Malcolm : Life’s still unfair (S01)

Salut les sériephiles,

Il y a six mois, j’étais hyper hypé par le retour de Malcolm et je vous en faisais un article. Et puis, la série est sortie et je n’ai pas regardé ces quatre mini-épisodes. Pourquoi ? J’ai eu peur d’être déçu, j’ai voulu trouver un moyen pour les voir les quatre d’un coup et puis les retours n’ont pas duré bien longtemps. J’ai réussi à ne pas être spoilé et il n’y avait plus d’urgence.

Quelle idée de ne faire que quatre épisodes et quelle idée de tous les diffuser d’un coup ! Bon, et donc, ça fait quelques mois maintenant. Est-ce qu’il ne serait pas temps de les voir ? Si, probablement. C’est pourquoi, j’ai décidé de m’y mettre.

Le résultat, c’est que je suis plutôt très déçu par le résultat et que j’aurais peut-être mieux fait de passer mon chemin. La folie est toujours là, mais contrairement à Scrubs, ce retour n’a pas réussi à me faire rire. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais ça m’a paru forcé. Bref, je ne vais pas en faire un retour complet épisode par épisode comme d’habitude pour cette raison. Histoire d’en garder une trace sur le blog tout de même, voilà donc ce que j’ai pensé au fur et à mesure, mais pour résumer, sachez que j’ai trouvé le trailer du retour meilleur et plus efficace – que ce soit pour l’humour ou le rythme. Quelle déception.

Episode 1 – 12/20

La série commence bizarrement par un montage « Previously on » qui nous rappelle toute l’ambiance de dingue de cette série. Est-ce qu’elle passerait encore comme ça en 2026 ? Je ne suis pas sûr. C’est peut-être une grande partie du problème, d’ailleurs : la série me faisait rire par son rythme de dingue et sa folie, mais elle peine à y revenir.

Dans cet épisode, la folie, c’est Hal qui fait un happening dans un magasin ? Vraiment ? La solution de Malcolm pour être normal est de rester loin de sa famille ? Mais toutes les saisons ont montré qu’on ne les quittait jamais vraiment et qu’ils étaient codépendants… Le nouveau Dewey ? je trouve que ça le fait. Je suis triste, évidemment, mais je suis surpris que l’acteur choisi arrive si bien à l’interpréter de manière cohérente – qu’il soit devenu un coureur de jupons, par contre, mouais. Ironiquement, je l’ai plus reconnu que Reese – je ne sais pas, Reese ne paraissait pas aussi à l’aise qu’avant dans son rôle de neuneu. C’est peut-être parce qu’il est adulte, en fait.

Malcolm ? Le voir adulte, ça fonctionne à peu près. Qu’il reprenne la narration, ça marche, surtout quand il décrit ses stratégies pour éviter sa famille (c’est ce que font tous les adultes, non ?) ou les crises qu’il piquait en leur présence. Qu’il assure être sain d’esprit et bien mieux loin d’eux, mais que la révélation finale soit que sa fille pense ses grands-parents morts et que les grands-parents ne soient même pas au courant de l’existence de leur petite fille ? Eh, c’est bon, je suis blasé.

Que sa fille reprenne la narration ? C’est un non. La série aurait dû rester 100% du point de vue de Malcolm OU 100% du point de vue de sa fille, mais proposer un épisode qui fait les deux… Je ne sais pas, pas convaincu par le pont entre les générations et par l’écriture des scènes au lycée. Il n’y a que quatre épisodes, a-t-on vraiment envie de suivre Leah au lycée ? Je ne pense pas. C’est un entre-deux étonnant. Au moins That ‘90s show avait fait un choix efficace sur le sujet.

Sinon, j’adore l’actrice qui joue Tristan… mais je la trouve mille fois trop jeune pour être la petite-amie de Malcolm parce que je l’ai vue jouer une ado dans l’excellente Trinkets près de dix ans après la fin de Malcolm. En vrai, ils n’ont que sept ans d’écart, mais quand même.

Episode 2 – 10/20

Il y avait beaucoup de taf pour me convaincre après ce premier épisode et ce cliffhanger pas convaincant. J’y ai cru dans les premières scènes en famille, mais quand il est révélé que Reese continue d’être un parfait idiot après un premier épisode où il était plus sérieux, c’est… déceptif ? Je le reconnais beaucoup plus dans cet épisode, mais du coup, ça me fait bizarre qu’il soit dans un entre deux. Ceci dit, la manipulation d’Hal, c’était un grand classique, ça ne devrait pas me surprendre.

Francis vit dans le garage de ses parents ? Je suis triste pour lui. Il s’apprête à devenir papa et c’est très bien, mais j’espérais tellement mieux pour le personnage. Je ne sais pas, on dirait que les scénaristes forcent les personnages à redevenir ce qu’ils étaient – ce n’est pas la trajectoire que j’imaginais pour eux.

