Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E04 – Eye-Spy – 14/20

Je suis assez surpris par cet épisode dont je ne me souvenais finalement que de quelques images alors qu’il fonctionne plutôt bien. Il y a toutefois toujours ce côté un peu lourd du début de série, avec des agents qui donnent parfois l’impression de découvrir leur métier en même temps que nous et beaucoup de choses deviennent franchement ridicules dès qu’on commence à y réfléchir deux secondes.

Spoilers 

L’équipe enquête sur une série de vols particulièrement étranges commis par une ancienne agente du S.H.I.E.L.D. que Coulson croyait morte.

I’m gonna go play with my phone now.

L’épisode commence à Stockholm avec toute une troupe de types habillés de la même manière, masques rouges sur le visage et mallettes attachées au poignet, qui traversent tranquillement la ville avant de prendre le métro. C’est amusant de revoir à quel point Agents of S.H.I.E.L.D. cherche encore à avoir un côté international dans ce début de série, entre le Pérou, Malte, la Suède et bientôt la Biélorussie. Cela va peu à peu disparaître par la suite – une question de budget probablement.

En attendant, personne ne semble vraiment se demander pourquoi cinquante types masqués débarquent ensemble dans le métro et je ne suis pas certain que je serais monté dans la même rame qu’eux, moi. En fait, ils transportaient des diamants et une femme – qu’on pensait plutôt être leur victime à l’origine – réussit à repérer la seule mallette contenant des diamants alors qu’elles ont été distribuées au hasard, coupe la lumière et élimine tout le monde pour repartir avec son butin. Les scènes d’introduction de cette saison sont décidément longues pour pas grand-chose, et celle-ci a en plus probablement dû coûter assez cher.

Coulson décide de mener l’enquête et Skye part tout de suite sur l’hypothèse d’un pouvoir psychique, ce qui lui vaut d’être gentiment rembarrée par les autres. Evidemment, vexée par Coulson et May, c’est elle qui trouve la voleuse grâce aux photos publiées sur les réseaux sociaux par les témoins. C’est là que je me rends compte qu’il faut vraiment être tombé amoureux de Skye dès 2013 pour accepter tranquillement tout ce qu’elle fait dans ces premiers épisodes. Elle trouve les bonnes photos sur internet, hacke à peu près tout avec son téléphone et balance une vanne toutes les trente secondes : dans les mains d’une autre actrice, elle pourrait être sacrément agaçante… Sauf que Chloe Bennet est tellement drôle qu’elle fait fonctionner des choses qui ne devraient pas forcément fonctionner. Pas vrai ? J’espère que ça le fait pour vous aussi si vous découvrez seulement maintenant la série ! C’est ce genre de personnage qui me manque aujourd’hui et pourtant, je suis sûr que ça paraît hyper ridicule à plein d’autres.

La femme sur les photos s’avère être Akela Amador, une ancienne agente du S.H.I.E.L.D. que Coulson a lui-même formée et qu’il croyait morte lors d’une mission plusieurs années plus tôt. May est immédiatement beaucoup plus méfiante que lui et estime qu’il est trop impliqué personnellement pour juger correctement la situation. Elle est d’ailleurs tellement froide et cassante avec tout le monde dans ce début de saison qu’il est assez difficile de l’apprécier. Je ne l’aimais pas particulièrement lors de ma découverte de la série et je comprends mieux pourquoi aujourd’hui, même si ça me fait surtout rire de la voir maintenir tout le monde à distance quand je sais évidemment où toutes ces relations vont finir par aller. Coulson refuse en tout cas de considérer immédiatement Akela comme une traîtresse et préfère comprendre ce qui lui est arrivé.

