À Disneyland Paris, Halloween 2026 est déjà presque là

Salut les sériephiles,

Dimanche, je vous expliquais que j’allais devoir survivre une dizaine de jours sans Disneyland Paris avant de pouvoir découvrir le Festival Halloween. Nous sommes vendredi et je suis retourné à Disneyland Paris… Hier soir. Fin, il est minuit, donc ce soir en fait. Oups.

Les photos de l’article datent de septembre 2026, mais pas toutes de ce soir...

J’ai donc tenu quatre jours avant de craquer… Félicitez moi svp. Bon, cela dit, le Festival ne commence officiellement que samedi 26 septembre, mais je pars en week-end dès demain, alors on fait comme on peut. En vrai, cela faisait plusieurs semaines que je voyais Halloween s’installer petit à petit et j’avais surtout envie d’aller découvrir les premières nouveautés avant le lancement officiel. La météo a fini de me convaincre : brume ce matin, ciel gris quasiment toute la journée, très peu de soleil mais pas encore assez froid pour rendre une soirée au parc désagréable. Pour une visite d’Halloween avant Halloween, c’était juste parfait, surtout que ma journée au taf s’est mal terminée. Rien de tel qu’un tour à Disneyland pour oublier ses soucis.

Les premières traces de la saison sont apparues il y a déjà un moment dans les boutiques, qui ont progressivement ressorti les produits Halloween alors que les collections de Noël étaient déjà là (dès le mois d’août !). Je vais continuer à faire semblant de ne pas les voir pendant quelques semaines pour ne pas craquer… Enfin, j’ai déjà craqué pour un mug Hades, c’était mon cadeau de rentrée de moi à moi (personne ne m’en fait, malheureux que je suis).

Côté Halloween dans les boutiques cette année, il y a pas mal de recyclage des années précédentes, mais aussi des petites nouveautés autour des Méchants, quelques très jolies citrouilles en verre, les cartes façon tarot que j’aime beaucoup… et ce plaid que je regarde depuis plusieurs visites en sachant très bien qu’à un moment ou à un autre, je vais finir par craquer. Pour l’instant, il est toujours en boutique et pas chez moi. Une part de moi se dit qu’il sera bien en promo à un moment, une autre a très envie de craquer.

Les décorations, elles, ont pris davantage leur temps. Frontierland a retrouvé progressivement celles que l’on connaît déjà, un peu plus tard que certaines années, mais ce sont surtout les nouveautés apparues ces deux dernières semaines qui m’intéressaient. Et je trouve que Main Street gagne vraiment quelque chose cette année : les nouvelles citrouilles Mickey et Minnie dans les jardins de Town Square sont très réussies, les bougies qui les entourent fonctionnent bien, même quand elles prennent la forme de Donald ou Dingo, et surtout les nouveaux panneaux avec les silhouettes des Méchants sont vraiment magnifiques. La gare a également été redécorée et, pour une fois, Halloween donne un peu moins l’impression de commencer uniquement lorsqu’on arrive à Frontierland – on notera que Phantom Manor hante de plus en plus Frontierland d’ailleurs, on a déjà belles couleurs violettes qui se propagent.

J’avais aussi très envie de voir ce qu’ils avaient installé devant la scène du château, avec les nouvelles portes, les ronces et surtout les corbeaux. Au moment où j’écris ces lignes, les premiers essais de l’animation prévue à cet endroit commencent justement à circuler : il devrait s’agir d’un petit happening autour des Méchants, avec Maléfique et/ou la Méchante Reine en selfie spot à partir du crépuscule. On est visiblement davantage du côté du selfie spot animé que d’un véritable spectacle comme je l’espérais en voyant le décor (les chansons des méchants allez !), mais je suis quand même curieux de voir ce que cela donne une fois la saison lancée. Pour le reste, on retrouvera notamment la Célébration Halloween de Mickey, les personnages dans leurs costumes de saison, Jack et Sally et évidemment les Méchants. J’ai aussi entendu les premiers extraits d’une nouvelle chanson (pour la parade ?) sur insta et, pour l’instant, elle me plaît beaucoup. Il faut attendre samedi cela dit.

Côté nourriture, j’ai quand même réussi à commencer Halloween un peu en avance. Mon idée de départ était de tester le burger spécial à Hyperion, déjà largement affiché devant le restaurant, sauf qu’il était en rupture de stock jeudi soir, soit deux jours avant le lancement du Festival… Il était trop tard pour opter pour un autre restaurant. Je me suis donc rabattu sur le Sortilège croquant, le petit dessert en forme de citrouille que vous voyez sur la photo. C’est bon, la présentation fonctionne très bien, mais derrière tout ça il s’agit surtout d’une mousse au cacao et je ne suis franchement pas convaincu que cela vaille son prix. Je suis content de l’avoir goûté, mais je ne pense pas que ce soit celui que je reprendrai pendant la saison.

