This is us – S06E03

Épisode 3 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.

Spoilers

Difficile de concilier le travail, la distance et la paternité. Randall, Kevin, Toby et Jack s’y sont tous essayés.

Let’s kill her. Let’s dig a hole in the backyard and bury her in it.

Qu’est-ce que je suis heureux ! Cet épisode reprend dans le futur avec baby Jack devenu adulte. Toujours aveugle et, j’espère, toujours aussi bon acteur, il vit dans une baraque à la vue exceptionnelle. Je ne vois pas trop l’intérêt, franchement. Il aime faire des barbecues, mais l’odeur le renvoie à des souvenirs douloureux. Reste à savoir lesquels. Oh on les voit… mais à sa manière, donc parfaitement flous.

Dans le passé, Jack revient trop tard à la maison pour voir ses enfants avant qu’ils se couchent. C’est triste comme tout, parce qu’on apprend qu’il est parti trop tôt le matin pour les voir et qu’il revient régulièrement trop tard pour les coucher. Le pauvre. Il décide donc d’emmener les enfants pour la première fois au cinéma… et ça se fera sans Rebecca qui n’est pas cinglée et est heureuse d’avoir un samedi tranquille.

Par contre, trois enfants au cinéma, ça fait quand même beaucoup à gérer. Et les choses ne se passent pas si bien que ça quand Kate lui demande s’il vivra pour toujours au travail. Le pauvre. Le caissier du cinéma a beau essayer de le réconforter, bizarrement, ce n’est pas super efficace. Je veux dire le type est drogué, et il finit par le reconnaître quand Jack lui demande s’il a vu Kevin.

Oui, parce que Jack s’endort pendant le film, ce qui permet à Kevin de fuguer… et de se faire retrouver par les flics. Par chance, Rebecca a pensé à tout et les flics peuvent l’appeler puisque le numéro de la maison est sur les chaussures. Quant à Jack, ben, il se rend bien compte du départ de Kevin, mais trop tard, quoi. Bonjour la culpabilité !

Rebecca reste sacrément calme face à la situation, et elle console Jack à merveille en lui rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour qu’une mauvaise journée devienne une bonne journée. J’aime cette philosophie et j’aime que Jack se donne ensuite du mal pour créer une ambiance cinéma à la maison. C’est simple et efficace comme stratégie, les triplés n’y voient que du feu et la journée est un bon souvenir pour tout le monde.

Malheureusement, le bon souvenir vire au cauchemar pour Jack quand il reçoit un coup de fil lui annonçant la mort de sa mère. Il va être sympa le prochain épisode…

Dans le présent, on se concentre d’abord comme on pouvait s’y attendre sur le couple Kate et Toby. Cela ne se passe pas aussi bien qu’ils le voudraient : Toby est parfois coincé loin de chez lui, ses enfants pleurent chaque fois qu’il part et Kate est bien heureuse d’avoir l’aide de Kevin pour s’en occuper. C’est plutôt cool : l’épisode commence sur un montage de la routine de ses personnages.

Au milieu de cette routine, Toby se débrouille malgré tout pour passer du temps avec sa famille de temps en temps. Il se sent un peu forcé de ramener des cadeaux à chaque fois, ce qui nous offre un point de Bingo Séries gratuit quand Kate ouvre le sac à main qu’il lui offre avant de lui laisser un jour off. On pourrait donc croire que tout va bien, mais Toby ne gère pas tant que ça non plus.

Il offre à son fils un jouet qui fait du bruit et l’empêche de dormir aux bonnes heures, malgré un rappel de sa femme, ce qui fait que bébé Jack refuse d’aller se coucher le soir. C’est un gros problème pour Kate, parce qu’elle a un récital de sa classe ce soir-là et qu’elle voulait absolument être accompagnée par son mari. Il aurait peut-être fallu lui dire, parce qu’il n’a pas l’air au courant quand il décide de finalement rester s’occuper de Jack et Hailey pour laisser la babysitter rentrer chez elle car elle ne gérera pas les enfants seules s’ils ne dorment pas.

