NCIS S19E04 (express)

Épisode 4 – Great Wide Open – 16/20
Cet épisode est aussi attendu qu’il était surprenant, parce qu’il y a des nouvelles que l’on sait depuis un moment et auxquelles on a du mal à croire. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : cet épisode solide s’inscrit dans un arc de transition pour la série, et il la met bien en place.

Spoilers

Gibbs et McGee se rendent en Alaska pour continuer l’enquête.

Dire adieu à Gibbs, une tâche impossible ? Impossible n’est pas américain, voyons, surtout avec NCIS. La série a proposé tout un début de saison menant volontairement à cet épisode, avec un fil rouge Sanova pas toujours subtil.

Du point de vue de l’enquête, les surprises sont moindres : McGee et Gibbs se rendent en Alaska, mais l’enquête n’y est pas la priorité, alors que le reste de l’équipe fait du surplace : pas d’enquête autre que celle-ci, qui se déroule exclusivement en laboratoire. On sent bien que la priorité n’est plus d’intégrer Knight à l’équipe, malgré un gag sur son mari hypothétique qui fonctionne. Un peu déçu de voir que la priorité ne fut pas non plus de faire dire au revoir à Jimmy ou Kasie.

L’enquête n’est pas bien surprenante donc, avec une PDG à arrêter et un mari fidèle commanditaire du meurtre. Il fallait bien justifier l’embauche d’un acteur de talent pour ce rôle récurrent après tout. C’était un arc intéressant pour lui, et c’était top de le revoir à l’écran après Nip/Tuck.

Tout ça n’est pas l’important, cela dit : l’important, c’était de dire adieu à Gibbs, ou plutôt au revoir donc. C’est chose faite : on ne peut pas tuer le personnage après dix-neuf saisons, on ne peut pas non plus le faire retrouver Ziva ou Tony apparemment. Qu’à cela ne tienne, on lui offre quelques jours de vacances sympathiques avec McGee, et tout un tas de flashbacks pour bien nous faire comprendre au cours de l’épisode qu’il va quitter la série. Oh, j’imagine qui le reverra pour quelques scènes comme Ducky l’a toujours fait, mais j’ai hâte de savoir ce que donnera la série sans ce personnage emblématique.

On sent bien que la relève doit être assurée par Gary Cole. On sent bien aussi que tout est fait pour ça, et ça manque de surprise là aussi car il était évident que Parker allait décider de laisser Gibbs s’en sortir. Je veux dire, Gary Cole a été annoncé au casting pour la saison et est dans le générique : on se doute bien qu’il va être transféré au NCIS et donc qu’il va quitter le FBI. Dans le même genre, je trouvais intrigant qu’il s’acharne sur Gibbs sans que ce dernier ne consulte Fornell.

Finalement, l’adieu entre les deux était un des épisodes précédents et c’est un peu dommage de ne pas l’avoir eu cette semaine, même si ça se comprend. Je trouve assez logique de voir le FBI développer une dent contre Gibbs aussi, et pourtant, Dieu sait que ça sort de nulle part dans cette saison. Le voir être arrêté par McGee donnait une scène sympathique où on comprenait bien la relation entre le mentor et son bleu d’il y a quinze ans.

On a eu des adieux successifs à Léon, Ducky et Nick, avant d’en passer à McGee. Tout ça nous rappelle à quel point le NCIS est toxique dans les relations mixtes d’ailleurs… Le traitement des personnages féminins, c’est toujours assez dingue sur CBS. Allez, c’est pas le sujet, j’ai déjà arrêté la série sept ans à cause de ça, enchaînons sur autre chose.

Autre chose : le départ de Gibbs, donc. L’épisode n’est pas subtil et on sent dès la scène entre Gibbs et Vance que c’est la fin pour Gibbs, mais ce n’est peut-être pas plus mal. Au moins, ça nous permet de nous préparer et de savourer les derniers échanges de Gibbs avec tout le monde. Après les départs de Jacqueline et Bishop, le personnage avait déjà tourne pas mal de pages et l’ensemble était assez fluide.

J’ai particulièrement aimé la scène avec Nick, bizarrement. Je n’ai jamais senti les personnages hyper proches, surtout que je suis arrivé en cours de route moi, je n’ai pas vu Nick intégrer le NCIS… En revanche, je vous avoue que je suis super déçu du bateau sorti de la cave. Un peu comme Nick, j’aimerais qu’on m’explique quelle autre solution serait vraiment envisageable ? Et comment après autant d’années se fait-il que nous ne sachions pas que la cave est en fait de plein pied ??

