Dix pour Cent : comment se terminait la série avant le film Netflix ?

Salut les sériephiles,

Le film Dix pour Cent arrive sur Netflix jeudi et il y a un petit problème : la série s’est terminée il y a quasiment six ans. Six ans ! Je me souvenais évidemment de l’essentiel, mais en retournant lire mes critiques de l’époque, je me suis bien sûr rendu compte que j’avais oublié pas mal de choses. Et comme je suppose que je ne suis pas le seul, petit point rapide avant de retrouver tout ce petit monde génial.

Pour rappel, Dix pour Cent suivait les agents d’ASK, une agence artistique parisienne chargée de gérer les carrières (et surtout les crises) de leurs (vrais) comédiens. C’était un savant mélange entre guest-stars de prestige et personnages hyper attachants, cette série. Pendant quatre saisons, on avait donc suivi les galères sentimentales, familiales et professionnelles d’Andrea, Mathias, Gabriel, Arlette, Camille et les autres – impossible d’oublier les petites mains qu’étaient Hervé, Noémie et Sofia par exemple. La saison 4 poussait surtout l’agence dans ses derniers retranchements, avec de plus en plus de concurrence, de tensions internes et la menace très concrète de voir ASK disparaître…

Attention, le reste de l’article spoile assez logiquement la fin de la série… mais je ne dirai rien du tout sur le film en revanche car j’ai évité la majorité de la bande-annonce pour me garder la surprise (j’ai si peur d’être déçu !).

Déjà, le point le plus essentiel à retenir du dernier épisode, c’est qu’ASK fermait ses portes pour de bon. Pas de sauvetage de dernière minute dans le final : Andrea (l’inégalable Camille Cottin) finissait par laisser Jean Reno partir chez Star Media, signant au passage la mort de l’agence. Elle annonçait aussi vouloir arrêter son métier d’agent, ce qui était quand même énorme pour elle après quatre saisons à ne vivre quasiment que pour ça. Côté perso, elle avouait enfin à Colette qu’elle l’aimait toujours, mais sans lui promettre de changer pour autant. Bref, leur avenir restait assez flou et j’espère que le film saura nous dire ce qu’il en est !

Camille, de son côté, n’avait clairement pas prévu d’abandonner le métier. Elle voulait monter sa propre agence de jeunes talents et Mathias finissait par la rejoindre avec Arlette : CAM était donc née, ou presque… Je suppose que le film pourra partir de là. Mathias avait aussi décidé de produire un film avec Noémie, devenue sa compagne. Oui, ils s’étaient enfin embrassés dans l’épisode précédent (et personne n’aura oublié cette scène avec le full frontal complètement gratuit en plein Paris là ??).

Par contre, la série nous avait fait une petite frayeur avant de se conclure : Mathias avait fait un infarctus et avait désormais un pacemaker. J’avais totalement oublié ce détail, alors que sur le moment, forcément, ça m’avait bien stressé. Bon, par contre, impossible d’oublier Noémie/Mathias. La série m’a fait découvrir Laure Calamy et je suis totalement amoureux d’elle encore aujourd’hui – je fonce au ciné à chacun de ses films ; je ne le regrette jamais (même quand le film est moins bon, elle est exceptionnelle… du coup, je ne peux pas être déçu par ce revival sur Netflix !). Tant que j’en suis à faire la promo de l’actrice, sachez qu’en plus, elle est super sympa et avait accepté un selfie quand je l’avais croisée. Un amour, vraiment.

Bref, c’est pas le sujet, revenons à nos moutons : Gabriel et Sofia finissaient eux aussi ensemble, après qu’Andrea avait révélé à Sofia tout ce que Gabriel avait été prêt à faire pour elle. Gabriel devait malgré tout rejoindre Elise chez Star Media, avec l’idée d’aider CAM de l’intérieur. Là aussi, ça ressemblait franchement à une intrigue de saison suivante qu’on n’aurait jamais… Le film nous servira-t-il quelque chose comme ça ? Après tant de temps, j’en doute.

Autrement, la série essayait de conclure pas mal de choses l’air de rien : Hervé avait finalement compris qu’il voulait devenir acteur plutôt qu’agent (un comble quand on pense au fait que l’excellent Nicolas Maury a disparu de nos écrans depuis – et est passé réalisateur), Hicham éteignait les lumières d’ASK sans que l’on sache vraiment ce qu’il allait faire ensuite et surtout, putain, Arlette perdait son chien Jean Gabin. Purée, ça par contre, je m’en souvenais : entre le chien et l’agence, le final avait décidé de tout tuer d’un coup et ça m’avait rendu si triste. Une page qui se tourne, une époque qui se termine, tout ça, tout ça.

