NCIS S19E21 (express)

Épisode 21 – Birds of a Feather – 17/20
Voilà une fin de saison qui sait parler au fan que je suis, parce qu’on s’éloigne beaucoup du procédural en entrant bien plus en immersion dans la vie privée de certains agents, alors que l’enquête elle-même finit par apporter de bons éléments et être surprenante. Une fin plutôt calme, mais réussie.

Spoilers

Pour cette fin de saison, l’ex-femme de Parker se fait enlever.

Le début de l’épisode est déjà une surprise en lui-même, puisqu’il est rapidement révélé qu’un homme qu’on imaginait parfaitement innocent ne l’est pas du tout, avec un simple échange de SMS. Ce n’était que la première surprise de l’épisode : il est tout aussi rapidement révélé que la femme qu’on voit se faire enlever dès la première scène n’est autre que l’ex-femme de Parker.

C’est qu’il s’agit d’une fin de saison et qu’il faut bien nous le faire comprendre, avec un Parker qui nous dévoile peu à peu toute sa vie. Concrètement, j’ai beaucoup aimé : le recours à une ex-femme, c’était un peu du déjà vu avec la vie trépidante de Gibbs, mais cet épisode met aussi un point d’honneur à nous rappeler que Parker n’est pas Gibbs, au point même de le lui faire dire mot à mot. Cela fonctionne : les scénaristes font du neuf avec du vieux, la relation entre Parker et son ex-femme est loin d’être celle que Gibbs entretenait avec ses ex.

Bien au contraire, même. L’ex-femme est retrouvée en cours d’épisode, parce qu’elle parvient à s’échapper du lieu où elle était retenue prisonnière, mais à ce stade, on a déjà appris qu’elle était une agent du FBI et que Parker avait un ancien coéquipier qui ne l’aimait pas beaucoup. Il faut dire que Parker a eu la bonne idée de l’accuser de détournement d’argent, ça n’aide pas.

Quand le co-équipier en question, qui était complice du kidnapping de l’ex-femme, est retrouvé mort, l’intrigue prend une tournure plus problématique. Durant tout l’épisode, on comprend que Parker est le centre d’intérêt du FBI qui veut toujours le faire tomber autant que le centre d’intérêt d’une machination qui dépasse totalement nos agents : et pour cause ! Très rapidement, Jessica et Nick découvrent que le cerveau derrière le kidnapping de l’ex-femme et le meurtre de l’ex-coéquipier de Parker n’est autre que… Le Corbeau.

C’est une fin de saison, alors je m’attendais vraiment à le voir revenir… en revanche, je ne suis pas fan de la manière dont il revient. Je préférais largement l’intrigue de l’agent toxique il y a quelques épisodes. Le flashback en cours d’épisode est d’ailleurs plutôt long pour nous rappeler ce dont il est question, mais le résumé des épisodes précédents ne s’était concentré que sur la vie perso ou intime des agents, alors c’est bien normal. Bordel, ce récapitulatif m’a pris par surprise, lui, c’est vraiment étonnant pour du NCIS.

Bref, toujours est-il que le Corbeau s’acharne à présent sur Parker, parce qu’il est l’agent responsable de son échec précédent. Et il s’acharne comme ça parce qu’il est plaisant de voir sa proie souffrir, apparemment. D’ailleurs, il aime tellement ça qu’il fait tout pour le faire passer pour un ripou : il fait en sorte que Parker soit accusé du meurtre, mais aussi du détournement de fonds. Cela fait beaucoup pour un seul homme, et surtout pour un agent du NCIS.

Toute l’équipe se réunit donc chez Parker pour lui montrer son soutien. C’est le moment de souligner que Parker a un appartement de dingue, mais aussi le moment de rappeler que Parker est sur écoute quand ils sont tous dans l’appartement à évoquer le fait que le directeur Vance aurait dû remettre Parker aux autorités bien avant. J’ai un peu de mal avec la fin d’épisode suite à cette révélation, parce qu’il est évident que Léon devrait être démis de ses fonctions à partir de ce moment-là, avec McGee qui dit clairement qu’ils ont obtenu un délai avant que Léon ne dénonce Parker.

Seulement, personne ne semble s’en soucier. Au contraire, voir que le FBI s’acharne sur Parker – probablement grâce à son ex-femme en plus – ne fait que leur donner envie de soutenir leur nouveau patron. Même Léon entre finalement dans la combine qui permet à Parker de s’échapper… avec son ex-femme. Il s’enfuit aussi avec une liste remise par Kasie et qui lui permet d’avoir une piste pour trouver le Corbeau, car il s’agit de la liste des comptes par-lequel l’argent du détournement de fond est passé avant d’atterrir sur un compte au nom de Parker.

