dans la série. Andréa récupère naturellement une grosse partie des meilleures répliques, tandis que Noémie peut passer de relativement normale à un pétage de câble complet en une demi-seconde : Laure Calamy semble prendre un plaisir fou à la retrouver.
Je suis aussi très content de retrouver Noémie et Mathias toujours ensemble et évidemment en train de traverser une énième crise. Cela me fait vraiment plaisir qu’ils soient encore là, ensemble et dysfonctionnels exactement comme avant, surtout que les pétages de câble permanents de Noémie m’avaient beaucoup manqué (pas faute de voir tous les films de Laure Calamy au ciné à chaque fois). C’est aussi une excellente idée de montrer qu’elle est restée aussi pote avec Hervé. Il me tue toujours avec son surjeu – et, au passage, j’aurais vraiment adoré que Nicolas Maury se trouve davantage de rôles aussi marquants après la série –, mais cette amitié entre eux paraît presque être l’une des choses les plus naturelles du film.
Du côté d’Andrea, la dispute autour de la garde de Flora entre Andréa et Colette est ainsi triste, mais tellement prévisible ! Dès qu’Andréa se laisse engloutir par son film, on sait parfaitement que sa vie privée va en payer le prix. C’est un peu triste pour elle. Heureusement, Andréa me tue et continue d’enchaîner absolument toutes les meilleures répliques. « Il est pas nazi, il travaille juste pour le IIIe Reich » ; « Son club de lesbiennes qui fait du vélo, c’est pas une secte, peut-être ? »… Mais qui écrit les répliques d’Andréa, putain ? C’est parfois simplissime et évidemment pas révolutionnaire sur le papier, mais l’aplomb du personnage, la vivacité d’esprit qu’on lui offre, le timing et surtout le ton de Camille Cottin en font un combo gagnant à chaque fois. Qu’est-ce que ça me manquait !
Gags et guest-stars à foison : on retrouve bien la série quand même
Bref, les balles perdues (quoique pas toujours) continuent ainsi de pleuvoir. Gérard Depardieu et Tibo InShape ? Le gag est très simple, mais ça marche parfaitement. Dans le même genre, Andrea, à propos de Gabriel, qui nous sort tout naturellement « Plutôt crever que de lui filer 10 % » est un rappel efficace du titre de la série et de sa justification, ma foi, et ça fonctionne. Ce n’est d’ailleurs pas la seule petite référence destinée à ceux qui étaient déjà là : j’aime beaucoup Andréa qui appelle Jean Dujardin simplement pour obtenir un rendez-vous avec George Clooney.
Et oui, George Clooney est dans le film. Là encore, ça m’a rappelé ce que faisait la série… La scène est d’autant meilleure que Noémie débarque évidemment en plein milieu du rendez-vous pour commencer à critiquer son dernier film devant lui avec son accent incroyable ; histoire de détruire toutes les chances qu’il accepte le film d’Andrea – l’exact inverse de ce qu’elle voulait. Laure Calamy est extraordinaire pendant toute la séquence et Camille Cottin en franglais n’est pas beaucoup mieux : rien ne vaut le « it’s horrible » d’Andréa. Toute l’histoire de l’huile d’olive est géniale à regarder même si, une nouvelle fois, le gag va exactement là où on pense qu’il va aller…
C’est vraiment le truc qui revient sans arrêt tout au long du film : beaucoup de choses sont trop prévisibles dans l’écriture du film. Le gag de l’huile d’olive, les crises de couple, les ex qui vont se rapprocher pendant le tournage… J’ai l’impression que ce n’était pas aussi marqué dans la série. Les épisodes avaient probablement aussi plus de facilité à nous emmener ailleurs parce qu’ils pouvaient se concentrer sur quelques intrigues et quelques guests à la fois, quand le film doit réunir tout ASK, raconter un tournage et trouver une petite place (parfois trop petite, d’ailleurs) à chacun en moins de deux heures.
On nous parle d’ailleurs à mon goût un peu trop de StarMédia sans en provoquer la chute et Élise est toujours aussi détestable, mais la manière dont Andréa arrive à obtenir tout ce qu’elle veut de Gabriel sans trop de difficulté fonctionne parfaitement. Cinq ans de silence entre ces deux personnages, c’est tellement triste pour eux ! Leur amitié faisait partie des choses que j’aimais le plus dans la série et je leur en veux presque de les avoir séparés aussi longtemps, même si je suis aussi très content de ne pas avoir eu à subir cette séparation à l’écran.
Quelques scènes suffisent heureusement à remettre leur dynamique en place. Gabriel s’écrase encore et toujours face à Andréa, qui sait parfaitement comment lui parler et comment le manipuler, mais c’est aussi ce qui rend leur amitié assez belle : il peut bien avoir refait sa vie professionnelle loin d’elle, il répond toujours présent quand tout commence à s’écrouler. Andréa qui le rappelle terrifiée par les conneries de son acteur fonctionne d’autant mieux qu’on retrouve immédiatement ces années où elle pouvait débarquer dans son bureau avec une catastrophe et repartir en lui en laissant la moitié. Et puis là encore : Gabriel qui rapplique à cause des folies d’un acteur, c’est le principe de la série, quoi.