Ils sont tous débiles de poser la question, évidemment qu’il allait casser le mur. Par contre, qui détruit un mur de sa maison et se barre en laissant toutes ses affaires ? Leroy apparemment. M’enfin, c’était gris comme réponse à une réponse qui courait depuis des années. Cela faisait une belle conclusion cependant, et j’ai même eu peur que l’agent du FBI soit en train de regarder le cadavre de Gibbs pendant le quart de seconde où on ne sait pas ce qui le choque tant dans la cave.

Finalement, cette virée en Alaska est la meilleure conclusion pour Gibbs maintenant qu’il n’a plus de bateau. Toutes ces années, j’imaginais le personnage partir à la retraite sur son bateau, mais cette option n’existait plus avec l’explosion d’il y a cinq épisodes.

La solution trouvée par les scénaristes est un peu perchée parce qu’on ne voit pas bien ce qu’il va foutre en Alaska à pêcher (il aurait pu retrouver son ex voisin là) toute la journée, mais c’est hyper raccord aussi avec le personnage de Gibbs alors pourquoi pas. Ça me convient de dire au revoir au personnage comme ça et je fais partie de ceux qui sont impatients de découvrir la série sans Gibbs.

NCIS S19E03 (express)

Épisode 3 – Road to Nowhere – 15/20
J’aime vraiment bien ce début de saison qui se concentre sur un fil rouge unique. Ils devraient le faire plus souvent, car c’est efficace et ça me fait même apprécier des personnages que je ne pensais pas pouvoir apprécier depuis le temps qu’ils me laissent indifférent. Bon, d’accord, j’exagère, bien sûr que j’aime tout le monde après autant d’années, mais vous voyez l’idée. J’espère.

Spoilers

LeMere survit et marchande avec le NCIS pour faire un roadtrip avec Gibbs.

C’est un épisode dans lequel il se passe, l’air de rien, beaucoup de choses – mais c’est parce qu’on continue de suivre le même fil rouge tout du long. Du coup, les scénaristes ont le temps d’improviser quelques sous-intrigues et de développer un peu tout le monde, comme la semaine dernière. Bref, on est sur un équilibre qui me plaît davantage et correspond bien plus à ce que j’aime dans les séries.

L’épisode reprend donc sur LeMere emmené à l’hôpital après s’être pris ce qui ressemblait fort à une balle mortelle. C’était mal connaître Gibbs que de penser ça, je retiens ma leçon pour la prochaine fois : Gibbs sait comment épargner les hommes sur lesquels il tire au millimètre près, sans jamais faire la moindre erreur. C’est gros, mais ça a l’avantage de fournir de bonnes scènes entre Gibbs et le nouveau, Gary Cole. Il faut que je retienne le nom de son personnage pour les prochains épisodes.

Grosso modo, on sent que les scénaristes veulent faire passer le flambeau à Gibbs durant tout l’épisode, mais ce n’est pas encore ça : concrètement, il réussit à berner l’agent du FBI sans trop de mal comme s’il s’agissait d’un bleu. On voit le coup arriver à mille kilomètres, et les scénaristes abusent totalement tant c’est prévisible.

Après, c’est NCIS, il ne faut pas s’en étonner, on n’est pas là pour être surpris tout du long non plus. J’ai beaucoup aimé cette intrigue avec Gibbs, l’agent du FBI et LeMere qui se retrouvaient à embarquer pour un roadtrip vers sa première victime. C’est un peu frustrant de voir nos agents être manipulés comme ça, mais comme Gibbs s’assure de garder le dessus tout du long sur le meurtrier en série, ça reste cohérent. 

Bon, que ça se termine sur une mine que LeMere se souvient avoir placé là, en revanche, c’était frustrant : j’ai du mal à croire qu’après des années, il se souvienne précisément de l’emplacement de la mine. Et comme en plus on nous dit qu’il y en avait plein, faudra m’expliquer comment Gibbs a survécu sans exploser lui aussi. Ah oui, je sais : c’est Gibbs.

La fin de l’épisode le concernant était prévisible également, mais ce détour au cimetière était attendu et nécessaire pour conclure correctement cette histoire. Je ne suis pas certain d’avoir envie de voir la suite de son intrigue la semaine prochaine avec McGee par contre. Je le sens mal : on nous annonce que Gibbs ne sera que dans une dizaine d’épisodes, mais si c’est avec un fil rouge si dense et tant de rappels sur le passé du personnage (c’était excellent ce moment où les scénaristes rappellent qu’il peut partir en vrille facilement – même si on sait qu’il n’est pas celui que LeMere dépeint) que j’espère que ce ne sera pas un départ définitif pour Mark Harmon.