Jessica, Nick et Tim se mettent en danger en aidant Parker à s’enfuir, mais c’est aussi le cas de Léon, Kasie ou même Jimmy. En effet, ce dernier, accompagné de Ducky pendant tout l’épisode, est celui qui débarque dans le labo de Kasie pour tous les motiver à se battre pour innocenter Parker. C’était une fin d’épisode pleine de bons sentiments grâce à ça, et ça fonctionnait bien de nous montrer une équipe qui a su se souder à nouveau sans avoir besoin de Gibbs pour autant. L’aura de ce dernier plane toujours autant avec les fameuses règles qui sont évoquées, mais il n’est vraiment plus la seule star de cette série. J’aime comment les scénaristes ont su trouver une place pour Parker.

Ils en trouvent aussi une pour Jessica, et c’est très chouette. Celle-ci continue de flirter avec Jimmy pendant une bonne partie de l’épisode. Ce doit être le printemps au NCIS, parce qu’on voit donc Parker flirter avec son ex-femme, on apprend que Ducky a une relation avec une ancienne collègue du FBI et Jimmy ose plus ou moins se déclarer à nouveau auprès de Jessica. Il faut dire qu’ils y sont forcés par les ressources humaines qui leur demandent de faire le point sur tous les sujets problématiques qu’ils rencontrent en-dehors de l’agence.

Le problème, c’est que sortir avec une collègue, ça se signale aussi aux ressources humaines du NCIS. Après quelques rencards hors écran autour d’un café, Jessica ose enfin s’ouvrir davantage à Jimmy, et inversement. Les deux s’embrassent donc au cours de l’épisode. Ils n’auront mis qu’une saison à se tourner autour ?

2022 fait du bien à NCIS apparemment ! J’aime que ce soit davantage sérialisé… et j’ai hâte de voir la prochaine saison. Pas que pour ce couple d’ailleurs. Le cliffhanger m’a intrigué : on y découvre que l’ex-femme de Parker est loin d’être innocente ! Elle reçoit un SMS (du Corbeau ?) qui lui demande où elle en est et auquel elle répond « Je l’ai », en parlant de Parker. C’est intrigant, parce que l’ex-coéquipier avait eu le même échange en début d’épisode quand il la faisait enlever elle.

On est loin de l’intrigue pandémique que j’espérais voir se déclencher au retour du Corbeau, mais ça m’intrigue !

 

EN BREF – Cette saison marque un véritable tournant pour la série qui dit adieu à Bishop, puis à Gibbs, coup sur coup. Le départ de Gibbs est une vraie surprise, d’ailleurs, car il s’effectue extrêmement rapidement. Personne ne s’attendait à ce que son fil rouge soit bouclé en quatre épisodes, mais ça s’est plutôt bien déroulé. Le remplacement par Parker était un peu dommage car j’avais peur de voir se répéter les mêmes dynamiques en boucle, mais la saison a su faire preuve d’innovation.

Que l’on passe d’un Gibbs à un Parker, c’était finalement une bonne idée, parce que Parker est un personnage qui sait finalement se distinguer de son prédécesseur par de petites touches bienvenues. Que l’on passe d’un flirt entre agents à un flirt entre agent et légiste, c’était suffisamment surprenant tout en restant dans l’ADN de la série pour que ça donne envie de rester et de découvrir ce qui allait se jouer, d’abord discrètement, puis finalement plus rapidement que n’importe quel autre couple de la série.

Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 22. Je sais qu’il y a eu érosion des audiences, mais pour moi, nous avons eu la preuve que NCIS pouvait tout à fait survivre sans Gibbs… et c’est tant mieux !

NCIS S19E20 (express)

Épisode 20 – All or Nothing – 16/20
Eh, je suis à jour dans une série ! Et je suis d’autant plus content de l’avoir fait que j’ai adoré cet épisode, que j’ai trouvé à la hauteur, enfin. Je dois bien avouer que je commençais à regretter d’avoir commencé par cette série. Oui, en parallèle, j’avançais mes publications sur le blog, mais avec les épisodes précédents, je m’ennuyais un peu. Celui-ci est au contraire plein d’action comme on l’aime… même si l’épisode en lui-même n’est pas hyper crédible et bien trop artificiel.