Ce qui m’intéresse davantage côté food par contre, c’est le retour du Unlucky Nugget Saloon. Le Lucky Nugget reste probablement mon restaurant préféré du parc, même si sa transformation Halloween signifie aussi la disparition temporaire du menu que je préfère. J’avais pourtant beaucoup aimé l’expérience l’an dernier : la nourriture donnait parfois un peu trop l’impression que les produits frais n’étaient pas franchement la priorité, mais toute l’ambiance autour de Phantom Manor fonctionnait vraiment bien. Cette année, Disney pousse visiblement le concept un peu plus loin puisque les décorations débordent désormais sur le Last Chance Cafe et les alentours, et j’ai déjà pu voir une partie de cette installation ce soir. J’ai également repéré le biscuit Hadès chez Victoria’s et la glace Halloween du March Hare, qui finiront probablement eux aussi dans un prochain article.

Cette visite était donc surtout un passage juste avant le début de la saison, au moment où presque tout est installé mais où les animations ne sont pas encore vraiment lancées. Et c’est peut-être aussi ce que j’avais envie de voir : l’arrivée de ma saison préférée sur le parc. Je regrette juste qu’Adventure Way ne suive pas davantage le mouvement, j’espère que le campus sera hanté par Agatha et j’ai tellement hâte de ma prochaine visite à Disney qui se fera une fois que le festival aura commencé à battre son plein – le retour des projections sur Main Street, ça va être si beau !

C’est déjà beau rien que pour cette version dégradée sans drone (et, je suis heureux, sans guirlande sur Main Street) du sublime spectacle nocturne…

Voir aussi mon article de 2024 :

Est-ce que ça vaut le coup d’aller à Disneyland Paris pour Halloween ?

Salut les sériephiles ! Aujourd’hui, premier petit détour pour le blog dans l’univers de Mickey, mais version Halloween ! Alors oui, c’est un peu hors-sujet par rapport aux séries, mais fallait que je vous en parle, surtout depuis que j’ai craqué pour un pass annuel en avril. Autant vous dire que depuis, Disneyland Paris, je…

Coven Academy : la nouvelle série de sorcières de Disney+ parfaite pour Halloween ?

Salut les sériephiles,

Vous connaissez probablement mon amour d’Halloween ? Je suis tombé totalement par hasard sur la bande-annonce de Coven Academy cet après-midi et je ne sais pas comment j’étais passé à côté jusque-là, mais je suis désormais beaucoup trop impatient de voir cette série. Elle arrivera le 2 octobre 2026 sur Disney+ en France sous le titre… Sorcières Academy. Euh… OK. Je ne sais pas pourquoi il fallait (mal) traduire « Coven » mais conserver « Academy », à part pour me donner immédiatement l’impression d’un spin-off chelou de la Star Academy. Sur le blog, je vais donc utiliser le titre original, hein, et on va prétendre n’avoir rien vu de cette « traduction » dégueulasse comme on en a le secret.

Bref, j’ai lancé cette bande-annonce sans rien savoir de la série et au bout de trente secondes, j’avais surtout une question : mais qui donc a enfin essayé de ressusciter la CW ?

Parce que franchement, tout y est. Des adolescents dans une école de magie, des sorcières, des vampires, des histoires d’amour qui vont forcément devenir compliquées, des pouvoirs dans tous les sens et même des effets spéciaux qui paraissent parfois tellement cheap qu’on pourrait croire qu’une IA s’est occupée de les faire. Ça fait longtemps qu’une nouvelle série fantastique pour ados (enfants ?) ne m’avait pas donné autant l’impression d’être revenu quinze ans en arrière et, vraiment, qu’est-ce que je regrette la CW !

Évidemment, je pensais immédiatement à Charmed en regardant tout ça et il se trouve que ce n’est pas vraiment un hasard. Tim Federle, le créateur de la série, cite notamment Charmed, The Craft, Hocus Pocus, Practical Magic et même Dawson’s Creek parmi ses inspirations. Bon ben voilà, fallait commencer par là, même si je ne connais pas l’avant-dernière et que Dawson… Bon, c’est Dawson.