Et voilà comment Kate se retrouve seule face à Philip après le récital, histoire de lui raconter ses peurs sur son couple. C’est la pire des idées putain, je déteste les scénaristes s’ils souhaitent vraiment aller sur la piste de la relation extra-conjugale avec ce type. Le pire, c’est que Philip lui donne finalement des conseils pas si cons quand il lui dit que c’est bon signe de parler des problèmes dans un couple. Humph.

De son côté, Kevin gère la parentalité à distance comme il peut. Il vient donc chaque matin chez son ex pour voir ses enfants, et ça se passe plus ou moins bien selon les jours. En tout cas, on voit que ça lui pèse de ne pas pouvoir être toujours là et d’avoir sa famille pour lui. Clairement, c’est le thème de l’épisode, de toute manière, et il n’est pas gâté : il vit des moments galère à voir Toby heureux de rentrer chez lui auprès de sa femme et ses enfants… et d’autres encore plus galères avec le reboot du Manny.

Clairement, dans ce reboot, l’humour est toujours aussi merdique et Kevin est mis face à son choix de ne pas vivre avec ses enfants. Le pauvre, ça fait de la peine à voir ; et ça fait d’autant plus de peine que l’acteur est une fois de plus excellent à jouer le personnage de Kevin. Non parce que Kevin est un mauvais acteur, en fait… Contrairement à son interprète.

En tout cas, malgré son jeu médiocre, Kevin tape complètement dans l’œil d’une de ses nouvelles collègues qui lui laisse son numéro après avoir ri de toutes ses phrases qui ne sont pas des blagues. De toute manière, elle va vite lâcher l’affaire puisque Kevin n’en a rien à faire d’elle, ou de quoique ce soit, d’ailleurs. Il laisse sa carte bleue dans les mains d’un de ses collègues – le Manny – tout de même, parce qu’il reçoit un SMS de Madison l’informant que ça y est, Frannie est en train de marcher. Sans qu’il ne soit là.

Le temps d’arriver chez elle, en plus, les jumeaux sont évidemment couchés. J’ai adoré la scène qui s’ensuivait où Kevin et Madison se rendent compte qu’ils n’ont pas encore tous les ajustements nécessaires pour que la situation se passe bien. Madison est crevée par les enfants, Kevin est frustré de ne pas être là pour les premières fois et… ils finissent par… être trop mignons ensemble ? Putain, désolé, mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas en couple, bordel !

Kevin rentre finalement chez Kate et Toby, et il comprend assez vite que Toby a déconné puisqu’il vient juste de coucher les enfants. La scène entre les beaux-frères est sympa, même si cette affaire du triangle n’est pas rassurante pour la suite s’il faut sortir les mamans de l’équation dans la vie que s’imagine Toby. Kevin sent bien que c’est foireux ce qu’il lui dit, et il n’hésite pas à lui faire remarquer avant d’aller se coucher.

Une fois au lit, Kevin hésite à appeler celle qui joue sa belle-fille dans le reboot du Manny pour coucher avec, avant de se dire que c’est sûrement une meilleure idée d’appeler Cassidy. Putain, recontacte Zoey à la rigueur. Bon, on verra ce que ça donnera par la suite cette affaire.

L’épisode se termine en tout cas avec Toby offrant à Kate un grill pour se faire pardonner d’avoir déconné. Bon. C’est apparemment le premier souvenir de Jack, et ce n’est pas un bon souvenir alors… c’est une mauvaise idée. On découvre en retournant dans le futur que Jack a une cicatrice au front à cause de ce cadeau de Toby, et que cette cicatrice date du jour où le mariage de ses parents a explosé. C’en est fini des théories qui nous faisaient espérer que peut-être Kate et Toby finiraient bien ensemble. Putain, fais chier. Je suis sacrément vulgaire dans cette critique, pardon.