Ce serait moche de terminer dix-neuf saisons sur la mort du personnage. Je ne pense pas qu’ils oseraient, en plus. On verra bien, je m’avance beaucoup. 

Autrement, le reste de l’épisode était un peu moins prenant, je dois dire. Il avait ses bons moments, notamment lorsque l’agent Knight se dispute la mission sous couverture avec Nick. J’aime bien la manière dont elle récupère le bureau de Bishop, c’est à peu près fluide et logique vu son caractère, mais je n’aime pas tellement sa relation avec Nick. Je n’ai pas envie de les voir flirter ensemble d’ici quelques épisodes.

En plus, c’est super étrange : la série fait vraiment des avancées nécessaires côté féminisme, même si la scène sous couverture, justement, est hyper clichée malgré tout. Elle était inenvisageable dans les premières saisons quand Kate était littéralement harcelée par Tony, donc, j’y vois un progrès… sauf que ce progrès est nuancé par la répétition de ce schéma de drague qui s’instaure entre tous les collègues de l’équipe. C’est frustrant.

Pourtant, je me rends compte que je me fais à la présence de l’agent Knight et que je l’apprécie de plus en plus. Elle est de moins en moins un mauvais cliché et le personnage prend un peu d’épaisseur, même si on ne sait encore que trop peu d’elle pour vraiment se faire une idée. J’ai hâte d’en voir plus, ce qui est bon signe.

J’ai aussi hâte d’en voir beaucoup plus sur le fil rouge, surtout si la série continue de fournir des bons moments et des répliques marrantes. Kasie est excellente, sérieusement, que ce soit dans la scène avec Jimmy nous rappelant la prise d’otage d’il y a deux saisons (déjà ?) ou la scène avec Vance et McGee lui apprenant que Gibbs est encore aux abonnés absents. Elle est aussi excellente dans son job qui nous fait avancer l’intrigue à grands pas.

Sanova est donc l’entreprise qui est dans l’ombre de ce serial-killer qui n’en est pas un ; et seules quatre victimes seraient finalement tuées pour une raison précise. Je me demande ce qu’ils vont bien pouvoir nous sortir comme raison à tous ces meurtres, et j’avoue que ma curiosité est piquée assez pour que je considère déjà cette saison comme meilleure que la précédente… après seulement trois épisodes.

Eh, que voulez-vous, j’aime quand ça bouge dans les castings et qu’on nous intègre des nouveaux ! 

NCIS S19E02 (express)

Épisode 2 – Nearly Departed – 15/20
J’ai préféré cet épisode, principalement parce qu’il est débarrassé des enjeux du premier épisode de la saison et que ça lui fait du bien. Bizarrement, ça accorde aussi une certaine liberté de ton à cette enquête de la semaine qui semble beaucoup plus s’inscrire dans un fil rouge que d’habitude. Et vous me connaissez, j’adore les fils rouges, alors je dis oui, tout simplement.

Spoilers

L’équipe cherche à trouver la personne responsable de la tentative de meurtre sur Gibbs.

 

Je suis soulagé de me rendre compte que Gibbs a bien pris la décision de rester en retrait pour l’instant, car j’avais cru comprendre le contraire à l’épisode précédent. J’ai bien aimé l’idée de continuer à le faire passer pour mort, mais vraiment, ils n’ont fait aucun effort pour que ce soit crédible. Pas de faux enterrement, tout le monde qui vit sa vie comme si de rien n’était… Et Formel qui continue de douter de la mort de Gibbs quand même ? Pardon, mais jamais de la vie. Jamais de la vie non plus les scientifiques du NCIS sont aussi accessibles à un visiteur, même bien connu des services, et confirment une information classée confidentielle. J’avoue, cette scène m’a sorti de l’épisode, et je fais une fixette dessus, mais c’était bizarre.

