What if…? – S01E01

Épisode 1 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.

Spoilers

Et si Peggy Carter avait reçu le Super Sérum à la place de Steve Rogers ?

You’re lucky to be in the room.

Avant de commencer, je tiens à signaler que j’évoque dans la critique des éléments de films et séries du MCU – de Loki à Agent Carter, en passant par Endgame. Si vous n’avez pas tout vu, il y a potentiellement des spoilers, même s’ils ne sont pas dans l’épisode lui-même.

Ah le générique de Marvel Studios, quel plaisir, encore et toujours ! Par contre, je n’étais pas prêt du tout pour ce qui suivait, à savoir une bonne explication en quelques phrases de ce qu’était cette série sur les chemins non linéaires du temps, de l’espace et de la réalité. Les dessins sont sublimes dès le départ et nous font prendre conscience bien rapidement du prisme des possibilités et des branches. Il y a fort à parier que certains épisodes seront géniaux et d’autres beaucoup moins, mais alors que je me concentrais sur les dessins pour repérer les diverses personnalités mises en avant, voilà que la voix-off qui nous accompagnait nous précisait qu’elle allait être notre guide dans le multivers.

Marvel nous introduit donc The Watcher, qui semble tout connaître du multivers. C’est très bien tout ça, mais il s’inscrit où par rapport à la TVA lui ? On ne le saura pas tout de suite, puisqu’il préfère commencer par nous rappeler le contexte de l’univers Marvel en Juin 1943, avec la création d’un Super Soldat pour mettre fin aux démarches des nazis – et du Crâne Rouge.

Très vite, toutefois, on nous explique qu’un choix pourrait tout changer : Margaret Peggy Carter décide en effet de rester auprès de Steve Rogers quand il s’apprête à devenir Super Soldat plutôt que d’aller se mettre à l’abri en cabine. Simple, efficace. Cela change tout, car elle essaie ensuite d’empêcher un attentat… et ça mène à Steve qui se prend des balles de fusil avant d’obtenir le sérum de Super Soldat parce que l’attentat est beaucoup plus tôt que dans notre univers (pourquoi ? Mystère).

Par conséquent, alors que les doses sont sur le point de se perdre, Peggy s’élance pour obtenir le sérum à sa place.

Bien sûr, elle le fait parce qu’ils sont sur le point de perdre le projet Super Soldat – bon, c’est en tout cas ce qu’ils pensent, mais on a tous vu The Falcon and the Winter Soldier hein ? – et que c’est Howard Stark qui gère le projet. Sans avoir vu Agent Carter, j’aurais trouvé étrange qu’il désobéisse à un ordre direct de l’armée, même pour un Stark. En vrai, la série oubliée par Marvel Studios (mais pourtant canon !) avait fait du bon boulot pour nous introduire cette relation.

Il n’en faut pas plus pour que Peggy devienne un Super Soldat : elle se sacrifie pour entrer dans la machine car Steve n’en est pas capable et que Stark ne veut pas le faire lui-même. Sur le point de perdre des millions de dollars d’investissement, les militaires ont besoin de quelqu’un pour rentrer dans la machine.

Par contre, ils n’ont pas besoin d’une femme, et le général que nous voyons dans cet épisode ne se prive pas pour le faire remarquer à Peggy. Pour lui, l’argent est perdu, car il se retrouve avec une femme plutôt qu’avec un soldat. Et les femmes, ça se casse les ongles. Tss. C’est marrant, parce que le personnage de Peggy est hyper féministe et qu’on comprend bien que les réflexions sont là pour montrer à quel point la misogynie n’aura plus lieu d’être en fin d’épisode… mais en attendant, le sérum l’a fait grandir et a accentué sa poitrine, quoi. Qu’elle grandisse, c’est raccord avec Steve… mais la poitrine, était-ce vraiment nécessaire ?

On ne saura pas et pas le temps de se poser la question : le rythme de cet épisode est hyper rapide, c’est intenable ! On la retrouve très vite à l’infirmerie, puis à parler à Steve qui mentionne son ami Bucky partant à la guerre, sans lui, du coup. Ce pauvre Steve n’est plus que l’ombre de ce qu’on connaît de lui, finalement.