Du côté de Malcolm… Bon, il rappelle Stevie, ça se tient vu la cata qu’est sa vie, mais apparemment ils ne se parlent plus vraiment ? Tristan veut le forcer à se réconcilier avec sa famille ? Cela ne colle pas. On sent aussi que les dramas sont expédiés rapidement ou écrits pour pouvoir l’être en quatre épisodes, quoi. Il en va de même pour les retours (Ritchie ?) : on sent la commande qui impose aux scénaristes de rusher et de vouloir faire un maximum de fan service.

Si j’ai préféré Leah dans cet épisode, je continue de trouver bizarre l’équilibre que la série ne trouve pas entre la vie de famille et sa vie au lycée. Je ne sais pas, ça ne me posait pas de problème dans la série d’origine. La scène où elle se plante dans le placard pour apprendre à connaître sa famille est bonne, mais pas aussi drôle qu’elle devrait l’être. Finalement, ma seule vraie bonne surprise de ces deux épisodes, c’est Kelly. J’avais lu tout et son contraire sur Twitter, mais je trouve que c’est efficace.

Episode 3 – 08/20

Tout le monde surjoue et force trop, je crois que c’est ce qui me pose problème avec ce revival. Cela fonctionnait dans la série d’origine, mais ça n’arrive pas à me convaincre parce que j’ai l’impression que le scénario force lui aussi pour qu’on retrouve les personnages d’avant… sans parvenir à nous les rendre vraiment. Il y a peut-être une exception pour Lois.

Que dire d’Hal ? L’acteur est devenu complètement exhibitionniste pour qu’on nous le foute à poil deux fois en trois épisodes ? Je suis à ça de le trouver plus exhib qu’Archie. La scène de l’autothérapie est toutefois bonne – mais là aussi, ça me perturbe. J’ai l’impression que ce revival a été écrit pour démontrer toutes ses capacités d’acteur (qui ne sont plus à prouver). Et c’était lourd, tout de même.

Je devrais en avoir quelque chose à faire de la rupture entre Malcolm et Tristan ? De Reese qui fait chier Kelly ? Cela ne prend pas du tout sur moi. J’ai préféré l’intrigue de Francis qui ressemblait un peu plus à ce qu’on avait à l’époque, mais cette compétition qui n’importe qu’à lui pour remonter dans l’estime de Lois était ridicule comme Malcolm sait le faire – et devrait le faire.

Le cliffhanger ?? Ne me lancez pas dessus, je suis énervé qu’ils osent faire un tel accident pour du suspense là. Comme si ! Et Malcolm qui se retrouve encore avec une nana qui a des casseroles improbables ? C’est trop ! Ils nous ont vendu un Malcolm qui restait loin de sa famille afin d’être stable. Pourquoi continuerait-il d’avoir tant de chaos dans sa vie ?

Episode 4 – 07/20

L’accident n’a aucune conséquence majeure et ne servait qu’à faire un cliffhanger, comme je m’y attendais. Tout le monde est réuni de manière artificielle pour l’anniversaire de mariage de Lois et Hal. Le but est clairmenet d’avoir une excuse pour réunir tout le monde, y compris ceux que nous n’avions pas encore revus. Je ne ssuis pas scénariste, mais quelque chose me dit que ça aurait mieux fonctionné si la mini-saison avait commencé par-là et par des retrouvailles à partir de là. Genre, la copine de Malcolm le traine avec sa fille sans le prévenir et hop, tout part de là, avec uniquement le point de Leah. Ouais, je ne sais pas, je n’aime pas du tout l’intrigue qu’on lui donne, mais je me dis que ça aurait pu donner quelque chose quand même.

Là… Non. On sent que les acteurs sont heureux d’être de retour dans leur rôle, mais je ne vois pas ce que cherche à raconter ces quatre épisodes. Le problème créé est artificiel et la résolution l’est tout autant, forcément. Allez, je leur reconnais tout de même que c’est cool d’avoir Malcolm qui arrive par lui-même à comprendre qu’il est un homme bien ou d’avoir Hal/Reese pour remettre les choses au point.

En fait, ces scènes m’ont fait croire que j’allais accrocher. Malheureusement, toute la fin est un énorme ramassis de bullshit. Le coup des paillettes aurait pu me faire rire, mais le fait que Lois consacre toute une vidéo à dire à quel point Hal est génial ou que Malcolm fasse une demande en mariage qui n’a rien de logique… Tss. Non, ça ne passe pas. En plus, sérieux, Hal a fait de jolis cadeaux à Lois avant, je sais, mais ça envoie quoi comme message encore ? C’est Lois qui est incroyable dans cette famille, pas Hal !