Dans le même genre, ça ne m’étonne pas que le nouveau aperçoive Gibbs dans la rue, car il ne fait aucun effort non plus pour rester discret. Tu parles d’un mort ! Bon, tout ça n’est jamais qu’un détail, je sais bien, mais c’était surprenant et il fallait que j’en parle. Pour le reste, j’ai au contraire plutôt apprécié le développement du personnage de Gibbs et sa psychologie remise en question ici par ses amis plutôt que ses collègues. Je sais bien qu’ils sont une grande famille, mais il faut voir à ne pas abuser non plus dans certaines relations. D’ailleurs, Gibbs a vraiment carte blanche, c’est abusé que Léon le laisse mener son opération comme ça avec des agents…

Cela mène toutefois à de bonnes choses. J’aime bien voir McGee en chef d’équipe, car on retrouve son caractère et il n’est pas qu’un Gibbs bis. Cela fait du bien à la série qui prend un coup de jeune. Même l’introduction de l’agent du FBI qui à terme va clairement prendre la place de Gibbs est bien amenée et fonctionne très bien ; avec la révélation marrante de sa couverture que l’on voit venir à des kilomètres puisque les annonces de casting ont fait du bruit…

L’opération menée par Gibbs fonctionne bien et j’avoue que certains rebondissements étaient inattendus. J’aime particulièrement le fait que ce second épisode développe très clairement un fil rouge avec ce tueur en série qui n’est finalement qu’un simple exécutant pour une filiale bien plus riche. Je sens que ça va être plus passionnant de découvrir de quoi il en retourne. J’espère d’ailleurs que Marcy n’est pas si clean que ça – la voir partir m’a presque rendu triste, mais je la verrais bien en méchante avec sa Mitch là. Et est-ce qu’on peut parler de la tête de chien battu de Gibbs ? Dans quel monde les adultes n’assument pas de dire les choses et d’évoquer les sentiments comme ça ? C’est infernal pour ça cette série !

Par conséquent, j’étais surpris de voir la série prendre le temps d’aborder à nouveau le cœur brisé de Nick. C’est une bonne chose, surtout que ça me donne l’espoir d’une relation bien différente et plus saine entre lui et la nouvelle… Mais j’ai clairement trop d’espoir je pense et le fait qu’on lui accorde tant de temps à la voir s’occuper de Nick est plutôt signe que l’on va nous forcer une relation de drague et de couple plutôt que de nous montrer des collègues capables de rester amis. Je me suis pris à rêver d’un flirt entre elle et Jimmy à la place. Je ne sais pas, ce serait original et ça marcherait à fond.

Non, parce qu’on nous rabâche les deuils d’à peu près tout le monde dans la série, mais son équipe à elle, rien du tout… Cette affaire de bureau aurait pu être l’occasion de développer pourquoi elle n’était pas encore prête à franchir ce cap, mais non. J’en demande trop, je sais.

Et en même temps, faut me comprendre, je n’étais pas du tout préparé à ce cliffhanger de dingue. C’était presque digne d’une fin de saison, ou d’un début, et j’ai aimé le voir même si notre scientifiquenpréférée paraît un peu débile à rester en travers du chemin comme ça alors qu’elle n’avait aucune raison d’être là.

Si quelqu’un a compris d’où venait le méchant d’ailleurs ? Le montage laisse supposer que la salle d’interrogatoire est au même étage que les bureaux des agents, alors qu’ils prennent l’ascenseur d’habitude, non ? Chelou.. mais efficace ce moment stressant où Gibbs finit par être un meurtrier. Bon, il faut bien justifier le fait qu’on le verra moins cette saison après tout, et ça semble se faire d’une très bonne manière. Ca me plaît, en tout cas, j’ai hâte de voir le prochain épisode, et j’ai l’impression de n’avoir jamais pu dire ça l’an dernier !

NCIS S19E01 (express)

Épisode 1 – Blood in the Water – 15/20
L’épisode est à l’image du titre : absolument pas subtil, mais plutôt efficace pour remettre en place les choses très rapidement après une fin de saison qui posait quelques questions sur l’équilibre. Avec quasiment vingt saisons au compteur, rien ne peut plus déstabiliser NCIS apparemment.

Spoilers

Leroy est bien en vie, mais blessé. Et son sort est inconnu du reste de l’équipe, évidemment.

Par quoi commencer ? Peut-être par Leroy, justement, parce que c’est le plus simple et c’est par là que la saison prend la décision de recommencer. Concrètement, j’ai bien aimé la scène d’ouverture de la saison avec des effets spéciaux sympathiques et un début pas évident pour le personnage de Gibbs. Le voir s’effondrer dans l’eau ensanglantée, c’était marrant, parce qu’on se doutait bien qu’il survivrait quoiqu’il arrive. Et ça ne manque pas !