Le rythme est si rapide parce qu’on connaît déjà la mythologie du MCU, mais tout de même, il faut s’accrocher. Rapidement, il est question du Tesseract, parce que l’épisode doit régler en trente minutes ce que les films ont fait en 2h30. Pour se simplifier la vie, les scénaristes prennent donc des raccourcis en réintroduisant très rapidement Hydra et le Tesseract.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on observe Peggy se voir refuser le droit d’aller suivre la mission que Steve avait mené. À défaut de l’obtenir, elle le prend toute seule, avec l’aide d’Howard qui lui est toujours d’un indéfectible soutien. C’est intéressant et ça mène à une incroyable scène d’action. Quel plaisir de voir Peggy dans le costume de Captain… Britanica ?

Si la scène d’action est incroyable, c’est en grande partie grâce aux dessins, il faut bien le reconnaître. Pourtant, je n’apprécie pas tellement les dessins en ce qui concerne les visages – ce n’est pas trop mon genre. Pire, je trouve que la voix d’Hailey Atwell paraît vraiment superposée par moments, comme si elle ne savait pas trop ce que le personnage venait de faire juste avant : en pleine scène d’action, elle n’est absolument pas essoufflée.

J’ai trouvé ça déroutant, bien plus que de voir une femme gérer à fond cette bataille, désolé les gars des années 40 ! Peggy gère tout et est effectivement bien moins discrète que ce que l’on connaissait d’elle, mais elle obtient très vite le titre de Capitaine Carter, et ça sonne super bien. Quand je dis qu’elle l’obtient, il est évident qu’elle doit forcer ses supérieurs de l’armée à lui donner, hein. Elle se bat si bien, cependant !

Parmi les choses déroutantes dans l’épisode, aussi, il y a la romance entre Steve et Peggy. Elle pointe le bout de son nez de manière vraiment évidente, je trouve, et on ne comprend pas trop pourquoi ce lien continue d’exister entre eux. Tant mieux, hein ; je crois que je suis juste trop dans les clichés – elle est bien trop grande pour lui et ils ont moins de scènes en commun que dans le film une fois qu’elle devient Super Soldat.

En tout cas, Captain Carter déchire absolument tout dans cet épisode. On la voit libérer Bucky, prisonnier d’Hydra (ah, si elle savait !), puis accomplir tout un tas de missions périlleuses. Cela ne l’empêche pas de mener sa petite vie romantique avec Steve, même si leur premier baiser est interrompu par Howard. Arf, Dominic Cooper me manque, ce genre de gags passe tellement bien !

Il est intéressant que la série prenne le temps de souligner les attitudes misogynes de l’armée, les changements bien plus importants pour Peggy que pour Steve et le comportement du général qui finit par dire qu’il a toujours eu confiance en Peggy. L’humour passe bien. Quant à Steve, il ne reste pas qu’un jeune gringalet : avec un pote comme Howard, il devient l’écraseur d’Hydra et peut aider lui aussi à libérer Bucky.

C’est chouette comme entrée en matière pour What if en tout cas, car ça fait plaisir de retrouver ces différents personnages dans de nouveaux rôles. Par contre, la série ne perd pas de vue son intrigue globale et Hydra fait rapidement des remous. Même sans Tesseract, ils peuvent faire des dégâts, s’assurer que le 3e Reich ne sera pas le dernier et mener Steve à sa perte dans un train qui explose.

La scène est excellente et ajoute un moment d’émotions dans l’épisode, avec Carter qui pète un câble quand les considérations de l’armée ne sont pas vraiment pour Steve mais pour l’investissement perdu. Tss.

Cela n’empêche pas Peggy d’avoir envie de se venger de cette mort injuste, et pas qu’un peu. Elle mène donc une équipe à l’assaut d’une base Hydra menée par le Crâne rouge, en train d’activer le Tesseract. C’est là que Bucky finit par tomber sur l’armure de Steve. Il trouve aussi Steve, blessé… mais encore prêt à passer à l’action. Et oui, mourir est impossible dans une armure indestructible d’Howard !

