NCIS S18E11 (express)

Épisode 11 – Gut Punch – 15/20
Difficile de revenir à la normale après l’épisode précédent et, pour le coup, la solution choisie fonctionne plutôt bien ici pour nous réconcilier peu à peu aux personnages et entamer un nouveau fil rouge assez bien senti en 2021. Je suis rassuré par la direction prise dans cet épisode, donc. 

Spoilers

Si Gibbs est suspendu, il n’empêche pas que ses agents aussi doivent faire face aux conséquences des mensonges qu’ils ont proférés.

Je pardonne davantage l’épisode précédent maintenant que j’ai vu celui-ci, mais il aura fallu l’attendre tout de même pour y revenir. Concrètement, ça fonctionne mieux avec les conséquences des choix de l’épisode précédent, parce qu’on nous montre ici comment les agents prennent conscience des problèmes posés par leur choix face à une punition qui permet de surprendre le téléspectateur dans les habitudes de la série. De ce point de vue-là, l’épisode est réussi : nos agents sont punis et doivent voir une autre équipe prendre le relais. 

Bon, il reste des problèmes, notamment le fait que la A-team soit composée de quatre agents, mais les remplaçants de seulement deux. Ils auraient pu faire un effort, même s’il est difficile de ne pas détester cet agent arrogant et se croyant supérieur aux autres, alors qu’on sait d’avance qu’il va foirer. Quelque part, il m’a rappelé le Tony des débuts, et ce n’est vraiment pas une bonne chose.

L’épisode se dirigeant toutefois vers l’idée d’une agence fédérale formant une grande équipe, ça passe mieux, et il était bon d’avoir ce duo s’attirer la gloire de ce qu’il s’est passé, même si c’est quand même simple pour nos agents d’être rétablis auprès des collègues (dont on ne me fera pas croire que le soutien aux collègues ne passe pas avant le reste, d’ailleurs). 

Dans ce que j’ai aimé également avec cet épisode, il y a la manière dont la crise covid est gérée par la série. Je trouve ça intéressant d’avoir l’équipe être assignée à la tâche de faire respecter les protocoles, même si le mépris des vraies personnes faisant ce job est réel tout au long de l’épisode, sans vraie raison. Au moins, ça permet de bonnes interactions avec certains personnages, et notamment les deux scènes de Jimmy qui sont particulièrement poignantes dans ce contexte compliqué. Le moment où sa femme n’est pas évoquée mais est bien présente est lourd de sens, je trouve. C’est toujours un plus quand les scénaristes arrivent nous accrocher aux personnages par des scènes comme celle-ci.

L’épisode n’en reste pas moins prévisible, mais au moins, le fait d’avoir l’équipe qui ne soit pas directement en train d’enquêter sur le meurtre en tant qu’équipe ayant tout à sa disposition est plutôt chouette et change nos habitudes. L’attentat qu’ils déjouent fonctionne plutôt bien, même si on le voit venir de loin le coupable de cet épisode avec son petit flirt avec Bishop.

Reste la partie plus faiblarde de l’épisode à mon sens, le côté politique et toute l’intrigue Gibbs. Je n’aime pas tellement ce personnage et ses nouvelles tendances à l’auto-sabotage ne sont pas tellement pour me plaire et me permettre de le voir d’un meilleur œil de toute manière. Les passages avec la journaliste étaient toutefois sympathiques, mais elle ne vaut pas Jacqueline en tant que ship.

Bref, du bon et du moins bon, un épisode classique de la série alors même qu’il y avait un twist dans la formule classique. J’ai hâte de voir McGee à la tête d’une prochaine enquête maintenant que Gibbs semble mis de côté pour le reste de la saison. Le concernant, je sens déjà la mission secrète qui permettra de le rétablir d’ici une dizaine d’épisodes. Je n’oublie pas non plus qu’il y a ce mystérieux SMS reçu par Bishop en fin de saison précédente qui a été complètement zappé…


NCIS S18E10 (express)

Épisode 10 – Watchdog – 12/20
Après les scénaristes, c’est donc au tour de l’ensemble des personnages de m’apparaître détestables. C’est tout de même problématique, et ça commence à faire beaucoup en quatre épisodes… La fin tente de se rattraper, mais c’est un peu tard, on a compris qu’ils restaient vieux jeu sur la question des violences policières. Merci, non merci. 

Spoilers

Un camion militaire est dévié par un chien errant, ce qui suffit à faire intervenir le NCIS quand un missile se retrouve au beau milieu de la route.

Pfiou. Si l’intrigue avait tourné autour du missile, je n’aurais peut-être eu le même discours, mais cet épisode vraiment, quelle plaie ? J’ai eu l’impression de revenir dix ans en arrière avec cette intrigue qui nous montre la fidélité de l’équipe à Gibbs… Même quand il fait de la merde.