Ils la suivent jusqu’en Biélorussie, où elle échange les diamants contre une carte d’accès. Fitz, Simmons et Skye restent pendant ce temps dans un van à essayer de la localiser électroniquement tandis que Coulson et Ward partent chercher des informations. C’est là qu’on a droit à ce merveilleux appel téléphonique pour savoir comment ils sont censés faire pipi dans leur planque et s’il y a quelque chose à manger. Sérieusement, ils sont tous débutants à un point assez abusé. Ward est censé être l’agent expérimenté du groupe, May une légende du S.H.I.E.L.D. et FitzSimmons deux génies, mais dès qu’il faut fonctionner comme une vraie équipe, on a parfois l’impression qu’ils viennent tous d’arriver pour leur premier jour de colo. C’est ridicule, mais c’est aussi assez drôle et c’est clairement cette légèreté qui fait beaucoup du charme de la série – si on l’accepte. Avec le recul, je ne sais pas si je l’accepterais autant aujourd’hui.

Skye parvient néanmoins à repérer un étrange flux vidéo qui semble se rapprocher progressivement de leur position. Ils comprennent trop tard qu’ils sont en train de voir leur propre van et Akela leur rentre dedans avant de prendre la fuite. Mieux encore : le flux bascule à un moment en vision à rayons X. J’adore l’idée de cet œil-caméra (expliqué juste après) qui permet à Akela de voir à travers les choses et explique donc comment elle a pu repérer la bonne mallette au début de l’épisode. Il y a un petit côté Superman / Smallville dans le concept qui fonctionne vraiment bien et je trouve même qu’il y aurait de quoi faire toute une série autour de cette agente qui voit des choses impossibles tout en étant observée en permanence par quelqu’un d’autre. Bon, Skye pirate son flux en quelques minutes avec son ordinateur, donc la sécurité derrière toute cette opération n’est apparemment pas aussi impressionnante que le concept – ou juste faut aller vite parce qu’il n’y a que quarante minutes.

May utilise les images pour retrouver Akela dans son hôtel et va évidemment la confronter toute seule, parce que prévenir les autres serait beaucoup trop simple. On découvre alors que son œil n’est pas seulement une caméra : quelqu’un lui envoie directement des instructions et peut déclencher un dispositif mortel si elle refuse d’obéir. Akela n’est donc pas une ancienne agente passée du mauvais côté mais une prisonnière forcée d’enchaîner les missions pour quelqu’un dont elle ignore même l’identité. Elle et May se battent jusqu’à l’arrivée de Coulson, qui réussit à l’endormir et à la ramener dans le Bus. L’épisode devient alors beaucoup plus intéressant parce que toute l’équipe doit continuer sa mission à sa place pendant que Fitz et Simmons essaient de retirer l’implant avant que celui qui la contrôle comprenne quelque chose. Pfou. Sacrée phrase pour résumer tout ce bordel.

Ward met donc des lunettes qui reproduisent ce que voit Akela et part effectuer sa prochaine mission pendant que Skye lui sert de guide à distance. Il faut quand même accepter un énorme détail : le type qui surveille le flux ne remarque jamais que son agente est soudain devenue un homme blanc. Ward ne regarde jamais ses mains ? Jamais dans un rétro ? Rien ? Il conduit tranquillement pendant que quelqu’un est censé croire qu’il regarde toujours à travers les yeux d’Akela et personne ne voit le problème. J’aime en revanche beaucoup le passage où il reçoit l’ordre de séduire un garde pour entrer dans le bâtiment et où Skye essaie de lui expliquer comment créer une sorte de bromance avec lui. Ward étant Ward, la séduction finit évidemment par être beaucoup moins subtile que prévu, mais toute la scène est très drôle.

Pendant ce temps, Coulson apprend davantage ce qui est arrivé à Akela. Elle avait désobéi à ses recommandations lors de sa dernière mission, tous ses partenaires sont morts et elle a elle-même été capturée avant de perdre un œil. Quelqu’un lui a ensuite rendu la vue avec cet implant avant de commencer à la contrôler. J’aime beaucoup que l’épisode donne ainsi un passé à Coulson qui n’a rien à voir avec Tony Stark, les Avengers ou ce qu’on connaissait déjà de lui dans les films : il a formé des agents, il en a perdu et il porte clairement encore une part de culpabilité concernant Akela. Skye assiste à tout ça et leur relation fonctionne déjà très bien. Il y a quelque chose de franchement paternel dans la manière dont Coulson prend soin d’elle et lui accorde sa confiance malgré tout ce que May ou Ward peuvent penser, et on voit clairement la relation père-fille commencer à se mettre en place… même si on n’oublie pas qu’il y a une trahison possible de Skye, suggérée dans les épisodes précédents.