Aidé par Bucky, Steve reprend vite le contrôle de sa super-armure et part au secours de Peggy. Non pas que ce soit nécessaire, hein. De son côté, Peggy poursuit sa vengeance en se rendant auprès du Crâne Rouge, mais elle arrive un peu trop tard. Le Crâne Rouge a réussi à ouvrir le Tesseract et faire entrer dans notre dimension un « calamar géant » comme le dit Bucky – ou juste de quoi faire fantasmer définitivement Hydra.

Pas le Crâne Rouge qui termine écrasé par les tentacules, laissant le terrain libre à Peggy et Howard pour tenter de sauver la situation. L’humour reste présent à chaque moment de tension de cet épisode – même quand il s’agit de faire référence à l’univers qu’on connaît d’ailleurs (le bras de Bucky !), et c’est un vrai plaisir car ça me donne l’impression d’avoir un nouvel épisode d’Agent Carter, des années après. Une chose est sûre, tous les deux sont capables de refermer le portail, mais ça se fait progressivement – et le calamar a bien envie de rester.

Tellement d’ailleurs qu’il finit par hurler et manquer de tuer une bonne partie des héros présents. Par chance, Steve parvient à tous les dégager du manoir où se déroule tout ça. Les images sont vraiment belles quand il s’agit de plans larges et d’action, tout de même. IL n’empêche que ça mène logiquement à Peggy et Steve se sacrifiant pour sauver la planète, en continuant de se battre contre le calamar – et on note au passage que Peggy se retrouve désormais équipée d’une épée bien pratique pour trancher du tentacule, alors que son bouclier – offert en début d’épisode par Howard – lui permet de repousser le méchant à travers le portail.

Oui, c’est finalement Peggy qui disparaît devant un Steve impuissant, lui rappelant qu’elle lui doit toujours une leçon de danse. Ce couple est vraiment maudit, peu importe l’univers alors ? Peggy passe le portail sur un dernier rendez-vous auquel elle n’assistera pas et laisse Steve seul avec le Tesseract. Dommage, je l’aimais bien cette Captain Carter. Par contre, l’épisode nous parlait d’une première Avenger, faudrait voir à pas abuser, là !

C’est ce qu’il se passe finalement : le Tesseract est utilisé pour rouvrir un portail et des bouts de tentacules en sortent, suivis par Peggy. Logique. Elle tombe alors nez à nez avec Nick Fury et Hawkeye, soixante-dix ans plus tard. D’après ce cher Watcher qui va nous accompagner, nous venons d’assister à la naissance d’une nouvelle super-héroïne pour le Multivers.

S’il précise bien – trop lourdement pour que ce soit sincère – qu’il ne doit surtout pas intervenir et que cela ne pourra pas avoir de conséquences immédiates, il est vrai qu’il est tentant d’imaginer que Captain Carter sera bien présente dans certains films de la Phase 4. Au moins pour une petite apparition, quoi.

What if…? (S01)

Synopsis : Et si ? Quand on commence une fiction par cette formulation, on peut envisager un milliard de possibilités (et de fanfics). C’est ce que propose Marvel avec cette série anthologique qui revisite à chaque épisode une portion de l’histoire du Marvel Cinematic Universe… ou plutôt du Marvel Cinematic Multivers ?

Pour commencer, on ne va pas se mentir, je suis passé par tous les stades avec ce projet de série. Quand j’ai lu le synopsis officiel la première fois, j’étais hyper motivé à l’idée de voir ça. Ensuite, j’ai compris que ce serait un dessin-animé et j’ai été principalement déçu – parce qu’à quoi bon avoir les voix des acteurs mais pas Hayley Atwell à l’écran ?

Je ne suis toujours pas bien sûr d’avoir compris l’intérêt de faire ça en version animée, parce que des épisodes de trente minutes, ça peut se tourner très vite pour des méga-stars… et les cachets sont là, de toute manière. Qu’importe.

