Pourquoi VisionQuest est une (petite) déception ?

Salut les sériephiles,

Je crois que je me suis porté la poisse. En août dernier, dans mon article sur la D23, j’expliquais que j’avais peur d’en attendre trop de VisionQuest et devinez quoi ? J’avais raison : ce n’est pas à la hauteur de ce que j’espérais. Il faut dire qu’après WandaVision et Agatha All Along, deux énormes coups de cœur, j’avais forcément beaucoup d’espoir pour cette troisième série. Eh bien, nous voilà à la moitié de la saison et je suis un peu déçu.

On se calme tout de suite, c’est loin d’être catastrophique, mais… je ne suis pas accro, loin de là ! Et ça m’agace d’autant plus que je ne comprends pas vraiment pourquoi je n’accroche pas davantage. Enfin, j’ai bien quelques pistes, sinon, je n’écrirais pas un article, évidemment.

Trois séries, trois ambiances ?

En 2021, j’avais publié un article intitulé « C’est si bien que ça WandaVision ? » parce que je n’arrivais plus à attendre la fin de la saison pour en parler. J’étais complètement accro, je faisais des théories chaque semaine et je voulais absolument être au vendredi suivant pour découvrir ce que Marvel nous réservait. Je n’étais pas le seul dans cet état : tout le monde postait énormément sur la série, mon fil Twitter était plein de théories et images de la série. Il faut bien avoir conscience que VisionQuest est la dernière partie d’une trilogie et a été vendue comme telle – elle n’est pas une série indépendante et c’est compliqué (pas impossible, cela dit) de la regarder sans avoir vu WandaVision.

Cinq ans après WandaVision, je découvre donc VisionQuest, et je n’ai pas du tout cette impatience – impatience que je ne ressens pas non plus. Certes, les algorithmes changent et il y a un tel bordel politique que mon fil Twitter (tss, X) est parasité par plein de dingueries, mais je vois passer très peu de choses sur la série. Résultat des courses, ça fait deux semaines que la série est diffusée et je peux passer plusieurs jours sans y penser, là où il était impensable de ne pas me jeter sur WandaVision à chaque épisode. C’est quand même frustrant, non ?

Ce qui me plaisait énormément dans WandaVision, c’était son originalité. Les sitcoms, les changements de décennies, les génériques… Tout cela était génial, mais surtout, tout avait une raison d’être, qui se dévoilait peu à peu. Ces références à la télévision nous permettaient de comprendre Wanda et ce qu’elle traversait, la série avait un vrai commentaire à faire sur la télévision, tout en faisant évoluer ses personnages et en déroulant une intrigue qui fonctionnait incroyablement bien. Les personnages secondaires étaient également géniaux, évidemment.

Dans une moindre mesure, la série suivante, Agatha All Along, répondait aux mêmes codes : les différentes épreuves de la Route étaient tout aussi intéressantes pour explorer les personnages. C’était encore une fois une série complètement différente de ce qu’on avait pu voir auparavant, mais chaque épisode avait sa structure, on sentait que ça avait été écrit comme une série à épisode.

Avec VisionQuest, je retrouve des tentatives des mêmes procédés, mais pas forcément ce qui les rendait si pertinents. On passe d’un manoir anglais des années 1920 à une parodie de série policière, avec même une séance d’exorcisme informatique au passage. Pourquoi pas ? Les idées sont là, les décors sont excellents et les acteurs s’éclatent visiblement. Le problème, c’est que je ne ris pas beaucoup. Je comprends les blagues, je vois bien le détournement des codes et ce que les scénaristes essaient de faire, mais ça ne prend pas sur moi. Pire, je trouve parfois que cet humour ne correspond pas tellement aux personnages que je connaissais dans les films. Quant à la structure de la série, eh bien… Je ne sens pas une écriture qui sait qu’elle fonctionne par épisodes.

C’est ça qui est embêtant : VisionQuest reprend les procédés qui faisaient l’originalité de WandaVision, mais sans retrouver ce qui les rendait pertinents ou les codes méta qui fonctionnaient si bien. Il n’y a pas de logique structurelle quand on passe d’une simulation à l’autre ; là où Wanda et Agatha avaient chacune une structure claire. Autrement dit, VisionQuest essaie d’avoir sa propre identité et je trouve qu’elle échoue un peu là-dessus, parce qu’elle ne respecte pas autant les codes de la télé que ses deux grandes sœurs. Ce n’est donc pas tellement que je lui reproche de ne pas ressembler aux deux autres séries de la trilogie, c’est plutôt qu’elle ne réussit pas complètement à être ce qu’elle veut et devrait être pour faire partie de la trilogie.

Le problème Ultron

J’ai tellement à dire sur Ultron, mais j’ai envie de commencer par son introduction dans la série. Cela ne ressemble tellement pas à Vision d’avoir un programme informatique qui l’étiquette « asshole » ! Au-delà de ça, parce que ce n’est jamais qu’un détail, Marvel a tellement insisté sur son retour dans la promo qu’il n’y a du coup aucune surprise – ni dans sa présence, ni dans son évolution au cours des quatre épisodes. On savait qu’il serait là, on savait qu’il finirait forcément par redevenir le grand méchant et, sans surprise, c’est exactement ce qui arrive à la fin du quatrième épisode. Difficile de s’enthousiasmer pour un retournement de situation qu’on voit venir depuis le début, surtout quand Vision prend la décision complètement débile de lui laisser le contrôle de son corps hyper rapidement.

Le plus frustrant, c’est que James Spader est bon dans le rôle. J’aime bien l’idée de retrouver Ultron, son cynisme et ses petites réflexions sur les humains, mais je ne trouve pas le personnage si passionnant que ça quand il feint d’être gentil et coincé dans la tête d’un autre. Les discussions philosophiques avec Vision tournent un peu en rond, son humour ne fonctionne pas du tout sur moi et j’ai surtout l’impression que les scénaristes comptent énormément sur sa présence pour rendre les scènes intéressantes… Sauf que si j’aime le grand méchant, je n’accroche pas du tout au bouffon qu’il est dans ces épisodes (bouffon au sens « là pour faire rire », hein).

Et quand je pense à tout ce que la série aurait pu faire de plus surprenant avec les intelligences artificielles dans la tête de Vision, je trouve ça dommage qu’elle se repose autant sur lui… Jarvis, Friday ou même Edith auraient été des persos secondaires plus intéressants à développer. D’ailleurs, je m’ennuie beaucoup moins quand Jarvis et Friday sont là que quand il y a Ultron à l’écran. Edith, par contre, c’est un autre problème : j’y vois toujours Jennifer de 12 monkeys et je la trouve trop lourdingue ici pour être pleinement comique.

Heureusement, il y a Tommy

Bon, j’aime quand même la série et tous les persos secondaires ne sont pas à jeter. Ce serait plus simple si je la trouvais mauvaise, mais non. Déjà, je suis ravi de retrouver toutes ces références à l’univers Marvel, Jarvis ou le méchant Ultron notamment (j’ai hâte de voir l’épisode 5).

Surtout, il y a Tommy qui vaut vraiment le détour. Je le préférais déjà à Vision dans les comics, et ça se confirme ici. L’acteur est excellent et j’adore ce que la série construit entre lui et son père. C’est probablement là qu’elle me convainc le plus, quand elle laisse tomber les intrigues de méchants pour s’intéresser à ces deux personnages qui essaient de comprendre qui ils sont. En fait, tout le flashback de l’épisode 2 qui se centre sur lui me donne envie de suivre une série sur Tommy (et Billy) plutôt que VisionQuest.