Juste après le mouvement Black Lives Matter et après tous les problèmes de violences policières gratuites démontrées aux États-Unis (et ailleurs…), je pense qu’il aurait pu être subtile de la part des scénaristes de proposer autre chose que toute l’équipe qui soutient Gibbs quand il passe à tabac un type qui, potentiellement, n’a rien fait.

Je n’ai pas accroché du tout au passage à tabac gratuit, et même s’il s’agit finalement d’un criminel (ce dont je n’ai jamais douté avec cette série), je n’approuve toujours pas le comportement de Gibbs. Ce dernier est donc plus révolté face à des chiens exploités que face aux petites filles enlevées il y a deux épisodes, hein. Il tentait de calmer Jacqueline, et là, il affirme à McGee qu’il ne regrette rien ? Envoyez-le en prison, franchement.

S’il n’y avait que Gibbs encore… Mais là, chaque membre de l’équipe apparaît sous son plus mauvais jour : Bishop veut mentir (alors qu’elle s’est prise elle-même un coup de Gibbs en plus), McGee affirme qu’il ne faut pas le faire… Pour finalement le faire, et Torres est prêt à détruire des preuves (qui sont finalement la clé de résolution de l’enquête) ? Non, ça ne me fait pas apparaître les personnages comme cool, au contraire. 

Je suis déçu par la tournure des événements donc et l’épisode est plutôt très prévisible une fois que l’on a compris qu’ils sont tous amoureux de chiens et prêts à beaucoup plus pour protéger les chiens que les soldats et humains. C’était étrange.

Je ne parle pas non plus de la victime du passage à tabac (n’en déplaise à Bishop insistant pour dire suspect quand elle n’a absolument rien pour l’affirmer) qui est littéralement sourde à ne pas entendre Bishop hurler à trois reprises sans qu’il ne l’entende, de Gibbs qui évacue sa colère (après Emily ?) comme ça ou de l’absence de conséquences très improbable juste parce que l’enquêteur a finalement des chiens lui aussi.

Sympa de savoir que le NCIS est si facilement manipulable, hein. Je ne dis pas que je n’aime pas les chiens et que j’approuve les combats de chiens, hein, juste qu’en 2021, j’aimerais une meilleure écriture du monde fictif qu’on nous représente avec ces personnages qui sont généralement peu raccord avec la réalité.

À quoi bon nous les présenter comme réels quand il s’agit des défauts, et comme héroïques dans les qualités ? Soit tu fais un effet de réel, soit tu fais du fictif assumé. Là, vraiment, l’épisode m’a fait lever les yeux au ciel. Et ce n’est jamais bon.

La fin rattrape heureusement les choses avec Léon qui est le seul à mettre Gibbs vraiment face à sa merde, parce que McGee n’a pas réussi plus tôt. Voir Léon protéger son agent, pourquoi pas. Le voir suspendre Gibbs, j’étais content. Je sais que ça ne va pas durer et que l’acteur veut rester dans la série, mais ça ne fait pas de mal que ça évolue comme ça et je serais partant pour le voir prendre sa retraite à la Ducky franchement… Lire la suite de « NCIS S18E10 (express) »

NCIS S18E09 (express)

Épisode 9 – Winter Chill – 16/20
Comme trop souvent, l’intrigue de cette semaine était une enquête qui ne parvenait pas à surprendre… Mais ça n’a pas empêché l’épisode de me laisser complètement abasourdi par certains développements auxquels je ne m’attendais pas. J’imagine que les scénaristes voulaient nous rappeler que c’était une année de merde, mais ça m’apprendra à réclamer qu’ils fassent des épisodes correspondant à notre actualité. 

Spoilers

L’enquête de la semaine se concentre sur la mort d’un ancien soldat retrouvé mort dans un camion frigorifiant. Une sombre histoire de fast-food se développe alors…

Et je n’étais pas prêt du tout pour cet épisode que j’ai commencé avant 7h du matin afin de me valider un point du Bingo Séries et d’occuper mon trajet vers le boulot. Concrètement, ce n’est pas l’enquête de la semaine qui me fait dire ça, parce qu’il était particulièrement inintéressant de la suivre, si ce n’est risible tant les mobiles envisagés pour le meurtre me passent au-dessus. J’ai aimé que ça approfondisse davantage la relation entre Bishop et Torres, mais c’est à peu près tout. 