Et c’est donc là-dessus que Dix Pour Cent nous avait laissés : ASK n’existait plus, Andrea changeait complètement de vie et tout le monde partait un peu dans une direction différente. C’était une vraie fin, et j’avais d’ailleurs mis 20/20 à l’épisode en expliquant que je n’avais surtout pas envie de dire adieu à ces personnages. Ma dernière phrase réclamait tout de même « une suite sous une forme ou une autre, un jour ou l’autre ». Nous y sommes, y a plus qu’à ! J’espère que Netflix ne gâchera pas tout…

La critique du film :

Et pour plus de détails, tout est toujours en ligne sur le blog 😉

Cette semaine sur le blog #2 : une rentrée chargée avec diffusions M6, rewatch et soirée jeux pour 42 minutes

Salut les sériephiles,

Vous vous souvenez quand je vous disais dimanche dernier que j’avais pris de l’avance pour que la rentrée ne flingue pas immédiatement le rythme retrouvé sur le blog ? Eh bien, je crois que ça l’a fait ! Après, si la rentrée est quasi-invisible sur le blog, croyez-moi bien que du côté de mes visionnages, c’est la disette. Bon, comme d’habitude, réussir à tout faire rentrer dans mon nouvel emploi du temps (merveilleux, pour l’instant) va me demander des ajustements, mais en attendant, les articles prévus ont bien été publiés et j’ai tout de même réussi à en écrire un peu plus que ce que j’avais annoncé. Bref, il y a de la lecture à rattraper si jamais vous êtes passés à côté 😉

Côté visionnage

J’ai certes pris un retard de 24h, mais j’ai pu continuer cette semaine Lanterns avec l’épisode 3 et je suis bien content d’avoir été patient avec la série ! En effet, c’était le meilleur des trois et ça me donne espoir pour la suite d’avoir eu enfin l’origin story qu’il manquait au pilot.

Du côté de The Rookie, c’est toujours les montagnes russes : énorme 19/20 pour le 8×03, qui réussit à peu près tout ce que j’aime dans la série, avant de redescendre à 14/20 avec un épisode 4 beaucoup plus anecdotique. Bref, cette série restera incapable d’avoir deux épisodes de même qualité à la suite, visiblement, mais pour autant, ce petit côté roulette russe fonctionne bien : ça me donne envie de lancer l’épisode suivant à chaque fois, avec l’espoir d’être à fond. Et puis au pire, c’est un bon fond sonore.

Cependant, cette semaine, j’ai surtout officiellement commencé mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. ! Diffuser l’article me contraint un peu à le continuer désormais… mais treize ans après sa diffusion, je trouve qu’il est temps de confirmer que cette série est bien l’une de mes préférées et qu’elle mérite totalement son rewatch. Le but est de publier une critique par semaine pour l’instant et de me prendre un coup de vieux à chaque fois en constatant à quel point ils étaient jeunes au début de la série !

Côté blog

J’avais aussi promis quelques articles hors critiques et, là encore, j’ai réussi à tenir le programme. Cela donne ainsi trois lectures de rentrée à rattraper si vous les avez manquées :

Ce n’est pas le blog stricto sensu, mais bien sûr, mon jeudi soir (hum, à ce stade, c’était la nuit même) a aussi été consacré au podcast 42 minutes qui, une fois n’est pas coutume, portait bien mal son nom cette semaine. Si vous avez beaucoup de temps devant vous (qu’est-ce que c’est 5h après tout), vous pouvez ainsi rattraper une soirée jeux que j’ai passée en compagnie de Morgane et Aurélien, comme d’habitude. Sinon, vous pouvez aussi attendre qu’Aurélien fasse le montage, ce sera comme ça un peu moins long… mais bon, pas sûr que ça fasse une grande différence à ce stade !

La semaine prochaine sur le blog…

La semaine va être très clairement marquée par la sortie du film Dix pour Cent ce jeudi 10 septembre sur Netflix. Si je sais déjà que je ne vais pas le voir tout de suite, j’ai tellement hâte de le regarder que je ne pouvais pas ne pas vous en parler ici. D’ici jeudi, je vais également (évidemment) faire un petit récap d’où on en était quand on a quitté ces personnages il y a six ans.

Pour le reste, vous l’aurez compris, je vais poursuivre la publication des critiques de la saison 8 de The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., tout en espérant me maintenir à jour dans Lanterns. Ce sont clairement les trois séries qui feront vivre le blog ce mois-ci. Autrement, ce serait bien que je fasse un tour du côté des recherches menant ici, je suis sûr qu’il y a de quoi faire depuis le mois dernier – surtout maintenant que j’ai réinstallé Google Search Console qui est une petite mine d’or concernant les recherches extravagantes et marrantes que je vise pour ces articles.

On devrait donc se retrouver rapidement, mais croisons les doigts parce que j’ai aussi une semaine très chargée au travail – y compris le soir. Satanée rentrée, n’est-ce pas ?

Allez, bonne semaine à tous !

Capture d’écran de l’épisode 6 saison 4 de Dix pour Cent — France 2
Image à la une : affiche Agents of S.H.I.E.L.D. saison 1 — ABC Studios / Marvel Television

Cette semaine sur le blog #1 : en attendant la rentrée…

Salut les sériephiles,

Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :

Côté visionnage

C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !

Côté blog

Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :

La semaine prochaine sur le blog…

Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).

Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉

Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…

The Mandalorian and Grogu : le récap de la série (en gros) avant le film

Salut les sériephiles,

Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?

Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.

Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).

Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.

Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :

Un bon gros recap de la série.

Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.

Saison 1

Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.

Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.

En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.

La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.

Saison 2

Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.

La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.

Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.

Sauf que non.

Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.

C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.

Saison 3

La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.

J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.

Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.

Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.

C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.

Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.

Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.

Comme dirait l’autre :

Et maintenant?

Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et…  Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.

Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.

En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !

Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog

The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…