Le problème, c’est que tout le reste me semble parfois bien plus classique et qu’une énorme partie de l’histoire de Tommy n’est pas surprenante parce qu’on a déjà suivi ce qui était arrivé à Billy. Une fois de plus et au risque de me répéter : les rebondissements sont souvent prévisibles, certaines situations se résolvent beaucoup trop facilement et j’ai du mal à m’intéresser à Paladin et sa traque. Il y a des choses intéressantes, bien sûr, mais je reste beaucoup plus convaincu par les personnages que par l’intrigue prévisible qui force certains événements de manière bien visible. Et lourde.

Cela en fait des raisons d’être déçu…

Bref, je suis partagé. Je ne vais pas faire semblant de ne pas attendre la suite : j’ai déjà envie de retrouver Tommy et de voir où la fin du quatrième épisode va nous mener. Cependant, je m’attendais à retrouver une série Marvel capable de me rendre complètement accro, et pour le moment, j’ai surtout l’impression de regarder une bonne série de super-héros – ou pire, le fameux schéma habituel du film découpé en plusieurs épisodes pour faire semblant d’être une série. Je déteste ça, car un film, ça se regarde au ciné, mince alors.

Bien sûr, l’article serait incomplet si je ne terminais pas aussi par une dernière critique que vous attendiez sûrement si vous me lisez régulièrement : je crois sincèrement que la diffusion de deux épisodes par semaine n’aide pas. J’ai vu la moitié de la saison en moins de vingt-quatre heures et je n’ai pas eu le temps de digérer comme il faut entre deux épisodes. Au-delà de ça, deux épisodes d’un coup, ça limite les théories entre les épisodes et les réflexions postées sur les réseaux sociaux. C’est dommage pour une série qui reprend justement autant de codes de WandaVision, dont j’avais adoré la diffusion hebdomadaire.

Bon, après, il reste toujours quatre épisodes pour me faire changer d’avis et me rendre aussi accro que lorsque je regardais Agatha All-Along… J’ai envie d’y croire, mais je n’ai pas aussi hâte que ce que je devrais d’être à mercredi pour les prochains épisodes.

Les annonces de la D23 : trop, c’est trop ! :)

Salut les sériephiles,

La D23 est toujours l’occasion pour Disney de sortir quelques annonces de son chapeau, mais cette année, ils avaient visiblement décidé de vider directement le chapeau sur la table. Je me méfie toujours depuis qu’ils m’ont annoncé le retour de Lizzie McGuire pour finalement l’annuler quelques mois après, cela dit.

Films, séries, suites, dates, castings, premières images… J’ai commencé à noter les choses qui m’intéressaient samedi matin pour écrire l’article. Rapidement, la liste s’est avérée beaucoup trop longue et j’ai procrastiné l’article. Le plus fou est sans doute l’écart entre certains projets qui arrivent presque tout de suite et ceux qu’on nous annonce tranquillement pour 2029. Merci Disney, j’avais justement besoin de savoir ce que je ferai dans trois ans, tiens (si d’ici là, vous n’annulez pas ou décalez pas…).

Évidemment, tout ne m’intéresse pas de la même manière. Il y a même quelques projets devant lesquels je reste franchement de marbre. Mais entre VisionQuest, les X-Men, Pixar, La Reine des Neiges, Star Wars et quelques surprises que je n’avais pas du tout vues venir, j’ai quand même eu beaucoup trop de raisons de m’enthousiasmer. Alors, ça mérite un article !

Pixar, entre valeurs sûres et vraie surprise

Commençons comme à la D23 par l’annonce du film Les Indestructibles 3, parce qu’il est difficile de fcacher mon impatience. Le film sortira apparemment en juin 2028, soit dans un peu moins de deux ans. On a le temps de le voir venir, mais j’ai tellement hâte car j’ai adoré les deux premiers. Je suis particulièrement amoureux du personnage de Violet et j’ai déjà hâte de retrouver toute la famille Parr. Par contre, vraiment, les temps d’attente entre chaque film sont juste dingues. Des premières images ont été montrées pendant la D23, mais je vais essayer de ne pas trop les chercher : deux ans, c’est déjà suffisamment long pour ne pas commencer immédiatement à se spoiler le film. Je sais juste que ça se concentrera davantage sur les enfants (les personnages ne vieillissent toujours pas)… et ça me va !

On a encore davantage le temps de voir venir pour Coco 2, puisque celui-ci est prévu pour novembre 2029. C’était déjà annoncé avant, mais ça me fait plaisir quand même ! Miguel, lui, aura grandi, puisqu’il sera désormais adolescent (c’est un choix) et le film nous ramènera évidemment dans le monde des morts. J’ai beaucoup aimé le premier, donc je suis content de retrouver cet univers, mais 2029 me paraît tellement loin que j’ai du mal à m’enthousiasmer concrètement pour le moment. On en reparlera quand la sortie ne sera plus située dans une autre vie ?

La vraie surprise Pixar pour moi est finalement venue d’un projet original : Ghost Market, qui sortira en mars 2028. Pixar qui joue avec les fantômes et une ambiance légèrement horrifique d’après le petit teaser que j’ai pu voir (ci-dessus), il ne m’en fallait pas beaucoup plus. C’est exactement le genre de projet un peu inattendu que j’ai envie de voir le studio développer entre deux suites de ses énormes succès. Disons que l’originalité leur permettra peut-être de se démarquer. Ceci étant dit, les fails de toutes les nouveautés récentes ne me rassurent pas des masses sur la question.

Le plus drôle dans tout ça ? Le projet qui m’enthousiasme le moins est justement leur prochaine nouveauté. Cela s’appelle Gatto et c’est prévu dès mars prochain. Le film est réalisé par Enrico Casarosa, déjà derrière Luca (que j’avais bien aimé, malgré son gaybait irritant). Un chat noir, Venise, Mark Ruffalo… Tout est réuni pour que j’aie envie d’y croire et pourtant, parmi les Pixar présentés, c’est clairement celui qui m’attire le moins pour l’instant. Je ne suis pas fan des chats, que voulez-vous – et on a déjà eu un film sur un chat noir il n’y a pas si longtemps (je m’étais endormi devant, oups). Ça changera peut-être complètement une fois en salle, et je le souhaite un peu, mais je ne vais pas commencer à me forcer à attendre impatiemment tous les films simplement parce qu’un logo Pixar est posé dessus. J’irai quand même, hein, on ne se refait pas !

Disney n’en a évidemment pas terminé avec Stitch

Vu le carton du premier film en live-action, personne ne sera surpris d’apprendre que Lilo & Stitch 2 arrivera au cinéma en mai 2028. J’aurais pu lever les yeux au ciel devant une suite aussi évidente si Disney n’avait pas immédiatement trouvé le moyen de m’avoir : Angel sera de la partie. Le grand public va donc enfin découvrir pourquoi cette créature rose envahit déjà les boutiques alors qu’elle n’était même pas dans le premier film… et j’ai hâte de le savoir car je fais partie du grand public qui ne sait pas trop d’où elle sort. Au-delà de ça, je n’avais pas tellement aimé le dessin-animé, mais le live-action m’a beaucoup plu… au point de me faire tomber dans la Stitch mania.

Et là, je sais donc déjà comment ça va finir. Deux ans de nouveaux produits Stitch et Angel, je vais pouvoir continuer à me plaindre que la Stitch mania soit partout à Disneyland Paris… juste avant d’acheter un truc. Ils vont encore prendre mes sous, c’est épuisant.