N’empêche que j’adore The Craft, j’adore Hocus Pocus et vous savez déjà probablement ce que je pense de Charmed. Quant au reboot de 2018, je ne l’ai toujours pas terminé parce que je vis dans le déni de son annulation. Oui, oui, je sais qu’elle est annulée et qu’il me reste une saison à rattraper, merci, mais tant que je ne regarde pas la fin, il me reste des épisodes. Logique, non ?

Et puis, cette bande-annonce, franchement ! Le fond sonore, c’est Brutal d’Olivia Rodrigo, comme ça, gratuitement, histoire de me donner une raison supplémentaire de regarder, je suppose.

Je ne sais pas encore si la série sera bonne (en fait, je me doute déjà que non, ça va être cheap et tellement naze, mais j’espère du bon naze que je peux kiffer). Déjà, elle sait parfaitement comment me vendre son concept. Et puis, l’urban fantasy et moi, on est très, très copains.

Autre très bonne raison de regarder : Malina Weissman tient le rôle principal. Je l’avais adorée dans Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire, où elle était extraordinaire en Violet. J’ai sursauté en la reconnaissant devant le trailer et je suis très heureux de la retrouver. J’avais beaucoup aimé les trois saisons de la série sur Netflix. Alors, certes, je n’avais plus vraiment suivi sa carrière depuis la fin, mais justement ça fait particulièrement plaisir de la retrouver, huit ans plus tard (déjà ?!), en héroïne d’un nouveau teen drama fantastique.

Le format de diffusion est aussi assez curieux. Coven Academy compte 21 petits chapitres en streaming, mais ceux-ci formeront en réalité dix épisodes pour sa diffusion sur Freeform : quatre seront proposés le 1er octobre, trois la semaine suivante, puis les trois derniers le 15 octobre. Halloween en avance, donc.

J’aime beaucoup l’idée : dix épisodes répartis sur trois semaines en plein mois d’Halloween, c’est suffisamment rapide pour pouvoir enchaîner un peu, mais sans balancer toute la saison d’un coup et l’oublier trois jours plus tard. Les plateformes ont tellement imposé le binge-watching ces dernières années que les voir recommencer à chercher des formats de diffusion intermédiaires me plaît beaucoup, même si rien ne vaut le format hebdomadaire.

Ceci étant dit, douche froide et déception : Disney+ ne nous laissera pas vraiment profiter de cette expérience en France puisque les 21 chapitres seront disponibles dès le 2 octobre. Rien ne m’empêchera de les regarder tranquillement, cela dit… et soyons réalistes, je vais de toute façon prendre du retard, même si j’ai envie de me motiver pour un par jour. Ce serait une sorte de calendrier de l’avent comme ça. On y croit ?

Quoiqu’il en soit, la série arrive au moment parfait et avec une esthétique qui me donne l’impression de regarder une promo de la CW en 2012… Je ne savais même pas que Coven Academy existait ce matin et maintenant, j’ai déjà hâte d’être au 2 octobre pour découvrir ce qui promet déjà d’être une petite pépite de fun. J’ai si hâte d’avoir des scènes complètement barrées. Qui sait? Ça surpassera peut-être la converse volante de Once Upon a time ?!

Et en attendant le premier épisode…

Affiche promotionnelle de la série — Chorus Boy Productions / Disney Kids & Family

MadS, un petit coup de cœur horrifique

Salut les sériephiles,

Une affiche surprenante qui ne dit pas tout ce qu’est le film, mais qui fourmille en fait de détails sur la construction du film.

Je sais que j’ai dit que j’allais parler séries ici, mais finalement, je me dis que reprendre cette catégorie, c’est quand même l’occasion de parler des coups de cœur concernant les films…

Aujourd’hui, on se plonge ainsi dans MadS, un film français sorti cette semaine. Diffusé sur la plateforme américaine Shudder, il se destine à un public friand d’horreur et de cinéma d’auteur. Si vous aimez les sensations fortes et les choix de réalisation ambitieux, ce film pourrait bien être celui qu’il vous faut pour prolonger encore un peu l’ambiance Halloween.

Je sais, je sais, Halloween est terminé et Mariah Carey nous a dit qu’il était temps de parler de Noël, mais eh, avant son traditionnel « It’s tiiiime », cette année, elle a proposé une petite séquence d’Halloween, non ? J’ai donc le droit de faire de pareil.

De quoi ça parle ?