Ensuite, le principe même de la série est particulier : je suis rarement fan des épisodes « what if » (on a fait un podcast sur le sujet d’ailleurs). Je suis plutôt du genre à lire les fanfics qui s’inscrivent dans le canon, moi, mince ! Seulement voilà, contrairement à ce que tout le monde annonçait au départ, je voyais bien en quoi la série avait le potentiel d’être canon quand on nous annonçait des films littéralement appelés « multiverse ».

Sans surprise, depuis Loki, tout le monde indique donc que la série s’inscrit parfaitement dans le MCU. Ben oui, on s’en doutait un peu… Je continue de penser que les épisodes seront funs mais n’auront pas forcément de suite directe dans le MCU. On verra. En revanche, je précise tout de suite, mes critiques spoileront probablement le reste du MCU.

S01E01 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.
S01E02 – What if… T’Challa was Star-Lord ? – 18/20
Je m’attendais à être déçu par cet épisode, je ne sais pas trop pourquoi – peut-être parce qu’il se concentrait sur des personnages que je pensais moins connaître ou aimer que Peggy. Ce n’est finalement pas le cas du tout : au contraire même, je trouve que cet épisode est très percutant, à la fois dans son humour et ses scènes d’action. Le concept fonctionne super bien encore cette semaine et je me suis surpris à être sacrément investi dans les relations, ramifications et pistes explorées par les scénaristes.
S01E03 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?
S01E04 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.
S01E05 – What if… Zombies !? – 14/20
La série est une fois de plus très sympa à suivre avec ce nouvel épisode, mais je reste sur ma faim du point de vue de la continuité avec le format de l’anthologie. Le rythme est toujours aussi vif, ce qui fait qu’il est compliqué d’envisager toutes les ramifications de la question posée. Quant au genre auquel l’épisode s’attaque… Pourquoi pas, mais je suis sceptique sur l’enchaînement de clichés que ça provoquait. Heureusement que l’écriture reste incroyable.
S01E06 – What if… Killmonger Rescued Tony Stark ? – 14/20
L’épisode s’adresse principalement aux fans d’Iron Man et Black Panther, comme l’indique le titre… et j’ai oublié les ¾ de ces quatre films car je n’avais pas tellement accroché à ces héros et intrigues, malheureusement. Pour autant, ça ne m’empêche pas de constater tout ce qui est fait dans cet épisode pour nous montrer à quel point les scénaristes débordent d’idées qui seraient des films à budget bien trop important, même pour le MCU. On se contente bien de l’animé, cela dit, et c’est très sympathique à suivre… Mais j’en attends plus de la série désormais. Là, ça aurait été pas mal dans les premiers épisodes, quoi.

Luca, un petit goût d’été et de frustration

Salut les cinéphiles !

En théorie, l’été est bien entamé. En pratique, à l’heure où j’écris ces quelques lignes, il pleut des cordes et je trouve ça bien déprimant que le soleil mette tant de temps à arriver. En pratique également, j’ai un mariage aujourd’hui et je suis bien parti pour y aller avec un imperméable par-dessus le costume. La classe internationale, manque plus que les tongs-chaussettes (non, jamais. Je n’ai même pas pris de tongs avec moi pour ces quelques jours au vert).

Luca - film 2021 - AlloCinéDrôle d’introduction pour parler de Luca ? Pas tellement : le dernier Pixar est clairement un film d’été, un film qui sent bon le repos estival et un film qui nous permet au moins d’avoir une petite dose de soleil et d’Italie pendant ces jours moroses. En effet, Luca, c’est un film qui raconte l’histoire de Luca (sans déconner ?), un être de l’eau qui vit dans les grands-fonds. Le problème, c’est que comme Ariel à l’époque, Luca rêve de la surface – tout en ayant une peur bleue (ça se dit pour un être marin ?) de celle-ci.