Là où l’épisode fonctionne en revanche beaucoup trop, c’est lorsqu’il sait toucher les sentiments et la corde sensible d’un peu tout le monde, surtout que nous sommes encore à vif de 2020. Bien sûr, l’épisode reprend avec le départ de Jacqueline, qui s’en va en laissant un simple mail et des objets à son équipe préférée du NCIS… Pour une psy qui les recevait régulièrement, elle a une relation personnelle avec eux un brin surprenante, et surtout aucune peur de leur créer des complexes d’abandon. 

Tout ça reste traité un peu trop à la va-vite à mon goût, mais ce n’est vraiment pas le pire. Figurez-vous que j’étais à deux doigts de verser une larme dans le train à la fin de l’épisode quand même. Et ça, c’est grâce à une double intrigue bien menée concernant la vie des personnages. 

On a ainsi surtout peur pour la mère de Kasie dans cet épisode. Non, on ne la connaît pas, évidemment, mais on apprend dès le départ que quelque chose ne va pas avec Kasie, puis qu’il s’agit de sa mère à l’hôpital. Bien sûr, tout ça n’est qu’une fausse piste pour cacher le rebondissement final, mais ça fonctionne parfaitement car c’est un prétexte pour développer la relation entre Jimmy et Kasie. Celle-ci fonctionne à merveille et était déjà super attendrissante en fin d’épisode quand Jimmy est heureux d’apprendre que sa mère va bien… Avec probablement une pointe de jalousie ? 

Et puis, tout ce développement sur Kasie qui est en dépression, ça fonctionnait parfaitement sur moi ! C’était un épisode qui aurait pu s’arrêter là et nous fournir déjà du bon NCIS. 

En revanche, c’était oublier les vieux démons de la série qui reviennent au galop avec cet épisode : après la mort de la femme de Jimmy et le départ de Jacqueline, c’est au tour d’Emily, la fille de Fornell, d’y passer. Et ça me fait chier, même si le personnage n’était pas exceptionnel non plus. 

Ça me fait chier parce que c’est hors écran. Ça me fait chier parce qu’ils n’ont pas payé l’actrice et s’en débarrassent comme une malpropre, avec l’excuse de nous faire vivre finalement ce que beaucoup ont vécu durant la période de covid, l’impossibilité de dire au revoir. Et ça me fait chier parce qu’elle allait bien et était soignée de son addiction la dernière fois qu’on l’avait vue, mais on ne guérit jamais d’une addiction. 

Le montage final était particulièrement poignant et le rebondissement est bien dur pour Fornell qui s’apprêtait à prendre sa retraite en paix. Franchement, je pensais que l’idée était de préparer Gibbs à son propre départ de ses fonctions, parce qu’il serait temps de prendre sa retraite (nope, le personnage devra mourir), mais ils ont proposé une fausse piste inattendue et déconcertante. 

Bref, en trois épisodes post covid, NCIS dégage donc trois actrices de la série, et trois personnages féminins qui n’existaient déjà que pour donner une intrigue aux personnages masculins (même si bien sûr, Jacqueline était plus que ça). C’est une des raisons qui m’avait fait arrêter la série : y en a marre de cette boucherie permanente des bons personnages féminins, juste pour que les hommes puissent évoluer. C’est paresseux comme écriture, et trois fois de suite, ça devient vraiment odieux pour les personnages et les spectateurs. 

Mais si ça m’énerve autant, c’est probablement que ça fonctionne… 


NCIS S18E01-07

Parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, parce que la série attire un peu sur le blog et parce que finalement j’écris quand même quelques centaines de mots par épisode cette saison, je me suis décidé à passer à des critiques express avec un nouvel article par épisode. Par conséquent, hop, je reposte ici les résumés des premiers épisodes qui n’ont pas eu leur propre article.


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S18E01 – Sturgeon Season – 14/20
C’est bof bof pour une reprise honnêtement. Je comprends l’envie des scénaristes de prendre l’air par rapport à la crise sanitaire, mais je ne suis que moyennement convaincu par le fil rouge de cette première partie de saison. On verra sur du plus long terme ce que ça va donner, évidemment, mais pour le moment, c’est sans plus… Et c’est frustrant parce que j’étais à fond dans la série l’an dernier !

Je n’ai toujours pas rattrapé mes saisons d’absence, mais je suis toujours heureux de retrouver les personnages et le générique. Le problème, c’est que sans les connaissances de toute l’intrigue Fornell, l’épisode était long à regarder. Déjà, je n’aime pas trop ce personnage, auquel je n’ai jamais réussi à accrocher plus que ça. Plus il était développé, plus il me soûlait, et pour le coup, cette reprise me confirme que le personnage vieillit assez mal. Ensuite l’agent Tyler, je ne sais pas ou plus qui elle est.