Spoilers

Que se passe-t-il vraiment entre Jimmy et Jess ? Ils ne le savent pas eux-mêmes…

Ils ont osé utiliser la chanson carwash pour une scène de Carwash là ? En plus, on sent bien ce qu’il va s’y passer, et pour un meurtre, c’est un choix musical audacieux. J’ai bien aimé l’idée de la mort de ce militaire, en revanche, parce que c’est original comme mystère. Le mystère est vite résolu malheureusement : il a simplement vomi du sang après avoir été empoisonné. On note que malgré ça et malgré le covid, personne ne porte plus de masque par contre.

Ce qui aurait pu être un mystère est finalement vite expédié, mais ça n’est pas si grave, parce que l’épisode a d’autres petites surprises en stock, notamment un retour de Ducky. C’est l’occasion d’avoir des interactions entre le remplaçant de Gibbs et le médecin légiste historique, et je trouve ça plutôt marrant comme idée.

Autrement, le vrai intérêt de cet épisode est de revenir sur le couple Jimmy/Jessica. J’aime beaucoup la manière dont c’est abordé en plus, parce que c’est assez logique d’en revenir à ce moment où elle est allée à un mariage avec lui. Pour le reste, c’est du grand NCIS comme ils savent si bien le faire, avec des collègues qui se comportent avec Jess comme des adolescents, insistant lourdement auprès d’elle sur le fait que le mariage avait l’air génial ou pire encore en l’observant pendant qu’elle parle à Jimmy là.

Il faut dire que le pauvre choisit plutôt mal son moment pour se remettre à lui parler et l’inviter à un rencard. Par chance, le destin lui offre une autre opportunité quand il se retrouve à devoir transporter un organe après s’être inscrit sur une liste pour pouvoir le faire à la mort de sa femme. Euh… Admettons ? Cela semblait un peu artificiel comme manière d’amener l’intrigue où il se retrouve avec Jess, mais c’est pire par la suite quand l’organe en question se retrouve être pour la suspecte du meurtre de l’enquête de la semaine – enquête qui permet aussi de découvrir que Kasie est une addict aux machines de casino. J’ai trouvé l’ensemble vraiment trop gros, rien n’y était crédible.

Si l’on met de côté les nombreuses grosses ficelles, cependant, on est bien diverti par cet épisode qui se concentre beaucoup sur le couple Jess/Jimmy. Alors que leur intrigue commence sur le ton de l’humour avec un roadtrip de six heures à effectuer avec un énorme boulet insupportable, on se retrouve assez vite plongé dans l’action quand ils sont finalement attaqués par un commando militaire qui souhaite clairement leur voler l’organe.

Eh oui, ils en arrivent vite à cette conclusion (parce que Jess a aussi en commun avec Jimmy de bosser pour le NCIS, tout de même) : le commando veut l’organe. Et pire encore, on finit par découvrir qu’ils veulent faire en sorte que l’organe ne soit pas viable, parce que la personne qui doit le recevoir n’est pas une suspecte de meurtre finalement ; non, c’est une témoin importante d’un procès pour le gouvernement et le ministère de la Justice.

Excusez du peu. Une fois de plus, j’ai choisi de me concentrer surtout sur Jimmy et Jess. Ils ont une bonne alchimie à l’écran depuis le début de la saison, et je trouve ça vraiment sympathique que les scénaristes se creusent un peu la tête pour changer du schéma habituel des deux collègues de terrain qui tombent amoureux. Leur couple fonctionne vachement bien, et l’épisode le prouve.

Le problème ? Jess n’est clairement pas prête à s’engager avec celui qu’elle voit désormais comme son meilleur ami ? Euh… On n’a pas la même notion de meilleur ami, clairement, mais en même temps, on n’a pas non plus la même vie car je n’ai jamais retiré de balle des fesses de personne. La situation était plutôt comique et ça fonctionnait bien de voir ces deux-là coincés dans cette position. J’ai bien aimé l’épisode aussi pour ce genre d’idée tordue permettant aux deux personnages d’aborder des sentiments au moment le moins opportun possible.

Après, Jimmy est un peu bête de faire confiance à Jess quand il était évident qu’elle allait suivre son plan à elle plutôt que le sien. Il était prévisible de voir Jimmy revenir à temps pour sauver Jess, beaucoup trop impossible de savoir qu’il avait pris le temps de protéger l’organe en retirant celui d’une bête tuée par un ours avant de revenir, mais plutôt cheesy de les voir recommencer à se tourner autour. Bref, l’épisode fait avancer la relation entre eux autant qu’il la fait reculer, parce que Jess lui dit vouloir rester son amie… avant de complètement changer d’avis. Cela ne va pas beaucoup nous aider.

PS : chapeau bas à la série qui a donc tenu dix-neuf saisons avant de nommer un épisode « All or nothing » ???