En bref

J’ai eu du mal à accrocher à ces quatre épisodes principalement parce qu’ils n’ont pas réussi à trouver leur ton et à rappeler le chaos qu’était la série d’origine. Pire encore, j’ai trouvé qu’ils ne savaient pas ce qu’ils voulaient raconter et qu’ils se perdaient souvent en route. Alors oui, ça fait plaisir de retrouver les personnages et de les revoir se crier dessus, mais ça n’a pas fonctionné sur moi car ça n’avait pas autant de sens qu’à l’époque – ça n’arrivait pas à être drôle, on forçait trop tout le monde à redevenir ce qu’il était et il n’y avait pas assez de temps pour que tout le monde retrouve ses marques ou soit développé de manière cohérente.

Finalement, ce revival nous montre exactement pourquoi parfois c’est une bonne idée de laisser mourir les séries dans un coin plutôt que de les forcer à revenir. Oui, c’est ironique de poster cette critique juste après mon article sur le retour à venir de The Guild dont je suis super content, je sais…

The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles,

Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est arrivé aujourd’hui :  si je voulais voir le film le jour de la sortie, c’était ma seule possibilité alors j’ai mis le réveil, j’ai pris le train plus tôt que les autres jours de la semaine et j’y suis allé.

Bon, déjà, sachez que ça n’a rien de bien exceptionnel : c’est juste une séance de ciné à Châtelet, finalement. Moi, je l’aime bien ce ciné, et jamais de la vie il y a eu des gens aussi impolis que dans certains tweets postés la semaine dernière prétendant qu’il y avait des gens débarquant avec des poussettes et des gamins jouant devant l’écran. Jamais. Là, la salle n’était même pas pleine. Pour un Star Wars, c’est un peu inimaginable.

Cela dit, est-ce que c’est si surprenant ? Pas tellement. On parle quand même d’un film qui s’appelle The Mandalorian & Grogu et qui ne semble être fait que pour le fan-service des gens ayant une vague idée de qui est Mando et étant fan de Grogu. Vous me direz, c’est un peu mon cas en théorie – la partie fan de Grogu, je ne peux pas dire le contraire après avoir bouffé tous les burgers possibles et imaginables portant son nom encore ce mois-ci.

Est-ce qu’il faut avoir vu la série pour voir le film ?

J’aurais pensé que oui et c’est bien pour ça que j’avais écrit un article ce week-end résumant les trois premières saisons de la série, mais finalement… pas du tout. C’est inutile de regarder les trois saisons pour voir ce film, je pense vraiment qu’il y a assez d’éléments pour comprendre ce qui se joue. Il faut connaître un peu l’univers Star Wars, OK, mais sinon… Ca passe.

Est-ce que ça fait plaisir quand on a vu la série ?

Eh, retrouver les personnages est un vrai plus ; mais le fait que ce soit une longue (trop longue) aventure déconnectée de la majorité des enjeux de la série, ça fait vraiment bizarre. Est-ce que ça fait plaisir quand on est fan de Star Wars ? Je ne le suis pas exactement, mais je crois que la réponse est non. Franchement, à part une ou deux transitions, nous sommes loin, très loin de ce qui fait tout le culte des films de la saga. On cherche les sabres laser, on cherche les grandes batailles dans l’espace et tout ce qu’on trouve, c’est un western bien léché… qui n’a pas forcément besoin de grand écran pour être apprécié.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! Je suis très content d’avoir vu ce film sur grand écran, c’est plutôt chouette, la BO de Ludwig Göransson est absolument fabuleuse (comme toujours) et vaut vraiment le coup avec un son d’une telle qualité (ça sublime vraiment le film), mais… Jon Favreau lui-même a reconnu que la saison 4 était déjà écrite quand la décision a été prise de faire ce film et ça se sent. Ils ont retiré toutes les intrigues qui auraient nécessité de connaître l’univers/la série et ils ont fait un film avec ce qu’il restait. Ô comme c’est ironique ! Après avoir passé trois saisons (allez, au moins deux) à me plaindre de l’effet désastreux que c’était d’avoir « un long film étiré en plusieurs épisodes pour faire une saison », je me retrouve avec à me plaindre de l’effet désastreux que c’est d’avoir « une saison réduite et condensée en long film de 2h30 ». Parce que ce n’est pas autre chose, ce film : c’est juste trois épisodes de Mandalorian (allez, quatre peut-être) mis bout à bout. En fait, on sent vraiment qu’ils ont condensé toute la saison en un film, qui forcément se trouve être un film un peu trop longuet.