Ward atteint finalement la salle qui intéresse le mystérieux commanditaire et découvre qu’il ne doit rien voler ni tuer personne, simplement regarder une série d’équations inscrites sur un tableau pour que la caméra d’Akela puisse les enregistrer. C’est suffisamment mystérieux pour donner envie de comprendre ce que tout cela signifie, mais les choses se compliquent lorsqu’il est repéré. Dans le même temps, Fitz et Simmons tentent de retirer l’implant d’Akela tandis que Coulson remonte jusqu’à celui qui semble lui donner les ordres. L’opération réussit de justesse et Akela est enfin libérée de son œil, mais la meilleure révélation vient du fameux handler : lui aussi possède un implant et meurt avant que Coulson puisse l’interroger. Celui qu’on pensait être le grand méchant n’était donc qu’un autre maillon de la chaîne, contrôlé exactement comme Akela par quelqu’un situé encore au-dessus. C’est une fin franchement surprenante et assez atroce puisqu’elle est évidemment conçue pour nous laisser sans réponse : c’est grâce au témoignage d’Akela qu’ils étaient parvenus à trouver l’homme.

Akela doit malgré tout être remise au S.H.I.E.L.D. pour les crimes qu’elle a commis, même si Coulson promet de témoigner en sa faveur – ben attendez, elle devait faire comment en fait ? Genre sans le témoignage de Coulson, elle est condamnée ? Mais quoi, elle devait accepter de se laisser mourir ? Pas fan.

Avant de partir, elle pose cependant une question essentielle à May : « What have they done to him? ». Elle a connu Coulson avant sa mort et voit immédiatement qu’il a changé, là où ça ne saute pas aux yeux des autres qui se contentent de penser (enfin, surtout May) que c’est le fait d’avoir failli mourir qui a dû le changer un peu. Le mystère de Tahiti et de sa résurrection s’épaissit donc un peu, sans que la série ait besoin de nous balancer une énorme révélation dès le quatrième épisode, et c’est très bien comme ça. C’est un fil rouge, quoi.

Il reste le gag final autour des lunettes capables de voir à travers les vêtements, paraît-il. Fitz joue au poker et veut utiliser Skye pour tricher avant de réaliser ce qu’elle risque surtout de voir en activant la vision à rayons X. Elle les met évidemment quand même. D’un point de vue éthique, le gag est toujours aussi dérangeant et il suffit d’inverser la situation pour se rendre compte qu’il ne passerait vraiment pas du tout aujourd’hui (cela dit, on l’avait dans Smallville…). Après, je sais que j’avais rigolé à l’époque et Iain De Caestecker comme Chloe Bennet me font encore rire dans la scène. Ils ont clairement été choisis pour apporter beaucoup de comédie à une série vendue autrement comme quelque chose de beaucoup plus sérieux et, jusque-là, c’était vraiment la bonne idée… Mais à nouveau, il faut l’accepter, en fait !

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television

Cette semaine sur le blog #4 : Resident Evil et beaucoup de chaos (dans ma vie)

Salut les sériephiles,

Le blog continue de tourner, donc vu de l’extérieur, tout va bien. Il ne faut juste pas trop regarder quand je publie les articles des séries diffusées de manière hebdomadaire, parce que là, le retard commence à être franchement visible… Mais pas si catastrophique non plus, puisque je suis toujours les deux mêmes dans les sept jours de la sortie. On survit, quoi.

