Que voir au cinéma pour Halloween (2026) ?

Salut les sériephiles et joyeux Halloween,

C’est le meilleur jour de l’année, enfin ! Quoi de mieux pour célébrer Halloween que de se faire une toile (bim, j’ai pris vingt ans d’un coup) dans le noir, hein ? Encore faut-il savoir lesquels méritent vraiment le déplacement, parce que la promesse de passer une soirée terrifiante n’est pas toujours tenue. Malheureusement pour moi, j’ai déjà fait le tour de tous les films d’horreur qui passent en salle aujourd’hui… C’est plutôt une bonne nouvelle pour vous, cela dit, je me suis dit que je pouvais tout à fait vous en faire un article comme ça.

J’ai donc fait mon petit tri, forcément très personnel, parmi les films que j’ai vus ces dernières semaines. Je précise tout de suite que certains sont encore largement diffusés, tandis que d’autres ne bénéficient plus que de quelques séances selon les cinémas. Et si vous êtes là mais sans avoir envie de dépenser dans un billet de cinéma ce soir, pas de souci, j’ai quelques recommandations quand même !

Le tout sans raconter les surprises des films, évidemment : pas de spoiler ici, ce serait quand même dommage de gâcher la fête !

Les films que je recommande vraiment

Obsession — 5/5

Un jeune homme tente de conquérir sa collègue avec qui il s’entend super bien, comptant sur l’aide de son meilleur ami… et d’un objet magique trouvé dans une boutique. On pourrait croire au point de départ d’une comédie romantique un peu étrange, sauf que l’histoire prend progressivement une tournure beaucoup plus inquiétante. Et franchement, Obsession mérite absolument tout son buzz.

Pour les fans de séries, ce n’est jamais, au fond, qu’une reprise de la thématique de l’épisode 13 de la saison 6 de Buffy contre les vampires. On ne se refait pas, pardon, mais je vais même oser dire que c’est mieux fait ici ! Le film avance tranquillement de la romance vers une horreur psychologique particulièrement efficace. Ce qui me frappe, c’est qu’on pourrait presque passer à côté de ce qu’il a de plus terrifiant en se focalisant sur ses jumpscares. Cinq mois après sa sortie, la hype ne semble toujours pas retombée : après être resté très longtemps à l’affiche, le voilà déjà de retour pour des séances spéciales d’Halloween. Si vous ne l’avez pas vu, foncez. Et rassurez-vous, il n’est pas si flippant que ça.

Resident Evil — 5/5

Bryan, un coursier médical, doit livrer un colis à l’hôpital de Raccoon City. Une rencontre sur une route enneigée va transformer sa soirée en cauchemar, au moment où une épidémie commence à se répandre. J’ai déjà consacré un article entier à ce Resident Evil, et mon avis n’a pas changé : j’ai adoré !

Il faut dire que je ne connais presque rien à la saga vidéoludique, ce qui m’a probablement permis de profiter du film sans attendre qu’il coche une liste de références. Zach Cregger sait installer la tension, ses jumpscares sont efficaces et sa mise en scène s’amuse intelligemment avec les codes du jeu vidéo.

Pour une séance d’Halloween qui cherche vraiment à faire peur, c’est l’un de mes premiers choix.

Hope — 4,5/5

Alors que des incendies dans la région mobilisent les secours, les communications sont coupées dans un petit village coréen et les habitants doivent se débrouiller face à une menace mortelle (et bien sanglante) qu’ils ne comprennent pas. Hope est un excellent film, mais je ne suis pas certain de le conseiller à quelqu’un qui cherche avant tout de l’horreur. Il emprunte beaucoup plus à la science-fiction et au thriller, avec une construction qui prend énormément son temps. C’est d’ailleurs ce qui lui coûte son demi-point : le film est parfois interminable, surtout lorsqu’il retarde la révélation de ce qui se passe réellement. Il n’empêche que quand elle arrive cette révélation est excellente et fonctionne vraiment bien, après une heure à se poser la question ! Allez-y sans rien savoir, franchement.

J’ai moins accroché à la dernière partie de ce film, qui semble soudain vouloir ouvrir les portes d’un univers et d’une mythologie beaucoup plus vastes. Pourquoi pas, après tout ? Ce n’est pas ce que j’attendais, mais j’ai passé un très bon moment. Et, en bonus, c’est probablement le meilleur film ever pour apprendre à dire « putain » en coréen. Et ça, ça ne s’invente pas.

Clayface — 4,5/5

À Gotham, Matt Hagen est un acteur particulièrement en vogue. Malheureusement, une mauvaise décision de sa part va mettre un terme brutal à sa carrière et le laisser défiguré.