Je suis beaucoup moins convaincu par principe lorsqu’on arrive au prochain live action Disney, Raiponce, prévu pour mars 2028. Je n’ai toujours aucune envie particulière de revoir tous les classiques Disney avec de vrais acteurs, même quand j’adore le dessin animé original, parce que franchement, ça ne marche pas à tous les coups. J’ai eu des coups de coeur sur certains, c’est vrai, principalement grâce au casting (Emma Watson, Halle Bailey…). C’est bien mon espoir ce nouveau live action : ils ont choisi Kathryn Hahn pour jouer Gothel. Je suis fan d’avance de ce que ça va pouvoir donner… mais bon, c’est embêtant car c’est la méchante et elle n’a pas tant de scènes que ça. Ce sera toujours mieux que Gal Gadot qui a si mal joué qu’elle a gâché Blanche-Neige…

Autre retour beaucoup plus inattendu côté Disney, celui d’Oswald, qui aura droit à sa propre série sur Disney+. Jon Favreau prépare un projet mêlant animation et prises de vues réelles autour du fameux lapin de Disney et je suis vraiment curieux de voir ce que cela va donner. Il y a peu, je suis tombé dans le jeu Mickey Epic Rebrushed sur Switch (j’adore), alors je connais un peu Oswald et place particulière dans l’histoire du studio… Mais il y a plein de choses que je ne sais pas vraiment. Le remettre réellement sur le devant de la scène peut être très sympa, surtout qu’il est quand même mignon comme perso. La série arrivera dès février prochain, donc pour une fois l’attente ne sera même pas interminable entre la première fois que j’en entends parler et le premier épisode !

Sinon, forcément, Zootopie 3 est déjà en développement. Pas de date pour le moment, mais je ne vais certainement pas me plaindre : après le plaisir que j’ai eu à retrouver Judy et Nick, je serai là pour l’arrivée des oiseaux sur la métropole (je me demande ce que ça va donner et la raison de leur exclusion !). Même enthousiasme non dissimulé du côté de La Reine des Neiges 3, sauf que celui-ci commence déjà à se montrer… Et ça, ça me soule. Kristen Bell, Idina Menzel et Josh Gad ont chanté des extraits des chansons pendant la D23… Le film est dans DEUX ANS, calmez-vous en fait ? D’accord. Un an et demi, je sais, mais ça rend mieux de dire deux en majuscules.

Je ne comprends pas l’intérêt, la découverte des chansons fait vraiment partie du plaisir devant le film en ce qui me concerne. De même, quelques images ont été dévoilées, mais la bande-annonce est déjà tellement longue ! J’en ai regardé juste assez pour constater que ça avait l’air magnifique avant d’arrêter. Novembre 2027 est encore loin et je n’ai pas envie de connaître la moitié du film avant sa sortie ? Si on sait déjà tout ça plus d’un an avant… Franchement, il y a de l’abus, comme quand on avait des poupées Anna en reine avant la sortie du deuxième volet, quoi.

Je m’arrête là pour les annonces qui me touchent directement. Cela dit, le panel Disney était déjà très chargé, mais il y aussi des annonces sur L’Âge de glace (un jour, je regarderai ces films…), Bluey, le nouveau film Les Simpson, etc. Je ne vais pas mentir, c’est vertigineux ce nombre d’annonces et je ne suis pas du tout satisfait par ce que ça donne ces D23. C’est peut-être parce que je ne suis pas sur place, mais ça en fait tellement d’un coup : trop, c’est trop. J’avais l’impression d’être le matin de Noël, sauf que même à Noël, je suis rarement aussi gâté !

Ceci étant dit, l’article est loin d’être terminé !

VisionQuest, évidemment

Marvel pouvait annoncer beaucoup de choses, il y en avait une que j’attendais plus que toutes les autres : VisionQuest. Et le plus étonnant est qu’on y est presque puisque la série arrivera dès le 14 octobre prochain. Je suis tellement heureux !

À nouveau, je me suis retenu de voir toute la bande-annonce… mais j’ai beaucoup aimé les premières images, surtout parce qu’elles confirment ce que j’espérais du projet. On sent immédiatement que VisionQuest appartient à la même histoire que WandaVision et Agatha All Along, mais sans chercher à reproduire exactement l’ambiance de l’une ou de l’autre. C’est finalement ce qui me plaît énormément dans cette trilogie : les trois séries sont liées, elles prolongent les mêmes personnages et les mêmes événements, tout en ayant chacune leur identité vraiment distincte qui fait qu’on sait devant quelle série on est. Agatha n’est pas Wanda, mais les deux sont géniales. Maintenant, Vision peut vraiment avoir son propre projet. Certes, c’est celui des trois que j’aime le moins, mais j’ai bon espoir !

Et forcément, la présence de Tommy me touche particulièrement après tout ce qu’on a eu autour de Billy dans Agatha. Les deux garçons de Wanda et Vision ont sacrément grandi depuis WandaVision et pour l’instant, c’est un sans faute côté casting et respect des comics. Je suis beaucoup trop attaché à cette histoire familiale pour prétendre que je vais regarder la série avec distance. Dans un mois et demi, je sais déjà où je serai : en train de flipper que mes attentes trop élevées ruinent mon plaisir de découvrir la série.

Il y a aussi eu de nouvelles choses autour d’Avengers: Doomsday, mais je vais volontairement passer mon tour. Le film sort en décembre, je connais déjà beaucoup trop de choses sur son casting et je n’ai aucune envie de commencer à disséquer des images supplémentaires. J’aime arriver devant un Avengers sans avoir l’impression d’avoir déjà vu la moitié des surprises sur Twitter, ça fait partie du vrai plaisir en salle en ce qui me concerne. J’ai tellement hâte d’y être ! On notera tout de même que Marvel a publié une liste de quinze films ou séries à voir avant – je suis surpris de l’absence de The Marvels et Spider-Man Brand New Day (c’était bien la peine de pondre un roman sur le sujet hier soir, tiens) : X-men, X2, Captain America: The First Avenger, Avenger, Infinity War, Endgame, Loki, Shang-Chi, Spider-man No way home, Black Panther: Wakanda Forever, Captain America: Brave New World, Deadpool & Wolverine (plus qu’à les revoir pour faire des articles dessus, ouais), Doctor Strange in the Multiverse of Madness, Thunderbolts*, les Quatre Fantastiques. Eh. C’est trop, pire que les révisions que je donne à mes élèves avant le contrôle de fin de chapitre, là.

En revanche, je dis, mais donnez-moi toutes les informations possibles sur les X-Men en fait ?! Je suis tellement fan de ce groupe de héros que je n’ai pas résisté à regarder le casting… et tant pis pour les spoilers. Sadie Sink sera Jean Grey, Kit Connor Cyclope, Christopher Abbott Charles Xavier, Samara Weaving Emma Frost (yes !!), Maya Boyd Tornade et surtout Inde Navarrette sera Malicia. Celle-là, elle m’a vraiment fait plaisir, parce que ça confirme la présence de ma préférée dans l’équipe. En plus, j’ai adoré l’actrice dans Obsession et je suis ravi de la retrouver dans un projet aussi énorme, qui plus est dans un rôle pareil. Le film est prévu pour mai 2028, donc malheureusement ce n’est pas encore pour demain, mais au moins les X-Men du MCU commencent enfin à avoir des visages. Après des années à attendre leur vraie arrivée chez Marvel Studios, ils sont vraiment là. Quant à Inde Navarrette… ça me fait une raison de plus de voir la nouvelle version de la série Lois & Clarke à côté de laquelle je suis bêtement passé, je suppose.