Toute l’intrigue tourne autour d’eux, et autour d’Emily, alors bon, ce n’est pas exactement ce que j’attendais. En même temps, la série fait le choix de repartir un an dans le passé pour cette première partie de saison, afin d’éviter d’avoir à aborder le covid trop vite. Je comprends l’idée, mais… Je veux l’intrigue sur Bishop, je suis frustré ! Et c’est ma faute, quelle idée de reprendre une série sans tout rattraper comme il se doit ? Je veux me garder des surprises pour le jour où ça me prendra de la voir pour de vrai.

Pour le reste, la reprise est vraiment sympa, avec une première scène qui nous montre Gibbs en train de tirer sur McGee. Je me doutais que ça allait être Gibbs, mais reste à savoir exactement pourquoi, et je sens que ce n’est pas pour tout de suite. Une chose est sûre, la saison 18 commence en mettant en danger plusieurs personnages, parce que McGee qui finira par se faire tirer dessus par Gibbs, c’est surprenant. Cela dit, l’épisode manque un peu de McGee, même si j’ai bien aimé voir Bishop et Tony continuer de bosser ensemble et développer leur relation qui n’avancera donc jamais.

La course contre la montre qui se met en place marche bien, même si crier le prénom de Jasmine sur le sol, ce n’était pas exceptionnel, pas plus qu’il n’est bien crédible de voir tout juste cinq personnes, dont le directeur du NCIS, se démener pour retrouver la fille d’un agent. Hum, on sent que le tournage était limité en figurants, tout de même… A moins que cet épisode ne soit recyclé de l’an dernier ? J’ai beau comprendre les scénaristes qui évitent le coronavirus, ce n’est pas hyper efficace de développer des choses s’étant déroulées dans le passé et dont nous n’avons jamais entendu parler pendant la saison 17, surtout si c’est pour voir la voiture de Jimmy exploser. Ca semble être le genre de choses que les personnages mentionneraient tout de même.

Sinon, on en parle de « l’homme masqué » qui fait peur à Tyler ? Ca change tout ce genre de phrase en pleine épidémie de Coronavirus, quand même ! J’attends maintenant de voir comment la série le traitera, si elle le traitera. Là, elle fait sa timide avec une reprise en novembre 2019 qui ajoute plus de problèmes qu’elle n’apporte de solutions. J’étais pourtant pressé de découvrir ce qui était arrivé à Gibbs dans l’épisode 17×08 l’an dernier… Be careful what you wish for.

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S18E02 – Everything Starts Somewhere – 14/20
400 épisodes ! Rien que ça. J’aurais aimé mettre une super note à l’épisode, mais la vérité, c’est que je l’ai trouvé long et que les scénaristes ont fait le choix de se concentrer sur des personnages et des éléments de la série qui ne sont pas ceux que j’apprécie le plus. Certes, on y apprend quelques éléments nouveaux, mais je m’attendais à mieux pour célébrer cet anniversaire. C’est fou d’avoir accroché à la saison 17, mais de ne pas y arriver avec celle-ci.

Toujours plus ! Non content d’échapper au coronavirus avec un flashback pour nous faire rester en 2019, voilà donc que la série nous balance des flashbacks des années 80 ! Nous y découvrons donc les débuts de Gibbs avec le NCIS, ce qui est ma foi un chapitre intéressant pour la série, depuis le temps que l’on connaît et suit ce personnage. J’ai bien aimé l’intrigue, mais j’ai trouvé ça énorme qu’on nous introduire Ducky dès le premier jour de Gibbs sur place.

Sa relation avec Gibbs est directement une bonne relation, mais moi, j’ai eu beaucoup de mal : j’adore Adam Campbell, l’acteur interprétant le jeune Ducky, depuis Mixology, où il a un rôle très lointain de celui de Ducky. Et maintenant, j’ai envie de revoir cette série ! Par contre, je reconnais une certaine ressemblance entre eux. Quant à celle entre Mark Harmon et le jeune acteur interprétant Gibbs, ben… c’est le fils de Mark Harmon, donc ça va.

L’intrigue en flashback est longuette, même si c’est marrant d’avoir quelques clins d’oeil comme ça et d’avoir aussi les locaux du NCIS à l’époque – par contre, la morgue y est super moderne. En revanche, nous faire du suspense sur la survie de personnages dont on sait qu’ils survivent, ben… Ca ne prend pas sur moi. J’ai tout de même bien aimé cette partie de l’épisode, avec une bromance grave cool… et plus que celle du présent. Ben oui, dans le présent (qui reste le passé, puisque c’est 2019), c’est longuet aussi, avec une famille de mafieux qui revient hanter Gibbs et Ducky, dont la relation est redondante à souhait après dix-huit ans sans évolution.