J’accuse comme toujours le boulot d’empiéter sur mon hobby, mais pas seulement. J’ai surtout passé une bonne partie de la semaine à gérer une situation administrative complètement ubuesque, avec soupçon d’usurpation d’identité, démarches dans tous les sens et dépôt de plainte. Pas de quoi en faire une série pour autant tant l’histoire est nulle, mais disons que ce n’était pas exactement la semaine idéale pour rentrer chez moi et me poser tranquillement devant trois épisodes.

Franchement, j’aurais préféré ça aux trois heures perdues au commissariat – non pas que je critique les policiers qui ont été top avec moi. Non, mais par contre, les services publics sans moyens, tout ça, tout ça, votez bien en 2027 – et ouais, ça veut dire votez pas pour ceux qui font des promesses creuses populistes qui derrière vont bien nous la mettre à l’envers car ça, ça affecte directement notre quotidien. Hum. À une époque, je disais pas de politique sur le blog. F*ck Ed Sheeran, hein.

C’est pas le sujet, cela dit, donc revenons-en à nos moutons :

Côté visionnage

Heureusement, j’avais encore un peu d’avance avec The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., donc le blog a pu continuer à être alimenté sans trop montrer la catastrophe qu’était ma vie perso derrière. Ce sont des sorties sympa et j’aime le fait que ça tourne sans que j’y réflechisse – mais j’oublie aussi d’en faire la promo un peu trop souvent.

Pour les séries que je suis vraiment à la semaine, c’est moins glorieux que la semaine dernière car j’ai tout vu hier, mais bon, comme je disais en intro, je suis content d’avoir pu les voir. Bref, Lanterns avance toujours avec un rythme qui me laisse perplexe tant tout est rushé (c’est tellement dommage, j’aurais aimé une saison plus longue !) et, en comparaison, j’ai surnoté Last Seen qui a tout bien calculé pour permettre des révélations à chaque épisode. J’ai trop hâte de voir la fin de cette courte saison 1 (il reste trois épisodes, faut que je me calme).

Côté blog

Direction septembre 2016, avec toutes les séries que je regardais déjà à l’époque et celles que j’avais complètement oubliées entre-temps… Mais aussi 2026 avec un article un peu en coup de tête sur Resident Evil ce matin ! En vrai, c’est en préparant cet article que je me suis rendu compte que je n’avais pas écrit grand-chose ici cette semaine et que je me suis décidé à transformer ma ligne de « je ne pense pas en faire un article ici, mais j’ai adoré » en article. Tout simplement.

La semaine prochaine sur le blog…

Cette fois, je n’ai plus d’avance du tout dans les articles donc si le blog continue à tourner normalement, ce sera uniquement parce que j’aurai réellement trouvé le temps de voir les épisodes et d’écrire derrière. J’espère continuer mes hebdos et tester Line of Fire, dont j’avais déjà parlé dans cet article sur la rentrée des séries, mais je préfère ne rien promettre.

En théorie, je me dis que ce serait bien de trouver le temps avant de partir en week-end pour un article « Performance remarquable » aussi… On verra bien ce que j’arrive à caser avant vendredi où la semaine sera déjà terminée pour moi, parce que, oui, je serais complètement off sur trois jours.

Je disais aussi la semaine dernière que je voulais écrire sur Disneyland Paris, mais bon, ben, je ne l’ai pas encore fait et je ne crois pas le faire dans les sept prochains jours. Soyez rassurés, j’y suis allé tout l’après-midi quand même aujourd’hui 🙂 Quant à un prochain article, ça arrivera bien assez vite parce que le début des festivités d’Halloween est prévu pour le 26 – week-end où je n’y suis pas, si vous avez bien suivi cet article. C’est con, je sais, et j’ai tellement hâte d’y remettre les pieds (le mercredi ?). Pfiou, dix jours sans y aller, vais-je survivre même ?

En attendant, il y a toujours mon article d’il y a deux ans pour me donner envie d’y être…

Est-ce que ça vaut le coup d’aller à Disneyland Paris pour Halloween ?