Il se contente donc d’obéir à ses parents et d’être un bon berger pour eux. Bon, vous voyez où l’on va avec ce début d’histoire : très vite, Luca va se retrouver par accident à la surface et découvrir qu’une fois en-dehors de l’eau, il se transforme en humain. Ah. C’est une donnée qui change tout à sa vie, et tout au film. Le problème (bis), c’est que cette révélation intervient presque trop tard dans le film.

Pourquoi je vous le spoile ? Parce que littéralement toute la promo du film se faisait sur un Luca humain à mes yeux. Pour une fois, j’avais vu un bout de la bande-annonce et une affiche, et dans les deux cas, j’avais vu un humain qui se transformait en créature au contact de l’eau… pas l’inverse. Je trouve ça franchement dommage comme promo, car je n’ai pas exactement vu le film que j’avais envie de voir.

Au rang de ce que je n’avais pas envie de voir mais que je ne pouvais que voir, il y avait aussi tout le gaybait autour du film. Pixar propose ainsi les aventures d’un jeune garçon qui se laisse entraîner à faire les quatre cents coups par celui qui devient rapidement son meilleur ami. Meilleur ami ? Et pourquoi pas colocataire tant qu’on y est ? Et s’ils partageaient quasiment le même lit entre deux câlins ? Et si l’un se montrait hyper jaloux de l’autre quand une fille s’en mêle ? Et s’il y avait de bons gros sentiments explicités par la parole tant qu’on y était ? S’il y avait plein de preuves d’amour ? Luca : le nouveau film Pixar se dévoile avec une première bande-annonceSi le message du film était de s’accepter pour ce que l’on est, en se révélant à ses parents et aux yeux du monde ? Si les deux meilleurs amis s’embr… ah non, surtout pas.

Tss. C’est une mode de plus en plus irritante du côté de Disney et Pixar : on nous livre ici un film qui est énormément LGBT en substance (même Elsa paraît trèèèèès hétérosexuelle avec son Libérée, délivrée digne d’un coming-out à côté), dans le message comme dans la relation entre les deux meilleurs amis… sauf que ça n’assume pas jusqu’au bout. On y voit ainsi le message que l’on veut voir si c’est ce qu’on cherche ; mais on ne l’a pas si on ne veut pas le voir. Pire, avec l’arrivée d’un personnage féminin, on se retrouve avec le classique trio du deux mecs, une fille ; ce qui nous mène à une possible relation entre Luca et l’héroïne… elle aussi non assumée dans le film.

Et du coup, le film est hyper déséquilibré à mon goût, avec une intrigue (la course de vélo) qui peine à se développer et à proposer des enjeux. C’est très convenu du début à la fin, à tous les points de vue, et ça fait qu’on passe un bon moment devant le film… sauf qu’aussitôt vu, aussitôt oublié.

Bref, dans l’ensemble, j’ai été déçu par le film, parce qu’il passe à côté de tout son potentiel juste pour rentrer dans des cases et être bien convenu. Il manque d’audace et de folie, et c’est franchement dommage, parce qu’il a aussi de très bons moments par ailleurs. Ainsi, l’humour et les répliques cinglantes fusent ; j’ai ri à plusieurs reprises et j’étais dedans à chaque fois.

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Regardez-le pour vous faire un avis ; il paraît même qu’on peut ne pas voir du tout le côté hyper tendancieux de la relation « amicale » entre les héros tant on est hétéronormés dans notre société. Oups, le problème viendrait de moi qui projette trop de choses ? Désolé, mais même les deux mamies qui passent toute une vie à se cacher ensemble, j’ai du mal à les voir autrement que dans une relation amoureuse « pour vivre heureux vivons cachés ».

Allez, d’ici dix ans, on aura peut-être des héros de dessin-animés qui assument mieux leur sexualité. Après tout, Luca est un enfant, pas besoin de parler de sexualité. Gnagnagna.

Julia Lester (#146)

Salut les sériephiles,

23h46 ? Humph, l’article du jour ne sortira peut-être pas à temps en ce dimanche, mais je vais me dépêcher à l’écrire tout de même. On ne sait jamais. En plus, je l’écris sur une actrice dont je n’ai pas parlé depuis un moment sur le blog, parce que je n’ai pas encore publié la critique de l’épisode concerné. Pas grave, je me lance tout de même !