Enfin, du côté de Randall, on découvre un papa qui gère tout : il emmène Déjà faire ses premières leçons de conduite. Bon, ce n’est probablement pas la première, parce qu’elle fait l’équivalent d’une conduite accompagnée qui semble vraiment super bien se passer. Le problème ne vient finalement pas de sa conduite de voiture, mais de sa conduite d’adolescente : Malik lui envoie un SMS alors qu’elle est au volant, ce qui fait que Randall découvre que sa fille a passé le week-end précédent à Boston. Sans lui dire.

J’ai beaucoup ri de la situation, avec un Randall qui rentre aussitôt pour s’en confier à Beth. Cette dernière était hilarante à s’énerver, mais elle comprend assez vite qu’elle va devoir jouer la mère cool pour laisser Randall s’énerver autant que possible. Et la scène fonctionne bien, parce que c’est un couple vraiment fonctionnel contrairement à Kate et Toby en ce moment. Ils se parlent de tout, après tout.

C’est peut-être ce qui fait mal dans la trahison de Déjà qui ne leur a rien dit : elle n’a vraiment pas les codes Pearson sur ce coup-là. Par contre, heureusement, Beth finit par comprendre sa fille. Elle n’est plus une enfant, mais devient adulte progressivement. Beth décide donc qu’il est temps pour Déjà non d’être punie, mais de se mettre à la pilule. Oh, que j’aime Beth ! Toujours les bons mots et conseils, finalement.

Randall comprend donc qu’il est temps pour lui d’aller parler à Déjà. Si elle a peur de devoir s’excuser à nouveau, ce n’est pas le cas : Randall reconnaît simplement son erreur d’avoir oublié que sa fille grandissait. Rationnellement, il savait que ça allait arriver, mais émotionnellement, il la voyait encore enfant. La scène commençait bien, mais la dernière réplique de Randall est vraiment en trop, à lui assurer qu’elle ne retournerait pas à Boston de sitôt.

Clairement, ils ont du fric. Alors non, elle ne va pas faire six heures de bus tous les week-ends, c’est clair, mais arrange-toi pour organiser des visites de temps en temps. C’était en plus le message que Beth voulait lui faire passer plus tôt. Randall est con sur ce coup-là, et je comprends bien trop la réplique de Déjà : oui, ça va être un problème qu’il se braque comme ça.

 

Vus cette semaine #02

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Euphoria – S02E01 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.

Mardi

9-1-1 Lone Star – S03E02 – Shock and Thaw – 17/20
Cet épisode est bien plus prenant que le précédent et la série suit la mode de sa grande sœur qui aime bien revenir avec un triptyque d’épisodes. C’est frustrant de devoir encore attendre la suite, mais ça prouve que les multiples cliffhangers fonctionnent bien. Le stress est présent et je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur la suite et la survie de tous, particulièrement après la saison 2 qui avait su surprendre à plusieurs reprises. Nous verrons bien.
The Cleaning Lady – S01E02 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E03 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.
This is us – S06E02 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.

Vendredi

Walker – S02E07 – Where Do We Go From Here ? – 14/20
On sent bien que les scénaristes eux-mêmes tatonnent pour trouver la réponse à la question servant de titre à cet épisode, mais ce n’est pas forcément pour le pire. Au milieu d’un mélange d’intrigues fades, il y a quelques personnages et moments qui sortent du lot – et j’ai eu un fou rire devant l’épisode, c’est toujours ça de pris. Après, ce n’était pas forcément leur intention première.

Rattrapage

Riverdale – S06E04 – The Witching Hour(s) – 12/20
Cet arc narratif n’est pas glorieux, mais au moins, les scénaristes ont pour une fois une bonne raison de s’éclater à faire n’importe quoi. Inutile de dire qu’ils en profitent à fond et explorent tout un tas d’idées, avec plus ou moins de succès. Tant que ça nous éloigne des histoires sans queue ni tête du Palladium, j’approuve.
 

J’ai aussi poursuivi mon rewatch de The Magicians avec quatre épisodes de la saison 4.