Salut les sériephiles ! Aujourd’hui, premier petit détour pour le blog dans l’univers de Mickey, mais version Halloween ! Alors oui, c’est un peu hors-sujet par rapport aux séries, mais fallait que je vous en parle, surtout depuis que j’ai craqué pour un pass annuel en avril. Autant vous dire que depuis, Disneyland Paris, je…

Allez, bonne semaine à tous !

Image à la une : affiche promotionnelle du film Resident Evil

Il y a dix ans sur le blog… Septembre 2016 #2

Salut les sériphiles,

Vous avez bien lu, ce n’est pas une erreur : le blog existait déjà il y a dix ans… Et je me suis dit que ce serait intéressant d’aller faire un tour du côté des articles que j’avais écrit à l’époque afin de comparer avec aujourd’hui.

En septembre 2016, j’étais fou amoureux d’Aya Cash alors que je bingewatchais la saison 3 de You’re the worst. Rien que ça, ça me rend dingue : j’étais sûr que la série était plus récente que ça, mais non, je l’ai commencée avant de tenir le blog régulièrement apparemment ? Je me demande pourquoi elle n’a pas été plus suivie que ça cette série, parce que vraiment elle était hilarante au départ. Bon, cela dit, la saison 3, c’est celle qui a commencé à déconné… Je peux en dire autant d’Agents of SHIELD qui entamait son début de quatrième saison avec difficulté en septembre. Heureusement, elle s’est vite reprise par la suite.

Septembre 2016, c’est aussi, et ce n’est pas négligeable, le mois où The Good Place a commencé à débarquer en France sur Netflix. Le retour de Kristen Bell, je l’attendais impatiemment et j’étais loin de me douter que la série serait si chouette quand je l’ai lancée dans un métro parisien histoire de m’occuper pendant une panne de service. Si, si. Je crois qu’il n’y a que le premier épisode que j’ai vu comme ça car j’ai vite compris qu’il fallait la savourer à fond. Si ça me choque moins de me dire que ça fait dix ans déjà, ça reste étonnant tout de même. Certes, je n’ai pas revu d’épisode depuis des années, mais qu’est-ce que c’était bien et qu’est-ce que ça me laisse une impression de « C’est moderne, c’est récent ». Bon, ça ne l’est plus, en fait.

Malgré tout le bien que j’en pense aujourd’hui, la série n’a pas attiré assez de monde sur le blog pour être dans le top 5 des articles les plus lus en septembre 2016 ! Autant vous dire que la saison 3 de The last man on earth non plus…

Mais alors, qui donc étaient les séries à la mode il y a dix ans ?

Exactement comme dans le premier « Il y a dix ans… », l’article qui fut le plus consulté en septembre 2016 est le bilan du mois qui précède. Je me dis qu’il faudrait peut-être que je reprenne ce type d’articles, mais en même temps, c’est déjà ce qu’on fait avec les podcasts « Keskonavu » des 42 minutes (en début de mois, plus ou moins). Comme c’était l’été, j’avais clairement du temps libre et j’ai vu énormément de séries à l’époque (bien plus qu’en 2026 où ce mois d’août a tout de même était synonyme de pas mal de visionnages). C’était déjà mon mois de rattrapages, aussi, notamment avec la saison 5 d’AHS que je bingewatchais. On ne change pas une équipe qui… Est-ce que je gagne vraiment à tout enchaîner comme ça ? Pas sûr.

Attendez stop, comment ça, cette série a déjà dix ans ?! J’ai l’impression que le drama était plus récent que ça, parce que j’en retiens surtout les épisodes covid autour desquels je me suis arrêté, mais en fait, justement : c’était en fin de série, ça. Bref. Le premier épisode avait été un tire-larmes incroyables et je ne crois pas avoir croisé de séries aussi efficace dès son pilot depuis. La révélation prenait par surprise et lançait un gros drama familial que j’ai adoré du début à la presque fin. C’est bien beau de faire comme si la série n’était pas terminée en n’allant pas jusqu’à son terme, mais j’ai quand même envie de savoir le fin mot de la famille Pearson. Aurai-je le courage d’un jour terminer et dire adieu à ces personnages ? C’est ridicule, parce que c’est déjà un peu le cas : je n’ai pas vu d’épisodes depuis plusieurs années, quoi…