Je suis partisan des salles de cinéma et c’est hyper agréable de voir sur grand-écran ce genre de production, mais pas une seule seconde le film ne m’a donné le sentiment qu’il n’aurait pas été à sa place en diffusion directe en streaming sur Disney +. En fait, c’est ça, je me suis senti sur Disney + tout le long – et j’ai pas mal regretté de ne pas avoir mon ordinateur pour écrire directement la critique comme je l’ai fait pour les trois premières saisons, c’est dire ! Bref, si vous n’avez pas d’abonnement ciné, ça vaut peut-être le coup d’attendre la sortie en streaming (sur Disney +), il n’y a pas franchement d’argument pour aller le voir en salle.

Bon, et concrètement, si on entre dans le vif de la critique et les spoilers, ça donne quoi ?

Ca donne des spoilers, vous êtes prévenus :

Des retrouvailles avec les personnages

La première partie du film ressemble vraiment beaucoup (beaucoup) à un épisode de la série : on assiste à une réunion d’hommes et femmes politiques sous le joug de l’Empire. La réunion est interrompue par une intrusion de quelqu’un qui déclenche toutes les alarmes. C’est hyper convenu et prévisible, jusque dans les gags : il s’agit du Mandalorian, accompagné de Grogu. On les aperçoit d’abord furtivement, puis beaucoup mieux, c’est top, l’humour prend bien.

Une course poursuite permet de vraiment situer les personnages principaux du film, avec une scène d’action un peu longue, mais très jouissive à voir au cinéma. Du côté de la chorégraphie et de la mise en scène, ça m’a parfois fait penser à Daredevil. Vraiment, on est sur Disney +.

Finalement, Mando et Grogu font beaucoup de dégâts à l’Empire, détruisant un énorme QG, puis trois vaisseaux terrestres de la terrestre et enfin un vaisseau volant. Quant au dirigeant de l’Empire, c’est bien simple, il n’est plus de ce monde.

Ce n’était pas exactement la mission de Mando, toutefois. Il est « messy, really messy » comme dirait Sigourney Weaver (elle est l’ombre d’elle-même du côté du jeu d’actrice, je trouve, c’était très plat – et c’est encore plus décevant quand on voit des interviews où l’actrice dit qu’elle y croyait vraiment quand elle parlait à Grogu ? Qu’est-ce qu’il ne faut pas dire pour vendre un film ?). Cette dernière incarne une dirigeante de la Nouvelle République à qui le Mandalorian rend des comptes : il est indépendant, certes, mais il bosse pour elle et accepte les missions qu’elle lui donne. En échange, il obtient un super vaisseau flambant neuf – une antiquité retapée, en fait.

Une mission efficace : retrouver Rotta Hutt

Après cette première partie plutôt réussie qui était vraiment construite comme un épisode de la série, le Mandalorian et Grogu s’envolent vers d’autres cieux, comme la Team Rocket. Ils sont accompagnés d’un pilote dont j’avoue ne pas avoir retenu le nom, même si ça faisait du bien de l’avoir. Autant on peut se permettre d’avoir des épisodes quasi entiers de la série où personne ne parle, autant au cinéma, ce serait long, quoi.

S’ils s’envolent de la planète où est basée la Nouvelle République, c’est parce qu’ils ont une nouvelle mission, donc. Ils doivent retrouver Rotta Hutt. Cela ne plaît pas du tout à Mando qui doit parler aux jumeaux Hutt pour cela. On les a aperçus brièvement dans la série et on sait que ce ne sont pas des gentils, il est bien sûr question de faire quelques clins d’œil à la saga et j’ai cru que ça allait lancer quelque chose d’un peu plus ambitieux. Pourtant, il ne faut chercher aucun vrai lien avec d’autres projets Star Wars, il n’y en a pas, le film ne fera rien bouger du tout de ce côté-là.

À la place, on a droit à une intrigue très convenue où Mando part à la recherche de Rotta, le neveu des jumeaux. Si ceux-ci affirment craindre pour la vie de leur neveu, le twist est assez vite révélé : c’est Rotta qui devrait être sur le trône et ils veulent juste s’en débarrasser. L’ironie du sort, c’est que s’ils n’avaient rien fait, ce serait arrivé.

En effet, après quelques péripéties et un peu d’humour (j’ai beaucoup aimé le pauvre serveur qui se fait harceler par Mando et tout le délire sur le prix du sel), Mando découvre en effet que Rotta est utilisé pour mener des combats. Il est érigé en véritable star de ces combats, mais c’est pour mieux mener à un dernier combat avant sa liberté où il sera mis à mort par un autre sbire de l’Empire.

Ce n’est pas très inspiré, mais ça fonctionne très bien, surtout que bien sûr, Hutt refuse de suivre Mando à temps. Allez, peut-être que ce serait un double épisode de la série, avec un petit cliff quand Mando et Grogu sont gazés au moment d’essayer de libérer Rotta. Cela fonctionne plutôt bien et les combats font d’excellentes scènes d’action.