> Vus en 2022 

 

This is us – S06E02

Épisode 2 – One Giant Leap – 14/20
Ce début de saison ne parvient pas à me convaincre, décidément. Avec cet épisode, nous en arrivons déjà à un moment où une partie du casting est absente et où les personnages sont divisés en deux intrigues et ça ne fonctionne que partiellement : on sent que les scénaristes comblent du temps parfois dans l’épisode, et c’est gênant. En plus, je trouve qu’une des intrigues passe à côté d’un message qu’elle aurait pu faire passer là où la deuxième se contente de paver le chemin pour la conclusion de l’intrigue d’un personnage auquel je n’accroche pas plus que ça. Bon, c’est comme ça.

Spoilers

Nicky retrouve Sally, Déjà retrouve Malik.

You look… incandescent.

L’épisode commence par Déjà et Rebecca faisant chacune leur sac, et je crois que ça peut bien compter comme point de Bingo Séries pour le sac ouvert. Je veux dire, sérieusement, la taille de sac de Déjà… à part un jean, que peut-elle vraiment mettre là-dedans ?

Déjà se prépare pour une nuit avec sa meilleure amie, en théorie, mais on comprend bien qu’il va s’agir d’autre chose avec le résumé d’épisode qui a précédé, à fond sur sa relation avec son copain, et avec les encouragements que lui murmurent Tess. Clairement, elle a endormi la méfiance de Beth et Randall beaucoup trop facilement Déjà.

Et ça ne manque pas : Déjà se rend à Boston pour voir son copain, sans avoir prévenu ses parents. En chemin, elle sympathise avec une grand-mère dans le bus qui lui demande la raison pour laquelle elle se rend à Boston. Sérieusement, c’était trop mignon : Malik et Janelle attendaient Déjà à la gare routière. Autant vous dire que je me faisais déjà tout un film sur la Jennifer vivant de nouveau avec Malik, alors c’était une bonne nouvelle de voir qu’il était toujours amoureux de Déjà.

Par contre, Jennifer était bien dans l’équation : Déjà a même la chance de la rencontrer dans cet épisode. Elle est aussi insupportable que ce qu’on pouvait imaginer : elle engueule Malik qui est en retard, elle parle à peine à Déjà et vole tout le frigo de son ex pour donner à manger à sa fille. C’est assez magique à voir, je l’aime déjà. Franchement, c’est le genre de personnage que l’on finirait par adorer si ce n’était pas une saison finale. On risque de ne pas avoir le temps d’apprendre à la connaître, mais bon.

Autant passer plus de temps avec Malik tant qu’on le peut, de toute manière. Il nous révèle ainsi qu’il est débordé par sa vie : dur d’être étudiant et papa dans une nouvelle ville. Déjà lui laisse le temps d’aller finir son devoir de littérature russe, parce qu’elle comprend bien où sont les priorités, même si elle n’est là que pour une journée. C’est une jolie scène.

Ce sacrifice de Déjà est super mignon à voir, et ça mène à une scène où elle se fait toute belle pour sortir en soirée avec lui… avant de demander à rentrer super vite. En effet, elle est prête pour sa première fois avec Malik. Bien, je ne m’attendais pas forcément à ça, surtout que je n’avais pas compris que ce n’était pas encore fait. Finalement, ça se fait donc dans cet épisode, et tout se passe à merveille. C’est une première fois digne d’une série, avec Déjà qui affirme ensuite qu’elle voudrait passer sa vie dans ce lit avec lui, puis avec un retour en bus où elle dit à son père que son petit déjà chez Tiffany lui a changé la vie. Le jeu de mots était marrant, d’accord, mais l’épisode passe à côté de tout ce qui pourrait être vraiment important pour une première fois – de la protection à la pression qu’on se met. C’est idéalisé et aseptisé pour de la grande écoute, mais c’est décevant pour une série de cette envergue de voir autant de timidité sur le sujet.

Bref, en début d’épisode, nous avions aussi vu Rebecca préparer ses affaires et prendre tous ses médicaments. C’est qu’elle était sérieuse lors de l’épisode précédent : elle insiste bien pour aller voir Sally en compagnie de Nicky, histoire qu’il puisse avoir le cœur net sur son crush. Il lui a bien parlé la veille au soir, pour vérifier si elle était d’accord de sa venue et surtout si elle était célibataire.