Star Wars est soudain très proche

J’ai eu à peu près la même réaction devant Vision que devant Star Wars: Starfighter… Comment ça, le film sort déjà en mai prochain ? Ryan Gosling dans un nouveau Star Wars réalisé par Shawn Levy, avec notamment Matt Smith, Mia Goth, Aaron Pierre et Amy Adams, ça suffisait déjà largement à attirer ma curiosité. Mais j’avais intégré le projet dans la catégorie des films dont on entend parler pendant des années avant de les voir réellement arriver. Finalement, moins d’un an à attendre, c’est pas si mal.

Je préfère là encore ne pas trop en savoir. Le casting m’inquiète un peu car j’ai pour la plupart du mal à les imaginer vivre dans une galaxie pas si lointaine. Je ne répéterais jamais assez mon point de vue : les castings gigantesques, les bandes-annonces analysées plan par plan et les dizaines de rumeurs pendant les mois précédant la sortie ont tendance à tuer une partie du plaisir.

Même surprise avec la saison 2 d’Ahsoka, prévue dès le 20 janvier. Ma première réaction a été de trouver ça extrêmement rapide, avant de me rappeler que la première saison date déjà de 2023 et que putain, on l’a attendu en fait ! J’avais tellement kiffé la première saison, mais je n’attendais plus la seconde. Cette industrie, c’est devenue n’importe quoi. Comme d’hab, j’ai regardé un petit morceau de la bande-annonce histoire de me donner envie. Là par contre, ça a eu un peu l’effet inverse quand j’ai constaté que je ne voyais pas beaucoup Sabine, mon perso préféré. On verra bien en janvier ce que ça donne. Au moins, mon planning séries se remplit peu à peu !

Et au milieu de tout ça…

Percy Jackson reviendra aussi beaucoup plus vite que je ne le pensais avec sa saison 3 en novembre. Finalement, c’est bien de caster des adolescents, ça force les productions à aller vite. Enfin, vite. À respecter le rythme de production des séries, en fait, c’est tout ! Je serai au rendez-vous, mais soyons clairs, au milieu de toutes les séries qui viennent d’être annoncées par Disney, ce n’est franchement pas le projet qui m’a fait le plus réagir pendant la D23. Je me rends compte aussi qu’il n’y a plus que Disney pour me faire cet effet – alors qu’avant, c’était ABC (hum, c’est déjà Disney) et la CW qui me hypaient !

Il y a également une série animée Kingdom Hearts en préparation, ce qui représente évidemment une annonce énorme pour les fans de la franchise, mais je ne vais pas prétendre être la personne la mieux placée pour en parler pendant dix paragraphes parce que je ne connais pas du tout. Camp Rock 3 qui vient de sortir (pas encore vu) était également de la fête, les Jonas Brothers sont venus chanter, et on pourrait continuer longtemps tellement Disney a multiplié les annonces dans tous les sens.

C’est d’ailleurs probablement ce que je retiens le plus de cette D23. Bien sûr, il y a énormément de suites car Disney sait parfaitement quelles franchises fonctionnent et n’a visiblement aucune intention de les laisser dormir, mais au milieu de tout ça, il y a quand même quelques projets inattendus comme Ghost Market ou la série autour d’Oswald. Bref, j’ai beaucoup trop de trucs à attendre et c’est peut-être aussi ce qui manque au milieu de toutes ces annonces : balancez du contenu pour l’après D23, genre dès aujourd’hui… parce que le résultat là, c’est que toute cette attente fait que je vais aller voir la concurrence et tester Lanterns cette semaine.

Bref, trop, c’est trop… Mais pour une fois, ce n’est pas qu’une plainte.

Spider-Man Brand New Day joue sur tous les tableaux à la fois… et ça marche ?

Salut les sériephiles,

Spider-Man: Brand New Day est sorti depuis plus de deux semaines et je n’ai toujours pas écrit d’article sur le blog. C’est fou. Il n’a pas vraiment besoin de ma promotion, je l’ai vu le jour de la sortie pendant mes vacances (merci infiniment à la clim du cinéma d’ailleurs, parce que sinon, avec 39°C dehors, je ne sais pas ce qu’on aurait fait !) et j’ai tout de suite compris qu’il me faudrait beaucoup de temps pour démêler tout ce que je venais de voir. J’ai adoré, même si certains aspects ont frustré le geek fan de comics en moi, j’ai kiffé les Easter eggs (on est d’accord que Ned regarde Star Wars sur son troisième écran à un moment, non ?), les détails et les blagues du scénar. Comment rendre justice à la masterclass que c’est en un seul article ?

Je ne peux pas et je ne vais pas prétendre le faire. Comme d’hab, je vais toutefois laisser une trace de ce que j’ai pensé pendant le film, car je regrette de ne pas l’avoir fait pour certains autres, notamment Thunderbolts*. J’ai revu le film pour être sûr de ne rien oublier alors… C’est parti.

À chaud et sans spoilers

Avant les spoilers, je trouve quand même amusant de revenir deux secondes sur le phénomène qu’est le film parce que les chiffres sont absolument dingues. Brand New Day a attiré 3,24 millions de spectateurs en France dès sa première semaine, soit quasiment le meilleur démarrage dans le pays depuis Le Roi Lion en 2019. OK, ce n’est pas un gage de qualité du coup, mais tout de même.

Les salles sont pleines et le succès est incontestable, mais ça ne veut pas dire que l’ambiance est la même que pour le troisième volet. J’ai vu le film le jour de sa sortie et j’ai été assez surpris du peu de réactions dans la salle, quelques applaudissements ici ou là, mais rien à voir avec No Way Home. Pour celui-là, une semaine après la sortie, ça criait encore à certaines apparitions, ça applaudissait et la salle entière semblait vivre le film ensemble. J’avais même écrit à l’époque que je n’avais pas connu une ambiance pareille depuis Endgame. Cette fois, on est toujours devant un événement énorme mais je n’ai pas retrouvé cette espèce de folie collective, ce qui est assez étrange quand on voit à quel point le film cartonne… mais pas tellement quand on pense à ce qu’est devenu le MCU.

Il faut dire aussi que No Way Home rassemblait trois générations d’acteurs et de spectateurs dans la même salle et quel plaisir c’était. Brand New Day fait autre chose que ce simple fan service, et c’est probablement mieux comme ça.

Destin Daniel Cretton remplace Jon Watts à la réalisation, Chris McKenna et Erik Sommers restent au scénario et Kevin Feige, Amy Pascal, Avi Arad et Rachel O’Connor sont à la production.

C’est une suite de noms, certes, mais ça ne s’arrête pas là puisqu’il faut aussi souligner que le film débarque avec un casting qui est franchement indécent : Tom Holland, Zendaya, Jacob Batalon, Sadie Sink, Jon Bernthal, Mark Ruffalo, Tramell Tillman, Michael Mando… Rien qu’en écrivant tous les noms, je comprends pourquoi j’ai eu autant de mal à savoir par où commencer cet article.

Et maintenant, place aux SPOILERS

Non, vraiment.

SPOILERS.

Vous êtes prévenus.

Quatre ans plus tard ?

Le premier truc qui m’a plu est justement quelque chose qui m’a énormément frustré : le temps a passé. Beaucoup. Peter ne reprend pas sa vie trois semaines après No Way Home, il s’est passé quatre ans et le film ne cherche jamais à faire comme si rien n’avait changé, bien au contraire. Il est plus adulte, plus expérimenté, il a construit sa vie de Spider-Man sans MJ et Ned, rencontré des gens, affronté de nouveaux ennemis (oh, le retour de Scorpion ! Un peu expédié après neuf ans d’attente ; je plains l’acteur… mais c’est fun) et créé tout un réseau autour de lui. C’est une excellente manière de montrer que le monde existe entre deux films et, en même temps… ben j’aurais aimé le voir, moi, ce monde !