Après tout ça, Rotta est finalement libéré et accepte de suivre Mando qui lui sauve la vie plus d’une fois. Au passage, Mando apprend de ses erreurs et est assez malin pour arrêter le sbire de l’Empire en le gardant en vie, cette fois. Il double ainsi les Hutt : plutôt que de leur ramener le neveu comme promis, il lui laisse la liberté MAIS il apporte à la Nouvelle République ce qu’elle espérait en échange de la libération de Rotta, à savoir un haut placé de l’Empire.

La partie Grogu du film

Vraiment, on sent que tout ça n’est jamais qu’une suite d’épisodes de la série entassés pour ne faire qu’un seul film. Il y a donc un temps mort à ce moment du film où Grogu et Mando rentrent chez eux. C’est très sympa à voir, on retrouve des persos secondaires de la série (mais pas celle qu’on voudrait – ne cherchez pas les femmes de toute manière, il n’y a QUE Sigourney Weaver et des figurantes dans tout le film ?? Putain, on est en 2026 sérieusement, comment c’est possible ?) et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Comme ça ne ferait pas un super film, on en arrive au nœud dramatique qui justifie d’avoir Grogu dans le titre du film (encore que) : les Hutt se vengent et viennent kidnapper le Mandalorian chez lui, sans s’occuper de Grogu. Ce dernier part donc à la recherche de son père. J’ai cru que le film allait passer une demi-heure rien qu’avec lui, mais je suppose que ça n’aurait pas été suffisant et assez bavard. Ainsi, on a plutôt droit à un retour sur Mandalorian et les Hutt.

Il est révélé que Rotta a été récupéré par son oncle et sa tante également et que maintenant ceux-ci veulent se venger du Mandalorian qui les a doublés. Rien de plus simple : ils lui retirent son masque pour lui foutre la honte et se satisfaire de le voir défait, avant de le condamner à mort en l’envoyant dans une fosse pleine d’eau et de monstres. Il s’agit là du moment où l’on voit la tête de Pedro Pascal, il fallait bien qu’il tourne à un moment ou un autre. La scène d’action est plutôt bien foutu, c’est grosso modo ce qu’on peut dire de chaque scène d’action de ce film, véritablement sublimées par la musique de Ludwig Göransson (je me répète, oui).

Malheureusement, au passage, Mando se fait empoisonner par un monstre. Certes, Grogu arrive à temps pour sauver son papa des dents acérés du serpent de mer, mais il ne peut le sauver de ce poison. Pire encore, il est venu dans un vaisseau trop petit pour le ramener chez lui. Mando fait donc le choix de se sacrifier pour savoir Grogu et leurs petits-amis en sécurité dans le vaisseau. Il fait demi-tour, attaque quelques-uns des mignons des Hutt et… se laisse mourir dans la forêt.

Bien sûr, Grogu n’abandonne pas son père pour autant et après un passage un peu gluant mais appétissant (j’ai le droit à la réf, c’est Disney), Grogu soigne son père avec la Force. Il ne peut rien faire pour le poison malheureusement, alors il se contente de lui faire un abri. Commence alors une longue errance : le va-et-vient de Mando ne m’a pas fait rire du tout, Grogu qui se balade seul, ça n’avait pas grand intérêt et alors je ne comprends pas comment et pourquoi il reçoit de l’aide et un antidote au poison !

Pourtant, ça permet de sauver Mando et après une nuit d’angoisse pour Grogu, tout est bien qui finit bien, les vieux s’occupent des petits, puis les petits s’occupent des vieux, this is the way. J’ai levé les yeux au ciel tellement la réplique était creuse. Et à ce stade, on sent qu’on a avancé d’un ou deux épisodes dans la saison : il reste un peu moins d’une heure de film, il va falloir tout conclure… sauf qu’il ne s’est pas passé grand-chose pour les personnages.

La revanche de Mando

Malheureusement, il en sera ainsi pour la dernière partie du film. Mando propose à Grogu de partir en sachant qu’ils seront toujours traqués par les Hutt ou de rester sur leur planète pour mettre un terme à leurs agissements et sauver Rotta, le nouveau meilleur pote de Grogu parce que Rotta partage sa bouffe avec lui (Grogu passe la moitié de ses scènes à manger dans le film ; ce qui était mignon devient sacrément lassant, je trouve). Cruel dilemme, on se demande bien ce qu’ils vont choisir, hein.