Ce film est une belle histoire de vengeance et de transformation, dans un registre bien plus horrifique que ce qu’on associe habituellement aux adaptations DC. Cela dit, ça reste un film DC, donc c’est plutôt soft dans l’horreur. C’est une très bonne surprise pour moi, même si je n’ai absolument pas eu peur : il doit y avoir un ou deux jumpscares, pas beaucoup plus.

En connaissant un peu l’univers DC et après avoir vu le Joker, j’avais aussi l’impression que le titre me donnait une longueur d’avance sur la conclusion, ce qui est un peu dommage. Cependant, j’ai vraiment aimé la proposition, et pourtant elle flirte avec un genre dont je ne suis pas spécialement amateur (contrairement à ce que pourra vous laisser penser cet article) : le body horror. Rassurez-vous, ça reste relativement soft, et surtout, c’est exactement le type de film que j’aime découvrir au cinéma. C’est de la bonne SF, avec des persos sympas et des twists qu’on voit venir, mais qu’on savoure parfaitement.

Sanguine — 4/5

La première scène est celle de la bande-annonce : un employé de fast food un peu trop énergique finit par péter un câble à cause d’un client malpoli : c’est directement sanglant et on n’en sait pas beaucoup plus. Le sujet du film est ailleurs : Margot commence son internat aux urgences, où elle découvre des patients de son âge présentant d’étranges symptômes. Très vite, les cas se recoupent et la situation devient de plus en plus inquiétante – et stressante, parce que le film insiste vraiment sur le stress que provoque le taf.

Malgré une bande-annonce qui avait tout pour me donner envie, je m’étais préparé à être déçu par ce petit film d’horreur français. Et, finalement, c’est une bonne surprise ! Sanguine a un message à faire passer, mais certainement pas celui auquel je m’attendais, et c’est une de ses principales qualités : peu de films d’horreur font ça aussi bien que ce film, qui donne un peu à réfléchir tout de même (oh, n’en attendez pas trop non plus).

Là encore, je n’ai pas été particulièrement terrifié par ce que je voyais, mais l’horreur psychologique fonctionne bien si on se laisse prendre et surtout, surtout, le film ne lésine pas sur le body horror. On a parfois envie de détourner les yeux ou serrer les dents, ça me paraît très bien pour Halloween. Il y a même des scènes assez crues, donc. J’ai toutefois l’impression que son interdiction aux moins de 16 ans se justifie surtout par la nudité.

En tout cas, voilà une nouvelle preuve qu’on peut avoir de bonnes surprises avec le cinéma de genre français. Je pense que c’est un excellent choix pour Halloween, avec un très bon casting aussi !

De bonnes séances, malgré quelques réserves

Leviticus — 3,5/5

Deux adolescents australiens attirés l’un par l’autre doivent affronter une présence qui exploite précisément leurs sentiments, dans un environnement religieux particulièrement hostile à leur relation.

Sur le papier, le concept est vraiment intéressant et rappelle souvent l’excellent It follows, mais j’ai mis beaucoup de temps à entrer dans le film. Sa première partie est très lente, et comme la promotion m’avait déjà révélé la nature de la menace – c’était même l’argument de vente dans le synopsis !, j’ai eu l’impression d’attendre un peu trop longtemps quelque chose que je savais déjà.

Heureusement, la montée en tension finit par fonctionner et l’horreur psychologique prend le dessus, accompagnée de quelques jumpscares et d’un personnage particulièrement détestable dans l’entourage du personnage principal (c’est rare que je lâche une insulte en pleine séance, mais ouais, j’ai craché un « quelle connasse » à un moment).

Dommage que les personnages aient parfois des réactions qui manquent franchement de logique et, surtout, que la conclusion m’ait laissé à ce point sur ma faim. Il y avait de quoi faire encore mieux et ça m’a donné l’impression que ce n’était pas abouti.

Cela dit, ça reste un très bon film pour Halloween !

Englouti — 3,5/5

Un jeune plongeur part au large des côtes californiennes pour retrouver le corps de son père disparu et se retrouve dans une situation de survie particulièrement improbable.

Englouti est un petit thriller qui ne révolutionne pas grand-chose et qui nous sert exactement ce que l’on peut en attendre quand on lit ce synopsis : c’est un peu longuet, pas très surprenant et pas franchement réaliste. Pourtant, il y a largement moyen de s’y accrocher, surtout lorsqu’il nous colle à notre siège avec quelques passages un peu gore. Si vous n’êtes pas trop sadiques, vous devriez même avoir envie que le héros s’en sorte.