NCIS S19E19 (express)

Épisode 19 – The Brat Pack – 14/20
Plein de petits défauts d’écriture et de moments qui m’ont moins intéressé durant cet épisode… mais aussi plein de moments où ça fonctionnait bien de voir les scénaristes tenter de mettre en scène de nouvelles idées pour nous surprendre. Ajoutons à ça une guest vraiment surprenante et des moments d’humour qui ont réussi à faire mouche parce que je suis fatigué, et ça donne un épisode sympathique. Pas mémorable, en revanche.

Spoilers

Des maisons de militaires sont régulièrement visitées par un étonnant cambrioleur.

Voilà un épisode davantage plaisant que le précédent. La scène d’introduction est efficace pour créer un peu de suspense avec une technologie qui fait presque flipper : on découvre que faire partie de l’armée et avoir des caméras partout chez soi n’est pas forcément suffisant pour être protégé des intrusions chez soi… Le suspense prenait bien, mais la résolution est un peu décevante.

Décevante, oui ; amusante, quand même : nous sommes en pleine base militaire, d’accord, mais ça n’empêche pas les adolescents des militaires et des officiels de faire de la merde. Nous voilà donc face à une intrigue qui nous présente des adolescents en train de faire la fête dans les sous-sols des maisons des absents. Simple, efficace, l’intrigue mène alors à un vrai crime quand le code permettant de hacker la sécurité des maisons tombe entre de mauvaises mains.

Passée la surprise initiale qui voit les membres de l’équipe du NCIS mettre une fois de plus de côté leur vie perso pour de mauvaises raisons professionnelles, l’épisode repart sur du bien plus prévisible. Toutefois, l’épisode est sympathique pour ses bonnes idées et ses moments humoristiques, comme cette mère qui vient engueuler son ado en interrogatoire, réussissant à lui arracher des aveux bien mieux que Parker.

La mère qui se retrouve à devoir gérer deux ados mal éduqués, c’est déjà pas mal comme idée cependant. Pour continuer de surprendre, la série enchaîne ensuite sur un crossover avec Hawaii. Je ne m’y attendais pas du tout, pour une fois que je regardais sans avoir vu le spin-off avant, c’est malin. En plus, la présence d’Ernie souligne à nouveau l’attirance de plus en plus évidente de Jimmy pour Jessica. Je trouve ça intéressant de le jouer comme ça, même si la jalousie d’adolescent qui raccroche au nez de son collègue, là, ce n’était pas quelque chose qui mettait vraiment en valeur Jimmy.

Pour le reste, il y avait finalement assez peu à retirer de cet épisode pour du long terme. Le personnage le plus mis en avant et développé cette semaine est McGee, parce qu’il se lie d’amitié avec une des adolescentes, Teagan. Cette dernière s’avère être une pièce-clé de l’enquête, puisqu’elle est une hackeuse et puisque son copain est évidemment un catfish derrière toute l’opération.

Si tout cela était grillé à des kilomètres, j’ai trouvé sympa l’idée de la photo reconstituée à partir d’images publiques, au point de me demander s’ils avaient véritablement fait ça. C’est un peu osé, tout de même. Autrement, la relation père-fille ado qui se dessine entre Teagan et McGee n’avait rien de bien crédible, malgré tous les efforts des acteurs. J’aurais préféré voir plus longtemps la grand-mère Halliwell qui passe en coup de vent dans l’épisode et m’a bien fait rire à draguer Parker : c’était beaucoup plus crédible.

Pourquoi n’ai-je pas accroché à McGee ? En fait, ça me met toujours mal à l’aise ces développements avec des ados. D’abord, à aucun moment dans la vie ça ne fonctionnerait de parler à une ado comme il le fait, surtout si elle est en crise. Au mieux, il se ferait jeter à peu près poliment comme elle le fait avec Jess au départ. Ensuite, je trouve que c’est forcé de nous faire croire qu’un agent fédéral peut être un gentil avec une adolescente suspecte – et enfin, elle s’en sort finalement sans la moindre répercussion alors que tout de même, elle a commis quelques crimes il me semble.

Bref, pas grandiose, mais l’épisode était assez fun pour que je lui pardonne ces défauts.

NCIS S19E18 (express)

Épisode 18 – Last Dance – 12/20
Que c’était pénible comme épisode. Autant j’adore le personnage sur lequel l’intrigue se centre, autant je ne comprends vraiment pas l’intérêt de cet épisode qui résout uniquement des problèmes qu’il a créés lui-même (pour quelle raison ?). Le tout se fait de manière prévisible et assez insipide, parce que redondant par rapport à d’autres épisodes de la série (et des autres séries procédurales).