À quand le cop-show, franchement ?

On découvre notamment en cours de route qu’il connaît déjà Frank Castle et qu’ils ont toute une relation installée alors que leur rencontre aurait pu être géniale à voir, justement. Pareil avec Jean DeWolff (très belle interprétation de Liza Colon-Zayas), avec qui Spider-Man fonctionne tellement bien que j’ai passé une partie du film à me dire que je regarderais sans aucun problème une série policière centrée sur eux. À deux doigts de demander à l’IA de me faire ça.

On retrouve un Peter qui a vécu plusieurs années pendant notre absence et on nous demande simplement d’accepter qu’on a raté plein de trucs cool – même si le montage du début en montre quelques-uns. Je ne veux pas forcément revenir à l’époque où Marvel nous balançait quinze séries par an juste pour préparer des films, mais il y aurait vraiment moyen de faire quelque chose de plus petit avec ce Spider-Man new-yorkais, Damage Control, DeWolff, quelques criminels et une rencontre ponctuelle avec le Punisher. Et savoir en plus que Rosario Dawson avait tourné une scène en Claire Temple qui a finalement été coupée me rend encore plus triste, parce que j’adore l’actrice ET le personnage. Sérieusement, c’est frustrant toutes les possibilités à côté desquelles on passe, juste pour avoir toujours plus de films et séries – dont certains ne sont pas aussi qualitatifs, quoi.

Ce saut dans le temps permet au moins de retrouver un Peter qui a réellement évolué et, putain, Tom Holland est encore meilleur que la fois d’avant. Je sais que je dis ça à chaque film et que personne ne sera surpris de découvrir mon amour pour l’acteur, mais il y a quelque chose de différent ici. On sent que Peter est devenu très bon dans ce qu’il fait, il a beaucoup plus d’assurance sous le masque et reste pourtant complètement vulnérable dès que MJ ou Ned entre dans l’équation. C’est probablement la version la plus adulte du personnage sans perdre ce qui rend ce Spider-Man aussi fun : il continue de parler trop, de sortir une vanne quand il est stressé et de gérer certaines situations de manière parfaitement débile. Bref, c’est toujours Peter, simplement quatre ans plus tard, et Tom Holland rend cette évolution très naturelle.

Plus tout à fait le même Peter

Il y a aussi une autre évolution, plus littérale, puisque l’ADN du personnage recommence à changer et c’est une idée que j’ai adorée. Pourquoi, effectivement, la morsure aurait-elle donné à Peter une série de pouvoirs fixes une fois pour toutes ? Les araignées évoluent, muent, leur corps change, alors pourquoi pas le sien ? Le film joue très bien avec cette idée et c’est encore mieux que ce soit MJ qui fasse une partie du rapprochement en lui expliquant comment ajuster son inhibiteur parce que, franchement, MJ est un génie.

Cela permet surtout de revenir à une vision plus biologique des pouvoirs de Spider-Man, avec un vrai aspect scientifique autour de ce qui s’exprime dans son corps et de la possibilité de contrôler cette évolution. Même le titre est évidemment bien trouvé : dans les comics, Brand New Day marquait déjà un nouveau départ pour Peter Parker après un énorme bouleversement de sa vie. Pas besoin d’adapter directement cette période pour que le clin d’œil fonctionne ici. Évidemment, on reste dans un Marvel et je ne vais pas vérifier la publication scientifique du protocole de Peter et MJ sur ce changement, mais j’aime quand le scénario essaie au moins de construire une logique plutôt que de sortir un nouveau sérum magique parce qu’il faut faire avancer l’intrigue. C’était bien expliqué, bien écrit, ça tombe au bon moment et la référence à « Peter n°2 » est efficace. J’aime voir la scène où Peter apprend à gérer ses nouveaux pouvoirs et la toile qui sort de son bras (pourquoi est-il si dégoûté de projeter du liquide blanc, même ?).

Un solitaire pas si seul

C’est aussi là que Banner devient beaucoup plus intéressant que je ne l’imaginais. J’avais un peu peur de voir Mark Ruffalo débarquer simplement parce qu’il fallait un gros personnage du MCU dans le film, mais son histoire fonctionne parfaitement en parallèle de celle de Peter : Bruce a passé des années à essayer de supprimer, contrôler puis accepter Hulk, alors que Peter découvre justement qu’il y a encore quelque chose en lui qu’il ne maîtrise pas complètement et qu’il souhaite supprimer – avant de l’accepter, merci MJ. J’aime beaucoup l’évolution de Banner depuis ses premières apparitions et le film laisse d’ailleurs quelques doutes intéressants sur la fin, que ce soit sur l’équilibre avec Hulk ou sur la manière dont certaines choses qu’on croyait réglées peuvent finalement revenir. Le MCU est parfois agaçant avec sa continuité, mais quand elle permet de prendre un personnage qu’on suit depuis quinze ans et de montrer réellement le chemin parcouru, je suis fan, bien sûr.

Au-delà de ça, le fait que Peter vienne le voir était parfaitement naturel, je trouve. Il m’a fait rire à se faire passer pour Ned, j’ai aimé le voir apprécié Bruce et passer de bons moments avec lui, tout en le challengeant. On nous dit bien, en revanche, que Peter fait peut-être de la merde à créer un inhibiteur qui peut bloquer toutes les mutations génétiques… juste avant d’introduire les X-Men dans le MCU ? Les intrigues sont écrites à l’envers, enfin !

Au-delà de Banner, Hulk revient vraiment, ce qui donne évidemment l’un des gros morceaux du film. Je pensais aimer le combat parce que bon, Spider-Man contre Hulk, difficile de ne pas vouloir voir ça, mais j’ai surtout aimé la manière dont Cretton le filme. Il avait déjà montré sur Shang-Chi qu’il savait faire de vraies chorégraphies et ça se sent énormément ici : les mouvements sont lisibles, Peter utilise son environnement et sa vitesse, on n’est pas juste devant deux personnages en CGI qui se frappent jusqu’à ce qu’un immeuble tombe – même s’il y a de ça aussi par moments, évidemment, c’est un Marvel.

Cela dit, Peter passe une grosse partie du film à se demander s’il est en train de devenir autre chose et s’il doit bloquer cette transformation, alors que la réponse est finalement beaucoup plus simple : ce n’est pas Peter OU Spider-Man. « I’m both », qu’il nous dit quand il comprend enfin qu’il peut accepter l’araignée en lui et que… Bon dieu, que j’ai eu l’impression d’être devant Buffy quand il arrête l’épée et nous sort sa réplique déjà culte. I mean…

Ici, ça fonctionne très bien avec Peter : il ne doit pas supprimer Spider-Man pour protéger Peter Parker, pas plus qu’il ne doit abandonner Peter pour devenir un meilleur héros. Il lui aura juste fallu quatre films pour comprendre ça et j’ai trouvé la scène hyper efficace, au point d’avoir réellement peur pour lui dans la foulée.