Arlette, elle, apporte tranquillement ses conseils comme si aucune année n’était passée. J’aime énormément que le film ne cherche pas à en faire trop avec elle : quelques interventions de Liliane Rovère suffisent pour retrouver ce personnage tellement atypique qui peut rester en retrait très longtemps avant de sortir exactement la phrase dont quelqu’un avait besoin.
Quand le tournage part complètement en vrille
Puis le tournage commence et, franchement, le film devient beaucoup plus amusant : la comédie est clairement bien plus assumée. Dès le premier jour, le premier baiser entre les deux acteurs tourne mal et se termine avec un nez défoncé. Andréa comprend immédiatement qu’elle va devoir gérer bien plus que le simple tournage de son premier film, appelle Gabriel en panique et Hervé finit par se retrouver en « chasseur 2 », merci Noémie. D’ailleurs, Hervé complètement à contre-emploi avec un flingue qui commence à s’inventer toute la vie de Germain, chasseur 2 ? Cela fait un très bon humour, tout de même. On n’est pas au stade du couteau dans le dos sur le t-shirt (très probablement le plus gros fou rire télévisuel de ma vie), mais j’adhère complètement.
Noémie trompe aussi Mathias avec Malik de l’équipe technique juste avant que Mathias ne débarque – et Malik disparaît ensuite du film ?? C’est tellement français, ce coup de la tromperie dès qu’un couple traverse une crise, que j’ai levé les yeux au ciel. Heureusement, toute cette intrigue permet d’arriver à « Vous êtes l’agent du sanglier ? » et à ce dialogue génial du « Je crois qu’il a une copine. » / « Je sais, c’est pas grave. » / « Got it. »… Ces blagues me font pardonner les situations pas bien crédibles. Et le « Got it », ils veulent clairement l’imposer comme catchphrase, non ?
Le rythme du film devient assez fou ensuite et je n’ai pas vocation à tout résumer ici parce que c’est déjà très long comme article et qu’il est une heure du matin, en vrai. Les acteurs qui s’écharpent, les agents qui tentent de reprendre leurs vieux réflexes, le tournage qui part dans tous les sens : c’est là que Dix pour cent : Le film me semble enfin trouver réellement son énergie – très différente de la série. La course-poursuite de Vincent par Laetitia est brillante et, très franchement, je me demande encore si la chute que l’on voit au milieu était prévue tellement elle paraît naturelle.
Ah oui, le duo Laetitia Casta et Vincent Macaigne : ça fonctionne bien, même si j’ai l’impression qu’on aurait pu leur donner plus. Laetitia Casta lorsqu’elle explique qu’elle est Laetitia Casta et que les flics ne la croient pas, c’est tout simple mais très bien pensé. Même chose quelques instants plus tard avec « Et un taxi ? » « Ben c’est à 800 km ». Je meurs. Ce sont vraiment ces petites situations ou répliques absurdes, parfois complètement évidentes, qui font tenir une bonne partie du film.
Et comme si ce n’était pas encore assez le bordel, la rivière finit par déborder pendant le tournage. Andréa insiste évidemment pour continuer ; les scénaristes s’éclatent : la séquence devient totalement folle et je n’ose même pas imaginer la galère que cela a dû être à tourner. J’ai fini par rire aux larmes face à certains gags alors que, du point de vue d’Andréa, tout ce qui se passe est juste profondément triste.
Le coup de l’assurance moldave derrière est incroyable comme twist et est très bien géré. Le message d’Arlette qui demande tranquillement comment va le film et si Andréa est contente arrive évidemment au pire moment possible et m’a achevé. Pauvre Noémie aussi, en vrai, qui doit gérer toutes les catastrophes les unes après les autres puis finit par s’en vouloir d’avoir ruiné le film d’Andréa. Elle n’avait pas forcément besoin d’aide : Andréa arrive déjà très bien à le ruiner toute seule.
ASK reprend du service
C’est sans doute dans cette énorme accumulation que le film retrouve finalement le mieux ce que j’aimais dans la série. Dix pour cent, c’était aussi des gens plutôt bons dans leur travail qui passent leur temps à essayer de résoudre un problème en créant deux nouvelles catastrophes et qui doivent ensuite courir partout pour empêcher que tout s’effondre. Le décor a changé, mais le tournage d’Andréa permet finalement aux anciens agents de retrouver exactement leurs vieux réflexes – et une fois n’est pas coutume, c’est Camille qui rapporte ça dans la série.
Quand tout ASK finit par converger sur le film, forcément, ça fonctionne complètement sur moi. C’est même là que j’ai commencé à pardonner beaucoup plus facilement tout ce qui m’avait gêné jusque-là parce que, merde, c’était juste trop bien de les revoir tous ensemble. Ils n’ont pas réussi à sauver leur agence, mais ils peuvent encore se réunir pour sauver le film d’Andréa.