Retour chez les Hutt, donc, où Rotta est sauvé par Grogu. Notre Mandalorian s’occupe de s’attaquer au plus puissant sbire des Hutt, le chasseur (qu’il laissera s’échapper finalement !), Grogu doit faire face au chien du chasseur et Rotta, libéré, délivré, s’occupe de son oncle et sa tante. Ces trois-là et le chasseur tombent après une bonne scène d’action dans la fosse où le serpent marin les attend avec appétit. Le chasseur parvient à s’échapper, l’oncle et la tante se font bouffer et Rotta… est sauvé par Grogu, grâce à la Force.

Trop fort, ce Grogu, oui. Je pensais que le film allait s’arrêter là par une petite pirouette, parce que même s’il ne le voulait pas, Rotta est à présent l’héritier du trône et le roi, en théorie. En pratique, toute la base le chasse et la situation est compliquée pour Mando et Grogu.

Par chance, leurs alliés sont allés prévenir la Nouvelle République en attendant. Voilà donc super Sigourney qui débarque pour anéantir toute la base des Hutt tandis que Mando, Grogu et Rotta n’ont qu’à s’échapper de celle-ci avant qu’elle ne soit détruite – avec une scène qu’on voyait dans la bande-annonce. Oui, comme d’hab, j’ai revu la bande-annonce après le film et c’est fou comme elle révélait le peu qu’il y a voir dans le film (et le vendait tellement mieux que ce qu’il n’est ; il n’y a pas tant d’action, désolé !).

Tout ce petit monde retourne donc sans perte et fracas sur la planète de la Nouvelle République où Rotta décide de travailler avec la résistance (incroyable pour un Hutt, n’est-ce pas ?) et où Mando et Grogu décident de repartir chez eux. En chemin, Grogu a enfin le droit de piloter un peu (un clin d’œil sympa au début du film où il a failli tuer Mando), sous le regard bienveillant et masqué de son daddy.

Voilà, c’est tout, tout ça pour ça ; il n’y a rien de plus dans le film, pas de scène post-générique, une fin qui boucle l’intrigue mais n’ouvre rien – pas de conclusion définitive, pas de suite concernant Mandalore, rien. C’était bien, un vrai bon moment, mais ce n’est pas un bon film. C’est creux, franchement, ça n’apporte aucune évolution aux personnages et franchement, si saison 4 il y a, il n’y aura apparemment pas besoin d’avoir vu le film pour la comprendre. Putain, ça me rend fou : la saison 1 de Boba Fett a été plus importante dans la mythologie de la série The Mandalorian que ce film.

C’est un choix, vous me direz, mais à mes yeux, ce fut un mauvais choix parce qu’on reste vraiment sur sa faim après 2h30. Après, une fois de plus, ce fut un bon moment et je le recommande aux fans… Moins aux non-fans de la série. Ce n’est pas Star Wars, quoi ; et ça peut se contenter d’être vu en streaming.

The Mandalorian and Grogu : le récap de la série (en gros) avant le film

Salut les sériephiles,

Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?

Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.

Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).

Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.

Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :

Un bon gros recap de la série.

Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.

Saison 1

Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.

Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.

En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.

La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.

Saison 2

Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.

La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.

Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.

Sauf que non.

Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.

C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.

Saison 3

La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.

J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.

Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.

Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.

C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.

Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.

Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.

Comme dirait l’autre :

Et maintenant?

Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et…  Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.

Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.

En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !

Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog

The Mandalorian & Grogu : une saison bâclée, mais pas un bon film

Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…

Daredevil Born Again – S02E01 – The Northern Star – 15/20

C’est un retour plutôt efficace du point de vue de l’action et qui sait ménager ses effets, mais le problème, c’est qu’on en sait déjà trop sur les guests à venir. Du coup, on les attend plus qu’autre chose et la surprise de fin d’épisode n’en est absolument pas une, tout ça est un peu trop prévisible à mon goût. En plus, on s’éloigne parfois de l’intrigue principale en fil rouge pour s’intéresser à des sous-intrigues pour l’instant totalement éclatées et morcelées, ça ne parvient pas à me convaincre, même si je ne doute pas que toute la lumière sera faite un peu plus tard dans la saison.

Spoilers 

Matt fait couler un navire de Fisk pour révéler son trafic d’armes.

Oh, you think the evidence matters ?

Autant l’an dernier, j’étais content de moi car j’avais réussi à rattraper toute la saison 3 de la série d’origine avant de commencer la nouvelle saison, autant cette année, c’est n’importe quoi : je voulais rattraper Punisher et Jessica Jones, je n’ai pas vu un seul épisode ; je voulais poster dans les temps, j’ai une semaine de retard. C’est le taf, que voulez-vous ?

Mon autre gros souci cette saison, c’est que je me rends compte que j’ai tout oublié de la saison 1. Cela fait pourtant à peine un an, mais le résumé ne me rappelait pas toujours quelque chose. Il y a des scènes que je découvrais au fur et à mesure alors que je les ai déjà vus. Heureusement, le résumé est long et permet efficacement de se remettre les pièces du puzzle en place. La pièce la plus importante, je l’avais déjà : Fisk est élu maire.