Bon, Frank aide bien à ce que tout parte en couille juste après et je suis plus partagé sur le Punisher que je ne pensais l’être. Jon Bernthal est toujours excellent, ce n’est clairement pas le problème, et j’aime beaucoup le principe de confronter Peter à quelqu’un qui a une vision totalement différente de la justice. Spider-Man veut sauver absolument tout le monde quand Frank considère que certains problèmes sont réglés beaucoup plus rapidement avec une balle, donc les mettre ensemble crée forcément des étincelles. Il y a des moments très drôles aussi, notamment Peter qui l’empêche de terminer « motherfucker », et la relation MJ/Frank est une excellente surprise. Je n’aurais jamais pensé avoir besoin de voir ces deux personnages discuter ensemble mais ça fonctionne hyper bien et leur humour est assez différent pour créer quelques scènes vraiment efficaces.

En revanche, leurs disputes finissent un peu par tourner en rond. On comprend très vite leurs positions respectives, pourtant le film rejoue plusieurs fois l’opposition entre Frank qui veut aller trop loin et Peter qui l’en empêche, et j’ai eu parfois l’impression que le Punisher imposait son propre ton au film. Ce n’est pas forcément mauvais, mais certaines scènes solo de Frank sont beaucoup moins bien. Jon Bernthal EST tellement ce personnage et, en même temps, j’ai parfois eu l’impression qu’il sonnait faux. Par contre, concernant Jean, désolé Peter mais j’étais parfois du côté de Frank.

Au départ, j’étais surtout à fond dans le mystère parce que j’ai vraiment cru qu’ils allaient nous sortir Mosaic. Je sais, personne ne connaît Mosaic à part moi (sauf si vous aviez lu mes articles dessus il y a… dix ans) et ça aurait probablement été le reveal le moins commercial de l’histoire des films Spider-Man, mais le personnage peut justement passer d’un hôte à l’autre, contrôler son corps et accéder à ses capacités et souvenirs, donc avec les possessions et ces gens qui semblent soudain ne plus être eux-mêmes, ça collait sacrément bien. J’aurais tellement kiffé que Marvel sorte un personnage aussi improbable de son chapeau. Bon, à la place, on a légèrement plus connu avec…

Jean Grey ?!

Et là, évidemment, j’ai adoré le reveal à m’en décrocher la mâchoire. Je ne savais même pas que Sadie Sink était dans le film, parce que vraiment, j’évite au maximum de me spoiler. La voir débarquer a été une grosse surprise. L’introduction d’une X-Men comme ça, sans prévenir ? J’adore !!

Sadie Sink est excellente et le film nous fait découvrir ce qu’elle peut faire avant de nous dire qui elle est, ce qui fonctionne parfaitement. Les gens figés donnent des images vraiment cool, les changements de comportement créent une ambiance presque inquiétante par moments et surtout tout ça permet de très bonnes chorégraphies avec les figurants. J’adore les scènes où Peter doit combattre plusieurs personnes contrôlées sans pouvoir simplement les défoncer puisqu’elles sont innocentes. Ça donne presque un côté arts martiaux à certains affrontements et, encore une fois, Cretton est vraiment à l’aise avec ce type de mise en scène.

Jean qui découvre progressivement ce qui lui est arrivé et qui finit par vraiment libérer ses pouvoirs, c’est également très chouette. Mais alors son origin story… quelle déception. Le personnage avait déjà dans les comics une histoire extrêmement forte : ses pouvoirs se manifestent enfant lors de la mort de son amie Annie Richardson, qu’elle ressent télépathiquement au moment où celle-ci meurt, ce qui explique ensuite une bonne partie de son traumatisme et de sa relation compliquée à ses propres capacités. Marvel rappelle encore cet événement comme le moment fondateur de l’éveil de Jean. Pourquoi changer ça au moment où on introduit enfin Jean Grey dans le MCU ? Je comprends l’envie de la raccrocher à Damage Control et de créer une histoire directement liée au film, mais on perd quand même énormément de ce qui faisait son origine.

Tout le passage sur Sara n’est pas raté pour autant. J’ai moins aimé les flashbacks, qui m’ont paru parfois un peu lourds alors que Sadie Sink n’a franchement pas besoin qu’on insiste autant pour faire passer une émotion, mais le reveal autour de V-Max en est rendu plus excellent. Pendant une partie du film, j’essayais évidemment de comprendre ce que ça pouvait être : une arme, un projet, un mutant qu’on connaît déjà sous un autre nom (Mystique ?), je ne sais quoi de suffisamment important pour justifier tout ce bordel… et la réalité est tellement plus cruelle. Ce ne sont que les lettres que Sara a vues avant de mourir. Le grand mystère autour duquel Jean construit sa recherche n’a pas de signification cachée et c’est justement ce qui rend la révélation aussi frustrante et terrible.

En revanche, je trouve le film beaucoup trop indulgent avec Jean ensuite. Oui, elle a vécu quelque chose d’atroce. Oui, ce que Damage Control fait est monstrueux et les expériences sur elle et Sara suffisent largement à expliquer sa rage. Mais expliquer n’est pas excuser, et Jean fait un paquet de choses absolument terrifiantes pendant le film. Elle possède des gens, leur impose ses actes, en traumatise probablement un nombre incalculable, met des dizaines de civils en danger et LIBÈRE HULK dans New York. C’est quand même un sacré niveau dans l’échelle du… ben je sais pas, en fait, du terrorisme ?

Et peu importe ce que les scénaristes racontent maintenant sur le fait qu’elle n’aurait « techniquement » tué personne : le type qui recule sur la route et se fait percuter par un camion est mort, par exemple. Désolé. On ne me fera pas croire qu’il s’est relevé après le plan pour rentrer chez lui, genre l’air de rien. Même en admettant que Marvel décide officiellement qu’il a miraculeusement survécu, ça ne change pas le nombre de traumatismes que Jean provoque tout autour d’elle. La mort de Sara permet de comprendre sa douleur, elle ne justifie pas tout ; et au risque de me répéter, quand Frank veut empêcher Peter de la libérer de Damage Control, eh bien je comprends complètement sa position. Je reste contre la peine de mort et la balle n’est peut-être pas la meilleure solution, d’accord, mais j’espère que vous voyez où je veux en venir.

Et ça continue, encore et encore

Le casting ne s’arrête pas là, en plus ! Damage Control n’aide évidemment pas à choisir son camp parce qu’il est impossible de leur faire confiance environ trente secondes après leur arrivée. C’est tellement prévisible que quelque chose va déraper avec eux que j’avais envie de dire à Peter d’aller fouiller les sous-sols avant même qu’une demi-heure de film soit passée. Tramell Tillman, quoi. Il maîtrise parfaitement le registre du double jeu et je ne peux pas lui faire confiance après Severance.

Au milieu de tout ça, je ne sais toujours pas trop quoi penser de Yelena. J’adore Florence Pugh, j’aime le personnage et je comprends l’intérêt d’expliquer où en sont les New Avengers, surtout après Thunderbolts*. La scène en visio est d’ailleurs efficace parce qu’elle permet de faire le point sans prendre vingt minutes et, contrairement à certaines apparitions MCU totalement gratuites, sa présence rappelle au moins que Peter évolue dans un univers où tout le monde continue d’avancer de son côté. Mais je l’ai trouvée un peu bizarrement intégrée, comme si le film ne savait pas toujours quoi faire d’elle une fois les informations données. Banner, Frank ou Jean ont tous une fonction évidente dans l’évolution de Peter, Yelena beaucoup moins.