Voilà une autre série depuis terminée ! C’est marrant mon visionnage de celle-ci : j’ai bingewatchée cinq saisons d’un coup en étant totalement obsédé par ce qu’elles proposaient et puis ensuite, j’ai ramé comme jamais à terminer la série (il y a à peine un an ?). N’empêche qu’à l’époque nous en étions à la saison 6 et qu’apparemment, elle attirait du monde sur le blog. Depuis, la série a connu un regain de popularité assez fou sur Netflix, a vu naître un spin-off et… est retombée aux oubliettes avec l’échec improbable de son spin-off. Peut-être que c’était trop tôt, surtout que la série a tendance à lasser à tourner en boucle.

Au rang des séries que j’oublie de plus en plus, il y a évidemment Blindspot ! C’est dingue de me dire que je l’ai vue en entière et que tout ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que j’étais amoureux de Patterson et de Tasha (alors que pourtant, Tasha était souvent bête dans ses décisions… L’amour a ses raisons que la raison ignore). Je ne me sens pas du tout de la revoir un jour, mais c’était quand même un sacré morceau de mon quotidien : je me souviens que je regardais les épisodes dans le train ou parfois même au McDo quand je mangeais tout seul… Y a des souvenirs improbables comme ça qui sont liés à des séries. C’est l’avantage des séries sur les films : elles marquent bien plus sur le long terme. Est-ce que je la conseille aujourd’hui ? Je ne crois pas, mais déjà à l’époque, ce n’était pas exceptionnel. Après, ça se regarde tout seul.

On sent que septembre 2016 était le mois de la rentrée et des retours de séries. C’est fou parce que cette année, la majorité des séries semble vouloir ne revenir qu’en octobre. Les saisons se raccourcissent, leur dates de diffusion se décalent. Après, AHS est toujours revenue plutôt tôt. La saison 6 est une de mes préférées, en tout cas ; au moins pour sa première moitié parfaitement jouissive. Ensuite, Ryan Murphy en a fait n’importe quoi. Le truc, c’est que j’aurais peut-être l’occasion d’en reparler dans les articles ici, parce que je me dis qu’elle a dû attirer du clic aussi les mois suivants. C’est tout le problème des séries : ça marque sur le long terme, oui, mais c’est aussi diffusé sur le long terme alors forcément, je risque d’avoir à me répéter dans les articles « Il y a dix ans ». On verra bien !

En fin de mois, c’est de Connor d’HTGAWM que j’étais fou amoureux, cette photo suffit à me le rappeler, croyez-moi bien !

Voilà, c’est déjà la fin de cet article ! Avant de vous quitter, tout de même, il faut que je précise : si j’ai beaucoup parlé des comédies en début d’article, il y avait aussi pas mal de dramas dans mes visionnages. La fin du mois voyait notamment le retour des séries d’ABC, mais je suis sûr que j’aurais l’occasion d’en parler beaucoup plus dans d’autres articles, car elles finiront inévitablement par être dans le top des articles les plus lus. Sinon, on avait quand même un bon cru : c’était aussi l’année de l’éphémère Notorious que j’aimais beaucoup, mais la majorité des nouveautés vues ce mois-là et évoquées dans l’article sont restées pour quelques saisons tout de même – et encore, je passe sous silence Atlanta à laquelle je n’ai pas adhérée mais qui a été un sacré carton aussi !

D’autres auraient pu s’abstenir de revenir en revanche…

Et vous, vous regardiez quoi à la rentrée 2016 ?