Comme toujours, l’épisode commence par un micro-trottoir, pour nous montrer que les gens sont heureux d’avoir un New-York sous loi martiale. Lol. La propagande, c’est toujours efficace aux USA. On sent bien que ce micro-trottoir est orienté, plus encore qu’en saison 1. Après ça, nous assistons à l’arrivée d’un navire en ville et on sait déjà qu’il aura son importance : il a le nom que porte aussi l’épisode, l’étoile du Nord. Pourquoi ça me donne envie de retourner à Disneyland profiter de Frozen Ever After plutôt que d’aller au taf après cet épisode ?

Il y a des mystères peu profonds, on va dire. En tout cas, la saison commence tout de suite par un peu d’action : Daredevil, muni de son plus beau costume, s’infiltre à bord de ce bateau en mettant KO tous les hommes qui font leur ronde dedans. C’est ironique ce que je vais dire, mais je reproche un peu à la série de nous laisser avancer à l’aveugle dans cette scène d’action, parce qu’on ne voit pas grand-chose. Là où on est habitué à de belles chorégraphies de combat, le but est ici au contraire de ne pas trop en montrer. Je suppose que ça permet quelques économies du point de vue du budget.

Même si l’attaque de Daredevil est rapidement repérée, les hommes pilotant le navire continuent de vouloir faire arriver le bateau à bon port. C’est peine perdue : celui-ci finit par couler dans un enchaînement d’événements que je trouve quelque peu flou. Qu’importe : cette saison commence par un petit Titanic et de beaux effets spéciaux. Daredevil s’en sort bien et c’est tout ce que la série voulait montrer : un héros capable de s’en sortir dans des conditions extrêmes, parce qu’il est aveugle mais a une super ouïe. Du point de vue technique, j’aime bien la facilité des changements de taille d’écran, encore et toujours. Du point de vue logique, je peine à comprendre comment il peut rejoindre le rivage, mais bon.

Le générique est toujours très chouette en tout cas, et ça, c’est un vrai point fort de la série.

Après tout ça, Daredevil rentre dans son bar favori. Celui-ci semble à l’abandon à première vue, mais on comprend assez vite qu’il s’agit d’un gymnase où nos héros s’entraînent. Nos ? Matt y retrouve Karen et lui explique enfin ce qu’il en était du Northern Star. C’est un navire qui était plein d’armes à feu : Fisk se sert du port de New-York pour faire du trafic d’armes. C’est bien de couler le navire, mais ça fait couler les preuves aussi. Karen et Matt cherchent donc un moyen de prouver ce que Fisk fait, mais pas avant d’avoir pris le temps de s’embrasser – et plus, bien sûr.

Le lendemain matin, nous découvrons qu’ils vivent carrément ensemble dans ce qui semble être un grenier assez spacieux et lumineux.

De son côté, Fisk déclare que New-York est victime d’une attaque terroriste de Daredevil : le bateau coince complètement le port, paralysant tout le trafic maritime de la ville. C’est dur, je trouve, parce que Fisk est évidemment le connard et le méchant, mais là pour le coup, bloquer la ville… Daredevil n’est pas des plus malins. Il s’est filmé à bord du Northern Star pour bien signer son crime, si jamais ce n’était pas clair.

Bien sûr, les actions de Fisk déplaisent à la gouverneure de l’Etat et au gouvernement lui-même : Fisk doit aussi faire face à une petite réunion avec ses opposants lui rappelant qu’il y a une hiérarchie et qu’il est en roue libre, à confondre justicier et terroriste, à imposer une loi martiale, etc. On nous introduit aussi une intrigue parallèle avec un type, Charles, qui vient de Washington pour régler le merdier. Pardon, de Langley. Ouep, la CIA s’en mêle. Charles est un personnage insupportable qui débarque en pleine réunion à la mairie et fait preuve de tout son pouvoir politique en un coup de fil : les opposants de Fisk se couchent donc face à lui, sans qu’on ne sache exactement pour répondre à quelle injonction politique venant de plus haut.

Je suis un peu paumé devant certaines scènes de cet épisode, honnêtement. Ainsi, on assiste à une descente de policiers en ville, avec des policiers qui font preuve de violence gratuite dans un bar. Il s’agit en fait, mais ce n’est révélé qu’après, de nous montrer que la milice de Fisk a tous les droits pour mener l’enquête sur le Northern Star. Ils arrêtent donc les deux hommes qui pilotaient le navire pour les torturer et avoir plus d’infos sur ce qu’il s’est passé exactement. Après une petite séance de torture, le capitaine se fait donc tuer d’une balle dans le crâne, alors que bon, il n’y était pour rien. Fisk est toujours un méchant.