Spoilers

Un malfrat tout juste sorti de prison cherche à s’en prendre à Nick.

Cela me fait tout bizarre de recommencer à écrire des critiques, alors je me suis dit qu’il n’y avait rien de mieux qu’un rattrapage de cette série pour cela. C’est simple, c’est efficace et ça me permet de me faire une petite pause dans mon rewatch de The Magicians. Le vrai but est aussi de rattraper mon retard de publication dans les articles du blog. Mieux vaut tard que jamais, non ?

Le début d’épisode est un peu lourd avec des criminels qui s’entretuent dans un décor digne d’Hawaii, mais bon, on sait rapidement pourquoi : le but est de nous lier tout ça à Nick. Je m’y attendais, allez savoir pourquoi. Cela me fait plaisir d’avoir à nouveau un épisode centré sur lui, même si je trouve que les scénaristes en font beaucoup sur lui cette année.

En théorie, ce n’est pas un problème. En pratique, c’est chiant : cela commence à manquer quelque peu de crédibilité. Dans l’épisode, nous le voyons donc en pleine thérapie, une thérapie qu’il tiendrait chaque lundi matin alors que personne ne nous en a parlée avant (cela dit, ça colle), avant de découvrir qu’il a tenu une couverture pendant cinq mois dans son passé. Et là, ça me fait toujours grincer des dents ce genre d’intrigue.

Non parce qu’on connaît la série : ça sort de nulle part et ça retournera dans le passé dès l’épisode terminé. Après, c’est intéressant car ça permet de développer le personnage, et parce que Nick a plein d’ennemis cachés de ce passé de faux criminel. Il a en effet réussi sa mission, et ça laisse dans son sillage des ennemis qui veulent le tuer. Par chance pour Nick, ils ne sont pas si doués que ça : le type tout juste sorti de prison échoue à tuer un homme non armé devant lui, puis à tuer Nick dans la voiture de McGee.

Bien sûr, le but de l’épisode est aussi de remuer le passé amoureux de Nick. On découvre donc qu’il était en couple avec la cousine du criminel qu’il a réussi à faire tomber, Maria. Ah les histoires amoureuses chaotiques qui sortent de nulle part, c’est toujours un plaisir, surtout quand elles finissent par être liées à des histoires d’alcoolisme et de peur de ressembler à son père. Non, vraiment, j’attendais une meilleure écriture pour cet épisode et pour le personnage de Nick.

Là, on a donc quelque chose d’assez bâclé et de peu crédible, avec en plus une Maria qui ressort de nulle part en cours d’épisode. Je veux dire, en protection des témoins, elle est attaquée… mais elle parvient tout de même à s’enfuir, puis à se retrouver dans la même maison que Nick, ça tombe bien. C’est tellement gros le coup des agents fédéraux qui envoient les deux dans la même maison sécurisée ? Je veux dire, peut-on dessiner une cible plus grosse pour le type qu’ils cherchent ?

Le pire, c’est qu’en attendant d’être retrouvé par le criminel – non, ce n’était pas officiellement ce qu’ils faisaient – on se retrouve à se taper des scènes de dispute de couple alors que nous ne sommes pas du tout investis dans ce couple. Maria sort de nulle part, elle ne reviendra probablement pas dans la série, ils ont passé cinq mois ensemble six années avant… C’est bon bordel, laissez tomber l’affaire, même le parallèle avec Bishop n’était pas exceptionnel. Cela dit, je tiens à souligner que j’ai beaucoup aimé le jeu de l’actrice. C’est déjà ça de pris.

Pour le reste, ben l’épisode était prévisible : Maria et Nick sont retrouvés par le grand-méchant, et ça surprend tout le monde, même McGee qui a déjà dû voir cette situation se produire au moins quinze fois sur les saisons précédentes. Tout est donc bien qui se termine bien, et Nick peut même tourner la page de cette relation dont on n’avait jamais entendue parler avant mais qui apparemment le bloquait beaucoup, y compris avec Bishop. La fin d’épisode le voit de toute manière tourner beaucoup de pages.

En effet, il est prêt à avancer sur plusieurs aspects en fin d’épisode : on le découvre alcoolique dans ce début d’épisode, et prêt à rester sobre en fin d’épisode. On le découvre en pleine peine de cœur grâce à cet épisode, mais ça aussi, il est prêt à travailler pour s’accorder le droit d’être heureux. Ma foi. Tant mieux pour lui. Cette histoire de se noyer dans l’alcool par contre, vraiment, ça n’a pas pris sur moi.