Captures d’écran — Aya Cash dans la saison 3 de You’re the worst / Photo promotionnelle de The Good Place (1×01) / Capture d’écran de la saison 4 d’How to get away with murder / Logo du générique de la saison 2 de Quantico
Image à la une : Capture d’écran This is us (1×02)

Agents of S.H.I.E.L.D. – S01E03 – The Asset – 13/20

C’est un épisode assez moyen dans l’ensemble, avec une intrigue qui met longtemps à réellement démarrer et une introduction spectaculaire pour pas grand-chose. Pourtant, c’est assez fou : je me souvenais mille fois plus de cet épisode que du précédent. Tout est encore quelque part dans ma tête treize ans plus tard. Il faut croire qu’il avait réussi à marquer des points malgré tout.

Spoilers 

Un scientifique protégé par le S.H.I.E.L.D. est kidnappé grâce à une technologie capable de modifier la gravité.

Nope.

J’ai vraiment eu l’impression que l’épisode commençait par le générique de C’est pas sorcier. Gros plan sur un camion qui roule tranquillement sur une route, chauffeur qui papote au volant… Il ne manquait plus que Jamy pour nous expliquer comment fonctionne un moteur. Bon, le chauffeur est en réalité un Agent Mack, qui n’a absolument rien à voir avec le Mack que l’on connaîtra plus tard, et le convoi transporte quelque chose d’assez précieux pour nécessiter plusieurs véhicules du S.H.I.E.L.D.

Une force invisible commence alors à retourner les voitures avant de soulever carrément le camion à la verticale. L’introduction est longue pour finalement simplement nous révéler que la cargaison est simplement un type (qui aura de l’importance : Dr Franklin Hall), mais elle a dû coûter une fortune. Tout ça pour kidnapper un scientifique donc ?!

On retrouve ensuite Skye en plein entraînement avec Ward et AAAAAH, cette scène. Je m’en souvenais beaucoup trop bien. Ward essaie de lui apprendre à boxer pendant qu’elle prend tout ça avec le sérieux qu’on lui connaît, et leur dynamique fonctionne déjà énormément sur moi. Avec le recul et en connaissant la suite, je continue quand même à les shipper et je suis tellement content de revoir ces moments où ils sont bébés comme ça. Désolé. C’est la base.

C’est aussi à ce moment-là que je commence à remarquer quelque chose que j’avais complètement oublié visuellement alors que c’est hyper marqué : la série cherche beaucoup à être esthétique dans la manière de placer ses acteurs. Les plans sont très équilibrés, parfois presque trop, comme si chacun devait avoir sa petite place parfaitement définie dans l’image. Même chose pour les looks : FitzSimmons ont déjà chacun leur identité visuelle (purée, une fois sur deux Simmons porte des chemises qui pourraient être un pyjama), Skye est la fille cool… Tout est très déterminé. Pas forcément toujours de la manière qui les met le mieux en valeur, d’ailleurs.

L’équipe apprend finalement que Hall était la « cargaison » du convoi et se rend sur place. Les ravisseurs connaissaient son itinéraire, ce qui fait immédiatement soupçonner une fuite au sein du S.H.I.E.L.D., tandis que FitzSimmons découvrent un petit appareil capable de modifier la gravité. L’enquête remonte assez rapidement jusqu’à Ian Quinn.

Ian, DÉJÀ ! J’avais complètement oublié qu’il arrivait aussi tôt dans la série. Il a enlevé Hall et l’a emmené dans son immense complexe à Malte. Quinn et Hall se connaissent depuis leurs études et ont travaillé ensemble sur une théorie autour d’un élément capable de modifier la gravité, nommé… gravitonium. DÉJÀ AUSSI ! Autant Ian dès le début, j’aurais pu le situer à peu près, autant le gravitonium, c’était dans ma tête bien plus tard !

C’est vraiment ça qui est amusant dans un rewatch de toute manière : confronter ces souvenirs et les bonnes surprises comme ça. Quinn en a trouvé suffisamment pour construire une machine gigantesque et veut que Hall l’aide à la stabiliser. Comme toujours avec Ian Quinn, l’idée est évidemment de transformer une découverte potentiellement catastrophique en quelque chose de très rentable.