C’est donc bien parti, mais ça suppose toutefois un long roadtrip. Ce roadtrip se fait en voiture avec Miguel, Nicky et Rebecca. Cela fait un trio sympathique, franchement, et Rebecca le souligne bien avec l’espoir que Jack soit en train de les surveiller car tout ça le rendrait heureux. Qu’importe l’intrigue pas terrible autour de Sally, honnêtement, Rebecca va leur voler à tous la saison, et Mandy Moore. Elle est incroyable lors de la scène où elle se rappelle sa jeunesse avec Jack au son de Hooked on a feeling. C’est merveilleux à voir, l’actrice est géniale.

J’aimerais en dire autant de l’intrigue de Nicky, mais vraiment, il est insupportable. Bien sûr, on apprend rapidement qu’il a menti lorsqu’il affirmait avoir repris contact avec Sally. Ce n’est pas le cas et il finit par l’avouer quand il interrompt le roadtrip pour aller acheter un ancien appareil photo à Sally. Oui, parce qu’il a tous ses souvenirs avec elle et parce qu’il l’a vraiment stalké.

Après avoir passé un certain temps à hésiter et à vouloir faire demi-tour, Nicky est finalement forcé par Rebecca et Miguel : il se rend chez Sally et… ça ne se passe comme il l’espérait. Forcément. Sally ne se souvient clairement pas de Nicky quand elle le voit, contrairement à lui qui est sûr d’avoir affaire à elle immédiatement. Les scénaristes ne sont pas très sympathiques avec Nicky, mais ô combien réalistes : la vie ne fait pas de cadeau dans ces cas-là.

Si lui est resté coincé dans ses souvenirs de 1969, elle a fait toute sa vie et est très heureuse, avec un mari. Oupsie. Le mari n’arrive pas tout de suite, histoire qu’on puisse avoir de l’espoir pour Nicky si l’on tient au personnage, mais ce n’est pas mon cas. C’est assez sympathique comme épisode, après.

J’aime bien Sally, en plus, elle est absolument charmante et horrible avec nos personnages sans jamais s’en rendre compte – comme lorsqu’elle est contente de se souvenir finalement de Nicky parce qu’elle n’a pas Alzheimer. Il y a des blagues qui deviennent risquées après un certain âge. En attendant, Nicky est insupportable, limite odieux quand il comprend que Sally est amoureuse d’un autre et que ça le surprend.

Après avoir expliqué qu’elle est sa première fois à table, il insiste finalement pour dire qu’il n’a aucun regret d’avoir entretenu ce souvenir et ce désir de Sally pendant des années. Cette dernière en profite pour faire comprendre à son mari qu’elle n’est vraiment pas heureuse avec lui ; qu’elle ne l’est plus. On aurait dû s’en douter : Miguel étant là, bien sûr que la scène allait devenir gênante. Elle l’est affreusement quand Sally quitte la table, suivie par Rebecca et qu’Eric, le mari de Sally, propose du bourbon pour se remettre de la catastrophe qu’est leur dîner.

C’est absolument atroce comme épisode, franchement, on suit ce dîner entre les personnages et on ne peut qu’être gêné par ce qu’on voit. Et puis, les triplés finissent par manquer. Je comprends le but de l’épisode, bien sûr, mais c’est une saison finale et ça laisse l’impression qu’on se concentre sur des personnages peu importants là où on n’aura pas le temps pour nos préférés. Et puis, c’était tellement creepy de voir Sally et Rebecca devenir meilleures amies, ou de voir Nicky voler un selfie de Rebecca et Sally.

Oh, ça se termine bien pour Nicky malgré tout : il se rend compte qu’après toutes ces années, Sally a toujours une photo de lui. Elle ne se souvient pas que c’est lui, hein, mais elle l’a toujours avec elle, et ça lui suffit bien. La conclusion est douce-amère pour Nicky, mais ça marche bien. C’était mignon de les voir se faire la bise sous la pleine lune, on va dire. Et ça l’était d’autant plus que Rebecca nous brise le cœur ensuite.