Peter & MJ

Après, je ne vais pas trop me plaindre de certaines de ses scènes parce que, euh… ils savent VRAIMENT ce qu’ils font avec Tom Holland maintenant qu’il est adulte, pas vrai ? Je crois qu’on n’a jamais autant vu sa peau dans un Spider-Man ; le film s’en donne à cœur joie pour le déshabiller au maximum (enfin, toujours moins que Thor vous me direz). C’est cadeau, ça régale en 4K. Et comme je sais que vous êtes là pour vous rincer l’oeil parce que chaque fois, ce sont les articles sur la nudité et le sexe qui ramènent le plus de monde, vous voyez que je ne vous laisse pas repartir sans rien vous mettre sous la dent.

Bon, il n’y a pas que Tom, cependant. Zendaya est incroyable elle aussi et la relation entre les deux personnages fonctionne tellement bien que certaines scènes n’ont presque besoin de rien pour me rendre triste. Le film ne cherche pas à effacer le twist de la perte de mémoire de MJ, ce qui m’a rassuré. Ce serait tellement facile de faire revenir tous les souvenirs de MJ au bout de trente minutes et d’annuler immédiatement le sacrifice du film précédent, mais ils prennent heureusement une direction plus intéressante.

MJ n’est pas la même qu’avant parce qu’elle a vécu quatre années sans Peter. En même temps, quelque chose reste et c’est là que Zendaya gère vraiment bien. Il y a des réactions, des regards, des choses qu’elle semble reconnaître sans savoir pourquoi et nous, on voit évidemment tout dans les subtilités de son jeu (certains disent qu’elle est mauvaise actrice et je ne comprendrai jamais pourquoi). C’est triste de voir Peter aussi seul tout en étant physiquement entouré des gens qu’il aime.

Leur relation est super bien écrite parce qu’elle ne consiste pas à reconstruire artificiellement ce qui existait avant : Peter doit presque découvrir une nouvelle MJ qui est pourtant la même personne – sauf quand Jean la possède. Par contre, MJ qui ne hurle pas quand il la transporte dans New-York et Peter qui ne capte pas ? Sérieusement ?

Toutes les scènes entre Peter et MJ m’ont rendu fou. Quand il revient de sa première mission tout content de pouvoir lui annoncer qu’elle peut rentrer chez elle et qu’elle, elle a lu la lettre et demande à lui parler sans le masque ? De l’or en barre, tout simplement. C’était tellement, tellement bien !

Les retrouvailles

Ned fonctionne très bien lui aussi et je suis content qu’il ne soit pas juste devenu « l’ancien meilleur ami de Peter qu’on voit deux minutes ». Jacob Batalon retrouve instantanément cette espèce de naturel qui rendait leur duo aussi sympa et ça participe beaucoup à ce que raconte la fin. Pour moi, Ned se souvient très clairement de quelque chose. Le geste revient sans qu’il réfléchisse, comme si le sort pouvait effacer le souvenir de Peter sans réussir à supprimer complètement les réflexes construits pendant des années. J’adore cette idée de mémoire du corps, surtout parce que MJ semble elle aussi commencer à retrouver quelque chose après avoir été figée par Jean.

C’est là que Brand New Day réussit vraiment à prolonger No Way Home sans l’annuler. Le sort de Dr Strange avait toujours laissé un nombre incroyable de questions, j’en avais déjà parlé à l’époque parce que je ne comprenais pas comment MJ et Ned pouvaient se souvenir de leur vie au lycée sans Peter ou comment Happy pouvait connaître May sans savoir qui était son neveu. Le quatrième film ne règle pas tout, loin de là, mais j’aime énormément l’idée que le sort ne soit peut-être pas capable de détruire complètement ce que les gens ont ressenti. MJ et Ned ont oublié Peter Parker, mais des années de relations ne sont pas juste une liste d’informations que Strange peut effacer proprement d’un coup de baguette magique. Surtout qu’il n’a pas de baguette magique. Bref, vous me comprenez.

Les retrouvailles avec MJ et Ned sont géniales, à la fois quand Peter se présente comme Maynard et est clairement juste en manque de ses amis et quand il passe un aprèm avec eux en tant que Peter. D’ailleurs, la gaffe de MJ qui l’appelle Peter, c’est bien écrit, je trouve. C’est peut-être un peu gros qu’elle soit si rapidement familière avec lui, mais elle le cerne si bien en si peu de temps. Ai-je déjà dit que j’étais amoureux de MJ (et Zendaya) ? Non. Si, forcément. Autant que de Peter et Tom Holland. Quel couple agaçant de perfection !

Et tout ça fonctionne aussi et encore mieux parce que le film fait finalement beaucoup parler ses personnages de ce qu’ils ont perdu. Jean est entièrement guidée par la mort de Sara, Peter par May mais aussi par MJ et Ned qui sont toujours en vie et pourtant absents de sa vie, Banner a passé des années à essayer de se débarrasser de Hulk avant de comprendre qu’il devait vivre avec lui et Frank est évidemment défini par ses propres morts. Les flashbacks Jean/Sara m’ont moins touché, mais quand Peter utilise sa propre douleur pour essayer d’atteindre Jean, là, ça fonctionne. Faire revenir May quelques instants suffit évidemment à me toucher et je trouve ça assez beau que Peter sauve encore quelqu’un grâce à ce qu’elle lui a appris. Et puis le message du film gentiment écrit sur la tombe de May ? Aider quelqu’un, c’est aider tout le monde, c’est noté.

Une écriture si riche en détails !

C’est probablement pour ça que le film tient aussi bien malgré tout ce qu’il contient : la richesse et la qualité de l’écriture. Parce que sérieux, quand on fait la liste, c’est n’importe quoi : l’évolution des pouvoirs de Peter, Jean Grey, Damage Control, Hulk, Frank Castle, Yelena et les New Avengers, MJ, Ned, DeWolff, les conséquences du sort, les mutants, les expérimentations, tout un tas de combats et suffisamment de petites références Marvel pour que j’en aie probablement raté la moitié malgré deux visionnages. C’est pas de ma faute, la veste Leroy Merlin (non) du figurant m’a déconcentré en cours de route. C’est un sacré chantier, l’air de rien, j’ai cru que j’allais abandonner l’article franchement – contrairement au film qui est long, certes, mais qu’on ne sent pas passer tant que ça vu qu’il avance assez bien à chaque fois… tout en faisant passer son message.

Il y a en plus plein de petits gags et références qui fonctionnent sans qu’on nous les pointe du doigt pendant cinq minutes. Le Friendly Neighbor, les petits détails autour de Spider-Man, Star Wars avec Ned et sûrement un paquet de trucs que je n’ai toujours pas captés… c’est exactement ce que j’aime avec ces films. Je peux suivre l’histoire normalement et mon cerveau de geek est en parallèle occupé à chercher des conneries dans le décor ou des références à d’autres comics (eh, la fille aux mèches blanches dans le bus là, y a pas à nous faire ça si ce n’est pas Malicia). Michael Giacchino aide aussi énormément à retrouver immédiatement cette version de Spider-Man. Son thème musical est installé depuis tellement longtemps maintenant qu’il suffit de quelques notes pour que tout revienne (surtout que bon, j’ai l’habitude de l’entendre dans l’Avengers Campus de Disneyland aussi), et j’aime la manière dont la musique peut accompagner les grosses scènes sans oublier les passages beaucoup plus intimes avec Peter.

C’est amusant parce qu’au final, malgré tout ce que je viens d’écrire, je ne pense pas que Brand New Day soit le meilleur des quatre. No Way Home garde une place à part pour moi et je ne suis même pas sûr qu’un autre film Spider-Man pourra reproduire un jour ce que j’ai vécu devant. Il y avait le film, bien sûr, mais aussi Andrew Garfield, Tobey Maguire, Daredevil, les anciens méchants et une salle qui explosait à chaque nouvelle apparition. C’était une expérience collective autant qu’un film. Ici, même avec un succès encore plus énorme, l’ambiance était moins folle dans ma salle et le film lui-même est moins construit comme une succession de moments impossibles.