Sans évolution ? En voilà une de taille : on apprend dans cet épisode, que c’est Ducky qui a convaincu Gibbs dans les années 80 de rester en couple avec Shannon, alors qu’il avait rompu avec elle. Yep. Dans le présent, Ducky se demande donc s’il est responsable de toute la souffrance de Gibbs depuis les morts de Shannon et sa fille. Spoiler alert : non, c’est pas comme ça que ça marche.

Quant aux mafieux, ils sont forts pour se tortiller et passer entre les mailles du filet, mais c’est sans compter sur la persistance de Gibbs. Des années et des années après avoir laissé filer l’un d’eux, hop, Gibbs parvient à résoudre un bien ancien cas. Allez, c’était rigolo de voir McGee détruire un mur du NCIS pour le fun – et pour l’enquête.

Habituellement, je me raccroche aux intrigues secondaires quand c’est comme ça, mais là, je n’ai pas eu l’impression d’avoir ma dose : tout le monde essaie de faire en sorte que Gibbs relâche un peu la pression et se rende à un anniversaire de McGee ; qu’on ne peut même pas voir puisque le covid19, les distanciations, tout ça tout ça. C’est la manière de la série de marquer son 400e épisode, et ça se termine en un simple coup de fil.

399 épisodes pour mener à un épisode somme toute assez classique, avec encore une réécriture du passé qui pourrait tout changer, mais en fait non, puisque le passé, c’est le passé. J’avoue, je suis frustré. Et le fil rouge est à peine évoqué, ce qui n’aide pas !

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S18E03 – Blood and Treasure – 14/20
Ce n’est pas la meilleure chasse au trésor de ma vie, mais elle reste sympathique – pas comme le fil rouge de cette saison qui n’arrive toujours pas à me passionner. L’intrigue de l’épisode sauve absolument tout avec quelques rebondissements surprenants dans leur exécution, malgré un fond tout classique. C’est de toute manière ce que tout le monde attend de cette série, non ?

Après une nouvelle pause de quelques jours, la série est donc de retour et… je n’accroche toujours pas au fil rouge de cette saison. Pourtant, il est chouette de voir qu’il est présent à peu près à chaque épisode. Puis, voir Gibbs se commander un fastfood en drive, c’est quelque chose que je n’imaginais pas voir une fois dans ma vie. « Tobby » bossant dans ledit fastfood non plus, je ne m’y attendais pas. C’est dur de ne plus être chef de FBI !

Bon, son travail sous couverture apporte quelques scènes marrantes (ou parfaitement déprimantes, vive le capitalisme et les millenials) et, j’imagine, donne des pistes pour la suite, mais je n’arrive pas à accrocher. Peut-être que c’est parce qu’il me manque trop d’éléments des saisons passées, peut-être que c’est parce que je ne suis pas fan de ces deux personnages. Le cliffhanger fonctionne – et techniquement, les cafés de Gibbs passent à travers la fenêtre du comptoir du drive, donc ça me fait un point du Bingo Séries !

Toute l’équipe est en pleine gueule de bois après une soirée karaoké improvisée dans un bar qui n’est pas karaoké, et ça marche plutôt bien pour la construction de l’équipe, même si encore une fois, les trois quarts des héros se comportent comme des quasi-ados qui vénèrent un Gibbs qui n’a pas la gueule de bois, lui. Bon, là-dessus, il n’y a que peu de surprises.

En ce qui concerne l’intrigue, on est sur du classique avec un type éventré, une autopsie qui permet d’avancer, un détour par le labo qui permet d’en savoir plus et, dans le fond, un épisode qui pourrait être issu de n’importe laquelle de ces dix-huit saisons avec des personnages assez interchangeables quand on en revient à l’enquête sur une chasse au trésor que l’équipe doit faire parce que son créateur ne veut pas les aider à la résoudre plus rapidement – et il n’y est pas obligé légalement. Bref, c’est super fun pour McGee et c’est limite décevant quand la fille de l’homme vient aider l’équipe.

Il y a des moments sympathiques du côté de l’enquête, toutefois, j’aime bien le côté « déchiffrer l’énigme », la maison faussement cambriolée et la manière dont la prise d’otage est mise en scène (du début à la fin)… Par contre, la fille qui débarque directement chez Gibbs ? Vraiment, ils ont du mal à avoir des lieux de tournage à cause du covid19 ou ça se passe comment ? Cela se sent moins dans cet épisode, les distances et tout, on sent qu’ils commencent à être rodés après trois épisodes. Puis, ça aide que la série soit depuis toujours dans ce délire des distances entre ces personnages… C’est un tout petit peu la dynamique de base des personnages !