Dans la voiture où elle attend Nicky, elle s’excuse auprès de Miguel de ne pas lui offrir la meilleure version d’elle-même, sauf qu’il est évident qu’il n’en a rien à faire lui. Il est amoureux de Rebecca quoiqu’il arrive, il lui offre une bien jolie broche et il se créé encore un magnifique souvenir avec elle en lui offrant. Leur baiser est toutefois interrompu par ce relou de Nicky qui assure ensuite qu’il est prêt à repartir à l’Est du pays.

L’avantage, c’est que Rebecca et Miguel peuvent se débarrasser enfin de cet invité encombrant. Il part en leur assurant que Jack serait heureux que ces deux-là se soient trouvés… et ça termine à merveille pour le couple qui se remet à faire de la salsa, comme pour Nicky qui rencontre une jolie hôtesse de l’air dans l’avion : Eddie.

Elle deviendra sa femme, puisque c’est elle que Déjà et Randall verront arriver au chevet de Rebecca dans un futur qui s’approche de plus en plus. Bordel, je ne sais même plus qui est déjà arrivé ou non à force, mais c’est super décevant que cette voiture soit celle d’Eddie. Ca ne valait pas le coup de nous la montrer la saison précédente. Je veux dire, cool pour Nicky hein, mais je n’en ai rien à faire en vrai de savoir qu’il finit avec quelqu’un ou non.

J’ai d’autres priorités parmi les personnages de la série. Il faudra toutefois attendre le prochain épisode de toute évidence. Allez, c’est sympa de voir Nicky enfin réussir à tourner la page, on va dire.

 

Vus cette semaine #01

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Bonne année 2022 !

Mardi

NCIS Hawai’i – S01E10 – Lost– 13/20
Un épisode très classique qui prouve que la série a trouvé son équilibre et sait comment exploiter l’ensemble de ses personnages, quitte à chercher de nouvelles manières de ramener certains d’entre eux (une certaine, en particulier, même) dans l’intrigue. Pour le principe, quoi. Tant que l’ensemble reste divertissant, ça me convient de toute manière.
NCIS – S19E10 – Pledge of Allegiance – 12/20
Un épisode ultra-prévisible principalement à cause de ses choix de casting. S’il était divertissant, il est facilement oubliable à nouveau et le plus intéressant vient peut-être de ce que je projette sans que ce ne soit là plutôt que de ce qui est effectivement écrit et présent dans l’épisode. C’est problématique, mais c’est comme ça.
9-1-1 Lone Star – S03E01 – The Big Chill – 16/20
C’est un bon épisode de reprise car il nous présente de nouvelles intrigues pour tenir tout au long de la saison 3 sans négliger pour autant le sentiment d’urgence que l’on attend de cette série. Pour autant, la structure même de l’épisode ne me convainc pas spécialement et les intrigues proposées sont loin d’être celles que j’avais envie de voir à ce stade de la série. On tombe dans certains clichés peu efficaces, surtout quand il s’agit de nous présenter des héros bien américains dans leur orgueil ou d’oublier certaines relations pourtant essentielles de la série.
The Cleaning Lady – S01E01 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E02 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.
This is us – S06E01 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Rattrapage

Riverdale – S06E03 – Mr Cypher – 09/20
Autant l’idée de ce début de saison ne me paraît pas forcément mauvaise, autant cet épisode était une catastrophe scénaristique à nouveau, avec des marchés qui ne semblent pas tenir la route et des moments à pleurer de rire tant le jeu de certains acteurs n’était pas convaincant. Après, je savais à quoi m’attendre, mais bon, il y avait podcast ce soir, autant publier une critique Riverdale tant que j’y suis.
 

J’ai aussi poursuivi mon rewatch de The Magicians avec deux épisodes de la saison 3 (et cinq de la saison 1).

> Vus en 2022