Par contre, tout le reste de son intrigue m’a laissé plutôt perplexe. J’espérais naïvement qu’on se dirigerait vers une intrigue un peu plus fil rouge pour le retrouver – une intrigue qui le laisserait de côté par moments, avec juste ou une deux scènes pour lui, histoire que l’acteur se repose. Ce n’est pas du tout ce que nous offre cet épisode, au contraire : on a encore beaucoup de Gibbs. C’était plutôt sympathique à suivre, mais ça n’invente absolument rien…

Je sais que je le dis souvent dans ces critiques express, particulièrement parce qu’il s’agit chaque fois de séries procédurales, mais c’est quand même dingue cette capacité à faire du neuf avec uniquement du recyclage. Certaines scènes puaient le déjà-vu, même pour moi, alors que je n’ai pas vu une petite moitié de la série, l’air de rien.

Le coup de la cabane avec le couple d’américains cliché et fan d’armes à feu ou moto ? Un grand classique, j’ai l’impression. Nous ne sommes pas loin des parents Walker, sauf que là, ils étaient légèrement plus complotistes. Je ne comprends pas l’intérêt de soupçonner et menacer Gibbs qui leur a dit ne pas vouloir affaire aux flics MAIS de ne pas appeler les flics ? Genre… Appelez-les si vous n’êtes pas sereins ? La manière dont il gagne leur confiance était discutable aussi… Sans trop de surprise, le but des scénaristes était donc tout simplement de donner quelque chose à faire à Gibbs dans cet épisode, et de lui rappeler qu’il a besoin de son équipe, même s’il n’en veut plus.

C’est plutôt efficace et fluide, mais j’attendais quelque chose d’un peu plus excitant pour une reprise. Là, on avait rapidement affaire à un épisode classique qui ne cherchait pas à établir de nouvelles bases pour la suite, bien au contraire. Il y avait de quoi faire avec l’étrange corps retrouvé dans le lac… On verra où mènera le reste de cette intrigue de serial killer, mais je suis perplexe pour l’instant. J’approuve toutefois de voir ENFIN la journaliste interagir avec d’autres personnages du NCIS, ça fait du bien.

Là où l’épisode introduit toutefois de nouvelle base, c’est avec l’arrivée de la nouvelle. Je l’ai vue d’un très mauvais œil lors de son épisode d’introduction l’an dernier, parce que je la trouvais hyper clichée comme personnage. C’était légèrement mieux dans cet épisode, mais je suis tellement blasé de la voir tomber si vite dans une relation qui est encore et toujours la même avec Nick. Si le début de l’épisode nous montre bien l’impact du départ de Bishop sur le reste de l’équipe, on enchaîne avec quelque chose de bien plus convenu lorsque la nouvelle arrive.

Il était marrant de voir la série s’auto-parodier dans le casting de ce nouvel agent, et j’aime le fait que Nick et McGee soient assez matures dans leur immaturité pour demander une nouvelle collègue ; mais l’arrivée était plus que prévisible, surtout avec le générique. Pour son épisode de réintroduction, elle a le droit à une rencontre sympa avec Gibbs, deux portes défoncées et déjà des interactions où elle se rapproche de Nick pour rétablir le schéma classique de la série. Très sincèrement, j’aurais aimé un changement de dynamique pour cette quatrième nouvelle recrue féminine d’agent de terrain, surtout qu’elle avait un caractère différent la saison passée.

La série n’est pas connue pour se renouveler, et c’est ce qui lui permet d’être renouvelée après tout. J’ai aimé le caractère qui se rapproche très rapidement de ce qu’était Bishop et s’éloigne du cliché de l’an dernier, alors je ne sais pas de quoi je me plains. J’attends à présent de voir la suite de la série pour me faire une vraie idée !

Sinon, s’il y a bien quelque chose qui se renouvelle inévitablement, c’est le générique. C’était par conséquent assez plaisant de le découvrir comme ça, mais je ne sais pas pourquoi, ça m’a fait prendre conscience que sans Bishop, on perdait encore une chance de revoir Ziva. C’est que ça deviendrait urgent de savoir ce qu’elle fait, quoi. Ah, quant au générique, écoutez, dès que je récupère un ordinateur digne de ce nom – c’est-à-dire AVEC un écran – je modifierai la couverture que j’utilise pour ces articles… En attendant, profitons des deux femmes blondes qui me manquent tant cette saison !

Franchement, avec l’arrivée de Pam Dawber comme love interest de son mari Mark Harmon, la série fait disparaître Maria Bello des esprits de tous. C’était marrant de voir l’équipe imaginer que Gibbs pouvait avoir une petite amie… mais ça se teinte de nostalgie quand on se souvient qu’il aurait pu en avoir une parfaite pour lui si la série n’avait pas pris ce malin plaisir habituel à les laisser séparés. Même quand on a des couples, c’est désormais hors écran. Insupportable, cette série, je vous assure !