Après, entre les flashbacks et la lourdeur avec laquelle le message est parfois martelé, il y a aussi des moments où l’on aurait presque des envies de meurtre. Pas forcément celles que le réalisateur avait prévues, cela dit ! Une bonne séance malgré tout, et puis les envies de meurtre, c’est bien pour Halloween, non ? A minima, c’est raccord en tout cas !

Kraken — 3/5

Dans une cité, cinq jeunes décident (parfois malgré eux, il faut bien le dire) de retourner dans une tour abandonnée autour de laquelle circulent d’inquiétantes rumeurs, alors que des disparitions se multiplient.

Je vous ai déjà parlé en début de mois de Kraken dans mon article sur mes Derniers coups, donc je ne vais pas m’y attarder pendant des heures. Ce film d’horreur français ne brille pas spécialement par son intrigue (facile à dire quand on ne fait que critiquer, mais disons que le titre est bien déceptif quand même), assez simple et pas toujours convaincante, mais il sait créer une ambiance et s’y tenir à merveille. Le casting est vraiment bon : vous n’en sortirez pas tout à fait indemnes et une ou deux scènes, surtout sur la fin, pourraient vous hanter. Peut-être.

Attention à la bande-annonce qui en montre un peu trop ! C’est en tout cas efficace, étouffant par son ambiance de huis-clos et, paradoxalement, alors que je l’ai moins aimé que la plupart des films précédents, c’est peut-être l’un des plus horrifiques de cette sélection. Comme quoi, la qualité d’un film et sa capacité à faire peur ne vont pas nécessairement de pair.

Malfaisante — 3/5

La petite Bela voit son quotidien basculer lorsque quelque chose d’inquiétant semble s’immiscer dans sa relation avec sa mère.

J’attendais beaucoup du nouveau film de Rob Savage, notamment parce que Host reste une de mes références en matière d’horreur. J’en suis ressorti avec un sentiment très mitigé : le scénario et la réalisation sont intéressants, Jessica Chastain fonctionne très bien dans son rôle monstrueux, mais le film ne m’a quasiment jamais fait peur. Même les jumpscares tombent parfois à plat, tant on est saturé par la bande sonore. Je reconnais toutefois que le film parvient à créer le malaise, mais l’ensemble semble plus à destination des enfants parfois (enfin, des enfants qui regardent des films pas de leur âge, quoi… Disons que le message semble fait pour eux).

Je trouve qu’il aurait presque mieux fonctionné en assumant pleinement son côté fantastique, plutôt qu’en promettant une expérience horrifique. J’ai développé tout cela dans ma critique de Malfaisante, mais je ne regrette absolument pas la séance pour autant. Franchement, ça passe pour un Halloween pas trop effrayant.

Backrooms — 2/5

Une étrange porte découverte dans le sous-sol d’un magasin de meubles ouvre sur un dédale de lieux vides et absurdes, qui semblent obéir à leurs propres règles.

Je ne suis pas sûr qu’il reste des séances pour voir le film aujourd’hui, mais quitte à parler des films d’horreur de cette année, je me suis dit que je pouvais laisser une trace de celui-ci sur le blog. Je sais que Backrooms s’appuie sur tout un phénomène Internet, mais je crois que je suis complètement passé à côté de la private joke. Certaines séquences sont franchement malaisantes, et j’ai plutôt aimé la fin, mais le reste m’a surtout laissé avec un immense sentiment d’incompréhension face au succès et au buzz.

Je ne parle même pas forcément des mystères de l’histoire : je n’ai surtout pas compris pourquoi ce film suscitait autant d’enthousiasme. Je suis probablement passé à côté de quelque chose, mais avec 2/5, vous aurez compris que je ne suis pas celui qui va vous convaincre d’aller le voir. J’en attendais trop, peut-être.

Et si on préfère regarder un film à la maison ?

Pinocchio: Unstrung — 3/5

Le célèbre pantin de bois revient dans une relecture horrifique très, très libre de son histoire, avec des conséquences nettement moins enfantines que dans le conte.

J’avoue avoir été un peu perturbé par le parti pris du film au départ, parce que ça n’a rien à voir avec Pinocchio. La séquence d’intro du film est sublime en tout cas et ça met vraiment dans l’ambiance parfaite pour Halloween. Pour moi, il n’y a pas à hésiter : c’est LE film qui correspond le mieux à cette fête en ce moment en streaming.