Mais qu’est-ce que c’est efficace ! J’ai adoré retrouver Tom Holland, Zendaya et Jacob Batalon, j’ai envie de revoir Sadie Sink en Jean Grey même si j’ai envie de gueuler sans fin sur ce qu’ils font de son histoire. Cretton réussit surtout à prendre tout le casting complètement dingue et à ne pas perdre Peter au milieu. J’ai ri, j’ai eu peur pour MJ, puis pour Peter, je me suis demandé pourquoi quelqu’un continuait volontairement à vivre à New York après tout ce qui arrive là-bas depuis quinze ans et j’ai cru pendant quelques minutes que Mosaic allait devenir une référence connue mondialement. On peut rêver.

Et après ?

La dernière partie m’a surtout donné énormément envie d’en voir plus. MJ semble commencer à se souvenir de Peter, Ned se rappelle très clairement quelque chose, au moins physiquement, et le sort de Strange paraît donc beaucoup moins définitif qu’on pouvait le penser. Il y a de quoi faire avec ça pendant plusieurs films et c’est aussi ce qui rend l’idée d’attendre encore quatre ans assez insupportable. Surtout que je veux aussi voir où Jean va aller, ce que Damage Control prépare, ce qu’il advient de Banner et comment Peter va gérer ses nouveaux pouvoirs une fois le chaos immédiat terminé.

Et puis… cette scène après le générique. Je dois quand même parler de tous les gens qui sont sortis avant parce que ça me frustre toujours autant, surtout que les plans de New York pendant le générique étaient très sympas. Vous avez regardé un Marvel, vous savez très bien qu’il y a potentiellement quelque chose après, pourquoi partir maintenant ? Bon, pour le coup, j’avoue qu’ils n’ont peut-être rien perdu d’indispensable parce que j’étais moi-même un peu dégoûté après avoir attendu aussi longtemps pour… ça. Le Spider-Tracker, l’espace et une nouvelle promesse que Spider-Man reviendra, super.

J’espérais au minimum avoir une confirmation du prochain film où Peter apparaîtrait et, évidemment, je vais immédiatement me contredire parce que j’espère aussi très fort que ce soit Avengers: Doomsday sans qu’on me le dise avant. J’aimerais tellement avoir une vraie surprise et voir Tom Holland apparaître dans le film sans avoir eu six mois d’annonces, de bande-annonce et de photos de tournage avant. On verra, je vais en tout cas continuer d’essayer de garder un maximum de surprises, comme d’habitude et comme avec ce film.

Voilà, j’ai déjà revu le film, j’ai réussi à écrire un article gigantesque dessus et j’ai encore l’impression de ne pas avoir parlé de tout. Je crois que ça dit assez bien à quel point j’ai aimé. Vivement Doomsday maintenant. Et avant ça, vivement VisionQuest (oui, je vais aussi faire un article sur la D23 à un moment… à dans deux semaines et demie, hein).

Pourquoi vous devriez regarder Eyes of Wakanda

Salut les sériephiles,

Franchement, je ne m’y attendais pas. Je pensais lancer un énième spin-off Marvel juste parce que c’était court, parce que j’aime le MCU (et Marvel en général) et parce que c’était sur Disney+. Et en fait… eh bien, j’ai été happé hier soir et j’ai déjà tout publié sur le blog.

Non, vraiment, je n’étais pas franchement chaud pour cette série. Une anthologie animée sur le Wakanda ? Bof. Le format ne me fait pas rêver : je n’aime pas les anthologies, c’est ultra court et je reste encore un peu traumatisé par les saisons ultra inégales de What If…?. Pourtant, en bon soldat Marvel, j’ai lancé le premier épisode à minuit, en me disant que je n’allais sans doute pas aller plus loin et surtout que ce serait déjà lancé pour quand je rallumerai l’ordinateur. Spoiler (enfin, non, surtout pas) : j’ai regardé les quatre épisodes et je me suis fait violence pour ne pas les enchaîner d’un coup. Du coup, j’ai envie de vous convaincre de regarder !

Eyes of Wakanda, c’est une mini-anthologie qui nous emmène aux quatre coins du monde et de l’Histoire, sur les traces d’artefacts en vibranium tombés entre de mauvaises mains – c’est-à-dire des mains qui ne sont pas celles du Wakanda. Chaque épisode suit un·e héros·ïne wakandais·e envoyé·e en mission loin de chez lui/elle. Le fil rouge est discret, mais réel. Et à ma grande surprise, ça fonctionne bien.

Ce qui m’a accroché tout de suite, c’est le style visuel. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais : ce n’est pas l’animation de What If…, c’est plus détaillé, plus nuancé, plus expressif. C’est joli, vraiment. Et ça fait plaisir de voir que Marvel Animation sait vraiment proposer quelque chose de beau à regarder, même si c’est chaque fois très différent.

Mais surtout, la série m’a bluffé par sa capacité à créer de l’émotion en très peu de temps. Chaque épisode dure à peine une vingtaine de minutes, et pourtant, à chaque fois, j’ai été pris dans les histoires. Que ce soit une guerrière libre qui refuse les règles, un espion déchiré entre loyauté et amitié, ou un prince en quête d’un destin plus grand que lui… tous les personnages m’ont touché. C’est rare que je m’attache aussi vite à des personnages qu’on ne revoit jamais après. Je sais, c’est le principe d’une anthologie. Mais là, ça vaut le détour.

Bien sûr, j’aurais aimé que certains épisodes durent plus longtemps ou qu’on m’en fasse carrément un film, mais c’est parce que je suis gourmand !

J’ai évidemment eu mes préférences : le deuxième épisode m’a complètement pris de court (fallait oser, vous verrez si vous regardez) et le premier m’a beaucoup rappelé Buffy, dans l’énergie de son héroïne. Le troisième m’a un peu frustré avec des choix scénaristiques pas toujours très crédibles, mais j’ai adoré l’utilisation de la mythologie Marvel. Le quatrième, lui, part dans un délire que je n’avais pas vu venir, et même si le concept est un peu gros par moments, j’ai aimé qu’on prenne ce risque-là et que ça propose une vraie conclusion.

Est-ce que tout est parfait ? Non. J’aurais aimé un épisode en plus. Ou deux. J’aurais aimé qu’on explore un peu plus certains personnages ou qu’on développe davantage le propos politique autour du Wakanda. Et j’aurais vraiment apprécié qu’on me glisse une ou deux vraies héroïnes de plus. Mais je chipote, hein. Parce que dans l’ensemble, j’ai été agréablement surpris. C’est juste que quitte à me parler du Wakanda et de son histoire, j’aurais vraiment beaucoup aimé en apprendre plus sur les Dora Milaje. En fait, je pensais que la série tournerait autour d’elles et PAS DU TOUT.

Si vous hésitez encore à regarder, sachez que ça se regarde en deux heures à peine et que c’est bien plus prenant que pas mal de séries Marvel live action récentes. Ce n’est pas juste un projet de plus pour boucher un trou entre deux films. C’est une vraie proposition, avec une identité propre et malgré tout des liens déjà faits avec le reste de l’univers très étendu que constitue Marvel depuis plus de quinze ans. Bref, je me répète une dernière fois : ça vaut le détour, vous devriez regarder ! Et si c’est déjà fait… Venez m’en parler 🙂