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S18E04 – Sunburn – 15/20
Je passe beaucoup trop à côté de l’intrigue fil rouge de cette saison, mais ça commence à ressembler à quelque chose de vraiment palpitant, donc ça ne durera peut-être plus. En parallèle, l’enquête de l’épisode est très fun et apporte une touche d’originalité à la formule habituelle, ce qui fait que j’ai bien accroché et que je ne tarderai peut-être pas trop à voir la suite, déjà disponible.

Oh, j’ai adoré ce début d’épisode : le meurtre de la semaine (ou du mois, plutôt, parce que ça fait une éternité que nous n’avons plus eu d’épisodes) commence dans une escape room. Je m’attendais vraiment à voir un meurtre dans le jeu, mais tuer le game master, c’est une excellente idée. Et ce n’est que le début d’une enquête que j’aime beaucoup. Oh, elle compile toujours les mêmes défauts du début de saison, mais je ne sais pas, j’ai accroché à ce qu’on me racontait.

L’enquête en elle-même n’a pourtant rien de bien passionnant, mais elle fonctionne particulièrement bien parce que McGee est parti en vacances au Bahamas, où se trouve justement tout un pan de l’enquête. Cela permet d’apporter quelques twists sympathiques à la structure de l’épisode tout en développant son couple avec Delilah. J’aime énormément ce duo et le couple était tout choupis à ne pas savoir quoi faire de ses vacances et à comprendre qu’ils ne se sont même pas rendus compte qu’ils traversaient une crise de couple depuis un moment : ils n’ont plus jamais le moindre fun. C’est dur quand les sentiments deviennent la routine, j’imagine.

En tout cas, c’était positif comme manière de nous ramener le personnage de Delilah. Elle ressemble toujours à Kate, un truc que je me dis à chaque fois que je tombe sur elle à l’écran, et elle est tout aussi maligne qu’elle. En fait, elle débloque l’enquête plus d’une fois, et c’est une excellente chose. Sans trop de surprise, c’est de ce côté des États-Unis qu’il finit par y avoir le plus de danger : une tempête se prépare et quand elle éclate, il n’y a plus aucune liaison avec le NCIS.

C’est à ce moment-là que le reste de l’équipe comprend que McGee et Delilah sont en présence de meurtriers – il soupçonne la mauvaise personne. Evidemment, la meurtrière de l’épisode est finalement la femme d’un homme qui s’était fait passer pour mort. J’aimais bien tout ça… mais la fin de l’épisode où le couple est sauvé par un ami de Gibbs qui veillait sur eux depuis le début, j’ai trouvé ça lourd. Comment Gibbs a-t-il réussi à le contacter si les liaisons téléphoniques sont coupées ? Et comment le type parvient-il à se déplacer en plein ouragan et à intervenir pile au bon moment ? Ça gâche un épisode qui fonctionnait bien autrement.

En plus, le fil rouge n’arrive toujours pas à m’accrocher, ce qui est ironique, tout de même. J’ai souvent reproché à la série de ne pas assez en faire sur ses fils rouges, et quand ils le font, ça ne me passionne pas, c’est malin. Fornell est toujours aux abonnés absents et ça inquiète Gibbs qui fait tout ce qu’il peut le retrouver – quitte à enfin demander de l’aide, plus ou moins discrètement. Sur ce point, le cliffhanger est très bon à révéler que Léon est au courant de toute l’affaire et donne vraiment d’enchaîner sur l’épisode suivant… mais je vais me le garder pour un peu plus tard : en balancer deux le même soir après des mois sans rien, c’est un peu de l’abus.

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s18e05 – The Head of the Snake – 16/20
On dirait déjà une mi-saison, mais diffuse en retard, et je pense vraiment que c’est ce qu’il se passe avec cet épisode. En effet, les scénaristes bouclent une intrigue. C’est fait à la hâte, mais ça passe bien avec du suspense, du développement de personnages et de bonnes scènes apportant des réponses. Oui, il y a de l’excès, mais bon, avec cette série, je ne suis pas surpris.

Ben voilà, c’est enfin plus clair cette intrigue Fornell. Il ne me fallait qu’un petit récap des épisodes précédents pour enfin m’y mettre et comprendre ce qu’il se passait. Mieux vaut tard que jamais, je sais, et j’ai aimé que cet épisode propose de commencer directement par un « trois mois plus tard » nous indiquant immédiatement que l’on avance vers autre chose. Il était temps. Et temps aussi de retrouver Tobias, j’imagine.

Que dire de cet épisode ? J’ai beaucoup aimé par rapport aux précédents, mais c’est clairement parce qu’il était supposé être la mi-saison. Finalement, il ne l’est pas, puisqu’un nouvel épisode nous arrivera mercredi prochain, comme si de rien n’était. Du côté de la construction de l’épisode, j’ai eu peur au début, avec tout un acte centré uniquement sur Gibbs et Léon, qui sont loin d’être mes personnages préférés.