Par contre, la qualité d’ensemble est moyenne. Les effets spéciaux ne sont pas particulièrement réussis, mais le film assume aussi une violence qui m’a surpris, avec des scènes qui vont parfois chercher du côté du gore de Terrifier. Franchement, je ne m’attendais pas à ça en lançant un film consacré à Pinocchio, même si c’était un film d’horreur ! Ce n’est pas une merveille, le scénario n’a parfois aucun sens (enfin disons que je n’ai pas compris la présence de certaines scènes) mais il fait le boulot pour ceux qui veulent leur dose d’horreur sans aller au cinéma.

The Last Kiss — 2,5/5

Une adolescente se prépare à vivre son premier baiser avec beaucoup, beaucoup, d’attente. Tout ne se passe pas comme prévu et elle s’en tire avec un étrange pouvoir : en embrassant quelqu’un, elle voit la manière dont il ou elle est censé(e) mourir.

Phoebe de Charmed n’a qu’à bien se tenir : la relève des prémonitions est là ! Bien sûr, l’héroïne entrevoit rapidement la mort très prochaine de certains de ses ami(e)s et tente aussitôt de comprendre ce qu’il se passe pour arrêter une tuerie à venir.

Malheureusement, la bande-annonce et le synopsis m’ont beaucoup trop plu par rapport à la qualité de ce qui est proposé. Avec McKenna Grace au casting et une bonne histoire comme ça, The Last Kiss avait vraiment de quoi me séduire. L’ambiance est celle d’un teen horror movie comme je les aime, mais ça n’a jamais vraiment pris, c’est trop… Trop.

C’est simpliste, prévisible, rarement effrayant, et j’ai surtout passé mon temps à m’amuser de ce que le film essayait de faire plutôt qu’à m’inquiéter pour ses personnages. Dans le même genre, on a vu bien mieux, et Happy Birthdead me vient immédiatement à l’esprit.

Grosse déception, donc, malgré un casting prometteur… Mais pour ceux qui veulent de l’horreur qui ne provoque pas de cauchemar, ça me paraît chouette pour Halloween !

Apocalypse Z : Nouveau Monde — pas encore vu (et pas sûr de le voir !)

Dans cette suite du film espagnol, des survivants réfugiés aux Canaries repartent sur le continent pour trouver des ressources, avec tout ce que cela suppose de mauvaises rencontres zombies.

Le film vient d’arriver sur Prime Video, mais je ne vais pas vous donner un avis sur quelque chose que je n’ai pas encore regardé. Pour être honnête, le premier Apocalypse Z m’avait moyennement accroché et je ne l’avais pas terminé. Je me dis que me faire les deux films à la suite pourrait être l’occasion d’une soirée sympa.

Après, j’ai probablement trop d’épisodes de The Walking Dead au compteur pour ne pas avoir la sensation de revoir éternellement les mêmes histoires de survie et de zombies. Je lui laisserai peut-être sa chance, mais ce n’est pas ma priorité de ce week-end, forcément.

Et si on ne veut surtout pas avoir peur ?

Il y a aussi au cinéma Shaun le Mouton : La Bêêête d’Halloween, dans lequel les habitants de la ferme se préparent à célébrer Halloween avant qu’une histoire de citrouilles ne vienne tout compliquer. C’est sympa, ça se regarde sans déplaisir, mais je ne suis pas certain que cela justifie à lui seul le prix d’une place de cinéma.

Ce qui m’a amusé, c’est surtout le partenariat avec Le Parc de l’Étrange : j’y ai vu une figurine de Shaun le Mouton, et c’est elle qui m’a donné envie de découvrir le film. Comme quoi, parfois, une simple figurine fait mieux son travail que toute une campagne promotionnelle !

Quant à Ducobu et le fantôme de Saint-Potache, dont l’histoire tourne autour d’une maison hantée, je l’ai complètement évité. Je crois qu’il n’est pas nécessaire de vous expliquer très longtemps pourquoi je ne suis absolument pas le public visé. Tant mieux pour les familles qui auront envie d’y aller, mais… voilà quoi.

Finalement, ce qui ressort de toutes ces séances, c’est que j’ai adoré plusieurs films qui ne m’ont pratiquement jamais fait peur, tandis que des propositions plus franchement horrifiques m’ont laissé beaucoup plus froid. Ce n’est pas nouveau, mais ça mérite d’être rappelé en cette période : un bon film d’horreur n’est pas forcément celui qui vous fait sursauter le plus. Et si vous cherchez malgré tout à vraiment flipper, vous savez maintenant lesquels j’ai trouvés les plus efficaces… ou pas !

Et vous, vous me conseilleriez quoi comme film pour aujourd’hui si je ne passais pas déjà ma soirée à Disneyland Paris ? 😉

N'hésitez pas à partager votre avis avec moi

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.