Comme le S.H.I.E.L.D. ne peut pas intervenir ouvertement à Malte, Skye propose de s’infiltrer à une réception organisée par Quinn. Elle n’est techniquement pas agent et parvient en plus à décrocher une invitation grâce à ses contacts du Rising Tide. Ward est évidemment ravi de voir son élève partir sur le terrain alors qu’elle sait à peine se défendre et moi je me dis qu’ils sortent les rames pour trouver une explication au pourquoi c’est Skye qui part jouer les infiltrées comme ça. Et en même temps, ça le fait.

Bref, Skye a besoin d’une deuxième séance d’entraînement, cette fois autour d’une arme. Ward finit par lui raconter pourquoi il a appris à se battre, avec cette histoire de grand frère qui s’en prenait à lui et à son petit frère. Il lui explique surtout que réussir à prendre une arme est une chose, être capable d’appuyer sur la détente en est une autre. Bon, on comprend immédiatement que ça va resservir avant la fin – et l’histoire de Ward… Boring !

Et arrive LA ROBE. Skye se rend à la réception de Quinn pendant que Coulson et Ward attendent qu’elle désactive la sécurité pour pouvoir entrer discrètement dans le complexe. Elle rencontre Ian, qui connaît évidemment le Rising Tide et semble très intéressé par son profil. Il lui propose même de travailler pour lui, avant de la surprendre alors qu’elle essaie d’aider le S.H.I.E.L.D. à entrer. Et là, c’est le bon moment de l’épisode, avec le double-jeu et la « trahison » de Skye.

Elle écrit discrètement que le S.H.I.E.L.D. écoute leur conversation, enlève son oreillette et parvient à manipuler Quinn. La scène est un peu longue et j’avoue j’ai décroché un moment, mais honnêtement, elle gère comme espionne. J’aime que FitzSimmons et May écoutent tout, commentent tout et que ça permette un peu d’humour – le singe de Fitz, les seins de Skye… Bon, finalement, Skye se fait quand même griller avec son accessoire Totally Spies.

Skye parvient finalement à prendre l’arme de Quinn grâce à ce que Ward vient de lui apprendre. Sans surprise, Quinn lui demande si elle est réellement capable de tirer. « NOPE. » Et elle saute du balcon dans la piscine. Pardon, mais c’est juste CULTE. Je m’en souvenais tellement de cette scène, j’adore comment c’est ridicule mais aussi tellement drôle et bien joué.

Pendant ce temps, Coulson retrouve Hall et découvre qu’il n’était pas vraiment la victime de cette histoire. C’est lui qui a volontairement laissé filtrer sa position afin que Quinn le kidnappe et lui permette d’approcher le gravitonium. Son objectif est de détruire l’installation avant que Quinn, ou même le S.H.I.E.L.D., puisse utiliser cette technologie. Le problème est qu’il compte faire s’effondrer tout le complexe avec les gens qui s’y trouvent. C’est pas dingue, mais bon, c’est important pour la suite.

La gravité part complètement en vrille, Ward récupère Skye pendant que Coulson essaie de raisonner Hall et finit par comprendre qu’il faut provoquer une réaction avec le gravitonium lui-même. Il tire alors dans la vitre sous Hall, qui tombe directement dedans et semble disparaître avec lui. Pas franchement la mission de sauvetage prévue au départ.

De retour dans le Bus, May décide finalement qu’elle préfère reprendre les missions de terrain plutôt que de rester derrière à attendre que les autres reviennent, tandis que Skye reprend son entraînement avec Ward et lui explique un peu pourquoi les questions de famille la touchent autant. On avance donc sur des évolutions de personnages, et ce sera important pour la suite.

Post-générique ? Une scène inoubliable apparemment : le gravitonium est enfermé dans un coffre du S.H.I.E.L.D., et là, une main en sort. ÇA, qu’est-ce que je m’en souvenais.

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Photographie promotionnelle de l’épisode — ABC Studios / Marvel Television