J’aurais simplement aimé voir davantage Camille parce que ses scènes sont géniales et que c’est finalement elle qui arrive réellement à relever Andréa lorsqu’elle est au fond du trou. « Il faut faire ce qu’on sait faire, négocier avec le réel. » Merci Camille. Cette phrase colle tellement bien à tout ce qu’a toujours été Dix pour cent : on ne contrôle jamais vraiment les acteurs, les tournages, les producteurs, les contrats ou les sentiments des autres, mais on peut tenter de négocier avec ce qu’on a devant soi et trouver une solution suffisamment bonne pour continuer. C’est simple, c’est efficace et ça mène à une conclusion marrante.
Ceci étant dit, même la fin ne sauve pas tout le film. La révélation finale autour d’Arlette est quelque peu téléphonée, par exemple… mais pourquoi pas ? Elle a toujours été un personnage tellement atypique pendant les quatre saisons qu’il y a quelque chose d’assez logique à ce qu’elle continue d’avoir une carte cachée au moment où tout le monde pense connaître la fin de l’histoire.
Tiens, la fin, justement : le strip de Noémie, la grande joie de tout le monde quand ils comprennent que le film peut être sauvé… ça marche bien. Est-ce que c’est subtil ? Pas tellement. Est-ce que ça me dérange encore à ce moment-là ? Plus vraiment. Je voulais voir ASK réuni et le film finit par me donner exactement ça.
Mais quand même, ça manque d’infos sur ce qu’est devenue Camille, même dans sa vie perso… Je suis frustré.
Un film finalement sauvé par la nostalgie ?
Les images du générique de fin sont également très chouettes avec toute l’équipe qui se retrouve à Cannes pour le film d’Andréa. C’est particulièrement malin d’utiliser les images du casting de Dix pour cent ensemble au Festival de Cannes en mai 2026 (pour lancer la promotion du film Netflix). En vrai, utiliser cette réalité pour prolonger la fiction brouille encore davantage la frontière entre les deux, exactement comme la série l’a toujours fait avec ses acteurs invités.
Bon, j’ai quand même beaucoup de mal à croire que le film d’Andréa puisse devenir un tel succès après tout ce qu’on vient de voir et avec une affiche si basique.
C’est finalement assez amusant parce que Dix pour cent : Le film fonctionne, mais uniquement parce qu’il capitalise sur le fait qu’on connaît déjà les personnages et qu’on a envie de les retrouver. Les acteurs sont géniaux, on s’accroche à eux, ils nous ont manqué et on en veut encore, alors évidemment qu’on revient pour le revival. Je ne pense vraiment pas que ma soirée soit si drôle et efficace grâce à la qualité de son intrigue : c’est surtout la nostalgie et l’affection accumulée pendant quatre saisons qui portent le film. Et pourquoi pas, après tout ?
Il y a quand même deux grands absents dans cette réunion, et c’est vraiment dommage : Sofia et Hicham. Le cas de Stéfi Celma est d’autant plus frustrant que son retour avait initialement été prévu : elle avait accepté de reprendre le rôle de Sofia avant de décliner finalement le projet pour des raisons personnelles ; alors même que Fanny Herrero a expliqué que le rôle avait déjà été écrit pour elle. Assaâd Bouab a quant à lui choisi dès le départ de ne pas revenir pour pouvoir se consacrer à d’autres projets – cela dit, il me manque un peu moins.
En vrai, il y a donc plein de défauts et je critique beaucoup, mais le film a un peu sauvé ma soirée qui n’était pas dingue et avait été bien pourrie par le taf. C’était un tel plaisir de revoir ces personnages ensemble – et même simplement de les revoir tout court – que je ne peux pas ressortir vraiment déçu de ces deux heures. Laure Calamy et Camille Cottin sont incroyables, les dialogues ont encore régulièrement cette capacité à me tuer avec trois mots et, même quand je voyais arriver les gags de très loin, j’ai énormément ri.
J’aurais aimé un développement un peu différent, peut-être quelque chose de moins mécanique et de moins prévisible, de plus raccord avec ce qu’était la série… En fait, j’aurais aimé une nouvelle saison, tout simplement. Je sais que les acteurs – et les actrices surtout – ont désormais des emplois du temps complètement intenables et improbables. Je suis évidemment très content de retrouver Camille Cottin et Laure Calamy dans plein d’autres films au cinéma, mais cela ne remplace pas Andréa et Noémie ; ni les dynamiques entre les persos (tiens, c’est ça qui manque pour Camille : de vraies interactions avec un seul perso à la fois). Une nouvelle saison n’arrivera probablement jamais, et il a déjà fallu réussir à réunir tout le monde pour ce film, mais il y a forcément moyen de refaire quelque chose un jour. En attendant, merci Netflix pour ces petites retrouvailles.