Fort heureusement, Gibbs finit par réussir à ramener son équipe dans cette enquête. Par contre, le coup de réussir en trois jours ce qui n’a pas été possible en trois mois, je suis un peu plus sceptique. C’est une construction de saison vraiment étrange cette année, mais cette fois, l’intrigue autour de Fornell semble toucher à sa fin, et on finit même l’épisode sur une vraie arrestation. J’ai hâte de voir ce qu’ils vont faire de la suite.

Cet épisode élucide enfin le mystère de Gibbs tirant sur McGee. C’est un peu gros, je trouve, de le voir tirer dans sa jambe : c’est un coup beaucoup trop risqué. Je ne sais pas, vise le pied ? Tire plusieurs coups juste devant lui pour le faire se mettre à couvert le temps que ça explose ? Bon, c’était bien senti après, la coupure radio.

J’ai aimé l’épisode aussi parce qu’il mettait un peu plus en danger les agents, mais Bishop s’en tire bien trop facilement. Tout est facile dans l’épisode, c’est flemmard comme manière de tout boucler, mais ça m’arrange de faire un trait sur cette histoire. Ils auraient pu s’arranger pour écrire quelque chose de plus crédible que cet avion explosant deux fois sans que Bishop ne soit à l’intérieur par contre ; parce que la deuxième explosion était vraiment en trop.

De toute manière, il n’y avait pas vraiment de suspense sur la survie des personnages… Je suis bien plus curieux de ce que la suite de la saison va donner, et j’espère en revenir vite à l’intrigue Maya/Ziva maintenant ! Ce n’est pas gagné comme McGee est encore blessé – rendant l’épisode précédant encore plus malin de la part des scénaristes ; car on s’est rattaché à Delilah à temps.

Curieux de voir ce que donnera la suite de la saison !

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S18E06 – 1mm – 17/20
Cela me fait tellement plaisir de voir que la série s’est réveillée de la torpeur du début de saison et propose désormais des épisodes de qualité. Je me retrouve avec la même hype que l’an dernier, ce qui est une bonne chose. Bien sûr, l’épisode reste très classique, mais il y a quelques changements dans la formule du procédural et de bons développements pour les personnages, alors c’est très positif.

La formule de cet épisode change directement et retient l’attention, puisqu’on commence par une scène où Bishop et Torres mènent déjà l’enquête. Avec McGee également en arrêt, on sent bien que ça va être déstabilisant pour nous, et ça ne manque pas lorsque Bishop et Torres se retrouvent coincés dans des cages de prison d’un sous-sol. C’est con pour eux, mais c’est très cool pour nous, parce qu’ils passent alors une bonne partie de l’épisode dedans et ça permet de les voir développer leur relation.

J’ai beaucoup aimé les voir s’engueuler comme un vieux couple, à la Kate et Tony (ou Ziva et Tony, OK). Tout ça marche vraiment bien, et j’aime voir les épisodes où les personnages apprennent à se connaître. En plus, l’épisode se déroule la même semaine que le précédent, ce qui veut dire que Bishop en est à sa deuxième bombe de la semaine : les cellules dans lesquelles ils sont sont piégées par des explosifs que Bishop manque de peu d’activer en réussissant à ouvrir sa cellule. Forcément. J’ai beaucoup aimé les rebondissements, ça marchait bien.

En plus, ça montre à quel point ces personnages sont attachés l’un à l’autre et ça montre que la série est capable de les développer sur le plan de la psychologie. Et ça, c’est cool.

Pendant ce temps, Gibbs se retrouve bien seul et ça marchait bien de le voir sans équipe pour une fois. Il fait ce qu’il peut avec Palmer, Kasie – ces deux-là m’ont bien fait rire, surtout Palmer et sa fragilité de la vie – mais aussi avec Jacqueline. Sans son équipe habituelle, Gibbs est paumé, et ça marche bien de le voir lutter avec la technologie et avoir besoin de ses agents pour tenter d’avancer.

L’enquête n’est pas très passionnante, en revanche, et heureusement qu’il y avait tout l’impact du fameux millimètre qui aurait pu tuer McGee dans l’épisode précédent. Oui, la série nous fait un vrai suivi d’intrigue pour une fois, parce que Gibbs a tiré sur McGee et a manqué de le tuer à un millimètre près. Vraiment, tirer dans sa jambe était la pire des idées, et même si l’un comme l’autre disent qu’ils savent que Gibbs a fait ce qu’il fallait pour sauver la vie de McGee, on sait tous que c’est abusé. Heureusement que Jackie le souligne d’ailleurs, alors que McGee sur pied en moins d’une semaine, ce n’est pas crédible non plus.