Le film nous fait suivre une soirée pas si banale ; celle de Romain, un jeune homme de 18 ans (interprété par Milton Riche) qui, après avoir pris une drogue avant une soirée, se retrouve embarqué dans un cauchemar où réalité et hallucination se mélangent. Peu à peu, Romain comprend que les hallucinations terrifiantes ne sont peut-être pas que des hallucinations et on nous embarque dans sa soirée cauchemardesque autant que dans celle de ses potes – il y a finalement trois personnages principaux que l’on suit durant une heure et demi.

Une heure et demi, c’est le temps qu’il faudra pour que la vie de Romain et de ses deux amies bascule dans un chaos digne de film d’horreur. Et ça tombe bien, c’est justement un film d’horreur qui nous surprend quand on ne s’y attend pas ! La bande-annonce nous le montre un peu d’ailleurs, même si j’ai tendance à considérer qu’elle en montre trop.

Prouesse technique

Ce que la bande-annonce ne montre pas en revanche (même si elle le dit), c’est que MadS, c’est avant tout un défi technique. Imaginez : une nuit, une seule caméra, et un plan-séquence de 86 minutes. Ce n’est pas banal pour un film d’horreur, encore moins pour une production française. David Moreau, à la réalisation, mise ici sur l’immersion totale. Il ose l’audace du plan-séquence unique sur l’ensemble de sa durée pour nous embarquer dans une expérience un peu oppressante. J’adore la technique du plan-séquence et j’adore quand c’est fait sur une aussi longue durée – surtout que je n’ai pas forcément remarqué les transitions.

Outre le plan-séquence impressionnant en lui-même, les effets spéciaux méritent vraiment d’être mentionnés eux aussi : ils sont subtils mais percutants, et apportent un vrai plus à cette atmosphère angoissante. Il y a du numérique, bien sûr ; seulement, je suis à peu près sûr qu’ils ont misé également sur des accessoires emportés par les acteurs. C’est assez impressionnant – la caméra tournant en continu, il faut se débrouiller pour trouver des angles morts parfois. Et le film se débrouille, avec des plans et des images parfois vraiment marquants.

Le plan-séquence pourrait aussi justifier que le film ne se casse pas la tête avec un casting large. C’est certes le cas, avec juste trois personnages principaux… mais il y a tout de même un beau nombre de figurants et des plans larges dans ce qui semble vraiment être toute une ville de campagne. Bref, cette approche immersive a nécessité une coordination sans faille entre les acteurs, l’équipe technique et la caméra elle-même. On sent que chaque minute compte et que chaque geste est calculé pour nous tenir en haleine, mais ça ne sort pas pour autant du film – ce qui peut être parfois le problème de ce genre de film.

J’ai lu sur Twitter que Mads était le 1917 des films d’horreur et c’est très vrai, même si le budget est moindre… mais dans 1917, il y a plusieurs moments où j’ai trouvé que le plan-séquence cassait bizarrement l’immersion ; que ça n’était pas hyper crédible dans l’enchaînement. Cela n’a pas été le cas pour Mads qui m’a bien embarqué – un chapeau bas d’ailleurs à ses acteurs qui sont pour moi de jeunes talents qui semblent n’avoir peur de rien et dont la carrière sera probablement à surveiller.

Des défauts quand même ?

Pour autant, même si le film en met plein les yeux, le scénario n’est pas toujours à la hauteur de ce que j’en attendais. Les choix des personnages semblent parfois improbables, ce qui peut casser le réalisme que l’on attendait dans une œuvre aussi immersive. Ceci dit, les personnages sont sous l’influence d’une drogue qui semble tout de même assez forte, et ça ne doit pas aider.

Bref, on se prend à douter, à se demander pourquoi tel ou tel personnage agit ainsi… mais on finit par se laisser reprendre par le rythme du film, tant il ne nous laisse aucun répit. En tout cas, moi, ça m’a fait cet effet-là. J’ai lu des avis un peu moins positifs en faisant quelques recherches pour cet article : il y en a qui n’ont pas accroché, reprochant la platitude du scénario par moments. Je ne peux pas nier qu’il y a un ensemble prévisible et une conclusion peu étonnante quand on est vraiment habitué aux films d’horreur. Je n’appelle pas ça un problème pour autant.

En bref, *MadS* est une expérience intense, pas toujours parfaite, mais qui mérite qu’on s’y attarde pour son approche audacieuse et ses performances. L’essayer, c’est plonger dans un cauchemar cinématographique et vraiment, ça a été un coup de cœur inattendu de ma semaine. Il fallait bien que je vous le partage !

PS : si vous n’en avez pas ça, David Moreau, le réalisateur, avait proposé il y a quasiment vingt ans le film Ils, qui est plutôt une réussite pour un film d’horreur (bon, on lui doit aussi Vingt ans d’écart, mais ça, c’est une autre histoire).