C’est lui qui est derrière tout ça et il l’assume totalement, même devant Vanessa. Il rencontre donc Charles avec elle pour remettre Charles en place et régler le problème du Northern Star. Il est ainsi révélé que Charles fait partie du trafic d’armes et que son job ici est de déplacer les armes coulées sans que personne à New-York ne les remarque. Easy peasy. Il s’agit juste de trouver des hommes qu’on peut facilement sacrifier pour déplacer les armes dans un entrepôt avant de les tuer dans ce qui paraitra être un accident.

Bien sûr, si les micro-trottoirs sont trafiqués et orientés politiquement, il y a aussi une réponse sur internet, avec des parodies et un influenceur (au moins) dénonçant les mensonges mainstream de la télévision. J’aime bien cette idée, en vrai. Et puis, ça permet aussi de nous réintroduire la journaliste de la saison 1 – elle assiste désormais à des fêtes où on la félicite sur son travail. Elle joue un double-jeu avec Karen, qui porte une perruque digne de Riverdale pour se déplacer en pleine journée (et nuit) sans être remarquée, puisqu’elle lui transmet toutes les infos qu’elle a. La scène n’était pas géniale, avec quelques regrets de Karen sur la mort de l’oncle… mais je me suis déconnecté de toute cette intrigue, j’avoue.

Nous retrouvons aussi la psy de la saison 1 dans cet épisode. Elle interroge un justicier dont elle doit faire l’évaluation psy avant son procès – officiellement. Officieusement, elle lui rappelle qu’il est là selon des lois martiales qui le sépare de tous ses droits. Une fois l’interrogatoire fait, elle est contactée pour modifier ses réponses et faire en sorte que l’homme soit bien vu comme un sociopathe. Elle est totalement manipulée par Fisk et ses hommes, c’est triste. Ils le font grâce à son choc post-traumatique de l’agression en saison 1. Et puis, c’est facile de manipuler des réponses à un QCM quand tout est fait au crayon à papier, en plus…

J’avais un peu oublié, mais dans tout ça, Matt a toujours un bureau et des collègues, en théorie. Ceux-ci s’inquiètent pour Matt et croule sous le boulot pour oublier que Matt est aux abonnés absents. Notre avocate préférée, Kirsten, est évidemment inquiète de la disparition de celui-ci, mais elle tient une belle poker face devant tous ceux qui ne sont pas Cherry (l’ex flic). Elle se voit pourtant proposer de belles offres de corruption de la part du procureur, mais elle les refuse.

De son côté, Cherry a des contacts avec Matt, toujours. Ils ont même des contacts en plein jour, certes dans des lieux isolés, mais bien visibles. Matt informe donc Cherry de tout ce qu’il sait sur le trafic d’armes de Fisk, parce qu’il a besoin de son aide pour le démanteler.

Il a une journée chargée pour un fugitif Matt : il se rend ensuite dans le bar où la police a arrêté les hommes du Northern Star pour offrir son aide d’avocat à la propriétaire. Je ne vois pas bien ce qu’il peut faire, mais soit. Le soir, il retrouve Karen chez lui et ils partagent un petit moment émotion à se souvenir de Foggy. C’est triste. En parallèle, la propriétaire du bar rencontre un SDF qui lui explique qu’il bossait sur le Northern Star et qu’il a besoin d’aide.

Si elle assure pouvoir lui donner, le réseau de Matt commence à souffrir quelques revers. Cherry se fait tabasser chez lui par la milice de Fisk. Heureusement, Matt sent à l’avance que ça craint pour lui quand Cherry annule leur RDV. Il peut donc venir à temps pour sauver Cherry de ces hommes. Malheureusement, il entend aussi le rythme cardiaque de Cherry : es problèmes au cœur de l’ex policier le rattrapent et perturbent Daredevil pendant son combat. On l’a connu plus efficace notre justicier, mais bon, le souvenir de Foggy et de son rythme cardiaque s’arrêtant le perturbe vraiment.

Bref, Matt est mis KO par des flics en surnombre. Ainsi, la milice démasque Daredevil et découvre que c’est Matt Murdock. Sans surprise, tous les hommes qui voient son visage se font alors tuer par un allié qui reste hors écran, mais envoie une petite lame « you’re welcome » à Matt. Qui est aveugle et ne peut la lire. Hum.

PS : Comment ça y a deux épisodes qui sortent aujourd’hui ? J’ai le temps pour un seul cet après-midi, c’est malin !

PS2 : J’espérais tellement plus après le cliffhanger de la saison 1, mais non, il faut prendre tout son temps pour voir le réseau de Matt vraiment à l’œuvre…

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