Heureusement, tout est bien qui finit bien : Torres et Bishop arrivent à s’en sortir quasiment seuls, en se déclarant leurs sentiments à demi-mots, mais ils ont tout de même besoin de Gibbs pour arrêter le méchant de la semaine, avant d’aller se réconcilier avec McGee sur cet affaire de millimètre dérangeant. On arrive alors enfin à un statu quo avec là où en était la saison précédente… Il va peut-être temps de revenir dans le présent alors ?

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S18E07 – The First Day – 16/20
Ce fut… Déroutant. Je n’avais pas vu venir le twist surprenant de l’épisode, qui ne se produit même pas dans l’épisode, mais dans l’entre-saison. Cela prouve qu’ils ont vraiment fait le mauvais choix de commencer par une intrigue qui n’avait rien à voir avec 2020, et ça fait tout bizarre de se réajuster à une période de pandémie mondiale maintenant. Difficile d’en dire plus sans spoiler.

Evacuons tout d’abord l’enquête de la semaine de cette critique : elle est assez classique et n’apporte pas beaucoup de choses à la série. Difficile d’être vraiment intéressé par celle-ci avec ce qui passe en parallèle. Cependant, j’aime énormément le développement que ça apportait au personnage de Torres. Comme il y a deux semaines, j’aime la lumière qui est apportée sur lui dans cet épisode et j’ai bien aimé le voir avec un colocataire. Par contre, je veux bien son « petit appartement », moi, il est magnifique son appart ! Difficile d’imaginer qu’il a pu vouloir le quitter après le confinement…

Pour le coup, la série surprend surtout cette semaine par son retour au présent. La décision est prise de complètement zapper l’irruption de la pandémie dans nos vies. C’est un choix fait par plusieurs séries, et c’est vrai que ça fonctionne plutôt bien de voir les personnages être déjà habitués aux différents protocoles sanitaires (même si on a l’actrice d’un personnage secondaire clairement pas habituée à son masque, qui n’arrêtait pas de glisser et d’être remis hors écran). Cela évite certaines fausses notes… mais c’est aussi frustrant, surtout dans le cas de NCIS.

La série fait en effet le choix de tuer l’un de ses personnages secondaires, en le faisant mourir du covid19. Au départ, je me suis dit que sans les sous-titres, j’avais mal compris la réplique de Palmer affirmant avoir perdu sa femme. Il aurait pu divorcer à cause du confinement, non ? Non. Les scénaristes tuent le personnage sans le moindre avertissement, dans l’entre-saison dont on ne sait rien. On ne sait pas vraiment comment les personnages ont vécu le confinement d’ailleurs…

On sait juste que la femme de Palmer est morte à l’hôpital, et que ça l’a beaucoup affecté, même s’il est à présent dans le déni. Tu m’étonnes. Cela va nécessairement beaucoup changer le personnage, mais une fois de plus, l’acteur l’interprétant est génial. J’avais écrit un article sur lui lors du 19e épisode de la saison 17… Je ne regrette pas cet article quand je vois la qualité de son jeu encore cette semaine. Et le parallèle avec Gibbs était sympathique, également.

Voir aussi : Brian Detzer (#84)

Gibbs a lui aussi fort à faire dans cet épisode côté relationnel, et pas qu’avec Jimmy, même s’il l’inquiète. En effet, Maria Bello a annoncé cet été qu’elle quitterait la série en cours de saison… et les scénaristes ont voulu nous le faire oublier avec six épisodes se déroulant dans le passé. C’est super frustrant puisque l’actrice avait annoncé son départ en amont pour préparer celui du personnage. Finalement, il est simplement dit ici qu’elle envisage de quitter le NCIS à cause de la pandémie. Elle va être dure à remplacer, franchement, et la raison pour laquelle elle souhaite prendre de la distance est super frustrante… même si ça fonctionne.

J’espère qu’avant son départ, qui ne saurait tarder, elle aura temps de rendre Gibbs davantage intéressant, même si elle lui ruine toute chance de vie amoureuse… et bien sûr, j’espère qu’elle va débloquer Torres aussi, parce qu’il m’énerve pour l’instant. J’aime sa relation à Bishop. Il serait temps que ces deux-là se décident, franchement, surtout que les petites touches subtiles – comme cette manière dont ils se prennent le bras en fin d’épisode ! – sont lourdes. M’enfin, avec cette série, on sait à quoi s’attendre… Même si l’intrigue Bishop est une fois de plus laissée de côté cette semaine.

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