Something is killing the children (vol. 1 à 3)

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je vous parle de Something is Killing the Children de James Tynion IV, un comic dont j’ai littéralement dévoré en moins de 24 heures les trois premiers volumes. Une adaptation en série est prévue prochainement sur Netflix.

De quoi ça parle ?

Imaginez une petite ville tranquille, Archer’s Peak, où des enfants sont d’abord retrouvés déchiquetés, avant que d’autres ne disparaissent mystérieusement. Il y a bien un survivant du massacre, mais il n’ose pas trop raconter son histoire cauchemardesque de monstre tapi dans l’ombre. L’arrivée en ville d’Erica Slaughter, aussi redoutable et mystérieuse que son nom de famille le suggère, marque le début d’une traque effrénée, et on se retrouve plongé dans un univers qui accroche dès les premières pages.

Cela faisait des années que je voulais découvrir ce comic dont le premier numéro date de 2019, mais je le gardais de côté pour une période un peu spéciale – Halloween me paraissait le moment parfait, mais j’étais toujours pris par autre chose et j’étais un peu frileux de voir la collection être de plus en plus longue.

C’est vraiment bien ?

Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que j’ai fini par craquer ce 31 octobre… Et je n’ai pas été déçu du tout : dès les premières pages, j’ai été captivé par cette héroïne badass qui n’a pas froid aux yeux et par ce pré-ado traumatisé par le massacre de ses amis.

Ayant déjà beaucoup aimé Wynd du même auteur (la suite arrive enfin dans une douzaine de jours !) et n’ayant jamais lu la moindre critique négative sur cette saga (au contraire, même), j’étais confiant, mais ici, Tynion IV livre quelque chose de bien plus intense et percutant que ce que j’imaginais. C’est sombre, c’est choquant, et c’est tout simplement impossible à lâcher.

L’histoire est un vrai page-turner, avec des scènes d’une intensité franchement bien sentie. Certaines cases m’ont carrément fait frissonner, sans exagérer (mais maintenant que j’ai écrit ça, ça ne vous le fera peut-être pas…) tant elles sont sanglantes et graphiques. Un moment en particulier m’a… terrifié doit être le mot : je savais que ça allait être violent, je savais que ça allait arriver car il y a des indices pour l’anticiper, mais je ne pensais pas que ce serait à ce point rapide, violent et choquant ! Ce n’est clairement pas pour les âmes sensibles, mais c’est justement ce qui rend la lecture aussi addictive. En France, j’ai cru voir passer un « interdit au moins de 16 ans ». Ça ne me surprend pas, et certains twists ne sont pas sans rappeler la violence de The Walking Dead, par exemple.

Une adaptation à venir

Ce qui rend Something is Killing the Children si intéressant, c’est aussi son univers. La mythologie autour de l’organisation dont Erica fait partie est fascinante, et on sent qu’elle n’a été qu’à peine effleurée dans ces trois premiers volumes. C’est le genre de saga qui pourrait durer encore longtemps tant le potentiel est là, avec une organisation à découvrir, peut-être même à renverser, et un bestiaire de créatures qu’on devine immense.

L’annonce de son adaptation en série par Netflix n’a donc rien de bien surprenant, mais elle m’intrigue aussi beaucoup sur la forme et le ton que ça prendra.

L’histoire rappelle bien sûr Buffy contre les vampires, avec cette héroïne blonde qui se charge des monstres. Mais en 2024, l’approche est plus sombre, plus brute, bien plus sanglante et pour l’instant, on est un peu moins dans l’approfondissement des personnages secondaires. On sent qu’ils sont attachants, mais je me demande lesquels resteront pour la suite.

Les trois premiers volumes formaient une première grande histoire concentrée sur Archer’s Peak, ce qui pourrait d’ailleurs correspondre à une saison 1 assez efficace pour la série. C’est intense, ça va droit au but, et ça pose de solides bases pour la suite. On a tout ce qu’il faut : une héroïne charismatique, une ambiance glauque, et des personnages auxquels on s’attache progressivement.

Bref, j’adore. Si vous aimez les histoires sombres, captivantes, avec un soupçon de frisson et des créatures monstrueuses, Something is Killing the Children est un must. Personnellement, je suis déjà impatient de découvrir la suite, tant il y a de choses à explorer et de mystères à résoudre.Cela tombe bien, il me reste cinq volumes à découvrir. À lire absolument… mais peut-être pas, comme moi, avant de dormir car vous y passerez la nuit !