High School Musical: The Musical – The Series: Season 2/ Episode 1 – Recap/ Review (with Spoilers)

La performance de la semaine :
Julia Lester

La série concernée : High School Musical The Musical The Series
L’épisode : S02E02 – Typecasting – 17/20

FACE CLAIMS N PLOT IDEAS - julia lester - WattpadPourquoi ? C’est tout simple, je viens à l’instant de terminer le deuxième épisode de la saison, et j’ai été encore une fois bluffé par la voix de dingue qu’elle a. Alors on ne va pas se mentir, tout le casting est brillant et ils sont tous géniaux pour diverses raisons, mais vraiment, Julia Lester, quand elle se met à chanter, elle est largement au niveau d’Olivia Rodrigo. Je n’aime pas son style girlsband dans cet épisode, mais en tant que Belle ? Elle est brillante, tout simplement.

Je suis vraiment content de voir que la série se lance dans ce spectacle musical, parce que j’en adore les chansons et parce que je trouve que c’est l’occasion de changer un peu et de nous prendre par surprise. C’est un peu ce qu’il se passe avec le choix de Julia Lester dans le rôle titre. Pas vraiment avec celui de Ricky en bête, par contre. Après, il est bête ce personnage. Pas comme celui d’Ashlyn !

big red x ashlyn on Tumblr

Je trouve en effet qu’Ashlyn est un personnage qui a du cran et qui s’est révélé peu à peu. Je ne pariais pas tellement sur la cousine d’EJ en saison 1, forcément, mais l’actrice était exceptionnelle en prof de chant.

Cette saison devrait la voir s’éloigner de l’humour avec le rôle de Belle, et ça me plaît bien. J’aurais pu l’apprécier en théière, c’est vrai, mais j’ai hâte de découvrir ce que cette actrice donnera dans le rôle-titre. Elle a la voix pour, et elle a le caractère pour en ce qui concerne le personnage. En plus, ça nous rappelle que le théâtre n’est que du théâtre, et c’est un bon message de ne pas mettre l’actrice qui correspond le plus aux canons de la beauté dans ce rôle.

Pin on hsmtmtsDepuis la première saison, j’adore tout simplement Ashlyn pour un tas de raisons. C’est un personnage que l’on voit toujours hyper motivée et de bonne humeur. Créative, elle est à l’origine de très bonnes chansons originales dans le script, et elle fait toujours passer les bons messages. Je veux dire, on est dans une série pour ado, et c’est très bien de voir qu’il y a un personnage pour passer les bons messages féministes.


Vue aussi dans : Je découvre en rédigeant que l’actrice commence à avoir une bonne petite carrière à son actif. Elle s’y est mise sérieusement en 2016 après deux petits rôles, et elle se retrouve dans une série Disney qui fonctionne vachement bien, ce n’est pas mal du tout.

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En plus, elle y montre ses talents de chanteuse et danseuse ; il y a énormément de travail derrière ce qu’elle fait, l’air de rien
Avant de se retrouver dans le rôle d’Ashlyn, elle a joué dans quelques épisodes de Spirit et de Mom. Ce sont là les deux noms les plus connus de son CV, parce que Mr Student Body President ne me parle pas du tout. Elle y a pourtant tenu un rôle de 14 épisodes, c’est déjà beaucoup !


My Thoughts About... | Disney AminoL’info en + : Pour ne rien me spoiler, je vais me contenter de vous informer du fait que j’ai repris la saison 2 ce soir. J’ai vu un grand total d’un épisode, mais je pense que la semaine prochaine, j’essaierai de trouver le temps d’en voir davantage. Bon, la semaine prochaine est dans deux minutes, je ferai mieux de publier cet article ! Et en attendant, je vous préviens déjà que demain, lundi, je ne verrai probablement rien non plus. Mais bon, j’ai deux critiques à publier d’ici là !

Bonne fin de soirée, bonne nuit !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes